• La #Technopolice, moteur de la « #sécurité_globale »

    L’article 24 de la #loi_Sécurité_Globale ne doit pas devenir l’arbre qui cache la forêt d’une politique de fond, au cœur de ce texte, visant à faire passer la #surveillance et le #contrôle_de_la_population par la police à une nouvelle ère technologique.

    Quelques jours avant le vote de la loi Sécurité Globale à l’Assemblée Nationale, le ministère de l’Intérieur présentait son #Livre_blanc. Ce long #rapport de #prospective révèle la #feuille_de_route du ministère de l’Intérieur pour les années à venir. Comme l’explique Gérard Darmanin devant les députés, la proposition de loi Sécurité Globale n’est que le début de la transposition du Livre dans la législation. Car cette loi, au-delà de l’interdiction de diffusion d’#images de la police (#article_24), vise surtout à renforcer considérablement les pouvoirs de surveillance des #forces_de_l’ordre, notamment à travers la légalisation des #drones (article 22), la diffusion en direct des #caméras_piétons au centre d’opération (article 21), les nouvelles prérogatives de la #police_municipale (article 20), la #vidéosurveillance dans les hall d’immeubles (article 20bis). Cette loi sera la première pierre d’un vaste chantier qui s’étalera sur plusieurs années.

    Toujours plus de pouvoirs pour la police

    Le Livre blanc du ministère de l’Intérieur envisage d’accroître, à tous les niveaux, les pouvoirs des différentes #forces_de_sécurité (la #Police_nationale, la police municipale, la #gendarmerie et les agents de #sécurité_privée) : ce qu’ils appellent, dans la novlangue officielle, le « #continuum_de_la_sécurité_intérieure ». Souhaitant « renforcer la police et la rendre plus efficace », le livre blanc se concentre sur quatre angles principaux :

    - Il ambitionne de (re)créer une #confiance de la population en ses forces de sécurité, notamment par une #communication_renforcée, pour « contribuer à [leur] légitimité », par un embrigadement de la jeunesse – le #Service_National_Universel, ou encore par la création de « #journées_de_cohésion_nationale » (page 61). Dans la loi Sécurité Globale, cette volonté s’est déjà illustrée par la possibilité pour les policiers de participer à la « #guerre_de_l’image » en publiant les vidéos prises à l’aide de leurs #caméras_portatives (article 21).
    - Il prévoit d’augmenter les compétences des #maires en terme de sécurité, notamment par un élargissement des compétences de la police municipale : un accès simplifié aux #fichiers_de_police, de nouvelles compétences en terme de lutte contre les #incivilités … (page 135). Cette partie-là est déjà en partie présente dans la loi Sécurité Globale (article 20).
    - Il pousse à une #professionnalisation de la sécurité privée qui deviendrait ainsi les petites mains de la police, en vu notamment des #Jeux_olympiques Paris 2024, où le besoin en sécurité privée s’annonce colossal. Et cela passe par l’augmentation de ses #compétences : extension de leur #armement, possibilité d’intervention sur la #voie_publique, pouvoir de visionner les caméras, et même le port d’un #uniforme_spécifique (page 145).
    - Enfin, le dernier grand axe de ce livre concerne l’intégration de #nouvelles_technologies dans l’arsenal policier. Le titre de cette partie est évocateur, il s’agit de « porter le Ministère de l’Intérieur à la #frontière_technologique » (la notion de #frontière évoque la conquête de l’Ouest aux États-Unis, où il fallait coloniser les terres et les premières nations — la reprise de ce vocable relève d’une esthétique coloniale et viriliste).

    Ce livre prévoit une multitude de projets plus délirants et effrayants les uns que les autres. Il propose une #analyse_automatisée des #réseaux_sociaux (page 221), des #gilets_connectés pour les forces de l’ordre (page 227), ou encore des lunettes ou #casques_augmentés (page 227). Enfin, le Livre blanc insiste sur l’importance de la #biométrie pour la police. Entre proposition d’#interconnexion des #fichiers_biométriques (#TAJ, #FNAEG, #FAED…) (page 256), d’utilisation des #empreintes_digitales comme outil d’#identification lors des #contrôles_d’identité et l’équipement des #tablettes des policiers et gendarmes (#NEO et #NEOGEND) de lecteur d’empreinte sans contact (page 258), de faire plus de recherche sur la #reconnaissance_vocale et d’#odeur (!) (page 260) ou enfin de presser le législateur pour pouvoir expérimenter la #reconnaissance_faciale dans l’#espace_public (page 263).

    Le basculement technologique de la #surveillance par drones

    Parmi les nouveaux dispositifs promus par le Livre blanc : les #drones_de_police, ici appelés « #drones_de_sécurité_intérieure ». S’ils étaient autorisés par la loi « Sécurité Globale », ils modifieraient radicalement les pouvoirs de la police en lui donnant une capacité de surveillance totale.

    Il est d’ailleurs particulièrement marquant de voir que les rapporteurs de la loi considèrent cette légalisation comme une simple étape sans conséquence, parlant ainsi en une phrase « d’autoriser les services de l’État concourant à la #sécurité_intérieure et à la #défense_nationale et les forces de sécurité civile à filmer par voie aérienne (…) ». Cela alors que, du côté de la police et des industriels, les drones représentent une révolution dans le domaine de la sécurité, un acteur privé de premier plan évoquant au sujet des drones leur « potentiel quasiment inépuisable », car « rapides, faciles à opérer, discrets » et « tout simplement parfaits pour des missions de surveillance »

    Dans les discours sécuritaires qui font la promotion de ces dispositifs, il est en effet frappant de voir la frustration sur les capacités « limitées » (selon eux) des caméras fixes et combien ils fantasment sur le « potentiel » de ces drones. C’est le cas du maire LR d’Asnières-sur-Seine qui en 2016 se plaignait qu’on ne puisse matériellement pas « doter chaque coin de rue de #vidéoprotection » et que les drones « sont les outils techniques les plus adaptés » pour pallier aux limites de la présence humaine. La police met ainsi elle-même en avant la toute-puissance du #robot par le fait, par exemple pour les #contrôles_routiers, que « la caméra du drone détecte chaque infraction », que « les agents démontrent que plus rien ne leur échappe ». Même chose pour la #discrétion de ces outils qui peuvent, « à un coût nettement moindre » qu’un hélicoptère, « opérer des surveillances plus loin sur l’horizon sans être positionné à la verticale au-dessus des suspects ». Du côté des constructeurs, on vante les « #zooms puissants », les « #caméras_thermiques », leur donnant une « #vision_d’aigle », ainsi que « le #décollage possible pratiquement de n’importe où ».

    Tout cela n’est pas que du fantasme. Selon un rapport de l’Assemblée nationale, la police avait, en 2019, par exemple 30 drones « de type #Phantom_4 » et « #Mavic_Pro » (ou « #Mavic_2_Enterprise » comme nous l’avons appris lors de notre contentieux contre la préfecture de police de Paris). Il suffit d’aller voir les fiches descriptives du constructeur pour être inondé de termes techniques vantant l’omniscience de son produit : « caméra de nacelle à 3 axes », « vidéos 4K », « photos de 12 mégapixels », « caméra thermique infrarouge », « vitesse de vol maximale à 72 km/h » … Tant de termes qui recoupent les descriptions faites par leurs promoteurs : une machine volante, discrète, avec une capacité de surveiller tout (espace public ou non), et de loin.

    Il ne s’agit donc pas d’améliorer le dispositif de la vidéosurveillance déjà existant, mais d’un passage à l’échelle qui transforme sa nature, engageant une surveillance massive et largement invisible de l’espace public. Et cela bien loin du léger cadre qu’on avait réussi à imposer aux caméras fixes, qui imposait notamment que chaque caméra installée puisse faire la preuve de son utilité et de son intérêt, c’est-à-dire de la nécessité et de la #proportionnalité de son installation. Au lieu de cela, la vidéosurveillance demeure une politique publique dispendieuse et pourtant jamais évaluée. Comme le rappelle un récent rapport de la Cour des comptes, « aucune corrélation globale n’a été relevée entre l’existence de dispositifs de vidéoprotection et le niveau de la délinquance commise sur la voie publique, ou encore les taux d’élucidation ». Autre principe fondamental du droit entourant actuellement la vidéosurveillance (et lui aussi déjà largement inappliqué) : chaque personne filmée doit être informée de cette surveillance. Les drones semblent en contradiction avec ces deux principes : leur utilisation s’oppose à toute notion d’information des personnes et de nécessité ou proportionnalité.

    Où serons-nous dans 4 ans ?

    En pratique, c’est un basculement total des #pratiques_policières (et donc de notre quotidien) que préparent ces évolutions technologiques et législatives. Le Livre blanc fixe une échéance importante à cet égard : « les Jeux olympiques et paralympiques de Paris de 2024 seront un événement aux dimensions hors normes posant des enjeux de sécurité majeurs » (p. 159). Or, « les Jeux olympiques ne seront pas un lieu d’expérimentation : ces technologies devront être déjà éprouvées, notamment à l’occasion de la coupe de monde de Rugby de 2023 » (p. 159).

    En juillet 2019, le rapport parlementaire cité plus haut constatait que la Police nationale disposait de 30 drones et de 23 pilotes. En novembre 2020, le Livre blanc (p. 231) décompte 235 drones et 146 pilotes. En 14 mois, le nombre de drones et pilotes aura été multiplié par 7. Dès avril 2020, le ministère de l’Intérieur a publié un appel d’offre pour acquérir 650 drones de plus. Rappelons-le : ces dotations se sont faites en violation de la loi. Qu’en sera-t-il lorsque les drones seront autorisés par la loi « sécurité globale » ? Avec combien de milliers d’appareils volants devra-t-on bientôt partager nos rues ? Faut-il redouter, au cours des #JO de 2024, que des dizaines de drones soient attribués à la surveillance de chaque quartier de la région parisienne, survolant plus ou moins automatiquement chaque rue, sans répit, tout au long de la journée ?

    Les évolutions en matières de reconnaissance faciale invite à des projections encore plus glaçantes et irréelles. Dès 2016, nous dénoncions que le méga-fichier #TES, destiné à contenir le visage de l’ensemble de la population, servirait surtout, à terme, à généraliser la reconnaissance faciale à l’ensemble des activités policières : enquêtes, maintien de l’ordre, contrôles d’identité. Avec le port d’une caméra mobile par chaque brigade de police et de gendarmerie, tel que promis par Macron pour 2021, et la retransmission en temps réel permise par la loi « sécurité globale », ce rêve policier sera à portée de main : le gouvernement n’aura plus qu’à modifier unilatéralement son #décret_TES pour y joindre un système de reconnaissance faciale (exactement comme il avait fait en 2012 pour permettre la reconnaissance faciale à partir du TAJ qui, à lui seul, contient déjà 8 millions de photos). Aux robots dans le ciel s’ajouteraient des humains mutiques, dont le casque de réalité augmentée évoqué par le Livre Blanc, couplé à l’analyse d’image automatisée et aux tablettes numériques NEO, permettrait des contrôles systématiques et silencieux, rompus uniquement par la violence des interventions dirigées discrètement et à distance à travers la myriade de drones et de #cyborgs.

    En somme, ce Livre Blanc, dont une large partie est déjà transposée dans la proposition de loi sécurité globale, annonce le passage d’un #cap_sécuritaire historique : toujours plus de surveillance, plus de moyens et de pouvoirs pour la police et consorts, dans des proportions et à un rythme jamais égalés. De fait, c’est un #État_autoritaire qui s’affirme et se consolide à grand renfort d’argent public. Le Livre blanc propose ainsi de multiplier par trois le #budget dévolu au ministère de l’Intérieur, avec une augmentation de 6,7 milliards € sur 10 ans et de 3 milliards entre 2020 et 2025. Une provocation insupportable qui invite à réfléchir sérieusement au définancement de la police au profit de services publiques dont le délabrement plonge la population dans une #insécurité bien plus profonde que celle prétendument gérée par la police.

    https://www.laquadrature.net/2020/11/19/la-technopolice-moteur-de-la-securite-globale
    #France #Etat_autoritaire

    ping @isskein @karine4 @simplicissimus @reka @etraces

  • Quand le Monopoly était anticapitaliste | ARTE
    https://www.youtube.com/watch?v=ZNVYqfZv5xc

    Depuis 1935, la star des jeux de société nous invite à ruiner joyeusement nos adversaires pour gagner la partie. Si le Monopoly célèbre aujourd’hui allègrement le capitalisme, saviez-vous qu’à l’origine, sa créatrice Lizzy Maggie voulait plutôt en dénoncer les excès ?

    #monopoly #lizzy_magie #jeux

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Elizabeth_Magie

  • L’UFC-Que choisir porte plainte contre Nintendo pour obsolescence programmée
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/09/22/l-ufc-que-choisir-porte-plainte-contre-nintendo-pour-obsolescence-programmee

    Les experts ont trouvé deux causes pouvant expliquer le problème : « une usure prématurée des circuits imprimés » et « un défaut d’étanchéité qui entraîne une quantité inquiétante de débris et poussières au sein du joystick ».

    #obsolescence #programmée #jeuxvideo #nintendo #ufcquechoisir

  • Tom Clancy’s : The Division d’Ubisoft, gratuit jusqu’au 8 septembre
    https://www.crashdebug.fr/tom-clancy-s-the-division-d-ubisoft-gratuit-jusqu-au-8-septembre

    La bonne nouvelle du jour vient de chez Korben avec le jeu ’The Division’ qu’Ubi soft vous offre gratuitement jusqu’a DEMAIN..., j’ai vu en téléchargeant le jeu, qu’ils en étaient à l’épisode 2, donc c’est bien sympa de leur part quand même, d’offrir l’épisode 1, surtout que ce n’est pas le 1er jeu qu’il offre gratuitement, vous avez un temps limité pour le télécharger (24h), mais une fois que vous l’avez téléchargé c’est acquis, aussi aller sur cette adresse pour réclamer votre exemplaire, bien sûr il faut un compte Ubisoft/Uplay,

    Voici une petite vidéo pour prendre le pouls du bébé,

    " Tom Clancy’s The Division est un jeu d’action en ligne où le joueur est plongé dans une société dévastée par une pandémie. Il prend place dans une (...)

    #En_vedette #Jeux_vidéo #Actualités_Informatiques

  • Harcèlement à Ubisoft : la joueuse professionnelle Stéphanie Harvey témoigne | Radio-Canada.ca
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1720894/ubisoft-harcelement-sexuel-industrie-jeu-video-stephanie-harvey

    La première affaire d’ampleur dans le secteur remonte au « gamergate » en 2014 – nom donné à une affaire de cyberharcèlement de la développeuse américaine de jeux vidéo Zoë Quinn, avant la déferlante #MoiAussi en 2017.

    « Ce qui m’attriste, c’est que c’est la troisième vague, et c’est quasiment le retour à la case départ », regrette-t-elle, déplorant que, chaque fois, les coupables soient montrés du doigt sans que les comportements changent, selon elle.

    En 2013, cette féministe et militante a cofondé Missclicks, une communauté en ligne qui visait à soutenir les femmes du secteur.

    Pour elle, à Ubisoft comme dans le milieu des jeux vidéo en général, il faut « travailler sur la culture de la compagnie », par exemple en multipliant les formations sur les préjugés sexistes ou en recrutant plus de femmes dans ce milieu encore très largement masculin.

    Elle espère que l’affaire Ubisoft permettra une prise de conscience du problème par les ressources humaines de grandes sociétés du secteur.

    À l’époque où elle travaillait à Ubisoft Montréal, l’ancienne conceptrice de jeux indique n’avoir même pas pensé à saisir les ressources humaines du dossier. « Il y avait zéro confidentialité aux ressources humaines à Ubisoft ».

    « J’espère que ce n’est que le début, qu’on va mettre en place des ressources, des systèmes à Montréal, que les femmes vont se sentir plus respectées. »

    #Gamergate #Jeux_vidéo #Harcèlement #Sexisme

  • Le courageux témoignage de Manon, 20 ans, streameuse victime de cyberharcèlement et de menaces de viol
    https://www.bellica.fr/le-courageux-temoignage-de-manon-20-ans-streameuse-victime-de-cyberharceleme

    Manon, jeune streameuse belge connue sous le pseudonyme Manonolita, a publié un témoignage vidéo courageux sur le cyberharcèlement qu’elle a subi pendant quatre mois. Le métier de cette jeune femme de 20 ans consiste à diffuser des vidéos de ses parties de jeux vidéos sur la plateforme Twitch. Les vidéos sont en direct et le public peut commenter. Un jour, un groupe de 200 à 300 personnes envahit son serveur Discord d’un coup, et se met à publier toutes sortes d’atrocités, notamment des photos de femmes et d’enfants décapités et démembrés. Manon panique et se met à pleurer, et les harceleurs la poussent à stopper son live. Puis s’ensuit une longue descente aux enfers, à base de menaces de mort et de viol, de chantage pour la pousser à se suicider, et de harcèlement à l’encontre de sa famille et de ses collègues.

    “Ces personnes ont fouillé tous mes réseaux sociaux, raconte Manon. Du coup, ils ont découvert que j’avais été abusée. Et ils en ont joué, en me disant que ça m’était arrivé une première fois, donc ça pouvait m’arriver une deuxième fois, qu’ils allaient me retrouver, me retracer, qu’ils allaient me violer à plusieurs, qu’ils allaient torturer mes parents pour que ceux-ci me voient en train de me faire violer devant eux, et qu’ils ne puissent rien faire.” Manon a également reçu des menaces en rapport avec son homosexualité. Les harceleurs lui ont envoyé “des drapeaux LGBT brûlés avec des croix gammées dessus” et des messages disant que comme elle était lesbienne “ce ne serait pas une grande perte“.

    Son témoignage est précieux, parce qu’il est important que les victimes ne se terrent pas dans le silence et parce que sa prise de parole aide à la prise de conscience de ce problème qui touche un nombre croissant de personnes, notamment les jeunes. Nous vous invitons à l’écouter dans son intégralité. Les deux vidéos sont accessibles sur son compte twitter :

    Mon harcèlement.

    J’ai accepté de témoigner pour vous montrer que le harcèlement n’est pas juste un mot, mais une situation que je ne souhaite à personne.

    Je vous demanderai juste de partager afin que ça ouvre les yeux à certaines personnes,

    Merci ♥ pic.twitter.com/9jsdYI5Ule

    — Mano (@Manonolita14) July 16, 2020

    La suite : pic.twitter.com/l04UhhG5cE

    — Mano (@Manonolita14) July 16, 2020

    De plus, dans son témoignage, Manon pointe plusieurs éléments particulièrement intéressants pour comprendre le fonctionnement du cyberharcèlement :
    L’ostracisation professionnelle

    Manon relate l’ostracisation professionnelle qu’elle a subi à cause du harcèlement. Les harceleurs s’en sont pris à son entourage, y compris à ses collègues, et ont fait du chantage à Manon : si elle voulait qu’ils cessent d’attaquer son entourage, elle devait se suicider, lui disaient-ils. Au lieu de la soutenir, un certain nombre de ses collègues se sont mis à l’ostraciser.
    L’injonction à la disparition

    Parce que son métier est un métier nouveau en lien avec les jeux vidéos, son activité professionnelle n’est pas prise au sérieux. La police a donc dit à Manon qu’elle devait tout simplement tout abandonner, disparaître des réseaux sociaux, incapables qu’ils étaient de comprendre que la présence publique de Manon sur les réseaux sociaux faisait partie intégrante de son métier, et que celle-ci a travaillé pendant quatre ans pour se bâtir une audience qui lui permet de vivre de son activité. Il s’agit là d’une injonction à la disparition : on dit à la victime que c’est à elle de se cacher. Cette injonction est récurrente en matière de harcèlement en ligne, et le pire, c’est qu’elle vient souvent des personnes censées aider les victimes (la police dans le cas de Manon, ou une association d’aide aux victimes de cyber-harcèlement dans le cas de Mila).
    Refuser le chantage

    L’importance de refuser le chantage. Même si la pression était énorme et qu’obéir au chantage des harceleurs peut être tentant lorsqu’on est desespéré, Manon a trouvé la force de ne pas obéir. Les harceleurs ne sont jamais rassasiés et quand on cède à leur chantage, ils s’empressent de tenter un nouveau chantage. Le but des harceleurs est d’obtenir le silence de leur victime afin d’éviter toute sanction.

    #Cyberharcèlement #Jeux_vidéo #Twitch #Gamergate #Neofachisme #Fachosphère

  • Prince of Saudi Arabia is Dota 2 Battle Pass top contributor for three years in a row
    https://www.vpesports.com/dota2/prince-of-saudi-arabia-is-dota-battle-pass-top-contributor-for-three-year

    Quand il n’est pas sur les jeux vidéos, #MBS joue à la vraie guerre au Yémen et ailleurs...

    The Prince of Saudi Arabia, Abdullah bin Salman bin Abdulaziz Al Saud is a big Dota 2 fan it seems. He boasts nearly 10,000 hours played and has been The International Battle Pass top contributor in 2018 and 2019.

    With the TI10 Battle Pass being released for nearly four days now, the 35-year-old prince is set to keep first place in the Battle Pass leaderboards as he already has got his account to level 14430. So far, the Prince has spent approximately $6000, however in the previous two years he poured a lot more money in the Dota 2 Battle Pass.

    His Royal Highness spent in 2018 approximately $42,000 to get his Battle Pass to level 101127, while last year he cut the costs to half and spent about $21,000 reaching level 51354.
    Battle Pass top contributor

    (...)
    The TI10 Battle Pass was released this past Monday, and although The International 2020 doesn’t have a date fixed yet due to the worldwide coronavirus situation, the Dota 2 community has already set a new record in terms of prize pool contribution. In just two days, the prize pool preached the 10 million dollars milestone and continues to grow. Last year’s TI prize pool got to $34,330,068. The Battle Pass is released each year in three bundle options, the basic level 1 Pass is $9.99, a level 50 Battle Pass costs $29.35, while a level 100 Battle Pass is $44.99. 25% of all Battle Pass sales will go to the prize pool of The International

    #arabie_saoudite #jeux_vidéos #tic_arabes

  • Olympic Refuge Foundations launches initiatives to help refugees amid coronavirus crisis- InfoMigrants
    Sports can help refugees and displaced people cope with the coronavirus pandemic, the Olympic Refuge Foundation (ORF) and UN refugee agency UNHCR have said in a joint statement. They announced the launch of several new sports initiatives, aimed at helping young people.
    Thomas Bach, the chair of the ORF and the President of the International Olympic Committee (IOC), and Filippo Grandi, UN High Commissioner for Refugees, said they are worried about the growing impact of the Covid-19 pandemic on the mental health of refugees and others uprooted by war, violence and persecution in the statement published on Tuesday.

    #Covid-19#Sport#Société_civile#Jeux_olympiques#migrant#migration

    https://www.infomigrants.net/en/post/24894/olympic-refuge-foundations-launches-initiatives-to-help-refugees-amid-

  • Comparatif : les #jeux de société qu’on adore
    https://www.lemonde.fr/guides-d-achat/article/2019/12/07/les-jeux-de-societe-que-nous-adorons_6022029_5306571.html

    Ces jeux de plateau qui nous tiennent beaucoup à cœur sont destinés aux joueurs confirmés, adultes ou adolescents, qu’ils soient amateurs d’aventures collaboratives ou de jeux de stratégie où l’on s’affronte. On trouve aussi dans cette sélection quelques représentants de la nouvelle tendance des « beaux jeux » sur l’art, l’architecture, les oiseaux, etc. — <a href="https://my.framasoft.org/u/rouge-glace/?ZsqbNg&quot ; title="Permalink">Permalink</a>

  • Reprise des écoles : A #Grenoble, message d’une enseignante de maternelle à une amie...
    07.05.2020

    Bonjour,

    Nous sommes en train d’organiser le retour en #classe prévu le 25 mai.
    Les conditions de #reprise vont être très contraignantes pour nous comme pour les enfants et il est important que vous soyez au courant de certains #impératifs.

    En effet, vos enfants ne vont pas être regroupés par classe, donc pas forcément avec leur enseignante respective et leurs camarades. Les enfants des soignants et du personnel de gestion de la crise seront accueillis de droit tous les jours. En raison des limitations des #effectifs, les autres enfants se verront ou pas (nous espérons pouvoir répondre à toutes les demandes) proposer 1 ou 2 jours d’accueil par semaine.

    La répartition se fera en fonction de critères bien précis afin de répondre au #protocole_sanitaire imposé par le Gouvernement.

    Les activités des enfants vont être individuelles, sans #aucun_contact les uns avec les autres, les adultes compris. Il leur sera interdit de circuler dans la classe et de #toucher au matériel qui ne leur est pas attribué. Aucun adulte, ni aucun enfant n’a le droit de toucher le matériel des autres ou d’utiliser un #matériel_collectif (pas de correction, pas de #jeux de ballons, pas de jeux de société, etc).

    Les groupes ne se rencontreront pas dans l’école (les entrées et sorties différentes, les #récréations_décalées, les #repas dans les classes, ni les #siestes).
    Afin que le matériel reste individuel, nous allons créer des #barquettes au nom de votre enfant. Les adultes eux-mêmes, n’auront pas le droit d’y toucher après les avoir mises en place et laisser plusieurs jours sans y toucher.
    Tous les #jouets des classes seront supprimés.

    Votre rôle pour les enfants qui pourront revenir en classe (pour le
    moment nous n’avons pas suffisamment d’informations pour vous dire si votre enfant pourra revenir en classe) :
    – Expliquer à vos enfants les conditions d’ouverture de l’école (ils ne doivent pas s’approcher de leurs camarades et des adultes) ;
    – Respecter les #gestes_barrières ;
    – Ne pas toucher le matériel qui n’est pas dans sa #barquette_individuelle ;
    – Prendre tous les matins la #température de votre enfant et le garder à la maison en cas de symptôme (toux, éternuement, essoufflement, mal de gorge, fatigue, troubles digestifs, sensation de fièvre, etc) .
    – Interdiction d’envoyer son enfant à l’école si l’élève ou un membre de sa famille présente les mêmes #symptômes cités ci-dessus.

    En toute transparence, nous nous devons de vous informer de ces conditions de reprise très particulières.

    L’#enseignement_à_distance sera le même que celui dispensé en classe.

    Bien cordialement,

    L’équipe enseignante

    #déconfinement #le_monde_d'après #école #réouverture_des_écoles #organisation

    L’école de demain, cette #prison pour #enfants...

    • Petite géographie de l’#espace_carcéral... euh je veux dire de l’#espace_scolaire.

      Alors que nous allons réouvrir les établissements scolaires, je m’interroge, en « bonne » géographe que je suis, sur l’espace scolaire tel qu’il va être donné à pratiquer par les élèves ces prochains jours.

      J’ai lu, relu, lu une dizaine de fois le protocole sanitaire. #Rubalise. Je n’avais jamais lu autant de fois en si peu de pages un mot que je n’avais jamais employé jusque-là.

      Mise à l’écart du mobilier scolaire + rubalise. Nous ne pourrons plus accéder aux #manuels, nous ne pouvons faire de #photocopies, les #salles_informatiques et les #tablettes sont interdites. Pour faire cours dans les disciplines où les élèves n’ont pas leur propre #manuel_scolaire, nous allons nous amuser.

      Pas grave, j’ai de l’imagination. On va utiliser les #jeux_de_société que j’ai et qui portent sur l’histoire. Ces derniers jours, j’avais repris les règles de « Bruges », parfait pour réviser la ville au Moyen Âge. Ah non, je n’ai pas le droit de prêter du matériel. Faire un plateau fabriqué à coup de photocopies ? Ah non, pas de photocopies. Bon, je range Bruges, Carcassonne, Notre Dame, Agricola, et les Mystères de l’Abbaye. 5 idées sympas pour réviser le Moyen Âge. Rubalise.

      Pas grave, j’ai de l’imagination. Si j’utilisais Plickers, c’est top ça, un quizz projeté au tableau, les élèves n’ont qu’à lever le code dans le sens de leur réponse, je photographie de loin leurs réponses, et... ah non, pas de prêt de matériel, mes codes plastifiés ne pourront servir. Rubalise.

      Pas grave, j’ai de l’imagination. Oui, mais voilà, pas d’îlot, chaque élève doit disposer de 4 m2 mais ne peut être positionné face à un autre élève. En langues vivantes, ils doivent pourtant leur faire travailler « la #coopération ». Les nouveaux #protocoles_pédagogiques prévoient aussi qu’en français, les élèves doivent maîtriser la tape sur un clavier. Sans clavier. Sans ordinateur. Sans... tout, sauf des rubans autour d’eux. Rubalise.

      Bon, passons, regardons plus loin, on réfléchira aux « activités » plus tard. C’est la consigne de l’établissement. On ne fait plus cours, on ne fait plus de séquences qui prennent du sens en tant qu’apprentissages, on devra « plus tard » prévoir des « #activités ». L’école est bien moins qu’un centre de loisirs, les activités sont seules maîtres, certes, mais elles seront prévues en dernier. On va les occuper dans leurs 4 m2 entourés de rubans. Rubalise.

      Mais bon, admettons, il y a des circonstances. L’important est certainement de permettre aux élèves de retrouver un lien avec l’école, avec le lieu même qu’est l’école. C’est tout à fait justifié. Mais quel #lien ? Qu’est devenu ce #lieu ?

      Aménagement de la salle de classe :
      mise à l’écart du #mobilier + rubalise
      4 m2 par élève, pas de #face_à_face, pas d’#îlot.
      #sens_de_circulation dans la salle indiqué au moyen de #scotch_au_sol
      interdire la #circulation dans la classe

      Aménagement des couloirs et escaliers :
      rubalise, #marques_au_sol pour #distanciation
      un sens pour l’entrée, un sens pour la sortie
      pas d’accès au #gymnase, pas d’accès aux #vestiaires

      Récréation :
      pas de descente dans la #cour
      #pause en classe (où les élèves n’ont pas le droit de bouger de leur table)
      pas d’#objets, pas de #livres, pas de jeux, rien dans les mains
      rubalise sur les bancs pour en interdire l’accès le matin
      #WC : entrée un à un, sur les 6 points WC de l’établissement, pour un effectif de 1065 élèves
      rubalise dans les #toilettes + affichages consignes de #lavage_des_mains
      pas le droit au repas

      Qu’est-ce donc que ce lieu où tout est mis sous ruban, où il existe des sens circulatoires marqués au sol, où les heures de promenade dans la cour sont limitées dans le temps et dans l’espace, où ces heures doivent se faire sans contact avec les autres prisonniers, euh, je veux dire élèves ?

      Qu’est-ce donc que ce lieu où quelques minutes par jour sont consacrés à un « enseignement » qui n’a que pour but de faire croire aux enfermés qu’ils ont quelques minutes loin de leur routine dans l’espace punitif les privant de leurs mobilités ?

      Rubalise.

      Chaque ligne de plus du protocole m’a glacée. J’ai eu l’impression de relire les travaux d’Olivier Milhaud lorsque, jeunes géographes, nous travaillions et échangions sur nos thèses. Les travaux sur... la #prison.

      « #Surveiller_et_punir », écrivait Michel Foucault.
      « #Séparer_pour_punir », ont écrit les géographes.

      « La prison est une peine géographique : elle punit par l’#espace. Elle tient des populations détenues à distance de leurs proches et les confine dans des #lieux_clos. »

      L’école est en train de devenir une #peine_géographique. On n’y enseignera pas, on y contrôlera des élèves qui, heureux de revenir à l’école pour y retrouver un lieu de savoirs et de #socialisation, vont faire l’expérience brutale de cet #enfermement_par_l'espace. Rubalise.

      #SansMoi

      PS : Je vous recommande fortement la lecture de :
      Olivier Milhaud, 2017, Séparer et punir. Une géographie des prisons françaises, CNRS Editions.
      Marie Morelle, 2019, Yaoundé carcérale : géographie d’une ville et de sa prison, ENS Éditions, disponible en ligne : https://books.openedition.org/enseditions/11445

      https://www.facebook.com/benedicte.tratnjek/posts/10156922338365059

      Texte de #Bénédicte_Tratnjek (@ville_en)

    • Alors, j’essaie de comprendre, pour la reprise...

      Injonction du ministère : finir le programme en retirant un chapitre ou deux
      Injonction du rectorat depuis le 16 mars : interdiction de voir de nouvelles connaissances et notions, ne faire que des approfondissements de ce qui a été vu avant fermeture
      => Donc, on finit le programme sans faire de nouveaux chapitres... 🤔

      Injonction du ministère : faire les compétences de type « pratiquer différents langages » avec des croquis de synthèse à produire en géographie
      Injonction de l’établissement : interdiction des manuels, interdiction des photocopies, interdiction de toucher les cahiers pour les corriger, interdiction d’aller en salle informatique ou d’utiliser les tablettes, interdiction d’utiliser les téléphones personnels, interdiction de fournir le moindre fond de cartes en gros
      => Donc, on fait des croquis de synthèse sans documents, sans fonds de cartes, tout en faisant des connaissances déjà vues en réussissant à finir le programme sans avoir le droit de le faire... 🤔

      Je veux bien plein de choses, mais là je ne suis pas sûre de comprendre ce qu’on attend de moi...

      https://www.facebook.com/benedicte.tratnjek.2/posts/261127465252876

      Toujours @ville_en

  • Nunca é noite no mapa / It’s never nighttime in the map
    https://vimeo.com/175423925

    A cidade onde moro, vista de cima,
    neste mapa aéreo, interpolado, solícito.
    Eu estou em uma dessas ruas,
    em uma dessas casas.
    Eu estou dentro do mapa.
    O mapa não se importa se eu estou dentro dele ou não;
    mas eu estou, dentro do mapa.

    O mapa é indiferente, livre.
    O mapa não precisa de pernas, nem de asas.
    O mapa não anda, nem voa, nem corre,
    não sente desconforto, não tem opinião.
    Nunca chove dentro do mapa e não há vento no mapa.
    No mapa não há contramão nem velocidade.
    Pro mapa não tem engarrafamento, nem direção.

    O mapa é um olho desincumbido de um corpo,
    e eu estou dentro do mapa, em algum lugar.
    Mesmo que eu tente me esconder,
    o mapa me encontra, e me contém.
    Eu estou dentro do mapa.
    Aí estou eu, dentro do mapa.
    Eu estou dentro do mapa.
    Esse sou eu, dentro do mapa.
    Não tive tempo de colocar os sapatos e saí de casa descalço
    pra fotografar o mapa.

    E esse é o mapa.

    O mapa é abstrato, o mapa é livre, imaterial.
    O mapa não precisa de pernas, nem de asas...
    O mapa não voa nem corre, não sente desconforto, e não tem opinião.
    E eu estou dentro do mapa, para sempre.
    Surpreso ao ver de perto o mapa
    tomar a forma de uma viatura.
    Flagrado no momento em que fui acometido de um súbito desejo
    de tentar impedir que ela entrasse no beco lá de casa.
    Tomado de curiosidade, e medo.
    Como alguém que uma vez identificado, e flagrado num crime,
    decide continuar, ao invés de oferecer-se à lei.

    Foi aí que percebi a presença de um guarda.
    Ele poderia achar que eu estava incomodando o mapa,
    e poderia quem sabe interceder pelo mapa.
    Imaginei que eles teriam alguma espécie de acordo
    O guarda era como a própria viatura do mapa:
    profissional, organizado, diligente.

    O mapa sem dúvida percorreria milhares de ruas
    sem se preocupar demais de não ter conseguido entrar direito no beco lá de casa.

    Todos são iguais perante a lei
    e todos são iguais perante o mapa.
    As viaturas do mapa percorrem a cidade.
    As viaturas da polícia percorrem a cidade.
    Todos são iguais perante a lei,
    Todos são iguais perante o mapa.

    Sempre que a manifestação chega a esta altura da avenida,
    já é de noite...

    Em 2011 O mapa não podia entrar naquela rua de terra lá no fundo.
    Em 2012 O mapa ainda não podia entrar lá.
    Em 2013 também não.
    Dois anos depois...
    A viatura do mapa agora pode percorrer este espaço.
    Ao lado dessas outras viaturas...
    As viaturas da nova cidade...
    viaturas que abrem o caminho para a viatura do mapa, as viaturas da polícia e todas as outras viaturas.

    Há 200 metros de onde as máquinas passaram, aluga-se casas e quarto.
    Aluga-se casas e quarto.
    Aluga-se casas e quarto.
    Aluga-se casas e quarto.
    As viaturas da nova cidade passaram.

    Há 2 mil quilômetros dali, passaram as viaturas da polícia, imparciais,
    que garantiram a passagem das viaturas da nova cidade, olímpica,
    e em seguida passou a viatura do mapa, indiferente.
    Vai sair quem quiser, quem não quiser fica.
    Vai sair quem quiser, quem não quiser fica.
    Cidade bem policiada, cidade bem mapeada, canteiro de obras, bilheteria.
    O mapa é imparcial, não tem opinião,

    É exatamente como aquele agente de segurança privada:
    não é representante do estado, nem da comunidade,
    a sua única preocupação é o acordo que tem com a propriedade.

    Pro mapa não há governo, pro mapa não há guerra civil,
    não há golpe de estado, não há revolução.
    Nunca é noite no mapa

    #gentrification #Brésil #Jeux_olympiques #destruction #google_street_map #cartographie #storytelling #carte #cartographie #cartographie_narrative #quartier #dans_la_carte #court-métrage #urban_matter #géographie_urbaine #vidéo #JO #violences_policières

    via @isskein
    ping @visionscarto @reka

  • [L’Oeil Carnivore] A bord du #Love_Boat
    http://www.radiopanik.org/emissions/l-oeil-carnivore/a-bord-du-love-boat

    A bord du Love Boat, L’oeil carnivore part en croisière avec BXL Geek et Comics Prime.

    Avec comme escale :

    Le capitaine du Love Boat - https://discord.gg/kHzhpwD Said, membre fondateur du collectif #Maker #Resistance_Covid - https://resistancecovid.com Qu’est ce qu’on regarde ? recommandation de séries et d’évènements participatifs Comment on joue ? avec Roll20 et Tabletop

    Retrouvez la vidéo et le chat du live ici : https://www.twitch.tv/videos/589913362

    #série #jeux_de_rôle #jeux #série,jeux_de_rôle,jeux,Resistance_Covid,Maker,Love_Boat
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/l-oeil-carnivore/a-bord-du-love-boat_08725__1.mp3

  • Rappel : GAME OVER - Le règne des #Jeux_vidéo (Arte)
    https://www.crashdebug.fr/informatik/94-20mn-par-jour-a-dit-le-docteur/17112-rappel-game-over-le-regne-des-jeux-video-arte

    En cette periode de confinement, j’ai décider de vous repasser ce documentaire, afin que les parents puissent tenter de comprendre ce qui attire tant leur enfants dans les jeux vidéo, et ce qu’il y trouve...

    Depuis Pong (1972), inventé à l’origine sur un oscilloscope, le jeu vidéo est devenu la première industrie culturelle au monde. Et, avec la 3D, les kinects, les écrans tactiles et surtout Internet, sa puissance de feu s’est démultipliée. Les jeux en réseau – comme les incontournables Word of warcraft ou Final fantasy – ont ainsi créé de nouveaux types d’usages, devenant de véritables réseaux sociaux, ainsi que de nouveaux profils de joueurs, comme les "cosplays", jeunes gens costumés comme leurs avatars. Des phénomènes analysés par le sociologue Étienne Armand Amato (...)

    #En_vedette #Actualités_Informatiques

  • Certains jeux vidéo créent un mode de divertissement centré sur l’argent et la consommation sans fin #jeux_vidéo #jeux #argent #économie

    https://sms.hypotheses.org/24370

    Le consumérisme et l’argent dans les jeux vidéo, ce n’est pas nouveau. Depuis Pac-Man qui mange des gommes à volonté, et Mario qui récupère un tas de pièces en allant sauver la princesse Peach, on arrive aujourd’hui à créer des jeux comportant des systèmes économiques élaborés au centre du gameplay. C’est même devenu une norme. Mais est-ce pour autant anodin ? Peut-on en mesurer les conséquences sur la communauté des joueurs et sur la société en général ?

    C’est justement ce qu’étudie David M. Higgins. Éditeur pour le Los Angeles Review of Books, il enseigne au Inver Hills Community College dans le Minnesota. Dans son article “Rêves d’accumulation : l’économie dans les jeux vidéo de science-fiction”, l’auteur démontre comment certain jeux vidéo fantastiques, en particulier les MMO, c’est-à-dire les jeux en ligne massivement multijoueur, aboutissent à une forme ultime et sans contrainte de capitalisme (...)

  • Electronic Arts bannit les joueurs Linux de Battlefield V

    Leur logiciel anti triche détecte DXVK (basé sur #Vulkan) comme de la triche.
    L’un des joueurs touchés par ce bannissement dit avoir écrit un mail à EA afin de lever l’interdiction, mais EA n’a pas donné une suite favorable à sa requête.

    https://jeux.developpez.com/actu/289455/Electronic-Arts-bannit-les-joueurs-Linux-de-Battlefield-V-FairFight
    Ils n’ont qu’à porter leurs jeux sous Linux, c’est tout. Avec tous leurs millions.
    #linux #jeuxvideo

  • Taxi Demo in Berlin 03.03.2020 11:00 Olympischer Platz Berlin
    https://www.youtube.com/watch?v=6mnHgSFlNLk

    Bischen wenig Inhalt ... aber das kommt vielleicht noch. So ganz ohne Auskunft zu Anliegen oder Forderungen der veranstalter weckt bei mir die Kombination Olympischer Platz und rhythmisch skandierender Menge keine guten Assoziationen. Werden da schlecht verdienende Kutscher für eine neue unheilvolle „Bewegung“ eingespannt?

    https://www.youtube.com/embed/zHN8Jwku1Nc?start=3725

    Wir lassen uns überraschen.

    #Olympia #Taxi #1936

    • Dans Bitch Magazine j’avais lu pas mal d’article sur le genre des gamers, cette impression d’un milieu masculin où en fait il y a beaucoup de femmes, cachées sous pseudo masculin ou qui la jouent discrète à cause de la violence de genre des échanges...

      Carolyn Petit Is at the Forefront of Feminist Video Game Criticism | Bitch Media
      https://www.bitchmedia.org/article/carolyn-petit-bitch-50-interview
      https://www.bitchmedia.org/sites/default/files/styles/facebook_ratio/public/open-graph/Carolyn+Petit%20in%20Queer%20Tropes%20vs.%20Video%20Games%20social%20ima

      A decade ago, video-game criticism was bleak. The gaming industry seemed to be the virtual final frontier where straight, white, cis dudes could roam free without ever having to consider the implications of the content they consumed. While every other form of media, from literature to film to music, was ripe for feminist analysis, the men treated as the intended audience of most video games had no interest in critically thinking about topics like queer representation, violence against women, or the male gaze.

      Enter Feminist Frequency’s Tropes vs. Women in Video Games. In 2013, the Kickstarter-funded YouTube series analyzing the representation of women in games became an immediate success; the crowdfunding campaign raised more than $150,000 and garnered millions of views. Unfortunately, Tropes vs. Women received its fair share of backlash. To say that Gamergate—an online harassment campaign targeting women in the gaming industry—was an utter shit show would be a massive understatement. As it turned out, hordes of angry, faceless men were supremely invested in shielding their beloved games from social critique.

      Thankfully, video-game criticism and the content of the games themselves has come a long way.

      #jeux_vidéo #masculinité

  • 36C3 - Let’s play Infokrieg
    https://www.youtube.com/watch?v=8A9ZoC7hyoY

    Wie die radikale Rechte (ihre) Politik gamifiziert

    Manche Spiele will man gewinnen, andere will man einfach nur spielen. Bei vielen Spielen will man beides. Spielen macht Spaß. Gewinnen auch. Warum also nicht immer und überall spielen? Warum nicht Politik spielen wie einen Multiplayer-Shooter? Mit motivierten Kameraden und ahnungslosen Gegnern? Mit zerstörbarer Umgebung, erfolgreichen Missionen und zu erobernden Flaggen? Teile der radikalen Rechten tun das mit Erfolg. Der Vortrag schaut sich einige Beispiele aus Deutschland und den USA näher an.

    Wir sprechen von “Spielifizierung”, weYouTubenn typische Elemente von Spielmechaniken genutzt werden, um in spielfremden Kontexten motivationssteigernd zu wirken. Während diese Strategie vor allem wirtschaftlich genutzt wird, um Kundenbindung und Mitarbeiterproduktivität zu erhöhen, ist sie auch zu einem zunehmend wichtigen Teil politischer Kultur geworden. Insbesondere Online-Communities verwenden Spielelemente, Memes/Lore und spielnahe Unterhaltungsformate, um ihre sozialen Beziehungen und jene zur Realität zu gestalten und zu strukturieren.

    Innerhalb solcher Beziehungen war es nur eine Frage der Zeit, bis archetypische NPCs wie der gewöhnliche Troll sich zu Lone-Wolf-Spielercharakteren entwickeln, Rudel bilden und sich in einem stetig wachsenden und ausdifferenzierenden System von Gilden und meritokratischen Jagdverbänden organisieren würden. Die Politisierung solcher neuer Stammesgesellschaften ist eine logische Konsequenz dieser Evolution.

    Der Vortrag beleuchtet einerseits den US-kulturellen Hintergrund des Feldes: von der Spielmetapher als legitimierenden Rahmen in der “Manosphere”, “#Gamergate” und Operationen der chan-übergreifenden /pol/-Community. Andererseits sucht er Strategien, die darauf abzielen, Teile des politischen Diskurses zu “gamen”, zu kapern und zu verstärken, auch in deutscher Trollkultur auf, vom genreprägenden “Drachengame” bis zu explizit politischen Initiativen wie “Reconquista Germanica”... und dem live gestreamten Terror einer neuen faschistischen Subkultur.

    Arne Vogelgesang

    #nazis #propagande #jeux

  • La #géopolitique de la #cour d’#école

    Une inégale répartition de l’espace

    « Le problème c’est qu’ils ont beaucoup de terrain et des fois ils vont en dehors du terrain et du coup on a encore moins de place. » C’est ainsi qu’une petite fille présente le souci de la répartition de l’espace dans la cour de son école. Le problème est simple : les garçons ne veulent pas laisser les filles jouer au foot avec eux. En soi, cela ne la dérange pas tant que ça, puisque, comme elle le dit elle même, elle n’a pas toujours envie de jouer au foot. Mais les terrains de sport occupent une bonne partie de la cour ; terrains entièrement monopolisés par les garçons et leurs jeux de ballon. Reléguant ainsi les filles aux bordures, aux espaces annexes, bien moindre que le leur. Cette criante injustice et cette inégale répartition, même une enfant est capable de la voir. Néanmoins, rien ne bouge, rien ne semble être mis en place pour améliorer la situation.

    Dans ce court-métrage d’Eléonor Gilbert, une petite fille se tient, durant 15 minutes, face à la caméra. Elle développe son rapport à l’espace qui lui est laissé dans la cour de son école. Armée d’un crayon et d’une feuille blanche, elle dessine. Elle représente l’école, la cantine et, bien évidemment, la cour, occupée aux trois quarts par trois terrains de sport. À mesure de son explication, elle colorie de son crayon les zones où elles ne peuvent pas jouer. Les toilettes, puis le préau parce que les grands ne veulent pas des petits.

    « Bon, bien sûr, les filles, parce que les garçons ont le droit de jouer au foot donc… » ajoute-t-elle. Puis elle hachure les zones où elles peuvent jouer. Un petit espace entre les buissons et le terrain de foot, en bordure de la cour (mais ce n’est pas très pratique quand même à cause des buissons).

    « Bon là on peut et encore. Souvent ils dépassent », dit-elle, une pointe d’exaspération et de résignation dans la voix.

    Finalement, entre les terrains de sport et leurs abords sur lesquels les garçons sont susceptibles de déborder, il ne reste aux filles que deux petits espaces sur lesquels jouer. Tandis que presque l’entièreté de la cour est occupée par leurs collègues masculins. Elle utilisera même le terme de « coloniser » pour décrire le phénomène.

    Les garçons colonisent les terrains de sport et donc la cour.


    https://laviecacheedelageographie.com/2019/10/07/la-geopolitique-de-la-cour-decole-1

    #cour_d'école #géographie #espace #inégalités

    • Des #stéréotypes de #genre qui imprègnent les #jeux et mènent à des rapports inégaux.

      Mais pourquoi donc ces #terrains posent-ils autant problème ? Il n’est pas écrit « réservé à la gent masculine » pourtant !

      À mesure qu’elle parle, la jeune #enfant pose le doigt sur le fond du problème, qui ne tient pas tant aux terrains en eux-mêmes mais plutôt à l’utilisation que nous en faisons, laquelle est conduite par des stéréotypes de genre bien ancrés.

      Une fille faire du #foot ? Mais quelle idée !

      C’est déjà ce qu’elle décrit au début lorsqu’elle évoque le fait que les garçons leur interdisent de jouer avec eux. Au-delà de la #non-mixité, assez courante à cet âge, c’est surtout l’association garçons-foot qu’elle met en lumière (car on aurait très bien pu imaginer l’inverse, des #filles investissant le terrain et interdisant aux garçons de se mêler à leurs parties de sport).

      Plus loin, elle donne un autre exemple : les animateur-rices posent un sac rempli de jouets. Parfois, certaines filles font chasse gardée, autorisant les garçons à prendre les ballons ou bien les raquettes mais pas les cordes à sauter. Car, évidemment, ce jeu n’est pas pour les garçons !

      Le problème n’est donc peut-être pas tant découper l’espace en terrains de sport mais plutôt la valeur qui leur est attribuée et les stéréotypes qui les accompagnent : les #activités_sportives, c’est pour les garçons. Les filles font des activités plus calme, nécessitant moins d’espace ; il apparaît donc normal qu’elles occupent moins la cour.

      Néanmoins, les stéréotypes sont tout sauf le reflet d’une réalité diversifiée. Si certaines filles préfèrent des activités calmes, ce n’est pas le cas de toutes. De même que tous les garçons ne jouent pas au foot.

      La jeune élève le fait très justement remarquer, lorsqu’elle dit qu’elle aimerait bien jouer au foot et qu’elle n’est sans doute pas la seule à le vouloir.

      À mesure qu’on avance dans le #court-métrage, on sent sa #rage lorsqu’elle explique qu’elle a besoin de plus d’espace, qu’elle en a marre de devoir se contenter de ce si peu. Mais comment faire lorsque personne ne nous écoute ? Car ce n’est pas faute de ne pas avoir essayé. Elle raconte en effet comment elle a expliqué à un de ses amis qu’elle aimerait qu’ils ne débordent pas du terrain pour qu’elle puisse avoir son espace. Il la comprend ; mais ce sont les autres qui ne l’écoutent pas. Alors comment faire lorsque la majorité fait la sourde oreille et ferme les yeux ? Lorsque les autres ne veulent pas voir parce que ce n’est soit disant pas leur problème.

      « Mais le problème, c’est à cause d’eux » fait-elle si justement remarquer.

      La feuille de papier se couvre peu à peu de nouveaux traits rageurs. La cour est à tout le monde. « Les garçons prennent tout ça, et nous on doit prendre ça. Ce n’est pas parce qu’on est des filles qu’on n’a pas l’droit ! ». Un grand rectangle contenant un petit rectangle vient illustrer son propos et résument, en un seul dessin, la #terrible inégale répartition de l’espace.

      https://laviecacheedelageographie.com/2019/10/18/la-geopolitique-de-la-cour-decole-2

    • "Espace", d’#Eléonor_Gilbert

      Croquis à l’appui, une petite fille explique la répartition des espaces de jeu entre filles et garçons dans la cour de son école, qui lui semble problématique.

      Confinée dans un cadre fixe, la petite fille qui s’exprime ici démontre les puissances et les limites de la parole. Les mots lui permettent d’analyser l’occupation majoritairement masculine de l’espace, de décrypter les raisons pour lesquelles les filles peinent à s’en emparer. Mais les traits de crayon par lesquels elle schématise cette géographie saturent bientôt sa feuille de papier, et cèdent la place à des gribouillis rageurs. L’inégalité de fait entre les genres se présente ici comme une évidence connue dès le plus jeune âge. La seule question qui subsiste alors est : comment se faire entendre ?

      http://upopi.ciclic.fr/voir/les-courts-du-moment/espace-d-eleonor-gilbert

    • A mettre en lien avec ce billet sur @visionscarto :
      L’école, lieu(x) de vie : une exploration cartographique du quotidien scolaire

      Comment représenter l’intensité du lien que nous tissons chaque jour avec les espaces que nous traversons ? Comment exprimer le bien-être et le mal-être à l’école ? Telles sont les questions qui ont été au centre d’un projet cartographique d’exploration du quotidien scolaire, qui a réunit trois enseignantes d’arts visuels et la géographe Muriel Monnard dans les « lieux de l’école ».

      https://visionscarto.net/ecole-lieux-de-vie

  • Roblox : ’I thought he was playing an innocent game’ - BBC News
    https://www.bbc.com/news/technology-48450604

    He had been playing Roblox online - where users build their own games and create characters with coloured blocks.

    For Sarah, it initially seemed like an “innocent game”.

    She had turned on parental controls, so her son - not yet a teenager - could not send messages.

    But, over time, she noticed a change in his behaviour.

    He would no longer want to join in with family activities he usually enjoyed.

    Concerned, she decided to check the game - and discovered he had been communicating with others on a third-party app.

    It was at that point she realised her son had been groomed into sending sexually explicit images of himself.

    Ms Naylor also believes parents should be “skilled up” in how to protect their children online, without being judged.

    It is also important that when instances of grooming do occur, she adds, children are given adequate support afterwards - as it can have an impact on their future relationships.

    Sarah says in her case, she contacted Roblox to ask them how they had “allowed” her child to be groomed.

    “They didn’t respond at all,” she says.

    And when she took the case to the police and officers wanted access to the IP addresses of the suspected groomers, Roblox “refused”.

    “They wouldn’t let our police have anything to do with it because we were in the UK and they are an American company,” Sarah says.

    Et cet exemple qui rappelle le cas classique décrit dès les années 90 dans le Village Voice ;

    Last year, a US mother wrote a Facebook post describing her shock at seeing her child’s avatar being “gang raped” by others in the online game.

    She posted screenshots that showed two male avatars attacking her daughter’s female character.

    Roblox said it had banned the player who had carried out the action.

    #Jeux_vidéo #Roblox #Sexisme #Pédophilie #Irresponsabilité #Relations_internationales

  • Roblox: ’I thought he was playing an innocent game’ - BBC News

    https://www.bbc.com/news/technology-48450604

    Online multiplayer game Roblox, which has 90 million users worldwide, is marketed at children - but there are fears it also being used to groom them. One mother explains how this happened to her young son.

    “They were talking about rape. They were talking sexual activities that were pornographic,” Sarah - not her real name - says, recalling some of the graphic messages sent to her child.

    He had been playing Roblox online - where users build their own games and create characters with coloured blocks.

    For Sarah, it initially seemed like an “innocent game”.

    She had turned on parental controls, so her son - not yet a teenager - could not send messages.

    But, over time, she noticed a change in his behaviour.

    He would no longer want to join in with family activities he usually enjoyed.

    Concerned, she decided to check the game - and discovered he had been communicating with others on a third-party app.

    #jeux_vidéo #jeux_en_ligne #roblox #fortnite

    • @reka, j’ai du mal à comprendre l’usage du terme « to groom them » traduit pas « les préparer », euh pardon mais ça veut dire quoi en langage de journaliste ?

      but there are fears it also being used to groom them

      Ah ok, c’est le suspens journalistique à chier habituel … la suite de la phrase est trouvé plus loin

      It was at that point she realised her son had been groomed into sending sexually explicit images of himself.

    • Il y avait un jeu en ligne vers 2007 pour habituer les petites filles (7/8 ans) au rôle de prostituées, je crois que c’était « ma bimbo ». Assez naïvement craignos avec sa dose sexiste au départ, style habillage de poupées en papier, bref, pas bien méchant si accompagné de questions comme tu y crois toi à cette image etc ? Sauf que si elles habillaient leur poupée le plus sexy possible, et plus la jupe était courte et le rouge à lèvres rouge plus elles accumulaient de points et pouvaient participer à la vie « sociale » du jeu, sortir avec des vieux qui avaient des voitures de sports. Si si. Et c’est sur la colonne de droite du jeu que s’affichaient les publicités dont certaines, m’ont raconté ces petites filles étaient des liens vers des sites pornos :/
      Je suis pas pour la surveillance et le blocage mais pour la parole toujours, mais là, ça semble avec ce que raconte l’article que tu cites comme une guerre menée avec des bazookas-bite face à des enfants et des parents démunis.

      EDIT
      @koantig merci, connais-tu la traduction correcte et ce que ça signifie s’il te plait ?

    • @koantig , je ne connaissais pas cette expression dont je trouve l’euphémisme crapuleux.

      The first meaning of ’to groom’ is to fix the appearance of a person or an animal for example. ’Well groomed’ can be used to describe a person who appears to be dressed smartly.
      The second meaning is that it’s an expression which means someone is taking advantage of another person by getting that person to like and trust them so that they could do whatever they want. Person A grooms Person B in order to abuse them sexually for example.

    • oui, « to groom » peut-être traduit dans ce contexte par « conditionner » quelqu’un·e ou « amener » quelqu’un·e à faire quelque chose (en l’occurence à envoyer des photos sexualisées).

      J’ai fait une rapide recherche hier après avoir reçu un message d’alerte des responsables des écoles de mes enfants.

      Il y avait en fait deux choses :

      le première, c’est que certains parents ont trouvé dans les chat/discussions jeux de leurs enfants, principalement Roblox et Fortnite des messages à caractère sexuel (avec parfois des expressions pornographiques) visiblement envoyés par des adultes.

      la seconde, c’est que certains enfants a priori pas trop survéillés par leurs parents (et pas que quelqurs enfants apparemment, mais un bon groupe - on en sait pas plus) ont développé une telle addiction - jouer la nuit, le soir en rentrant de l’école - qu’ils abandonnent leus activités, dorment en classe - certains ne vont plus à l’école certains jours tellement ils ne peuvent pas se lever - perdent le goût aux choses et à la vie, se désocialisent, etc... Les responsables pédagogiques ds écoles en collaboration avec les services de polices demandent à tous les parents de vérifier les écrans de leurs enfants et de les suivre « sérieusement » dans leur approche et utilisation d’Internet.

      Il y a quelques jours, la police a organisé à l’école une séance d’information de deux heures complètement flippante pendant laquelle ils on exposés - en changeant les noms - des cas réels, et donné une série de conseil sur la manière de gérer ça avec les mômes, ainsi que de gérer les conflits - souvent violent - que suscitent les restrictions ou les interdictions parentales.

      De notre côté, nous avons vérifié en profondeur tous les écrans des kids, et renforcer les restrictions. Nous avons trouvé des trucs vraiment pas nets sur Roblox (encore permis à la maison, mais pas pour longtemps) - Fortnite est complètement bani chez nous t c’est assez bien accepté - et dans les archives du browser ainsi que dans les chats. Je dois dire que ça m’a vraiment chahuté et qu’il se prépare ici une série de discussion avec les kids qui ne s’annoncent pas très facile.

      Nous avons aussi collecté et lu une série d’articles assez bien documenté sur les techniques utilisés dfans ces jeux pour "fixer ms mômes devant leurs écrans, les inciter à acheter des avatars, etc... à toujours allez plus avant dans le jeu qui ne se termine jamais, etc... C’est effrayant. Je ne sais pas trop comment réagir, mais il va falloir faire quelque chose vite (et bien sur pas une interdiction vu qu’il faut que cs enfants apprennent à se servir de ces écrans, des ordinateurs pour leurs études.

    • @reka , je suppose que c’est pour les besoins de ton message que tu listes absolument tout ce qui t’a été remonté. Et cela produit un effet dramatique.
      Mais dans ce pèle mêle, on peut distinguer 3 type de faits :
      – les agressions préméditées
      – les effets secondaires des jeux vidéo
      – les effets de masse et d’entraiment

      Le premier, bein, c’est ce qu’on a dit, les agresseurs sexuels, grooming, toussa. Les industries du jeu en sont conscientes et mettent en place des moyens : limite d’age, détection automatique dans le chat, modération, chat limité ou inexistant, numéro d’urgence…
      Le second. Oui, toute activité qui fait secréter de l’endorphine crée une dépendance. Le sport entre autre.
      Le troisième, ils sont jeunes, les sont cons (ou pas), ils s’imitent, font les caïds. Alors les tea bags et autres Emoji salaces vont bon train. Les industriels du jeu mettent au minimum en place des censures automatiques « espèce d’****** », etc. Et là, les effets indésirables sont inversement proportionnels à la maturité.

    • D’où la nécessité pour les parents d’agir de manière subtile et intelligente sans excès. Mais ce que font remonter les responsabls des écoles, ce n’est pas un phénomène marginal, c’est une évolution qui - je cite « est en train de compremettre ls équilibres et le travail prédagogique de toute l’école ». Ce n’est apparemment pas « quelques élèves » en particulier, mais il sagirait d’un plus gros mouvement impliquant « plus » d’élèves que juste les deux ou troi cas qui peuvent être gérés par les personnels qualifiés dans le système édiucatif. Ce qui m’inquiète. Mais comme toujours en Norvège, ls approches sont très discrètes, très anonymisées et très rarement abordées de front, avec beaucoup de circonvolutions, ce qui complique encore ls choses pour ls parents. Mais bon, c’est la culture ici.