• #Journal du #Regard : Novembre 2021
    http://liminaire.fr/journal/article/journal-du-regard-novembre-2021

    https://youtu.be/6mvgjJLqNg4

    Chaque mois, un film regroupant l’ensemble des images prises au fil des jours, le mois précédent, et le texte qui s’écrit en creux. « Une sorte de palimpseste, dans lequel doivent transparaître les traces - ténues mais non déchiffrables - de l’écriture “préalable” ». Jorge Luis Borges, Fictions Nous ne faisons qu’apparaître dans un monde soumis comme nous au pouvoir du temps. Dans le silence qui suit la fin du signal de départ. Dans un seul et unique instant. Non pas suites sans principe de (...) #Journal / #Vidéo, #Architecture, #Art, #Écriture, #Voix, #Sons, #Paris, #Paysage, #Ville, #Journal_du_regard, #Politique, #Regard, #Dérive, #Ciel, #Marseille, #Voyage, #Paris (...)

  • #Journal du #Regard : Octobre 2021
    http://liminaire.fr/journal/article/journal-du-regard-octobre-2021

    https://youtu.be/Ou5PVj1c1WI

    Chaque mois, un film regroupant l’ensemble des images prises au fil des jours, le mois précédent, et le texte qui s’écrit en creux. « Une sorte de palimpseste, dans lequel doivent transparaître les traces - ténues mais non déchiffrables - de l’écriture “préalable” ». Jorge Luis Borges, Fictions Nous ne faisons qu’apparaître dans un monde soumis comme nous au pouvoir du temps. Dans le silence qui suit la fin du signal de départ. Dans un seul et unique instant. Non pas suites sans principe de (...) #Journal / #Vidéo, #Architecture, #Art, #Écriture, #Voix, #Sons, #Paris, #Paysage, #Ville, #Journal_du_regard, #Politique, #Regard, #Dérive, #Ciel, #Paris (...)

  • Atteinte au #secret_des_sources : #StreetPress dans le viseur de la #police | StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1638442032-atteinte-secret-sources-streetpress-journalistes-viseur-poli

    Depuis plusieurs semaines, le parquet de Paris tente par tous les moyens d’identifier une #source de StreetPress : convocation de la journaliste, réquisition judiciaire… StreetPress s’insurge contre cette atteinte grave à la liberté d’informer.

    Depuis plusieurs semaines, la police et le parquet de Paris tentent d’identifier la source d’un article publié sur StreetPress. Pour arriver à ses fins, elle multiplie les #procédures et fait pression sur nos #journalistes et notre #média.

  • 100 000 morts en un an : les Etats-Unis dépassés par la crise des opioïdes Hélène Vissière (Washington) 05/12/2021
    https://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-nord/100-000-morts-en-un-an-les-etats-unis-depasses-par-la-crise-des-opioides_21

    En ce mardi matin, ils sont une petite poignée devant le camping-car de Family and Medical Counseling Service, Inc., ou FMCS, stationné dans un quartier noir de Washington. Cette ONG échange les seringues usagées et fournit diverses aides aux toxicomanes. « Avant, quand on arrivait, il y avait foule, c’était de longues files d’attente, explique Tyrone Pinkney, l’un des responsables. Mais aujourd’hui tellement de gens sont morts... » A Washington, comme ailleurs aux Etats-Unis, c’est une véritable hécatombe. 

    Plus de 100 000 Américains ont succombé à une overdose entre avril 2020 et avril 2021, soit plus que le total combiné des décès causés par les accidents de la route et par les armes à feu. Les chiffres sont vertigineux : les morts par overdose ont crû de près de 30 % par rapport à l’année précédente, et plus que doublées depuis 2015. Deux tiers d’entre elles sont dues aux opioïdes de synthèse, principalement le fentanyl. 


    Un agent de l’agence américaine de lutte contre la drogue (DEA) examine des médicaments confisqués contenant du fentanyl, le 8 octobre 2019 dans un laboratoire de New York - afp.com/Don Emmert

    Cet analgésique 100 fois plus puissant que la morphine et beaucoup moins cher, fabriqué par des trafiquants et vendu via les réseaux sociaux ou dans la rue, est souvent mélangé subrepticement à la cocaïne, à l’héroïne ou à de faux comprimés d’OxyContin, de Percocet, d’hydrocodone ou de Xanax, médicaments normalement vendus sur ordonnance. 

    Selon la DEA, l’agence fédérale de lutte contre la drogue, 42 % des pilules testées en contenaient au moins 2 milligrammes, une dose potentiellement mortelle. Et le consommateur, lorsqu’il les achète, croit souvent qu’il s’agit de vrais médicaments et ne sait donc pas ce qu’il ingère. En 2016, le chanteur Prince est mort d’une overdose accidentelle. Selon le procureur, il pensait prendre un cachet de Vicodin pour soulager des douleurs à la hanche. Il avalait en fait du fentanyl. 

    La crise des opioïdes n’est pas nouvelle. A la fin des années 1990, les compagnies pharmaceutiques ont vanté, à coup d’énormes campagnes marketing, les mérites de l’OxyContin pour le mal de dos, l’arthrite, la fibromyalgie (affection chronique, caractérisée par des douleurs diffuses persistantes) et toutes les autres douleurs chroniques. Cette pilule miracle s’est révélée très addictive et moins efficace qu’annoncé. Et des milliers de mères de famille, d’adolescents et de retraités, à qui leur médecin avait prescrit de l’OxyContin pour une sciatique, une rage de dents ou une fracture, se sont retrouvés accros sans le savoir. 


    Lorsque les autorités américaines ont commencé enfin à réglementer l’accès à ces médicaments, l’effet a été catastrophique. Les consommateurs se sont rabattus sur les comprimés au marché noir, souvent contrefaits, avant de se tourner vers l’héroïne et les opioïdes synthétiques à partir de 2013. Comme Colton. « Je n’avais jamais pris de drogue de ma vie », raconte ce grand Noir qui travaille pour FMCS. A la suite d’une blessure, on lui prescrit du Percocet et d’autres antidouleur. « Je suis devenu peu à peu totalement dépendant, et je suis passé à l’héroïne. » Aujourd’hui, il s’en est sorti, mais sa femme, elle aussi accro à la suite d’un accident de voiture, est morte d’une overdose l’an dernier. 

    « Il faut arrêter de prescrire frénétiquement des opioïdes par ordonnance »
    Ces analgésiques de synthèse ont une autre conséquence dramatique. Ils causent des ravages même chez ceux qui n’utilisent pas d’opioïdes. En février, Mia Gugino, une étudiante de Las Vegas de 17 ans, a pris un soir une pilule d’ectasy mêlée à son insu à du fentanyl. A midi, quand son père est entré dans sa chambre, elle était mourante. « Un seul comprimé peut tuer », a résumé le responsable de la police locale. On en trouve même dans la marijuana. Depuis juillet dans le Connecticut, 39 individus ont fait une overdose après avoir fumé de l’herbe. 

    L’épidémie faisait déjà rage avant la pandémie, mais l’isolement, la dépression, l’accès limité aux traitements et surtout au naloxone, un antidote à l’overdose, ont exacerbé la crise. Assis dans le camping-car de l’association FMCS, Terrence Cooper, un autre coordinateur, est très pessimiste. « C’est tragique. Le Covid a dopé le marché de la drogue. Les gens veulent du fentanyl, car c’est mieux pour se défoncer. On a perdu plein de patients qui ont rechuté parce que leur organisme n’était plus prêt à tolérer une substance aussi forte. On mène une lutte très dure et sans fin. » 

    Le fentanyl est très facile à produire, et rapporte à ses producteurs bien plus que la cocaïne ou l’héroïne. Il vient principalement de Chine - sous forme de composant ou de produit fini - et est acheminé au Mexique, où les cartels le récupèrent et le transportent clandestinement aux Etats-Unis, le plus souvent en petites quantités, ce qui complique son interception. 

    L’épidémie d’overdoses est « une crise nationale » qui « ne cesse de s’aggraver », affirme Anne Milgram, patronne de la DEA. L’administration Biden a prévu 2 milliards de dollars dans son plan de relance économique et 11 milliards supplémentaires dans le projet de budget pour améliorer prévention et traitement, et distribuer davantage de naloxone et de tests rapides pour aider les toxicomanes à détecter des traces de fentanyl dans leurs produits. 

    Des mesures « insuffisantes » pour le Dr Andrew Kolodny, de la Brandeis University, l’un des premiers à avoir mis en garde contre les dangers de ces analgésiques. « Il faut arrêter de prescrire frénétiquement des opioïdes par ordonnance. Il faut ensuite faciliter l’accès aux traitements comme la buprénorphine, qui soigne la dépendance, mais celle-ci reste chère et compliquée à obtenir. » Il milite pour la mise en place d’un grand programme sur le modèle de celui créé pour le sida, où les médicaments étaient accessibles à tous. « C’est une urgence de santé publique », conclut-il. D’autant que de nouvelles drogues - le protonitazène et l’isotonitazène - encore plus puissantes que le fentanyl et qui exigent une plus forte dose d’antidote en cas d’overdose sont en train d’arriver sur le marché. 

    #Johnson_&_Johnson #opioides #sackler #big_pharma #purdue_pharma #oxycontin #addiction #opioïdes #santé #pharma #purdue #opiacés #etats-unis #drogue #opioids #mundipharma #santé_publique

  • L’Affaire Khaled #El-Masri

    Détenu illégalement par la CIA, l’Allemand Khaled El-Masri a dû mener un long combat pour faire reconnaître la violation des droits dont il a été victime. Retour sur une tragique affaire mardi 31 août à 22:55 sur ARTE.

    En 2003, Khaled El-Masri, un citoyen allemand d’origine libanaise, père de cinq enfants, franchit la frontière macédonienne. Immédiatement arrêté, il est remis aux services de renseignements américains car il porte le même nom que celui d’un proche d’Al-Qaida, recherché par les États-Unis.

    Détenu illégalement pendant cinq mois par la CIA, il est interrogé et régulièrement torturé. La méprise découverte, Khaled El-Masri est relâché, mais un long combat commence alors pour lui afin de rétablir sa dignité et de faire reconnaître la violation des droits dont il a été victime.

    Malgré ses efforts pour rendre son histoire publique, traumatisé par ce qui lui est arrivé, El-Masri enchaîne les actes violents et, après avoir frappé le maire de Neu-Ulm, est condamné à deux ans de prison. Jusqu’à ce que des avocats spécialisés dans les droits de l’homme parviennent à contraindre la CIA à divulguer des documents secrets prouvant son innocence...

    Revenant sur les rouages de cette dramatique affaire, ce documentaire montre comment Berlin, en se soumettant aux intérêts géopolitiques de son allié américain, a brisé la vie de Khaled El-Masri et celle de sa famille, qui ont décidé de quitter l’Allemagne en 2014.

    https://www.coulisses-tv.fr/index.php/documentaires/item/18958-%C2%AB-l%E2%80%99affaire-khaled-el-masri-%C2%BB,-mercredi-1er-sep
    #film #film_documentaire #documentaire
    #kidnapping #Allemagne #CIA #enlèvement #Macédoine #anti-terrorisme #war_on_terror #Afghanistan #Mallorca #11_septembre_2001 #rendition_flights #Salt_Pit #Dick_Marty #Otto_Schily #Franz-Walter_Steinmeier #Joshka_Fischer #BKA #Albanie #extraordinary_renditions #Khaled_El-Masri

  • Link Shell Extension
    https://schinagl.priv.at/nt/hardlinkshellext/linkshellextension_fr.html

    Un utilitaire Windows pour ajouter à l’explorateur de fichier la gestion des liens symboliques, liens physique, jonctions, points de montage.
    Documentation FR très complète.
    Nombreuses possibilités annexes : « copies intelligentes », clonages, « copies Delorean » pour gérer des historiques de modifications de répertoires...

    A noter : la commande ln -s de GitBash sous Windows ne permet pas de faire des liens symboliques « à la Linux/MacOS » mais uniquement une copie complète de la source. Il faut donc utiliser la commande Windows mklink à la place.
    Voir :
    https://docs.microsoft.com/fr-fr/windows-server/administration/windows-commands/mklink : documentation de mklink pour la création de liens symboliques en ligne de commande avec cmd.exe
    https://stackoverflow.com/questions/18641864/git-bash-shell-fails-to-create-symbolic-links#comment53416744_2448245 pour l’utilisation de mklink avec GitBash / MSYS (échapper les slashs et anti-slash).
    Exemple pour créer un lien symbolique le_lien qui pointe vers le répertoire IMG :

    cmd //c mklink //d le_lien .\\IMG

    (l’option /d est nécessaire pour la création d’un symlink vers un répertoire)

    #Link_Shell_Extension #lien_symbolique #symlink #windows #utilitaire #gitbash #hard_link #jonction #copie_Delorean

  • Où sont les milliards de #Kadhafi ?

    Que sont devenus les milliards de dollars que le colonel Kadhafi, peu de temps avant sa chute, a mis à l’abri en Afrique du Sud ? Digne des meilleurs thrillers, une enquête au long cours sur les traces d’un trésor insaisissable.

    Le 20 octobre 2011, après des mois d’affrontements entre ses soutiens et les forces rebelles, Mouammar Kadhafi, qui dirigeait la Libye d’une main de fer depuis plus de quatre décennies, est capturé et abattu. Avant d’être renversé, le dictateur avait pris soin de transférer à l’étranger une grande partie de sa faramineuse fortune, constituée avec les réserves pétrolières du pays. C’est en négociant, pour le compte du gouvernement de transition, un contrat d’armement avec l’Afrique du Sud qu’Erik Goaied, un consultant tunisien, a vent d’une cargaison de 12,5 milliards de dollars libyens arrivée à l’aéroport de Johannesburg fin 2010. Mais où sont passés les conteneurs remplis de billets ? Et pourquoi Kadhafi les a-t-il envoyés ici ? George Darmanovic, un influent agent des services secrets sud-africains, affirme que l’ANC, le parti au pouvoir, dont le leader libyen a soutenu financièrement les dirigeants depuis Mandela jusqu’à Jacob Zuma, aurait fait main basse sur une grande partie de l’argent. Épaulé par Johan Erasmus, un marchand d’armes ayant fait carrière dans le renseignement au temps de l’apartheid, et Fanie Fondse, un ex-membre des forces spéciales, Erik Goaied se met en tête de récupérer le magot. Son entreprise se complique lorsque Darmanovic est assassiné en pleine rue et que le gouvernement libyen le met sur la touche, en confiant l’opération à l’homme d’affaires Taha Buishi. Ce dernier entre en contact avec Tito Maleka, le chef des services de renseignements occultes de l’ANC, qui fait lui-même appel à Jackie Mphafudi, un proche du président Zuma. Alléchées par la commission de 10 % promise par la Libye, les deux équipes se lancent dans une chasse au trésor acharnée…

    https://www.arte.tv/fr/videos/088469-000-A/ou-sont-les-milliards-de-kadhafi
    #film #film_documentaire #documentaire #armes #Afrique_du_Sud #argent #Libye #George_Darmanovic #Jocob_Zuma #Zuma #Erik_Goaied #ANC #Johan_Erasmus #argent_liquide #Fanie_Fondse #Taha_Buishi #Tito_Maleka #Aziz_Pahad #Nelson_Mandela #Thabo_Mbeki #conférence_de_Polokwane #Mathews_Phosa #Brian_Crook #Jackie_Mphafudi #Bashir_Saleh

    déjà signalé par @simplicissimus
    https://seenthis.net/messages/912048

  • Violences de l’extrême droite : Mediapart saisit la justice | Edwy Plenel
    https://blogs.mediapart.fr/edwy-plenel/blog/011221/violences-de-l-extreme-droite-mediapart-saisit-la-justice

    « On devrait décapiter les journalistes de Mediapart » ; « Ils méritent une bonne correction fasciste » ; « Y’ a des gens chez Mediapart qui devraient commencer à renifler que cette radicalité de droite finira par les rattraper ; on ne collabore pas impunément » : prononcées dans des vidéos postées sur des chaînes de la plateforme YouTube ou dans leur fil de commentaires, ces phrases ne sont même pas les pires que l’on peut entendre dans la bouche de plusieurs militants d’extrême droite spécialisés dans la diffusion de la haine en ligne. Source : Mediapart

  • Die NachDenkSeiten haben heute Geburtstag
    https://www.nachdenkseiten.de/?p=78468

    30. 11.2021 von: Redaktion - Statt eines Geschenkes bekamen wir einen Stich ins Herz. Diese Nachricht nämlich: “British Army returns to Germany in face of Russian threat”. Wir haben vor 18 Jahren, am 30. November 2003, mit unserer Aufklärungsarbeit begonnen. Wir wollten damit einen Beitrag zu einer besseren Politik leisten – vor allem, um den Frieden zu sichern und um mehr soziale Gerechtigkeit zu erreichen. Und jetzt diese Nachricht verbunden mit einer glatten Lüge über die angebliche Bedrohung durch Russland. Wir müssen zusammen mit sehr vielen Menschen erkennen, dass die Lobby der Rüstungswirtschaft und die Interessen der Oberschicht stärker sind. Aber was bleibt uns anderes übrig, als zusammen mit Ihnen, den NachDenkSeiten-Leserinnen und -Lesern, weiterzumachen. Das wollen wir tun.

    Wir werden dazu gerade in diesen Tagen von vielen inhaltlich interessanten und freundschaftlichen Mails ermuntert. Danke vielmals. Und danke auch für die vielen guten Hinweise auf interessante oder verstörende Medienereignisse.

    Liebe Grüße
    Ihr NachDenkSeiten-Team

    P. S.: In der Mail, mit der wir über den Artikel in der Times zur Rückkehr der britischen Armee nach Deutschland informiert wurden, steht übrigens noch Folgendes:

    “Hundreds of vehicles including tanks and drones will be deployed back to Germany in a government U-turn as the army builds one of its three big overseas hubs in the country.”

    Ob die deutsche Bundesregierung über diese Aktion, die die angespannte Lage noch verschärft, unterrichtet worden ist, konnten wir auf die Schnelle nicht ermitteln. Seltsam ist auch, dass in deutschen Medien zum Thema Rückverlagerung der britischen Armee wenig bis nichts zu lesen ist oder zu hören ist.

    Der Friede ist wirklich brüchig. Darauf deutet vieles hin. Wir haben in den letzten Tagen und Wochen darüber immer wieder berichtet und vor dem Hochschaukeln neuer Bedrohungen und neuer Rüstung gewarnt.

    Und P.S. Nr. 2:

    Wenn Sie es sich finanziell leisten können, die Arbeit der NachDenkSeiten auch finanziell mitzutragen, dann finden Sie hier die Möglichkeit:

    #journalisme #politique #paix #otan #russie

  • Le public et ses algorithmes - La Vie des idées
    https://laviedesidees.fr/Angele-Christin-Metrics-at-Work.html

    Comment les journalistes font-ils du buzz ? Une ethnographie de deux sites d’information examine les logiciels mesurant la fréquentation des sites oriente le travail des journalistes. Les rédacteurs français semblent plus sensibles au nombre de clics que leurs homologues américains…

    Parmi ces recherches, celles qui se sont inspirées des pratiques d’observation ethnographique des laboratoires de recherche dans l’étude des sciences et des techniques sont sans doute les plus originales. Elles ne cherchent en effet pas tant à percer la boîte noire algorithmique pour comprendre ses effets qu’à l’observer, de l’intérieur du monde de l’informatique comme l’a récemment proposé Florian Jaton par exemple, ou de l’extérieur, comme le propose Angèle Christin dans ce livre consacré à l’usage des algorithmes de mesure de l’audience des médias. L’objectif est alors de décrire les agencements d’interactions sociales qui rendent ces algorithmes ajustés aux scènes dans lesquelles ils doivent intervenir. Il s’agit donc de comprendre, en somme, ce dont les algorithmes sont faits et la part très humaine dans ces constructions de celles et ceux qui travaillent avec eux, lesquels sont rarement dénués de capacités d’anticipation, de négociation ou de résistance à leur égard.

    L’énigme de départ de Metrics at Work peut être formulée de la manière suivante : alors que les logiciels d’analyse d’audience sur le Web se sont très rapidement imposés dans toutes les rédactions des médias depuis une vingtaine d’années — à l’instar des programmes les plus connus comme Google Analytics et Chartbeat, qu’Angèle Christin décrit comme la « cocaïne » de l’information en ligne — les journalistes et les éditeurs que la sociologue a commencé à observer dans les années 2010 en France et aux États-Unis n’avaient pas du tout le même rapport aux informations produites en temps réel par ces tableaux de bord.

    Mais les deux cas choisis dans le livre s’opposent sur un point : la façon dont les journalistes et les rédacteurs-en-chef de ces deux médias se sont emparés des outils de mesure de l’audience. À New York, Chartbeat est en effet utilisé principalement par les rédacteurs-en-chef auxquels il fournit des appuis pour augmenter la diffusion du site, par exemple en réorientant certaines rubriques vers des thématiques susceptibles d’attirer un plus large public (en l’occurrence ce faut le cas de la rubrique culture réorientée vers la critique de séries télévisées plus susceptible de produire du clic que l’opéra). Plus banalement l’argument de l’audience est utilisé dans ce média pour trancher lorsque des choix qui engagent l’avenir économique du média doivent être faits. L’arrangement avec l’algorithme producteur des mesures d’audience ressemble alors au mécanisme de « confiance dans les chiffres » bien décrit par l’historien Théodore Porter : il confère aux décisions prises l’apparence de neutralité et d’impersonnalité nécessaire pour qu’elles ne soient pas contestées. Les journalistes rencontrés dans ces rédactions par Angèle Christin, a contrario, n’accordent que peu d’importance aux métriques de leur activité. Ils leurs préfèrent le jugement de leurs pairs pour décider si les articles qu’ils écrivent sont bons ou mauvais. Ils font aussi montre de formes assez subtiles de « résistance passive » aux injonctions produites par ces mesures en ignorant par exemple les e-mails qui les informent des résultats de leurs articles.

    À Paris la sociologue a observé une relation exactement inverse. Les rédacteurs-en-chef de La Place rechignent en effet à utiliser Chartbeat et préfèrent se fonder sur une approche plus intuitive et impressionniste de l’audience. A contrario les journalistes l’utilisent massivement. Tout en décrivant le logiciel comme un « enfer », et non sans parfois faire preuve de cynisme sur les sujets qui fabriquent de l’audience comme l’ancien Président Nicolas Sarkozy ou le sexe, toujours en bonne place à la Une du site, ils cherchent dans ce miroir algorithmique, selon Angèle Christin, une mesure « émotionnelle » de leur valeur comme intellectuels publics.

    C’est ce mystère qui est au centre du livre : pourquoi des journalistes ne voient-ils littéralement pas la même chose quand ils regardent les données d’audience à leur disposition ? Un public « marchandisé » sans intérêt pour eux d’un côté de l’Atlantique et un public « civique » auquel il est justifié de se mesurer de l’autre ?

    #Angèle_Christin #Journalisme #Mesures_audience #Sociologie

  • Le public et ses #algorithmes
    https://laviedesidees.fr/Angele-Christin-Metrics-at-Work.html

    À propos de : Angèle Christin, Metrics at Work. Journalism and the contested meaning of algorithms, Princeton University Press. Une #ethnographie de deux sites d’information, l’un français et l’autre américain, analyse comment les logiciels mesurant la fréquentation des sites oriente le travail des journalistes. Les rédacteurs français semblent plus sensibles au nombre de clics que leurs homologues américains…

    #Société #journalisme
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20211122_algorithmes.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20211122_algorithmes.docx

  • élections #Chili :
    – La chambre basse passe à gauche de justesse. La gauche radicale y gagne 36 députés (+24) dont 11 communistes (+3). Détails des résultats ici : https://live.decidechile.cl/#/ev/2021.nov/ct/2021.nov.D
    – Le sénat est divisé : 2 indépendants arbitreront entre la droite et la gauche. Les communistes y font leur entrée : une première ! Détails des résultats ici : https://live.decidechile.cl/#/ev/2021.nov/ct/2021.nov.S
    – Le second tour des présidentielles opposera #José_Antonio_Kast, candidat d’extrême droite nostalgique de Pinochet (arrivée en tête avec 27.9%) à #Gabriel_Boric, candidat d’une coalition de gauche radicale (arrivé second avec 25.8%). Détails des résultats ici : https://live.decidechile.cl/#/ev/2021.nov/ct/2021.nov.P

    #résultats_élections

  • Wes Anderson voudrait déjeuner – sur The French Dispatch - AOC (paywall, c’est la conclusion, j’ai pas vu le film mais apprécié cette lecture) https://aoc.media/critique/2021/10/26/wes-anderson-voudrait-dejeuner-sur-the-french-dispatch

    (…) Cela en dit surtout long sur le #journalisme. Car Wes Anderson a toujours su recouvrir d’une sorte de chic des zones de notre paysage collectif totalement fossilisées : il a filmé des hôtels middle Europa comme on n’en trouve plus nulle part. Il a filmé des scouts. Il a mis en scène des gens assez riches pour voyager loin avec tout un assortiment de malles siglées, avec porteurs afférents. Il a même filmé des tennismen dépressifs (quand tout le monde sait qu’ils ont été remplacés par des Ranxerox sans états d’âmes). The French Dispatch est joli mais moins inoffensif qu’on ne le croit. C’est un cercueil. C’est l’impeccable adieu à une certaine idée de la presse. Au moins lui fallait-il un Wes Anderson pour pouvoir dire que, ici comme ailleurs, elle n’a plus lieu.

    • Wes Anderson voudrait déjeuner – sur The French Dispatch
      Par Philippe Azoury
      Journaliste
      Sans rien perdre de son excentricité, en marquant, toujours, son décalage – avec sa génération, et dans ce qu’il représente à l’écran – Wes Anderson se rêve cette fois en rédacteur en chef. Avec un casting hors pair, remarqué à Cannes, The French Dispatch met en scène la rédaction d’un magazine d’information d’un autre temps, celui d’une presse intelligente, sobre, sarcastique et élégante, qui s’affirme sans fard en contre-pouvoir.

      Nous sommes en 2021, et il paraît que des journalistes rêvent de faire des films. Quoi de plus commun ?
      Nous sommes toujours en 2021 et un cinéaste, chic mais populaire, sujet d’un véritable culte, rêve quant à lui non plus de réaliser de films, mais de diriger un journal. C’est excentrique : jouir à l’idée de se voir assis derrière un grand bureau, vêtu d’un gilet beigeasse, éructant des horreurs dans sa barbe à l’adresse de pigistes sous-payés, est-ce encore de l’ordre du possible aujourd’hui ? Il y aurait encore des êtres humains dont le rêve hebdomadaire serait de bâtir un chemin de fer ? Leur a-t-on dit qu’à partir de là, ils verront dissoudre sous leurs yeux leur dernière parcelle de temps disponible, passeront leurs dimanches à essayer de faire entrer au chausse pieds des histoires trop longues, bavardes, dans des maquettes serrées jusqu’à ressembler dorénavant et un peu partout à des boîtes à chaussures d’enfants ?

      Lundi lire, mardi relire, mercredi traquer la coquille, jeudi éditer et titrer, vendredi boucler, et puis samedi et dimanche tout mettre à la poubelle car non, cette fois, ça ne tient pas, et il aurait fallu dynamiser ici, calmer le jeu là : ces semaines-là d’enfer expurgées seraient donc un fantasme pour d’autres ? Ils se voient réellement en train de presser le citron de leur imagination pour que les ventes, en berne, forcément en berne (il doit rester aujourd’hui plus d’anciens poilus de la guerre de 14 encore en vie que de journalistes qui ont connu l’âge d’or des ventes florissantes), remontent un jour ? Si oui, alors le vouloir devenir journaliste est une perversion sexuelle à rajouter à la longue liste établie par Krafft-Ebing ?
      Le cinéaste, c’est Wes Anderson. Et à en croire The French Dispatch, son nouveau film, il tient entre ses mains ce rêve malade, cette anachronie, de devenir rédacteur en chef d’un magazine d’information différent, « cassant, mais juste » en comité de rédaction, privilégiant le style et la belle écriture, et si un DA ou un SR (les journaux sont comme le rap français : ils redoublent d’acronymes) venait à lui demander : « Et au fait, pour la prochaine couv’, tu as une idée ? » notre homme serait catégorique : formellement, ne rien appliquer qui soit trop direct, ou qui fasse promotion. Faire l’inverse de la concurrence. Pas de photo, cela risquerait de faire trop de poids, trop d’entrechocs. Juste une illustration. Élégante et classique. D’un auteur ligne claire, cela va sans dire. Des traits lisibles et heureux – mais avec de l’intelligence et du sarcasme, à tous les endroits. Une folie douce volontiers hors de toute actualité. Le cinéaste imagine une presse qui ressemblerait en tout point à ses films. Le cinéaste s’imagine produire une œuvre élégante mais qui aurait la puissance ténébreuse d’un contre-pouvoir. Wes Anderson voudrait déjeuner.
      À moins que ce cinéma-là se soit lui-même inscrit dans la descendance du New Yorker. Cela fait longtemps finalement que Wes Anderson fait des journaux filmés. Aussi, avec The French Dispatch, il produit cette chose assez étrange : non pas un film inspiré de la vie d’un magazine (nous n’avons vu ici aucun reporter en bras de chemise, notant sur un calepin des informations recueillis en calant le téléphone entre l’oreille gauche et l’épaule, à la façon des Hommes du président, de Alan J. Pakula), mais monté comme un magazine. Par succession de rubriques. Cinq sections, trois grandes histoires : The Concrete Masterpiece ; Revisions to a Manifesto ; et enfin l’interminable The Private Dining Room of the Police Commissioner. Trois films dans le film, trois grands articles.
      Il lui arrive aussi, entre les pages (là où d’habitude, on met les publicités), de raconter en deux plans quelques légendes : quand le film parle avec admiration de ce type fantomatique qui, depuis vingt ans, taille son crayon dans l’espoir de retrouver un jour l’inspiration qui lui valut de signer les portraits les plus aiguisés des bas-fonds de New York (nous savons désormais, en partie grâce au travail des Éditions du sous-sol, qu’il s’agit de Joseph Mitchell), nous comprenons que Wes Anderson réinvente la presse selon des modalités qui n’ont plus cours. Mais qui s’accordent à ses désirs.
      Elles lui permettent de déplacer la rédaction du New Yorker en France. De tous les magazines édités par Condé Nast (Vogue, Vanity Fair, AD…) le New Yorker (crée en 1925 par Harold Ross) fut celui qui jamais n’eut une édition française, c’est donc pratique : il n’y a pas de réel, toujours plus gluant et fatigant, pour gâter la sauce et gâcher le fantasme, et le cinéaste peut s’en donner à cœur joie.
      Délocaliser New York à Paris, donc ? Non, même pas : dans une ville imaginaire qui serait française jusqu’au bout des ongles et porterait le nom d’Ennui-sur-Blasé. Ennui-sur-Blasé, dans les faits, c’est Angoulême, où le film a été tourné et pour beaucoup post-produit : Angoulême, la ville de l’image, la capitale de la BD, qui est avec le journalisme l’autre référent du film.
      The French Dispatch est un film qui laisse songeur tout autant qu’il fascine.
      Il y a longtemps que Wes Anderson ne dialogue plus avec d’autres cinéastes, mais vit dans un monde dont les contours fonctionnent en circuit fermés, toujours plus loin de la réalité immédiate, monde qui, de bonds en bonds, de clichés en image d’Épinal, nous regarde sous des couches de représentations dénuées de présence. C’est la merveille de son cinéma, c’est aussi son problème.
      Depuis plus de vingt ans qu’il enchante (La Famille Tenenbaum, La Vie aquatique, The Darjeeling Limited) , Wes Anderson a perdu de loin en loin l’attachement qu’il pouvait encore avoir avec l’imaginaire d’une génération. Ce n’était en rien un documentariste, mais dans quelques années, des historiens futés pourront toujours scruter, dans La Famille Tenenbaum par exemple, les signes culturels et mondains qui pouvaient réunir sous une même histoires quelques silhouettes autour desquelles se fantasmait une génération de hipsters à barbe et bonnets, qui question chaussettes encourageaient la couleur et prirent Williamsburg d’assaut pour en faire l’épicentre d’une mode – on serait bien en peine de dire une idéologie.
      Aujourd’hui, Wes Anderson a démissionné de ce monde-là, de cette nécessité à représenter ceux de son âge. Son cinéma n’a cessé de s’éloigner de l’humain. Ses personnages étaient ouvertement prisonniers du cliché, des parodies sur pattes, mais on pouvait parfois songer qu’ils incarnaient une perfection inatteignable. Aujourd’hui ils ne sont plus que des fétiches, des Barbies.
      Le grand basculement vers ce cinéma où un adulte se regarde infiniment jouer à la poupée a eu lieu avec Fantastic Mister Fox en 2010, film d’animation en volume adapté du grand Roald Dahl. Film inquiétant à tous les endroits, matériellement constitué de marionnettes à poils que des centaines d’animateurs faisaient bouger dans un hangar de Londres, près d’un petit aéroport, en l’absence physique de Wes Anderson – lequel ayant définitivement basculé dans un délire démiurgique, envoyait à ses équipes une minute par jour de mouvements qu’il mimait lui-même, filmée directement sur son téléphone portable et envoyée par Messenger depuis son appartement parisien.
      L’excentrique texan n’a jamais été aussi heureux que sur ce tournage-là, loin des hommes, s’amusant dans sa chambre farcie de jouets, dans une distanciation sociale qui n’avait pas attendu la pandémie pour tenir lieu de loi. Quand il s’est agit de ressortir pour promouvoir le film, on s’aperçut que Wes Anderson portait les mêmes vêtements beiges que son renard de personnage. À ce costume, au sens (presque sexuel) japonais du terme, il n’a plus jamais dérogé.
      Depuis, son cinéma n’a jamais tout à fait renoué avec la chair et l’humain. Ses deux grands films de la décennie, The Grand Budapest Hotel et Moonrise Kingdom, riaient d’être des miniatures. Il y a quatre ans, L’Île aux chiens, son précédent film, était adapté d’un manga et réitérait le procédé de Fantastic Mister Fox.
      Aujourd’hui, The French Dispatch est un film qui laisse songeur tout autant qu’il fascine. Son premier problème n’est pas tant qu’il soit inégal (il l’est, mais tout rédac chef vous dira qu’il faut que du terne côtoie du flamboyant, pour qu’un magazine tienne ses promesses) mais d’être, comme beaucoup de magazines : prisonnier de sa direction artistique.
      Il y a un siècle, S.M. Eisenstein pouvait penser qu’en matière de cinéma le hors-champ décidait de tout (là était son marxisme). Ici, dans cet univers dépolitisé en profondeur, c’est le DA qui semble décider de tout, et cela se voit dans les deux derniers « articles » du film : l’un raconte une révolution étudiante, au printemps 1968, où à Ennui-sur-Blasé on se demande : qui a bien pu rédiger le manifeste qui l’accompagne ? Un garçon qui se prend pour un génie, une fille qui lui rappelle qu’elles sont toujours plus malines ? À moins que ça ne soit la « vieille maitresse » du jeune Saint Just, passée « corriger » le brulot à quelques endroits opportuns ? Comme par hasard, c’est aussi une journaliste du magazine. Journaliste ou correctrice ?
      On sent que la question intéresse profondément Wes Anderson, davantage que la politique elle-même. Il suffit de voir les moments de révolte produire à l’image un effet « Mai 68 dans la Rue Gamma », cocasse pour ne pas dire autre chose, pour comprendre que l’essentiel est ailleurs : dans la position accordée aux rôles et à chacun ? C’est possible…
      Même échec pour la troisième histoire, inspirée de James Baldwin, et qui voudrait se raconter depuis un talk-show à l’américaine et se perd en route dans trop de couches de récit. Peut-on se planter, en 2021, sur une figure aussi bienvenue ? Pourtant, étrangement, là encore, le film parle d’une place à trouver, d’un rôle introuvable.
      Wes Anderson a toujours su recouvrir d’une sorte de chic des zones de notre paysage collectif totalement fossilisées.
      Pour tout dire, The French Dispatch serait en partie anecdotique ou plaisant s’il n’était pas traversé dans sa première heure par un épisode tout à fait nouveau dans le cinéma de Wes Anderson, où commence à se dire quelque chose d’enfin adulte autour de cette passion devenue dévorante pour le fétiche, la fourrure et la miniaturisation du monde.
      The Concrete Masterpiece est un moment d’une folie absolue, pour qui s’intéresse de près à ce qui anime en profondeur Anderson. Il met en scène Léa Seydoux et Benicio del Toro. Ce dernier est un artiste peintre, façon ogre à la Rodin, enfermé en psychiatrie pour des siècles. Léa Seydoux est sa gardienne, sorte de louve autoritaire tout droit sortie d’un porno concentrationnaire sinon d’un film « rétro » comme on disait dans les années 1970 quand Portier de nuit fabriquait des fantaisies SM louches autour des camps.
      La peine interminable du peintre assortie au désir de la gardienne d’être autre, le temps d’une fonction réversible, vont les amener à accomplir un chemin qui ressemble d’assez près à celui de La Venus à la fourrure. La surveillante devient modèle, le prisonnier devient libre de la représenter telle qu’elle se voit, mais il lui appartient et elle le dirige, du moins le croit-elle ou s’en laisse-t-elle persuader. Car il est possible qu’elle se donne à lui totalement, sans défense, dans cette dé/figuration esthétique qu’elle encourage : car la peinture de l’ogre est devenue abstraite. Elle ressemblerait presque à du Fautrier, alors même qu’au fur et à mesure, le film lui devient charnel. Dans cette cellule/atelier/chambre, la liberté est dans la distribution des rôles et des fonctions. Personne n’y perd et aucun marchand d’art n’arrive à arrêter ce jeu de rôles affolant tout, qui touche à quelque chose de plus important encore que la simple satisfaction sexuelle. Car pour la première fois en vingt-cinq ans, le cinéma de Wes Anderson se fait déborder de présence charnelle sans rien perdre de son art de la fétichisation : au contraire, il se dit enfin pour ce qu’il est.
      Quel chemin ce cinéma va-t-il prendre après cet épisode ? À quoi ressemblera le film qu’il est en train de tourner en Espagne et pour lequel il a interdit tout journaliste d’aller sur le tournage ? Il n’y a personne comme Wes Anderson sur la planète Cinéma. Il n’est pas dans l’animation, il la regarde de loin (Oh Angoulême). Il n’est plus, et depuis longtemps, dans le cinéma tel qu’il se fait ailleurs, mais il en convoque les stars (le casting de The French Dispatch est vertigineux). Il rate le vivant, mais il s’en fiche pas mal. Il est seul et cette solitude, personne ne peut ni l’envier ni l’égaler. Il est excentrique au sens premier du terme.
      Si Wes Anderson avait été musicien, il aurait pu jouer dans des groupes anglais distingués comme The Monochrome Set, le Jazz Butcher ou The Cleaners From Venus. Il a opté pour le cinéma. Voilà maintenant qu’il le regrette. Qu’il veuille faire des journaux, cela en dit long sur lui, dont on sent depuis quelques temps qu’il cherche à sortir des pièges posés par son œuvre.
      Cela en dit surtout long sur le journalisme. Car Wes Anderson a toujours su recouvrir d’une sorte de chic des zones de notre paysage collectif totalement fossilisées : il a filmé des hôtels middle Europa comme on n’en trouve plus nulle part. Il a filmé des scouts. Il a mis en scène des gens assez riches pour voyager loin avec tout un assortiment de malles siglées, avec porteurs afférents. Il a même filmé des tennismen dépressifs (quand tout le monde sait qu’ils ont été remplacés par des Ranxerox sans états d’âmes). The French Dispatch est joli mais moins inoffensif qu’on ne le croit. C’est un cercueil. C’est l’impeccable adieu à une certaine idée de la presse. Au moins lui fallait-il un Wes Anderson pour pouvoir dire que, ici comme ailleurs, elle n’a plus lieu.
      Philippe Azoury
      Journaliste, Rédacteur en chef culture de Vanity Fair, enseignant à l’ECAL (Lausanne)

      #presse #journalisme

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Wes_Anderson

    • Il met en scène Léa Seydoux et Benicio del Toro. Ce dernier est un artiste peintre, façon ogre à la Rodin, enfermé en psychiatrie pour des siècles. Léa Seydoux est sa gardienne, sorte de louve autoritaire tout droit sortie d’un porno concentrationnaire sinon d’un film « rétro » comme on disait dans les années 1970 quand Portier de nuit fabriquait des fantaisies SM louches autour des camps.

      Beau révisionnisme historique masculiniste, voici Rodin en psychiatrie à la place de Camille Claudel et Camille Claudel en gardinenne de geôle sexualisé en BDSM via la venus à la fourrure.
      Bel effort de Philippe Azoury pour glorifié ce réalisateur de pub et lui faire la courte echelle sur les cadavres des femmes artistes. Je souligne aussi l’usage de l’expression « Ogre » souvent utiliser pour dissimulé les violeurs mais ici pour ce simili Rodin on ne saura pas...

      #invisibilisation #historicisation #excision_symbolique #révisionnisme #male_gaze #camille_claudel #ogre #fraternité #hagiographie

  • Off investigation : l’enquête vidéo pour conviction, Macron en ligne de mire
    Par Steven Jambot | Simon Decreuze - Atelier des médias
    https://www.rfi.fr/fr/podcasts/atelier-des-m%C3%A9dias/20211113-off-investigation-l-enqu%C3%AAte-vid%C3%A9o-pour-conviction-macron-en-l

    Après que plusieurs chaînes de télévisions ont refusé ses propositions d’enquêtes sur le quinquennat d’Emmanuel Macron, le journaliste Jean-Baptiste Rivoire a choisi de lancer un média, Off Investigation.

    Jean-Baptiste Rivoire, ex-grand reporter à l’agence CAPA, ex-rédacteur en chef adjoint de l’émission Spécial investigation sur Canal+ (2009-2016), est l’invité de L’atelier des médias pour présenter son site d’information indépendant : Off investigation.

    Entouré d’une équipe de journalistes, il lance une campagne de financement participatif sur Kisskissbankbank pour produire une série documentaire en 9 épisodes consacrée aux parts d’ombre d’Emmanuel Macron et son action à la tête de l’État. Diffusé par Blast, le premier épisode approche le million de vues.

    Dans un entretien de plus de quarante minutes, Jean-Baptiste Rivoire expose les ambitions et les convictions de ce site d’enquêtes vidéo. Il est aussi question de l’investigation dans le paysage audiovisuel français et des pressions que l’exécutif et les oligarques exercent sur les médias dans l’Hexagone. (...)

  • Griechenland: Was und wie darf Journalismus fragen?
    https://www.heise.de/tp/features/Griechenland-Was-und-wie-darf-Journalismus-fragen-6266178.html

    13.11.2021 von Wassilis Aswestopoulos - Ist die Presse nun „vierte Gewalt“, oder soll sie Politiker lieber nach ihrer Leibspeise fragen?

    Eklat bei Pressekonferenz: Wer über Pushbacks reden will, beleidigt angeblich das griechische Volk. Eine niederländische Journalistin bekommt dafür einen Shitstorm der Extraklasse

    In Griechenland wird aktuell über die Frage diskutiert, was Journalismus darf - und was nicht. Wichtigster Anlass dafür ist eine harsche Frage, welche die niederländische Journalistin Ingeborg Beugel am Dienstagabend bei einer gemeinsamen Pressekonferenz von Premierminister Kyriakos Mitsotakis und dessen niederländischen Amtskollegen Mark Rutte stellte. Mitsotakis antworte harsch und wütend. Der Vorfall war internationalen Agenturen und Medien eine Nachricht wert.

    In Griechenland selbst führte er zu einem sexistischen Shitstorm griechischer Kollegen gegen Beugel. Das International Press Institute verurteilt „Versuche, eine niederländische Journalistin zu beleidigen und deren Arbeit zu diskreditieren“. Beugel wurde in regierungsnahen Medien als „türkische Agentin“ gebrandmarkt.
    Der Premier und die direkte Frage

    Bei Staatsbesuchen im Amtssitz des Premierministers herrscht folgendes Procedere: Die beiden Staatschefs stellen sich nach einer kurzen Einlassung den Fragen ausgewählter Journalisten. Die meisten Fragemöglichkeiten erhalten einheimische Medien und internationale Agenturen. Unter den Journalisten, die für Medien des Gastlandes arbeiten, wird ebenfalls ein Vertreter ausgelost, wenn es mehr als einen für den Besuch akkreditierten Journalisten gibt. Beugel war nicht über die griechischen Institutionen, sondern vielmehr über die niederländische Botschaft akkreditiert worden.

    Die Pressekonferenz wurde live im Fernsehen übertragen und auf den Kanälen des Premierministers im Internet geteilt. Der aktuelle Vorfall ist auf dem offiziellen Youtube Kanal von Premier Mitsotakis abrufbar. Beugel, mit einem auffälligen großen Hut und farblich passender Maske gekleidet, stellt ihre Frage ab Minute 20.30.

    Sie vertritt ihr Anliegen forsch und durchaus aggressiv. Sie fordert beide Regierungschefs indirekt auf, nicht mehr über die Pushbacks an der griechisch-türkischen Grenze und die Zustände in den griechischen Lager zu lügen, „wann hören sie endlich auf zu lügen?“. Die mehrteilige Frage ist gespickt mit Vorwürfen, in denen das Lügen der Politiker als „narzisstischer Missbrauch“ gebrandmarkt wird.

    Beugel fragt auch, warum sich Griechenland den schwarzen Peter zuschieben lasse, und nicht selbst offensiv die EU zu mehr Solidarität für Geflüchtete dränge und auf Umverteilung der Menschen poche. An Rutte gerichtet fragte sie, warum dieser sich weigere, den niederländischen Gemeinden, die Flüchtlinge aufnehmen wollen, die Erlaubnis dafür zu erteilen.

    Mitsotakis reagiert sofort gereizt. Er meint, dass er die in den Niederlanden geübte, in Griechenland jedoch unbekannte Praxis der „direkten Frage“ respektiere, aber er „akzeptiere nicht, dass Sie in diesem Amtssitz mich und das griechische Volk beleidigen, und Anschuldigungen und Ausdrücke benutzen, die nicht mit Fakten belegbar sind“.

    Mitsotakis ließ sich also provozieren und redete sich in Rage. In der Folge fuhr er die Journalistin heftig an: „Waren Sie auf Samos?“. Beugel antwortete: „Ja ich war auf Samos.“ Mitsotakis schrie, „Nein, Sie waren nicht auf Samos!“ Es entwickelte sich ein scharfer, kurzer Dialog, den Mitsotakis abbrach, indem er der Journalistin das Wort entzog.

    Tatsächlich war Beugel mit Erlaubnis der Regierung und von einem Regierungsvertreter geführt, eine der ersten Journalistinnen, welche Einblick in das neue, gefängnisartige Lager bekam. Sie veröffentlichte dazu im Mai einen kritischen Artikel. Mitsotakis‘ Aussagen während der Pressekonferenz widersprachen in mehreren Fällen den Fakten.

    So bestritt er, dass die griechische Wasserschutzpolizei jemals an Pushbacks beteiligt gewesen sei. Tatsächlich aber hat die Europaabgeordnete der Nea Dimokratia, Maria Spyraki, bereits im Juni 2017 eine derartige Praxis in einer parlamentarischen Anfrage im Europaparlament zur Sprache gebracht. Damals war Mitsotakis Oppositionsführer. 2018 wiederholte Miltiadis Varvitsiotis, seinerzeit Schattenminister von Mitsotakis für Migration, heute stellvertretender Minister im Außenministerium, die Anschuldigung, dass Griechenlands Küstenwache Pushbacks praktiziere, im Parlament.

    Heute sieht Mitsotakis allein in der Frage nach Pushbacks, die jedoch sein amtierender Migrationsminister Notis Mitarachi laut einem Bericht der staatlichen Nachrichtenagentur untersuchen lassen will, eine Beleidigung des griechischen Volkes. Allerdings verlangt auch die EU-Kommission Aufklärung und hält für Athen vorgesehene Geldmittel zur Finanzierung des Etats des griechischen Migrationsministeriums vorerst zurück.
    Das Privatleben der Journalistin wird durchleuchtet

    All dies hindert griechische Medien nicht daran, der seit mehr als drei Jahrzehnten in Griechenland lebenden Beugel allein wegen der Frage nach Pushbacks vorzuwerfen, sie betreibe „türkische Propaganda“. Über Twitter wiederholte der Anchorman des Senders ANT1, Herausgeber der Zeitung Real News und Leiter der Radiostation Real News, Nikos Chatzinikolaou, diese Anschuldigung.

    Chatzinikolaou, bis zum Januar 2021 Vorsitzender des griechischen Verlegerverbands, lieferte sich auf sozialen Medien mit Usern, die ihm widersprachen, mit Schimpfwörtern und Fäkalsprache gespickte Duelle. In der Hauptnachrichtensendung von SKAI TV ließ sich Sia Kossioni, zufällig mit dem Neffen des Premiers, Kostas Bakoyiannis verheiratet, mit einem Kommentator darüber aus, dass Mitsotakis zu sanft auf die Äußerungen von Beugel reagiert habe.

    Bakoyiannis ist ebenso zufällig Bürgermeister von Athen. Die griechische Medienwelt sieht hier keine mögliche Befangenheit oder Interessenkonflikte bei Kossioni. Giannis Pretenderis sprach als Kommentator in den Nachrichten des Senders MegaTV Beugel die Berechtigung, sich Journalistin zu nennen, ab. Chatzinikolaou empfahl Beugel, doch mal Journalismus zu studieren. Die Kommentatoren konstatierten, dass Beugel befangen sei, weil sie im vergangenen Sommer festgenommen wurde, weil ihr vorgeworfen wurde, einem „illegalen Migranten“ Obdach geboten zu haben.

    Dementsprechend läuft aktuell noch ein Strafverfahren gegen die Journalistin. Beim „illegalen Migranten“ handelte es sich um einen zunächst abgelehnten Asylbewerber, der sich zum Zeitpunkt der Festnahme im Widerspruchsverfahren befand. Dieses soll nach Angaben von Beugel vor zwei Wochen mit einem positiven Asylbescheid abgeschlossen worden sein.

    Die Boulevardpresse in Griechenland dichtet der Journalistin eine Beziehung mit dem erheblich jüngeren Asylbewerber an. Nachbarn werden zitiert, die behaupten, dass Beugel ihre Hunde von Asylbewerbern ausführen lasse. Der Bürgermeister der Insel Hydra, wo Beugel eine Zweitwohnung besitzt, zeigte die Journalistin an. Denn er sah sich beleidigt, weil Beugel in einem Interview nach der Pressekonferenz von die Hälfte der Inselbewohner als Anhänger der ultrarechten „Goldenen Morgenröte“ bezeichnet habe.

    Die Syriza-Opposition und die ihr nahestehende Presse erhebt dagegen die niederländische Journalistin zur Ikone. Dabei wird verschwiegen, dass es auch unter der Syriza-Regierung vielfach Anschuldigungen wegen Pushbacks an der Grenze gegeben hatte. Beugels auffälliger Hut wird von Anhängern von Syriza als Symbol gefeiert.

    Erst mit einigen Tagen Abstand rückt eine weitere Frage in den Vordergrund: Was meinte Mitsotakis mit den „direkten Fragen“, die er von griechischen Journalisten nicht gewohnt sei? Diese Frage brachte unter anderen der sozialdemokratische Politiker Kostas Skandalidis anlässlich eines Antrags der Opposition auf einen Untersuchungsausschuss ins griechische Parlament ein.

    Wenn Spitzenpolitiker lieber nach ihrer Lieblingsspeise gefragt werden

    Der Antrag wurde, wie in der reformierten Verfassung vorgesehen, mit den Stimmen von mehr als zwei Fünfteln der Abgeordneten angenommen. Der Untersuchungsausschuss soll dem Vorwurf nachgehen, dass die Regierung von Mitsotakis mit staatlichen Geldern die Meinung und Berichterstattung der Medien beeinflusse. Ein Umstand, der ebenso wie die am Donnerstag im Parlament verabschiedeten Gesetze zur Strafverfolgung von Nachrichten, die von der Regierung als „Fake News“ eingestuft werden, auch die Kommission in Brüssel beschäftigt.

    Eigentlich müssten sich die einheimischen Journalisten ihrerseits beleidigt fühlen. Räumt doch der Premier ein, dass er von ihnen eher mit Samthandschuhen angefasst wird. Nikos Chatzinikolaou hatte jedenfalls in einem politischen Interview Mitsotakis ungerührt nach eher belanglosen Themen wie dessen Lieblingsspeise gefragt. Es sind gefüllte Weinblätter, in Griechenland Dolmadakia genannt. Dem früheren Ppräsidenten des Verlegerverbands verpassten die Griechen daher den Spitznamen „Dolmadakias“.

    #Grèce #journalisme #réfugiés #liberté_de_la_presse

  • Dutch journalist Ingeborg Beugel arrested for “facilitating residence” to asylum seeker
    https://www.keeptalkinggreece.com/2021/06/22/dutch-journalist-ingeborg-beggel-arrest

    June 22, 2021 - Dutch journalist Ingeborg Beugel is being prosecuted for “facilitating illegal residence to an asylum seeker.” She provided accommodation in her home on the island of Hydra to an Afghan man, whose asylum application in ongoing.

    Police arrested the 61-year-old Dutch journalist Ingeborg Beugel on Sunday, June 13, on charges of hosting the 23-year-old man from Afghanistan, Freydun, an asylum seeker.

    She was charged according to a forgotten and problematic ruling from 1991 and for “facilitating the illegal residence of a third country national.”

    She was taken to the police station of Hydra and from there in handcuffs to the Court in Piraeus. she was given a three-day deadline for her deposition.

    The offenses can punish her with at least one year in prison and a fine of at least 5,000 euros – or double if the goal is for profit.

    Arrested was also the man from Afghanistan, who was transferred to police station in a Piraeus suburb and then was set free two hours later.

    The Dutch journalist met the Afghan asylum seeker and his dog in the camp in Malakasa in December 2018 while she was filming for a documentary the economic crisis and the migration issue. He helped her with translations and when the living conditions in the camp became unbearable for him and his dog, she started hosting him.

    Daily efimerida ton syntakton that has the story notes that some on the island did not favor the new guest and in the end someone also denounced her to police.

    Beugel has been living on Hydra for the last 40 years, is correspondent for several Dutch media. She calls Freyun “my adopted son.”

    Her lawyer who got knowledge of the case file said that there were “several anonymous denouncements” against his client. Police was pressing the asylum seeker to find out whether she was giving him money.

    PS this country is getting more and more miserable and undemocratic.

    #Gèce #réfugiés #journalisme

  • #Fibromyalgie : La douleur impensée, un livre de #Joelle_Palmieri
    Une recension d’Anne-Marie Dufresne, pour TRADFEM
    https://tradfem.wordpress.com/2021/11/08/fibromyalgie-la-douleur-impensee-de-joelle-pamieri

    L’auteure madame Palmieri, nous convie à la suivre dans son parcours de victime de cette maladie chronique qu’est la fibromyalgie. Un véritable chemin semé d’embuches avec des périodes de répits et des moments de rechutes épuisants et surtout déstabilisants. Elle aborde l’analyse des causes, les facteurs aggravants, le travail des intervenants issus de la médecine traditionnelle et la médecine non-traditionnelle. En tant que féministe elle a choisi un éclairage féministe pour traiter de ce sujet puisqu’elle relève que plus de 80% des cas diagnostiqués le sont pour des femmes.

    La première partie du livre aborde l’histoire de l’auteure sur le plan familial, psychologique et sociale. Elle présente les différentes thérapies qu’elle a suivi auprès des différents intervenants qui offrent des soins pour soulager les maux qu’elle éprouve. Cette partie nous permet d’apprécier l’étendue des tentatives qu’elle a faites pour tenter de trouver un soulagement mais aussi, comprendre l’origine et les causes de la « douleur impensée ».

  • « Y a-t-il une vie avant la mort ? » Les Refroidis - L’insomniaque
    http://www.insomniaqueediteur.com/publications/les-refroidis

    « Y a-t-il une vie avant la mort ? » C’est la question que pose, en seize dessins cocasses et percutants, le grand caricaturiste Jossot dans ce fascicule un tantinet macabre. Et force est de constater que la réponse n’allait déjà pas de soi dans la société fraîchement capitaliste de la « Belle Époque », qui n’était belle que pour les nantis.
    Parue en 1904 dans l’hebdomadaire satirique L’Assiette au Beurre, cette variante moderne et facétieuse de la danse macabre confronte le lecteur à son propre néant et brocarde l’inanité de la simple survie, aussi piètre que dérisoire. Ennemi déclaré de ce qu’est devenue la société européenne, #Jossot, alors au sommet de son art et de sa renommée, dote ses squelet­tes grotesques de gestes et de l’usage de la parole pour mieux railler l’étroitesse d’esprit et le conformisme docile des pseudo-vivants.
    Ce petit chef-d’œuvre d’humour noir et de #poésie absurde n’a certes rien perdu de sa pertinence, à présent que la liberté ressemble de plus en plus à un fantôme et que la joie de vivre est devenue un délit.

    • lien vers l’asso francophone
      https://echap.eu.org

      Nous avons publié et nous maintenons à jour des guides pour aider les personnes victimes de violences à se protéger d’utilisations abusives de la technologie.

      Guides généraux
      Guide : Se déconnecter de son ex-partenaire
      Guide : Stratégies de mots de passe
      Guides sur la sécurité de comptes en ligne :
      Vérifier les accès à son compte Google
      Guide de confidentialité pour WhatsApp
      Guide de confidentialité et de sécurité pour Instagram
      Guide de confidentialité et de sécurité pour Twitter
      Guide de sécurité pour Facebook
      Guides sur la sécurité d’appareils informatiques :
      Identifier des signes de la présence d’un logiciel espion sur Android
      Vérifier les informations partagées sur un téléphone Android
      Guide de sécurité pour iPhone

      Le contenu de ces guides est distribué sous licence Creative Common BY-NC-SA. L’identité graphique de Echap ainsi que les guides sous format PDF sont distribués sous licence Creative Common BY-NC-ND.
      Ressources externes

      Vous trouverez également des ressources pertinentes sur les sites web suivants :

      En français :
      Par le centre Hubertine Auclert (centre francilien pour l’égalité femmes-hommes)
      Le rapport sur les cyber-violences conjugales (2018)
      Le guide Aider les femmes à être en sécurité en ligne (sur Facebook)
      Le guide de protection numérique
      Le ressources du collectif Féministes contre le cyber-harcèlement
      Les ressources contre le stalking de l’association Protects
      Des listes d’organisations travaillant sur les violences conjugales sont disponibles sur le site Solidarité Femmes et sur la page d’orientation du centre Hubertine Auclert pour la région parisienne
      En anglais :
      Resources from the Clinic to End Tech Abuse
      Women’s Technology Safety and Privacy Toolkit by Technology Safety Australia

    • voir aussi:
      International Womens Media Foundation (#IWMF)

      Safety Training: Online Abuse and Harassment
      https://www.iwmf.org/programs/online-harassment

      Know Your Trolls

      About This Course

      Welcome to this course on online harassment developed by the IWMF, digital security experts, journalists, and online education experts who collaborated during workshops and sprints to co-create it. The goal of this course is to help journalists identify the abuse they are receiving online and who may be behind it as well as offer some key strategies that may help journalists to be better prepared.

      https://learn.totem-project.org/courses/course-v1:IWMF+IWMF_OH_EN+001/about

      Keep it Private

      About This Course

      Welcome to this course about online privacy for journalists developed by the IWMF, digital security experts, journalists, and online education experts who collaborated during workshops to co-create it. The goal of this course is to get journalists thinking about privacy and the information they share online. Journalists face the difficult task of needing to have an online presence while trying to protect themselves from being harassed and attacked online. This course will provide them with practical tips on how to better protect themselves and their families.

      https://learn.totem-project.org/courses/course-v1:IWMF+IWMF_KP_EN+001/about

      #online_harassment #online_abuse #digital_security #online_course #safety_training #journalism #privacy

    • SaferNet (Spanish)
      https://new.safernet.org.br/#

      About SaferNet

      SaferNet Brazil is a non-profit organization, that provides nationwide services in Brazil, without political, religious or racial party. Founded on December 20, 2005 by a group of computer scientists, professors, researchers and law graduates, the organization started to put into practice research and social projects to fight crimes and violations of the Human Rights on the Internet.

      At that time, it was urgently necessary to provide an effective, consistent and lasting response to the serious problems related to the misuse of the Internet: the practise of crimes and violations against human rights. Solicitation, production and large-scale dissemination of images related to child sexual abuse, racism, neo-nazism, religious intolerance, homophobia, incitement to crimes against life and cruelty against animals are examples of cyber crimes witnessed on the Internet.

      However, Brazil has a lack of concrete policies and actions that could help to cope with these complex matter, which involves economic, social and cultural factors, with implications in the fields of ethics, morality, education, health, law, public safety, science and technology.

      Once SaferNet Brazil was established, the organization became a national reference in the struggle against crimes and violations of human rights on the Internet and has been strengthened due to the national and international capacity for mobilization, the production of content and technology for the struggle against cyber crimes and the co-operation agreements signed with government institutions such as the Federal Public Ministry.

      Through the dialogue, SaferNet Brazil leads the search of solutions together with the Civil Society, the Internet Industry, the Federal Government, the Federal Public Ministry, the National Congress and Police authorities.

      Our goal is to transform the Internet in a responsible and ethical environment, that allows children, youngsters and adults to create, develop and build social relationships, knowledge and citizenship in a safe manner.

      We count on you to build a safer cyber world!

      http://www.safernet.org.br/site/node/2686

  • Les #immigrés rapportent davantage à l’Etat que ce qu’ils ne coûtent, selon l’OCDE – Libération
    https://www.liberation.fr/societe/les-immigres-rapportent-davantage-a-letat-que-ce-quils-ne-coutent-selon-l
    https://www.liberation.fr/resizer/6iI4ptOQoVvrlxrn5i9MSUCsN2w=/1200x630/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/7ZSB6BRVI5AVLOKKWL3WIR3RUQ.jpg

    D’ailleurs, le rapport détaille que « les gains les plus importants en matière de contribution budgétaire […] ont été relevés dans des pays qui ont attiré d’importants flux de migrants de travail, en particulier des migrants hautement qualifiés ». « La contribution est positive, mais ça pourrait être beaucoup plus positif », affirme Jean-Christophe Dumont. « La politique d’intégration, ce n’est pas une dépense, il faut voir ça comme un investissement. Avec un retour sur investissement. »

  • Violences policières : à Calais, Darmanin ment ! [Actions collectives] ⋅ #GISTI
    https://www.gisti.org/spip.php?article6690
    Interviewé par France 3 Hauts-de-France le 9 octobre 2021, le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, a déclaré :

    « […] Ce que je peux dire, c’est que malgré tous les procès d’intention qu’on fait aux forces de l’ordre, je constate que pas un policier et pas un gendarme sur la côte littoral n’a été poursuivi par la justice […] et j’aimerais qu’on les respecte et qu’on les soutienne plutôt qu’on les insulte surtout lorsque manifestement ce sont des mensonges […] »

    Il répondait à une question concernant le dernier rapport de Human Rights Watch, « Infliger la détresse. Le traitement dégradant des enfants et des adultes migrants dans le nord de la France » [2] qui met en évidence le #harcèlement_policier dont sont victimes les personnes migrantes dans le nord de la France.
    https://www.infomigrants.net/fr/tag/calais
    https://www.youtube.com/watch?v=EW773L0d2-I&t=229s


    le « premier flic de France » est un menteur et All Cops Are bastards
    #violences_policières #Calais

    • France : #Traitement_dégradant des migrants dans la région de Calais

      Une stratégie de détresse infligée aux enfants et aux adultes

      Les autorités françaises soumettent régulièrement les adultes et les enfants migrants vivant dans des campements de fortune dans la région de Calais à des traitements dégradants, conclut Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. Cinq ans après la démolition par les autorités françaises du vaste camp de migrants souvent surnommé « la Jungle », plus d’un millier de personnes vivent dans des campements dans et aux alentours de la ville.

      Le rapport de 86 pages, intitulé « Enforced Misery : The Degrading Treatment of Migrant Children and Adults in Northern France » (« Infliger la détresse : Le traitement dégradant des enfants et adultes migrants dans le nord de la France »), documente les opérations répétées d’expulsion massive, le harcèlement policier quasi quotidien et les restrictions pesant sur la délivrance d’aide humanitaire et sur l’accès à cette aide. Les autorités mettent en œuvre ces pratiques abusives principalement dans le but de forcer les personnes à partir ailleurs, sans résoudre leur statut migratoire ni l’absence d‘abri et sans dissuader de nouvelles arrivées.

      « Rien ne peut justifier de soumettre des personnes à une humiliation et un harcèlement quotidiens », selon Bénédicte Jeannerod, directrice France de Human Rights Watch. « Si l’objectif est de décourager les migrants de se regrouper dans le nord de la France, ces politiques sont un échec flagrant, et entraînent de graves souffrances. »

      Human Rights Watch a mené des entretiens avec plus de 60 personnes migrantes, dont 40 se sont identifiées comme des enfants non accompagnés, à Calais et aux alentours, ainsi que dans la commune voisine de #Grande-Synthe, d’octobre à décembre 2020, puis de juin à juillet 2021. Human Rights Watch a également rencontré des responsables de la préfecture et du département du #Pas-de-Calais, ainsi que de la mairie de Grande-Synthe.

      Environ deux mille personnes, dont au moins 300 enfants non accompagnés, vivaient dans des campements à Calais et ses alentours à la mi-2021, d’après les associations humanitaires. Plusieurs centaines de personnes supplémentaires, dont de nombreuses familles avec enfants, étaient installées dans une forêt à Grande-Synthe, près de la ville de Dunkerque.

      Les actions de la #police visant à faire partir les adultes et enfants migrants de Calais et de Grande-Synthe n’ont pas découragé les nouvelles arrivées et ne semblent pas avoir réduit le nombre de traversées irrégulières de la Manche, qui ont battu des records en juillet et août. En revanche, ces pratiques policières ont infligé une détresse croissante aux personnes migrantes.

      « Quand la police arrive, nous avons cinq minutes pour sortir de la tente avant qu’elle ne détruise tout. Mais ce n’est pas possible, pour cinq personnes dont de jeunes enfants, de s’habiller en cinq minutes dans une tente », a indiqué une femme kurde d’Irak à Human Rights Watch en décembre 2020.

      Les policiers exigent très fréquemment des migrants qu’ils quittent temporairement le terrain sur lequel ils se trouvent pendant qu’ils confisquent – et souvent détruisent – les tentes, bâches et sacs de couchage que les gens n’ont pas réussi à emporter avec eux. Au cours de l’année 2020 et de la première moitié de 2021, la police a soumis la plupart des #campements de Calais à ces #expulsions de routine environ un jour sur deux. À Grande-Synthe, ces expulsions ont eu lieu une à deux fois par semaine.

      En 2020, la police a procédé à plus de 950 opérations routinières d’expulsion à Calais et au moins 90 expulsions de routine à Grande-Synthe, saisissant près de 5 000 tentes et bâches et des centaines de sacs de couchage et de couvertures, d’après Human Rights Observers (HRO), une association qui assure un suivi régulier des expulsions de ces campements par la police.

      La police expulse aussi régulièrement tous les occupants d’un campement, prétendant qu’il s’agit d’opérations de « mise à l’abri ». Mais l’abri n’est fourni que pour quelques jours. De plus, les autorités procédant à ces expulsions collectives n’assurent pas efficacement l’identification des enfants non accompagnés et ne prennent pas de mesures spécifiques pour les protéger.

      Du fait de ces #tactiques, les enfants et les adultes sont constamment en alerte et concentrés sur leur survie au jour le jour. Beaucoup sont hagards, en manque de sommeil et, comme l’a observé l’institution française de la Défenseure des droits en septembre 2020, « dans un état d’#épuisement physique et mental ».

      Les autorités font par ailleurs peser des restrictions légales et pratiques sur la délivrance d’#aide_humanitaire et sur l’accès à cette aide. Des arrêtés municipaux interdisent la #distribution_de_nourriture et d’#eau par les associations humanitaires dans le centre-ville de Calais. Les sites où une assistance est fournie par l’État sont souvent déplacés ; ou bien l’aide est distribuée en même temps que les expulsions.

      Les services des autorités ne répondent pas aux besoins des femmes et des filles. Les campements de fortune à Calais ne disposent pas de toilettes séparées pour les femmes et il n’y a pas de toilettes à Grande-Synthe. Les #toilettes existantes ne sont par ailleurs pas correctement éclairées, exposant les #femmes et les #filles à des risques particuliers. Toutes les personnes vivant dans les campements manquent d’eau en raison des difficultés pour y accéder, mais cela pose des problèmes particuliers aux femmes et aux filles lors de leurs #menstruations.

      L’#hébergement_d’urgence, en France, est en principe accessible à toute personne en ayant besoin, mais le système est débordé. Les hébergements d’urgence à Calais sont souvent complets et encore plus limités à Grande-Synthe. L’hébergement d’urgence est habituellement limité à quelques nuits, même pour les familles avec de jeunes enfants. Il existe un système distinct d’#accueil_d’urgence pour les #mineurs_non_accompagnés, mais il est également souvent complet ou presque, et de nombreux enfants s’en voient refusé l’accès.

      Les policiers ont par ailleurs harcelé des bénévoles de HRO, d’Utopia 56 et d’autres associations non gouvernementales qui observent la police lors des expulsions. Certains policiers ont déclaré à tort aux observateurs qu’ils ne pouvaient pas filmer leurs opérations, les menaçant d’arrestation.

      Ces #pratiques_abusives contribuent à une politique de #dissuasion par laquelle les autorités cherchent à éliminer ou éviter tout ce qui, à leurs yeux, attire les migrants dans le nord de la France ou encourage l’établissement de campements. Cette approche ne tient pas compte de la réalité, à savoir que le réel attrait de cette côte est sa proximité avec le Royaume-Uni, situé à seulement 30 km au niveau du pas de Calais.

      « Les exilés ne voyagent pas jusqu’au nord de la France parce qu’ils ont entendu dire qu’ils pourraient y camper dans les bois ou dormir sous un pont. Ils ne viennent pas parce que des associations distribuent un peu d’eau et de nourriture. Ils viennent parce que c’est là que se trouve la frontière », a expliqué Charlotte Kwantes, coordonnatrice nationale d’Utopia 56.

      La fin de la période de transition du Brexit implique que le Royaume-Uni ne peut plus renvoyer la plupart des demandeurs d’asile adultes vers la France sans avoir préalablement examiné leur demande d’asile. Le gouvernement britannique a également cessé d’accepter de nouvelles demandes de transfert au nom du regroupement familial, qui était en pratique la seule option légale permettant aux enfants non accompagnés d’entrer au Royaume-Uni.

      Les préfets du Pas-de-Calais et du Nord, départements où se situent Calais et Grande-Synthe, devraient mettre fin aux #expulsions_répétées des campements de migrants et cesser de saisir les biens des personnes, a déclaré Human Rights Watch. Les préfectures devraient travailler de concert avec les autorités départementales pour assurer des solutions alternatives d’hébergement à même de permettre aux personnes de se poser et de les aider à faire des choix éclairés, comme demander l’asile ou un autre statut en France ou ailleurs, ou bien repartir dans leur pays d’origine.

      Les autorités françaises de protection de l’enfance devaient faire davantage pour informer les enfants non accompagnés au sujet des options qui s’offrent à eux, notamment intégrer le système d’aide sociale à l’enfance, leur permettant d’accéder à un statut légal à leur majorité.

      L’Union européenne devrait mettre en place un système de partage des responsabilités entre ses États membres qui évite de faire peser une pression excessive sur les pays de première arrivée et les pays de destination les plus prisés, et qui tienne dûment compte des liens familiaux et sociaux, ainsi que des préférences individuelles des demandeurs d’asile.

      Le gouvernement britannique devrait mettre en place des moyens sûrs et légaux permettant aux personnes migrantes de se rendre au Royaume-Uni afin de demander refuge, d’être réunies avec les membres de leur famille, de travailler ou d’étudier.

      « Les autorités françaises devraient renoncer à leur stratégie défaillante à l’égard des migrants », conclut Bénédicte Jeannerod. « Il est nécessaire qu’elles adoptent une nouvelle approche pour aider les gens, au lieu de constamment les harceler et leur infliger des abus. »

      https://www.hrw.org/fr/news/2021/10/07/france-traitement-degradant-des-migrants-dans-la-region-de-calais

      #rapport #HRW #points_de_fixation

    • merci @cdb_77
      https://www.hrw.org/fr/news/2021/10/14/le-deni-par-le-ministre-francais-de-linterieur-des-abus-policiers-contre-les
      https://twitter.com/MichaelBochenek/status/1446130172126654466

      Le harcèlement systématique et les restrictions d’accès à l’aide humanitaire que les autorités françaises font subir aux migrants n’empêchent pas les nouvelles arrivées, mais provoquent une grande détresse.

      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1446129388735500288/pu/vid/720x720/0FaLXNbE9O8_G1DV.mp4

  • Voici ce qu’il se passe réellement avant et pendant une émission de “débat” - FRUSTRATION
    https://www.frustrationmagazine.fr/emission-debat-coulisses

    Pourquoi de telles énormités sociales dans l’organisation d’une émission de débats ou d’idées ? D’abord parce que plus personne ou presque ne réfléchit à ce que cela signifie d’organiser des débats télévisés sur des sujets de société. On enseigne aux étudiants en école de journalisme de rechercher des gens qui ont une “hauteur de vue”, sous-entendu bac+5, sous-entendu bien nés et qui ne subiront pas ce qu’ils prônent. On ne va quand même pas faire venir un smicard pour parler du niveau des salaires ? Non mais sans blague.