• Pour sauver la planète, faut-il en finir avec la croissance ?
    Avec #Jacques_Sapir et #Serge_Latouche sur #Radio_Sputnik.

    Devenue l’un des thèmes centraux de la vie politique, l’écologie rassemble autant sur le constat qu’elle divise sur les solutions. Au cœur de la question, la croissance économique : peut-on croître à l’infini dans un monde fini ? Une croissance réellement verte est-elle possible, ou bien faut-il envisager une forme de #décroissance ?

    http://fr.sputniknews.com/radio_sapir/201906241041511622-ecologie-croissance-decroissance-serge-latouche-j

    #extrême_droite, il me semble !?! J’ai pas écouté cette émission.

    Mais ça me rappelle que Latouche à déjà donné plusieurs interviews à la revue Éléments d’#Alain_de_Benoist, en s’en justifiant ainsi :

    Par exemple, dois-je interdire à Alain de Benoist de se revendiquer de la décroissance sous prétexte qu’il est classé à droite ? Est-ce qu’il est condamné ad vitam aeternam à être enfermé dans cette catégorie ? Sa position pourrait être réévaluée, rediscutée.

    http://reporterre.net/La-decroissance-permet-de-s

    Étonnant, non ?

  • En marche vers la précarité généralisée !
    http://reformeraujourdhui.blogspot.com/2017/09/en-marche-vers-la-precarite-generalisee.html

    Dans une mise en scène à l’américaine, Emmanuel Macron a signé les cinq #ordonnances à l’issue du conseil des ministres, vantant devant les caméras une « réforme en profondeur inédite de notre marché du #travail, menée dans un temps record ».Mais leur contenu : plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif, réduction des délais de recours, possibilité de négocier sans syndicat, inversion de la hiérarchie des normes dans plusieurs domaines, possibilité pour les multinationales de licencier dans l’Hexagone malgré des profits réalisés hors de France, etc. consacre avant tout des propositions patronales de longue date. Dans un entretien à Planètes 360, l’économiste #Jacques_Sapir explique remarquablement le contenu et le pourquoi de ces ordonnances qui font penser quelquefois que nous (...)

  • François Ruffin ou la guéguerre de classe - par Jean-Pierre Garnier

    le pouvoir des mots et les mots du pouvoir, les « mots en commun » dans le champ politique des sociétés capitalistes ne sont la plupart du temps, pour ne pas dire exclusivement, que les mots des dominants.

    Ne nous attardons pas trop sur le vote de #Ruffin en faveur de Macron. En bon habitué du « faire barrage à » Le Pen père puis fille, il n’a jamais, manqué comme tant d’autres zozos « degôche », d’accorder ses votes à une #deuxième_droite, celle que représentait le PS, dont l’exercice du pouvoir fait régulièrement le lit de l’extrême droite. Dans le cas de Micron, il n’a pas fait exception à la règle plutôt que de choisir les deux autres option proposées par Baudruchon à ses troupes : le vote blanc ou nul. Ce que l’on peut retenir néanmoins, c’est la double prestation de Ruffin qui avait précédé ce choix. D’abord, le face à face avec le Président virtuel de la République sur le parking de Whirepool au milieu des ouvriers promis au licenciement que l’état de « #lagôche » en France rendait inéluctable. « Je salue votre courage d’être venu malgré tout au milieu de la mêlée comme ça », avait commencé le réalisateur de Merci Patron, salut qu’il réitérera plus tard en reconnaissant devant le médiacrate Patrick Cohen dans le 7 /9 de France Inter « le panache de la démarche » du futur président. Suivit un affrontement verbal qui aurait prendre place dans les shows télévisés supposés « réanimer de débat politique en France ». Le tout s’était terminé par « un dialogue plus apaisé, dans lequel chaque partie a pu exprimer son point de vue », comme s’en était félicité un commentateur de la presse mainstream témoin de la scène, au sens théâtral du terme. D’autant plus apaisé que Ruffin avait confirmé dans la foulée — c’est sa deuxième prestation — au micro d’Élise Lucet, d’Envoyé spécial, présente elle aussi ce jour-là sur les lieux, qu’il voterait Micron au deuxième tour, avec une restriction qui vaut son pesant de (grosses) ficelles picardes : « C’est un peu comme quand vous allez aux toilettes, vous aimez bien fermer la porte. C’est le principe de l’isoloir, il y a un rideau parce que ce n’est pas la première fois que je vais avoir à faire un geste dont je ne suis pas fier au 2ème tour de l’élection ». Un bras d’honneur assez honteux, en effet, aux classes populaires qui allaient faire les frais de la politique menée durant le nouveau quinquennat.

    #Ruffinades #Jacques_Sapir #J-P_Garnier
    http://www.librairie-tropiques.fr/2017/05/se-faire-des-amis-avec-j-p.garnier-la-gueguerre-des-classes.html

  • Attention : le #Decodex peut rendre dingues ceux qu’il note
    https://reflets.info/attention-le-decodex-peut-rendre-dingues-ceux-quil-note

    Nos petites bafouilles sur le Decodex et l’hystérie ne pouvaient se conclure sans une plongée dans les articles publiés par ceux qui s’estiment injustement jugés par l’outil du Monde. Une conclusion s’impose : le Décodex […]

    #On_s'en_fout #EHESS #Jacques_Sapir #Jean-Paul_Ney #Le_Monde #Olivier_Berruyer #Samuel_Laurent

  • Communiqué commun SUD Educ #EHESS & Solidarités Etudiant-e-s EHESS concernant la revue Éléments et ses contributeurs récents.
    https://twitter.com/ArSaintMartin/status/826192205719171072

    #Marcel_Gauchet #Jacques_Sapir #Pierre_Manent #Alain_de_Benoist

    Avec cette justification de Marcel Gauchet (de 5min35s à ) :

    J’ai accepté de faire un entretien avec des gens que je connais un peu et qui me paraissent des intellectuels respectables . Je me serai bien passé de cette Une. [...] Pour moi l’esprit démocratique, #pluraliste, ça consiste à discuter avec tout le monde. C’est à dire notamment avec les gens avec lesquels on n’est pas d’accord. Je suis loin d’être d’accord avec Alain de Benoist sur l’essentiel de sa pensée, mais je ne vois pas de raisons dès lors... Pour moi les gens avec lesquels je ne discute pas ce sont ceux qui se proposent de renverser la #démocratie. Mais à partir du moment où les gens sont dans l’ #espace_démocratique, il me semble que la règle de base c’est d’accepter le désaccord. C’est la coexistence. [...] Il y a une extrême gauche et une extrême #droite, le champs politique est polarisé par nature. Je discute aussi avec des gens d’ #extrême_gauche. Je dois dire, par ailleurs, beaucoup plus souvent avec l’extrême #gauche qu’avec l’ #extrême_droite.

    https://www.youtube.com/watch?v=AwOmFwRzxQU

  • Demandeurs d’emplois : le petit bout A de la lorgnette des stats, vu par Jacques Sapir - Chroniques du Yéti
    http://yetiblog.org/index.php?post/2154

    Les boniments sur Alep ne leur suffisaient pas, il leur fallait aussi continuer de trafiquer les chiffres des demandeurs d’emplois en France. « Baisse du chômage confirmée », clament nos médias en chœur, reprenant sans la moindre précaution les éléments de langage du gouvernement. Et sans préciser que cette baisse n’affecte que la catégorie A… d’une série qui en compte cinq ! Pathétique. Je vous laisse avec #Jacques_Sapir. Il explique ça mieux que moi.

    #chômage #statistique #désinformation

  • Les Chroniques de Sapir : La Fiscalité et les dépenses publiques dans le contexte de la campagne électorale (Partie 1)
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/12563-les-chroniques-de-sapir-la-fiscalite-et-les-depenses-publiques-dans

    La question de la fiscalité et des dépenses publique fait débat dans le cadre de l’élection présidentielle. Nous allons essayer d’y voir plus clair lors de l’émission d’aujourd’hui « Les chroniques de Jaques Sapir » avec comme invités :

    https://www.crashdebug.fr/media/MP3/2016_10_24_Sapir_oaimdfic.ctq.mp3

    INVITES : Charles SANNAT, ayant fait carrière dans la banque BNP et qui rédige quotidiennement Insolentiae, à l’adresse http://insolentiae.com

    Et Louis ADAM Expert-comptable et Commissaire aux comptes

    La première question que j’aimerai vous poser est celle-ci : ne pensez-vous pas que l’on assiste à une sorte de surenchère assez démagogique sur cette question des impôts ? Plus sérieusement, que peut-on croire dans des déclarations à propose de baisses d’impôts et de dépenses, qui ne sont (...)

    #En_vedette #Divers

  • Dette publique grecque : le cauchemar a-t-il une fin ? Partie 1 (Jacques Sapir)
    https://www.crashdebug.fr/international/12480-dette-publique-grecque-le-cauchemar-a-t-il-une-fin-partie-1-jacques

    Retour à la réalité, avec une petite perle trouvé par spartou, si ce dossier vous intéresse, je vous recommande fortement l’audition de la 1ere partie des chroniques de Jacques Sapir ci-dessous (on vous passeras la 2eme partie demain)

    Si les créanciers de l’Eurogroupe continuent leur politique de saignée à blanc de l’Etat et de la population grecque, les Grecs devront, un jour ou l’autre, prendre leur destin en main.

    https://www.crashdebug.fr/media/MP3/2016_07_05_Sapir_partie1.mp3

    L’alternative, en 2014, était Syriza, il convient désormais d’en trouver une autre. Avec Sébastien Villemot, Eleni Ferlet, Eric Toussaint et Bruno Tinel. En vous souhaitant une bonne écoute sur Sputnik France.

    "Une réduction dans les dépenses publiques a pour effet immédiat d’entraîner une (...)

  • A #Fréjus, le #Front_national met en scène une poignée d’intellectuels amis
    https://www.mediapart.fr/journal/france/170916/frejus-le-front-national-met-en-scene-une-poignee-d-intellectuels-amis

    Malgré l’interdiction signifiée par le FN, Mediapart couvre la rentrée politique du parti d’extrême droite, organisée ce week-end à Fréjus. Et ce samedi, Marine #Le_Pen a déroulé le tapis rouge à quelques intellectuels proches de son parti. Jean-Paul Brighelli sur l’éducation, Jacques Sapir sur l’Europe, Xavier Raufer sur le terrorisme ont ainsi pu dire combien il était « normal » d’échanger sous les vivats des militants.

    #France #Rachline

  • Primaires… Par Jacques Sapir ·

    Un certain nombre de personnalités de la gauche viennent de publier dans un quotidien une tribune appelant à une primaire pour désigner le candidat de la « gauche » à l’élection présidentielle de 2017[1]. Cet appel contient certaines choses avec lesquelles ont peut être en accord. Mais, le sens de cette initiative tend plus à obscurcir qu’à éclairer le débat. Fondée sur une illusion, cette initiative ne peut avoir que des résultats contraires à ceux qu’affichent certains de ses promoteurs.
     
    Un appel « anti-Hollande »

    Cet appel se présente comme une « réaction » aux succès électoraux du Front National aux dernières élections régionales de décembre 2015. Il affirme que le système politique est bloqué ce qui induit que : « Faute de propositions satisfaisantes, de perspectives claires et de résultats tangibles, nos concitoyens sont nombreux à s’abstenir aux élections, quand ils ne s’abandonnent pas aux promesses insensées et au discours de haine du Front national » . Mais, on remarquera qu’il ne produit nulle analyse des raisons fondamentales de cette situation. Et pour cause : les participants à cet appel viennent d’horizons et de positions trop diverses pour qu’un accord sur ce point soit possible.

    Dans les faits, cette tribune constitue un appel contre une nouvelle candidature de François Hollande. Ceci est parfaitement compréhensible. Le bilan du mandat de François Hollande est en effet tout à plein désastreux. Qu’il s’agisse de son bilan politique, avec l’échec patent sur le chômage, l’absence de politique économique remplacée par un simple saupoudrage de subventions aux patrons (à l’efficacité dérisoire), le reniement éhonté des promesses de campagne, la perpétuation de la tendance à l’affaiblissement de la République ou une politique étrangère calamiteuse, ou que l’on regarde dans le domaine symbolique où sous les oripeaux d’une présidence prétendument « normale » se cache un président jouisseur et la perpétuation des habitudes de clientélisme et de corruption, ce bilan est l’un des pires depuis les début de la IIIème République. La méfiance exprimée par les signataires de ce texte envers une nouvelle candidature de François Hollande se comprend donc parfaitement, et on la partage.

    Mais, fallait-il pour dire cela en passer par un « appel pour une primaire » ? Il y a là un singulier manque de courage de la part des signataires. Comme si, paralysé parce qu’il leur apparaît par l’énormité de leur constat, ils cherchaient une forme d’euphémisation de leur propos. Cette euphémisation fait perdre une grande partie de sa force potentielle à cet appel. Car, des primaires à gauche, il y en eut, en 2007 et en 2012. On sait ce qu’il en est advenu. La campagne de ces primaires a été l’occasion d’un formidable déferlement d’hypocrisie. Et, aujourd’hui, nous avons comme Premier-ministre un homme qui a fait à peine 5% des voix lors de la primaire de 2012.
     
    Primaire et démocratie

    En fait le mécanisme de la primaire soulève énormément de problèmes du point de vue démocratique. Il ne faut pas oublier qu’initialement ce mécanisme a été conçu comme un contournement des partis, une manière de faire disparaître la voix des militants en la noyant dans un ensemble indistinct. Ce contournement peut se justifier si l’on fait le constat que les partis politiques, et le P « S » en particulier, ne sont plus des appareils démocratiques mais sont devenus le champ clôt de clientèles particulières, de mécanismes de corruption qu’ils soient directs ou indirects. Mais, si tel est bien le cas – et l’on se souvient du conflit qui opposa Arnaud Montebourg aux dirigeants de la Fédération des Bouches du Rhône du P « S », conflit qui alla jusqu’à des menaces physiques – alors c’est le parti qu’il convient de changer et de défaire. La primaire apparaît alors comme une rustine, certes nécessaire à un moment, face à un navire qui prend l’eau. Mais, les rustines ne sont pas des solutions pérennes.

    Le mécanisme de la primaire implique aussi qu’il n’y aurait pas de divergences importances de ligne politique au sein du camp qui se définit comme « la gauche ». Comme si la ligne fédéraliste de Daniel Conh-Bendit était la même que celle de Thomas Piketty, ou que ces positions étaient compatibles avec celles des militants du Parti de Gauche ou d’autres. L’irréalisme de cette proposition saute aux yeux. Au-delà, se pose la question du débat nécessaire qu’il faudra avoir, car certaines des positions ne sont tout simplement pas conciliables. L’un des plus grands reproches que l’on peut faire à cet appel est qu’il présente comme une réalité homogène un espace politique qui est profondément et durablement divisé. Que cette réalité ne fasse pas plaisir aux signataires est une évidence et, encore une fois, on peut le comprendre. Mais il faut avoir le courage de faire face à cette réalité. C’est Jean-Luc Mélenchon qui, encore une fois, a mis les choses au point[2]. En refusant de participer à la cette « primaire » il fait éclater l’illusion consensuelle qui se cache, aussi, derrière ce projet.
     
    La primaire ou le débat ?

    Cette illusion consensuelle, l’idée que l’on pourrait par la discussion et le débat, arriver à faire émerger un candidat commun à ceux qui ont voté pour le traité budgétaire européen (le TSCG) comme à ceux qui ont voté contre, à ceux qui préparent la liquidation des services publiques et de l’école républicaine et à ceux qui refusent et d’opposent de toutes leurs forces à ces néfastes projets pour ne citer que ces points de clivages, cette illusion est le principal problème que soulève cet appel.

    Ce qui se cache derrière cette idée de « primaire », et ce en dépit de la bonne volonté évidente de plusieurs des auteurs du texte, c’est donc aussi la volonté d’esquiver le débat fondamental sur le programme qu’un (ou une) Président(e) devrait mettre en œuvre. Et, ce débat ne pourra aboutir à un accord. Entre les tenants de différentes formes de soumission à l’UE et à l’Allemagne et ceux qui perçoivent que la constitution d’une autre politique pour la France, qu’il s’agisse de la politique économique bien entendu mais aussi de la politique étrangère et du problème lancinant de mettre fin à la décrépitudes de la République, implique une rupture avec l’UE telle qu’elle existe et avec l’Euro, il ne pourra y avoir de compromis. Cela impliquera très certainement une pluralité des candidatures.
    [1] http://www.liberation.fr/france/2016/01/10/notre-systeme-politique-est-bloque_1425550
    [2] http://www.lejdd.fr/Politique/Une-primaire-des-gauches-pour-2017-EELV-et-le-PCF-partants-le-Parti-de-gauche-

    Jacques Sapir - 12 janvier 2016
    Source : http://russeurope.hypotheses.org/4630
    #Jacques_Sapir #primaires #Elections #Débat #élections_présidentielles #2017 #TSCG #services_publiques #Ecole_Républicaine #union_européenne #République #UE #PS #Désastre #Chômage #Partis_politiques

    • Intéressant, cet article, mais, sur ce site,
      Je suis assez étonne de ne pas trouver grand chose sur monsieur hollande, et surtout sur son père Georges Gustave Hollande, catholique, candidat d’extreme droite à des élections pour un parti dont l’attaché de presse était monsieur le pen

      Pour un site spécialisé sur le confusionnisme, je trouve cela étonnant.

      Je dois faire une erreur en recherchant.
      Pour ce qui est d’ être confusioniste, no’t président et son parti méritent pourtant la médaille d’or.

      Etonnant !

    • Rien d’étonnant.
      Il y a un concours.
      angella merkel, fille de pasteur . . . . par exemple.

      Relire par exemple :
      Le Mouvement du libre-esprit, Généralités et témoignages sur les affleurements de la vie à la surface du Moyen Âge, de la Renaissance et, incidemment, de notre époque , Ramsay, 1986 réédition L’Or des fous, 2005.
      La Résistance au christianisme. Les hérésies des origines au XVIIIe siècle , Fayard, Paris 1993
      Les Hérésies 1994
      du copain de Noel Godin, l’entartreur.

      Ca permet de comprendre pas mal de choses.

    • Bon... à ce point, je précise que Hollande aurait pu être orphelin ou fils d’un stalinen, qu’on en aurait pas grand chose à faire. C’est surtout un satané fils d’HEC-ENA.

      Quant à Sapir, quoi qu’en pensent son père et sa mère, c’est un chauvin, souverainiste, productiviste, sexiste, imbuvable qui fricote avec les fafs.

    • hollande Orphelin ?
      Comme gérard depardieu ?
      Au moins il nous aurait fait rire, le hollande.

      Au lieu de cela, il réalise le programme de droite extréme révé par son père.

      Ah ! le fameux point Godwin !

      Les fafs, , , il est curieux de constater à quel point ce sont des références pour les confusionistes. Lire les articles du site.

  • LE VIEUX MAL EUROPÉEN ET LA TENTATION DE L’EXTRÊME-DROITE
    https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1487177031592919&set=a.1386628864981070.1073741828.10000901

    « Des souverainistes à la mode nous pressent de nous rapprocher de la droite extrême »

    Face à cette Europe perverse, certains économistes et penseurs prétendument rebelles osent nous proposer, ces jours-ci, une alliance avec la forme la plus perverse de la pensée dominante européenne, c’est-à-dire l’idéologie d’extrême-droite.

    Oui, vous avez bien lu. Des souverainistes à la mode, nationaux-bureaucrates à la sauce Kremlin et économistes référents de chaînes-infos mensongères, nous pressent de nous rapprocher de la droite extrême, raciste et autoritaire, pour lutter conjointement contre le même ennemi. Les appels du même genre ne manquent pas depuis des années. Par exemple, ça fait longtemps qu’on observe Soral, prophète de la psychothérapie en public, et Chouard, gourou de la roulette russe, invitant leurs disciples et autres gentils morpions à greffer la cervelle de Le Pen sur la dépouille de Rousseau (même le docteur Frankenstein n’aurait pas osé).

    Il tarde à publier son point de vue sur son blog...

    • En attendant que ce soit sur le blog, autant éviter d’aller sur FB :

      LE VIEUX MAL EUROPÉEN ET LA TENTATION DE L’EXTRÊME-DROITE

      Continuer à plaider la cause de l’Europe, envers et contre tout, devient périlleux pour ceux qui s’y risquent. En particulier au vu des derniers événements en Grèce. Cependant, le problème n’est pas nouveau. Il a juste changé de forme, en l’occurrence de représentation politique. Le fond est sensiblement le même depuis des siècles. Au-delà des apparences trompeuses et des devises glorieuses, le continent européen n’a jamais vraiment cessé de maltraiter son prolétariat et les autres régions du monde, depuis les tyrannies féodales, coloniales, industrielles, bourgeoises et guerrières. Certes, il y a eu quelques améliorations, comme celles apportées par le programme du CNR, mais elles ont, par la suite, été rognées et, surtout, elles n’ont pas profondément modifié la relation de l’Europe aux autres régions du monde. Du mur des fédérés aux fils de la Toussaint et de Germinal à la place Syntagma, la gouvernance est restée la même : celle d’une bourgeoisie hautaine qui n’hésite pas à employer la force quand elle le juge utile. L’attitude des dirigeants européens dans l’affaire grecque n’est en rien différente ou nouvelle. Seul le centre de décision s’est regroupé.

      « Une Europe perverse »

      Été 2015. L’Europe actuelle s’avère toujours plus capitaliste, néo-colonialiste, productrice d’armes, autoritaire, raciste et mortifère. J’ajoute perverse. Oui, perverse. En effet, quand on fait souffrir d’un côté et qu’on empêche de fuir de l’autre, le tout en culpabilisant les victimes et en faisant de beaux discours souriants et vaniteux, on se comporte de façon perverse, tant à l’égard des migrants que des Grecs, par exemple, dans une direction comme dans l’autre. Cette Europe est sans doute le (petit) continent le plus pervers à l’égard des autres dans toute l’histoire de l’humanité. Une perversité qui se vérifie dans l’articulation de trois symptômes :
      1 - son exploitation criminelle de beaucoup d’autres régions du monde (mainmise sur leur économie, exploitation des richesses naturelles, exploitation de la main d’œuvre, maintien des populations dans la misère, soutien à des régimes autoritaires, soutien à des guerres et vente massive d’armes).
      2 - sa haine virulente à l’égard des migrants qui, fuyant la misère, les privations de liberté, les persécutions politiques ou la guerre — dont elle est souvent la première responsable — sont violemment refoulés à ses frontières ou maltraités sur son territoire.
      3 - sa propagande au sujet du reste du monde, qui se résumerait, selon elle, à quelques coupeurs de têtes et autres barbares de circonstances, alors qu’elle serait, à l’inverse, le creuset de la sagesse, de la justice et de la paix. Parmi d’autres présupposés, le soleil du sud et le manque de culture engendreraient la paresse et l’inorganisation, alors que le climat tempéré et la somme d’intelligences et d’expériences du continent s’imaginant supérieur favoriseraient la qualité de son travail et de son organisation.

      Désormais, les dirigeants politiques et économiques de cette Europe perverse reproduisent exactement les mêmes raisonnements et comportements à l’égard des régions les plus excentrées et vulnérables du continent lui-même. Le sud et l’est sont depuis toujours préjugés inférieurs ou même barbares ? Justement, la Grèce est à la fois au sud et à l’est. Et sa population ? L’une des plus bazanées en Europe ? Peu importe les détails, allez hop ! Au tiers-monde, avec les autres.

      Ce que ne comprennent pas — ou ne veulent pas comprendre — beaucoup de natifs de l’Europe de l’ouest et du nord, accrochés à la poignée de conquêtes sociales qu’il leur reste, c’est que le quart-monde s’apprête à rejoindre le tiers-monde. Les classes dominantes du « continent phare » n’ont plus besoin de jeter des miettes aux classes populaires pour se maintenir au pouvoir. Même les classes dites moyennes seront logées à la même enseigne, c’est-à-dire à celle de la précarité. Ce processus a déjà commencé dans plusieurs pays d’Europe, à commencer par la Grèce.

      « Nous sommes passés dans une nouvelle ère »

      Car avec les techniques modernes, la fabrique de l’opinion bat son plein, la surveillance et la répression également, plus performantes que jamais. Nous sommes passés dans une nouvelle ère, annoncée par Huxley et Orwell, qui ne s’embarrassera plus d’une classe toute entière de kapos, désormais inutile, pour conserver et renforcer le pouvoir. Plus besoin d’acheter gentiment les voix d’une classe tampon tenue en laisse par la petite propriété — ou plutôt la peur de la perdre. Dans l’orientation actuelle, il s’agit essentiellement de gérer l’ensemble de la population, prévenir ses mouvements, soumettre ses désirs, orienter ses envies et réprimer le moindre début de rébellion. Si la Stasi (surveillant la RDA durant l’après-guerre) avait bénéficié des moyens technologiques actuels, elle aurait pu diviser par dix ou vingt ses effectifs. D’autant plus qu’aujourd’hui, plus que jamais, nos chaînes sont dans nos têtes. C’est à ce niveau-là que tout se joue : manipulation, dissuasion et résignation contre imaginaire, désir et volonté.

      Voilà pourquoi ce continent pervers, qui a engendré les Etats-Unis d’Amérique à son image, n’a plus besoin de ses masses. L’Europe fait désormais la guerre par peuples interposés en les armant au prix fort. L’Europe fait également produire la majorité de ce dont elle a besoin à des sous-traitants à bas prix, d’un bout à l’autre du monde. Et l’Europe a même fait — avec les Etats-Unis — du contrôle de l’opinion publique une science à part entière, de la fabrication à la répression, en passant par la surveillance et la dissuasion. Les masses européennes — autrefois masses combattantes, laborieuses et collaboratrices — deviennent la faune parquée du paradis originel, berceau du modèle de domination désormais étendu au monde entier. Leurs droits sociaux chèrement acquis commencent à disparaître, morceaux par morceaux. Le bien commun sera également bradé jusqu’au dernier centimètre carré et à la dernière goutte d’eau. Pendant ce temps, les revenus du Capital continueront à décupler et même centupler, à l’instar des salaires des « grands patrons » ces dernières années, sans oublier les primes en tous genres et les parachutes dorés. Les autres devront se contenter d’un peu de consommation et de beaucoup de médias, pour bien se faire tondre à leur tour, devant le petit frigo et la grosse télé. Une coupe à la grecque, ça vous dit ? Oui, mais doucement quand même, étape par étape, territoire par territoire, corporation par corporation. N’oublions pas le mot d’ordre de tous les pouvoirs depuis la nuit des temps : diviser pour mieux régner.

      « Des souverainistes à la mode nous pressent de nous rapprocher de la droite extrême »

      Face à cette Europe perverse, certains économistes et penseurs prétendument rebelles osent nous proposer, ces jours-ci, une alliance avec la forme la plus perverse de la pensée dominante européenne, c’est-à-dire l’idéologie d’extrême-droite.

      Oui, vous avez bien lu. Des souverainistes à la mode, nationaux-bureaucrates à la sauce Kremlin et économistes référents de chaînes-infos mensongères, nous pressent de nous rapprocher de la droite extrême, raciste et autoritaire, pour lutter conjointement contre le même ennemi. Les appels du même genre ne manquent pas depuis des années. Par exemple, ça fait longtemps qu’on observe Soral, prophète de la psychothérapie en public, et Chouard, gourou de la roulette russe, invitant leurs disciples et autres gentils morpions à greffer la cervelle de Le Pen sur la dépouille de Rousseau (même le docteur Frankenstein n’aurait pas osé).

      Pourtant, il n’est pas de pire ennemi que celui qui pousse la logique de la domination à son paroxysme : culte du chef, amour de l’armée, obsession de la sécurité, haine des étrangers, rejet de l’anormalité, falsification de l’Histoire, mythe du productivisme, respect de la bourgeoisie et complexe de supériorité face à tout ce qui n’est « pas de chez nous ». Non seulement l’extrême-droite européenne n’est pas une alternative à la gouvernance actuelle de l’Europe, mais elle ne serait, en cas d’exercice du pouvoir, que son paroxysme, peu importe l’échelle, nationale, régionale ou continentale.

      « Choisir entre la peste et le choléra »

      Ceux qui nous suggèrent, de façon chaque jour plus insistante, de ménager Le Pen pour chasser Junker, nous parlent en réalité de choisir entre la peste et le choléra. Et pendant que ceux-ci nous invitent à choisir la peste contre le choléra, d’autres, proches de la direction du PS, nous invitent, au contraire, à choisir le choléra contre la peste. Dans les deux cas, nous savons ce que cela signifie : la mort.

      La seule alternative viable est de reprendre le chemin de l’émancipation sociale et de supprimer, les uns après les autres, les rapports de domination. Car la lutte pour l’égalité est indissociable de la lutte pour la liberté, sans quoi elles ne conduisent séparément qu’à d’autres formes de domination sous l’hégémonie de dirigeants voués au culte de l’argent ou du pouvoir.

      « Toujours les mêmes intellectuels du crépuscule »

      Pour en finir avec la perversité de la domination européenne, il est vital de rejeter tout rapprochement avec sa pire déclinaison politique. Qui peut sérieusement croire que, pour la toute première fois dans son histoire, l’extrême-droite puisse contribuer à l’émancipation sociale ? Qui a oublié qu’en 1967, en Grèce, les Colonels sitôt arrivés au pouvoir s’étaient brutalement attaqué à la liberté d’expression, sous toutes ses formes jusqu’à la musique, à la poésie, au théâtre, à la philosophie et au cinéma, et avaient jeté en prison ou exilé leurs opposants politiques et mêmes des artistes engagés ? De même au Chili et ailleurs… Qui a besoin de rouvrir les livres d’Histoire pour se rafraîchir la mémoire et comprendre ce que signifierait, en France, l’arrivée au pouvoir de Le Pen grâce à l’appui d’intellectuels souverainistes, ivres d’idées loufoques ou de stratégies personnelles ? Ces mêmes intellectuels qui ont contribué à l’arrivée de la junte en Grèce dans les années soixante, comme en France dans les années trente, et dont les noms résonnent désormais comme les lugubres souvenirs auxquels ils sont à jamais associés. Toujours les mêmes intellectuels du crépuscule qui, à chaque fois, ont dédiabolisé les monstres du passé, pourtant tristement connus, et rouvert la boite de pandore.

      Non, il n’y rien à faire avec l’extrême-droite, à part la combattre, par tous les moyens, chacun à sa façon.

      Oui, les convergences de luttes sont nécessaires. Bien sûr. Mais elles doivent avoir en commun, par-delà les différences de cultures politiques et de méthodes, de façons de penser et d’agir, l’objectif ultime d’en finir avec toutes les formes de classes et de dominations, en visant la liberté véritable, l’égalité réelle et la fraternité universelle.

      Yannis Youlountas

      #Yannis_Youlountas #extrême-droite #nationnalisme #Jacques_Sapir #politique

  • Clarté - Les blogs du Diplo
    http://blog.mondediplo.net/2015-08-26-Clarte

    comme bras armé « intellectuel » du parti unique eurolibéral, l’appareil médiatique est décisivement impliqué dans la symbiose fonctionnelle qui fait prospérer le FN. De ce terrible enchaînement, qui ne créé pas d’autre devoir que de s’y opposer – quoiqu’on voie de moins en moins ce qui pourrait venir le contrarier… –, chacun devra savoir ce qu’il y a fait, et quelle place il y a tenue.

  • Jean-Marie Colombani n’aime pas les Russes | RussEurope

    http://russeurope.hypotheses.org/3622

    Jacques Sapir est affligé par les propos de Jean-Marie Colombani (et après avoir lu l’un et l’autre, le lui donne raison :) )

    Le ci-devant Colombani n’aime vraiment pas les russes. Il en a donné un nouvel exemple dans la tribune qu’il écrit pour le quotidien gratuit Direct Matin, tribune reprise sur internet dans Slate.fr où le ci-devant, qui en est aussi le directeur de publication, officie aussi[1]. C’est un exemple frappant et instructif du racisme antirusse, qui inspire ces élites auxquelles le ci-devant appartient, qu’il nous délivre à cette occasion.
    Le bonheur ne s’achète pas.

    Le ci-devant Colombani découvre donc qu’il y a des russes heureux. Et en plus, leur pourcentage progresse. Voilà qui semble beaucoup le chagriner. Il écrit donc « Selon un sondage publié fin février par VCIOM, institut russe d’études d’opinion publique, la part des personnes heureuses en Russie est en hausse : 52% contre 44% en décembre 2014. Malgré les sanctions contre le pays et la récente dévaluation du rouble, tout irait donc bien pour les Russes. Pour l’économiste Siméon Djankov, cette joie de vivre est difficilement conciliable avec certains faits qu’il rappelle sur le blog du Peterson Institute for International Economics ». Cette progression de gens se déclarant heureux l’effraie. Elle lui semble incompatible avec les effets des « sanctions » occidentales. Ces dernières sont réputées avoir plongé l’économie dans le chaos…Ou peut-être pas. Car il y a des observateurs, plus perspicaces que le ci-devant qui ont émis de sérieux doutes quant à cette vision catastrophiste de l’impact des sanctions.

    #russie #jacques_sapir #colombani

  • Les leçons d’un massacre par #Jacques_Sapir
    (...) derrière l’apparence d’une montée de la religiosité, c’est en réalité à une montée des affirmations identitaires et narcissiques que l’on assiste. Les crispations autour des tabous alimentaires et vestimentaires, sur les signes extérieurs (comme la question du voile chez les musulmans) ont avant tout pour but d’identifier brutalement une communauté, de la séparer du reste de la population et de l’enfermer sur des références mythifiées pour le plus grand profit de quelques uns. Ces pratiques, en produisant des mouvements de réactions, font en réalité progresser la division des individus entre eux au lieu d’y mettre fin. Dans la quête de la pureté, et toute religion distingue le « pur » de « l’impur », il ne peut y avoir de mouvement collectif, si ce n’est de petites communautés en proie aux réactions violentes d’autres communautés.
    (...) L’invention de la sphère privée, et du cantonnement de la foi à cette dernière, ne prend sens que parce que des personnes de fois différentes se doivent de cohabiter ensemble. Que Jean Bodin insiste sur l’action en commun de personnes aux convictions religieuses différentes est très important. Cela veut dire qu’il y a des choses communes, des Res Publica, qui sont plus importantes que les religions. Cela signifie aussi que ce que nous appellerions dans notre langage la « laïcité » est une des conditions de l’existence des sociétés à composition hétérogènes[11]. En retranchant de l’espace public les questions de foi on permet au contraire au débat de se constituer et de s’approfondir sur d’autres sujets. En ce sens, Bodin pose le problème de l’articulation de l’individualisme avec la vie sociale, problème qui est au cœur du monde moderne.(...)
    http://russeurope.hypotheses.org/3253
    #Laïcité #Charlie_Hebdo

  • Blog gaulliste libre : Moscovici complète le dispositif eurolibéral en pleine déroute budgétaire
    http://www.gaullistelibre.com/2014/09/moscovici-complete-le-dispositif.html

    Ce n’est pas le moindre des paradoxes. Alors même que l’économie française ne parvient pas à redémarrer et que le gouvernement vient d’annoncer un nouveau dérapage budgétaire, Paris a fait nommer Pierre Moscovici Commissaire Européen à l’économie. Une prime à l’échec en somme.....

    #Commission_européenne
    #déficit_budgétaire
    #Jacques_Sapir
    #Pierre_Moscovici

  • FUNKPROPAGANDA ! Les Echos et l’Euro | RussEurope
    http://russeurope.hypotheses.org/1639

    FUNKPROPAGANDA ! Les Echos et l’Euro
    23 octobre 2013
    Par Jacques Sapir


    Le journal Les Echos a publié le 21 octobre un article se voulant « objectif » sur la question de la sortie de l’Euro[1], intitulé : Quitter l’euro ? Un saut sans parachute . On n’épiloguera pas sur le titre, qui indique bien cependant ce dont il est question : discréditer ceux qui proposent une dissolution de l’Euro. L’accroche de l’article est inutilement racoleuse et passablement mensongère :

    « Pour l’exportateur pénalisé par le taux de change eurodollar, pour l’électeur qui prend connaissance du programme économique du Front National, pour l’agriculteur qui voit la politique agricole commune prendre des chemins de traverse, il est clair qu’il faut apparemment quitter la monnaie unique et se débarrasser de l’euro. »

    On aurait pu aussi y introduire les producteurs, de l’industrie et des services, qui sont pénalisés par le taux de change sur le marché intérieur français. Il est d’ailleurs frappant que, quand on parle de « compétitivité » on ne pense qu’aux exportations et non aux importations. Or, la destruction d’emploi par substitution de produits importés aux productions réalisées sur le territoire national est bien plus nocive pour l’emploi. Passons sur cette première approximation, mais qui en dit long sur l’imaginaire (réduit…) des auteurs de cet article. Il y a pire : le morceau de phrase : « pour l’électeur qui prend connaissance du programme économique du Front National » est quant à lui mensonger. Il vise à accréditer l’idée que seul le Front National se battrait pour une sortie de l’Euro. C’est faire bon marché d’hommes politiques comme Nicolas Dupont-Aignan (DLR) ou Jean-Pierre Chevènement (MRC) qui depuis des années sont sur cette position. C’est faire bon marché aussi de personnes qui sont (encore ?) dans des parties « pro-Euro » mais qui n’ont jamais caché leur opposition à la monnaie unique, tel le député Jacques Myard (de l’UMP), ou des responsables du Parti Communiste (et même des fédérations départementales entières) et du Front de Gauche. C’est faire bon marché enfin de nombreuses associations, de droite comme de gauche qui militent depuis des années pour une sortie de l’Euro. Mais, ce type d’article vise a accréditer dans l’esprit du lecteur que la « sortie de l’Euro » est un slogan d’extrémiste, ce qui est le contraire de la réalité. En France même, François Heisbourg, dont les positions pro-européennes sont par ailleurs connues, vient de publier un livre intitulé La Fin du Rêve Européen[2] ou il compare l’Euro à un cancer qui dévorerait l’Europe[3]. Hors de France, ce sont des personnalités de droite (comme Frits Bolkenstein) ou de gauche (comme Oskar Lafontaine) qui ont ces derniers mois pris position pour une dissolution de la zone Euro.

    Que le Front National ait pris position pour cette dissolution n’empêche donc pas que de très nombreux autres partis et autres dirigeants politiques aient fait de même. En cherchant à lier la sortie de l’Euro au Front National Les Echos commettent donc un mensonge éhonté, mais ils font aussi une grossière erreur d’analyse. Nous sommes ici en plein dans la FunkPropaganda que j’évoquais il y a peu sur ce carnet. Si l’on regarde maintenant les arguments de l’article (oui, il y en a pour une fois), on est frappé par leur côté tronqué et parcellaire.

    #Jacques_Sapir
    #économie
    #Euro

  • Interview au blog “l’Antidiplomatico” | RussEurope
    http://russeurope.hypotheses.org/1598

    1. Monsieur le Professeur, vous avez été parmi les premiers économistes européens à mettre en évidence les dommages produits par l’euro et à en demander sa fin. Dans une de vos dernières analyses vous avez écrit que c’est désormais une fin inévitable. Selon vous, combien de temps passera-t-il encore avant que cela n’arrive et de quel pays partira l’initiative ?

    Il faut bien distinguer ici deux problèmes. Le premier est celui de l’analyse de la situation économique que l’Euro a créée et de ses conséquences. Nous voyons depuis maintenant près de 13 ans que l’Euro non seulement n’a pas induit de convergences macroéconomiques mais qu’il a au contraire exacerbé les divergences. Je l’ai dit à plusieurs reprises, et désormais, cette position fait consensus chez les économistes. Nous voyons aussi que l’Euro est un énorme frein à la croissance pour la majorité des pays qui l’ont adopté, sauf, bien entendu, l’Allemagne. Nous voyons enfin que l’Euro aggrave les déficits, tant en interne que les déficits extérieurs, et qu’il conduit à un endettement toujours plus grand des pays qui sont entrés dans Union Économique et Monétaire. Tout ceci est copieusement documenté par de très nombreux auteurs. J’en déduit que l’Euro ne pouvant fonctionner que dans une spirale d’appauvrissement pour de très nombreux pays, il est condamné. Mais, ici, nous avons un deuxième problème, celui des conditions qui mettront fin à l’Euro. Ces conditions peuvent être une crise catastrophique qui prenne naissance sur le marché obligataire. Pour l’instant, de ce point de vue, la situation est stabilisée par la Banque Centrale Européenne. Mais, la crédibilité de cette dernière tient beaucoup à ce qu’elle n’est pas testée. Un jour ou l’autre les marchés vont tester la résolution de la BCE, et ce jour-là M. Mario Draghi va se retrouver fort dépourvu. Ces conditions peuvent aussi provenir des tensions politiques croissantes que l’Euro provoque tant entre les pays membres de l’UEM qu’au sein de ces pays où les forces anti-européennes prennent aujourd’hui de l’ampleur. Elles peuvent à un moment confronter les acteurs politiques avec la nécessité de dissoudre la zone Euro ou de quitter l’Euro.
    J’ai, personnellement, surestimé la rapidité des évolutions financières, sur la base de ce que nous avions connus en 2008-2009. Mais ceci ne change rien à l’analyse de fond.

    2. Sur votre blog, vous avez fait allusion à un retour possible au SME après une éventuelle dissolution de la zone Euro. Quelle est selon vous, la meilleure stratégie pour sortir de l’Euro pour les pays de l’Europe méridionale ?

    Un retour au SME implique que chaque pays retrouve sa monnaie nationale. La question de la stratégie est ici centrale. Les pays d’Europe du Sud ont le choix entre prendre une décision de sortie isolément ou demander la dissolution de la zone Euro. Si certains pays, comme l’Italie, la France et l’Espagne disaient lors d’un conseil ECOFIN qu’ils sont prêts à quitter l’Euro mais qu’il vaut mieux le dissoudre, compte tenu de l’attachement des Allemands pour le Deutsch Mark, la solution de la dissolution serait rapidement acceptée. Elle serait de loin la meilleure car étant prise de manière collective elle apparaîtrait comme une décision « européenne ». La fin de l’UEM n’impliquerait pas la fin de l’Union Européenne ni celle d’une coopération sur les questions monétaires entre les pays concernés. Néanmoins, cette solution est aussi la moins probable à l’heure actuelle. Une sortie isolée d’un pays est aujourd’hui la solution la plus probable. Elle entraînera à terme (6 mois probablement) l’éclatement de la zone Euro. Mais le contexte politique sera bien plus conflictuel.

    #Jacques_Sapir
    #Antidiplomatico
    #économie

  • Blog gaulliste libre : Les chiffres effarants de l’inégalité aux Etats-Unis
    http://www.gaullistelibre.com/2013/10/les-chiffres-effarants-de-linegalite.html

    On doit à Emmanuel Saez, Thomas Piketty et Camille Landais des analyses très précises et fascinantes de l’évolution des inégalités aux Etats-Unis et en France. Emmanuel Saez vient de publier les données mises à jour à fin 2012. Elles révèlent des chiffres extrêmement choquants.
    Quand la moyenne n’a plus de sens

    C’est un fait aussi avancé par Jacques Sapir, mais qui trouve une illustration particulièrement criante ici. En effet, on constate que les revenus ont progressé de 6,1% de 2009 à 2012. Problème, ce chiffre ne veut rien dire puisque pour les 90% des moins riches, il a baissé de 1,6% ! Et si l’on monte aux 99% du bas, la hausse n’est que de 0,4% ! En clair, la hausse de 31,4% des revenus du 1% le plus riche parvient à distordre la moyenne. La hausse atteint 15% pour les 10% les plus riches. Bref, 90% de la population, il n’y a absolument aucune reprise, puisque leurs revenus baissent.

    Pire, quand on commence à regarder l’évolution sur une série longue, les chiffres deviennent encore plus hallucinants. Les revenus réels moyens ont progressé de 17% depuis 1973. Déjà, ce n’est pas beaucoup. Mais dans le détail, les revenus des 90% les moins riches ont baissé, eux, de 13% sur la même période ! Ils ont même atteint, en 2012, le point le plus bas depuis… 1965 ! Il est beau le rêve étasunien. Le revenu des 99% les moins riches stagne depuis 40 ans. En revanche, c’est le champagne pour le 1% le plus riche, dont les revenus ont progressé de 187% (381% pour le 0,1%) !...

    #Camille_Landais
    #Emmanuel_Saez
    #inégalités
    #Jacques_Sapir
    Joseph_Stiglitz
    #Thomas_Piketty

  • Blog gaulliste libre : Le modèle allemand n’en est pas un !
    http://www.gaullistelibre.com/2013/09/le-modele-allemand-nen-est-pas-un.html

    La première limite du modèle allemand est qu’il ne fonctionne que si les autres pays ne font pas la même chose. En effet, les excédents allemands sont autant le fruit de la compression des salaires outre-Rhin que de leur non-compression ailleurs en Europe. Si nous avions tous suivi la même politique dans les années 2000, alors l’Allemagne n’aurait pas pu gagner de parts de marché. Mais surtout, la demande européenne se serait effondrée du fait de la compression des salaires. Donc, l’Allemagne aurait été doublement perdante : la taille du gâteau aurait été plus petite et elle aurait eu une plus petite part.
    Ensuite, il faut savoir que cette politique est le produit d’une immense régression sociale pour environ un tiers de la population. Comme l’explique ce papier du Monde, la compétitivité allemande repose en partie sur l’emploi de salariés immigrés payés une misère (jusqu’à 2 à 3 euros par heure !), ce qui est permis par l’absence de SMIC dans le pays. La description des conditions de vie de certaines personnes est absolument révoltante pour un pays dit développé. On a l’impression d’être dans le Tiers Monde !
    Ensuite, Olivier Berruyer a montré dans son dernier livre que de 2000 à 2010, les revenus réels de 30% de la population ont baissé de 15% ou plus ! Ce faisant, dans ce pays qui se vantait d’être un pays de classes moyennes, les inégalités ont explosé puisque les revenus des 10% les plus riches ont progressé dans le même temps. Une telle politique ne sera pas durable longtemps.

    #Agriculture
    #Allemagne
    #Inégalités
    #Jacques_Sapir
    #Modèle_allemand
    #Olivier_Berruyer
    #taux de #pauvreté

  • Blog gaulliste libre : Jacques Sapir économiste alternatif
    http://www.gaullistelibre.com/2013/09/jacques-sapir-economiste-alternatif.html

    Jacques Sapir économiste alternatif

    Après avoir lu beaucoup de livres de penseurs alternatifs, Jacques Sapir était le dernier grand intellectuel que je voulais étudier. « Le nouveau 21ème siècle », écrit avant le déclenchement de la crise économique, est un ouvrage de référence sur l’économie et l’idée nationale.

    Retour sur la crise de 1997-1999

    C’est un point commun de Jacques Sapir avec les deux prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz et Paul Krugman que de donner une importance particulière à la crise qui a secoué les pays émergents à la fin des années 90. Pour lui, contre pour eux, cette crise est la conséquence d’une déréglementation excessive, notamment sur le plan financier et monétaire et elle démontre, 10 ans avant la crise des subprimes, les immenses dangers de la globalisation néolibérale.

    Ce livre complète parfaitement « La grande désillusion » de Joseph Stiglitz, qui travaillait à la Banque Mondiale à cette époque. S’il en donne une lecture plus politique, le constat économique est aussi sévère. Il montre l’absurdité d’un système où le FMI prêtait de l’argent à des pays émergents pour défendre leur monnaie, à un coût exorbitant, tout en étant voué à l’échec la plupart du temps. Il souligne que « la Malaisie et le Chili (…) ont dû leur réussite à des mesures de contrôle de capitaux ».

    Bref, alors que le FMI déversait de l’argent pour lutter contre les marchés, tout en imposant des mesures d’austérité souvent violentes pour la population, la solution à cette crise était une restriction des marchés de capitaux. L’auteur souligne malicieusement : « si les Etats-Unis sont capables d’engager à perte plus de 60 milliards de dollars pour tenter d’enrayer une crise financière (…) n’eût-il pas été plus judicieux d’investir la même somme dans des actions de développement ? ».

    L’auteur utilise une image particulièrement brillante pour appuyer les thèses d’une « re-fragmentation des espaces financiers et commerciaux ». Il fait le parallèle avec les cales d’un cargo. Et s’il reconnaît volontiers qu’une cale sans compartiment est plus pratique, il souligne qu’en cas de tempête, elle devient un danger menaçant la stabilité du navire. Il souligne que « les architectes et constructeurs de navires le savent depuis des siècles et sacrifient l’optimalité théorique à une conception garante de robustesse ».

    Un véritable tournant politique

    Par-delà la grave crise économique, pour Jacques Sapir, cette crise a provoqué un changement politique majeur à l’échelle de la planète. Pour lui « la Russie s’est reconstruite autour d’un projet national et industrialiste ». Plus globalement « la crise a aussi amené de nombreux pays à modifier leurs stratégies économiques, les conduisant à des politiques commerciales très agressives dont l’addition provoque aujourd’hui une fragilisation générale de l’économie mondiale ».

    En effet, depuis un peu plus de dix ans, de nombreux pays émergents ont adopté une stratégie économique visant à accumuler le montant le plus important possible d’excédents commerciaux de manière à pouvoir mener une politique économique autonome sans jamais avoir à demander de l’aide à un FMI et des Etats-Unis qui leur imposent des politiques aberrantes. Cela vaut notamment pour la Chine, qui accumule des excédents commerciaux colossaux depuis des années.

    L’auteur souligne que depuis la fin des années 90, « ces pays ont cherché à se désendetter brutalement afin de diminuer autant que possible leur exposition au risque financier international ». Mais « le drame ici vient de ce qui est globalement insoutenable puisse à l’échelle de chaque pays apparaître comme une solution viable ». En clair, c’est le FMI et les Etats-Unis, suivis par le reste du monde occidental, qui ont poussé les pays émergents à adopter une stratégie économique porteuse de déséquilibres majeurs…

    Pour l’auteur, cet épisode a contribué à l’avortement du siècle américain qui semblait se dessiner à partir de 1991. Il consacre également le retour des Etats-nations et d’une stratégie de défense des intérêts patriotes que les théoriciens du marché-roi ont souvent tendance à oublier.

    #austérité
    #FMI
    #Jacques_Sapir
    #Joseph_Stiglitz