#j

  • Paris 2024 : la quasi-totalité des sites olympiques en Île-de-France sont trop pollués
    https://www.francetvinfo.fr/les-jeux-olympiques/paris-2024-la-quasi-totalite-des-sites-olympiques-en-ile-de-france-sont

    Presque tous les terrains de sport en #Île-de-France sont surexposés à la #pollution de l’#air. D’après un rapport de l’association Respire, rendu public à moins de deux semaines du début des Jeux olympiques de Paris, les taux de dioxyde d’azote et de particules sur les sites sportifs situés à proximité du boulevard périphérique sont trois à quatre fois supérieurs aux recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Cette pollution entraîne évidemment des risques pour la santé des sportifs, alerte l’association, qui veut profiter des #JO pour sensibiliser, car c’est aussi au moment de l’été et des fortes chaleurs que la pollution est la plus élevée.

    la sédentarité c’est la santé
    pendant ce temps, la #Ville_de_Paris humanise des boulevards en installant des accessoires voués à un libre culte du corps
    https://www.paris.fr/pages/pratiquer-un-sport-librement-2431

    #Paris #sédentarité #filtre_à_air #exercice_en_intérieur

  • L’abbé Pierre est accusé de violences sexuelles par plusieurs femmes, annoncent Emmaüs et la Fondation Abbé-Pierre
    https://www.francetvinfo.fr/societe/harcelement-sexuel/l-abbe-pierre-est-accuse-de-violences-sexuelles-par-plusieurs-femmes-an

    L’abbé Pierre est accusé de violences sexuelles par plusieurs femmes, ont annoncé mercredi 17 juillet la Fondation Abbé-Pierre, Emmaüs International et Emmaüs France. Les faits dénoncés ont été commis « entre la fin des années 1970 et 2005 », écrivent ces organisations dans un communiqué.

    Emmaüs France dit avoir mandaté un cabinet d’experts après un signalement en 2023. Dans son rapport d’enquête (PDF) publié en juillet 2024, ce cabinet mentionne au total « 7 personnes faisant état de violences subies par des femmes de la part de l’abbé Pierre ». L’une d’elles « était mineure au moment des premiers faits ». De plus, « au moins cinq personnes supplémentaires ont été identifiées comme ayant pu subir des faits de violences sans qu’il ne soit à ce stade possible de les entendre ».

    Ah mais merde.

    • avec ou sans Garaudy ?

      L’abbé Pierre, un antijudaïsme qui date.
      Dès 1993, il développait des thèses contre les Juifs et Israël. Publication inédite.
      par Annette LEVY-WILLARD, le 7 juin 1996 à 7h15

      Deux personnes au moins n’ont pas été surprises des dérives antijuives de l’abbé Pierre ­ qui se dit maintenant victime d’un « lobby sioniste international » : Michel-Antoine Burnier (écrivain et journaliste) et Cécile Romane (écrivain), qui enregistraient en 1993 les discussions entre l’abbé Pierre et Bernard Kouchner, quand ils préparaient ensemble un livre d’entretiens, Dieu et les hommes. Les déclarations de l’abbé Pierre étaient tellement gênantes qu’elles ne figureront pas dans le livre (paru chez Laffont). Burnier et Romane ont repris ces propos inédits, ainsi que l’interview parue en 1991 dans la revue catholique la Vie, où, déjà, l’abbé Pierre s’interrogeait sur le droit à l’existence d’Israël. Ils ont rassemblé dans un petit livre, le Secret de l’abbé Pierre (1), ces textes accablants qui prouvent que le soutien aux thèses négationnistes de Garaudy n’est pas un accident. Ils ont analysé le discours de l’abbé Pierre et ont apporté des réponses, des chiffres, à ceux qui pourraient se poser des questions sur le génocide des Juifs. Rencontre avec les auteurs.

      En 1993, l’abbé Pierre se lance, devant vous et Bernard Kouchner, dans une diatribe antijuive. Pourquoi décidez-vous de censurer ses propos ?

      C’était le 27 mars 1993, à Esteville, chez l’abbé Pierre. Bernard Kouchner et l’abbé étaient assis côte à côte, nous étions en face, avec chacun un magnétophone. Nous voulions aborder le chapitre de la protection des minorités. On ne parlait pas des #Juifs. Et on découvre que, pour l’abbé Pierre, le terme de « génocide », de « Shoah », s’applique non aux Juifs mais, à l’inverse, aux victimes de Josué, il y a trente siècles. Il semblait ignorer que le mot de « génocide » a justement été inventé en 1944 pour les Juifs et les Tsiganes. Or, l’abbé nous dit alors : mais non, ce sont les Juifs qui ont commis le premier génocide, avec Josué. Cet amalgame, qui faisait un raccourci de trente siècles pour condamner les Juifs d’aujourd’hui, nous semblait dangereux, mais nous n’avons pas pensé une minute qu’il allait glisser plus loin. On était très embarrassés. La pensée d’un vieux prêtre qui ratiocine dans sa chambre n’a pas d’importance. Mais si l’homme le plus populaire de France dit du mal des Juifs, c’est autoriser la France entière à penser : c’est peut-être vrai... On a décidé de ne pas publier cette discussion. Quand il a soutenu publiquement #Garaudy, on n’a donc pas été surpris. On savait qu’il n’était pas gâteux, qu’il pesait ses mots : il disait la même chose il y a trois ans.

      Vous qui le connaissez bien, vous voyez l’abbé Pierre glisser « d’un antijudaïsme religieux ranci à la promotion, même involontaire, du #négationnisme ». Comment expliquez-vous ce glissement ?

      Il parle de Dieu et de la Bible tout le temps, ne lit que des livres de religion. L’abbé est d’une grande inculture historique. En 1993, il nous a confié qu’il venait de comprendre, en lisant un livre, comment Hitler avait pris le pouvoir. Il a réellement risqué sa vie tous les jours à partir de 1942 pour sauver des Juifs, mais il n’est pas au courant des travaux historiques sur la Shoah. Il ne croit pas Kouchner, mais Garaudy qui lui explique que la Shoah est un mensonge. Que l’abbé soit, depuis cinquante ans, l’ami de Garaudy, l’homme le plus nul du marxisme français, l’homme qui a non seulement nié le Goulag mais défendu les thèses les plus imbéciles sur la science bourgeoise, dont la faiblesse de pensée saute aux yeux, cela pose problème.

      Il ne s’interroge pas sur son ami Garaudy qui prend pour avocat Jacques Vergès, défenseur de Barbie, des nazis et des satrapes rouges ou bruns du tiers monde. Il part de l’#antijudaïsme_religieux, s’entend très bien avec Garaudy sur le sujet, et du coup passe de l’antijudaïsme religieux à l’antisionisme. Dans l’interview à la Vie, l’abbé Pierre met en cause la promesse de Dieu à Moïse il y a trente siècles, puis l’autre fondement de l’Etat d’Israël : Auschwitz. Où doivent aller les Juifs chassés d’Europe centrale, qui voulaient une terre et une armée ? Kouchner, au cours de la discussion de 1993, lui dit à propos d’Israël : « Quelle était la solution ? Est-ce que les Juifs devaient revenir sur cette terre où il y avait un foyer national pour les protéger ? » L’abbé ne répond pas. Il explique au contraire que les Juifs ne doivent pas réclamer de terre, qu’ils doivent rester dispersés, que c’est leur mission. Comme s’ils avaient choisi volontairement d’être chassés d’un pays à l’autre.

      L’abbé a déclaré, à propos des 6 millions de morts : « Les Juifs ont exagéré sous le coup de l’émotion, c’est bien normal. » On lui rappelle donc que le premier à avancer le chiffre de 6 millions n’était pas précisément un Juif ému : c’était Adolf Eichmann, à Budapest en 1944.

      Pensez-vous qu’il puisse aujourd’hui changer d’avis, et se démarquer publiquement des thèses négationnistes ?

      Un des traits de caractère de l’abbé, c’est d’être têtu. C’était bien pour faire construire des logements d’urgence, parce qu’il avait raison. Mais là, il refuse d’écouter. Il a préféré passer deux jours à Padoue avec Garaudy, et après, il parle de « lobby sioniste ». Il y a trois ans, on ne voulait pas déclencher ce débat. Aujourd’hui, on n’a plus le choix. Mais nous sommes tristes. L’abbé Pierre, on ne l’a plus, c’est fini.

      (1) Le Secret de l’abbé Pierre, Ed. Mille et une nuits, 48 pages, 10 F, en vente la semaine prochaine.

      #préféré_des_français

    • à ce propos, je le savais pas, mais un premier ministre putatif a déclaré aux législatives 2024 "on a dit que j’ai été trotskiste mais j’ai plus longtemps été enfant de choeur"
      #ce_sont_ses_propres_compatriotes_qui_l'ont_mis_sur_la_croix

      edit et cela n’a rien de marrant, pour revenir à ce cureton, qu’un gars qui a aussi sauvé de juifs durant l’Occupation en soit (dans le même temps ?) arrivé là.
      sinon, il me semble qu’on l’appelait Le patriarche, ce qui évente pour partie la surprise y compris pour qui n’avait « rien vu »(!?!) de son antisémitisme, ou de l’assujettissement dans lequel les « communautés Emmaus » mettent les « compagnons ».

  • Action : retour de flamme

    A quoi servent les valeurs de la République si, à chaque événement international en France, notre gouvernement fait des compromis avec les violeurs et exploiteurs ?

    Il y a un mois, la France a offert la palme d’or du festival de Cannes à un proxénète. Aujourd’hui, elle laisse porter la flamme Olympique par un homme qui fait des cagnottes pour financer le proxénétisme et un autre condamné pour viol sur mineures. Dans ces conditions, comment ne pas douter du plan anti-prostitution annoncé pour les Jeux Olympiques ? En ce 14 et 15 juillet, il n’est qu’un énième projet jeté sur le papier, sans effet concret.

    Liberté et Démocratie ne sont définitivement PAS les valeurs que la France fait briller à l’internationale.

    lire le texte entier
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/07/17/action-retour-de-flamme

    #feminisme #prostitution #jo

  • Le requin : une évocation musicale.

    https://lhistgeobox.blogspot.com/2024/07/le-requin-une-evocation-musicale.html

    « Nous nourrissons des sentiments mitigés à l’égard des requins. La perception du grand public est marquée par la peur. A l’évocation de son nom, notre imaginaire convoque d’abord une rangée de dents affûtées, un aileron, une musique anxiogène, autant de représentations dont nous peinons à nous départir. Or, ce délit de sale gueule a été aggravé par l’évocation des squales par la culture pop, en particulier dans son versant musical. »

  • SCOTUS Says Cruelty Is a Solution to Homelessness
    https://jacobin.com/2024/07/supreme-court-grants-pass-homelessness

    La cour suprême états-unienne autorise les municipalités à sanctionner les sans-abris avec des amendes et l’emprisonnement quand ils vivent dans les rues. Au premier abord cette mesure ressemble à la politique nazie de 33/45 et l’emprisonnement des « Asoziale » dans les camps de concentration.

    Pourtant au fond il s’agit d’autre chose. La décision de la cour de justice bourgeoise met à jour le principe de la responsabilité des ouvriers libres pour leur propre survie. A la différence avec l’esclavagisme qui imposait le coût de la reproduction de la force de travaul aux propriétaires des esclaves le capitalisme réduit le coût de la main d’oeuvre en abandonnant les chômeurs à leur sort.

    Ce paradigme du capitalisme a deux avantages connus en comparaison avec la production esclavagiste : D’abord on ne paie l’ouvrier que lors ce qu’il y a du travail. Puis on réduit les exigences salariales par la menace du licenciement

    La cour suprême vient de supprimer un acquis des luttes sociales, à savoir le droit au logement ausi précaire qu’il soit, et pousse la société américaine vers l’idéal du far-ouest où tes chances de survie dépendaient de ton talent de gun slinger.

    Après on s’étonne quand des jeunes gens tirent sur les politiciens ou les juges.

    14.7.2014 by Akil Vicks - Last month, the Supreme Court overturned a ruling by the Ninth Circuit Court of Appeals and granted cities the ability to criminalize homelessness, even when shelter is unavailable. The substance of the decision, City of Grants Pass v. Johnson, concerns the appropriate application of the Eighth Amendment: whether jail time and fines for people forced to sleep outside constitute excessive bail or fines, or cruel and unusual punishment. The court’s opinion relies on a comically narrow interpretation of the Constitution, demonstrating their trademark “originalism for thee but not for me” school of jurisprudence.

    It may seem obvious that levying fees and court costs on people who are forced to sleep outside because they cannot afford housing meets the definition of an “excessive fine,” but the majority decision is too preoccupied with preserving the ability of local governments to solve their problems with cruelty — even though it’s abundantly clear that punitive approaches to homelessness only make the situation worse.

    An expected outcome of the lower-level court decisions, had they been upheld, was that cities would at least be forced to expand shelter options if they wanted to clear the streets of homeless encampments; now they face no such pressure. But that doesn’t stop local city and state governments from codifying the Eighth Amendment rights of the unhoused in their laws or aggressively pursuing a housing-first strategy. While the Supreme Court’s latest ruling is a win for cruelty, the efforts of activists, advocates, and the unhoused to address the homelessness crisis continue on.
    Cruel and Unusual

    In 2018, the Ninth Circuit Court of Appeals decided in Martin v. Boise that it was unconstitutional to punish someone for sleeping on the street when there are no available emergency shelter options. Later that year, Gloria Johnson, John Logan, and Debra Blake filed a suit against the city of Grants Pass, Oregon, that established a class of “involuntary homeless,” which prevented cities and states from creating and enforcing anticamping ordinances when the number of people experiencing homelessness was greater than the number of available shelter beds.

    The majority opinion ruling against the plaintiffs in Grants Pass v. Johnson is rooted in a conservative interpretation of the Eighth Amendment protection from cruel and unusual punishment. Functionally, the court seems most concerned with the ability of cities and towns to decide for themselves the best way to address homelessness. As Justice Neil Gorsuch, writing for the majority, said:

    An exceptionally large number of cities and States have filed briefs in this Court reporting experiences like San Francisco’s. In the judgment of many of them, the Ninth Circuit has inappropriately “limit[ed] the tools available to local governments for tackling [what is a] complex and difficult human issue.”

    These cities and states claim that their laws and ordinances against public camping and other activities are not designed to be cruel but rather to be “one important tool among others to encourage individuals experiencing homelessness to accept services and to help ensure safe and accessible sidewalks and public spaces.” This is a gentler way of saying that the trauma of encampment sweeps and crushing fines from mounting court costs may force unhoused people to accept shelter options they normally wouldn’t have.

    But many states and localities rely on a patchwork network of shelter systems of varying capacities. Because of this, people living on the street often have perfectly legitimate reasons to avoid shelters, many of which cannot accommodate their health needs, force them to manage addiction in dangerous ways, or simply won’t accept pets. And that’s not to mention when shelter buildings themselves pose serious risks to residents or when shelter staff are abusive.

    This all seems lost on Justice Gorsuch, who in his opinion palpably expressed exasperation at the idea that a proposed camping site in Chico, California, didn’t meet the standard of acceptable shelter:

    That shelter, we are told, included “protective fencing, large water totes, handwashing stations, portable toilets, [and] a large canopy for shade.” Still, a district court enjoined the city from enforcing its public-camping ordinance. Why? Because, in that court’s view, “appropriate” shelter requires “indoo[r],” not outdoor spaces.

    As it happens there was a pretty good reason why an out-of-use airport tarmac with fencing, some benches, and camping amenities did not meet the acceptable standard. In the court case Gorsuch is referencing, one of the lawyers for the plaintiff recorded ground temperatures at the site reaching 151 degrees. The judge in that case described this “shelter” as “an asphalt tarmac with no roof and no walls, no water and no electricity. It is an open space with what amounts to a large umbrella for some shade. It affords no real cover or protection to anyone.” However, in the majority’s opinion, we are worse off as a country for not allowing the local government of Chico to attempt to solve their homelessness problem with heat stroke.

    The city has since constructed a new Pallet shelter village, featuring tiny homes with air conditioning and electricity. This site is a much better option than most traditional shelters, and it was only possible because the ruling in Martin v. Boise forced cities to treat their unhoused like human beings. But even this shelter is not without its flaws, and there still aren’t nearly enough units to provide shelter for all of the unhoused in the city.

    Forcing cities like Chico to imagine better ways of serving their unhoused population was always the plan for Eric Tars, senior policy director for the National Homelessness Law Center, a legal advocacy organization that has been involved with this case from the beginning. “It would have been really fantastic if the court had left the Grants Pass v. Johnson and Martin v. Boise precedents in place,” Tars told Jacobin. He noted that while these cases had granted minimal protections, they helped “shift the conversation away from those politically expedient but unproductive approaches, and to put the focus back onto the policy solutions.”
    The States Decide

    Now that Grants Pass v. Johnson has been overturned, some cities are preparing to revisit those politically expedient solutions to homelessness, as Tars explained:

    The Law Center is coordinating with some local attorneys in Pottstown, PA, where they had an injunction against [the city] for enforcing their anticamping or trespass laws against encampments in their community, because there’s literally no emergency shelter in the entire county, but they had appealed that decision to the Third Circuit. And just yesterday they filed the letter with the Third Circuit, asking for the court to dissolve the injunction based on the Supreme Court ruling.

    Several cities in Pennsylvania are preparing to remove encampments with no real plan for what comes after; others, like Philadelphia, have put resources and efforts into providing more shelter options and stable housing opportunities, while still employing sweeps as a tactic to push unhoused people toward city services. Without the precedents set by Grants Pass v. Johnson and Martin v. Boise, there’s no guarantee future sweeps will be backed by adequate shelter or other resources.

    In 2021, Oregon passed a law that attempted to codify the Martin and Grants Pass precedents. But the law is frustratingly ambiguous in a way that satisfies no one. It mandates that local ordinances against public sleeping and camping be “objectively reasonable”; however, this standard has never been defined. Homelessness advocates are left to hope that a judge would view “objectively reasonable” as complying with the precedent set by Grants Pass. Meanwhile, in the city of Grants Pass, “objectively reasonable” means forcing unhoused residents to move from park to park every seventy-two hours or risk fines and having their belongings confiscated. Now that the Supreme Court has ruled, a bipartisan effort has emerged in the Oregon Senate to overturn the already weak state law.
    The Path Forward

    Protecting the rights of the unhoused is of course a matter of harm reduction rather than a solution to the problem of homelessness. Yet the harm reduction made possible by the Martin and Grants Pass precedents was necessary because real solutions to homelessness tend to lack the necessary political backing. It’s much easier for politicians and their real-estate-owning donors to have the police sweep the problem away, while preserving property values by limiting public and high-occupancy housing.

    This politically expedient path has been paved with dehumanizing narratives about the nature of homelessness. These stories cast homelessness as a consequence of personal failings or mental illness, or a condition that is the result of individuals refusing help because of some moral or intellectual deficit. We are told that addressing homelessness by simply putting people in homes would be a waste of taxpayer money.

    A problem for voters who believe these narratives is that criminalizing homelessness ends up costing taxpayers more than a housing-first strategy.

    “You can hide the costs in the police budget or in the jail budget, and not have to acknowledge them up front,” Tars explained. “So it makes it easier for communities to get pushed in that direction. But we know that criminalization actually costs two to three times more than it would to simply provide housing.” And recent research backs up the intuitive idea that homelessness is not driven by individual choices that can be corrected with punishment but rather by a lack of affordable housing.

    It shouldn’t have required a court case to force cities to consider more effective and cheaper tactics over cruel and punitive ones. But this political context can be changed by driving awareness to the obstacles that unhoused people face and, ultimately, building the public will to demand we address homelessness through mass provision of affordable public housing. In that respect, losing the protections afforded by Grants Pass and Martin reaffirms the truth that the best way to protect the rights of the unhoused is to make housing a human right.

    #USA #sans-abris #justice #droit #capitalisme

  • Baignades en Seine : un égoutier parisien dénonce les mensonges des organisateurs des JO

    A la veille de l’ouverture de l’Opéra des trois sauts, un professionnel de l’assainissement décrit l’état apocalyptique du réseau parisien : absence d’entretien, pannes, défauts structurels, dysfonctionnements innombrables. Un tableau qui pulvérise les mensonges extravagants complaisamment relayés depuis des années par des medias aux ordres. Vertigineux.

    « Suite à la séquence rafraîchissante de notre AOC (Amélie Oudéa-Castéra) barbotant sur les quais, la mairie de Paris se veut une fois de plus rassurante en donnant une nouvelle date de baignade. Or malgré les effets d’annonce, difficile de ne pas voir comme une redite du désastre de juillet 2023. Se pose aussi la question du fameux héritage laissé par les JO quant à la qualité de l’eau en Seine. »

    Lire la suite :
    https://blogs.mediapart.fr/damnarecloaca/blog/160724/la-baignade-en-seine-et-lheritage-laisse-par-les-jo-des-doutes-demeu

    • un état des lieux saisissant, extrait :

      On pourrait aussi être légèrement taquin et se dire que si le plan Paris Pluie avait prouvée une efficacité réelle, pourquoi les précipitations demeurent l’excuse principale de la mairie concernant la mauvaise qualité de la Seine ? Comme le soulignait un élu écologiste dans les lignes de Reporterre, au sujet du pharaonique projet du bassin Austerlitz :
      « Avec ces moyens, on aurait pu imaginer des mesures plus vertueuses, regrette Jean-Claude Oliva. Comme une politique ambitieuse d’infiltration des eaux de pluie dans les sols, en désimperméabilisant, en multipliant des toitures végétalisées... » (...)
      D’autant qu’il ne faut pas croire que le prix de ces installations est un gage de qualité. Pour rappel, les précédents ouvrages qui devaient rendre la Seine baignable une bonne fois pour toute ont rencontré quelques avaries. Le bassin de stockage Proudhon, en plus d’être visiblement construit trop haut, présente toujours des problèmes de curage et ce malgré une campagne de diagnostic : Amélioration de la chaîne de déchets du bassin Proudhon à PARIS 12ème . Coût de l’analyse : 280 000 euros, pour en venir au même constat effectué par les égoutiers. Quant au TIMA, lors de sa mise en service, l’aération avait été si bien étudiée qu’une explosion de méthane eut lieu dans un poste de commande. (...) Ouvrage dont l’ensablement a été sous estimé selon cette analyse, nécessitant de mettre l’ouvrage au chômage de longs mois pour entretien : Fonctionnement du réseau d’assainissement à l’échelle de Paris et sa petite couronne (piren-seine.fr) .
      À préciser que malgré ces précédents facheux, le service d’assainissement n’a pas juger utile de doter le bassin d’Austerlitz de dégrilleur, système permettant de récupérer les flottants de manière automatisée. Le curage et l’extraction des flottants s’effectueront donc manuellement par les puits d’accès dotés d’escalier hélicoïdaux et par un grappin, histoire de s’amuser comme à la fête foraine. On peut raisonnablement se dire que là encore, les périodes de chômage vont se révéler sous estimées.
      Comme le résume très bien cet article de l’association Coordination EAU Ile-de-France, ces travaux sont principalement motivés par la tenue des #JO :
      << Dans le plan de modernisation de l’assainissement de Paris des années 1980, qui avait fait dire à Chirac qu’il allait se baigner en Seine, et dont le dernier acte réalisé était la création du stockage Proudhon, il avait été décidé à la suite du constat que ce dernier ne fonctionnait pas, de ne plus faire de #bassin_de_stockage pour éviter les déversements d’orage. Du coup avaient été annulés les deux projets suivants : le stockage Bibliothèque qui devait être en face du stockage Proudhon, et le stockage Branly qui devait être sous le musée. C’est donc le SIAAP qui a fait le second stockage, le Tunnel Ivry Masséna Austerlitz qui est une reprise du stockage Bibliothèque, mais prolongé jusqu’à Ivry/Seine. Après l’échec du Tunnel Ivry Masséna Austerlitz, il y avait un consensus général chez les ingénieurs de l’assainissement sur le fait que ce type de bassin était très cher pour ne servir à rien. Mais tout cela a vite été oublié dans la fièvre des JOP2024 ! >>

      #Paris #Seine

    • Non, la Seine n’est toujours pas baignable (même si Anne Hidalgo y plonge)
      https://www.mediapart.fr/journal/france/170724/non-la-seine-n-est-toujours-pas-baignable-meme-si-anne-hidalgo-y-plonge

      Lorsque que l’on consulte la carte officielle des lieux de #baignade en France, aucun site de la Seine n’y figure à Paris – seuls sont répertoriés le canal Saint-Martin et le bassin de la Villette, dont l’eau vient du canal de l’Ourcq.
      Et pour cause : à l’intérieur de la capitale, le fleuve ne respecte pas les conditions pour y être répertorié. Première exigence : présenter une qualité suffisante sur quatre « saisons balnéaires », c’est-à-dire quatre ans. C’est ce que demande la directive européenne de 2006 sur les eaux de baignade.
      Deuxième condition : l’information du public sur les taux de pollution biologique mesurant les concentrations en bactéries fécales Escherichia coli et entérocoques intestinaux, désormais célèbres.

      les articles de Damnare cloaca, égoutier parisien, ne sont malheureusement ni cités ni utilisés

      #égouts #eaux_usées #eaux_de_baignade #eau #fleuve #expertise

    • « Nous avons beaucoup travaillé pour que la Seine soit propre » : Anne Hidalgo a tenu sa promesse de se baigner dans le fleuve à Paris, Sylvia Zappi [from LCR to nawak au carré]
      https://www.lemonde.fr/sport/article/2024/07/17/paris-2024-anne-hidalgo-s-est-baignee-dans-la-seine-a-quelques-jours-des-epr

      « C’est un jour joyeux. Nous l’avons fait !, s’est exclamée Anne Hidalgo devant une nuée de journalistes et de caméras. Nous avons beaucoup travaillé pour que la Seine soit propre et qu’on puisse s’y baigner. »

      Rappelant le montant des investissements consentis pour la dépollution du fleuve – 1,4 milliard d’euros –, l’élue socialiste a insisté sur l’héritage que laissera le plan Baignade, lancé avec l’aide de l’Etat. « S’il n’y avait pas eu les Jeux, qui ont été un accélérateur, on n’y serait pas parvenus. C’est un héritage majeur et un jour important pour les océans et la mer. C’est aussi une façon d’adapter la ville au changement climatique », a insisté l’ancienne candidate à l’élection présidentielle.

  • #Espagne 1963 : L’affaire Delgado-Granado
    https://www.partage-noir.fr/espagne-1963-l-affaire-delgado-granado

    Madrid, 29 juillet 1963 : à cinq heures de l’après-midi, une bombe explose dans les locaux de la DGS (Dirección General de Seguridad), le siège des services répressifs du régime, causant une vingtaine de blessés parmi les personnes présentes à la section des passe-ports . Quelques heures plus tard, une autre bombe explose, cette fois-ci au siège du syndicat « vertical » franquiste. Alors que le régime établi sur des dizaines de milliers de morts se flatte d’en avoir fini avec ses opposants (...) #Gavroche_n°132_-_Janvier-Février_2004

    / #CNT, Espagne, #Octavio_Alberola, #Francisco_Granado, #Joaquin_Delgado, #Gavroche_-_Revue_d'histoire_populaire, Archives (...)

    #Archives_Autonomies_
    https://www.partage-noir.fr/IMG/pdf/gavroche-n133.pdf

  • Jeffrey Sachs: Pope whisperer
    https://unherd.com/2024/07/jeffrey-sachs-pope-whisperer

    Earlier this year, when Pope Francis suggested that #Ukraine should have “the courage of the white flag” and negotiate with the Kremlin, the outrage that followed was swift and derisive. “Our flag is a yellow and blue one,” shot back Ukraine’s foreign minister. [...]

    Amid the indignation, however, few were willing to ask what — or who — compelled Pope Francis to weigh in on the matter. If they had, they would have stumbled across the work of an influential figure who, it’s no exaggeration to say, is at the heart of the Vatican’s foreign policy.

    #Jeffrey_Sachs, a world-renowned economist at Columbia University, has been an informal advisor to the Vatican for about a decade. Best known as the author of several books on poverty and climate change, his anti-American views, which entail blaming the US for Russia’s invasion, have seen him largely ostracised in academic and policy circles. Today, you’re more likely to catch him being interviewed by Tucker Carlson than a prestigious journal.

    [...]

    And as Vatican officials and scholars advising the Holy See have told me, these converging views [on foreign policy] are no coincidence. They point out that Sachs was credited as one of the main authors of Francis’s 2015 encyclical Laudato si on the environment, and advised the Holy See on topics such as sustainable development, the climate crisis and economic inequality — striving to provide a scientific framework to the Pope’s moral authority. For years, he has been lecturing and consulting with top Vatican officials, reportedly visiting Rome as often as twice a month. The 2020 encyclical Fratelli Tutti on fraternity and social friendship took up the themes of solidarity and the multipolar world that Sachs has devoted himself to in recent years. In 2021, he was named a member of the Pontifical Academy of Social Sciences, a prestigious academic body assisting the Church in developing its social doctrine. Pretty impressive for a non-Catholic raised in a Jewish family.

    The Pope relies on many advisers on political and economic issues, but certainly Sachs’s influence on the Pope’s inner circle has grown significantly during the last two years,” one Vatican aide told me. According to another official, Sachs’s ability to affect the debate also depends on his formidable fundraising power. Every year, he organises and chairs three major seminars in Rome on topics that Francis holds dear, and he works with donors and partners in order to cover the costs. In March, for instance, he set up a workshop named the Summit of the Future, aiming to link “fraternal economy” and “sustainable development” in a crossover that resembles a mixture of a Gospel and a UN brochure. The event was co-chaired with the Sustainable Development Solutions Network, a UN nonprofit created and still run by Sachs.

  • Paris 2024 : une cérémonie d’ouverture réduite au seul Trocadéro coûterait plus de 255 millions d’euros aux organisateurs
    https://www.lemonde.fr/sport/article/2024/07/15/paris-2024-une-ceremonie-d-ouverture-reduite-au-seul-trocadero-couterait-plu


    Répétition technique de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, le 17 juin 2024, à Paris. TERENCE BIKOUMOU POUR « LE MONDE »

    Dans une note interne révélée par « Le Canard enchaîné » et que « Le Monde » a pu consulter, le Comité de Paris 2024 a calculé l’impact financier de différents scénarios restreints envisagés pour la cérémonie du 26 juillet.
    Par Nicolas Lepeltier

    C’est un document qui ne devait pas sortir des bureaux du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop). Une note interne sobrement intitulée « Alternatives CER1 » dressant les conséquences financières « des différents scénarios alternatifs à l’organisation de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques pour Paris 2024 ».

    Dans cette note, dont l’existence a été révélée par Le Canard enchaîné le 10 juillet et que Le Monde a pu consulter, la piste d’une cérémonie sur un autre site que la Seine et ses quais, dans l’hypothèse d’une menace terroriste avérée, semble écartée. « Au-delà des enjeux réputationnels pour la France, les impacts opérationnels et financiers seraient considérables voire irréalistes », écrit la direction de Paris 2024, qui estime la facture globale d’un tel déménagement à près de 300 millions d’euros.
    Exit donc le Stade de France. La possibilité d’un « plan C » avait été publiquement évoquée par le président de la République en décembre 2023 – soit avant l’existence de la note, rédigée début février, « à quelque cent soixante-dix jours de la cérémonie » –, puis réaffirmé en avril. Le début du tournoi olympique de rugby à VII dans l’enceinte dyonisienne dès le 24 juillet rend toutefois caduque cette possibilité de repli, objectaient à chaque fois les organisateurs. « En cas d’absolue nécessité », ils recommandent, dans leur document interne, d’organiser la cérémonie au village des athlètes, « dans une version dégradée à l’extrême ».

    Rembourser 104 000 billets

    En décembre, Emmanuel Macron avait également confirmé l’existence d’un « plan B ». Ce sont les conséquences financières d’une « cérémonie “ajustée” sur la Seine et le Trocadéro » que les dirigeants du Cojop ont expertisées en détail dans leur note, selon quatre variables présentées de manière graduelle. La première (réduction ou suppression du public quais hauts) aurait un impact financier « négligeable ». Mais le dernier scénario, qui ne conserverait qu’une cérémonie réduite, sans spectateur, face à la tour Eiffel et au pont d’Iéna – au seul point d’arrivée du défilé nautique tel que prévu à l’origine – coûterait plus de 255 millions d’euros aux organisateurs.

    Paris 2024 serait, en effet, contraint de rembourser les 104 000 billets des quais bas (de 90 euros à 2 700 euros), de dédommager leur partenaire d’hospitalités On Location pour le manque à gagner ainsi que les nombreux prestataires (restauration, sécurité, barriérage…). Sans parler de Louis Vuitton-Moët Hennessy, qui ne verrait certainement pas d’un bon œil l’annulation d’une cérémonie pour laquelle le groupe de luxe a énormément investi. Et ce n’est pas tout. « En cas de délocalisation de tout ou partie de la cérémonie au Trocadéro, l’impact lié aux télédiffuseurs pourrait se chiffrer en dizaines (voire centaines) de millions d’euros », ajoutent les auteurs de la note.

    Le chiffre de 255 millions d’euros représente « l’hypothèse la plus maximaliste d’une série de scénarios théoriques qui n’ont pas fait l’objet d’une analyse approfondie », se défend #Paris 2024, lundi 15 juillet. « Il ne représente à ce titre ni un scénario central, ni une estimation fiable et rigoureuse. »
    Les conséquences financières d’une activation du « plan B » pourraient être deux à trois fois plus importantes que le coût lui-même du « plan A ». La facture de la parade nautique entre les ponts d’Austerlitz et d’Iéna est estimée entre 120 millions et 130 millions d’euros, soit trois fois le prix des cérémonies d’ouverture et de clôture de Londres 2012 – 40 millions de dollars au total (36,65 millions d’euros), selon les économistes Robert Baade et Victor Matheson dans une tribune au Monde.

    #JO

    • « Les JO sont devenus financièrement inabordables et économiquement intenables », Robert Baade, Victor Matheson (économistes)
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/07/12/les-jo-sont-devenus-financierement-inabordables-et-economiquement-intenables

      Après des débuts plutôt modestes en 1896, les JO [Jeux olympiques] modernes ont pris rapidement de l’importance au-delà d’une simple compétition sportive, engendrant des coûts de plus en plus élevés pour les villes hôtes. Avec une facture de plus de 541 millions de dollars (en équivalent dollars de 2021), les JO de 1936 à Berlin, clairement conçus pour illustrer la puissance de l’Allemagne nazie, ont coûté dix fois plus cher que tous les JO précédents.
      Ils n’ont été que les premiers d’une longue série. Par exemple, Montréal 1976 a établi un nouveau record, à près de 7 milliards [tous les chiffres sont en dollars]. Certes, Los Angeles 1984 et Barcelone 1992 ont connu un relatif succès financier, mais les cinq derniers JO d’été et d’hiver ont tous dépassé la barre des 10 milliards, Pékin 2008 allant au-delà de 45 milliards et Sotchi 2014 de 50 milliards. Rio 2016, dont le budget initial était de 3 milliards, en a coûté environ 13. La Chine s’est vantée que les Jeux d’hiver de 2022, à Pékin, n’avaient coûté que 3,9 milliards de dollars. Mais une enquête de Business Insider suggère que les coûts réels étaient près de dix fois supérieurs, une fois inclus l’ensemble des coûts liés aux installations et infrastructures. Entre 1960 et 2016, les JO ont connu en moyenne 156 % de dépassements de budgets.

      Les recettes se révèlent généralement très inférieures : moins de 9 milliards pour Rio 2016, dont une grande partie est revenue au Comité international olympique (CIO). Cela signifie que les retombées positives nettes pour les villes hôtes doivent soit découler d’un renforcement de l’activité économique pendant les JO mêmes, ce que ne peuvent étayer des analyses économiques objectives, soit résulter d’un effet indirect. Malheureusement, ces avantages à long terme sont aussi difficiles à vérifier. Les rares études montrent que, par comparaison avec des pays similaires n’ayant pas accueilli l’événement, les bénéfices économiques liés à l’organisation des JO sont inexistants pour un pays hôte.

      Les coûteuses exigences du CIO

      La progression fulgurante des coûts est due à de nombreux facteurs. Tout d’abord, l’ampleur de l’événement s’est accrue au fil du temps. Au cours des cinquante dernières années, le nombre d’équipes, d’événements et d’athlètes a pratiquement doublé. De nombreux sports nécessitent des infrastructures spécialisées qu’il faut construire, et qui n’ont souvent que peu d’utilité après les JO, ce qui débouche sur un héritage d’« éléphants blancs » onéreux, ou à l’abandon de sites laissés en ruine.

      Le #CIO lui-même est responsable d’une partie de la progression des coûts. Après le succès économique de Los Angeles 1984, le nombre de soumissionnaires a considérablement augmenté lors de chaque appel à candidature. Pour l’emporter, il fallait accueillir les JO d’une manière plus impressionnante, plus opulente et plus mémorable que les autres candidats. Mais si les JO de Los Angeles ont connu un tel succès financier, c’est parce qu’après la catastrophe terroriste de Munich, en 1972, et le désastre économique de Montréal, en 1976, seule Los Angeles était, au moment de l’attribution des JO, prête à se porter candidate. La ville pouvait ainsi dicter les conditions de l’événement au CIO plutôt que l’inverse, et a choisi de réutiliser les installations existantes datant des JO de 1932, plutôt que de construire les nouveaux stades rutilants que le CIO aurait préférés.
      Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « Les Fantômes de Munich » : l’attentat des JO de 1972 encore nimbé d’un épais mystère

      La sécurité est un autre coût important. Les JO ont été touchés par deux attentats (Munich en 1972 et Atlanta en 1996) qui montrent à quel point ils sont une cible privilégiée pour les groupes terroristes. A eux seuls, les coûts de sécurité des JO d’été dépassent en général, désormais, la barre de 1,5 milliard de dollars.
      La corruption, l’absence d’appels d’offres concurrentiels, la poursuite de priorités politiques et le rôle croissant de la télévision ont aussi joué dans la flambée des coûts. Les cérémonies d’ouverture et de clôture de Tokyo 2020 ont coûté 159,7 millions de dollars, contre 40 millions pour Londres 2012 et 20 millions pour Rio 2016.

      Enfin, les villes hôtes profitent souvent de l’approche des JO pour proposer une liste de projets d’infrastructures générales qui, autrement, ne pourraient pas bénéficier d’un vaste soutien. La question de savoir dans quelle mesure ces dépenses doivent être prises en compte dans le coût d’accueil des JO fait débat. D’abord, elles ont plus de chances d’être rentables à long terme que les infrastructures sportives spécialisées.
      Mais même pour ces installations générales, les investissements de fonds publics peuvent s’avérer peu judicieux, comme dans le cas d’infrastructures touristiques calibrées pour les JO, mais bien trop grandes une fois l’événement terminé. En somme, les Jeux sont devenus financièrement inabordables et économiquement intenables.

      Moins de candidatures

      C’est pourquoi de moins en moins de villes se portent candidates. Lors des sélections pour l’accueil des JO d’hiver de 2022, pas moins de cinq villes hôtes potentielles, toutes situées dans des démocraties occidentales, se sont retirées du processus, ne laissant en lice que Pékin, en Chine, et Almaty, au Kazakhstan. De même, Boston, Budapest, Hambourg et Rome ont toutes annulé leur candidature pour les JO d’été de 2024, ne laissant que Paris et Los Angeles dans la course. Confronté à l’éventualité de ne voir aucune ville adéquate se présenter pour 2028, le CIO a pris la décision sans précédent d’attribuer en même temps les Jeux de 2024 à Paris et ceux de 2028 à Los Angeles, sans organiser de nouvel appel d’offres !

      La constance de ces rendements économiques négatifs devrait conduire à réformer la manière dont les JO sont organisés, préparés et accueillis.

      Le CIO a indiqué qu’il évaluerait désormais les candidatures selon la pérennité économique et environnementale du projet présenté. Il a également signalé qu’il courtisera activement les villes qu’il estime capables d’accueillir les JO avec succès, au lieu de laisser candidater celles qui nécessitent une refonte complète pour accueillir un tel événement. Ce processus de sélection modifié a abouti en 2021 au choix de Brisbane pour 2032, onze ans avant l’événement. La ville australienne a été choisie sans appel d’offres formel, mais plutôt via un dialogue ouvert sollicité par le CIO.

      Reste à savoir si ces changements permettront de réduire de façon permanente le fardeau économique qui pèse sur les villes organisatrices.
      Robert Baade est professeur émérite d’économie au Lake Forest College, à Chicago (Illinois) ; Victor Matheson est professeur d’économie au College of the Holy Cross à Worcester (Massachusetts). Réunis par la Revue économique et financière dans un dossier spécial « Finance et sport » (no 154), dont Le Monde publie les synthèses de plusieurs articles, ils dressent un bilan sévère des éditions précédentes des JO.

  • Hymnes à Mussolini et « Sieg Heil » : à l’intérieur du mouvement de jeunesse du parti de #Giorgia_Meloni

    Une journaliste du site italien Fanpage s’est infiltrée au sein du mouvement de jeunesse de la première ministre Giorgia Meloni. Son enquête #vidéo montre le vrai visage de ces jeunes : derrière une façade respectable, la #Gioventù_nazionale célèbre le fascisme.

    Dans leurs chants, les militantes et militants se présentent comme « la migliore gioventù » (« la meilleure des jeunesses »). En public, Giorgia Meloni les qualifie de « ragazzi stupendi » (« jeunes magnifiques »). Fratelli d’Italia (Frères d’Italie) les définit tout simplement comme « l’âme et le moteur » nécessaires à la victoire du parti de la première ministre italienne. Cependant, derrière une façade respectable, la Gioventù nazionale (« Jeunesse nationale »), l’aile jeunesse de Fratelli d’Italia, célèbre le fascisme et scande « Duce » (Benito Mussolini, fondateur du fascisme) et « Sieg Heil », tout en regrettant l’époque du terrorisme néofasciste des années 1970.

    C’est ce que révèle une enquête vidéo réalisée par le site italien Fanpage, que Mediapart diffuse. On y voit de jeunes militants appartenant à Fratelli d’Italia, qui participent à des concerts d’extrême droite en effectuant le salut fasciste, ou en chantant des slogans fascistes comme « Boia chi molla » (« ceux qui abandonnent sont des traîtres »). Entre eux, ils se désignent comme des « légionnaires ». Ces actions, menées au vu et au su des chefs du mouvement, sont non seulement tolérées mais parfois même encouragées.

    Créée en 2014, la Gioventù nazionale compte aujourd’hui des milliers de membres et prétend être le mouvement de jeunesse le plus important parmi les partis italiens. Sur la scène d’#Atreju, le festival annuel organisé par Fratelli d’Italia, la première ministre Giorgia Meloni a remercié les jeunes militants de son parti : « C’est ce que tant de gens nous envient, que nous ayons des jeunes qui croient encore à la politique et au militantisme ! C’est rare ; c’est inestimable. »

    L’enquête de Fanpage révèle comment #Flaminia_Pace, la jeune leader émergente du mouvement de jeunesse, qui dans le passé a publiquement défendu le parti contre les accusations de fascisme, affirme en privé son souhait de voter « trois fois pour le Duce » aux élections européennes et insulte les minorités. La journaliste infiltrée de Backstair, l’unité d’investigation de Fanpage, rapporte que Pace a également révélé auprès de militants des liens familiaux avec des personnalités historiques du terrorisme néofasciste des années 1970, responsable de nombreux morts, notamment dans l’attentat de Bologne en 1980 (85 morts et plus de 200 blessés).

    La formation des militants est imprégnée d’idéologies extrémistes. Les adolescents et les jeunes étudiants universitaires qui rejoignent le mouvement sont plongés dans un environnement où il est accepté d’insulter les professeurs queers et de tenir des propos racistes.

    Comme le montre l’enquête vidéo, l’un des moments les plus significatifs pour les militants est le rite consistant à scander « présent » en commémoration de leurs camarades d’extrême droite tombés au combat. Lors de ces cérémonies, les jeunes militants font preuve de discipline militaire, et les responsables veillent attentivement à ce que des comportements compromettants, comme le salut romain, ne soient pas filmés.

    Les partis d’opposition dénoncent le « silence incompréhensible » de Giorgia Meloni

    Les caméras de Fanpage ont vu l’eurodéputé #Nicola_Procaccini, coprésident du groupe de l’#ECR, celui des conservateurs radicaux dans la précédente législature, les députés #Marco_Perissa et #Paolo_Trancassini effectuer des gestes typiquement fascistes, comme le fait de se saluer en se tenant les avant-bras. L’enquête révèle également la participation des jeunes militants à des événements secrets, comme des concerts de musique d’extrême droite au siège même de Fratelli d’Italia où, loin de la presse, les jeunes militants de Giorgia Meloni se déchaînent, se livrant à des saluts romains et à des chants fascistes.

    L’enquête a provoqué des réactions. Les partis italiens d’opposition, le Parti démocrate (PD), le Mouvement cinq étoiles (M5S) et l’Alliance des Verts et de la gauche, ont réclamé une enquête et dénoncé le « silence incompréhensible » de Giorgia Meloni. La présidente du groupe SD (Socialistes et démocrates), Iratxe García Pérez, a jugé sur le réseau social X qu’« il n’y a pas de normalisation possible de l’extrême droite en Europe ». « Ces images choc nous rappellent le passé impardonnable de ceux qui vantent encore le fascisme, le racisme, l’intolérance », a-t-elle ajouté. « J’étais trop près de quelqu’un. L’un de nous s’est saisi de mon biceps, il s’est saisi de mon coude », s’est défendu Procaccini.

    Nous avons interrogé la journaliste qui s’est infiltrée, Selena Frasson.

    Mediapart : Qu’est-ce qui vous a décidée à entreprendre cette enquête ?

    Selena Frasson : La Gioventù nazionale est le mouvement de jeunesse le plus important d’Italie et elle jouit d’une excellente représentation dans la presse. Il suffit de penser qu’en janvier dernier, l’un des principaux journaux télévisés nationaux de la télévision publique a consacré un reportage entier à l’une des manifestations organisées par le mouvement au cimetière de Verano, à Rome, la qualifiant d’apolitique alors qu’en réalité, seuls des membres de Gioventù nazionale l’avaient organisée et y avaient participé. Malgré ce récit, les liens entre certains représentants du mouvement et des mouvements d’extrême droite, comme Casaggì, à Florence, sont connus.

    À partir de ces éléments, Backstair, l’unité d’investigation de Fanpage pour laquelle je travaille et qui est spécialisée dans les enquêtes sous couverture, a voulu comprendre les connexions du mouvement à Rome, dans la capitale, où les relations avec les institutions et le parti sont plus solides. Dès le premier instant, il est apparu clairement que les mêmes militants qui montrent le visage le plus modéré devant les caméras ressentent un lien profond avec la sous-culture d’extrême droite, celle qu’ils ne peuvent pas rappeler en public mais dont ils ne cessent de se vanter en privé, au sein des sections et lors de rassemblements.

    Combien de temps avez-vous mis pour réaliser l’enquête ?

    Plusieurs mois. Dans ce type de travail, il n’y a pas que la phase opérationnelle qui demande du temps. Il y a d’abord une longue phase de planification et d’étude. Le point crucial du journalisme d’infiltration est la construction d’un profil fiable concernant l’environnement dans lequel on décide d’entrer ; nous devons acquérir la confiance des personnes avec lesquelles nous entrons en contact, et ce n’est qu’après avoir surmonté cet obstacle que nous commençons à découvrir quelque chose qui pourrait être très pertinent pour l’opinion publique, ce qui est toujours notre objectif.

    N’était-ce pas psychologiquement exigeant de mener une telle enquête ?

    Lorsque vous travaillez sous couverture, vous devez faire attention à tout ce qui vous entoure : vous devez observer ce qui se passe et être prêt à l’intercepter sans attirer l’attention pour ne pas éveiller les soupçons et protéger votre identité secrète.

    J’ai vécu les moments les plus difficiles au camp communautaire, par exemple, parce que l’endroit était très isolé, que le téléphone ne fonctionnait pas et que je ne pouvais pas entrer en contact avec mon équipe ; dans ces cas-là, la seule façon de se protéger et de protéger son travail est de rester extrêmement lucide. Ce type de travail implique différents niveaux d’implication émotionnelle et psychologique, et il devient compliqué de ne pas se laisser absorber ; il faut aussi savoir trouver des espaces pour reprendre contact avec sa réalité, et dans cette perspective, le travail d’équipe est essentiel.

    Quelles réactions avez-vous eues après la diffusion de votre enquête ? Craignez-vous des pressions ou des intimidations ?

    Nous ne nous attendions pas au silence et à l’absence totale de réponses de la part des institutions, à commencer par la première ministre, Giorgia Meloni, cheffe du parti qui a célébré avec enthousiasme son mouvement de jeunesse. En effet, vous ne pouvez ignorer aucun signal lorsque vous décidez de vous engager dans un travail comme celui-ci.

    Vous savez que vous prenez des risques, mais Backstair, en tant qu’unité d’investigation, et Fanpage, en tant que journal, mènent des enquêtes sous couverture depuis plusieurs années, et nous savons tous comment nous préparer à n’importe quel scénario. Je suis journaliste, et tout journaliste a le devoir de documenter les choses et de raconter ce qu’il voit. Même si ce que vous montrez met mal à l’aise le pouvoir en place, je n’ai fait que mon travail.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/270624/hymnes-mussolini-et-sieg-heil-l-interieur-du-mouvement-de-jeunesse-du-part

    #Fratelli_d'Italia #fascisme #néo-fascisme #Italie #jeunesse #TAR #Nazione_futura #Ferrante_de_Benedictis #Giovanni_Donzelli #Andrea_Piepoli #Piermarco_Silvestroni #Marco_Silvestroni #Casa_Italia #Arianna_Meloni #Colle_Oppio #Fabio_Rampelli #Patrizio_Silvestroni #musique #Aurora #Azione_giovani #Fabio_Roscani #Marco_Perissa #Paolo_Trancassini #Cabiria #extrême_droite

  • Laurence Tubiana
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Laurence_Tubiana

    Laurence Tubiana a toujours revendiqué être de gauche ; militante à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) dans sa jeunesse, c’est une proche de Lionel Jospin.

    Lors de l’élection présidentielle de 2012, elle signe [avec Philippe Aghion et alii] l’appel des économistes en soutien au candidat François Hollande en raison de « la pertinence des options [proposées], en particulier pour ce qui concerne la reprise de la croissance et de l’emploi ».

    Le 15 juillet 2024, quelques jours après les élections législatives anticipées, elle est proposée par le Parti socialiste, Les Écologistes et le Parti communiste français, à la France insoumise pour devenir Première ministre.

    #PS #NFP

    • « Le Nouveau Front populaire doit sans tarder tendre la main aux autres acteurs du front républicain pour discuter d’un programme d’urgence républicaine » (11/7/24)
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/07/11/le-nouveau-front-populaire-doit-sans-tarder-tendre-la-main-aux-autres-acteur

      Dimanche 7 juillet, au second tour des élections législatives, les Françaises et les Français se sont très majoritairement opposés au Rassemblement national en jouant pleinement le jeu du front républicain initié par le Nouveau Front populaire (NFP). Nous sommes très reconnaissants au NFP d’avoir proposé un tel front, malgré les profondes divergences qui l’ont opposé à l’ex-majorité présidentielle. Les résultats obtenus par l’extrême droite dans un nombre important de territoires montrent cependant que la colère et le désespoir – au sens littéral du terme – de millions de nos concitoyens et concitoyennes restent profonds.

      La voie raciste et xénophobe choisie pour l’exprimer est une impasse qui conduirait le pays au désastre économique, social, écologique et démocratique. Il faut donc réussir à mettre en œuvre ici et maintenant une alternative qui permette d’éviter que la prochaine vague d’extrême droite ne soit encore plus haute et ne parvienne à nous submerger.
      Le 7 juillet, les Françaises et les Français ont fait des députées et députés du NFP la première force à l’Assemblée nationale. Ils et elles n’ont pas donné cependant de majorité absolue au NFP et donc de mandat pour appliquer la totalité de son programme, comme cela avait pu être le cas en d’autres temps. Dans un tel contexte, il n’est pas envisageable de commettre l’erreur justement reprochée à Jacques Chirac en 2002 et à Emmanuel Macron en 2017 et 2022, qui, aussitôt élus, avaient oublié les voix de gauche ayant permis leur élection.
      Réorientation des politiques publiques
      La position de principale force du NFP au sein de l’Assemblée nationale lui donne une responsabilité particulière pour proposer au pays les moyens de sortir de l’impasse où il se trouve du fait de l’absence de majorité claire au Parlement. Il nous semble impossible en effet que la France puisse rester durablement sans véritable gouvernement légitimé par l’Assemblée pour préparer le budget du pays pour 2025 et entamer la profonde réorientation des politiques publiques, indispensable pour ramener la concorde et faire (enfin) reculer l’extrême droite.

      C’est pourquoi, le NFP doit sans tarder tendre la main aux autres acteurs du front républicain pour discuter d’un programme d’urgence républicaine et d’un gouvernement correspondant. Ce sera également le moyen de mettre au pied du mur l’ex-majorité présidentielle, en l’obligeant à se positionner vis-à-vis des nostalgiques qui, en son sein et à droite, rêvent encore de poursuivre et d’accentuer la politique qui a conduit le pays au bord du gouffre.

      Le point de départ d’une telle négociation sera bien sûr, du côté du NFP, son programme, mais chacun et chacune d’entre nous sait, et admet par avance, que ce ne sera pas le point d’arrivée dans tous les domaines. Et très peu nombreux seront celles et ceux qui, dans le pays, tiendront rigueur au NFP d’avoir dévié de ce programme sur tel ou tel sujet si cela permet que la France soit gouvernée de manière stable et apaisée.

      Réduire les injustices

      Nous avons la conviction que si la volonté politique est suffisante, il est possible de trouver un accord pour un tel gouvernement d’urgence républicaine. Et de montrer aux Françaises et aux Français que le message a été entendu. Que la volonté est là de mettre un terme à la dégradation des services publics, notamment d’éducation et de santé, d’améliorer le pouvoir d’achat des plus faibles, de rééquilibrer les territoires, de lutter enfin contre toutes les formes de racisme et de discrimination, d’accélérer une mutation écologique juste et solidaire et de réduire les injustices sociales et fiscales.
      Le tout en commençant à refondre nos institutions pour renforcer la démocratie et à rétablir dans le champ médiatique les conditions d’un débat public serein et de qualité.

      Nous savons que la société civile (associations, syndicats, think tanks, etc.) est prête à aider le NFP à dégager un tel programme d’urgence capable de rassembler une grande partie du pays. Et si d’aventure certains ou certaines préféraient privilégier leurs intérêts de boutique de court terme plutôt que les intérêts supérieurs du pays, cette société civile saurait aussi se mobiliser pour les ramener à la raison, comme elle l’a fait entre les deux tours des élections législatives vis-à-vis de celles et ceux qui étaient réticents à la mise en œuvre du front républicain.
      L’avenir du pays est entre les mains du NFP. Nous comptons sur lui pour se porter à la hauteur des responsabilités que les Français et les Françaises lui ont confiées.

      Premiers signataires : Loïc Blondiaux, politiste ; José Bové, ancien député européen ; Fatma Bouvet de la Maisonneuve, psychiatre et écrivaine ; Patrick Braouezec, ancien parlementaire ; Thierry Cadart, questeur du Conseil économique, social et environnemental ; Quitterie de Villepin, innovatrice démocratique ; Cyril Dion, auteur et réalisateur, Hakim El Karoui, essayiste ; Aurélie Filippetti, ancienne ministre ; Noël Mamère, ancien député ; Ariane Mnouchkine, directrice de théâtre ; Christophe Prochasson, historien ; Frédéric Sawicki, politiste ; Benjamin Stora, historien ; Marisol Touraine, ancienne ministre ; Laurence Tubiana, professeure à l’Ecole normale supérieure.

      (parmi les signataires, la rentière la mieux dotée d’un gouvernement Hollande saura "réduire les injustices").

  • Julie Timmerman, double scène | Chantiers de culture
    https://chantiersdeculture.com/2024/07/14/julie-timmerman-double-scene-2

    Julie Timmerman, double scène

    Outre sa présence à la Reine blanche d’Avignon (84) avec L’affaire Rosalind, jusqu’au 21/07 Julie Timmerman propose Zoé et Un démocrate à la Factory. Une double scène, l’une parlant de psychose maniaco-dépressive, l’autre traitant propagande et manipulation… Sans oublier lectures et débats, de la Chapelle du Verbe incarné à celle des Italiens en passant par le Cloître Saint-Louis.


    https://cfeditions.com/zoe

    Julie Timmerman (Cie Idiomécanic Théâtre) a écrit et mis en scène Zoé, une œuvre, de son propre aveu, dictée par son histoire personnelle. Le sujet en est grave. Il s’agit de l’émancipation progressive d’une fillette, devenant femme et mère sous nos yeux, au sein d’une famille dont le père, aimé, aimant, est atteint de variations pathologiques de l’humeur. On le dirait aujourd’hui bipolaire. Il y a peu encore, on parlait de psychose maniaco-dépressive. Sublimant ses souvenirs, après s’être fortement documentée sur l’affection chronique en question, Julie Timmerman a su, avec une rare élégance, théâtraliser une délivrance chèrement conquise. La partition verbale est vive, inventive, riche d’une sorte de folklore familial plausible, dans un climat électrique où se mêlent le goût partagé de la poésie et les paroxysmes de crise, du dynamisme déchaîné à l’abattement. Les beaux coups de théâtre abondent entre les bouffées d’un délire incoercible et le lavage musical à grande eau de Wagner, quand Zoé-Siegfried brandit l’épée pour symboliquement tuer un père accablé. Julie Timmerman révèle ainsi, avec une grâce nerveuse, un talent d’écriture parfaitement joint à celui de mettre en scène. Jean-Pierre Léonardini

    Zoé, Julie Timmerman : jusqu’au 21/07, 11h. Théâtre de l’Oulle, 19 Place Crillon, 84000 Avignon (Tél. : 09.74.74.64.90).


    https://cfeditions.com/un-democrate

    C’est une histoire authentique que nous conte Julie Timmerman avec Un démocrate au théâtre de l’Oulle. Celle de l’américain Edward Bernays, le neveu de Freud, qui inventa au siècle dernier propagande et manipulation… S’inspirant des découvertes de son oncle sur l’inconscient, il vend indifféremment savons, cigarettes, Présidents et coups d’État. Goebbels lui-même s’inspire de ses méthodes pour la propagande nazie. Pourtant, Edward l’affirme, il est un parfait démocrate dans cette Amérique des années 20 où tout est permis ! Seuls comptent la réussite, l’argent et le profit. Quelles que soient les méthodes pour y parvenir… Entre cynisme et mensonge, arnaque et vulgarité, une convaincante illustration du monde contemporain : de la Tobacco Company à Colin Powell et les armes de destruction massive de l’Irak. Du théâtre documentaire de belle composition quand l’humour le dispute à l’effroi, tout à la fois déroutant et passionnant. Yonnel Liégeois

    Un démocrate, Julie Timmerman : jusqu’au 21/07, 19h10. Théâtre de l’Oulle, 19 Place Crillon, 84000 Avignon (Tél. : 09.74.74.64.90).

    #Julie_Timmerman #Avignon

  • Urteil über gelöschte Beiträge zur Corona-Impfung : Richter sieht Meinungsfreiheit in Gefahr
    https://www.berliner-zeitung.de/open-source/urteil-ueber-geloeschte-beitraege-zur-corona-impfung-richter-sieht-

    Est-ce que l’Allemagne est un état de droit ? En principe oui mais il ne faut pas critiquer la politique covid des gouvernements ou poser des qustions trop critiques sur les relations entre oligarques capitalistes, la WHO et l’industrie pharmaceutique. C’est le tribunal de deuxième instance à Berlin qui le dit.

    Pour les juges la WHO détient la vérité sur le covid et sait ce qu’il faut faire contre l’épidémie. Toute idée dissédente peut être censurée par Linkedin. Basta.

    15.7.2024 von Manfred Kölsch - Das Landgericht Berlin II bestätigt die Löschung der Beiträge auf der Plattform LinkedIn. Unser Autor warnt vor betreutem Denken und der WHO als „Wahrheitsinstanz“.

    Das Landgericht Berlin II hatte in einem Fall darüber zu entscheiden, ob das LinkedIn-Profil des Klägers gesperrt und drei Einträge aus dem Jahr 2022 gelöscht werden durften. Es geht um einen Beitrag von Dr. Alexander Zinn in der Berliner Zeitung: „Zwischenruf eines Geimpften: Warum ich Verständnis für die Impfskeptiker habe“ und zwei offene Briefe zu Nebenwirkungen der Covid-Impfungen und der Verfassungswidrigkeit der Impfpflicht. Der eine Brief stammte von einer Gruppe von Wissenschaftlern und der andere vom Netzwerk Kritischer Richter und Staatsanwälte.

    Bei LinkedIn handelt es sich nach dem Urteil vom 2. Juli 2024 (Aktz.: 27 O 270/22) um eines der größten sozialen Netzwerke weltweit mit über 774 Millionen Mitgliedern in 200 Ländern, davon in Deutschland 16 Millionen. Auf das Geschäftsgebaren dieser Plattform ist der sogenannte Digital Services Act (DSA), eine europäische Verordnung, anwendbar.

    Aus hier nicht weiter interessierenden formalen Gründen wurde die Sperrung des LinkedIn-Profils des Klägers aufgehoben. Die drei genannten Beiträge unterlägen jedoch der Löschung, entschied das Landgericht, weil sie nach seiner Ansicht im Sinne des Digital Services Act „irreführende“ (S. 13) und „falsche“ (S. 14) Informationen enthielten.

    In Artikel 34 der Verordnung wird den Plattformen aufgegeben, bei Eintragungen sorgfältig zu ermitteln, zu analysieren und zu bewerten, ob sich daraus „systemische Risiken in der Union“ entwickeln können. Bei dieser aufgegebenen Bewertung haben sie zu beachten, dass diese systemischen Risiken nicht nur durch rechtswidrige Einträge verursacht werden können, sondern auch durch „anderweitig schädliche Informationen und Tätigkeiten“ oder durch „irreführende und täuschende Inhalte, einschließlich Desinformationen“.

    Die Plattformen müssen, „voraussichtlich kritische“, „voraussehbar nachteilige“ oder „absehbar nachteilige Auswirkungen“ auf die „gesellschaftliche Debatte“, auf „Wahlprozesse“, „die öffentliche Sicherheit“ oder den „Schutz der öffentlichen Gesundheit“ beachten.

    Hier wird offensichtlich, dass die Überwachungspflichten der Plattformen präventiv angelegt sind. Daraus ergeben sich besonders gravierende Eingriffe in die Informations- und Meinungsfreiheit, weil dadurch indirekt jede öffentliche Debatte über den Inhalt von Informationen schon vor deren Verbreitung erschwert oder gar verhindert wird.

    Das Landgericht setzt sich – obwohl sich eine solche Erörterung geradezu aufdrängt – in seinem Urteil mit keinem Wort damit auseinander, ob die genannten, hier entscheidungserheblichen Klauseln des Digital Services Act, eventuell gegen verschiedene Artikel zur Meinungs- und Informationsfreiheit verstoßen. Dazu gehören: Artikel 11 der EU-Grundrechtecharta, Artikel 10 der Europäischen Menschenrechtskonvention oder Artikel 5 des Grundgesetzes.

    Darüber hinaus gibt es beim Digital Service Act ein weiteres grundsätzliches Problem, mit dem sich das Gericht aber ebenso wenig auseinandersetzt: Die Verordnung bleibt vage und systematisch unscharf, wenn es darum geht zu definieren, was genau zu den gesetzeswidrigen und damit zu löschenden Äußerungen gehört. Damit verstößt die Verordnung gegen das sogenannte Bestimmtheitsgebot, das besagt, dass für den Bürger voraussehbar und berechenbar sein muss, was strafbar ist und was nicht. Das Landgericht übergeht, dass die von den Plattformen zu beachtenden gesetzlichen Vorgaben nicht verfassungskonform sind, eben weil sie nach Zweck und Ausmaß nicht hinreichend bestimmt sind.

    Einerseits ist es Konsens, dass die von den Plattformen zu ca. 90 Prozent angewandten automatischen Inhaltserkennungstechnologien nicht in der Lage sind, im individuellen Fall zutreffende Werturteile über „falsch“ und „irreführend“ zu treffen. Andererseits ist aus Sicht der Plattformen – sei es auch auf Kosten der Meinungsfreiheit des Bürgers – zwingend, eine Lösung zu finden, will man sich nicht Sanktionen von bis zu „6 Prozent des weltweiten Jahresumsatzes des betreffenden Anbieters … im vorangegangenen Geschäftsjahr“ aussetzen (§ 52 Abs. 3 DSA).

    Dem Urteil ist zu entnehmen, dass nach den Community-Richtlinien genannten Allgemeinen Geschäftsbedingungen von LinkedIn sich das Erkennen von „falsch“ und die Entlarvung als „irreführend“ nach den „Leitlinien führender Gesundheitsorganisationen und Gesundheitsbehörden“ richtet. Das Landgericht Berlin II hält diese Vorgehensweise der Plattform aus Zweckmäßigkeitsgründen für zulässig. Das Landgericht wörtlich:

    „Um Willkür bei der Prüfung zu vermeiden, hat sich die Beklagte mithin zulässigerweise selbst einen mit den Erkenntnissen der weltweit führenden Gesundheitsorganisationen neutralen Maßstab gegeben, an dem sie die Zulässigkeit von Beiträgen im Zusammenhang mit medizinischen Fragestellungen misst … Dass es dennoch – theoretisch – möglich sein könnte, dass die vom Kläger verbreiteten medizinischen Thesen zutreffen, führt nicht zu einer anderen Beurteilung, denn der Beklagten muss eine überschaubare Entscheidungsgrundlage zugebilligt werden, die sich nicht in einer umfangreichen Auseinandersetzung mit umfangreicher Literatur zu befassen hat.“
    Willkürlicher Verweis auf WHO als „Wahrheitsinstanz“

    Mit gerichtlicher Hilfe wird hier LinkedIn eine Generalabsolution erteilt durch Verweisung auf eine „Wahrheitsinstanz“, die für das Landgericht Berlin II, ohne plausibel gemachten Grund, die WHO verkörpert, obwohl in den AGB von LinkedIn von Gesundheitsorganisationen und -behörden im Plural die Rede ist. Warum das Landgericht ausgerechnet auf die WHO abstellt, wird nicht nachvollziehbar erläutert.

    Bei einer gerichtlichen Analyse der Zahlungsströme hätte sich gezeigt, dass ein wesentlich von der Gates Foundation und der globalen Impflobby Gavi gespeistes Netzwerk von Organisationen 2020–2021 fast 20 Prozent des WHO-Gesamtbudgets bestritt. Untersuchungen zeigen, dass zwischen der WHO, der Gates Foundation und der globalen Impflobby Gavi eine Art Personalkarussell stattgefunden hat. Circa 200 Personen haben zwischen diesen Institutionen den Arbeitgeber gewechselt. Damit ist naheliegend, dass die WHO maßgeblich von privaten Interessen beeinflusst wird.

    Für eine Gerichtsentscheidung, die den Grundsätzen der unvoreingenommenen Rechtsfindung verpflichtet ist, hat eine solche Institution als nicht hinterfragbare Instanz für das, was an einer Meinungsäußerung „falsch“ bzw. „irreführend“ sein könnte, auszuscheiden.

    Für das Landgericht spielt es auch keine Rolle, dass sich LinkedIn seine AGB spätestens 2021 gegeben hat. Die Wertung, was 2021 „führende“ Gesundheitsorganisationen und Gesundheitsbehörden waren, kann sich bis zum Zeitpunkt der Urteilsverkündung, am 2. Juli 2024, geändert haben. Das entgeht der Aufmerksamkeit des Landgerichts. Welche neuen entscheidungserheblichen Erkenntnisse über die Corona-Maßnahmen innerhalb von ca. 2½ Jahren bis zur Urteilsverkündung gewonnen worden sind, wird von dem Landgericht als nicht entscheidungserheblich abgeschoben. Neue und geläuterte Erkenntnisse gelten weiterhin als „falsch“ und „irrelevant“.

    Elementare Beschädigung der Meinungsfreiheit

    Mit gerichtlicher Unterstützung wird die Verengung des Meinungskorridors gutgeheißen, die eine Aufarbeitung der Corona-Maßnahmen zumindest erschwert. Wenn die WHO einmal, wie das Landgericht zitiert, dekretiert hat, dass „schwerwiegende oder lang anhaltende Nebenwirkungen (nach Impfung) extrem selten“ seien, so hat das unabhängig von neuen Erkenntnissen mit Billigung des Landgerichts Berlin II offensichtlich dauerhaft Bestand.

    Das Landgericht Berlin II fügt dem Grundrecht der Meinungsfreiheit mit dieser Entscheidung elementaren Schaden zu.

    Das Urteil verkennt, dass nach dem Bundesverfassungsgericht nur durch autonome individuelle und öffentliche Meinungsbildungsprozesse eine umfassende Informationsgrundlage hergestellt werden kann, auf der staatliches und privates Handeln kritisch reflektiert werden kann. Es schaltet den demokratischen Kernbereich aus, den das Bundesverfassungsgericht 1958 wie folgt beschreibt:

    „Für eine freiheitlich-demokratische Staatsordnung ist [das Grundrecht auf freie Meinungsäußerung] schlechthin konstituierend, denn es ermöglicht erst die ständige geistige Auseinandersetzung, den Kampf der Meinungen, der ihr Lebenselement ist“.

    Das Urteil des Landgerichts Berlin II propagiert betreutes, von einer „Wahrheitsinstanz“ gelenktes Denken und Handeln.

    Dr. Manfred Kölsch war ca. 40 Jahre lang Richter, in den letzten Jahren vor seiner Pensionierung Vorsitzender Richter. Seit seiner Pensionierung ist er als Rechtsanwalt tätig. Aus Protest gegen die Corona-Maßnahmen hat er Anfang 2021 das ihm verliehene Bundesverdienstkreuz zurückgegeben. Er ist Mitglied der Kritischen Richter und Staatsanwälte (KRiStA).

    #Allemagne #Berlin #droit #justice #covid-19 #réseaux_sociaux #digital_services_act #iatrocratie

  • Des enregistrements en 2018 (10)

    Des disques et des musiques récentes. Prendre le temps de s’arrêter, d’écouter des albums. S’éloigner des critères privilégiés par des commerçants, rarement disquaires, ou des productions des majors, ne pas céder aux sirènes des algorithmes…
    De multiples éditeurs nous permettent d’écouter des musiques et non de la programmation « profitable ». Quelques disques enregistrés, ici en 2018, au hasard des écoutes.

    chronique sur 9 cd
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/07/14/des-enregistrements-en-2018-10

    #musique #jazz

  • Chaque vote présidentiel en Algérie, tous des discours stériles.
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4641

    Analyser les promesses des candidats à la magistrature suprême en Algérie, revient à constater une régression de plus en plus décadente du contrat social liant le raïs aux citoyens. Le divorce entre dirigeants et société se lit à toutes les échelles. Mais ce sont les présidentiables qui s’adonnent aux pires discours qui nient l’alternance, réduisent la démocratie à une répression des opposants et ignorent d’expliquer les programmes politiques. #International

    / Maghreb, Algérie, Tunisie, Maroc, Libye, Africa, population, société , Afrique, Monde Arabe, islam, Maghreb, Proche-Orient,, #arts,_culture,_littérature,_cinéma,_critique,_performances,_styles, #chômeurs,_emploi,_social,_syndicat,_revendication,_jeunesse,_travailleurs,_chômage, fait divers, société, fléau, délinquance, religion , Journalisme, (...)

    #Maghreb,Algérie,_Tunisie,_Maroc,_Libye,_Africa,_population,_société #Afrique,Monde_Arabe,_islam,_Maghreb,_Proche-Orient, #fait_divers,_société,_fléau,_délinquance,_religion #Journalisme,_presse,_médias

  • France is Busing Homeless Immigrants Out of Paris Before the Olympics - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2024/07/11/world/europe/france-is-busing-homeless-immigrants-out-of-paris-before-the-olympics.html

    The French government has put thousands of homeless immigrants on buses and sent them out of Paris ahead of the Olympics. The immigrants said they were promised housing elsewhere, only to end up living on unfamiliar streets far from home or flagged for deportation.

    (pas trouvé de v.f. pour l’instant)

  • L’usage du téléphone dans la justice algérienne est devenu une tradition !
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4639

    Les citoyens algériens sont choqués que les juges ne soient pas indépendants des bureaucrates et des cercles influents du pouvoir qui les désignent, voire les nomment aux postes de travail et paient leurs salaires. Les dirigeants du pays semblent ne pas avoir conscience sur l’état d’esprit des jeunes qui fuient le pays et sur la moralité qui construit chaque individu. C’est comme une nation sans avenir livrée à la gabegie de la corruption et à l’incompétence. Humanité

    / Maghreb, Algérie, Tunisie, Maroc, Libye, Africa, population, société , Afrique, Monde Arabe, islam, Maghreb, Proche-Orient,, fait divers, société, fléau, délinquance, religion , Journalisme, presse, (...)

    #Humanité #Maghreb,Algérie,_Tunisie,_Maroc,_Libye,_Africa,_population,_société #Afrique,Monde_Arabe,_islam,_Maghreb,_Proche-Orient, #fait_divers,_société,_fléau,_délinquance,_religion #Journalisme,_presse,_médias

  • Emigration irrégulière : Abdou Mbow adresse une correspondance à Ousmane Sonko
    https://www.seneweb.com/news/Politique/emigration-irreguliere-abdou-mbow-adress_n_445109.html

    Emigration irrégulière : Abdou Mbow adresse une correspondance à Ousmane Sonko
    Par : Adama Sy - Seneweb.com | 09 juillet, 2024 à 18:07:40 | Lu
    Dans une lettre adressée au Premier ministre, Abdou Mbow a fait part de son inquiétude sur l’amplification du phénomène de l’émigration irrégulière. "Il nous est difficile encore une fois de faire face à une tragédie nationale qui a vu près d’une centaine de nos compatriotes périr en mer au large des côtes mauritaniennes. Avant toute chose, je prie pour le repos de leur âme", ouvre-t-il sa lettre.
    Le parlementaire n’a pas manqué de rappeler au Premier ministre Ousmane Sonko ses nombreuses promesses à l’endroit des jeunes.
    "Nous ne sommes plus au temps de la campagne présidentielle durant laquelle, adossé à votre manque d’expérience, vous promettiez à chaque jeune de ce pays une allocation mensuelle de 150.000 francs pour leur éviter de prendre la mer et de fuir ce pays. Vous n’avez aucune solution alternative pour la jeunesse", déclare le député
    Le président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakkar de poser des questions : " Maintenant que vous êtes à la tête du Gouvernement du Sénégal, quelles solutions proposez-vous à cette jeunesse désemparée pour mettre fin à ce phénomène’’ ? Pour Abdou Mbow, le Premier ministre pourrait bien redonner de l’espoir à ces jeunes s’il avait accepté toutefois de venir à l’Assemblée nationale pour faire sa déclaration de politique générale.
    "Peut-être que si vous aviez sacrifié à la possibilité de venir devant la Représentation Nationale pour faire conformément à la Constitution, votre Déclaration de Politique générale et y décliner vos orientations, votre cap et vos objectifs, cette jeunesse aurait pu les considérer comme une boussole plus certaine que celle des passeurs et faiseurs de morts aux mains desquels la déception face à un régime qui entame son mandat par le mensonge et la fourberie, les aura abandonnés", insiste-t-il.
    Le député estime qu’il est urgent que les nouvelles autorités engagent des mesures pour sauver les jeunes. "Il devient urgent, Monsieur le Premier ministre de me dire comment comptez-vous prendre comme mesures et politiques à engager, sans délai, pour cette brave jeunesse à qui la bonne foi a été abusée par vos utopiques promesses. Le pays et tous ceux qui n’avaient pas lu votre livre « SOLUTIONS » attendent les vraies solutions, celles qui, entre autres, empêcheront ces drames récurrents", ajoute-t-il.
    Abdou Mbow de conclure : "J’attends avec impatience votre réponse que je souhaite claire et précise sur cette situation de la jeunesse, traversée par un sentiment de déception et d’abandon".

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#migrationirreguliere#jeunesse#politique#sante

  • Carnets de villes – #Paris
    https://metropolitiques.eu/Carnets-de-villes-Paris.html

    De quoi, de qui Paris est-elle encore la #capitale ? Quel regard porter sur la « ville lumière » ? À l’écart des lieux de tourisme, des scènes du pouvoir politique et de sa contestation, cet épisode parcourt la ville habitée, à l’échelle de la vie quotidienne. L’écrivaine Luba Jurgenson décrit des parcours sensibles et des atmosphères contrastées qui singularisent l’expérience de Paris. Émission : Carnets de villes « Est-ce la plus belle ville du monde ? » C’est par ces mots que s’ouvrait le film Le Joli Mai #Podcasts

    / #URSS, #Moscou, #littérature, Paris, #espace_public, capitale, #Jeux_olympiques

  • Zoé de Julie Timmerman. - WebThéâtre : : Actualité des spectacles, théâtre, opéra, musique, danse - Paris
    http://www.webtheatre.fr/Zoe-de-Julie-Timmerman

    Le texte de la pièce a été publié :
    https://cfeditions.com/zoe

    On connaît Julie Timmerman pour ses pièces sur des sujets géopolitiques, Un démocrate qui évoque Edward Bernays, théoricien de la propagande, et Bananas (and kings), qui dénonce les régimes bananiers d’Amérique centrale. Cette fois elle puise dans son histoire personnelle pour créer le personnage de Zoé qui grandit dans une famille de comédiens avec un père bipolaire. Un sujet âpre mais qu’elle choisit de traiter avec distanciation et humour pour ne pas tomber dans le pathos.
    Zoé est aujourd’hui une femme de 43 ans. Elle avance sur le devant de la scène et se lance dans un monologue tourbillonnant où s’entrechoquent les souvenirs d’enfance de ses multiples activités et les paroles de ses parents. Le prologue se clôt sur un événement particulier : l’oubli un soir de mettre son appareil dentaire. Cette négligence provoque chez son père une réaction démesurée. Ce jour-là le père est en forme et Zoé « n’aime pas trop que son père soit en forme ». Le sujet est posé : la bipolarité de son père et les conséquences néfastes sur la famille.

    Au fil des trois actes, nous suivons la vie de Zoé de l’enfance à l’âge adulte et la progression de la maladie de son père. Elle grandit dans une famille fantasque. Sa mère, comédienne, gère tant bien que mal les choses du quotidien et supporte les comportements imprévisibles et excessifs de son mari qui peut passer de la joie à l’abattement le plus profond à tout moment. Le père de Zoé est un homme très cultivé qui a transmis à sa fille des connaissances inhabituelles chez une fillette. Ainsi la légende de Siegfried, l’Anneau Nebulingen, Wagner, Hugo, Shakespeare lui sont familiers. Elle apprécie cette culture et elle la partage avec Victor, un camarade rencontré à l’école qui l’accompagnera toute sa vie et qui l’aidera à surmonter bien des difficultés et à reprendre confiance en elle. La relation de Zoé avec ses parents est complexe et soumise aux crises du père. Sans aucun doute, l’amour est présent au sein de cette famille mais comment trouver son équilibre, se construire pour une gamine quand son père passe de l’euphorie à un état dépressif à tout moment. Elle va donc consulter un psy, ce qui donne lieu à une scène drôle particulièrement réussie. Par petites touches, Julie Timmerman construit cet univers chaotique où la tension grandit à mesure que l’état du père s’aggrave et rende la cohabitation impossible. La séparation avec le père est difficile pour Zoé qui culpabilise de ne pas l’avoir sauver. Les crises d’angoisse, l’absence de considération de soi vont perturber longtemps Zoé qui heureusement aura une soutien sans faille de Victor pour surmonter ses doutes. Zoé adulte regarde son enfance avec distance et la tendresse accompagne le regard qu’elle porte sur ses parents défaillants mais aimants.
    Le sujet est grave mais le traitement est léger, inventif et souvent très drôle. Plusieurs scènes sont vraiment amusantes et l’écriture précise, évocatrice, laisse une place importante aux répliques comiques même si la situation l’est moins. La mise en scène très dynamique participe aussi à créer le recul nécessaire pour éviter tout pathos ou didactisme. La réussite du spectacle repose aussi sur le talent des comédiennes Alice Le Strat ( Zoé) et Anne Cressent (la mère) et des comédiens Mathieu Desfemmes (le père) et Jean-Baptiste Verquin (Victor , le psy, Mamie Léa, un infirmier, la mort). Ils sont tous formidables et rendent leurs personnages attachants, comiques et émouvants.

    Zoé de Julie Timmerman
    Mise en scène : Julie Timmerman
    Avec : Anne Cressent, Mathieu Desfemmes, Alice Le Strat et Jean-Baptiste Verquin et les voix de Alain Françon, Alphonse et Basile Rongier, Plume et Louise Petit Cressent, Arthur Verquin, Orso Franceschi, Nina Laurent
    Dramaturgie : Pauline Thimonnier
    Collaborateur artistique et conseiller musical : Benjamin Laurent
    Assistante à la m.e.s. : Véronique Bret
    Scénographie : James Brandily assisté de Laure Catalan, Lisa Notarangelo
    Lumières : Philippe Sazerat
    Costumes : Dominique Rocher
    Création sonore : Xavier Jacquot assisté de Paul Guionie
    Construction du décor : Agnès Champain, Benjamin Bertrand
    Crédits photos : Pascal Gély et Deyan Bussière

    Festival OFF Avignon
    Du 29 juin au 21 juillet (relâche le mardi)
    11H, durée 1h30

    La Factory – Théâtre de l’Oulle
    19, place Crillon, 84000 Avignon

    #Zoé #Julie_Timmerman

  • Moabit: Friedensstatue Ari soll weg? Petition und Proteste angekündigt
    https://www.berliner-zeitung.de/news/moabit-friedensstatue-ari-soll-weg-petition-und-proteste-angekuendi

    21.6.2024 BLZ - In Berlin-Moabit erinnert die Friedensstatue Ari an die sexualisierte Gewalt der Japaner gegen Korea. Plötzlich soll die Statue entfernt werden. Warum?

    Seit September 2020 steht in der Bremer in Berlin-Mitte die Friedensstatue des Koreaverbandes, um an das Schicksal der sogenannten Trostfrauen im Zweiten Weltkrieg zu erinnern. Das Denkmal gilt als Symbol gegen sexualisierte Gewalt als Kriegswaffe und wurde in Gedenken an die Mädchen und Frauen errichtet, die vom japanischen Militär sexuell versklavt wurden. Nach der Aufstellung der Statue versuchte die japanische Regierung bereits, sie entfernen zu lassen. Bei dem Besuch des Regierenden Bürgermeisters Kai Wegner (CDU) in Japan Mitte Mai, stellte er in Aussicht, das „umstrittene Denkmal der Trostfrauen“ entfernen zu lassen, wie aus einer Pressemitteilung der Senatskanzlei hervorging.

    Laut einem Beitrag der Linksfraktion Berlin-Mitte auf Instagram werden nun Unterschriften für einen Einwohnerantrag zum Erhalt der Statue gesammelt. Bis spätestens Mitte August müssen demnach 1000 Unterschriften von Bewohnerinnen und Bewohnern des Bezirks zusammenkommen. Unterschreiben kann man unter anderem beim Koreaverband oder im Fraktionsbüro der Linksfraktion.

    In den letzten Wochen und Tagen habe man intensiv versucht, einen Kompromiss zu erreichen, um eine Verlängerung der Duldung der Friedensstatue in der Bezirksverordnetenversammlung (BVV) Mitte zu erlangen. Trotz dieser Bemühungen haben die Grünen und die SPD beschlossen, den Antrag in den Ausschuss für Weiterbildung und Kultur zu überweisen. „Wir haben bereits genug geredet und Vorschläge für die Zukunft der Friedensstatue gehört – bisher hat das Bezirksamt nichts davon umgesetzt“, sagte Ingrid Bertermann, Sprecherin der Linken für Kultur.

    Bezirksbürgermeisterin Stefanie Remlinger und der Stadtrat für Ordnung Christopher Schriner (beide Grüne), haben angekündigt, die Statue aus verkehrs- und ordnungsrechtlichen Gründen entfernen zu wollen. Dies sei jedoch laut Kritikern nur ein Vorwand, da es an Wille und Mut fehle, sich für die Statue einzusetzen. Zusätzlich zu der Unterschriftensammlung werden Protestaktionen erwartet, welche die Linksfraktion nach eigenen Angaben unterstützen will. Auf diese Weise sollen die Bemühungen für den Erhalt der Friedensstatue fortgesetzt werden.

    Quelle: Linksfraktion Berlin-Mitte auf Instagram

    Bei der Erstellung des Artikels wurden KI-Technologien eingesetzt.

    #Berlin #Moabit #Perleberger_Straße #Politik #Mahnmal #Japan #Korea #Frauen #Krieg #Prostitution

  • Pflegebedürftige in Berlin getötet : Eine letzte Zigarette – dann erschlug Axel L. seine Frau
    https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/pflegebeduerftige-in-berlin-getoetet-eine-letzte-zigarette-dann-ers

    Vous avez vu « Amour » de Michael Haneke ? Vous n’avez rien vu.

    Les actes de blessure sont nombreux entre personnes agés dans un contexte d’isolement et d’incapacité. Voici quelques liens supplémentaires vers des articles sur des faits divers récents.

    https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/30-hammerschlaege-auf-den-kopf-warum-ein-mann-seine-93-jaehrige-ehe

    https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/83-jaehrige-demenzkranke-soll-in-koepenick-ehemann-mit-schere-ersto

    7.7.2024 von Katrin Bischoff - Am Landgericht Berlin wird kommenden Freitag das Urteil gegen einen 72-jährigen, kranken Mann erwartet, der mit der Pflege seiner Frau überfordert gewesen sein soll.

    Am Vormittag des 31. Dezember vergangenen Jahres geht bei der Berliner Polizei ein Notruf ein. „Ich möchte einen Mord gestehen“, sagt der Anrufer. „Wen haben Sie ermordet?“, fragt der Beamte am anderen Ende der Leitung. „Meine Frau, sie liegt im Kinderzimmer“, lautet die Antwort. Auf Nachfrage erzählt der Mann, er habe sie nicht vergiftet, sondern für die Tat einen Hammer, ein Kabel und ein Messer benutzt. Er nennt seinen Namen, die Adresse: Axel L., Neue Grottkauer Straße. Als das Gespräch nach 55 Sekunden endet, sind bereits Funkstreifenwagen unterwegs nach Hellersdorf.

    Axel L. wohnt mit seiner Frau seit 14 Jahren in einer Dreizimmerwohnung, die in der dritten Etage eines Plattenbaus liegt. Es gibt keinen Fahrstuhl. Polizeibeamte eilen hinauf; eine Polizistin steht als Erste vor der Wohnungstür, sie hat die Hand an der Waffe. Mit allem habe sie gerechnet, nur nicht mit dem, was dann geschehen sei, wird die 28-Jährige später als Zeugin vor Gericht aussagen.

    Als die Beamtin klopft oder klingelt, so genau kann sie sich Monate später nicht mehr erinnern, geht die Wohnungstür ein wenig auf. Ein kleiner, älterer Herr steht im Türspalt – normal gekleidet, ruhig, freundlich, noch mit dem Telefon in der Hand, so wird ihn die Polizistin beschreiben. Ihr Kollege empfindet ihn als sehr sachlich, emotionslos. „Ja, ich habe es getan“, sagt der Senior sofort. Etwas wackelig auf den Beinen, bittet er die Uniformierten herein.

    Im Wohnzimmer zwitschern Kanarienvögel. Eine Reisetasche steht dort bereit, in die Axel L. Pantoffeln, einen Schlafanzug und eine Kosmetiktasche gepackt hat. Er ist vorbereitet, weiß, dass ihn die Polizisten mitnehmen werden. Dann weist er auf die geschlossene Tür des einstigen Kinderzimmers.
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    Auf dem Boden hinter der Tür liegt seine Ehefrau, ihr Gesicht ist mit einem Handtuch abgedeckt. Birgit L. war nach einem Schlaganfall pflegebedürftig. Das Laufen fiel ihr schwer, der rechte Arm war gelähmt, die Sprache beeinträchtigt. Nun ist die 59-Jährige tot. Mit einem Hammer wurde ihr der Schädel eingeschlagen, mit einem Kabel die Luft abgedrückt, mit einem Küchenmesser 18-mal in den Oberkörper gestochen.

    Jede Tatwaffe hinterließ tödliche Verletzungen, wird die Obduktion ergeben. Ein Overkill. Begangen 48 Stunden zuvor. Auf die Frage, warum er zwei Tage mit dem Notruf gewartet habe, antwortet Axel L. bei der Mordkommission erschreckend emotionslos: Sie fange ja irgendwann mal an zu riechen. Und zum Motiv sagt er, sie seien 26 wundervolle Jahre verheiratet gewesen. Doch nach ihrem Schlaganfall sei sie eine unmögliche Person geworden.
    Nach der Tat trank Axel L. zwei Flaschen Jägermeister

    Seit Mitte Juni muss sich Axel L. vor einer Schwurgerichtskammer des Berliner Landgerichts verantworten. Jeden Verhandlungstag wird der Angeklagte im Rollstuhl, in dem er kauernd zu versinken scheint, in den Saal geschoben. Ein kleiner Mann mit Glatze, Brille, zusammengepressten Lippen und gefalteten Händen, der wesentlich älter aussieht, als er mit seinen 72 Jahren ist. Die Staatsanwältin wirft ihm heimtückischen Mord vor. Er sei mit der Pflege seiner Frau überfordert gewesen.

    Axel L. ist ein kranker Mann. Zwei Schlaganfälle hat er relativ gut überstanden, den letzten vor drei Jahren. Er leidet an einer schweren, unheilbaren Lungenerkrankung im Endstadium und beginnender Demenz. Alkoholiker ist er, seit 23 Jahren trocken. Erst nach dem gewaltsamen Tod seiner Frau holte er sich nach eigenen Angaben zwei große Flaschen Jägermeister aus dem nahen Supermarkt. Dann ging er noch einmal zum Kiosk, um sich zwei Taschenflaschen Minzlikör zu kaufen. Die leeren Flaschen standen noch auf dem Wohnzimmertisch, als die Polizei kam.

    Im Prozess schweigt der Angeklagte auf ausdrücklichen Wunsch, wie seine Anwältin sagt. Nur einmal erhellt der Schimmer eines Lächelns sein Gesicht, als sein sechs Jahre jüngerer Bruder aus Sachsen-Anhalt vor Gericht erscheint und seine Zeugenaussage macht.

    Der Bruder erzählt, dass Axel L. gerade im letzten halben Jahr vor der Tat nervlich am Ende und immer verzweifelter gewesen sei, abgenommen habe er und im neuen Jahr habe er die Vormundschaft für die kranke Ehefrau abgeben wollen. „Was soll ich machen?“, habe ihn Axel L. Heiligabend in einem Telefonat gefragt. „Du musst jetzt durchhalten wegen der Feiertage“, sei seine Antwort gewesen. Über Birgit habe sein Bruder aber nie geklagt.

    Axel L. und seine Frau haben einen gemeinsamen Sohn, doch der Kontakt zu dem mittlerweile 29-Jährigen soll vor vielen Jahren abgebrochen sein. Der junge Mann sprach den Ermittlern gegenüber von einem gewalttätigen Vater und einer devoten Mutter. Er weigerte sich, im Prozess auszusagen. Freunde hatte das Paar nicht.

    Doch es gab durchaus Hilfe. Birgit L. hatte nach ihrem Schlaganfall Pflegegrad drei. Ein Pflegedienst kam zweimal in der Woche, um die Frau zu duschen. Die Mitarbeiterinnen können vor Gericht nur Gutes über den Angeklagten berichten. Ein liebevoller, total netter, toller Mensch sei er. Er habe beim Eincremen und Anziehen immer geholfen, seiner Frau danach ab und an ein Küsschen gegeben und sie mit einem „Siehste, haste es wieder geschafft“ aufgemuntert. Birgit L. habe nie von Gewalt geredet, es habe auch keine Anhaltspunkte dafür gegeben.

    Als Axel L. wegen seiner Lungenkrankheit Anfang Dezember vorigen Jahres ins Krankenhaus musste, hatte er eine Verhinderungspflege vereinbart. Der Pflegedienst kam nun viermal am Tag zu seiner Frau in die Wohnung. Birgit L. habe sich gefreut, als ihr Mann nach elf Tagen wieder bei ihr gewesen sei, erzählt eine Pflegekraft. Die professionelle Hilfe sei dann wieder auf zwei Besuche wöchentlich reduziert worden.

    „Wir hätten mehr leisten können“, sagt die Chefin des Pflegedienstes als Zeugin. Unterstützung im Haushalt, Spaziergänge, Einkaufen. Sie habe es angeboten, weil sie um die Belastung für pflegende Angehörige wisse. „Das war aber nicht erwünscht.“ Weder von Axel L. noch von seiner Ehefrau. Sie kämen zurecht, so die Begründung.

    Doch sie kamen nicht zurecht. Am Morgen des Tattages, dem 29. Dezember, kam der Pflegedienst ein letztes Mal. Die Mitarbeiterin blieb 35 Minuten und verließ die Wohnung gegen 9.25 Uhr wieder. Ihr sei an diesem Tag nichts aufgefallen, außer dass Axel L. diesmal nicht beim Anziehen geholfen habe, sagt sie vor Gericht.

    Allein fünf der 18 Messerstiche gingen ins Herz

    Was danach geschah, erzählte der Angeklagte den Mordermittlern. Die Vernehmung wurde aufgezeichnet und im Prozess abgespielt. Axel L. legte sich einen Hammer, ein Küchenmesser und ein Kabel zurecht. Mit seiner Frau rauchte er im Wohnzimmer noch eine letzte Zigarette. Dann bat er sie, mit ihm nach nebenan zu kommen, um am geöffneten Fenster frische Luft zu schnappen.

    Im Kinderzimmer soll Birgit L. ihren Mann gefragt habe, wozu auf dem Bett ein Hammer liege. Axel L. soll das Werkzeug ergriffen und geantwortet haben: „Um dich zu erschlagen.“ Wie seine Frau reagiert habe, wollte der Ermittler wissen. Gar nicht, antwortete der Rentner. Er habe „gleich den Arm gehoben und auf sie eingedroschen“. Als sie noch röchelte, nahm er das Kabel. Dann griff er zum Messer. Allein fünf Stiche gingen ins Herz.

    Axel L. sprach davon, dass er mit seiner Frau 26 Jahre verheiratet war – wundervolle Jahre seien es gewesen. Doch warum dann dieser Gewaltausbruch? Eine Antwort darauf versucht die psychiatrische Sachverständige zu geben. Sie spricht von einer schizoiden Persönlichkeitsstörung mit emotionaler Kühle, von leichten kognitiven Beeinträchtigungen des Angeklagten und ersten Anzeichen einer Demenz. Von Schicksalsschlägen. All das könne die Tat erklären.

    Nach ihren Worten war Axel L. ein Einzelgänger, einer, der in jungen Jahren die Menschen als unverlässlich und missbrauchend kennengelernt und gesehen habe, dass es besser ohne sie geht. Der Vater ging ohne die Familie in den Westen, die Mutter war gewalttätig. Der Angeklagte baute eine Abneigung gegen zu viel Nähe auf.

    Die Schule verließ er nach der achten Klasse, machte eine Ausbildung zum Apparatefahrer. Mit 19 Jahren versuchte er, aus der DDR zu fliehen. Er wurde gefasst. Die erste Haftstrafe brach seine Biografie, sagt die Gutachterin. Axel L. begann zu trinken, es folgten in der DDR zahlreiche Gefängnisaufenthalte wegen asozialen Verhaltens. Insgesamt wurden daraus 18 Jahre Haft. Nicht die Arbeit sei das Problem gewesen, so die Psychiaterin – sondern die Vorschrift, wo er zu arbeiten habe.

    Mit der Wende änderte sich dieses Verhalten schlagartig und Axel L. arbeitete immer – bis zur Rente. Für eine schizoide Persönlichkeit sei es typisch, sich einen Seelenverwandten zu suchen, erklärt die Psychiaterin. Axel L. fand ihn in seiner Ehefrau. Mit der zwölf Jahre jüngeren Birgit L. war er „völlig im Reinen“. Die lebenslustige Frau war das Fenster zur Welt.
    Axel L. zeigte Anzeichen einer depressiven Episode

    Dann kamen die Schicksalsschläge, die die Sachverständige aufzählt: Im Juni 2022 starb die Schwiegermutter von Axel L., die wichtigste Kontaktperson des Paares. Im November desselben Jahres erlitt Birgit L. den Schlaganfall. Aus der lebenslustigen Frau, die bis zu ihrer Erkrankung als Küchenhilfe gearbeitet hatte, wurde ein Pflegefall. Damit brach für Axel L. der wichtigste Mensch im Leben weg. Im Dezember starb der Hund.

    Die Hoffnung, dass sich seine Frau von dem Schlaganfall erholen würde, schwand bei Axel L. So wurde für ihn aus der geliebten Frau die unmögliche Person – damit entmenschlichte der Angeklagte seine Partnerin. Zudem mehrten sich laut Gutachterin ab Oktober 2023 Anzeichen einer depressiven Episode: Er klagte über Antriebslosigkeit, Schlafstörungen und er verlor Gewicht.

    Hinzu kamen weitere gesundheitliche Probleme und die beginnende Demenz. Er habe die weitergehende Hilfe des Pflegedienstes abgelehnt, weil er eine gesunde Frau und weniger Sorgen gebraucht habe. „All das konnte ihm der Pflegedienst nicht bieten.“

    Die Psychiaterin gibt an, dass der Angeklagte in seiner Steuerung nicht vollständig, aber erheblich eingeschränkt gewesen sei. Das spräche für eine verminderte Schuldfähigkeit. Axel L. habe nur wenige Möglichkeiten gesehen, vorhandenen Impulsen etwas entgegenzusetzen. Das Übertöten spreche für eine absolute Wut. Für die Vernichtung einer Hülle, einer unmöglichen Person, die ihm das Wichtigste, seine Frau, genommen habe.

    Axel L. verfolgt die Verhandlung reglos in seinem Rollstuhl sitzend. Er reagiert auch nicht, als Staatsanwältin Silke van Sweringen am bisher letzten Verhandlungstag in ihrem Plädoyer von einer wohlüberlegten und keineswegs spontanen Tat des Angeklagten spricht. Davon, dass Axel L. durch den Genuss von Alkohol die Erleichterung über den Tod seiner Frau habe auf sich wirken lassen.
    Am Freitag soll das Urteil über Axel L. gesprochen werden

    Van Sweringen fordert, den Angeklagten wegen Mordes zu verurteilen. Sie geht von einer verminderten Steuerungsfähigkeit aus, verlangt deswegen eine Haftstrafe von zehn Jahren. Verteidigerin Silvia Dukpa-Wüst verweist in ihrem Schlusswort darauf, dass Birgit L. schon etwas verwirrt gewesen sei und auch öfter den Wunsch geäußert habe, aus dem Leben zu scheiden.

    „Mein Mandant hatte keinen Lebensmut mehr, seine Frau hatte keinen Lebensmut mehr“, so die Anwältin. Axel L. habe in seinem Leben immer alles allein gemacht, deswegen sei er auch nicht auf den Pflegedienst zugegangen. Sie will, dass ihr Mandant lediglich wegen Totschlags schuldig gesprochen wird und fordert eine Freiheitsstrafe von sechs Jahren.

    Am kommenden Freitag hat Axel L. die Gelegenheit zum letzten Wort, das ihm als Angeklagter zusteht. Noch am selben Tag will die Kammer ein Urteil sprechen. Vermutlich wird der 72-Jährige die nächsten Jahre im Justizvollzugskrankenhaus verbringen, in dem er sich schon seit seiner Festnahme befindet.

    Pflegebedürftige in Berlin

    In Berlin gab es Ende 2021 rund 185.500 Menschen, die Leistungen nach dem Pflegeversicherungsgesetz bezogen. Das entsprach laut Statistikamt fünf Prozent der Bevölkerung. Fast jeder Dritte davon war 85 Jahre alt oder älter. Rund 85 Prozent der Pflegebedürftigen in Berlin wurden zu Hause gepflegt, davon 94.386 durch ihre Angehörigen. Bis zum Jahr 2040, so die Prognose, werden in Berlin mindestens 208.000 Menschen pflegebedürftig sein.

    #Berlin #vieillesse #social #maladie #justice

    • Rentner aus Berlin-Hellersdorf für Mord an pflegebedürftiger Ehefrau zu Haft verurteilt
      https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/rentner-aus-berlin-hellersdorf-fuer-mord-an-pflegebeduerftiger-ehef

      12.7.2024 von Katrin Bischoff - Der Berliner Richter spricht nicht von Überforderung. Vielmehr habe der 72-jährige Angeklagte Hilfsangebote ausgeschlagen und sich durch Mord seiner Frau entledigt.

      Es ist ein hartes Urteil, und der Vorsitzende Richter Thomas Groß begründet es sehr gut. Der angeklagte Axel L. habe einen Menschen getötet, der ihm besonders vertraute – seine pflegebedürftige Ehefrau, sagt Groß am Freitag. Er verurteilt den angeklagten schwer kranken 72-Jährigen wegen heimtückischen Mordes zu neun Jahren Haft. Die Schwurgerichtskammer des Landgerichts Berlin geht davon aus, dass Axel L. zum Zeitpunkt der Tat wegen einer beginnenden Demenz erheblich in seiner Steuerungsfähigkeit eingeschränkt war.

      Am 29. Dezember des vergangenen Jahres lockte der Angeklagte seine Frau, die nach einem Schlaganfall pflegebedürftig war, in das einstige Kinderzimmer der gemeinsamen Dreizimmerwohnung in Hellersdorf. Dort hatte sich Axel L. einen Hammer, ein Kabel und ein Messer zurechtgelegt, um seine Ehefrau Birgit, mit der er 26 Jahre verheiratet war, zu töten. Axel L. schlug seiner Frau den Schädel ein, dann würgte er sie mit dem Kabel und stach anschließend 18-mal auf sie ein.

      Der Angeklagte sei bei der Tat gnadenlos vorgegangen, sagt Groß. Erst zwei Tage später, am Silvestertag, rief Axel L. die Polizei. Zwar hatte der Angeklagte vor Gericht geschwiegen, bei der Mordkommission jedoch die Tat eingeräumt. Das Video der Vernehmung war im Prozess abgespielt worden.

      Der Vorsitzende Richter erwähnt in seiner Urteilsbegründung nicht ein einziges Mal das Wort Überforderung, das in der Anklage als Tatmotiv angeführt wird. Die Pflege seiner Frau sei ihm einfach zu viel geworden, sagt Groß. Dabei hätte sich Axel L. jederzeit Hilfe holen können, gibt der Richter die Überzeugung der Kammer wieder.
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      Der Pflegedienst, der nach einem Schlaganfall zweimal in der Woche gekommen sei, um Birgit L. zu duschen, habe dem Angeklagten mehr Unterstützung offeriert. „Sie haben konkrete Angebote bekommen“, sagt Groß zu dem im Rollstuhl sitzenden Angeklagten. Die Situation sei für Axel L. daher nicht ausweglos gewesen. „Sie aber entscheiden sich anders, sie entledigten sich Ihrer Frau“, sagt der Richter.
      Birgit L. hatte durchaus noch Lebensfreude

      Groß betont, dass Birgit L. kein schwerer Pflegefall gewesen und gerade einmal 59 Jahre alt geworden sei. Durchaus habe sie noch Lebensfreude gehabt. Birgit L. in das Kinderzimmer zu locken, um angeblich gemeinsam frische Luft zu schnappen, sei schändlich gewesen, erklärt der Richter und spricht davon, dass der getöteten Frau in diesem Verfahren nur wenig Platz eingeräumt worden sei. Es habe leider keine Nebenkläger gegeben, sagt Groß. Birgit und Axel L. haben einen gemeinsamen Sohn, der aber schon vor Jahren den Kontakt zu seinen Eltern abgebrochen und eine Aussage vor Gericht verweigert hatte.

      Mit seinem Urteil wolle er ein klares Signal setzen, betont der Vorsitzende Richter. Das Geschehene – ein alter Mensch bringt seinen pflegebedürftigen Partner um – mache ihm Angst für die nächsten Jahre. In schlechten Zeiten könne man nicht einfach seinen Ehepartner ermorden, nur weil es schwer werde, sagt der Richter.

      Axel L., der an einer unheilbaren Lungenkrankheit leidet, zwei Schlaganfälle überlebt hat und nun im Rollstuhl sitzt, hatte in seinem letzten Wort geäußert, er bedaure, dass er am Tattag so ausgerastet sei.

      Mit dem Urteil bleibt die Schwurgerichtskammer unter der Forderung der Staatsanwältin. Sie hatte für den Angeklagten wegen heimtückischen Mordes eine Verurteilung zu zehn Jahren Haft gefordert.

      Die Verteidigerin von Axel L. war in ihrem Plädoyer von Totschlag ausgegangen und hatte für ihren Mandanten eine Freiheitsstrafe von sechs Jahren verlangt. Unklar ist, wie der Angeklagte seine Strafe verbüßen wird. Seit seiner Festnahme ist er im Justizvollzugskrankenhaus untergebracht.

      Noch ist das Urteil nicht rechtskräftig.

  • Sénégal : le Premier ministre appelle les jeunes à rester en Afrique après le naufrage d’un bateau de migrants
    https://www.dakaractu.com/Senegal-le-Premier-ministre-appelle-les-jeunes-a-rester-en-Afrique-apres-

    Sénégal : le Premier ministre appelle les jeunes à rester en Afrique après le naufrage d’un bateau de migrants
    Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a appelé samedi les jeunes à ne pas emprunter la périlleuse route de l’Atlantique vers l’Europe, quelques jours après le naufrage meurtrier d’un bateau de migrants au large de la Mauritanie.Près de 90 migrants partis pour l’Europe ont péri lorsque leur navire a chaviré cette semaine et des dizaines de personnes sont portées disparues dans ce drame, le plus récent d’une longue série sur la dangereuse traversée au large des côtes de l’Afrique de l’Ouest."Un énième naufrage s’est passé au large de nos côtes et qui aurait coûté, en attendant d’avoir les chiffres exacts, la vie à beaucoup de jeunes", a déclaré M. Sonko lors d’un discours à l’université Gaston Berger de Saint Louis (nord) diffusé sur sa page Facebook.
    « C’est dommage, c’est déplorable. Je lance encore un appel à la jeunesse : votre solution ne se trouve pas dans les pirogues », a-t-il ajouté, s’exprimant devant des centaines de jeunes.
    Jeudi, l’agence de presse officielle mauritanienne avait indiqué que les garde-côtes avaient récupéré les corps de 89 personnes dans un gros bateau de pêche traditionnel qui avait chaviré au large de la côte sud-ouest du pays lundi.L’agence a cité des survivants selon lesquels que le bateau était parti de la frontière entre la Gambie et le Sénégal avec 170 passagers à bord, ce qui porte le nombre de personnes manquantes à 72. Un haut fonctionnaire local a donné des chiffres similaires à l’AFP, sous couvert d’anonymat.
    La route de l’Atlantique est particulièrement dangereuse à cause de ses forts courants et parce que les migrants y voyagent sur des bateaux surchargés, parfois pas en état de naviguer, manquant généralement d’eau potable.
    Mais elle est de plus en plus empruntée à cause du renforcement de la surveillance en Méditerranée par de jeunes gens en quête d’un meilleur avenir en Europe."Les pays que certains jeunes veulent aller rejoindre, je peux vous assurer qu’ils sont eux-mêmes en crise ou en début de crise", a assuré samedi M. Sonko."L’avenir du monde est en Afrique, et vous devez en être conscients, vous les jeunes. Le seul continent qui a encore une marge de progression et de croissance importante, c’est l’Afrique", a-t-il estimé.Plus de 5.000 personnes sont mortes en essayant de rejoindre l’Espagne par la mer sur les cinq premiers mois de l’année, soit 33 morts par jour, selon Caminando Fronteras, une ONG espagnole.
    Il s’agit du nombre de décès quotidiens le plus élevé depuis que l’ONG a commencé à collecter des données en 2007.

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