• En Chine, la frustration des jeunes prend un tournant politique
    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/11/22/en-chine-la-frustration-des-jeunes-prend-un-tournant-politique_6150984_3210.

    En Chine, la frustration des jeunes prend un tournant politique
    Epuisés par la politique zéro Covid en vigueur depuis bientôt trois ans, les jeunes Chinois se sentent volés de leur jeunesse par un pouvoir de plus en plus autocratique, au point d’oser critiquer le régime plus ouvertement.
    Un simple « Ça va ? » a suffi pour que Stella (un nom d’emprunt), 30 ans, ouvre les vannes : « Cinq mois après le confinement de Shanghaï, on est toujours enfermés en Chine : on ne sait pas si on pourra partir prendre l’air le week-end prochain, ou même sortir de notre appartement, parce qu’on risque toujours d’être confinés au moindre cas contact dans l’immeuble. Cette incertitude permanente est épuisante. Moi, j’ai envie de sortir, de voir le monde ! », s’emporte la jeune femme, assise sur le matelas d’une salle de sport du centre de la ville. Encore essoufflée par l’effort, la trentenaire, coupe au carré et débardeur blanc laissant voir ses épaules sculptées, se livre, dans un flot de complaintes. « Je me sens anxieuse, parfois en colère. Cette politique est vraiment inhumaine, et ça peut durer longtemps : cinq ans peut-être ? Le temps du mandat de Xi Jinping, qui vient d’être réélu », s’interroge Stella. Après trois ans d’une stratégie zéro Covid appliquée avec la plus grande fermeté en Chine, la lassitude tourne au ras-le-bol, et la frustration vire parfois à la colère. A Shanghaï, difficile d’avoir la moindre conversation sans que le sujet soit abordé. Car les conséquences de cette approche ultra-stricte se font ressentir autant sur la vie quotidienne de la plupart des Chinois que sur l’économie (le Fonds monétaire international prévoit une croissance en 2022 à 3,2 %, la seconde plus basse depuis 1977). Le 11 novembre, la Commission nationale de la santé a annoncé une tentative d’allègement des restrictions liées au Covid-19, en précisant qu’il ne s’agissait « pas d’un relâchement de la prévention et du contrôle ». Si une partie de la population, notamment les habitants des campagnes et les plus âgés, continue d’adhérer à cette approche qui a permis d’éviter des centaines de milliers de morts, l’absence de perspectives pèse sur le moral des plus jeunes. Le manque d’opportunités économiques, mais aussi de voyages, de loisirs, de liberté en général, amène un nombre croissant de Chinois à oser aborder des questions politiques, habituellement évitées dans les conversations au quotidien. La confirmation de Xi Jinping pour un troisième mandat de secrétaire général du Parti communiste chinois (PCC), lors du 20e congrès de l’organisation, mi-octobre, n’a fait qu’accentuer la tendance : le 23 octobre, le dirigeant chinois a dévoilé une équipe exclusivement composée de fidèles.
    Dans un café du centre-ville, Guagua (tous les prénoms ont été changés pour protéger les interlocuteurs), 28 ans, employé dans le domaine des technologies numériques, fait part de son inquiétude : « Auparavant, il y avait différentes forces au sein du Parti communiste, mais maintenant, cet équilibre est brisé : on a une tendance qui est tellement puissante qu’elle peut faire ce qu’elle veut. Cette concentration du pouvoir est dangereuse, il n’y a plus personne pour discuter ou contester, pour faire exister une bataille d’idées. On imagine facilement ce qui pourrait mal se passer : l’enfer est pavé de bonnes intentions. »
    L’équipe dirigeante a, en effet, été décrite par des experts comme un « gouvernement de combat », prêt à appliquer les décisions les plus radicales de Xi en cas de crise, économique ou militaire. C’est ce qui inquiète le jeune homme : « J’ai vraiment peur qu’une guerre éclate avec Taïwan : dans son dernier opus, intitulé La Gouvernance de la Chine, Xi insiste sur l’unification, par la force si nécessaire. Or, il a accompli beaucoup des sujets évoqués dans le précédent volume de ses œuvres », s’inquiète Guagua, avant de conclure : « Une guerre risque de remettre en cause la prospérité acquise depuis l’ère des réformes [à partir de 1978]. »
    Ce type de critique discrète de la dérive autocratique du PCC autour du président Xi a trouvé une expression aussi visible qu’isolée, à la veille du Congrès, en octobre, lorsqu’un militant a déployé plusieurs banderoles sur un pont surplombant l’un des périphériques pékinois, et allumé un feu pour attirer l’attention. L’un des slogans proclamait : « Nous ne voulons pas de tests PCR, nous voulons manger ; nous ne voulons pas de confinement, nous voulons être libres, (…) ; nous ne voulons pas de Révolution culturelle, nous voulons des réformes. » Un second allait encore plus loin : « Etudiants, travailleurs, peuple, (…) destituez le dictateur Xi Jinping. » Si cette action brève a fait tant de bruit en Chine, c’est parce que ce genre de protestations est aujourd’hui rare, tant la surveillance de la société et la répression ont été renforcées depuis l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping, en 2012.
    Lire aussi : Article réservé à nos abonnés En Chine, la poursuite de la stratégie zéro Covid implique un contrôle social encore renforcé
    Son impact n’a pas été négligeable : « Cette banderole résume exactement ce qu’on ressent », juge Stella. Malgré les efforts de la censure, les photos de l’événement ont largement circulé sur les réseaux sociaux avant d’être systématiquement supprimées. Beaucoup ont d’ailleurs perdu l’accès à leur compte WeChat, le principal réseau social, pour avoir partagé les images de cette protestation, dont l’auteur a été arrêté sur-le-champ. « J’ai vu ces photos sur Instagram, témoigne Yiwei, 24 ans, photographe de mode à Shanghaï, qui utilise un VPN pour accéder aux sites Web bloqués en Chine, comme Instagram. Quand j’ai partagé les images avec des amis dans un groupe WeChat privé, l’un d’eux m’a appelé tout de suite. Il m’a dit : “Tu es fou, tu vas perdre l’accès à ton compte.” Les gens ont peur et s’autocensurent. Je pense que ce contestataire est très courageux, mais ce qui me révolte, c’est qu’il risque une sanction très sévère », déplore le jeune artiste. Beaucoup évoquent un sentiment d’impuissance, face à un système prêt à écraser la moindre menace. « Tout ce qu’on peut faire, c’est discuter de notre frustration entre amis. Et encore, il faut rester discrets… Moi, je m’intéresse à la politique, mais c’est vite déprimant. Il vaut mieux se concentrer sur soi, ce qu’on peut faire pour profiter de chaque jour », décrit le photographe. Ce qu’il fait en passant du temps avec ses amis, mais sur son petit balcon plutôt que dans les bars, afin de ne pas risquer de devenir cas contact. Pour lui, les restrictions imposées par le gouvernement vont au-delà des efforts sanitaires : « Le but, c’est aussi de renforcer le contrôle : ils en profitent pour voir jusqu’où ils peuvent pousser les gens. Le contrôle de la pandémie est très politique », soupire Yiwei. Pour décrire sa frustration, la génération Z chinoise a inventé un lexique riche : « Tangping, qu’on pourrait traduire par “rester couché”, désigne l’attitude des jeunes employés dans des grandes entreprises, d’Etat ou du privé, refusant de s’impliquer à fond dans leur fonction, démotivés par le manque de perspectives », explique l’anthropologue Xiang Biao, interrogé par le média en ligne chinois The Paper. Autre terme nouveau, neijuan décrit « l’expérience d’un individu pris dans une compétition, tout en ayant conscience qu’elle est vide de sens », ajoute-t-il. « J’ai l’impression que les jeunes ont dû supprimer leurs désirs, c’est une frustration accumulée depuis le début de la pandémie, et on sent que ça veut sortir. Les gens sont très enthousiastes quand il y a des spectacles ou des fêtes, ils ont besoin de se lâcher, mais, ces derniers temps, beaucoup d’événements sont annulés à cause du zéro Covid », témoigne Yubo, 21 ans, étudiant en ingénierie informatique le jour et comique la nuit.
    L’atmosphère pesante qui règne en Chine pousse désormais ceux qui en ont les moyens à envisager de quitter le pays. Certains franchissent le pas, ou commencent à se renseigner. Guagua en fait partie : quelques mois après le long confinement de Shanghaï, le 20e congrès du PCC l’a convaincu que son pays n’allait pas dans la bonne direction. « Mon partenaire m’a montré la vidéo d’Hu Jintao [l’ancien président chinois de 2003 à 2013] évacué devant tout le monde, lors du congrès. J’étais choqué. Je pense qu’à l’époque d’Hu et, auparavant, de Jiang Zemin [président du pays de 1993 à 2003] le mode de gouvernance me convenait, parce que leurs politiques n’étaient pas si radicales. Le but, c’était le développement, pas l’opposition avec d’autres pays. J’ai vraiment l’impression que le gouvernement actuel, préoccupé par sa marque dans l’histoire, risque de pousser trop loin cette tendance et de se prendre un retour de flammes. » Parmi les pays qu’envisagent Guagua et son partenaire : le Canada, Singapour, l’Irlande, le Japon. « Nous ne voulons pas renoncer à notre citoyenneté chinoise, mais nous cherchons à obtenir un statut de résident permanent ailleurs. En cas d’urgence. » En attendant, Guagua et son partenaire ont changé leurs habitudes : moins de shopping et de sorties urbaines, plus de randonnées dans les forêts de bambous du Zhejiang, la province située au sud de Shanghaï. « Peut-être parce que dans la montagne il n’y a pas de dabai », dit en souriant le jeune homme, en référence aux responsables sanitaires enveloppés dans des combinaisons blanches intégrales.

    #Covid-19#migrant#migration#chine#sante#zerocovid#controlepolitique#polotiquesanitaire#emigration#exil#singapour#canada#irlande#japon

  • Lecture d’un extrait du livre « Un singe à ma fenêtre » d’Olivia Rosenthal, paru aux éditions Verticales, en 2022.

    http://liminaire.fr/radio-marelle/article/un-singe-a-ma-fenetre-d-olivia-rosenthal

    En 1995, dans le métro de Tokyo, les adeptes de la secte Aum perpétuent des attentats au gaz Sarin. Plus de 25 ans après les faits, Olivia Rosenthal interroge de nombreux témoins, victimes des attentats ou proches de ces victimes, personnes qui se les rappellent ou peuvent les évoquer. Quelles traces a laissé cet événement dans la mémoire collective ? Le récit décrit en creux une société japonaise travaillée par ses névroses dans laquelle il est très difficile d’oser dire les choses, d’affronter le réel. (...) #Radio_Marelle / #Écriture, #Langage, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Attentat, #Littérature, #Tokyo, #Japon, #Mémoire, #Société (...)

    http://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_un_singe_a_ma_fene_tre_olivia_rosenthal.mp4

    https://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Verticales/Verticales/Un-singe-a-ma-fenetre

  • Le Japon rouvre ses frontières et compte sur le tourisme pour relancer son économie
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/10/11/le-japon-rouvre-ses-frontieres-et-compte-sur-le-tourisme-pour-relancer-son-e

    Le Japon rouvre ses frontières et compte sur le tourisme pour relancer son économie
    Les voyageurs en provenance de 68 pays peuvent à nouveau entrer sans visa dans l’Archipel. Le gouvernement attend une bouffée d’oxygène de ce retour des visiteurs.
    Par Philippe Mesmer(Tokyo, correspondance)
    Publié hier à 15h28, mis à jour à 06h31
    Le Japon s’ouvre de nouveau. Depuis mardi 11 octobre, les visiteurs originaires de 68 pays peuvent entrer sans visa dans l’Archipel, à la seule condition de disposer d’un document attestant d’une triple vaccination contre le Covid-19 ou du résultat négatif d’un test PCR effectué dans les soixante-douze heures avant le départ.
    Les touristes devront néanmoins composer avec un port du masque toujours très utilisé. Le pays encourage à le porter en intérieur et à s’abstenir de parler fort. Vendredi 7 octobre, le gouvernement japonais a approuvé un renforcement du cadre réglementaire des hôtels, qui permet à ceux-ci de refuser les clients ne respectant pas les contrôles en place pendant une pandémie.Dès avril 2020, le Japon avait suspendu ses autorisations d’entrée sans visa pour les ressortissants des Etats les plus touchés par la crise sanitaire. En août 2021, la mesure avait été étendue à 159 pays et territoires. Les différentes vagues d’un virus qui a contaminé 21,5 millions de Japonais et provoqué le décès de 45 500 malades ont alimenté les réticences des autorités comme de la population à accueillir de nouveau des touristes.
    A partir de mai, la réouverture s’est faite par étapes, et l’acceptation de visiteurs en voyages organisés, dans la limite de 20 000 par jour. Ces dispositions, couplées à des « états d’urgence » enjoignant aux Japonais de limiter leurs déplacements pour enrayer la propagation du Covid-19, ont porté un coup rude à l’industrie touristique. A peine plus d’un demi-million de visiteurs sont venus en 2022, bien loin du record de 31,8 millions atteint en 2019. Très attendu par la filière touristique, le retour des étrangers suscite de grands espoirs pour la troisième économie mondiale, dont la croissance a atteint 3,5 % en glissement annuel entre avril et juin, mais dont les prévisions pour l’exercice 2022 sont régulièrement revues à la baisse. Le premier ministre, Fumio Kishida, a fixé, lundi 3 octobre, un objectif de dépenses touristiques annuelles à 5 000 milliards de yens (35,4 milliards d’euros), davantage qu’en 2019. Pour le gouvernement, le secteur demeure « une clé du développement régional » et un moyen d’« améliorer l’image du Japon dans le monde ».La destination est toujours très prisée. La compagnie aérienne JAL a vu ses réservations tripler depuis l’annonce de la réouverture des frontières. Et l’Archipel a profité de ces années de fermeture pour développer des services de paiement électronique et les applications pour taxis, une minirévolution dans un pays où l’usage des espèces reste élevé.Malgré cela et un yen faible par rapport au dollar et à l’euro, les objectifs du gouvernement sont jugés trop optimistes par les analystes. « Les dépenses des visiteurs étrangers n’atteindront que 2 100 milliards de yens en 2023 et ne retrouveront pas avant 2025 les niveaux d’avant le Covid », estime Takahide Kiuchi, de l’institut de recherche Nomura. Pour sa part, Rino Onodera, de l’institut de recherche Mizuho, table sur 15,3 millions de voyageurs étrangers en 2023, soit 48 % du niveau de 2019.
    En cause notamment, la stricte politique zéro Covid mise en place par Pékin, qui bloque les voyages depuis la Chine. Les touristes chinois représentaient un tiers des visiteurs de l’Archipel ; leur retour encore hypothétique pourrait être compliqué par l’exigence de la triple vaccination, car le Japon ne reconnaît pas les vaccins chinois. En outre, ajoute M. Kiuchi, « si l’économie mondiale ralentit en raison de l’inflation et des resserrements monétaires, les habitants de nombreux pays pourraient reporter leurs déplacements à l’étranger ». A cela s’ajoutent des problèmes propres au Japon, car le secteur touristique semble mal préparé pour accueillir un afflux de touristes : l’emploi hôtelier s’est effondré de 22 % entre 2019 et 2021 et près de 73 % des établissements souffrent d’une pénurie de personnel, d’après le centre d’analyses Teikoku. La situation s’annonce d’autant plus délicate que le gouvernement a fait coïncider la réouverture des frontières avec un généreux programme de subvention des voyages dans l’Archipel, réservé aux habitants. Selon ce « programme national de réductions sur les voyages », les touristes peuvent bénéficier de remises sur les repas, l’hébergement et les achats pouvant atteindre 11 000 yens par jour et par personne.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#japon#frontiere#tourisme#economie#PCR#vaccin#pandemie#chine#zerocovid#etranger

  • #David_Van_Reybrouck : « Il existe une forme de #colonisation de l’avenir »

    Dix ans après l’épais « Congo, une histoire », l’historien flamand déploie une histoire de la #décolonisation de l’#Indonésie. Entretien sur la #mémoire_coloniale, la #révolution et l’#héritage du #non-alignement forgé lors de la #conférence_de_Bandung en 1955.

    « Ce qui rend la Revolusi indonésienne passionnante, c’est l’énorme impact qu’elle a eu sur le reste de l’humanité : non seulement sur la décolonisation d’autres pays, mais plus encore sur la coopération entre tous ces nouveaux États. »

    David Van Reybrouck, écrivain et essayiste, auteur notamment de Congo, une histoire (prix Médicis Essai 2012), de Contre les élections ou de Zinc est un touche-à-tout obsédé par la volonté d’élargir sans cesse le spectre et le registre des expériences, qu’il s’agisse de promouvoir des innovations démocratiques ou des manières d’écrire l’histoire.

    Pour rédiger Revolusi. L’Indonésie et la naissance du monde moderne, que viennent de publier les éditions Actes Sud dans une traduction d’Isabelle Rosselin et Philippe Noble, David Van Reybrouck a mené près de deux cents entretiens dans près d’une dizaine de langues, et fait un usage inédit de Tinder, s’en servant non comme d’une application de rencontres mais comme un moyen de contacter les grands-parents de celles et ceux qui voulaient bien « matcher » avec lui dans tel ou tel espace du gigantesque archipel indonésien.

    Le résultat de cinq années de travail fait plus de 600 pages et remonte une histoire mal connue, d’autant que les Pays-Bas ont longtemps mis un écran entre leur monde et la violence du passé colonial de leur pays, mis en œuvre non pas par la Couronne ou le gouvernement lui-même mais par la VOC, la Compagnie Unie des Indes orientales, parce que « l’aventure coloniale néerlandaise n’a pas commencé par la soif de terres nouvelles, mais par la recherche de saveurs ».

    Cela l’a mené à la rencontre d’un géant démographique méconnu, et à une mosaïque politique et linguistique inédite, puisqu’un terrien sur 27 est indonésien, et que 300 groupes ethniques différents y parlent 700 langues. Entretien sur la mémoire coloniale, la révolution et l’héritage du non-alignement forgé lors de la conférence de Bandung en 1955.

    Mediapart : Zinc racontait le destin des plus petites entités territoriales et démographiques du monde. À l’inverse, votre dernier ouvrage déroule une copieuse histoire de l’Indonésie, fondée sur de très nombreux entretiens oraux. Pourquoi l’Indonésie demeure-t-elle pour nous un « géant silencieux », pour reprendre vos termes ?

    David Van Reybrouck : L’Indonésie est devenue un pays invisible, alors qu’il y a encore une soixantaine d’années, elle dominait la scène internationale, surtout après la conférence de Bandung de 1955 [qui réunissait pour la première fois les représentants de 29 pays africains et asiatiques - ndlr], qu’on peut qualifier de « 14-Juillet » à l’échelle mondiale.

    Sukarno, son président, était alors reçu à Washington, au Vatican, en Chine. Comment un pays aussi central dans les années 1940-1950 a-t-il pu devenir aussi invisible, alors qu’il demeure la quatrième puissance au monde, par sa démographie, et qu’il est devenu un acteur économique essentiel en Asie du Sud-Est ?

    J’ai l’impression que plus son économie devient importante, plus sa diplomatie devient discrète. C’est une grande démocratie qui, pour sa taille, se porte bien si on la compare à l’Inde ou même aux États-Unis, même s’il y a des tensions, notamment entre l’État laïc et l’État musulman, comme en Turquie.

    L’importance de l’Indonésie au sortir de la guerre était aussi liée à la figure de Sukarno, atypique dans le paysage politique indonésien : flamboyant, charismatique, charmeur, vaniteux, insupportable, brillant. Il me fait penser à Mohamed Ali en raison de la vitesse à laquelle il débitait ses mots. Il pouvait enthousiasmer l’audience.

    Le président actuel, Joko Widodo, surnommé Jokowi, est compétent, mais il a la particularité d’être un petit commerçant n’appartenant ni à l’élite traditionnelle ni à celle qui s’est forgée pendant et après l’indépendance.

    Pourquoi avoir choisi de raconter l’émancipation de l’Indonésie, dix ans après votre somme sur le « Congo » ?

    Pour des raisons à la fois subjectives et objectives. C’est un pays immense dont on ne parle jamais, le premier pays à avoir proclamé son indépendance, deux jours après la fin de la Seconde Guerre mondiale, mais cela demeure peu connu, même les Indonésiens ne s’en vantent pas.

    J’étais encore au Congo en train de faire mes recherches dans une petite ville proche de l’océan lorsque j’ai rencontré un bibliothécaire de l’époque coloniale qui n’avait plus que 300 livres en flamand. Parmi eux se trouvait Max Haavelar, le grand roman anticolonial hollandais du XIXe siècle – l’équivalent de Moby Dick ou de La Case de l’Oncle Tom –, écrit par Eduard Douwes Dekker, dit Multatuli, un pseudonyme emprunté au latin qui signifie « J’ai beaucoup supporté ». Le roman est écrit à partir de son expérience de fonctionnaire envoyé aux Indes néerlandaises, où il découvre l’exploitation coloniale dans la culture du café.

    À partir de ce point de départ, j’avais gardé en tête l’idée de m’intéresser à l’Indonésie, d’autant que le roi belge Léopold II s’est beaucoup inspiré de la colonisation hollandaise, notamment du principe d’utiliser l’aristocratie indigène pour mener une politique de domination indirecte. Max Havelaar dépeint d’ailleurs très bien la corruption de l’élite indigène qui exploite son propre peuple.

    Pourquoi insister sur l’idée de révolution plutôt que celle de « guerre d’indépendance » pour désigner ce qui s’est déroulé en Indonésie en 1945 ?

    Ce fut à la fois une révolution et une guerre d’indépendance. La proclamation d’indépendance, le 17 août 1945, n’a pas été jugée crédible par les Occidentaux, et les Britanniques ont cru pouvoir reprendre le contrôle du territoire et le redonner aux Hollandais. Mais cela a provoqué une colère immense de la jeunesse indonésienne, dont j’ai retrouvé des témoins qui racontent une expérience particulièrement humiliante et répressive de la colonisation britannique dans les années 1930.

    Lorsque les Japonais arrivent en Indonésie en 1942, ils commencent par donner à cette jeunesse une leçon de fierté. Ils politisent les jeunes générations à travers des slogans, des entraînements de gymnastique, des films, des affiches… À partir de 1943, cette politisation se militarise, et les jeunes apprennent à manier les armes, à faire d’une tige de bambou verte une arme blanche.

    Mais les nonagénaires que j’ai interviewés, qui avaient pu au départ accueillir les Japonais avec reconnaissance, virent ensuite leurs pères emmenés de force comme travailleurs, des millions de personnes mourir de la famine en 1944, leurs sœurs et leurs mères enlevées pour les troupes japonaises pour devenir « des femmes de réconfort ».

    La sympathie initiale pour les Japonais s’est retournée contre eux, et la guerre d’indépendance contre les colons a ainsi pris l’air d’une révolution comparable à la Révolution française, mais menée par des personnes beaucoup plus jeunes. La volonté de renverser le régime était présente d’emblée. Alors que Sukarno était encore en train de négocier avec les Japonais, ce sont les plus jeunes qui l’ont poussé à proclamer l’indépendance sans attendre, avec une certaine improvisation et un drapeau indonésien cousu par sa femme la veille…

    Très vite, on a établi les ébauches de ce nouvel État. Début septembre, les Britanniques arrivent. Les Hollandais sont toujours dans les camps d’internement du Japon, ou alors partis en Australie ou au Sri Lanka. Les Britanniques assurent préparer le retour, désarmer les Japonais. Un premier bateau arrive, puis un deuxième, avec quelques officiers hollandais à bord et des parachutistes pour aller dans les camps d’internement des Japonais.

    Comme souvent dans les révolutions, celle-ci a eu sa part de violence, avec des atrocités commises envers les Indo-Européens, les Chinois et les Hollandais détenus dans les camps par les Japonais, et un bilan total qu’on a longtemps estimé à 20 000 morts, mais que certains estiment aujourd’hui plutôt autour de 6 000.

    Vous avez rencontré des survivants des massacres commis par les Hollandais. Beaucoup vous ont dit : « Vous êtes le premier Blanc à venir nous interroger. » Est-ce que cela vous a questionné ?

    J’ai interviewé presque 200 personnes, la plupart avaient au-delà de 90 ans. J’ai passé un an sur le terrain, même si ça n’était pas d’un bloc. Pour mon livre Congo, j’avais onze cahiers d’entretiens. Là, j’en avais 28. Je me suis retrouvé avec une documentation extrêmement riche. Il fallait organiser tout cela avec des résumés des entretiens, des schémas pour les axes chronologiques, les protagonistes, les figurants…

    Personne n’a refusé de témoigner et j’étais assez étonné de ce qui s’est dévoilé. La plupart des témoins parlent plus facilement des moments où ils étaient victimes que bourreaux, mais j’ai retrouvé des Hollandais et des Indonésiens qui n’hésitaient pas à décrire en détail les tortures qu’ils avaient eux-mêmes commises.

    J’avais la crainte qu’on juge que ce n’était pas à un Blanc de raconter cette histoire, mais j’avais la facilité de pouvoir dire que j’étais belge. Beaucoup de mes témoins ne connaissaient pas la Belgique. La différence aussi est que le souvenir du passé colonial est peut-être moins vif en Indonésie qu’au Congo, qui demeure dans une situation économique pénible. Même si l’Indonésie est un pays pauvre, il se trouve dans une dynamique positive.

    Comment la mémoire du passé colonial est-elle organisée en Indonésie et aux Pays-Bas ?

    Je suis frappé par le talent de l’oubli de la mémoire coloniale indonésienne. Nous, nous sommes obsédés par le passé. C’est important de le travailler, d’avoir une introspection morale, mais il faut aussi le laisser cicatriser pour avancer. Le livre se termine avec l’idée que le rétroviseur n’est pas le seul champ de vision à explorer.

    Souvent les traumatismes sont trop grands, la souffrance est encore trop forte, mais il existe aussi un conditionnement culturel différent. Pour la jeune génération indonésienne, l’époque coloniale est révolue. On trouve des cafés à Djakarta décorés dans un style colonial. Il y a en quelque sorte une appropriation culturelle du passé colonial, qui se voit lors de la fête de l’Indépendance, où il existe un folklore inspiré de la Hollande mais où personne ne parle de ce pays.

    Un sondage de YouGov, commandé par les Britanniques, a récemment cherché à savoir quelle était la nation la plus fière de son passé colonial. Les Britanniques, qui ont encore des colonies, pensaient que ce serait eux. Et, à leur grande surprise et soulagement, ce sont les Hollandais qui remportent haut la main ce triste concours de mémoire coloniale ! Plus de 50 % des sondés hollandais sont fiers du passé colonial, et seulement 6 % expriment de la honte…

    Ces dernières années, il y a cependant eu une accélération aux Pays-Bas de la mise en mémoire du passé colonial avec des excuses du roi, du premier ministre, une exposition au Rijksmuseum d’Amsterdam…

    Mais cette histoire demeure largement ignorée. Ma compagne est hollandaise, mais s’étonnait chaque soir de ce que je lui racontais et qui ne lui avait pas été enseigné, comme l’existence d’un véritable « goulag » où étaient envoyés, dans les années 1920-1930, les indépendantistes et les communistes, ou le fait que la Hollande exigeait des milliards de florins pour reconnaître l’indépendance et payer le coût de la guerre qu’elle avait perdue…

    Le non-alignement, qu’on a vu ressurgir au moment de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, a-t-il le même sens qu’en 1955 ? On voit comment il peut tendre à se confondre avec un refus de prendre la mesure de l’impérialisme russe. Vous semble-t-il malgré cela une position d’avenir ?

    Je trouve que nous assistons là à une perversion du mouvement du non-alignement. L’esprit de Bandung consiste à refuser l’impérialisme et constitue un mouvement moral fondé sur les idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité. Si n’être pas aligné aujourd’hui, c’est ne pas s’exprimer sur la Russie, un Nehru, un Nasser ou un Mandela ont de quoi se retourner dans leur tombe. Le non-alignement est un idéalisme géopolitique, pas la somme de calculs économiques.

    Vous écrivez : « Même si nous parvenons un jour à apurer complètement le passif du colonialisme d’antan, nous n’aurons encore rien fait pour enrayer la colonisation dramatique à laquelle nous nous livrons aujourd’hui, celle de l’avenir. L’humanité confisque le siècle à venir avec la même rigueur impitoyable dont elle fit preuve aux temps anciens pour s’approprier des continents entiers. Le colonialisme est un fait non plus territorial, mais temporel. » Solder les comptes du colonialisme est-il une priorité si on veut faire face collectivement à un défi qui se situe à l’échelle planétaire ?

    Le passé est une plaie qu’on a très mal guérie, pas seulement dans le Sud. Elle continue à ternir ou à influencer les rapports entre Nord et Sud. Il faut s’occuper de cette plaie, d’autant plus qu’elle est toujours grande ouverte, comme le montre une carte des pays les plus vulnérables au changement climatique qui est superposable à celle des anciens pays colonisés. Ce qui se joue avec le changement climatique, ce n’est pas un ours polaire sur une banquise qui fond, c’est d’abord ce qui arrive aux peuples du Sud. Quand on parle de colonialisme, on pense en premier lieu au passé, mais il existe une forme de colonisation de l’avenir qui est menée par les mêmes pays qui ont été les acteurs du colonialisme du passé. Il est faux de dire que c’est l’humanité en général qui est responsable du changement climatique, les responsabilités ne sont pas égales.

    Pourquoi écrivez-vous alors que « le quatrième pays du monde n’aurait jamais vu le jour sans le soutien d’adolescents et de jeunes adultes – encore que j’ose espérer que les jeunes activistes de la “génération climat” recourent à des tactiques moins violentes ». Ne faut-il pas une « revolusi » pour le climat ?

    J’ai travaillé sur ce livre au moment où le mouvement de Greta Thunberg faisait parler de lui. Il y avait un regard condescendant sur ces adolescents, les considérant comme une forme politique non sérieuse. Regardez pourtant ce que la jeunesse a fait en Indonésie. Si le pays en est là, c’est grâce aux jeunes, même si j’espère que Greta Thunberg ne va pas se saisir de lances en bambou !

    Je participe à différentes conventions sur le climat qui se déroulent mieux qu’en France, où la transmission vers le politique a été mal faite. Je pense qu’il faut plutôt penser à une désobéissance civile, qui relève d’abord pour moi d’une désobéissance fiscale. Au milieu du XIXe siècle, David Thoreau refuse de payer l’impôt dans l’État du Massachusetts à cause de l’esclavagisme et de la guerre contre le Mexique. Il a été arrêté au bout de six ans.

    Regardons le budget de nos États, et calculons quel pourcentage des dépenses de l’État belge ou hollandais va vers le secteur fossile. Si c’est 18 %, on enlève 18 % de nos impôts et on le met au pot commun. Quand les lois ne sont pas justes, il est juste de leur désobéir.

    Dans la longue liste de vos remerciements, vous remerciez un tableau, « Composition en noir » de Nicolas de Staël, c’est étrange, non ?

    Je remercie deux peintures, celle que vous évoquez et une d’Affandi, un peintre indonésien. J’étais en train d’écrire, je cherchais encore le bon registre pour décrire les atrocités, sans esquiver les détails, mais sans perdre de vue l’ensemble. J’ai une passion pour la peinture et les arts plastiques, qui me vient de ma mère, elle-même peintre. Je me trouvais donc à Zurich, en pleine écriture de mon livre, et je vois cette toile qui m’a montré le chemin, fait de noirceur, d’humanisme, de précision et de lueur aussi. Celle d’Affandi aussi, parce qu’elle était faite de violence et de joie. Il aurait été considéré comme un peintre majeur s’il avait été américain ou français.

    La forme originale, très personnelle de cet ouvrage, comme celui sur le Congo, interpelle. Vous humanisez une histoire abstraite en ayant recours à la non-fiction littéraire. Pourquoi ? Pour la rendre plus accessible ?

    Le discours sur le Congo est trop souvent un monologue eurocentrique. Je voulais rédiger un dialogue en donnant la parole aux Congolais, mais aussi en écoutant des Belges. Dans ce livre sur l’Indonésie, je ne vais pas seulement du monologue vers le dialogue, mais je tends vers la polyphonie. Je suis parti aussi au Japon ou au Népal. Il était important de montrer la dimension internationale de cette histoire et de ne pas la réduire aux rapports verticaux et en silo entre les anciennes métropoles et les anciennes colonies, d’où le sous-titre de l’ouvrage : « et la naissance du monde moderne ».

    https://www.mediapart.fr/journal/international/011022/david-van-reybrouck-il-existe-une-forme-de-colonisation-de-l-avenir
    #Pays-Bas #violence #passé_colonial #livre #Sukarno #guerre_d'indépendance #politisation #fierté #Japon #torture #oubli #appropriation_culturelle #plaie #colonisation_de_l'avenir #désobéissance_civile #désobéissance_fiscale

    ping @cede

    • #Revolusi. L’Indonésie et la naissance du monde moderne

      Quelque dix ans après "Congo", David Van Reybrouck publie sa deuxième grande étude historique, consacrée cette fois à la saga de la décolonisation de l’Indonésie - premier pays colonisé à avoir proclamé son indépendance, le 17 août 1945. Il s’agit pour lui de comprendre l’histoire de l’émancipation des peuples non européens tout au long du siècle écoulé, et son incidence sur le monde contemporain.
      Fidèle à la méthode suivie dès son premier ouvrage, l’auteur se met lui-même en scène au cours de son enquête, alternant sans cesse, et avec bonheur, exposé de type scientifique et “reportage” à la première personne – ce qui rend la lecture de l’ouvrage à la fois aisée et passionnante.

      https://www.actes-sud.fr/catalogue/litterature/revolusi

  • Japan travel sector calls for ‘hugely damaging’ Covid-19 entry curbs to end as economy rebounds | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/week-asia/article/3188948/japan-travel-sector-calls-hugely-damaging-covid-19-entry-curbs-end

    Japan travel sector calls for ‘hugely damaging’ Covid-19 entry curbs to end as economy rebounds. Japan’s economy grew at an annualised rate of 2.2 per cent in the second quarter of 2022, with private consumption up 1.1 per cent, official data shows
    Travel sector says the government should remove entry curbs immediately so more tourists can visit Japan and help boost the economy, spending
    Japan’s economy fared better than anticipated in the April-June quarter, but the travel sector insists it could perform even more impressively if the government would only relax restrictions on foreign tourists. Government statistics released on Monday show that the economy expanded at an annualised rate of 2.2 per cent in the second quarter after recording zero growth in the first three months of 2022

    #Covid-19#migrant#migration#japon#sante#tourisme#economie#frontiere

  • Japan sees fewer foreign visitors even after opening border to tourists | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/asia/east-asia/article/3185950/japan-sees-fewer-foreign-visitors-even-after-opening-border

    Japan sees fewer foreign visitors even after opening border to tourists
    The number of foreign arrivals was 120,400 compared with 147,000 in May – visitors in June were down 96 per cent compared with three years ago
    The country began accepting tourists on June 10, doubling the daily entry limit to 20,000 – most came from Vietnam, followed by China, then South Korea. Foreign visitors to Japan fell in June from the previous month, even after the country began taking steps to reopen its borders to tourists for the first time in more than two years.The total number of foreign arrivals was 120,400 compared with 147,000 in May, according to data released from the Japan National Tourism Organisation on Wednesday. Japan officially began accepting tourists on June 10, doubling the daily entry limit to 20,000 visitors.While the tally doesn’t provide a breakdown on the types of visitors, the decline suggests Japan isn’t seeing a flood of tourists even as a weaker yen makes visits more affordable.Tourists are still limited to group tours with strict controls – including mandatory mask-wearing, temperature checks and limited free movement – appearing to be making it difficult to plan for and attract visitors.Japan is facing its 7th Covid wave, but the tourism industry’s not worried. The biggest number of visitors came from Vietnam, followed by China, then South Korea.Before the pandemic, Japan was at the peak of a tourism boom, with inbound visitors reaching a record in 2019. Now, the island nation is one of the last remaining rich economies with strict border controls. Visitors in June were down 96 per cent compared with the same month three years ago.

    #Covid-19#migrant#migration#japon#sante#tourisme#frontiere#controlesanitaire

  • Nintendo now provides benefits for Japanese employees in same-sex marriages
    https://www.gamedeveloper.com/culture/nintendo-now-provides-benefits-for-japanese-employees-in-same-sex-mar

    In March 2021, [Nintendo] began providing equal benefits for employees in domestic partnerships with a person of the same sex, meaning that said employees now receive the same support that are given to employees in heterosexual marriages.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #nintendo #japon #homosexualité #hétérosexualité #égalité #couples #ressources_humaines #lgbt #shuntaro_furukawa

  • Assassinat de Shinzo Abe : le studio de jeux vidéo Kojima Productions condamne les « fausses informations » accusant son président
    https://www.francetvinfo.fr/monde/japon/assassinat-de-shinzo-abe-le-studio-de-jeux-video-kojima-productions-con

    Après l’assassinat de l’ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe, plusieurs fausses informations ont circulé. L’une d’elles identifiait l’auteur des tirs comme Hideo Kojima, célèbre créateur de jeux vidéo comme Metal Gear Solid ou encore Death Stranding. Elle a notamment été reprise par Damien Rieu, ex-candidat du parti d’extrême droite Reconquête ! aux élections législatives, vendredi 8 juillet.

    Dans un tweet désormais supprimé, Damien Rieu a répondu à la députée LFI Clémentine Autain, qui réagissait à la mort de Shinzo Abe. "L’extrême gauche tue", avait écrit Damien Rieu, avec des photos de Hideo Kojima posant avec des photos du Che Guevara. L’élue insoumise a alors estimé qu’il était « en roue libre » et en « plein délire raciste ».

    Hideo Kojima Misidentified As Shinzo Abe Assassin By News Media
    https://kotaku.com/shinzo-abe-assassin-killer-kojima-greek-news-confusion-1849157839

    Earlier today, former Japanese Prime Minister Shinzo Abe was shockingly assassinated. Then the internet did its usual shitty thing of making bad jokes out of current events, and that eventually led to a news station in Greece misidentifying famous game developer Hideo Kojima as the assassin.

    Shortly after today’s assassination, some shitty people in a dank corner of the internet joked that Abe’s suspected killer looked like Kojima. Eventually, this reached Twitter, where far-right French politician Damien Rieu—perhaps not understanding that it was a joke—retweeted images of Kojima with a comment that translates to “The extreme left kills,” helping spread it more. While Rieu did eventually delete the tweets, it seems the damage was already done and might have helped mislead at least one news station in Greece that covered the assassination.

    KOJIMA PRODUCTIONS (Eng) sur Twitter :
    https://twitter.com/KojiPro2015_EN/status/1545751079685484544

    #KojimaProductions strongly condemns the spread of fake news and rumors that convey false information. We do not tolerate such libel and will consider taking legal action in some cases.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #faitsdivers #assassinat #shinzo_abe #japon #tetsuya_yamagami #désinformaton #mésinformation #fausses_informations #fake_news #mauvaise_blague #mdr #blague #confusion #kojima_productions #hideo_kojima #damien_rieu #jeu_vidéo_metal_gear_solid #jeu_vidéo_death_stranding #france #grèce #extrême_gauche #extrême_droite #politique #télévision #justice

  • Fascination Shibuya : Portraits arrachés à la ville flux
    http://liminaire.fr/derives/article/fascination-shibuya

    https://youtu.be/iU7TEzhqDYI

    J’avance. Je ne vois rien. La musique des immeubles avec leurs publicités aux images obsédantes et répétitives, lumières clignotantes, signes enchevêtrant, et ce bruit inouï qui se mêle aux sons de la circulation, des métros aériens, de la gare toute proche, et des avions dans le ciel. Une jeune femme dans un long manteau vert kaki qui porte une besace de couleur bleu, la lanière en cuir au creux de son bras replié, dans le pli du coude, la main serrée sur son téléphone portable tout contre son cœur. J’avance. Je ne peux pas regarder les immeubles qui entourent le carrefour et traverser sans risquer de me heurter à l’un des passants qui vient en sens inverse. Une femme brune, lunettes aux fines montures, vêtue d’une robe en jean, d’une veste en laine côtelée bleu marine, elle porte son sac à dos noir sur sa poitrine, elle fouille à l’intérieur pour en sortir un titre de transport sans y jeter le moindre regard, la force de l’habitude. J’avance. Les regards sont fuyants. Le pas pressé. (...) #Journal / #Vidéo, #Architecture, #Écriture, #Sons, #Tokyo, #Japon, #Shibuya, #Paysage, #Ville, #Visages, #Regard, #Dérive, #Ciel, #Voyage, (...)

  • Covid-19 : le Japon rouvre frileusement ses frontières aux visiteurs étrangers
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/06/13/covid-19-le-japon-rouvre-frileusement-ses-frontieres-aux-visiteurs-etrangers

    Covid-19 : le Japon rouvre frileusement ses frontières aux visiteurs étrangers
    Depuis le 10 juin, le Japon accepte à nouveau des groupes de touristes étrangers, mais placés sous haute surveillance.
    Par Philippe Pons(Tokyo, correspondant)
    Publié aujourd’hui à 10h53, mis à jour à 13h47
    Après deux ans de fermeture pour enrayer la contamination par le Covid-19 – dont une période particulièrement sévère en restrictions à la suite de l’apparition du variant Omicron, en octobre 2021 –, le Japon met partiellement fin à un isolement qui le plaçait à la traîne des autres pays du G7 et le faisait figurer parmi les dernières destinations fermées. Il envisage d’autoriser l’entrée dans l’archipel de 30 000 visiteurs par jour (actuellement 20 000). Avant la pandémie, on comptait en moyenne 100 000 arrivées quotidiennes sur le sol japonais.Les nouvelles mesures, en vigueur depuis le 10 juin, s’appliquent aux touristes voyageant en groupe et aux membres de famille de résidents étrangers en cas de « circonstances exceptionnelles », y compris s’ils sont pacsés ou conjoints non mariés. Mais cette procédure est d’une rare complexité, sinon dissuasive. Depuis le 1er mars, le Japon délivre, en outre, à nouveau des visas aux étudiants et aux personnes désirant se rendre dans l’archipel pour des raisons professionnelles. Mais les touristes individuels ne sont toujours pas autorisés.Aux termes des nouvelles dispositions, les visiteurs étrangers sont classés en trois catégories – bleu, jaune et rouge – en fonction des risques de contamination que présente le pays dont ils sont ressortissants. Ceux qui appartiennent au groupe des 98 pays classé en bleu où le risque de contamination est faible – dont fait partie la France – sont exemptés d’un test à l’arrivée (exigé au départ) et de confinement. Dans le cas des autres groupes, les règles sont plus restrictives et peuvent aller, pour le groupe rouge, jusqu’à une quarantaine de trois à sept jours.
    Pendant la majeure partie de la pandémie, le Japon a interdit l’accès de son territoire aux touristes et, dans les périodes de forte circulation virale, il n’avait autorisé à revenir que les citoyens japonais et les résidents étrangers, qui tous étaient soumis à d’interminables vérifications à l’aéroport et une période de confinement.Le Japon a rouvert aux vols internationaux des aéroports de province, comme celui de Naha (Okinawa) et Chitose (Hokkaido). La réouverture de l’archipel devrait s’échelonner sur plusieurs mois en fonction des résultats de « circuits tests » qui viennent de s’achever auprès de petits groupes de touristes (venus d’Australie, des Etats-Unis, de Singapour et de la Thaïlande). Des tests destinés à évaluer les capacités de réaction des autorités en cas d’apparition de cas de contamination.Les touristes en groupes seront encadrés en permanence du début à la fin de leur séjour. Ils devront se plier au port du masque, toujours considéré comme une protection – les Japonais continuent à 99 % à le porter dans les rues, les transports, les magasins… – à une prise de température quotidienne et à des tests antigéniques réguliers. Ils devront, en outre, prendre une assurance médicale. Accompagnés en permanence de leurs guides, ils n’auront pas le droit d’utiliser les transports publics.
    Le gouvernement est d’autant plus prudent dans la réouverture du pays que l’opinion a longtemps été favorable à la restriction d’entrée des étrangers. Au début de la crise sanitaire, les atermoiements et cafouillages du gouvernement de Shinzo Abe puis de son successeur, Yoshihide Suga, obsédés tous deux par la tenue des Jeux olympiques de Tokyo, avaient mécontenté l’opinion et fait chuter leur cote de popularité. La tenue de ces JO, grevés par des investissements aussi colossaux que disproportionnés, dont la majorité des Japonais ne voulaient pas, a porté un coup fatal à M. Suga. Son successeur, Fumio Kishida, s’efforce de tenir compte des erreurs de jugement de ses prédécesseurs.Dès l’apparition du variant Omicron, à la fin de 2021, son gouvernement a suspendu les entrées d’étrangers. Une fermeture souhaitée par l’opinion japonaise : selon le sondage réalisé au début de décembre 2021 par le quotidien Yomiuri, 89 % des personnes interrogées étaient favorables à ces mesures estimant que ce filtrage des nouveaux arrivants était nécessaire. Depuis quelques semaines, la majorité est favorable à une réouverture progressive des frontières, mais 70 % approuvent la politique restrictive du gouvernement qui a permis d’enrayer la contagion. Le Japon recense actuellement quelque 15 000 cas par jour.
    Restauration et tourisme sinistrésLa prudence qui accompagne la stratégie de réouverture de M. Kishida s’explique par la tenue d’élections sénatoriales en juillet. Une reprise épidémique, quelle que soit son origine, serait aisément exploitée par l’opposition. Une fois passé le cap électoral, M. Kishida s’orientera probablement vers une levée des restrictions aux frontières, qui devrait faciliter une reprise des activités des secteurs sinistrés par la pandémie, la restauration et le tourisme.La relance du tourisme intérieur est attendue en juillet. L’afflux de touristes en provenance de l’étranger devrait, pour sa part, être favorisé par la dépréciation du yen, qui rend l’archipel plus attrayant en termes de coûts. Cette reprise du tourisme international comporte néanmoins un point noir : elle risque de provoquer à nouveau le mécontentement des habitants des régions les plus attractives. En une décennie, le nombre de touristes a quintuplé passant de 6,7 millions en 2009 à 32 millions en 2019.
    La chasse aux touristes étrangers lancée par le gouvernement nippon entraîne par ailleurs une dépendance accrue vis-à-vis de la Chine. En 2019, un tiers des visiteurs arrivant au Japon étaient chinois (la moitié, si on inclut Taïwan et Hongkong) et comptaient pour 34 % dans les revenus du secteur. Dans le climat de tension internationale actuelle, le poids de la Chine dans l’industrie touristique japonaise constitue un levier de pression de Pékin sur Tokyo.

    #Covid-19#migrant#migration#japon#sante#pandemie#tourisme#economie#frontiere#circulation#etranger#chine

  • Japan eases borders for tourists but worries about foreign ‘bad manners’ triggering coronavirus | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/asia/east-asia/article/3179728/japan-eases-borders-tourists-worries-about-foreign-bad-manners

    Japan eases borders for tourists but worries about foreign ‘bad manners’ triggering coronavirus. Relaxing strict Covid measures took months of pressure from travel trade because government feared public backlash if infections spiked. There are concerns visitors who don’t wear masks or use hand sanitiser could spread infections again; against backdrop of economic woes
    Published: 6:03pm, 30 May, 2022
    Japan’s easing of a two-year ban on foreign tourists seeks to balance the enormous economic importance of tourism with concerns that travellers would trigger a Covid outbreak, insiders say.The decision means Japan will allow in a limited number of foreign tourists on package tours starting June 10. Last week a few “test tours”, mainly of overseas travel agents, started to arrive

    #Covid-19#migrant#migration#japon#sante#tourisme#economie#etranger#politiquesanitaire

  • Coronavirus: Japan test tour by 4 Thai people cancelled after Covid infection | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/asia/east-asia/article/3179862/coronavirus-japan-test-tour-4-thai-people-cancelled-after-covid

    Coronavirus: Japan test tour by 4 Thai people cancelled after Covid infection. The traveller was in Oita when his or her infection was confirmed on Monday; three other close contacts have all tested negative and are isolating in a hotel. The small-scale test tour was part of the government’s programme for when Japan continues easing Covid-19 border controls and accepts foreign tourists in Jun
    Published: 5:05pm, 31 May, 2022
    A test tour for inbound travellers in Japan has been cancelled after one of four Thais taking part tested positive for the coronavirus, Japan’s tourism agency has said.The traveller was in the southwestern prefecture of Oita when his or her infection was confirmed on Monday. The three other participants were deemed close contacts but have all tested negative. They are currently isolating in a hotel, the agency said. The route of the infection is unknown

    #Covid-19#migrant#migration#japon#thailande#sante#circulation#frontiere#tourisme#depistage#cascontact#etranger

  • Japan to reopen to foreign tourists after two-year pandemic closure | Japan | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2022/may/27/japan-to-reopen-to-foreign-tourists-after-two-year-pandemic-closure
    https://i.guim.co.uk/img/media/888cb8f738988e79f918af974dab020b5fa2069d/506_78_5248_3149/master/5248.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Japan to reopen to foreign tourists after two-year pandemic closure
    Government to allow in tourists from 98 countries and regions next month – but only as part of tour groups
    Agence France-Presse
    Fri 27 May 2022 04.20 BST
    Japan has announced it will end a two-year pandemic closure and reopen to tourists from 98 countries and regions next month, but travellers will only be allowed in as part of tour groups.The decision comes after the government last week said it would test allowing small group tours with visitors from the US, Australia, Thailand and Singapore from this month.
    On Thursday, the government revised border controls to resume accepting package tours from the 98 countries and regions – including Britain, the US, France, Spain, Canada and Malaysia – starting on 10 June.Japan will also expand the number of airports that accept international flights to seven, adding Naha in its southern Okinawa prefecture and New Chitose near Sapporo in northern Hokkaido.
    Japanese tourists at the entrance to Kiyomizu-dera temple in Kyoto
    Covid robbed Kyoto of foreign tourists – now it is not sure it wants them back. For most of the pandemic Japan has barred all tourists and allowed only citizens and foreign residents entry, though even the latter have periodically been shut out.All arrivals have to test negative to Covid before travel to Japan and many must be tested again on arrival, though triple-vaccinated people coming from certain countries can skip the additional test as well as a three-day quarantine required for others.Tour groups are expected to take responsibility for ensuring visitors respect Japan’s near-universal mask-wearing and other measures that have helped keep the toll from Covid comparatively low.Just how many people will be able to take advantage of the careful reopening is unclear as Japan is planning to double a daily entry cap, but only to 20,000.The prime minister, Fumio Kishida, has said he wants to ease border control measures, but moves are expected to proceed slowly, with strong public support for the current restrictions.Japan welcomed a record 31.9 million foreign visitors in 2019 and had been on track to achieve its goal of 40 million in 2020 before the pandemic hit.

    #Covid-19#migrant#migration#japon#sante#pandemie#tourisme#frontiere#economie#circulation

  • Japan to start reopening to foreign tourists from June 10; package tours to two airports | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/asia/east-asia/article/3179324/japan-start-reopening-foreign-tourists-june-10-package-tours

    Japan to start reopening to foreign tourists from June 10; package tours to two airportsWill begin with the admission of tourists on guided package tours, allowing international flights to New Chitose airport in Hokkaido and Naha airport in Okinaw Already announced it will double its cap on arrivals from overseas to 20,000 a day starting next month, though it remains far below pre-pandemic levels
    Published: 8:34pm, 26 May, 2022
    Japan is set to allow in some package-tour tourists from overseas starting June 10, Prime Minister Fumio Kishida said Thursday, ending a ban that was introduced about two years ago as part of the country’s virus control programme.“Active exchanges between people are the foundation of the economy and society,” Kishida said in a speech at the Future of Asia conference in Tokyo. “From the 10th of next month we will restart the admission of tourists on guided package tours.”He added that preparations would begin to allow international flights to land at New Chitose airport in Hokkaido and Naha airport in Okinawa starting in June.

    #Covid-19#migrant#migration#japon#sante#tourisme#frontiere#circulation

  • Egalité des sexes (Japon) : le Manifeste pour la parité 2022

    Le 10 avril 2016 a eu lieu un événement pour célébrer le 70e anniversaire du droit de vote des femmes au Japon. Une déclaration exprimant notre volonté de « doubler le nombre de femmes parlementaires » y était adoptée. Depuis, lors de ces événements annuels organisés par le comité exécutif de la Campagne pour la parité, nous faisons une déclaration de notre volonté et de nos objectifs. En perspective du 80e anniversaire en 2026, nous nous engageons chaque année à élargir le cercle des ami.e.s déterminé.e.s à agir pour faire augmenter le nombre de femmes parlementaires.

    Le comité exécutif de la Campagne pour la parité fait un travail de communication, en coopération avec diverses organisations de femmes, pour expliquer pourquoi une augmentation du nombre de femmes parlementaires est nécessaire et comment y parvenir, en diffusant des informations et des pétitions notamment par le biais des réseaux sociaux.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/05/23/egalite-des-sexes-japon-le-manifeste-pour-la-p

    #féminisme #parité #japon

  • Pandemic untamed in Japan, South Korea and Taiwan - Asia Times
    http://asiatimes.com/2021/05/pandemic-untamed-in-japan-south-korea-and-taiwan

    Pandemic untamed in Japan, South Korea and Taiwan
    East Asian nations earned plaudits for their earlier virus containment strategies but none are out of the woods yet
    by Andrew Salmon May 14, 2021
    SEOUL – Japan is poised to extend its state of emergency, formerly virus-free Taiwan is faced with record new infections and South Korea is just about holding its own as Covid-19 renews its rampage across the region.
    It is a grim reminder that the three East Asian democracies, which all won varying degrees of kudos for their virus containment measure strategies last year, are not out of the woods yet. All three are lagging behind the norm for developing nations in terms of vaccination programs. While the situation in the three countries is nowhere near as dire as in carnage-wracked India, matters are increasingly worrying for Japan – and the world – as it prepares to host the Olympics despite the ongoing failure of pandemic containment efforts. With the Olympic Games’ opening ceremony set for July 23, the government was expected to announce further containment measures late on Friday, according to Kyodo News Agency. The unexpected move was expected to extend “states of emergency” from six to nine prefectures nationwide. The capital Tokyo and Japan’s second city, Osaka, are already in states of emergency. The new restrictions will be applied from Sunday to May 31. “There were discussions on the need to thoroughly implement strong measures,” said Chief Cabinet Secretary Katsunobo Koto.
    Under the measures, restaurants cannot open past 8pm and cannot serve alcohol, department stores and major commercial facilities are “requested” to temporarily shut down or to close early and sports stadiums are only allowed to operate at 50% capacity. The latest states of emergency are the third set to be applied. This week, daily new infections in Japan have registered at more than 6,000 for three straight days. Japan, population 126 million, has so far suffered 11,249 deaths from Covid-19. That falls far behind the hideous body counts in the United Kingdom (128,000), the United States (584,000), Brazil (430,000), India (258,000) and the United Kingdom (128,000). However, it is also far ahead of its two regional neighbors. Though the national health system continues to hold out, there are reports from some regions of patients dying at home due to a lack of hospital bed space, while highly contagious mutations of the virus stalk the land. Meanwhile, Japan’s vaccination program is the slowest in the OECD. Only one vaccine, produced by Pfizer, has so far been approved for use by the country’s notoriously bureaucratic officialdom. As a result, according to a global comparison of the numbers of citizens vaccinated per 100 people as collated by database Statista, Japan has managed to vaccinate only 3.51%. Against the backdrop of these failures of leadership, a planned visit by International Olympic Committee chief Thomas Bach, set for this week, has been put back to June. Public opinion polls show minimal support for the Games – and major figures are starting to speak out. This week Naomi Osaka, a national tennis star, and Masayoshi Son, the high profile CEO of SoftBank, as well as the country’s most prominent blue-chip and Olympic sponsor Toyota, have all publicly questioned the wisdom of holding the Games this summer.
    The Japanese media has been increasingly scathing about the ineffectiveness of the state’s response and has been seeking to analyze what has gone wrong.The Nikkei Asian Review, while acknowledging the excellence of the public healthcare system, pointed to what it considers to be two national problems in governance: Poor crisis-management ability and a silo mentality among bureaucracies and government agencies.
    These leadership problems, the Nikkei suggested, are further buttressed by a national tendency toward blind optimism among the public.
    All quiet on the Korean frontTo Japan’s west, calm prevails in South Korea.
    After pioneering a highly effective containment strategy last year, the country was late to acquire vaccines, leading to a program that is far ahead of Japan’s, but still far slower than most developed countries.
    Yet South Korea, with a population of 51 million, has suffered only 1,893 deaths from the virus.In Seoul, social distancing restrictions include the closure of bars and restaurants at 10pm and social gatherings limited to four people. Even on days when infection numbers rise, the government, apparently loathe to implement additional measures on a Covid-weary population and a recovering economy, is keeping a firm hand on the helm and charting its course.At ground zero, amid bright spring sunshine, there is little sense of crisis. Public transport, restaurants and gyms are full. Covid-related headlines in leading media are hardly apocalyptic, being largely reduced to the daily count of new infections – now hovering in the 600-700 range.And while there is public criticism of the slow pace of vaccinations, according to Statista, South Korea’s rate is above Japan’s at 8.16% per 100 people.Matters are vastly different for all metrics in Taiwan. Taipei was arguably the most effective government in Asia – if not the world – in defeating the virus. The self-governing island, with a population of 24 million, has suffered only 12 deaths from the virus.But fear struck this week as cases started to rise, with a daily record of 29 new infections in the country on Friday. While such a figure would be cause for celebration virtually anywhere else, in Taiwan it is a cause for alarm.The leadership has put on its game face. Premier Su Tseng-chang said on Friday that there was no need to raise the island’s Covid alert, according to media in Taipei.
    That quashed suggestions by the health minister earlier this week that the alert level would be raised. As that step would have meant the closure of non-essential businesses, the stock market plunged but has since steadied.
    While Taipei pioneered a deft contact-tracing system of conglomerating governmental databases – a step that was successfully followed by Seoul – it could be very vulnerable if infections continue to rise.The country’s vaccination rate is at the bottom of virtually all global charts. According to Statista, its rate of vaccinations per 100 people is a mere 0.39%.

    #Covid-19#migrant#migration#asie#japon#coreedusud#taiwan#pandemie#politiquesanitaire#vaccination#circulation#economie#frontiere

  • Coronavirus: Japan to ease Covid border controls in June allowing for more overseas arrivals | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/asia/east-asia/article/3178568/coronavirus-japan-ease-covid-border-controls-june-allowing-more

    Coronavirus: Japan to ease Covid border controls in June allowing for more overseas arrivals. Those arriving from about 80 per cent of countries and regions will no longer be required to take virus tests on arrival or undergo quarantine Japan effectively closed its doors to non-resident foreign nationals to prevent a surge in infections driven by the highly transmissible Omicron variant
    Japan will relax its Covid border restrictions from June 1, including by doubling its daily cap on the number of international arrivals allowed to 20,000, Chief Cabinet Secretary Hirokazu Matsuno said on Friday.
    The government will also ease Covid-19 testing and quarantine rules for people arriving in Japan, dividing countries and regions into three groups according to the infection situation.Travellers from the lowest-risk “blue” group will be exempt from testing upon arrival in Japan and quarantining at home, Chief Cabinet Secretary Hirokazu Matsuno told a press conference. They will still need to show a pre-departure negative test result.
    Travel sector ‘very happy’ as Japan reopens to tours from 4 countries
    17 May 2022Around 80 per cent of entrants are likely to be from countries and regions that fall into that group, Matsuno said, adding that the breakdowns will be announced next week.People arriving from countries and regions placed in the highest-risk “red” group will be asked to take Covid-19 tests when they enter Japan and stay for three days at quarantine facilities.Those in the remaining “yellow” group need to be tested for Covid-19 upon arrival and stay for three days at home or quarantine facilities, according to the government. But this does not apply to people who have received their third vaccine dose.“We believe [the review] will make the entry of visitors smooth,” he said.
    Ski resorts in Japan bankrupted by Covid-19 ban on arrivals from overseas
    28 Feb 2022Matsuno did not specify when Japan will start accepting foreign tourists again, saying only that preparations are under way to do so.Prime Minister Fumio Kishida has said his government will further relax border controls to bring them in line with other Group of Seven nations in June.
    The review comes as Japan has seen the infection situation stabilise in recent weeks. The government changed its stance on masks, saying Friday that wearing them when outdoors is not always necessary, provided people are not conversing.The number of Covid-19 cases in Japan has been lower than in other G7 members such as Britain, Germany, France and the United States, according to a tally by Johns Hopkins University.Japan effectively closed its doors to non-resident foreign nationals to prevent a surge in infections driven by the highly transmissible Omicron variant of the coronavirus late last year. The measure drew criticism at home and abroad that it was too strict.In recent months, the government has gradually increased the number of people allowed to enter Japan in stages, with the current daily cap at 10,000.Japan has already said it would allow small groups of tourists on package tours to visit on a trial basis starting this month.

    #Covid-19#migrant#migration#japon#sante#frontiere#tourisme#fermeture#residentetranger#omicron#etranger

  • Koji Morimoto est un #artiste japonais exerçant principalement son talent dans le #cinéma d’#animation. Il fût l’un des fondateurs du Studio 4°C en 1986, où il a travaillé jusqu’en 2011. Depuis, il a créé son propre studio nommé phy (Φ).

    Si dans le milieu des professionnels de l’animation il est très apprécié, le grand public en revanche le connaît peu car il œuvre surtout sur des formats type #court-métrages ou clips musicaux, pour la plupart peu diffusés en dehors du #Japon.

    La plupart du temps, Morimoto crée surtout des clips, des pubs, et des court-métrages. L’un des plus connus du grand public étant sans doute « Beyond » dans Animatrix. Il a un rapport très spécial avec la #musique, élément catalyseur de son travail. Il est aussi réputé pour se faire refuser beaucoup de projets, et de passer énormément de temps sur les storyboards et recherches #graphiques. Il rebondit toujours sur les refus pour améliorer et revoir ses idées. Il tente de garder ce qu’il appelle une « tension » dans son travail, mélange d’enthousiasme, d’énergie et de motivation.

    Koji Morimoto a fondé Studio 4°C en 1986 avec Eiko Tanaka et Yoshiharu Sato, et où il a travaillé jusqu’en 2011, avant de fonder son propre studio phy (Φ).
    Ce studio japonais essaye de produire avec énergie des #œuvres d’auteurs, laissant une certaine #liberté à ces derniers.

    Site qui présente cet artiste :
    http://www.kojimorimoto.net

    et sinon Dimension Bomb (Genius Party Beyond) proposé (pour 2 semaines seulement). Une des rares réalisations un peu longues de cet animateur, c’est assez époustouflant :

    https://invidious.fdn.fr/watch?v=4DDd426m67M

    J’ai trouvé tout ça ici :
    https://www.catsuka.com/breves/2022-04-29/genius-party-beyond-dimension-bomb-de-morimoto-gratos-2-semaines

  • 命預けます | INOCHI AZUKEMASU | JE TE CONFIE MA VIE
    https://chloe-jafe.format.com/i-give-you-my-life

    En 2013, Chloé Jafé s’installe à Tokyo avec l’ambition de rencontrer les femmes de Yakuza. Mais personne n’entre au sein de cette mafia, l’une des plus légendaires au monde, sans y avoir été invité. Après avoir passé une année à parfaire son japonais, s’imprégner des codes d’une culture aux antipodes de la sienne, avoir été hôtesse dans un bar et ratissé les quartiers chauds de la ville, le verrou finit par céder. Au hasard d’une rencontre et par témérité. Intronisée par un chef de syndicat, elle a pu approcher ces clans cadenassés, leurs rituels et rassemblements officiels, les récits tabous et tatoués que leurs kimonos camouflent, et à travers eux, leurs épouses, filles et maîtresses.

    Des femmes tapies dans l’ombre des hommes auxquels elles ont voué leur existence, marquées à l’épiderme par cette offrande qui d’office les exclut de la société.

    Le « don sa vie », Inochi Azukemasu en japonais, constitue le premier volet de sa trilogie.


    photo Chloé Jafé
    #photographie #japon

  • South Koreans rush for holidays in US, Europe, Southeast Asia as Covid-19 rules ease | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/asia/east-asia/article/3172489/south-koreans-rush-holidays-us-europe-southeast-asia-covid-19

    South Koreans rush for holidays in US, Europe, Southeast Asia as Covid-19 rules ease
    The boom started after March 21 when South Korea lifted a seven-day quarantine for fully vaccinated travellers arriving from most countries
    Airlines and travel agencies have reported exploding demand for routes to Hawaii, Saipan and Guam, as well as some destinations in Europe and Southeast Asia. After spending two years being socially distanced in his home country of South Korea, Kim Hoe-jun booked a last-minute flight to Hawaii, where he had enjoyed his honeymoon six years ago, giving in to his craving for overseas travel.“I bought the ticket just a week ago, but it was rather a no-brainer. It felt like I was making up for those two years not being able to go abroad often as I used to before Covid,” he said, before boarding the plane from Incheon International Airport on Friday.
    Vaccinated and boosted, Kim and his wife are among South Koreans joining in a rush for “revenge travel” – a term that has been trending on social media as people scramble to book overseas trips that were delayed by coronavirus restrictions.
    The boom started after March 21 when South Korea lifted a seven-day mandatory quarantine for fully vaccinated travellers arriving from most countries. The restriction had been eased last year but was reimposed in December as the highly infectious Omicron variant spread.The country has largely scrapped its once-aggressive tracing and containment efforts despite a record Covid-19 wave, joining a growing list of countries across the Asia-Pacific which have eased quarantine rules, including Japan, Australia, New Zealand and Singapore.
    Singapore starts ‘living with the virus’, shedding masks outdoors and allowing quarantine-free entry South Koreans now appear more ready to travel. Polls showed people are less worried about the implications of catching the virus, and increasingly see its prevention as out of their hands.
    Sales of overseas flight tickets on 11st, an e-commerce unit of SK Telecom Co Ltd, South Korea’s top mobile carrier, rose more than eight-fold compared with a year before between March 11, when the lifting of quarantine was announced, and March 27, the company said.
    Saipan and Guam, both of which have travel lane pacts with South Korea, also offer free Covid-19 testing and pay for quarantine expenses if a traveller tests positive. Each South Korean national visiting Saipan even receives US$100 in “travel bucks” incentives to spend at businesses there.
    The tour arm of online retail giant Interpark Corp reported a 324 per cent growth in flight bookings for Oceania between March 11-22 from the same period of 2021, a 268 per cent increase for Southeast Asia and 262 per cent more bookings for Europe.On Sunday, the company sold a record 5,200 Hawaii tour packages within just 70 minutes. CJ Corp’s home shopping unit said it received some 2,800 orders for a Spain and Italy trip in one hour on Sunday, totalling 15 billion won (US$12.41 million), days after garnering 9 billion won from its sales of a Hawaii package.
    “The surge reflects growing customer sentiment that an end of Covid travel curbs might be in the offing after the mandatory quarantine was lifted,” said Lee Jeong-pil, general manager of CJ’s home shopping unit. Lee Tae-woo, a 36-year-old frequent traveller to Japan, said he had changed some money into yen, taking advantage of the currency’s sharp decline and hoping to jump on the revenge travel bandwagon soon. Though Japan has yet to allow tourists back in, it has reduced the quarantine period for arrivals for business and other purposes to three days from seven this month, and signalled further easing of travel curbs. “It’s been a long wait, and I’m ready to go back as soon as they finally open up again, and visit my favourite coffee roastery and enjoy the night view from Shibuya station,” Lee said, referring to Tokyo’s bustling central district

    #Covid-19#migrant#migration#coreedusud#sante#frontiere#mobilité#japon#asiedusudest#tourisme#oceanie#europe

  • Daisugi, the 600-Year-Old Japanese Technique of Growing Trees Out of Other Trees, Creating Perfectly Straight Lumber | Open Culture
    https://www.openculture.com/2020/10/daisugi.html

    We’ve all admired the elegance of Japan’s traditional styles of architecture. Their development required the kind of dedicated craftsmanship that takes generations to cultivate — but also, more practically speaking, no small amount of wood. By the 15th century, Japan already faced a shortage of seedlings, as well as land on which to properly cultivate the trees in the first place. Necessity being the mother of invention, this led to the creation of an ingenious solution: daisugi, the growing of additional trees, in effect, out of existing trees — creating, in other words, a kind of giant bonsai.

    “Written as 台杉 and literally meaning platform cedar, the technique resulted in a tree that resembled an open palm with multiple trees growing out if it, perfectly vertical,” writes Spoon and Tamago’s Johnny Waldman. “Done right, the technique can prevent deforestation and result in perfectly round and straight timber known as taruki, which are used in the roofs of Japanese teahouses.”

  • 15 000 thaïlandaises victimes de la traite de l’industrie du sexe au Japon chaque année

    Chaque année, entre 10 000 et 15 000 enfants et femmes thaïlandais sont victimes d’un trafic illégal vers le Japon pour servir l’industrie du sexe.

    Dirigée par le Pol Lt Col Dr Pongnakorn Nakhonsantiphap, la recherche a révélé que la Thaïlande reste un carrefour majeur pour le trafic d’êtres humains régional et international.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2022/03/25/15-000-thailandaises-victimes-de-la-traite-de-lindustri

    #international #thailande #japon #feminisme #prostitution

  • Guerre en Ukraine : le Premier ministre japonais presse l’Inde de prendre position
    Publié le : 20/03/2022 | Avec notre correspondant à New Delhi, Côme Bastin
    https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20220320-guerre-en-ukraine-le-premier-ministre-japonais-presse-l-inde-%C3%A0-pre

    En visite d’État en Inde ce week-end, le Premier ministre du Japon Fumio Kishida a affiché un soutien clair à l’Ukraine.

    Avec notre correspondant à New Delhi, Côme Bastin

    « Le Japon, avec l’Inde, continuera d’essayer de mettre fin à la guerre et de fournir un soutien à l’Ukraine et à ses pays voisins. » Avec cette déclaration, à l’issue de sa rencontre avec son homologue indien Narendra Modi lors d’une conférence de presse, le Premier ministre Fumio Kishida pousse l’Inde à prendre position sur l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

    Mais l’appel du pied du Premier ministre japonais est resté sans réponse ce samedi 19 mars, puisque Narendra Modi s’est contenté d’évoquer de « nouveaux défis géopolitiques ». Le communiqué commun entre les deux pays parle cependant de « mesures pour faire face à la crise humanitaire » et « souligne la nécessité pour tous les pays de chercher à résoudre pacifiquement leurs conflits en accord avec le droit international, sans la menace, la force ni la tentative pour changer unilatéralement le statu quo ».

    #Inde #Japon

  • Osugi Sakae
    https://www.partage-noir.fr/osugi-sakae

    #Osugi_Sakae est né en 1885 dans une famille de militaires en poste en divers endroits de la province japonaise. Enfant très sensible et turbulent, il est expulsé à l’âge de 16 ans d’une école des cadets de l’armée de terre à la suite d’une bagarre. #Partages_noirs #anarchisme #japon

    / Sakae Ôsugi , #@narlivres, #Japon, Itô Noé

    #Sakae_Ôsugi_ #Itô_Noé_