#jamal_khashoggi

  • Les États-Unis mettent hors service une société israélienne de logiciels d’espionnage Moon of Alabama
    https://www.moonofalabama.org/2021/07/us-takes-down-israeli-spy-software-company.html#more
    https://lesakerfrancophone.fr/les-etats-unis-mettent-hors-service-une-societe-israelienne-de-lo

    Un certain nombre de journaux, dans le monde entier, parlent aujourd’hui https://www.theguardian.com/world/2021/jul/18/revealed-leak-uncovers-global-abuse-of-cyber-surveillance-weapon-nso-gr de la société de piratage israélienne NSO qui vend des logiciels d’espionnage [nommés Pegasus, NdT] à divers régimes. Ce logiciel est ensuite utilisé pour espionner les téléphones des ennemis du régime, des adversaires politiques ou des journalistes qui déplaisent. Tout cela était déjà bien connu, mais l’histoire a pris un nouvel essor puisque plusieurs centaines de personnes qui sont espionnées peuvent maintenant être nommées.

    La façon dont cela s’est produit est intéressante https://www.washingtonpost.com/gdpr-consent/?next_url=https%3a%2f%2fwww.washingtonpost.com%2finvestigations%2fin :

    Les téléphones sont apparus sur une liste de plus de 50 000 numéros concentrés dans des pays connus pour surveiller leurs citoyens et également connus pour avoir été clients de la société israélienne NSO Group, un leader mondial dans le secteur, en pleine expansion et largement non réglementé, des logiciels d’espionnage privés, selon l’enquête.

    La liste ne permet pas de savoir qui y a inscrit les numéros, ni pourquoi, et on ignore combien de téléphones ont été ciblés ou surveillés. Mais l’analyse technique de 37 smartphones montre que beaucoup d’entre eux présentent une corrélation étroite entre les horodatages associés à un numéro de la liste et le déclenchement de la surveillance, dans certains cas aussi brève que quelques secondes.

    Forbidden Stories, une organisation de journalisme à but non lucratif basée à Paris, et Amnesty International, une organisation de défense des droits de l’homme, ont eu accès à cette liste et l’ont partagée avec certains journaux, qui ont effectué des recherches et des analyses supplémentaires. Le Security Lab d’Amnesty International a effectué les analyses techniques des smartphones.

    Les chiffres figurant sur la liste ne sont pas attribués, mais les journalistes ont pu identifier plus de 1 000 personnes dans plus de 50 pays grâce à des recherches et des entretiens sur quatre continents.

    Qui aurait pu dresser une telle liste pour la donner à Amnesty et à Forbidden Stories ?

    NSO est l’une des sociétés israéliennes utilisées pour mettre sur le marché le travail de l’unité de renseignement militaire israélienne, 8200. Les « anciens » membres de 8200 sont employés par NSO pour produire des outils d’espionnage qui sont ensuite vendus à des gouvernements étrangers. Le prix de la licence est de 7 à 8 millions de dollars pour 50 téléphones à espionner. C’est une affaire louche mais lucrative pour cette société et pour l’État d’Israël.

    NSO nie les allégations selon lesquelles son logiciel est utilisé pour des objectifs malsains en racontant beaucoup de conneries https://www.nsogroup.com/Newses/following-the-publication-of-the-recent-article-by-forbidden-stories-we-wa :

    Le rapport de Forbidden Stories est rempli d’hypothèses erronées et de théories non corroborées qui soulèvent de sérieux doutes sur la fiabilité et les intérêts de leurs sources. Il semble que ces "sources non identifiées" aient fourni des informations qui n’ont aucune base factuelle et sont loin de la réalité.

    Après avoir vérifié leurs affirmations, nous démentons fermement les fausses allégations faites dans leur rapport. Leurs sources leur ont fourni des informations qui n’ont aucune base factuelle, comme le montre l’absence de documentation à l’appui de nombre de leurs affirmations. En fait, ces allégations sont tellement scandaleuses et éloignées de la réalité que NSO envisage de porter plainte pour diffamation.

    Les rapports affirment, par exemple, que le gouvernement indien du Premier ministre Narendra Modi a utilisé le logiciel de NSO pour espionner https://thewire.in/government/rahul-gandhi-pegasus-spyware-target-2019-polls le chef du parti d’opposition, Rahul Gandhi.

    Comment NSO pourrait-elle nier cette allégation ? Elle ne le peut pas.

    Plus loin dans la déclaration de NSO, la société se contredit https://www.nsogroup.com/Newses/following-the-publication-of-the-recent-article-by-forbidden-stories-we-wa sur ces questions :

    Comme NSO l’a déclaré précédemment, notre technologie n’a été associée en aucune façon au meurtre odieux de Jamal Khashoggi. Nous pouvons confirmer que notre technologie n’a pas été utilisée pour écouter, surveiller, suivre ou collecter des informations le concernant ou concernant les membres de sa famille mentionnés dans l’enquête. Nous avons déjà enquêté sur cette allégation, qui, une fois encore, est faite sans validation.

    Nous tenons à souligner que NSO vend ses technologies uniquement aux services de police et aux agences de renseignement de gouvernements contrôlés dans le seul but de sauver des vies en prévenant la criminalité et les actes terroristes. NSO n’exploite pas le système et n’a aucune visibilité sur les données.

    Comment NSO peut-elle nier que le gouvernement saoudien, l’un de ses clients reconnus, a utilisé son logiciel pour espionner Jamal Khashoggi, puis l’assassiner, en disant qu’il « n’exploite pas le système » et « n’a aucune visibilité sur les données » ?

    Vous ne pouvez pas prétendre à la fois a. recueillir des informations et b. n’avoir aucun moyen de les recueillir.

    Mais revenons à la vraie question :
    • Qui a la capacité de dresser une liste de 50 000 numéros de téléphone dont au moins 1 000 ont été espionnés avec le logiciel de NSO ?
    • Qui peut faire « fuiter » une telle liste à ONG et s’assurer que de nombreux médias « occidentaux » s’en emparent ?
    • Qui a intérêt à faire fermer NSO ou du moins à rendre ses activités plus difficiles ?

    La concurrence, je dirais. Et le seul véritable concurrent dans ce domaine est l’Agence nationale de sécurité [la NSA, NdT] étatsunienne.

    Les États-Unis utilisent souvent le « renseignement » comme une sorte de monnaie diplomatique pour maintenir les autres pays dans une situation de dépendance. Si les Saoudiens sont obligés de demander aux États-Unis d’espionner quelqu’un, il est beaucoup plus facile d’avoir de l’influence sur eux. Le NSO gêne cette activité. Il y a aussi le problème que ce logiciel d’espionnage de première classe que NSO vend à des clients un peu louches pourrait bien tomber entre les mains d’un adversaire des États-Unis.

    La « fuite » à Amnesty et Forbidden Stories est donc un moyen de conserver un certain contrôle monopolistique sur les régimes clients et sur les technologies d’espionnage. (Les Panama Papers étaient un type similaire de « fuite » parrainée par les États-Unis, mais dans le domaine financier).

    Edward Snowden, qui était autrefois un partisan convaincu de la NSA mais qui en a divulgué des documents parce qu’il voulait qu’elle respecte la loi, soutient cette campagne :

    Edward Snowden @Snowden - 16:28 UTC - 18 juil. 2021 https://twitter.com/Snowden/status/1416797153524174854

    Arrêtez ce que vous êtes en train de faire et lisez ceci. Cette fuite va être l’histoire de l’année : https://www.theguardian.com/world/2021/jul/18/revealed-leak-uncovers-global-abuse-of-cyber-surveillance-weapon-nso-gr

    Edward Snowden @Snowden - 15:23 UTC - 19 juil. 2021 https://twitter.com/Snowden/status/1417143168752095239

    Il y a certaines industries, certains secteurs, contre lesquels il n’y a aucune protection. Nous n’autorisons pas un marché commercial pour les armes nucléaires. Si vous voulez vous protéger, vous devez changer la donne, et la façon dont nous le faisons est de mettre fin à ce commerce.
    Guardian : Edward Snowden demande l’interdiction du commerce de logiciels espions dans le cadre des révélations sur Pegasus https://www.theguardian.com/news/2021/jul/19/edward-snowden-calls-spyware-trade-ban-pegasus-revelations

    Edward Snowden semble vouloir dire https://www.theguardian.com/news/2021/jul/19/edward-snowden-calls-spyware-trade-ban-pegasus-revelations que NSO, qui ne vend ses logiciels qu’aux gouvernements, devrait cesser de le faire mais que la NSA devrait continuer à utiliser cet instrument d’espionnage :

    Dans une interview accordée au Guardian, M. Snowden a déclaré que les conclusions du consortium illustraient la manière dont les logiciels malveillants commerciaux avaient permis aux régimes répressifs de placer beaucoup plus de personnes sous une surveillance invasive.

    L’opinion de Snowden à ce sujet est plutôt étrange :
    chinahand @chinahand - 17:28 UTC - 19 juil. 2021 https://twitter.com/chinahand/status/1417174487678656527

    Fascinant de voir comment M."La surveillance étatique américaine est la plus grande menace pour l’humanité" s’énerve sur le fait qu’un peu de surveillance étatique est apparemment externalisée à un entrepreneur privé par des acteurs étatiques de niveau moyen et bas.

    Edward Snowden @Snowden - 17:06 UTC - 19 juil. 2021 https://twitter.com/Snowden/status/1417168921472405504

    Lisez les articles sur les fonctionnaires de Biden, Trump et Obama qui ont accepté de l’argent du groupe NSO pour enterrer toute responsabilité, même après leur implication dans la mort et la détention de journalistes et de défenseurs des droits dans le monde entier !
    WaPo : Comment les assoiffés de pouvoir de Washington ont profité des ambitions de NSO en matière d’espionnage https://www.washingtonpost.com/gdpr-consent/?next_url=https%3a%2f%2fwww.washingtonpost.com%2ftechnology%2f2021%2

    Le tumulte créé dans les médias par les révélations concernant NSO a déjà eu l’effet escompté https://www.vice.com/en/article/xgx5bw/amazon-aws-shuts-down-nso-group-infrastructure :

    Amazon Web Services (AWS) a fermé l’infrastructure et les comptes liés au fournisseur israélien de logiciels de surveillance NSO Group, a déclaré Amazon dans un communiqué.

    Cette mesure intervient alors que des médias et des organisations militantes ont publié de nouvelles recherches sur les logiciels malveillants de NSO et les numéros de téléphone potentiellement sélectionnés pour être ciblés par les gouvernements clients de NSO.

    "Lorsque nous avons appris cette activité, nous avons agi rapidement pour fermer l’infrastructure et les comptes concernés", a déclaré, dans un courriel, un porte-parole d’AWS à Motherboard.
    Cela fait des années qu’AWS est au courant des activités de NSO. NSO a utilisé CloudFront, un réseau de diffusion de contenu appartenant à Amazon :

    L’infrastructure de CloudFront a été utilisée pour déployer les logiciels malveillants de NSO contre des cibles, notamment sur le téléphone d’un avocat français spécialisé dans les droits de l’homme, selon le rapport d’Amnesty. Le passage à CloudFront protège aussi quelque peu NSO contre des enquêteurs ou d’autres tiers qui tenteraient de découvrir l’infrastructure de l’entreprise.

    "L’utilisation de services en nuage protège NSO Group de certaines techniques de balayage d’Internet", ajoute le rapport d’Amnesty.

    Cette protection n’est plus valable. NSO aura bien du mal à remplacer un service aussi pratique.

    Israël s’en plaindra, mais il me semble que les États-Unis ont décidé de faire fermer NSO.

    Pour vous et moi, cela ne réduira que marginalement le risque d’être espionné.
    Moon of Alabama
    Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

    #nso #NSA #israel #Amnesty #police #agences_de_renseignement #Edward_Snowden #CloudFront #surveillance #pegasus #spyware #écoutes #smartphone #journalisme #hacking #sécuritaire #espionnage #géolocalisation #jamal_khashoggi #Forbidden_Stories #Amazon #Amazon_Web_Services #AWS
    #USA #CloudFront

    • La firme derrière Pegasus est liée au Luxembourg
      http://www.lessentiel.lu/fr/luxembourg/story/la-firme-derriere-pegasus-est-liee-au-luxembourg-15258218

      Jean Asselborn, ministre des Affaires étrangères, a confirmé l’existence au Luxembourg de deux bureaux de la firme israélienne NSO Group, qui a conçu le logiciel Pegasus, accusé d’avoir été utilisé par plusieurs États pour espionner les téléphones de journalistes et de dissidents.

      Selon le ministre, les bureaux luxembourgeois servent au back office, c’est-à-dire au contrôle des opérations financières de l’entreprise. Un communiqué de l’entreprise datant de 2019 précise que le siège social se trouve au Luxembourg. « NSO développe des technologies qui aident les services de renseignements et les agences étatiques à prévenir et enquêter sur le terrorisme et le crime », indique l’entreprise, dans sa présentation. Il serait même « un leader mondial » en la matière, générant « 250 millions de dollars de revenus en 2018 ». NSO affirme aussi s’être passé de clients à cause d’un non-respect des droits de l’homme.

      Un tour politique
      Mais la nature des activités au Grand-Duché reste floue. D’après Amnesty International, le logiciel Pegasus n’a pas été conçu au Grand-Duché. Aucune demande d’exportation de produit n’a d’ailleurs été formulée. « Je ne peux dire qu’une chose. S’il s’avère que le groupe NSO au Luxembourg a commis des violations des droits de l’homme, alors le Luxembourg doit réagir et réagira », a déclaré Asselborn. Ce dernier a envoyé une lettre aux dirigeants concernés pour rappeler les obligations en matière de droits de l’homme.

      Le sujet n’a pas encore été évoqué en commission des Affaires étrangères à la Chambre, expliquent des députés concernés. L’affaire a cependant vite pris un tour politique, avec d’abord une question parlementaire urgente du parti Pirates, sommant le gouvernement d’indiquer si des journalistes, politiciens ou militants au Luxembourg sont concernés par le scandale d’espionnage et quels sont les liens entre NSO et le Grand-Duché. Le parti déi Lénk demande aux autorités de réagir, bien au-delà du « Pacte national entreprises et droits de l’homme », avec une « loi opposable et munie des moyens financiers et personnels permettant d’intervenir pour mettre fin au mépris envers les droits humains ».

    • Hilarants ces politiques et ces journalistes choqués par leur surveillance !

      On n’a pas arrêté, ces dernières années, d’étendre toujours plus la surveillance du citoyen, depuis l’extension des caméras de surveillance partout sur le territoire jusqu’à la reconnaissance faciale qui ne cesse de progresser, y compris en France, jamais en retard d’une idée pour nous pister, nous surveiller, nous fliquer.

      Une surveillance active, intrusive, poussée, de plus en plus vicelarde, de certaines cibles aisément identifiées par ceux qui sont pouvoir, pour le profit personnel des politiciens et de leurs amis.

      Pour elles et eux, les drones qui seront sans nul doute utilisés pour mieux canaliser les mouvements de foule, les manifestations, pas de problème.
      Pour elles et eux, la loi européenne « ePrivacy » qui instaure de manière dérogatoire une surveillance automatisée de masse des échanges numériques sur internet en Europe, pas de problème.
      Le smartphone obligatoire, pas de problème.

      Ne parlons pas des données sur nos enfants, envoyées directement chez microsoft, education nationale, santé . . .
      Ne parlons pas non plus de toutes les informations possibles et imaginables que les gafam nous volent, de façon de plus en plus vicieuse.

      Pegasus, ePrivacy, pass sanitaire, la société qui se dessine ces dernières semaines devient véritablement cauchemardesque.
      Bon, d’après Edward Snowden la NSA n’aimait pas la concurrence pour ce qui est de nous espionner, et Julian Assange est toujours en prison, en Angleterre, sans aucun motif.

      Pour le reste, l’essentiel, c’est de monter à dessein les habitants de ce pays les uns contre les autres, et c’est une réussite.

  • #Vente_d’armes : en secret, l’#exécutif déclare la guerre au #Parlement

    Une note classée « confidentiel défense » dévoile la stratégie du gouvernement pour torpiller les propositions d’un rapport parlementaire sur un contrôle plus démocratique des #exportations d’armement.

    Silence radio. Depuis la publication, le 18 novembre dernier, du #rapport_parlementaire sur les ventes d’armes françaises, l’exécutif n’a pas réagi. Du moins pas officiellement. Car, en réalité, le gouvernement a préparé la riposte dans le secret des cabinets ministériels. Objectif : torpiller le rapport des députés #Jacques_Maire (La République en marche, LRM) et #Michèle_Tabarot (Les Républicains, LR) et les pistes qu’ils suggèrent pour impliquer le Parlement dans le processus de #contrôle des exportations d’armement.

    Disclose a été destinataire d’une note de quatre pages rédigée par le #Secrétariat_général_de_la_défense_et_de_la_sécurité_nationale (#SGDSN), un service directement rattaché à Matignon. Classée « confidentiel défense » – le premier niveau du « secret-défense » –, elle a été transmise au cabinet d’Emmanuel #Macron mais aussi à #Matignon, au #ministère_des_armées, et à celui des affaires étrangères et de l’économie, le 17 novembre dernier. Soit la veille de la publication du #rapport_Maire-Tabarot.

    étouffer les velléités

    Sobrement intitulé « Analyse des 35 propositions du rapport de la mission d’information sur les exportations d’armement Maire-Tabarot », ce document stratégique révèle l’opposition ferme et définitive du gouvernement à une proposition inédite : la création d’une #commission_parlementaire chargée « du contrôle des exportations d’armement ». D’après Jacques Maire et Michèle Tabarot, « cet organe n’interviendrait pas dans le processus d’autorisation des exportations mais contrôlerait, a posteriori, les grands #choix de la politique d’exportation de la France ». Impensable pour le gouvernement, qui entend peser de tout son poids pour étouffer dans l’œuf ces velléités de #transparence.

    Newsletter

    Selon les analystes de la SGDSN, cette proposition doit constituer le « point d’attention majeur » du pouvoir exécutif ; autrement dit, celui qu’il faut absolument enterrer. Le document explique pourquoi : « Sous couvert d’un objectif d’une plus grande transparence et d’un meilleur dialogue entre les pouvoirs exécutif et #législatif, l’objectif semble bien de contraindre la politique du gouvernement en matière d’exportation en renforçant le #contrôle_parlementaire. » A lire les gardiens du temple militaro-industriel français, plus de transparence reviendrait à entraver la #liberté_de_commerce de l’Etat. Et la SGDSN de prévenir : ces mesures pourraient « entraîner des effets d’éviction de l’#industrie françaises dans certains pays ».

    protéger les « clients »

    Si la commission parlementaire devait malgré tout voir le jour, le note préconise qu’elle ne puisse « en aucun cas » obtenir un suivi précis des transferts d’armes. Les élus devront se contenter du rapport qui leur est remis par le gouvernement chaque année, lequel ne précise ni les bénéficiaires du matériel ni son utilisation finale.

    « Cette implication de parlementaires, alertent encore les auteurs, pourrait mener à une fragilisation du principe du #secret_de_la_défense_nationale (…) ainsi que du #secret_des_affaires et du secret lié aux relations diplomatiques avec nos partenaires stratégiques. » Le risque pour l’Etat ? Que « les clients » soient « soumis à une politisation accrue des décisions » qui nuirait aux affaires et provoquerait la « fragilisation de notre #crédibilité et de notre capacité à établir des #partenariats_stratégiques sur le long terme, et donc de notre capacité à exporter ». En ligne de mire, des pays comme l’#Arabie_saoudite ou l’#Egypte, le principal client de l’industrie tricolore en 2019 (https://disclose.ngo/fr/news/la-france-bat-des-records-en-matiere-de-vente-darmes).

    Selon les analystes de le SGDSN, la création d’un contrôle parlementaire sur les exportations aurait également « des conséquences pour le gouvernement, dont les différents ministres seraient exposés ». Comme ce fut le cas en 2019, lorsque la ministre des armées, #Florence_Parly, dû s’expliquer sur ses #mensonges répétés après les révélations de Disclose sur les armes vendues à l’Arabie saoudite et utilisées dans la guerre au #Yémen (https://made-in-france.disclose.ngo/fr).

    « effet de bord »

    Un autre élément semble susciter l’inquiétude au plus haut sommet de l’Etat : la volonté de convergence entre les représentants des différents parlements de l’Union européenne. Pour Jacques Maire et Michèle Tabarot, ce « #dialogue_interparlementaire » permettrait une meilleure coopération entre Etats membres. Trop risqué, selon le gouvernement, qui y voit « le risque d’un effet de bord qui exposerait notre politique à des enjeux internes propres à certains de nos voisins européens ».

    Sur ce point, l’analyse aurait pu s’arrêter là. Mais le Quai d’Orsay a voulu préciser le fond de sa pensée, comme le révèlent les modifications apportées au document d’origine. Le cabinet de Jean-Yves Le Drian précise, en rouge dans le texte, qu’une telle convergence entre élus européens serait « particulièrement préoccupante », en particulier concernant le Parlement allemand. « Nous n’avons aucun moyen de maîtriser les vicissitudes [de la politique intérieure allemande] »,et la « forte mobilisation, très idéologique, du Parlement [allemand] sur les exportations d’armement », souligne le ministère des affaires étrangères dans ce mail que Disclose s’est procuré.

    Ce commentaire illustre les tensions sur ce sujet avec le voisin allemand, qui a mis en place en octobre 2018 un #embargo, toujours en cours, sur ses ventes d’armes à l’Arabie saoudite à la suite de l’assassinat du journaliste #Jamal_Khashoggi à Istanbul. Une décision jugée à l’époque incompréhensible pour Emmanuel Macron. Les ventes d’armes « n’ont rien à voir avec M. #Khashoggi, il ne faut pas tout confondre », avait alors déclaré le chef de l’Etat, précisant que cette mesure était, selon lui, « pure #démagogie ». Une fois le problème allemand évacué, le Quai d’Orsay désigne enfin le véritable ennemi : les #institutions_européennes, considérées comme « hostiles à nos intérêts dans le domaine du contrôle des exportations sensibles ».

    ouverture en trompe-l’œil

    L’exécutif aurait-il peur du #contrôle_démocratique ? Il s’en défend et feint même de vouloir protéger les députés contre un piège tendu à eux-mêmes. « Les parlementaires impliqués dans le contrôle des exportations (…) ne pourraient pas répondre aux demandes de transparence » et se retrouveraient « de facto solidaires des décisions prises », explique le document. En d’autres termes, s’il leur prenait de vouloir contester la politique de ventes d’armes de la France, les élus seraient de toute façon soumis au « #secret-défense ». Inutile, donc, qu’ils perdent leur temps.

    Pour finir, les services du premier ministre formulent une liste de recommandations quant à la réaction à adopter face à cet épineux rapport. Première d’entre elles, « adopter une position ouverte » sur les propositions de « renforcement de l’information du Parlement ». Un trompe-l’œil, car l’essentiel est ailleurs. « Il convient, poursuit le texte, de confirmer avec les principaux responsables de l’[#Assemblée_nationale] » qu’ils s’opposeront à la plus importante proposition du texte, soit la création d’une #délégation_parlementaire.

    En guise de dernière suggestion, les auteurs de la note invitent l’exécutif à définir « une #ligne_de_communication » face à la médiatisation du rapport et les réactions des ONG. Une ligne de communication désormais beaucoup plus claire, en effet.

    La note « confidentiel défense » dont Disclose a été destinataire est protégée par l’article 413-9 du code pénal sur le secret de la défense nationale. Nous avons néanmoins décidé d’en publier le contenu car ces informations relèvent de l’intérêt général et doivent par conséquent être portées à la connaissance du public. Par souci pour la sécurité de nos sources, nous ne publions pas le document dans son intégralité.

    https://disclose.ngo/fr/article/vente-darmes-en-secret-lexecutif-declare-la-guerre-au-parlement
    #armes #commerce_d'armes #armement #France #UE #EU #démocratie

    ping @reka @simplicissimus

  • #Vente_d’armes : en secret, l’#exécutif déclare la guerre au #Parlement

    Une note classée « confidentiel défense » dévoile la stratégie du gouvernement pour torpiller les propositions d’un rapport parlementaire sur un contrôle plus démocratique des #exportations d’armement.

    Silence radio. Depuis la publication, le 18 novembre dernier, du #rapport_parlementaire sur les ventes d’armes françaises, l’exécutif n’a pas réagi. Du moins pas officiellement. Car, en réalité, le gouvernement a préparé la riposte dans le secret des cabinets ministériels. Objectif : torpiller le rapport des députés #Jacques_Maire (La République en marche, LRM) et #Michèle_Tabarot (Les Républicains, LR) et les pistes qu’ils suggèrent pour impliquer le Parlement dans le processus de #contrôle des exportations d’armement.

    Disclose a été destinataire d’une note de quatre pages rédigée par le #Secrétariat_général_de_la_défense_et_de_la_sécurité_nationale (#SGDSN), un service directement rattaché à Matignon. Classée « confidentiel défense » – le premier niveau du « secret-défense » –, elle a été transmise au cabinet d’Emmanuel #Macron mais aussi à #Matignon, au #ministère_des_armées, et à celui des affaires étrangères et de l’économie, le 17 novembre dernier. Soit la veille de la publication du #rapport_Maire-Tabarot.

    étouffer les velléités

    Sobrement intitulé « Analyse des 35 propositions du rapport de la mission d’information sur les exportations d’armement Maire-Tabarot », ce document stratégique révèle l’opposition ferme et définitive du gouvernement à une proposition inédite : la création d’une #commission_parlementaire chargée « du contrôle des exportations d’armement ». D’après Jacques Maire et Michèle Tabarot, « cet organe n’interviendrait pas dans le processus d’autorisation des exportations mais contrôlerait, a posteriori, les grands #choix de la politique d’exportation de la France ». Impensable pour le gouvernement, qui entend peser de tout son poids pour étouffer dans l’œuf ces velléités de #transparence.

    Newsletter

    Selon les analystes de la SGDSN, cette proposition doit constituer le « point d’attention majeur » du pouvoir exécutif ; autrement dit, celui qu’il faut absolument enterrer. Le document explique pourquoi : « Sous couvert d’un objectif d’une plus grande transparence et d’un meilleur dialogue entre les pouvoirs exécutif et #législatif, l’objectif semble bien de contraindre la politique du gouvernement en matière d’exportation en renforçant le #contrôle_parlementaire. » A lire les gardiens du temple militaro-industriel français, plus de transparence reviendrait à entraver la #liberté_de_commerce de l’Etat. Et la SGDSN de prévenir : ces mesures pourraient « entraîner des effets d’éviction de l’#industrie françaises dans certains pays ».

    protéger les « clients »

    Si la commission parlementaire devait malgré tout voir le jour, le note préconise qu’elle ne puisse « en aucun cas » obtenir un suivi précis des transferts d’armes. Les élus devront se contenter du rapport qui leur est remis par le gouvernement chaque année, lequel ne précise ni les bénéficiaires du matériel ni son utilisation finale.

    « Cette implication de parlementaires, alertent encore les auteurs, pourrait mener à une fragilisation du principe du #secret_de_la_défense_nationale (…) ainsi que du #secret_des_affaires et du secret lié aux relations diplomatiques avec nos partenaires stratégiques. » Le risque pour l’Etat ? Que « les clients » soient « soumis à une politisation accrue des décisions » qui nuirait aux affaires et provoquerait la « fragilisation de notre #crédibilité et de notre capacité à établir des #partenariats_stratégiques sur le long terme, et donc de notre capacité à exporter ». En ligne de mire, des pays comme l’#Arabie_saoudite ou l’#Egypte, le principal client de l’industrie tricolore en 2019 (https://disclose.ngo/fr/news/la-france-bat-des-records-en-matiere-de-vente-darmes).

    Selon les analystes de le SGDSN, la création d’un contrôle parlementaire sur les exportations aurait également « des conséquences pour le gouvernement, dont les différents ministres seraient exposés ». Comme ce fut le cas en 2019, lorsque la ministre des armées, #Florence_Parly, dû s’expliquer sur ses #mensonges répétés après les révélations de Disclose sur les armes vendues à l’Arabie saoudite et utilisées dans la guerre au #Yémen (https://made-in-france.disclose.ngo/fr).

    « effet de bord »

    Un autre élément semble susciter l’inquiétude au plus haut sommet de l’Etat : la volonté de convergence entre les représentants des différents parlements de l’Union européenne. Pour Jacques Maire et Michèle Tabarot, ce « #dialogue_interparlementaire » permettrait une meilleure coopération entre Etats membres. Trop risqué, selon le gouvernement, qui y voit « le risque d’un effet de bord qui exposerait notre politique à des enjeux internes propres à certains de nos voisins européens ».

    Sur ce point, l’analyse aurait pu s’arrêter là. Mais le Quai d’Orsay a voulu préciser le fond de sa pensée, comme le révèlent les modifications apportées au document d’origine. Le cabinet de Jean-Yves Le Drian précise, en rouge dans le texte, qu’une telle convergence entre élus européens serait « particulièrement préoccupante », en particulier concernant le Parlement allemand. « Nous n’avons aucun moyen de maîtriser les vicissitudes [de la politique intérieure allemande] »,et la « forte mobilisation, très idéologique, du Parlement [allemand] sur les exportations d’armement », souligne le ministère des affaires étrangères dans ce mail que Disclose s’est procuré.

    Ce commentaire illustre les tensions sur ce sujet avec le voisin allemand, qui a mis en place en octobre 2018 un #embargo, toujours en cours, sur ses ventes d’armes à l’Arabie saoudite à la suite de l’assassinat du journaliste #Jamal_Khashoggi à Istanbul. Une décision jugée à l’époque incompréhensible pour Emmanuel Macron. Les ventes d’armes « n’ont rien à voir avec M. #Khashoggi, il ne faut pas tout confondre », avait alors déclaré le chef de l’Etat, précisant que cette mesure était, selon lui, « pure #démagogie ». Une fois le problème allemand évacué, le Quai d’Orsay désigne enfin le véritable ennemi : les #institutions_européennes, considérées comme « hostiles à nos intérêts dans le domaine du contrôle des exportations sensibles ».

    ouverture en trompe-l’œil

    L’exécutif aurait-il peur du #contrôle_démocratique ? Il s’en défend et feint même de vouloir protéger les députés contre un piège tendu à eux-mêmes. « Les parlementaires impliqués dans le contrôle des exportations (…) ne pourraient pas répondre aux demandes de transparence » et se retrouveraient « de facto solidaires des décisions prises », explique le document. En d’autres termes, s’il leur prenait de vouloir contester la politique de ventes d’armes de la France, les élus seraient de toute façon soumis au « #secret-défense ». Inutile, donc, qu’ils perdent leur temps.

    Pour finir, les services du premier ministre formulent une liste de recommandations quant à la réaction à adopter face à cet épineux rapport. Première d’entre elles, « adopter une position ouverte » sur les propositions de « renforcement de l’information du Parlement ». Un trompe-l’œil, car l’essentiel est ailleurs. « Il convient, poursuit le texte, de confirmer avec les principaux responsables de l’[#Assemblée_nationale] » qu’ils s’opposeront à la plus importante proposition du texte, soit la création d’une #délégation_parlementaire.

    En guise de dernière suggestion, les auteurs de la note invitent l’exécutif à définir « une #ligne_de_communication » face à la médiatisation du rapport et les réactions des ONG. Une ligne de communication désormais beaucoup plus claire, en effet.

    La note « confidentiel défense » dont Disclose a été destinataire est protégée par l’article 413-9 du code pénal sur le secret de la défense nationale. Nous avons néanmoins décidé d’en publier le contenu car ces informations relèvent de l’intérêt général et doivent par conséquent être portées à la connaissance du public. Par souci pour la sécurité de nos sources, nous ne publions pas le document dans son intégralité.

    https://disclose.ngo/fr/article/vente-darmes-en-secret-lexecutif-declare-la-guerre-au-parlement
    #armes #commerce_d'armes #armement #France #UE #EU #démocratie

    ping @reka @simplicissimus

  • Les entreprises paramilitaires et paraétatiques israéliennes comme NSO (impliquée dans l’assassinat de Jamal Khashoggi et autres saloperies) sont en première ligne pour aider les États à espionner leurs citoyens sous couvert de lutte contre la Covid-19. A ce sujet, cet article n’en parle pas, mais même le Maroc envisage de faire appel à NSO...

    L’UE et la pandémie vont-elles ouvrir la voie à une surveillance mondiale israélienne ?
    Ali Abunimah, Electronic Intifada, le 13 avril 2020
    https://agencemediapalestine.fr/blog/2020/04/16/lue-et-la-pandemie-vont-elles-ouvrir-la-voie-a-une-surveillance

    Alors qu’il n’y a aucun rapport fait par ces gouvernements qui utilisent les systèmes du NSO Group, il existe des signes troublants comme quoi l’Union Européenne et ses membres cherchent à adopter la technologie de surveillance de masse sous couvert de lutte contre le COVID-19.

    Lundi, l’ambassade des Pays Bas à Tel Aviv a dit dans un tweet qu’elle « cherchait des sociétés hollandaises qui voudraient s’associer à un partenaire israélien pour soumissionner pour une offre unique de solutions numériques intelligentes au Corona (comme applis) par le ministère de la Santé des Pays Bas.

    Cet article cite beaucoup celui ci :

    We Saw NSO’s Covid-19 Software in Action, and Privacy Experts Are Worried
    Lorenzo Franceschi-Bicchierai, Vice, le 2 avril 2020
    https://www.vice.com/en_us/article/epg9jm/nso-covid-19-surveillance-tech-software-tracking-infected-privacy-experts-worr

    #Palestine #israel #NSO #Pegasus #surveillance #Jamal_Khashoggi #coronavirus

    Voir compile des effets délétères indirects de la pandémie :
    https://seenthis.net/messages/832147

  • Un simulacre de condamnation pour les assassins de #Jamal_Khashoggi

    https://www.franceculture.fr/emissions/revue-de-presse-internationale/la-revue-de-presse-internationale-emission-du-mardi-24-decembre-2019

    C’est donc la thèse d’un meurtre sans préméditation qui a été retenue par la justice saoudienne, celle d’une simple mission de négociation qui a mal tourné [...] David Ignatius dans le Washington Post rappelle que dans l’équipe de de 15 « négociateurs » se trouvait dès le départ un médecin légiste qui avait pris soin de venir avec sa scie à os.

  • Un simulacre de condamnation pour les assassins de #Jamal_Khashoggi

    https://www.franceculture.fr/emissions/revue-de-presse-internationale/la-revue-de-presse-internationale-emission-du-mardi-24-decembre-2019

    C’est donc la thèse d’un meurtre sans préméditation qui a été retenue par la justice saoudienne, celle d’une simple mission de négociation qui a mal tourné [...] David Ignatius dans le Washington Post rappelle que dans l’équipe de de 15 « négociateurs » se trouvait dès le départ un médecin légiste qui avait pris soin de venir avec sa scie à os.

  • NSO Group / Q Cyber Technologies
    Citizen Lab, le 29 octobre 2019
    https://citizenlab.ca/2019/10/nso-q-cyber-technologies-100-new-abuse-cases

    As part of our investigation into the [Whatsapp] incident, Citizen Lab has identified over 100 cases of abusive targeting of human rights defenders and journalists in at least 20 countries across the globe, ranging from Africa, Asia, Europe, the Middle East, and North America that took place after Novalpina Capital acquired NSO Group and began an ongoing public relations campaign to promote the narrative that the new ownership would curb abuses.

    Other vectors used in prior cases of NSO targeting include tricking targets into clicking on a link using social engineering. For example, in 2017, the wife of a murdered Mexican journalist was sent alarming text messages concerning her husband’s murder, designed to trick her into clicking on a link and infecting her phone with the Pegasus spyware. In 2018, a close confidant of Jamal Khashoggi was targeted in Canada with a fake package notification, resulting in the infection of his iPhone. Citizen Lab has tracked more than two dozen cases using similar techniques.

    #Palestine #israel #NSO #Pegasus #surveillance #Jamal_Khashoggi #Javier_Valdez

  • NSO, l’espionnage tous azimuts
    https://www.liberation.fr/planete/2019/10/31/nso-l-espionnage-tous-azimuts_1760866

    Selon Reuters, le logiciel Pegasus développé par la sulfureuse entreprise israélienne, dénoncé pour avoir servi à surveiller des militants des droits de l’homme et des opposants politiques, a aussi été utilisé pour cibler « de hauts responsables gouvernementaux » dans une vingtaine de pays. La recension publique des états de service de l’entreprise israélienne NSO Group, « pépite » de la « start-up nation » du Proche-Orient en matière de logiciels espions, continue de s’enrichir. Ce jeudi, Reuters affirme en (...)

    #NSO #WhatsApp #Pegasus #smartphone #spyware #activisme #journalisme #écoutes #hacking #surveillance #AmnestyInternational (...)

    ##CitizenLab

  • WhatsApp dépose plainte contre un cabinet de technologie israélien dont les logiciels espions ont ciblé des militants des droits de l’homme et des journalistes
    30 octobre | Adam Entous pour The New Yorker |Traduction BP pour l’AURDIP
    https://www.aurdip.org/whatsapp-depose-plainte-contre-un.html

    (...) Mardi, WhatsApp a pris l’extraordinaire mesure d’annoncer qu’elle avait remonté la trace du malware jusqu’à NSO Group, un fabricant de logiciels d’espionnage basé en Israël, et elle a intenté un procès contre cette société – et contre sa société mère, Q Cyber Technologies – devant un tribunal de Californie du Nord, l’accusant d’ « accès et utilisation illicites » des ordinateurs de WhatsApp. Selon le procès, NSO Group développait le malware afin d’accéder à des messages et autres communications après avoir décrypté les systèmes ciblés, permettant aux intrus de contourner le cryptage de WhatsApp. (...)

  • #Maroc maintenant !

    Des défenseurs des droits humains marocains ciblés par un logiciel espion malveillant de l’entreprise israélienne NSO
    Amnesty International, le 10 octobre 2019
    https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2019/10/moroccan-human-rights-defenders-targeted-using-malicious-nso-israeli-spywar

    Soumettre les contestataires et militant·e·s pacifiques qui dénoncent le bilan du Maroc en matière de droits humains à des actes de harcèlement ou d’intimidation au moyen d’une surveillance informatique invasive constitue une violation épouvantable de leurs droits à la vie privée et à la liberté d’expression.

    #Palestine #israel #NSO #Pegasus #surveillance #Jamal_Khashoggi

  • Is NSO Group’s infamous Pegasus spyware being traded through the EU ?
    https://www.accessnow.org/is-nso-groups-infamous-pegasus-spyware-being-traded-through-the-eu

    When sophisticated surveillance systems are sold and used effectively without constraint, it puts civil society, free expression, and our democracies in the crosshairs. The brutal murder of Saudi journalist Jamal Khashoggi remains a grim reminder of the vulnerability of those speaking out for human rights. In the European Union, there are export controls designed to prevent sales of these kinds of systems to certain countries with troubling human rights records. The question is, how well (...)

    #NSO #Pegasus #spyware #exportation #activisme #sécuritaire #hacking #surveillance #journalisme #web (...)

    ##NovalpinaCapital

  • Le prince héritier saoudien cherche à accélérer le procès des suspects du meurtre de Khashoggi
    David Hearst, Middle East Eye, le 6 août 2019
    https://www.middleeasteye.net/fr/en-bref/exclusif-le-prince-heritier-saoudien-cherche-accelerer-le-proces-des-

    Le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane est déterminé à « accélérer » la procédure judiciaire à l’encontre du commando d’assassins envoyés pour tuer Jamal Khashoggi, avant que la campagne de Donald Trump pour sa réélection ne débute sérieusement.

    Mohammed ben Salmane, qui selon la CIA et les enquêteurs turcs aurait ordonné l’assassinat du journaliste saoudien, veut clore ce chapitre aussi vite que possible, peut-on lire dans un rapport basé sur des renseignements émiratis.

    « Riyad a été avisé d’agir rapidement pour clore l’enquête et inculper les responsables avant le début de l’élection présidentielle américaine », indique le document. « Autrement, ce meurtre aurait pu se transformer en sujet de débat présidentiel. »

    Ce rapport fait partie d’une série mensuelle rédigée par l’Emirates Policy Centre, un think tank étroitement lié au gouvernement et aux services de sécurité émiratis.

    Mais aussi :

    La véritable ampleur des contrats d’armement des États-Unis avec l’Arabie saoudite et les EAU
    Frank Andrews, Middle East Eye, le 5 avril 2019
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/exclusif-la-veritable-ampleur-des-contrats-darmement-des-etats-unis-a

    Entre Khashoggi et ben Salmane, la France opte pour ses intérêts
    Barah Mikaïl, Middle East Eye, le 29 novembre 2018
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/entre-khashoggi-et-ben-salmane-la-france-opte-pour-ses-interets

    Et un commentaire de Hispan TV (la chaîne iranienne en espagnol), qui met Erdogan au centre alors qu’il n’est pas cité dans l’article :

    Revelan plan estratégico de Bin Salman para vengarse de Erdogan
    Hispan TV, le 6 août 2019
    https://seenthis.net/messages/796089

    #Arabie_Saoudite #Turquie #Emirats_Arabes_Unis #MBS #Jamal_Khashoggi

  • Revelan plan estratégico de Bin Salman para vengarse de Erdogan | HISPANTV
    https://wwww.hispantv.com/noticias/arabia-saudi/434803/bin-salman-erdogan-khashoggi

    A mon avis, le plus intéressant est que l’info vienne des... Emirats arabes unis, apparemment décidés (mais ils risquent gros) à lâcher les Saoudiens...

    Un documento de inteligencia de los Emiratos Árabes Unidos (EAU), titulado “Informe Mensual sobre Arabia Saudí, Publicación 24, Mayo de 2019”, obtenido por el portal de noticias Middle East Eye, reveló que Muhamad bin Salman había decidido enfrentarse a Turquía después del asesinato del periodista saudí Jamal Khashoggi en el consulado del reino en la ciudad turca de Estambul.

    Ankara ha estado presionando a los saudíes para que cooperen en una investigación sobre el asesinato de Khashoggi que, según el presidente turco Recep Tayyip Erdogan, fue ordenado por las autoridades saudíes de alto rango. La Agencia de Inteligencia Central de EE.UU. (CIA, por sus siglas en inglés) también concluyó que Bin Salman había ordenado la muerte de Khashoggi.

    “El reino comenzaría a apuntar la economía turca y allanaría el camino hacia el fin gradual de la inversión saudí en el territorio turco, la reducción gradual de los turistas saudíes que visitan Turquía, la diminución de la importación de bienes turcos y, lo más importante, minimizar el papel regional de Ankara”, reza el documento.

  • WhatsApp, faille que vaille
    https://www.liberation.fr/futurs/2019/08/01/whatsapp-faille-que-vaille_1743216

    Fake news, contrôle des données, cyberguerre... Retour sur la face sombre de nos vies numériques. Aujourd’hui, Facebook dépassé par un logiciel espion. Sur votre téléphone intelligent, ouvrez l’application WhatsApp. La messagerie qui appartient à Facebook revendiquant un milliard et demi d’utilisateurs dans le monde, il y a de fortes chances que vous l’ayez installée. Commencez une nouvelle conversation et observez ce message : « Les messages envoyés dans cette discussion et les appels sont désormais (...)

    #NSO #NSA #WhatsApp #Facebook #malware #Pegasus #smartphone #écoutes #exportation #activisme #sécuritaire #hacking #surveillance #journalisme #Amnesty (...)

    ##CitizenLab

  • Pegasus, ce logiciel israélien dont les gouvernements sont friands pour espionner leurs opposants
    https://www.bastamag.net/Khashoggi-Mansoor-Whatsapp-espionnage-spyware-Pegasus-droits-humains-oppos

    Elle est accusée d’être mêlée à l’affaire Khashoggi, d’être responsable du hackage de Whatsapp révélé il y a peu, l’un de ses logiciels espions est utilisé pour surveiller des défenseurs des droits humains un peu partout dans le monde… Amnesty International la qualifie d’« entreprise incontournable pour les violeurs des droits humains ». La société israélienne NSO Group est la cible d’actions en #Justice pour avoir fabriqué et vendu un spyware à des gouvernements qui l’utilisent pour surveiller dissidents et (...)

    #Décrypter

    / A la une, #Proche_et_Moyen_Orient, Surveillance, fichage, censure : la démocratie en danger ?, Justice, #Atteintes_aux_libertés, Surveillance et (...)

    #Surveillance,fichage,_censure:la_démocratie_en_danger ? #Surveillance_et_biométrie

  • «Le meurtre de Jamal Khashoggi est un crime d’Etat»
    https://www.mediapart.fr/journal/international/210619/le-meurtre-de-jamal-khashoggi-est-un-crime-d-etat

    Agnès Callamard, rapporteure spéciale des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires publiait un rapport cinglant sur le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi. Elle y conclut à la responsabilité d’État de l’Arabie saoudite et réclame une enquête approfondie sur le rôle du prince héritier, Mohammed ben Salmane. Elle s’en explique dans un #Entretien à Mediapart.

    #Jamal_Khashoggi,_Mohammed_ben_Salmane,_Journalisme,_ONU,_A_la_Une

  • Vous avez entendu parler de ces compagnies israéliennes régulièrement montrées du doigt parce que participant à l’espionnage ou au piégeage d’appareils électroniques à des fins politiques.

    L’une d’entre elles est NSO, pour le logiciel Pegasus, lié à l’assassinat de Jamal Khashoggi et à l’espionnage d’Amnesty International, mais aussi à d’autres saloperies au Mexique, au Panama etc.

    On trouve parmi les actionnaires principaux de NSO, le couple formé du Britannique Stephen Peel et de sa femme, la Canadienne Yana Peel. Lui était membre du conseil d’administration de Global Witness, une organisation de défense des droits humains (!), et elle était la présidente du conseil d’administration d’une grande galerie d’art internationale, Serpentine Galleries.

    Dénoncé par des militants, il a du démissionner en février dernier. Quant à elle, le Guardian ayant rendu ces fait publiquement la semaine dernière, elle a également été poussée à la démission.

    Stephen Peel has stepped down as a member of the Global Witness Board
    Global Witness, le 18 février 2019
    https://www.globalwitness.org/en/press-releases/stephen-peel-has-stepped-down-member-global-witness-board

    UK rights advocate co-owns firm whose spyware is ’used to target dissidents’
    Jon Swaine et Stephanie Kirchgaessner, The Guardian, le 14 juin 2019
    https://seenthis.net/messages/787319

    Serpentine Galleries Chief Quits, With Harsh Words for Activist Artists
    Alex Marshall, The New-York Times, le 18 juin
    https://www.nytimes.com/2019/06/18/arts/design/serpentine-galleries-ceo-resigns.html

    #Palestine #israel #NSO #Pegasus #surveillance #Jamal_Khashoggi #Stephen_Peel #Yana_Peel #Global_Witness #Serpentine

  • Israeli cyber firm negotiated advanced attack capabilities sale with Saudis, Haaretz reveals

    Just months before crown prince launched a purge against his opponents, NSO offered Saudi intelligence officials a system to hack into cellular phones ■ NSO: We abide the law, our products are used to combat crime and terrorism

    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-israeli-company-negotiated-to-sell-advanced-cybertech-to-the-saudi

    The Israeli company NSO Group Technologies offered Saudi Arabia a system that hacks cellphones, a few months before Crown Prince Mohammed bin Salman began his purge of regime opponents, according to a complaint to the Israel Police now under investigation.
    But NSO, whose development headquarters is in Herzliya, says that it has acted according to the law and its products are used in the fight against crime and terror.
    To really understand Israel and the Middle East - subscribe to Haaretz
    Either way, a Haaretz investigation based on testimony and photos, as well as travel and legal documents, reveals the Saudis’ behind-the-scenes attempts to buy Israeli technology.
    In June 2017, a diverse group gathered in a hotel room in Vienna, a city between East and West that for decades has been a center for espionage, defense-procurement contacts and unofficial diplomatic meetings.
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    Arriving at the hotel were Abdullah al-Malihi, a close associate of Prince Turki al-Faisal – a former head of Saudi Arabia’s intelligence services – and another senior Saudi official, Nasser al-Qahtani, who presented himself as the deputy of the current intelligence chief. Their interlocutors were two Israeli businessmen, representatives of NSO, who presented to the Saudis highly advanced technology.

    >> Israel’s cyber-spy industry helps world dictators hunt dissidents and gays | Revealed
    In 2017, NSO was avidly promoting its new technology, its Pegasus 3 software, an espionage tool so sophisticated that it does not depend on the victim clicking on a link before the phone is breached.
    During the June 2017 meeting, NSO officials showed a PowerPoint presentation of the system’s capabilities. To demonstrate it, they asked Qahtani to go to a nearby mall, buy an iPhone and give them its number. During that meeting they showed how this was enough to hack into the new phone and record and photograph the participants in the meeting.
    The meeting in Vienna wasn’t the first one between the two sides. Prime Minister Benjamin Netanyahu has recently expressed pride in the tightening ties with Gulf states, with Israel’s strength its technology. The message is clear: Israel is willing to sell these countries security-related technologies, and they forge closer ties with Israel in the strategic battle against Iran.
    >> $6 billion of Iranian money: Why Israeli firm Black Cube really went after Obama’s team
    According to the complaint, the affair began with a phone call received by a man identified as a European businessman with connections in the Gulf states. On the line was W., an Israeli dealing in defense-related technologies and who operates through Cyprus-based companies. (Many defense-related companies do business in Cyprus because of its favorable tax laws.) W. asked his European interlocutor to help him do business in the Gulf.

    FILE Photo: Two of the founders of NSO, Shalev Julio and Omri Lavi.
    Among the European businessman’s acquaintances were the two senior Saudi officials, Malihi and Qahtani.
    On February 1, 2017, W. and the businessman met for the first time. The main topic was the marketing of cyberattack software. Unlike ordinary weapons systems, the price depends only on a customer’s eagerness to buy the system.
    The following month, the European businessman traveled to a weapons exhibition in the United Arab Emirates, where a friend introduced him to Malihi, the Saudi businessman.
    In April 2017, a meeting was arranged in Vienna between Malihi, Qahtani and representatives of Israeli companies. Two more meetings subsequently took place with officials of Israeli companies in which other Israelis were present. These meetings took place at the Four Seasons Hotel in Limassol, Cyprus, where Israeli cybercompanies often meet with foreign clients.
    >> Snowden: Israeli firm’s spyware was used to track Khashoggi
    The meetings were attended by W. and his son. They were apparently friendly: In photographs documenting one of them, W. and Qahtani are shown after a hunting trip, with the Saudi aiming a rifle at a dead animal.
    In the Vienna meeting of April 2017, the Saudis presented a list of 23 systems they sought to acquire. Their main interest was cybersystems. For a few dozens of millions of dollars, they would be able to hack into the phones of regime opponents in Saudi Arabia and around the world and collect classified information about them.
    According to the European businessman, the Saudis, already at the first meeting, passed along to the representatives of one of the companies details of a Twitter account of a person who had tweeted against the regime. They wanted to know who was behind the account, but the Israeli company refused to say.

    Offices of Israeli NSO Group company in Herzliya, Israel, Aug. 25, 2016Daniella Cheslow/AP
    In the June 2017 meeting, the Saudis expressed interest in NSO’s technology.
    According to the European businessman, in July 2017 another meeting was held between the parties, the first at W.’s home in Cyprus. W. proposed selling Pegasus 3 software to the Saudis for $208 million.
    Malihi subsequently contacted W. and invited him to Riyadh to present the software to members of the royal family. The department that oversees defense exports in Israel’s Defense Ministry and the ministry’s department for defense assistance, responsible for encouraging exports, refused to approve W.’s trip.
    Using the initials for the defense assistance department, W. reportedly said “screw the D.A.” and chartered a small plane, taking with him NSO’s founder, Shalev Hulio, to the meetings in the Gulf. According to the European businessman, the pair were there for three days, beginning on July 18, 2017.
    At these meetings, the European businessman said, an agreement was made to sell the Pegasus 3 to the Saudis for $55 million.
    According to the European businessman, the details of the deal became known to him only through his contacts in the defense assistance department. He said he had agreed orally with W. that his commission in the deal would be 5 percent – $2.75 million.
    But W. and his son stopped answering the European businessman’s phone calls. Later, the businessman told the police, he received an email from W.’s lawyer that contained a fake contract in which the company would agree to pay only his expenses and to consider whether to pay him a bonus if the deal went through.
    The European businessman, assisted by an Israeli lawyer, filed a complaint in April 2018. He was questioned by the police’s national fraud squad and was told that the affair had been transferred to another unit specializing in such matters. Since then he has been contacted by the income tax authorities, who are apparently checking whether there has been any unreported income from the deal.
    The European businessman’s claims seem to be substantiated by correspondence Haaretz has obtained between Cem Koksal, a Turkish businessman living in the UAE, and W.’s lawyers in Israel. The European businessman said in his complaint that Koksal was involved in mediating the deal.
    In a letter sent by Koksal’s lawyer in February of this year, he demanded his portion from W. In a response letter, sent in early March, W.’s attorney denied the existence of the deal. The deal had not been signed, the letter claimed, due to Koksal’s negligence, therefore he was due no commission or compensation of any kind.
    These issues have a wider context. From the claims by the European businessman and Koksal’s letter, it emerges that the deal was signed in the summer of 2017, a few months before Crown Prince Mohammed began his purge of regime opponents. During that purge, the Saudi regime arrested and tortured members of the royal family and Saudi businessmen accused of corruption. The Saudis also held Lebanese Prime Minister Saad al-Hariri for a few days in a Riyadh hotel.
    In the following months the Saudis continued their hunt for regime opponents living abroad, which raised international attention only when the murder of journalist Jamal Khashoggi in the Saudi Consulate in Istanbul came to light in October.
    It has recently been claimed that NSO helped the Saudi regime surveil its opponents. According to an article in Forbes magazine and reports from the Canadian cyber-related think tank Citizen Lab, among the surveillance targets were the satirist Ghanem Almasrir and human rights activist Yahya Asiri, who live in London, and Omar Abdulaziz, who lives in exile in Canada.
    These three men were in contact with Khashoggi. Last month, Edward Snowden, who uncovered the classified surveillance program of the U.S. National Security Agency, claimed that Pegasus had been used by the Saudi authorities to surveil Khashoggi.
    “They are the worst of the worst,” Snowden said of NSO, whose people he accused of aiding and abetting human rights violations.
    NSO’s founders and chief executives are Omri Lavie and Shalev Hulio. The company is registered in Cyprus but its development headquarters is in Herzliya. In 2014 the company was sold to private equity firm Francisco Partners based on a valuation of $250 million.
    Francisco Partners did not respond to Haaretz’s request for comment.
    In May, Verint Systems offered to buy NSO for $1 billion, but the offer was rejected. The company is awash in cash. Earlier this month all its employees went on vacation in Phuket, Thailand. Netta Barzilai, Lior Suchard, the Ma Kashur Trio and the band Infected Mushroom were also flown there to entertain them.
    The Pegasus system developed by NSO was a “one-click system,” meaning that the victim had to press on a link sent to him through phishing. The new system no longer requires this. Only the number of the SIM card is needed to hack into the phone. It’s unknown how Pegasus does this.
    Technology sources believe that the technology either exploits breaches in the cellphone’s modem, the part that receives messages from the antenna, or security breaches in the apps installed on a phone. As soon as a phone is hacked, the speaker and camera can be used for recording conversations. Even encoded apps such as WhatsApp can be monitored.
    NSO’s operations are extremely profitable.
    The company, which conceals its client list, has been linked to countries that violate human rights. NSO says its products are used in the fight against crime and terror, but in certain countries the authorities identify anti-regime activists and journalists as terrorists and subject them to surveillance.
    In 2012, NSO sold an earlier version of Pegasus to Mexico to help it combat the drug cartel in that country. According to the company, all its contracts include a clause specifically permitting the use of its software only to “investigate and prevent crime or acts of terror.” But The New York Times reported in 2016 that the Mexican authorities also surveilled journalists and lawyers.
    Following that report, Mexican victims of the surveillance filed a lawsuit in Israel against NSO last September. This year, The New York Times reported that the software had been sold to the UAE, where it helped the authorities track leaders of neighboring countries as well as a London newspaper editor.
    In response to these reports, NSO said it “operated and operates solely in compliance with defense export laws and under the guidelines and close oversight of all elements of the defense establishment, including all matters relating to export policies and licenses.
    “The information presented by Haaretz about the company and its products and their use is wrong, based on partial rumors and gossip. The presentation distorts reality.
    “The company has an independent, external ethics committee such as no other company like it has. It includes experts in legal affairs and international relations. The committee examines every deal so that the use of the system will take place only according to permitted objectives of investigating and preventing terror and crime.
    “The company’s products assist law enforcement agencies in protecting people around the world from terror attacks, drug cartels, child kidnappers for ransom, pedophiles, and other criminals and terrorists.
    “In contrast to newspaper reports, the company does not sell its products or allow their use in many countries. Moreover, the company greatly limits the extent to which its customers use its products and is not involved in the operation of the systems by customers.”
    A statement on W.’s behalf said: “This is a false and completely baseless complaint, leverage for an act of extortion by the complainants, knowing that there is no basis for their claims and that if they would turn to the relevant courts they would be immediately rejected.”

    • Exclusive: Khashoggi sons issue emotional appeal for the return of their father’s body
      By Nic Robertson, CNN
      https://edition.cnn.com/2018/11/04/middleeast/salah-khashoggi-abdullah-khashoggi-intl/index.html

      Updated 0004 GMT (0804 HKT) November 5, 2018

      (...) Khashoggi was labeled as a Muslim Brotherhood sympathizer and a dangerous Islamist in phone calls the Saudi crown prince had with Jared Kushner, US President Donald Trump’s son-in-law and Middle East adviser, and John Bolton, national security adviser, according to reports in both the Washington Post and New York Times. The Muslim Brotherhood, considered a terror group in many Arab nations, but not the US or Europe, has long been seen as an existential threat by the desert kingdom’s leaders.
      “It’s just labels and people not doing their homework properly, and reading his article and going in depth. It’s easier to stick a label on him,” Abdullah said, when asked about the Muslim Brotherhood claim.
      Asked how Khashoggi should be remembered, Salah replied, “as a moderate man who has common values with everyone... a man who loved his country, who believed so much in it and its potential.”
      "Jamal was never a dissident. He believed in the monarchy that it is the thing that is keeping the country together. And he believed in the transformation that it is going through."
      Reflecting on their father’s career as a journalist, they say Khashoggi was “like a rock and roll star” when they were out with him in Saudi Arabia.
      “He was a public figure that was liked by everyone else,” Salah said. “You don’t see that much in media, in print media.” (...)

      #Jamal_Khashoggi

  • Affaire Khashoggi : les dernières révélations turques qui accablent Riyad
    France 24 - Dernière modification : 22/10/2018 - Avec AFP et Reuters
    https://www.france24.com/fr/20181022-affaire-khashoggi-jamal-revelations-turquie-arabie-mbs-riyad-erdo

    De nouveaux développements dans l’assassinat du journaliste saoudien jamal Khashoggi sont apparus, lundi, à la veille d’un discours très attendu de Recep Tayyip Erdogan, qui entend révéler « toute la vérité » sur cette affaire. (...)

    #Khashoggi #Arabie_saoudite
    #Jamal_Khashoggi

  • Jamal Khashoggi : What the Arab world needs most is free expression - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/opinions/global-opinions/jamal-khashoggi-what-the-arab-world-needs-most-is-free-expression/2018/10/17/adfc8c44-d21d-11e8-8c22-fa2ef74bd6d6_story.html

    A note from Karen Attiah, Global Opinions editor

    I received this column from Jamal Khashoggi’s translator and assistant the day after Jamal was reported missing in Istanbul. The Post held off publishing it because we hoped Jamal would come back to us so that he and I could edit it together. Now I have to accept: That is not going to happen. This is the last piece of his I will edit for The Post. This column perfectly captures his commitment and passion for freedom in the Arab world. A freedom he apparently gave his life for. I will be forever grateful he chose The Post as his final journalistic home one year ago and gave us the chance to work together.

    جمال خاشقجي : أَمَسُّ ما يحتاجه العالم العربي هو حرية التعبير - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/news/global-opinions/wp/2018/10/17/jamal-khashoggi-what-the-arab-world-needs-most-is-free-expression-ar

    رسالة من كارِن عطية محررة قسم الآراء العالمية:

    تلقيتُ مقال الرأي هذا من مترجم ومساعد جمال في اليوم الذي تلا الإبلاغ عن فقدانه في إسطنبول. صحيفة الـ”بوست” كانت قد قررت تأجيل نشره لأننا أملنا أن يعود جمال إلينا كي نستطيع نحن الاثنان تحريره سويًا. الآن عليّ أن أتقبل أن ذلك لن يحصل. هذه هي آخر مقالاته التي سأحررها للـ”واشنطن بوست”. يجسّد هذا العمود تمامًا التزامه وشغفه بالحرية في العالم العربي. حرية ضحّى بحياته في سبيلها. وسأكون ممتنةً دومًا أنّه اختار الـ”بوست” ليكون آخر بيت صحفي له قبل عام ومنحَنا الفرصة للعمل معًا.

    #Jamal_Khashoggi

    • Even Lebanon, the Arab world’s crown jewel when it comes to press freedom, has fallen victim to the polarization and influence of pro-Iran Hezbollah.

      Tuer un type capable d’un tel parti-pris prouve combien le régime saoudien est devenu totalitaire.

  • Trump announces #Jamal_Khashoggi investigation but says he won’t halt Saudi arms sales | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2018/oct/11/jamal-khashoggi-saudi-arabia-under-pressure-from-trump-administration

    Donald Trump has said US investigators are looking into how Jamal Khashoggi vanished at the Saudi consulate in Istanbul, but made clear that whatever the outcome, the US would not forgo lucrative arms deals with Riyadh.

    The president’s announcement raised concerns of a cover-up of evidence implicating Saudi Arabia’s powerful crown prince, Mohammed bin Salman, in plans to silence the dissident journalist. Those fears were also heightened by an announcement that the Turkish and Saudi governments

    #arabie_saoudite

  • Saudi journalist ’killed inside consulate’ – Turkish sources | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2018/oct/06/saudi-journalist-killed-inside-consulate-turkish-sources

    Turkish officials believe that missing Saudi journalist #Jamal_Khashoggi was killed inside the Saudi consulate in Istanbul and his body later driven from the compound.

    Authorities say they believe Khashoggi’s death was premeditated and that Saudi officials had travelled to Istanbul from Riyadh after receiving word that the high-profile critic of the current Saudi leadership planned to visit the consulate.

    In an evening of quickfire developments, following four days of silence since his disappearance, officials in Ankara pledged to on Sunday release evidence that they say supports claims that the journalist was killed shortly after he entered the consulate to sign divorce papers. The evidence is expected to include video footage and focus on a black car.

    –—

    Jamal Khashoggi: Turkey says journalist was murdered in Saudi consulate - BBC News
    https://www.bbc.com/news/world-europe-45775819

    Fears are growing over missing Washington Post writer Jamal Khashoggi, after Turkish officials said they believe he has been murdered.

    Mr Khashoggi, a Saudi national, went missing after visiting the Saudi consulate in Istanbul on Tuesday.

    A Turkish official told the BBC that initial investigations indicated he was murdered there.

    Saudi Arabia has denied the accusations, saying it is “working to search for him”.

    The Washington Post said it would be a “monstrous and unfathomable act” if he had been killed.

    The BBC’s Istanbul correspondent, Mark Lowen, said it would plunge Turkish-Saudi relations into an unprecedented crisis.

    #arabie_saoudite #meurtre