• LETTRE OUVERTE DE LA FIJ AU PREMIER MINISTRE ISRAÉLIEN
    Le 17 novembre 2018
    https://www.facebook.com/1257079677/posts/10217334653339128

    Copies à
    M. Antonio Guterrez, Secrétaire général des Nations Unies
    Mme Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO

    RAMALLAH/JÉRUSALEM

    Réunie en Comité exécutif à Ramallah (Palestine), la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ), première organisation mondiale représentant 600.000 journalistes dans 146 pays du monde, a organisé une action de solidarité samedi 17 novembre à 12 heures, envers les journalistes palestiniens et son affilié le Palestinian Journalists Syndicate (PJS).
    Après avoir répondu à la presse durant quelques minutes, les dirigeants mondiaux de la FIJ et quelques journalistes palestiniens ont défilé pacifiquement sur plusieurs centaines de mètres dans la rue, vers le checkpoint Qalandia. A environ cent mètres de ce point important d’entrée de Jérusalem, l’armée israélienne, sans aucune sommation et sans aucune discussion, a lancé une dizaine de tirs de grenades lacrymogènes vers le cortège, blessant au passage à l’épaule l’un des membres du comité exécutif de la FIJ et menant plusieurs autres jusqu’à l’étouffement. Sans esprit belliqueux et toujours en Territoire palestinien, la délégation de la FIJ a rebroussé chemin, tentant d’échapper aux gaz israéliens.

    La FIJ exige urgemment du Premier ministre israélien des réponses après ces agressions physiques, à ces atteintes à la liberté d’expression et à la liberté de mouvement.

    Aucun état démocratique digne de ce nom ne peut agir ainsi.

    Fondée en 1926, la Fédération internationale des journalistes condamne fermement le gouvernement israélien après ces attaques militaires et exige des explications.

    La FIJ exhorte enfin le Premier ministre à reconnaître la qualité de journalistes aux membres de la Fédération, détenteurs de la carte de presse internationale, la seule accréditation internationale reconnue dans 145 pays du monde. Sauf en Israël.

    A Ramallah, le samedi 17 novembre 2018.

    #Palestine #Journalistes #FIJ


  • « Gilets jaunes » : une vingtaine de photoreporters et #journalistes indépendants vont porter plainte pour des « #violences » de la police
    https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/info-franceinfo-gilets-jaunes-une-vingtaine-de-photoreporters-et-journa

    L’IGPN (l’Inspection générale de la #police nationale) « est d’ores et déjà saisie d’un grand nombre de plaintes », précise la lettre de Jérémie Assous. « A ces plaintes, s’ajouteront celles de ceux qui ont décidé de me confier la défense de leurs droits avec le soutien de l’UPP (Union des photographes professionnels), du SNJ (Syndicat national des journalistes), de RSF, de la CGT et de FO qui se constitueront parties civiles ». 

    Interpellé justement par le SNJ sur le sujet, le ministère de l’Intérieur avait précisé le 11 décembre dans un communiqué qu’"aucune consigne n’a été adressée aux forces de l’ordre qui aurait eu pour effet de limiter l’exercice de la presse". « Si des journalistes ont eu à souffrir de l’emploi de la force par des unités de police ou de gendarmerie, il invite ceux-ci à déposer plainte au plus vite ou à procéder à un signalement sur la plateforme internet de l’inspection générale de la police nationale prévue à cet effet », rappelait le communiqué. C’est désormais chose faite.


  • Revealed : Google’s ’two-tier’ workforce training document
    https://www.theguardian.com/technology/2018/dec/11/google-tvc-full-time-employees-training-document

    Exclusive : internal document shows how Google employees are trained to treat temps, vendors and contractors Google staff are instructed not to reward certain workers with perks like T-shirts, invite them to all-hands meetings, or allow them to engage in professional development training, an internal training document seen by the Guardian reveals. The guide instructs Google employees on the ins and outs of interacting with its tens of thousands of temps, vendors and contractors – a class (...)

    #Google #travail #journalisme #surveillance #travailleurs #discrimination

    https://i.guim.co.uk/img/media/0bbbd5584385eba24f16d9e96a94dd50c3327e9e/0_41_3874_2325/master/3874.jpg


  • Exposition Miró au Grand Palais : quelque rayon de pur soleil

    https://www.en-attendant-nadeau.fr/2018/12/12/miro-rayon-pur-soleil

    Dans une remarquable exposition du Grand Palais, près de 150 œuvres cardinales – peintures, céramiques, bronzes – mettent en évidence l’inventivité et la générosité du très grand créateur catalan Joan Miró (1893-1983). Hardi, intrépide, aventureux, Miró a affirmé : « Les gens comprendront de mieux en mieux que j’ouvrais des portes sur un autre avenir, contre toutes les idées fausses, contre tous les fanatismes. »

    #Miró. Grand Palais. 3 octobre 2018-4 février 2019
    Catalogue officiel de l’exposition. RMN-Grand Palais, 304 p., 45 €

    Ainsi, Jean-Louis Prat, historien de l’art, ami de Miró, membre du comité de la Fondation Maeght de 1969 à 2004, dirige cette belle exposition. Il a rassemblé des œuvres bien choisies, découvertes dans de grands musées internationaux et dans des galeries privées. Ces œuvres rayonnent. Elles étonnent. Elles perturbent et réjouissent. Elles inquiètent. Ou bien elles donnent à sourire, parfois à rire. Il y aurait parfois chez Miró une gravité ironique, un humour tragique.

    #art #peinture #Joan_Miro


  • Stéphane est incarcéré à Valence depuis samedi.

    Il s’est fait agresser pendant la manif des #gilets_jaunes par un groupe de policiers en civils qui l’ont menacé avec une arme à feu. Il s’est défendu comme il a pu et a rejoint la manif plus tard, choqué, mais a continué la marche. Quelques heures plus tard, un groupe de policiers lui tombent dessus, il est plaqué au sol, tabassé et embarqué. Accusé d’avoir frappé un responsable des « forces de l’ordre » il se retrouve en préventive jusqu’au 26 décembre. Il risque jusque 3 ans de prison. Parmi bien d’autres choses il a contribué à Irrintzina (http://www.irrintzina-le-film.com), fait circuler dans la Drôme L’intérêt général et moi ...

    Ses proches de Saillans (26) mettent en place une caisse de soutien pour les frais à venir (avocat, prison, amende, aller-retours à Valence, billet d’avion pour la maman d’Angela sa compagne pour s’occuper de Gaitana leur fille) www.lepotcommun.fr/pot/9gtvmf7o
    Et la chose la plus simple et qui peut lui faire du bien pour le moral, en soutien concret, c’est aussi, de lui envoyer des lettres, des courriers, des pensées, à l’adresse ci-contre : Stéphane Trouille / Centre Pénitencier de Valence / Chemin Joseph Astier / 26 000 VALENCE. Il y aura la censure, ce qui n’empêche pas le soutien.
    L’urgence c’est aussi de collecter témoignages, photos, vidéos de la journée de samedi... de l’action, des échanges, des violences au Plateau des couleurs, ainsi que des arrestations dans la marche pour le climat. Pour envoyer vos témoignages : temoignages.8.12@protonmail.com
    Faites tourner aux amis, à la famille, en ces temps troublés faites vivre l’entraide !

    https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10217862308526784&set=a.1911329740356&type=3&theater

    Et ici :
    https://twitter.com/ValKphotos/status/1072996377670627334

    #Stéphane_Trouille #police #journalisme #presse #violences_policières #arrestation #France

    ping @davduf



  • L’improbable État de la #justice_climatique

    Faut-il compter sur les gouvernements nationaux pour sauver le climat ? Un État peut-il être capitaliste et écologiste ? Pour #Geoff_Mann et #Joel_Wainwright, l’appel à cette solution manque de réalisme, et d’autres formes de lutte contre le réchauffement climatique doivent être envisagées.


    https://laviedesidees.fr/L-improbable-Etat-de-la-justice-climatique.html
    #climat #changement_climatique #luttes #résistance


  • « Si l’on ne s’amuse pas, on crève » - magnifique extrait d’entretien de Cassavetes, traversé de part en part par la question économique, qu’on voit in vivo se heurter contre son corps, son énergie
    https://twitter.com/Inafr_officiel/status/1071816494416257024

    Extrait de Cinéaste de notre temps, par André S. Labarthe et Hubert Knapp.
    https://www.youtube.com/watch?v=oGJiWcSwVwQ

    #cinéma #économie #John_Cassavetes #vidéo


  • The Best #christmas Decorating Ideas for Your Blog
    https://hackernoon.com/the-best-christmas-decorating-ideas-for-your-blog-6bd0d8c2dc69?source=rs

    Time flies so fast, from this day on, the Christmas season starts for retailers all over the world.https://medium.com/media/168db7ca4765aba3b5f1897694196257/hrefPeople are busy and excited to decorate their streets and houses for the festive season. Houses, shops, street lights, cars — everything sparkles and shines. Have you ever thought of decorating your blog or website for this magical holiday? It is a great idea to attract attention of your target audience and add the atmosphere of coziness and holiday spirit.TemplateMonster marketplace offers a great number of interesting and high-quality products to decorate your website and welcome your customers in a festive spirit.I’ve gathered a few holiday-themed products to boost your creativity. Just take a moment to get (...)

    #joomla #web-development #wordpress #christmas-ideas


  • Chine : le photojournaliste engagé Lu Guang porté disparu après son interpellation
    https://mrmondialisation.org/le-photojournaliste-engage-lu-guang-porte-disparu

    Le photojournaliste Lu Guang, arrêté selon les affirmations de son épouse dans la province du Xinjiang, en Chine, n’a pas donné de nouvelles depuis le 3 novembre dernier. Ses images critiques des industries chinoises avaient fait le tour du monde. Une information qui illustre une nouvelle fois la pression exercée sur les journalistes dans cette région du monde. Le photojournaliste Lu Guang a disparu le mois dernier dans la province du Xinjiang, région de Chine à majorité musulmane dans laquelle (...)

    #journalisme #surveillance #censure



  • Panique médiatique face aux gilets jaunes
    Pauline Perrenot (avec Maxime Friot) - jeudi 6 décembre 2018 - ACRIMED
    https://www.acrimed.org/Panique-mediatique-face-aux-gilets-jaunes

    C’est peu dire que la tonalité médiatique générale vis-à-vis des gilets jaunes, et celle des éditorialistes en particulier, a changé depuis la journée de mobilisation du samedi 24 novembre, et, plus encore, depuis celle de samedi 1er décembre. Dans un premier temps, les grands éditorialistes se sont interrogés avec condescendance, en donnant parfois l’impression d’observer les gilets jaunes comme de petites bêtes curieuses. Certains se sont mis en scène, en s’engageant ouvertement en faveur d’un mouvement qu’ils pensaient pouvoir résumer à la seule remise en cause d’une taxe sur le carburant [1]. Mais le discours médiatique dominant est désormais tout autre. Face à un mouvement qui s’inscrit dans la durée, à la diversité et à l’ampleur de ses revendications, à sa popularité, face aux violences protéiformes de certaines manifestations et à la situation de crise politique dans laquelle elle est en train de plonger le gouvernement, les grands pontes du système médiatique resserrent les rangs. Depuis la manifestation du samedi 1er décembre, l’heure est au rappel à l’ordre.

    Une chose est sûre : la journée de mobilisation du 1er décembre a fasciné les chaînes d’information en continu qui ont commenté de manière ininterrompue les « scènes de chaos dans Paris »… et beaucoup effrayé les éditorialistes [2]. Devant les menaces que représente le mouvement des gilets jaunes, les gardiens médiatiques de l’ordre social se mobilisent pour prescrire des mesures de « sortie de crise ». Un « journalisme de solutions » qui témoigne de la profonde panique qui gagne les médias dominants – et leurs porte-parole auto-proclamés…

    Des journalistes en conseillers médiatiques du prince
    À commencer par la presse écrite. Dans son éditorial du Figaro, #Alexis_Brézet voudrait se faire calife à la place du calife (03/12). Il fixe pour le gouvernement la « priorité des priorités », à savoir le « rétablissement de l’ordre républicain » après le « désastre national » en employant « y compris la proclamation de l’état d’urgence […] afin que cesse l’intolérable ». Puis il se fait prescripteur de mesures pour « apaiser cette révolte qui fait courir de graves risques à l’équilibre politique et social du pays » : « renouer - tout de suite - le dialogue, et, pour renouer le dialogue, il faudra bien, par quelque bout que l’on prenne la chose, concéder aux "gilets jaunes" un trophée symbolique. »

    L’éditorialiste poursuit en révélant les deux inquiétudes majeures qui l’animent, et à travers lui, l’ensemble de la noblesse médiatique. La première, le blocage des futures réformes : « Plus le temps passe, plus le prix à payer pour rétablir le calme sera élevé. Et plus la capacité du gouvernement à mener demain la moindre (vraie) réforme sera entamée. » La seconde, la crainte que se matérialise dans les esprits une conscience de classe un peu trop appuyée : « [Dans] nos démocraties mijotent tous les ingrédients d’une nouvelle lutte des classes qui met à rude épreuve la cohésion des nations. […] C’est sans doute que le vieux clivage droite-gauche, à côté de tant de défauts, avait aussi quelques qualités : en récusant la froide logique des intérêts, il permettait au pays de s’affranchir en partie des affrontements de classe. » Une crainte qui explique la violence de ses confrères, dont #Gaëtan_de_Capèle qui signait le 1er décembre un éditorial digne d’une production de chien de garde aguerri :

    Combien de temps encore la France pourra-t-elle supporter le psychodrame des « gilets jaunes » ? Tout a été dit sur les ressorts de cette jacquerie numérique. Aussi compréhensif soit-on pour ce qu’ils incarnent, les « gilets jaunes » sont engagés dans une surenchère qui conduit tout droit dans une impasse. Exactions inexcusables, revendications abracadabrantesques, mépris des institutions… tout cela déconsidère leur combat.

    Tout comme les défigurent les éditoriaux du Figaro…

    #Le_Monde n’est pas en reste : #Jérôme_Fenoglio pointe « une impuissance de dix ans à réellement répondre aux conséquences de la crise de 2008 » et une « faillite des gouvernements successifs, [qui] a laissé prospérer la colère sur le plus puissant des ferments, le sentiment d’injustice, à la fois territorial, fiscal et social. » Un constat qui ne le conduit évidemment pas à remettre en cause ni la légitimité ni le fond des politiques libérales menées depuis (plus de) dix ans – et pour cause, le quotidien de référence s’en étant systématiquement fait le relais – mais à d’abord accuser « l’instabilité » des gilets jaunes qu’il peine à cerner, avant d’en appeler à… une réforme, pour poursuivre les réformes !

    [Il y a une] instabilité permanente chez les protestataires, où les revendications s’accumulent et finissent par s’annihiler à force d’être contradictoires, où les porte-parole sont délégitimés à la seconde où ils apparaissent, où la discussion permanente ne permet ni de s’entendre entre soi ni d’écouter ce que pourraient proposer les gouvernants. C’est encore plus compliqué face à un pouvoir exécutif qui n’arrive pas à se libérer des multiples disruptions qu’il avait théorisées pour construire son nouveau monde. […] La page blanche sur laquelle devaient s’écrire les réformes est devenue une scène désertée que le parti présidentiel ne parvient pas à occuper. […] Le courage réformateur mis en avant se heurte à l’image de « président des riches » accolée en raison des premières décisions fiscales, notamment sur l’ISF. Il sera difficile d’en sortir sans amender en profondeur un mode de gouvernance […]. Cette réforme-là est la plus exigeante de toutes : elle commence par soi-même pour parvenir enfin à convaincre les autres.

    Au #Parisien, #Stéphane_Albouy en appelle quant à lui à Emmanuel Macron pour « trouver les mots et les réponses concrètes de nature à apaiser le pays. » (03/12). En bon conseiller en communication gouvernementale, il analyse ensuite cette démarche : « Il ne s’agirait pas ici d’un recul mais d’un geste indispensable pour que le reste du quinquennat ne soit pas hypothéqué et que des réformes aussi nécessaires que celles de l’assurance chômage ou des retraites puissent être un jour engagées par ce gouvernement. » Dès le lendemain, visiblement inquiet de l’inaction du gouvernement, un second éditorialiste, #Nicolas_Charbonneau, cherche d’autres interlocuteurs pour parvenir à ce que le quotidien appelle de ses vœux, « l’union nationale » (04/12) : « La sortie de crise viendra probablement d’hommes et de femmes responsables, de ceux qui écoutent, prennent des décisions et les assument. De ceux qui proposent et construisent, pas de ceux qui commentent. » Et à en croire sa une du 4 décembre, Le Parisien a une solution toute trouvée :


    
Choisir comme « réponses » à cette crise les « propositions » du patron du Medef, il fallait le faire ! Si nous n’osons penser que la rédaction du Parisien ignore les enjeux de classe qui se jouent dans le mouvement des gilets jaunes, on peut dire avec certitude qu’elle a, dans ce jeu-là… choisi son camp !

    Il en va de même à #France_Info, où #Olivier_de_Lagarde cherche une sortie de crise en parlementant avec… #Pierre_Gattaz :

    Pierre Gattaz, comment expliquer finalement ce désespoir ? Quand on se met à casser, certes on est en colère mais on n’est pas seulement en colère contre l’augmentation de 6 centimes du gasoil ! […] La question, c’est de savoir tout de même si à partir d’aujourd’hui, les réformes vont être possibles ou est-ce que finalement le gouvernement va être complètement bloqué ? (« Les informés », 1er décembre)

    Sur #BFM-TV (03/12), le jeu est le même, et si #Bruno_Jeudy prône une « inflexion sociale », elle n’est encore une fois qu’instrumentale : « Faire une inflexion, mettre un genou à terre, accepter de reculer, l’expliquer et peut-être de relancer un quinquennat qui aujourd’hui effectivement est en train de… de… de se jouer dans les heures qui viennent. » Une position qui fait écho aux propos que le même #Laurent_Neumann tenait quelques jours plus tôt : « Le problème, c’est que si Emmanuel Macron cède aujourd’hui, il n’y a plus de réforme d’assurance-chômage, il n’y a plus de réforme de la fonction publique, il n’y a plus de réforme des retraites ! » [3].

    La même ligne est prescrite en continu sur BFM-TV par #Ruth Elkrief, communicante de la première heure du gouvernement macroniste, qui n’hésite pas à reprendre sévèrement le moindre faux pas d’une consœur qui paraîtrait desservir un peu trop le gouvernement :

    - #Anna_Cabana : Alors moi ce que je retiens de la journée, c’est cette phrase d’un ami d’Emmanuel Macron qui dit : « Au fond les gilets jaunes, c’est irrationnel, mais il faut enfourcher la fureur des temps ». […]
- #Ruth_Elkrief : Pardonnez-moi Anna, non mais c’est exactement qu’Emmanuel Macron a un problème de communication avec les gilets jaunes. […] Si je peux traduire, ce que devrait dire le premier ministre demain [pour] se sortir d’une telle crise en ayant quand même… sans perdre trop la face, c’est : « il faut lâcher parce que comme ça on pourra continuer à réformer le pays, sinon on pourra pas continuer ». Donc c’est une façon de dire qu’en fait, on ne renonce pas à continuer à réformer le pays mais que, on ne pourrait pas si on ne lâchait pas, et donc ça sera la façon à partir de demain d’expliquer. […] Ça aurait pu être une crise beaucoup plus contenue et beaucoup plus minime si ça avait été négocié et géré tout de suite.

    Le gouvernement remercie pour la traduction.

    En quête désespérée de paix sociale depuis dimanche, les éditorialistes incarnent ainsi à l’extrême un de leurs rôles médiatiques traditionnels : celui de gardien de l’ordre social. Désormais prescripteur des mesures de « sortie de crise », ce « journalisme de solutions » est le signe d’une profonde panique : celle de voir remis en cause un ordre social, économique et politique que les médias dominants ont contribué à légitimer depuis des décennies, en soutenant quasi unanimement les vagues de réformes structurelles menées par les gouvernements successifs depuis les années 1980 [4] ; et celle de voir vilipendé le candidat incarnant cette fièvre « réformatrice » auquel ils auront fait beaucoup de publicité lors de la campagne présidentielle et dont ils relaient assidûment la communication et la « pédagogie » depuis [5]. Une telle déstabilisation douche ainsi une grande partie des espoirs médiatiquement soutenus, nés avec Emmanuel Macron, et provoque le désarroi : quid de la « faisabilité » des prochaines réformes dans un tel contexte de crise ? Quelle « personnalité » à sa place pour « maintenir le cap » dans un tel contexte de défiance vis-à-vis de la classe politique et après que les grands médias ont affiché des mois durant la promesse du « nouveau monde » ?

    C’est à la lumière de ces différents éléments que l’on peut comprendre les réactions des éditorialistes des médias dominants, relativement homogènes, allant de l’indignation à la panique, en passant par des conseils et des méthodes pour « sortir de la crise ». L’heure est chez eux au calcul politicien et au mépris de classe : si certains d’entre eux réclament des « gestes forts » ou des mesures en faveur des gilets jaunes, ce n’est évidemment pas au nom d’une quelconque justice sociale, mais uniquement par charité symbolique qui, selon eux, fera taire la colère.

    Des journalistes arbitres de la légitimité des revendications
    Face à la menace du mouvement des gilets jaunes, les éditorialistes ne se contentent pas de se faire conseillers du prince et prescripteurs de solutions de sortie de crise ; ils s’attachent également à distinguer les revendications légitimes du mouvement… des autres, qu’il convient de démonter en règle.

    Sur le plateau du JT de France 2 (01/12) aux côtés de #Nathalie_Saint-Cricq, #Justine_Weyl, journaliste au service économique de la rédaction, passe au crible la revendication de hausse du SMIC formulée par les gilets jaunes :

    Sur l’augmentation du SMIC à 1300€ net par exemple, ça parait assez improbable [parce qu’] une telle augmentation de 10% coûterait des millions aux entreprises mais aussi à l’État […] Peu de chance donc que ce vœu soit exaucé. […] En revanche d’autres revendications sont plausibles et rejoignent même des objectifs du gouvernement.

    #Alexandra_Bensaïd, également présente comme « experte » en économie, corrobore :

    Qu’est-ce qui est réaliste, est-ce que augmenter le SMIC c’est réaliste ? C’est certain que pour les économistes ça améliore le pouvoir d’achat ; mais d’un autre côté augmenter le SMIC c’est un chiffon rouge pour les employeurs ; les plus éloignés de l’emploi auraient encore plus de risque de ne pas être recrutés ; or faire baisser le chômage, c’est à la fois une revendication des gilets jaunes et c’est aussi un but du gouvernement. […] L’impossibilité ce soir, c’est bien de répondre à l’ensemble des protestataires.

    La journaliste donne ainsi son verdict d’impossibilité des hausses de salaire… en reprenant mot pour mot les arguments du patronat.

    Même posture chez #Jean-Claude_Dassier, qui rivalise d’arrogance sur #CNews (03/12) : « Tout n’est pas possible. C’est pas le pays des mille et une nuits ! Il n’y a pas d’argent dans ce pays autant que le souhaiteraient… on le souhaite tous d’avoir des augmentations ! »

    Des propos si émouvants que nous proposons de lancer une campagne : une augmentation pour Jean-Claude Dassier https://boutique.acrimed.org/don-soutien !

    Sur #BFM-TV (03/12), #Nathalie_Lévy tente quant à elle de raisonner Jean-François Barnaba, gilet jaune, présent en plateau :

    - Nathalie Lévy : Vous savez bien que la liste elle est trop longue pour que tout soit validé ! […] Alors… les trois [mesures] plus urgentes alors, dites-nous !
- Jean-Francois Barnaba : La baisse des taxes, la baisse [il insiste], […] l’augmentation des salaires et des pensions, la restauration des services publics, la démocratisation des institutions et […] la restauration de l’ISF. […]
- C’est pas de même nature, et tout ne sera pas possible. […] Tout sera pas possible en même temps, là, en l’espace d’une semaine, on pourra pas avoir la baisse des taxes, on pourra pas avoir l’augmentation des salaires, tout sera pas jouable, tout sera pas acceptable pour le gouvernement !

    Enfin, sur le plateau de #Pascal_Praud sur CNews (03/12), les ténors du système médiatique qui discutent chaque jour entre amis prescrivent à leur tour ce qui est faisable… ou non :

    - Pascal Praud : Par exemple, les APL. C’est vrai, Gérard Leclerc, quand on a dit « baisse de cinq euros », ça ne nous a pas paru, cinq euros, une somme à ce point énorme que les Français aillent dans la rue ! Mais au-delà des cinq euros, il y avait quelque chose de symbolique manifestement, c’est un fait personne ici n’est monté au créneau pour les cinq euros de manière aussi importante…
    
- Gérard Leclerc : […] C’est-à-dire… il faut mettre les choses à plat sur la fiscalité. Mais faut bien voir qu’on ne peut pas faire n’importe quoi, tout et son contraire. Vous ne pouvez pas dire d’un côté « on baisse les impôts », les impôts et les taxes, et d’un autre côté « on maintient voire on développe un certain nombre… par exemple les dépenses euh les investissements publics, les dépenses publiques, les aides sociales etc. »

    Ajoutons également le propos de #Nicolas_Doze sur BFM-TV le 5 décembre, qui se résume en une phrase :



    Avec, à la clé, un argument sans faille :

    Des #journalistes organisateurs du « dialogue social »
    Autre préoccupation des #éditocrates : trouver des interlocuteurs pour leurs débats médiatiques, mais également pour le gouvernement. Car les grands #médias, qui peinent à comprendre le mouvement des gilets jaunes, ont également des difficultés à identifier, sélectionner ou légitimer des porte-parole susceptibles de devenir de bons clients médiatiques [6]. Cela tient à plusieurs raisons : la pluralité des interlocuteurs qui jamais – ou rarement – ne se revendiquent comme « porte-parole » sur les plateaux ; ou encore la multiplication et la diversité des revendications mises en avant selon les gilets jaunes invités.

    Tant est si bien qu’on assiste à une situation surprenante : certains éditorialistes en arrivent à regretter les « corps intermédiaires », en particulier les syndicats, qu’ils malmènent pourtant le reste du temps en période de mobilisations sociales !

    La remise en cause des corps intermédiaires, systématiquement contournés depuis le début du quinquennat, est un handicap majeur, alors qu’ils seraient si cruciaux pour canaliser un conflit social de ce type. (#Le_Monde, 4/12) [7]

    Et c’est bien là un problème majeur auquel sont confrontés les éditorialistes : le bouleversement des règles du fameux « #dialogue_social » institutionnalisé, dont le commentaire (interview à l’issue des réunions, description des rebondissements et des positions syndicales et gouvernementales, etc.) résumait traditionnellement la couverture qu’ils font des mobilisations sociales en tant que spectateurs et arbitres des négociations.



    Désormais, les éditorialistes semblent se vivre non seulement plus comme arbitres, mais également acteurs du « dialogue social », remplaçant au pied levé les « #partenaires_sociaux » défaillants. Avec des propos qui témoignent, ces derniers jours, d’une véritable violence de classe qui se décuple.

    Ainsi de #Christophe_Barbier sur BFM-TV (03/12) :

    La première solution politique, c’est de dialoguer avec tout le monde et d’annoncer des choses concrètes. […] S’ils obtiennent quelque chose de concret, notamment symbolique, c’est-à-dire la suppression de la hausse des taxes prévue en janvier sur le carburant, eh bien ils annoncent le renoncement à une manifestation à Paris, samedi, pour éviter les violences. Qu’ils retournent dans les petites villes, dans les villages, sur les ronds-points, dans la proximité avec les gens comme le 17 novembre, et qu’ils arrêtent de fantasmer sur la prise de la Bastille, même si c’est l’Arc de triomphe.

    Face à l’absence de négociation, Nathalie Saint-Cricq perd également patience sur le plateau du #JT de #France 2 (02/12) :

    Édouard Philippe doit négocier avec des gens qui ne sont pas organisés. On l’a dit, toute cette semaine, ce soir, ils sont en train de téléphoner – je les ai eus tout à l’heure – aux huit gilets jaunes. On leur répond : « non, je peux pas venir ce jour là parce que je travaille, parce que j’ai les enfants jusqu’à 18h… » Donc négocier avec des gens qui n’ont pas envie de négocier c’est quelque chose d’assez compliqué [8].

    #Jean-Michel_Aphatie n’est pas en reste dans la matinale d’#Europe_1 (04/12) :

    Nous n’avons aucun interlocuteur crédible pour représenter un mouvement qui génère une violence immense et qui menace la nation. [...] C’est une forme d’irresponsabilité́ politique que nous n’avons jamais connue.

    Dans l’émission #Punchline (03/12), #Jean-Claude_Dassier sermonne les gilets jaunes :

    Les gilets jaunes refusent même d’aller énoncer leurs revendications et négocier ou discuter ! […] Je pense qu’il est plus que temps pour ce mouvement, qui a sa légitimité, qui a ses raisons, de se structurer, y a pas de mouvement qui ait un avenir politique et social s’il ne se structure pas ! […] Je souhaite surtout que […] le contact ait lieu évidemment et que surtout il soit positif, qu’on enchaîne vite. Parce qu’il y a déjà eu beaucoup de temps de perdu, maintenant il faut accélérer. Encore une fois, la France peut pas supporter un week-end prochain comme celui que nous avons vécu.

    Et on peut dire que l’éditorialiste ne perd pas de temps. En direct du plateau, il amorce lui-même une séance de négociation avec José Espinoza, pour le moins surréaliste, qui synthétise ce mépris de classe :
    - José Espinoza : Donnez de l’argent sonnant et trébuchant et vous verrez que le mouvement… [Coupé]
- Jean-Claude Dassier : 200 euros et c’est fini ?!
- J.E : 200 euros pour le SMIC.
- J-C. D : Et c’est terminé ? Bon, on a là une négociation. 200 euros pour le SMIC, on va téléphoner à Matignon, on a la clé. On va bien trouver 200 euros…
- J.E : Il a bien trouvé 40 milliards pour le CICE.
- J-C. D : D’accord ! Pour combien de personnes à votre avis, à vue de nez ? 200 euros pour combien de personnes ?
- J. E : Oh eh bien pour l’ensemble des smicards, ils sont nombreux. Et il y a 40 milliards à récupérer du CICE […] alors qu’on le donne aux patrons sans contrepartie !

    Si certains n’hésitent donc pas à conseiller le gouvernement voire à négocier pour lui, l’errance du Premier ministre et du président tend à faire paniquer les relais les plus dociles de la #macronie ! Ainsi de Nathalie Saint-Cricq, qui semblait particulièrement perdue, comme un député qui n’aurait pas reçu ses éléments de langage, au lendemain de la journée de mobilisation de samedi 1er décembre :

    [Emmanuel Macron] n’a pas pris la parole ce soir, probablement parce que… qu’est-ce que vous voulez qu’il dise ! Ils ont l’impression que […] même si c’était la baisse ou le moratoire sur la taxe du carburant, on lui dirait « ok c’est bien mais ça suffit pas, il faut l’ISF », et après on lui dirait « mais ça suffit pas, faut encore autre chose », donc il a effectivement compris que le fait de reculer, on insisterait surtout sur le recul et non pas sur les choses sur lesquelles il a reculé, donc c’est relativement complexe. […] Qu’est-ce qu’il peut faire ? […] Comme manifestement toute la dramaturgie est en train de se faire entre Macron versus le reste du monde, ou plus exactement le reste de la France, il a intérêt à remettre du corps intermédiaire.

    Rassurons nos lecteurs : cette absence n’était probablement que passagère. La veille, la cheffe du service politique de #France_2 était plus revendicative :

    Non, il ne peut pas donner l’impression de plier […], il ne peut pas donner l’impression que les gilets jaunes ont obtenu gain de cause. […] Le problème pour Emmanuel Macron, c’est que s’il recule, il se dit que les prochaines réformes ce sera à chaque fois la même chose donc c’est ni dans son tempérament de reculer, et en plus il y a une deuxième crainte, c’est qu’il se dit que à chaque nouvelle réforme […] il y ait une nouvelle structure gilets jaunes qui, à chaque fois qu’il essaie de bouger, le fasse reculer ; soit il considère qu’au bout d’un an et demi de quinquennat il faut qu’il fonce avec les risques de casse, soit il recule ; on va voir assez rapidement s’il ne trouve pas une solution intermédiaire. (JT France 2, 1er décembre)

    Et pour la trouver, il pourra s’inspirer des conseils de Nathalie Saint-Cricq.

    *
La journée de mobilisation du 1er décembre a, semble-t-il, contribué à une #panique médiatique croissante face au mouvement des gilets jaunes. Si les premières inquiétudes ont porté sur les conséquences des blocages sur l’économie, ce sont désormais les revendications (irréalistes) du mouvement et les scènes de violences (condamnables) lors des manifestations qui sont désormais dans le viseur médiatique. Et les éditorialistes se mobilisent : en prescrivant conseils et méthodes pour que le gouvernement « sorte de la crise » ; en faisant le tri entre bons et mauvais gilets jaunes selon que leurs revendications sont jugées « légitimes » ou « surréalistes », et leurs comportements, « pacifique » ou « extrémiste » ; ou encore en faisant mine d’organiser le « dialogue social » avec les gilets jaunes, pour mieux permettre de canaliser la colère populaire. À cet égard, ce journalisme d’élite parfaitement ignorant des préoccupations quotidiennes des gilets jaunes, joue parfaitement son rôle de gardien de l’ordre social.


    Pauline Perrenot (avec Maxime Friot)

    #Giletsjaunes


  • Un journaliste agressé, sa caméra volée et détruite, pendant la manif des lycéens à Toulouse Fabrice Valéry - 6 Décembre 2018 - France 3 Régions - Blog
    https://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/medias-midi-pyrenees/2018/12/06/un-journaliste-agresse-sa-camera-volee-et-detruite

    Cette nouvelle journée de mobilisation des lycéens a donné lieu à des débordements envers la presse, notamment l’agression d’un journaliste de France 3 Midi-Pyrénées et le vol de sa caméra, retrouvée ensuite détruite.

    Les journalistes sont désormais des cibles. Ce jeudi 6 décembre, à la mi-journée, alors qu’il faisait des images de la manifestation des lycéens devant le Lycée Polyvalent Rive gauche à Toulouse, au moment où les manifestants « démontaient » un portail de l’établissement, un journaliste reporter d’images (JRI) de France 3 Midi-Pyrénées a été agressé et sa caméra lui a été volée, par un groupe dont certains membres avaient le visage caché derrière des cagoules ou foulards.

    Sur la vidéo ci-dessous, tournée par un autre journaliste de France 3, on entend des manifestants s’en prendre au journaliste en lui reprochant de filmer. Puis il y a une bousculade et c’est quelques secondes plus tard, après la fin de cette vidéo, que la caméra a été volée.
    https://www.youtube.com/watch?v=79EZH7DdH5M


    La caméra professionnelle a ensuite été retrouvée, à quelques mètres de là, détruite, « explosée » en petits morceaux. Le journaliste n’a pas été blessé mais lui et ses collègues présents ont été profondément choqués.

    La direction de France 3 condamne fermement cette agression.

    Le matin même d’autres journalistes avaient été « coursés », visés par des jets de pierre, menacés par les jeunes manifestants dans les rues de Toulouse alors qu’ils faisaient seulement leur travail.

    Depuis le début du mouvement des Gilets jaunes plusieurs épisodes graves se sont déroulés à l’encontre des journalistes. Le 24 novembre, des journalistes de BFM TV et C News ont échappé à une tentative de lynchage. 

    Avec l’entrée des lycéens dans le mouvement cette semaine, de nouveaux incidents ont eu lieu en France, particulièrement en Occitanie.

    FV

    Journaliste et red-chef adjoint fabrice.valery@francetv.fr à Toulouse et enseignant à SciencesPo_Tlse

    #Toulouse #France3 #médias #journalistes #presse dans le caniveau

    • Quelques titres d’articles sur France 3 Régions déchainé :

      Les dix choses à savoir sur Saint-Nicolas

      A Beauvais, le marché de Noël est fermé ce week-end et les animations du Téléthon, annulées

      Fête des Lumière : la cathédrale Saint-Jean transformée en aquarelle botanique

      Lyon. Fête des Lumières 2018 : votez pour le Trophée des Lumières France 3 et tentez de gagner un voyage à Bucarest

    • Allez, il y a aussi :

      Gilets jaunes : pas de plateau du Téléthon place de la Concorde pour des raisons de sécurité

      Manifestations de lycéens : 148 personnes interpellées à Mantes-la-Jolie dans les Yvelines

      Soyons sympa avec Fabrice Valéry , cotisons nous afin de l’abonner à ACRIMED.

      Panique médiatique face aux gilets jaunes Pauline Perrenot - jeudi 6 décembre 2018

      https://www.acrimed.org/Panique-mediatique-face-aux-gilets-jaunes




  • آخر وأطرف نكتة تحذر الاردنيين من الزواج لأن .."لاجئات فرنسا في الطريق" - رأي اليوم
    https://www.raialyoum.com/index.php/%d8%a2%d8%ae%d8%b1-%d9%88%d8%a3%d8%b7%d8%b1%d9%81-%d9%86%d9%83%d8%aa%d8%a

    La dernière blague en Jordanie.
    « Hey les jeunes : pas la peine de se presser pour vous marier [avec une réfugiée syrienne]. Ca chauffe en France et les Françaises vont arriver. »
    Explication de texte ! Compte-tenu des circonstances économiques, il y a en Jordanie (et ailleurs) un florissant « marché » de la réfugiée. (La Syrienne est un beau produit : éduquée, « moderne », pas chère puisque les familles sont aux abois économiquement, bref une fierté pour le mâle qui se l’achète, jordanien et bien souvent aussi en provenance du Golfe.) Dans l’imaginaire local, la femme « occidentale », russe et ici française, se place encore plus haut dans la hiérarchie des stratégies maritales. Au vu de la situation en France, tous les espoirs sont donc permis pour la jeunesse locale.
    Parmi les multiples interprétations de cette « blague », je souligne perso le renversement (imaginaire) qu’elle permet, la crise faisant de l’Européenne une proie pour les appétits masculins locaux. (ON peut toujours rêver...)

    #jordanie #monde_arabe





  • TAXI DRIVER – Martin Scorsese (1976)
    https://moncinemaamoi.blog/2018/08/24/taxi-driver-martin-scorsese-1976


    Der schwärzeste, dunkelste Film aller Zeiten. Durchtränkt von Gewalt, der einzigen Wahrheit der Straße.

    Travis voudrait se faire aimer de Betsy (Cybill Shepherd), assistante de campagne électorale, mais cette tentative se solde par un échec. Incapable de communiquer avec les autres, il se tournera finalement vers les armes. Solitaire, sans but, il erre à travers la ville. L’histoire de Travis évoque la scène du taxi jaune sortant du nuage de fumée, au début du film. Lui aussi sort du néant, puis est brièvement éclairé par les lumières nocturnes de la ville avant de disparaître à nouveau dans l’obscurité de la nuit.

    Paul Schrader, qui s’était inspiré pour le personnage d’Iris d’une authentique prostituée, Iris Garth, s’est lui-même plu à expliquer l’histoire de Taxi Driver : « Vous avez un problème : la solitude urbaine. Vous avez une métaphore : le chauffeur de taxi. Bon, vous cherchez une intrigue. Qu’est-ce que vous faites ? Vous inventez une fille qu’il désire mais qu’il ne peut avoir et une fille qu’il peut avoir mais qu’il ne désire pas. Tout ça pour renforcer le mécanisme d’autodestruction. La façon dont il va réagir face à ces deux personnages va amplifier et clarifier son problème. Ensuite, vous donnez à chacune de ces deux femmes une sorte de figure de père : un homme politique et un maquereau. Et comme il ne peut pas se mesurer aux femmes, il va être obligé de se mesurer aux deux « pères ». Et voilà, vous avez votre histoire. »

    #Taxi #Film #USA #Arbeit #Gewalt #jodie_foster




  • La famille du fondateur d’Ikea reste la plus fortunée de Suisse en 2018 ats/lgr - 30 Novembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/economie/10032685-la-famille-du-fondateur-d-ikea-reste-la-plus-fortunee-de-suisse-en-2018

    Dans la 19e édition de son enquête annuelle, à paraître vendredi, Bilan recense pas moins d’une quinzaine de nouveaux venus dans le classement des familles les plus riches vivant en Suisse. Le trio de tête demeure inchangé.

    Bien que domiciliés à l’étranger, les fils du fondateur d’Ikea, #Ingvar_Kamprad, occupent la première place pour une 17e année consécutive. Disposant tous trois d’un passeport suisse, ils ont vu le bas de laine familial s’étoffer de 2 milliards de francs à rien de moins que 51 milliards.


    Aléas de la Bourse, #Jorge_Paulo_Lemann, a cédé sa 2e place. Le milliardaire de Rapperswil conserve un patrimoine évalué entre 20 et 21 milliards. Sur la 3e marche du podium l’an dernier, les familles #Hoffmann et #Oeri, qui détiennent la majorité des voix du géant pharmaceutique bâlois Roche, ont doublé le Suisso-Brésilien

    Nouveaux venus des pays de l’Est
    Parmi les nouveaux arrivants dans ce classement figure notamment le Russe #Andrey_Melnichenko. Installé dans les Grisons et âgé de 46 ans, il est un des co-fondateurs de la banque russe #MDM. Sa fortune est estimée à quelque 12 milliards de francs. Le Tchèque #Karel_Komarek, 49 ans, a lui jeté son dévolu sur le Valais. Sa fortune est, elle, estimée entre 2 et 3 milliards de francs.

    Du côté des entrepreneurs romands, les deux fondateurs du prestataire de services financiers en ligne Swissquote, #Paolo_Buzzi et #Marc_Bürki, entrent au classement de Bilan, fort d’un patrimoine de 200 à 300 millions de francs.

    Croissance plus rapide que le PIB de la Suisse
    Si les 300 familles les plus riches vivant en Suisse n’ont jamais été aussi bien financièrement dotées, leur fortune cumulée n’a connu qu’une faible croissance cette année, selon les calculs du magazine Bilan. Les dix premiers du classement ont vu leurs avoirs progresser de 2 milliards de francs cette année à 203 milliards.

    Depuis 1989, la fortune des 300 plus riches a crû trois fois plus vite que le produit intérieur brut (PIB) de la Suisse. Si le patrimoine des 300 plus riches était réparti entre la population helvétique, chaque habitant recevrait 79’400 francs.

    #ikea #richesse #ruissellement #Suisse #paradis_fiscaux #évasion_fiscale



  • Benalla, Ferrand, Sarkozy et Darmanin se retrouvent aux 70 ans du JDD 28 Novembre 2018 - Marianne
    https://www.marianne.net/politique/alexandre-benalla-sarkozy-darmanin-ferrand-70-ans-jdd

    La fête anniversaire du « Journal du dimanche » a sidéré bon nombre de ses journalistes, ce mardi 27 novembre à Paris. Ils y ont en effet vu un joyeux mélange de personnalités de pouvoir, dont Nicolas Sarkozy, Gérald Darmanin, Valérie Pécresse ou Richard Ferrand, frayer dans une salle où se trouvait également un certain Alexandre Benalla…

    Petite sauterie entre soi… A l’occasion d’une fête organisée pour les 70 ans du Journal du dimanche ce mardi 27 novembre, dans le 8e arrondissement de Paris, les patrons du journal ont pu trinquer joyeusement avec un joli monde issu des cercles du pouvoir… Selon nos informations, y ont ainsi été vus, pêle-mêle, l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy mais aussi l’actuel ministre du Budget Gérald Darmanin, le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand, ainsi qu’un certain… Alexandre Benalla !

    Alexandre Benalla vu discutant "longuement avec Richard Ferrand
    Que faisait le paria de la Macronie au milieu de cette soirée, en compagnie de quelques uns des plus hauts personnages de l’Etat ? Au Monde, qui révèle également l’information, un membre du groupe Lagardère rapporte : « On nous a expliqué qu’il dînait ce soir-là à l’étage, par hasard ». Un autre, qui se dit « effaré » par ce qu’il a vu dans cette soirée, confie à Marianne que cet heureux « hasard » a été mis à profit, Alexandre Benalla ayant discuté « longuement » avec Richard Ferrand.

    Outre les premiers de cordée de la Macronie, ont aussi été vus à la soirée Arnaud Montebourg, ancien ministre socialiste de François Hollande, François Baroin ou encore la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse.

    Marc Francelet présent
    Hors politiques, un nom moins connu du grand public mais tout aussi intéressant figurait parmi les invités : Marc Francelet. Souvenez-vous, nous vous en parlions cet été lors de l’éclatement de l’affaire Benalla : ce lobbyiste à la réputation sulfureuse avait participé au plan com’ très bien huilé d’Alexandre Benalla. Contacté par Marianne, il confirme sa venue à la soirée mais assure que ce n’est pas lui qui a fait venir son ancien protégé : « Je suis venu avec Laurence Piau, directrice de la rédaction de ’Closer’. Alexandre Benalla, je l’ai croisé dans l’escalier alors que je partais », affirme-t-il.

    Dans une période de défiance de l’opinion vis-à-vis de la presse, le gâteau d’Hervé Gattegno, directeur de la rédaction du JDD, a un petit goût étrange de mélange des genres…

    #presse #presse_a_gages #collusion #macronie #caste #Nicolas_Sarkozy #Gérald_Darmanin #Arnaud_Montebourg #Valérie_Pécresse #Richard_Ferrand #Alexandre_Benalla #médias #journalisme #François_Baroin #Marc_Francelet #en_vedette