• Journalists, Lawyers, and Activists Working on the Border Face Coordinated Harassment From U.S. and Mexican Authorities
    https://theintercept.com/2019/02/08/us-mexico-border-journalists-harassment

    Four photojournalists gathered on the southern side of the U.S.-Mexico border wall shortly after Christmas in Tijuana. They were there to document the arrival of the migrant caravans from Central America, the latest chapter in a story that had drawn President Donald Trump’s increasing outrage. As the photographers waited in the dark, a pair of Mexican police officers approached. The officers wanted to know the photographers’ names and where they were from. They asked to see their passports (...)

    #ICE #activisme #frontières #migration #journalisme #surveillance #harcèlement


  • La Ligue du LOL a-t-elle vraiment existé et harcelé des féministes sur les réseaux sociaux ? - Libération
    https://www.liberation.fr/checknews/2019/02/08/la-ligue-du-lol-a-t-elle-vraiment-existe-et-harcele-des-feministes-sur-le

    Une autre explique avoir été harcelée par des membres de ce groupe pendant des années, en raison de son sexe, de sa couleur de peau, et de ses positions politiques. Elle décrit une forme de harcèlement très semblable à celui décrit dans les précédents témoignages. « J’avais des positions féministes et antiracistes que j’exprimais ouvertement. Et à chaque fois que je les exprimais, ces gens-là me tombaient dessus, et amenaient plein de personnes dans leur dos. Les attaques étaient customisées en plus : comme je suis noire, j’avais le droit à un peu de racisme, en plus du sexiste. »

    En 2013, elle a décidé de quitter Twitter. « Il y avait une grosse dominante d’humiliation. Je me sentais humiliée par des gens de mon métier. Je me sentais exclue de la sphère journalistique par mes propres confrères. Qui aujourd’hui ont tous, ou presque, accédé à des postes élevés et écrivent, pour certains, des articles sur le féminisme. » Une pigiste abonde : « Aujourd’hui, quand je propose des piges sur le féminisme aux Inrocks, à Slate, à Libération, où ces personnes occupent désormais des postes à responsabilité, c’est un peu surréaliste. »


  • Le profil type du « complotiste » ? Un jeune gueux qui ne vote pas pour Macron 7 Février 2019 Frustration _
    https://www.frustrationlarevue.fr/le-profil-type-du-complotiste-un-jeune-gueux-qui-ne-vote-pas-pour

    Voici l’incroyable conclusion qui ressort du dernier sondage pondu par l’inénarrable Rudy Reichstag, directeur de l’officine pro-gouvernementale de l’observatoire du conspirationnisme, créé en 2007, Conspiracy Watch. Un an après un premier sondage déjà extrêmement perfectible et orienté, voilà qu’ils en remettent une couche en précisant cette fois que, o surprise, les gueux ainsi que les jeunes seraient les plus touchés par le conspirationnisme. C’est dire qu’un tel sondage tombe à point nommé, où les tentatives de-crédibilisations d’un mouvement des gilets jaunes composés de tartufes complotistes à la Maxime Nicolle font bondir les bourgeoisies de droite comme de gauche de leur siège doré.

    “Les seniors sont moins concernés. Mais tout ça est corrélé au niveau de diplôme (les diplômés du supérieurs sont moins poreux que ceux qui n’ont pas ou que le Bac), au niveau de vie (plus on fait partie des défavorisés, plus on adhère à ce types de contenus)”, explique ainsi ce cher Rudy Reichstag sur France inter .

    Faire du complotisme une affaire de classe est évidemment une manière de désigner et de dénigrer des imbéciles à remettre dans le droit chemin de la Vérité à coup d’éducation aux médias infantilisant et de fact-checking pour se racheter une crédibilité maintes fois perdues et, par conséquent, à contenir ou retenir toute remise en question de l’ordre économique sociale et politique existant. C’est que le complotisme de l’Elysée, comme le décrit si bien Frédéric Lordon dans son dernier billet , qui consiste à fantasmer sur des gilets jaunes soit disant contrôlés par l’affreuse main russe afin de se déresponsabiliser n’est nullement décrit dans ce sondage, comme celui des anti-complotistes complotistes souvent macronistes. Hélas, l’auto-analyse, ça n’est pas pour tout de suite non plus. Car en effet il ressort également de cette « enquête » une résistance au complotisme chez les Français qui ont voté Emmanuel Macron à la présidentielle de 2017, mais que l’électorat de Jean Luc Mélenchon, de Marine Le Pen ou de Nicolas Dupont Aignan sont d’avantage sensibles aux théories conspis. Diantre ! 

    Et s’il y a bien un naïf pour se laisser berner par ce genre de sondage, c’est le journaliste qui, par un mimétisme navrant, s’embourbe dans la brèche à recracher bêtement des conclusions à peine exagérées. « Le fléau du complotisme en France : une menace pour notre démocratie », titre le quotidien régional La Dépêche, « Sondage sur le complotisme : 4 enseignements à tirer », s’inquiète le JDD. Pourtant, il leur fallait seulement cinq petites minutes afin de questionner par téléphone Rudy Reichstag sur sa méthodologie douteuse : quels sont les échantillons ? Sont-ils réellement représentatifs ? Quel est le degré de réponses « trolls » ? Pourquoi ces catégories ? Les réponses sont-elles suffisamment nuancées ? Certains journalistes, décidément en roue libre, n’hésitent pas à conclure, comme sur France inter : « Une enquête qui montre une nouvelle fois que les Français sont de plus en plus perméables aux théories complotistes et notamment les jeunes adultes » (3).

    Ils leur suffisaient également pour certains de dix petites minutes supplémentaires afin d’interroger les nombreux raccourcis surprenants qui sont une nouvelle fois effectués ici, c’est-à-dire mettre au même niveau la croyance en la terre plate et le fait que ministère de la Santé soit de mèche avec l’industrie pharmaceutique pour cacher au grand public la réalité sur la nocivité des vaccins, qui relève plus d’une défiance générale envers les institutions qui mériterait d’être interrogée plutôt que blâmée.

    Cette confiance aveugle de ces journalistes envers cette enquête sans l’once d’esprit et de recul critique est, elle aussi, très inquiétante. Le sondage ne mérite aucune contre-expertise, ce qu’ils appellent en rédaction ou en école de journalisme le fameux « contre-pied », imposé une fois sur deux en fonction de leur « idéologie » non assumée, lorsque c’est par exemple trop « militant », mais rarement dans ce genre de cas présent. Vivement les analyses incroyablement fines de spécialistes et de chercheurs/euses en tout genre, de Marie Peltier en passant par Tristan Mendes France, qui étaient étonnement bien silencieux lorsque des journalistes accusaient des gilets jaunes d’avoir foutu le feu à des voitures devant le siège du quotidien Le Parisien.

    En parallèle de ce qui semble bien être un véritable naufrage journalistique ridiculement cocasse, le journaliste Vincent Glad explique la raison pour laquelle selon lui les journalistes ont tardé à parler des violences policières lors des manifestations des gilets jaunes : « Au début, je ne voulais pas y croire, je me disais que ce n’était pas possible. Le gouvernement ne pouvait pas sciemment demander à sa police de tirer à coup de lanceur de balle de défense sur la tête des manifestants. J’ai l’impression que j’ai été victime de l’habitus journalistique qui fait qu’on se méfie toujours de toute théorie du complot, qu’on est toujours trop mesuré, trop lent avant de s’indigner. Je me disais « ce n’est pas possible, l’État ne peut pas faire ça, ça ne peut être que des bavures isolées ». Tout est dit.

    #libération #enfumage #complotisme #Vérité #journaliste #journalisme #fake_news #croyance #vaccins #oligarchie #rudy_reichstag #vincent_glad


  • Wie man Fake-News erzeugt
    https://diasp.eu/p/8475788

    Wie man Fake-News erzeugt

    … und #Propaganda - #Journalismus betreibt, zeigt DER #SPIEGEL diese Woche anschaulich. »Am Ende werden Millionen Bürger als Verlierer dastehen«, heißt es in einem dreiseitigen Beitrag zur #Grundsteuerreform. Diese, mit Fakten nicht zu belegende, ziemlich blödsinnige Behauptung ist die Arbeitsgrundlage der drei Autoren Alexander Jung, Christian Reiermann und Anne Seith.

    Vorab die Fakten: Die #Grundsteuer spielt 14 Milliarden Euro in die Kassen der #Kommunen. Das sind laut Spiegel »rund 200 € pro Haushalt im Jahr«. Diese Größenordnung soll, so der politische Beschluss, konstant bleiben und den Bürgern über die kommunalen Haushalte auch zukünftig zur Verfügung stehen.

    Die Autoren heben mehrfach hervor, dass es um 35 Millionen #Grundstücke geht, für die Grundsteuern erhoben (...)


  • 05.01.2019 : 1.395 brutto – wenn’s gut läuft (Tageszeitung junge Welt)
    https://www.jungewelt.de/artikel/346604.journalismus-1-395-brutto-wenn-s-gut-l%C3%A4uft.html

    5.1.2019 - von Frank Schäfer - Über die Lohnschreiberei im Kulturjournalismus sollte man sich keine Illusionen machen: Arbeitsalltag und Rahmenbedingungen, kleiner Grundkurs

    Qualität ist alles: Wenn der Redakteur den Text noch aufwendig korrigieren oder gar umschreiben muss, fliegt man bald raus aus seinem Pool
    Foto: Freigestellt

    »In finanzieller Hinsicht«, so hat die Schriftstellerin Eva Demski mal festgestellt, »ist das Schreiben ein so unbeschreiblich demütigender Beruf, dass die meisten Kollegen um ihr Einkommen ein großes Theater machen müssen. Es ist ein so verlogenes Thema, es wird Ihnen keiner die Wahrheit sagen.« Das ist genau die Erfahrung, die ich gemacht habe. Nicht von ungefähr existiert in Autorenkreisen ein regelrechter Hass auf unbedarfte Partygäste, Schülerzeitungsjournalisten oder Schwiegereltern, wenn sie irgendwann mit der Standardfrage rausrücken. »Kann man davon leben?« Die Abneigung ist natürlich nur deshalb so groß, weil diese Frage verdammt noch mal berechtigt ist.

    Ich nenne mal Zahlen. 2014 (da gab es die letzte Erhebung meines Wissens) hat der Deutsche Journalistenverband (DJV) 1.350 Freischreiber nach ihren Einkünften befragt. Die freien Zeitungs- und Magazinjournalisten verdienten am wenigsten (von Onlinejournalisten wurde gleich ganz abgesehen, das waren Hobbyautoren für den DJV). Ihr Einkommen lag bei durchschnittlich 1.395 Euro monatlich. Brutto! Als ich einem befreundeten Kollegen die Zahl nannte, zog er die Augenbrauen hoch: »So viel?« Wie gesagt, das sind Durchschnittswerte! Nur mal zum Vergleich: Ein Facharzt verdient mindestens das fünffache, ein Metzger fast das Doppelte, der Lagerist zieht gleich.

    Es gibt ein paar Strategien, um das Elend zu minimieren. Mein Rezept, ich will keinesfalls von Erfolgsrezept sprechen, heißt Diversifikation. Ich schreibe für sehr unterschiedliche Zeitungen und Zeitschriften: regelmäßig etwa für NZZ, Rolling Stone, Taz, Zeit online, junge Welt, unregelmäßig für noch ein paar andere. Ich sage das nicht nur, um anzugeben, das auch, vor allem aber, um zu zeigen, dass man sich breit aufstellen muss, und zwar sowohl inhaltlich-thematisch als auch formal. Das heißt, ich produziere nicht nur Kritiken, Interviews, Reportagen zum Thema Musik, sondern beackere das Thema Popkultur insgesamt, schreibe auch und vor allem über Literatur, über den Kulturbetrieb, gelegentlich sogar über Fußball (als Teil der populären Kultur). Nicht zu vergessen literarische Texte, also Satiren, Feuilletons, Glossen, aber eben auch Kurzgeschichten und alle zehn Jahre mal einen Roman.

    Auch innerhalb des engeren Bereichs Musikjournalismus sollte man sich um eine gewisse Vielseitigkeit bemühen, so meine Erfahrung. Es ist zwar wichtig, ein gewisses Profil zu haben, damit die Redakteure wissen, was man kann. Aber letztlich muss man Allrounder sein. So kümmere ich mich zwar vornehmlich um härtere Gitarrenmusik, Heavy Metal vor allem. Aber wenn ein neues Album von Neil Young, Springsteen, U2 oder auch Funny van Dannen abgefrühstückt werden muss und die Redakteure das nicht so gern selbst machen wollen, wird man auch mal dafür gebucht. Tatsächlich treten Redakteure gelegentlich mit Artikelangeboten an mich heran. Ich habe zudem ein paar feste Verabredungen, etwa Kolumnen hier und dort, da braucht es dann keine weiteren Absprachen mehr. Man liefert pünktlich, und das war’s. Die meisten Aufträge generiere ich aber dadurch, dass ich selbst Akquise betreibe, mit anderen Worten: hausieren gehe. Ein Thema erscheint relevant, bestenfalls interessiert es einen sogar, also bietet man seinen assoziierten Publikationen einen entsprechenden Artikel an. Irgendein Redakteur findet dann schon Gefallen daran, bisweilen mehrere, dann schreibt man gleich zwei oder drei Artikel.

    Bei der eigentlichen Produktion ist vor allem eine Qualität gefragt, und die ist durchaus wichtiger als solche Sekundärtugenden wie stilistische Brillanz, wie ich leider zugeben muss: nämlich Sorgfalt und Präzision. Wenn als Abgabetermin Mittwoch vormittag verabredet wurde, liefert man nicht erst um 13 Uhr. Und wenn 4.500 Zeichen Länge verlangt sind, haut man keine 5.000 raus. Der beste Freischreiber ist einer, der keine Mühe macht. Das heißt natürlich auch, dass gewisse Qualitätsstandards eingehalten werden müssen. Wenn der Redakteur den Text noch aufwendig korrigieren oder gar umschreiben muss, fliegt man bald raus aus seinem Pool.

    Zweite Strategie, um monetär nicht völlig auf den Hund zu kommen: Man darf sich nicht zu schade sein für Mehrfachverwertungen. Dabei denke ich nicht in erster Linie an Dubletten, also die etwas halbseidene Methode, wortgleiche Texte verschiedenen Publikationen unterzujubeln (wird online sowieso immer schwieriger und gibt dann auch meistens Ärger, weil Magazine und Zeitungen einen Text natürlich exklusiv für sich beanspruchen). Ich meine vielmehr die Verwendung der eigenen Produktion in unterschiedlichen Medien. Mit anderen Worten, man schreibt ein paar Artikel zu einem Thema, und die bilden dann später die Grundlage für ein Buch. Oder andersherum versucht man, ein paar Kapitel eines Buches vorab auszukoppeln. Wenn das Buch dann erscheint, geht die Verwertungskette weiter. Man wird zu Lesungen, Vorträgen oder Podiumsdiskussionen eingeladen. Gilt dann vielleicht als Spezialist für ein bestimmtes Fachgebiet und bekommt somit weitere Aufträge von der Journaille. Und wenn es läuft, wie es soll, hat man am Ende des Monats 1.395 Euro verdient. Brutto! Fragen Sie also nie einen freien Kulturjournalisten, ob er davon leben kann!

    #journalisme #presse #Allemagne #freelance


  • Emmanuel Macron, le journalisme de cour et le contrôle des médias | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/173082/emmanuel-macron-le-journalisme-de-cour-et-le-controle-des-medias

    Notre président de la République veut réordonner notre monde ; nous manquons de vérité, il va y remédier. Il veut « s’assurer de la neutralité » et « vérifier l’information » dans les media, en créant des « structures », financées par l’État, qui contrôleraient médias publics et privés, structures nanties de journalistes qui seraient les « garants » de l’affaire. Notre président de la République, disons simplement, veut mettre le journalisme sous tutelle, telle une classe sociale assistée dont il faudrait encadrer les « conneries », tels des présupposés casseurs qu’il faudrait bannir des manifestations. La liberté s’épanouira sous la contrainte ? Son organe de vérification s’imposera-t-il à la presse ? Les journalistes qui lui seront affrétés deviendront-ils nos supérieurs et nos gardiens, nos censeurs, les auxiliaires du pouvoir, de l’État ?

    #Notre_Bon_Maître_Penseur


  • Faut-il vraiment être "con" pour être journaliste ? - Challenges
    https://www.challenges.fr/media/presse/faut-il-vraiment-etre-con-pour-etre-journaliste_640051

    « Ces cons de journalistes ». Le titre de l’ouvrage du journaliste Olivier Goujon est ironique. La réalité l’est tout autant. Où l’on peut accepter de gagner 500 euros par mois après 40 ans de métier et se laisser acheter à coups de voyages, de foulards, et de stylos.

    […]

    En 2015, Olivier Goujon se voit accepter par un grand hebdomadaire la publication web d’un reportage réalisé dans « des conditions périlleuses » en Syrie pour... 500 euros. Finalement, le chef de service ne publiera pas son papier, lui adressant un mail laconique : « Je me rends compte que nous avons atteint notre plafond de piges pour 2015. Donc nous ne pourrons pas prendre votre papier ». « Difficile d’expliquer la nature du sentiment que j’ai alors éprouvé : l’humiliation est sans doute l’état qui s’en approche le mieux », écrit Olivier Goujon. « La précarisation du métier et la baisse des tarifs des piges font que la compétition est de plus en plus rude », souligne son auteur, qui rappelle les conditions extrêmes dans lesquelles les photo-reporters pratiquent leur métier.

    « Ces cons de journalistes » - 3 questions à Olivier Goujon
    https://blogs.mediapart.fr/pascalboniface/blog/310119/ces-cons-de-journalistes-3-questions-olivier-goujon-4

    Crise de confiance, disparition du reportage, prégnance de la communication, confusion de l’information et du divertissement, passage raté sur l’internet, illusion du gratuit, primat de l’urgence sur la vérification de l’info, lois stériles ou spécieuses, je détaille les raisons de la crise dans le livre, mais la matrice, c’est l’application forcenée - je ne dis pas « organisée », ce n’est pas un complot, c’est simplement le sens naturel d’une politique économique déréglementée - d’un système néolibéral à un secteur stratégique de la démocratie. Avec d’autres modalités, mais des enjeux proches, on fait subir le même traitement à l’école, qui est l’autre pilier de la liberté et de l’émancipation.

    #journalisme #précarité #précarisation #Olivier_Goujon


  • « Gilets jaunes » : les vidéos amateurs, des chaînes d’info ou de surveillance nourrissent les enquêtes judiciaires et font tomber plein de gens pris dans la tourmente d’une légitime colère...
    Par Nicolas Chapuis : https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/02/01/gilets-jaunes-les-videos-de-surveillance-amateurs-ou-des-chaines-d-infos-nou

    À ajouter à la compile que je tente de faire sur la responsabilité des preneureuses d’images en manifestations : https://seenthis.net/messages/490706

    A Paris, les mobilisations et leurs dérapages ont été largement filmés, permettant aux policiers de « filocher » virtuellement des fauteurs de troubles peu vigilants.

    /.../

    « C’est formidable », résume une source policière, qui raconte comment on peut désormais « filocher » un individu à travers quasiment toute la capitale, en mêlant caméras officielles et observation des réseaux sociaux, où pullulent les films amateurs.

    #photo #video #fichage & #criminalisation des #mouvements_sociaux
    #filocher ... et #filochage, aussi, du coup !

    • « Gilets jaunes » : comment les films amateurs, les chaînes d’info et la vidéosurveillance nourrissent les enquêtes judiciaires, Nicolas Chapuis
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/02/01/gilets-jaunes-les-videos-de-surveillance-amateurs-ou-des-chaines-d-infos-nou

      " Un basculement de la #police dans l’ère de la #vidéo, que certains n’hésitent pas à comparer à la révolution des empreintes digitales. "

      A Paris, les mobilisations et leurs dérapages ont été largement filmés, permettant aux policiers de « filocher » virtuellement des fauteurs de troubles peu vigilants.

      C’est une bataille de l’image qui fait rage. Jamais un conflit social en France n’a été autant filmé de toutes parts que celui des « gilets jaunes », qui ont fait de ces séquences postées sur les réseaux sociaux une arme de contestation massive. Mais une arme à double tranchant. Grâce à cette profusion de vidéos, les enquêteurs de police bénéficient depuis deux mois d’une masse d’information totalement inédite, surtout à Paris où tous les projecteurs sont braqués.

      Qu’elles proviennent de caméras d’amateurs, de journalistes indépendants – par exemple du média Brut, apprécié des « gilets jaunes » –, de chaînes d’information – notamment RT France, qui a la confiance des manifestants –, du plan de vidéoprotection de la Ville de Paris, des forces de l’ordre ou même des magasins, ces bandes sont visionnées avec une grande attention par les officiers de police judiciaire, pour résoudre les enquêtes dont ils ont la charge.

      Car si l’accent est mis depuis le début du mouvement des « gilets jaunes » sur les opérations de maintien de l’ordre, une grande partie des effectifs de police sont en réalité consacrés quotidiennement au travail d’#investigation. Sur la zone de compétence de la Préfecture de police de Paris, chaque samedi et chaque dimanche, quelque 300 agents de la direction de la sécurité publique de l’agglomération parisienne (DSPAP) ont été mobilisés pour traiter l’ensemble des procédures d’interpellation, ainsi qu’une bonne partie des affaires judiciaires. Les dossiers les plus sensibles, au nombre de dix-neuf, ont été confiés à la direction régionale de la police judiciaire, le fameux « 36 ».

      Sur les réseaux sociaux, les films amateurs pullulent

      Quel que soit le service sollicité, les enquêteurs s’accordent à souligner le poids pris par l’analyse des images dans leur travail. « C’est formidable », résume une source policière, qui raconte comment on peut désormais « filocher » un individu à travers quasiment toute la capitale, en mêlant caméras officielles et observation des réseaux sociaux, où pullulent les films amateurs.

      La plus symptomatique de ces affaires « vidéo résolues » par la police judiciaire parisienne est certainement l’interpellation, le 31 décembre 2018, de l’un des agresseurs des trois motards d’une compagnie de sécurité et d’intervention. La scène, qui avait eu lieu le 22 décembre, avait marqué les esprits : face à une foule menaçante, l’un des gardiens de la paix avait dégainé son arme brièvement, avant de la ranger.

      Sur les images d’un vidéaste indépendant, on pouvait voir un homme, coiffé d’un casque de scooter bleu et ceint d’un mégaphone, frapper l’un des policiers. Ce sont ces deux détails qui le trahiront quelques jours plus tard. Les enquêteurs ont retracé son parcours, en le suivant de caméra en caméra grâce à son mégaphone visible, jusqu’à le retrouver en train d’enfourcher son scooter dans une rue. Le relevé de la plaque d’immatriculation aboutira quelques jours plus tard à l’interpellation de ce jeune homme de 26 ans habitant le 18e arrondissement de Paris, sur son lieu de travail, un magasin de jeux vidéo.
      Les enquêteurs ont établi qu’il avait par ailleurs tenté de se procurer sur Internet un bouclier antiémeute ainsi… qu’un lanceur de balles de défense, l’arme de force intermédiaire de la police, si décriée actuellement.

      Capture d’écran d’une vidéo prise pendant l’acte III des gilets jaunes, le 22 décembre 2018 : un homme frappe un policier avec un mégaphone. C’est à partir de ces images que la police a pu l’identifier, à l’aide d’autres images (instagram, FB, vidéosurveillance), afin de le mettre en examen. LINEPRESS

      Images vidéo associées à des #prélèvements

      Au sein de la « PJ » parisienne, c’est le 1er district (compétent sur le centre et l’ouest de la capitale) qui a récupéré l’essentiel des dossiers les plus marquants, les faits se déroulant principalement aux abords des Champs-Elysées.
      Ainsi, l’enquête menée par ce service sur les dégradations de l’Arc de triomphe, le 1er décembre, a abouti, notamment grâce à l’exploitation des images, à quatorze #interpellations, dont celle, dans le Doubs, de l’auteur présumé du tag sur le monument signé « Sanglier », un militant proche de l’ultradroite. Les investigations se poursuivent dans ce dossier qui pourrait donner lieu à d’autres arrestations.
      Ce sont également des images vidéo, associées à des prélèvements, qui ont permis de progresser dans le dossier de l’incendie de l’hôtel particulier situé sur le rond-point de l’Etoile, le 1er décembre. Le rez-de-chaussée et le premier étage d’un cabinet d’avocats américain, Hughes Hubbard & Reed LLP, avaient été ravagés par les flammes et des pilleurs s’étaient généreusement servis à l’intérieur ; pour un préjudice total estimé à 500 000 euros. Deux hommes de 24 et 25 ans, issus du 9e arrondissement de Paris et du Val-de-Marne, ont été depuis interpellés et renvoyés devant la justice.

      La brigade criminelle a, pour sa part, récupéré les deux dossiers les plus sensibles aux yeux des forces de l’ordre : la tentative de lynchage d’un policier de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) et les bombes agricoles lancées sur un gendarme mobile, deux scènes qui se sont déroulées aux abords de l’Arc de triomphe le 1er décembre. Le premier a été blessé au fémur, au nez et à la mâchoire. Le second a été gravement touché aux jambes, avec « des brûlures impressionnantes », selon une source policière. La justice a requalifié les faits en #tentative_d’homicide_volontaire_sur_personne_dépositaire_de_l’autorité.

      Amateurisme de certains casseurs

      Le cas du gendarme semble le plus difficile à résoudre, faute de vidéos probantes. « C’est typiquement le genre d’affaire où on manque cruellement d’images », résume une source policière, quand l’agression du policier a, elle, été filmée sous tous les angles. Deux personnes ont ainsi été interpellées, dont un homme de 45 ans demeurant dans le Tarn. Les enquêteurs ont retrouvé chez lui les vêtements qu’il portait le jour de la manifestation. « C’est la différence avec les enquêtes sur les voyous, qui se débarrassent de toutes leurs fringues dès qu’ils ont commis un délit », explique une source policière.

      L’amateurisme de certains casseurs est en effet criant. Un homme d’une trentaine d’années, issu de Seine-Saint-Denis, a ainsi été arrêté pour le pillage d’un magasin Givenchy, le 24 novembre, rue Francois-Ier, près des Champs-Elysées. Il avait tenté de revendre le produit de son larcin sur le site Leboncoin, surveillé par la police. Il a été condamné à douze mois de prison dont six avec sursis.

      Dans de rares cas, les enquêteurs n’ont pas eu à chercher bien loin.

      Dans l’affaire de la dégradation des Tuileries, l’un des casseurs, écrasé par le poids de la grille arrachée, avait fini la nuit à l’hôpital. Avant de s’échapper pour rentrer chez lui à Rouen, où les policiers de la brigade de répression du banditisme (BRB) venus prêter main-forte à leurs collègues débordés, l’ont cueilli.
      Quand ce n’est pas l’amateurisme, c’est parfois l’hybris qui les trahit. En effet, certaines affaires ont été résolues grâce aux images des coupables eux-mêmes, qui se sont filmés en train de commettre le délit. Les vidéos trouvées sur leurs propres téléphones permettent de les confondre en garde à vue. « J’appelle ça la délicieuse stupidité des voyous », s’amuse un policier.

      Plusieurs dossiers dans l’impasse

      La palme est sans doute détenue par le jeune homme qui s’est fait interpeller après le #pillage d’un magasin de vêtements, aux abords de l’Arc de triomphe. Il portait alors, empilé sur lui, l’ensemble de ses trouvailles. A la sortie du tribunal, il se vantait devant les caméras de TF1 de porter une veste volée que les policiers n’avaient pas remarquée. Et promettait de récidiver la semaine suivante. Mais si son visage était bien masqué, ses habits, les mêmes qu’il portait en garde à vue, étaient eux bien identifiables. Les agents de la DSPAP l’interpelleront de nouveau quelques jours plus tard.

      Si elle a changé le quotidien des enquêteurs, l’omniprésence de la vidéo ne permet cependant pas de tout résoudre. Plusieurs dossiers sont toujours en cours d’investigation. Le vol du fusil d’assaut HK G36 dans une voiture de police n’a pas encore été résolu. Deux personnes ont été interpellées dans cette affaire par la police judiciaire. La première, un SDF de 18 ans identifié sur les vidéos, détenait une munition de 5,56 mm correspondant à celles de l’arme, et portait les mêmes vêtements que le jour du vol. La seconde a été arrêtée pour avoir jeté des projectiles sur les forces de l’ordre. Mais rien n’indique qu’il a participé au larcin. L’arme demeure à ce jour introuvable.
      L’intrusion dans le ministère des relations avec le Parlement le 5 janvier, à l’aide d’un engin de chantier, n’a pas encore été élucidée. Une seule certitude, les « gilets jaunes » n’ont pas eu à chercher bien loin pour trouver les clés du transpalette, l’outil qui a servi à enfoncer la porte : elles se trouvaient sous le tapis à côté, une pratique courante sur les zones de travaux. L’engin a également été utilisé pour saccager une banque dans une rue voisine.

      Les auteurs de #dégradations sur d’autres bâtiments symboliques, le Palais de Chaillot et l’ambassade de Belgique, n’ont pas non plus été identifiés. Tout comme certains pilleurs d’enseignes de luxe. C’est le cas de ceux qui ont saccagé la boutique Dior des Champs-Elysées le 24 novembre, pour un préjudice estimé à 1,5 million d’euros. Les casseurs, en plus des dégâts commis, sont partis avec un beau butin en bijoux.
      Une révolution
      Les enquêteurs ne désespèrent pas de faire parler les indices dans ces différents dossiers, voire de recevoir de nouvelles preuves par vidéo de la part de vidéastes amateurs, comme ce fut le cas dans certaines affaires.
      En attendant, ils continuent de visionner des dizaines d’heures de vidéos. Et pas que dans le cadre de la résolution d’#enquête. Les images des reporters indépendants qui filment les forces de l’ordre pour capter d’éventuelles violences policières sont aussi utilisées, mais à des fins pédagogiques cette fois. La hiérarchie s’en sert dans ses débriefings avec les troupes pour identifier les manœuvres ratées et les comportements à modifier.

      En attendant d’avoir ses propres images, avec la généralisation des caméras-piétons et des unités chargées de filmer. Un basculement de la police dans l’ère de la vidéo, que certains n’hésitent pas à comparer à la révolution des empreintes digitales.

      2 415 personnes interpellées à Paris depuis le début du mouvement

      Depuis le début du mouvement des « #gilets_jaunes », 2 415 personnes ont été interpellées à Paris et dans la petite couronne, parmi lesquelles 2 013 ont été placées en garde à vue, et 889 ont été déférées devant la #justice. Un pic a été atteint le 8 décembre 2018, avec 1 082 interpellés pour 974 gardes à vue. 87 % des personnes interpellées étaient majeures et près de 6 sur dix n’habitaient pas en Ile-de-France.

      La majorité des cas concerne des participations à des groupements en vue de commettre des dégradations, des violences sur personne dépositaire de l’autorité, des ports d’armes prohibées et des dégradations volontaires.

      Du côté de la préfecture de police de Paris, on souligne la volonté de mettre en place, les jours de rassemblement des « gilets jaunes », un dispositif qui permette d’interpeller et de mettre au plus vite les individus suspects « dans la chaîne judiciaire ». La justice a dû en effet se mettre au diapason pour traiter l’afflux de procédure. Sur les 889 personnes déférées, 296 sont passées en comparution immédiate, 197 condamnations, 56 renvois et 43 relaxes. 36 #mandats_de_dépôt ont été prononcés depuis le début, alors que 12 personnes sont en #détention_provisoire : au total, 48 personnes sont aujourd’hui écrouées.

      #surveillance #caméras_de_surveillance #journalistes #police #maintien_de_l'ordre


  • « En Egypte, Macron accuse les Gilets Jaunes d’être responsables de la répression

    Dans un discours en #Egypte, évoquant pour la première fois les morts en marge du mouvement, Macron n’a pas seulement exonéré les forces de l’ordre de toute responsabilité dans la répression violente envers les manifestations, il en a aussi rendu responsables les Gilets jaunes eux-mêmes. »

    #GiletsJaunes #Macron #ViolencesPolicières #Répression #politique #FDO #ACAB#LiberteDExpression #journaliste #manifestant #StreetMedic

    https://revolutionpermanente.fr/En-Egypte-Macron-accuse-les-Gilets-Jaunes-d-etre-responsables-d


  • Le @mdiplo ressort cette archive de 2005 à point nommé : des journalistes télé dénoncent la dégradation de la qualité de leur travail, contraints de présenter une réalité fantasmée par la hiérarchie au risque de se voir tout simplement écartés de la liste des collaborateurs.

    Audimat et images en guise d’information
    Plongée à l’intérieur des journaux télévisés
    par Marc Endeweld

    L’article 11 de la loi sur l’état d’urgence réactivée en France dispose que les autorités peuvent « prendre toutes mesures pour assurer le contrôle de la presse ». Cela ne sera pas nécessaire : les journaux d’information des deux premières chaînes, que regardent chaque soir près de 14 millions de téléspectateurs, savent se tenir… La pression conjointe des évolutions technologiques et de la rentabilité financière a en effet rendu ce journalisme de moins en moins pugnace.

    On voit bien le résultat des années plus tard !
    https://www.monde-diplomatique.fr/2005/12/ENDEWELD/13005 #medias #information #autocensure #journalisme


  • Une experte indépendante de l#’ONU conduira une enquête internationale sur la mort de Khashoggi | ONU Info
    https://news.un.org/fr/story/2019/01/1034912

    Le 4 janvier 2019, la Haut-Commissaire aux droits de l’homme Michelle Bachelet avait estimé que le procès pénal en #Arabie_saoudite de personnes soupçonnées d’être impliquées dans l’#assassinat du #journaliste Jamal #Khashoggi ne répondait pas aux exigences de l’enquête indépendante et internationale qu’elle avait réclamée.


  • Des débats vraiment faux ou faussement vrais | Pierre Bourdieu
    http://lmsi.net/Des-debats-vraiment-faux-ou

    Alors qu’Emmanuel Macron lance un grand « débat » en guise de réponse au mouvement des gilets jaunes, il nous a semblé utile de reproduire ce texte paru dans Sur la télévision, et consacré aux « débats de société » tels que les médias audiovisuels les conçoivent et les mettent en scène. Certains des « invités permanents » (et notamment Luc Ferry et Alain Finkielkraut...) sont, vingt ans après, hélas les mêmes que ceux qu’évoque Pierre Bourdieu. Mais ce qui a hélas encore moins changé, c’est la structure et la scénographie de ces débats doublement « faux » : par leur objet (des faux problèmes, ou pire : des vrais problèmes mal posés) et par leurs dispositifs de verrouillage de la parole... auxquels s’ajoutent désormais les milliers de policiers mobilisés à chaque moment de ce « grand débat national ». Source : Les (...)


  • Bruxelles : deux policiers poursuivis pour avoir effacé des images tournées par des journalistes lors d’une intervention
    https://www.rtbf.be/info/regions/detail_bruxelles-deux-policiers-poursuivis-pour-avoir-efface-des-images-tournee

    Le 15 octobre 2015, une manifestation se déroule dans les rues de Bruxelles contre le TTIP, le traité de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis. Une équipe de la chaîne Zin TV filme des manifestants en train de se faire arrêter. Dans un premier temps, la police ordonne aux deux journalistes de cesser leurs prises de vues. Dans la soirée, l’équipe de tournage est à nouveau présente lors de la remise en liberté des militants interpellés. Deux policiers confisquent la caméra et effacent (...)

    #procès #journalisme #surveillance #censure


  • Filmer la police est un droit ! suite du procès ZIN TV et ATTAC
    https://www.zintv.org/Suite-de-l-action-en-justice-de-ZIN-TV-et-ATTAC

    Rassemblement ce 25 janvier 2019 à 8h contre la répression de la liberté d’expression et pour rappeler que FILMER LA POLICE EST UN DROIT ! Ce rassemblement a lieu en marge du procès à huis-clos de ZIN TV et ATTAC contre des policiers ayant saisi la caméra d’une équipe de tournage et effacé des données vidéos des cartes mémoires. L’audience aura lieu à 9h. Les inculpés étant néerlandophones, le parquet a demandé que l’affaire soit jugée par la chambre du conseil néerlandophone. A ce stade, la séance a lieu à (...)

    #censure #procès #journalisme #surveillance



  • Libération.fr – Autocritique des médias : l’examen de confiance
    https://www.liberation.fr/apps/2019/01/medias-examen-confiance

    Conspués, menacés, insultés et désormais de plus en plus souvent frappés, les journalistes vivent une sale période depuis deux mois. Les violences exercées contre eux le week-end dernier, vis-à-vis d’une équipe de la chaîne d’information LCI à Rouen notamment, ont ébahi la profession, désormais ciblée par certains extrémistes pour ce qu’elle est, et non pas pour ce qu’elle fait. De quoi faire craindre la possibilité imminente d’un drame. Le mouvement des gilets jaunes rappelle très durement aux médias la défiance dont ils font l’objet auprès d’une grande partie du public. Le mot est faible : à ce stade, mieux vaudrait parler de colère, de détestation, voire de haine.
    […]
    Ceci dit, et sans aucunement vouloir justifier la moindre agression, si l’on veut réparer cette fracture, il semble nécessaire de s’interroger : les journalistes n’ont-ils absolument aucun tort ? Ne méritent-ils pas une partie de la méfiance qu’ils inspirent ? Libération a invité à l’autocritique 25 professionnels de l’information, de tous supports et médias, aux positions hiérarchiques variées, choisis pour leur capacité à regarder en face les pratiques du métier. Contrairement à leur image d’individus imperméables à la critique, nourrie par le réflexe de défense corporatiste souvent automatique en public, les journalistes ne sont pas – d’après notre expérience – hostiles à l’autoflagellation, pourvu qu’elle se fasse à l’abri des regards extérieurs. La terrible pression économique qui plombe le secteur des médias (à bout de souffle, à cause d’une décrue générale des revenus) et contraint la bonne pratique du métier ne sert pas d’argument refuge à tous les reproches.

    #critique_des_médias #autocritique #journalisme #gilets_jaunes #entre-soi




  • « Je ne fais que poser des questions ». La Crise épistémologique, le doute systématique et leurs conséquences politiques – Fragments sur les Temps Présents
    https://tempspresents.com/2018/06/15/je-ne-fais-que-poser-des-questions-la-crise-epistemologique-le-doute-

    C’est dans ce contexte propice que la « foire aux illuminés » caractéristique de l’ère du complotisme accueille toujours plus d’exposants et de visiteurs, et que les activités de propagande, désinformation et subversion conduites par des puissances étrangères ou groupes terroristes hostiles rencontrent un succès croissant en proliférant sur le terreau favorable de la « démocratie des crédules ».

    Toutes ces tendances ne sont pas nouvelles, mais leur convergence au cours des dernières années a désormais des conséquences politiques notables : en premier lieu des transformations du jeu électoral dans nombre de pays, mais aussi une mutation de la tonalité du débat politique : des acteurs majeurs tels que le président des Etats-Unis ou des candidats à l’élection présidentielle française tiennent par exemple des propos d’une violence croissante à l’égard des médias (les percevant comme une faction hostile et non pas comme l’écho de la diversité des opinions publiques). Une forte créativité sémantique a été déployée pour tenter de définir cette nouvelle ère : « post-vérité », « faits alternatifs », « fausses nouvelles », « infox », mélangeant parfois des phénomènes de nature différente sous le même vocable.

    La ligne directrice qui donne un air de parenté à des phénomènes et des thèmes très divers avance que notre époque est fondamentalement marquée par une crise épistémologique. Plusieurs auteurs ont déjà accusé le post-modernisme, qui postule l’impossibilité de l’établissement d’une vérité universelle, d’être responsable du relativisme contemporain. Je voudrais ici plutôt montrer que cette crise épistémologique prend la forme de l’entrelacement dans l’espace public des versions abâtardies de trois approches épistémologiques parfaitement respectables par ailleurs : le doute cartésien, les relations entre pouvoir et savoir analysées par Foucault, et le déconstructionnisme inspiré de Derrida. Deux de ces auteurs sont certes post-modernes, mais le problème tient plus à leur mauvaise compréhension qu’au post-modernisme lui-même (Descartes n’étant de toute façon par définition pas post-moderne). Nous employons volontairement le terme « abâtardies » plutôt que « vulgarisées » : la vulgarisation est une activité noble consistant à transmettre et diffuser largement les résultats de la recherche scientifique dans des formats appropriés au plus grand nombre, là où la crise épistémologique provient d’une compréhension partielle et biaisée des trois approches mentionnées.

    Identifier et tenter de résoudre cette crise épistémologique est un enjeu politique majeur pour le fonctionnement de nos démocraties.

    • Mi figue mi raisin, plein de réflexions intéressantes sur la vraie manière de douter scientifiquement sans tomber dans le complotisme, mais en évacuant un peu (beaucoup) rapidement les critiques sociales, les critiques sur la production de l’information (tout en concédant qu’il y a quelques problèmes, mais je parle de la critique radicale sur la collusion sociologique entre les journalistes, et les gens de pouvoir) et les critiques sur la production scientifique.

      Par une personne faisant évidemment partie du monde de la recherche (et il prédit le genre de critique qui suit) et qui défend un peu son pré carré d’expertise. Tout en étant intéressant, ça fait un peu « on voudrait la même chose, la même organisation sociale, mais avec des experts, des technocrates, un peu plus vertueux » (demande quelque peu courante et ancienne).

      #critique #doute_méthodique #complotisme #information #journalisme #science #recherche


  • Desaparecidos: ecco “dove vanno le persone scomparse” in Messico

    «#A_dónde_van_los_desaparecidos» è uno dei progetti di ricerca giornalistica più coraggiosi del 2018 in America Latina. Che ha permesso di scoprire nuove fosse comuni e di rivelare la «logica» che sta dietro a tante sparizioni in Messico. Un lavoro fatto di verifica, studio e ricerca sul campo nei luoghi della morte


    https://www.osservatoriodiritti.it/2019/01/07/desaparecidos-messico-chi-sono-significato-sparizioni
    #disparitions #Mexique #corps #identification #fosses_communes #décès #journalisme #presse #médias #mort


  • Mike Dudas from The Block on Crypto #journalism
    https://hackernoon.com/mike-dudas-from-the-block-on-crypto-journalism-aad23e516e09?source=rss--

    Audio interview transcription — WBD062Note: the following is a transcription of my interview with Mike Dudas, Founder and CEO of The Block. I use Rev.com from translations and they remove ums, errs and half sentences. I have reviewed the transcription but if you find any mistakes, please feel free to email me. You can listen to the original recording here.You can subscribe to the podcast and listen to all episodes here.In this episode, I talk with Mike Dudas, founder and CEO of The Block. We discuss crypto journalism, the hard-hitting approach of The Block, conflicts of interest with crypto media, the Ripplecoin community and dealing with mental health issues.https://medium.com/media/356efad42cb7152db0eb27a5d8b460a9/hrefConnect with What #bitcoin Did:Listen: iTunes | Spotify | Stitcher | (...)

    #mike-dudas #entrepreneurship #ethereum


  • Ami·es seenthisien·es... petit appel...

    @albertocampiphoto et moi sommes à la recherche de références pour des cours sur le #journalisme et le #photojournalisme à donner à des adolescents (autour des 11-12 ans).

    Connaissez-vous des #BD, #livres ou #jeux qui pourraient être soit directement utilisés en classe ou alors comme ressources pour les enseignant·es ?

    Ci-dessous, les ressources déjà trouvées... si vous avez des idées, n’hésitez pas à les partager !

    #ado #ados #ressources_pédagogiques #éducation #éducation_aux_médias #presse #médias


  • Le Pen, en recours subliminal ? - Par Daniel Schneidermann | Arrêt sur images

    https://www.arretsurimages.net/chroniques/le-matinaute/le-pen-en-recours-subliminal

    Alerte météo, à la télévision d’Etat (oui, on y prend goût). Le 20 Heures de France 2, ce jeudi soir, est sur le pied de guerre. Dès l’ouverture, il attend une sorte d’ouragan nommé « Acte 9 » (annoncé sous 48 heures), qui devrait frapper Bourges. Tiens, pourquoi la préfecture du Cher ? Qui a eu l’idée ? Comment a-t-elle été suggérée, acceptée ? La télévision d’Etat a-t-elle tenté d’accompagner des manifestants, des familles, souhaitant se rendre à Bourges ? Non. En compagnie du maire de ""l’épicentre de l’acte 9"", (ah, ce n’est pas un ouragan, c’est un séisme) elle surveille le démontage des horodateurs, et la protection des écrans d’information, près des abribus.

    #media #journalisme


  • Faut-il que les gilets jaunes, la police ou l’armée tirent sur Luc Ferry ? Maxime VIVAS - 9 Janvier 2019 - Le Grand Soir
    https://www.legrandsoir.info/faut-il-que-les-gilets-jaunes-la-police-ou-l-armee-tirent-sur-luc-ferr

    Luc Ferry est agrégé de philosophie, docteur d’État en sciences politiques, ancien ministre de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche. Rien que ça ! Il est l’auteur de nombreux ouvrages philosophiques et chroniqueur au Figaro et à Radio Classique.

    Ce n’est donc pas un sous-développé du bulbe comme Aurore Bergé, Eric Brunet, ou Pierre Haski (j’en ai d’autres, mais…). 
- Sur Radio Classique, il a déclaré https://www.lci.fr/politique/luc-ferry-se-defend-sur-lci-apres-ses-propos-polemiques-tout-cela-est-ridicule-r , le 7 janvier que les policiers devaient se servir « de leurs armes, une bonne fois » contre les « salopards d’extrême gauche et d’extrême droite ou des quartiers ». Et comme il a eu peur que cela ne suffise pas, il a appuyé : « On a la quatrième armée du monde, elle est capable de mettre fin à ces saloperies. »

    Sans même avoir fait une année de philo et un mois à Sciences po, chacun comprend qu’il demande que les policiers, épaulés par l’armée, tirent sur la foule des gilets jaunes. Car, il est évidemment impossible, avant de tirer, de trier entre les idées des manifestants et leur lieu de vie. Impossible de distinguer les gilets jaunes venus pour casser (une infime minorité) et ceux qui s’enragent soudain (comme le boxeur Cristophe Dettinger https://www.facebook.com/La.Tribune.des.Pirates/videos/un-manifestant-boxe-les-gendarmes/2261561470746027 ) au spectacle d’une violence aveugle, déclenchée délibérément par les forces du désordre.

    Pour avoir manifesté les samedis à Toulouse, je puis témoigner d’une chose nouvelle et que je ne pouvais imaginer, moi qui arpente le bitume sous banderoles depuis si longtemps : il est désormais impossible d’aller manifester sans être, à un moment, obligé de courir devant les keufs et de respirer des gaz lacrymogènes.

    Un excité leur balance une bouteille de bière ? Ils canardent en retour la manifestation d’une pluie de grenades. La riposte est toujours volontairement disproportionnée. Ils sont sûrs de l’#impunité. Ils sont couverts et encouragés. 

    - « On peut cogner, chef ? ».
- « Mais bien sûr, imbécile, qu’est-ce que tu attends, un ordre écrit de Castagnette ? ».

    Personne ne leur balance quoi que ce soit ? Immense frustration ! L’ordre est alors donné de scinder le cortège, de le faire s’égailler dans plusieurs rue et quartiers pour de meilleurs images de foules clairsemées. Les grenades explosent, les vauriens en civil de la BAC cognent au petit bonheur la chance, jettent à terre, ligotent dans le dos avec des Serflex, un genou sur la tête de la victime. Ils l’embarquent en la traînant comme un sac de patates, accélérant le mouvement par des coups de pieds pour lesquels ils n’auront jamais des comptes à rendre (croient-ils. Attendez, mes bonhommes…) et ils déposent plainte au commissariat pour outrage parce que l’innocent a répondu « Ta gueule ! » à « Bougnoul, crouille, Kirikou, enculé de ta vieille pute de mère, je me fais sucer par ta salope de sœur ».

    Bref, la manif se disloque façon puzzle. BFMTV en filme un morceau. « Le mouvement s’essouffle », vous le saviez déjà, ou alors n’êtes pas abonnés au #Monde et à #Libé, vous n’avez pas la télé, ni un autoradio, ni une radio, ou vous fermez les yeux en passant devant les kiosques à journaux, ou vous ne fréquentez jamais une salle d’attente, ou vous ne parlez jamais avec vos contemporains, ou vous êtes fâchés avec votre beauf, ou vous avez enfin pu acheter la lointaine petite île perdue où la main de l’homme n’a jamais mis les pieds.

    J’ai toujours dans ma poche ce petit masque blanc que distribuaient les
    infirmières toulousaines dans les cortèges. Et il m’a souvent servi. Et je ne pars pas en manif sans lui. C’est nouveau, ça vient de sortir. C’est une pratique labellisée « Macron 1er ».

    Le président de la République, son premier ministre, le ministre de l’Intérieur, le préfet de police de Paris, la plupart de nos journaleux, Luc Ferry, haïssent et conchient le peuple de France et ils feraient embarquer Maurice Grimaux, préfet de Police de Paris en 1968 https://www.legrandsoir.info/le-prefet-de-police-qui-ne-voulait-pas-que-soient-frappes-les-manifest qui adjurait ses policiers d’être respectueux des lois de la République et de ne pas matraquer un manifestant à terre.

    Tous ces lascars sont aussi insensibles que la #Marie-Antoinette, aussi inconscients que #Louis_XVI.

    Et il y a du #Adolphe_Tiers en eux.

    D’une main nonchalante, ils piochent, dans le saladier en cristal, des friandises achetées chez Fauchon par un domestique, de l’autre ils fouillent dans l’arsenal des lois pour trouver celle qui, en l’interprétant comme il faut, permettrait d’absoudre leurs nervis violents, leurs mercenaires assermentés et sans foi. Ils y puisent la loi qui justifierait qu’on colle au gnouf quiconque risque de nous entraîner sur les chemins où la première capricieuse dépensière de France, Brigitte Macron, casserait ses talons de 10 centimètres : ceux qui conduisent au rétablissement de l’ISF, au RIC, à l’augmentation des salaires de misère. Et la suite.

    Ils portent en eux la mort par crime « légal ». 
Balancez toutes les grenades que vous pouvez, même celles que les lois internationales interdisent d’utiliser, mitraillez avec vos flash balls équipés de viseurs holographiques qui permettent de ne pas rater l’œil ou la bouche, acharnez-vous en meute sur le malheureux (ne pas tenir compte du sexe, de l’âge ou de la totale innocence) qui passe à votre portée. « Ah les braves sicaires ! » , s’extasie Castaner en regrettant de ne pouvoir les décorer tous de la #Légion_d_honneur, ce hochet galvaudé, indistinctement attribué à des citoyens méritants et à des crapules qui devraient être en prison (trois bols de fayots par jour et c’est tout. A la japonaise !).

    14/18. Les malheureux #poilus jaillissaient de la tranchée et les projectiles de l’ennemi en hachaient menu une partie. D’autres perdaient un membre ou un morceau du visage. Ha ! Ha ! se régalent d’avance mes détracteurs en notant avec quelle maladresse je viens de tomber dans une comparaison hasardeuse et scandaleuse. Pourtant, aller manifester aujourd’hui, c’est risquer d’y laisser une main, un œil, la bouche. Et croyez-en Luc Ferry, c’est loin d’être suffisant. Les poilus qui sont retournés intacts dans la tranchée avaient gagné le gros lot à la loterie de la guerre. Nos braves gilets, jaunes qui ont laissé un œil, une joue, un bout des lèvres, leurs gencives, leurs dents, une main, dans une manif, ont tiré le mauvais numéro et c’est tout. La faute à « pas de chance » , ça s’appelle être au mauvais d’endroit au mauvais moment, inutile d’aller embêter Macron avec ces brouilles, il est élu, légitime. Les urnes ont parlé (murmuré, en fait).Vous êtes démocrate, oui ou m… ?

    J’ai un jeune fils qui vit bien mieux qu’un gilet jaune, mais qui ne rate pas une manif. Il a l’âge des enthousiasmes et des indignations. Il s’approche trop des #Robocops. Je tremble pour lui. Je lui conseille (lâchement ? En toute logique ?) de laisser jaillir en premier de la tranchée ceux qui ont élu #Macron et qui viennent dire qu’ils le regrettent. Tel qui a mis le feu à la maison par inconscience doit être le premier à lutter contre l’incendie et à s’exposer à une chute de brandon incandescent.

    Revenons à Luc Ferry . Les crapules des journaux qui font l’opinion (c’est-à-dire les journaux des milliardaires, subventionnés et gavés de pub), les radios et télés des milliardaires (bénéficiaires du CICE et souvent non contribuables), font exactement le contraire de ce qu’ils auraient fait si #Jean-Luc Mélenchon avait dit le centième du commencement du début d’amorce de ce que préconise #Luc_Ferry.

    Et d’abord, pourquoi n’est-il pas en garde à vue, Ferry ?

    Pourquoi cent policiers n’ont-ils pas perquisitionné à l’aube dans un des ses domiciles ?

    Pourquoi la « classe » politique droitière (je mets « classe » entre guillemets à cause du double sens du mot qui pourrait faire croire que ces enflures sont classieuses) ne rappelle-t-elle pas que la loi républicaine interdit de tirer sur le peuple désarmé et qu’inciter à le faire est un délit (ou un crime ?).

    Pourquoi n’est-il pas claironné que la loi n’autorise en aucun cas des tirs de l’armée et de la police sur des foules, au prétexte que la manifestation n’a pas été déclarée à un Préfet qui hait le peuple et lâche ses sbires équipés d’armes qui blessent, estropient et défigurent. Et tuent.

    Pourquoi ne connaît-on même pas le nom du flic qui a tué d’un tir bien ajusté le 1er décembre 2018, une octogénaire qui fermait ses volets au 4ème étage d’un immeuble marseillais ? Il a fallu moins de 24 heures pour que tout le pays sache que Cristophe #Dettinger est le boxeur (à mains nus) d’un policier harnaché et, guère plus de temps pour qu’il ne soit plus libre.

    Où est-il le #tueur de la mémé ? Toujours dans les manifs, toujours armé ? Il perçoit l’augmentation de salaire offerte par les chient-en-lit du gouvernement (oui, je m’énerve : moi, dès qu’on tue des vieux, je me Cristophe-Dettingerise mentalement).

    Pourquoi est-il en liberté Luc Ferry ? Dans tous les cas, ses propos sont mortifères. Soit ils seront suivis d’effet et, adieu la démocratie, bonjour la #guerre_civile, soit ils vont faire monter chez les manifestants des velléités de ne pas se laisser tirer comme à la fête foraine, ce qui induira qu’ils s’équipent.

    Luc Ferry leur a lancé un défi : « Venez à poil, petits lapins, nous sortons nos fusils de chasse et nos fusils de guerre ».

    Macron prononce des vœux en engueulant et menaçant son peuple, #Edouard_Philipe annonce que les sanctions et la répression seront plus sévères, les #médiacrates s’esbaudissent et applaudissent comme il convient chez les larbins, Ferry en appelle à l’armée.

    Ces (comment dit-il l’agrégé, déjà ? Ah oui !) salopards annoncent des crimes et absolvent par avance les tueurs. Ils ont fait le choix de défendre jusqu’au bout leurs privilèges et les intérêts du CAC 40. A combien de millions se monte la fortune de Luc Ferry ? Ira-t-il le dire à un gilet jaune qui se les gèle sur un rond-point et qui se les gèlera en famille en rentrant chez lui ?

    « Le Capital a horreur de l’absence de profit. Quand il flaire un bénéfice raisonnable, le Capital devient hardi. A 20%, il devient enthousiaste. A 50%, il est téméraire ; à 100%, il foule aux pieds toutes les lois humaines et à 300%, il ne recule devant aucun crime » (Karl Marx).

    Luc Ferry, comme toutes ces « belles gens » , souffre du même complexe de supériorité que Macron et (au hasard) #Gilles_Le_Gendre, ancien élève du collège Sainte-Croix de #Neuilly-sur-Seine, chef d’entreprise, successivement journaliste dans des journaux dont le titre fait rêver le poète que je suis : (Challenge, l’Usine Nouvelle, le Nouvel Economiste, l’Expansion) et patron des députés LREM :  « Notre erreur est d’avoir probablement été trop intelligents, trop subtils... ».

    Cependant, faut-il que les gilets jaunes, la police ou l’armée tirent sur Luc Ferry ?
    Certes pas. D’abord, devant le tollé provoqué par son appel au crime, il a dû se fendre d’une déclaration d’une hypocrisie et d’une bêtise telle que j’ai cru à une analyse de #Jean-Michel_Aphatie. Lisez Luc Ferry, agrégé de rétropédalage : « Je n’ai évidemment jamais appelé à tirer sur les gilets jaune dont je défends le mouvement depuis l’origine. Je demande simplement que les policiers puissent se servir comme ils le demandent de leurs armes NON LÉTALES quand CERTAINS cherchent carrément à les tuer. Clair ? »

    Ce qui est clair c’est que «  l’armée  » a soudain disparu pour faire place à «  non létales  » dont l’absence nous avait contrariés dans sa controversée diatribe belliciste de bon bourgeois assuré de n’avoir jamais à appuyer lui-même sur la détente et à ramasser des morceaux de cervelle sur le pavé devant sa porte.

    Pour finir, jouons au jeu du «  Luc Ferry inversé », pour voir si ça passe : « Les gilets jaunes devraient se servir de pavés et de cocktails Molotov, une bonne fois, contre les salopards de keufs fachos (policiers, gendarmes mobiles, #baqueux ) et contre les sièges des #mérdias. Depuis 1968, on a les meilleurs lanceurs du monde, ils sont capables de mettre fin à ces saloperies #flicaillères et #journaleuses. »

    Bien entendu, je désapprouve cette conclusion (1) et je préfère de loin (car je suis prudent et douillet) ce qui est dit ici.

    Maxime VIVAS *

    Note (1). Me croit qui veut.