#jean_epstein

  • 1936-2016 : la lutte des #images
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/130816/1936-2016-la-lutte-des-images

    À l’occasion des 80 ans du #Front_Populaire, retour sur les images produites par les communistes entre 1936 et 1938. Où l’on voit la #CGT vanter les bâtisseurs de Notre-Dame et comment peuvent se produire des rencontres entre grands réalisateurs et travailleurs.

    #Culture-Idées #Cinéma #Jean_Epstein #Jean_Renoir #syndicat

  • Réminiscence cinématographique éternelle pour Jean Epstein

    Le Tempestaire (1947) Trouver le guérisseur de vent pour faire revenir l’être aimé parti en mer.

    Partie1
    http://www.youtube.com/watch?v=49lYid9jXn8

    Une analyse du film par #Elodie_Dulac
    http://www.cadrage.net/films/tempestaire.htm

    De prime abord, cette fiction #manifeste un aspect #documentaire. Afin de rendre l’#authenticité de la région, le #réalisateur prend pour interprètes les seuls habitants du lieu, Belle-île en mer. Familiarisé à leur manière d’être par une longue coopération et une confiance totale, il leur demande de participer à la confection du #court-métrage, en réinterprétant au besoin des aspects révélateurs de leur existence. La préparation à la pêche en est un exemple caractéristique. Dans cette scène, les #non-acteurs ne font que répéter des déplacements machinaux pratiqués régulièrement : ils jettent les rets et les casiers dans les barques. Ce moment quotidien des #marins semble avoir été enregistré comme pris sur le vif et ancre l’histoire dans le #réel. Il en est de même lorsque la grand-mère file le rouet de façon mécanique. Pris dans leur vérité première, ces #hommes et ces #femmes apparaissent comme dépouillés et plus justes que des acteurs professionnels : ils ne jouent pas, ils vivent l’action. Ce choix de prendre les îliens et des décors naturels est expliqué par Epstein :

    « Aucun #décor, aucun #costume n’auront l’allure, le pli, de la #vérité. Aucun #faux-professionel n’aura les admirables #gestes #techniques du gabier ou du #pêcheur. Un sourire de bonté, un cri de colère sont aussi difficiles à imiter qu’une aurore au #ciel, que l’#océan démonté » (3)

    L’intention du cinéaste est bien de filmer non seulement les occupants, mais aussi l’atmosphère de la Bretagne à l’état brut, sans l’invasion des touristes. À travers sa caméra, il contemple la lande et la brise qui la traverse, la mer calme, l’#écume déposée sur le sable, les falaises et les rochers déchiquetés. Sa motivation est de montrer l’animation de ces paysages : il les personnifie et les rend tumultueux. Il aurait pu simuler un ouragan grâce à des effets spéciaux, tels que l’assombrissement pour marquer un ciel en colère, la présence sonore extrêmement forte du vent et des plans fixes des rouleaux éclatés contre les récifs, par exemple. Mais Epstein profita d’une réelle tempête qui confère à l’œuvre un climat d’authenticité.

    « Le vent est tombé, la mer est belle, regarde il n y a pas de quoi avoir peur »

    Partie 2
    http://www.youtube.com/watch?v=6SvqG_bvwkM

    Les conditions de #tournage devaient être pénibles. On imagine le réalisateur poser son appareil de #tournage et chercher en permanence un lieu différent et toujours plus beau pour saisir la #violence de la perturbation. Malheureusement, il n’a aucun pouvoir sur les éléments ; il doit attendre les moments propices sur le qui-vive, être patient pour bénéficier des éclairages souhaités. Si les circonstances s’y prêtent, alors seulement la maîtrise de la beauté du plan est possible. Le contrôle n’est vraiment total qu’au #montage.

    Cette grande difficulté présente un avantage : elle génère un certain « défi » entre la tourmente et le cinéaste qui désire en enregistrer son plus bel aspect. L’enjeu du réalisateur est d’avoir l’emprise sur un
    #élément naturel qu’il ne peut pourtant contrôler. Cet antagonisme entre la #nature et la #technique suscite un sentiment de pure #vérité et singularise la #plastique du #film. L’inquiétude de la jeune fille pour son fiancé parti « à la sardine » en est représentatif. De nombreux plans de la mer légèrement agitée sont intercalés parmi ceux du visage de l’héroïne. L’un d’eux est une plongée sur le sable où s’échouent les vagues jusqu’aux deux tiers du cadre. Au milieu du cadre, glisse une écume blanche, très visible. La disposition de la caméra et l’échelle du plan ont été parfaitement maîtrisées mais le passage de la mousse est dû au hasard. Il est très probable qu’Epstein ait gardé ce #plan en raison de l’union d’une #esthétique précise et d’un aléa. En approfondissant l’analyse, l’écume représente la #métaphore visuelle du #bateau du #fiancé #perdu au large et bousculé par des rouleaux gigantesques. Cette rencontre avec le #réel engendre un sentiment de vérité et renforce la narration.

    L’inoubliable scène de Coeur Fidéle (1923)
    http://www.youtube.com/watch?v=9kboFmyQnl4

    A Propos de Jean Epstein
    http://cinema.encyclopedie.personnalites.bifi.fr/index.php?pk=13898

    Plus connu comme #théoricien du cinéma que pour une #oeuvre en partie perdue, #Jean_Epstein est pourtant un des grands noms de l’avant-garde française des #années_20. Son premier film est un documentaire sur #Pasteur (1922), exercice pratique qui lui vaut d’être engagé chez Pathé. Il y réalise L’Auberge rouge (1923), d’après #Balzac, qui se distingue par une grande #originalité de #construction et un sens inédit du #découpage et du #montage. Ses recherches se poursuivent avec #Coeur_fidèle (1923) qui, d’un strict point de vue formel, est considéré comme son premier #chef-d'oeuvre. On loue l’intense #poésie avec laquelle il rend compte de l’atmosphère sordide des #ports et des #bouges, et un #langage cinématographique #novateur qui trouve un point culminant dans une scène de fête foraine. Il poursuit la mise en pratique de ses réflexions avec La Belle Nivernaise (1923), inspiré de Daudet, puis réalise par nécessité des mélodrames où surgissent quelques séquences expérimentales (L’Affiche, 1924, Le Double Amour, (1925), Les Aventures de Robert Macaire, (id.), Mauprat, 1926). La Glace à trois faces (1927) et La_Chute_de_la_maison Usher (1928) marquent chacun à leur manière un retour à l’avant-garde. Le premier est construit sans souci d’ordre chronologique, tandis que le second #modernise l’#expressionnisme_allemand en s’attachant à la poésie des #choses et de l’insolite. L’usage qu’il y fait du ralenti est abondamment commenté. #Finis_terrae (1928), documentaire à peine romancé qui rend compte de la vie des pêcheurs et des paysans de l’île d’Ouessant, est son dernier film muet. Ce très beau poème visuel trouve sa suite dans Mor-Vran (1930) et L’Or des mers (1931), avant que le cinéaste ne réalise plusieurs films commerciaux d’un intérêt mineur. Malgré une fin de vie passée dans l’oubli, Jean Epstein signe un film magistral, #Le_Tempestaire (1947), nouveau regard sur la mer qui semble faire la synthèse de ses recherches audiovisuelles.

    #Cinéma #Film #Experimental #Avant-garde #Jean_Epstein #Vidéo

  • Comme d’habitude, une mine de mises en ligne intéressantes sur #Monoskop :

    #Guy_Debord : “Cette mauvaise réputation…” (1993)
    http://monoskop.org/log/?p=8581

    La critique des critiques. Ce plaidoyer pro domo est destiné à ‘rétablir la vérité complète sur beaucoup de circonstances peu connues’ de la conduite de l’auteur, circonstances qui ‘sont pourtant aussi très rarement citées’. Guy Debord recopie, ‘redresse’ et commente les ‘propos des médiatiques’, durant les années 1988 à 1992. On peut, avec J. Savigneau, souligner l’absence totale d’humour et qualifier de ‘décourageante’ la lecture de ce florilège de critiques peu crédibles.

    Publisher Gallimard, 1993
    ISBN 2070407004
    111 pages

    http://monoskop.org/images/2/22/Debord_Guy_Cette_mauvaise_reputation.pdf [#pdf]

    #Jean_Epstein : Écrits sur le cinéma, 1921-1953, tome 1-2 (1974–75)
    http://monoskop.org/log/?p=8533

    Foreword by Henri Langlois
    Introduction by Pierre Leprohon
    Publisher Seghers, Paris, 1974–75
    436 and 352 pages
    via Reyovak

    http://monoskop.org/images/8/86/Epstein_Jean_Ecrits_sur_le_cinema_1921-1953_Tome_1_1921-1947.pdf [pdf tome 1]
    http://monoskop.org/images/d/db/Epstein_Jean_Ecrits_sur_le_cinema_1921-1953_Tome_2_1946-1953.pdf [pdf tome 2]

    #Michel_Foucault : The Archaeology of Knowledge (1969-) [FR, ES, IT, EN, PT, AR, SR, TR, CZ, RU]
    http://monoskop.org/log/?p=8485

    “The Archaeology of Knowledge (L’archéologie du savoir) is a methodological treatise promoting what the French philosopher Michel Foucault calls “archaeology” or the “archaeological method”, an analytical method he implicitly used in his previous works Madness and Civilization, The Birth of the Clinic, and The Order of Things. It is Foucault’s only explicitly methodological work.

    The premise of the book is that systems of thought and knowledge (“epistemes” or “discursive formations”) are governed by rules (beyond those of grammar and logic) which operate in the consciousness of individual subjects and define a system of conceptual possibilities that determines the boundaries of thought in a given domain and period.” (from Wikipedia)

    French edition
    Publisher Editions Gallimard, 1969
    275 pages

    http://monoskop.org/images/b/b7/Foucault_Michel_L_archeologie_du_savoir.pdf [pdf de l’édition française]

    #Thomas_Pynchon : Gravity’s Rainbow (1973-) [EN, IT, HU]
    http://monoskop.org/log/?p=8538

    A few months after the Germans’ secret V-2 rocket bombs begin falling on London, British Intelligence discovers that a map of the city pinpointing the sexual conquests of one Lieutenant Tyrone Slothrop, U.S. Army, corresponds identically to a map showing V-2 impact sites. The implications of this discovery launch Slothrop on a wildly comic extravaganza.

    “Gravity’s Rainbow is Pynchon’s most celebrated novel. An intricate and allusive fiction that combines and elaborates on many of the themes of his earlier work, including preterition, paranoia, racism, colonialism, conspiracy, synchronicity, and entropy, the novel has spawned a wealth of commentary and critical material, including reader’s guides, books and scholarly articles, online concordances and discussions, and art works. Its artistic value is often compared to that of James Joyce’s Ulysses. Some scholars have hailed it as the greatest American post-WW2 novel, and it has similarly been described as ‘literally an anthology of postmodernist themes and devices’.” (from Wikipedia)

    http://ge.tt/api/1/files/11BaqSk/0/blob?download [#epub de l’édition anglaise]

    #littérature #philosophie #cinéma #essai #livre