#johanna_rolland

  • Un pognon de dingue ? Transparence, enfarinage et indécence municipale à #Nantes

    publié le 13 oct. 2018 sur Le blog de Double Absence : https://blogs.mediapart.fr/double-absence/blog/111018/un-pognon-de-dingue-transparence-enfarinage-et-indecence-municipale-
    ou, avec des compléments en commentaires : https://nantes.indymedia.org/articles/43002
    #lecture #audio : https://archive.org/details/Pognon_De_Dingue_Nantes

    (avec un bout de ressenti perso à la fin)

    L’émotion est vive à Nantes depuis que la mairesse [#Johanna_Rolland] a été ensevelie sous quelques grammes de farine bio, le samedi 6 octobre, sur le marché de la petite Hollande à Nantes. Les supposé.e.s enfarineur.e.s, sont aujourd’hui sous contrôle judiciaire. Revenons un instant sur cinquante nuances sou-poudrage municipale à Nantes.

    Deux jours après l’attentat abject, le lundi 8 septembre, Ouest-France publiait un article sur l’action municipale en faveur des personnes en exil à Nantes en arborant un titre sans équivoque : Migrants à Nantes, la facture s’élève à 4 millions d’euros. Après un week-end difficile pour la mairesse, l’heure était à la transparence et à l’argumentation comptable pour défendre la politique d’accueil des étrangers dans la cité des ducs. La tête encore enfarinée, l’édile fait la démonstration d’une politique volontariste de la ville de Nantes en matière d’accueil des personnes en exil. Une démonstration comptable qui intervient après l’expulsion de l’ancien EHPAD et de la fermeture du jardin des Fonderies, dont le but, tout aussi volontariste, est d’éliminer la présence d’« #indésirables » sur l’espace urbain. Cette logique méritait bien quelques grammes de farine. Pourtant, perçu comme un acte de #violence ignoble, de nombreuses personnes ont commentées avec hargne leur rejet d’une telle #action. Voici le #cynisme de notre époque ! Alors qu’un cycle de #répression s’étend partout en Europe contre les mouvements solidaires avec les #exilé.e.s, les sanglots les plus audibles sont ceux qui dénoncent un enfarinage. Voici comment les pouvoirs locaux reconfigurent les mouvements sociaux et arrivent à nous laisser penser que des personnes ayant participé aux mouvements solidaires sont plus violentes que celles qui chassent les "vies nues" de nos espaces urbains, au loin des regards. Cet article souhaite mettre en avant le véritable enfarinage qui est de laisser penser que la politique municipale est à la hauteur des défis des villes face à l’urgence de la question migratoire et que cette politique doit se penser comme une opération #comptable.

    #migration #exils #criminalisation #rétention #solidarité #farine_gate


  • OK #Nantes, je viens de vivre la pire journée de ma vie de militante. Depuis 2003. Et c’est pas fini...

    Encore un matin avec un message d’urgence : « les flics sont à la Carterie ! »
    Encore une expulsion d’un immeuble d’exilé-e-s. Encore un sentiment d’impuissance, des pleurs et la rage qui monte. Expulsion terminée. Flics en mode vautours sur le quartier. Une interpellation de la PAF. Appel à rassemblement devant Waldeck pour exiger sa libération.

    C’est la folie à Nantes. Raffles, pression par la terreur (et grosses jouissances de flics nazillons à nous voir paniquer ou pleurer)... tout ça pour un paquet de farine sur une élue et une revendication malicieuse (cf indymedia nantes).
    Une personne s’est livrée et les flics sont venu arrêter violemment une autre qui était dans le groupe de soutien (déjà arrêtée violemment en fin de manif l’autre jour et sortie de sa g@v hier midi...) puis ils sont revenus foutre la pression sur le groupe et embarquer une autre personne sans doute le temps de dissimuler que l’exilé embarqué ce matin faisait un grave malaise et était transféré au CHU.
    Et pendant ce temps les flics tournent dans la ville comme des affamés pour traquer la moindre personne qui dort à la rue, quelle que soit son origine, piquer les couvertures, faire grimper la peur et le racisme, faire disparaître la misère par tous les moyens...
    Au final 2 personnes restent en G@V avec vraisemblable comparution immédiate demain à 14h (pour violence agravée contre #Johanna_Rolland)

    Un suivi un peu complet entre l’article et les commentaires par là : https://nantes.indymedia.org/articles/42961
    #repression #criminalisation


  • #Repression & #DeathMetal. Policiers après un contrôle d’identité des soutiens à la personne incarcérée à la #Manif9octobre à #Nantes pour arrêter l’enfarineur de #Johanna_Rolland. Avec un sweat aux paroles d’un hommage à... #Sankara !
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/30287841787

    Flickr

    ValK. a posté une photo :

    Commissariat Central Waldeck Rousseau, Nantes, le 10 octobre 2018. Groupe d’intervention de la Police Nationale en pleine enquête pour retrouver l’enfarineur de Johanna Rolland. Voir les différents articles et le communiqué du groupe F.A.R.I.N.E. (Front Amidoné Revolutionnaire Intersectionnel NantaisEs-ExiléEs) au sujet des raison COLLECTIVES de l’enfarinage sur nantes.indymedia.org . La phrase sur le sweat : « This Life, This Future, we’ll build a new foudation » est issue de la chanson « Land of the Upright Ones » de Heaven Shall Burn, groupe de deathcore, chanson dédiée à #Thomas_Sankara... un comble !


  • Communiqué de l’état major des forces de la FARINE, « Front Amidoné #Revolutionnaire Intersectionnel NantaisEs-#ExiléEs » revendiquant la frappe chirurgicale BIO™ à l’endroit de la Maire de #Nantes #Johanna_Rolland.

    Nous l’état major des forces de la FARINE (Front Amidoné Revolutionnaire Intersectionnel NantaisEs-ExiléEs) revendiquons la frappe chirurgicale BIO™ à l’endroit de la Maire de Nantes Johanna Rolland. Si les différents allergiques au gluten de la scène politique s’en offusquent et parlent de « violences » (nous regrettons l’absence de soutien du camarade-BioCaporal François de Rugy), nous tenons à rassurer tous et toutes que la poudre utilisée pour la projection était bel est biologique. Nous comdamnons l’utilisation du terme de « violences », affirmons que notre action fut montée en réaction à des violences réelles sur les corps et les esprits des ExiléEs NantaisE. En effet ces derniers jours nous avons assisté à plusieurs cas d’emploi de force que nous ne saurions laisser sans conséquences :

    _L’expulsion des exiléEs du square Daviais, dont la plupart n’ont pu récuperer leurs affaires, se sont retrouvéEs parquées dans des gymnases, de véritables centre de tri semi-fermés ;
    _L’expulsion de l’ancien squat de Bréa pour lequel mairie et préfecture avaient promis un hébergement inconditionnel s’est soldé par : la remise à la rue de dizaines de personnes, un relogement précaire de centaines d’autres, et l’incarcération de 4 personnes en Centre de Rétention Administrative en vue d’une déportation ;
    _La traque des personnes n’ayant pas les bons papiers dans le centre ville de Nantes depuis plusieurs semaines par les troupes armées de la préfète Nicole Klein ;
    _La traque des personnes à la rue à la recherche d’un square où dormir par la police municipale, nationale et la brigade anti criminalité à la suite de l’ordre donné par la mairie de barricader le jardin des Fonderies ;
    _Le harcèlement de ces mêmes personnes avec vol à répétition par la flicaille de couvertures ;
    _La rétention des tentes du camp de Daviais prêtées par des assos et collectifs ;
    _La rétention des affaires personnelles des ex-habitantEs de Brea ;
    _Les dix expulsions de lieux occupés en dix mois ;
    _Les "relogements" précaires à l’autre bout du département, brisant les liens de solidarités développés à Nantes ;

    Ne nous laissons plus rouler, mettons toutEs #LaMainàLaPâte.

    https://nantes.indymedia.org/articles/42921