#jo2030

  • JO d’hiver 2030 : les atteintes à l’environnement planifiées par le comité d’organisation

    Défrichements de zones forestières, #terrassements, artificialisations, et des #remontées_mécaniques hors du temps, le comité d’organisation des JO d’hiver 2030 envisage de dégrader durement la #montagne pour le business du #ski.

    « Je ne comprends pas comment on peut sacrifier un site pareil », se désole Anna*, habitante pendant vingt-cinq ans des #Confins, le plateau censé accueillir le « #pôle_nordique » des JO 2030, sur les hauteurs de #La_Clusaz (Haute-Savoie). Ça me dépasse, ça m’atteint profondément. Je suis heurtée par ce qu’ils projettent d’y faire. »

    Sur un plan de masse du futur site, on mesure l’étendue des #travaux projetés. Les #pistes_de_ski courent le long de la zone #Natura_2000 des combes des #Aravis, puis descendent vers le futur #stade, sa tribune de 1 500 places, les différentes « #surfaces_JO » – sport, fédération internationale, famille olympique, médias, organisation, parking. Des triangles et des ronds signalent aussi un peu partout sur ce plan la présence d’oiseaux, de crapauds, d’écureuils roux, de vipères aspics, et l’Azuré du serpolet, un papillon présent dans la zone, comme dans plusieurs #zones_humides.

    Sur ce site, des terrassements colossaux sont prévus notamment pour la « sécurisation du réseau de #neige » – l’approvisionnement en #eau de plusieurs dizaines de #canons_à_neige – par un circuit souterrain possiblement relié à l’une des #retenues_d’eau du #domaine_skiable. La facture des travaux, estimée en décembre 2025 à 13,5 millions d’euros, pourrait encore grimper avec l’ajout récent sur ce site des épreuves paralympiques de ski de fond et de biathlon, le centre nordique existant ne disposant ni de pas de tir ni d’équipements adaptés au #handicap.

    Vendredi 19 juin, le bureau exécutif du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (#Cojop) des #Alpes_françaises 2030 a validé sa carte des sites, et la localisation de ses quatre grands pôles : la glace à #Lyon, le freestyle à #Briançon (Hautes-Alpes), l’alpin à Val-d’Isère et à #Courchevel (Savoie), et le nordique au #Grand-Bornand et à La Clusaz (Haute-Savoie) en vue de sa présentation à la 146e session extraordinaire du Comité international olympique (CIO) à Lausanne (Suisse), mercredi 24 et jeudi 25 juin. Mais c’est lors de l’assemblée générale du Cojop que ces décisions doivent être adoptées, le 29 juin.

    Des terrassements considérables

    La première version de la #feuille_de_route_environnementale élaborée par le Cojop et le secrétariat général à la planification écologique (SGPE), le 13 avril 2026, promet de « limiter l’#empreinte_environnementale des jeux » et de « minimiser l’impact des aménagements des pistes sur les espaces naturels ». Mais elle intègre déjà une possible « #compensation_volontaire » de ces dégâts, « via des projets locaux de conservation et restauration d’écosystèmes » à hauteur de 100 hectares.

    Dans un avis récent, le groupe régional d’expertise sur le climat (Grec) Alpes-Auvergne alerte sur les effets des JOP 2030 dans le contexte « d’un environnement montagnard déjà fragilisé par le réchauffement climatique auquel les émissions de gaz à effet de serre liées aux JOP contribuent ». Et sur la faune et flore « déjà sous pression » notamment du fait de la fréquentation humaine accrue.

    Dans sa feuille de route, le Cojop annonce vouloir réutiliser à hauteur de 90 % des #infrastructures existantes « pour les sites de compétition », et aussi limiter à 30 hectares l’artificialisation « sur l’ensemble des projets pérennes ».

    Mais certains « points d’attention » révèlent sa parfaite connaissance des atteintes à l’environnement les plus sévères : « potentiel terrassement à La Clusaz », « parkings éventuels à #Montgenèvre », « nouvelle piste impliquant défrichement à Montgenèvre », « impact pour les prairies permanentes et les #forêts et la #biodiversité de l’aménagement des fronts de neige ».

    À Montgenèvre (Hautes-Alpes), station du Briançonnais, 3,2 hectares de mélèzes de la #forêt du Prairial doivent en effet être défrichés pour y créer des pistes de snowboardcross et de skicross nécessitant un parcours de bosses et de virages relevés. « Il n’y a rien, il faut créer ces pistes de toutes pièces, ça implique des terrassements considérables, après ce déboisement », commente un membre du Collectif citoyen JOP 2030.

    Absence d’enquête environnementale

    L’ajout d’épreuves de ski-alpinisme, plus en altitude, sur le massif du #Chenaillet, à partir du site du rocher de l’Aigle, inquiète aussi les associations qui portent un projet de protection de la zone depuis quarante ans, et poussent à son classement en réserve naturelle régionale (RNR).

    « C’est un site géologique mondialement connu, ce n’est pas une bonne idée de faire du ski-alpinisme sur ce site », déplore Bernadette, habitante de la commune voisine de Cervières.

    « Il y a des laves en coussins dans un état extraordinaire, comparables à ce que l’on peut observer à 2 400 mètres sous l’océan Atlantique, et tout le cortège de roches qui l’accompagne, explique Claude Rémy, de l’association Arnica Montana. Mais vous y trouvez aussi des plantes protégées, endémiques comme l’Aethionema de Thomas, une petite plante extrêmement rare, et des lichens. »

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    Des maires des JO sous l’œil de la justice

    #Xavier_Mattis, le maire de Val-d’Isère, dont la commune accueillera les épreuves techniques de ski alpin, a vu son élection invalidée par le tribunal administratif le 22 mai. Son entreprise, la SARL #L’Avalain, étant chargée du déneigement de Val-d’Isère, par contrat renouvelé depuis 2020, il n’avait pas le droit de se présenter – en vertu de l’article L231 du Code électoral. Il a fait appel, le 23 juin, en annonçant crânement avoir « posé un genou à terre mais pas deux ».

    #Jean-Luc_Boch, le maire de La Plagne-Tarentaise, et président de l’association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM), lui aussi concerné par d’importants travaux liés aux JO (ascenseur valléen, et piste de bobsleigh), fait l’objet d’une enquête judiciaire pour « #prise_illégale_d’intérêts » entre les mains d’une juge lyonnaise après une plainte d’Anticor. Son entreprise, #Boch_et_Frères, a aussi déneigé La Plagne jusqu’en 2016, mais le maire a surtout introduit un promoteur, #Pelletier, acheteur de terrains à la mairie, en 2017, pour une opération immobilière, #Lodges_des_Alpages, dont Boch et Frères a effectué le terrassement. Il est présumé innocent.

    #Jean-Yves_Pachod, le maire de Courchevel, haut lieu de la future compétition, s’est vu reprocher par la chambre régionale des comptes la mise à disposition irrégulière d’un véhicule par l’office du tourisme. Plus récemment, des investigations sont en cours à la suite du déclassement du rez-de-chaussée du bâtiment de l’office du tourisme, en cœur de la station, afin de le louer à un bijoutier, représentant exclusif de la marque Rolex. Dans ce dossier, la brigade de recherches de Chambéry a perquisitionné la mairie et l’office du tourisme en décembre.

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    880 espèces de #plantes dites supérieures y ont été inventoriées. Sans être « opposé par principe aux JO », le scientifique demande « la protection urgente » du #Chenaillet. Il s’étonne aussi de l’absence d’enquête environnementale s’agissant du défrichement de la #forêt_du_Prairial qui héberge « une chouette forestière protégée », la #chouette_de_Tengmalm.

    Au nord de Briançon, sur le domaine skiable de #Serre-Chevalier, la future piste de ski à bosses est aussi « à construire entièrement », sur des zones boisées.

    Un « Monopoly » géant

    Le « Monopoly » géant auquel se livre le Cojop sur la montagne ne fait que commencer. Trois maires des stations emblématiques de La Plagne, Courchevel et Briançon poussent des projets d’#ascenseurs_valléens, respectivement chiffrés à 101, 74,8 et 26 millions d’euros.

    À Briançon, le maire a convaincu le Cojop d’installer un #village_olympique au #fort_des_Trois_Têtes, une fortification militaire du XVIIIe siècle à l’abandon – sans eau, ni éclairage ni aucun réseau. Ce fort a été inscrit parmi les réalisations de Vauban sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 2008.

    Initialement évaluée à 295 millions, désormais « réduite » à 133 millions d’euros, cette opération immobilière hors norme vise à réhabiliter puis à commercialiser, en logements, commerces et hôtel, 17 000 mètres carrés de plancher sur un périmètre de 41 hectares entourés par 4,5 kilomètres de remparts à entretenir, en y incluant une usine abandonnée située en contrebas.

    Estimé à 51,84 millions d’euros, le village des athlètes promet de peser lourd aussi en Haute-Savoie, à #Saint-Jean-de-Sixt, à 3 kilomètres de La Clusaz. Mais un bâtiment de 41,67 millions d’euros sera aussi construit au #Grand-Bornand, à 3 kilomètres de là, pour y être mis à disposition du Cojop. Si l’on ajoute un « #pôle_indoor » prévu au village de La Clusaz, pour 21,7 millions, l’addition qui s’élève à 115 millions construits en dur place le département au niveau de ses voisines.

    En Savoie, 78,5 millions d’euros doivent être investis pour le futur village olympique de #Bozel, qui n’accueillera finalement que les athlètes du site de Courchevel, situé à 18 kilomètres – les épreuves techniques de ski alpin ayant échappé à Méribel au profit de #Val-d’Isère. Mais en Savoie, des fonds importants sont aussi prévus pour la remise à niveau de la piste de bobsleigh de La Plagne, soit 43 millions d’euros, et une prolongation du tremplin de saut à ski de Courchevel, pour 43,6 millions d’euros.

    Le fait accompli

    Ce ruissellement de #fonds_publics au prétexte des JO est ouvertement attendu par certains maires pour soutenir la #promotion_immobilière dans leurs stations. Pour la population, c’est encore l’incertitude, notamment sur la réelle contribution des communes. L’information n’a été donnée qu’au compte-goutte, et des consultations débutent, selon des modalités diverses et variées, au moment où les appels d’offres sont déjà passés.

    Constatant les « démarches lancées en parallèle, voire en amont », le Grec Alpes-Auvergne pointe aussi le « risque évident » de voir la feuille de route environnementale « établie pour tenir compte du fait accompli plutôt que pour permettre aux décideurs en charge d’en intégrer les préconisations dans leurs prises de décisions et initiatives ».

    Après avoir été assignée par plusieurs ONG devant les juridictions administratives pour lui enjoindre « d’organiser une mesure de participation du public », la #Société_de_livraison_des_ouvrages_olympiques (#Solideo) a saisi d’elle-même, le 22 avril, la Commission nationale du débat public (CNDP) pour qu’elle désigne des garants de plusieurs « concertations préalables » : pour l’aménagement du site de ski de fond de La Clusaz, le projet d’ascenseur valléen de La Grande Plagne et l’aménagement du site de compétition de Montgenèvre.

    Réunions publiques prévues

    Mais l’établissement public a entrepris d’organiser ses propres réunions de concertation, hors CNDP, sur les autres sites à Briançon, à Saint-Jean-de-Sixt (Haute-Savoie), au Grand-Bornand et ailleurs.

    Le 9 juin, les deux garants désignés par la CNDP ont demandé au Cojop et à la Solideo d’expliquer cette différence de traitement.

    À La Clusaz, le maire, #Didier_Thévenet, un proche du président du Cojop, #Edgar_Grospiron, a formalisé l’engagement de sa commune en faisant voter, en décembre 2025, le transfert de la maîtrise d’ouvrage des aménagements du site des Confins à la Solideo. « Tout a été décidé en cinq minutes, relève Anna*. On n’a jamais été consultés pour ces JO. » Questionné durant l’automne, le maire prétendait n’avoir « aucune information ». En décembre, il a salué « les nombreuses relations de travail déjà établies » avec la Solideo.

    Sans trop attendre, l’établissement a lancé ses premiers appels d’offres en mars pour l’assistance à maître d’ouvrage de l’aménagement du « pôle nordique » des Confins.

    Dans leur note du 9 juin, les garants de la CNDP ont rappelé que la concertation devait « débattre d’abord de l’opportunité du projet », « des alternatives » et intégrer « l’option zéro », à charge pour la Solideo et le Cojop de préciser « ce que le projet apporte au public et aux territoires ». À ce stade de « la concertation préalable », la décision de faire le projet « n’est pas encore prise » et il importe de laisser « les champs ouverts aux débats ».

    La réunion publique prévue par la commune de La Clusaz, fin septembre, devrait intégrer ces préconisations, et non pas seulement annoncer les gagnants des appels d’offres.

    À Briançon, le même scénario s’est mis en place pour les rénovations du fort des Trois Têtes et de l’usine de la Schappe. L’appel à candidatures ayant été lancé dès juillet 2025, l’annonce du choix des « lauréats » pour le fort – #Linkcity (#Bouygues_Construction), les promoteurs #Edifim et #Elegia ainsi que l’architecte #Philippe_Prost – et l’usine – #Icade_Promotion et les architectes #Jean-Michel_Wilmotte et #Nathalie_d’Artigues – a précédé les réunions de « concertation » de la Solideo et du maire, #Arnaud_Murgia, un ancien secrétaire national de l’UMP élu pour la première fois à Briançon en 2020.

    Ironie de l’histoire, le projet actuel reprend les grandes lignes d’un #aménagement soutenu par l’ancien maire socialiste et vendu par un promoteur depuis mis en examen pour #escroquerie.

    https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/250626/jo-d-hiver-2030-les-atteintes-l-environnement-planifiees-par-le-comite-d-o
    #jeux_olympiques #Alpes #JO2030 #environnement #forêt #déforestation #artificialisation_des_sols #coût

  • À #Briançon, le #Village_Olympique est attribué à…

    La nouvelle est donc tombée en début de matinée ce mercredi 9 juin, les deux opérateurs ont été choisis pour aménager l’ensemble du site de Briançon, et donc également le Village, pour les Jeux Olympiques Alpes 2030.

    Mais le suspens n’était pas si grand, puisque si deux groupements étaient en concurrence pour le Village lui-même, situé dans l’ancien Fort Vauban, un seul était en lice pour le site en contrebas, une ancienne usine sur les berges de la Durance.

    #Linkcity (développeur immobilier de #Bouygues_Construction) associé à #Edifim et #Elégia pour le #Fort_des_Têtes (Philippe Prost & associés architectes et Moon architecture), et #Icade_Promotion (J-M Wilmotte et N. D’Artigues) pour l’ancienne usine de la #Schappe : près d’une année après avoir lancé les consultations, la #Solideo_Alpes_2030 vient d’annoncer les groupements lauréats pour le site olympique briançonnnais, qui accueillera 522 athlètes dans les épreuves freestyle (snowboard et ski).

    Ces deux sites ont de nombreuses contraintes, qui expliquent certainement les difficultés à faire rentrer l’ensemble du programme pour répondre aux exigences du COJOP Alpes 2030 et du CIO, notamment en terme d’accessibilité (nécessité d’ouvrir le for pour les besoins du chantier, et de l’accessibilité ensuite tant en phase Jeux qu’en phase héritage, manque de stationnement à l’intérieur, manque de surfaces pour l’hébergement…).

    Le Fort des Têtes (abandonné par l’Armée depuis une trentaine d’années) est classé au titre des Monuments historiques, et il est aussi inscrit au patrimoine Mondial de l’Unesco, tout comme la Vieille Ville de Briançon et ses remparts, et les forts qui la protègent…
    Quant à l’usine de la Schappe …

    Quant à l’usine de la Schappe, elle possède encore une partie des systèmes hydrauliques et mécaniques qui permettaient la production de l’électricité indispensable à son activité. Ces témoignages du passé étant « dans le viseur » de la DRAC PACA (Direction Régionale des Affaires Culturelles de la Région Sud (PACA).

    Enfin, le programme comprend aussi un #téléporté reliant les deux sites, via la ville historique de Briançon. Un projet ambitieux, coûteux pour les finances publiques (30 M€ environ d’investissement sans compter le fonctionnement), et qui devra être « rentable » de par le nombre de personnes transportées… et qui là se heurte à des contraintes architecturales et patrimoniales conséquentes, puisque tout est classé au titre des Monuments historiques.

    L’été sera donc un moment important pour entrer dans les détails, et la technique des trois différents projets qui sont liés, et qui vont changer irrémédiablement la ville de Briançon, et la fait entrer dans l’histoire, non plus militaire, des frontières et des confins, mais du sport et des Jeux Olympiques.

    histoire à suivre…

    https://nosalpes.eu/fr/2026/06/10/a-briancon-le-village-olympique-est-attribue-a

    #JO #jeux_olympique #France #JO2030

  • Une gigantesque retenue d’eau au-dessus de Courchevel s’affaisse à une vitesse alarmante, poussant le préfet à prendre des mesures d’urgence
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/05/16/une-gigantesque-retenue-d-eau-au-dessus-de-courchevel-s-affaisse-a-une-vites


    La retenue de la Loze, près de Courchevel (Savoie), en 2023. ANTOINE CHANDELLIER/LE DAUPHINE/MAXPPP

    Une retenue d’eau creusée en 2020 pour garantir l’enneigement d’une piste de ski qui pourrait figurer aux #JO Alpes 2030 menaçait jusqu’à peu un hameau de la commune, selon une étude géomorphologique à laquelle « Le Monde » a eu accès.

    Les travaux réalisés pour garantir l’enneigement de la célèbre piste de l’Eclipse, à Courchevel (Savoie), pour les Championnats du monde de #ski alpin de 2023 et dans la perspective des JO Alpes 2030, ont-ils exposé les populations d’un hameau en contrebas à un scénario qui aurait pu être catastrophique ? Selon une expertise géomorphologique datée de décembre 2025 à laquelle Le Monde a eu accès, la retenue d’eau de la Loze, creusée en 2020 à 2 270 mètres d’altitude pour stocker les 170 000 mètres cubes d’eau nécessaires à l’enneigement des 3,2 kilomètres de piste, s’affaisse sur ses fondations à une vitesse alarmante.

    ça alors, on peut faire du dégât durable mais aussi instantané avec une bassine contenant 4 fois moins d’eau qu’à Sainte Soline

    #montagne #ingénieurs #Chamrousse

  • Olimpiadi invernali 2030, la lotta dei comitati francesi per evitare il déjà-vu di Milano-Cortina

    Per la prima volta, un comitato Onu si esprimerà sull’assenza di dibattito democratico nell’organizzazione dei Giochi delle Alpi francesi. Intanto, le associazioni provano a supplire alle carenze di trasparenza, partecipazione e sostenibilità viste a Milano-Cortina, ma temono di essere già in ritardo

    È una prima assoluta: mercoledì 19 novembre, il Comitato delle Nazioni unite incaricato di garantire il rispetto della Convenzione di Aarhus sulla democrazia ambientale ha dichiarato ammissibile il ricorso presentato da una serie di associazioni francesi che hanno denunciato l’assenza di dibattito pubblico sull’organizzazione dei Giochi invernali delle Alpi francesi 2030. È la prima volta che un progetto olimpico finisce sotto la lente della giustizia internazionale. Ora Parigi avrà cinque mesi per portare elementi a difesa della propria posizione, prima della decisione del Comitato. «La Francia non può più calpestare la democrazia – hanno esultato le associazioni promotrici Ligue des droits de l’homme, Comité citoyen J.O.P. 2030, France nature environnement e Mountain wilderness France –. Il governo deve sospendere l’esame del disegno di legge olimpico, gli impegni finanziari molto onerosi previsti dalla legge di bilancio e organizzare immediatamente un dibattito pubblico per discutere finalmente l’opportunità di organizzare questi Giochi, il cui costo totale supera i 4 miliardi di euro (di cui 2,5 miliardi di finanziamenti pubblici) e la cui impronta di carbonio raggiungerà le 804mila tonnellate di CO2, con un impatto economico e ambientale sproporzionato».

    Le mancanze sono le stesse che da anni vengono denunciate per le OIimpiadi di Milano-Cortina 2026 e che, a meno di tre mesi dall’inaugurazione, si fanno ormai irrimediabili. Così, dall’altra parte delle Alpi, cittadini e associazioni provano a trarre lezioni dal caso italiano per evitare che nel 2030 finisca allo stesso modo. Il rischio c’è: «A poco più di quattro anni dalla cerimonia d’inaugurazione non abbiamo ancora la carta ufficiale dei siti di gara e non è stato previsto alcun coinvolgimento delle comunità interessate», dice a lavialiberaAntoine Pin, direttore della sezione francese di Protect our winters (Pow), comunità internazionale di persone appassionate di sport invernali che hanno a cuore la lotta al cambiamento climatico.
    Alpi francesi 2030, progetto a porte chiuse

    Lo scorso maggio, il governo francese ha depositato in parlamento un disegno di legge che punta a snellire e accelerare l’iter di approvazione delle opere che saranno necessarie – il cui elenco dettagliato non è ancora noto –, anche in deroga ad alcune norme ambientali e urbanistiche. Pochi giorni dopo, l’associazione Collectif citoyen Jop 2030 ha sollecitato il Tribunale amministrativo di Lione e, insieme ad altre, il Comitato dell’Onu incaricato di far rispettare la Convenzione di Aarhus, che sancisce il diritto dei cittadini di partecipare ai processi decisionali in materia ambientale, per chiedere la sospensione del progetto di realizzazione dei Giochi, una moratoria su tutte le leggi in materia e l’apertura di un dibattito pubblico: «Il danneggiamento ambientale, la negazione della democrazia, la malagestione finanziaria e l’opacità che caratterizzano il progetto non possono restare senza risposta», hanno dichiarato i promotori. Il 19 novembre è arrivata la decisione sull’ammissibilità.

    Aprire spazi di partecipazione

    Parallelamente, c’è chi prova a colmare i vuoti creando occasioni in cui gli abitanti delle comunità interessate possano dire la loro. La scorsa primavera, Pow France ha condotto un sondaggio, in collaborazione con l’Università Savoia Monte Bianco, per misurare la consapevolezza dei cittadini rispetto al progetto. Degli oltre mille intervistati, il 60 per cento ha dichiarato di avere scarsa fiducia nella promessa di un’Olimpiade sostenibile continuamente ribadita dagli organizzatori e l’80 per cento si è detto favorevole alla partecipazione attiva dei cittadini ai processi decisionali.

    A partire da quella richiesta, l’associazione ha organizzato la prima Convention citoyenne olympique, un percorso partecipativo fatto di assemblee pubbliche in cui tutte le parti coinvolte nel progetto – cittadini, esperti, sportivi, amministratori – si confrontano sulla possibilità di rendere i Giochi realmente sostenibili per i territori. «Abbiamo previsto tre weekend da luglio a novembre, con differenti focus tematici e l’obiettivo finale di produrre delle raccomandazioni – spiega Pin –. Non ci basta denunciare ciò che non va, vogliamo far vivere ai cittadini ciò che è mancato e a cui avrebbero avuto diritto, anche se forse è già troppo tardi per avere un impatto significativo sul progetto».

    Comitato organizzatore grande assente

    Al tavolo, insieme a 50 cittadini estratti a sorte tra quelli interessati, siederanno anche rappresentanti delle federazioni sportive, degli ordini professionali e degli enti locali. Anche il Comitato olimpico internazionale ha comunicato di essere aperto al dialogo. All’appello manca però il Comitato organizzatore: «È l’unico da cui non abbiamo avuto ancora risposta, e la sua assenza direbbe molto», continua il direttore di Pow France. L’organismo, la cui composizione non è ancora stata ufficializzata, non ha dato riscontro neanche rispetto al documento che venti ong hanno elaborato insieme ad atleti, scienziati, cittadini e rappresentanti locali nel novembre del 2023, all’indomani della presentazione della candidatura, che dettaglia 17 condizioni perché la promessa di sostenibilità non rimanga solo sulla carta.
    Imparare da Milano-Cortina

    Agli incontri parteciperà anche una delegazione di Pow Italia, tra le realtà promotrici della campagna Open Olympics, a indicare l’interesse che le lezioni imparate da Milano-Cortina rivestono per la comunità d’Oltralpe. Lo racconta la coordinatrice Giorgia Garancini: «Avendo visto come stanno andando le cose qui e sentendoci anche abbastanza impotenti di fronte a tutte le decisioni prese a porte chiuse e all’avanzamento dei lavori, ci è sembrato evidente che passare il testimone ai nostri ‘cugini francesi’ sarebbe stato il modo migliore per dare continuità al nostro impegno e non farlo morire con la fine dei Giochi del 2026».

    Leonardo Ferrante, referente anticorruzione civica di Libera e Gruppo Abele, lancia anche la proposta di un «Open Olympics trasfrontaliero», considerato anche che le gare di pattinaggio di velocità del 2030 potrebbero svolgersi a Torino: «Siamo disponibili a collaborare con le realtà associative francesi interessate perché non si riparta da zero – dice a lavialibera –. L’eredità più grande che il nostro lavoro può lasciare è il principio che non si possano più fare passi indietro rispetto alla trasparenza e che questa rientri tra gli obblighi degli organizzatori: prima che si posi la prima pietra, per qualsiasi grande evento di questo tipo, dev’esserci un portale aperto che spieghi perché e restituisca in tempo reale le informazioni disponibili. Certo, non è risolutivo, ma è l’inizio di un processo di interlocuzione e partecipazione».

    https://lavialibera.it/it-schede-2358-olimpiadi_milano_cortina_alpi_francesi_2030_campagna_asso

    #JO #JO2026 #jeux_olympiques #Alpes #JO2030 #France #Italie #démocratie #résistance #Collectif_citoyen_Jop_2030 #justice #convention_de_Aarhus #environnement #Pow_France #Convention_citoyenne_olympique #soutenabilité #Milano-Cortina

  • #JOP2030 : un projet à contre-courant de la #transition Alpine

    Selon ses principaux promoteurs, les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 seront structurants pour les Alpes françaises. Il ne s’agit pas seulement de penser l’avenir des #stations_de_ski, comme le suggère l’#Association_Nationale_des_Maires_de_Stations_de_Montagne (#ANMSM), mais de redéfinir rien de moins que les contours d’une « #civilisation_alpine [1] » (sic). Derrière les grands discours, quel projet de #territoire se dessine, ou se confirme avec les JOP 2030 ?

    La vie des montagnard·es est marquée par le #relief. Il remplit notre champ de vision, contraint et draine nos déplacements, définit notre #identité. Le relief est omniprésent dans nos vies. Cette géomorphologie contraignante est aussi protectrice : contre les canicules, contre les sécheresses - précipitations plus abondantes, stockage de l’eau en altitude sous forme de glace... Contre les excès humains aussi, par la résistance naturelle qu’elle oppose à l’#aménagement, à la domination de l’environnement, à l’organisation des concurrences inter-humaines, et contre le vivant.

    Le projet de territoire porté par les promoteurs des JOP 2030 voudrait briser cette résistance. Pour Renaud Muselier, président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), les jeux olympiques et paralympiques sont "une opportunité pour l’accélération de la #transition_montagnarde”. Mais laquelle ? Dans une interview pour La Provence (14/10/23), il répondait à la question de l’impact du projet sur l’environnement : "Quand on parle de bilan carbone, mettre 5 heures pour faire Marseille Briançon, est-ce acceptable ? L’embouteillage à Tallard, on l’accepte ?"

    Il pointait ainsi du doigt un de ces embouteillages des vendredi et dimanche soirs de la saison de ski, dans lequel se retrouvent coincés, les skieurs venus des grandes métropoles régionales du sud : Montpellier, Marseille, toute la côte varoise. Dont un certain Renaud Muselier, qui vient faire du ski en Haute Ubaye en passant par... Tallard pour accéder à son lieu de villégiature. D’autres “bouchons” ou goulets d’étranglement existent partout dans les Alpes françaises (et ailleurs) conséquence d’une hyper affluence ponctuelle qui engorge les massifs avec une régularité métronomique.

    Voilà qui illustre la vision de territoire portée par les JOP 2030, et ses promoteurs : en pleine période de restriction budgétaire massive, il s’agit essentiellement de favoriser quelques grands #domaines_skiables (deux pour les Alpes du sud) et l’amélioration des #axes_routiers pour y parvenir. Et ce au détriment des #populations_locales, des #services_publics, de l’#environnement… mais également de tous les "petits territoires”, éloignés (à peine) de ces domaines skiables et des grands axes qui y mènent. Ces “petits” territoires comprennent un ensemble de stations de #moyenne_montagne qui souffrent déjà particulièrement du #réchauffement_climatique, et dont les premières fermetures emblématiques se succèdent déjà.

    Et le #ferroviaire, demanderez-vous ? Dans cette vision territoriale, le ferroviaire est certes mis en avant par les porteurs du projet, comme caution verte : il s’agit de passer, d’ici aux jeux, d’un temps de trajet de quasi 5 heures à 3h30 entre Marseille et Briançon. Or, les temps de parcours actuels sont le résultat d’une politique de délaissement du #rail, depuis de nombreuses années, portée par les mêmes qui promeuvent les jeux. L’état du #réseau_ferroviaire alpin est tellement dégradé, qu’il paraît difficile de le rendre rapidement à nouveau attractif d’ici 2030. De sorte que l’option la plus "réaliste" pour réduire le temps de trajet serait... de ne pas s’arrêter dans les gares intermédiaires !

    La vision portée par les JOP 2030 est celle de la #spécialisation du territoire, celui des Alpes, au service d’un #tourisme_de_masse issu des grands centres urbains. #Chamonix, #Briançon en sont des exemples emblématiques. La population locale, habitant à l’année, est progressivement chassée des hautes vallées spécialisées dans le ski, devenues trop chères, et invivables au quotidien. Elle subit l’arrivée d’un nombre toujours croissant de vacancier·es, pour qui tout est organisé, dans une “montée en gamme” de l’accueil. On perçoit ainsi deux réalités et logiques distinctes, celle des habitant·es des territoires de montagne, et celle des consommateur·ices d’un territoire.

    Issue des catégories aisées des grands centres urbains, sous pression des contraintes citadines du quotidien, cette population de vacancier·es a besoin, le temps du weekend et des #vacances, de fuir leur lieu de vie, pour s’aérer, pour décompresser. Iels deviennent consommateur·ices d’un territoire, avec le besoin impérieux de changer d’air, de se détendre et de couper d’un quotidien oppressant... pour mieux se présenter le lundi matin au bureau avec la mine hâlée de ceux qui ont les moyens de s’échapper momentanément de l’"enfer" des grandes cités, et de profiter, le temps du weekend ou de vacances, des espaces naturels et des bienfaits de l’activité en extérieur.

    La spécialisation de territoire (au service des centres urbains) que dessine le #surtourisme se retrouve aussi dans d’autres secteurs d’activités : l’#énergie par exemple. Dans les Alpes du sud, des zones “excentrées” sont vues comme territoire à “faible pression foncière”, qui laisse la place au développement des #énergies_renouvelables, solaire photovoltaïque entre autres (du fait du climat particulièrement ensoleillé) et l’apparition de #centrales_photovoltaïques géantes, remplaçant forets et espaces naturels “sauvages”.Ou encore le secteur des #déchets, les arrières pays servant de zone de stockage des déchets des grandes agglomérations.

    Cette #spécialisation_territoriale n’a pourtant pas d’avenir dans le contexte actuel de réchauffement climatique. Dès janvier 2023, la trajectoire climatique de la France a été définie par le ministère de la Transition écologique à +4 degrés à l’horizon 2100, moins de 8 ans après les Accords de Paris qui stipulaient un objectif de 1,5 degrés. Dans les Alpes, ces +4 degrés pourraient être atteints bien avant 2100, ce territoire se réchauffant plus vite que le reste du pays. Quelle hausse de température pouvons nous y attendre et craindre +5, + 6 degrés ?... Une étude européenne sur plus de 2500 stations de ski montrent qu’à plus 4 degrés, 98 % des stations auront un problème existentiel d’enneigement.

    Dans ce contexte de réchauffement climatique fort, les territoires de montagne sont à la fois fragiles, et pourvus d’atouts importants : fraîcheur (relative), réserves en eau, espaces naturels disponibles pour la biodiversité… Un ensemble de facteurs nécessaires à la résilience de territoire. La #revitalisation du territoire alpin ne pourra pas être activée sans prendre en compte ses particularités et sans sa population. Et c’est pourtant ainsi qu’est bâti le projet JOP 2030 ! Il paraît urgent de remettre la #vie_montagnarde, celle des habitant·es des Alpes, au cœur de la question de l’avenir des massifs, au cœur de la question de la #transition_alpine ; Urgent de rompre avec un modèle de consommation de la montagne, urgent d’intégrer les populations pour construire de nouvelles orientations.

    https://france.attac.org/nos-publications/lignes-d-attac/article/jop-2030-un-projet-a-contre-courant-de-la-transition-alpine
    #JO2030 #jeux_olympiques #Alpes #migrations #consumérisme #climat #changement_climatique

  • La région #Paca finance les #refoulements d’exilés au nom des #JO d’hiver

    La région Provence-Alpes-Côte d’Azur subventionne à hauteur de 1 million d’euros par an les forces de police exerçant en montagne, au prétexte des JO 2030. La #sécurité est pourtant censée être une prérogative réservée à l’État.

    « La Région Sud [Provence-Alpes-Côte d’Azur] s’engage pour ceux qui gardent nos frontières et nous protègent ! » En février 2024, cette volonté affichée sur Facebook, par le président de la région, #Renaud_Muselier (Renaissance), est passée inaperçue. Elle signait pourtant un engagement inattendu de la part d’une collectivité : le contrôle de la frontière franco-italienne afin de refouler les personnes exilées.

    « 4x4, quads, vêtements adaptés, jumelles thermiques, la Région Sud se tient aux côtés du ministère de l’Intérieur pour le #financement des prochains équipements de la #police_aux_frontières ! » annonçait alors l’élu, membre des Républicains (LR) jusqu’en 2021. Et ce, alors que la #sécurité ne fait en théorie pas partie des #compétences des régions.

    Après ces paroles, prononcées depuis le poste de la police aux frontières de Montgenèvre (Hautes-Alpes), à 1 800 mètres d’altitude, les actes ont rapidement suivi. Cette montée en puissance est justifiée par le dossier prioritaire du moment de Renaud Muselier : les Jeux olympiques d’hiver 2030, que sa région accueillera avec Auvergne-Rhône-Alpes. Un comité interministériel dédié à la question, présidé par #François_Bayrou, se tient vendredi 27 juin à Briançon (Hautes-Alpes).

    Dispositif « Région Sud, la région sûre »

    Ainsi, le 29 mars 2024, le conseil régional a voté une délibération accordant une #subvention de 1 million d’euros par an jusqu’en 2030 aux « forces de l’ordre intervenant dans les départements alpins » (#Hautes-Alpes, #Alpes-de-Haute-Provence, #Alpes-Maritimes), pour les « soutenir, dans la perspective des Jeux olympiques d’hiver », notamment en adaptant leurs « #équipements aux conditions spécifiques de la #montagne ». La démarche s’inscrit dans le cadre d’un dispositif intitulé « Région Sud, la région sûre ».

    Un engagement acté à l’unanimité dans une assemblée qui ne compte que l’extrême droite comme opposition, la coalition de gauche et des écologistes s’étant désistée au second tour des élections régionales de 2021 pour empêcher une victoire du Rassemblement national et de ses alliés.

    Ce million d’euros annuel est mis à disposition des directions départementales de la #sécurité_publique, qui décident, en accord avec la région, du #matériel à acheter. Pour l’heure, l’essentiel du soutien a été dirigé vers #Montgenèvre, ainsi que nous en a informé l’entourage de Renaud Muselier.

    Notre source nous confirmait fin janvier que l’enveloppe prévue est destinée principalement à « soutenir les #contrôles en montagne », pratiqués sur les migrants présumés par les forces de police et de gendarmerie. Les touristes ou locaux présumés, circulant sur les pistes de ski et les chemins de randonnée transfrontaliers, ne sont pas ciblés.

    À l’image de Tous migrants, des associations de défense des droits des étrangers dénoncent depuis des années les « #contrôles_au_faciès », ainsi que la négation des droits, notamment le refus de prise en charge des mineurs isolés et de considérer les demandes d’asile.

    Un #4x4 « mis à disposition à titre gracieux »

    Des observations analogues à celles des ONG ont été formulées par la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) et la Défenseure des droits. Depuis novembre 2015, après les attentats de Paris, le gouvernement a rétabli les contrôles à ses frontières en dérogation des accords de Schengen, sous couvert d’antiterrorisme.

    Voisine de Montgenèvre, la ville de #Briançon, dirigée par l’ex-LR et proche de Renaud Muselier #Arnaud_Murgia, participe également au plan de la région. Elle s’est portée acquéreuse d’un véhicule 4x4, « mis à disposition à titre gracieux à la police aux frontières », précise la décision du conseil municipal de février 2024. L’engin, d’une valeur de 21 500 euros, a été subventionné à 80 % par la région. Contactée, la mairie n’a pas donné suite à notre demande d’entretien avec le maire.

    Arnaud Murgia a pourtant plutôt l’habitude d’affirmer que les municipalités n’ont pas de responsabilités en matière de frontière, afin d’exhorter l’État à envoyer davantage de forces de police. « Je rappelle qu’un maire n’a pas la charge de la protection des frontières et qu’il se sent parfois bien seul », déclarait-il par exemple au Journal du dimanche en juin 2024.

    Depuis 2017, des dizaines de milliers de personnes sont entrées en France par les sentiers montagneux de cette frontière dite « haute », en tentant de contourner la présence policière. « Nous avons déjà financé des vêtements chauds pour les gendarmes, des quads et une caméra intelligente », détaille-t-on dans l’entourage de Renaud Muselier, sans toutefois être en mesure de nous donner de détails sur cette dernière. La délibération du conseil régional mentionne « l’#expérimentation […] de #dispositifs_de_sécurité innovants faisant appel […] à de nouvelles technologies et à l’#intelligence_artificielle ».

    « On utilise les JO pour expérimenter, se satisfaisait notre interlocuteur. Si c’est concluant à Montgenèvre, on proposera de le déployer à Menton », à la frontière dite « basse », dans les Alpes-Maritimes. Contactées, ni les préfectures des départements alpins, ni la préfecture de région n’ont répondu à nos demandes de précisions. À nouveau sollicitée avant la publication de cet article, la région n’a pas donné suite.

    Du ministère de l’Intérieur à la ville de Briançon, en passant par la région, « c’est une chaîne aux maillons très solides qui place une rhétorique sécuritaire avant le respect des droits des personnes », affirme Brune Béal, chargée de plaidoyer à l’association briançonnaise Tous migrants.

    « Tout ce qui participe au renforcement de la militarisation de la frontière participe à une #mise_en_danger directe et indirecte », dénonce-t-elle. Directe par les actions physiques et verbales des agents ; indirecte, en poussant les personnes exilées à emprunter des chemins dangereux en haute montagne. Dans son avis de 2018, la CNCDH s’alarmait du fait que « la République bafoue les droits fondamentaux, renonce au principe d’humanité et se rend même complice de parcours mortels ». Dix corps de personnes en migration ont été retrouvés dans les environs de Montgenèvre depuis 2018.

    « Alors qu’elles n’ont pas de compétence en matière de sécurité, les régions investissent ce champ au nom de leurs compétences sur les transports, les lycées, ou encore le tourisme », analyse Olivier Renaudie, professeur de droit public à l’École de droit de la Sorbonne-Paris 1, joint par Reporterre. « Pour les élus, il s’agit d’incarner l’action, de répondre à ce qu’ils pensent que la population attend d’eux », poursuit-il.

    « Un mouvement un peu audacieux »

    En général, les régions se cantonnent à la mise en place de moyens de sûreté et de surveillance dans les TER et les gares, dans les lycées, ou encore au soutien des communes pour leur police municipale et leur vidéosurveillance. Alors, l’action de la région Paca à la frontière apparaît à l’universitaire comme « un mouvement un peu audacieux. Ce qui me paraît novateur, c’est qu’il s’agit d’une compétence régalienne, qui est normalement strictement l’affaire de l’État », observe-t-il.

    En 2019, le tribunal administratif de Marseille avait annulé un précédent plan sécurité de la région Paca, contesté alors par le préfet. Pour la juridiction, la mesure ne se rattachait « que de façon très indirecte au développement touristique de la région ». La compétence #tourisme est aussi celle mise en avant pour justifier le dispositif « Région Sud, la région sûre ». Cette fois-ci, aucun recours n’a été déposé dans le délai réglementaire de deux mois.

    Questionné par nos soins lors de ses vœux à la presse, fin janvier, Renaud Muselier assumait des « moyens complémentaires, qui sont des moyens de sécurité supplémentaires pour les concitoyens. Et pourquoi on ne l’a pas fait plus tôt ? feignait-il d’interroger. Parce que j’ai demandé, je voulais, mais je n’avais pas le droit. Et c’est monsieur Darmanin [alors ministre de l’Intérieur] qui nous a donné la possibilité de le faire. Donc, merci à Darmanin. Et oui, c’est notre mission ! » insistait-il. Sur Facebook, Renaud Muselier affirme que « depuis le 1er janvier 2024, l’organisation territoriale des services de police a été modifiée, la région Sud peut désormais aider la police aux frontières ».

    À 900 kilomètres de Montgenèvre, à une autre frontière et avec une même enveloppe annuelle d’un million d’euros par an, une autre collectivité propose une tout autre politique, tournée vers l’accueil. À Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), la Communauté d’agglomération du Pays basque, dirigée par Jean-René Etchegaray, lui aussi membre du parti présidentiel, utilise cette somme pour financer un centre d’hébergement.

    https://reporterre.net/La-region-Paca-pour-financer-les-refoulements-d-exiles
    #JO_2030 #JO2030 #jeux_olympiques #migrations #militarisation_des_frontières #frontières #France #forces_de_l'ordre #Région_Sud_la_région_sûre

  • JO d’hiver 2030 : les garanties financières de l’État en passe d’être signées par Michel Barnier
    https://www.bfmtv.com/bfm-dici/jo-d-hiver-2030-les-garanties-financieres-de-l-etat-en-passe-d-etre-signees-p

    Les garanties financières de l’État, exigées par le Comité International Olympique pour l’attribution officielle des Jeux d’hiver 2030, sont en passe d’être signées par Michel Barnier. Le Premier ministre a jusqu’au 1er octobre pour parapher le document.

    A ton avis, Lucie, elle aurait signé ce document ou pas ?

    On en parlait en juillet :
    https://seenthis.net/messages/1063445#message1063460

    #JO_2030 #JO2030 #Jeux_Olympiques

  • JO-2030 : les Alpes françaises obtiennent les Jeux Olympiques d’hiver sous conditions de garanties financières de l’État - ladepeche.fr
    https://www.ladepeche.fr/2024/07/24/jo-2030-les-alpes-francaises-obtiennent-les-jeux-olympiques-dhiver-sous-co

    Après les Jeux olympiques de Paris 2024, place aux Jeux olympiques des Alpes françaises en 2030 ! Le CIO a donné son accord pour l’unique candidature, française, présentée ce mercredi 24 juillet.

    #JO2030

    Bon, c’est fait, on va devoir souffrir une nouvelle fois pour cause de JO, en 2030, suite à la décision, en force, d’un gouvernement contesté.

    Cette candidature a été portée par les régions Auvergne – Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a assuré que ces Jeux d’hiver 2030 dans les Alpes françaises seront "les Jeux les plus verts de l’histoire".

    Apparemment, ils ont déjà anticipé qu’il n’y aurait pas de neige...

    Emmanuel Macron a annoncé ce mercredi 24 juillet en marge du vote d’attribution qu’il demandera « au prochain Premier ministre » de garantir le bon financement des Jeux d’hiver 2030 mais aussi « de promulguer une loi olympique dans le nouveau gouvernement ».

    Oui, voilà, déclaration du 24 juillet, celui qui dit qu’on ne doit pas faire de politique t’annonce qu’il compte bien que le gouvernement vote une loi pour que bon, ça se fasse coûte que coûte. Promulguer une loi, ce n’est pas faire de la politique, dans son monde apparemment.

  • JO d’hiver 2030 dans les Alpes : le CIO suspend sa décision en raison de la crise politique – Libération
    https://www.liberation.fr/sports/jeux-olympiques/jo-dhiver-2030-dans-les-alpes-le-cio-suspend-sa-decision-en-raison-de-la-

    L’instance olympique réclame une garantie de livraison des JO de 2030 qui doit être « signée par la personne qui peut engager le gouvernement ». Or nul ne sait qui dirigera le gouvernement français entre les législatives et le 24 juillet, date de la décision finale du CIO.

    #JO2030 #JO_2030

  • Êtes-vous pour ou contre l’organisation des Jeux Olympiques d’hiver en France en 2030 ? – Alpine Mag
    https://alpinemag.fr/sondage-pour-contre-organisation-jeux-olympiques-hiver-france-2030

    Si la France reste seule en lice, elle le doit à la méfiance du CIO pour les processus démocratiques. Il ne s’en est pas caché et a préféré jouer la carte de la sécurité en écartant par exemple la Suisse et la Suède, jugées trop démocratiques à son goût avec leurs projets respectifs de votation et de référendum.

    Sondage à la fin. #JO2030

  • Albertville. 40 à 50 manifestants contre les JO 2030 dans les Alpes
    https://www.ledauphine.com/sport/2023/12/02/40-a-50-manifestants-contre-les-jo-2030-dans-les-alpes

    3j après la quasi-désignation de la France un collectif d’associations écologistes, dont #LesSoulevementsDeLaTerre ont organisé un défilé, samedi après-midi à Albertville. « On espère … mobiliser beaucoup plus … », promettait l’élue régionale Les Écologistes Claudie Ternoy-Léger. Un nouveau rassemblement est prévu le 6 janvier 2024 à l’appel de #lessoulevements

    #JO2030 #Jeux_Olympiques

  • JO d’hiver 2030 : seule candidate retenue par le CIO, la France prolonge son aventure olympique malgré les critiques
    https://www.lemonde.fr/sport/article/2023/11/29/jo-d-hiver-2030-seule-candidate-retenue-par-le-cio-la-france-prolonge-son-re

    Le Comité international olympique a décidé mercredi d’entrer en « dialogue ciblé » avec les promoteurs du dossier des Alpes françaises, écartant les candidatures de la Suède et de la Suisse. La validation finale est attendue courant 2024.

    Une sorte de cauchemar éveillé ce début de millénaire.

    Malgré un « su-sucre » pour 2038, les ambitions olympiques de la Suisse ont reçu « un coup de frein durable » - Le Temps
    https://www.letemps.ch/opinions/revues-de-presse/malgre-un-su-sucre-pour-2038-les-ambitions-olympiques-de-la-suisse-ont-recu-

    Pour la presse helvétique, les échecs répétés de candidatures suisses pour les JO d’hiver, comme ce mercredi au détriment des Alpes françaises, sont notamment le résultat d’un manque de soutien politique

    Et il y a des personnes en Suisse pour regretter de ne pas avoir des malfaisants corrompus au pouvoir. Les suédois et les suisses ont eu de la chance, le CIO ne les a pas retenus.

    #JO2030 #Jeux_Olympiques

  • Non aux JO dans les Alpes 3X NON !
    https://ricochets.cc/Non-aux-JO-dans-les-Alpes-3X-NON.html

    Non aux JO dans les Alpes 3X NON ! Gabegie écologique, gabegie démocratique, gabegie financiére : en 2023, faut-il vraiment être un hurluberlu pour s’opposer aux JO, ici et ailleurs ? 1 : Les Jeux Olympiques sont une gabégie dans un monde au bord du gouffre... Cette candidature aux Jeux est occasion de se poser la question du sens d’organiser un tel événement dans un monde bouleversé par les changements climatiques. Les Jeux d’hiver font l’objet de nombreuses critiques environnementales : faute de (...) #Les_Articles

    / Tourisme, sports & loisirs, #Le_monde_de_L'Economie

    #Tourisme,sports&_loisirs
    https://valleesenlutte.org/spip.php?article664
    https://no-jo.fr/event/1387


    https://ricochets.cc/IMG/distant/html/p7bbO-bcWO0-9484-aedbf56.html