• Jets privés : visualisez les trajets les plus fréquents ou les plus courts en France
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2022/09/06/jets-prives-visualisez-les-trajets-les-plus-frequents-ou-les-plus-courts-en-

    Comme le Paris-Nantes du PSG, la grande majorité des trajets effectués par des avions privés en France sont faisables en train ou en voiture, parfois sans grande différence de temps.

    #climat

  • « Fin de l’abondance », « guerre qui tonne à nos portes »... Pourquoi l’exécutif multiplie les sombres prises de parole - Paris (75000)
    https://www.lamontagne.fr/paris-75000/actualites/fin-de-labondance-guerre-qui-tonne-a-nos-portes-pourquoi-l-executif-multi

    Le Conseil des ministres, réuni ce mercredi 24 août à l’Élysée, a marqué la rentrée politique de l’exécutif, dans une ambiance lourde d’incertitudes liées à la guerre en Ukraine, au dérèglement climatique et à l’inflation.

    Inflation et restrictions. L’hiver français sera rude. Depuis son discours du 19 août à Bormes-les-Mimosas (Var), Emmanuel Macron le répète. Ce mercredi 24 août, lors d’une allocution à l’issue du conseil des ministres, en appelant le gouvernement à « l’unité » face à « la grande bascule » qui marque la rentrée avec « la fin de l’abondance », « des évidences » et « de l’insouciance », le chef de l’État a continué à préparer les esprits : oui, la rentrée sera compliquée...
    Mise en récit

    « A priori, on attend les prochains mois des tensions encore plus fortes sur les prix de l’énergie et sur le pouvoir d’achat avec peut-être des restrictions qui devront être imposées », rappelle Benjamin Morel, maître de conférences en droit public (Paris II Panthéon-Assas).
    Si, selon un sondage Elabe pour l’Institut Montaigne, paru en juillet, 63 % des Français se disent prêts à réduire aujourd’hui leur consommation d’énergie, le gouvernement sait que les bonnes volontés peuvent vite céder la place à la contestation. « Pour que ces bonnes intentions se perpétuent et que les ronds-points ne se remplissent pas rapidement, vous avez besoin de légitimer ces restrictions ou de montrer que, certes, il y a une hausse des prix, mais que ce n’est pas de votre faute, que vous faites du mieux que vous pouvez pour l’éviter. »

    « Ne pas aller sur les ronds-points »

    En multipliant les communications, le gouvernement opèrerait ainsi, selon Benjamin Morel, « une mise en récit » des prochains mois et justifierait la sobriété à venir « non motivée par un caprice, mais par des grands impératifs auxquels tous les Français devraient se rallier : la défense de la liberté, de la démocratie qui a imposé le soutien à l’Ukraine ou le sauvetage écologique de la planète. Le gouvernement veut aussi montrer qu’il fait tout pour atténuer ces difficultés, via sa politique de transition écologique. Au final, l’objectif est de montrer que les restrictions sont légitimes et qu’il ne faut pas aller sur les ronds-points, car le gouvernement est présent. »

    Automne compliqué

    Alors que l’inflation pèse sur le moral des Français, de lourdes décisions attendent à la rentrée l’exécutif sur le budget « qui sera très difficile à faire passer » la politique énergétique. Le texte sur l’assurance-chômage qui doit prolonger le durcissement d’accès aux indemnités, pourrait alimenter l’hostilité de la gauche et des syndicats. « Cet automne au Parlement va être assez compliquée pour le gouvernement, prédit Benjamin Morel. Il est aussi possible que l’on ait un automne social qui dégénère. Avec les débats sur les questions de pouvoir d’achat, sur la réforme des retraites, peuvent survenir des mobilisations soit syndicales soit plus incontrôlables type Gilets jaunes.

  • Jets privés des milliardaires : « Ce n’est certainement pas une curiosité mal placée qui incite le public à s’intéresser à ces vols »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/08/17/jets-prives-des-milliardaires-ce-n-est-certainement-pas-une-curiosite-mal-pl

    Pour Suzanne Vergnolle, spécialiste du droit du numérique, le traçage et la publication de données sur les vols des jets privés des grands groupes comme Bouygues, Bolloré, Artémis, Decaux ou Arnault est justifiée par le #droit à l’information et le droit environnemental.

    #paywall

    #carbone #climat

    • Si tout le monde s’accorde sur l’importance et la nécessité des données de #trafic_aérien, leur réutilisation pour d’autres finalités irrite les détenteurs de ces #avions. D’aucuns n’hésitent pas à prendre leur défense, en invoquant le droit au respect de la vie privée. Il est vrai que la Cour de cassation (première chambre civile, 23 octobre 1990) reconnaît que « toute personne, quels que soient son rang, sa naissance, sa fortune, ses fonctions présentes ou à venir, a droit au respect de sa vie privée ». Bien sûr, les #milliardaires ont aussi droit au respect de leur vie privée. Seulement, l’argument de la protection de la vie privée au bénéfice de ces trajets ne convainc pas, et ce pour plusieurs raisons.

      Tout d’abord, ce ne sont pas M. Pinault et M. Bouygues qui sont suivis, mais bien les avions détenus par leurs groupes (Artémis et Bouygues) – immatriculation de société qui s’explique pour des motifs fiscaux. Dès lors, la vie privée que certains appellent à protéger ici n’est pas celle d’une personne physique, mais bien celle d’un avion détenu par une personne morale. D’ailleurs, les #entreprises ont justifié les trajets polluants en invoquant les divers collaborateurs pouvant utiliser l’avion. S’il ne fait nul doute que le droit au respect de la vie privée des personnes physiques doit être garanti, il semble plus que contestable d’étendre cette reconnaissance au bénéfice d’avions détenus par des personnes morales.

      Ensuite, et quand bien même l’argument du droit au respect de la vie privée (ou du droit des données personnelles d’ailleurs) pourrait valablement être invoqué, ne serait-il pas possible d’opposer l’existence d’un droit du public à l’information ? Le droit au respect de la vie privée n’est pas absolu et doit être mis en balance avec d’autres intérêts, tels que la lutte contre la corruption, le droit à l’information ou la liberté d’expression… A ce sujet, la Cour européenne des droits de l’homme rappelle régulièrement à quel point « les sites Internet contribuent grandement à améliorer l’accès du public à l’actualité et, de manière générale, à faciliter la communication de l’information » (10 mars 2009, Times Newspapers Ltd contre Royaume-Uni).

      Dans le cas des #jets_privés, il semble que l’intérêt du public à recevoir ces informations soit décisif pour lui permettre de se faire une opinion sur ces #multinationales. D’ailleurs, en seulement quelques semaines, le compte Twitter @i_fly_Bernard a attiré plusieurs dizaines de milliers d’abonnés.

      https://justpaste.it/3tvd4

  • Actualités météo : Double jet-stream : ce phénomène qui favorise vagues de chaleur et sécheresses 06/08/2022
    https://www.meteo-villes.com/actualites/double-jet-stream-ce-phenomene-qui-favorise-vagues-de-chaleur-et-seche

    Récemment, une étude a mis en lumière les effets néfastes du double jet-stream sur l’Europe de l’Ouest et la France, favorisant les vagues de chaleur et les sécheresses. Explications du phénomène.

    #dérèglement_climatique #courants-jet #jet_stream

  • Plus beaux, plus blancs, plus polluants… Caroline Montpetit
    https://www.ledevoir.com/lire/722133/coup-d-essai-plus-beaux-plus-blancs-plus-polluants

    Ils ont atterri dans nos poubelles, portés par la publicité et ses mirages de propreté et d’individualité. Pourtant, paradoxalement, plus ils sont beaux et blancs, plus ils sont polluants. Ce sont ces objets jetables, gobelets, mouchoirs, téléphones, bâtons de déodorant, dont la philosophe française Jeanne Guien retrace l’histoire dans son dernier livre Le consumérisme à travers ses objets.


    Photo : Tobias Steinmaurer / APA via Agence France-Presse Le gobelet jetable est apparu aux États-Unis au milieu du XXe siècle, dans un contexte où les tasses communes étaient soupçonnées de transmettre des germes.

    À travers cette histoire, ce sont les fondements de notre consumérisme qu’elle traque, tels qu’ils sont conçus par une industrie sans cesse en quête de profits. Pour les atteindre, c’est l’individu qu’elle vise au cœur de son intimité. Et cette pseudo-propreté individuelle, du jetable et du parfumé, se fait trop souvent, on le voit avec la crise environnementale, au prix de la santé et du bien-être collectif.

    « Le consumérisme est quelque chose de très individuel, confirme-t-elle en entrevue. C’est d’abord l’individu qui agit. » La publicité s’adresse à « vous, à votre corps, à votre famille », et non à la société dans son ensemble. « Dans un monde comme cela, la pensée politique devient individualité. »

    Pour Jeanne Guien, le consumérisme n’est cependant pas « tant le vice moral de sociétés gâtées qu’une affaire de production et de conception ». Et c’est en décryptant comment le marché et la publicité ont créé ces besoins qu’elle laisse voir la possibilité de s’en libérer.

    Pour chaque objet analysé, l’autrice retrace les contextes et surtout les peurs qui ont porté son apparition, puis sa consommation.

    Le gobelet jetable, par exemple, est apparu aux États-Unis au milieu du XXe siècle, dans un contexte où les tasses communes, qui étaient accrochées par exemple aux fontaines d’eau, étaient soupçonnées de transmettre des germes.

    En 1910, l’Individual Drinking Cup Company (IDCC) lance d’abord le « gobelet public », puis le « gobelet individuel », puis le « gobelet sanitaire », prisé durant l’épidémie de grippe espagnole. « Toujours plus de propreté impliquait toujours plus de matière : des gobelets jetables, des pailles jetables, des emballages jetables », écrit-elle.

    Des besoins inventés
    Ce que Jeanne Guien démontre, c’est qu’il n’y avait pas de demande préexistante à l’apparition de ces objets. En France, au XVIIe siècle, « le peuple se mouchait avec ses doigts ou sa manche, les nobles avec un foulard ». Le mouchoir jetable, ancêtre du Kleenex, a pour sa part été conçu au Japon. Les nobles s’y mouchaient en effet dans du papier de soie dès le IXe siècle, nous dit-elle.

    En 1930, une publicité américaine de Kleenex affirme que « Kleenex remplace les mouchoirs en tissu chez les gens progressistes ». Après avoir ciblé les femmes riches qui se servaient des mouchoirs jetables pour se démaquiller, Kleenex lance son Mansize, pour conquérir le marché masculin. Et puis, pourquoi reculer devant la manne d’un public plus large ? Les mouchoirs jetables sont désormais présentés comme des produits « “pratiques et essentiels”, comme des objets quotidiens dans toutes les maisons ».

    Plus encore que la nécessité, c’est la peur qui est souvent mise en avant pour justifier la vente d’un nouveau produit. En entrevue, Jeanne Guien cite en exemple le cas des déodorants. En 1912, à une époque où les gens considéraient que le fait de se laver avec de l’eau était amplement suffisant comme mesure d’hygiène, une agence de publicité a l’idée de convaincre les femmes qu’elles pourraient faire souffrir leur entourage de l’odeur de leur transpiration sans s’en rendre compte.

    « Ce type de publicité, surnommé “campagne de la honte” ou “de la peur” devint un modèle par la suite : à travers le monde, on le retrouve dans les publicités pour le savon, le dentifrice, les déodorants vaginaux et même le papier à lettres… », écrit-elle.

    Indispensables téléphones
    Sans être immédiatement jetables, mais au moins aussi polluants, les téléphones intelligents ont fait l’objet d’une « diffusion rapide et massive, à un point unique dans l’histoire des techniques ». Grâce à l’effet de réseau systémique, « l’objet devient en soi un moyen d’intégration, ou d’exclusion ».

    « Dans certains pays, comme en Chine, il est nécessaire d’avoir un téléphone intelligent pour prendre les transports en commun », relève-t-elle.

    Experte de l’obsolescence programmée, Jeanne Guien met le lecteur en garde contre les multiples voies d’évitement en matière de réduction de la surconsommation.

    Prévient-on vraiment la surconsommation, par exemple, en mettant en marché un steak végétarien ? Soigne-t-on vraiment l’environnement en remplaçant, comme l’a fait McDonald’s dans les années 1990, le polystyrène par du carton ? Pourquoi ne pas carrément réduire l’usage du plastique plutôt que de compter sur son recyclage ? Les lois sur l’obsolescence programmée, comme celle qui est en vigueur en France, devraient-elles être plus largement appliquées ?

    Le greenwashing , largement pratiqué par les entreprises pour obtenir une acceptabilité environnementale douteuse, mériterait également d’être condamné, dit-elle. « Kleenex et Pornhub ne pourront jamais remplacer une forêt boréale en plantant des monocultures arboricoles. Ce discours est d’autant plus absurde que ces monocultures servent en général à la production », écrit-elle à titre d’exemple. Autre exemple ; un déodorant dit « bio efficace », qui a échoué au test d’innocuité « pour les femmes enceintes, les adultes, enfants et les adolescents, autrement dit pour tout le monde », écrit-elle.

    « Il faudrait pouvoir légiférer sur les contenus publicitaires », dit-elle en entrevue. « S’il n’y a pas de loi, les entreprises ne feront pas les choses par elles-mêmes. » Dans ce rapport publicitaire qui lie directement les entreprises et le grand public, les forces en cause sont pour l’instant déséquilibrées, et les intermédiaires ne sont pas au rendez-vous.

    #jetables #consumérisme #publicité #kleenex #peurs #déodorants #smartphones #obsolescence_programmée #surconsommation #plastiques #greenwashing #bio_efficace

    • Le consumérisme à travers ses objets Jeanne Guien
      https://www.editionsdivergences.com/livre/le-consumerisme-a-travers-ses-objets

      Qu’est ce que le consumérisme ? Comment s’habitue-t-on à surconsommer, au point d’en oublier comment faire sans, comment on faisait avant, comment on fera après ? Pour répondre à ces questions, Jeanne Guien se tourne vers des objets du quotidien : gobelets, vitrines, mouchoirs, déodorants, smartphones. Cinq objets auxquels nos gestes et nos sens ont été éduqués, cinq objets banals mais opaques, utilitaires mais surchargés de valeurs, sublimés mais bientôt jetés. En retraçant leur histoire, ce livre entend montrer comment naît le goût pour tout ce qui est neuf, rapide, personnalisé et payant. Car les industries qui fabriquent notre monde ne se contentent pas de créer des objets, elles créent aussi des comportements. Ainsi le consumérisme n’est-il pas tant le vice moral de sociétés « gâtées » qu’une affaire de production et de conception. Comprendre comment nos gestes sont déterminés par des produits apparemment anodins, c’est questionner la possibilité de les libérer.


      JEANNE GUIEN , ancienne élève de l’École normale supérieure, est docteure en philosophie et agrégée. En 2019, elle a soutenu une thèse à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne consacrée à la notion d’obsolescence, étudiant l’histoire des débats autour de la durée de vie des moyens de production et des biens de consommation. Membre du CETCOPRA et du LISRA, co-organisatrice du séminaire Deuxième vie des objets (Mines, EHESS), elle conduit également des expériences de recherche-action concernant les biffins (récupérateurs de rue en Ile-de-France), le freeganisme (récupération alimentaire), la collecte municipale des déchets et l’antipub. Elle anime également une émission radio et un blog sur médiapart afin de médiatiser certains enjeux sociaux et politiques liés au déchet : condition de travail des éboueurs et des biffins, politiques d’ « économie circulaire », injustices environnementales en France, répartition inégale de l’étiquette « écologiste » dans les luttes et les mouvements sociaux.

  • Crypto Company Turns Games It Doesn’t Own into NFTs, Quickly Deletes Them
    https://www.vice.com/en/article/n7nxxb/crypto-company-turns-games-it-doesnt-own-into-nfts-quickly-deletes-them

    As recently as last week, the Retro Arcade Collection was dubbed a set of NFTs meant for “preserving abandonware games on [the blockchain].” In practice, that meant playable demos for games like Blizzard’s Blackthorne and Remedy’s Death Rally had been embedded into NFTs without any authorization by those games’ rights holders. A week later, following inquiries from Waypoint, the NFTs were removed after “some NFTs got reported.”

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #nft #jeton_non_fongible #cryptoactifs #retro_arcade_collection #préservation #droit_d_auteur #blizzard #jeu_vidéo_blackthorne #remedy #jeu_vidéo_death_rally #abandonware #piratage #rashin_mansoor #metagravity_studio #jeu_vidéo_total_carnage #dmca #copyright #david_hoppe #gamma_law #droit #jeu_vidéo_alan_wake #epic_games #tim_sweeney #zachary_strebeck #nightdive_studios #jeu_vidéo_powerslave #jeu_vidéo_larry_kuperman #jeu_vidéo_edge_of_chaos #jeu_vidéo_warcraft

  • L’orchestration du quotidien - l’intempestive
    https://www.intempestive.net/L-orchestration-du-quotidien
    La bonne nouvelle du jour #Juliette_Volcler #livre #son

    Mon nouvel essai sort aujourd’hui en librairie. Il est publié aux éditions La Découverte, dans la collection Cahiers libres.


    Quatrième de couverture : Qu’ont en commun le « taa dam tâ-dâm » d’une annonce de la SNCF, le « ting » de validation d’un titre RATP, le « tu-tû-du dûûûû » d’un certain opérateur de télécoms, mais aussi le « pop » d’ouverture d’un jus de fruit, le « clic » d’un tube de mascara de luxe ? Tous ces sons et environnements qui font partie de notre quotidien partagent le fait d’avoir été composés. Derrière leur grande disparité, ils relèvent de ce que l’on nomme le design sonore. Sous ses formes commerciales dominantes, ce dernier agit comme un révélateur des évolutions récentes du capitalisme. Lorsqu’il se fonde, bien plus rarement, sur une exigence d’utilité sociale, il peut en revanche devenir un outil d’émancipation.

  • New friends

    https://www.wsj.com/articles/u-s-officials-meet-with-regime-in-venezuela-to-discuss-oil-exports-to-replace-r

    The Biden administration is seeking to ease oil sanctions on Venezuela as part of a broader U.S. strategy to temper oil prices that have skyrocketed because of Russia’s war in Ukraine, according to people familiar with the matter.

    U.S. officials began rare face-to-face meetings with Venezuelan officials in Caracas over the weekend, with a view to allowing Venezuelan crude oil back on to the open international market, these people said.

    #Russia #War #Venezuela #Oil #jetaimemoinonplus #peoplefamiliarwiththematter

  • Les milliardaires font flamber la planète et l’Etat regarde ailleurs Oxfam France - Charlotte Jarry
    https://www.oxfamfrance.org/rapports/les-milliardaires-font-flamber-la-planete-et-letat-regarde-ailleurs

    Selon un nouveau rapport d’Oxfam France et de Greenpeace France, le patrimoine financier de 63 milliardaires français émet autant de gaz à effet de serre que celui de 50% de la population française. Cette nouvelle étude inédite pose la question du partage de l’effort dans la transition écologique à accomplir, surtout après un quinquennat marqué par le mouvement des Gilets jaunes.

    Empreinte carbone du patrimoine financier des milliardaires : les chiffres-clés
    L’analyse d’Oxfam France et Greenpeace France révèle que :
    • Le patrimoine financier de 63 #milliardaires_français émet autant de gaz à effet de serre que celui de 50 % des ménages français. Avec au moins 152 millions de tonnes équivalent #CO2 en une année, le patrimoine financier de ces 63 milliardaires émet autant que le Danemark, la Finlande et la Suède réunis.
    • Trois milliardaires français émettent, via leur patrimoine financier, plus qu’un cinquième des Français.
    • À elle seule, la famille #Mulliez (#Auchan) émet autant que 11 % des ménages français, soit plus que tous les habitants d’une région comme la Nouvelle-Aquitaine.

    Lire le rapport : https://www.oxfamfrance.org/wp-content/uploads/2022/02/rapport_milliardaires_carbone220222.pdf

    Patrimoine financier des milliardaires : une empreinte carbone vertigineuse !
    Jusqu’à présent, plusieurs études ont calculé les émissions associées au style de vie et de consommation (#yatchs, #jets_privés…) des milliardaires. Mais ce n’est ici que l’arbre qui cache la forêt. Au-delà de leur mode de vie, c’est leur #patrimoine financier, via leur participation dans des #entreprises polluantes, qui est le poste le plus important de leur empreinte carbone totale.

    Le rapport de #Greenpeace France et #Oxfam France révèle ainsi que les émissions carbone du patrimoine financier des 63 milliardaires français est égale à 152 millions de tonnes CO2 eq soit l’empreinte du patrimoine financier de 50 % des ménages Français.

    Par leurs soutiens financiers à des entreprises en France ou à l’international, les milliardaires rendent possible et encouragent des projets émetteurs d’émissions de gaz à effet de serre sur l’ensemble de la planète. Ce sont donc eux qui ont la capacité de transformer ce modèle insoutenable en décarbonnant ces entreprises.

    Des investissements dans des secteurs parmi les plus polluants
    Notre rapport montre que, dans le top 3 des empreintes carbones des milliardaires, se trouvent des secteurs particulièrement polluants :
    #Gérard_Mulliez, dans la grande distribution (Auchan)
    #Rodolphe_Saadé, opérateur de transport maritime
    #Emmanuel_Besnier, propriétaire de #Lactalis (agro-alimentaire)

    Alors que la population française est appelée à faire de plus en plus d’efforts face au #changement_climatique, les grandes entreprises ne sont aujourd’hui soumises à aucune obligation climatique.

    ISF climatique : pour une fiscalité climatique efficace et équitable
    Ces inégalités vertigineuses posent la question du partage de l’effort dans la transition écologique à accomplir. Aujourd’hui, la fiscalité carbone pèse 4 fois plus lourd en proportion de leurs revenus sur les 20 % de ménages les plus modestes, par comparaison avec les 20 % de ménages les plus aisés.

    L’#empreinte_carbone démesurée des #milliardaires appelle à une correction aussi radicale que pragmatique. Greenpeace France et Oxfam France préconisent ainsi l’instauration d’un #ISF climatique dès 2022. Son idée est simple : il s’agit d’inclure dans le calcul de l’impôt des plus fortunés un malus assis sur l’empreinte carbone de leur patrimoine financier. Le calcul de l’ISF prendrait donc en compte deux variables : d’une part le niveau de patrimoine (la taille de la fortune), d’autre part, la quantité de CO2 qu’il contient (son impact sur le climat).

    Oxfam France et Greenpeace France appellent par ailleurs à une taxe supplémentaire sur les #dividendes pour les entreprises qui ne respectent pas l’Accord de Paris , qui rapportera au minimum 17 milliards d’euros aux finances publiques.

  • Damit wird die Kernfusion keinen Beitrag zur Lösung der Klimakrise ...
    https://diasp.eu/p/14113521

    Damit wird die Kernfusion keinen Beitrag zur Lösung der Klimakrise leisten können: Wenn die Technologie tatsächlich in den 2040er-Jahren großtechnisch zur Produktionsreife gelangt, müssen viele Staaten längst klimaneutral sein. (piqd) #Energie https://www.deutschlandfunk.de/auf-dem-weg-zum-fusionskraftwerk-100.html

  • Thé de #Bœuf
    https://www.cuisine-libre.org/the-de-boeuf

    Commencez par essuyer une bonne demie livre de bœuf maigre dont vous aurez pris soin d’enlever le gras. Hachez finement la viande et mettez-la dans un bocal avec un quart de litre d’eau froide. Fermez hermétiquement le bocal pour l’immerger dans une marmite d’eau froide. Chauffez lentement à 65°C environ. Laissez mijoter 2 ou 3 heures sur un feu doux. Ouvrez le bocal. Filtrez son bouillon à travers une étamine ou une passoire à mailles fines et jetez le bœuf. Salez selon le goût et servez très chaud… Bœuf, #Eau, #Fonds_et bouillons, #Angleterre / #Sans œuf, #Sans lactose, #Sans gluten, #Bouilli

  • La mairie de Jérusalem laissera des conteneurs pour recycler les bouteilles Sue Surkes
    https://fr.timesofisrael.com/la-mairie-de-jerusalem-laissera-des-conteneurs-pour-recycler-les-b

    La municipalité a expliqué avoir retiré 200 des 1 500 conteneurs en prévision de l’entrée en vigueur, le 1er décembre, de la nouvelle loi sur la consigne des bouteilles.

    La municipalité de Jérusalem a commencé à retirer les conteneurs de recyclage des bouteilles en prévision de l’entrée en vigueur de la loi sur la consigne des bouteilles https://fr.timesofisrael.com/les-bouteilles-jusqua-5-litres-seront-desormais-consignees le 1er décembre.


    Une femme jette une bouteille dans un bac de recyclage du centre de Jérusalem. (Crédit photo : Nati Shohat/Flash90)

    Mais une porte-parole a déclaré que si 200 des 1 500 conteneurs de ce type ont été retirés, il y a encore suffisamment de cages dans la ville pour répondre aux besoins de recyclage.

    Il y a un an, dans une victoire pour les groupes environnementaux et en particulier pour l’organisation de défense Adam Teva V’Din, qui a défendu cette cause, le ministère de la Protection de l’environnement a annoncé que la loi sur la consigne des récipients à boisson serait étendue aux bouteilles de 1,5 à 5 litres – une mesure qui devrait permettre aux consommateurs d’économiser près de 60 millions de shekels par an.

    Depuis 2001, date à laquelle le gouvernement a adopté la loi sur la consigne des contenants de boissons, une somme remboursable – actuellement 30 agorot – a été ajoutée au coût de toutes les canettes de boissons et des bouteilles en verre et en plastique contenant de 100 millilitres à 1,5 litre de boisson, afin d’encourager les gens à les rapporter après usage.

    Mais les bouteilles plus grandes ont été exemptées, principalement en raison de la pression exercée par les groupes ultra-orthodoxes et les fabricants.


    Des déchets plastiques dans la mer. (dottedhippo/iStock by Getty Images)

    Au cours des dernières semaines, le Times of Israël a reçu des signalements de résidents de différents quartiers de Jérusalem selon lesquels des conteneurs de recyclage pour des bouteilles autres que celles pour lesquelles une consigne peut être demandée ont disparu et que les appels à la municipalité de Jérusalem avaient donné des explications différentes.

    Selon la porte-parole, « la nouvelle loi sur la consigne, qui entrera en vigueur le 1er décembre, stipule que la responsabilité du placement et du fonctionnement des installations de recyclage des bouteilles incombe au ministère de la Protection de l’environnement ».

    « De nouvelles installations seront placées dans les chaînes de commercialisation et lorsque les bouteilles seront retournées, un avoir sera émis en retour », a précisé la porte-parole.

    « Avec la mise en œuvre de la loi, il ne sera pas nécessaire d’implanter des installations de recyclage de bouteilles dans toute la ville. Pendant la période actuelle, la municipalité travaille à la collecte des conteneurs, qui constituent un danger dans l’espace public, et tout [est fait] en coordination avec le ministère de la Protection de l’environnement. »

    La porte-parole a déclaré que la collecte principale des conteneurs existants sera effectuée après le 1er décembre, une fois que les alternatives, dans les zones commerciales, seront en place.

    Estimant que cette mesure permettrait aux Israéliens d’économiser quelque 56,3 millions de shekels par an, aux sociétés de collecte 45,6 millions de shekels et aux autorités locales 4,4 millions de shekels, l’ancien ministre de la Protection de l’environnement Gila Gamliel avait déclaré à l’époque qu’une prolongation de la consigne garantirait la viabilité économique d’une usine de recyclage du plastique en Israël et fournirait des matières premières aux producteurs locaux de bouteilles qui doivent actuellement importer du plastique recyclé de l’étranger. (La dernière usine de recyclage de bouteilles en plastique en Israël a fermé il y a des années.)

    Cela permettrait également de réduire la quantité de déchets mis en décharge et de créer de nouveaux emplois verts, avait déclaré la ministre.

    #Bouteilles #pollution #déchets #recyclage #écologie #plastique #environnement #plastique #pollutions_ #économie #consigne #LP

    • La pollution des sacs plastiques est un fléau pour Israël accro au tout jetable 18 juin 2019 - par Claudine Douillet
      https://www1.alliancefr.com/actualites/la-pollution-des-sacs-plastiques-est-un-fleau-pour-israel-accro-au-

      La militante Maya Jacobs, dont l’ONG Zalul se bat pour la protection du rivage et des rivières israéliennes, revient sur le dernier rapport WWF, qui s’alarme de la pollution plastique de la côte de Tel-Aviv, l’une des plus importantes du pourtour méditerranéen.

      D’après le dernier rapport du WWF https://www.liberation.fr/planete/2019/06/07/la-france-plus-gros-producteur-de-dechets-plastiques-en-mediterranee-selo , la côte de Tel-Aviv est la troisième plus touchée par la pollution plastique du pourtour méditerranéen, après la Cilicie turque et la région de Barcelone, avec une masse moyenne de 21 kilos de déchets plastiques par kilomètres de littoral.


      Les activistes locaux, à l’instar de Maya Jacobs, dirigeante de l’ONG Zalul en Israël, espère que ces chiffres vont alerter les politiques ainsi que l’opinion publique. L’Etat hébreu est le deuxième plus grand consommateur d’ustensiles plastiques à usage unique au monde, derrière les Etats-Unis, malgré une population 37 fois moindre.

      Quels facteurs expliquent un tel taux de pollution plastique des plages israéliennes ?
      Géographique d’abord : Israël est à l’exact opposé du détroit de Gibraltar [qui « ferme » la Méditerranée, ndlr], et comme le courant va dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, une partie des déchets plastiques de l’Afrique du Nord remonte jusqu’à nous.
      Et notamment ceux de l’Egypte, responsable de près de la moitié du plastique flottant dans la mer.

      Ceci étant dit, entre 60% à 80% de la pollution plastique des plages israéliennes est le fait des baigneurs israéliens, directement liée à une consommation de produits plastiques effarante, ancrée dans la culture locale.

      D’où vient cette consommation excessive ?
      Israël est accro au tout jetable. Cela s’explique autant d’un point de vue social - beaucoup de familles nombreuses, tant du côté juif qu’arabe, ont l’habitude de faire de grands pique-niques et repas familiaux lors des jours fériés et le week-end - que religieux.

      C’est plus facile de suivre les règles casher avec de nouveaux couverts à chaque repas. Pour beaucoup de femmes des milieux populaires et religieux, les couverts en plastique sont aussi une façon de s’épargner une corvée domestique.

      Il y a aussi une mentalité très « germophobe » : ici, les gens préfèrent toujours boire dans un gobelet en plastique qu’un verre, et tant pis pour la dose de perturbateurs endocriniens avalée au passage… Israël est un pays très avancé en termes de technologie ou d’agronomie mais complètement en retard sur l’éducation écologique.

      La population ne se sent pas responsable de l’environnement. Les pollueurs – tant au niveau individuel que les grosses entreprises – ont une sensation d’impunité.

      C’est d’autant plus étrange que le sionisme était à l’origine un retour à la terre sacrée : on aurait pu penser qu’il en découlerait une volonté de la protéger…

      Au niveau politique, rien n’est fait ?
      A l’école, on ne parle quasiment pas de pollution, ni des bonnes attitudes à prendre, comme le tri des ordures.
Il n’y a pas de programme national de lutte contre les déchets plastiques.

      Le recyclage est confié à des compagnies privées, dont certaines font faillite, faute d’aides publiques !

      A la Knesset (le parlement israélien), les partis religieux bloquent tout projet de loi visant à limiter ou taxer la consommation d’ustensiles en plastique car ils considèrent que cela dégraderait le niveau de vie des familles ultra orthodoxes, souvent modestes, sans penser au coût plus global de la pollution plastique.

      De façon générale, il y a un problème de sensibilisation, que des associations comme nous tentent de combler.

      Quand les gens voient les statistiques, ils sont choqués. Mais cette approche n’a qu’un effet limité s’il n’y a pas de décisions fermes venant d’en haut.

      Quelles mesures législatives sont nécessaires selon vous ?
      Il y a trois ans, une loi interdisant les sacs plastiques gratuits dans les supermarchés a été votée, pour limiter leur distribution systématique. Mais leur prix a été fixé trop bas, autour de 10 arogot (environ 2 centimes d’euros). Les gens n’y voient qu’une taxe de plus, quasi indolore, sans impact sur leurs habitudes.

      Nous militons pour une législation semblable à celle que la France et l’Union européenne viennent d’adopter sur les ustensiles à usage unique, et pour un système de consigne des bouteilles en plastique.

      Mais l’opposition politique et l’apathie restent fortes. Il nous faut changer les mentalités, ce qui passe aussi par l’application des lois existantes et une certaine sévérité. Le jet d’ordure sur la voie publique est théoriquement sanctionné d’une amende de 500 shekels (125 euros). Mais de mémoire d’activiste, je n’ai jamais vu un seul de ces PV !

      #Tout_jetable #jetable #plastiques_à_usage_unique #éducation #sacs_plastiques

  • Citizen4Science sur Twitter :

    “⏭️WEAR & REUSE A MASK 😷

    Lavez, réutilisez les #masques chirurgicaux, c’est efficace et écologique, jusqu’à 10 passages machine

    Bravo CHU_Grenoble pour cette étude !

    Des économies pour les #citoyens, et sur les 400 000 tonnes de déchets/an

    cc @AFNOR” / Twitter
    https://twitter.com/Citizen4Sci/status/1450053062400303106

    Reuse of medical face masks in domestic and community settings without sacrificing safety: Ecological and economical lessons from the Covid-19 pandemic - PubMed
    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34600007

    The type IIR polypropylene medical masks can be washed up to 10 times, washed 5 times and autoclaved 5 times, or washed then sterilized with radiations or ethylene oxide, without any degradation of their filtration or breathability properties.

    • Cool… plus d’un an après :
      https://seenthis.net/messages/879404

      C’est quand même dommage de confirmer cela un an et demi plus tard, après des milliards de jetage et, j’en ai bien peur, après une éducation, une habitude désormais tenace de considérer comme devant absolument être à jeter ensuite les masques chirurgicaux (à peu près personne au monde ne jette les masques « en tissu » qui ne protègent de rien et ne suivent aucune vraie norme de filtrage, alors que des masques chirurgicaux yen a partout dans les poubelles + directement par terre en ville comme les mégots). Mais le temps de la science, des études, etc, ok (mais quand même).

      Le seul moyen désormais serait d’avoir une campagne massive, télé + radio + affichage public, disant qu’il faut laver les masques et ne pas les jeter direct. Mais ça m’étonnerait qu’il y aura ça. Et donc ça continuera comme actuellement maintenant que l’habitude est prise.

      #jetable #écologie

    • J’exagère un peu : l’afnor a normalisé par le bas et promu ces masques pour les raisons que l’on sait : 1) il n’y avait plus assez de masques chirurgicaux au départ pour la population entière et donc ça a été priorisé pour les personnels de santé (ce qui prouve donc que c’est bien plus protecteur) et 2) ils n’avaient jamais testé le pouvoir filtrant des masques chirurgicaux après lavage. Et donc promouvoir des masques moins bien a été leur méthode pour que les gens trouvent et portent plus souvent des masques.

      Les masques grand public (et attention seulement ceux clairement marqué de « catégorie 1 ») filtrent maximum à 90% les petites particules < 10µ, alors que les masques chirurgicaux c’est 98% et en plus sont majoritairement bien mieux collés au visage (et 100% avec pince nez), ce qui fait une très grosse différence. Ces masques ont été promu, non pas parce qu’ils protégeaient bien, mais parce que pénurie de masques chirurgicaux qui suivaient vraiment une norme plus drastique (ce pourquoi ils sont utilisés par les soignants). Mais maintenant qu’on peut aussi les laver…

      En revanche quand on reste vraiment longtemps dans un lieu fermé (donc forte accumulation d’aérosols dans l’air), ou qu’il s’agit d’un lieu mal aéré, alors seuls les FFP2/N95 filtrent vraiment les encore plus petites particules < 1µ.

  • On n’a jamais parlé de Once Upon a Time in China (1991) de Tsui Hark avec Jet Li sur Seenthis ? Vraiment ? Et Once Upon a Time in China II (1992) avec Jet Li et Donnie Yen ? Ni le III (1993) ?

    https://www.youtube.com/watch?v=3vyfizkaAvU

    Comment c’est possible, ça ?

    Parce que Jet Li c’est quand même le meilleur acteur de tous les temps (si je te le dis), et que ça c’est la meilleure trilogie de tous les temps, et que Tsui Hark dans les années 80-90, hein tout de même…

    Alors le gros défaut de Jet Li, c’est qu’une fois que tu as vu un de ses films, tu ne peux plus regarder un Matrix sans ricaner (« I know kung-fu », et toi le spectateur tu te dis : « ben non mon petit bonhomme, Jet Li il sait faire du kung-fu, toi tu sais pas faire du kung-fu »).

  • Le réchauffement climatique responsable des vagues de froid polaire aux #États-Unis
    https://www.france24.com/fr/am%C3%A9riques/20210903-le-r%C3%A9chauffement-climatique-responsable-des-vagues-de-froid-

    L’#Arctique est la région de la planète qui se réchauffe le plus vite. Mais deux phénomènes sont en réalité à l’œuvre : d’une part, la fonte rapide de la #banquise et, d’autre part, une augmentation de la couverture neigeuse, en #Sibérie notamment.

    La fonte des glaces provoque un fort réchauffement, l’océan absorbant alors plus de chaleur, tandis que la neige supplémentaire en Sibérie, qui réfléchit davantage les rayons du soleil, entraîne un léger refroidissement.

    Dans une réaction en chaîne indirecte et complexe, ces deux évolutions combinées entraînent un bouleversement de la circulation atmosphérique. Les chercheurs se sont concentrés sur leur effet sur le #vortex_polaire. Il s’agit de très forts vents soufflant près du pôle en hiver et situés en haute altitude, dans la stratosphère. En temps normal, le vortex polaire forme un cercle capable de contenir l’air froid, "mais sous l’influence du changement climatique dans l’Arctique, il s’affaiblit et devient ovale", explique Mathew Barlow. Les perturbations atmosphériques montant du sol, plus importantes, « rebondissent » alors lorsqu’elles atteignent le vortex polaire, en étant redirigées vers la surface.

    Cette modification dans le mouvement des dépressions « pousse le #jet_stream [courant aérien qui souffle de l’ouest vers l’est] vers le sud », explique le chercheur. "Et lorsque vous poussez le jet stream vers le sud, il apporte de l’air froid avec lui."

  • Un cambriolage record de cryptomonnaies chez Poly Network par des pirates informatiques
    Le vol, évalué à 600 millions de dollars par des experts, est le plus important jamais observé par le secteur. La société Poly Network a invité les hackers à « (leur) parler pour trouver une solution »

    #Poly_Network, une société spécialisée dans les transferts de #cryptomonnaies, a rapporté mardi un vol record, le plus gros jamais observé par le secteur, évalué à 600 millions de dollars (512 millions d’euros) par des experts.

    « Cher hacker (...) nous voulons entrer en communication avec vous et vous exhorter à rendre les actifs que vous avez piratés », a écrit l’entreprise Poly Network dans une lettre adressée aux pirates informatiques et publiée sur Twitter. « La somme d’argent que vous avez piratée est la plus grosse dans l’histoire de la finance décentralisée. Cet argent vient de dizaines de milliers de membres de la communauté crypto. »

    https://twitter.com/PolyNetwork2/status/1425123153009803267/photo/1

    En tout, le vol de #jetons d’#Ethereum, #BinanceChain et #OxPolygon représente quelque 600 millions de dollars, selon des calculs d’utilisateurs comme le chercheur en #cybersécurité et spécialiste de l’Ethereum #Mudit_Gupta.

    Sur Twitter, l’entreprise a publié les adresses utilisées par les hackers, et appelé les détenteurs de portefeuilles de cryptomonnaies à les « blacklister ».

    Les piratages, une tendance « alarmante »

    Les transferts de #bitcoins et autres #crypto-actifs reposent sur la technologie de la #blockchain, qui permet a priori de se passer d’intermédiaires comme les banques, les transactions se faisant directement d’utilisateur à utilisateur.

    « Les autorités de n’importe quel pays vont considérer vos méfaits comme un crime économique majeur et vous serez poursuivis. (...) Vous devriez nous parler pour trouver une solution », insiste Poly Network dans sa lettre.

    Fin avril, les vols de cryptomonnaies, piratages et fraudes avaient atteint 432 millions de dollars (368,7 millions d’euros) en tout, selon #CipherTrace. « Ce chiffre peut sembler petit comparé aux années passées, mais si on regarde plus en détail, on observe une tendance alarmante : les piratages dans la #finance_décentralisée représentent désormais plus de 60% du volume total des #piratages et #vols », constate le cabinet spécialisé.
    #monaie #argent

  • Affaire Epstein : une Américaine porte plainte contre le prince Andrew pour abus sexuels
    https://www.letemps.ch/monde/affaire-epstein-une-americaine-porte-plainte-contre-prince-andrew-abus-sexue

    Une Américaine, qui accuse le prince britannique Andrew d’abus sexuels sous l’emprise du financier Jeffrey Epstein quand elle était mineure, a déposé une plainte, lundi, à New York, a indiqué la plaignante avec son avocat. Elle était âgée de 16 ans au moment des faits reprochés.

    La plainte, consultée par l’AFP, affirme que le duc d’York, deuxième fils de la reine d’Angleterre, est « l’un des hommes puissants » à qui la plaignante a été « remise dans un but sexuel », quand elle a été la victime entre 2000 et 2002 du vaste trafic sexuel pour lequel le financier Jeffrey Epstein a été inculpé et incarcéré. Ce dernier s’est donné la mort dans une prison de Manhattan, à l’été 2019.


    La plaignante Virginia Roberts Giuffre quitte le tribunal fédéral de New York, le 27 août 2019. — © EPA /ALBA VIGARAY

    La plainte a été déposée lundi au tribunal fédéral de Manhattan, en vertu d’une loi de l’Etat de New York sur les victimes mineures, qui donne un délai d’un an pour intenter une action pour abus sexuels, sans règle de prescription. Cette loi, entrée en vigueur en août 2019, laisse encore quelques jours aux victimes potentielles pour agir.

    Appel à la mobilisation des victimes du prince Andrew
    Le prince Andrew a déjà rejeté ces allégations. Il est accusé dans la plainte d’avoir « agressé sexuellement » la plaignante, alors mineure, à trois reprises : à Londres chez une très proche d’Epstein, Ghislaine Maxwell, et dans les propriétés de l’homme d’affaires à New York et dans les îles Vierges.

    « Je tiens le prince Andrew responsable de ce qu’il m’a fait. Les puissants et les riches ne sont pas exempts de rendre des comptes. J’espère que d’autres victimes verront qu’il est possible de ne pas vivre dans le silence et la peur », a indiqué l’accusatrice dans une déclaration transmise aux médias.

    Le duc plongé dans la tourmente
    Aujourd’hui âgé de 61 ans, le prince Andrew avait « catégoriquement » démenti de telles accusations dans une interview jugée calamiteuse à la BBC en novembre 2019. Il avait notamment émis des doutes sur l’authenticité d’une photographie très médiatisée le montrant avec la plaignante et, à l’arrière-plan, Ghislaine Maxwell, qui reste incarcérée dans l’affaire Epstein.

    Malgré ses dénégations, sa fréquentation de l’homme d’affaires américain l’avait plongé dans la tourmente et contraint à se retirer de la vie publique.

     #actualités_internationales #viol #jeffrey_epstein #epstein #pédophilie #culture_du_viol #ghislaine_maxwell #femmes #violophilie #grand_homme #prince_andrew #Angleterre

  • #Suisse : La première « boîte à bébé » a été ouverte il y a 20 ans à Einsiedeln

    L’hôpital régional d’Einsiedeln (SZ) a ouvert la première « boîte à bébé » de Suisse il y a 20 ans, le jour de la Fête des mères, en 2001. Il existe aujourd’hui sept autres installations de ce genre, dont une à Sion

    Au petit matin du 4 janvier 2020, un nouveau-né était découvert sur un chantier non chauffé de Därstetten, dans l’Oberland bernois, abandonné par sa mère la nuit précédente. Cette femme avait laissé dans une boîte en carton sa petite fille enveloppée dans une simple couverture en laine.

    Un agriculteur l’avait trouvée en état d’hypothermie sévère et avait alerté les secours, qui l’avaient ensuite emmenée par hélicoptère à l’hôpital cantonal de Berne. Peu de temps après, la police avait pu arrêter la mère et le père et les avait placés en détention, exposés à une amende et une peine de prison pour non-assistance à une personne incapable de se protéger elle-même.

    « Si la mère avait déposé son enfant dans la fenêtre à bébé la plus proche à Berne, elle n’aurait pas eu à craindre une amende ou des conséquences pénales », a déclaré à Keystone-ATS Dominik Müggler, l’homme à l’origine de la première boîte à bébé et responsable du projet « Baby window » de l’Aide suisse pour la mère et l’enfant (ASME).

    Aujourd’hui jugée indispensable
    Considérée par certains experts comme problématique sur le plan juridique et éthique il y a 20 ans, la "boîte à bébé" est devenue aujourd’hui une institution jugée indispensable. Depuis 2001, 26 nouveaux-nés y ont été déposés.

    Entre 1997 et 2001, alors qu’il n’y avait pas de "fenêtre à bébé", 13 nouveaux-nés abandonnés ou tués ont été recensés en Suisse. Il y en a eu 17 au cours des vingt dernières années, a indiqué M. Müggler.

    Le principe de la "fenêtre à bébé" est simple : les mères en détresse peuvent déposer leur bébé dans un compartiment accessible depuis l’extérieur d’un bâtiment hospitalier avant de le refermer et de s’en aller. Une alarme signalant la présence du nouveau-né se déclenche trois minutes plus tard.

    Prise en charge par l’APEA
    Après son dépôt, le bébé est pris en charge par l’hôpital et par l’Autorité de protection de l’enfant et de l’adulte (APEA) en attendant son adoption. La mère peut s’adresser à l’APEA ou à l’ASME pour prendre contact avec son enfant. Elle peut le récupérer avant une éventuelle adoption qui intervient officiellement au plus tôt un an après l’abandon du bébé. La première alarme dans une "boîte à bébé" a retenti le 5 septembre 2002 à 14h30 à Einsiedeln.

    Dominik Müggler a eu l’idée d’installer des « fenêtres à bébé » après avoir entendu parler de la « trappe à bébé » de Hambourg (Allemagne) qui a ouvert en 2000. Il a contacté un ami médecin à Einsiedeln qui a organisé une rencontre avec les responsables de l’hôpital.

    Avant même la réunion, l’hôpital a apporté son soutien à l’idée à la condition que ce service ne s’appelle pas « trappe à bébé », mais « fenêtre à bébé ». La découverte en 1999 d’un bébé abandonné mort au bord du lac de Sihl, près d’Einsiedeln, avait provoqué un choc dans la région. La « boîte à bébé » semblait la bonne solution pour éviter qu’une telle tragédie ne se reproduise.

    Huit « fenêtres à bébé »
    Il existe actuellement huit « fenêtres à bébé » en Suisse. Elles sont installées à Einsiedeln, Olten (SO), Berne, Bâle, Davos (GR), Bellinzone, Zollikerberg (ZH) et Sion. Les coûts de mise en place sont pris en charge par l’ASME, soit en moyenne environ 70’000 francs.

    Depuis 2001, 26 nouveaux-nés ont été déposés dans les « boîtes à bébé ». Treize mères se sont manifestées et ont révélé leur identité et six d’entre elles ont voulu récupérer leur progéniture après avoir surmonté une période de crise. Dans les six cas, l’enfant leur a été rendu.

    Dominik Müggler est convaincu que la Suisse a besoin de plus de « fenêtres à bébé ». Il serait bon d’en installer dans l’Oberland bernois et à St-Gall, estime-t-il notamment.

    Source : https://www.letemps.ch/societe/premiere-boite-bebe-ouverte-y-20-ans-einsiedeln

    #Pauvreté #fenêtre_à_bébé #Baby_window #trappe_à_bébé #boîte_à_bébé

    • J’arrive pas à savoir si c’est ironique ton commentaire @metroet_ les situations concernées sont je l’imagine pour la plus part les conséquences de viols dont une bonne part d’inceste, dénis de grossesses ect. Il me semble que permettre l’abandon d’enfants dans de bonnes conditions est bénéfique avant tout pour les enfants, ca leur donne une petite chance d’échapper à des maltraitances de la part de leurs géniteurices et parfois probablement à l’infanticide.

      Ce qui m’étonne c’est que cette possibilité d’abandon anonyme est ancienne en France, et je m’étonne que ca n’arrive qu’en 2001 en Suisse.

    • #Davos accueille chaque année le forum économique mondial (World Economic Forum, WEF), réunion des dirigeants de la planète avec les plus riches des multi milliardaires.
      Par ailleurs, c’est une destination touristique majeure, très prisée par la #jet-set, qui adore les hôtels de grand luxe.
      La confrontation avec un #fait_divers qui illustrerait le résultat de leurs décisions . . . .. . .

      Berne est un centre politique qui joue un rôle décisif dans la politique financière et monétaire nationale Suisse et internationale.
      Manquerait plus qu’on y trouve des nouveaux nés morts dans la rue, ce serait très mauvais pour l’image de marque.

      Autre chose, en France existe la possibilité d’accoucher sous X, et pas dans la rue.

    • Merci pour ta réponse @metroet_
      Ok pour que la suisse soit un pays de gros riches mais je voie pas le lien avec le sujet. Y a pas de personnes en difficultés dans les pays riches ? Les victimes de viols, d’inceste, celles qui sont dans le deni de grossesse sont plus en faute car elles sont enceintes dans la ville du forum économique mondiale... (et je veux pas dire que les abandons d’enfants se font que chez les pauvres, chez les riches aussi les bons pères de familles violent leurs filles et peuvent les rendre enceintes et je croi pas que les femmes qui laissent les gosses dans une boite le font à la légère pour le fun et si il y en a qui le font à la légère pour le fun, alors tant mieux qu’elles n’aient plus la résponsabilité de gosses)

      Sinon pour la France et l’accouchement sous X, il n’existe plus car les enfants nés sous X ont fait pression afin de pouvoir traquer leurs génitrices et illes obtiennent gain de cause au détriment des femmes qui croyait que l’état leur assurerait l’anonymat. Alors non, y a pas réellement d’accouchement sous X en France.

    • relaté dans un livre de e.badinter, je pense l’amour en plus (1980), en france, la « boite à bébé » remonte à napoléon, cela lui a permis d’avoir de la chair à canon pour ses guerres en Egypte et ailleurs.

    • Auparavant, les bébés étaient abandonnés ( principalement pour des raisons financières) à la porte des églises, des monastères, des grandes maisons bourgeoises.

      Les boites à bébé sont apparues en Italie dès le XVe siècle).

  • The two sides of TUI : crisis-hit holiday giant turned deportation specialist

    2020 was a rough year for the tourism industry, with businesses worldwide cancelling holidays and laying off staff. Yet one company has been weathering the storm with particular ruthlessness: the Anglo-German giant TUI.

    TUI (Touristik Union International) has been called the world’s biggest holiday company. While its core business is selling full-package holidays to British and German families, 2020 saw it taking on a new sideline: running deportation charter flights for the UK Home Office. In this report we look at how:

    - TUI has become the main airline carrying out charter deportation flights for the UK Home Office. In November 2020 alone it conducted nine mass deportations to 19 destinations as part of Operation Sillath, and its deportation flights continue in 2021.
    - TUI lost over €3 billion last year. But the money was made up in bailouts from the German government, totalling over €4 billion.
    – TUI’s top owner is oligarch Alexey Mordashov, Russia’s fourth richest billionaire who made his fortune in the “Katastroika” of post-Soviet asset sell-offs. His family holding company made over €100 million in dividends from TUI in 2019.
    – In 2020, TUI cut 23,000 jobs, or 32% of its global workforce. But it carried on paying out fat salaries to its bosses – the executive board waived just 5% of their basic pay, with CEO Fritz Joussen pocketing €1.7 million.
    – Other cost-cutting measures included delaying payments of over €50m owed to hotels in Greece and Spain.
    - TUI is accused of using its tourist industry muscle to pressure the Greek government into dropping COVID quarantine requirements last Summer, just before the tourist influx contributed to a “second wave” of infections.
    – It is also accused of pressuring hotels in the Canary Islands to stop hosting migrants arriving on wooden boats, fearing it would damage the islands’ image in the eyes of TUI customers.

    TUI: from heavy industry to holiday giant

    Calling itself the ‘world’s leading tourism group’, TUI has 277 direct and indirect subsidiaries. The parent company is TUI AG, listed on the London Stock Exchange and based in Hannover and Berlin.

    TUI describes itself as a ‘vertically-integrated’ tourism business. That means it covers all aspects of a holiday: it can take care of bookings, provide the planes to get there, accommodate guests in hotels and cruises, and connect them with ‘experiences’ such as museum vists, performances and excursions. Recent company strategy buzz highlights the use of digitalisation – ‘driving customers’ into buying more services via its apps and online platforms. Where it can’t do everything in-house, TUI also uses other airlines and works extensively with independent hotels.

    TUI’s major assets are:

    - Hotels. By September 2020 the company ran over 400 hotels, the most profitable of which is the RIU chain, a company jointly owned by the Mallorca-based RIU family.
    - Cruises. TUI owns three cruise companies – TUI Cruises, Hapag-Lloyd Cruises and Marella Cruises – which between them operate 17 vessels.
    - Airlines. TUI has five airlines with a total fleet of 137 aircraft. 56 of these are operated by its biggest airline, the British company TUI Airways. Collectively, the airlines under the group are the seventh largest in Europe.

    TUI also runs the TUI Care Foundation, its vehicle for green PR, based in the Hague.

    The company has a long history dating back to 1923 – though it is barely recognisable from its earlier embodiment as the energy, mining and metalworking group Preussag, originally set up by the German state of Prussia. Described by some as the “heavy industrial arm” of the Nazi economy, Preussag was just one of many German industrial firms which benefited from forced labour under the Third Reich. It transformed itself into a tourism business only in 1997, and completed a long string of acquisitions to become the behemoth it is today – including acquiring leading British travel agents Thomson in 2000 and First Choice Holidays in 2007.

    TUI holidaymakers are mostly families from the UK and Germany, with an average ticket for a family of four costing €3,500 . The top five destinations as of Easter 2019 were, in order: Spain, Greece, Egypt, Turkey, and Cape Verde.

    The UK branch – including TUI Airways, which is responsible for the deportations – is run out of Wigmore House, next to Luton Airport in Bedfordshire. The UK managing director is Andrew “Andy” Flintham. Flintham has been with TUI for over 15 years, and previously worked for British Airways and Ford.

    Dawn Wilson is the managing director of TUI Airways. and head of airline operations on the TUI aviation board, overseeing all five of TUI’s airlines. Wilson is also a director of TUI UK. Originally from Cleethorpes, Wilson’s career in the industry began as cabin crew in the 80s, before rising up the ranks of Britannia Airways. Britannia’s parent company Thomson was acquired by TUI in 2000.
    TUI’s crisis measures: mass job losses, deportations, and more

    Before the pandemic TUI was a success story, drawing 23 million people a year to sun, sea, snow or sights. In 2019, TUI was riding high following the collapse of its key UK competitor, Thomas Cook. It branched out by adding 21 more aircraft to its fleet and picking up a number of its rival’s former contracts, notably in Turkey. TUI’s extensive work in Turkey has recently made it a target of the Boycott Turkey campaign in solidarity with the Kurdish people. The one bum note had been the grounding of its Boeing 737 MAX airliners, after two crashes involving the aircraft forced the worldwide withdrawal of these planes. Despite that, the company made close to €19 billion in revenues in 2019, and a profit of over €500 million. Most of that profit was handed straight to shareholders, with over €400 million in dividends. (See: Annual Report 2019). And the future looked good, with record bookings for 2020.

    Then came COVID-19. By the end of the 2020 financial year, travel closures had resulted in losses of €3 billion for TUI, and a net debt of €4.2bn. To stay afloat, the company has managed to pull in handouts from the German state, as well as backing from its largest shareholder, the Russian oligarch Alexei Mordashov. It has also turned to a number of controversial business practices: from mass job losses to becoming Brexit Britain’s main deportation profiteer.

    Here we look at some of what TUI got up to in the last year.
    Government bailouts

    Had it been left to the free market, TUI might well have gone bust. Fortunately for TUI’s investors, the German government rode to the rescue. In total, the state – working together with some banks and private investors – has provided TUI with €4.8bn in bailout funds to see it through COVID-19.

    The vast bulk of this money, €4.3 billion to date, has come from German taxpayers. TUI received a €1.8 rescue loan from state development bank KsF in April 2020, followed by another €1.2 billion package in August. The third bailout, agreed in December 2020, totalled €1.8 billion. €1.3 billion of this was more government money – from the German Economic Support Fund (WSF) as well as KsF.

    While some was a straight loan, portions came as a “silent participation” convertible into shares in the company – that is, the state has the option to become a major TUI shareholder. The deal also involved the government having two seats on TUI’s supervisory board. The German state is now intimately involved in TUI’s business.

    The other €500m was raised by issuing new shares to private investors. TUI’s largest owner, Alexey Mordashov, agreed to take any of these not bought by others – potentially increasing his stake in the company from 25% to as much as 36% (see below).
    Slashing jobs

    Alongside bail-outs, another key part of TUI’s response to the COVID crisis has been to hit the staff. Back in May 2020 there was widespread media coverage when TUI announced it would make 8,000 job cuts globally. Then in July 2020, the company announced it would close 166 of its 516 travel agencies in the UK and Ireland at a cost of 900 jobs.

    But these announcements turned out to be just the beginning. In the 2020 Annual Report, published in December 2020, TUI quietly announced that it had in fact cut 23,143 jobs – that is 32% of its total staff.

    Particularly hard hit were hotel staff, whose numbers fell by over 13,000, 46% of the total. The workforce of TUI’s excursions and activities division, TUI Musement, was cut in half with almost 5,000 job losses (Annual Report, p88). And these figures do not include staff for TUI Cruises (JV), a joint venture company whose employees are mainly hired through agencies on temporary contracts.

    Home Office deportation airline of choice

    TUI is not known to have been previously involved in deportations from the UK, Germany or any other country. But since August 2020, its UK subsidiary TUI Airways has suddenly become the UK’s top deportation airline. It carried out the vast majority of mass deportation charter flights from the UK between August and December 2020, and continues to do so in January 2021.

    This included many of the rush of pre-Brexit “Operation Sillath” deportations to European countries before the New Year – where the Home Office pushed to expel as many refugees as possible under the Dublin Regulation before it crashed out of this EU agreement. But it also works further afield: TUI carried out all charter deportations from the UK in November, including one to Ghana and Nigeria.

    Because of this, TUI looked a likely candidate to be operating the so-called ‘Jamaica 50’ flight on 2 December, and was one of a number of possible airlines targeted by a social media campaign. However, the company eventually clarified it would not be doing the flight – Privilege Style, whom Corporate Watch recently reported on, turned out to be the operator. It is unclear whether or not TUI had originally been booked and pulled out after succumbing to public pressure.
    No hospitality in the Canary Islands

    The company’s disregard for the lives of refugees is not limited to deportation deals. In the Canary Islands, a local mayor revealed that TUI (along with British airline Jet2) had warned hotels not to provide emergency shelter to migrants, threatening it would not ‘send tourists’ if they did.

    Record numbers of African migrants arrived on wooden boats to the islands in 2020, and some have been accomodated in the hotels at the state’s expense. Nearly 2,170 migrants died trying to reach Spain that year, the majority en-route to the Canaries. The islands had seen a dramatic fall in holidaymakers due to the pandemic, and many hotel rooms would have sat empty, making TUI’s threats all the more callous.
    Pushing back against Greek COVID-19 measures

    TUI has been pressing destination countries to reopen to tourists following the first wave of the Coronavirus pandemic. This has become a particular issue in Greece, now the company‘s number one destination where TUI has been accused of exerting pressure on the government to relax anti-COVID measures last Summer.

    According to a report in German newspaper BILD (see also report in English here), TUI threatened to cancel all its trips to the country unless the government dropped quarantine regulations for tourists. The threat was reportedly made in negotiations with the Greek tourism minister, who then rushed to call the Prime Minister, who backed down and rewrote the Government’s COVID-19 plans.

    Greece had been viewed as a rare success story of the pandemic, with the virus having largely been contained for months – until early August, a few weeks after it welcomed back tourists. Some have blamed the country’s “second wave” of COVID-19 infections on the government’s “gamble of opening up to tourists”.

    Leaving hotels in the lurch

    Despite having pushed destination countries to increase their COVID-19 exposure risks by encouraging tourism, the company then refused to pay hoteliers in Greece and Spain millions of euros owed to them for the summer season. Contractual changes introduced by TUI forced hotels to wait until March 2021 for three-quarters of the money owed. In Greece, where the company works with over 2,000 hotels, the sum owed is said to be around €50m, with individual hotels reportedly owed hundreds of thousands of euros. This money is essential to many businesses’ survival through the low season.

    TUI’s actions are perhaps all the more galling in light of the enormous government bailouts the company received. In the company’s 2020 Annual Report, amid sweeping redundancies and failure to pay hoteliers, CEO Fritz Joussen had the arrogance to claim that “TUI plays a stabilising role in Southern Europe, and in Northern Africa too, with investment, infrastructure and jobs.”
    Rolling in it: who gains

    The supposed rationale for government COVID bail-outs, in Germany as elsewhere, is to keep the economy turning and secure jobs. But that can’t mean much to the third of its work force TUI has sacked. If not the workers, who does benefit from Germany funneling cash into the holiday giant?

    TUI’s bailout deals with the German government forbade it from paying a dividend to shareholders in 2020. Although in previous years the company operated a very high dividend policy indeed: in 2018 it handed over €381 million, or 47% of its total profit, to its shareholders. They did even better in 2019, pocketing €423 million – or no less than 80% of company profits. They will no doubt be hoping that the money will roll in again once COVID-19 travel restrictions are lifted.

    Meanwhile, it appears that the crisis barely touched TUI’s executives and directors. According to the 2020 Annual Report (page 130), the company’s executives agreed to a “voluntary waiver of 30% of their fixed remuneration for the months of April and May 2020”. That is: just a portion of their salary, for just two months. This added up to a drop of just 5% in executive salaries over the year compared with 2019.

    Again: this was during a year where 32% of TUI staff were laid off, and the company lost over €3 billion.

    In a further great show of sacrifice, the Annual Report explains that “none of the members of the Executive Board has made use of their right to reimbursement of holiday trips which they are entitled to according to their service agreements.” TUI is infamous for granting its executives paid holidays “without any limitation as to type of holiday, category or price” as an executive perk (page 126).

    After his 5% pay cut, CEO Fritz Joussen still made €1,709,600 last year: a basic salary of €1.08 million, plus another €628,000 in “pension contributions and service costs” including a chauffeur driven car allowance.

    The next highest paid was none other than “labour director” Dr Elke Eller with €1.04 million. The other four members of the executive board all received over €800,000.

    The top dogs

    Who are these handsomely paid titans of the holiday industry? TUI’s CEO is Friedrich “Fritz” Joussen, based in Germany. Originally hired by TUI as a consultant, Joussen has a background in the German mobile phone industry and was head of Vodafone Germany. The slick CEO can regularly be found giving presentations about the TUI ‘ecosystem’ and the importance of digitisation. Besides his salary, Joussen also benefits from a considerable shareholding accrued through annual bonuses.

    Overseeing Joussen’s executive team is the Supervisory Board, chaired by the Walrus-moustachioed Dr. Dieter Zetsche, or ‘Dr. Z’, who made his fortune in the management of Daimler AG (the car giant that also owns Mercedes–Benz, and formerly, Chrysler ). Since leaving that company in 2019, Zetsche has reportedly been enjoying a Daimler pension package of at least €4,250 a day. TUI topped him up with a small fee of €389,500 for his board duties in 2020 (Annual Report p140).

    With his notable moustache, Dr. Z is a stand-out character in the mostly drab world of German corporate executives, known for fronting one of Daimler’s US ad campaigns in a “buffoon tycoon” character. At the height of the Refugee Summer of 2015, Dr. Dieter Zetsche abruptly interrupted his Frankfurt Motor Show speech on the future of the car industry to discuss the desperate situation facing Syrian refugees.

    He said at the time: “Anybody who knows the past isn’t allowed to turn refugees away. Anybody who sees the present can’t turn them away. Anybody who thinks about the future will not turn them away.” Five years later, with TUI the UK’s top deportation profiteer, this sentiment seems to have been forgotten.

    Another key figure on the Supervisory Board is Deputy Chair Peter Long. Long is a veteran of the travel industry, having been CEO of First Choice, which subsequently merged with TUI. He is credited with pioneering Turkey as an industry destination.

    Long is a controversial figure who has previously been accused of ‘overboarding’, i.e. sitting on the directors’ boards of too many companies. Described as a “serial part timer”, he was executive chairman of Countrywide PLC, the UK’s largest estate agency group, but stepped down in late November 2020 after apparently ruffling shareholders’ feathers over a move that would have given control of the company to a private equity firm. In 2018, Countrywide was forced to abandon attempts to give bosses – including himself – shares worth more than £20m. Long also previously stepped down as chairman of Royal Mail after similarly losing shareholder support over enormous executive pay packages. In his former role as as head of TUI Travel, he was among the UK’s top five highest earning CEOs, with a salary of £13.3 million for the year 2014 -15.

    The man with the money: Alexey Mordashov

    But all the above are paupers compared to TUI’s most powerful board member and top shareholder: Alexey Mordashov, a Russian oligarch who is reportedly the country’s fourth richest billionaire, with a fortune of over $23 billion. His family holding company is TUI’s main owner with up to 36% of company shares.

    Mordashov’s stake in TUI is held through a Cyprus-registered holding company called Unifirm.

    In 2019, Mordashov transferred 65% of his shares in Unifirm to KN-Holding, a Russian company owned jointly by his two sons, Kirill and Nikita, then aged 18 and 19. However, Russian media report that after the younger son Nikita was kicked out of university in 2020, he was sent to the army, and his shares transferred to Kirill.

    It may not be massive money to Mordashov, but his family company have certainly done well out of TUI. In 2019 TUI paid out €423 million in dividends to its shareholders, no less than 80% of total profits. At the time Unifirm owned one quarter (24.95%) of TUI. That means the Mordashovs will have received over €100 million on their investment in TUI just in that one year.

    “Steel king” Alexey Mordashov’s rise to the height of the global mega-rich began with a typical post-Soviet privatisation story. Born in 1965, the son of steel workers, he studied economics and accountancy and by 1992 was finance director of a steel plant in his hometown of Cherepovets. In the early and mid-1990s, the great Russian “Katastroika” sell-off of state assets saw steel mill and other workers handed shares in the former collective enterprises. In the midst of an economic collapse, workers sold on their shares to pay food and heating bills, while the likes of Mordashov built up massive asset portfolios quick and cheap. In the next privatisation phase, the budding oligarchs were handed whole industries through rigged auctions.

    Mordashov turned his steel plant holdings into a company called Severstal, now among the world’s largest steel firms. He then expanded Severstal into Severgroup, a conglomerate with holdings in everything from airports to goldmines (Nordgold) to supermarkets (Lenta), to mobile phone networks (Tele2 Russia), as well as the local hockey team Severstal Cherepovets. Vladimir Lukin, Mordashov’s legal adviser at Severgroup, is also a member of the TUI Supervisory Board.

    Business media paint Mordashov as less flamboyant than your average oligarch. His new megayacht Nord, built in Germany and registered in the Cayman Islands, is only 142 metres long – 20 metres shorter than Roman Abramovitch’s Eclipse.

    In December 2020, TUI declared that Unifirm owned 25% of its shares. But the number will have increased in TUI’s third bail-out deal in January: as well as more money from the German government and its banks, Unifirm agreed to inject more cash into the company in return for boosting its ownership, buying up new shares to a maximum of 36%. The exact current holding has not yet been announced.

    TUI’s increasing control by Mordashov was approved by the German financial regulator Bafin, which stepped in to exempt him from a rule that would have required Unifirm to bid for a full majority of the shares once it held more than 30%.
    Other shareholders

    Unifirm is the only shareholder with over 10% of TUI shares. Some way behind, Egyptian hotel-owning businessman called Hamed El Chiaty has a stake of just over 5%, via the Cyprus-based DH Deutsche Holdings. But most of TUI’s shares are owned in smaller chunks by the usual suspects: the global investment funds and banks that own the majority of the world’s assets.

    In December 2020 these funds each had over 1%: UK investor Standard Life Aberdeen; giant US-based fund Vanguard; Canada’s state pension system; and Norges Bank, which manages the oil-rich national wealth fund of Norway. Two other major investment funds, Pioneer and BlackRock, had around 0.5% each. (NB: these numbers may have changed after the new January share sale.)

    TUI can’t take its reputation for granted

    A company of TUI’s size backed by the German government and a Russian billionaire may seem impervious to criticism. On the other hand, unlike more specialist charter airlines, it is very much a public facing business, relying above all on the custom of North European families. The endless stream of negative reviews left by disgruntled customers following cancelled TUI holidays in 2020 have already tarnished its image.

    In a sign of just how worried the company may be about its reputation, it put out a tender in the autumn for a new PR agency to take care of “relaunching the brand into the post-Covid world”. This was ultimately awarded to the US firm Leo Burnett. If outrage at the UK’s deportation push keeps up, TUI might well need to pay attention to online campaigns or demonstrations at its travel agents.

    Another vulnerability the company has itself identified is political instability in destination countries, as evidenced by TUI’s nervousness over migrant arrivals in the Canary Islands. Here too, its image is being harmed by actions such as exerting pressure on the Greek government to relax COVID measures, and its treatment of independent hotels. TUI cannot take public support for granted in top destinations such as Greece and Spain, where campaigning at its resorts could play a role in shifting company policy.

    https://corporatewatch.org/the-two-sides-of-tui-crisis-hit-holiday-giant-turned-deportation-spe

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  • On Quitting Academia

    In​ May, I gave up my academic career after 27 years. A voluntary severance scheme had been announced in December, and I dithered about it until the pandemic enforced focus on a fuzzy dilemma. Already far from the sunlit uplands, universities would now, it seemed, descend into a dark tunnel. I swallowed hard, expressed an interest, hesitated, and then declared my intention to leave. A settlement agreement was drafted, and I instructed a solicitor. Hesitating again, I made a few calls, stared out of the window, then signed.

    My anxiety about academia dates back to my first job, a temporary lectureship in history at Keele University. I had drifted into doctoral research with a 2.1 from Cambridge and an unclassified O-Level in self-confidence. My friends from university, many headed for work in London, had initially been sceptical. One of them, later the deputy prime minister, worried that academic pay was crap and I’d have to read everything. Besides, decent posts were scarce. But I liked my subject, was taken on by a charismatic professor, scraped a grant, and switched Cambridge colleges as a gesture towards a fresh start. Reality had been evaded. To an extent unthinkable today, arts postgrads were left alone to read. At lamplit tutorials and seminars, held in book-lined rooms in dark courtyards, it was hard not to feel like an impostor, though, looking back, I now realise that others were also straining to suspend disbelief in themselves. Then, suddenly, I was out of time and needed a job. It was the end of what feels now like one long autumn of snug teas and cycling through mists.

    The day I arrived in Keele, it was raining. I’d split up with my girlfriend and had arranged to share a house with a colleague I’d never met; my office was still in the process of being built. Ahead lay the prospect of cobbling together dozens of lectures while at the same time somehow writing up my PhD. I was gloomy and apprehensive, but things fell into place. My housemate hadn’t finished his thesis either: we laboured through early mornings and evenings, eventually submitting on the same day. The teaching was exciting and rewarding. There were a lot of mature students, some of them displaced by the closure of the Staffordshire collieries, all eager to learn. My impostor syndrome went into remission. I had articles accepted by peer-reviewed journals, passed my PhD viva, and ascended through a series of jobs. In 2007 I joined the University of East Anglia and four years later was made a professor. I published books, essays and reviews, received grants and fellowships, spoke at seminars and conferences, assessed manuscripts, supervised postgraduates, served as an external examiner and sat on committees. I had become the person I once impersonated. There were still Billy Liar moments: doodling in meetings, dreaming up titles for novels, imagining the present as prelude. But the masquerade was over. What I did was who I was.

    Then, two years ago, things took a turn. A viable application for a big research grant fell at the first hurdle. Two articles I’d spent months on were rejected, one quite quickly, the other after a long ordeal of consideration and resubmission. Some of the assessors, cloaked in anonymity, seemed affronted by what I was trying to say. It was crushing, but also an awakening. They had pecked so viciously because I was an injured hen in the brood. They sensed disingenuousness, ebbing engagement, slippage from relevance, and, behind it all, a loss of faith. When I felt I’d been faking it I was the genuine article; now I was established I’d become an interloper. I realised I’d said all I had to say. So when my wife accepted a job in Dublin and I took a career break to look after our children, settling into non-academic life was easy. I didn’t miss it, any of it.

    It used to be more interesting. In 1993, Keele still bore a resemblance to the world Malcolm Bradbury captured in The History Man (1975): lecturers taught whatever enthused them – one medievalist offered a course on the Holocaust – and the cooler professors held parties to which students were invited. There were eccentrics straight out of Waugh’s Decline and Fall: loveable cranks who had written one or zero books, drank at lunchtime and liked a flutter. They smoked in their offices and let ferrety dogs roam the corridors. They were amused by the arrival of career-minded scholars, and panicked when the Higher Education Funding Council for England (HEFCE) demanded to know how taxpayers’ money was being spent. The Research Assessment Exercise found them wanting in research, and a dawning age of inspection exposed worryingly heterodox teaching methods. Immediately before a HEFCE visit, a dusty sculpture was rinsed under the tap to make a good impression, as if the inspectors were a bevy of exacting aunts rather than fellow academics pressed into public service. In my next job, a wall of photocopied ‘evidence’ was adduced in the department’s cause, and a crate of booze was bought, in contravention of HEFCE rules, to relax the inspectors. Alas, it was stolen by some students.

    These were in many respects the bad old days, unworthy of anyone’s nostalgia. There was too little transparency, permitting countless small abuses. There was favouritism and prejudice; a policy of laissez-faire concealed unequal workloads and, in some cases, sheer indolence. The tightening of central controls in the 1990s introduced accountability to the system, and the expansion of the higher education sector generally, which happened around the same time, did good by allowing more young people from working-class backgrounds to earn a degree, something that, to their parents as to mine, had previously represented a social distinction as remotely glittering as a knighthood. When I began my PhD, there were fewer than fifty universities in the UK, awarding around 80,000 first degrees annually; twenty years later the number of HE institutions had nearly trebled, and the number of degrees had increased by a factor of five. In 1999 Tony Blair vowed that the 33 per cent of school-leavers then in higher education would rise to 50 per cent in the next century, a goal that was reached in 2018.

    Widening opportunity in education is the noblest of social and political projects. But the cost is now clear. In the ‘bad old days’ students were, as they are today, taught with commitment and passion, but sometimes eccentricity added a spark. Provided he – and it was usually a he – turned up fully dressed and sober and didn’t lay hands on anyone, the crazy lecturer could be an inspiration. Expectations were less explicit, the rhetoric and metrics of achievement were absent, which made everyone feel freer. Even applying to a university seemed less pressured, because it was so unclear what it would be like when you got there. You absorbed teachers’ anecdotal experiences and sent off for prospectuses, including the student-produced ‘alternative’ versions mentioning safe sex and cheap beer. Even after matriculation I had only a vague sense of the structure of my course. The lecture list was to be found in an austere periodical of record available in newsagents. Mysteries that today would be cleared up with two clicks on a smartphone had to be resolved by listening to rumours. This news blackout has been replaced by abundant online information, the publication of lucid curricular pathways, the friendly outreach of student services and the micromanagement of an undergraduate’s development. Leaps of progress all, if it weren’t for the suspicion that students might develop better if they had to find out more things for themselves. We learned to be self-reliant and so were better prepared for an indifferent world; we didn’t for a moment see the university as acting in loco parentis. Excessive care for students is as reassuring as a comfort blanket and can be just as infantilising.

    Academics lament the local autonomy that has now been arrogated to the centre, where faculty executive committees and senior management teams call the shots. Lecturers no longer exercise the discretion that once supported students’ pastoral welfare, and are instead trained to spot mental health problems and to advise students to consult GPs and book university counselling sessions (waiting lists tend to be long: anxiety is the new normal, sometimes reported as dispassionately as one might do a cold). Instances where essay extensions have been granted only on submission of proof of bereavement are not unheard of: procrustean bureaucracy in the name of consistency. Team-teaching is preferred to the one-lecturer show because university managers have an aversion to cancelling an advertised module should the lecturer take research or parental leave, move to another university, or run off screaming into the night. This was once an acceptable risk; now it threatens to infringe students’ consumer rights. Overseeing such concerns are marketing departments of burgeoning complexity and swagger, which manage public relations and promote the brand. National rankings based on several ‘key performance indicators’ – research, teaching, student satisfaction (a revered metric deriving from an online survey) – are parsed and massaged by these departments into their most appealing iterations, in the hope of pushing their institution as close as possible to pole position in an intensely competitive race. The Russell Group, a self-selecting club of 24 elite UK universities, content to be thought of as ‘the British Ivy League’, admits some new members and excludes others. Those refused entry make ingenious claims to be as good as those inside the charmed circle. But it’s a struggle. The Russell Group’s members attract three-quarters of all research income, which matters not least because world-class research-led teaching is a strong selling point for recruiting undergraduates.

    The key factor is tuition fees – currently £9250 per annum for full-time study – which in 2012 replaced most direct funding of universities. Today half of UK universities’ £40 billion annual income comes from fees. Universities are businesses forced to think commercially, regardless of any humane virtues traditionally associated with academic life. Academic heads of department – otherwise known as ‘line managers’, some of whom control their own budgets – are set aspirational admissions targets which often prove unachievable due to the vicissitudes of an unstable market. The usual outcome, in Micawberish terms, is misery over happiness. Academics, already demoralised by declining real wages, shrinking pensions and the demands of the Research Excellence Framework – not least the demand to demonstrate the public ‘impact’ of their research – report feeling not just overburdened by marketisation, but victimised. Some administrators, especially those without teaching duties, can make ‘underperforming’ academic staff feel like spanners in the works, rather than labourers who own the means of production and create the very thing marketing departments have to sell.

    University mottos, with all their classical hauteur, have been displaced by vapid slogans about discovering yourself and belonging to the future. Universities are centres of excellence, hubs of innovation, zones of enterprise. The gushing copy has limited relevance on the shop floor. Lecturers deserve more respect than is found in Dalek-like emails demanding 100 per cent compliance with this or that directive. An infinitely expanding bureaucratic universe displays authoritarian indifference to variety and nuance in the very work exalted in their promotional material. Vice-chancellors and deans always remember to give thanks and praise at graduation ceremonies and other festal moments; but what lecturers want is understanding, not least about the manifold claims on their time.

    So how has all this affected ‘the student experience’? Undergraduates today can’t know how it felt to belong to a state-funded institution whose low-pressure otherworldliness allowed for imagination and experimentation, diversity and discovery. The student experience didn’t need defining because it wasn’t for sale: it magically happened within a loosely idealistic, libertarian countercultural framework. The last thing anyone at a university wanted to wear was a suit: now you can’t move for them. Today’s watchwords are value and satisfaction. Even if it’s a good thing for fee-paying students to have a say in what their money buys, a transactional mentality has led to paradoxical demands for more contact hours and the right not to use them. Whereas lectures have long been optional, seminars and tutorials have remained compulsory. This is now under threat, along with the basic principle that attendees at a lecture are passive consumers and seminar participants are active producers. These days the customer is usually right and the lecturer more like a generic service provider. Supporting observations include students’ failure to learn their tutor’s name after 12 weeks, a tendency to refer to ‘teachers’ and ‘lessons’, dependence on prepackaged fillets of text – whatever happened to ‘reading round the subject’? – and unabashed admissions that set work has not been done. Why pretend the dog ate your homework when you own the homework?

    Students miss out if they duck challenges they imagine to be beyond their capabilities. Punching above your weight can be stressful and tiring, but without doing a bit of it students ironically fail to develop the independent learning skills and confident self-expression that employers value (here I’m talking mainly about the arts and humanities). Unlike other commodities and services, where typically the customer wants no involvement in the manufacture or delivery of their purchases, students get out of a degree what they put in. One of the worst outcomes would be if they unwittingly believed that fees entitled them to a good degree, and when awarded a 2.2 (or that endangered species, a third) reflexively blamed anything and anyone other than themselves. As bad would be a reluctance to award degrees below a 2.1 for fear of complaint, even legal action.

    Universities obsessed with student satisfaction are finding it harder to navigate their obligations. It doesn’t help that students have been hit by waves of strikes, followed by the further disruption caused by Covid-19. As for academic staff, feelings of discontent, disenfranchisement, disillusionment and disorientation are increasing, as academic careers become less and less appealing. The financial impact of the pandemic on universities has been catastrophic, with individual losses over the next financial year predicted to be in the tens of millions. In July, the Institute for Fiscal Studies estimated a combined long-term deficit of £11 billion. Deprived of fees from foreign students (especially for postgraduate courses), revenue from rental accommodation, income from the conference trade and returns from other investments, universities are facing Herculean challenges – hence redundancies both voluntary and, in due course, compulsory. The IFS predicts that, without cutting workforces, universities will save only £600 million. I jumped while there was still a lifeboat in the water. UEA has a broad regional base, and will survive with some belt-tightening and structural changes. According to some reports, however, 13 institutions will go bust without government bailouts, which no doubt they will receive in exchange for pruning courses devoid of obvious vocational benefit.

    What will the student experience be now? A new order of one-way corridors, social distancing, teaching bubbles, screened and sanitised everything, and ‘dual-delivery synchronous and asynchronous learning activities’: a minimal amount of face-to-face teaching combined with online lectures, pre-recorded so that lecture theatres can be freed up for use as spacious seminar rooms. Lecturers have been racing to refine lockdown protocols into coherent products, now widely advertised as ‘blended learning’. Many have spent their summers taking training modules in ‘generic breadth and depth e-learning provision’, the warp and weft of embedded skills that look neat on a ‘weave diagram’ but are harder to apply in real life. To keep class discussion buoyant, lecturers are told to ‘encourage students to practise the verbalisation aspect of knowledge’. Multiple ‘learning outcomes’, sacred buzzwords before the pandemic, have been supplemented with ‘learner journeys’, promising against the odds a positive experience as well as a realistic hope of achieving something. But mostly lecturers have been tasked with filming multiple bite-size video ‘segments’ suited to modern attention spans (complete with subtitles and credited imagery), setting ‘interactive tasks’ and building bespoke websites for their modules.

    Who knows how long this set-up will last. Currently we can only applaud the pragmatism and stamina of lecturers, beg the forbearance of students, and wish them well. But if the R-number creeps up, or if there are more strikes (a prospect made likely by redundancies), even the contingency plan will stall and dissatisfaction will soar. School-leavers may question the wisdom of paying so much for so little. As it is, calls for universities to refund fees and rent have fallen on deaf ears. The student experience has already been compromised and the brand damaged. The path to recovery is pegged out with proposals for retrenchment, mostly effected by shedding staff.

    I had dreaded telling colleagues in my field that I was quitting, imagining incredulity and a hushed inference that I was terminally ill or at least having a breakdown. Academia is vocational: people don’t usually pack it in or switch careers – although that may become more common. When I finally broke the news, most of the people I told said they would retire early if they could afford it – a few had made calculations about payouts and pensions and most had at least contemplated it in glummer moments. It’s just no fun any more, they said. One or two admitted that their self-identity was so bound up with academic life they could never give it up, but even this wasn’t a judgment on my decision: they were entirely sympathetic and acknowledged that a wonderful career had lost a lot of its glamour.

    Of course, none of us is lost in space, rounding the lip of a black hole. Higher education will always be worthwhile, if only because for students it provides three unique years removed from family, school and a career. In spite of uncertainty and austerity, versatile and resourceful young people will create their own networks and forums conducive to study and sociability. Academics will carry on doing research that informs their teaching. Learning for its own sake may suffer as courses are honed to a fine utilitarian edge and students evolve into accomplished grade accountants, expert in the work required for a 2.1 – playing the system they themselves finance. But degrees will retain value, and, for those who find graduate entry-level jobs, they will remain value for money. Above all, even allowing for a likely contraction of the HE sector, our universities will still promote social mobility, having already transformed the profile of the typical student, in terms of gender as well as class. There will be no return to sixty years ago when only 4 per cent of 18-year-olds went on to higher education, most of them men. The change is permanent. I’m glad to have played my part in this revolution.

    Perhaps this is why I feel uneasy, and why my future feels more suspenseful than exciting. I’ve had dreams in which I’ve strolled across a platonically perfect ivy-clad campus, been enthralled by a perfect seminar, and had engaging discussions with old colleagues, including my Cambridge supervisor and the people I knew when I was doing my PhD, back in the halcyon days when everything had a point and a purpose. There’s guilt there: a sense of loss, of potential squandered and maybe even betrayed. UEA has made me an emeritus professor, which is an honourable discharge and something to cling to, and my wife insists we can live on her salary. But I still can’t decide whether I’ve retired or just resigned, or am in fact redundant and unemployed. I’m undeniably jobless at 53, able-bodied (I hesitate to say ‘fit’), with a full head of hair and most of my teeth, and haunted by St Teresa of Avila’s dictum that more tears are shed over answered prayers than unanswered ones.

    I keep thinking about a short story we read at school, Somerset Maugham’s ‘The Lotus Eater’. It is the cautionary tale of a bank manager who drives off the toads of work, gives up his comfy pension and goes to live like a peasant on a paradisal Mediterranean island. Needless to say it doesn’t end well: his annuity expires, his mind atrophies, he botches suicide. He sees out his days in a state of bestial wretchedness, demoted in the great chain of being as a punishment for rebelling against nature. I don’t see the story as a prediction, and would always choose industry over idleness, but Maugham’s contempt for someone who dodges life’s challenges – the story satirised an effete acquaintance from Heidelberg – resonates. Still, I couldn’t go back. Goodbye to all that.

    https://www.lrb.co.uk/the-paper/v42/n18/malcolm-gaskill/diary
    #UK #Angleterre #université #ESR #quitter #fin #jeter_l'éponge #taxes_universitaires

    • Extrait : “I had dreaded telling colleagues in my field that I was quitting, imagining incredulity and a hushed inference that I was terminally ill or at least having a breakdown. Academia is vocational: people don’t usually pack it in or switch careers – although that may become more common. When I finally broke the news, most of the people I told said they would retire early if they could afford it – a few had made calculations about payouts and pensions and most had at least contemplated it in glummer moments. It’s just no fun any more, they said. One or two admitted that their self-identity was so bound up with academic life they could never give it up, but even this wasn’t a judgment on my decision: they were entirely sympathetic and acknowledged that a wonderful career had lost a lot of its glamour”.

  • Comment, au printemps et malgré les restrictions de déplacements, de grands patrons ont voyagé en jets privés
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/10/14/comment-au-printemps-et-malgre-les-restrictions-de-deplacements-de-grands-pa

    ....Ils se partagent l’usage de cet hélicoptère à l’année avec une autre grande dynastie du CAC 40, les Pinault – François, le père et fondateur du groupe de luxe Kering, et François-Henri, le fils et actuel PDG du groupe –, afin de parcourir en une petite heure et loin des regards indiscrets la distance entre Paris et Dinard ou Saint-Malo. Les deux clans y possèdent des villas. Celle des Pinault, classée monument historique en 2019, surplombe depuis quatre-vingts ans la pointe de la Malouine à Dinard. (...)
    La demeure, flanquée d’une piscine d’une centaine de mètres carrés et de quatre pavillons pour chacun des enfants du patriarche, fait face à la plage du Havre de Rothéneuf, un site préservé où mouillent des bateaux de plaisance à l’abri du vent. Une échappée à l’air de l’océan pour Martin Bouygues, trois jours après sa reconduction à la tête du groupe familial ? Interrogé sur ces déplacements, ce dernier fait savoir, par l’intermédiaire de son directeur de la communication, que lui et son épouse – qui est présidente du Château Montrose, un domaine viticole du Médoc, à 390 kilomètres de là – « étaient à cette période dans la région de Dinard pour un motif d’ordre professionnel ». Le couple ne s’est-il pas rendu dans sa maison de vacances, demande Le Monde, conformément à ce que ses sources lui ont relaté ? Silence radio du côté de Bouygues.
    L’arrivée du couple à Dinard, malgré les restrictions, n’a en tout cas pas étonné les personnels de l’aéroport que nous avons interrogés. Car, si pour les voyageurs anonymes, la plupart des aéroports avaient fermé leurs portes – celui de Dinard ayant arrêté tout vol commercial du 24 mars au 3 juillet –, leurs pistes sont restées ouvertes aux évacuations sanitaires, au transport de matériel médical, au rapatriement de concitoyens bloqués à l’étranger… et aux vols privés. Un ballet de jets qui n’a été que peu entravé par l’obligation légale de justifier son voyage par un motif impérieux, fût-il professionnel ou personnel. Selon Eurocontrol, l’organisation chargée de la sécurité de l’espace aérien européen, l’aviation d’affaires française a bien moins souffert de la pandémie que le reste du secteur. Là où presque tous les vols commerciaux traditionnels et les vols low cost ont été annulés jusqu’en juin, opérant seulement entre 1 % et 9 % du trafic habituel à cette période, les vols privés ont rapidement retrouvé leur clientèle, opérant un quart de leurs vols habituels au 15 avril, en plein confinement, puis la moitié au 15 mai, alors que les restrictions de déplacement n’ont été levées que deux semaines plus tard.
    Dans le cadre d’un projet visant à documenter l’usage des jets privés, soutenu par l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), Le Monde a eu accès aux données de vol de quelque 800 aéronefs ayant transité par 50 des principaux aéroports français d’affaires et une quinzaine d’équivalents étrangers entre le début du confinement, le 17 mars, et la fin des restrictions de déplacement, le 1er juin. Parmi ces vols, le caractère impérieux de certains déplacements interroge : y aurait-il eu un trou d’air dans le dispositif de contrôle des déplacements aériens ? A l’image de nombreux Français qui ont contourné les restrictions de déplacement au volant de leur voiture pour s’accorder quelques jours loin de leur lieu de résidence, de grands dirigeants ont fait de même pour rejoindre la côte. A ceci près que ces chefs d’entreprise ont fait usage des moyens qui sont les leurs – l’aviation privée, sa discrétion proverbiale et sa très grande flexibilité à l’égard des besoins du client. Liste de passagers tronquée, attestations professionnelles de complaisance…
    Jusqu’à la levée des restrictions, la vérification du motif des déplacements en jet privé était assurée par la gendarmerie des transports aériens (GTA), en lien avec les gendarmeries départementales, la police de l’air et des frontières et les douanes, selon les aéroports et la nationalité des passagers. « Si des vols peuvent passer sous les radars en temps normal, la période de confinement a facilité les contrôles et la surveillance au regard du désert ambiant », explique le général Jean-Pierre Gesnot (GTA), faisant référence à la chute drastique des vols commerciaux. Et de préciser : « Les contrôles ont été aussi systématiques que possible. Nous étions prévenus des mouvements grâce aux plans de vol déposés par les personnes souhaitant voler. Si les intéressés partaient d’un aéroport où nous étions implantés, nous effectuions le contrôle des motifs au départ. Sinon, comme dans le cas d’un vol parti de l’étranger, c’était fait à l’arrivée. »
    Des propos confirmés par des agents de terrain, qui nuancent cependant : « On fait surtout une vérification documentaire, c’est-à-dire que l’attestation de déplacement dérogatoire a bien été remplie et que les passagers ont un justificatif de leur employeur, s’il s’agit d’un déplacement professionnel, ou un certificat médical, s’il s’agit d’un déplacement personnel, explique un agent basé au Bourget qui a requis l’anonymat, craignant des sanctions. Mais on n’avait aucun moyen de vérifier que le déplacement était vraiment nécessaire, surtout s’il s’agit de patrons qui font faire des attestations par leur propre entreprise. »
    De fait, s’il y a bien eu quelques avions refoulés, « c’était des gens qui n’avaient fait aucun effort » pour dissimuler le caractère récréationnel de leur voyage, poursuit-il. Le 4 avril, les passagers d’un avion privé – sept hommes d’affaires originaires d’Europe de l’Est et du Sud, la quarantaine ou la cinquantaine, accompagnés de trois jeunes femmes – en ont fait l’amère expérience à leur arrivée à Marseille. Ils avaient prévu de passer le confinement dans une luxueuse villa cannoise, expliquant à certains interlocuteurs qu’il s’agissait d’un voyage d’affaires et à d’autres qu’il s’agissait d’un voyage en famille, avec nounou, cuisinier et agent de sécurité. Ces justifications ont peiné à convaincre les gendarmes et la police aux frontières sur place, qui ont estimé qu’il s’agissait d’escort-girls et de leurs riches clients. Quatre heures après leur atterrissage dans la cité phocéenne, c’est donc retour à la case départ – Londres – pour les passagers, sans toutefois avoir été verbalisés. Ils n’ont pas, d’un point de vue juridique, posé les pieds sur le sol français.
    Une source de la gendarmerie cite également une dizaine de cas en Corse, tous impliquant des étrangers. Parmi eux, une famille monégasque, vivant à Londres, et voulant « se mettre au chaud dans leur villa corse », mais aussi des Allemands venus d’Afrique pour rejoindre Porto-Vecchio, ses plages et sa marina appréciée des propriétaires de yachts. Eux ont été ravitaillés avant d’être refoulés, là où une Allemande venue d’Angleterre a pu rester à force de supplications, malgré les « sérieux doutes des douaniers sur place », relate un gendarme affecté sur l’île de Beauté. Certains patrons français, eux, ont pu aller vivre leur confinement sur la côte, avec la bénédiction de leur entreprise, qui a mis à leur disposition un jet pour retourner au bureau en cas de besoin. Un cadre dirigeant de LVMH, parti avec sa famille dans sa maison secondaire du Sud-Ouest, a ainsi effectué les 24, 26, 31 mars et 2 avril des allers-retours entre Biarritz et Paris à bord du jet du groupe de luxe. Interrogée par Le Monde, la compagnie confirme ces trajets « entre son lieu de confinement et le siège du groupe pour des raisons professionnelles impérieuses ». Le cadre a-t-il bénéficié de « contrôles très légers », lui permettant un « accès direct aux avions », ainsi qu’une source au Bourget nous l’a relaté ? A cette question, le groupe de luxe ne répond pas. Certains ont trouvé une astuce simple pour limiter les contrôles : figurer comme membre d’équipage de son jet, et non comme passager. Ancien industriel de la limonade Lorina, désormais président du Trot, l’association organisant les courses et la filière d’élevage équine, Jean-Pierre Barjon s’est rendu à Cannes le 20 mai depuis Paris. Sur les documents officiels, il figure comme pilote et son Embraer Legacy 450 voyage officiellement « à vide ». Au retour, trois jours plus tard, seule sa mère figure au manifeste passager. « Généralement, on considère que les vols sans passager sont des vols techniques, à la suite d’une maintenance, ou alors que ce sont des vols “taxi” destinés à aller chercher quelqu’un au point d’arrivée, donc on ne les contrôle pas en priorité », explique un agent des forces de l’ordre ayant dans son périmètre la cité du festival.
    L’homme d’affaires amateur de nautisme reviendra à Cannes le vendredi 29 mai. « Cette fois, c’était une vraie petite colonie de vacances, poursuit l’agent, évoquant la demi-douzaine de passagers ayant débarqué de l’avion de M. Barjon. Mais à quoi bon s’attirer des problèmes à quelques jours de la fin des restrictions… » Le 1er juin, la limite de déplacement des 100 kilomètres autour du domicile sans justification impérieuse allait être levée dans l’Hexagone. Jean-Pierre Barjon, lui, n’a pas souhaité répondre à nos questions. Outre l’attestation professionnelle dûment remplie, des forces de l’ordre ont décrit au Monde d’autres méthodes employées pour limiter les risques de contrôles en pleine pandémie : utiliser de petits aérodromes, là où les agents ne sont pas toujours présents, faire parvenir tardivement les plans de vol, ou en envoyer de multiples, vers diverses destinations pour brouiller les pistes… Une stratégie du leurre employée par un chef d’entreprise parisien mi-mai. A bord de son avion privé, immatriculé par le biais d’une structure opaque dans un paradis fiscal bien connu aux Etats-Unis – le Delaware –, cet amateur de tours de passe-passe a d’abord voyagé vers une destination compatible avec un motif professionnel – Perpignan –, avant de faire repartir une heure plus tard son avion, officiellement vide, vers une seconde plus riante : Ibiza

    #Covid-19#migration#migrant#france#sante#deplacement#economie#elite#jetprive#paradisfiscal

  • « L’élimination des masques réutilisables est un choix historique discutable », Bruno Strasser, propos recueillis par Patricia Jolly, 25 mai 2020
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2020/05/25/l-elimination-des-masques-reutilisables-est-un-choix-historique-discutable_6


    Personnel de la Croix-Rouge réassemblant des masques après stérilisation lors de la pandémie de grippe espagnole, à Boston, en mars 1919. U.S. States National Archives (165-WW-269B-37)

    L’historien des sciences Bruno Strasser a retracé avec son collègue Thomas Schlich l’avènement des masques chirurgicaux jetables dans les années 1960. Un tournant qui lui semble préjudiciable.

    Dans un article coécrit avec le médecin et historien de la chirurgie Thomas Schlich, et paru dans la revue médicale The Lancet le 22 mai, le biologiste et historien des sciences Bruno Strasser retrace l’histoire, l’évolution et l’adaptation des masques médicaux à la culture du « tout-jetable ». Pour le chercheur et son homologue, ils sont devenus, au fil du temps, à la fois le symbole de la fragilité de la médecine moderne et de la santé publique.

    La pandémie de Covid-19 vous a inspiré un travail de recherche sur les masques. Pourquoi ?

    C’est surtout la question de la pénurie de masques qui nous a intrigués, car on sait depuis très longtemps que le masque est indispensable dans la lutte contre les maladies infectieuses, qu’il ne coûte pas cher et est facile à produire. Il est donc étonnant qu’on se soit retrouvé pris au dépourvu quand la pandémie est arrivée, avec des situations dramatiques pour le personnel soignant dans de nombreux hôpitaux.

    Au-delà de la façon dont nous nous sommes préparés et des raisons pour lesquelles on ne disposait pas de stocks plus importants, nous nous sommes demandé pourquoi le masque était devenu un objet de consommation jetable alors qu’il ne l’a pas toujours été.
    Jusque dans les années 1970, c’est-à-dire très récemment, les masques médicaux étaient presque tous réutilisables. Ils faisaient l’objet de recherches poussées, ils étaient évalués scientifiquement, et leur développement a conduit à des modèles dont les performances étaient considérées comme très satisfaisantes, souvent même supérieures à celle des masques jetables. C’est ce paradoxe qui a motivé nos recherches.

    Quelles étapes avez-vous distinguées dans l’histoire du masque de protection faciale ?

    Le masque est apparu sous sa forme moderne dans le contexte de la chirurgie à la fin XIXe siècle, en Pologne actuelle, quand le chirurgien Johann Mikulicz-Radecki a appris d’un collègue bactériologiste que les gouttelettes de salive regorgent de microbes vivants. Il a alors commencé à porter un masque lorsqu’il opérait et a constaté que cela diminuait le nombre d’infections post-opératoires chez ses patients.
    En soi, le masque n’était pas nouveau. Avant les découvertes de Louis Pasteur, au milieu du XIXe siècle, on croyait que la contagion était causée par des « miasmes » présentes dans l’air vicié. C’est pour cela que les médecins de la peste du XVIIe siècle ont porté les fameux masques en forme de bec d’oiseau, contenant des épices et des herbes aromatiques pour neutraliser les miasmes.

    Jusqu’à la toute fin du XIXe siècle, il n’existait pas de distinction ferme entre les masques destinés à éviter les infections et les masques utilisés par les pompiers opérant au milieu de fumées toxiques par exemple. C’est pourquoi on retrouve à ce moment-là, en France, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, une multitude de brevets d’invention de masques à usages multiples utilisés tout à la fois contre les fumées toxiques, les poussières et les infections. Mais c’est la chirurgie qui invente le masque « moderne », destiné exclusivement à empêcher la transmission de microbes du porteur de masque vers le patient.

    Le masque pour se protéger des personnes infectieuses dans un contexte épidémique ou pandémique se généralise ensuite lors de l’épidémie de peste en Mandchourie en 1910, et surtout pendant la grippe dite « espagnole » de 1918-1919. Dans certaines villes aux Etats-Unis, comme San Francisco, chacun était légalement obligé de porter un masque dans l’espace public.

    Vous identifiez ensuite les années 1960 comme le virage technologique à l’origine de la pénurie que nous connaissons aujourd’hui…

    Jusqu’aux années 1960, quasiment tous les masques étaient en tissu. Il y avait de nombreux modèles différents, composés de superpositions de couches et souvent dotés d’une partie métallique qui se fixait sur le nez. Tous étaient stérilisables, ce qui ne posait aucun problème en milieu hospitalier où, comme aujourd’hui, les infrastructures de stérilisation étaient en place et permettaient la réutilisation des masques. Et, pour quasiment tous les brevets de l’époque que j’ai pu voir, les inventeurs mettaient en avant comme un avantage cette possibilité de stérilisation et donc de réutilisation.

    C’est alors que s’est produit une révolution technologique avec l’arrivée sur le marché des textiles en fibres synthétiques non tissées. Ces nouvelles matières permettent de produire des masques, notamment les respirateurs FFP2/FFP3 et N95 comme on les appelle aujourd’hui, dont les pores sont beaucoup plus petits et devraient donc mieux filtrer les bactéries et les virus. Ces nouveaux masques s‘imposent en l’espace d’une décennie et remplacent alors intégralement les masques réutilisables. Nous avons cherché à comprendre les raisons de cette transition.

    Confinés chez nous, sans accès aux bibliothèques scientifiques, nous avons pu néanmoins étudier, grâce au récent travail de numérisation, de nombreuses revues médicales – y compris leurs publicités. Nous avons constaté que ce n’est pas l’argument de l’hygiène, comme on aurait pu s’y attendre, qui a été déterminant, puisque nous n’avons retrouvé dans la littérature médicale aucune étude qui rapporte des problèmes de stérilité liés aux masques réutilisables.

    En revanche, nous nous sommes aperçus que les journaux médicaux et infirmiers étaient inondés de pleines pages de publicité, notamment de la société 3M, qui fait figure de mastodonte dans ce domaine et qui pousse puissamment à la consommation de ces nouveaux masques jetables grâce à des campagnes de marketing très agressives. Cette entreprise impose également les masques jetables en réalisant des études « comparatives » qui désignent, sans surprise, les nouveaux masques comme « supérieurs » aux anciens.

    Le passage au masque jetable n’est donc aucunement lié à un défaut de qualité et d’efficacité des masques industriels en tissus ?

    Apparemment pas ou alors de manière secondaire. La transition est évidemment liée au fait que les matières premières synthétiques sont peu chères et qu’il est plus pratique d’avoir du jetable que du réutilisable, qui exige du personnel à la laverie et au réassemblage, puisqu’il faut réinsérer la pièce métallique nasale dans le tissu.

    Mais, c’est plus fondamentalement la logique de la gestion des stocks qui a permis au masque jetable de s’imposer. Il apparaît largement dans la littérature que les administrateurs d’hôpitaux trouvent beaucoup plus simple de gérer des stocks de jetables. Cela facilite grandement la circulation des matériels dans l’institution hospitalière.

    Quelle leçon tirer de ce constat pour la crise du masque qui nous touche aujourd’hui ?

    Après la pandémie de Covid-19 et dans l’optique d’autres pandémies à venir, nous devons nous garder de considérer qu’il faut stocker toujours plus de masques jetables, même si l’industrie nous pousse à le faire, sans oublier d’ajouter qu’il y a des dates de péremption et qu’il faut donc régulièrement renouveler les stocks.

    Stocker n’est pas une solution envisageable à l’échelle d’une pandémie quand on considère qu’aux Etats-Unis, selon la réserve stratégique de matériels médicaux, il faudrait 500 millions de masques par mois juste pour les hôpitaux du pays et que cette réserve n’en contenait que 30 millions en janvier 2020. Il faut cesser de créer notre propre vulnérabilité en stockant des millions de masques jetables et périssables.

    Une solution serait donc de renouer avec la fabrication de masques réutilisables de qualité industrielle ?

    Oui. Notre article n’a rien d’un brûlot contre l’industrie, au contraire. Elle possède un savoir-faire énorme, l’évidente capacité de produire des millions de masques réutilisables tout en garantissant un contrôle-qualité élevé. Il faut solliciter les partenaires industriels tout en leur signifiant qu’on veut surtout des masques réutilisables. Et qu’on veut soutenir, dans ce domaine, la recherche qui a été interrompue dans les années 1960, créant ainsi une ignorance sur la façon de produire des masques réutilisables efficaces.

    De cette façon, nous disposerons toujours de la quantité de masques indispensable plutôt que de devoir les bricoler soi-même sur un coin de table, dans l’urgence d’une pandémie, à partir de tutoriels souvent très approximatifs.

    C’est aussi une petite pique pour le mouvement DIY (« do it yourself ») : produire des masques artisanaux à domicile est évidemment utile et sympathique, mais c’est un emplâtre sur une jambe de bois quand on est confronté à l’ampleur d’une pandémie.
    Les masques jetables auront toujours un rôle à jouer dans certaines situations hospitalières, car ils possèdent des propriétés spécifiques, mais leur généralisation et l’élimination complète des masques réutilisables est un choix historique discutable dont nous payons le prix aujourd’hui.

    Les Etats ont donc un rôle prépondérant à jouer dans ce changement d’orientation…

    Oui, car l’Etat est un client-consommateur qui achète en énormes quantités, à la fois pour ses réserves stratégiques et pour ses hôpitaux. Il est bien placé pour comprendre le risque de la culture du jetable, puisqu’il a réfléchi depuis longtemps aux situations de guerre dont certains aspects ressemblent aux situations de pandémie, avec des interruptions du commerce international et donc à la notion d’autonomie en ce qui concerne les matériaux stratégiques. Les pharmacies de guerre, par exemple, ont parfois encore des seringues stérilisables dans l’optique où, en situation de conflit, il serait impossible de les fabriquer à cause de pénuries de matériaux.

    L’Etat doit poursuivre aujourd’hui cette même réflexion, mais en prévision d’un contexte de crise environnementale ou sanitaire. Cette proposition n’a rien de radicale, elle n’est ni de droite ni de gauche, mais il est urgent de s’y employer. La perspective de guerre s’estompe heureusement depuis un moment en Europe, mais les menaces de crise environnementale et sanitaire ne sont que trop présentes.

    Un article éclairant, malgré le parti pris étatiste qui plombe ici encore la politique du soin en refusant de concéder quelque intérêt que ce soit aux pratiques sociales, comme si la réduction des risques ne pouvait que dépendre d’opérateurs centraux chargés de civiliser et guider un troupeau de bipèdes incapables d’inventer et de s’approprier des techniques pas si compliquées (déterminer les meilleurs matériaux, procédés, ergonomie, etc pour produire autre chose que les ersatz de protection). Dénier cette capacité collective, en faire une propriété des professionnels de la profession, c’est laisser le champs libre à la privatisation de ces enjeux, État ou pas. Relever le rôle joué par 3M, l’inscrire partiellement dans son contexte (fordiste : production de masse et gestion de flux), ok. Mais sans sortir du tête à tête État garant de l’intérêt général et industrie comme pourvoyeuse de la seule possible, c’est plus que court. La "neutralité axiologique" à bon dos, c’est une prise de parti.

    #Histoire_des_sciences #masques #masques_réutilisables #crise_sanitaire #écologie