• Depuis le 7 octobre 2023, les médias ont largement couvert la situation en Israël et dans les territoires palestiniens occupés. Mais le développement dramatique de ces événements récents s’inscrit dans une histoire longue du conflit que beaucoup ignorent ou connaissent mal [1]. Le conflit israélo-palestinien étant fondamentalement de nature territoriale, la représentation cartographiée s’avère particulièrement utile pour le comprendre.

    Mieux comprendre le conflit israélo-palestinien

    https://www.visionscarto.net/mieux-comprendre-le-conflit-israelo-palestinien

    par Rosa Goldenberg
    Journaliste.

    #Palestine #colonisation #occupation #Jérusalem #Cisjordanie #Proche-Orient #Moyen-Orient

  • ‘I have been defeated’: hundreds of Palestinians face eviction from East Jerusalem | Palestine | The Guardian

    https://www.theguardian.com/world/2025/dec/01/i-have-been-defeated-hundreds-of-palestinians-face-eviction-from-east-j

    ‘I have been defeated’: hundreds of Palestinians face eviction from East Jerusalem

    Residents in Batn al-Hawa have all but given up hope and blame the Gaza war which, they say, has created ‘an atmosphere of hate’ towards them

    The dome of the al-Aqsa mosque gleamed in the late afternoon autumnal sun as Zohair Rajabi looked out from his balcony towards the skyline of Jerusalem’s Old City. Christian pilgrims spilled out of buses, while observant Jewish worshippers gathered outside the gate to the Western Wall.

    #palestine #israël #occupation #colonisation #jérusalem-est

  • Lecture d’un extrait du livre « J’étais roi à Jérusalem » de Laura Ulonati, paru aux Éditions Actes Sud. en 2025

    https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/j-etais-roi-a-jerusalem-de-laura-ulonati

    Laura Ulonati redonne vie à Wasif Jawhariyyeh, musicien et chroniqueur palestinien du début du XXᵉ siècle, témoin des métamorphoses de Jérusalem. À travers sa voix, la romancière fait vibrer une cité où coexistaient juifs, musulmans, orthodoxes et chrétiens, avant qu’elle ne se fracture sous les coups de l’Histoire. Le roman mêle mémoire intime et destin collectif. Plus qu’un récit historique, ce roman à l’écriture lyrique et sensorielle, transforme le réel en chant, dans une alternance de tranches de vie du personnage central, et textes beaucoup plus courts, qui restituent la ville aujourd’hui. Ce livre est une célébration de l’Histoire de Jérusalem et de la Palestine, d’un passé que les tenants d’une mémoire sélective aimeraient effacer et que ce livre voudrait partager.

    (...)
    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Ville, #Jérusalem, #Histoire, #Isreaël, #Palestine, #Musique, #WasifJawhariyyeh (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/j_e_tais_roi_a_je_rusalem_laura_ulonati.mp4

    https://rentree.actes-sud.fr/laura-ulonati-jetais-roi-a-jerusalem

  • Israël : une attaque à l’arme à feu fait plusieurs morts et des blessés à Jérusalem-Est
    Publié le : 08/09/2025 - 11:41Modifié le : 08/09/2025 - 12:17 – Par :
    RFI avec AFP
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20250908-isra%C3%ABl-une-attaque-%C3%A0-l-arme-%C3%A0-feu-fait-plusieurs-morts-e

    L’attaque s’est déroulée à l’entrée du quartier de Ramot, dans le secteur de la ville sainte occupé et annexé par Israël, où les assaillants ont tiré sur une station d’autobus, selon la police.

    « Les secouristes et ambulanciers ont constaté le décès de quatre personnes, un homme d’environ 50 ans et trois hommes dans la trentaine », a indiqué le Magen David Adom, l’équivalent israélien de la Croix-Rouge. Le décès d’une femme a été constaté plus tard à l’hôpital Shaaré Tzedek de la ville, selon un communiqué. Neuf autres personnes ont été blessées, selon le Magen David Adom dont six grièvement.

    « C’était une scène très difficile », a déclaré Fadi Dekaidek, un infirmier, dans un communiqué publié par le service d’urgence. « Les blessés étaient allongés sur la route et le trottoir près d’un arrêt de bus, certains d’entre eux étaient inconscients », a affirmé l’infirmier.

    Présents sur les lieux de l’attaque, « un agent de sécurité et un civil ont immédiatement réagi, ont riposté et neutralisé les assaillants », indique un communiqué de la police, précisant que « leurs décès ont été confirmés ». (...)

    • Benjamin Netanyahu dit avoir ordonné les frappes contre des chefs du Hamas au Qatar après l’attaque de Jérusalem
      https://f24.my/BQ7Q

      Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré avoir ordonné mardi l’attaque visant les dirigeants du #Hamas au #Qatar, à la suite d’une fusillade meurtrière survenue la veille à #Jérusalem et revendiquée par le mouvement islamiste palestinien.

      « Hier, à la suite des attaques meurtrières à Jérusalem et à Gaza, le Premier ministre #Netanyahu a donné instruction à toutes les agences de sécurité de se préparer à la possibilité de cibler les dirigeants du Hamas », indique un communiqué conjoint de Benjamin Netanyahu et du ministre de la Défense, Israël Katz. « Aujourd’hui à midi, en raison d’une opportunité opérationnelle (...), le Premier ministre et le ministre de la Défense ont décidé de mettre en œuvre la directive donnée la veille », précise le communiqué.

  • Parliamo di trasferimento silenzioso
    https://www.assopacepalestina.org/2025/07/31/parliamo-di-trasferimento-silenzioso

    di Tess Miller, Ir Amim, 30 luglio 2025. Contesto storico di Nu’man Nel 1967 Israele annesse Gerusalemme Est e ridisegnò i confini municipali per includere i territori delle città palestinesi vicine, tra cui Nu’man. Tuttavia, mentre il territorio veniva annesso, i suoi abitanti non lo erano: venivano loro rilasciati documenti d’identità della Cisgiordania che impedivano ... Leggi tutto

    #Notizie #villaggio_di_Nu'man

  • How three terrorist groups formed the Israeli Defence Forces | The Big Picture

    via https://diasp.eu/p/17717601

    https://youtube.com/watch?v=OCGtHMxNrXY


    2024-10-22 - 30 min.

    Before the formation of the #Israel #Defense Forces in #1948, there were three underground Zionist #militias - The #Haganah, the #Irgun and the #Lehi.

    They differed in tactics and beliefs, and at times fought with each other - but together they terrorised Palestinian villages and executed attacks and bombings against the British to force them to give up control of the land.

    They blew up hotels in #Jerusalem, embassies in #Europe and assassinated a #UN mediator.

    After #Israel was officiated as a #state - the three militias would create the #IDF - and their leaders would go on to form Israel’s government, become politicians, ambassadors and Prime Ministers.

    And their dark history would be forgotten.

    This week on The Big Picture, we unpack that history.

    Subscribe and listen on all podcast platforms:
    https://thebigpicture.buzzsprout.com

    #Palestine #Royaume-Uni #terrorisme

  • Report : Two Palestinians Killed, 41 Abducted, 42 Demolitions In Jerusalem in May
    Jun 4, 2025 | - IMEMC News
    https://imemc.org/article/may-two-palestinians-killed-41-abducted-42-demolitions-in-jerusalem

    Report by the Jerusalem governorate: Israeli violations in the occupied capital, Jerusalem, in the West Bank, escalated significantly in May 2025, with a sharp increase in abductions, forced detentions, home demolitions, and expulsions targeting Palestinian residents.

    The Al-Aqsa Mosque witnessed daily incursions, particularly during “Jerusalem Day”, when Israeli forces intensified restrictions, preventing many Palestinians from entering the holy site.

    Killed and Detained Individuals

    Israeli forces killed 17-year-old Mohammad Nidal Abu Lebda near Al-Aqsa Mosque and confiscated his body.

    Additionally, 30-year-old Fuad Mohammad Elian from Beit Safafa was killed by Israeli colonizers while in a public park with his cousin.

    The number of slain Palestinian’ bodies withheld by Israeli authorities reached 47 by the end of March 2025, as part of a punitive policy targeting families of those killed. (...)

    #Jerusalem

  • Plaidoirie magistrale de Monique Chemillier-Gendreau à la CIJ – Aurdip

    "La plaidoirie magistrale de la Professeure Monique Chemillier-Gendreau au nom de l’Organisation de la coopération islamique devant la Cour Internationale de Justice concernant les « Conséquences juridiques découlant des politiques et pratiques d’Israël dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est »"

    https://aurdip.org/plaidoirie-magistrale-de-monique-chemillier-gendreau-a-la-cij

    #palestine #cij

  • Time of Israel  : 2 Juifs arrêtés suspectés d’avoir craché sur un ecclésiastique chrétien à Jérusalem

    Ramallah et le ministre des Affaires étrangères, Israël Katz, ont condamné les crachats et insultes proférées à l’encontre de l’abbé Nikodemus Schnabel

    Deux Israéliens juifs, soupçonnés d’avoir insulté et craché sur un ecclésiastique chrétien dans la Vieille Ville de Jérusalem, ont été arrêtés, a indiqué dimanche la police dans un communiqué.


    Selon la police, l’incident s’est produit samedi. Les deux suspects ont été retrouvés et interpellés – dont un mineur âgé de 17 ans. Les deux hommes ont été assignés à résidence pendant que l’enquête se poursuit, a déclaré la police, qui a signalé qu’elle ne tolérerait pas ce genre d’incidents.

    Le ministère des Affaires étrangères palestinien a condamné l’incident, pointant du doigt certains ultra-nationalistes israéliens.

    Dans un communiqué, Ramallah a imputé l’incident à « l’incitation à la haine » des ministres israéliens d’extrême-droite Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich et l’a qualifié d’expression d’une « culture coloniale raciste » qui « nie l’existence de l’autre ».

    La déclaration affirme en outre que les « milices de colons [résidents d’implantations] » se sentent enhardies par un « sentiment d’impunité politique et juridique » qui les encourage à persister à « semer la haine » et à « provoquer les citoyens palestiniens et les membres d’autres religions ».

    La police avait arrêté https://fr.timesofisrael.com/cinq-personnes-arretees-pour-avoir-crache-sur-des-chretiens-a-jeru début octobre cinq Juifs orthodoxes soupçonnés d’avoir craché sur des fidèles chrétiens dans la Vieille Ville de Jérusalem, dans un contexte de multiplication des incidents visant les prêtres et les pèlerins dans la capitale.

    Le ministre de la Sécurité nationale Ben Gvir , s’était alors exprimé lors d’une interview accordée à la radio de l’armée. « Je continue de penser que cracher sur des chrétiens n’est pas un acte criminel. Je pense que nous devons agir par l’instruction et l’éducation. Tout ne justifie pas une arrestation. »

    Avant d’entrer en politique, Ben Gvir avait justifié par le passé les crachats à l’encontre des chrétiens en les qualifiant « d’ancienne coutume juive ».
    . . . . . . .

    Source et suite : https://fr.timesofisrael.com/2-juifs-arretes-suspectes-davoir-crache-sur-un-ecclesiastique-chre

    #Israel #Jérusalem #violence #religieux #religions #racisme #colons

  • https://www.cetri.be/Comment-la-guerre-Israel-Hamas-va

    D’aucuns arguent que l’ampleur et la nature proto-génocidaire de l’attaque du Hamas sont telles que la décence commandait d’épargner Israël. Ou que les dommages humains collatéraux de Tsahal n’ont pas le même statut juridique et moral que le meurtre de masse du Hamas. On pourrait en débattre – et on en débattra – des années. Il n’en demeure pas moins que, davantage que les qualifications internationales officielles des actes des uns et des autres, voire même davantage que la réalité des actes des uns et des autres (peu importe désormais qui a frappé l’hôpital Al-Ahli Arabi), c’est la perception des rôles des différents protagonistes de la crise qui compte, en fonction du sens attribué à leurs actions les plus saillantes sur le plan politique et symbolique (cfr le coup de colère de Jacques Chirac dans la vieille ville de Jérusalem en 1996, qui en a fait un héros du monde arabe).

  • Lettre ouverte au président de la République française - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1354010/lettre-ouverte-au-president-de-la-republique-francaise.html

    Lettre ouverte au président de la République française
    OLJ / Par Dominique EDDÉ, le 20 octobre 2023 à 10h30

    Monsieur le Président,

    C’est d’un lieu ruiné, abusé, manipulé de toutes parts, que je vous adresse cette lettre. Il se pourrait qu’à l’heure actuelle, notre expérience de l’impuissance et de la défaite ne soit pas inutile à ceux qui, comme vous, affrontent des équations explosives et les limites de leur toute puissance.

    Je vous écris parce que la France est membre du Conseil de sécurité de l’ONU et que la sécurité du monde est en danger. Je vous écris au nom de la paix.

    L’horreur qu’endurent en ce moment les Gazaouis, avec l’aval d’une grande partie du monde, est une abomination. Elle résume la défaite sans nom de notre histoire moderne. La vôtre et la nôtre. Le Liban, l’Irak, la Syrie sont sous terre. La Palestine est déchirée, trouée, déchiquetée selon un plan parfaitement clair : son annexion. Il suffit pour s’en convaincre de regarder les cartes.

    Le massacre par le Hamas de centaines de civils israéliens, le 7 octobre dernier, n’est pas un acte de guerre. C’est une ignominie. Il n’est pas de mots pour en dire l’étendue. Si les arabes ou les musulmans tardent, pour nombre d’entre eux, à en dénoncer la barbarie, c’est que leur histoire récente est jonchée de carnages, toutes confessions confondues, et que leur trop plein d’humiliation et d’impotence a fini par épuiser leur réserve d’indignation ; par les enfermer dans le ressentiment. Leur mémoire est hantée par les massacres, longtemps ignorés, commis par des Israéliens sur des civils palestiniens pour s’emparer de leurs terres. Je pense à Deir Yassin en 1948, à Kfar Qassem en 1956. Ils ont par ailleurs la conviction – je la partage – que l’implantation d’Israël dans la région et la brutalité des moyens employés pour assurer sa domination et sa sécurité ont très largement contribué au démembrement, à l’effondrement général. Le colonialisme, la politique de répression violente et le régime d’apartheid de ce pays sont des faits indéniables. S’entêter dans le déni, c’est entretenir le feu dans les cerveaux des uns et le leurre dans les cerveaux des autres. Nous savons tous par ailleurs que l’islamisme incendiaire s’est largement nourri de cette plaie ouverte qui ne s’appelle pas pour rien « la Terre sainte ». Je vous rappelle au passage que le Hezbollah est né au Liban au lendemain de l’occupation israélienne, en 1982, et que les désastreuses guerres du Golfe ont donné un coup d’accélérateur fatal au fanatisme religieux dans la région.

    Qu’une bonne partie des Israéliens reste traumatisée par l’abomination de la Shoah et qu’il faille en tenir compte, cela va de soi. Que vous soyez occupé à prévenir les actes antisémites en France, cela aussi est une évidence. Mais que vous en arriviez au point de ne plus rien entendre de ce qui se vit ailleurs et autrement, de nier une souffrance au prétexte d’en soigner une autre, cela ne contribue pas à pacifier. Cela revient à censurer, diviser, boucher l’horizon. Combien de temps encore allez-vous, ainsi que les autorités allemandes, continuer à puiser dans la peur du peuple juif un remède à votre culpabilité ? Elle n’est plus tolérable cette logique qui consiste à s’acquitter d’un passé odieux en en faisant porter le poids à ceux qui n’y sont pour rien. Écoutez plutôt les dissidents israéliens qui, eux, entretiennent l’honneur. Ils sont nombreux à vous alerter, depuis Israël et les États-Unis.

    Commencez, vous les Européens, par exiger l’arrêt immédiat des bombardements de Gaza. Vous n’affaiblirez pas le Hamas ni ne protégerez les Israéliens en laissant la guerre se poursuivre. Usez de votre voix non pas seulement pour un aménagement de corridors humanitaires dans le sillage de la politique américaine, mais pour un appel à la paix ! La souffrance endurée, une décennie après l’autre, par les Palestiniens n’est plus soutenable. Cessez d’accorder votre blanc-seing à la politique israélienne qui emmène tout le monde dans le mur, ses citoyens inclus. La reconnaissance, par les États-Unis, en 2018, de Jérusalem capitale d’Israël ne vous a pas fait broncher. Ce n’était pas qu’une insulte à l’histoire, c’était une bombe. Votre mission était de défendre le bon sens que prônait Germaine Tillion « Une Jérusalem internationale, ouverte aux trois monothéismes. » Vous avez avalisé, cette même année, l’adoption par la Knesset de la loi fondamentale définissant Israël comme « l’État-Nation du peuple juif ». Avez-vous songé un instant, en vous taisant, aux vingt et un pour cent d’Israéliens non juifs ? L’année suivante, vous avez pour votre part, Monsieur le Président, annoncé que « l’antisionisme est une des formes modernes de l’antisémitisme. » La boucle était bouclée. D’une formule, vous avez mis une croix sur toutes les nuances. Vous avez feint d’ignorer que, d’Isaac Breuer à Martin Buber, un grand nombre de penseurs juifs étaient antisionistes. Vous avez nié tous ceux d’entre nous qui se battent pour faire reculer l’antisémitisme sans laisser tomber les Palestiniens. Vous passez outre le long chemin que nous avons fait, du côté dit « antisioniste », pour changer de vocabulaire, pour reconnaître Israël, pour vouloir un avenir qui reprenne en compte les belles heures d’un passé partagé. Les flots de haine qui circulent sur les réseaux sociaux, à l’égard des uns comme des autres, n’exigent-ils pas du responsable que vous êtes un surcroît de vigilance dans l’emploi des mots, la construction des phrases ? À propos de paix, Monsieur le Président, l’absence de ce mot dans votre bouche, au lendemain du 7 octobre, nous a sidérés. Que cherchons-nous d’autre qu’elle au moment où la planète flirte avec le vide ?

    Les accords d’Abraham ont porté le mépris, l’arrogance capitaliste et la mauvaise foi politique à leur comble. Est-il acceptable de réduire la culture arabe et islamique à des contrats juteux assortis – avec le concours passif de la France – d’accords de paix gérés comme des affaires immobilières ? Le projet sioniste est dans une impasse. Aider les Israéliens à en sortir demande un immense effort d’imagination et d’empathie qui est le contraire de la complaisance aveuglée. Assurer la sécurité du peuple israélien c’est l’aider à penser l’avenir, à l’anticiper, et non pas le fixer une fois pour toutes à l’endroit de votre bonne conscience, l’œil collé au rétroviseur. Ici, au Liban, nous avons échoué à faire en sorte que vivre et vivre ensemble ne soient qu’une et même chose. Par notre faute ? En partie, oui. Mais pas seulement. Loin de là. Ce projet était l’inverse du projet israélien qui n’a cessé de manœuvrer pour le rendre impossible, pour prouver la faillite de la coexistence, pour encourager la fragmentation communautaire, les ghettos. À présent que toute cette partie du monde est au fond du trou, n’est-il pas temps de décider de tout faire autrement ? Seule une réinvention radicale de son histoire peut rétablir de l’horizon.

    En attendant, la situation dégénère de jour en jour : il n’y a plus de place pour les postures indignées et les déclarations humanitaires. Nous voulons des actes. Revenez aux règles élémentaires du droit international. Demandez l’application, pour commencer, des résolutions de l’ONU. La mise en demeure des islamistes passe par celle des autorités israéliennes. Cessez de soutenir le nationalisme religieux d’un côté et de le fustiger de l’autre. Combattez les deux. Rompez cette atmosphère malsaine qui donne aux Français de religion musulmane le sentiment d’être en trop s’ils ne sont pas muets.

    Écoutez Nelson Mandela, admiré de tous à bon compte : « Nous savons parfaitement que notre liberté est incomplète sans celle des Palestiniens, » disait-il sans détour. Il savait, lui, qu’on ne fabrique que de la haine sur les bases de l’humiliation. On traitait d’animaux les noirs d’Afrique du Sud. Les juifs aussi étaient traités d’animaux par les nazis. Est-il pensable que personne, parmi vous, n’ait publiquement dénoncé l’emploi de ce mot par un ministre israélien au sujet du peuple palestinien ? N’est-il pas temps d’aider les mémoires à communiquer, de les entendre, de chercher à comprendre là où ça coince, là où ça fait mal, plutôt que de céder aux affects primaires et de renforcer les verrous ? Et si la douleur immense qu’éprouve chaque habitant de cette région pouvait être le déclic d’un début de volonté commune de tout faire autrement ? Et si l’on comprenait soudain, à force d’épuisement, qu’il suffit d’un rien pour faire la paix, tout comme il suffit d’un rien pour déclencher la guerre ? Ce « rien » nécessaire à la paix, êtes-vous sûrs d’en avoir fait le tour ? Je connais beaucoup d’Israéliens qui rêvent, comme moi, d’un mouvement de reconnaissance, d’un retour à la raison, d’une vie commune. Nous ne sommes qu’une minorité ? Quelle était la proportion des résistants français lors de l’occupation ? N’enterrez pas ce mouvement. Encouragez-le. Ne cédez pas à la fusion morbide de la phobie et de la peur. Ce n’est plus seulement de la liberté de tous qu’il s’agit désormais. C’est d’un minimum d’équilibre et de clarté politique en dehors desquels c’est la sécurité mondiale qui risque d’être dynamitée.

    Par Dominique EDDÉ. Écrivaine.

  • #Gaza : le #droit_international comme seule boussole

    Le 7 octobre, le #Hamas a lancé une attaque sans précédent sur le sud d’Israël, semant la terreur et perpétrant de nombreux #crimes_de_guerre contre des #civils israéliens. En réponse à cette attaque, Israël a lancé une #opération_militaire d’une violence inédite sur la #bande_de_Gaza, alliant déplacements forcés de population et frappes indiscriminées, également constitutifs de crimes de guerre. Si rien ne peut justifier les crimes de guerre, quel que soit le camp, cette séquence s’inscrit cependant dans un contexte qu’il est indispensable de prendre en compte pour comprendre ce qu’elle représente et les conséquences dévastatrices qu’elle peut avoir.

    La bande de Gaza est, avec la Cisjordanie, l’une des deux composantes du #Territoire_palestinien_occupé. Après la Guerre des Six Jours, elle a, comme la Cisjordanie, fait l’objet d’une colonisation par Israël, avant que ce dernier ne l’évacue unilatéralement en 2005. L’année suivante, le Hamas gagnait les élections législatives à Gaza. L’UE exclut tout contact avec le Hamas compliquant la formation d’un gouvernement palestinien. S’en suit une guerre intra palestinienne entre Fatah et Hamas dans la bande de Gaza, qui se termine en 2007 par la prise de contrôle du territoire par le Hamas. Depuis cette date, un blocus est exercé par Israël sur Gaza, imposant ainsi une punition collective à 2,3 millions de Palestiniens et de Palestiniennes, à laquelle s’ajoutent depuis 2009 des bombardements réguliers et indiscriminés, qu’ils ne peuvent fuir. En conséquence de ces sévères restrictions à la liberté de mouvement des personnes et des biens, 97% de l’eau courante à Gaza est impropre à la consommation, le taux de chômage est de 47%, et 80% de la population dépend de l’aide internationale (données Oxfam).

    Ce #blocus est l’un des aspects du régime d’#apartheid qu’Israël impose à l’ensemble du peuple palestinien, c’est-à-dire un régime institutionnalisé d’#oppression et de #domination systématiques, établi dans l’intention de maintenir la #domination d’un groupe racial sur un autre, l’intention de le maintenir et qui comprend l’existence d’actes inhumains commis comme partie intégrante de ce régime, tels que l’ont récemment qualifiés de nombreux rapports Amnesty, Human Rights Watch et des Rapporteurs spéciaux de l’ONU.

    En décembre dernier, un gouvernement d’#extrême_droite a pris le pouvoir en Israël, renforçant ce régime d’apartheid et intensifiant la colonisation israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Au cours de l’année 2023, avant le 7 octobre, plus de 200 Palestiniens et Palestiniennes avaient déjà été tués par l’#armée_israélienne ou les colons, surtout en Cisjordanie mais aussi à Gaza. La #violence des colons a augmenté, autorisée et alimentée par le gouvernement israélien, menant à de nombreuses attaques sur des villages palestiniens. Sous les jougs conjugués d’ordres d’#expulsion et de la violence exercée par les colons, des communautés palestiniennes entières de la #zone_C ont été déplacées de force. Au sein de la société israélienne, mais aussi parmi les responsables politiques israéliens, les appels à la haine et au meurtre des Arabes palestiniens sont de plus en plus fréquents.

    Face à cette exacerbation de la violence, la communauté internationale, et l’UE en particulier, n’a réussi qu’à condamner, par des formules creuses et répétitives les multiples violations du droit international commises par Israël, sans jamais prendre de #sanctions.

    Tout cela, c’était avant le 7 octobre et l’attaque meurtrière du Hamas, qui tue plus de 1000 #victimes_civiles israéliennes et prend en #otages entre 120 et 200 personnes. Dans plusieurs lieux, des #meurtres_collectifs ont lieu, sans aucun doute constitutifs de crimes de guerre. Ces faits choquent l’opinion publique internationale et entraînent de nombreux messages de soutien à Israël de la part des responsables politiques, entre autres européens. Certains, tel le Secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, prennent la peine d’appeler à une réponse « proportionnée ». D’autres, comme la Présidente de la Commission européenne, se contentent d’apporter leur soutien sans faille à Israël, sans même rappeler les obligations qui lui incombent au regard du droit international.

    Depuis le début de la réponse militaire israélienne, les officiels israéliens multiplient les déclarations déshumanisant les Palestiniens, punissant collectivement la population de Gaza pour les crimes commis par le Hamas :

    Lundi 9 octobre, #Yoav_Gallant, le Ministre israélien de la Défense a déclaré : « J’ai ordonné un siège complet de la bande de Gaza. Il n’y aura pas d’électricité, pas de nourriture, pas de carburant, tout est fermé. Nous combattons des animaux humains et nous agissons en conséquence ».

    Mardi 10 octobre, le chef de la Coordination de l’administration civile dans les territoires (COGAT), le général #Ghassan_Alian a annoncé opérer un #blocus_complet sur la bande de Gaza, coupant le territoire en #électricité et en #eau, ne lui promettant que des dommages, et déclarant à l’adresse du Hamas : « Vous avez voulu l’enfer, vous aurez l’enfer ! ».

    Jeudi 12 octobre, le ministre israélien de l’Energie #Israël_Katz a déclaré : « Aucun interrupteur électrique ne sera allumé, aucune pompe à eau ne sera mise en route et aucun camion de carburant n’entrera tant que les Israéliens enlevés ne seront pas rentrés chez eux (…). Et personne ne peut nous faire la morale ».

    Vendredi 13 octobre, le gouvernement israélien a ordonné une #évacuation de toute la population du nord de la Bande de Gaza, soit 1,1 million de Palestiniens, vers le sud de la Bande de Gaza. Il s’agit d’un #déplacement_forcé de la moitié de la population de Gaza, déjà coupée d’électricité, d’eau et de carburant. Les organisations humanitaires ont tout de suite dénoncé l’impossibilité que cela puisse se passer sans conséquences catastrophiques. Depuis vendredi, plusieurs organes et responsables de l’ONU, l’UNRWA, l’OMS, le chef de l’aide humanitaire de l’ONU sont sortis de leur réserve habituelle et tirent la sonnette d’alarme. MSF multiplie également les déclarations pour dénoncer l’insoutenabilité de la situation sanitaire. Les témoignages qui nous viennent de Gaza sont glaçants : rationnement en eau des enfants, un boulanger qui ne peut plus faire de pain faute d’électricité, les cadavres qui ne trouvent plus de place dans les morgues, ou qui pourrissent sous les décombres.

    Depuis le début de l’attaque militaire israélienne contre Gaza, quelques 2778 Palestiniens sont morts, 9 938 personnes sont blessées, dans un système de santé qui s’est totalement effondré
    (données du 16 octobre).

    Pour rappel, 70% de la population de Gaza sont des #réfugiés, c’est-à-dire que leurs familles ont été chassées de leurs maisons par les Israéliens lors de la #Nakba (mot arabe qui signifie la « catastrophe » et qui désigne, pour les Palestiniens, l’exil forcé de 700 000 d’entre eux, lors de la proclamation de l’État d’Israël en 1948). Ils attendent depuis de pouvoir exercer leur #droit_au_retour, consacré par la Résolution 194 de l’Assemblée générale des Nations Unies. Même si un #corridor_humanitaire était mis en place, nombreux sont celles et ceux qui refuseraient de partir, estimant que quitter la Palestine signifierait ne jamais y revenir. C’est en effet le sort subi par tous les populations palestiniennes déplacées depuis la Nakba de 1948.
    Ce qui se risque de se passer à Gaza est qualifié par de nombreuses voix palestiniennes, dont PNGO, le réseau des ONG palestiniennes mais aussi la Rapporteuse spéciale des Nations Unies Francesca Albanese, comme du #nettoyage_ethnique, comme une nouvelle Nakba. Par ailleurs, pour les principales organisations palestiniennes de défense des droits humains (Al Haq, Al Mezan, PCHR), il devient évident « qu’Israël impose délibérément au peuple palestinien des conditions de vie susceptibles d’entraîner sa destruction physique totale ou partielle ». Ces organisations « appellent les États tiers à intervenir de toute urgence pour protéger le peuple palestinien contre le #génocide ». Ce constat rencontre celui de la Fédération internationale des droits humains (FIDH) qui qualifie l’#ordre_d’évacuation des 1,1 million de Palestiniens du nord de la bande de Gaza de « tentative de déplacement forcé et illégal de civil⋅es pouvant refléter une intention génocidaire ». Cette qualification est également appuyée par un historien spécialisé dans l’étude de l’Holocauste et du génocide, Raz Segal. Selon lui, « l’assaut contre Gaza peut également être compris en d’autres termes : comme un cas d’école de génocide se déroulant sous nos yeux ».

    Pendant ce temps, la situation en Cisjordanie et à #Jérusalem-Est se détériore aussi. Comme le fait remarquer Yehuda Shaul, le fondateur de l’ONG Breaking the Silence, et directeur du think tank israélien Ofek, « les crimes de guerre du Hamas sont l’occasion pour la droite israélienne de faire avancer son programme messianique au-delà de la réponse de l’armée israélienne à Gaza. De la reconstruction des colonies à Gaza à l’intensification de la prise de contrôle du Haram al Sharif [l’Esplanade des mosquées]-Montagne du Temple, en passant par les pogroms en Cisjordanie ». En Cisjordanie, 55 Palestiniens ont été tués par les colons et par l’armée en une semaine.

    En Israël même, la situation de la population palestinienne et de celles et ceux qui défendent leurs #droits devient très difficile. Suite à l’attaque du Hamas et les appels à la #revanche partout dans la société israélienne, les Palestiniens d’Israël (18% de la population) craignent de sortir de chez eux. Les Israéliens et Israéliennes du « camp de la paix » vivent aussi des moments compliqués, d’une part parce que de nombreuses victimes du Hamas étaient des militants et militantes pour la paix, d’autre part parce que la défense de la population civile palestinienne de Gaza et la nécessité d’une réponse israélienne mesurée n’est même plus audible dans l’opinion publique actuelle en Israël.

    "En refusant systématiquement d’obliger Israël à respecter le droit international et en laissant les violations impunies, la communauté internationale porte une responsabilité écrasante dans la situation désespérée que nous connaissons aujourd’hui."

    Face au drame qui se déroule sous nos yeux, la boussole de la Belgique et de l’Union européenne doit plus que jamais rester le droit international et la protection de la vie, de la dignité et des droits humains. Pour l’UE et la Belgique, la priorité doit aujourd’hui être de mettre tout en œuvre pour obtenir un cessez-le-feu, la protection de toutes les populations civiles, et un accès à l’aide internationale pour la population gazaouie actuellement en urgence humanitaire absolue. Elles doivent également appeler à la libération de tous celles et ceux qui ont été illégalement privés de leur liberté, les otages retenus par le Hamas, comme les prisonniers politiques palestiniens arrêtés dans le cadre de la répression de la résistance à l’occupation. L’UE et la Belgique doivent en outre exiger d’Israël la levée du siège de la bande de Gaza, et cela dans une perspective de levée du blocus et d’une reconnexion du territoire avec le reste du territoire palestinien occupé. Elles doivent également s’attaquer aux causes structurelles du présent conflit en adoptant des mesures contraignantes contre Israël afin qu’il mette fin à l’occupation, à la colonisation et à l’apartheid contre le peuple palestinien, à commencer par la fin du commerce avec les colonies israéliennes. Enfin, la Belgique, pionnière historique de la lutte contre l’impunité en matière de crimes de guerre, doit apporter un soutien politique et financier à l’enquête en cours à la Cour pénale internationale sur la situation en Palestine et encourager le procureur de la Cour pénale à en faire une priorité afin que tous les criminels de guerre soient rapidement tenus responsables.

    https://www.cncd.be/gaza-le-droit-international-comme-seule-boussole
    #à_lire #Israël #Palestine #7_octobre_2023 #histoire

  • Jérusalem : « pourquoi certains juifs crachent sur des chrétiens » – Portail catholique suisse Luc Balbont pour cath.ch

    L’évènement était annoncé à Jérusalem pour le 16 juin 2023, initialement programmé à la Tour de David, Porte de Jaffa, à l’entrée de la Vieille ville. Devant les polémiques soulevées, c’est plus modestement au séminaire des Arméniens, sans éclat médiatique, qu’il a finalement eu lieu. Le titre du colloque : »Pourquoi certains juifs crachent sur les chrétiens », jugé provocateur, voire parfois antisémite par les autorités israéliennes, avait provoqué un malaise dans la communauté juive.

    Marqués par un nombre croissant d’injures et d’humiliations visant des ecclésiastiques chrétiens par des juifs religieux extrémistes, des universitaires israéliens se sont fédérés, afin de mettre sur pied un colloque pour analyser ces déviances, que beaucoup font remonter au retour aux affaires du Premier ministre Benjamin Netanyahou et de son gouvernement d’extrême droite, fin 2022.

    Le harcèlement des chrétiens dure depuis 1947
    Selon Etienne Lepicard, un médecin français qui vit à Jérusalem depuis plus de 35 ans, « tout est parti d’une vidéo filmée par Yisca Harani qui avaient suscité nombre de commentaires. Les universitaires israéliens avaient déjà été alertés par elle : en 2013, elle avait réussi à organiser une protestation publique lors de la profanation d’un cimetière chrétien protestant sur le Mont Sion. Elle avait reçu la même année le Prix Mount Sion décerné par l’université de Lucerne. »

    « Le phénomène n’est pourtant pas nouveau », remarque Nora Carmi, 77ans, figure importante de la communauté palestinienne, qui depuis sa naissance à Jérusalem a toujours connu ce type d’agressions : « C›est une constante. Depuis le début de l’occupation israélienne en 1947, affirme-t-elle. Il règne dans la ville une atmosphère de harcèlement trop faiblement condamné par les Eglises, et encouragée par le mutisme des occupants, qui ignorent la plupart du temps les plaintes des victimes… » Beaucoup d’Arabes de Jérusalem redoutent les réactions du pouvoir actuel, qui se terminent parfois par des menaces d’expulsion, et des interdictions de retour dans « la ville trois fois sainte ».



    Inscription sur le mur du quartier arménien de la vieille ville de Jérusalem le 12 janvier 2023 indiquant « Mort aux Arabes et aux goyim » (non-juifs) | © Patriarcat Arménien

    Au patriarcat latin de Jérusalem, Firas Abbedrabo, secrétaire du patriarche, reconnaît que si « le phénomène n’est pas nouveau, il a pris ces deniers temps une ampleur jamais vue. Au point que ce ne sont plus seulement les chrétiens mais des juifs israéliens, des intellectuels et des universitaires, qui entendent alerter l’opinion publique sur les dangers de cette christianophobie grandissante. »

    En témoigne, ce travail d’un journaliste israélien, Yossi Eli, qui dans une enquête pour Channel 13 https://www.cath.ch/newsf/un-journaliste-israelien-deguise-en-franciscain-se-fait-cracher-dessus s’est penché sur les injures des « craignant Dieu », ces juifs ultra-orthodoxes (les haredim). Vêtu d’une robe de moine, accompagné d’un franciscain, le faux prêtre a été victime d’injures et de crachats durant sa balade, montrant ce que pouvait endurer les religieux chrétiens, lors de leurs déplacements dans la vieille ville. Insultes, crachats non seulement d’adultes mais aussi d’adolescents et même de soldats. Des attitudes hostiles et des paroles incompatibles avec l’image d’une cité sainte, qualifiée de paix et d’ouverture.

    Profanations, actes de vandalisme, injures
    Profanation de monuments chrétiens, actes de vandalisme, inscriptions morbides, telles que « mort aux chrétiens » peintes sur des bâtiments se multiplient depuis quelques temps. 

    Des inquiétudes qui expliquent la tenue de ce colloque, où des penseurs et des enseignants juifs se sont rassemblés pour analyser et tenter d’expliquer la christianophobie ambiante. Des intervenants qui se sont interrogés sur ces attaques et ces provocations. Qui sont ces ultras, qui s’en prennent aux églises ? Par qui sont-ils soutenus ? Pourquoi cette recrudescence de vandalisme ? Quels sont les dangers de tels actes ? Et les mesures pour combattre ce fléau, qui met en danger la réputation de la cité à l’étranger ? Au risque de réduire les recettes du tourisme qui s’élèvent à 54 milliards de shekels par an (13,5 milliards d’euros environ) dont 74% provenant des pays chrétiens. 

    A l’initiative du colloque, se trouve Yisca Harani, une personnalité incontournable dans les rapports entre l’Eglise et la Synagogue. Les cours de cette professeure au Centre du christianisme à l’université ouverte de Ranana, près de Tel-Aviv sont assidûment suivis et appréciés par de nombreux étudiants juifs israéliens. Mme Harani est aussi guide officielle, et fait découvrir à des groupes de juifs, les lieux chrétiens de la ville. Elle a aussi conçu et lancé une plate-forme multilingue « Religious Freedom Data Center », qui recense les actes antichrétiens, en donnant la parole aux victimes. Son intervention au colloque a été illustrée par des vidéos visant à recenser toutes les formes de harcèlement.



    Profanation du cimetière chrétien de Beit Gémal à l’ouest de Jérusalem. (photo Patriarcat latin de Jérusalem)

    Le monde universitaire juif inquiet
    Si l’assistance était composée de chrétiens, pour la première fois depuis l’indépendance, tous les intervenants étaient juifs. Une dizaine d’interventions en tout, et des tables rondes de grande qualité ont ponctué le colloque. Des titulaires de chaires dans de prestigieuses universités, des directeurs de centres de recherches et d’institutions diverses, des responsables du tourisme. Yonatan Moss professeur de religion comparée, a ainsi insisté sur les récentes agressions juives, mais aussi chrétiennes dans des temps plus anciens, où les Juifs étaient considérés comme des parias, qui refusaient la foi nouvelle de Jésus. Une réciprocité qui a encore du mal à disparaître.

    Certains conférenciers ont mis l’accent sur l’éducation pour mettre fin à ces agressions. Beaucoup d’intervenants ont stigmatisé la responsabilité du gouvernement israélien actuel, composé de ministres d’extrême droite, tels Betzalel Smötrich (ministre des Finances, également en charge de l’administration des colonies juives), Itamar Ben Gvir (ministre de la Sécurité nationale) ou d’identitaires comme Aryeh King (maire adjoint de Jérusalem). Tous marqués par une profonde aversion des Palestiniens et du désir de réduire la présence chrétienne au strict minimum ( »qu’ils restent à l’intérieur de leurs églises, et n’en sortent pas, dit l’un d’eux »)

    Intervenant également au colloque, l’enseignante à l’université hébraïque de Jérusalem Karma Ben- Yohanan remarque avec pertinence que les « juifs israéliens doivent aujourd’hui reconnaître qu’ils ne sont plus les victimes, mais les dirigeants de ce pays, et qu’ils doivent s’efforcer d’y instaurer des règles démocratiques non sectaires. » (cath.ch/lba/mp)

    Quatre questions à Olivier Catel


    Le dominicain, Olivier Cartel, doctorant à l’Université hébraïque de Jérusalem, était présent à ce colloque. Il a répondu aux questions de cath.ch . Le dominicain Olivier Cattel vit à Jérusalem depuis plusieurs années | Luc Balbont

    Menacé à un moment d’annulation, le colloque a finalement eu lieu au séminaire des Arméniens, Mais beaucoup se sont décommandés au vu de son intitulé. 
Suite aux remous suscité par le titre jugé antisémite, beaucoup ont préféré ne pas venir. De plus, la salle du séminaire arménien réservée à cet évènement était beaucoup plus petite que celle de la Tour de David. 80 personnes environ ont quand même pu assister en présentiel au colloque également diffusé par vidéo-conférence.

    Y-a-t-il eu des officiels, et des membres du gouvernement israéliens présents ? 
Aucun représentant de la ville de Jérusalem, aucun membre du gouvernement non plus, ni de la police, ni de l’armée ne sont venus. L’ancien grand rabbin d’Israël, Shlomo Amar avait pourtant rédigé en anglais, mais pas en hébreu, un communiqué dénonçant l’aberration de ces violences anti chrétiennes, mais lui non plus n’est pas venu au colloque. Seul le rabbin Goshen Gottstein avait rejoint l’assistance.

    Pourtant, ces provocations, ces injures, et ces actes de vandalisme à l’encontre des chrétiens se multiplient aujourd’hui. 
Une majorité d’Israéliens déplorent ces violences antichrétiennes, mais le contentieux historique est encore lourd entre les deux religions. Après les persécutions chrétiennes, ce sont les juifs qui à leur tour « crachent » aujourd’hui sur les chrétiens.

    Quelles sont les mesures prises par Israël pour mettre fin au fléau ? 
Pour le moment aucune, hélas ! D’autant que les plaintes sont très rares, et que la police israélienne les enterre souvent. LBA

    #israel #religions #colloque #violences #Palestine #racisme #haredims #profanation #persécutions #jerusalem #ultra-orthodoxe #ultra-orthodoxes

    Source : https://www.cath.ch/newsf/jerusalem-pourquoi-certains-juifs-crachent-sur-des-chretiens

  • Vincent Lemire, historien : « A Jérusalem, les Israéliens détruisent le statu quo qu’ils ont eux-mêmes créé en 1967 »
    https://www.lemonde.fr/international/article/2023/04/14/vincent-lemire-historien-a-jerusalem-les-israeliens-detruisent-le-statu-quo-

    Pourquoi la police israélienne a-t-elle évacué violemment la mosquée Al-Aqsa deux nuits de suite, les 5 et 6 avril ?
    Pour permettre le passage, au matin, de centaines d’extrémistes juifs, venus prier sur l’esplanade des Mosquées, en cette veille de Pâque juive. Plusieurs d’entre eux ont été arrêtés avec un agneau dans les bras, qu’ils voulaient sacrifier en « offrande pascale » (korban), comme à l’époque du second Temple, détruit en 70 par les troupes de Titus. Ces radicaux souhaitent construire un « troisième Temple » en lieu et place des lieux saints musulmans.

    Ils sont de plus en plus influents : il y a quinze ans, à peine deux mille juifs venaient chaque année prier sur l’esplanade ; aujourd’hui, ils sont plus de cinquante mille. Mais ce qui est nouveau, c’est l’alignement du gouvernement israélien sur eux. Le suprémaciste Itamar Ben Gvir, ministre de la sécurité nationale, a défendu ces groupuscules quand il était avocat. Désormais, il contribue à des décisions sécuritaires structurantes concernant l’esplanade.

    Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Jérusalem : violente intervention de la police israélienne dans la mosquée Al-Aqsa, en plein ramadan
    Pourquoi des musulmans s’enferment-ils dans la mosquée la nuit, en prétendant la défendre ?
    Ces veillées (itikaf) sont une pratique populaire banale en Islam. En 1650, le voyageur turc Evliya Çelebi décrit des milliers de musulmans rassemblés « toute la nuit, sous les lampes à huile, pour lire le Coran et réciter des incantations », bercés jusqu’à l’aube par les chants soufis. A la même époque, le traditionaliste Al-Qashashi, lui, s’inquiète que « dix mille lampes soient allumées pour permettre aux jeunes hommes et femmes de passer la nuit sur l’esplanade ».

    Quel rôle attribuer au mouvement islamiste Hamas, qui a appelé à défendre les lieux saints ?
    Lorsque des affrontements sont prévisibles, évidemment, chacun s’y prépare. Afin de réduire les risques, les autorités du Waqf [fondation jordanienne qui gère les lieux saints musulmans] ont demandé aux fidèles de ne veiller dans la mosquée que les dix dernières nuits du ramadan. Mais on peut aussi constater que, lorsqu’aucune visite de militants du troisième Temple n’est programmée, il n’y a pas d’affrontements.

    Selon les autorités israéliennes, ces « émeutiers » musulmans transforment un lieu saint en espace politique. Cette distinction a-t-elle un sens ?
    On peut retourner l’argument : aucun juif modéré ne monte sur l’esplanade pour y prier. Seuls le font ceux qui ont un agenda politique et souhaitent en expulser les musulmans. Or, l’esplanade est le seul espace public disponible pour les 400 000 Palestiniens de Jérusalem : c’est un refuge où l’on vient prier, mais aussi se reposer, discuter, se rassembler… et donc, le cas échéant, faire de la politique.

    Pourquoi le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, affirme-t-il défendre la « liberté de culte » à Al-Aqsa ?
    Ce vocabulaire est habile, car comment être contre la « liberté de culte » ? Mais, soyons sérieux, qui défendrait la « liberté de culte » des musulmans dans une église ? Ou celle des chrétiens dans une synagogue ? En réalité, ce concept est strictement contradictoire avec le statu quo qui régit les lieux saints à Jérusalem et qui permet une cohabitation praticable, sinon pacifique, entre les communautés.

    Qu’est-ce que ce statu quo ?
    Le respect du statu quo consiste à ne pas modifier les usages historiques d’un lieu saint. Mais c’est un mot valise, qui recouvre des situations très diverses. En tant qu’autorité de fait à Jérusalem, les Israéliens ont, par exemple, hérité du statu quo qui régit l’accès des chrétiens au Saint-Sépulcre, mis en place par les Ottomans en 1757. Mais celui qui régit l’esplanade des Mosquées est totalement différent, car les autorités israéliennes n’en ont pas hérité, elles l’ont créé unilatéralement et par la violence : à l’issue de la guerre des Six-Jours, au soir du 10 juin 1967, l’armée israélienne évacue les huit cents habitants du quartier maghrébin, qui est rasé la nuit suivante, afin de créer le vaste parvis du mur occidental [vestige du second Temple].

    Pour des raisons sécuritaires, deux lieux saints séparés sont ainsi institués : l’un exclusivement musulman sur l’esplanade des Mosquées ; et un autre, exclusivement juif, en contrebas, qui efface un quartier fondé par Saladin, à la fin du XIIe siècle, pour y loger les pèlerins originaires du Maghreb. Au regard du droit international, Israël a donc une responsabilité particulière à faire respecter ce statu quo qu’il a lui-même créé.

    L’Etat israélien reconnaît-il avoir rasé ce quartier ?
    Non, le récit officiel prétend qu’il a été détruit par une poignée de civils, entrepreneurs en bâtiment. Pour prouver qu’il s’agissait d’une décision politique, prise au plus haut niveau de l’Etat, j’ai dû fouiller les archives de la municipalité, grâce auxquelles j’ai identifié une réunion, tenue le 9 juin 1967, entre Teddy Kollek, maire de Jérusalem, et Uzi Narkiss, commandant de la zone militaire, qui planifient les moyens logistiques de cette destruction. J’ai aussi retrouvé, dans les archives du ministère des affaires étrangères israélien, une note manuscrite du 9 juin 1967, qui prépare des éléments de langage pour justifier cette destruction.

    Depuis quand Israël modifie-t-il ce statu quo ?
    Depuis la fin du processus de paix d’Oslo, à la fin des années 2000, car ce qui se passe sur l’esplanade des Mosquées est révélateur de l’évolution globale du conflit. La fin de la « solution à deux Etats » [Israël et la Palestine] correspond, à Jérusalem, à la fin de la « solution à deux esplanades. » En Cisjordanie occupée, on efface la « ligne verte » [ligne d’armistice séparant Israël des territoires palestiniens jusqu’en 1967], pendant qu’à Jérusalem on efface la séparation sécuritaire entre les lieux saints juifs et musulmans.

    Un autre modèle s’impose alors : celui qu’Israël expérimente depuis la fin des années 1970 à Hébron, en Cisjordanie, au tombeau des Patriarches [qui abriterait la dépouille mortelle d’Abraham, père des trois religions monothéistes]. Là-bas, l’espace et le temps des prières juives et musulmanes ne cessent de s’entremêler. Les affrontements sont réguliers et, à chaque fois, les mesures sécuritaires israéliennes progressent, et avec elles l’emprise juive sur le tombeau.

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    Comment cela s’observe-t-il à Jérusalem ?
    On crée des horaires et des couloirs d’accès. Pendant le ramadan, on a parfois 120 000 musulmans en prière sur l’esplanade. Lorsqu’un groupe de deux cents fidèles juifs entre par la porte des Maghrébins, réservée aux touristes, il faut leur dégager un passage. Nombre d’entre eux s’habillent en blanc, enlèvent leurs chaussures et se balancent d’avant en arrière, pour manifester qu’ils sont des pèlerins et non des touristes.

    Imperceptiblement, deux axes sont donc en train de se confronter sur l’esplanade. Un axe musulman, orienté nord-sud : c’est celui de la prière islamique, qui relie le dôme du Rocher à La Mecque, via la mosquée Al-Aqsa. Et un axe juif, orienté est-ouest, qui reprend le plan du second Temple. Sur cet axe, les militants se rassemblent près de la porte d’Or pour prier à voix haute, puis ils quittent l’esplanade par la porte de la Chaîne, à reculons.

    Pourquoi ne pas autoriser les prières juives sur l’esplanade ?
    Dans un monde idéal, à l’issue d’un processus de paix global, on pourrait imaginer que les autorités islamiques accordent des espaces et des temps de prière aux juifs. Historiquement, cela s’est déjà fait. En 1481, le voyageur juif Meshullam Da Volterra se trouve à Jérusalem la nuit de Tisha Beav, durant laquelle les juifs commémorent la destruction du premier et du second Temple. Il raconte que « toutes les lampes de la cour du Temple sont éteintes par les autorités musulmanes, qui ainsi respectent le 9 av, comme les juifs ». En 1523, un pèlerin juif mystique, David Reubeni, raconte aussi qu’il a été autorisé à prier pendant cinq semaines dans le dôme du Rocher.

    Mais c’est un cas isolé…
    Oui, car, en bonne orthodoxie, les autorités rabbiniques rappellent que le Temple de Jérusalem, quand il existait, était un système emboîté de seuils et de sacralités, avec des accès limités en fonction du statut (prêtre, lévite, laïc), de la purification (mikvé), avec certains espaces réservés aux seuls prêtres. Par prudence, le panneau qui est encore accroché à la porte des Maghrébins, signé par les plus hautes autorités rabbiniques du pays, interdit donc aux juifs de se rendre sur l’esplanade. Mais cela fait aujourd’hui débat au sein des orthodoxies juives.

    L’Etat favorise donc ces visites contre l’interdit des grands rabbins…
    Oui, et le gouvernement de Benyamin Nétanyahou assume même de mettre en péril la sécurité des Israéliens au profit d’un projet de restauration millénariste du Temple de Jérusalem. Car le fait d’autoriser des juifs à prier sur l’esplanade des Mosquées représente un risque majeur : tous les services de sécurité israéliens le disent. De fait, cela a provoqué des tirs de roquettes depuis Gaza, le Liban et la Syrie sur Israël.

    Par l’intermédiaire du Waqf, est-ce la monarchie jordanienne qu’Israël affaiblit ?
    Oui, car les autorités jordaniennes n’ont pas le droit de négocier cette propriété inaliénable, qui appartient juridiquement à Dieu. Mais le Waqf est aussi attaqué par une puissance islamique, l’Iran chiite, qui s’érige comme son défenseur par les armes, à travers ses alliés, le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien.

    Ce ne sont pas de simples jeux géopolitiques. Le dôme du Rocher est le plus ancien lieu saint islamique conservé au monde. Sa construction est achevée en 691, quarante ans avant que la version définitive du Coran soit fixée. Tous les musulmans du monde le savent, et c’est pour cela qu’ils ont une image du dôme du Rocher dans leur salon, à côté d’une autre, de la Kaaba de La Mecque. Pour les Palestiniens, l’esplanade des Mosquées est donc l’ultime bataille, celle qu’ils ne peuvent pas perdre.

    #Jérusalem #lieux_saints

  • Muhammad Shehada sur Twitter :

    [Top]: Hanna Basharat with his family in front of the villa he built in Talbiya in #Jerusalem in 1926.

    The Zionist Haganah militia took the villa in 1948

    In 1960s, Israel’s Foreign Minister Golda Meir lived in the villa. In 1969 she said “There was no such thing as Palestinians”

    https://t.co/DkTdqqJ40E" / Twitter
    https://twitter.com/muhammadshehad2/status/1604093527641800705

  • Army Abducts Ten Palestinians, Injures 79, In Jerusalem
    May 30, 2022 – – IMEMC News
    https://imemc.org/article/army-abducts-ten-palestinians-injures-79-in-jerusalem

    On Sunday, Israeli soldiers abducted at least ten Palestinians and injured 79, in several parts of occupied Jerusalem after illegal Israeli colonizers conducted provocative marches in the Al-Aqsa Mosque, the Old City, and several parts of occupied Jerusalem.

    Hundreds of Israeli colonizers marched from the Bab al-Amoud area in the Old City while carrying Israeli flags and chanting racist slogans, calling for removing the Palestinians from Jerusalem and denying the Muslims access to the Al-Aqsa Mosque.

    The WAFA Palestinian News Agency said the colonizers were hurling insults at the Palestinians and chanting slurs and racist slogans against the Muslim prophet Mohammad and chanting “Death To Arabs” and other slogans calling for demolishing Al-Aqsa and expelling the Palestinians from occupied Jerusalem.

    |Right-Wing Israeli Settler Leader and Israeli Soldiers Invade Al-Aqsa Mosque – IMEMC|

    Dozens of Israeli soldiers accompanied large groups of colonizers into the courtyards of the Al-Aqsa Mosque and abducted ten young men.

    The Wadi Hilweh Information Center In Silwan (Silwanic) said the soldiers assaulted and injured an elderly Palestinian man, Mousa Hijazi. and prevented dozens of schoolchildren from entering the courtyards of Al-Aqsa. (...)

    #Jerusalem

    • Jalal
      @JalalAK_jojo
      12:21 AM · 30 mai 2022
      https://twitter.com/JalalAK_jojo/status/1531037973902508032

      A pogrom took place in Sheikh Jarrah this evening, it lasted for hours. When Israeli forces intervened, they secured the perimeter to the aid of raiding settlers.
      they used bullets, gas & water cannon against🇵🇸, while a State-Sponsored Pogrom took place uninterrupted inside SJ.
      Same in the Old City of Jerusalem, where another pogrom took place, conducted in coordination between 🇮🇱 police & flag-waving 🇮🇱marchers.

      All the videos I see from the Old City are settlers insulting & assaulting Palestinians INSIDE THEIR HOMES.

      Police was aiding & abetting.
      Last but not least, all journalists inside old city were harassed, some attacked & had objects thrown at them. I’ve seen plenty of evidence &got told by journo friends who had a press pass.

      The videos again show 🇮🇱police aid & abet by allowing the violence to go uninterrupted.
      This looks and feels like a literal State-Sponsored pogrom, because the Israeli state is now waging a propaganda campaign glorifying the #FlagMarch and showing clips of the dancing outside, while no one is showing the horrors Palestinians witnessed by fascists at their doorsteps.
      In the following thread, I’ll share a few videos I collated, but none of the footage below is mine.

      Starting with this: joint attack by 🇮🇱marchers & 🇮🇱police against Palestinian home in the Old City (...)

    • Nationalist Flag March Returns to Jerusalem in All Its Ugliness
      Nir Hasson - May. 29, 2022 11:38 PM - Haaretz.com
      https://www.haaretz.com/israel-news/2022-05-29/ty-article/nationalist-flag-march-returns-to-jerusalem-in-all-its-ugliness/00000181-1159-d3ed-a7a3-375fa3a50000

      After a few relatively quiet years, then a year in which the parade was cancelled due to the coronavirus pandemic, and a year in which it was rerouted due to security tensions, the Flag March returned to Jerusalem’s Damascus Gate and Muslim Quarter, in all its ugliness.

      In the years before 2020, under pressure from the High Court of Justice, the media and police, organizers of the march tried hard to minimize the violently racist chants of participants, and it seemed to work. Marchers who started singing “Death to the Arabs” and “May your village burn” were silenced by organizers and threatened with arrest by police. The marches continued in relative quiet, with some Palestinian stores along the route even remaining open.

      This year, everything was reversed. From the morning hours, hundreds of marchers and celebrants started filling the streets of the Old City. At Moghrabi Gate, Temple Mount organizations racked up the highest number of Jews coming to the Mount in one day since 1967, with 2,600 arriving at the compound. Some of them bowed, some raised flags.

      In nearby alleys, dozens of groups of Jewish youths chanted, cursed and blocked access to Palestinians. Police officers started to remove Palestinians from the streets and merchants understood what was about to happen and closed their shops. Some groups found alleys with no policemen and entered private yards, cursing and confronting Arab residents. But this was only the beginning.

      “שועפט עולה האש”
      “יהודי זה נשמה, ערבי זה בן זונה”
      “מוות לערבים”
      “מוחמד מת”
      “שיישרף לכם הכפר”
      מפגן גזענות של היציע המזרחי ותומכיהם בשער שכם. pic.twitter.com/DpyLZCmWzB
      — Josh Breiner (@JoshBreiner) May 29, 2022
      https://twitter.com/JoshBreiner/status/1530928525569572864

      At noon, other groups of Jews started streaming into the Old City, and the tide grew until the march began. Thousands of people passed through Damascus Gate, with the most popular song on their lips being a religious song that was sung at the ill-famed wedding of hate, following the lethal arson attack in Duma, ending with Biblical words taken out of context, calling for blinding Palestinians, “may their name be accursed,” the last words uttered in a scream. This song has replaced a song extolling Jerusalem, which used to be sung on this march in earlier years.

      The more extremist groups went through the gate with ecstatic enthusiasm, singing “Death to the Arabs” and “May your village burn,” “Mohammed is dead,” “Shoafat is burning” and more. Other less extreme groups, singing less inflammatory songs, couldn’t walk by without banging on the tin doors of the shuttered stores. One can only imagine what this sounded like to the hundreds of Palestinian families who were locked in their homes for hours.

      At times it seemed the police had lost control. In one case, an elderly Palestinian woman raised her arms in response to the cursing and was met with pepper spray and kicks by the celebrants. When she was evacuated on a stretcher, water bottles were thrown at it. The Palestinians responded by throwing chairs and other objects. The Jews used tear gas. In another case, a Palestinian journalist was attacked, and in a third instance, a marcher pulled a gun and threatened Palestinians in the plaza outside Damascus Gate.

      Clashes erupted in adjacent streets, with some injuries reported after both sides threw stones. Towards the end of the march, dozens of Jews attacked Palestinian houses and vehicles in Sheikh Jarrah. Palestinians responded by throwing stones. One Jew was injured.

      The answer to the question of why did the march return to its earlier format this year can be found in two places. The first is the extremist campaign by Bibi-ists, which has been sweeping over the right wing in the course of the last year. Among Israeli flags there were three other flags at the march – Likud flags, flags with Benjamin Netanyahu’s face, and flags of the Lehava Jewish supremacist organization.

      It seems that the hatred toward anything perceived as Arab, leftist or linked to the media has percolated for many months in the minds of the marchers, finding a vent as soon as they crossed Damascus Gate or encountered Palestinian passersby.

      The second explanation is what happened to the march last year. The fact that after 30 years the march did not go through the gate and the Muslim Quarter was perceived as a debacle that must be amended, by holding a larger, more extremist march this year.

      Here and there were people trying to silence the racist cries and calm things down, but this was usually met with disdain, if not vilification. One such person was Yaki Saada from the religious village Givat Washington, who argued with dozens of youths in an effort to stop the racist chants. “It drives me crazy,” he said. “I come here every year, it’s important for me to celebrate but not to provoke people. These are small children with no shepherd, it’s not Judaism,” he says. But voices such as his were drowned out by the banging of doors and racist chants.

      In the days preceding Jerusalem Day, a war of flags broke out in Jerusalem. It began with the funeral of journalist Shireen Abu Akleh, which included the flying of Palestinian flags on the Temple Mount and in Palestinian neighborhoods. Jews responded with thousands of flags during the march, but also with huge flags hung on the old municipality and on the Chords Bridge at the entrance to Jerusalem.

      The Old City walls were illuminated with Israeli flags as well. It seemed Israelis were winning this war. But then Palestinian activists managed to fly a drone carrying the Palestinian flag above the celebrants at Damascus Gate. This was no simple feat, requiring the evasion of police monitoring. Police managed to bring it down using technological methods, but it still amounted to a small Palestinian victory.

      At the end of the day, at the time of this writing, Jerusalem Day ended in a relatively calm manner. It may be too early to say a blessing, since past experience shows that thugs will roam the streets of Jerusalem at night, looking for Palestinian victims.

      In Sheikh Jarrah, stone throwing was intensifying. Hamas, as expected, did not launch a new round of hostilities and police managed to control most of the incidents without serious injuries. The marchers will return home and we’ll move on to the next story. It’s Shavuot soon, with people going to the Temple Mount amid more tension.

      But what are the real implications of such a march? What imprint will it leave in the minds of thousands of youths who were fired up with racist and ultra-nationalist hatred? What imprint will it leave on Palestinian residents? At 8:30 P.M., outside Damascus Gate, the ground covered with plastic bottles, stickers and broken flag poles, with the last celebrants walking by, the future looked grim.

    • Jérusalem : des Palestiniens agressés par des ultra-nationalistes israéliens lors de la Marche des drapeaux
      MEE - Par Lubna Masarwa, Huthifa Fayyad Published date : Lundi 30 mai 2022
      https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/jerusalem-palestine-israel-violences-marche-drapeaux-ultra-nationalis

      Des Palestiniens ont été frappés et aspergés de gaz poivré par des Israéliens qui scandaient « Mohammed est mort ! » lors de cette marche de l’extrême droite dans le quartier musulman de la vieille ville (...)

  • https://www.radioj.fr/2022/02/25/jean-castex-au-diner-du-crif-jerusalem-est-la-capitale-eternelle-du-peuple-ju

    Jean Castex au dîner du CRIF : « Jérusalem est la capitale éternelle du peuple juif »

    Au dîner du CRIF jeudi soir, le Premier ministre, Jean Castex, est venu à la place d’Emmanuel Macron à cause de la guerre en Ukraine. Il a aussi lu son discours avec cette phrase qui a fait grand bruit : « Jérusalem est la capitale éternelle du peuple juif. » Dans le contexte électoral, tous les candidats à la présidentielle étaient présents, sauf les représentants des partis extrêmes, Eric Zemmour, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Le candidat de gauche, Fabien Roussel, n’était pas présent en raison d’un meeting électoral. 0

    #palestine #israël #jérusalem

  • Le quartier maghrébin de Jérusalem, mille ans de coexistence religieuse - Ép. 3/4 - Histoire de Jérusalem
    https://www.franceculture.fr/emissions/le-cours-de-l-histoire/le-quartier-maghrebin-de-jerusalem-mille-ans-de-coexistence-religieuse

    Fondé en 1187 par Saladin et son fils, le quartier maghrébin de Jérusalem accueille pendant près de huit cents ans des pèlerins au long cours, venus du Maroc, d’Algérie et de Tunisie. Quand une nuit, du 10 au 11 juin 1967, ces quelques centaines d’habitants sont forcées par les autorités israéliennes de quitter les lieux. Dès le lendemain, les bulldozers rasent toute trace d’existence de ce quartier.

  • Histoire de
    par Patrick Boucheron
    dimanche 30 janvier 2022

    Un trou de mémoire à Jérusalem
    https://www.franceinter.fr/emissions/histoire-de/histoire-de-du-dimanche-30-janvier-2022

    Au pied du mur. Vie et mort du quartier maghrébin de Jérusalem . C’est le titre du livre de Vincent Lemire qui établit contre la thèse officielle, que la destruction du quartier maghrébin, a été programmée et planifiée par les Israéliens dans la nuit du 10 au 11 juin 1967.


    Vincent Lemire, Au pied du mur. Vie et mort du quartier maghrébin de Jérusalem (1187-1967), Seuil, 2022.
    #Jerusalem #1967

  • #Israel : Mobileye lance un programme-pilote de voitures autonomes à #Paris
    https://fr.timesofisrael.com/mobileye-lance-un-programme-pilote-de-voitures-autonomes-a-paris

    Les employés d’un magasin de luxe pourront réserver des déplacements pour se rendre à leur travail dans des "robotaxis


    Un véhicule autonome à l’essai à Paris, alimenté par Mobileye, au mois de décembre 2021. (Crédit : Mobileye)

    La compagnie Mobileye, qui développe des systèmes de conduite autonome, a annoncé jeudi qu’elle allait mettre en œuvre un programme-pilote de trajets sur demande à Paris en collaboration avec une firme de transport public française.

    Mobileye, filiale d’Intel, a reçu une autorisation pour faire des essais de ses véhicules autonomes à Paris, ce qui ajoute la capitale française à une liste croissante de villes où la compagnie teste actuellement ses technologies de conduite autonome. Parmi ces villes, Detroit, New York City, Tokyo, et Jérusalem ainsi que Tel Aviv et Munich, où Mobileye va lancer des taxis autonomes et des services de VTC ou « robotaxis » l’année prochaine.

    Les personnes qui souhaitent avoir accès à ce service pourront le faire à travers Moovit, la compagnie israélienne de données de transit rachetée par Intel l’année dernière pour un montant d’environ 900 millions de dollars. Moovit a développé l’application MoovitAV pour les clients désireux de faire du covoiturage avec Mobileye.

    Dans la phase initiale, les employés des Galeries Lafayette, un magasin de luxe parisien, pourront jouir de ce service en demandant ou en programmant un déplacement pour se rendre à la célèbre enseigne du Boulevard Haussmann, quatre jours par semaine. Ce projet-pilote est lancé en partenariat avec l’entreprise française de transport public RATP.

    Ces véhicules, lors de l’essai, pourront transporter deux passagers à la fois. Ils seront accompagnés par un chauffeur de Mobileye, qui sera chargé d’intervenir en cas de problème, et d’un « co-pilote » de la RATP.

    « La conduite autonome dans les rues de Paris est un nouveau tournant dans notre volonté de mettre en œuvre notre vision de mobilité autonome inclusive. Nous sommes heureux de non seulement avoir obtenu cette autorisation de lancer notre programme-pilote mais aussi de le faire aux côtés de partenaires importants à Paris », a déclaré Johann Jungwirth, vice-président du département de la Mobilité en tant que service au sein de Mobileye, dans un communiqué publié jeudi.


    Un véhicule autonome à l’essai à Paris, alimenté par Mobileye, au mois de décembre 2021. (Crédit : Mobileye)

    Côme Berbain, directeur de l’innovation à la RATP, explique que « c’est une opportunité pour la RATP de tester quelque chose de totalement nouveau – un service de voitures autonomes pour les entreprises – mais c’est également l’occasion de tester l’intégration possible de la technologie des véhicules autonomes pour d’autres modes de transport, comme les bus ou les minibus ».

    Cette nouvelle, rendue publique jeudi, survient une semaine après l’annonce par Intel de son projet de faire entrer Mobileye sur le marché boursier en 2022 avec une évaluation d’approximativement 50 milliards de dollars. Intel avait acheté Mobileye en 2017 pour plus de 15 milliards de dollars. La compagnie avait été cotée en 2014 à la bourse de New York.

    Intel a expliqué que cette initiative permettra de « débloquer la valorisation de Mobileye pour les actionnaires d’Intel en créant une entreprise cotée en bourse, ce qui développera encore les réussites de Mobileye au service de son large marché ».

    Intel a précisé que la firme resterait actionnaire majoritaire de Mobileye et que les deux entreprises continueraient à travailler ensemble « à la poursuite de la croissance informatique dans ce secteur de l’automobile ». L’équipe en charge de Mobileye restera en place et le co-fondateur de la compagnie, Amnon Shashua, conservera son poste de directeur-général.

    La multinationale a expliqué que Mobileye s’attendait à générer 40 % de revenu de plus en 2021 en comparaison avec l’année dernière, à travers un certain nombre de produits et de programmes en place, avec plus d’une trentaine de fabricants automobiles et autres partenaires dans le monde.

    Mobileye joue un rôle déterminant dans les opérations globales d’Intel. Au début de l’année, Intel avait indiqué investir 400 millions de dollars dans une nouvelle structure de Recherche & Développement pour Mobileye, devenu le pôle principal de développement de véhicules autonomes pour Intel. Une fois que le centre sera construit, Mobileye devait employer 4 000 personnes supplémentaires.

    « Mobileye est une entreprise connaissant une croissance majeure qui sera assurément un acteur important de l’avenir d’Intel », a souligné la firme.


    ¨ Une voiture Mobileye à New York City, en juillet 2021. (Autorisation) _

    Mobileye avait commencé à tester des véhicules autonomes à Munich, l’année dernière, après avoir obtenu une autorisation pour son programme-pilote de la part du fournisseur de services techniques indépendant TÜV SÜD. Cela avait été le tout premier programme de ce type lancé en Europe qui s’était inspiré du programme qui avait été mis en place en Israël, où Mobileye teste des véhicules autonomes depuis 2018.

    De plus, Mobileye a établi un certain nombre de partenariats qui sont en cours concernant la délivrance de systèmes de conduite autonome à la start-up californienne Udelv, qui prévoit de déployer une flotte de véhicules de livraison autonomes sur les routes d’ici deux ans. L’entreprise Mobileye s’est aussi associée à deux firmes françaises concernant le développement et le déploiement conjoint de navettes commerciales autonomes de transport en commun en Europe en 2023.

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