• #Ceuta : ce que cachent les #appels à traverser la frontière le 15 août

    Il y a deux semaines, les 30 et 31 juillet 2026, Ceuta a traversé l’une des pires crises migratoires de son histoire. En 48 heures seulement, plus de 70 000 personnes sont parvenues à rejoindre illégalement l’enclave espagnole depuis le Maroc. Plus de 141 personnes y ont perdu la vie, selon des ONG marocaines. Alors que plusieurs enquêtes montrent aujourd’hui le rôle déterminant joué par les réseaux sociaux et la #désinformation dans cette séquence, des appels à traverser la frontière le 15 août reviennent en boucle sur #Instagram et #Facebook. L’enquête menée par RFI montre que ce mouvement a été artificiellement amplifié et instrumentalisé.

    Dès la matinée du 30 juillet 2026, alors que des dizaines de jeunes, en majorité marocains, risquent leur vie pour franchir illégalement la frontière avec l’Espagne, des appels à une nouvelle #traversée_massive le 15 août émergent déjà sur Instagram et Facebook.

    Le choix de cette date ne doit rien au hasard. Une rumeur mensongère affirme, en effet, que « le poste frontière de Ceuta sera exceptionnellement ouvert » car il s’agit « d’un jour férié en Espagne ». Cette fausse information, vue des millions de fois sur les réseaux sociaux, vise à susciter l’espoir et à rassembler des candidats à la migration pour engendrer un mouvement populaire.

    Dans les faits, le gouvernement espagnol et les autorités marocaines ont, au contraire, renforcé leur dispositif policier et militaire sur place. Le message de la Guardia Civil, diffusé sur Instagram mardi 11 août, est clair : « La frontière avec l’Espagne est fermée et elle ne s’ouvrira pas. De nouvelles barrières de sécurité ont été installées. Si tu les franchis, tu seras renvoyé. Ne te laisse pas tromper ». Cette #infox n’est qu’un exemple parmi d’autres qui démontrent comment ces #rumeurs du 15 août sont instrumentalisées sur les réseaux sociaux.

    Des #faux_comptes à la manœuvre

    S’il est impossible de déterminer avec certitude l’origine exacte de cet #appel_à_la_traversée, l’analyse de la diffusion des contenus en référence au 15 août nous a permis de révéler différents comportements factices. Sur Instagram, nous avons ainsi identifié une dizaine de comptes douteux ayant activement relayé la rumeur.

    Ces profils ont, pour la plupart, été créés récemment, parfois en juillet, voire en août 2026. Leur nom, photo de profil et biographie sont impersonnels. Ils ne comptent que très peu d’abonnés et ne suivent presque personne. Certains cumulent au moins trois changements d’identifiants. Leurs publications évoquent parfois exclusivement la date du 15 août et cumulent plusieurs millions de vues.

    Tous ces indicateurs prouvent que ces comptes ont été créés spécifiquement pour l’occasion afin de rendre viral ce nouvel appel à la traversée. La visibilité soudaine de certaines vidéos laisse également penser que des vues ont été achetées pour gonfler la tendance. Les recherches en sources ouvertes ne nous ont pas permis de déterminer qui en est précisément à l’origine, ni s’il s’agit d’un ou plusieurs acteurs.

    La fabrique d’une illusion de masse

    Autre élément troublant, certaines publications comportent des légendes en japonais, sans aucun rapport avec l’Espagne ou le Maroc. Cette description fait référence au Vogue World 2025, un événement autour de la mode qui a réuni plusieurs stars mondiales en octobre 2025. Plusieurs stars comme le boys band sud-coréen BTS, ou la rappeuse américaine Doja Cat sont cités.

    Initialement publié en anglais par le compte Instagram de Vogue, ce texte avait dépassé les 766 000 likes et les 11 millions de vues. Par opportunisme, certains l’ont copié-collé et traduit, avec l’espoir que les algorithmes de recommandations poussent leur contenu suite au succès de la publication de Vogue. Il s’agit là d’un autre exemple de #manipulation.

    Si des personnes réelles ont bien commenté cet appel du 15 août qui cumule plusieurs dizaines de millions de vues sur les réseaux, tout porte à croire que le mouvement a été victime d’#astroturfing. Cette technique de manipulation consiste à fabriquer un #mouvement_citoyen de toutes pièces en ayant recours à différentes techniques d’#amplification_artificielle. Le détournement et l’utilisation répétée de certains hashtags (« haraga », « spanish ») en est également la preuve.

    L’usage du terme « #haraga » ne relève pas du tout du hasard selon Mehdi Alioua, sociologue et professeur associé à l’université internationale de Rabat : « Les harragas, ce sont les brûleurs. D’abord les brûleurs de papiers, parce que lorsque les Marocains rentraient sans autorisation à Ceuta ou Melilla, ils étaient refoulés à chaud. Et donc les brûleurs sont devenus par extension les brûleurs de frontières », explique-t-il avant de compléter : « On est forcément dans une irrationalité de part et d’autre, un manque de politique migratoire et l’espoir fou que, en brûlant les frontières, on puisse renaître et avoir une vie meilleure ».

    L’implication de comptes influents

    Une fois lancé, l’appel à passer la frontière le 15 août a été repris par de vrais comptes, parfois suivis par plus de 100 000 personnes. C’est le cas de ce jeune vidéaste qui propose de s’abonner sur ses différentes plateformes pour profiter d’un trajet en bus complètement gratuit, à destination de l’Espagne. Il est impossible de savoir s’il a été rémunéré pour diffuser ce message.

    L’espoir d’une vie meilleure

    Mais alors pourquoi ces appels du 15 août cumulent-ils des millions de vues sur les réseaux sociaux alors que la rumeur d’ouverture de la frontière paraît grossière ? Pour Mehdi Alioua, le phénomène s’explique en deux parties : « Le premier élément, c’est une crise sociale au Maroc qui ne dit pas son nom parce qu’on a du mal à en parler, mais dont on a des indicateurs depuis au moins vingt ans à travers la multiplication de mouvements sociaux essentiellement portés par les jeunes, qui crient leur désarroi et parfois même leur désespoir, et dont la réponse de l’État marocain est en demi-teinte. De l’autre, une connaissance du fait que, en Europe, on a toujours besoin de métiers bassement qualifiés et que si on a le courage de tenir longtemps, on finira par avoir une vie meilleure ».

    Quand bien même le Maroc se développe activement (4,9% de croissance en 2025 selon le Haut-commissariat au plan), les répercussions sont moins perceptibles chez les jeunes, parfois mis de côté selon Mehdi Alioua : « Au delà du chômage, même les gens qui travaillent sont non seulement mal payés, mais surtout sans aucune garantie de droit du travail, de retraite et de sécurité sociale ».

    Même son de cloche pour Mohamed Ali Lahlou, expert sur les questions migratoires et membre de l’Association marocaine d’études et de recherches sur les migrations (AMERM). Le manque de perspectives d’une partie de la jeunesse marocaine reste l’un des défis majeurs du Royaume : « Ce qui se joue autour du 15 août dépasse, à mon sens, la seule question sécuritaire. Les chiffres racontent une histoire complexe et parfois contradictoire. On est face à un taux de chômage officiel au Maroc présenté à la baisse par le Haut-commissariat au plan la semaine dernière. Mais l’indicateur de sous utilisation de la main d’œuvre reste massif chez les jeunes, autour de 45% ».

    Virtuel vs réalité

    Démontrer la manipulation et l’#amplification_numérique d’un appel à la traversée ne permet pas de savoir ce qu’il se passera réellement le 15 août prochain, à proximité de Ceuta ou Melilla.

    Pour essayer de mesurer la popularité réelle de ce mouvement, nous avons infiltré plusieurs groupes privés sur la plateforme #WhatsApp mis en avant dans certaines publications virales. Le plus populaire cumule près de 800 membres, dont nous ne pouvons pas vérifier l’authenticité. Cette audience réelle est conséquente, mais en décalage avec les plus de 20 millions de vues cumulées par cet appel, notamment sur Instagram.

    Dans ces groupes, où les discussions sont souvent éloignées du sujet du franchissement de la frontière, la quasi-totalité des membres sont des hommes marocains qui profitent souvent de cette audience pour vendre leur service (entretien, lavage automobile). Passé quelques heures, les numéros commençant par un indicatif autre que +212 (Maroc) sont supprimés par les administrateurs, notamment les utilisateurs espagnols et algériens présents en nombre non négligeable lors de la création du groupe.

    Entre volonté et curiosité

    Que peut-on y lire ? Outre les très nombreux messages qui n’ont rien à voir avec notre sujet, des fausses informations circulent sur la possibilité de passage le 15 août. Certains utilisateurs ne se cachent pas et expriment leur envie de quitter le Maroc à la nage. Autre possibilité sur ces groupes privés : être mis en relation avec des contacts proches de Ceuta qui peuvent aider à la traversée.

    Nous avons pu contacter certains membres de ces groupes privés qui ont souhaité garder l’anonymat. Toutes ces personnes partagent un point commun : elles ont répondu à un effet de groupe directement sur la plateforme WhatsApp en recevant un lien d’invitation.

    Quant à leur véritable motivation à entrer dans ce type de groupes ? La curiosité pour la plupart. Certains membres nous ont assuré n’avoir jamais voulu essayer de franchir la frontière de Ceuta ou Melilla le 15 août et resteront « au chaud à la maison ».

    La #viralité sur les réseaux sociaux peut-elle, à elle seule, participer à l’organisation d’un mouvement migratoire de grande envergure ? Pas tout à fait selon Mohamed Ali Lahlou : « Les réseaux sociaux peuvent être un accélérateur. Ce n’est pas la cause. Un appel viral, aussi bien relayé soit-il, ne produit un mouvement de plusieurs milliers de personnes que s’il rencontre un terreau social déjà favorable ».

    D’autant que, selon l’expert en questions migratoires, cette situation n’est pas inédite : « Les réseaux sociaux donnent une date et un mode d’emploi, le #désir_de_partir, lui, préexiste largement, je dirais, aux réseaux sociaux, dans l’histoire. Ce qu’il s’est passé lors de la crise de 2021 [10 000 migrants avaient alors franchi la frontière de Ceuta, NDLR] peut être comparé à ça. Il y a eu aussi des informations qui circulaient sur les réseaux sociaux ».

    Conséquences dans le réel

    Quelle que soit la part de faux dans ce mouvement, force est de constater qu’il a bien eu un impact dans le réel. Le renforcement du dispositif militaire et policier des deux côtés en est la preuve.

    Les autorités marocaines ont affirmé avoir « détecté ces derniers jours la circulation de publications et de messages anonymes sur certains réseaux sociaux incitant à l’organisation de tentatives de passage collectif et illégal vers Ceuta et Melilla ». Un groupe d’individus en lien avec ce mouvement aurait été arrêté.

    Selon Mohamed Ali Lahlou, le renforcement de la sécurité autour des deux enclaves réduisent drastiquement le risque de revivre, deux semaines après, une nouvelle crise migratoire : « Suis-je inquiet ? Non. Mais en tout cas, ça montre qu’il y a quelque chose qui est de plus en plus organisé. On n’est plus dans la spontanéité comme ça a été le cas fin juillet. Aujourd’hui, on commence à organiser les choses de manière plus structurée à travers ces réseaux qui profitent de la situation ».

    Si les probabilités de franchissement des frontières sont quasiment nulles, pour Mehdi Alioua ce phénomène numérique de masse doit être aussi interprété comme un symbole : « Ce qui est important, c’est la réception qu’en font une partie des #jeunes. C’est pour se donner des forces. Il y a là une sorte de mise en scène. Je pense que la plupart voient cela comme une sorte de défouloir, ils veulent y croire, mais pas complètement. Ils veulent juste montrer qu’ils sont prêts à tout et qu’aucun grillage ne pourra les empêcher d’être à la recherche d’une vie digne ».

    « Ce type d’appel va continuer »

    Pour le sociologue, ces appels viraux sur les réseaux sociaux n’ont pas vocation à s’interrompre à l’avenir : « Malheureusement, la solution n’est ni dans les grillages, ni dans la répression. La solution, elle est dans des voies légales de migration d’un côté et de l’autre et une coopération internationale pour aider les pays comme le Maroc à avoir enfin un état social digne de ce nom tel que le demande la jeunesse ».

    « Ce type d’appel, celui du 15 août ou même une autre date, va continuer de trouver un écho, quelle que soit l’efficacité du contrôle aux frontières », confirme Mohammed Ali Lahlou.

    Lors du dernier franchissement massif de la frontière vers Ceuta, fin juillet, plus de 141 personnes ont perdu la vie, selon des ONG marocaines.

    https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260814-ceuta-ce-que-cachent-les-appels-%C3%A0-traverser-la-fronti%C3%A8re-le-1

    #migrations #Espagne #Maroc #réseaux_sociaux #frontières #militarisation_des_frontières

  • Pour les hommes, des complexes qui font mâle : « Si j’avais eu un physique avantageux, j’aurais peut-être tenté plus de choses » – Libération
    https://www.liberation.fr/lifestyle/beaute/pour-les-hommes-des-complexes-qui-font-male-si-javais-eu-un-physique-avan

    Trop de poils ou de ventre, pas assez de pecs… Selon une étude Ifop, un homme sur deux se trouve « trop gros ». Un manque de confiance en soi renforcé par les réseaux et le porno, similaire à ce que vivent les femmes, incitant certains à s’éloigner d’un métier ou d’une relation.

    [...]

    Dans Déconstruire la crise de la masculinité paru en 2004, la psychologue et chercheuse Pascale Molinier explique que la valeur des deux genres s’est longtemps calculée différemment : « Les hommes sont reconnus comme des hommes par ce qu’ils font, tandis que les femmes sont reconnues comme des femmes pour ce qu’elles sont. » Concrètement, les femmes étaient – et le sont toujours – scrutées pour leur tenue, leur façon de se tenir, de parler, « ainsi que [pour] une constellation de qualités psychiques relationnelles (empathie, disponibilité aux autres, etc.) », ajoute la chercheuse. A contrario, les hommes sont jugés selon leur travail, leur statut social. Sauf que voilà, aujourd’hui, « l’idéal de réussite promis est totalement inaccessible. La société ne propose à beaucoup d’hommes que de la précarité : la sculpture de leur corps est la seule chose sur laquelle ils pensent avoir la maîtrise », nous explique la philosophe Olivia Gazalé, autrice du Mythe de la virilité.

    https://justpaste.it/faslu

    #masculin #virilité

  • Trasparenza sulle Olimpiadi Milano-Cortina, al parlamento arrivano solo le briciole

    Tre pagine, per un solo incontro in tutto il 2025: è questo il contenuto della relazione presentata dal ministro dello Sport Abodi per rendicontare il lavoro dell’ente che avrebbe dovuto garantire trasparenza sulla pianificazione dei Giochi invernali 2026

    Poco e tardi. È di sole tre pagine il documento inviato dal ministro dello Sport Andrea Abodi al parlamento per rendicontare l’operato del 2025 del Consiglio olimpico congiunto, organismo che mette insieme tutti gli enti coinvolti nei Giochi invernali Milano-Cortina 2026. La relazione è stata presentata il 23 luglio, sforando la data di consegna del 30 giugno ed è stata assegnata alla commissione cultura solo il 28 luglio.

    Lavialibera ha chiesto l’atto al ministero dello Sport e al Comitato olimpico nazionale italiano (Coni) ed è riuscita a visionare in esclusiva i contenuti.

    Cos’è il #consiglio_olimpico_congiunto e la prima (e ultima) relazione prima dei Giochi olimpici

    Partiamo dall’inizio. Nel dossier di candidatura alle Olimpiadi era prevista la costituzione di un Consiglio olimpico congiunto incaricato «della supervisione al massimo livello dei Giochi», con il «mantenimento dei massimi standard di trasparenza e rendicontazione in tutti gli aspetti della pianificazione».

    anche nel decreto iniziale sulla manifestazione, datato 2020, si faceva riferimento a questo organo, i cui impegni sarebbero iniziati nel 2022, tre anni dopo la nascita della Fondazione Milano Cortina 2026 e un anno dopo la costituzione di Società infrastrutture Milano-Cortina (Simico). Il 30 marzo 2022 l’allora sottosegretaria con delega allo Sport Valentina Vezzali aveva firmato il decreto dell’istituzione del Consiglio, composto da 15 enti, tra ministeri, regioni, province, comuni interessati dai Giochi, società sportive, Fondazione e Simico. A questa lista si era poi aggiunto anche un membro del ministero del Turismo.

    Entro trenta giorni da quella data si sarebbero dovuti nominare i componenti, trenta giorni che si sono trasformati in due anni, come ha scoperto lavialibera nell’inchiesta “Giochi insostenibili” pubblicata a luglio 2025.
    Qualche settimana dopo, siamo entrati in possesso della prima relazione (che è stata anche l’ultima pubblicata prima dei Giochi), composta da diciotto pagine, di cui dieci solo di l’intestazione, di riferimenti ai decreti di istituzione e di convocazione della prima seduta.

    Nelle conclusioni riportate dal portavoce Massimiliano Atelli si auspicava per l’anno successivo “la piena attuazione delle funzioni di indirizzo e alla preparazione della relazione conclusiva post-Giochi, secondo un approccio fondato su responsabilità, evidenza documentale e trasparenza istituzionale”, rappresentando quello della rendicontazione finale “un momento di sintesi avanzata non solo dell’attuazione tecnica del programma, ma anche della sua percezione pubblica e istituzionale”.

    Una promessa che non trova corrispondenza con i contenuti del documento redatto quest’estate.
    La relazione del 2025: un solo incontro per prepararsi a Milano-Cortina

    Le diciotto pagine che già sembravano un contentino per il parlamento sono diminuite ulteriormente nelle tre pagine consegnate alle camere a metà luglio 2026.
    Saltate l’intestazione, il numero e il nome dei componenti e tutte le regole formali per la restituzione pubblica. Il documento che lavialibera ha ottenuto in esclusiva dal ministero dello Sport il 29 luglio è la restituzione dei contenuti dell’unico incontro svolto dal Consiglio nel 2025, a inizio febbraio.

    La prima parte è dedicata all’inquadramento normativo, dove si specifica che il Consiglio “si riunisce ogni volta che sia necessario e, comunque, almeno una volta ogni tre mesi” ed “è rappresentato da un portavoce”, di cui però non si esplicita il nome, a differenza della relazione precedente.

    Il paragrafo successivo riguarda il profilo funzionale, dove viene riportato che “l’attività del 2025 si è concentrata sull’esame della procedura di valutazione ambientale strategica (Vas) del programma per la realizzazione dei Giochi”. Per sottolineare l’importanza di questa fase, subito dopo si legge: “Il tema assume rilievo trasversale poiché riguarda, oltre alla conformità ambientale, la qualità del processo decisionale, la trasparenza della programmazione e il raccordo tra la Fondazione Milano Cortina 2026, le regioni e le province autonome coinvolte”.

    «Nota incontro Consiglio Olimpico Congiunto del 5 febbraio 2025», trasmessa dalla Direttrice Sustainability Gloria Zavatta, in data 11 febbraio 2025, e della “Relazione di sintesi al Consiglio Olimpico Congiunto delle attività svolte nel 2025 della Fondazione Milano Cortina 2026", trasmessa dalla CEO’s Assistant Cinzia Accomero della Fondazione Milano Cortina 2026, in data 8 luglio 2026.
    Il Consiglio, in quella sede, ha preso atto del Programma aggiornato.

    Ecco che arriviamo, finalmente, ai contenuti della Valutazione ambientale strategica (Vas), avviata ad aprile 2023. “La VAS – si legge – ha riguardato il Programma per la realizzazione dei Giochi, inteso quale insieme delle attività e degli interventi organizzativi necessari all’evento olimpico e paralimpico.” Subito dopo si specifica: “Sono rimaste escluse le opere permanenti già assoggettate a valutazione ambientale nell’ambito di altri strumenti di pianificazione o di specifici procedimenti autorizzativi”. Di queste opere non viene menzionata l’entità numerica o le dimensioni (e, di conseguenza, il loro possibile impatto).

    Le conclusioni riassumono i desideri e le promesse, rimarcando due aspetti. Il primo è che la fine “della procedura VAS ha segnato il passaggio dalla fase valutativa alla fase di monitoraggio dell’attuazione del Programma”.

    Il secondo riguarda “l’impegno [di Fondazione Milano-Cortina] a fornire aggiornamenti periodici sullo stato di avanzamento delle attività e sull’attuazione delle misure previste”, mentre gli enti pubblici si prendevano carico degli “adempimenti di propria competenza”. Evidentemente, se ci sono stati, gli ulteriori scambi non sono avvenuti all’interno della cornice istituzionale – e rendicontata – del Consiglio olimpico congiunto.

    La parte più interessante forse arriva proprio nelle ultime righe, con quella che pare un’ammissione. All’inizio del paragrafo si riferisce che “l’impostazione è coerente con le linee programmatiche individuate nella relazione relativa al 2024, che avevano posto l’accento sul monitoraggio sistematico, sulla sostenibilità, sulla legacy, sull’impatto economico-sociale e sulla trasparenza degli strumenti informativi”.

    Ma subito dopo, la chiosa mette in luce le discrepanze tra promesse e realtà. “La documentazione attualmente disponibile non consente, tuttavia, di riferire specifiche ulteriori determinazioni collegiali adottate dal COC nel corso del 2025 su tali linee di attività”.

    Per saperne di più, forse, servirà aspettare un altro anno.
    La strada in salita per ottenere trasparenza sul Consiglio olimpico congiunto

    Ricostruire tutto questo non è stato semplice. Per avere accesso a dati e informazioni sul lavoro del Consiglio abbiamo inviato al Coni una richiesta di accesso civico nei primi giorni di luglio. Secondo il decreto di istituzione, l’atto avrebbe dovuto essere consegnato entro il 30 giugno.

    Il 15 luglio, l’avvocata Chiara Mirabella, responsabile dell’ufficio legale e contenziosi del Coni, ci has risposto che il documento era stato pubblicato sul sito istituzionale del Senato o della Camera dei Deputati tra i documenti non legislativi. Al link, però, si menzionava solamente quello precedente, pubblicato nel 2025 sui lavori del 2024.

    Alla nostra richiesta di riesame della pratica, il 28 luglio Mirabella fa sapere a lavialibera che “come comunicatomi dalla Segreteria Generale, nel corso del 2026, a questo Comitato non è mai pervenuta alcuna convocazione di riunioni del consiglio olimpico congiunto. Pertanto, il CONI non è a conoscenza di nessuna relazione riguardante l’anno 2025”.
    In quei giorni compare l’informazione che Abodi, il 23 luglio, ha consegnato la relazione e proprio il 28 è stata trasmessa alla Commissione cultura.

    Il giorno dopo, arriva la risposta del ministero dello Sport, con allegata la relazione di tre pagine e due lettere del ministro Abodi indirizzate al presidente del Senato Ignazio La Russa e a quello della Camera Lorenzo Fontana.

    Arriva, infine, la risposta al riesame dal Coni, che nel rispondere ai nostri solleciti confermava che, con la mail ricevuta dal ministero, “l’istanza risulta integralmente soddisfatta”.

    Nel momento in cui pubblichiamo questo articolo, all’interno della pagina del Senato dedicata ai documenti non legislativi compare solamente il titolo che segnala l’esistenza della relazione, senza il pdf scaricabile dell’unico atto che avrebbe dovuto rendere conto al parlamento dell’andamento generale delle Olimpiadi.

    https://lavialibera.it/it-schede-2800-olimpiadi_milano_cortina_trasparenza_al_parlamento_arriva

    #transparence #rapport #Milano-Cortina #JO2026 #jeux_olympiques #Alpes #montagne

  • EDITORIALE – Ai giovani serve il coraggio di restare
    https://informareonline.com/editoriale-ai-giovani-serve-il-coraggio-di-restare

    Ci sono lettere che non chiedono soltanto una risposta. Chiedono una presa di coscienza. La testimonianza di un giovane di Castel Volturno, che dopo sacrifici, studio e difficoltà prova a costruirsi una professione e un futuro, ci obbliga a guardare in faccia una domanda scomoda: che cosa deve fare un ragazzo nato in una terra difficile? Scappare, […] L’articolo EDITORIALE – Ai giovani serve il coraggio di restare proviene da Informareonline, scritto da Tommaso Morlando

    #Approfondimenti #EVIDENZA #Magazine_Agosto_2026

  • Pourquoi #Ceuta est au cœur d’une crise migratoire permanente

    L’ESSENTIEL

    - Plus de 40 000 personnes sont entrées en 24 heures à Ceuta, enclave espagnole située sur la côte marocaine.

    - Cette crise mêle enjeux migratoires, tensions diplomatiques et rivalités géopolitiques.

    - La réponse doit concilier contrôle des frontières, État de droit et protection des #droits_humains.

    ***

    Depuis le 31 juillet 2026, Ceuta est confrontée à une crise frontalière d’une ampleur sans précédent. Selon les premières estimations des forces de sécurité, plus de 40 000 personnes seraient entrées dans l’enclave espagnole en l’espace de 24 heures. Certaines sources ont avancé provisoirement le chiffre de 49 000, mais aucun bilan officiel consolidé n’a encore été publié, et cette estimation a été retirée sans explication publique du site du Département de la sécurité nationale.

    Au moment où nous écrivons ces lignes, au moins 41 personnes ont trouvé la mort, noyées en tentant de contourner à la nage la digue frontalière.

    Le nombre d’arrivées est particulièrement difficile à absorber pour une ville qui compte environ 83 600 habitants. Les capacités d’accueil de Ceuta étaient déjà saturées avant cette nouvelle vague d’entrées. Après l’arrivée d’environ 1 500 personnes au cours de la semaine précédente, les structures destinées aux mineurs non accompagnés fonctionnaient, selon le président de la ville autonome, à 2 400 % de leur capacité. Il a qualifié la situation d’« urgence humanitaire et sociale absolue ».

    Ceuta n’est pas seulement confrontée à une crise migratoire, mais à une crise multifactorielle où se conjuguent inégalités structurelles, tensions diplomatiques, dépendance de l’Europe à l’égard du Maroc, capacités d’accueil limitées et polarisation politique. Son analyse nécessite de croiser une perspective internationale — centrée sur l’externalisation du contrôle des frontières et les alliances géopolitiques — avec une approche interne, attentive aux conséquences sur l’État de droit, les services publics, la cohésion sociale ainsi que les discours politiques et médiatiques.

    Facteurs externes : la dimension internationale de la crise

    L’utilisation des mouvements migratoires comme instrument de pression politique ne relève pas d’une simple hypothèse. La politologue américaine Kelly M. Greenhill désigne par l’expression #coercive_engineered_migration (« migration coercitive orchestrée ») l’utilisation délibérée, ou la menace, de flux migratoires afin d’obtenir des concessions de la part d’autres États.

    À Ceuta, cette dynamique doit être replacée dans une succession de crises frontalières observées depuis 2005, et ne pas être considérée comme un épisode isolé. En mai 2021, plus de 5 000 personnes étaient entrées dans la ville après un assouplissement des contrôles marocains, en pleine crise diplomatique provoquée par l’accueil en Espagne de Brahim Ghali, chef du Front Polisario.

    Cette capacité de pression est renforcée par l’#externalisation de la politique migratoire européenne, qui a transféré une partie du contrôle des frontières à des pays tiers comme le Maroc. Dans le même temps, la présentation de ces arrivées comme une menace pour la sécurité alimente le processus de « #sécurisation », qui tend à privilégier la protection de l’État au détriment de la sécurité et des droits des personnes migrantes elles-mêmes (2017).

    Le Parlement européen a d’ailleurs condamné explicitement en juin 2021 l’utilisation par le Maroc du contrôle des frontières, de la migration et, en particulier, des mineurs non accompagnés comme moyen de pression politique contre l’Espagne. Le Barcelona Centre for International Affairs (CIDOB) a qualifié cet épisode de cas emblématique de weaponisation of migration (« instrumentalisation de la migration »), c’est-à-dire l’utilisation de personnes migrantes comme instruments de coercition entre États.

    Si, en 2021, la pression exercée par le Maroc avait été expliquée par l’accueil du chef du #Front_Polisario, #Brahim_Ghali, dans un hôpital de Logroño, il ne faut pas oublier que la rupture des relations diplomatiques entre le Maroc et l’Algérie cette même année avait entraîné la fermeture du gazoduc Maghreb-Europe, privant le royaume chérifien d’une source de revenus et d’un levier d’influence.

    En 2026, le contexte immédiat est différent, même si plusieurs développements diplomatiques récents sont susceptibles d’avoir contrarié Rabat. Le 20 juillet, le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a ainsi effectué une visite officielle en #Algérie et annoncé la tenue d’une réunion bilatérale de haut niveau à l’automne. Le gouvernement espagnol a de nouveau qualifié l’Algérie, principal rival régional du Maroc, de « partenaire stratégique » et de « nation amie ».

    Le 23 juillet, la commission de la Justice du Congrès des députés a approuvé le texte d’une proposition de loi visant à faciliter l’accès à la nationalité espagnole pour les Sahraouis nés sous administration espagnole. Le texte doit encore être adopté par le Parlement.

    La concomitance de cette initiative avec le rapprochement diplomatique entre l’Espagne et l’Algérie, ainsi qu’avec la crise frontalière, a alimenté l’hypothèse selon laquelle Rabat chercherait à rappeler le coût que pourrait avoir, à ses yeux, toute décision espagnole contraire à ses intérêts concernant le #Sahara_occidental.

    Dépendance au Maroc

    L’externalisation du contrôle migratoire a fait du Maroc un partenaire indispensable, mais aussi une source de dépendance. En 2023, la Commission européenne a consacré 152 millions d’euros au renforcement de la gestion des frontières marocaines. Cette délégation de compétences confère à Rabat une capacité d’influence sur la coopération migratoire.

    Cette dépendance est d’autant plus problématique que la capacité à contenir les départs ne garantit pas la fiabilité démocratique du partenaire. L’ONG américaine Freedom House, dont la mission est de promouvoir la démocratie et les droits humains dans le monde, classe le Maroc parmi les pays « partiellement libres », avec un score de 37 sur 100, et souligne la prédominance politique et économique de la monarchie.

    L’ONG internationale indépendante Human Rights Watch, qui enquête sur les atteintes aux droits humains dans plus de 90 pays, relève dans son rapport 2026 une intensification de la répression contre les journalistes, les militants et les défenseurs des droits humains, ainsi que des poursuites visant les personnes qui défendent l’indépendance du Sahara occidental. Les autorités ont notamment recours à des accusations de diffamation, de diffusion de fausses informations, d’offense aux institutions ou d’atteinte à la monarchie pour restreindre l’espace de la critique politique.

    Ce contexte conduit à poser une question délicate : jusqu’à quel point l’Europe peut-elle présenter comme un garant fiable de ses frontières un régime qui restreint durablement la liberté de la presse, réprime la dissidence et utilise sa coopération internationale pour renforcer sa position sur le Sahara occidental ?

    L’alignement Maroc–Israël–États-Unis

    L’axe Maroc–Israël–États-Unis s’est consolidé en 2020 avec la normalisation des relations entre Rabat et Tel-Aviv et la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté revendiquée par le Maroc sur le Sahara occidental. Il s’est encore renforcé en 2021 avec la signature d’un mémorandum de coopération militaire. Cet alignement contraste avec la dégradation des relations entre l’Espagne et Israël, ainsi qu’avec les tensions croissantes entre Madrid et Washington.

    La crise de Ceuta a mis ces tensions en lumière. L’ambassadeur israélien auprès des Nations unies a remis en cause la souveraineté espagnole sur la ville, tandis que la Maison-Blanche a imputé la responsabilité de la crise aux politiques « mondialistes » et « d’extrême gauche » du gouvernement espagnol.

    Ces déclarations témoignent d’une #instrumentalisation diplomatique de la crise et d’une convergence rhétorique à l’égard de l’Espagne, mais elles ne constituent pas une preuve de l’existence d’une action coordonnée visant à faciliter l’ouverture de la frontière.

    Facteurs internes : droit, capacités institutionnelles et fabrique de la peur

    L’arrêt rendu par la Cour suprême le 8 juillet n’interdit pas à proprement parler les « #refoulements_à_chaud » des migrants tentant d’entrer à la nage à Ceuta et Melilla. Il écarte en revanche le recours à la procédure exceptionnelle de « #rejet_à_la_frontière » pour les personnes interceptées en mer, au motif qu’elles n’ont pas franchi un dispositif matériel de contrôle, comme la clôture frontalière.

    Cette décision a toutefois fait l’objet d’une interprétation simplifiée largement relayée au Maroc, ce qui a pu encourager les traversées en faisant naître l’idée que les personnes arrivant à la nage ne seraient pas renvoyées.

    Pour le président du gouvernement espagnol, les réseaux de passeurs ont instrumentalisé cette décision de justice. L’arrêt a ainsi pu jouer un rôle de facteur facilitateur, sans pour autant expliquer à lui seul l’ampleur de la crise ni la réduction simultanée des contrôles frontaliers côté marocain.

    La construction du récit de « l’invasion »

    Les crises frontalières créent un contexte propice à la radicalisation du débat public. Une étude met en évidence un durcissement de la rhétorique politique et une banalisation des discours racistes. Lors de la crise de 2021, le parti d’extrême droite Vox a consacré plus de 70 % de ses publications à Ceuta et à la migration.

    Une autre étude a montré que 80 % des messages haineux analysés portaient sur la confrontation politique, et non sur les causes ou les solutions aux enjeux migratoires.

    Dans la crise actuelle, des expressions comme « invasion », « hommes en âge de combattre » ou « sicaires » participent à cette représentation des personnes migrantes comme une menace collective. Les #médias ne sont pas nécessairement à l’origine de ces discours, mais ils peuvent contribuer à les banaliser lorsqu’ils reprennent des cadrages alarmistes sans les contextualiser ni les mettre en perspective.

    Les droits humains comme limite et comme réponse

    Dans une crise de cette nature, les droits humains ne constituent pas un obstacle à la gestion des frontières, mais en fixent les limites juridiques et éthiques. La découverte de plus de 40 corps dans les eaux de Ceuta met en évidence le coût humain d’une politique qui fait de la frontière un espace de danger extrême.

    L’Espagne a l’obligation de protéger les vies humaines, de garantir les opérations de sauvetage et d’examiner individuellement chaque situation, en portant une attention particulière aux mineurs, aux demandeurs d’asile et aux victimes de la traite des êtres humains.

    Mais les principales victimes restent toujours les personnes migrantes elles-mêmes. Le Maroc peut les utiliser comme moyen de pression, les partis politiques comme argument électoral, et certains discours les réduire à une menace anonyme.

    Tandis que les États se disputent influence et responsabilités, ces personnes risquent leur vie et s’exposent à l’absence de protection, aux #refoulements arbitraires et à leur #déshumanisation dans le débat public. La réponse ne devrait pas opposer les droits des habitants de Ceuta à ceux des personnes qui arrivent, mais veiller à ce que ces deux populations — et en particulier les plus vulnérables — ne continuent pas de payer le prix de stratégies politiques sur lesquelles elles n’ont aucune prise.

    https://theconversation.com/pourquoi-ceuta-est-au-coeur-dune-crise-migratoire-permanente-288888
    #migrations #réfugiés #Maroc #Espagne #assaut #frontières

    • Les migrants marocains de Ceuta, victimes des politiques migratoires européennes

      Plusieurs dizaines de milliers de personnes seraient parvenues à entrer dans l’enclave espagnole au cours des derniers jours, et une trentaine d’entre elles ont déjà perdu la vie. Un nouvel épisode qui illustre toute la perversité de l’#externalisation de la gestion des frontières.

      Une fois de plus, les frontières tuent. Une trentaine de personnes sont mortes en tentant de rejoindre Ceuta, une petite enclave espagnole située sur la côte nord de l’Afrique, depuis le Maroc. « Neuf corps ont été repêchés », a d’abord indiqué, jeudi 30 juillet, une porte-parole de la délégation du gouvernement espagnol dans ce territoire à l’Agence France-Presse (AFP), avant que le bilan ne soit revu à la hausse le matin du vendredi 31 juillet.

      Les autorités espagnoles ont d’abord compté près de 1 500 personnes qui ont réussi à gagner Ceuta au cours des derniers jours. Mais Madrid affirmait vendredi matin que 49 000 personnes seraient entrées, selon de premières estimations. Le président de Ceuta, Juan Jesús Vivas Lara (Parti populaire, droite), a affirmé, lors d’une conférence de presse vendredi 31 juillet, que ce nombre s’élevait même à 60 000.

      La différence de chiffres surprend et requiert pour l’heure de la prudence : « Il faut être très précautionneux. On nous parle de 1 500 personnes un jour et le lendemain de 50 000 personnes. C’est forcément très inédit et impressionnant, mais il y a toujours une exagération des chiffres sur les tentatives de passages et les passages [effectifs] », tempère Elsa Tyszler, enseignante-chercheuse à l’université Paris-8, qui suit de près l’enclave et les mouvements migratoires dans cette région.

      Elle ajoute : « Il faut se méfier des chiffres, qui sont toujours manipulés à des fins politiques, de l’ordre de “l’invasion migratoire”, dans un îlot occidental qui serait “assiégé” par des migrants racialisés. C’est toute la rhétorique d’extrême droite qui accompagne les tentatives de passage à cet endroit depuis trente ans. »
      Des drames humains qui se répètent

      Les images qui circulent depuis le jeudi 30 juillet montrent de jeunes hommes et adolescents (en majorité), certains arrivant à la nage et grimpant sur les rochers pour se hisser à terre, parfois équipés de palmes et de bouées de sauvetage ; d’autres, tout sourire une fois leur destination atteinte, laissant échapper leur joie dans des cris non dissimulés ou des accolades.

      La garde civile aurait rapidement été dépassée. Jeudi dans la soirée, le ministère de l’intérieur espagnol a annoncé l’envoi de l’armée pour « renforcer la garde civile » et « assurer la sécurité » à Ceuta, alors que plusieurs centaines d’autres personnes ont gagné le territoire en une journée. Quelques centaines de Marocains auraient aussi rejoint Melilla, une autre enclave espagnole.

      « Le gouvernement d’Espagne est entièrement mobilisé pour donner une réponse immédiate à la situation à Ceuta, a fait savoir jeudi après-midi, sur le réseau social X, Pedro Sánchez, le premier ministre espagnol. Nous mobilisons toutes les ressources nécessaires, en travaillant avec les autorités marocaines et internationales. […] Je viens de transmettre [le message] au président [de l’enclave] Juan Jesús Vivas Lara. C’est le moment de construire des solutions, avec responsabilité et coopération. »

      En visite sur place vendredi 31 juillet, le premier ministre a dénoncé « une attaque, une violation de l’intégrité territoriale de l’Espagne ». Le président de Ceuta, qui a mis en avant une « crise migratoire extrêmement grave », a appelé à une « réponse immédiate, ferme et coordonnée », demandant au gouvernement de déclarer l’état d’urgence nationale.

      « Il est temps de passer à l’action. Ceuta a besoin de plus de moyens, d’infrastructures, de coordination et de limites objectives à sa capacité d’accueil. Nous ne demandons pas de privilèges, mais une réponse juste, responsable et conforme à notre condition de frontière de l’Europe en Afrique », a-t-il écrit sur X jeudi 30 juillet après-midi. Selon lui, les personnes sont arrivées à un rythme de deux cents par jour en moyenne cette semaine. « Une urgence humanitaire et sociale absolue », a-t-il déploré.

      Pour Ceuta comme pour Melilla, une telle situation de chaos, menant à de véritables drames humains, n’est pas nouvelle. En 2021, à Ceuta, près de 8 000 personnes étaient parvenues à rejoindre l’enclave – un chiffre alors inédit, et largement dépassé aujourd’hui. Le Maroc avait été accusé d’avoir fait pression sur l’Espagne dans le dossier sensible du Sahara occidental, en instrumentalisant les personnes migrantes et leur détresse.

      En 2022, à Melilla cette fois, vingt-sept exilés subsahariens avaient perdu la vie (soixante-dix autres ont été portés disparus) alors qu’ils tentaient de gagner l’Espagne, toujours depuis le Maroc, dans un mouvement de foule provoqué alors que des centaines, voire des milliers de personnes tentaient le passage.
      Le bal des instrumentalisations est ouvert

      De manière très prévisible, les images ont vite été reprises sur les réseaux sociaux, par la droite et l’extrême droite, pour laisser croire à une « invasion migratoire ». Chacun et chacune y va de sa petite déclaration : la leader du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, parle d’« entrées massives et coordonnées de migrants en Espagne, encouragées par le gouvernement espagnol ».

      Le patron du parti Les Républicains (LR), Bruno Retailleau, évoque quant à lui une « vague migratoire massive à Ceuta » et une « politique irresponsable du gouvernement socialiste espagnol », en référence à la campagne de régularisation des sans-papiers mise en œuvre en début d’année 2026 en Espagne.

      En résumé, ce serait parce que Madrid régulariserait (sous de nombreux critères restrictifs, notamment la durée de séjour dans le pays) que plus d’un millier de migrants marocains auraient tenté de rejoindre Ceuta (plusieurs mois après l’annonce de ladite régularisation).

      Le ministre de l’intérieur français, Laurent Nuñez, a annoncé sur X « renforcer sans attendre les contrôles à la frontière espagnole », répondant indirectement à une demande formulée par Marine Le Pen une heure plus tôt. « Par ailleurs, j’active la Force frontière d’intervention rapide pour des contrôles en profondeur », a-t-il ajouté, comme si la France était sous la menace de dangereux envahisseurs.

      Côté italien, Giorgia Meloni n’a pas manqué de pointer une « immigration clandestine hors de contrôle [qui] représente une menace concrète pour la sécurité des frontières européennes », suggérant la suspension de l’espace Schengen avec l’Espagne ; alors même que Ceuta, comme Melilla, fonctionne comme une exception de la zone européenne de libre circulation et que des contrôles d’identité sont effectués pour les personnes qui entrent ou sortent du territoire…

      Dans un autre style, Danny Danon, ambassadeur d’Israël aux Nations unies, a cherché à tacler l’Espagne, osant le parallèle entre la politique de colonisation d’Israël en Palestine et la guerre génocidaire menée à Gaza avec la situation de cette enclave.

      « L’Espagne, qui ne manque jamais une occasion de faire la leçon à Israël, a déclaré l’état d’urgence à Ceuta à la suite de la crise liée à sa politique d’immigration. Peut-être qu’avant de continuer à nous faire la leçon, il serait temps qu’elle explique au monde pourquoi elle maintient encore des enclaves coloniales en Afrique », cingle-t-il.

      Si l’on peut interroger le passé colonial espagnol, la comparaison est pour le moins osée. Une journaliste hispano-marocaine, Leyla Hamed, lui a répondu : « Je suis de Ceuta, et l’Espagne ne nous a jamais opprimés. Vous, maniaques génocidaires, n’avez pas le droit d’instrumentaliser notre identité ou de parler en notre nom. »
      L’effet boomerang de l’externalisation

      Dans ce flot de réactions, le Maroc semble avoir gardé le silence. Plusieurs observateurs et observatrices accusent le pays, en pleine célébration du vingt-septième anniversaire de l’intronisation du roi Mohammed VI, d’avoir sciemment réduit les effectifs au niveau de la frontière avec Ceuta en réponse à la visite de Pedro Sánchez en Algérie, le 20 juillet.

      Mais tout le monde ou presque oublie de préciser la nature du « problème ». La crise n’est pas « migratoire », mais politique et humanitaire : dès lors que l’Union européenne choisit de donner les pleins pouvoirs à des États tiers pour gérer ses frontières contre rémunération, ces mêmes États n’ont parfois aucun scrupule à jouer avec des vies humaines pour servir leurs intérêts.

      Par le biais de l’externalisation des politiques migratoires, « le Maroc a été le premier pays à accepter d’aider l’Espagne et l’UE à défendre ses frontières, à collaborer dans la lutte dite contre l’immigration irrégulière vers l’Europe » dès le début des années 1990, rappelle Elsa Tyszler.

      Cela donne lieu à des « patrouilles de la marine marocaine dans les eaux du détroit de Gibraltar, pour protéger des frontières que, par ailleurs, le Maroc conteste », souligne-t-elle, expliquant que l’occupation de ces territoires par l’Espagne revient régulièrement dans le débat public. C’est tout le paradoxe. « Il y a toujours un jeu de vérité entre les deux pays. Les frontières de Ceuta et Melilla sont un théâtre de luttes diplomatiques. »

      Beaucoup d’exemples viennent l’illustrer et « montrent que dès qu’il y a un différend entre le Maroc et l’Espagne, comme ce fut le cas pour le Sahara occidental en 2021, cela se concrétise par la métaphore du robinet », poursuit la chercheuse. Ici, « on peut penser que la visite de Pedro Sánchez en Algérie » a conduit à ce pic d’entrées exceptionnel à Ceuta. « Lorsque le pouvoir marocain n’est pas satisfait de ce que fait l’Espagne, il y a un mécanisme de vengeance », ajoute-t-elle.

      Officiellement, les autorités des deux pays ne le diront pas et salueront leur collaboration commune. Si le Maroc ne s’est pas encore exprimé publiquement sur la situation à l’heure où nous écrivons ces lignes, le premier ministre espagnol s’est arrangé pour déclarer que le Maroc était un « allié » malgré le contexte.

      « Le Maroc agit en sous-traitant de la gestion des frontières européennes et opère le contrôle migratoire, il manie donc la question migratoire en fonction de ses propres intérêts » lorsque bon lui semble, nuance Elsa Tyszler. C’est le retour de bâton d’une politique régulièrement dénoncée par les chercheurs et chercheuses ainsi que par les ONG internationales.
      Une situation économique et sociale compliquée

      Enfin, d’autres facteurs doivent être pris en compte, tels que l’enjeu racial et le racisme présent à cette frontière à la fois « très militarisée et sophistiquée », qui ont fait des migrants – les musulmans ou perçus comme tels et les personnes noires venues d’Afrique subsaharienne – la « figure de l’ennemi », en réaction aux différentes arrivées observées ces dernières décennies. Il y a aussi la colère de la jeunesse marocaine et le désespoir d’une partie de la population qui cherche à fuir son pays.

      À ce propos, Khadija Anani, membre de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) et d’EuroMed Droits au Maroc, souligne la situation « très compliquée » au niveau économique et social : « La jeunesse est en détresse et ne voit pas de perspectives au Maroc. Près de 1 million et demi de jeunes âgés entre 14 et 24 ans ne font rien – ni études, ni formation, ni travail. »

      Plus de 2 millions de Marocain·es vivent en dessous du seuil de pauvreté, poursuit-elle, regrettant que la priorité soit donnée à l’organisation de grands événements internationaux plutôt qu’à l’éducation, au travail, à la santé, au logement ou à la lutte contre la corruption. « Toutes ces thématiques sont négligées, c’est d’ailleurs pour ça que la “GenZ” est sortie dans la rue [en septembre 2025] et a revendiqué ses droits », explique Khadija Anani.

      Dans le même temps, la liberté d’expression des citoyen·nes est régulièrement entravée. Le rappeur El Mahdi Lyoubi a été arrêté et se voit imposer un procès vendredi 31 juillet. Tout cela explique, selon la représentante associative, qu’autant de personnes aient tenté le passage de la frontière à Ceuta ces jours-ci.

      Mais selon El País, des milliers de personnes rebroussent chemin vers le Maroc, faute de pouvoir être accueillies correctement dans l’enclave. Selon le ministère de l’intérieur espagnol, 25 000 personnes seraient déjà rentrées. Dans toute cette histoire, conclut Khadija Anani, « gardons en tête les dégâts humains, car le bilan des morts risque encore de s’alourdir ».

      https://www.mediapart.fr/journal/international/310726/les-migrants-marocains-de-ceuta-victimes-des-politiques-migratoires-europe
      #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #chiffres #statistiques #afflux #invasion #Melilla #instrumentalisation #extrême_droite #racisme #jeunesse #jeunesse_marocaine

    • Drame de Ceuta : jusqu’où ira l’#indignité ?

      Plus de 70 personnes officiellement décédées, sans doute plus de 130 selon les associations. De ce qui s’est passé à Ceuta ces derniers jours, on aimerait d’abord que l’on retienne cela : ces vies brisées, ces histoires, ces noms et ces visages. Mais comme bien souvent, la plupart des réactions et des polémiques effaceront cette dimension humaine. Alors il faut le redire, sans relâche, contre l’indifférence et la banalisation.

      Au-delà de la situation historique et géographique spécifique de l’enclave espagnole de Ceuta sur le continent africain, au-delà de la crise sociale et des inégalités particulièrement prégnantes au Maroc, les événements de la semaine dernière sont venus une nouvelle fois rappeler comment les personnes migrantes peuvent être aujourd’hui l’objet de bien des instrumentalisations géopolitiques, une dimension renforcée par les logiques d’externalisation des politiques migratoires européennes ; et comment l’obsession de ces politiques pour la fermeture aux « indésirables » ne peut que conduire à de telles situations de tensions, de marchandage, tant rien ne peut faire complétement obstacle à l’espoir d’une autre vie pour celles et ceux qui sont prêts à tout pour partir.

      Mais ce à quoi nous assistons autour du drame de Ceuta est surtout sidérant d’escalade dans l’indignité.

      Escalade dans le degré de #mensonges et de #contre-vérités véhiculés par des responsables politiques, bien au-delà des rangs de l’extrême droite, par divers influenceurs et relais médiatiques : alimentation irraisonnée de l’existence d’un risque « d’arrivée massive » de personnes migrantes sur le continent européen, alors que l’enclave n’est pas dans l’espace Schengen et qu’il n’est pas possible de rejoindre l’Espagne sans contrôle ; prétendu lien avec la politique de régularisation conduite par le gouvernement espagnol, procédure qui n’est pourtant plus ouverte aujourd’hui, dont les critères ne pouvaient en aucun cas concerner les personnes arrivées à Ceuta ces derniers jours.

      Escalade dans la mécanique, désormais si bien rodée, d’instrumentalisation au service de l’agenda politique de celles et ceux qui entretiennent les peurs pour vanter leurs propositions autoritaires et xénophobes : alimentation du fantasme de la « submersion », à coup d’images et de commentaires haineux ressassés jusqu’à la nausée, précipitation sur le terrain pour alimenter les paniques identitaires, dénonciation d’une « menace existentielle » … Un retournement d’analyse bien pathétique quand on pense aux vraies menaces existentielles (drames climatiques, conflits armés…) que nous vivons en cet été 2026…

      Escalade enfin dans la surenchère répressive et sécuritaire qui a été la réponse de la plupart des pays européens : priorité au renforcement du contrôle des frontières, alors qu’il était bien impossible aux personnes migrantes arrivées à Ceuta de gagner facilement le continent européen ; aucune considération pour les questions humanitaires et le respect des droits fondamentaux. Et lundi 3 août, la lettre des 22 pays amenés par l’Italie et le Danemark, demandant de nouvelles mesures de contrôle et de fermeture, dénonçant la politique espagnole de régularisation, a été un nouveau signe plus qu’alarmant d’une dérive sans fin de l’Union européenne, sous l’impulsion d’une alliance droite et extrême droite qui la guide désormais sur les questions migratoires.

      Jusqu’où cela va-t-il aller ? Après le pacte asile et migration en application depuis juin dernier, après le règlement retour et ses « hubs de retour » en dehors de l’UE, renforçant encore les logiques d’enfermement, d’expulsion, d’externalisation et d’atteintes aux droits, quelle va être la prochaine étape ?

      La réunion des ministres de l’Intérieur tenue ce mardi 4 aout, si elle n’a fait l’objet d’aucune véritable annonce nouvelle, tant les dispositifs de contrôle et de répression sont déjà présents, a néanmoins confirmé le registre de la menace et de l’obsession, notamment via les technologies de surveillance, du contrôle et de la fermeture.

      Alors qu’en France comme dans d’autres pays européens s’ouvrent de cruciales séquences électorales risquant d’être autant de prétextes à de nouvelles instrumentalisations et surenchères, il y a urgence, sous peine de basculer demain dans un avenir encore plus cauchemardesque, à dénoncer sans faillir ces mécaniques toxiques. Et à opposer à l’incapacité aujourd’hui dramatique de l’Union européenne et de ses Etats à concevoir des politiques migratoires, hors du paradigme de la répression et de la logique de « la forteresse assiégée » servant principalement ses intérêts ; des politiques fondées sur le respect des droits humains, l’égalité de traitement, les coopérations d’égal à égal et les solidarités internationales. Les seules à même de pouvoir garantir notre avenir collectif, dans un monde où, plus que jamais, les migrations en seront demain le cœur battant.

      https://www.lacimade.org/drame-de-ceuta-jusquou-ira-lindignite

    • Ceuta ou la consécration des politiques migratoires racistes et sécuritaires

      Contrairement aux discours qui ont majoritairement circulé dans les médias ces dernières semaines, les événements survenus à Ceuta à partir du 30 juillet 2026 ne doivent pas être considérés comme une « crise migratoire » exceptionnelle, mais plutôt comme la conséquence prévisible d’un modèle de « gestion » des mouvements migratoires fondé sur la dissuasion, l’externalisation des frontières, la normalisation progressive de la #violence, et l’instrumentalisation des questions migratoires. La militarisation des frontières, la cruauté envers les personnes en migration, la violation du droit international, et l’#impunité institutionnelle organisée sont autant d’éléments qui démontrent chaque jour l’impasse des politiques et stratégies migratoires actuelles.

      Entre le 30 et le 31 juillet, entre 40 000 personnes [1] (selon le Maroc) et 70 000 [2] (selon l’Espagne) auraient franchi depuis le Maroc, principalement par la mer, la frontière de Ceuta - résidu colonial européen sous contrôle espagnol situé sur le territoire marocain -, arrachant ainsi leur liberté de circulation. Entre 83 personnes (chiffre officiel) et 141 (chiffre des associations) seraient décédées ce faisant, et presque la majorité des personnes arrivées ont été renvoyées au Maroc en 48h, en violation du droit international (principe de non-refoulement), du droit européen (Pacte européen asile et migration), et de la législation espagnole (arrêt de la Cour suprême espagnole du 8 juillet 2026).

      La fabrique de la « crise migratoire », stratégie récurrente des politiques européennes
      Face à ce qui a été présenté comme une énième « crise migratoire », il convient de relativiser les chiffres. Les chiffres annoncés des arrivées dans l’enclave semblent conséquents au regard du confetti de 20 km2 (85 000 habitants) que constitue l’enclave de Ceuta. Mais ils sont en réalité dérisoires au regard de la population des 27 États membres de l’UE, qui compte plus de 450 millions d’habitant·es. Il y a en l’espèce un effet de zoom, amplifié dans ce cas précis par le fait que Ceuta, l’une des deux seules frontières terrestres entre le Maroc et l’Espagne (l’autre étant Melilla), se trouve sur le continent africain et ne fasse pas partie de l’espace Schengen.
      A chaque fois que l’Europe a connu des épisodes d’arrivées importantes sur des territoires insulaires ou enclavés, a été utilisée la rhétorique de la « crise migratoire ». Cette formule permet de rejeter la responsabilité sur les personnes migrantes et de détourner l’attention des enjeux politiques et du système imposé par les anciennes puissances coloniales. Ce procédé a été utilisé régulièrement, à Lampedusa (Italie) en 2011 pendant les révolutions arabes et en 2023 lorsqu’entre 6000 et 13 000 personnes sont arrivées en quelques jours sur l’île, à Ceuta en 2021 lorsqu’environ 10 000 personnes sont entrées en deux jours dans l’enclave après un relâchement du contrôle frontalier marocain, ou encore à Melilla en 2005 ou 2022 lors de tentatives de franchissement de la barrière-frontière.
      Lors de tous ces précédents, les personnes en quête de protection ou d’opportunités – et contraintes d’emprunter des voies alternatives en raison de la fermeture des frontières et des régimes de visa imposés - ont été brutalement réprimées par les forces de l’ordre, avant d’être sommairement renvoyées, en violation de leurs droits. Nombre d’entre elles ont de plus péri en Méditerranée, laissant des familles entières en deuil.

      La même répression brutale a été déployée à Ceuta après le 30 juillet. Face à ce mouvement migratoire, le discours de l’Espagne a consisté à dénoncer une « violation de [son] intégrité territoriale par des réseaux criminels », pointant du doigt une instrumentalisation par des « mafias », qui auraient partagé des informations mensongères sur les réseaux sociaux - notamment une « interprétation extensive » de l’arrêt de la Cour suprême espagnole du 8 juillet 2026 [3] ou une ouverture de la frontière maroco-espagnole. En réponse à cette situation, l’Espagne a immédiatement déployé l’armée sur place pour venir en appui à la Guardia Civil, tandis que l’UE offrait le soutien de l’agence Frontex pour « reprendre le contrôle » des frontières européennes dites « menacées ».

      Récupération politique tous azimuts
      La récupération politique a été immédiate à l’échelle de l’UE. Les images des arrivées d’exilé·es à Ceuta diffusées en boucle ont immédiatement été exploitées et instrumentalisées par les droites européennes et les extrêmes droites, y compris au-delà de l’espace Schengen, pour construire un récit de « l’invasion ». Décrites comme un problème de sécurité publique, ces arrivées ont déclenché discours décomplexés de haine et protestations indignées, ainsi qu’une crise diplomatique qui a eu tôt fait d’éclipser la crise humanitaire.
      Le prétendu « laxisme » du gouvernement espagnol a ainsi été pointé du doigt, du fait du processus de régularisation extraordinaire mis en place sur son territoire entre avril et juin 2026 [4]. Or, ce programme, qui répondait à des critères stricts – notamment celui d’être arrivé en Espagne avant le 1er janvier 2026 - est clos depuis le 30 juin 2026.
      Qu’à cela ne tienne, l’Espagne est accusé d’avoir envoyé « un mauvais message » aux ressortissant·es des pays tiers, et d’avoir créé un « appel d’air » – mythe fantasmé largement relayé par l’extrême droite [5]. Cet argument fallacieux ne fut cependant pas retenu contre l’Italie un an plus tôt, lorsqu’en besoin de main d’œuvre, ce pays a lui-même émis un décret pour régulariser 500 000 personnes étrangères sur son territoire entre 2025 et 2028 [6]. Dans l’épisode Ceuta, il y a sans nul doute la volonté d’isoler et de décrédibiliser la politique migratoire de l’Espagne – rare pays européen qui dans certaines de ses pratiques et propos tenus à l’échelle nationale va à rebours des discours et politiques uniquement sécuritaires en matière migratoire. L’objectif est de contrer au plus vite la possibilité d’élargissement d’un narratif positif et inclusif sur les migrations face au discours anti-immigration qui prend de l’ampleur au niveau européen.
      Nul ne peut cependant ignorer qu’en parallèle l’Espagne a mené ces dernières années une politique d’externalisation en Afrique de l’Ouest, bien loin de chercher à attirer les immigré-es : construction de centres de détention offshore, déploiement de la police espagnole et de la Guardia civil, et soutien de plusieurs millions d’euros aux forces de sécurité ouest-africaines pour le contrôle des migrations. Ces politiques d’externalisation ont notamment eu pour conséquence de faire de la route atlantique vers les îles Canaries l’une des plus meurtrières ces dernières années (avec 1300 décès à la mi-2026 [7]).

      Les États membres voisins n’ont pas manqué d’appeler au renforcement des contrôles aux frontières externes de l’Union. Certains pays (Italie, Danemark) ont dans la foulée appelé à suspendre de l’espace Schengen une Espagne qui soi-disant ne jouerait pas le jeu du tout-sécuritaire et qui ne contrôlerait pas efficacement ses frontières. D’une part, cette suspension n’est pas prévue par les textes européens en vigueur, et d’autre part il est de notoriété publique que les enclaves de Ceuta et Melilla disposent d’un régime dérogatoire dans l’espace Schengen qui ne permet pas la libre circulation vers la péninsule espagnole du fait d’un double contrôle à l’entrée et à la sortie de l’enclave, qui fonctionne comme un sas fermé. Les pays européens voisins de l’Espagne se sont également empressés d’indiquer qu’ils allaient renforcer les contrôles aux frontières internes de l’Union... Alors même que huit États membres, dont la France et l’Italie, ont de fait rétabli totalement ou partiellement ces contrôles depuis 2015 [8]. .
      Quant au Maroc, qui célébrait le 30 juillet les 27 ans de règne de Mohamed VI, il s’est tu pendant quatre jours avant de finalement renvoyer la balle vers l’Espagne, l’accusant de ne pas avoir anticipé les conséquences de l’arrêt de la Cour suprême espagnole du 8 juillet 2026 [9]…

      L’instrumentalisation des exilé·es au profit d’enjeux géopolitiques, effet boomerang de l’externalisation
      Malgré cela, l’Espagne s’est empressée de rappeler que le Maroc est avant tout un allié, tant il est un collaborateur zélé de la politique migratoire sécuritaire européenne. En effet, l’Espagne, pour entraver les mouvements migratoires à sa frontière, a besoin du Maroc qui sait le lui rappeler en différentes occasions. Ce dernier n’a jamais hésité à utiliser les exilé·es comme monnaie d’échange pour servir ses intérêts économiques ou politiques, peser dans le débat géopolitique, ou exprimer ses mécontentements, notamment face au rapprochement entre l’Espagne et l’Algérie [10], comme il l’a déjà fait par le passé (2021, 2023). Les pays partenaires de la politique d’externalisation de l’UE utilisent ainsi les mêmes armes que l’UE, à savoir le marchandage, pour se retourner occasionnellement contre elle. Cela a été le cas pour la Turquie avec la Grèce en mars 2020, le Maroc avec l’Espagne en mai 2021, et la Biélorussie avec la Pologne dès août 2021. Les exilé·es deviennent alors une monnaie d’échange : le marchandage se fait sur leur dos – voire sur leurs vies – dans tous les cas en violation de leurs droits. Car en déléguant la gestion des migrations à des pays tiers, souvent autoritaires, l’UE se défausse des conséquences de cette sous-traitance, et transforme les personnes qui souhaitent rejoindre son territoire en pions entre les mains de gouvernements qui disposent d’un levier de pression politique face à une Europe gangrenée par un racisme croissant, prête à tout pour maintenir les exilé·es loin de ses frontières.

      Des violations massives des droits au nom de la protection des frontières européennes
      Comme lors de précédents impliquant des arrivées dites « massives » dans l’Union, l’Espagne a procédé très rapidement (48h) au renvoi des personnes arrivées à Ceuta. Et ce en violation de leurs droits fondamentaux. En effet, les personnes interceptées à Ceuta auraient en principe dû faire l’objet du filtrage - prévu par le règlement éponyme du Pacte européen asile et migration entré en application en juin 2026 -, avant toute orientation vers une procédure d’asile ou de retour. Situation qui souligne que cet instrument est mort-né un mois et demi après son entrée en application... De plus, les personnes arrivées par la mer auraient dû - avant « remise » (refoulement) au Maroc - faire l’objet d’un examen individuel de leur situation en vertu de la récente jurisprudence de la Cour Suprême espagnole. Or, Pedro Sanchez a clairement indiqué que celle-ci ne s’appliquerait pas au cas d’espèce. Faut-il pourtant rappeler que nul ne peut faire l’objet d’un renvoi forcé sans avoir vu sa situation individuelle examinée, ou avoir pu déposer le cas échéant une demande de protection internationale en vertu du principe international de non-refoulement ?
      Dans une surenchère sécuritaire, le ministère de l’Intérieur espagnol a par ailleurs annoncé le 1er août la mise en place d’une barrière pneumatique de 500 mètres de long en cours d’installation dans la mer pour empêcher les migrant·es de traverser à la nage entre le Maroc et Ceuta. Dans la volonté a priori de se « conformer » à la jurisprudence de la Cour Suprême espagnole évoquant la nécessité d’un « élément physique de contention » en mer pour pouvoir procéder à des « refus d’admission à la frontière ».

      Les événements de Ceuta auront donc uniquement permis de justifier la doctrine ultra-sécuritaire de l’UE en matière migratoire, et de réaffirmer qu’elle est la seule politique possible.
      A l’issue de cinq jours de crise diplomatique, après avoir été vilipendé par ses voisins européens, le président du gouvernement espagnol aura finalement reçu leur soutien pour sa gestion rapide de la crise politique et diplomatique [11], qui sera vite oubliée. Tout comme les personnes décédées pour avoir voulu exercer leur droit à la mobilité et braver les politiques migratoires européennes répressives, racistes et mortifères.

      La #nécropolitique assumée de l’UE
      Les évènements de Ceuta nous montrent, s’il le fallait encore, que les politiques migratoires répressives tuent. Et que l’externalisation des frontières, quel qu’en soit le coût humain et financier, est un pilier de ces politiques migratoires. La preuve en est les partenariats toujours en vigueur entre l’UE et des pays comme le Maroc, la Libye, la Tunisie, l’Égypte ou la Mauritanie, qui bafouent notoirement les droits de leurs citoyen·nes et des personnes exilées sur leur territoire.
      Le renforcement des dispositifs de contrôle et de sécurité tout au long du parcours migratoire comme la complicité des pays d’origine ou de transit dans ce tout sécuritaire ont de lourdes conséquences. Du fait de la multiplication et de la technologisation des obstacles, la route pour l’Europe est devenue un véritable cimetière, et les morts et les blessés se comptent par milliers [12].
      S’il n’existe pas encore de bilan en ce qui concerne l’épisode Ceuta, l’association marocaine des droits humains fait état d’au moins 140 décès. A ce jour, l’UE et les États partenaires qui endossent le rôle de gendarmes de l’Europe n’ont jamais assumé leur part de responsabilité dans ces tragédies, considérées comme des « dommages collatéraux » d’une stratégie de dissuasion dans laquelle la violence, en tant que moyen corrélé à l’objectif de non-accueil et de mise à distance, est érigée en norme [13]. Quid de l’identification de ces personnes ? Quid des enquêtes qui devront être menées pour établir vérité, justice et réparation pour les familles de ces victimes des politiques migratoires européennes ? Jusqu’à quand les autorités européennes éluderont ainsi leur part de responsabilité alors que ce sont elles qui ont coupé tout accès légal à l’Europe aux personnes en migration, et qui ont par conséquent failli à leur devoir de secours et de solidarité ? [14]

      La militarisation des frontières n’empêche pas les mouvements migratoires
      Ceuta nous montre également que si les entraves sur le parcours migratoire contraignent les exilé·es à utiliser des voies alternatives plus dangereuses, elles ne les dissuadent pas de franchir les frontières. Aucune barrière ne pourra étancher la soif d’émancipation et de liberté de circulation des populations, notamment du Sud global, injustement assignées à résidence dans un monde inégalitaire et ultra-connecté.
      Au Maroc, la situation précaire (37 % de chômage chez les jeunes, pauvreté rampante, manque de perspectives), les refus de visas à répétition, et le fossé socio-économique qui sépare ce pays d’une Espagne située à 14km révoltent la jeune génération, qui clame que la liberté de circulation ne peut plus être réservée aux seul·es privilégié·es. Pour en finir avec la rupture de l’égalité des chances, au nom du principe d’égalité entre tou·te·s, et du principe d’émancipation, les personnes exilées se saisissent du droit à la mobilité qui leur est nié, rappelant que toute personne a le droit de quitter tout pays y compris le sien, et que ce droit est internationalement reconnu [15]. Et internationalement bafoué.

      Loin de constituer un échec politique, les morts aux frontières, les renvois sommaires et les violations répétées des #droits_fondamentaux observés aux frontières de l’Europe sont devenus des caractéristiques structurelles d’un système dans lequel la migration est avant tout perçue comme une menace pour la sécurité plutôt que comme une réalité humaine. Le coût humain n’est pas fortuit : il est intrinsèque à un modèle qui privilégie l’exclusion plutôt que la protection, et la dissuasion plutôt que la solidarité.
      Tant que la mobilité restera largement inaccessible, les personnes continueront de risquer leur vie à la recherche de sécurité, de dignité et d’opportunités. Aucun degré de militarisation des frontières ne peut éliminer la migration ; ces politiques ne peuvent que la rendre plus dangereuse. Une approche fondamentalement différente est donc nécessaire — une approche qui place les droits humains, l’égalité, la responsabilité internationale et la liberté de circulation au cœur des politiques migratoires.

      https://migreurop.org/article3609.html
      #racisme #militarisation_des_frontières

    • Ceuta, la frontiera coloniale che l’Europa usa per alimentare la paura

      Oltre cinquantamila persone hanno tentato di raggiungere l’enclave spagnola in Marocco. Dietro la narrazione dell’«invasione» ci sono disoccupazione, crisi sociale, ricatti geopolitici e un sistema di esternalizzazione delle frontiere che produce morti, autoritarismo e propaganda. La destra europea, guidata da Meloni, ha scelto ancora una volta di rispondere con la militarizzazione e la chiusura.

      Le immagini arrivate da Ceuta hanno fatto il giro del mondo. Migliaia di persone che nuotano attorno ai frangiflutti, giovani che attraversano il mare con una bottiglia di plastica come unico galleggiante, famiglie intere che tentano di raggiungere pochi metri di costa europea separati da una barriera di filo spinato, pattuglie della Guardia Civil, militari dispiegati nelle strade e decine di corpi recuperati in mare. Almeno cinquantasette persone sono morte annegate. Secondo il governo spagnolo, in poche ore oltre 50 mila persone avrebbero tentato di raggiungere l’enclave di Ceuta, mentre il ministero dell’Interno ha sostenuto che la quasi totalità sarebbe poi rientrata spontaneamente in Marocco, circostanza che molti osservatori ritengono difficilmente verificabile.

      Come sempre accade quando le frontiere europee vengono attraversate da grandi movimenti di persone, il dibattito pubblico si è concentrato quasi esclusivamente sulla sicurezza. Le immagini sono state immediatamente trasformate nella rappresentazione plastica dell’ennesima «invasione». Le destre europee hanno parlato di assedio, di difesa della civiltà occidentale, di emergenza senza precedenti. Giorgia Meloni ha sospeso Schengen nei confronti della Spagna per i cittadini extraeuropei provenienti dal territorio spagnolo, Matteo Piantedosi ha convocato il Comitato Immigrazione e Frontiere, Antonio Tajani ha aperto uno scontro diplomatico con Madrid, mentre da Berlino Friedrich Merz, Alice Weidel, Manfred Weber e gran parte della destra continentale hanno chiesto respingimenti immediati, rafforzamento di Frontex e chiusura delle frontiere.

      Ancora una volta, però, la politica ha preferito discutere di muri piuttosto che interrogarsi sulle ragioni che spingono decine di migliaia di persone a mettere in gioco la propria vita.

      Per comprendere quanto accaduto bisogna anzitutto ricordare che Ceuta non è una qualunque città di frontiera. È una enclave spagnola di appena diciotto chilometri quadrati incastonata sulla costa marocchina. Insieme a Melilla rappresenta uno degli ultimi residui del colonialismo europeo nel continente africano. La Spagna considera entrambe parte integrante del proprio territorio nazionale; il Marocco continua invece a rivendicarle come territori da decolonizzare. Questa contraddizione storica non è un dettaglio geografico: è il cuore stesso della vicenda. Mentre in Europa si parla di difesa dei confini, si dimentica sistematicamente che quei confini sono stati tracciati dalla storia coloniale e che due città europee continuano a trovarsi sulla costa africana.

      È difficile comprendere perché migliaia di giovani marocchini rischino la morte per raggiungere Ceuta se non si parte da questo dato. La domanda corretta non è perché vogliano entrare in Europa, ma perché un pezzo d’Europa continui a trovarsi in Africa e quale eredità abbia lasciato quella storia.

      Le persone che hanno tentato l’attraversamento non sono mosse da una misteriosa pulsione migratoria. Arrivano soprattutto da Casablanca, Kenitra, El Jadida, Sétif e dalla stessa Fnideq, città frontaliera precipitata in una profonda crisi economica dopo la chiusura nel 2019 del cosiddetto «contrabbando di sussistenza», il commercio transfrontaliero che garantiva il reddito a migliaia di piccoli commercianti, lavoratori e famiglie. A questo si aggiungono un tasso di disoccupazione giovanile che supera il 29%, quasi tre milioni di giovani che non studiano e non lavorano e una diffusa sensazione di assenza di futuro che attraversa un’intera generazione marocchina.

      È in questo contesto che sui social si è diffusa la falsa convinzione che la frontiera fosse stata aperta dopo una sentenza della Corte Suprema spagnola che aveva dichiarato illegittimi alcuni respingimenti immediati praticati negli anni precedenti. Migliaia di ragazzi si sono dati appuntamento a Fnideq e hanno tentato insieme l’attraversamento. Molti raccontano di essere stati convinti che una volta arrivati a Ceuta sarebbero stati accolti. Hanno trovato invece una città militarizzata, strutture di accoglienza già sature e una pressione crescente delle forze di polizia affinché tornassero indietro.

      Ridurre tutto questo all’azione dei trafficanti di esseri umani significa ignorare la dimensione sociale e politica dell’esodo. Come ricorda la Croce Rossa, le persone non attraversano il mare perché sia facile farlo, ma perché la prospettiva di rimanere nel proprio paese appare ancora più insostenibile.

      Naturalmente la crisi di Ceuta non può essere letta soltanto attraverso la condizione sociale del Marocco. Da anni Rabat utilizza il controllo delle frontiere come leva negoziale nei rapporti con l’Unione Europea. Era già accaduto nel 2021, quando la Spagna accolse per cure mediche Brahim Ghali, leader del Fronte Polisario, provocando un improvviso allentamento dei controlli marocchini e l’arrivo di migliaia di persone a Ceuta. Anche questa volta diversi osservatori collegano quanto accaduto al riavvicinamento diplomatico tra Madrid e Algeri e alle tensioni regionali sul Sahara Occidentale. Le stesse fonti della Guardia Civil hanno riferito che nelle prime ore le autorità marocchine avrebbero sostanzialmente lasciato aperta la frontiera, salvo poi intervenire con lacrimogeni, idranti e arresti quando la situazione è sfuggita di mano.

      È il paradosso dell’esternalizzazione delle frontiere. Da oltre vent’anni l’Unione Europea delega il controllo migratorio a paesi come Marocco, Libia, Tunisia o Turchia, finanziandone gli apparati di sicurezza affinché blocchino le partenze. In questo modo Bruxelles ha rafforzato il potere negoziale di governi autoritari, che possono utilizzare i movimenti migratori come strumento di pressione diplomatica ogni volta che ritengono opportuno farlo. Più l’Europa esternalizza il controllo delle frontiere, più diventa ricattabile dai paesi cui affida questo compito.

      Le riflessioni dello psicologo tunisino Wael Garnaoui aiutano a comprendere la profondità di questo processo. Secondo Garnaoui, la nascita dello spazio Schengen ha inaugurato una nuova forma di controllo postcoloniale della mobilità. Se il colonialismo governava direttamente i territori, la «Schengenizzazione» governa le persone attraverso la limitazione della libertà di movimento. Si produce così quello che definisce il «trauma dell’immobilità»: milioni di giovani crescono sapendo che il loro passaporto li condanna a non poter circolare liberamente, interiorizzando un senso di esclusione, umiliazione e impotenza che alimenta il desiderio di partire a qualsiasi costo. La mobilità diventa così non soltanto un progetto economico, ma una forma di liberazione individuale.

      L’Europa continua invece a leggere tutto questo esclusivamente attraverso la lente dell’ordine pubblico. Le persone che aspirano alla libertà di movimento diventano masse indistinte da contenere. Le loro storie vengono cancellate e sostituite dalla categoria dell’«invasione».

      È esattamente su questo terreno che la destra europea ha costruito la propria offensiva politica.

      Le immagini di Ceuta sono diventate il pretesto per rilanciare la richiesta di sospendere Schengen, rafforzare Frontex, aumentare i respingimenti e irrigidire ulteriormente il nuovo Patto europeo su migrazione e asilo. Meloni ha colto immediatamente l’occasione per proporsi come punto di riferimento della destra continentale, trovando piena sintonia con l’AfD tedesca, con Vox in Spagna, con il governo danese e con gran parte del Partito Popolare Europeo. Perfino Donald Trump, Nigel Farage e il ministro israeliano Itamar Ben-Gvir sono intervenuti alimentando la medesima narrazione sull’«assedio» dell’Europa.

      La crisi di Ceuta dimostra così come la questione migratoria sia ormai diventata uno dei principali terreni di competizione politica internazionale. Non importa se i numeri siano controversi o se gran parte delle persone sia già rientrata in Marocco. Non importa che molti dei migranti siano giovani senza lavoro, famiglie o minorenni. Ciò che conta è alimentare la percezione di una minaccia permanente.

      La realtà è molto diversa.

      Quelle migliaia di persone raccontano il fallimento di un modello economico incapace di offrire prospettive ai giovani del Nord Africa, ma raccontano anche il fallimento di un’Europa che continua a investire miliardi nella militarizzazione delle frontiere senza affrontare le cause profonde delle migrazioni. Guerre, diseguaglianze, rapporti economici neocoloniali, cambiamenti climatici e compressione delle opportunità di vita restano fuori dal dibattito pubblico.

      Ceuta, allora, non è l’inizio di un’invasione. È il sintomo di una crisi molto più profonda.

      Per quanto alte possano diventare le recinzioni, per quanto sofisticati siano i sistemi di sorveglianza, per quanto si rafforzino Frontex, gli accordi con i paesi terzi e i dispositivi di respingimento, milioni di persone continueranno a cercare una via d’uscita da condizioni di vita che percepiscono come senza futuro.

      La libertà di movimento non nasce da un decreto, né può essere cancellata da una barriera di filo spinato. È una tensione storica che attraversa il nostro tempo. Ed è destinata a entrare sempre più in conflitto con una Fortezza Europa che continua a difendere privilegi costruiti anche attraverso secoli di dominio coloniale.

      Ceuta ci pone dunque una domanda che nessuna propaganda securitaria può cancellare: non perché migliaia di marocchini abbiano cercato di raggiungere un’enclave europea in Africa, ma perché, dopo secoli di colonialismo, continuiamo a considerare scandaloso il movimento delle persone e naturale quello delle frontiere che il colonialismo ha lasciato in eredità.

      https://www.osservatoriorepressione.info/ceuta-la-frontiera-coloniale-che-leuropa-usa-per-alimentar
      #colonialisme #frontière_coloniale

    • A Ceuta, l’Europe a encouragé la violation des droits des migrants par l’Espagne

      On pouvait croire qu’en adoptant le pacte de l’Union européenne (UE) sur la migration et l’asile, entré en application en juin 2026, les pays membres avaient enfin réussi à surmonter leurs dissensions en matière de gestion des mouvements migratoires. Rappelons que ce pacte était censé apaiser les tensions révélées par la crise migratoire de 2015, lorsqu’un million d’exilés, parmi lesquels un grand nombre fuyait la Syrie en guerre, ont afflué en Europe par l’Italie et la Grèce, déstabilisant fortement la coopération entre les Etats membres.

      Après quatre ans d’âpres négociations, la présidente de la Commission européenne n’avait-elle pas salué « un énorme pas en avant pour l’Europe » ? Parmi les mesures adoptées, le pacte prévoit notamment un nouveau régime de réponse aux situations de crise, permettant, en cas d’afflux massif et exceptionnel de migrants dans un Etat de l’UE, le déclenchement d’un mécanisme de solidarité en faveur du pays concerné.

      Pourtant, les réactions ayant, fin juillet, accueilli l’arrivée à la nage depuis les côtes marocaines de 72 000 personnes dans l’enclave espagnole de Ceuta – seul territoire européen, avec la ville de Melilla, sur le continent africain – ont pris l’exact contrepied des engagements contenus dans le pacte.

      Si ceux-ci avaient été respectés, tous les Etats membres auraient dû s’organiser pour aider l’Espagne à traiter le cas des personnes qui venaient de franchir la frontière dans le respect des droits prévus par les lois européennes, et le cas échéant à se répartir l’accueil de celles qui pouvaient être éligibles à rester en Europe.

      A contrepied de la « solidarité » européenne

      C’est tout le contraire qui s’est passé : d’abord, la première ministre italienne d’extrême droite Giorgia Meloni s’est dite « prête à agir » pour empêcher une (improbable) vague migratoire en Italie, au besoin en excluant l’Espagne du système Schengen (ce qui est juridiquement impossible). Plusieurs responsables politiques, dont son homologue sociale-démocrate danoise, lui ont emboîté le pas en dénonçant l’incapacité de l’Espagne à protéger ses frontières.

      La France, de son côté, a fait savoir qu’elle renforçait les contrôles à ses frontières avec l’Espagne – un affichage inutile puisque les étrangers qui se trouvent à Ceuta étant soumis à un régime spécifique qui les empêche de rejoindre l’Espagne continentale, il n’y avait aucun risque d’afflux aux frontières françaises.

      Une réunion extraordinaire a été organisée le 4 août entre les ministres de l’intérieur des 27, pour conclure que « la migration nécessite une réponse européenne unie ». Mais cette réponse n’a été envisagée que sous l’angle d’un nécessaire renforcement des frontières. Et si les participants ont témoigné de leur solidarité avec l’Espagne, c’est pour saluer ses efforts rapides pour régler le problème à Ceuta et se féliciter que la plupart des personnes ayant franchi illégalement la frontière aient été renvoyées, sans conséquences pour les autres Etats membres.

      Une réaction résumée par l’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve dans Libération le 4 août pour qui « cette crise migratoire n’était pas une crise en Europe, mais une crise contenue au sein de l’enclave espagnole de Ceuta », qui a pu être résolue grâce à « l’attitude ferme, courageuse et déterminée des autorités espagnoles ». Circulez, il n’y a plus rien à voir à Ceuta…

      Bilan tragique

      Il y aurait pourtant à dire à propos de cet épisode. On a beaucoup parlé des possibles causes de ces arrivées, spectaculaires par leur mode opératoire et leur nombre : chantage exercé par les autorités marocaines accusées d’avoir sciemment laissé passer les exilés, « appel d’air » créé par la récente opération de régularisation des sans-papiers en Espagne, exploitation par des réseaux de passeurs d’une information erronée sur l’ouverture de la frontière à Ceuta… Mais quelle que soit l’origine de ces événements, il est nécessaire d’en faire le bilan, tragique à bien des égards.

      Car il y a un bilan humain, d’abord : à ce jour, les autorités espagnoles dénombrent 72 personnes décédées, la plupart par noyade, quand les ONG, qui réclament une enquête, parlent de plus de 100 morts.

      Pendant plusieurs jours, des milliers de personnes ont erré dans les rues de Ceuta, privées d’eau, de nourriture, de soins et d’accès à l’hygiène, alors que les dispositifs d’accueil étaient saturés et les associations d’aide aux migrants débordées. Deux semaines après la crise, plusieurs centaines de mineurs isolés étaient encore abandonnés à eux-mêmes, faute de place dans les structures supposées les prendre en charge. N’y avait-il pas là matière à ce que les partenaires de l’Espagne, au nom de la « solidarité », dépêchent en urgence des moyens logistiques et humains pour faire face à cette urgence humanitaire ?

      Chasse à l’homme

      Il faut aussi parler des conditions de « départ » des personnes qui sont retournées au Maroc, en très grand nombre, quelques jours après leur arrivée à Ceuta. Ceux qui se réjouissent de ce rapide règlement du problème ne disent rien de la façon dont les migrants ont été « accompagnés » jusqu’à la frontière par les militaires et les quelque 400 agents supplémentaires de la garde civile et de la police nationale envoyés en renfort par le gouvernement espagnol, ni de la chasse à l’homme qui a eu lieu dans l’enclave pour les contraindre à prendre le chemin du retour.

      Pour effectuer ces renvois, les autorités espagnoles s’appuient sur des accords migratoires passés avec le Maroc, et sur une loi d’exception qui permet les « refoulements à chaud » depuis les enclaves de Ceuta et Melilla, sans examen individuel de situation ni prise en compte des éventuels besoins de protection. Des refoulements qui s’apparentent aux pushback prohibés par le droit européen. Les maigres garanties que cette loi contestable prévoit pour garder une apparence de conformité avec le respect du droit international et du droit d’asile – comme l’attention aux personnes vulnérables – ne semblent même pas, à Ceuta, avoir été respectées.

      Il y a donc tout lieu de penser que de nombreuses violations des droits ont été commises à Ceuta, au mépris des règles européennes prévues pour faire face aux situations de crise. En laissant l’Espagne gérer seule les frontières de ses enclaves au Maroc, comme s’il s’agissait d’un enjeu national et non d’un symbole de la politique d’externalisation de l’UE, les gouvernements européens encouragent sciemment la perpétuation de ces violations.

      https://www.alternatives-economiques.fr/a-ceuta-l-europe-a-encourage-la-violation-des-droits-des-mi

    • Perché lo sciacallaggio politico dopo i tragici fatti di Ceuta non va sottovalutato

      Senza dedicare una riga di cordoglio alle decine di vittime tra chi è arrivato a nuoto a inizio agosto nell’enclave spagnola, larga parte della politica europea -Governo Meloni in testa- ha rappresentato una falsa situazione di spostamenti di “vasta scala” verso il resto dell’Ue, ignorando la geografia e il Regolamento Schengen. Un’operazione spregiudicata che ha l’obiettivo di demolire il principio della libera circolazione, già sospeso lungo 23 frontiere interne. L’analisi di #Gianfranco_Schiavone

      “Le Parti contraenti prendono atto delle seguenti dichiarazioni formulate dal Regno di Spagna: 1) Dichiarazione relativa alle città di Ceuta e Melilla a) I controlli esistenti all’ingresso del territorio doganale della Comunità economica europea per le merci ed i viaggiatori in provenienza dalle città di Ceuta o Melilla continueranno ad essere esercitati in conformità alle disposizioni del protocollo n. 2 dell’atto di adesione della Spagna alle Comunità europee”.

      Così si legge nell’atto finale dell’adesione del Regno di Spagna all’Aquis di Schengen del lontano 22 settembre 2000. Nei confronti delle due enclave spagnole in Africa, in ragione della loro posizione geografica del tutto particolare, vige da sempre una normativa ad hoc che prevede una restrizione all’ordinario regime di libera circolazione nell’Unione. Anche se non ogni passeggero è sempre sottoposto alla verifica di frontiera, i controlli rimangono frequenti e comunque in ogni momento possono essere applicati in modo generalizzato.

      Basterebbe questa semplice osservazione, da sola, per comprendere la enormità e gravità dell’operazione di strumentalizzazione politica condotta dal governo italiano nel decidere il ripristino dei controlli alle frontiere interne (quindi marittime e aree) con l’intera Spagna. Quei controlli, invocati con stridulo strepito, esistevano già, a regime e in modo mirato a quell’area geografica.

      Il Regolamento Schengen, come modificato dal Regolamento Ue 2024/1356, ha come obiettivo “la creazione di uno spazio in cui è assicurata la libera circolazione delle persone attraverso le frontiere interne è una delle principali conquiste dell’Unione”. Proprio per tutelare tale conquista storica, il Regolamento prevede che il ripristino dei controlli alle frontiere interne possa avvenire esclusivamente “in caso di minaccia grave per l’ordine pubblico o la sicurezza interna di uno Stato membro” (art. 25, par. 1).

      La nozione di “minaccia grave” fa riferimento, oltre ad attentati o minacce di natura terroristica, a forme gravi di criminalità organizzata, a emergenze sanitarie di vasta portata anche a “una situazione eccezionale caratterizzata da spostamenti non autorizzati improvvisi e su vasta scala di cittadini di paesi terzi tra Stati membri, che mette a dura prova le risorse e le capacità complessive di autorità competenti ben preparate e che potrebbe mettere a rischio il funzionamento globale dello spazio senza controllo alle frontiere interne” (art. 25, par. 2).

      Quanto avvenuto a Ceuta per le sue dimensioni e profili drammatici in termini di morti non può essere sottovalutato ma è privo di fondamento ritenere che si stia verificando una situazione di spostamenti di “vasta scala” dalla Spagna nel resto dell’Unione europea. All’esatto contrario, la crisi, intesa nel senso del flusso di ingresso, si è spenta del tutto poche ore dopo essere divampata.

      Il governo italiano aveva però fretta di agire attaccando nuovamente il principio cardine della libera circolazione. Se avesse agito anche solo poche ore dopo quella spregiudicata operazione politica di attacco al governo spagnolo (che per tutti i partiti sovranisti europei è la bestia nera) sarebbe risultata infatti fuori tempo massimo.

      Mentre la Commissione europea evaporava del tutto nel calore estivo, la corsa al tiro al bersaglio contro la Spagna non è stata solo italiana, ma ha coinvolto larga parte della politica dell’Unione con espressioni tra il penoso e il grottesco. Tra le peggiori quelle di Manfred Weber, capogruppo del Partito popolare europeo. “Le immagini devastanti sono la conseguenza diretta del fattore di attrazione della regolarizzazione di massa -ha sentenziato- raddoppiato dalla strumentalizzazione dell’immigrazione illegale”.

      In modo ancor più netto di quanto avvenuto in altre simili circostanze, di fronte alla tragedia di Ceuta in nessuna dichiarazione ufficiale di nessun leader politico europeo c’è traccia alcuna di una manifestazione di cordoglio per le decine di vittime. Come ha ben richiamato l’arcivescovo metropolita di Palermo Corrado Lorefice e neopresidente della Fondazione Migrantes, non c’è stato “nessun rispetto, nessuna partecipazione, nessun dolore, nessun senso di umanità, nessuna spiegazione delle ragioni profonde. Solo l’allarme, del tutto infondato dal punto di vista giuridico, di un’invasione di fatto impossibile”. E ha giustamente concluso ricordando che “rifiutandosi di pensare e di agire secondo i propri principi e le proprie capacità l’Europa rischia di condannarsi a morte”.

      La solidarietà rappresenta un principio giuridico fondante del progetto europeo e l’articolo 222 del Trattato sul funzionamento dell’Unione europea sancisce la cosiddetta “clausola di solidarietà” con queste parole: “L’Unione e gli Stati membri agiscono congiuntamente in uno spirito di solidarietà qualora uno Stato membro sia oggetto di un attacco terroristico o sia vittima di una calamità naturale o provocata dall’uomo”.

      È l’esatto opposto dello sciacallaggio che si è scatenato contro la Spagna. Molti potrebbero obiettare che non c’è nulla da scandalizzarsi perché in fondo quello che è avvenuto è manifestazione, magari solo un po’ più accesa, dello scontro politico che caratterizza la normale vita democratica.

      Rigetto questa tesi non già perché non sia consapevole che la politica non è esercizio di buone maniere, ma perché se banalizziamo quanto è accaduto finiamo per non vedere quella disgregazione dell’Europa che sta procedendo a gran passi e che Lorefice ha invece ben colto.

      È impressionante l’elenco delle 23 frontiere interne nelle quali, a giugno 2026 risulta sospeso il principio della libera circolazione e sono stati ripristinati i controlli di frontiera: Austria-Slovacchia, Austria-Repubblica Ceca, Austria-Ungheria, Austria-Slovenia, Italia-Slovenia,Paesi Bassi-Belgio,Paesi Bassi-Germania, Svizzera-Francia, Norvegia-Danimarca, Norvegia-Germania, Norvegia-Svezia, Danimarca-Germania, Polonia-Germania, Polonia-Lituania, Germania-Francia, Germania-Lussemburgo, Germania-Belgio, Germania-Repubblica Ceca, Svezia-Danimarca, Francia-Spagna, Francia-Italia, Svezia-Finlandia, Svezia-Norvegia.

      Nella larga parte dei casi il ripristino dei controlli è stato motivato in modo del tutto vago con una asserita necessità del controllo dei flussi migratori, in contrasto con quanto prevede lo stesso Regolamento Schengen che dispone invece che il ripristino del controllo alle frontiere interne può avvenire per il più breve tempo possibile, in casi eccezionali di minaccia grave per l’ordine pubblico o la sicurezza interna e precisa che “la migrazione e l’attraversamento delle frontiere esterne di un gran numero di cittadini di paesi terzi non dovrebbero in sé essere considerate una minaccia per l’ordine pubblico o la sicurezza interna” (considerando 26).

      Di fronte alla larga e inaudita reazione che c’è stata verso la Spagna, è necessario non archiviare l’accaduto come una disgustosa parentesi, ma chiedersi con maggior rigore di quanto si sia fatto finora, chi in Europa vuole la fine dell’Europa stessa quale straordinario (anche se fragile e incompiuto) processo storico di costruzione di un’unione politica sovranazionale che “si fonda sui valori del rispetto della dignità umana, della libertà, della democrazia, dell’uguaglianza, dello Stato di diritto e del rispetto dei diritti umani, compresi i diritti delle persone appartenenti a minoranze” (Trattato di Lisbona del 13 dicembre 2007). E con quale mostro politico la si voglia sostituire.

      https://altreconomia.it/perche-lo-sciacallaggio-politico-dopo-i-tragici-fatti-di-ceuta-non-va-s

      #frontières_intérieures #Schengen #libre-circulation #espace_Schengen #instrumentalisation_politique #contrôles_frontaliers

    • Ceuta Is Europe’s Berlin Wall Moment — Run in Reverse

      Like Berlin in 1989, Ceuta was an accident of history — but Europe’s response may entrench its walls.

      With a little hindsight, the fall of the Berlin Wall in 1989 seems the event most comparable to what unfolded in Ceuta in late July, both in the events themselves and in their origins: a confluence of circumstances — unintended and unplanned — that produced a major geopolitical rupture capable of altering Europe’s trajectory.

      Yet their consequences are likely to be diametrically opposed: on the one hand, the peaceful reunification of a continent amid the rapid spread of democracy; on the other, the reinforcement of the wall that already divides the two shores of the Mediterranean and the acceleration of Europe’s drift towards xenophobia and authoritarianism. Fortunately, however, the worst is never certain.
      A convergence of circumstances

      Almost four decades ago now, on 9 November 1989, Günter Schabowski, then the secretary of the Central Committee of the East German Communist Party responsible for media affairs, mistakenly announced at a press conference the immediate lifting of restrictions on East Germans’ travel abroad. That night, tens of thousands of them rushed towards the crossing points between West and East Berlin, strictly divided by a wall since August 1961. The East German border guards, overwhelmed and without official orders, eventually let the flood of people through. The Berlin Wall had fallen; the German Democratic Republic (GDR) would follow a few months later, along with the entire Eastern Bloc and, ultimately, the Soviet Union itself, dissolved in late 1991.

      That unexpected event stunned Europeans — just as Ceuta has stunned them in recent days. No one had planned or intended it, even though it belonged, of course, to the long history of the gradual erosion of the GDR and the Eastern Bloc. Yet it changed the course of European history.

      The same is very likely true of the events in Ceuta. At their root lies a ruling delivered by the Spanish Supreme Court on 29 June prohibiting “pushbacks” — the immediate return, without any assessment of their situation, of people reaching Ceuta by sea. The decision was widely shared and amplified on Moroccan social media, kindling disproportionate hopes among a young population with few prospects. At the end of July, the Moroccan security forces usually deployed in strength around Ceuta were mobilised instead for the Throne Day celebrations, which mark the anniversary of King Mohammed VI’s accession to the throne on 30 July, a public holiday in Morocco. This year the ceremony was held not in Rabat, the capital, but in M’diq and Tetouan, barely 25 kilometres from Ceuta, assembling the full spectrum of the Kingdom’s elite. Meanwhile, thanks to the holiday, a significant portion of Moroccan youth was flocking to the famous beaches adjacent to the Spanish enclave.

      This convergence of circumstances triggered the mass movement the world then witnessed. The outnumbered and overwhelmed Moroccan security forces let the crowds pass. The Moroccan government took no emergency measures: there was simply no question of disturbing the King and the Moroccan establishment during the Throne Day celebrations, which were to proceed without disruption.
      An unlikely manipulation

      There has been much speculation that the Moroccan government encouraged young Moroccans to cross into Ceuta to punish Spain for Prime Minister Pedro Sánchez’s visit to rival Algeria on 20 July. In 2021, the Moroccan authorities had indeed claimed to have facilitated a similar incident after Spain admitted an ailing Polisario leader to one of its hospitals. But the damage inflicted on King Mohammed VI’s image, in Morocco and beyond, on the very day of the Throne Day celebrations makes such a hypothesis highly unlikely.

      The possibility of interference by the United States or Israel has also been raised — countries eager for revenge on Sánchez, the European Union leader most hostile to the policies of Benjamin Netanyahu and Donald Trump in the Middle East. They have undeniably capitalised on the difficulties he has faced in Spain and elsewhere in Europe since the mass crossing into Ceuta. But no evidence of such interference has emerged, and none is needed to explain the events.

      The most likely cause of what happened in Ceuta, as on 9 November 1989, is a combination of circumstances — even if these, too, belong to a longer history: Morocco’s deep social crisis, marked by a large, educated youth deprived of prospects, and the mounting tensions stoked on the far shore of the Mediterranean by the “Fortress Europe” migration policy pursued by EU leaders.

      There, however, the similarities between Ceuta and Berlin end. The Berlin Wall was built by a communist dictatorship in the service of the Soviet occupiers. The wall at Ceuta, though it bears a strong technical resemblance to the Iron Curtain of grim memory, was erected by us, western Europeans — who are supposed to be committed democrats and humanists.

      Whereas East Germans had been eagerly awaited and hoped for over decades in Berlin and West Germany, young Moroccans are rejected outright and without appeal by a majority of Europeans, just like their brothers and sisters from the rest of Africa. And yet, in truth, their way of life, the cost of their labour, and their level of education differ little more from ours than did those of eastern Europeans after the fall of the Wall.

      The reunification of Europe up to Russia’s borders had seemed a natural project, one that western Europeans embraced without difficulty — even though such a unified Europe had never in reality existed outside the short-lived empires of Napoleon Bonaparte and Adolf Hitler which nobody regrets.

      The Mediterranean, by contrast, has bound together the peoples of its shores for millennia; yet any idea of rapprochement with the other side now strikes a majority of European Union residents as an existential threat graver even than those posed to Europe by Vladimir Putin and Donald Trump.

      So much so that Europeans — in France and elsewhere — increasingly cast their votes for a racist and xenophobic far right that admires these autocrats and would join forces with them against all those whose skin is not white enough. Yet to escape the stranglehold of Trump and Putin, the future of democratic Europe will depend in no small part on its ability to find new allies in the southern Mediterranean.

      Although the episode has had virtually no lasting impact on the number of migrants entering the European continent, the fear must be that the Ceuta affair — unlike the fall of the Berlin Wall — will accelerate Europe’s withdrawal into itself, sharpen the xenophobic and racist drift already at work, and push Europeans still further towards accepting the surrender of their democracy and freedoms. But the worst is not always certain: it will fall to the French people, in particular, to shoulder the heavy responsibility of deciding next year whether to put a decisive stop to this deadly trend.

      https://www.socialeurope.eu/ceuta-is-europes-berlin-wall-moment-run-in-reverse
      #manipulation

  • #Napoli ha perso quasi 90mila giovani in dieci anni: è record di #emigrazione giovanile
    https://informareonline.com/napoli-perde-90mila-giovani-record-emigrazione-giovanile

    Napoli registra il record italiano di emigrazione giovanile: la provincia perde quasi 90mila under 34 in un decennio, più di qualsiasi altra area del Paese. Il record negativo dietro l’emigrazione giovanile a Napoli Ancora un triste record per la provincia di Napoli che guida la classifica negativa delle province italiane per calo demografico giovanile. Lo […] L’articolo Napoli ha perso quasi 90mila giovani in dieci anni: è record di emigrazione giovanile proviene da Informareonline, scritto da Giovanni Basile

    #Approfondimenti #Attualità #campania #Cgia #lavoro

  • Rock ’n’ Roll High School
    https://en.wikipedia.org/wiki/Rock_'n'_Roll_High_School

    https://floodmagazine.com/162203/allan-arkush-roger-corman-rock-n-roll-high-school-feature

    Relativement peu rebelle Rock ’n’ Roll High School a vielli en toute dignité - si on ne prend la comédie que pour ce qu’elle devait être.

    Not long after Corman produced Summer School Teachers in 1975 (directed and written by Barbara Peeters, one of many women in the producer’s employ), New World was looking to do yet another high school–themed film. At first, Corman considered doing a movie called “Girls Gym,” with women doing naked gymnastics and little more. Arkush in the meantime had been writing a treatment for “Heavy Metal Kids” about, well, just that. While cooler heads prevailed in regard to exploitative nude gymnastics, an idea for real high school rebellion came up—a rebel yell so savage that its students would blow up their classrooms by film’s end. “I didn’t think that was funny, and besides, we were supposed to be making a comedy,” says Arkush about this literally explosive finale.

    Corman was dissuaded from his idea of naked gymnastics but, as it was 1977, the producer’s idea of what was popular leaned toward the mainstream of Thank God It’s Friday and Saturday Night Fever. Corman’s next school film was nearly called “Disco High,” but who blows anything up with a 4/4 beat? Arkush’s lightbulb moment came with his work in (and love of) rock and roll. “What is rock and roll if not the thing that your parents think will make you become evil? That’s the movie: kids taking over the school with the rebellious spirit of rock and roll.”

    Voila le film complet en HD.
    https://www.youtube.com/watch?v=qYUzYGRHEo4

    ‘Rock ‘n’ Roll High’ at 40 : How the Ramones and a Rebellious Female Lead Invaded Theaters
    https://variety.com/2019/music/news/rock-n-roll-high-school-40th-anniversary-1203292375

    School’s Out
    https://en.wikipedia.org/wiki/School%27s_Out_(song)
    Alice Cooper avait pris un coup de vieux, alors Corman choisit du fun style Ramones plutôt que le sordide Alice.

    https://www.youtube.com/watch?v=DdfLv4bgUK8

    En fin de compte il n’y a aucune musique rebelle qui a échappé au Leviathan de la commercialisation. Avec Rock ’n’ Roll High School Corman nous a donné le parfait exemple du procédé, pourtant ridicule comme le Jabberwocky d’Alice Carrol qui n’est qu’une poarodie du personnage biblique.

    One, two! One, two! And through and through
    The vorpal blade went snicker-snack!
    He left it dead, and with its head
    He went galumphing back.

    “And hast thou slain the Jabberwock?
    Come to my arms, my beamish boy!
    O frabjousday! Callooh! Callay!”
    He chortled in his joy.

    Rock ’n’ Roll High School (1979) – Film Review. Anarchy in the USA.
    https://www.on-magazine.co.uk/arts/film-reviews/rock-n-roll-high-school

    P.S. Même sujet, approche différente :

    Hurra, die Schule brennt ! – Wikipedia
    https://de.wikipedia.org/wiki/Hurra,_die_Schule_brennt !

    Hurra, die Schule brennt! (mit Untertitel Die Lümmel von der ersten Bank, 4. Teil) ist eine deutsche Filmkomödie, die 1969 unter der Regie von Werner Jacobs in Baden-Baden, Nürtingen und München gedreht wurde. Die Hauptrollen sind mit Peter Alexander, Heintje, Theo Lingen, Gerlinde Locker und Hansi Kraus besetzt. Der Film ist der vierte Teil der Filmreihe Die Lümmel von der ersten Bank.

    https://www.youtube.com/watch?v=WIkdpQ00D8E

    C’est un sujet éternel.
    Extrabreit - Hurra Hurra die Schule brennt (1982)
    https://www.youtube.com/watch?v=WiyXt4PjTCI

    #USA #jeunesse #révolte #musique #punk #rock_n_roll #commerce

  • La “tangenziale” di #Bormio è allo snodo chiave. Un’opera olimpica “fino a un certo punto”

    Il Comune valtellinese e Regione Lombardia vogliono a tutti i costi portare avanti il contestato progetto di una strada di un chilometro nell’#Alute, l’ultima grande piana agricola. Presentata per anni come un’opera strettamente connessa ai Giochi invernali nel frattempo però terminati, è al centro di un ricorso amministrativo che ha riservato colpi di scena. Con proroghe concesse ma negate all’opinione pubblica: luglio è il mese decisivo di una vicenda paradigmatica

    Luglio 2026 potrebbe essere il mese decisivo per la “tangenziale” di Bormio (SO), una lama di asfalto lunga un chilometro che Comune e Regione Lombardia vorrebbero a tutti i costi conficcare nell’Alute, l’ultima grande piana agricola di una località già fortemente antropizzata in Valtellina. Ideata più di 30 anni fa e poi sepolta, la “tangenzialina” è stata tirata fuori dai polverosi cassetti della Regione cinque anni fa grazie al pretesto delle (nel frattempo terminate) Olimpiadi invernali di Milano Cortina.

    Per la Fondazione guidata da Giovanni Malagò quella strada sarebbe stata “utile ai fini dei Giochi per migliorare l’ingresso a Bormio e agevolare l’accesso ai parcheggi posti a Sud della pista Stelvio”. Ancor più esplicito è stato il direttore generale Infrastrutture, trasporti e mobilità sostenibile di Regione Lombardia, Aldo Colombo, che intervenendo a un’assemblea pubblica organizzata a Bormio a fine 2021 ebbe a dire che “conditio sine qua non è che l’opera venga ultimata prima dell’inizio delle Olimpiadi”.

    Che questa si mangiasse la piana, fosse progettata nella golena di un torrente (il #Frodolfo) e interferisse con aree in dissesto idraulico e idrogeologico interessava poco ai decisori politici. Guai a discutere il “grande evento” e i suoi tentacoli.

    E così è stato. A fine gennaio 2022 il Consiglio comunale di Bormio approva lo “schema di accordo” con Regione e Concessioni autostradali lombarde Spa (Cal, al 50% di Anas e al 50% di Aria Spa, ovvero Regione Lombardia) per la progettazione e realizzazione della tangenziale, definita letteralmente “funzionale allo svolgimento delle Olimpiadi invernali” nonché d’interesse per l’ente locale perché in grado di “alleggerire il traffico veicolare che attualmente grava sull’abitato”. Accordo che verrà firmato nel febbraio 2022 e difeso strenuamente dalla sindaca di Bormio, Silvia Cavazzi.

    Sette milioni di euro di costo, tutti a carico della Regione tramite i fondi del Programma degli interventi per la ripresa economica (“#Piano_Lombardia”).

    Se non fosse stato per il Comitato a Tutela dell’Alute e Italia Nostra, rappresentati anche dall’avvocata Veronica Dini, l’Alute se la sarebbe vista brutta.

    A metà novembre 2023 infatti Regione Lombardia autorizza in barba a migliaia di firme raccolte la realizzazione della strada, considerandola un’opera “funzionale” allo svolgimento di Milano-Cortina 2026. Il Provvedimento autorizzatorio unico regionale (Paur) rilasciato prevede cinque macrofasi di interventi e 398 giorni di cantiere. Il tutto per aver pronta la strada “entro la fine di ottobre del 2025”, in vista delle Olimpiadi invernali. Con buona pace di 10.270 metri quadrati di “prati stabili” definitivamente persi e 12.881 metri quadrati di suolo agricolo sottratti per realizzare le opere.

    Il termine di ottobre 2025 non è casuale ma deriva dal citato accordo tra Comune, Regione e Cal di inizio 2022: “avvio dei lavori entro il 28 luglio 2024 e termine degli stessi entro il 20 ottobre 2025”.

    L’Alute sembra spacciata ma è proprio allora che accade il primo (artefatto) colpo di scena. Venti giorni dopo il rilascio del Paur, il Comune di Bormio, Regione e Cal Spa decidono schizofrenicamente di sospendere le attività previste dal loro stesso accordo per via di un “concreto rischio sia di sovrapposizione dei lavori con altri interventi di grande rilevanza e priorità sul territorio bormino per lo svolgimento delle Olimpiadi invernali 2026, che di possibile slittamento del completamento della Tangenzialina oltre la scadenza olimpica, considerato inoltre che la presenza del cantiere in concomitanza con l’evento olimpico aggraverebbe l’immagine della manifestazione”.

    Ma come? Il cantiere di un’opera resuscitata grazie alle Olimpiadi potrebbe danneggiare l’immagine delle Olimpiadi? E lo si scopre appena dopo aver messo in tasca il “via libera”?

    La sospensione viene inizialmente presa come una buona notizia, sembra un dietrofront al cospetto della mobilitazione dei cittadini che hanno deciso di impugnare al Tribunale amministrativo regionale lombardo il famigerato Paur. Sembra soprattutto il de profundis per un’opera vincolata a un evento che nel frattempo passa e se ne va. I lavori infatti non partiranno mai nei termini dell’accordo e tantomeno potranno concludersi entro l’ottobre 2025. Lieto fine? No.

    È nelle udienze dinanzi al Tar lombardo infatti che l’avvocata Dini e i suoi assistiti vengono a conoscenza di due provvedimenti regionali non resi noti all’opinione pubblica e che cambiano regole e tempistiche del gioco, prorogando i termini di avvio e fine lavori della “tangenzialina” e tenendo in vita il Paur.

    Il primo risale al 25 luglio 2024 e arriva dalla Direzione generale Infrastrutture e opere pubbliche di Regione Lombardia.

    Riporta che nel giugno 2024 Cal Spa, “beneficiario del finanziamento” da sette milioni di euro, chiede un anno di proroga “essendo sopravvenuti fatti estranei alla propria volontà che prefigurano ritardi nell’inizio e nell’esecuzione dell’intervento”. Il pretesto che viene riferito è che l’approvazione del progetto definitivo sarebbe avvenuta troppo tardi (metà novembre 2023), quando l’accordo aveva previsto al massimo entro il 26 dicembre 2022. È una farsa. Lo slittamento infatti è legato a integrazioni progettuali che la stessa Regione Lombardia chiede a Cal Spa, la quale addirittura beneficia di una sospensione dei termini per procurare materiale inizialmente mancante.

    Fatto sta che la direzione regionale riconosce le “motivazioni addotte” da Cal Spa e accoglie la richiesta di proroga, spostando i termini per l’avvio del cantiere al 28 luglio 2025 e la consegna all’ottobre 2026, ben oltre le Olimpiadi-pretesto.

    L’atto non viene pubblicato dalla Regione e viene attribuito al dirigente Paolo Boselli. Nel pdf è indicato che sarebbe “firmato digitalmente ai sensi delle vigenti disposizioni di legge”, cosa in realtà non vera (basta un qualsiasi programma di verifica per attestarlo).

    Ma non è tutto. Esattamente un anno dopo, il 23 luglio 2025, lo stesso Boselli verga una seconda proroga. Stesso schema: Cal Spa chiede di allungare i tempi per “fatti estranei alla propria volontà che prefigurano ritardi” e Regione accorda senza alzare un sopracciglio una nuova scadenza al 28 luglio 2026 per l’avvio dei lavori e la consegna all’ottobre 2027. Anche questo atto non è firmato e nemmeno pubblicato.

    Circostanza “curiosa” dato che Regione Lombardia, a specifica domanda di Altreconomia, ha fatto sapere che tutti i “provvedimenti relativi ai finanziamenti della Direzione generale Infrastrutture e opere pubbliche” sono “liberamente consultabili” su un portale ad hoc. Dove guarda un po’ non ci sono i due provvedimenti cuciti addosso alla “tangenzialina”.

    Ora la parola spetta al Tar Lombardia, chiamato a esprimersi entro luglio. A Bormio i cittadini continuano a chiedere chiarezza ma guai a organizzare assemblee pubbliche. La sindaca Cavazzi a fine maggio di quest’anno ha dichiarato infatti in Consiglio comunale che “per rispetto nei confronti di chi ha presentato il ricorso e degli organi chiamati a esaminarlo, non riteniamo opportuno intervenire ulteriormente o avviare nuove iniziative”. Che l’opera sia in realtà funzionale per le Olimpiadi invernali francesi del 2030?

    https://altreconomia.it/la-tangenziale-di-bormio-e-allo-snodo-chiave-unopera-olimpica-fino-a-un
    #JO2026 #Milano-Cortina #infrastructure #Alpes #montagne #jeux_olympiques #route #Valtellina

  • Wanderer, kommst du nach Spa … - Heinrich Böll, 1950
    https://vdoc.pub/download/wanderer-kommst-du-nach-spa-german-edition-1ula1rbe7klg

    Dans son récit Heinrich Böll fait référence aux soldats grercs tombés dans bataille des Thermopyles de l’an -480 et l’épitaphe connu de tous les lycéens de sa génération.

    Passant, va dire à Sparte que nous sommes tombés ici

    pour obéir aux saintes lois de la patrie !
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_des_Thermopyles

    Si vous n’avez pas d’idée de ce que c’est la guerre pour les jeunes soldats, voici le texte qui vous renseignera sur l’essentiel. Böll fait parler les morts.

    Als der Wagen hielt, brummte der Motor noch eine Weile; draußen wurde irgendwo ein großes Tor aufgerissen. Licht fiel durch das zertrümmerte Fenster in das Innere des Wagens, und ich sah jetzt, daß auch die Glühbirne oben an der Decke zerfetzt war; nur ihr Gewinde stak noch in der Schrauböffnung, ein paar flimmernde Drähtchen mit Glasresten. Dann hörte der Motor auf zu brummen, und draußen schrie eine Stimme: »Die Toten hierhin, habt ihr Tote dabei?« –
    »Verflucht«, rief der Fahrer zurück, »verdunkelt ihr schon nicht mehr?«
    »Da nützt kein Verdunkeln mehr, wenn die ganze Stadt wie eine
    Fackel brennt«, schrie die fremde Stimme. »Ob ihr Tote habt, habe ich gefragt?«
    »Weiß nicht.«
    »Die Toten hierhin, hörst du? Und die anderen die Treppe hinauf in den Zeichensaal, verstehst du?«
    »Ja, ja.«
    Aber ich war noch nicht tot, ich gehörte zu den anderen, und sie trugen mich die Treppe hinauf. Erst ging es in einen langen, schwach beleuchteten Flur, dessen Wände mit grüner Ölfarbe gestrichen waren; krumme, schwarze, altmodische Kleiderhaken waren in die Wände eingelassen, und da waren Türen mit Emailleschildchen: VI a und VI b, und zwischen diesen Türen hing, sanftglänzend unter Glas in einem schwarzen Rahmen, die Medea von Feuerbach und blickte in die Ferne; dann kamen Türen mit V a und V b, und dazwischen hing ein Bild des Dornausziehers, eine wunderbare rötlich schimmernde Fotografie in braunem Rahmen.
    Auch die große Säule in der Mitte vor dem Treppenaufgang war da, und hinter ihr, lang und schmal, wunderbar gemacht, eine Nachbildung des Parthenonfrieses in Gips, gelblich schimmernd, echt, antik, und alles kam, wie es kommen mußte: der griechische Hoplit, bunt und gefährlich, wie ein Hahn sah er aus, gefiedert, und im Treppenhaus selbst, auf der Wand, die hier mit gelber Ölfarbe gestrichen war, da hingen sie alle der Reihe nach: vom Großen Kurfürsten bis Hitler …
    Und dort, in dem schmalen kleinen Gang, wo ich endlich wieder für
    ein paar Schritte gerade auf meiner Bahre lag, da war das besonders schöne, besonders große, besonders bunte Bild des Alten Fritzen mit der himmelblauen Uniform, den strahlenden Augen und dem großen, golden glänzenden Stern auf der Brust.
    Wieder lag ich dann schief auf der Bahre und wurde vorbeigetragen an den Rassegesichtern: da war der nordische Kapitän mit dem Adlerblick und dem dummen Mund, die westische Moselanerin, ein bißchen hager und scharf, der ostische Grinser mit der Zwiebelnase und das lange adamsapfelige Bergfilmprofil; und dann kam wieder ein Flur, wieder lag ich für ein paar Schritte gerade auf meiner Bahre, und bevor die Träger in die zweite Treppe hineinschwenkten, sah ich es noch eben: das Kriegerdenkmal mit dem großen, goldenen Eisernen Kreuz obendrauf und dem steinernen Lorbeerkranz.
    Das ging alles sehr schnell: ich bin nicht schwer, und die Träger rasten. Immerhin: alles konnte auch Täuschung sein; ich hatte hohes Fieber, hatte überall Schmerzen. Im Kopf, in den Armen und Beinen, und mein Herz schlug wie verrückt; was sieht man nicht alles im Fieber!
    Aber als wir an den Rassegesichtern vorbei waren, kam alles andere: die drei Büsten von Cäsar, Cicero, Marc Aurel, brav nebeneinander, wunderbar nachgemacht, ganz gelb und echt, antik und würdig standen sie an der Wand, und auch die Hermessäule kam, als wir um die Ecke schwenkten, und ganz hinten im Flur – der Flur war hier rosenrot gestrichen – ganz, ganz hinten im Flur hing die große Zeusfratze über dem Eingang zum Zeichensaal; doch die Zeusfratze war noch weit. Rechts sah ich durch das Fenster den Feuerschein, der ganze Himmel war rot, und schwarze, dicke Wolken von Qualm zogen feierlich vorüber … Und wieder mußte ich links sehen, und wieder sah ich Schildchen über den Türen O I a und O I b, und zwischen den bräunlichen muffigen Türen sah ich nur Nietzsches Schnurrbart und seine Nasenspitze in einem goldenen Rahmen, denn sie hatten die andere Hälfte des Bildes mit einem Zettel überklebt, auf dem zu lesen war: »Leichte Chirurgie« …
    »Wenn jetzt«, dachte ich flüchtig … »Wenn jetzt«, aber da war es schon: das Bild von Togo, bunt und groß, flach wie ein alter Stich, ein prachtvoller Druck, und vorne, vor den Kolonialhäusern, vor den Negern und dem Soldaten, der da sinnlos mit seinem Gewehr herumstand, vor allem war das große, ganz naturgetreu abgebildete
    Bündel Bananen: links ein Bündel, rechts ein Bündel, und auf der mittleren Banane im rechten Bündel, da war etwas hingekritzelt, ich sah es; ich selbst mußte es hingeschrieben haben …
    Aber nun wurde die Tür zum Zeichensaal aufgerissen, und ich schwebte unter der Zeusbüste hinein und schloß die Augen. Ich wollte nichts mehr sehen. Der Zeichensaal roch nach Jod, Scheiße, Mull und Tabak, und es war laut. Sie setzten mich ab, und ich sagte zu den Trägern: »Steck mir ’ne Zigarette in den Mund, links oben in der Tasche.«
    Ich spürte, wie einer mir an der Tasche herumfummelte, dann zischte ein Streichholz, und ich hatte die brennende Zigarette im Mund. Ich zog daran. »Danke«, sagte ich.
    »Alles das«, dachte ich, »ist kein Beweis. Letzten Endes gibt es in jedem Gymnasium einen Zeichensaal, Gänge, in denen krumme, alte Kleiderhaken in grün- und gelbgestrichene Wände eingelassen sind; letzten Endes ist es kein Beweis, daß ich in meiner Schule bin, wenn die Medea zwischen VI a und VI b hängt und Nietzsches Schnurrbart zwischen O I a und O I b. Gewiß gibt es eine Vorschrift, die besagt, daß er da hängen muß. Hausordnung für humanistische Gymnasien in Preußen: Medea zwischen VI a und VI b, Dornauszieher dort, Cäsar, Marc Aurel und Cicero im Flur und Nietzsche oben, wo sie schon Philosophie lernen. Parthenonfries, ein buntes Bild von Togo. Dornauszieher und Parthenonfries sind schließlich gute, alte, generationenlang bewährte Schulrequisiten, und gewiß bin ich nicht der einzige, der den Einfall gehabt hat, auf eine Banane zu schreiben: Es lebe Togo. Auch die Witze, die sie in den Schulen machen, sind immer dieselben. Und außerdem besteht die Möglichkeit, daß ich Fieber habe, daß ich träume.«
    Schmerzen hatte ich jetzt nicht mehr. Im Auto war es noch schlimm gewesen; wenn sie durch die kleinen Schlaglöcher fuhren, schrie ich jedesmal; da waren die großen Trichter schon besser: das Auto hob und senkte sich wie ein Schiff in einem Wellental. Aber jetzt schien die Spritze schon zu wirken, die sie mir irgendwo im Dunkeln in den Arm gehauen hatten: ich hatte gespürt, wie die Nadel sich durch die Haut bohrte und wie es unten am Bein ganz heiß wurde.
    »Es kann ja nicht wahr sein«, dachte ich, »so viele Kilometer kann das Auto ja gar nicht gefahren sein: fast dreißig. Und außerdem: du spürst nichts; kein Gefühl sagt es dir, nur die Augen; kein Gefühl sagt
    dir, daß du in deiner Schule bist, in deiner Schule, die du vor drei Monaten erst verlassen hast. Acht Jahre sind keine Kleinigkeit, solltest du nach acht Jahren das alles nur mit den Augen erkennen?«
    Hinter meinen geschlossenen Lidern sah ich alles noch einmal, wie ein Film lief es ab: unterer Flur, grün gestrichen, Treppe rauf, gelb gestrichen, Kriegerdenkmal, Flur, Treppe rauf, Cäsar, Cicero, Marc Aurel … Hermes, Nietzscheschnurrbart, Togo, Zeusfratze …
    Ich spuckte meine Zigarette aus und schrie; es war immer gut, zu schreien; man mußte nur laut schreien; schreien war herrlich; ich schrie wie verrückt. Als sich jemand über mich beugte, machte ich immer noch nicht die Augen auf; ich spürte einen fremden Atem, warm und widerlich roch er nach Tabak und Zwiebeln, und eine Stimme fragte ruhig: »Was ist denn?«
    »Was zu trinken«, sagte ich, »und noch ’ne Zigarette, die Tasche oben.«
    Wieder fummelte einer an meiner Tasche herum, wieder zischte ein
    Streichholz, und jemand steckte mir ’ne brennende Zigarette in den Mund.
    »Wo sind wir?« fragte ich.
    »In Bendorf.«
    »Danke«, sagte ich und zog.
    Immerhin schien ich wirklich in Bendorf zu sein, zu Hause also, und wenn ich nicht außergewöhnlich hohes Fieber hatte, stand wohl fest, daß ich in einem humanistischen Gymnasium war: eine Schule war es bestimmt. Hatte die Stimme unten nicht geschrien: »Die anderen in den Zeichensaal!«? Ich war ein anderer, ich lebte; die lebten, waren offenbar die anderen. Der Zeichensaal war also da, und wenn ich richtig hörte, warum sollte ich nicht richtig sehen, und dann stimmte es wohl auch, daß ich Cäsar, Cicero und Marc Aurel erkannt hatte, und das konnte nur in einem humanistischen Gymnasium sein; ich glaube nicht, daß sie diese Kerle in den anderen Schulen auf den Fluren an die Wand stellen.
    Endlich brachte er mir Wasser: wieder roch ich den Tabak- und Zwiebelatem aus seinem Gesicht, und ich machte, ohne es zu wollen, die Augen auf: da war ein müdes, altes, unrasiertes Gesicht über einer Feuerwehruniform, und eine alte Stimme sagte leise: »Trink, Kamerad!«
    Ich trank; es war Wasser, aber Wasser ist herrlich; ich spürte den
    metallenen Geschmack des Kochgeschirrs auf meinen Lippen, und es war schön zu spüren, welch eine Menge Wasser noch nachdrängte, aber der Feuerwehrmann riß mir das Kochgeschirr von den Lippen und ging: ich schrie, aber er wandte sich nicht um, zuckte nur müde die Schultern und ging weiter; einer, der neben mir lag, sagte ruhig:
    »Hat gar keinen Zweck zu brüllen, sie haben nicht mehr Wasser; die Stadt brennt, du siehst es doch.« Ich sah es durch die Verdunkelung hindurch, es glühte und wummerte hinter den schwarzen Vorhängen, Rot hinter Schwarz, wie in einem Ofen, auf den man neue Kohlen geschüttet hat. Ich sah es: ja, die Stadt brannte.
    »Wie heißt die Stadt?« fragte ich den, der neben mir lag.
    »Bendorf«, sagte er.
    »Danke.«
    Ich blickte ganz gerade vor mich hin auf die Fensterreihe und manchmal zur Decke. Die Decke war noch tadellos, weiß und glatt, mit einem schmalen klassizistischen Stuckrand; aber sie haben doch in allen Schulen klassizistische Stuckränder an den Decken in den Zeichensälen, wenigstens in den guten, alten humanistischen Gymnasien. Das ist doch klar.
    Ich mußte mir jetzt zugestehen, daß ich im Zeichensaal eines humanistischen Gymnasiums in Bendorf lag. Bendorf hat drei humanistische Gymnasien: die Schule »Friedrich der Große«, die Albertus-Schule und – vielleicht brauche ich es nicht zu erwähnen – aber die letzte, die dritte war die Adolf-Hitler-Schule. Hing nicht in der Schule »Friedrich der Große« das Bild des Alten Fritz besonders bunt, besonders schön, besonders groß im Treppenhaus? Ich war auf dieser Schule gewesen, acht Jahre lang, aber warum konnte nicht in den anderen Schulen dieses Bild genauso an derselben Stelle hängen, so deutlich und auffallend, daß es den Blick fangen mußte, wenn man die erste Treppe hinaufstieg?
    Draußen hörte ich jetzt die schwere Artillerie schießen. Sonst war es fast ruhig; nur manchmal drang das Fressen der Flammen durch, und im Dunkeln stürzte irgendwo ein Giebel ein. Die Artillerie schoß ruhig und regelmäßig, und ich dachte: Gute Artillerie! Ich weiß, das ist gemein, aber ich dachte es. Mein Gott, wie beruhigend war die Artillerie, wie gemütlich: dunkel und rauh, ein sanftes, fast feines Orgeln. Irgendwie vornehm. Ich finde, die Artillerie hat etwas Vornehmes, auch wenn sie schießt. Es hört sich so anständig an,
    richtig nach Krieg in den Bilderbüchern … Dann dachte ich daran, wieviel Namen wohl auf dem Kriegerdenkmal stehen würden, wenn sie es wieder einweihten, mit einem noch größeren goldenen Eisernen Kreuz darauf und einem noch größeren steinernen Lorbeerkranz, und plötzlich wußte ich es: wenn ich wirklich in meiner alten Schule war, würde mein Name auch darauf stehen, eingehauen in Stein, und im Schulkalender würde hinter meinem Namen stehen – »zog von der Schule ins Feld und fiel für …«
    Aber ich wußte noch nicht, wofür und wußte noch nicht, ob ich in
    meiner alten Schule war. Ich wollte es jetzt unbedingt herauskriegen. Am Kriegerdenkmal war auch nichts Besonderes gewesen, nichts Auffallendes, es war wie überall, es war ein Konfektions- kriegerdenkmal, ja, sie bekamen sie aus irgendeiner Zentrale …
    Ich sah mir den Zeichensaal an, aber die Bilder hatten sie abgehängt, und was ist schon an ein paar Bänken zu sehen, die in einer Ecke gestapelt sind, und an den Fenstern, schmal und hoch, viele nebeneinander, damit viel Licht hereinfällt, wie es sich für einen Zeichensaal gehört? Mein Herz sagte mir nichts. Hätte es nicht etwas gesagt, wenn ich in dieser Bude gewesen wäre, wo ich acht Jahre lang Vasen gezeichnet und Schriftzeichen geübt hatte, schlanke, feine, wunderbar nachgemachte römische Glasvasen, die der Zeichenlehrer vorne auf einen Ständer setzte, und Schriften aller Art, Rundschrift, Antiqua. Römisch, Italienne. Ich hatte diese Stunden gehaßt wie nichts in der ganzen Schule, ich hatte die Langeweile gefressen stundenlang, und niemals hatte ich Vasen zeichnen können oder Schriftzeichen malen. Aber wo waren meine Flüche, wo war mein Haß angesichts dieser dumpfgetönten, langweiligen Wände? Nichts sprach in mir, und ich schüttelte stumm den Kopf.
    Immer wieder hatte ich radiert, den Bleistift gespitzt, radiert … nichts …
    Ich wußte nicht genau, wie ich verwundet war; ich wußte nur, daß
    ich meine Arme nicht bewegen konnte und das rechte Bein nicht, nur das linke ein bißchen; ich dachte, sie hätten mir die Arme an den Leib gewickelt, so fest, daß ich sie nicht bewegen konnte.
    Ich spuckte die zweite Zigarette in den Gang zwischen den Strohsäcken und versuchte, meine Arme zu bewegen, aber es tat so weh, daß ich schreien mußte; ich schrie weiter; es war immer wieder schön, zu schreien; ich hatte auch Wut, weil ich die Arme nicht
    bewegen konnte.
    Dann stand der Arzt vor mir; er hatte die Brille abgenommen und blinzelte mich an: er sagte nichts; hinter ihm stand der Feuerwehrmann, der mir das Wasser gegeben hatte. Er flüsterte dem Arzt etwas ins Ohr, und der Arzt setzte die Brille auf: deutlich sah ich seine großen grauen Augen mit den leise zitternden Pupillen hinter den dicken Brillengläsern. Er sah mich lange an, so lange, daß ich wegsehen mußte, und er sagte leise: »Augenblick, Sie sind gleich an der Reihe …«
    Dann hoben sie den auf, der neben mir lag, und trugen ihn hinter die Tafel; ich blickte ihnen nach: sie hatten die Tafel auseinandergezogen und quer gestellt und die Lücke zwischen Wand und Tafel mit einem Bettuch zugehängt; dahinter brannte grelles Licht …
    Nichts war zu hören, bis das Tuch wieder beiseite geschlagen und der, der neben mir gelegen hatte, hinausgetragen wurde; mit müden, gleichgültigen Gesichtern schleppten die Träger ihn zur Tür.
    Ich schloß wieder die Augen und dachte, du mußt doch heraus- kriegen, was du für eine Verwundung hast und ob du in deiner alten Schule bist.
    Mir kam das alles so kalt und gleichgültig vor, als hätten sie mich durch das Museum einer Totenstadt getragen, durch eine Welt, die mir ebenso gleichgültig wie fremd war, obwohl meine Augen sie erkannten, nur meine Augen; es konnte doch nicht wahr sein, daß ich vor drei Monaten noch hier gesessen, Vasen gezeichnet und Schriften gemalt hatte, daß ich in den Pausen hinuntergegangen war mit meinem Marmeladenbutterbrot, vorbei an Nietzsche, Hermes, Togo, Cäsar, Cicero, Marc Aurel, ganz langsam bis in den Flur unten, wo die Medea hing, dann zum Hausmeister, zu Birgeler, um Milch zu trinken, Milch in diesem dämmerigen kleinen Stübchen, wo man es auch riskieren konnte, eine Zigarette zu rauchen, obwohl es verboten war. Sicher trugen sie den, der neben mir gelegen hatte, unten hin, wo die Toten lagen, vielleicht lagen die Toten in Birgelers grauem kleinem Stübchen, wo es nach warmer Milch roch, nach Staub und Birgelers schlechtem Tabak …
    Endlich kamen die Träger wieder herein, und jetzt hoben sie mich auf und trugen mich hinter die Tafel. Ich schwebte wieder, jetzt an der Tür vorbei, und im Vorbeischweben sah ich, daß auch das stimmte: über der Tür hatte einmal ein Kreuz gehangen, als die Schule noch
    Thomas-Schule hieß, und damals hatten sie das Kreuz weggemacht, aber da blieb ein frischer dunkelgelber Fleck an der Wand, kreuzförmig, hart und klar, der fast noch deutlicher zu sehen war als das alte, schwache, kleine Kreuz selbst, das sie abgehängt hatten; sauber und schön blieb das Kreuzzeichen auf der verschossenen Tünche der Wand. Damals hatten sie aus Wut die ganze Wand neu gepinselt, aber es hatte nichts genützt; der Anstreicher hatte den Ton nicht richtig getroffen: das Kreuz blieb da, bräunlich und deutlich, aber die ganze Wand war rosa. Sie hatten geschimpft, aber es hatte nichts genützt: das Kreuz blieb da, braun und deutlich auf dem Rosa der Wand, und ich glaube, ihr Etat für Farbe war erschöpft und sie konnten nichts machen. Das Kreuz war noch da, und wenn man genau hinsah, konnte man sogar noch eine deutliche Schrägspur über dem rechten Balken sehen, wo jahrelang der Buchsbaumzweig gehangen hatte, den der Hausmeister Birgeler dorthinter klemmte, als es noch erlaubt war, Kreuze in die Schulen zu hängen …
    Das alles fiel mir in der kleinen Sekunde ein, als ich an der Tür vorbeigetragen wurde hinter die Tafel, wo das grelle Licht brannte.
    Ich lag auf dem Operationstisch und sah mich selbst ganz deutlich, aber sehr klein, zusammengeschrumpft, oben in dem klaren Glas der Glühbirne, winzig und weiß, ein schmales, mullfarbenes Paketchen wie ein außergewöhnlich subtiler Embryo: das war also ich da oben.
    Der Arzt drehte mir den Rücken zu und stand an einem Tisch, wo er in Instrumenten herumkramte; breit und alt stand der Feuerwehrmann vor der Tafel und lächelte mich an; er lächelte müde und traurig, und sein bärtiges, schmutziges Gesicht war wie das Gesicht eines Schlafenden; an seiner Schulter vorbei auf der schmierigen Rückseite der Tafel sah ich etwas, was mich zum ersten Male, seitdem ich in diesem Totenhaus war, mein Herz spüren machte: irgendwo in einer geheimen Kammer meines Herzens erschrak ich tief und schrecklich, und es fing heftig an zu schlagen: da war meine Handschrift an der Tafel. Oben in der obersten Zeile. Ich kenne meine Handschrift: es ist schlimmer, als wenn man sich im Spiegel sieht, viel deutlicher, und ich hatte keine Möglichkeit, die Identität meiner Handschrift zu bezweifeln. Alles andere war kein Beweis gewesen, weder Medea noch Nietzsche, nicht das dinarische Bergfilmprofil noch die Banane aus Togo, und nicht einmal das Kreuzzeichen über der Tür: das alles war in allen Schulen dasselbe, aber ich glaube nicht, daß sie in
    anderen Schulen mit meiner Handschrift an die Tafeln schreiben. Da stand er noch, der Spruch, den wir damals hatten schreiben müssen, in diesem verzweifelten Leben, das erst drei Monate zurücklag: Wanderer, kommst du nach Spa …
    Oh, ich weiß, die Tafel war zu kurz gewesen, und der Zeichenlehrer hatte geschimpft, daß ich nicht richtig eingeteilt hatte, die Schrift zu groß gewählt, und er selbst hatte es kopfschüttelnd in der gleichen Größe darunter geschrieben: Wanderer, kommst du nach Spa …
    Siebenmal stand es da: in meiner Schrift, in Antiqua, Fraktur,
    Kursiv, Römisch, Italienne und Rundschrift; siebenmal deutlich und unerbittlich: Wanderer, kommst du nach Spa …
    Der Feuerwehrmann war jetzt auf einen leisen Ruf des Arztes hin beiseite getreten, so sah ich den ganzen Spruch, der nur ein bißchen verstümmelt war, weil ich die Schrift zu groß gewählt hatte, der Punkte zu viele.
    Ich zuckte hoch, als ich einen Stich in den linken Oberschenkel
    spürte, ich wollte mich aufstützen, aber ich konnte es nicht: ich blickte an mir herab, und nun sah ich es: sie hatten mich ausgewickelt, und ich hatte keine Arme mehr, auch kein rechtes Bein mehr, und ich fiel ganz plötzlich nach hinten, weil ich mich nicht aufstützen konnte; ich schrie; der Arzt und der Feuerwehrmann blickten mich entsetzt an, aber der Arzt zuckte nur die Schultern und drückte weiter auf den Kolben seiner Spritze, der langsam und ruhig nach unten sank; ich wollte wieder auf die Tafel blicken, aber der Feuerwehrmann stand nun ganz nah neben mir und verdeckte sie; er hielt mich an den Schultern fest, und ich roch nur noch den brandigen, schmutzigen Geruch seiner verschmierten Uniform, sah nur sein müdes, trauriges Gesicht, und nun erkannte ich ihn: es war Birgeler.

    »Milch«, sagte ich leise …

    #Allemagne #guerre #jeunesse #école #mort

  • JO d’hiver 2030 : les atteintes à l’environnement planifiées par le comité d’organisation

    Défrichements de zones forestières, #terrassements, artificialisations, et des #remontées_mécaniques hors du temps, le comité d’organisation des JO d’hiver 2030 envisage de dégrader durement la #montagne pour le business du #ski.

    « Je ne comprends pas comment on peut sacrifier un site pareil », se désole Anna*, habitante pendant vingt-cinq ans des #Confins, le plateau censé accueillir le « #pôle_nordique » des JO 2030, sur les hauteurs de #La_Clusaz (Haute-Savoie). Ça me dépasse, ça m’atteint profondément. Je suis heurtée par ce qu’ils projettent d’y faire. »

    Sur un plan de masse du futur site, on mesure l’étendue des #travaux projetés. Les #pistes_de_ski courent le long de la zone #Natura_2000 des combes des #Aravis, puis descendent vers le futur #stade, sa tribune de 1 500 places, les différentes « #surfaces_JO » – sport, fédération internationale, famille olympique, médias, organisation, parking. Des triangles et des ronds signalent aussi un peu partout sur ce plan la présence d’oiseaux, de crapauds, d’écureuils roux, de vipères aspics, et l’Azuré du serpolet, un papillon présent dans la zone, comme dans plusieurs #zones_humides.

    Sur ce site, des terrassements colossaux sont prévus notamment pour la « sécurisation du réseau de #neige » – l’approvisionnement en #eau de plusieurs dizaines de #canons_à_neige – par un circuit souterrain possiblement relié à l’une des #retenues_d’eau du #domaine_skiable. La facture des travaux, estimée en décembre 2025 à 13,5 millions d’euros, pourrait encore grimper avec l’ajout récent sur ce site des épreuves paralympiques de ski de fond et de biathlon, le centre nordique existant ne disposant ni de pas de tir ni d’équipements adaptés au #handicap.

    Vendredi 19 juin, le bureau exécutif du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (#Cojop) des #Alpes_françaises 2030 a validé sa carte des sites, et la localisation de ses quatre grands pôles : la glace à #Lyon, le freestyle à #Briançon (Hautes-Alpes), l’alpin à Val-d’Isère et à #Courchevel (Savoie), et le nordique au #Grand-Bornand et à La Clusaz (Haute-Savoie) en vue de sa présentation à la 146e session extraordinaire du Comité international olympique (CIO) à Lausanne (Suisse), mercredi 24 et jeudi 25 juin. Mais c’est lors de l’assemblée générale du Cojop que ces décisions doivent être adoptées, le 29 juin.

    Des terrassements considérables

    La première version de la #feuille_de_route_environnementale élaborée par le Cojop et le secrétariat général à la planification écologique (SGPE), le 13 avril 2026, promet de « limiter l’#empreinte_environnementale des jeux » et de « minimiser l’impact des aménagements des pistes sur les espaces naturels ». Mais elle intègre déjà une possible « #compensation_volontaire » de ces dégâts, « via des projets locaux de conservation et restauration d’écosystèmes » à hauteur de 100 hectares.

    Dans un avis récent, le groupe régional d’expertise sur le climat (Grec) Alpes-Auvergne alerte sur les effets des JOP 2030 dans le contexte « d’un environnement montagnard déjà fragilisé par le réchauffement climatique auquel les émissions de gaz à effet de serre liées aux JOP contribuent ». Et sur la faune et flore « déjà sous pression » notamment du fait de la fréquentation humaine accrue.

    Dans sa feuille de route, le Cojop annonce vouloir réutiliser à hauteur de 90 % des #infrastructures existantes « pour les sites de compétition », et aussi limiter à 30 hectares l’artificialisation « sur l’ensemble des projets pérennes ».

    Mais certains « points d’attention » révèlent sa parfaite connaissance des atteintes à l’environnement les plus sévères : « potentiel terrassement à La Clusaz », « parkings éventuels à #Montgenèvre », « nouvelle piste impliquant défrichement à Montgenèvre », « impact pour les prairies permanentes et les #forêts et la #biodiversité de l’aménagement des fronts de neige ».

    À Montgenèvre (Hautes-Alpes), station du Briançonnais, 3,2 hectares de mélèzes de la #forêt du Prairial doivent en effet être défrichés pour y créer des pistes de snowboardcross et de skicross nécessitant un parcours de bosses et de virages relevés. « Il n’y a rien, il faut créer ces pistes de toutes pièces, ça implique des terrassements considérables, après ce déboisement », commente un membre du Collectif citoyen JOP 2030.

    Absence d’enquête environnementale

    L’ajout d’épreuves de ski-alpinisme, plus en altitude, sur le massif du #Chenaillet, à partir du site du rocher de l’Aigle, inquiète aussi les associations qui portent un projet de protection de la zone depuis quarante ans, et poussent à son classement en réserve naturelle régionale (RNR).

    « C’est un site géologique mondialement connu, ce n’est pas une bonne idée de faire du ski-alpinisme sur ce site », déplore Bernadette, habitante de la commune voisine de Cervières.

    « Il y a des laves en coussins dans un état extraordinaire, comparables à ce que l’on peut observer à 2 400 mètres sous l’océan Atlantique, et tout le cortège de roches qui l’accompagne, explique Claude Rémy, de l’association Arnica Montana. Mais vous y trouvez aussi des plantes protégées, endémiques comme l’Aethionema de Thomas, une petite plante extrêmement rare, et des lichens. »

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    Des maires des JO sous l’œil de la justice

    #Xavier_Mattis, le maire de Val-d’Isère, dont la commune accueillera les épreuves techniques de ski alpin, a vu son élection invalidée par le tribunal administratif le 22 mai. Son entreprise, la SARL #L’Avalain, étant chargée du déneigement de Val-d’Isère, par contrat renouvelé depuis 2020, il n’avait pas le droit de se présenter – en vertu de l’article L231 du Code électoral. Il a fait appel, le 23 juin, en annonçant crânement avoir « posé un genou à terre mais pas deux ».

    #Jean-Luc_Boch, le maire de La Plagne-Tarentaise, et président de l’association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM), lui aussi concerné par d’importants travaux liés aux JO (ascenseur valléen, et piste de bobsleigh), fait l’objet d’une enquête judiciaire pour « #prise_illégale_d’intérêts » entre les mains d’une juge lyonnaise après une plainte d’Anticor. Son entreprise, #Boch_et_Frères, a aussi déneigé La Plagne jusqu’en 2016, mais le maire a surtout introduit un promoteur, #Pelletier, acheteur de terrains à la mairie, en 2017, pour une opération immobilière, #Lodges_des_Alpages, dont Boch et Frères a effectué le terrassement. Il est présumé innocent.

    #Jean-Yves_Pachod, le maire de Courchevel, haut lieu de la future compétition, s’est vu reprocher par la chambre régionale des comptes la mise à disposition irrégulière d’un véhicule par l’office du tourisme. Plus récemment, des investigations sont en cours à la suite du déclassement du rez-de-chaussée du bâtiment de l’office du tourisme, en cœur de la station, afin de le louer à un bijoutier, représentant exclusif de la marque Rolex. Dans ce dossier, la brigade de recherches de Chambéry a perquisitionné la mairie et l’office du tourisme en décembre.

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    880 espèces de #plantes dites supérieures y ont été inventoriées. Sans être « opposé par principe aux JO », le scientifique demande « la protection urgente » du #Chenaillet. Il s’étonne aussi de l’absence d’enquête environnementale s’agissant du défrichement de la #forêt_du_Prairial qui héberge « une chouette forestière protégée », la #chouette_de_Tengmalm.

    Au nord de Briançon, sur le domaine skiable de #Serre-Chevalier, la future piste de ski à bosses est aussi « à construire entièrement », sur des zones boisées.

    Un « Monopoly » géant

    Le « Monopoly » géant auquel se livre le Cojop sur la montagne ne fait que commencer. Trois maires des stations emblématiques de La Plagne, Courchevel et Briançon poussent des projets d’#ascenseurs_valléens, respectivement chiffrés à 101, 74,8 et 26 millions d’euros.

    À Briançon, le maire a convaincu le Cojop d’installer un #village_olympique au #fort_des_Trois_Têtes, une fortification militaire du XVIIIe siècle à l’abandon – sans eau, ni éclairage ni aucun réseau. Ce fort a été inscrit parmi les réalisations de Vauban sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 2008.

    Initialement évaluée à 295 millions, désormais « réduite » à 133 millions d’euros, cette opération immobilière hors norme vise à réhabiliter puis à commercialiser, en logements, commerces et hôtel, 17 000 mètres carrés de plancher sur un périmètre de 41 hectares entourés par 4,5 kilomètres de remparts à entretenir, en y incluant une usine abandonnée située en contrebas.

    Estimé à 51,84 millions d’euros, le village des athlètes promet de peser lourd aussi en Haute-Savoie, à #Saint-Jean-de-Sixt, à 3 kilomètres de La Clusaz. Mais un bâtiment de 41,67 millions d’euros sera aussi construit au #Grand-Bornand, à 3 kilomètres de là, pour y être mis à disposition du Cojop. Si l’on ajoute un « #pôle_indoor » prévu au village de La Clusaz, pour 21,7 millions, l’addition qui s’élève à 115 millions construits en dur place le département au niveau de ses voisines.

    En Savoie, 78,5 millions d’euros doivent être investis pour le futur village olympique de #Bozel, qui n’accueillera finalement que les athlètes du site de Courchevel, situé à 18 kilomètres – les épreuves techniques de ski alpin ayant échappé à Méribel au profit de #Val-d’Isère. Mais en Savoie, des fonds importants sont aussi prévus pour la remise à niveau de la piste de bobsleigh de La Plagne, soit 43 millions d’euros, et une prolongation du tremplin de saut à ski de Courchevel, pour 43,6 millions d’euros.

    Le fait accompli

    Ce ruissellement de #fonds_publics au prétexte des JO est ouvertement attendu par certains maires pour soutenir la #promotion_immobilière dans leurs stations. Pour la population, c’est encore l’incertitude, notamment sur la réelle contribution des communes. L’information n’a été donnée qu’au compte-goutte, et des consultations débutent, selon des modalités diverses et variées, au moment où les appels d’offres sont déjà passés.

    Constatant les « démarches lancées en parallèle, voire en amont », le Grec Alpes-Auvergne pointe aussi le « risque évident » de voir la feuille de route environnementale « établie pour tenir compte du fait accompli plutôt que pour permettre aux décideurs en charge d’en intégrer les préconisations dans leurs prises de décisions et initiatives ».

    Après avoir été assignée par plusieurs ONG devant les juridictions administratives pour lui enjoindre « d’organiser une mesure de participation du public », la #Société_de_livraison_des_ouvrages_olympiques (#Solideo) a saisi d’elle-même, le 22 avril, la Commission nationale du débat public (CNDP) pour qu’elle désigne des garants de plusieurs « concertations préalables » : pour l’aménagement du site de ski de fond de La Clusaz, le projet d’ascenseur valléen de La Grande Plagne et l’aménagement du site de compétition de Montgenèvre.

    Réunions publiques prévues

    Mais l’établissement public a entrepris d’organiser ses propres réunions de concertation, hors CNDP, sur les autres sites à Briançon, à Saint-Jean-de-Sixt (Haute-Savoie), au Grand-Bornand et ailleurs.

    Le 9 juin, les deux garants désignés par la CNDP ont demandé au Cojop et à la Solideo d’expliquer cette différence de traitement.

    À La Clusaz, le maire, #Didier_Thévenet, un proche du président du Cojop, #Edgar_Grospiron, a formalisé l’engagement de sa commune en faisant voter, en décembre 2025, le transfert de la maîtrise d’ouvrage des aménagements du site des Confins à la Solideo. « Tout a été décidé en cinq minutes, relève Anna*. On n’a jamais été consultés pour ces JO. » Questionné durant l’automne, le maire prétendait n’avoir « aucune information ». En décembre, il a salué « les nombreuses relations de travail déjà établies » avec la Solideo.

    Sans trop attendre, l’établissement a lancé ses premiers appels d’offres en mars pour l’assistance à maître d’ouvrage de l’aménagement du « pôle nordique » des Confins.

    Dans leur note du 9 juin, les garants de la CNDP ont rappelé que la concertation devait « débattre d’abord de l’opportunité du projet », « des alternatives » et intégrer « l’option zéro », à charge pour la Solideo et le Cojop de préciser « ce que le projet apporte au public et aux territoires ». À ce stade de « la concertation préalable », la décision de faire le projet « n’est pas encore prise » et il importe de laisser « les champs ouverts aux débats ».

    La réunion publique prévue par la commune de La Clusaz, fin septembre, devrait intégrer ces préconisations, et non pas seulement annoncer les gagnants des appels d’offres.

    À Briançon, le même scénario s’est mis en place pour les rénovations du fort des Trois Têtes et de l’usine de la Schappe. L’appel à candidatures ayant été lancé dès juillet 2025, l’annonce du choix des « lauréats » pour le fort – #Linkcity (#Bouygues_Construction), les promoteurs #Edifim et #Elegia ainsi que l’architecte #Philippe_Prost – et l’usine – #Icade_Promotion et les architectes #Jean-Michel_Wilmotte et #Nathalie_d’Artigues – a précédé les réunions de « concertation » de la Solideo et du maire, #Arnaud_Murgia, un ancien secrétaire national de l’UMP élu pour la première fois à Briançon en 2020.

    Ironie de l’histoire, le projet actuel reprend les grandes lignes d’un #aménagement soutenu par l’ancien maire socialiste et vendu par un promoteur depuis mis en examen pour #escroquerie.

    https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/250626/jo-d-hiver-2030-les-atteintes-l-environnement-planifiees-par-le-comite-d-o
    #jeux_olympiques #Alpes #JO2030 #environnement #forêt #déforestation #artificialisation_des_sols #coût

  • Olimpiadi, il flop della cabinovia Apollonio-Socrepes: uno spreco da 35 milioni di euro

    L’infrastruttura che doveva spostare 2500 atleti e spettatori all’ora ai Giochi di Milano-Cortina 2026 è ancora ferma, nonostante sul portale delle opere risulti conclusa. Anche in Lombardia due cantieri simili non sono pronti. Intanto, partono le inchieste sulla costruzione.

    Aggiornamento: Pioggia di inchieste sulla cabinovia Apollonio-Socrepes. A fine maggio, la Procura della Repubblica di Belluno ha ordinato perquisizioni a Società Infrastrutture Milano-Cortina (Simico) e alla società #Graffer. L’ipotesi è di turbativa d’asta, secondo il procuratore Massimo De Bortoli, «per la possibile sussistenza di condotte che, grazie ad accordi collusivi o comunque tramite modalità fraudolente, hanno deliberatamente favorito la società Graffer nell’assegnazione dei lavori a discapito di altre ditte interessate all’esecuzione degli stessi».

    Qualche giorno dopo, anche la Corte dei Conti ha aperto un fascicolo, per indagare sui costi lievitati e l’assegnazione di Simico alla Graffer dopo le gare andate deserte.

    Dall’11 giugno risulta indagata anche Elisabetta Pellegrini, coordinatrice della Struttura Tecnica di Missione (STM) presso il ministero delle Infrastrutture e dei Trasporti, sempre all’interno del filone che riguarda la costruzione della cabinovia.

    22.04.2026: Doveva essere una delle infrastrutture cardine delle Olimpiadi di Milano-Cortina, insieme alla pista da bob. Invece, la cabinovia di Apollonio-Socrepes non è mai entrata in funzione. Mentre per la Società infrastrutture (#Simico) che ne ha gestito la realizzazione la cabinovia è pronta, le immagini mostrano una realtà molto differente, con il cantiere aperto e una frana che, sotto, continua a muoversi. La Corte dei Conti ha aperto un fascicolo, dopo aver messo in guardia, a novembre scorso, sulle diverse criticità dell’impianto.

    Intanto, l’Agenzia nazionale per la sicurezza delle ferrovie e delle infrastrutture stradali (Ansfisa) ha risposto a una richiesta di chiarimenti della deputata Luana Zanella (Avs), confermando che “i funzionari hanno effettuato un sopralluogo preliminare, rilevando la necessità di ulteriori completamenti, propedeutici alle operazioni di collaudo finale”. Per ora, a salire sono stati soltanto i costi, lievitati da 22 a 35 milioni. Di questi, mezzo milione di euro è stato chiesto al commissario paralimpico.
    Non va meglio in Lombardia: secondo i dati pubblicati da Simico, la realizzazione delle due linee della cabinovia Carosello-Freita-Valfin è iniziata il 15 aprile, e il nuovo impianto a fune dello “Stelvio alpine centre” di Bormio è ancora in esecuzione. Data di consegna: 15 febbraio 2027, un anno dopo i Giochi olimpici.
    Cabinovia Apollonio-Socrepes, l’opera infinita che poggia sulla frana

    La cabinovia Apollonio-Socrepes è una delle opere più complesse da realizzare tra quelle inserite dal governo nel “Piano complessivo delle opere olimpiche di Milano-Cortina” a settembre 2023. Il progetto iniziale prevedeva la realizzazione di un nuovo impianto di risalita che sarebbe partito dal parcheggio Apollonio e sarebbe arrivato alla località di Socrepes. I lavori dovevano essere svolti attraverso un “partenariato pubblico-privato”, che è una forma di cooperazione a lungo termine tra enti pubblici e privati per finanziare, costruire e gestire opere e servizi di interesse collettivo. Oltre alla cabinovia, il progetto prevedeva un parcheggio interrato con servizi commerciali e un “people mover”, ossia una navetta che avrebbe collegato i due versanti delle Tofane e della Faloria. A detta di molti, è proprio il parcheggio il vero affare della struttura.

    Il programma ha subìto quasi immediatamente degli aggiustamenti, perché partissero i lavori. Lo stesso progetto di fattibilità tecnica ed economica pubblicato da Simico a febbraio 2025 sottolineava che i tempi per la realizzazione del cantiere ,per come pensato inizialmente, non erano “compatibili con quelli imposti dall’evento olimpico”. Per questo, il progetto è stato scorporato in due parti: il parcheggio (rimandato a data da destinarsi) e l’impianto a fune.

    Per accelerare ancora, il Consiglio dei ministri ha assegnato all’amministratore delegato di Simico Fabio Saldini i poteri di commissario straordinario e ciò ha permesso di indire la gara d’appalto a fine maggio 2025.
    Quindici giorni dopo, alla scadenza del bando, la gara è andata deserta. Doppelmayr e Leitner, i più grandi operatori del settore, non si sono presentati, visti i tempi ristretti e i problemi tecnici presentati dalla realizzazione dell’opera su un terreno in movimento. Un “dettaglio” non trascurabile: una frana, che si muove proprio sotto i piloni, tanto da prevedere dei lavori annuali di riallineamento delle stazioni. La precarietà del terreno aveva preoccupato i cittadini, che avevano presentato alcuni ricorsi al Tar, anche sui possibili rischi idrogeologici.

    Avendo i poteri per farlo, l’Ad Saldini ha dunque affidato direttamente i lavori a tre aziende: Graffer, Dolomiti strade ed Ecoedile, che secondo i dati Simico hanno iniziato a lavorare il 10 luglio. Tutte imprese che non si erano mai occupate di impianti così grandi e complessi dal punto di vista ingegneristico. Altri nove subappaltatori si sono aggiunti alla costruzione.
    A fine agosto, però, la terra ha cominciato a franare, aprendosi in uno squarcio di oltre 40 metri e provocando un abbassamento del terreno di più di 50 centimetri, deformando anche parte del muro di contenimento di cemento armato in un altro cantiere che insiste a poche decine di metri di distanza.

    I timori che il terreno potesse cedere si sono avverati due mesi dopo l’inizio dei lavori. Tra chi aveva sollevato incertezze sui lavori si è aggiunta la voce della Corte dei conti, che a novembre aveva ribadito i “dubbi sulla fruibilità dell’impianto a fune di Socrepes, a Cortina, per il quale, a seguito di rilevati problemi di ordine geologico, si è resa necessaria una variante su cui persiste una fase di incertezza”.
    Il 6 novembre sono arrivate anche le risposte ai ricorsi al Tar dei cittadini, che ha bocciato le richieste presentate da alcuni privati contro gli atti e i provvedimenti sulla valutazione di impatto ambientale e sulla fattibilità tecnica ed economica dell’opera. Così la costruzione della cabinovia è andata avanti.

    Apollonio-Socrepes, ferma durante le olimpiadi e senza nullaosta per l’apertura

    Poi è arrivato il periodo dei Giochi. Fino a metà gennaio, Simico e Graffer avevano continuato a garantire l’apertura dell’impianto prima della cerimonia di apertura. A inizio febbraio, il commissario Saldini ha invece commentato al Corriere Veneto che l’opera sarebbe entrata in funzione “a fine mese, pronta per le Paralimpiadi. Escludendo, quindi, anche il Super G previsto per il 12 febbraio.
    Anche durante l’evento paralimpico la cabinovia è però rimasta ferma. Intanto, la Società infrastrutture ha chiesto al commissario paralimpico 500mila euro per la “gestione della nuova cabinovia sia nel periodo transitorio tra fine Olimpiadi e inizio Paralimpiadi, nonché nell’intero periodo delle Paralimpiadi”.
    A inizio aprile, dopo 66 giorni di silenzio, Simico ha pubblicato i nuovi dati sull’andamento delle opere. Nella scheda del progetto ci sono due date di conclusione dei cantieri: “fine dei lavori” il 6 marzo, mentre il 31 luglio è prevista “l’ultimazione dei lavori di finitura”.

    In realtà l’impianto non potrà essere aperto al pubblico, perché oltre le finiture manca il nullaosta di Ansfisa, l’agenzia nazionale che si occupa di sicurezza e infrastrutture. Rispondendo alle richieste di chiarimento della capogruppo di Avs alla Camera, l’organo ha fatto sapere che il 2 marzo, l’ingegnere e direttore dei lavori Michele Titton ha “redatto e consegnato il certificato di ultimazione lavori”, ma che il 10,11 e 12 marzo i funzionari dell’ente hanno “effettuato un sopralluogo preliminare sull’impianto, rilevando la necessità di ulteriori completamenti, propedeutici alle operazioni di collaudo finale”.

    Zanella ha quindi presentato un esposto alla Procura veneta della Corte dei conti, “sperando - scrive in un post su Facebook - che si possa far luce sulle risorse economiche impegnate in un inutile mega progetto”.
    Pochi giorni dopo è arrivata la risposta di Simico, che ha ribadito di aver operato nel rispetto delle norme e contesta la stima dell’aumento dei costi: “Il progetto dell’impianto a fune ha superato il vaglio degli enti preposti, dapprima in sede di valutazione di impatto ambientale e di conferenza di servizi decisoria, parere tecnico di Ansfisa e del parere di immunità da frane da parte della Regione Veneto”. Chiosando: “Il valore dell’investimento pubblico infrastrutturale [...] è ampiamente riconosciuto dalle istituzioni locali e dalla comunità, rappresentando quindi uno dei lasciti più importanti”.
    Per ora, a terra.

    https://lavialibera.it/it-schede-2658-olimpiadi_il_flop_della_cabinovia_apollonio_socrepes_uno_
    #JO #JO2026 #Milano-Cortina #jeux_olympiques #Apollonio #Socrepes #infrastructure #télécabine #Italie #Alpes #montagne #coût #Dolomiti_strade #Ecoedile

  • À #Briançon, le #Village_Olympique est attribué à…

    La nouvelle est donc tombée en début de matinée ce mercredi 9 juin, les deux opérateurs ont été choisis pour aménager l’ensemble du site de Briançon, et donc également le Village, pour les Jeux Olympiques Alpes 2030.

    Mais le suspens n’était pas si grand, puisque si deux groupements étaient en concurrence pour le Village lui-même, situé dans l’ancien Fort Vauban, un seul était en lice pour le site en contrebas, une ancienne usine sur les berges de la Durance.

    #Linkcity (développeur immobilier de #Bouygues_Construction) associé à #Edifim et #Elégia pour le #Fort_des_Têtes (Philippe Prost & associés architectes et Moon architecture), et #Icade_Promotion (J-M Wilmotte et N. D’Artigues) pour l’ancienne usine de la #Schappe : près d’une année après avoir lancé les consultations, la #Solideo_Alpes_2030 vient d’annoncer les groupements lauréats pour le site olympique briançonnnais, qui accueillera 522 athlètes dans les épreuves freestyle (snowboard et ski).

    Ces deux sites ont de nombreuses contraintes, qui expliquent certainement les difficultés à faire rentrer l’ensemble du programme pour répondre aux exigences du COJOP Alpes 2030 et du CIO, notamment en terme d’accessibilité (nécessité d’ouvrir le for pour les besoins du chantier, et de l’accessibilité ensuite tant en phase Jeux qu’en phase héritage, manque de stationnement à l’intérieur, manque de surfaces pour l’hébergement…).

    Le Fort des Têtes (abandonné par l’Armée depuis une trentaine d’années) est classé au titre des Monuments historiques, et il est aussi inscrit au patrimoine Mondial de l’Unesco, tout comme la Vieille Ville de Briançon et ses remparts, et les forts qui la protègent…
    Quant à l’usine de la Schappe …

    Quant à l’usine de la Schappe, elle possède encore une partie des systèmes hydrauliques et mécaniques qui permettaient la production de l’électricité indispensable à son activité. Ces témoignages du passé étant « dans le viseur » de la DRAC PACA (Direction Régionale des Affaires Culturelles de la Région Sud (PACA).

    Enfin, le programme comprend aussi un #téléporté reliant les deux sites, via la ville historique de Briançon. Un projet ambitieux, coûteux pour les finances publiques (30 M€ environ d’investissement sans compter le fonctionnement), et qui devra être « rentable » de par le nombre de personnes transportées… et qui là se heurte à des contraintes architecturales et patrimoniales conséquentes, puisque tout est classé au titre des Monuments historiques.

    L’été sera donc un moment important pour entrer dans les détails, et la technique des trois différents projets qui sont liés, et qui vont changer irrémédiablement la ville de Briançon, et la fait entrer dans l’histoire, non plus militaire, des frontières et des confins, mais du sport et des Jeux Olympiques.

    histoire à suivre…

    https://nosalpes.eu/fr/2026/06/10/a-briancon-le-village-olympique-est-attribue-a

    #JO #jeux_olympique #France #JO2030

  • The Making of the Teenager
    https://jacobin.com/2026/03/the-making-of-the-teenager

    On comprend mieux “Targets” après cet article
    https://en.wikipedia.org/wiki/Targets

    18.3.2026 by Lauren Fadiman - The teenager we know today came of age in the postwar era — but she owes her existence to the New Deal.

    In December 11, 1944, Nina Leen invented the teenage girl. While whispers of her had been circulating for more than a decade — in advertisements for three-cent “beauty care” books and $3 budget shoes — it was not until Leen’s Life magazine photo essay “Teen-Age Girls: They Live in a Wonderful World of Their Own” that this new creature assumed her prototypical form.

    The photos themselves were of a group of average fifteen-to-seventeen-year-old girls living in a St Louis, Missouri, suburb. But through Leen’s iconic work, each of them became the embodiment of a new American demographic, archetype, and cultural figure. At school, she could be identified by her Shetland sweater, wool skirt, bobby socks, and loafers, eyeglasses painted red with nail polish — and was that a boy’s ring on a chain around her neck? After hours, she donned men’s slacks or jeans and a shirt borrowed from her father or brother. Her weeks were routine affairs characterized by school and homework, babysitting gigs at 25 cents an hour, Friday night sleepovers, and Saturday night double dates that gave way to Sunday church service. Some even found time for high school sororities, replete with their own secret ceremonies. “There is a time in the life of every American girl when the most important thing in the world is to be one of a crowd of other girls and to act and speak and dress exactly as they do,” declared Leen between photographs of slumber parties and candlelit cult-like activity. “This is the teen age.”

    Six months later, Leen profiled a group of boys in Des Moines, Iowa, for a follow-up piece entitled “Teen-Age Boys: Faced With War, They Are Just the Same as They Have Always Been.” Despite the imminent threat that these young men might be drafted to fight on the Pacific Front, Leen captures them “behaving exactly as they have always behaved, devoting themselves to all the vastly important details connected with the complete enjoyment of playing, eating and sleeping.” One Richie Burns is depicted eating his way through an average day: orange juice, cereal, milk, eggs, toast, jam, sandwiches, pie, ice cream, soda, sandwiches again, soup, chops, potatoes, string beans, ice cream again, apples, and a candy bar to top it off. “When Richard finally got through and went to sleep at 10:30 he had consumed more than 3,000 calories,” Leen reports. “He slept dreamlessly until 7 o’clock next morning, when he woke up feeling hungry.”

    #USA #culture #jeunesse #new_deal histoire #teenagers #vide #néant #nausée

  • « C’est dramatique » : diabète de type 2, infarctus… Les jeunes ont...
    https://diaspora.psyco.fr/p/12517149

    « C’est dramatique » : diabète de type 2, infarctus… Les jeunes ont de plus en plus « des maladies de vieux » - Le Parisien

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    #jeunesse #société #santépublique #hygiènedevie #alimentation #maladie #diabète #diabètedetype2

    ‼️ Clause de non-responsabilité v1.0

  • « #Enhanced_Games » : la grande arnaque des JO du #dopage
    https://lvsl.fr/enhanced-games-la-grande-arnaque-des-jo-du-dopage

    Les «  Enhanced Games  », qui autorisent les athlètes à recourir au dopage pour faire tomber des records en #athlétisme et en natation, offrent une métaphore troublante de l’industrie du développement personnel : pousser corps et esprit jusqu’à l’épuisement pour atteindre une réussite fantasmée, souvent illusoire et destructrice .

    #Société #Jeux_olympiques #Las_Vegas #libertarianisme #libertarien #Sport

  • Jusqu’au boss final - CQFD, mensuel de critique et d’expérimentation sociales
    https://www.cqfd-journal.org/Jusqu-au-boss-final

    Pour rassembler celleux qui rejoindront la partie, Marijam Did nous fait découvrir le jeu vidéo dans tout ce qu’il a de plus beau. Elle relate des moments de véritables poésies virtuelles créés par des communautés de joueur·ses décidé·es à rendre justice, décrit des jeux indépendants, inconnus du grand public, qui portent en eux des messages politiques puissants. Mais surtout, elle n’oublie pas de nous rappeler tout ce que l’industrie a de plus destructeur. Car le jeu vidéo est aussi un marché, impitoyable, tenu par une poignée de dirigeants aux dents longues. « Les boutons et les LED […] sont tous assemblés […] en une seule machine par des armées d’ouvrières payées au lance-pierre. Les appareils sont testés, emballés, expédiés, transportés, entreposés […] par une main-d’œuvre innombrable et aliénée, pressurisée pour empêcher sa syndicalisation. »

    #jeux_vidéos

  • Ziguinchor : face aux défis du chômage et de l’immigration i... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/ziguinchor-face-aux-defis-du-chomage-et-de-limmigration-irreguliere-des-jeu

    Ziguinchor : face aux défis du chômage et de l’immigration irrégulière, des jeunes incitent leurs pairs à l’entrepreneuriat
    Auteur : Max Euclide KANFANY
    Dans une Casamance où le chômage des jeunes et l’émigration irrégulière fragilisent l’avenir, une initiative locale démontre qu’il est possible de transformer les défis en opportunités. À Ziguinchor, l’incubateur Jógjëf, a porté pendant trois années l’initiative « Rendre l’entrepreneuriat accessible à chacune et à chacun (REACH) ». Le programme a permis à des dizaines de jeunes de rester, d’entreprendre et de bâtir leur avenir sur place.
    Ces jeunes porteurs de ce projet ont accompagné plus de 50 entrepreneurs dans les régions de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou. À travers ses quatre volets – sensibilisation, idéation, incubation et financement – ledit projet a permis à de jeunes porteurs de projets de transformer leurs idées en entreprises viables, selon Babacar Signaté, responsable de l’incubateur Jógjëf. Après des années de déroulement, les résultats sont significatifs, a renseigné le jeune responsable de l’incubateur : 30 projets incubés ont reçu une subvention ; 30 projets issus de l’idéation ont également bénéficié d’un financement. Au total, près de 100 millions de francs CFA ont été distribués en subventions, permettant à des jeunes entrepreneurs de lancer leurs activités et de créer de l’emploi local.
    Plus de 80 % des entreprises accompagnées sont encore actives aujourd’hui, preuve de la pertinence du dispositif. Au-delà des chiffres, ces jeunes, à travers ce projet, ont mis en lumière la nécessité de renforcer l’accompagnement et ont lancé un appel vibrant aux autorités à ce sujet. Si l’Université numérique a joué un rôle déterminant en hébergeant l’incubateur pendant six années, et si des partenaires techniques et financiers comme l’Agence française de développement (AFD) entre autres ont apporté un appui considérable, le financement global du projet n’a couvert que 60 % des besoins. Les 40 % restants n’ont pas été obtenus, limitant l’ampleur des actions prévues, a confié Babacar Signaté. Ce constat souligne l’importance d’un engagement plus fort des autorités locales et nationales. Pour amplifier l’impact et offrir à davantage de jeunes la possibilité de s’insérer par l’entrepreneuriat, un accompagnement accru en ressources et en politiques publiques est indispensable. L’initiative « Rendre l’entrepreneuriat accessible à chacune et à chacun (REACH) », a démontré qu’avec un accompagnement adapté, les jeunes peuvent bâtir leur avenir sur place.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#ziguinchor#developpement#entrepreunariat#economie#jeunesse

  • Le gouvernement indien confronté à la révolte des « cafards »
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/05/22/le-gouvernement-indien-confronte-a-la-revolte-des-cafards_6692343_3210.html

    Prenant au mot le chef de la justice indien qui, le 15 mai, avait traité les jeunes de « parasites de la société », un étudiant a créé le « Parti populaire des cafards ». En quelques jours, il a obtenu 19 millions d’abonnés sur Instagram. Bien plus que celui du gouvernement, qui a tout tenté, en vain, pour stopper le mouvement.


    Site Web du parti Cockroach Janta, à Dharamsala (Inde), le 21 mai 2026. ASHWINI BHATIA/AP

    En quelques heures, le « Cockroach Janta Party » est devenu un phénomène de masse en Inde. Lancé sur Instagram par Abhijeet Dipke, 30 ans, étudiant en communication à l’université de Boston, le « Parti populaire des cafards » entendait parodier le juge en chef de la Cour suprême, Surya Kant. Lors d’une audience, le 15 mai, le plus haut magistrat du pays avait décrit les #jeunes_chômeurs comme des « cafards », « des parasites de la société qui s’attaquent au système ». « Certains se tournent vers les médias, d’autres vers les réseaux sociaux, d’autres encore deviennent des militants pour le droit à l’information, d’autres enfin se lancent dans d’autres formes de militantisme et s’en prennent à tout le monde », avait-il déclaré.

    https://justpaste.it/huly9

    en écho à https://seenthis.net/messages/1173798

    en Inde comme au Maghreb, promesse en faillite.

    #université #diplome #diplômés #chômage #chômeurs #chômeurs_diplômés

  • Stéréotypes pour enfants
    https://laviedesidees.fr/Stereotypes-pour-enfants

    Les livres et magazines pour la #jeunesse sont bourrés de clichés qui, au sein du récit, favorisent les garçons au détriment des filles. Au-delà du cas français, il faut réfléchir au coût social d’un tel déséquilibre.

    #Société #enfance #littérature #livre
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20260518_genderliterature.pdf

  • Une gigantesque retenue d’eau au-dessus de Courchevel s’affaisse à une vitesse alarmante, poussant le préfet à prendre des mesures d’urgence
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/05/16/une-gigantesque-retenue-d-eau-au-dessus-de-courchevel-s-affaisse-a-une-vites


    La retenue de la Loze, près de Courchevel (Savoie), en 2023. ANTOINE CHANDELLIER/LE DAUPHINE/MAXPPP

    Une retenue d’eau creusée en 2020 pour garantir l’enneigement d’une piste de ski qui pourrait figurer aux #JO Alpes 2030 menaçait jusqu’à peu un hameau de la commune, selon une étude géomorphologique à laquelle « Le Monde » a eu accès.

    Les travaux réalisés pour garantir l’enneigement de la célèbre piste de l’Eclipse, à Courchevel (Savoie), pour les Championnats du monde de #ski alpin de 2023 et dans la perspective des JO Alpes 2030, ont-ils exposé les populations d’un hameau en contrebas à un scénario qui aurait pu être catastrophique ? Selon une expertise géomorphologique datée de décembre 2025 à laquelle Le Monde a eu accès, la retenue d’eau de la Loze, creusée en 2020 à 2 270 mètres d’altitude pour stocker les 170 000 mètres cubes d’eau nécessaires à l’enneigement des 3,2 kilomètres de piste, s’affaisse sur ses fondations à une vitesse alarmante.

    ça alors, on peut faire du dégât durable mais aussi instantané avec une bassine contenant 4 fois moins d’eau qu’à Sainte Soline

    #montagne #ingénieurs #Chamrousse

  • Les jeux vidéo intégrés aux parcours éducatifs, les dessous d’un arbitrage de Matignon qui pose question
    https://www.franceinfo.fr/enquetes-franceinfo/les-jeux-video-integres-au-parcours-scolaire-les-dessous-d-un-arbitrage-d

    Quatre axes sont ainsi prévus pour « intégrer l’esport dans les parcours éducatifs et scolaires ».

    Le document prévoit d’abord la création de partenariats entre établissements scolaires et acteurs privés du secteur du jeu vidéo. Il prévoit également d’"inscrire l’esport dans les parcours éducatifs", sans davantage de précisions sur les modalités concrètes.

    L’exécutif entend également « lancer un programme national intitulé ‘Esport et Éducation’ », pour « sensibiliser les jeunes aux débouchés professionnels de cette industrie ». Enfin, il est prévu de « développer des outils pédagogiques à destination des enseignants », ainsi que des « supports de sensibilisation pour les familles ».

    [...]

    Les alertes de la DGS et de la Mildeca sur de possibles conflits d’intérêts n’ont pas non plus été prises en compte. Car, pour justifier l’arrivée de l’esport à l’école, le gouvernement s’appuie sur une expérimentation menée dans une vingtaine de collèges et lycées de l’académie de Versailles : le projet Educ Esport.

    Un programme lancé en 2022 dans le cadre de l’appel à projets « Innovation dans la forme scolaire » du plan France 2030, via la Banque des Territoires : des « ateliers d’esport encadrés » par des enseignants. Environ 3 000 élèves de collèges et de lycées de l’académie de Versailles invités à jouer lors d’ateliers « encadrés » d’esport d’1h30 chaque semaine à League of Legends, Super Smash Bros, Rocket League ou Valorant. Des jeux en ligne très populaires, mais connus pour leur fort potentiel d’usage excessif. Selon l’académie de Versailles, contactée par la Cellule investigation de Radio France : « Le temps effectif de jeu ne dépasse pas 50 minutes. Les cours ne sont pas perturbés par le projet car les élèves sont inscrits dans ces ateliers en marge des cours ».

    L’initiative vise, selon un document de présentation du projet, à « explorer les potentialités éducatives de l’esport en contexte périscolaire », en s’appuyant notamment sur la collecte de « données quantitatives relatives aux performances cognitives, psychosociales et numériques des élèves ». En clair : mesurer si la pratique du jeu vidéo à l’école peut améliorer certaines capacités cognitives des élèves – comme l’attention ou la mémoire.

    #esport #collège #lycée #jeux_vidéo

  • L’#Arena_Santa_Giulia di Milano e la corsia preferenziale del privato. Costi quel che costi

    Mentre la Procura regionale della Corte dei conti della Lombardia indaga per presunto danno erariale, l’impianto della multinazionale #Eventim (#TicketOne) apre i battenti in anticipo rispetto agli accordi, senza le infrastrutture a servizio e a cantieri in corso. Il Comune di Milano a inizio aprile ha firmato la convenzione per versare la prima tranche di copertura pubblica degli “extra-costi” per 21 milioni di euro. Così le Olimpiadi sono diventate il motivo per pretendere altre risorse della collettività. La nostra inchiesta continua

    A Milano inizia a vedersi la vera “#legacy” delle Olimpiadi invernali. È del 5 maggio la notizia che la Procura regionale della Corte dei conti della Lombardia sta indagando sull’Arena di proprietà del gruppo tedesco Eventim (TicketOne) dove si sono disputate alcune gare olimpiche su ghiaccio. L’ipotesi di danno erariale è legata ai cosiddetti “extra-costi” milionari finiti a carico del pubblico. Il nucleo di Polizia economico finanziaria della Guardia di Finanza di Milano avrebbe notificato un ordine di esibizione di documenti chiave presso gli uffici della Direzione generale di Palazzo Marino.

    Diamo conto da anni di questo scandalo: un palazzetto privato dichiarato di “interesse pubblico” con il pretesto dello sport pur se progettato per i concerti, che per poche settimane ha ospitato una pista temporanea di hockey e che però si è visto stanziare solo nel 2025 ben 51 milioni di euro di contributi pubblici a copertura di cosiddetti “extra-costi”. Il tutto in aggiunta a uno svincolo autostradale da 12 milioni di euro che collega l’impianto alla tangenziale pagato da Regione Lombardia, strade provvisorie a servizio del palazzo anticipate dal Comune di Milano per oltre 7,3 milioni, sconti sugli oneri di urbanizzazione per oltre cinque milioni di euro e il pagamento “light” di un contributo pari al 10% del costo di costruzione dichiarato di 177 milioni di euro e non invece quello reale di 320 milioni. A proposito di rischio d’impresa.

    In attesa che la magistratura contabile accerti quanto dovuto è utile però aggiungere alcuni dettagli alla vicenda dell’Arena, che il 6 maggio ospita il suo primo concerto dal vivo, con Ligabue, seguito da una seconda esibizione, quella di Annalisa, sabato 9.

    Il Comune di Milano e l’azienda dei trasporti Atm in queste ore stanno comunicando a tamburo battente misure straordinarie per raggiungere la “Unipol Dome – Milano Santa Giulia” (come è stata rinominata l’Arena dopo l’accordo commerciale tra Eventim e il suo main sponsor Unipol): metropolitane M3 e M4 con orario prolungato, tram 27 potenziato, navette “Arena Shuttle” che collegano il palazzetto alla stazione del metro di Rogoredo, la più vicina, che si trova però a più di due chilometri e almeno 35 minuti a piedi.

    Mossa ardita, specie se considerato che l’Arena Santa Giulia avrebbe dovuto aprire il primo gennaio 2027, come era stato del resto previsto nella Convenzione che ne regola l’utilizzo post Olimpiadi invernali e che è stata stipulata il 10 maggio 2023 tra Palazzo Marino e la succursale italiana di Eventim-TicketOne, la Evd Srl (del particolare equilibrio tra benefici pubblici e privati dell’accordo 35ennale abbiamo scritto qui).

    Poi però è successo qualcosa. Nel corso del 2025 Eventim -insieme a Risanamento Spa e Lendlease, gli sviluppatori del maxi intervento immobiliare a Santa Giulia- ha prospettato al Comune e alla Segreteria tecnica per l’Accordo di programma Montecity-Rogoredo di anticipare l’apertura al pubblico dell’Arena di sette mesi.

    Le cose dovevano andare in modo diverso. Lo dimostra la Convenzione “madre” in vigore sul Piano integrato d’intervento di Santa Giulia stipulata il 16 giugno 2022 dal Comune di Milano, l’allora Milano Santa Giulia Spa ed Esselunga. L’apertura al pubblico dell’Arena era stata “necessariamente condizionata” alla realizzazione di infrastrutture pubbliche finanziate proprio con i proventi della variante urbanistica. Tra queste spicca il collegamento tramviario verso Santa Giulia dal valore stimato allora in 55 milioni di euro, tra armamento della linea e materiale rotabile.

    Il Comune aveva “assicurato” in sede di Convenzione l’entrata in esercizio “della tramvia in concomitanza con l’apertura dell’Arena e comunque entro l’evento olimpico”. Le Olimpiadi sono finite, del tram non c’è l’ombra ma l’Arena dei privati può aprire. A Milano è la regola (basti pensare che la M4 era stata inserita nel dossier di candidatura di Expo 2015, l’hanno aperta 10 anni dopo).

    Stando alle carte di Palazzo Marino, Eventim avrebbe “confermato” al Comune la propria volontà di utilizzare l’Arena anticipatamente rispetto all’originario termine del primo gennaio 2027 solo il 24 novembre 2025. Ma prima ancora che il Comune deliberasse formalmente alcunché, i proprietari del palazzetto sono “usciti” in anticipo sulla stampa il 3 dicembre 2025 con la data di inaugurazione della “nuova attesissima Arena Milano a Santa Giulia”: 6 maggio 2026, “la prima notte”.

    “Aprire il nostro palco con Ligabue è una dichiarazione d’intenti -spiegò allora ai media Luca Martinazzoli, già direttore generale di Milano&Partners, agenzia ufficiale di Milano creata dal Comune e dalla Camera di Commercio, ex capo ufficio marketing di Palazzo Marino e poi nominato direttore dell’impianto-. La sua energia e il suo impatto culturale rappresentano alla perfezione ciò che Arena Milano vuole essere: momenti straordinari, identità forti e live entertainment di livello internazionale”.

    L’official preseller partner, manco a dirlo, è Unicredit, azionista di Risanamento e parte in causa nell’affare immobiliare rilanciato anche grazie al palazzo di Eventim.

    Dovrà passare oltre un mese da quella “tappa bruciata” sui giornali prima che la Giunta Sala deliberi il via libera, sancendo l’8 gennaio 2026 l’ennesimo (e incredibile) interesse pubblico al che un’Arena privatissima apra per soli quattro giorni i battenti prima che vi fosse l’infrastruttura di trasporto pubblico prevista da Convenzione per poi richiudere per quattro mesi di lavori (così almeno risulterebbe dal calendario a inizio maggio). L’ulteriore dimostrazione di chi detta l’agenda a chi. Resta da capire dove stia l’interesse pubblico nell’apertura di un palazzo privato per un lasso di tempo così limitato. Ma tant’è.

    Torniamo alla vicenda degli extra-costi su cui sta facendo luce la Procura della Corte dei Conti lombarda perché ci sono novità importanti.

    La prima: il 7 aprile di quest’anno il Comune di Milano ed Evd Srl hanno stipulato la convenzione per l’erogazione del contributo statale previsto ai sensi del “Decreto Sport” dell’estate 2025. Sono i primi 21 milioni di euro pubblici, trasferiti dal governo a Palazzo Marino.

    Dallo schema di convenzione emergono i particolari dell’accordo e alcune “chicche” che danno la misura della famigerata organizzazione olimpica. Tipo quella per la quale l’Arena sarebbe stata materialmente consegnata alla Fondazione Milano Cortina (con un cantiere aperto tutto intorno, pure all’interno) solo il 4 febbraio 2026, 48 ore prima dell’inizio dei Giochi, e solo il 6 febbraio sarebbe stato sottoscritto il “Venue agreement” che disciplinava le condizioni e i termini della “messa a disposizione” dell’impianto per lo svolgimento del “grande evento”. Il giorno dell’inizio.

    Ma veniamo all’accordo firmato tra il Comune ed Evd a inizio aprile. Nelle premesse viene esplicitato l’ammontare delle “voci di costo aggiuntive” quantificate da Evd per concludere in tempo l’Arena, per un ammontare complessivo monstre di 134 milioni di euro “al netto di Iva”.

    Riportiamo integralmente le quattro macro-categorie portate come “giustificazione” dal privato. Tenersi forte.

    “a) costi addizionali dovuti all’accelerazione dei lavori richiesti per l’evento olimpico dagli organizzatori;
    b) costi addizionali degli interventi tecnici e strutturali aggiuntivi, necessari ad ospitare le gare olimpiche;
    c) costi addizionali causati dall’incremento dei prezzi di mercato;
    d) costi addizionali generati dal mancato introito delle attività economiche dell’Arena per la durata dell’evento olimpico”.

    Ma come? Ma l’interesse pubblico (con vantaggi economici annessi per il privato a spese della collettività) non era stato deliberato proprio per fare le Olimpiadi? Il palazzo è stato progettato per i Giochi e per essere messo a disposizione nelle settimane clou o per altri motivi? L’incremento dei prezzi di mercato non si chiama rischio di impresa?

    Il quarto punto indicato da Eventim lascia interdetti. La multinazionale lamenta una sorta di lucro cessante sostenendo che l’Arena non avrebbe fatto incassi durante le Olimpiadi, cioè proprio quel pretesto grazie al quale è stata realizzata e ha beneficiato dell’apposizione del bollino “interesse pubblico”. Senza contare poi che in quei giorni l’impianto non avrebbe mai potuto essere aperto, avendo fissato inizialmente l’inaugurazione al primo gennaio 2027 (poi come detto anticipata in tutta corsa, seppur per 96 ore, al 6 maggio 2026).

    Il Comune di Milano, piuttosto che far valere le Convenzioni già firmate e respingere al mittente “richieste” del genere, è stato in grado di spendere (o in alcuni casi di prevedere di farlo a breve) 800.000 euro tra “consulenza ed assistenza legale in tema di aiuti di Stato”, “attività legate alla valutazione di aspetti tecnici estimativi degli extracosti” e “consulenza tecnico specialistica per l’assessment e la congruità dei costi sostenuti”. Solo per poter garantire la copertura degli “extra-costi” ai privati.

    Spesi o da spendere, perché la convenzione per l’erogazione del contributo statale è stata firmata prima che un non ben precisato “soggetto terzo esterno” a Comune e Regione effettui “l’assessment e la congruità dei costi sostenuti” da Eventim (lato Arena) e Coima (lato Villaggio olimpico di Porta Romana, altra partita che non smetteremo di seguire).

    Il Comune si sarebbe “impegnato a effettuare le procedure di evidenza pubblica per l’individuazione del/dei soggetto/i che deve/devono svolgere il servizio di consulenza tecnico specialistica entro il mese di ottobre 2026”.

    Intanto però l’accordo con Eventim per i primi 21 milioni di euro è stato chiuso e firmato, qualificando la copertura pubblica di “extra-costi” privati quale “compensazione di obblighi di servizio pubblico”. Senza necessità di notificare preventivamente “tale intenzione” alla Commissione europea ai sensi della normativa comunitaria in materia di aiuti di Stato. Non svegliare il can che dorme. Ma qualcuno, forse, un occhio lo ha aperto.

    https://altreconomia.it/larena-santa-giulia-di-milano-e-la-corsia-preferenziale-del-privato-cos
    #JO #JO2026 #Milano-Cortina #jeux_olympiques #coûts #montagne #Alpes #budget #Milan #privatisation #infrastructure

  • Olimpiadi Milano-Cortina, finita la festa restano i debiti e i cantieri
    https://lavialibera.it/it-schede-2663-olimpiadi_milano_cortina_dopo_giochi_debiti_cantieri_foto

    Sono passati due mesi dalla cerimonia di chiusura delle Olimpiadi invernali di Milano-Cortina. Per le società organizzatrici e il governo è stata "una straordinaria occasione di dimostrare al mondo di cosa è capace l’Italia quando lavora di squadra, con serietà, concretezza e visione", come ha ricordato qualche giorno fa il vicepremier e ministro dei trasporti Matteo Salvini rispondendo a un’interrogazione parlamentare. Una volta spenti i riflettori e consegnate le ultime medaglie, però, sui territori interessati dai Giochi del tricolore è rimasto solo il rosso dei debiti e la desolazione delle opere più costose e dibattute. Li abbiamo visitati: a Cortina la pista da bob è abbandonata e la cabinovia Apollonio-Socrepes è ancora un cantiere. A Livigno, i cumuli di neve (…)

    #ECOLOGIA_●_MOVIMENTI

    • L’allarme buco olim­pico: 100 milioni per il Comune

      È la quota accan­to­nata nel bilan­cio a garan­zia Conte: «Sapremo a fine anno se e quanto ser­virà»

      Per ora si tratta di un rischio «teo­rico». Il Comune ha accan­to­nato 100 milioni di euro come garan­zia, per coprire «un even­tuale disa­vanzo della Fon­da­zione Milano Cor­tina 2026». Alla levata di scudi del Pd Ales­san­dro Giungi e del con­si­gliere FdI Enrico Mar­cora l’asses­sore alle Risorse finan­zia­rie Emma­nuel Conte ieri in Com­mis­sione ha rispo­sto che al momento «si tratta di risorse bloc­cate e non ancora uti­liz­zate. Vedremo i cal­coli effet­tivi al momento della liqui­da­zione della Fon­da­zione, verso fine anno. Sapremo se e quanto ci sarà biso­gno di con­tri­buire». L’asses­sore ha pre­sen­tato la varia­zione di Bilan­cio 2025, tra i punti illu­strati ci sono i 13,75 milioni - che si aggiun­gono ai cento in bilico - per coprire gli impe­gni assunti con la can­di­da­tura per l’orga­niz­za­zione delle Para­lim­piadi. «Abbiamo appro­vato all’una­ni­mità nel 2022 il con­tri­buto, viene asse­gnato al com­mis­sa­rio Fia­sol che ren­di­con­terà le spese nel det­ta­glio al governo» rife­ri­sce l’asses­sore allo Sport Mar­tina Riva. Un’altra voce sono i 21 milioni che il Comune ha effet­ti­va­mente incas­sato dal governo, in base al Dl Sport, per la coper­tura degli extra­co­sti dovuti a Even­tim per la rea­liz­za­zione dell’Arena San­ta­giu­lia (oggi Uni­pol Dome). Sul tema si ri-accen­derà lo scon­tro oggi in una Com­mis­sione ad hoc. La scorsa set­ti­mana la Corte dei Conti ha aperto un’istrut­to­ria su un’ipo­tesi di danno era­riale. Il pri­vato aveva chie­sto 134 milioni, il governo ne ha auto­riz­zati 21 e un’altra tren­tina sarà ver­sata sotto forma di acqui­sto di ser­vizi per i pros­simi anni. Comune e Regione hanno lan­ciato un bando per affi­dare a un ente terzo la veri­fica dei conti quindi «solo una volta appu­rata la con­gruità degli extra­co­sti i 21 milioni saranno ver­sati al pri­vato» ha rife­rito Conte. L’espo­nente di FdI Mar­cora ha pro­te­stato: «Era­vamo sem­pre rima­sti sulla linea che il Comune non dovesse con­tri­buire ai Gio­chi. E mi sem­bra una fol­lia che il pub­blico debba pagare per ritardi o costi extra di un pri­vato. Andare a fare Gio­chi in strut­ture miste è stato un errore, andiamo a pagare costi che in que­sto caso magari sono frutto di disfun­zioni e ritardi del pri­vato». Anche Giungi si è ani­mato sull’«ipo­tesi di dover ero­gare 100 milioni dei mila­nesi, non vor­rei che ci fos­sero den­tro anche extra­co­sti dei costrut­tori. Teniamo bloc­cati in totale 113 milioni che potreb­bero essere usati ad esem­pio per rea­liz­zare un’altra piscina grande come l’Arge­lati». E quando l’asses­sore Conte lo ha richia­mato, con un’espres­sione napo­le­tana, a «non fare ammuina», Giungi è scat­tato: «Non usi toni insul­tanti». Conte ha ricor­dato che l’accan­to­na­mento di 100 milioni «era stato votato nel 2022 all’una­ni­mità, Mar­cora era anche scru­ta­tore. Le garan­zie totali ammon­tano a 400 milioni, divise tra Regioni e città ospi­tanti. Milano, in qua­lità di socio della Fon­da­zione, con­tri­buirà per il 25%». Gli asses­sori pre­ci­sano che non si tratta in que­sto caso di extra­co­sti e non ci sono di mezzo Arena o Vil­lag­gio olim­pico, «la Fon­da­zione non gestiva gli impianti». Conte è otti­mi­sta, «il liqui­da­tore chiu­derà il bilan­cio e faremo la nostra parte. Per ora il Comune non ha messo un euro. Auspi­cando un ricorso molto basso, colgo lo spunto di Giungi e sono d’accordo a inve­stire pre­va­len­te­mente sullo sport i 100 milioni».

      https://www.pressreader.com/italy/il-giornale-italy-228k/20260513/282295326830868

    • Nel 2026 la #Fondazione_Milano_Cortina ha già incassato 241,5 milioni di euro pubblici

      Il Commissario straordinario per le Paralimpiadi istituito dal Governo Meloni nell’estate 2025 e dotato nei mesi di ingenti risorse della collettività sta mettendo in pratica il suo reale mandato (anticipato un anno fa da Altreconomia): alleviare le perdite dell’ente presieduto da Giovanni Malagò, che continua però a presentarsi come un’organizzazione privata che “opera sul mercato in condizioni di concorrenza”. I pagamenti effettuati dalla struttura pubblica a partire da gennaio mettono in discussione la promessa di un “grande evento” in grado di autofinanziarsi.

      Nei primi cinque mesi di quest’anno il Commissario straordinario per le Paralimpiadi ha già versato 241.545.043,82 euro nelle casse della Fondazione Milano Cortina 2026. Risorse interamente pubbliche che alleviano in parte i patemi finanziari dell’ente presieduto da Giovanni Malagò, smentendo una volta di più le promesse del comitato organizzatore dei Giochi circa l’autofinanziamento del “grande evento”. E pensare che la Fondazione si è fatta qualificare per decreto governativo del giugno 2024 come organismo di diritto privato che “opera sul mercato in condizioni di concorrenza e secondo criteri imprenditoriali”.

      Favole. Come già anticipato da Altreconomia un anno fa, il Commissario istituito di gran fretta nell’estate 2025 con il “Decreto Sport” -nella persona di Giuseppe Fasiol- e dotato di ingenti risorse della collettività ha un solo scopo effettivo: salvare i conti della Fondazione che nel bilancio chiuso al 31 dicembre 2024 segnava già un deficit patrimoniale pari a 150 milioni di euro, assumendosene i costi e garantendole ricavi. Mentre arriva Godot -e cioè i proventi di sponsor, biglietti, diritti televisivi- è lo Stato, al momento, a ripianare. Tanto che la Fondazione ha percepito il 95% dei pagamenti effettuati dalla struttura commissariale retta da Fasiol: i citati 241,5 milioni di euro sui complessivi 254,7 (a fine giugno).

      Il flusso è continuo e segnato da trattamenti ad hoc. Il Commissario può infatti agire “anche in deroga a ogni disposizione di legge diversa da quella penale”. Non banale per quella che è la vera cassaforte di Milano Cortina, che ha cumulato, decreto dopo decreto, una disponibilità finanziaria che supera i 540 milioni di euro per il 2026.

      L’ultimo ritocco è arrivato l’11 marzo, a Paralimpiadi avviate e Olimpiadi archiviate: altri 32,2 milioni di euro stanziati dopo che la stessa Fondazione li aveva quantificati come proprio ulteriore “quadro esigenziale”. A proposito di “condizioni di concorrenza”.

      Ma c’è di più. Con lo stesso decreto il Governo Meloni ha sbloccato i pagamenti del Commissario a favore della Fondazione permettendo l’erogazione di fondi in precedenza vincolati alla verifica fattuale e finanziaria dell’effettivo avanzamento delle prestazioni concordate. Sempre agendo per decreto, l’esecutivo ha previsto che il Commissario “è autorizzato a erogare anticipazioni di cassa per un importo massimo del 50 per cento delle risorse di cui al comma 3 (del “Decreto sport”, circa 287,8 milioni di euro, ndr) alla Fondazione ‘Milano – Cortina 2026’ nelle more del completamento delle procedure realizzative e della rendicontazione prevista”.

      Significa un’inezione di liquidità, Iva inclusa, pari a 53,7 milioni di euro a fine marzo e un’altra, freschissima, da 78 milioni a maggio. La prima tranche copriva la differenza tra il 30 e il 50% dell’acconto per le forniture e i servizi “infungibili”-dettagliati in due convenzioni stipulate tra Commissario e Fondazione-, ovvero parte di ciò che la Fondazione aveva già acquisito per le Olimpiadi ma che sarebbe stato necessario anche per le Paralimpiadi. La seconda, invece, è un’anticipazione di cassa per subentri contrattuali, tra cui spiccano i 22 milioni destinati a Rho, a Fiera Milano congressi Spa.

      Entro fine anno la Fondazione dovrebbe ricevere (almeno) altri 105 milioni di euro (Iva inclusa), già pattuiti nelle due convenzioni. A questi potrebbero aggiungersi gli esborsi per i servizi inclusi nel “Terzo programma dettagliato” stilato da Fasiol, per cui non è ancora stata stipulata una convenzione (ma che ammontano a circa 28 milioni, Iva esclusa). Senza considerare i soldi da tirar fuori per i subentri: al momento sono stati impegnati 100 milioni di euro pro Fondazione. Conservativamente, considerando solo i fondi già vincolati, si tratta di ricavi totali certi per almeno 368 milioni di euro.

      Eppure quel Commissario pubblico sarebbe stato formalmente istituito per “favorire l’inclusione sociale e abbattere le barriere sociali e culturali”. Ma già il 29 ottobre 2025 il governo ha reso esplicito che le Paralimpiadi e l’accessibilità dello sport non dovessero più essere le sue priorità; con un decreto legge (il 156) è stata fatta una modifica silenziosa e determinante alla sua “natura”, aumentando per la prima volta il budget a disposizione (fino ad arrivare agli attuali 540 milioni di euro) e assegnandogli l’onere delle “competizioni sportive olimpiche e paralimpiche”. Le Paralimpiadi erano un pretesto.

      Lo certificano i dettagli della prima convenzione tra Commissario e Fondazione: le voci sono vaghe e i criteri con cui sono “scorporati” i costi paralimpici da quelli olimpici non sono esplicitati. Il Commissario, sempre Iva inclusa, si fa carico di oltre 13 milioni per “l’approvvigionamento dei dispositivi utente che vengono usati dal personale di Fondazione: si tratta di 15mila tra personal computer, tablet, smartphone, stampanti”; 95 milioni di “technology applications”, fra cui il cloud della Fondazione, 44 milioni per le telecomunicazioni e 56 milioni per “venues & infrastructure implementation”.

      Lo stesso problema si ripresenta analizzando anche gli accordi -di importo molto inferiore rispetto a quelli con Fondazione- presi con la Società Infrastrutture Milano Cortina 2020-2026 Spa (Simico): l’attività commissariale copre 700mila euro per la conduzione e la manutenzione dell’impianto Apollonio-Socrepes a Cortina d’Ampezzo (dalle problematiche poi esplose), 1,1 milioni per due parcheggi sempre a Cortina e 7,6 milioni destinati alla neve e agli impianti di Livigno (Valtellina), venue peraltro del tutto estranea alle Paralimpiadi.

      Di fronte a questo “schema” milionario di un Commissario alle Paralimpiadi che con risorse pubbliche salva il bilancio di una Fondazione che dice di essere “privata”, Altreconomia ha contattato il Comitato olimpico internazionale (Cio) e il Comitato paralimpico internazionale (Ipc) per un commento.

      Il Cio in un primo momento ha rimandato all’Ipc, come se la questione non lo riguardasse. Ricordandogli che due membri del Consiglio d’amministrazione della Fondazione sono sua espressione e che due, tra cui il suo presidente, sono del Coni, l’organizzazione di Losanna ha dichiarato che “spetta a ciascun Paese ospitante organizzare il proprio Comitato organizzatore dei Giochi olimpici nel modo più adatto alla struttura di governance e al contesto giuridico specifici del proprio Stato”. Il commento dell’Ipc è stato simile: con il nobile obiettivo di rendere lo sport più accessibile non ha fatto alcun accenno a possibili cortocircuiti. Un modo olimpico di lavarsene le mani.

      Intanto il 23 giugno è stato discussa alla Corte costituzionale l’impugnazione del Tribunale di Milano, su richiesta dei sostituti procuratori Francesco Cajani e Alessandro Gobbis, di quel decreto del Governo Meloni che nel 2024 ha escluso la Fondazione Milano Cortina 2026 dal novero delle norme di diritto pubblico, producendo effetti negativi su un’inchiesta che ha investito anche il colosso Deloitte. Gli avvocati di parte hanno insistito ancora una volta sul “mercato”, la “concorrenza” e i “criteri imprenditoriali”, accusando la Procura di atteggiamenti “strumentali”. Intanto il prossimo bonifico commissariale è già stato disposto.

      https://altreconomia.it/nel-2026-la-fondazione-milano-cortina-ha-gia-incassato-2415-milioni-di-

  • Olimpiadi, il flop della cabinovia Apollonio-Socrepes: uno spreco da 35 milioni di euro

    L’infrastruttura che doveva spostare 2500 atleti e spettatori all’ora ai Giochi di Milano-Cortina 2026 è ancora ferma, nonostante sul portale delle opere risulti conclusa. Anche in Lombardia due cantieri simili non sono pronti.

    Doveva essere una delle infrastrutture cardine delle Olimpiadi di Milano-Cortina, insieme alla pista da bob. Invece, la cabinovia di Apollonio-Socrepes non è mai entrata in funzione. Mentre per la Società infrastrutture (Simico) che ne ha gestito la realizzazione la cabinovia è pronta, le immagini mostrano una realtà molto differente, con il cantiere aperto e una frana che, sotto, continua a muoversi. La Corte dei Conti ha aperto un fascicolo, dopo aver messo in guardia, a novembre scorso, sulle diverse criticità dell’impianto.

    Intanto, l’Agenzia nazionale per la sicurezza delle ferrovie e delle infrastrutture stradali (Ansfisa) ha risposto a una richiesta di chiarimenti della deputata Luana Zanella (Avs), confermando che “i funzionari hanno effettuato un sopralluogo preliminare, rilevando la necessità di ulteriori completamenti, propedeutici alle operazioni di collaudo finale”. Per ora, a salire sono stati soltanto i costi, lievitati da 22 a 35 milioni. Di questi, mezzo milione di euro è stato chiesto al commissario paralimpico.
    Non va meglio in Lombardia: secondo i dati pubblicati da Simico, la realizzazione delle due linee della cabinovia Carosello-Freita-Valfin è iniziata il 15 aprile, e il nuovo impianto a fune dello “Stelvio alpine centre” di Bormio è ancora in esecuzione. Data di consegna: 15 febbraio 2027, un anno dopo i Giochi olimpici.
    Cabinovia Apollonio-Socrepes, l’opera infinita che poggia sulla frana

    La cabinovia Apollonio-Socrepes è una delle opere più complesse da realizzare tra quelle inserite dal governo nel “Piano complessivo delle opere olimpiche di Milano-Cortina” a settembre 2023. Il progetto iniziale prevedeva la realizzazione di un nuovo impianto di risalita che sarebbe partito dal parcheggio Apollonio e sarebbe arrivato alla località di Socrepes. I lavori dovevano essere svolti attraverso un “partenariato pubblico-privato”, che è una forma di cooperazione a lungo termine tra enti pubblici e privati per finanziare, costruire e gestire opere e servizi di interesse collettivo. Oltre alla cabinovia, il progetto prevedeva un parcheggio interrato con servizi commerciali e un “people mover”, ossia una navetta che avrebbe collegato i due versanti delle Tofane e della Faloria. A detta di molti, è proprio il parcheggio il vero affare della struttura.

    Il programma ha subìto quasi immediatamente degli aggiustamenti, perché partissero i lavori. Lo stesso progetto di fattibilità tecnica ed economica pubblicato da Simico a febbraio 2025 sottolineava che i tempi per la realizzazione del cantiere ,per come pensato inizialmente, non erano “compatibili con quelli imposti dall’evento olimpico”. Per questo, il progetto è stato scorporato in due parti: il parcheggio (rimandato a data da destinarsi) e l’impianto a fune.

    Per accelerare ancora, il Consiglio dei ministri ha assegnato all’amministratore delegato di Simico Fabio Saldini i poteri di commissario straordinario e ciò ha permesso di indire la gara d’appalto a fine maggio 2025.
    Quindici giorni dopo, alla scadenza del bando, la gara è andata deserta. Doppelmayr e Leitner, i più grandi operatori del settore, non si sono presentati, visti i tempi ristretti e i problemi tecnici presentati dalla realizzazione dell’opera su un terreno in movimento. Un “dettaglio” non trascurabile: una frana, che si muove proprio sotto i piloni, tanto da prevedere dei lavori annuali di riallineamento delle stazioni. La precarietà del terreno aveva preoccupato i cittadini, che avevano presentato alcuni ricorsi al Tar, anche sui possibili rischi idrogeologici.

    Avendo i poteri per farlo, l’Ad Saldini ha dunque affidato direttamente i lavori a tre aziende: Graffer, Dolomiti strade ed Ecoedile, che secondo i dati Simico hanno iniziato a lavorare il 10 luglio. Tutte imprese che non si erano mai occupate di impianti così grandi e complessi dal punto di vista ingegneristico. Altri nove subappaltatori si sono aggiunti alla costruzione.
    A fine agosto, però, la terra ha cominciato a franare, aprendosi in uno squarcio di oltre 40 metri e provocando un abbassamento del terreno di più di 50 centimetri, deformando anche parte del muro di contenimento di cemento armato in un altro cantiere che insiste a poche decine di metri di distanza.

    I timori che il terreno potesse cedere si sono avverati due mesi dopo l’inizio dei lavori. Tra chi aveva sollevato incertezze sui lavori si è aggiunta la voce della Corte dei conti, che a novembre aveva ribadito i “dubbi sulla fruibilità dell’impianto a fune di Socrepes, a Cortina, per il quale, a seguito di rilevati problemi di ordine geologico, si è resa necessaria una variante su cui persiste una fase di incertezza”.
    Il 6 novembre sono arrivate anche le risposte ai ricorsi al Tar dei cittadini, che ha bocciato le richieste presentate da alcuni privati contro gli atti e i provvedimenti sulla valutazione di impatto ambientale e sulla fattibilità tecnica ed economica dell’opera. Così la costruzione della cabinovia è andata avanti.

    Apollonio-Socrepes, ferma durante le olimpiadi e senza nullaosta per l’apertura

    Poi è arrivato il periodo dei Giochi. Fino a metà gennaio, Simico e Graffer avevano continuato a garantire l’apertura dell’impianto prima della cerimonia di apertura. A inizio febbraio, il commissario Saldini ha invece commentato al Corriere Veneto che l’opera sarebbe entrata in funzione “a fine mese, pronta per le Paralimpiadi. Escludendo, quindi, anche il Super G previsto per il 12 febbraio.
    Anche durante l’evento paralimpico la cabinovia è però rimasta ferma. Intanto, la Società infrastrutture ha chiesto al commissario paralimpico 500mila euro per la “gestione della nuova cabinovia sia nel periodo transitorio tra fine Olimpiadi e inizio Paralimpiadi, nonché nell’intero periodo delle Paralimpiadi”.
    A inizio aprile, dopo 66 giorni di silenzio, Simico ha pubblicato i nuovi dati sull’andamento delle opere. Nella scheda del progetto ci sono due date di conclusione dei cantieri: “fine dei lavori” il 6 marzo, mentre il 31 luglio è prevista “l’ultimazione dei lavori di finitura”.

    In realtà l’impianto non potrà essere aperto al pubblico, perché oltre le finiture manca il nullaosta di Ansfisa, l’agenzia nazionale che si occupa di sicurezza e infrastrutture. Rispondendo alle richieste di chiarimento della capogruppo di Avs alla Camera, l’organo ha fatto sapere che il 2 marzo, l’ingegnere e direttore dei lavori Michele Titton ha “redatto e consegnato il certificato di ultimazione lavori”, ma che il 10,11 e 12 marzo i funzionari dell’ente hanno “effettuato un sopralluogo preliminare sull’impianto, rilevando la necessità di ulteriori completamenti, propedeutici alle operazioni di collaudo finale”.

    Zanella ha quindi presentato un esposto alla Procura veneta della Corte dei conti, “sperando - scrive in un post su Facebook - che si possa far luce sulle risorse economiche impegnate in un inutile mega progetto”.
    Pochi giorni dopo è arrivata la risposta di Simico, che ha ribadito di aver operato nel rispetto delle norme e contesta la stima dell’aumento dei costi: “Il progetto dell’impianto a fune ha superato il vaglio degli enti preposti, dapprima in sede di valutazione di impatto ambientale e di conferenza di servizi decisoria, parere tecnico di Ansfisa e del parere di immunità da frane da parte della Regione Veneto”. Chiosando: “Il valore dell’investimento pubblico infrastrutturale [...] è ampiamente riconosciuto dalle istituzioni locali e dalla comunità, rappresentando quindi uno dei lasciti più importanti”.
    Per ora, a terra.

    https://lavialibera.it/it-schede-2658-olimpiadi_il_flop_della_cabinovia_apollonio_socrepes_uno_
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