• La police met à nu le système d’espionnage de LVMH contre François Ruffin
    https://www.mediapart.fr/journal/france/190421/la-police-met-nu-le-systeme-d-espionnage-de-lvmh-contre-francois-ruffin

    Deux récents rapports de police détaillent par le menu les dessous d’un système d’espionnage mis sur pied par l’ancien chef de services secrets français, Bernard Squarcini, au profit du géant mondial du luxe LVMH, propriété du milliardaire Bernard Arnault. Leur cible ? Le futur député François Ruffin et son journal.

    Une surveillance tous azimuts, une infiltration, un recueil de données personnelles, des taupes et de l’argent, beaucoup d’argent : deux rapports de police, rédigés en octobre et novembre dernier, détaillent par le menu les dessous d’un système d’espionnage mis sur pied par l’ancien chef des services secrets français, Bernard Squarcini, au profit du géant mondial du luxe LVMH, propriété du milliardaire Bernard Arnault.

    Les cibles ? Un journaliste « agitateur » et futur député (François Ruffin), son journal (Fakir) et un film appelé à décrocher en 2017 le César du meilleur documentaire (Merci Patron !).

    « Il ressort que la société LVMH, au travers de Laurent Marcadier, directeur de la protection des actifs et des personnes, a rémunéré une société privée afin d’obtenir des renseignements sur les activités associatives, politiques ou privées des membres de l’association Fakir et particulièrement de François Ruffin, ainsi que pour récupérer illégalement une copie du film Merci Patron ! », conclut un rapport de l’Office anticorruption (OCLCIFF) daté du 27 novembre et transmis à la juge Aude Buresi.

    Ancien magistrat, qui fut notamment détaché comme conseiller justice au cabinet du ministre de l’intérieur Claude Guéant, Laurent Marcadier a affirmé à Mediapart, par la voix de son avocat, Me Antonin Lévy, ne souhaiter faire aucun commentaire.

    Au cœur du système de surveillance : Bernard Squarcini, dit « le Squale », l’ancien maître-espion de Nicolas Sarkozy, qui a été à la tête de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, aujourd’hui DGSI) de 2008 à 2012. Il s’agissait d’une reconversion manifestement très rentable pour « le Squale » : sur la période visée par l’enquête de police (2013-2016), sa société de renseignement privée, baptisée Kyrnos (qui signifie « la Corse » en grec ancien), a en effet perçu 2,2 millions d’euros de LVMH.

    Une disproportion qui paraît totalement hors sol avec le « danger » réel que pouvaient représenter François Ruffin et ses amis, alors surtout connus pour tenter de perturber des assemblées générales du groupe LVMH vêtus de tee-shirts « I Love Bernard »…

    Un autre rapport de police, rédigé cette fois par l’IGPN, co-saisi de l’enquête, a également établi le 15 octobre dernier, comme l’a déjà signalé Le Canard enchaîné, que « les investigations […] ont permis de confirmer la mise sous surveillance et l’infiltration du mouvement Fakir. […] au profit du groupe LVMH, dans le cadre d’une sous-traitance en cascade établie depuis la société dirigée par Bernard Squarcini ».

    Ces deux conclusions policières interviennent dix-huit mois après des premières révélations de Mediapart, en mai 2019, sur la surveillance et l’infiltration de François Ruffin et de Fakir au profit de LVMH, ce qui avait provoqué un dépôt de plainte du député insoumis et du journal basé à Amiens (Somme).

    En juillet dernier, Mediapart avait d’ailleurs consacré un épisode à l’espionnage de Ruffin et Fakir dans le cadre sa série Le Squale, opérations secrètes, fondée sur la diffusion d’écoutes téléphoniques judiciaires ayant visé Bernard Squarcini.

    Recruté par LVMH sitôt après son départ de la police nationale, Bernard Squarcini a utilisé tout un réseau de sous-traitants et de sociétés de renseignements privées, lesquels ont réussi à recruter deux « taupes » pour infiltrer et surveiller les activités de François Ruffin et sa bande.

    Sollicités pour réagir, ni Bernard Squarcini ni LVMH n’ont fait de commentaire.

    Parmi les sous-traitants mis en branle par « le Squale » se trouvent un ancien policier de l’antiterrorisme et de la brigade financière, Hervé Séveno, et un spécialiste du renseignement privé, Jean-Charles Brisard, également conseiller spécial (non rémunéré) auprès du maire de Nice, Christian Estrosi (LR), sur les questions de radicalisation.

    Contacté, Jean-Charles Brisard a dit ne vouloir faire aucun commentaire. « J’ai toujours assumé mes responsabilités », a pour sa part sommairement réagi auprès de Mediapart Hervé Séveno, qui, pour ce qui concerne le fond du dossier, a renvoyé à des déclarations de mai 2019 dans lesquelles il affirmait n’avoir fait usage d’« aucune méthode illégale ».

    Dans leur rapport de synthèse, les enquêteurs énumèrent pourtant toutes les prestations potentiellement illégales fournies par les sous-traitants de Squarcini pour le compte de LVMH : infiltration d’une personne au cœur d’un mouvement idéologique, recueil et transmission d’informations, photos, courriels, opérations physiques de repérage et de surveillance sur la voie publique et par des moyens de vidéosurveillance.

    Cela « relève manifestement des activités d’agences de recherches privées et de surveillance humaine […] avec des qualifications pénales », écrivent les policiers qui présentent « le Squale » comme le « donneur d’ordres » de toute l’opération.

    Pour arriver à leurs fins, Bernard Squarcini et ses lieutenants ont donc réussi à infiltrer deux personnes (des « agents sous couverture », selon leur terminologie) dans l’entourage de leur cible : un homme, qui se présente aujourd’hui tout à la fois comme journaliste d’investigation, conseiller pour des entreprises et ancien de la DGSE, et une femme, photographe de profession, qui, tout en revendiquant de réelles sympathies pour les joyeux drilles de la bande Ruffin, a concouru à une opération privée de renseignement contre ce qui lui avait été présenté comme une dangereuse mouvance « révolutionnaire ».

    Concernant l’espionnage de Ruffin et son mouvement, les policiers évoquent l’existence de synthèses faites à l’aide d’un fichage détaillé avec orientations et appartenance politiques ou syndicales, mais aussi l’identification des plaques d’immatriculation de véhicules, de numéros de téléphone et la récupération d’adresses personnelles.

    Mais la surveillance ne s’est pas arrêtée là. Selon les rapports de police, « ce recueil de renseignements s’est poursuivi jusqu’à la captation d’images dans un cercle privé avant toute diffusion publique du film [Merci Patron ! – ndlr] au mépris des dispositions légales […], et ce au profit de la personne morale LVMH ».

    En effet, au moins l’une des taupes de la multinationale avait réussi à filmer discrètement le film Merci Patron !, qui dénonçait certaines pratiques sociales du groupe LVMH, à l’occasion d’une projection privée bien avant la sortie sur les écrans du documentaire à succès.

    De nombreuses écoutes téléphoniques ont par ailleurs montré que pour la bonne marche des ses activités de renseignements privées pour LVMH (sur Ruffin ou d’autres sujets), Bernard Squarcini a continué à entretenir des « relations étroites » avec la police et surtout la DCRI, « dont il a continué de solliciter les personnels », selon les enquêteurs.

    Selon ces derniers, « il a pu être mis en évidence » que ce fut, pour l’essentiel, « au service de son intérêt personnel ».

    #LVMH #activisme #journalisme #écoutes #surveillance

  • Morgan Large, journaliste victime de malveillance : « On tente d’acheter le silence d’une partie des médias » – Libération
    https://www.liberation.fr/environnement/agriculture/morgan-large-journaliste-victime-de-malveillance-on-tente-dacheter-le-sil

    Journaliste en Bretagne depuis plus de vingt ans pour une radio locale, Radio Kreiz Breizh (RKB), Morgan Large, spécialisée dans l’enquête sur l’agroalimentaire, a découvert une roue de sa voiture déboulonnée. Un acte de malveillance qui aurait pu lui coûter la vie et s’ajoute à de nombreuses pressions au cours des derniers mois. Une journée de grève et un rassemblement de soutien sont prévus le 6 avril à Rostrenen (Côtes-d’Armor). Auprès de Libération, elle témoigne du climat violent qui règne dans la région pour les journalistes traitant ces thèmes et de l’impunité qui y met en danger la liberté de la presse.

    #Bretagne #Kelaouiñ #agroindustrie #agroalimentaire #journalisme #liberté_de_la_presse #algues_vertes #Inès_Léraud

    Voir aussi :

    https://seenthis.net/messages/866643

    https://seenthis.net/messages/910496

  • Covid VS Grippe : les mauvais calculs des décodeurs

    https://www.youtube.com/watch?v=E8IWRZ-_nDU

    Le 22 janvier à 18h, l’équipe « des décodeurs » a publié un article m’accusant de réaliser des mauvais calculs et de déformer la réalité dans ma vidéo « Grippe VS Covid, qui est vraiment le plus mortel ? ».

    En une du Monde ce week-end, on pouvait voir le logo de ma vidéo avec la mention « Faux » bien visible.

    L’avantage, c’est que ça me fait de la publicité gratuite et j’ai pu constater que ça a permis à de nombreuses personnes de découvrir la vidéo.

    Le désavantage, c’est que Le Monde m’a aussi envoyé par la même occasion un certain nombre de personnes qui sont venues proférer des insultes en assumant ne pas avoir regardé la vidéo, mais juste en se fiant à la soi-disant démonstration des décodeurs. C’est assez triste de constater qu’il existe des personnes qui considèrent que les journalistes sont payés pour penser à leur place.

    Avec la chaîne Décoder l’éco, j’essaye de faire exactement l’inverse. Je vous montre les définitions précises des concepts comme le PIB, le chômage, la dette et depuis un moment, les statistiques des décès, pour que vous ne vous fassiez plus prendre au piège de discours de journalistes ou de politiques qui vous donnent des chiffres sans expliquer ce qui se cache derrière.

    Je vous donne aussi à chaque fois les chemins pour trouver les données vous-mêmes sur internet.

    Dans cette vidéo on va voir le procédé tout simple qu’utilisent les décodeurs pour essayer de décrédibiliser ce que je dis et qui est à peu près la même à chaque fois qu’ils font cet exercice.

    Ils commencent par dire que j’ai raison sur un certain point, de façon à faire croire qu’ils ont une analyse objective. Ensuite ils partent sur quelque chose qui n’a absolument rien à voir avec ce que j’analyse dans la vidéo en faisant croire qu’il s’agit d’une preuve que ce que je dis est faux.

     #décodeurs #médias #journalisme #france #les_déconneurs #le_monde #média #presse

  • Dahinter steckt immer ein klugen Kopf

    Publicité du journal conservateur Frankfurter Allegemeine Zeitung (FAZ)

    La photo montre deux girafes, leur maison dans le zoo de Berlin et Nadia Auermann - si mes souvenirs sont bons.

    L’impero di Alfred Seiland (Foto) - Internazionale
    https://www.internazionale.it/foto/2015/04/15/alfred-seiland-mostra-foto

    Masterpieces è una mostra che unisce tre lavori del fotografo austriaco Alfred Seiland, ospitata dalla galleria Clairefontaine nella città di Lussemburgo fino al 18 aprile 2015.

    East coast - West coast è il viaggio da nord a sud che il fotografo ha intrapreso sulle coste dell’Atlantico e del Pacifico, tra il 1979 e il1986.

    Dahinter steckt immer ein kluger Kopf (che letteralmente significa “dietro c’è sempre una testa intelligente”) prende il titolo dalla campagna per promuovere la nuova veste del quotidiano tedesco Frankfurter Allgemeine Zeitung per il quale dal 1995 al 2001 Seiland ha ritratto numerosi personaggi mentre leggono il giornale in contesti spesso surreali e con il quale ha vinto molti premi internazionali.

    E infine il suo nuovo e lungo progetto Imperium Romanum per il quale Seiland ha visitato i territori in cui si estendeva l’impero romano, dalla Siria alla Scozia. Con l’obiettivo di raccontare il rapporto e il contrasto tra l’antichità e la modernità di quei luoghi: da viste contemporanee di antichi monumenti a siti restaurati, dai musei ai paesaggi in cui convivono elementi moderni con quelli del passato.

    #médias #publicité #photographie #journalisme

  • Débat Twitch avec les écoles de journalisme
    http://www.davduf.net/20-presse-puree-sur-twitter-%F0%9F%8E%99-on-va-parler-du

    Ce mercredi 24 février en direct sur Twitch https://www.twitch.tv/davduf, 18h45 Purée ! 🥔 🎈On parle de la presse et du journalisme. Les pieds dans le plat ! Presse-Purée est une chaîne animée par des étudiant.e.s en journalisme. 🎈À chaque stream, un.e invité.e partagera ses réflexions, ses doutes et ses espoirs sur le journalisme et les médias, et répondra à vos questions dans le chat. 🎈Suivez notre chaîne pour les prochains streams 👉 https://www.twitch.tv/presse_puree_ 🎈Retrouvez-nous aussi sur Twitter (...) #Agenda

    https://www.twitch.tv/davduf

    #journalisme #médias #critique

  • India cracks down on journalism, again - Columbia Journalism Review
    https://www.cjr.org/the_media_today/india_modi_farmers_protests_journalism.php

    Last Tuesday, as India celebrated a national holiday commemorating its democratic constitution, thousands of farmers marched and drove their tractors through New Delhi. It was the latest in a series of protests against agricultural reforms that many farmers fear will allow large corporations to crush them. Police tear-gassed the demonstrators and charged at the crowd with batons; as Vidya Krishnan wrote in The Atlantic, “the dueling images—a celebration of India’s democracy on the one hand, the crushing of dissent on the other—were carried on a split screen by many news channels, inadvertently offering the perfect visual metaphor for modern India.” A twenty-five-year-old farmer named Navreet Singh was killed during the protest; officials claimed that he died in a tractor accident, but witnesses said that police shot Singh in the head—an account supported by photographic evidence. Singh’s family has alleged a cover-up. “One doctor told me that my grandson was hit by a gunshot,” Hardip Singh Dibdiba, Singh’s grandfather, told The Guardian, “but said they could not write that a bullet killed him.”

    Indian authorities have since filed sedition and other charges against at least nine journalists who reported on, or merely tweeted about, Singh’s death and the protests; some members of the press have been subjected to extrajudicial harassment and threats. Under Indian law, sedition carries a possible penalty of life imprisonment. The editors of two prominent independent news outlets—Vinod K. Jose, of the magazine The Caravan, and Siddharth Varadarajan, of the news website The Wire—were among those charged. On Saturday, police detained two more reporters—Mandeep Punia, a Caravan contributor, and Dharmender Singh, of Online News India—as they covered ongoing farmers’ protests in New Delhi. Kanwardeep Singh, a reporter with the Times of India, told The Guardian that his phone is under surveillance. The government, he believes, is trying to send him a message: “Either I stop writing and stay safe or be ready to live my remaining life behind the bars.”

    Masthead - Columbia Journalism Review
    https://www.cjr.org/about_us/masthead.php

    Columbia Journalism Review is published by the Columbia University Graduate School of Journalism.

    Dean
    Steve Coll

    Chairman
    Stephen Adler

    Editor in Chief and Publisher
    Kyle Pope

    Managing Editor
    Betsy Morais

    Digital Editor
    Ravi Somaiya

    Senior Editor
    Brendan Fitzgerald

    Staff Writer and Senior Delacorte Fellow
    Alexandria Neason

    Chief Digital Writer
    Mathew Ingram

    The Media Today
    Jon Allsop

    Contributing Editor
    Camille Bromley

    Delacorte Fellows
    Akintunde Ahmad, Lauren Harris, and Savannah Jacobson

    Communications and Design
    Darrel Frost

    Website Development
    Michael Murphy

    Print Design
    Point Five, NY

    #Inde #répression #journalisme #modi

  • ‘Dem loot’ takes Zimbabwe by storm – NewsDay Zimbabwe
    https://www.newsday.co.zw/2021/02/dem-loot-takes-zimbabwe-by-storm

    AWARD-WINING journalist, Hopewell Chin’ono has taken to music to amplify his voice on government corruption which he says has impoverished citizens and exposed many to COVID-19.

    Chin’ono, one of the prominent critics of corruption and human rights abuses, asserts that the vices are flourishing under President Emmerson Mnangagwa’s administration.

    On Sunday, a few days, after his release from remand prison for allegedly communicating falsehoods, the scribe took to micro blogging site Twitter to release an amateur video of a song he titled Dem Loot. The song denounces corruption at higher levels of government.

    Dem Loot has taken Zimbabwe’s digital space by storm with several versions of the song under the banner #dem loot challenge now released.

    Within 24 hours of its release, the song reached a historic 112 000 views on Twitter and has been shared globally.

    (...).

    “Dem Loot,” “Dem Loot,” “Dem Loot,” hospitals no medication “Dem Loot,”
    “Dem Loot,” “Dem Loot,” “Dem Loot,” ghetto yuts no jobs you know “Dem Loot,”
    “Dem Loot,” “Dem Loot,” “Dem Loot,” no water to drink in townships “Dem Loot,”
    “Dem Loot,” “Dem Loot,” “Dem Loot,” they have no sense of purpose “Dem Loot,”
    “Dem Loot,” “Dem Loot,” “Dem Loot,” the elderly dying without medication, “Dem Loot,” “Dem Loot,” “Dem Loot.”

    https://www.youtube.com/watch?v=hHQor6kdJ5E&list=PL-61mJf9OnSOy5avws7F9q2jHiIEHvHnX

    #demloot #corruption #zimbabwe #reggae #Hopewell_Chin’ono #journalisme

  • La Somalia di Ilaria - RaiPlay
    https://www.raiplay.it/programmi/lasomaliadiilaria

    La giornalista del TG3 #IlariaAlpi è stata uccisa a #Mogadiscio assieme al suo cineoperatore #MiranHrovatin il 20 marzo 1994. RaiPlay la ricorda con lo speciale «La Somalia di Ilaria», andato in onda ad un mese dalla sua tragica morte, che raccoglie le sue coraggiose inchieste in Somalia.

    #somalie #journalisme #rai

  • Quand l’info en continu touche le fond, ils arrivent encore à creuser !…
    via @Fil

    Sabletorialiste sur Twitter : « Je suis sidéré de la pauvreté intellectuelle des intervenants de ce plateau. Hill leur explique un truc con comme une brique et ils ne comprennent pas la base de la base. À ce degré-là, c’est même plus de l’incompétence, c’est un choix de vie, d’être aussi mauvais et ignare. » / Twitter
    https://twitter.com/Sable_60CH/status/1356992497398996992

    • CDB, outre la comparaison de pics haut et bas, c’est cette incohérence qui m’a épaté, alors qu’on prétend utiliser un graphique chiffré pour dire des choses :
      – on affiche donc ce pic haut à 88 000 et ce pic bas à 24 600 ; ce qui représenterait une chute vertigineuse de 72% ;
      – sous la courbe, il y a un gros « -30% », et je ne comprends pas d’où ça vient ;
      – et malgré ces affichages de -72% et -30% énormes, les deux types pris en défaut commentent « un plateau descendant ».

      Sinon, faire des affichages du nombre de cas dans le pays de Bolsonaro pour montrer quoi que ce soit concernant le Covid, c’est assez osé…

    • Il me vient un doute affreux,…
      Ce -30% qui débarque on ne sait d’où, avec un peu de chance (!) ça correspond à 30% * 87843
      bon, en vrai, ç’est 28%, soit -72% comme le calcule @arno ci-dessus
      mais, au point où on en est, et comme il n’y a que deux nombres sur la diapo, il y a des chances (!!) que ce soit ça

    • J’ai cru comprendre que le type a expliqué sur Touiteur que les -30%, c’est qu’il a pris la valeur d’un jeudi (le fameux 7 janvier, je crois), puis la valeur du jeudi 3 semaines plus tard (et donc tout de même pas le point bas du 1er février), et ça lui a donné 30%. Évidemment, prendre un point totalement exceptionnel pour « calculer » une tendance, ça reste totalement con.

    • Je me suis cogné toute la séquence, (6’33")…

      ainsi présentée (on appréciera…) :

      Les contaminations reculent partout : que disent les indicateurs ? | LCI
      https://www.lci.fr/international/video-les-contaminations-reculent-partout-que-disent-les-indicateurs-2177275.htm

      DÉCRYPTAGE - Dans sa chronique « Les indispensables », Baptiste Morin s’est intéressé ce mardi 2 février 2021 à la situation sanitaire dans le monde.

      02 févr. 2021 18:20

      C’est un phénomène mondial que l’on observe, le virus recule un peu partout. Le pic dans le monde a été atteint le 7 janvier, + 852 604 cas en 24 heures. 447 127 nouvelles contaminations ont été recensées le 1er février, soit une baisse de 30%. Qu’en est-il des chiffres aux États-Unis, au Mexique, au Portugal, en Espagne, en Italie, au Royaume-Uni, au Brésil, en Afrique du Sud et en Inde ?

      TOUTE L’INFO SUR 24H PUJADAS
      Ce vendredi 1er janvier 2021, Baptiste Morin, dans sa chronique « Les indispensables », nous parle des indicateurs épidémiques dans le monde. Cette chronique a été diffusée dans 24h Pujadas du 02/02/2021 présentée par David Pujadas sur LCI. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l’actualité du jour avec pédagogie.

    • pour les calculs, effectivement, ils bricolent quelque chose qui n’a pas vraiment de rapport avec les 2 chiffres présentés ; impossible de deviner quoi.

      Das les commentaires, BM dit qu’ils ont fait « comme il faut » en comparant les lundis avec les lundis, etc.

      voici tous les pays présentés avec les chiffres portés sur les diapos :

      |                 |  07/01  |  01/02  | affiché | | calculé |
      |-----------------|:-------:|:-------:|---------|-|---------|
      | Monde           | 852 604 | 447 127 |    -30% | |  -47,6% |
      | États-Unis      | 300 282 | 134 339 |    -50% | |  -55,3% |
      | Mexique         |  22 339 |   5 448 |    -36% | |  -75,6% |
      | Japon           |         | images  |         | |         |
      | Portugal        |  16 432 |   5 805 |         | |  -64,7% |
      | Espagne         |  93 822 |  79 686 |    -15% | |  -15,1% |
      | Italie          |         | images  |         | |         |
      | Allemagne       |         | images  |         | |         |
      | Grande-Bretagne |  68 692 |  18 668 |    -60% | |  -72,8% |
      | Brésil          |  87 843 |  24 591 |    -30% | |  -72,0% |
      | Afrique du Sud  |  21 980 |   2 548 |    -80% | |  -88,4% |
    • comme indiqué dans le titre, le message de la séquence est : contaminations, ça baisse partout et, comme répété à plusieurs occasions, qu’on pratique les gestes barrière ou pas, le port du masque ou pas, etc.
      (une des occasions dans l’extrait initial : le Brésil est sur un plateau descendant
      le Brésil ne confine pas, le Brésil respecte très peu le port du masque

      Et là, où, effectivement il y a une franche baisse, en Afrique du Sud, c’est mentionné en passant dans la présentation par BM, puis souligné par CH

      BM : et le pays est confiné, il faut quand même le dire, le confinement a l’air de fonctionner
      CH : depuis quand ils sont confinées ?
      BM : ils sont confinés depuis un mois, depuis la fin du mois de décembre
      CH : ben oui, ça c’est l’effet du confinement, c’est pas très étonnant

  • Un journalisme naufragé | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/fabfaber/blog/280121/un-journalisme-naufrage

    Ce mercredi 27 janvier, Aude Lancelin recevait sur sa web-TV, dans une émission intitulée « Pourquoi censurer la parole sur le Covid ? », le Dr #Louis_Fouché, médecin webo-médiatique (Youtube, FranceSoir, CNews, SudRadio, RT...) pro-hydroxychloroquine et résistant auto-proclamé au « déferlement totalitaire » du Gouvernement.

     Quasi-monologue de 2h30, cet entretien illustre le naufrage navrant de ce journalisme sans rigueur que l’on retrouve à tous les niveaux de la sphère médiatique. De BFMTV...à QG donc, la même incompétence, la même paresse intellectuelle conduisent au même résultat : un degré zéro de l’analyse (scientifique, sociale, politique...) qui se dissimule mal derrière une « liberté de parole » idéalisée, et le plus souvent exploitée dans le seul espoir d’augmenter son audience.

     Avant de rentrer dans le vif du sujet, je dois avoir l’honnêteté de dire ceci : j’ai toujours trouvé Aude Lancelin piètre intervieweuse. Ses questions imprécises ou balbutiantes (souvent interminables) et ses relances pataudes se contentent le plus souvent de laisser ses interlocuteurs (l’intellectuel est essentiellement masculin chez Aude Lancelin...) dérouler tranquillement leurs argumentaires.
    Reconnaissons-lui néanmoins le « talent » de choisir des invités qui, pour la majorité d’entre eux, maîtrisent les sujets sur lesquels ils sont invités à débattre. Ce qui distingue très nettement QG de BFMTV, quand même...
    En revanche, avec un personnage comme Louis Fouché, la carence journalistique de Aude Lancelin va se révéler plus que problématique...

     Reconnaissons-le, Louis Fouché est un orateur habile. Il a le verbiage facile et ses logorrhées laissent peu de place à l’interruption. Surtout, sachant dans quel « écosystème » médiatique il se trouve, il s’applique à distiller consciencieusement le lexique idoine. Et tout y passe : « néolibéralisme », « démocratie », « résistance citoyenne », « déferlement totalitaire », « activisme », « environnement », « ZAD », « éco-lieux », « monnaie libre », « dette », « partage du pouvoir », « RIC », « citoyens constituants », « municipalisme libertaire », « transhumanisme technolibéral géré par des mondialistes », « contrat social »... Il coche scrupuleusement toutes les cases. Evidemment, rien n’est jamais défini, ni explicité, mais cela permet de mettre en confiance son auditoire, qu’il suppose sensible à ce lexique « de gauche ». Et en effet, A.Lancelin sera, tout au long de l’émission, dans un état d’apathie cognitive totale, et il suffit à L.Fouché de citer A.Damasio, pour qu’un petit rictus de satisfaction apparaisse sur le visage de la journaliste, signe que l’anesthésie opère : après tout, s’il cite Socrate, A.Damasio ou H.Arendt, il ne peut pas être bien mauvais, le bougre...

     C’est dans la seconde partie que l’invité va laisser remonter à la surface la nature de l’idéologie décousue, confuse et pour le moins inquiétante qui est la sienne. Il faut dire qu’il est assuré de l’absolue magnanimité d’A.Lancelin à son égard qui déclare (à 1h30min37) "vos prises de paroles (sont) audacieuses et courageuses !" (même l’intéressé semble gêné par tant de flagornerie) et pousuit "D.Raoult est un « infectiologue extrêmement connu (sic), le Dr Perrone est un chef de service qui est très populaire (re-sic). L’un est sous le coup d’une enquête, l’autre a été démis de ses fonctions : il y a une intimidation énorme contre le corps médical qui se rebelle et qui est comme vous hétérodoxe. »
    Lorsque l’on connait les manquements patents à la déontologie scientifique dont ont fait preuve l’un et l’autre, on est sidéré par cette indulgence et ce manque total de recul journalistique !

    #Reinfo_covid

    • le post mediapart du FabFaber conclu avec ça :

      Le macronisme, et le capitalisme dont il [Fouché ?] est l’un des serviles portiers, peuvent être sereins avec des « adversaires » de cet acabit.

      (je zappe les 3 dernières phrases de sa conclusion)

      alors je dis pas que j’ai tout vu ni tout compris du phénomène Fouché, mais là, je vois pas bien sur quoi il se base pour écrire un truc pareil ; on a pas dû voir les même vidéos, ou alors les bandes son étaient différentes. De ce que j’ai entendu dans les vidéos de Fouché que j’ai vues, le mec est clairement, explicitement, anti-Macron et anti-capitaliste ; le traiter de servile portier me semble tout simplement contraire aux faits et un brin ridicule ; à mon avis, le FabFaber donne dans la crypto-parano exacerbée.

    • ah oui, #merci :-) @simplicissimus ; je rajoute un ? dans mon texte :-p

      ceci-dit, le FabFaber fait quand même un procès à charge du méchant Fouché ; du bashing légèrement biaisé à mon avis ; de ce que je vois, Fouché est le porte parole du collectif reinfocovid, il fait son job de porter la parole de ce groupe ; de ce que j’ai vu, eux se bougent, se sont regroupés, et se tapent la vraie vie de l’opposition concrète au macronisme ; c’est pas comme écrire un post dans son petit blog de médiapart dans son coin.

    • et sinon, pour finir le trollage anti-anti-raoult-fouché-et-leurs-amis, je suis tombé sur cette vidéo de mi-octobre publiée par l’IHU (dont je ne savais pas qu’ils avaient monté et publicisé un conseil scientifique alternatif) :

      https://www.youtube.com/watch?v=bBvcf89ngkg

      Bien évidemment, si on sait lire entre les lignes, ce Mr Laurent Mucchielli est clairement un dangereux manipulateur à la solde de l’IHU, y a qu’a voir comme il sait parler et comme il défend l’indéfendable dans une « démonstration » objectivement pseudo-scientifique de sociologue « de gauche » aux amitiés douteuses :-P

    • C’est juste un confusionniste complotiste qui sait employer un vocabulaire « de gauche » ou « critique » pour séduire et brouiller les cartes, comme le firent Doriot, Soral et Dieudonné avant lui. Il suffit d’entendre en fin d’entretien comment il justifie sa tolérance pour les fascistes au sein de leur reopen (un nom qui signe excellemment la démarche) pour en avoir la confirmation.

      Pour ce qui est de l’état du journalisme, Lancelin fournit un indice de plus du degré de complaisance qui prévaut. Toute la presse vient à la suite de l’Agence Falsification Permanente de reprendre sans guillemets l’expression « pro-migrant » à propos du politicien tué par le néo nazi allemand qui vient d’être jugé.

      #complotisme.

    • Muchielli ? ! Il a publié sur son blog chez mediapart un article de Touboul pronant une "remise en cause"
      https://blogs.mediapart.fr/laurent-mucchielli/blog/230121/crise-du-coronavirus-l-urgence-d-une-remise-en-cause,

      Déni : " agent infectieux, certes contagieux (...) dont la létalité n’excède pas celle de la grippe" Laquelle de grippe ? celle de 1918 - 1920 ? ! ? Ça nous laisse de la marge du coup. Et ça ne nous dit rien d’autre que "tout le pouvoir au virus !

      Fatalisme : « La maitrise de l’échange, il faut le reconnaitre , appartient bel et bien au coronavirus qui nous impose son tempo et peut seul décider la fin de partie".

      Face à un phénomène d’une telle ampleur, le toubib bardé de titres (beaucoup d’autorité pour stimuler la soumission) plaide pour la "liberté de prescrire" comme les patrons plaident pour la liberté d’entreprendre, et ne prend même pas la peine d’éviter des mensonges plus gros que le Medef avant de nous enjoindre de manière répétée à "respecter les méthodes traditionnelles" (l’enterrement des victimes ?) face à un virus qui comme aucun avant lui s’est diffusé à l’échelle mondiale très rapidement.

      La technique est toujours la même, dire que l’on combat la doxa et entrelarder un baratin délétère de quelques évidences partagées.

      " La vie doit reprendre ses droits dans notre pays, toute latitude étant restituée à l’activité socio-économique" . C’est un point de vue "de gauche" ou c’est macrono compatible ?
      C’est un discours libéral qui nous est adressé, c’est la défense d’une politique qui a pour nom économie et qui est la politique du capital.

      Tout ce que défend l’article c’est le laisser-faire. "Protéger les plus vulnérables en attendant", c’est ce qu’ils font déjà d’eux mêmes, et ce n’est pas ça qui les empêchera d’être contaminés car ils ne vivent pas en vase clos, qu’ils sont eux aussi des animaux sociaux.

      "L’individu retrouvant quant à lui dans son quotidien les ingrédients qui le motivent et le structurent. En somme une existence libre, sans peur et ouverte sur l’avenir." Qu’est-ce qu’un tel propos peut bien signifier d’autre qu’une réconciliation avec le capitalisme, son individu, sa société de concurrence ? Qu’il faut comme Raoult être climatosceptique ? propager le déni des effets radicalement destructeurs du capitalocène ? Qu’il faut être courageux façon viril Rambo et assaillants du Capitole, peu importe les faiblards pas assez doués pour le survivalisme ?

    • Et pourtant quand Aude Lancelin intransigeante qualifiait le Blog La Sociale , de « lieu de fermentation fascisante désormais bien répertorié » (suite aux propos de Denis Collin) et ensuite en y associant Jacques Cotta lui refuse l’animation d’une émission au Média sur « l’Italie, la péninsule des paradoxes »
      Il finira par donner sa démission...
      http://la-sociale.viabloga.com/news/les-raisons-de-mon-depart-du-media

      Aude Lancelin m’indique que « le Média ne sera jamais le lieu pour amorcer l’union du souverainisme de gauche et du populisme de droite ». Elle fait donc siens les éléments de langage commun à la presse main-stream, à la macronie, et à la plupart des représentants de la « gauche ». Voilà qui m’interpelle directement. Si cela n’était dérisoire, je me contenterais de demander si je me retrouve ipso facto rangé parmi « les souverainistes de gauche » ou parmi les « populistes de droite ». En réalité, l’important est ailleurs. Il m’est juste indiqué par cette simple formulation qu’un sujet où pourraient être tenus des propos qui par hypothèse ne rentreraient pas dans les normes de la nouvelle responsable du média, qui ne colleraient pas à sa vision idéologique, à ses positions, indépendamment de l’intérêt et de l’importance journalistique, n’a pas à être abordé. Le Média passe ainsi « d’organe de presse » rigoureux qui demande l’analyse et les échanges de points de vue, parfois contradictoires, à un simple lieu de propagande. Mais pour qui et au compte de qui ?

      Etrange de devoir rappeler ici qu’une pratique rigoureuse de notre profession, notamment au sein d’un média qui a affirmé l’ambition de donner une information différente, qui en a fait son identité, qui s’en est revendiqué, nécessite de ne pas se limiter à traiter ce qui nous est confortable et rassurant, mais de partir des faits, de la vie, de la réalité pour l’exposer, tenter de lui donner sens, permettre de l’appréhender, de comprendre. Un projet de presse sérieux nécessite la pluralité, l’opposition, la diversité, l’ouverture, la synthèse. Telle était du moins l’ambition du magazine DLGL dans ses tentatives répétées de quitter l’entre-soi, d’accueillir des points de vue différents, sans langue de bois ni complaisance.

      https://blogs.mediapart.fr/lancetre/blog/131018/jacques-cotta-quitte-le-media-il-devient-un-simple-lieu-de-propagand

      Encore un journaliste, et non des moindres, qui quitte le Média. Jacques Cotta s’en explique. Il met en cause, principalement, l’autoritarisme, le refus de tout dialogue, de l’actuelle direction, qui a prétendu lui interdire, sans même en discuter avec lui, de réaliser un reportage sur l’Italie. Des méthodes effarantes...

    • @olaf tu n’étais peut-être pas encore là au premier confinement, mais nous avons ici plein de ressources et commentaires sur la non-science de Mucchielli (et le fait qu’il commente en dehors de son champ de compétence) et sur ses liens d’amitié avec la famille Raoult (le fils Raoult fait partie de son labo, c’est pas juste quelqu’un qui donne un avis externe quoi, sisi la famille).

      À commencer donc par celui-là, de la toujours rigoureuse Odile Fillod :
      https://seenthis.net/messages/850833
      ou plus récemment :
      https://seenthis.net/messages/886430

      https://seenthis.net/tag/laurent_mucchielli

      quand à tout ce qui commence par « reinfo » c’est suspect de base… non pas qu’il ne faille pas écouter (et vérifier ensuite), mais c’est forcément suspect de base, c’est littéralement le terme majeur de toute la complosphère depuis des années (et sans faire de godwin hein, pas forcément les complotistes de droite, le mot « reinfo » est employé par toute la mouvance complotiste, de l’extrême droite ou pas).

    • #Reinfo_covid : proposition thérapeutique pour soigner la Covid-19 en phase précoce (santé libre), sur touiteur

      Loin des injonctions de l’État, la Coordination Santé Libre (réunissant des milliers de médecins sans conflits d’intérêts) a mis au point un PROTOCOLE DE SOINS CONTRE LA COVID 19 EN PHASE PRÉCOCE...Femme travaillant dans le secteur de la santéHomme travaillant dans le secteur de la santé

      Nathan Peiffer-Smadja sur touiteur

      https://twitter.com/nathanpsmad/status/1356710128964300805

      L’anticoagulation curative peut entraîner des hémorragies sévères et est probablement inutile

      L’oxygène à domicile n’est pas recommandé à la phase d’aggravation de la maladie, il est nécessaire de consulter et d’être orienté vers un service d’hospitalisation.

      Je ne parle même pas des vitaminothérapies, zinc ou autres thérapies bidons.

      (...) c’est vraiment surfer sur la détresse des gens en leur donnant de faux espoirs, en refoulant leur camelote ET, et c’est de loin le pire, en les mettant en DANGER.

      Post vérité partout, #santé_publique nulle part du gouvernement à France soir en passant par Santé libre et ce Fouché de Reinfo covid ?

  • Google a signé un accord pour rémunérer la presse française au titre du « droit voisin »
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/01/21/google-a-signe-un-accord-pour-remunerer-la-presse-francaise-au-titre-du-droi

    Cet accord, obtenu après des négociations mouvementées, « fixe le cadre dans lequel Google négociera des accords individuels de licence avec les membres » de l’Alliance de la presse d’information générale. Les négociations, mouvementées, auront duré plusieurs mois. Google et l’Alliance de la presse d’information générale (APIG, qui représente les quotidiens nationaux, dont Le Monde, et la presse régionale, quotidienne et hebdomadaire), ont annoncé jeudi 22 janvier la signature d’un accord ouvrant la voie à (...)

    #Google #journalisme #copyright

  • Histoires des médias, Jacques Attali | Fayard
    https://www.fayard.fr/documents-temoignages/histoires-des-medias-9782213717265

    Une #histoire de l’information et de ceux qui la font des origines à nos jours, et jusqu’aux enjeux de demain.
    « Depuis toujours, l’homme a besoin de savoir ce qui le menace, ce qui nuit aux autres ou les sert. Et pendant longtemps, seule une poignée de puissants, souverains, religieux, marchands, ont eu le monopole de l’information, de sa fabrication à sa circulation. Une information libre, diffusée par des médias accessibles à tous et établie par des professionnels cherchant la vérité est le fruit d’une histoire récente, inattendue, fascinante. Et elle est à présent terriblement menacée.
    Comment distinguer le vrai du faux, l’information de la distraction ? Quel rapport entre informer, convaincre, enseigner, distraire ? Comment la #démocratie résistera-t-elle aux formes de censure et de surveillance ? En quoi le déluge actuel et à venir d’informations, vraies ou fausses, influera-t-il sur notre façon de gérer les grands problèmes d’aujourd’hui et de demain ? Les réseaux sociaux, outils de surveillance généralisée, qui font de chacun le journaliste de lui-même, seront-ils balayés par une vague technologique plus puissante ? Les journalistes seront-ils remplacés par des automates ou resteront-ils des acteurs irremplaçables de la démocratie ?
    Tels sont les sujets de ce livre. Encore une fois, comme pour tous les autres domaines dont j’ai tenté jusqu’ici de prévoir le devenir, celui des médias, vertigineux, ne peut être imaginé et maîtrisé qu’en remontant très loin dans son histoire, ou plutôt ses histoires. Ses passionnantes histoires. »

    #livre #media #journalisme #JacquesAttali #fakenews

  • Police surveillance of Black Lives Matter shows the danger technology poses to democracy
    https://theconversation.com/police-surveillance-of-black-lives-matter-shows-the-danger-technolo

    US police forces have been turning to technology to track down Black Lives Matter protestors. Content from social media platforms and affiliated sites has been instrumental in the authorities being able to identify protestors based on photos of their faces, clothes and hair, or on the fact that they posted while at the protests. Meanwhile, drones have been added to the police’s own means of capturing footage of the protests. Making technology-driven state surveillance part of the police’s (...)

    #Google #Ring #Amazon #Signal #Home #Alexa #CCTV #drone #InternetOfThings #sonnette #activisme #journalisme #police #racisme #données #vidéo-surveillance #violence #BlackLivesMatter #discrimination #écoutes #extrême-droite (...)

    ##surveillance

  • Enregistrements Bettencourt : une défaite pour le droit à l’information
    https://www.mediapart.fr/journal/france/140121/enregistrements-bettencourt-une-defaite-pour-le-droit-l-information

    Dans un arrêt rendu public, jeudi 14 janvier, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a estimé que la France n’avait pas violé les principes de la liberté d’expression en faisant censurer, en 2013, soixante-dix articles de Mediapart, à l’origine de l’affaire Bettencourt grâce à la révélation des enregistrements du majordome de la milliardaire. Une décennie de bataille juridique, menée par Mediapart et ses avocats en marge de l’affaire Bettencourt, s’est soldée, jeudi 14 janvier, par une défaite (...)

    #journalisme #procès #censure #CEDH

  • La CEDH déclare recevable le recours de RSF contre le service de renseignements allemand
    https://rsf.org/fr/actualites/la-cedh-declare-recevable-le-recours-de-rsf-contre-le-service-de-renseignements

    Reporters sans frontières (RSF) salue la décision de la Cour européenne des droits de l’homme en faveur de la requête déposée par l’organisation sur les pratiques de surveillance de masse en Allemagne. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a déclaré recevable, ce lundi 11 janvier, le recours déposé par RSF visant les pratiques de surveillance de masse, sans motif valable, du service fédéral de renseignement allemand, le Bundesnachrichtendienst (BND). La section allemande de l’organisation accuse (...)

    #BND #journalisme #écoutes #surveillance #RSF #CEDH

  • Inside NSO, Israel’s billion-dollar spyware giant
    https://www.technologyreview.com/2020/08/19/1006458/nso-spyware-controversy-pegasus-human-rights

    The world’s most notorious surveillance company says it wants to clean up its act. Go on, we’re listening.

    Maâti Monjib speaks slowly, like a man who knows he’s being listened to.

    It’s the day of his 58th birthday when we speak, but there’s little celebration in his voice. “The surveillance is hellish,” Monjib tells me. “It is really difficult. It controls everything I do in my life.”

    A history professor at the University of Mohammed V in Rabat, Morocco, Monjib vividly remembers the day in 2017 when his life changed. Charged with endangering state security by the government he has fiercely and publicly criticized, he was sitting outside a courtroom when his iPhone suddenly lit up with a series of text messages from numbers he didn’t recognize. They contained links to salacious news, petitions, and even Black Friday shopping deals.

    A month later, an article accusing him of treason appeared on a popular national news site with close ties to Morocco’s royal rulers. Monjib was used to attacks, but now it seemed his harassers knew everything about him: another article included information about a pro-democracy event he was set to attend but had told almost no one about. One story even proclaimed that the professor “has no secrets from us.”

    He’d been hacked. The messages had all led to websites that researchers say were set up as lures to infect visitors’ devices with Pegasus, the most notorious spyware in the world.

    Pegasus is the blockbuster product of NSO Group, a secretive billion-dollar Israeli surveillance company. It is sold to law enforcement and intelligence agencies around the world, which use the company’s tools to choose a human target, infect the person’s phone with the spyware, and then take over the device. Once Pegasus is on your phone, it is no longer your phone.

    NSO sells Pegasus with the same pitch arms dealers use to sell conventional weapons, positioning it as a crucial aid in the hunt for terrorists and criminals. In an age of ubiquitous technology and strong encryption, such “lawful hacking” has emerged as a powerful tool for public safety when law enforcement needs access to data. NSO insists that the vast majority of its customers are European democracies, although since it doesn’t release client lists and the countries themselves remain silent, that has never been verified.

    Monjib’s case, however, is one of a long list of incidents in which Pegasus has been used as a tool of oppression. It has been linked to cases including the murder of Saudi journalist Jamal Khashoggi, the targeting of scientists and campaigners pushing for political reform in Mexico, and Spanish government surveillance of Catalan separatist politicians. Mexico and Spain have denied using Pegasus to spy on opponents, but accusations that they have done so are backed by substantial technical evidence.

    NSO’s basic argument is that it is the creator of a technology that governments use, but that since it doesn’t attack anyone itself, it can’t be held responsible.

    Some of that evidence is contained in a lawsuit filed last October in California by WhatsApp and its parent company, Facebook, alleging that Pegasus manipulated WhatsApp’s infrastructure to infect more than 1,400 cell phones. Investigators at Facebook found more than 100 human rights defenders, journalists, and public figures among the targets, according to court documents. Each call that was picked up, they discovered, sent malicious code through WhatsApp’s infrastructure and caused the recipient’s phone to download spyware from servers owned by NSO. This, WhatsApp argued, was a violation of American law.

    NSO has long faced such accusations with silence. Claiming that much of its business is an Israeli state secret, it has offered precious little public detail about its operations, customers, or safeguards.

    Now, though, the company suggests things are changing. In 2019, NSO, which was owned by a private equity firm, was sold back to its founders and another private equity firm, Novalpina, for $1 billion. The new owners decided on a fresh strategy: emerge from the shadows. The company hired elite public relations firms, crafted new human rights policies, and developed new self-­governance documents. It even began showing off some of its other products, such as a covid-19 tracking system called Fleming, and Eclipse, which can hack drones deemed a security threat.

    Over several months, I’ve spoken with NSO leadership to understand how the company works and what it says it is doing to prevent human rights abuses carried out using its tools. I have spoken to its critics, who see it as a danger to democratic values; to those who urge more regulation of the hacking business; and to the Israeli regulators responsible for governing it today. The company’s leaders talked about NSO’s future and its policies and procedures for dealing with problems, and it shared documents that detail its relationship with the agencies to which it sells Pegasus and other tools. What I found was a thriving arms dealer—inside the company, employees acknowledge that Pegasus is a genuine weapon—struggling with new levels of scrutiny that threaten the foundations of its entire industry.Retour ligne automatique
    “A difficult task”

    From the first day Shmuel Sunray joined NSO as its general counsel, he faced one international incident after another. Hired just days after WhatsApp’s lawsuit was filed, he found other legal problems waiting on his desk as soon as he arrived. They all centered on the same basic accusation: NSO Group’s hacking tools are sold to, and can be abused by, rich and repressive regimes with little or no accountability.

    Sunray had plenty of experience with secrecy and controversy: his previous job was as vice president of a major weapons manufacturer. Over several conversations, he was friendly as he told me that he’s been instructed by the owners to change NSO’s culture and operations, making it more transparent and trying to prevent human rights abuses from happening. But he was also obviously frustrated by the secrecy that he felt prevented him from responding to critics.

    “It’s a difficult task,” Sunray told me over the phone from the company’s headquarters in Herzliya, north of Tel Aviv. “We understand the power of the tool; we understand the impact of misuse of the tool. We’re trying to do the right thing. We have real challenges dealing with government, intelligence agencies, confidentiality, operational necessities, operational limitations. It’s not a classic case of human rights abuse by a company, because we don’t operate the systems—we’re not involved in actual operations of the systems—but we understand there is a real risk of misuse from the customers. We’re trying to find the right balance.”

    This underpins NSO’s basic argument, one that is common among weapons manufacturers: the company is the creator of a technology that governments use, but it doesn’t attack anyone itself, so it can’t be held responsible.

    Still, according to Sunray, there are several layers of protection in place to try to make sure the wrong people don’t have access.Retour ligne automatique
    Making a sale

    Like most other countries, Israel has export controls that require weapons manufacturers to be licensed and subject to government oversight. In addition, NSO does its own due diligence, says Sunray: its staff examine a country, look at its human rights record, and scrutinize its relationship with Israel. They assess the specific agency’s track record on corruption, safety, finance, and abuse—as well as factoring in how much it needs the tool.

    Sometimes negatives are weighed against positives. Morocco, for example, has a worsening human rights record but a lengthy history of cooperating with Israel and the West on security, as well as a genuine terrorism problem, so a sale was reportedly approved. By contrast, NSO has said that China, Russia, Iran, Cuba, North Korea, Qatar, and Turkey are among 21 nations that will never be customers.

    Finally, before a sale is made, NSO’s governance, risk, and compliance committee has to sign off. The company says the committee, made up of managers and shareholders, can decline sales or add conditions, such as technological restrictions, that are decided case by case. Retour ligne automatique
    Preventing abuse

    Once a sale is agreed to, the company says, technological guardrails prevent certain kinds of abuse. For example, Pegasus does not allow American phone numbers to be infected, NSO says, and infected phones cannot even be physically located in the United States: if one does find itself within American borders, the Pegasus software is supposed to self-destruct.

    NSO says Israeli phone numbers are among others also protected, though who else gets protection and why remains unclear.

    When a report of abuse comes in, an ad hoc team of up to 10 NSO employees is assembled to investigate. They interview the customer about the allegations, and they request Pegasus data logs. These logs don’t contain the content the spyware extracted, like chats or emails—NSO insists it never sees specific intelligence—but do include metadata such as a list of all the phones the spyware tried to infect and their locations at the time.

    According to one recent contract I obtained, customers must “use the system only for the detection, prevention, and investigation of crimes and terrorism and ensure the system will not be used for human rights violations.” They must notify the company of potential misuse. NSO says it has terminated three contracts in the past for infractions including abuse of Pegasus, but it refuses to say which countries or agencies were involved or who the victims were.

    “We’re not naïve”

    Lack of transparency is not the only problem: the safeguards have limits. While the Israeli government can revoke NSO’s license for violations of export law, the regulators do not take it on themselves to look for abuse by potential customers and aren’t involved in the company’s abuse investigations.

    Many of the other procedures are merely reactive as well. NSO has no permanent internal abuse team, unlike almost any other billion-dollar tech firm, and most of its investigations are spun up only when an outside source such as Amnesty International or Citizen Lab claims there has been malfeasance. NSO staff interview the agencies and customers under scrutiny but do not talk to the alleged victims, and while the company often disputes the technical reports offered as evidence, it also claims that both state secrecy and business confidentiality prevent it from sharing more information.

    The Pegasus logs that are crucial to any abuse inquiry also raise plenty of questions. NSO Group’s customers are hackers who work for spy agencies; how hard would it be for them to tamper with the logs? In a statement, the company insisted this isn’t possible but declined to offer details.

    If the logs aren’t disputed, NSO and its customers will decide together whether targets are legitimate, whether genuine crimes have been committed, and whether surveillance was done under due process of law or whether autocratic regimes spied on opponents.

    Sunray, audibly exasperated, says he feels as if secrecy is forcing him to operate with his hands tied behind his back.

    “It’s frustrating,” he told me. “We’re not naïve. There have been misuses. There will be misuses. We sell to many governments. Even the US government—no government is perfect. Misuse can happen, and it should be addressed.”

    But Sunray also returns to the company’s standard response, the argument that underpins its defense in the WhatsApp lawsuit: NSO is a manufacturer, but it’s not the operator of the spyware. We built it but they did the hacking—and they are sovereign nations.

    That’s not enough for many critics. “No company that believes it can be the independent watchdog of their own products ever convinces me,” says Marietje Schaake, a Dutch politician and former member of the European Parliament. “The whole idea that they have their own mechanisms while they have no problem selling commercial spyware to whoever wants to buy it, knowing that it’s used against human rights defenders and journalists—I think it shows the lack of responsibility on the part of this company more than anything.”

    So why the internal push for more transparency now? Because the deluge of technical reports from human rights groups, the WhatsApp lawsuit, and increasing governmental scrutiny threaten NSO’s status quo. And if there is going to be a new debate over how the industry gets regulated, it pays to have a powerful voice. Retour ligne automatique
    Growing scrutiny

    Lawful hacking and cyber-espionage have grown enormously as a business over the past decade, with no signs of retreat. NSO Group’s previous owners bought the company in 2014 for $130 million, less than one-seventh of the valuation it was sold for last year. The rest of the industry is expanding too, profiting from the spread of communications technology and deepening global instability. “There’s no doubt that any state has the right to buy this technology to fight crime and terrorism,” says Amnesty International’s deputy director, Danna Ingleton. “States are rightfully and lawfully able to use these tools. But that needs to be accompanied more with a regulatory system that prevents abuses and provides an accountability mechanism when abuse has happened.” Shining a much brighter light on the hacking industry, she argues, will allow for better regulation and more accountability.

    Earlier this year Amnesty International was in court in Israel arguing that the Ministry of Defense should revoke NSO’s license because of abuses of Pegasus. But just as the case was starting, officials from Amnesty and 29 other petitioners were told to leave the courtroom: a gag order was being placed on the proceedings at the ministry’s urging. Then, in July, a judge rejected the case outright.

    “I do not believe as a matter of principle and as a matter of law that NSO can claim a complete lack of responsibility for the way their tools are being used,” says United Nations special rapporteur Agnès Callamard. “That’s not how it works under international law.”

    Callamard advises the UN on extrajudicial executions and has been vocal about NSO Group and the spyware industry ever since it emerged that Pegasus was being used to spy on friends and associates of Khashoggi shortly before he was murdered. For her, the issue has life-or-death consequences.

    If NSO loses the WhatsApp case, one lawyer says, it calls into question all those companies that make their living by finding flaws in software and exploiting them.

    “We’re not calling for something radically new,” says Callamard. “We are saying that what’s in place at the moment is proving insufficient, and therefore governments or regulatory agencies need to move into a different gear quickly. The industry is expanding, and it should expand on the basis of the proper framework to regulate misuse. It’s important for global peace.”

    There have been calls for a temporary moratorium on sales until stronger regulation is enacted, but it’s not clear what that legal framework would look like. Unlike conventional arms, which are subject to various international laws, cyber weapons are currently not regulated by any worldwide arms control agreement. And while nonproliferation treaties have been suggested, there is little clarity on how they would measure existing capabilities, how monitoring or enforcement would work, or how the rules would keep up with rapid technological developments. Instead, most scrutiny today is happening at the national legal level.

    In the US, both the FBI and Congress are looking into possible hacks of American targets, while an investigation led by Senator Ron Wyden’s office wants to find out whether any Americans are involved in exporting surveillance technology to authoritarian governments. A recent draft US intelligence bill would require a government report on commercial spyware and surveillance technology.

    The WhatsApp lawsuit, meanwhile, has taken aim close to the heart of NSO’s business. The Silicon Valley giant argues that by targeting California residents—that is, WhatsApp and Facebook—NSO has given the court in San Francisco jurisdiction, and that the judge in the case can bar the Israeli company from future attempts to misuse WhatsApp’s and Facebook’s networks. That opens the door to an awful lot of possibilities: Apple, whose iPhone has been a paramount NSO target, could feasibly mount a similar legal attack. Google, too, has spotted NSO targeting Android devices.

    And financial damages are not the only sword hanging over NSO’s head. Such lawsuits also bring with them the threat of courtroom discovery, which has the potential to bring details of NSO’s business deals and customers into the public eye.

    “A lot depends on exactly how the court rules and how broadly it characterizes the violation NSO is alleged to have committed here,” says Alan Rozenshtein, a former Justice Department lawyer now at the University of Minnesota Law School. “At a minimum, if NSO loses this case, it calls into question all of those companies that make their products or make their living by finding flaws in messaging software and providing services exploiting those flaws. This will create enough legal uncertainty that I would imagine these would-be clients would think twice before contracting with them. You don’t know if the company will continue to operate, if they’ll get dragged to court, if your secrets will be exposed.” NSO declined to comment on the alleged WhatsApp hack, since it is still an active case. Retour ligne automatique
    “We are always spied on”

    In Morocco, Maâti Monjib was subjected to at least four more hacking attacks throughout 2019, each more advanced than the one before. At some point, his phone browser was invisibly redirected to a suspicious domain that researchers suspect was used to silently install malware. Instead of something like a text message that can raise the alarm and leaves a visible trace, this one was a much quieter network injection attack, a tactic valued because it’s almost imperceptible except to expert investigators.

    On September 13, 2019, Monjib had lunch at home with his friend Omar Radi, a Moroccan journalist who is one of the regime’s sharpest critics. That very day, an investigation later found, Radi was hit with the same kind of network injection attacks that had snared Monjib. The hacking campaign against Radi lasted at least into January 2020, Amnesty International researchers said. He’s been subject to regular police harassment ever since.

    At least seven more Moroccans received warnings from WhatsApp about Pegasus being used to spy on their phones, including human rights activists, journalists, and politicians. Are these the kinds of legitimate spying targets—the terrorists and criminals—laid out in the contract that Morocco and all NSO customers sign?

    In December, Monjib and the other victims sent a letter to Morocco’s data protection authority asking for an investigation and action. Nothing formally came of it, but one of the men, the pro-democracy economist Fouad Abdelmoumni, says his friends high up at the agency told him the letter was hopeless and urged him to drop the matter. The Moroccan government, meanwhile, has responded by threatening to expel Amnesty International from the country.

    What’s happening in Morocco is emblematic of what’s happening around the world. While it’s clear that democracies are major beneficiaries of lawful hacking, a long and growing list of credible, detailed, technical, and public investigations shows Pegasus being misused by authoritarian regimes with long records of human rights abuse.

    “Morocco is a country under an authoritarian regime who believe people like Monjib and myself have to be destroyed,” says Abdelmoumni. “To destroy us, having access to all information is key. We always consider that we are spied on. All of our information is in the hands of the palace.”

    #Apple #NSO #Facebook #WhatsApp #iPhone #Pegasus #smartphone #spyware #activisme #journalisme #écoutes #hacking #surveillance #Amnesty (...)

    ##CitizenLab

  • #sciences_critiques

    Sciences Critiques est né d’un constat simple : il n’existait pas, jusqu’à aujourd’hui, de site d’#information dédié exclusivement aux #sciences, traitant tout particulièrement des sciences « en train de se faire », dans les laboratoires comme en-dehors – par opposition aux sciences « déjà faites » que sont les découvertes scientifiques et les innovations technologiques.

    Il n’existait pas de site d’information et de réflexion associant penseurs, journalistes et citoyens, dont les contenus éditoriaux seraient entièrement consacrés au décryptage des controverses scientifiques contemporaines et, plus généralement, à la compréhension du « monde des sciences ».

    Nous nous positionnons en tant que méta-média, désireux, non pas de participer à la compétition médiatique, mais d’offrir, aux passionné-e-s des sciences comme aux curieux-ses, des clés et des repères au travers de contenus originaux et de référence (tribunes libres, enquêtes, dossiers, grands entretiens, etc.).

    Convaincu-e-s que l’élaboration d’une information de qualité nécessite du temps, nous nous inscrivons pleinement dans une démarche de « journalisme lent » (#Slow_Journalism), la seule façon, selon nous, de renouer avec les lettres de noblesse du #journalisme.

    https://sciences-critiques.fr

    • #Technocritiques. Du refus des machines à la contestation des #technosciences

      Les #techniques promettent abondance et bonheur ; elles définissent la condition humaine d’aujourd’hui. Pourquoi les contester, et à quoi bon ? Les discours technocritiques ne masquent-ils pas des peurs irrationnelles, un conservatisme suranné, voire un propos réactionnaire ? Pourtant, depuis que les sociétés humaines sont entrées dans la spirale de l’industrialisation, des individus et des groupes très divers ont dénoncé les techniques de leur temps et agi pour en enrayer les effets. L’introduction de #machines censées alléger le travail, les macrosystèmes techniques censés émanciper des contraintes de la nature, la multitude des produits technoscientifiques censés apporter #confort et #bien-être ont souvent été contestés et passés au crible de la critique.
      Contre l’immense condescendance de la postérité, Technocritiques est un ouvrage qui prend au sérieux ces discours et ces luttes. Depuis deux siècles, les technocritiques sont foisonnantes et multiformes, elles émanent des philosophes et des romanciers comme des artisans et des ouvriers ; elles se retrouvent en Europe comme dans le reste du monde et nourrissent sans cesse des pratiques alternatives. Toute une tradition de combat et de pensée originale et méconnue s’est ainsi constituée : ce livre d’histoire au présent tente de leur redonner vie tout en pointant les impasses des choix politiques mortifères portés par la foi en une « croissance » aveugle. Et, en filigrane, il montre comment s’est imposé le grand récit chargé de donner sens à la multitude des objets et artefacts qui saturent nos existences.

      https://www.editionsladecouverte.fr/technocritiques-9782707178237
      #livre

    • Édouard PIELY - La nécessaire critique du « système technicien »

      La fuite en avant technologique s’impose à nous dans tous les aspects de notre vie, tant sur le
      plan social et collectif que dans notre sphère plus intime. Au regard des conséquences préoccupantes nous tenterons de proposer quelques pistes de réflexions, des alternatives possibles.

      En faisant référence à plusieurs grands auteurs, il s’agit de faire ensemble un tour d’horizon
      technocritique, afin de mettre en question le progrès technique, la société technicienne, la
      passion de l’efficacité…

      Un panorama efficace de la pensée technocritique depuis deux siècles, de bon repères pour nous aider à creuser nos réflexions paysannes sur la souveraineté technologique.

      https://www.youtube.com/watch?v=G0hFQ-zEH60

  • The unwanted reader : BND draft bill would continue the surveillance of journalists and their sources
    https://aboutintel.eu/bnd-failure-journalistic-safeguards

    Far from a radical overhaul of the mass surveillance of online communications practiced by the Federal Intelligence Service (BND) and its partners, the Chancellery’s new draft BND bill, which comes in response to a landmark ruling by the German Constitutional Court, is a brazen attempt to rewrite the rules without changing the game. Substantial changes are necessary if this bill is to meet the standards set by the Court for a democratic compromise between the pursuit of security interests (...)

    #BND #journalisme #écoutes #surveillance

  • La fin d’un homme, la fin d’un monde _ Le blog de pierre verhas
    http://uranopole.over-blog.com/2020/12/la-fin-d-un-homme-la-fin-d-un-monde.html

    La fin d’un homme
    Depuis plusieurs mois, nous évoquons l’évolution de la situation de l’informaticien et journaliste australien Julian Assange, persécuté pour avoir publié les câbles diplomatiques secrets de Washington qui révélaient les crimes de guerre des Etatsuniens et de leurs alliés en Afghanistan et en Irak, accusé par la Suède d’un prétendu viol.
     
    « Vous vous souvenez du meurtre de sang froid de civils irakiens dans Collateral Murder ? Vous vous souvenez de la torture à Guantanamo Bay ? Vous vous souvenez de la corruption politique révélée par les câbles diplomatiques ? Ce sont quelques-unes des histoires qui ont fait la une en 2010, lorsque les principaux journaux internationaux, du New York Times au Guardian en passant par Der Spiegel, se sont associés à WikiLeaks pour exposer les crimes de guerre américains et une longue liste de vérités honteuses que nos gouvernements avaient gardées secrètes. » (Ex Berliner – EXB – journal berlinois en langue anglaise, 8 septembre 2020)
     
    Assange se trouvait à Londres lorsque la Justice suédoise demanda son extradition pour une accusation de viol. Sentant le piège et craignant d’être ensuite extradé de Suède vers les Etats-Unis, Assange s’est d’abord réfugié durant sept années à l’ambassade d’Equateur à Londres d’où il ne pouvait sortir et où, à son insu, ses moindres faits, gestes et paroles étaient notés par la CIA par l’intermédiaire d’une société de surveillance espagnole qui a clandestinement installé des dispositifs d’espionnage Quelques semaines après le renversement du président progressiste Rafaele Correa qui lui avait accordé l’asile et la nationalité équatorienne, exclu du pouvoir suite à des élections contestables, le nouveau président, Lénine (!) Moreno, sous la pression du gouvernement étatsunien, retire à Assange sa nouvelle nationalité et le fait expulser de sa « résidence » équatorienne. La police londonienne l’a transféré manu militari à la prison de haute sécurité de Belmarsch, où il côtoie des terroristes et de dangereux criminels. Il a d’abord été condamné par un tribunal londonien à 52 semaines de détention pour avoir échappé à la Justice anglaise en se réfugiant à l’ambassade d’Equateur. Cette période de détention a permis aux juges britanniques de préparer le procès de l’extradition d’Assange pour répondre à la demande de la puissance étatsunienne.
     
     

    L’expulsion manu militari de Julian Assange par la police londonienne révèle son traitement futur !
     
    Entre temps, la Justice suédoise a abandonné les poursuites contre le fondateur de Wikileaks, faute de preuves. À y réfléchir, cette affaire de viol avait un double objectif : discréditer Assange auprès de l’opinion publique et le livrer indirectement aux Etats-Unis. Tout cela pour ce qui est en définitive une banale relation sexuelle consentie non protégée !
     
    C’est d’ailleurs ce que dit Nils Melzer, rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture :
     
    « Je ne sais pas si Julian Assange a commis une agression sexuelle ou non, mais ce que je sais, c’est que la Suède ne s’est jamais souciée de le savoir. Ils voulaient utiliser ces allégations pour le discréditer. Et une fois qu’ils ont activement diffusé ces allégations aux quatre coins du monde, ils se sont ensuite assurés qu’il n’y aurait jamais de procès en bonne et due forme car, comme le procureur l’a finalement admis en novembre 2019, ils n’ont jamais eu suffisamment de preuves pour même porter plainte contre Julian Assange. »

    Nils Melzer est un éminent juriste suisse, professeur à Genève et aussi dans plusieurs pays étrangers, rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture et les traitements inhumains, a pris fait et cause pour Julian Assange.
     
    Un palais de justice qui fait partie d’un système carcéral.
     
    Une première série d’audiences du procès d’extradition britannique eut lieu fin février, début mars 2020. Elles se déroulèrent à Woolwich Court attenant à la prison de Belmarsch. Craig Murray a rédigé et publié le compte-rendu de ces audiences. Il commente :
    « Woolwich Crown Court est conçu pour imposer le pouvoir de l’État. Les tribunaux normaux de ce pays sont des bâtiments publics, délibérément placés par nos ancêtres en plein centre-ville, presque toujours à proximité d’une rue principale. Le but principal de leur positionnement et de leur architecture était de faciliter l’accès au public, avec la conviction qu’il est vital que la justice soit visible par le public.
     
    Woolwich Crown Court, qui accueille le Belmarsh Magistrates Court, est construit sur un principe totalement opposé. Il n’a pas d’autre but que d’exclure le public. Rattaché à une prison située dans un marais balayé par les vents, loin de tout centre social normal, une île accessible uniquement en naviguant dans un labyrinthe de routes à double voie, tout l’emplacement et l’architecture du bâtiment sont pensés pour décourager l’accès au public. Il est entouré par la même barrière de palissage en acier extrêmement résistant qui ceinture la prison. C’est une chose extraordinaire, un palais de justice qui fait partie du système carcéral lui-même, un lieu où l’on est déjà considéré comme coupable et incarcéré dès son arrivée. Le Woolwich Crown Court n’est rien d’autre que la négation physique de la présomption d’innocence, l’incarnation même de l’injustice coulée dans du béton, de l’acier, et des vitres blindées. Il a précisément la même relation à la justice que Guantanamo Bay ou la Lubyanka. Il n’est en réalité que l’aile de condamnations de la prison de Belmarsh. »

     
    Le tribunal est présidé par la magistrate Vanessa Baraitser qui se montre particulièrement hostile à l’égard de l’accusé et de sa défense.
     
    « … dans la salle d’audience elle-même, Julian Assange est confiné au fond du tribunal derrière un écran de verre pare-balles. Il a fait remarquer à plusieurs reprises au cours de la procédure qu’il lui était ainsi très difficile de voir et d’entendre les débats. La magistrate, Vanessa Baraitser, a choisi d’interpréter cela, avec une malhonnêteté étudiée, comme un problème dû au très faible bruit des manifestants à l’extérieur, par opposition à un problème causé par le fait qu’Assange est enfermé à l’écart dans une énorme boîte de verre pare-balles.
     
    Or, il n’y a aucune raison pour qu’Assange se trouve dans cette boîte, conçue pour contenir des terroristes extrêmement violents physiquement. Il pourrait siéger, comme le ferait normalement un accusé à une audience, au sein du tribunal à côté de ses avocats. Mais la lâche et vicieuse Baraitser a refusé les demandes répétées et persistantes de la défense pour qu’Assange soit autorisé à s’asseoir avec ses avocats. »

     
    Voilà donc comment la Justice britannique traite Julian Assange ! Public limité au strict minimum, enfermement de Julian Assange dans une cage de verre pour entraver les contacts avec ses avocats, attitude hostile de la présidente du tribunal. Le procès s’annonce très mal ! Un incident révélateur : à la seconde audience, un des avocats d’Assange, Baltasar Garzon, l’ancien juge espagnol qui a fait poursuivre le dictateur Pinochet et qui souhaitait poursuivre les crimes du franquisme, devait rejoindre Madrid. Il se leva et alla vers la cage de verre pour saluer et serrer la main d’Assange. Les gardiens assis à ses côtés l’en empêchèrent !
     
     

    Baltasar Garzon, évincé de son mandat de juge d’instruction, pour sa tentative d’exhumation du passé franquiste de l’Espagne est un des avocats de Julian Assange.
     
    Des décisions pré-écrites  
    La première série d’audiences s’acheva le 8 avril 2020 pour reprendre le 7 septembre, à Westminster cette fois. Craig Murray dans son compte-rendu de la dernière audience du 30 septembre écrit :
     
    « Baraitser a de nouveau suivi son cheminement habituel qui consiste à refuser chaque requête de la défense, à la suite de décisions pré-rédigées (je ne sais pas si elles sont écrites par elle ou si elle les a copiées), même lorsque l’accusation ne s’y oppose pas. Vous vous rappelez qu’au cours de la première semaine de l’audience d’extradition proprement dite, elle a insisté pour que Julian soit maintenu dans une cage de verre, bien que l’avocat du gouvernement américain n’ait émis aucune objection à ce qu’il siège dans le tribunal, et qu’elle ait refusé d’intervenir pour faire cesser ses fouilles à nu, ses menottes et la confiscation de ses documents, même si le gouvernement américain s’est joint à la défense pour contester sa déclaration selon laquelle elle n’avait pas le pouvoir de le faire (pour laquelle elle a ensuite été vivement réprimandée par l’Association internationale du barreau).
     
    Hier, le gouvernement américain ne s’est pas opposé à une motion de la défense visant à reporter la reprise de l’audience d’extradition. La défense a invoqué quatre motifs :
     
    1) Julian est actuellement trop malade pour préparer sa défense
2) En raison du confinement, l’accès à ses avocats est pratiquement impossible
3) Les témoins vitaux de la défense, y compris de l’étranger, ne pourraient pas être présents pour témoigner
4) Le traitement des problèmes de santé mentale de Julian a été interrompu en raison de la situation de Covid-19.
     
    Baraitser a rejeté catégoriquement tous ces motifs - bien que James Lewis ait déclaré que l’accusation était neutre sur la question - et a insisté pour que la date du 18 mai soit maintenue. Elle a déclaré que Julian pouvait être amené dans les cellules du tribunal de Westminster pour des consultations avec ses avocats. (Premièrement, en pratique, ce n’est pas le cas, et deuxièmement, ces cellules ont un passage constant de prisonniers, ce qui est très manifestement indésirable avec Covid19). »

     

    L’ancien diplomate Craig Murray a fait état de toutes audiences du procès Assange.
     
    Il y a deux constats : à chaque fois, la juge Baraitser présente des décisions écrites avant l’audience – est-ce de sa propre initiative ou lui ont-elles été dictées ? – et rejette systématiquement toute requête de la défense, même si l’accusation ne s’y oppose pas ! Se conformerait-elle à des instructions préalables, on peut raisonnablement se poser la question.
     
    Enfin, nulle mesure de protection d’Assange contre le Covid 19 n’a été prise aussi bien à la salle d’audience qu’à la prison de Belmarsch. Sans doute, son éventuelle contamination aurait arrangé pas mal de monde !
     
    _ Trois pas sur deux !
     
    Voici ce que conclut Craig Murray de ces trois semaines d’audience :
     
    « … dans cette salle d’audience, vous étiez en présence du mal. Avec un placage civilisé, un semblant de procès, et même des démonstrations de bonhomie, la destruction totale d’un être humain était en cours. Julian était détruit en tant que personne sous mes yeux. Pour le crime d’avoir publié la vérité. Il a dû rester assis là à écouter des jours entiers de discussions posées sur l’incroyable torture qui l’attendait dans une prison américaine de grande sécurité, privé de tout contact humain significatif pendant des années, à l’isolement dans une cellule de seulement 4,5 mètres carrés.
     
    4,5 mètres carrés. Retenez bien cela. Trois pas sur deux. De toutes les terribles choses que j’ai entendues, la plus effrayante était peut-être ce qu’a dit le directeur Baird en expliquant que la seule heure par jour autorisée pour sortir de la cellule est passée seul dans une autre cellule absolument identique, appelée "cellule de loisirs". Cela et l’infâme "expert" du gouvernement, le Dr Blackwood, décrivant comment Julian pourrait être suffisamment drogué et physiquement privé des moyens de se suicider pour le maintenir en vie pendant des années. »

     
    Le jugement sur l’extradition est annoncé pour le 4 janvier 2021.
     
    Nils Melzer estime : « Quelle que soit la décision, je pense qu’un appel sera interjeté auprès de la Haute Cour. Probablement par Julian Assange, car je ne m’attends pas à ce que la première instance refuse l’extradition. Mais même si un miracle se produit et que le juge refuse de l’extrader, les États-Unis feront certainement appel de cette décision. »
     
    Laissons la conclusion à Nils Melzer :
     
    « Nous parlons des droits de l’homme et non des droits des héros ou des anges. Assange est une personne, et il a le droit de se défendre et d’être traité avec humanité. Peu importe de quoi il est accusé, Assange a droit à un procès équitable. Mais ce droit lui a été délibérément refusé - en Suède, aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en Équateur. Au lieu de cela, il a été laissé à pourrir pendant près de sept ans dans les limbes d’une pièce. Puis, il a été soudainement été traîné dehors et condamné en quelques heures et sans aucune préparation pour une violation de la liberté sous caution qui consistait à lui avoir accordé l’asile diplomatique d’un autre État membre des Nations unies sur la base de persécutions politiques, comme le veut le droit international et comme l’ont fait d’innombrables dissidents chinois, russes et autres dans les ambassades occidentales. Il est évident que ce à quoi nous avons affaire ici, c’est la persécution politique. En Grande-Bretagne, les violations de la liberté sous caution entraînent rarement des peines de prison - elles ne sont généralement passibles que d’amendes. En revanche, Assange a été condamné dans le cadre d’une procédure sommaire à 50 semaines dans une prison de haute sécurité - une peine clairement disproportionnée qui n’avait qu’un seul but : détenir Assange suffisamment longtemps pour que les États-Unis puissent préparer leur dossier d’espionnage contre lui.
     
    Que signifie le refus des États membres de l’ONU de fournir des informations à leur propre rapporteur spécial sur la torture ?  
    Qu’il s’agit d’une affaire arrangée d’avance. Un simulacre de procès doit être utilisé pour faire un exemple de Julian Assange. Le but est d’intimider d’autres journalistes. L’intimidation, d’ailleurs, est l’un des principaux objectifs de l’utilisation de la torture dans le monde. Le message que nous devons tous recevoir est le suivant : Voici ce qui vous arrivera si vous imitez le modèle de Wikileaks. »
     
    Une affaire arrangée d’avance ? Nils Melzer en est bien conscient et ne se fait guère d’illusions sur son propre sort :
     
    « En tout cas, je ne me fais pas d’illusions sur le fait que ma carrière aux Nations unies est probablement terminée. Ayant ouvertement affronté deux États P5 (membres du Conseil de sécurité des Nations unies) comme je l’ai fait, il est très peu probable qu’ils m’acceptent à un autre poste de haut niveau. On m’a dit que mon engagement sans compromis dans cette affaire avait un prix politique. Mais le silence a aussi un prix. Et j’ai décidé que je préfère payer le prix pour m’exprimer que le prix pour rester silencieux. »
     
    L’affaire Assange n’a jamais porté sur Julian Assange.
    Mais pour lui, le plus important est :
    « Mais l’affaire Assange n’a jamais porté sur Julian Assange. Il s’agit de l’éléphant dans la pièce que tout le monde semble ignorer : la mauvaise conduite officielle des états qu’Assange a exposé. En 2010, au moment des révélations, tout le monde était choqué par les crimes de guerre, la torture, la corruption, et le public du monde entier a commencé à en parler. Cela a rendu les États concernés très nerveux. Ce n’est donc pas un hasard si, quelques semaines plus tard, les autorités suédoises ont délibérément publié un gros titre dans la presse à sensation : Julian Assange est soupçonné de double viol. Immédiatement, le public du monde entier s’est désintéressé de la discussion des crimes des puissants, a changé d’orientation et a commencé à débattre du caractère et de la personnalité de Julian Assange : est-il un violeur, un narcissique, un hacker, un espion ? »  
     
    Ainsi, la fin d’un homme est programmée par l’Etat profond étatsunien avec comme supplétifs la Justice britannique et la Justice équatorienne.
     
    La fin d’un homme, la fin d’un monde.

    Pierre Verhas

  • Substack: five of the best from the niche newsletter platform | Culture | The Guardian
    https://www.theguardian.com/culture/2020/dec/28/substack-five-of-the-best-from-the-niche-newsletter-platform
    https://i.guim.co.uk/img/media/50633cceb2b7019f807bd05ed802c127dfe31605/0_162_4800_2879/master/4800.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Writers have embraced Substack to cut out the middle man. The result is an eclectic library of anything and everything
    A woman at a vast, futuristic library.
    Substack has taken the best elements of its predecessors to create a home for writers craving control and readers who want their words straight from the horse’s mouth. Photograph: Fred Dufour/AFP/Getty Images
    Shelley Hepworth
    Shelley Hepworth
    @shelleymiranda
    Sun 27 Dec 2020 16.30 GMT

    Last modified on Mon 28 Dec 2020 00.21 GMT

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    Substack is best known as the newsletter platform that lured several well-known writers and journalists away from established news outlets this year.

    Glenn Greenwald, Matthew Yglesias and Andrew Sullivan, formerly of the Intercept, Vox Media and New York Magazine respectively, have all jumped ship to sell their work directly to subscribers via the service.

    Incorporating elements of Mailchimp and Patreon, Substack has variously been hailed as the future of the media industry, a home for writers who don’t want to be edited, and a place where those who have already made a name for themselves find success.

    This is called a magazine. https://t.co/9KyGkVvPY3
    — T. Greer (@Scholars_Stage) November 15, 2020

    The site boasts more than 100,000 niche newsletters about every subject imaginable. Below is a small selection of some of the best, compiled from the recommendations of friends, colleagues, random tweets and my own sleuthing.

    #Substack #Blog #Newsletter #Journalisme

  • Google, Cisco and VMware join Microsoft to oppose NSO Group in WhatsApp spyware case
    https://techcrunch.com/2020/12/21/google-cisco-and-vmware-join-microsoft-to-oppose-nso-group-in-whatsapp-s

    A coalition of companies have filed an amicus brief in support of a legal case brought by WhatsApp against Israeli intelligence firm NSO Group, accusing the company of using an undisclosed vulnerability in the messaging app to hack into at least 1,400 devices, some of which were owned by journalists and human rights activists. NSO develops and sells governments access to its Pegasus spyware, allowing its nation-state customers to target and stealthily hack into the devices of its targets. (...)

    #NSO #Cisco #Google #Microsoft #VMWare #WhatsApp #Pegasus #smartphone #spyware #activisme #journalisme #écoutes #hacking (...)

    ##surveillance

  • Les iPhone de journalistes d’Al-Jazira ciblés par des logiciels d’espionnage ultrasophistiqués
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/12/21/les-iphone-de-journalistes-d-al-jazira-cibles-par-des-logiciels-d-espionnage

    Des dizaines d’iPhone de journalistes de la chaîne d’informations qatarie ont été surveillés de manière indétectable grâce à des outils de l’entreprise israélienne NSO Group, révèle un rapport du Citizen Lab de Toronto, expert dans l’étude des logiciels espions. Les iPhone de dizaines d’employés de la chaîne d’information Al-Jazira auraient été espionnés, en 2019 et en 2020, grâce à des outils d’espionnage sophistiqués fourni par l’entreprise israélienne NSO Group. L’accusation, qui repose sur une analyse (...)

    #NSO #iPhone #Pegasus #smartphone #spyware #journalisme #écoutes #hacking #surveillance (...)

    ##CitizenLab