• Action directe pro-IVG de la Mairie de Paris, déboutée par les tribunaux.
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/01/04/la-justice-demande-le-reaffichage-d-une-campagne-de-pub-anti-ivg-dans-les-ga

    La régie Mediatransports, interpellée par la maire de Paris, avait décidé de retirer les visuels jeudi estimant qu’il s’agissait de « messages militants ».
    Mais la justice demande le réaffichage d’une campagne de pub anti-IVG dans les gares.
    Le tribunal saisi en référé enjoint « à la régie Mediatransports de replacer les deux affiches [de soutien à la paternité et à la maternité] qu’elle avait retirées jeudi 2 janvier sans préavis, et sans même alerter l’association »

    #IVG #catho

  • Avortement et mariage gay légaux en Irlande du Nord L’essentiel / AFP - 22 Octobre 2019 - L’essentiel
    http://www.lessentiel.lu/fr/news/europe/story/avortement-et-mariage-gay-legaux-en-irlande-du-nord-28597429

    Des réformes concernant l’Irlande du Nord ont été validées mardi. Ce territoire ne disposait pas de la même législation que le reste du Royaume-Uni sur les questions sociétales.

    L’avortement a été libéralisé et le mariage homosexuel légalisé mardi, en Irlande du Nord, sur décision du Parlement de Westminster, à Londres, où sont gérées les affaires courantes de la province britannique en raison de la paralysie de l’exécutif local. Contrairement au reste du Royaume-Uni, où il est autorisé depuis 1967, l’avortement était jusqu’ici illégal en Irlande du Nord, sauf si la grossesse menaçait la vie de la mère. Le mariage entre personnes de même sexe, autorisé partout ailleurs dans le pays, y restait également interdit.

    Dépourvue d’exécutif depuis janvier 2017, à la suite d’un scandale politico-financier, la province britannique d’Irlande du Nord a ses institutions politiques actuellement à l’arrêt. Profitant de cette paralysie politique locale, les députés de Westminster ont voté des amendements en juillet pour étendre le droit à l’avortement et au mariage entre personnes du même sexe en Irlande du Nord, si aucun gouvernement local n’était formé d’ici ce lundi. Ces changements sont entrés en vigueur à minuit, à Belfast.

    Les premiers mariages de personnes de même sexe devraient au plus tard avoir lieu « la semaine de la Saint-Valentin 2020 », selon le secrétaire d’État chargé de l’Irlande du Nord, Julian Smith. Pour s’y opposer, des députés nord-irlandais sont revenus siéger lundi, en début d’après-midi, afin de débattre de la loi, une action surtout symbolique. Car concrètement, sans le soutien de plusieurs partis, un Premier ministre et un vice-Premier ministre ne peuvent pas être élus, et la loi adoptée à Londres, n’a donc pu être bloquée lundi.

    #irlande #royaume-uni #Parlement #irlande_du_nord #avortement #femmes #ivg #féminisme #sexisme #santé #droits_des_femmes #catholicisme #patriarcat #misogynie #religion #mariage #mariage_homosexuel #sociétal

  • GRAND FORMAT. « On place la vie des #fœtus avant celle des #femmes » : voyage dans le #Missouri, au cœur du combat pour le droit à l’#avortement
    https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/grand-format-on-est-alle-dans-le-missouri-au-coeur-du-combat-pour-l-avo

    De fins cheveux blonds relevés, le visage rond, Jane* patiente dans la salle d’attente de la clinique Planned Parenthood de #Saint-Louis, dans le Missouri (États-Unis). L’Américaine, mère célibataire de deux enfants, a mis un terme à une nouvelle grossesse début juillet. Son partenaire a refusé de « prendre ses responsabilités ». A 35 ans, Jane, intérimaire précaire dans le nettoyage, ne voulait pas de cet avenir pour un nouvel enfant. « La pauvreté est une réalité trop éprouvante pour un petit. »

    Vivant dans les environs, elle est ici pour un rendez-vous de contrôle après son IVG. Jane aurait voulu avorter dans cette clinique, près de son domicile de Fenton. Mais il a fallu aller plus loin, traverser la frontière entre le Missouri et l’Illinois, puis rouler encore 30 minutes. « Venir à Saint-Louis n’était pas une option », tranche-t-elle. « Je regardais les infos chaque jour, c’était éprouvant pour les nerfs. Et si je venais ici et n’étais finalement pas soignée ? » Car à l’heure de son avortement, l’établissement menaçait de fermer. Et cette clinique, un imposant bâtiment gris, est la dernière de l’État pratiquant encore des interruptions volontaires de grossesse (#IVG).

    Dans ce contexte de lois de plus en plus restrictives sur l’avortement dans plusieurs États américains, nous nous sommes rendus sur place, du 9 au 13 juillet, notamment dans l’État du Missouri, exemple symptomatique de ce durcissement.

    #législation_liberticide #santé #pro-life #Église_catholique #Illinois #pauvreté #féminisme #distance #transport

    Depuis l’Europe, Rebecca Gomperts, médecin basée entre les Pays-Bas et l’Autriche, a elle aussi pris les devants. Engagée pour le droit à l’avortement à travers le monde, elle prescrit désormais des pilules abortives à des femmes américaines privées d’accès à l’IVG. Elles doivent pour cela être enceintes de moins de neuf semaines et remplir un questionnaire en ligne sur le site Aid Access. Une fois leurs réponses passées en revue, Rebecca Gomperts prépare les ordonnances. Une pharmacie basée en Inde les reçoit, puis envoie les médicaments au domicile de ces Américaines, pour un coût modique de 80 euros.

  • #IVG en #France : un accès inégal, un droit malmené

    Une Française sur trois avorte au cours de sa vie. Pourtant, 40 ans après la loi Veil dépénalisant l’avortement, les #obstacles et les inégalités dans l’accès à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), méconnus, sont loin d’avoir disparu.

    https://www.mediapart.fr/studio/panoramique/ivg-france-acces-inegal-droit-malmene?xtor=CS3-67
    #inégalités #accès_aux_droits #avortement #femmes

  • 759 000 nouveau-nés en France en 2018 : seulement 12 000 ont une mère de moins de 20 ans - Insee Première - 1773
    https://www.insee.fr/fr/statistiques/4211194?pk_campaign=avis-parution

    Depuis 2010, moins de 2 % des mères ont un #enfant avant l’année de leurs 20 ans. En particulier en 2018, en métropole, 8 900 bébés sont nés de mères nées après 1998, représentant ainsi 1,2 % des naissances (figure 2). En incluant les départements d’outre-mer (DOM), ils étaient 11 700 (1,5 % des naissances). Ils n’ont jamais été aussi peu nombreux.

    […] Il y a quarante-cinq ans, en 1973, elles étaient encore plus de 60 000 et représentaient 7 % des naissances. La baisse a été rapide ensuite. Depuis 1986, moins de 3 % des naissances sont précoces. Cette baisse intervient à une période où la #contraception médicalisée se diffuse (loi Neuwirth en 1967, dont les textes d’application ont été promulgués entre 1969 et 1972) et l’interruption volontaire de grossesse (#IVG) est légalisée (loi Veil en 1975). En outre, à cette époque, les études supérieures se généralisent et les femmes travaillent plus souvent.

    […] Les naissances précoces sont les plus fréquentes dans les DOM. En 2018, 10,2 % des naissances en Guyane sont précoces et 9,9 % à Mayotte (figure 3). C’est aussi dans ces deux départements que la part des jeunes femmes parmi la population féminine est la plus importante : respectivement 9,4 % et 9,9 % des femmes ont entre 15 et 19 ans. À La Réunion, 5,7 % des naissances sont précoces, 3,9 % en Martinique et 3,1 % en Guadeloupe. Seuls deux départements de France métropolitaine ont un taux légèrement supérieur à celui de la Guadeloupe : l’Aisne et la Nièvre (3,2 %). La part des #naissances_précoces est supérieure à la moyenne nationale dans le nord de la France, et dans une large zone traversant la France depuis la région Grand Est jusqu’à la Charente, et enfin dans le sud, dans les Pyrénées Orientales et l’Aude (2,2 %).

    #démographie #maternité #paternité

  • Au #Maroc, l’#arrestation d’une journaliste pour « avortement illégal » relance des débats

    L’arrestation d’une jeune journaliste pour « #avortement_illégal » et « #débauche » (sexe hors mariage) a alimenté cette semaine un débat virulent sur l’état des libertés au Maroc englobant tout à la fois : le #droit_des_femmes, la vie privée, les moeurs et la presse.

    Le sort de #Hajar_Raissouni, 28 ans, a suscité les protestations des défenseurs des droits humains, mais aussi des flots de réactions indignées dans les médias et sur les réseaux sociaux.

    Les plus critiques parlent de « réalité moyenâgeuse », de « lois liberticides », de « violence institutionnelle envers les femmes », d’"intrusion de l’Etat dans la vie privée" des citoyens, de « machination politique » ou de « harcèlement » des journalistes.

    Cette reporter du quotidien arabophone Akhbar Al-Yaoum a été arrêtée samedi dernier au sortir d’un cabinet médical de Rabat. La jeune femme qui assure avoir été traitée pour une hémorragie interne a été placée en détention dans l’attente de son procès prévu lundi.

    Son fiancé qu’elle devait épouser mi-septembre a été arrêté avec elle, tout comme le médecin traitant, un infirmier et une secrétaire médicale.

    Le code pénal marocain sanctionne de peines de prison les relations sexuelles hors-mariage et l’avortement quand la vie de la mère n’est pas menacée.

    Assurant que l’arrestation d’Hajar Raissouni « n’a rien à voir avec sa profession de journaliste », le parquet de Rabat a détaillé mercredi dans un communiqué les éléments médicaux confirmant des « signes de grossesse » et son « avortement ».

    La journaliste dénonce des « accusations fabriquées » et une « affaire politique » liée à de récents articles sur les détenus du mouvement social du « Hirak », selon ses proches.

    – Contradictions -

    Elle assure dans une lettre publiée par son journal avoir été interrogée en garde à vue sur ses oncles, un idéologue islamiste aux positions ultra-conservatrices et un éditorialiste d’Akhbar Al-Yaoum connu pour sa plume acerbe.

    Des journalistes connus pour leurs positions critiques ont déjà été condamnés pour des faits allant de « complicité d’adultère » à « non dénonciation d’une atteinte à la sécurité de l’Etat ».

    « En lieu et place de poursuites immédiates pour leurs écrits, les journalistes se voient attaqués bien plus tard à travers des articles du Code pénal », s’insurge un éditorial du site d’information Yabiladi.

    Des personnalités islamistes ont par ailleurs aussi été ciblées ces dernières années par des articles dénonçant les contradictions entre leurs discours et leurs actes sur la base de faits privés —comme le sexe hors-mariage.

    Poursuivi pour « atteinte à la sécurité de l’Etat » et pour de présumées irrégularités financières, l’historien et militant de gauche Maâti Monjib a lui recensé en 2018 « 380 articles diffamatoires » à son sujet « en deux ans et demi » dans des médias « opérant pour le compte du pouvoir ».

    Dans ce contexte, l’affaire d’Hajar Raissouni « renseigne avant tout sur le couple infernal composé d’une part par l’hypocrisie sociale sur les questions de libertés individuelles (...) et d’autre part la répression aveugle et la justice d’abattage qui se sert des lois coercitives en la matière à des desseins de vengeance politique », estime le site d’information Le Desk.

    L’Association marocaine pour les droits humains (AMDH) qui, comme Amnesty International et Human Rights Watch, a appelé à la libération immédiate de la journaliste, y voit une « régression des libertés individuelles ».

    Quelque 150 journalistes ont signé une pétition de solidarité dénonçant les « campagnes diffamatoires » visant à détruire leur consoeur. Sa photo a été placée sur des sièges vides pendant la très officielle conférence de presse hebdomadaire du porte-parole du gouvernement.

    Interpellé sur le sujet, le porte-parole a souligné l’existence d’un « cadre juridique relatif à la diffamation » et rappelé que la réforme du code pénal —y compris les articles sur l’avortement— figurait à l’ordre du jour des débats parlementaires.

    – « Verrou politique » -

    Le ministre de la Justice, Mohammed Aujjar (PJD, islamiste) avait déclaré fin juillet dans la presse que le gouvernement mené par le PJD était « engagé dans une dynamique de réformes » tout en imputant la lenteur du changement à une « société très conservatrice ».

    « La société marocaine est profondément acquise à la modernité (...), le verrou est politique », conteste l’historien Mohammed Ennaji sur sa page Facebook.

    « Les questions de l’égalité homme-femme, des libertés individuelles —et notamment le droit des femmes de disposer librement de leur corps— ne sont plus le combat d’une partie des Marocains, c’est notre combat à tous quelles que soient nos appartenances idéologiques », est-il affirmé dans une pétition soutenue par des féministes et militantes des droits humains.

    En 2018, la justice marocaine a poursuivi 14.503 personnes pour débauche, 3.048 pour adultère, 170 pour homosexualité et 73 pour avortements, selon les chiffres officiels.

    Entre 600 et 800 avortements clandestins sont pratiqués chaque jour au Maroc, selon des estimations d’associations.

    https://www.courrierinternational.com/depeche/au-maroc-larrestation-dune-journaliste-pour-avortement-illega

    #IVG #avortement #criminalisation #droits_des_femmes

  • Salvador : Le parquet fait appel de l’acquittement de la jeune femme qui avait perdu son bébé
    https://www.20minutes.fr/monde/2598779-20190906-salvador-parquet-fait-appel-acquittement-jeune-femme-perd

    La jeune femme avait été acquittée le 19 août, alors que l’accusation avait réclamé 40 ans de prison à son encontre. Le parquet général vient finalement de décider de faire appel de l’acquittement d’Evelyn Hernandez, 21 ans, jugée pour homicide après avoir perdu son bébé, au Salvador. Pays où la législation anti- IVG est l’une des plus strictes du monde.

    #catholicisme #IVG

  • Natalité, famille, patrie : comment Viktor Orban renvoie les femmes hongroises au foyer - Basta !
    https://www.bastamag.net/Natalite-famille-patrie-comment-Viktor-Orban-renvoie-les-femmes-hongroises

    Lorsqu’elle arrive au pouvoir, que fait l’extrême droite aux femmes ? En Hongrie, le discours raciste et nationaliste de Viktor Orban va de pair avec la volonté de renvoyer les femmes à la maternité. En Pologne, où le parti ultra-conservateur Droit et justice est au pouvoir depuis 2015, le gouvernement tente sans relâche, avec l’appui de l’Église, d’empêcher les femmes d’avoir accès à l’avortement et à la contraception. « Dans ces deux pays, les femmes comme individus disparaissent lentement des politiques publiques derrière le seul concept de la famille », avertit la chercheuse hongroise Andrea Pető. Premier volet : la Hongrie.

    #famille #sexisme #fascisme #femmes #IVG #natalisme #racisme #homophobie

  • Les #femmes de #pouvoir

    En ce début de XXIe siècle, les voix féminines se font de mieux en mieux entendre. Démonstration avec les parcours de femmes de conviction : Hillary Clinton, Michelle Bachelet, Inna Shevchenko. Une révolution tranquille est en marche. Petit à petit, le combat pour l’égalité des sexes progresse, dans les coulisses du pouvoir comme dans certains villages du tiers-monde. Aux quatre coins de la planète, à travers leurs trajectoires mêmes, des femmes contribuent à inspirer cette volonté de changement. Ce documentaire passe en revue leurs réussites et leurs combats : les militantes indiennes et nigériennes luttant pour leurs droits, mais aussi des personnalités telles que Christine Lagarde, Michelle Bachelet ou la Femen Inna Shevchenko. D’autres femmes engagées, comme Hillary Clinton, la théologienne Margot Käßmann (ex-évêque de Hanovre) et Melinda Gates, s’expriment dans ce film et donnent leur point de vue sur la condition féminine. Un documentaire qui montre comment, peu à peu, leurs comparses font tomber les barrières qui les empêchaient d’avancer.

    https://www.senscritique.com/film/Les_femmes_de_pouvoir/19821282
    #film #documentaire
    #politique_étrangère_féministe #égalité #leadership_féminin #maternité #Christine_Lagarde #Minouche_Shafik #revenu #quota_féminin #Angela_Merkel #droits_des_femmes #féminisme #Michelle_Bachelet #préjugés #politique #Inde #Daphne_Jayasinghe #toilettes #corruption #Suède #Chili

    #Margot_Wallström, qui déclare :

    «Sexual violence against women is not cultural, is criminal»

    #violences_sexuelles #viol

    #viol_comme_arme_de_guerre #sens_de_culpabilité #armes #commerce_d'armes #Haifaa_al-Mansour #invisibilité #invisibilisation #Arabie_Saoudite #sous-représentation_féminine #religion

    #femmes_du_mur (#mur_des_lamentations)

    #Elana_Sztokman —> #mouvement_féministe_juif_orthodoxe
    (#judaïsme #judaïsme_orthodoxe)

    ligne de bus « #meandrine » (= de stricte observance)

    #ségrégation #patriarcat #radicalisme_religieux #Femen #auto-détermination #mariage_forcé #Niger #mortalité_maternelle #droit_à_l'avortement #avortement #droits_sexuels_et_reproductifs #IVG #Morena_Herera

    #El_Salvador #Las_17 (https://las17.org)

    #machisme
    contrôle de la #fertilité

    Incroyable maire d’un village en #Inde :
    #Chhavi_Rajawat


    https://en.wikipedia.org/wiki/Chhavi_Rajawat

  • En Arkansas, une femme violée ne pourra bientôt plus avorter sans l’accord de son violeur - Madame Figaro
    http://madame.lefigaro.fr/societe/en-arkansas-une-femme-violee-ne-pourra-bientot-plus-avorter-sans-lac

    Dès le 30 juillet, les habitantes de l’Arkansas devront obtenir l’accord du géniteur du fœtus pour avorter, même en cas de viol. Les médecins risqueront quant à eux des sanctions pénales s’ils pratiquent une IVG sans en avertir l’homme à l’origine de l’embryon, désormais considéré comme un « membre de la famille décédé ».

    #IVG #culture_du_viol #domination_masculine

  • Au Maroc, l’avortement clandestin en débat - Libération
    https://www.liberation.fr/planete/2019/06/29/au-maroc-l-avortement-clandestin-en-debat_1736880

    600 à 800 avortements clandestins par jour. C’est le bilan de l’Association marocaine de lutte contre l’avortement clandestin (AMLAC). Les militants de cette association ont manifesté ce mardi devant le Parlement marocain à Rabat, armés de poupons, pour réclamer la refonte de l’article 453 du Code Pénal qui favorise selon eux les avortements clandestins et l’abandon des enfants. Au Maroc, où l’avortement est totalement prohibé, excepté en cas de danger pour la santé ou la vie de la mère, un projet de loi avait été adopté par le gouvernement en 2016 pour étendre cet article 453, en donnant accès à l’avortement en cas de viol ou d’inceste, de troubles mentaux de la femme enceinte ou encore de malformation du fœtus. Un projet de loi resté lettre morte.

    La situation est d’autant plus urgente que les mères marocaines célibataires sont ostracisées, que les enfants illégitimes stigmatisés et que 26 bébés sont abandonnés chaque jour. Sans compter que l’avortement est un acte passible de deux ans d’emprisonnement et jusqu’à dix ans pour les médecins ou les « faiseuses d’anges » qui le pratiquent. Pas au point de dissuader les Marocaines. Chaque année, elles sont encore environ 200 000 à avorter clandestinement. Des avortements souvent très onéreux, réalisés dans des conditions sanitaires déplorables. Selon l’OMS, ce ne sont pas moins de 13% des cas de mortalités maternelles qui sont dus à ces avortements clandestins.
    Mutisme

    Une situation qui a conduit le Roi Mohammed VI à créer une commission officielle qui a justement élaboré le projet de loi en 2016 censé assouplir les conditions d’accès à l’avortement. Une loi restée à l’état de projet. Les sollicitations des associations et des militants pour le droit à l’avortement, n’y ont rien changé. Le gouvernement reste muet. Pour autant, les revendications du droit à l’avortement au Maroc ne reposent pas sur des mouvements féministes. Le médecin Chafik Chraibi, gynécologue obstétricien et président de l’ALMAC explique que son action « ne cherche nullement à encourager la liberté des mœurs ni à libéraliser l’avortement mais simplement à donner un cadre légal strict à un phénomène qui existe de fait et provoque des drames ». Autrement dit : l’avortement n’est pas un objectif de libération des femmes, mais une solution de derniers recours pour des cas extrêmes.
    « Nous ne voulons pas un avortement à la carte »

    Au Maroc, la manifestation de mardi est loin de faire consensus, surtout du côté des militants pro-avortement. C’est le cas du Mouvement alternatif pour les libertés individuelles (M.A.L.I.), qui milite en faveur de la dépénalisation totale de l’avortement et accompagne des femmes dans leur interruption clandestine de grossesse. Dans un communiqué publié cette semaine, le M.A.L.I déclarait ne pas soutenir cette action. Et d’ajouter : « Le droit à l’avortement n’a absolument rien à voir avec des poupons. L’ALMAC parle de bébés quand il est question d’amas de cellule, d’embryon et de fœtus. »

    Ibtissame Betty Lachgar, présidente de ce mouvement estime que l’action de l’ALMAC et le projet de loi en 2016 ne constituent en rien une libération de la femme : « Ils se trompent de cause. Ces décisions sont prises par des hommes qui décident pour nous et une nouvelle fois les droits des femmes sont relayés au second plan. Il s’agit d’un projet d’interruption médicale de grossesse mais en aucun cas d’IVG. » Elle ajoute : « Nous voulons des droits pour que toutes les femmes puissent disposer de leur corps, nous ne voulons pas les miettes ou un avortement à la carte. » Et quant à l’argument selon lequel le Maroc, par sa culture religieuse ne serait pas encore prêt pour la libéralisation totale de l’avortement, Ibtissame Betty Lachgar répond que « les droits des femmes, comme les droits humains, sont universels, quelle que soit la région ».
    Caroline Protat

    #IVG #viol #féminicide #misogynie #sexisme #avortement #culture_du_viol

  • A Pregnant Woman in Alabama Was Shot in the Stomach and Miscarried. Now, Alabama Cops Are Charging Her With Manslaughter. – Reason.com
    https://reason.com/2019/06/27/a-pregnant-woman-in-alabama-was-shot-in-the-stomach-and-miscarried-now-alaba


    (modified from Jefferson Co. mugshot)

    What the hell is going on with this state?
    ELIZABETH NOLAN BROWN | 6.27.2019

    When expectant mother Marshae Jones was shot in the stomach last December, the 27-year-old woman survived, but her pregnancy did not. Now, Jones is behind bars and facing charges for the death of her five-month-old fetus. 

    On Wednesday, Jones was taken into custody after a jury in Jefferson County, Alabama, indicted her for manslaughter, according to Alabama newspaper group AL.com. She’ll be held in jail until her trial unless she can post a $50,000 bond.

    Meanwhile, the woman who shot Jones—23-year-old Ebony Jemison—is free. Police initially charged Jemison with manslaughter as well, but a grand jury did not indict. 

    Prosecutors allege that Jones started the altercation with Jemison, and that this makes Jones responsible for whatever happened as a result of her choice. 

    “It was the mother of the child who initiated and continued the fight which resulted in the death of her own unborn baby,” said Pleasant Grove Police Lt. Danny Reid. “Let’s not lose sight that the unborn baby is the victim here. She had no choice in being brought unnecessarily into a fight where she was relying on her mother for protection.”

    It’s a terrifying interpretation of criminal justice—and one made especially poignant by taking place in a state that just criminalized almost all abortions and declared that fertilized eggs should have equal rights to the fully-formed women carrying them. Under this logic, pregnant women who are victims of violent crime could be held criminally liable anytime they’re perceived to have done something to “invite” the violence against them. 

    Picking a physical fight, certainly picking a fight while pregnant, may not show the best judgment. But even if Jones did initiate the altercation, it does not follow that she knew or should have known her opponent was armed or that her opponent would use lethal force in response. Plenty of people—even sometimes pregnant women—get in altercations that don’t end with anyone shooting anyone else. 

    Meanwhile, many more pregnant women engage in all sorts of behaviors that are probably OK but could harm a fetus if things go awry. Once we start holding women responsible for such unintentional harms, where do we draw the line? Is playing sports OK? Riding a bicycle? Is it OK to meet new people, even though they could turn out to be violent? What about driving on highways? Driving, period? Angering an abusive partner? Walking in a bad neighborhood?

    “The state of Alabama has proven yet again that the moment a person becomes pregnant their sole responsibility is to produce a live, healthy baby and that it considers any action a pregnant person takes that might impede in that live birth to be a criminal act,” said Amanda Reyes, executive director of abortion access group The Yellowhammer Fund, in a statement. “Today, Marshae Jones is being charged with manslaughter for being pregnant and getting shot while engaging in an altercation with a person who had a gun. Tomorrow, it will be another black woman, maybe for having a drink while pregnant. And after that, another, for not obtaining adequate prenatal care.”

    #USA #femmes #IVG

  • Vous n’aurez pas la paix : nous revendiquons l’attaque du local du gynécologue hétérofasciste Raphaël Nogier - Rebellyon.info
    https://rebellyon.info/Vous-n-aurez-pas-la-paix-20819

    Raphaël Nogier est d’abord le fondateur de l’association Cosette et Gavroche qui sous couvert d’une soit disant défense des enfants, est en réalité un association LGBTQI+phobe. Elle s’oppose au Mariage pour tous en expliquant que « le mariage républicain existe pour unir socialement un homme et une femme dans le but de soutenir leur stabilité et leur fécondité et d’offrir à leurs futurs enfants le meilleur équilibre familial possible. » Son nom lui-même, qui a pour but de rappeler les orphelins du roman de Victor Hugo, illustre en fait sa vision hétéronome et étriquée de la société. Pour lui, un.e enfant, sans deux parents cis hétéros, ne peut grandir correctement, tel est une sorte d’orphelin.ne vulnérable précaire et exploité par les désirs de « parents interchangeables » comme le dit son manifeste. Le 17 novembre 2012, c’est d’ailleurs cette association qui a organisé la première manifestation contre la loi Taubira, démarrant le plus large mouvement de la manif pour tous.

  • En Allemagne, deux gynécologues face à la justice pour « publicité pour l’IVG »
    https://www.liberation.fr/planete/2019/06/14/en-allemagne-deux-gynecologues-face-a-la-justice-pour-publicite-pour-l-iv

    « Une IVG médicamenteuse et sans drogues anesthésiantes est également pratiquée par la Dr Gaber. » Ces mots ont mené Bettina Gaber devant la justice. Ce vendredi, cette gynécologue berlinoise comparaît devant le tribunal de première instance du Tiergarten, à Berlin, pour « publicité pour l’IVG ». Elle est accusée, ainsi que sa collègue Verena Weyer avec qui elle partage son cabinet, d’avoir détaillé sur son site internet les méthodes avec lesquelles elle pratique l’avortement. Or, en Allemagne, c’est interdit. Elle tombe sous le coup du paragraphe 219a du Code pénal allemand, qui réprime toute « publicité pour l’IVG », et risque une forte amende.

    Ce n’est pas la première fois qu’une gynécologue est poursuivie pour un tel motif ; mais c’est la première fois depuis que la loi a été légèrement assouplie, en février. Jusqu’ici, le paragraphe 219a du code pénal – relique de l’ère nazie datant de 1933 afin de criminaliser les médecins juifs et communistes – interdisait toute mention de l’IVG sur un site professionnel. Les médecins étaient susceptibles d’être poursuivis pour l’avoir simplement écrit sur leur site. C’est ce qui est arrivé à Kristina Hänel, de Gießen (Hesse), condamnée à 6 000 euros d’amende en 2017. Son cas, très médiatisé, a fini par entraîner un large débat en Allemagne. Des voix en faveur d’un assouplissement de la loi – voire de sa suppression – se sont fait entendre.

    À lire aussi En Allemagne, l’IVG est un chemin de croix

    C’est ainsi qu’une légère refonte du texte, votée par la grande coalition au pouvoir (CDU-SPD) a été décidée en février. Les professionnels de santé sont désormais autorisés à annoncer qu’ils pratiquent des IVG. Mais pas à en détailler les méthodes, que les patientes peuvent découvrir sur une liste établie par l’Ordre fédéral des médecins – qui n’est toujours pas disponible, quatre mois après le vote du texte. « De toute manière, explique la gynécologue berlinoise Jutta Pliefke, membre de Pro Familia, le Planning familial allemand, il semble peu réaliste d’avoir recours à ce genre de listes. De nombreux docteurs ne souhaitent pas y figurer, de peur de devenir la cible de militants anti-IVG. Et puis, comment la tenir à jour correctement ? »
    Les Verts, Die Linke et le FDP demandent la suppression de l’article 219a

    « Je ne connais pas un seul collègue qui écrive maintenant sur son site qu’il pratique des IVG, a expliqué Bettina Gaber à Die Zeit. Je ne crois pas non plus que beaucoup de collègues voudront être sur la liste de l’Ordre des médecins. Parce qu’ils se sentent toujours criminalisés. » La réforme reste contestée par les Verts, Die Linke et les Libéraux du FDP, qui demandent la suppression pure et simple du texte. « Le cas de Bettina Gaber montre bien que même après la réforme de la loi, les gynécologues continuent d’être poursuivis », dit Kate Cahoon, du Collectif pour l’autodétermination sexuelle (Bündnis für sexuelle Selbstbestimmung), représentant plusieurs associations prochoix.

    De manière générale en Allemagne, pays conservateur et sous forte influence de l’Eglise, l’IVG est difficile d’accès. Dans son livre témoignage intitulé le Politique est privé, Journal d’une médecine avorteuse (1), Kristina Hänel évoque les nombreuses lettres qu’elle a reçues. Notamment celle d’une jeune femme tombée enceinte sous stérilet. « J’habite dans le sud de la Bavière, explique la jeune femme, et la doctoresse de l’hôpital qui a confirmé la grossesse n’a pas voulu entendre que j’envisageais un avortement. La seule information qu’elle m’a donnée est qu’une telle intervention ne serait effectuée ni dans cet hôpital, ni ailleurs dans la région, et que je devrais me rendre "à Salzbourg ou quelque chose dans le genre". Le prix de l’avortement est d’environ 800 euros et bien entendu, cet acte n’est couvert par aucune compagnie d’assurance maladie allemande. »

    En Allemagne, l’acte est dépénalisé, mais toujours criminalisé – en vertu du paragraphe 218, que les prochoix veulent également voir disparaître. « L’IVG n’a rien à faire dans le code pénal aux côtés du meurtre et de l’infanticide », dit la gynécologue Jutta Pliefke.
    Des gynécologues traqués par des militants anti-IVG

    L’IVG ne se pratique que sous certaines conditions : après un délai légal de réflexion et après avoir demandé conseil dans un centre spécialisé agréé (ou l’entretien se doit, selon la loi, de « servir la protection de la vie non (encore) née ») ; en cas de menace pour la vie de la mère ; à la suite d’un viol. L’acte n’est remboursé que dans très peu de cas. Et cela ne risque pas de changer avec Jens Spahn (CDU) – qui ne cache pas sa profonde hostilité à l’avortement – à la tête du ministère fédéral de la Santé, et qui a annoncé ces derniers temps financer une étude sur « les conséquences psychologiques de l’IVG ».

    Dans ce contexte, de moins en moins de médecins osent pratiquer cet acte. « Les pressions à leur égard ont augmenté », dit Jutta Pliefke. Ils sont traqués par les militants antiavortement. Deux d’entre eux, Yannic Hendricks et Klaus Günter Annen, se sont fait une spécialité d’éplucher leurs sites internet afin de les épingler en vertu du fameux paragraphe 219a. C’est ce qui est arrivé à Bettina Gaber et à Kristina Hänel.

    Les noms des médecins avorteurs sont listés sur un site appelé « Babycaust », contraction de « Baby » et « Holocauste ». Les deux hommes noient les gynécologues sous les fax insultants, les traitent de tueurs d’enfants. Mais leur arme la plus efficace est sans doute ce paragraphe 219a. Car elle touche au portefeuille et épuise les médecins, forcés de se lancer dans une longue et fastidieuse procédure judiciaire. D’autant qu’en Allemagne, contrairement à la France, le délit d’entrave à l’IVG n’existe pas.

    Ainsi, pour de plus en plus de médecins, pratiquer l’IVG devient un acte militant. « Bien des gynécologues ont fini par se politiser depuis l’affaire Hänel », commente Kate Cahoon. C’est ainsi que le procureur a proposé à Bettina Gaber d’abandonner les poursuites si elle enlevait de son site la phrase concernant sa pratique de l’IVG. Elle a refusé, expliquant à Die Zeit : « Je me suis rendue compte que c’était aussi une bataille féministe. »

    (1) Das Politische ist persönlich. Tagebuch einer Abtreibungsärztin (« Le politique est privé, Journal d’une médecine avorteuse), Argument Verlag, 2019, non traduit en français.
    Johanna Luyssen correspondante à Berlin

    Pas le droit d’informer sur l’IVG, harcelement judiciaire des médecin·es et restrictions de l’IVG, dans ce pays où les mères sont traitées de corbeau si elles ont un emploi et où chaque homme est un putier en puissance qui peu aller défoncer des femmes et filles pauvres au forfait et sans capote si l’envie lui prend.

    #ivg #contraception #contrôle_des_femmes #hétérosexualité #nazisme #grossesses_forcées #viol_géstatif #domination_masculine #catholicisme #protestantisme #religion #natalisme #féminicide #proxenetisme #prostitution #culture_du_viol #hommerie #sexisme #misogynie #guerre_aux_pauvres #guerre_aux_femmes #femmes

    • La loi sur le pantalon a été abrogée sous Hollande @sandburg et par rapport à l’IVG en Allemagne l’article ci-dessus dit que l’IVG reste criminalisé, que les medecin·es sont harcelés judiciairement et que l’IVG n’est pas remboursé sauf en cas de viol reconnu par les tribunaux, autant dire jamais (quel délais pour un procès pour viol par rapport à une grossesse et le délais d’IVG ? ). Il me semble que ca indique que c’est pas pareil que la loi sur le pantalon. Si tu as d’autres sources qui indiquent autre chose je les veux bien mais pour le moment ce qu’indique cet article est particulièrement grave pour les femmes. La comparaison entre des grossesses forcées et le porte du pantalon c’est pas pertinant. Enfin si ces lois sur le pantalon sont tombées aujourd’hui en désuétude, c’etait des lois qui ont été appliquées par le passé et les femmes se sont battues pour ce droit au port du pantalon. Elles se battent encore car les entreprises leur imposent souvent des tenues de travail sexuées et invalidantes type talons haut, jupe, maquillage... sans parler du dress code des milliers de bordel allemands qui doit pas autorisé beaucoup de pantalons aux femmes. N’oublions pas non plus les hommes dans l’espace publique qui imposent aussi toujours de lourdes restrictions sur le code vestimentaire des femmes et des filles par leur harcelement massif, pareil à l’école, pareil à la maison où pères, frères et maris font la loi du dress code féminin. Oui on l’applique la loi sur le pantalon, c’est une loi sans tribunaux, sans avocats, les hommes étant toujours considéré comme les maîtres des femmes, ils sont autorisés à juger et à exécuter leur sentence en toute tranquillité. La police et les juges demandent toujours aux victimes féminines de violences sexuelles comment elles étaient habillées. C’est bien la manifestation qu’il y a toujours de lourdes restrictions sur les vetements autorisés aux femmes.

    • Même si c’etait reconnu, combien de temps pour obtenir une sentence de viol et quel délais autorisé pour une IVG ? Si c’est comme en France, l’IVG pour les femmes ayant subit un viol (par surprise ou autre technique), serait autorisé au mieux 3 ou 4 ans après la naissance...

  • Le Texas songe à appliquer la peine de mort pour les femmes qui avortent - Cosmopolitan.fr
    https://www.cosmopolitan.fr/le-texas-songe-a-appliquer-la-peine-de-mort-pour-les-femmes-qui-avorten

    Les États-Unis vivent une période noire en termes de droits des femmes. Alors que le Missouri souhaite désormais poursuivre les médecins qui pratiqueront des avortements après huit semaines de grossesse, la Géorgie vient d’interdire l’IVG dès le premier battement de cœur du fœtus.

    L’Alabama vient de voter la loi la plus restrictive des États-Unis, en interdisant totalement l’avortement et ce, y compris en cas de viol ou d’inceste. C’est une loi similaire qu’étudie actuellement la Chambre des représentants du Texas depuis le 4 avril dernier.

    La loi HB 896 entend tout d’abord interdire le droit à l’avortement, autorisé actuellement jusqu’à 20 semaines de grossesse au Texas. Mais elle ne s’arrête pas là puisqu’elle prévoit également de donner au foetus les mêmes droits que ceux d’un enfant.

    Comme en Géorgie, le Texas réfléchit en effet à donner lui aussi une identité juridique à l’embryon puis au foetus. Un statut qui permettra de condamner les femmes qui avorteront malgré la loi à une peine de prison pouvant aller jusqu’à la peine de mort. Les médecins, infirmières ou tout autre personnel de santé qui les auront aidées pourront eux aussi être incriminés.

    Tony Tinderholt, élu républicain à l’origine du projet de loi, tentait de convaincre début avril la Chambre des représentants du Texas en expliquant : « je pense qu’il est important de rappeler qu’un conducteur ivre a une peine de prison deux fois plus lourde quand il tue une femme enceinte (...). Je ne suis pas en train de criminaliser les femmes. Ce que je fais, c’est appliquer la même loi pour tous ».
    L’avortement interdit, y compris en cas de viol

    Comme en Alabama, le projet de loi ne considère ni le viol, ni l’inceste comme une exception. Si le projet de loi vient à passer, une femme qui tombera enceinte suite à un viol sera donc dans l’obligation de poursuivre sa grossesse jusqu’à l’accouchement. Un scénario glaçant qui s’est déjà emparé de l’Alabama le 15 mai dernier, après que sa gouverneure, la républicaine Kay Ivy, ait validé le projet de loi, justifiant que « toute vie est un cadeau sacré de Dieu ».

    Selon un décompte de l’Institut Guttmacher, vingt-huit Etats américains ont introduit plus de 300 nouvelles règles afin de limiter l’accès à l’avortement depuis le début de l’année 2019. Derrière ces mesures se cache un objectif clair : celui de pousser la Cour suprême des Etats-Unis à revenir sur l’arrêt Roe vs. Wade, introduit en 1973 et qui reconnaît le droit des femmes à avorter tant que le foetus n’est pas viable.

    #féminicide #ivg #misogynie
    Les « pro-vie » pour la peine de mort ca me laisse toujours songeuse. C’est sympas de te rendre compte que ta vie compte moins que celle d’un tas de cellulles non viable.

  • Avortement : Le Sénat vote l’allongement de 12 à 14 semaines du délai de l’IVG
    https://www.20minutes.fr/politique/2535819-20190607-igv-senat-vote-allongement-deux-semaines-delais-ivg

    Quelques minutes avant la fin de l’examen au Sénat du projet de loi santé, ce vendredi, Laurence Rossignol, l’ancienne ministre des Droits des femmes, a réussi à faire adopter, à la faveur d’un hémicycle peu rempli, un allongement de deux semaines du délai légal de l’interruption volontaire de grossesse (IVG).

    Alors que le dernier article venait d’être voté, après une semaine d’examen en première lecture, quelques amendements restaient à examiner pour la vingtaine de sénateurs encore présents.
    « Je n’en reviens pas »

    L’amendement défendu par Laurence Rossignol, qui porte jusqu’à la fin de la 14e semaine de grossesse le délai légal pour avorter, a été adopté par un vote par « assis-debout », le comptage du vote à main levée n’étant pas suffisamment clair. La ministre de la Santé Agnès Buzyn, de même que le président de la commission des Affaires sociales, Alain Milon (LR), avaient exprimé un avis défavorable.

    « Je n’en reviens pas », a déclaré la sénatrice, soulignant que « c’est une revendication du Planning familial ». C’est « un vrai plus » pour les femmes, face à la désertification médicale et aux difficultés d’accès à l’IVG, a-t-elle ajouté.

    L’amendement sur la clause de conscience rejeté

    Après ce vote inattendu dans un Sénat à majorité de droite, l’ex-ministre des Droits des femmes a encore défendu un amendement pour supprimer la clause de conscience spécifique, dont peuvent se prévaloir les médecins pour refuser de pratiquer une IVG. Mais cette fois Alain Milon a réclamé un scrutin public. Le vote a été sans appel : l’amendement a été rejeté par 247 voix contre 92.

    Le Sénat a achevé l’examen des articles et se prononcera sur l’ensemble du texte mardi par un vote solennel. Députés et sénateurs tenteront ensuite de se mettre d’accord sur une version commune.
    « Nous comptons sur le progressisme des LREM »

    Dans un communiqué, Alain Millon a affirmé que si l’article augmentant le délai d’accès à l’IVG « devait subsister, ce serait très clairement un motif d’échec de la commission mixte paritaire prévue le 20 juin ». « Ce n’est pas en toute fin de texte, au détour d’un article additionnel et avec une majorité de circonstance, que l’on réforme le délai d’accès à l’IVG », a-t-il souligné.

    Le groupe socialiste s’est, lui, félicité de son adoption, estimant qu’« il revient désormais à l’Assemblée nationale et à sa majorité de confirmer cette avancée pour le droit des femmes ». « Nous comptons sur le progressisme des LREM », a tweeté le sénateur PS Rachid Temal.

    #IVG

  • La stratégie de #Lysistrata ou comment les femmes peuvent changer le monde

    L’ordre masculin repose sur la menace perpétuelle d’un anéantissement pas total mais presque. Il faut que les dominées soient persuadées de leur faiblesse, à chaque instant. Sur quoi repose l’autorité masculine ?

    Du point de vue pratique, sur des positions de pouvoir disséminées dans toute la société, sur la maîtrise matérielle des processus de production, sur le contrôle de l’outillage intellectuel et communicationnel. Les hommes tentent constamment d’empêcher les femmes de prendre position dans tous ces lieux de pouvoir. Mais cela ne suffit pas. Les femmes peuvent prendre le pouvoir, maîtriser tous les métiers, exercer leur puissance intellectuelle. Il faut donc autre chose. Cette autre chose, c’est précisément le #viol.

    https://blogs.mediapart.fr/jean-jacques-delfour/blog/040519/la-strategie-de-lysistrata-ou-comment-les-femmes-peuvent-changer-le-

    #Jean-Jacques_Delfour #féminisme #masculinité #capitalisme #patriarcat #sexisme #culture_du_viol #domination_masculine

    • Il commence mieux qu’il s’achève ce texte. La culture du viol c’est justement ce qui empêche les femmes de faire la grève du sexe et de la procréation. Lysistrata est une comédie car les masculinistes, patriarcaux et virilistes savent bien comment fini une femme qui dit non, surtout quant c’est la leure. Ca fait très peu de temps et c’est dans très peu d’endroits que les femmes peuvent avoir accès à une contraception fiable dont l’IVG. Moyen radical de faire passer les conséquences de l’hétérosexualité à néant. Les crispations sur l’IVG sont un axe centrale sur cet aspect. C’est la première fois chez les primates (que nous sommes) que les femelles ne sont plus engrossables par la première éjaculation venue (consentie ou pas). Plutôt que de culpabiliser les femmes en leur disant « yaka » faire la grève du viol et du plaisir et ne plus faire de gosses, ca serait plus judicieux de la part de ce monsieur de mettre en avant un accès à l’IVG partout, pour toutes, sans culpabilisation, sans déploration d’un prétendue grand nombre qui ne baisse pas, sans en faire un drame, mais plutot un geste militant. IVG pour toutes !
      Dans un monde dans lequel le viol existe, les femmes ne peuvent pas jouer à Lysistrata. Mais dans un monde dans lequel l’IVG existe, elles peuvent se défécondées. Grâce à l’IVG l’équilibre des forces est soudain renversé.
      #ivg

    • Merci @mad_meg et @aude_v pour vos retours, c’est aussi un peu pour ça que je postais cet article sur Seenthis :)

      C’est effectivement la 1ère partie du texte qui m’a interpelée et surtout, la notion de rapport de force, même involontaire et inconscient, que nous avons en notre faveur. Même si certain.es le savent bien, c’est bien parce qu’il est involontaire et inconscient, qu’il est important de le rendre visible.

      Pour la 2nde partie, je partage votre avis même si je ne m’en étais pas vraiment rendu compte à la 1ère lecture.

      Il est tjs difficile de passer du soutien à la production d’actes et de contenus car, comme le dit Victoire Tuaillon (podcast Les couilles sur la table), « c’est très difficile quand on est dans une position de dominant de penser la domination » (https://www.neonmag.fr/vivons-nous-la-fin-de-la-virilite-514116.html). On a bien besoin d’aide là dessus...

      Il serait intéressant de faire retour à Jean-jacques Delfour, je vais essayer de lui envoyer le lien de cette discussion...

  • L’Indiana rendra obligatoire l’enterrement ou l’incinération des tissus des foetus avortés - AFP à Washington - 28 Mai 2019 - Le devoir
    https://www.ledevoir.com/monde/etats-unis/555468/l-indiana-rendra-obligatoire-l-enterrement-ou-l-incineration-des-tissus-de

    La Cour suprême des États-Unis a adopté mardi une position en demi-teinte sur le sujet explosif de l’avortement, validant en partie une loi restrictive de l’Indiana et invalidant d’autres dispositions.


    Photo : Andrew Caballero-Reynolds Agence France-Presse - En pleine offensive des États conservateurs contre le droit à l’interruption volontaire de grossesse, la Cour suprême a pris son temps avant de se prononcer.

    En pleine offensive des États conservateurs contre le droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), la Cour suprême a pris son temps avant de se prononcer.

    Le temple du droit américain a finalement autorisé l’Indiana à rendre obligatoire l’enterrement ou l’incinération des tissus des fœtus avortés comme « les autres restes humains » et non comme des « déchets médicaux ».

    Cette disposition « n’affecte pas le droit des femmes » à avorter et peut donc entrer en vigueur, a jugé la Cour suprême.

    En revanche, la haute cour a confirmé que l’État ne pouvait pas interdire aux femmes d’avorter en raison du sexe, de la race ou d’une malformation de leur fœtus, notamment en cas de détection d’une trisomie.

    Elle se réserve toutefois la possibilité de changer d’avis ultérieurement, en soulignant qu’une seule cour d’appel a été saisie de cette question. « Nous suivons notre pratique habituelle qui consiste à rejeter les requêtes tant que les points légaux soulevés n’ont pas été étudiés par davantage de cours d’appel », dit-elle.

    Les deux lois avaient été promulguées en 2016 par le gouverneur républicain de l’Indiana, Mike Pence, devenu depuis vice-président des États-Unis et connu pour revendiquer sa foi chrétienne.

    Elles avaient été bloquées par des tribunaux fédéraux en 2017.

    L’Indiana avait alors fait appel auprès de la Cour suprême, qui a légalisé en 1973 le droit des Américaines à avorter tant que le fœtus n’est pas viable.

    Elle a depuis confirmé sa jurisprudence à plusieurs reprises.

    Mais la droite religieuse est galvanisée par l’arrivée en son sein de deux juges conservateurs nommés par Donald Trump, plaçant les magistrats progressistes en minorité (quatre sur neuf juges).

    Plusieurs États, dont l’Alabama ou la Géorgie, ont adopté récemment des lois très restrictives sur l’avortement, en espérant que, grâce à ces nouveaux juges, la Cour suprême revienne sur son arrêt de 1973 « Roe v. Wade ».

    #sexisme #culture_du_viol #patriarcat #domination_masculine #misogynie #masculinisme #avortement #IVG #fœtus #usa

  • Comment le droit à l’avortement recule dans l’Amérique de Trump
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/05/17/le-droit-a-l-avortement-perd-du-terrain-aux-etats-unis_5463554_4355770.html

    Depuis le début de l’année, quatorze Etats ont signé des lois pour limiter l’accès à l’avortement quand trois Etats ont signé une loi pour protéger ce droit. L’Alabama a voté, le 14 mai, la loi la plus restrictive du pays en la matière. Elle interdit l’#avortement après six semaines de grossesse et ne prévoit pas d’exception en cas de viol ou d’inceste. Le texte a été promulgué dans la foulée par la gouverneure, Kay Ivey ; néanmoins, il n’entrera pas en application avant six mois, délai que les #anti-avortements comptent mettre à profit pour l’attaquer en justice, ce qui devrait bloquer son application pour une période indéterminée, mais sans doute pendant des années.


    #femmes #ivg #États-Unis

  • L’Alabama en passe d’interdire presque totalement l’avortement
    http://www.rfi.fr/ameriques/20190515-alabama-passe-interdir-avortement

    Celui-ci interdit l’avortement dès la conception de l’enfant, et les médecins qui pratiqueraient une intervention volontaire de grossesse risquent une peine pouvant aller jusqu’à 99 ans de prison.

    Même les femmes victimes de viol ou d’inceste n’auront pas le droit de mettre un terme à leur grossesse. Il s’agit de la loi la plus restrictive jamais adoptée aux États-Unis depuis la légalisation de l’avortement par la Cour suprême en 1973.

  • Les États-Unis ne s’opposent pas au viol comme arme de guerre par crainte « de promouvoir l’avortement » | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/176232/etats-unis-onu-resolution-violences-sexuelles-viol-guerre-veto-avortement

    Washington a fait pression sur l’Allemagne pour affaiblir une résolution sur les violences sexuelles en situation de conflit. Mardi 23 avril, le texte a ainsi été amputé d’une référence à la santé sexuelle et reproductive : selon des diplomates de l’ONU (et un câble interne du département d’État que nous avons pu consulter), plusieurs membres-clés de l’administration Trump estiment que ce passage banalisait les relations sexuelles et cautionnait l’avortement.

    #culture_du_viol #violophilie #ivg
    L’article tire sur Trump qui le mérite bien, mais la Russie et la Chine ne veulent surtout pas non plus de femmes en bonne santé sexuelle et reproductive (ainsi que la plus part des habitant·es de cette planète). Le sexe et la reproduction doivent être souffrance, malheur et maladie pour toute femmes. Pour les femmes, pas de consentement au sexe, pas de consentement à la gestation, pas de consentement à l’enfantement.

  • La fabrique des corps (4/4) : Militer, avorter, légaliser (1972-1975)
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/la-fabrique-des-corps-44-militer-avorter-legaliser-1972-1975


    C’était hier et j’ai oublié de le poster pourtant très intéressant (la faute au soleil, l’appel du jardin...)

    L’histoire de l’#avortement n’est pas qu’une histoire du droit ; c’est aussi une histoire des corps et des techniques. Naviguant entre la clandestinité et l’illégalité, les pratiques ont rapidement et profondément évolué au cours des années 1970, en même temps que les militantismes...[...]

    L’arrivée de la méthode Karman

    Courant 1972, le militantisme change d’échelle et prend une nouvelle forme pour accélérer le changement de la loi de 1920 interdisant l’avortement : à travers le pays, des groupes réunissant des femmes, des hommes, des étudiants en médecine ou des médecins s’organisent pour avorter eux-mêmes sous la bannière de mouvements comme le MLAC (Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception), Choisir, le GIS (Groupe Information Santé) ou le Planning Familial. Beaucoup se forment à une méthode dite Karman du nom du psychologue californien Harvey Karman venu faire une démonstration en France à l’été 1972. Plus sûre, plus rapide, elle repose sur l’usage d’une canule souple avec un moindre risque d’hémorragie et de perforation de la paroi utérine. Ces groupes accompagnent la diffusion de cette technique médicale d’un dispositif d’accompagnement des #femmes venues avorter : entretiens individuels ou en groupe, explications sur la procédure médicale, informations sur la sexualité et la contraception etc. Deux ans plus tard, les mots de la ministre de la Santé d’alors, Simone Veil, résonnent dans l’Assemblée nationale jusqu’à la loi du 17 janvier 1975 encadrant la pratique légale de l’avortement.

    #IVG #méthode_karman #droit_des_femmes

    • J’ai découvert l’existence de la méthode Karman il y a un an ou deux et je ne décolère toujours pas.
      Toutes les copines qui ont dû passer par l’anesthésie générale pour une aspiration (et qui ont peut-être été violées par des étudiant·es qui pratiquaient le toucher vaginale pendant qu’elles étaient inconscientes) Toutes les copines qui se sont retrouvées avec des douleurs abominables parce que leur col de l’utérus avait été forcé. Toutes les copines à qui ont à fait prendre des doses élevées d’hormones (R.U), parce que c’était mieux que l’aspiration, et qui sont reparties chez elles seules pour avorter avec le médicament pour expulser et la balance cancer un peu plus penchée. Toutes les copines qui ont subies ces maltraitances alors que la méthode Karman existait et se pratiquait en 10mn sans anesthésie, sans douleur et avec bienveillance.
      Je ne décolère pas, c’est tout simplement criminel.

  • Italie : une vague féministe contre un congrès mondial anti-avortement

    Du 29 au 31 mars, la ville de #Vérone, dans le nord de l’Italie accueillait le #Congrès_mondial_de_la_famille. Représentants politiques d’extrême droite et membres d’organisations ultra-conservatrices se sont retrouvés autour de leur vision de la #famille. En réponse, le mouvement #Non_Una_Di_Meno (« Pas Une De Moins ») a réuni plusieurs milliers de personnes dans les rues de la ville. Une #mobilisation d’une ampleur inédite.


    https://radioparleur.net/2019/04/04/italie-verone-feministe-avortement-2
    #IVG #droits_des_femmes #avortement #résistance #Italie #femmes #manifestation

    • On dirait que c’est plus facile de suspendre les médecins qui luttent contre la #maladie_de_lyme que les #gynéco_délinquants qui prennent les #femmes en otage via l’#IVG pour une revendication corporatiste.

      J’ai été en arrêt pendant quatre mois, de septembre à décembre 2017, bien incapable de travailler. J’ai cru que j’allais devenir folle entre mes quatre murs, et j’ai pu reprendre mon travail à mi-temps thérapeutique en janvier 2018. Les périodes de trithérapie après trois mois en continu se sont succédé par périodes de dix jours, avec vingt jours de pause entre, puis trente, quarante et cinquante jours de pause. Et maintenant, dix-huit mois après le début du traitement de ma maladie, je n’ai plus d’intraveineuses, les trithérapies sont terminées depuis peu, je n’ai plus que des cures de deux antibiotiques par voie orale. Je n’ai plus aucune douleur physique, plus aucun trou de mémoire et le seul symptôme qui me reste est une fatigue très importante. Je ne peux travailler qu’à mi-temps mais j’espère que dans quelques semaines ou mois, je passerai à soixante jours de pause entre mes cures d’antibiotiques et que je pourrai retravailler à temps plein avec un salaire complet. J’ai la chance d’être fonctionnaire titulaire, je n’ai pas perdu mon travail – dans le privé, j’aurais été licenciée depuis longtemps. J’ai aussi la chance d’avoir un mari et un fils, et tout un entourage familial ainsi que deux ou trois ami(e)s proches qui m’ont aidée et soutenue pendant ces traitements interminables. Et aussi et surtout, je gagne assez bien ma vie pour avoir les moyens de me soigner. Les lymés smicards ne peuvent pas se soigner, il faut compter au moins deux ou trois cents euros par mois non remboursés. Les pauvres peuvent crever, tout le monde s’en moque, c’est cela la médecine à deux vitesses. Heureusement pour moi que j’ai fait des études de biologie et que j’ai fait mon propre diagnostic, sinon, comme beaucoup de lymés, mon errance médicale aurait pu durer des années, avec divers diagnostics parfaitement erronés de type polyarthrites rhumatoïdes, sclérose en plaques (d’après le professeur Perronne, le quart des diagnostics de ces maladies auto-immunes sont entachés d’erreurs, il s’agit souvent de borrélioses) ou encore dépression, psychose grave. Je pense que j’ai été soignée juste à temps, à la dernière limite avant d’avoir des séquelles irréversibles ou de ne même plus être là pour en témoigner… Je reviens de loin, j’ai eu de la chance, mais tous les autres lymés qui n’ont pas été soignés et diagnostiqués à temps, ils souffrent en permanence, physiquement et psychologiquement, ils en bavent, ce n’est pas une vie, c’est de la survie. Et le pire, c’est que les rares médecins qui acceptent de nous soigner sont pourchassés par l’Ordre des médecins (rappelons quand même qu’il a été créé par Pétain), souvent suspendus plusieurs mois, soi-disant parce qu’ils prescrivent trop d’antibiotiques. Il est possible de se soigner par homéopathie et phytothérapie sur le long terme, mais c’est insuffisant : sans antibiotiques, il est impossible de neutraliser ses borrélias. Suspendre les rares médecins qui prennent le risque de nous soigner, c’est nous condamner à mort ou à des handicaps lourds. La plupart des médecins qui acceptent de nous soigner ont été malades eux-mêmes – ou l’un de leurs proches – et connaissent l’enfer de notre maladie.

  • Quand un syndicat de gynécologues menace le droit à l’IVG
    https://www.francetvinfo.fr/sante/grossesse/quand-un-syndicat-de-gynecologues-menace-le-droit-a-livg_3231505.html

    Jean Mart : « Nous voulons manipuler la menace d’une grève à l’IVG pour être entendus »
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    « Préparez-vous à ce que le syndicat vous donne l’ordre d’arrêter les IVG si la ministre de la Santé refuse de nous recevoir », a déclaré le Syndicat des gynécologues et obstétriciens français (Syngof) dans un mail envoyé à ses 1.600 adhérents le 12 mars. Pourquoi cet avertissement ? Pour des raisons purement financières. Depuis des années, le syndicat demande à ce que le fonds de garantie de la profession couvre les sinistres déclarés entre 2002 et 2012. Actuellement, ce ne serait pas le cas. Le Syngof souhaite donc être reçu par Agnès Buzyn, et a même proposé un amendement au projet de loi Santé. En attendant, le syndicat entend créer le scandale pour faire parler de lui.
    « Nous voulons manipuler la menace d’une grève à l’IVG pour être entendus »

    C’est Jean Marty, ancien président du Syngof, qui a eu l’idée de ce chantage. « Notre société a un problème avec l’IVG. […] La profession, dans son écrasante majorité, trouve normal de pratiquer des IVG, mais c’est un sujet ultra sensible, donc nous voulons manipuler la menace d’une grève à l’IVG pour être entendus » a expliqué le praticien au journal Causette.

    Ces propos ont aussitôt déclenché la colère des défenseurs des droits des femmes et de plusieurs professionnels de santé. La ministre de la Santé a « condamné » une menace « inadmissible », tandis qu le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) a « condamné fermement, au nom de la déontologie, l’expression d’une telle menace mettant en cause les droits des femmes et portant atteinte à l’indépendance des professionnels, qu’aucun conflit avec les autorités ne saurait justifier » dans un communiqué publié le 13 mars. Le Cnom juge qualifie ainsi l’arrêt des IVG « d’acte inexplicable et injustifiable, aux conséquences potentiellement dramatiques ». Osez le féminisme et France Assos Santé, entre autres, ont également réagi.

    J’espère que ce syndicat ne sera pas reçu et que leurs demandes serons rejetés. Les gynecos et obstericien·nes qui appliquent ces menaces devraient êtres radiés de l’ordre des médecins pour mise en danger de la vie des femmes. Ce syndicat devrait être dissout et ses membres enregistrés comme personnes dangereuses car utilisé le chantage sur la vie de ses patientes pour racketter les assurances pour couvrir leurs erreurs médicales ca mérite d’être surveillé de très près.
    #misogynie #IVG #chantage #racket #violence_gynecologique #sexisme #culture_du_viol (car imposer une grossesse c’est du viol) #cupidité #violence_médicale

    • Mise à jour

      L’Ordre des médecins a fermement rappelé à l’ordre le Syngof dans un communiqué dénonçant une « contravention claire aux obligations déontologiques » des gyncologues.

      https://www.causette.fr/le-mag/lire-article/article-2309/le-syngof-prend-en-otage-les-femmes-qui-ont-besoin-da-une-ivga.html

      Si « la contravention est claire aux obligations déontologiques », je ne comprend pas que l’ordre ne prenne pas des mesures plus strictes. Les gynecos et obstertricien·nes qui suivent le mot d’ordre du Syngof devraient être prevenus qu’illes serons radié·es. Il serait juste aussi d’augmenter les frais d’assurance vu le nombre d’erreurs commises par cette corportation et de réduire les indemnités en cas d’erreur médicale pour les adhérent·es de ce syndicat. Pas de seconde Tesla ni de vacances prolongées à Courchevel pour les membres du syndicat des erreurs médicales.