• #PayWall // Haine sur Internet : un parquet spécialisé va être créé

    L’objectif, explique la ­députée En Marche de Paris, est de « déployer des moyens humains, techniques et ­budgétaires » dans une ­structure « ­maîtrisant les spécificités de la sphère numérique », face au trop grand nombre ­d’enquêtes n’aboutissant pas. « Il ne faut pas seulement ­responsabiliser les ­plateformes du Web, mais aussi les ­pouvoirs publics à travers la ­justice », revendique-t-elle /.../

    https://www.lejdd.fr/Politique/haine-sur-internet-un-parquet-specialise-va-etre-cree-3899424 #regulation #contrôle #haine #internet #judiciarisation

  • VIDEO. Police : le « business » de l’outrage à agents
    https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/police/police-le-business-de-l-outrage-a-agents_3260261.html

    Les contrôles de police se passent souvent dans un climat de tension et les outrages à agents peuvent fuser rapidement. Les policiers peuvent ensuite porter plainte, car c’est un délit. Sauf qu’un business autour de ce délit est actuellement dénoncé par des avocats.

    https://embedftv-a.akamaihd.net/88af4106fbed60b45b1a979c27ca287b

    Ce business a été dénoncé depuis plusieurs années par la Legal Team Nantes / ZAD : certains membres de la police, de la BAC particulièrement, utilisaient ces poursuites de manière « disproportionnée » par rapport à leurs collègues.
    Désormais, pour que ça ne se voir plus, les policiers peuvent demander l’anonymat. Mais ça leur enlève aussi le plaisir de voir leurs victimes aux procès...

    #contrôle #police #judiciarisation

  • Le mouvement des Gilets Jaunes face à la Justice

    Depuis quatre mois, 2000 « gilets jaunes » ont été condamnés par la justice et 1800 sont en attente de leur jugement. Au-delà de ces chiffres qui recouvrent autant d’histoires singulières, nous avons analysé plus de 400 condamnations à des peines d’emprisonnement ferme ou avec sursis, sur tout le territoire, pour savoir quels étaient les faits reprochés, quelle était la rapidité des procédures – et les questions que cela peut poser en terme de droits de la défense –, et le niveau de dureté des peines prononcées. Nos données révèlent une partie de la face judiciaire, inédite, de la répression de ce mouvement
    Des enquêtes en profondeur par Alexandre Léchenet, Simon Gouin et Nolwenn Weiler pour Basta !

    Pour quels faits et à quelles peines de prison, des centaines de gilets jaunes ont-ils été condamnés ?
    https://www.bastamag.net/Pour-quels-faits-et-a-quelles-peines-de-prison-des-centaines-de-gilets-jau

    Assiste-t-on à une justice d’abattage, taillée sur mesure pour le mouvement des « gilets jaunes » ? Les condamnations à la prison ferme ou avec sursis recensées par Basta ! montrent l’ampleur du volet judiciaire dans la répression du mouvement des gilets jaunes. Des comparutions immédiates très nombreuses, des dossiers vite ficelés, des condamnations parfois sans preuve concrète des faits reprochés, ou simplement pour avoir eu la volonté de participer à une manifestation qui a ensuite dégénéré : magistrats et avocats livrent quelques éléments d’analyse sur ces décisions judiciaires.

    Le traitement des gilets jaunes par la justice renforce « l’idée qu’il y a les puissants d’un côté, et les autres »
    https://www.bastamag.net/Le-traitement-des-gilets-jaunes-par-la-justice-renforce-l-idee-qu-il-y-a-l

    Un dossier réalisé grâce au soutien de nos lecteurs, un grand merci pour leur engagement. Pour nous soutenir c’est par ici : https://www.bastamag.net/don

    #Justice #judiciarisation #répression #mouvement_social #gilets_jaunes

  • Comment les renseignements s’adaptent depuis trois mois au mouvement inédit des « #gilets_jaunes », Catherine Fournier
    https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/enquete-comment-les-renseignements-s-adaptent-depuis-trois-mois-au-mouv

    Policiers et gendarmes des services de #renseignement ont dû s’adapter en urgence à l’émergence de cette vague de contestation sociale protéiforme et à des leaders d’un nouveau genre. 

    Ils sont sur les ronds-points, dans les manifestations, assistent à des réunions organisées dans le cadre du grand débat national et aux discussions sur les réseaux sociaux. « Ils », ce ne sont pas « les gilets jaunes » mais ceux qui les observent et les écoutent, les agents des services de renseignement. Depuis trois mois, les policiers du renseignement territorial (RT), ceux de la préfecture de police de Paris mais aussi les gendarmes des brigades sont en première ligne pour recueillir des informations sur ce mouvement social inédit, tant par sa forme que par sa durée.

    « Il a fallu en urgence établir la réalité d’un phénomène qui s’est construit du jour au lendemain, sur les réseaux, rapidement et en nombre », résume Guillaume Ryckewaert, secrétaire national du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure. Deux jours seulement avant la première journée de mobilisation, le 17 novembre, le service central du renseignement territorial (SCRT) publie une note de synthèse dans laquelle il décrit un « mouvement d’humeur », « assez désorganisé », avec des initiateurs inconnus des services mais un risque de récupération par les extrêmes.

    #judiciarisation #arrestations_préventives

  • #Regards : « Il faut questionner les stratégies policières et les techniques de maintien de l’ordre »

    _Comment ont évolué les stratégies de maintien de l’ordre en France ? D’où vient la #violence ? Pourquoi une police municipale à Paris ? Le sociologue Laurent Mucchielli, spécialiste des politiques de #sécurité est l’invité de #LaMidinale._
    http://www.regards.fr/la-midinale/article/laurent-mucchielli-il-faut-questionner-les-strategies-policieres-et-les
    https://www.youtube.com/watch?v=N2dAocvyza4

    VERBATIM

    Sur les violences

    « La violence est réciproque. Il y a à la fois une violence de manifestants et de groupes politisés qui se mêlent aux manifestants. Et puis il y a des violences policières qui sont quelques parts à la fois aux principes mêmes de l’intervention policière mais dont on voit l’évolution ces dernières années et qui correspond à une évolution non dite, non débattue dans la société. »

    « On ferait bien de questionner l’évolution des stratégies policières et des façons qu’on a de faire le maintien de l’ordre. »

    Sur l’évolution des stratégies de maintien de l’ordre

    « Historiquement, et c’est très paradoxal en apparence, la France se targuait et avait la réputation d’être une des nations en pointe pour le professionnalisme de ses forces de maintien de l’ordre. »

    « Ce qui faisait la réputation de la France, c’était à la fois le professionnalisme (des forces de l’ordre) et le fait qu’on ait des forces qui savaient gérer des manifestations et des mouvements de foule, sans mort - en évitant le plus possible, l’affrontement violent. » « On n’a peut-être pas bien perçu les changements qui se sont opérés, en particulier à l’époque #Sarkozy. »

    « Des réformes ont touché tous les métiers de police et ont impacté le maintien de l’ordre. » « Le maintien de l’ordre s’est judiciarisé : l’idée n’est plus de tenir à distance et de canaliser une foule, un mouvement, un cortège, etc. l’idée est d’intervenir dans les manifestations pour interpeller, avec des policiers en civils. »

    Sur les donneurs d’ordre

    « Ça se situe quelque part entre le haut et le bas. Le haut, c’est le ministère de l’intérieur. Le bas, c’est le commandant opérationnel, de la brigade du groupe, de l’unité qui est sur le terrain. »

    « Au-delà de la question d’apporter justice à leur cas particulier (à propos des plaintes des victimes de violences policières), ça a en plus le mérite de poser la question dans le débat public. Ça concerne potentiellement tout le monde. »

    « Quand on regarde le détail des unités qui utilisent le plus les armes les plus dangereuses, on s’aperçoit que c’est globalement la police nationale beaucoup plus que la gendarmerie qui en a fait l’usage, et au sein de la police nationale, les CRS sont ceux qui ont le moins tiré de balles en caoutchouc. Le plus de tirs vient des unités qui ont été rajoutées mais qui ne sont pas des professionnels du maintien de l’ordre. »

    « On n’est pas face à des professionnels du maintien de l’ordre, on est face à des gens qui ont habitude de faire un usage offensif et pas défensif, sur des gens qu’ils considèrent comme des voyous, des grands délinquants et pour lesquels ils n’ont pas de scrupules. »

    « Il y a une responsabilité du pouvoir politique à mettre, en démocratie, face à des manifestants, des unités qui ne sont pas des professionnels du maintien de l’ordre et qui donc potentiellement peuvent faire un usage de la violence qui n’est plus considéré comme légitime. »

    Sur l’équipement des forces de l’ordre

    « Il y a une logique principale qui est la #judiciarisation. On peut questionner, ce qui est classique dans le travail sur le maintien de l’ordre, la question de sa militarisation. »

    « Il y a peut-être d’autres façons de faire que celles qui consistent à penser que la seule façon au fond de s’en sortir ou d’avoir une issue positive, c’est de faire taire l’autre. »

    Sur #Emmanuel_Macron, l’#ordre et le #régalien

    « Je pense que quiconque a vu sa cérémonie d’investiture en mai 2017 ne peut pas être surpris. On voit très bien la tentative d’incarnation du chef. »

    « C’est pas surprenant, ça cohabite parfaitement par ailleurs avec un libéralisme sur le plan économique. »

    Sur le projet de police municipale à Paris

    « J’ai été surpris d’entendre cette annonce de la Maire de Paris. »

    « Paris est la ville de France où il y a le plus de policiers par habitant. C’est une ville sur-policée par rapport à certains départements de la banlieue parisienne. C’est juste effarant de ce point de vue-là. »

    « J’ai du mal à voir le diagnostic du besoin de police. »

    « Est-ce que la réponse pour remplir ces besoins, c’est la police - fut-elle municipale ? Ma réponse est que non, c’est une erreur. »

    « Si cette erreur est faite, c’est que des impératifs politiques, des stratégies politiques prennent le devant, et qu’on veut afficher quelque chose dans un contexte politique. »

    « Quand j’entends les élus nous dire qu’ils (les policiers municipaux) ne seront pas armés, je dis que c’est une plaisanterie. Au premier attentat ou au premier changement électoral où les conservateurs reviennent au pouvoir, la police municipale sera armée. »

    #maintien_de_l'ordre #violences_policieres

  • #Violences conjugales : les victimes peuvent désormais quitter le logement sans être redevables du loyer - Capital.fr
    https://www.capital.fr/immobilier/violences-conjugales-les-victimes-peuvent-desormais-quitter-le-logement-sans

    Attention, cette possibilité d’échapper à la solidarité en matière de paiement du loyer n’est toutefois pas automatique. La victime doit au préalable en informer le bailleur par lettre recommandée avec demande d’avis de réception. Ce courrier doit être accompagné de la copie de l’ordonnance de protection dont il bénéficie, mesure délivrée par le juge aux affaires familiales et préalablement notifiée à l’autre membre du couple ; ou de la copie d’une condamnation pénale du fautif pour des faits de violences commis à son encontre ou sur un enfant qui réside habituellement avec lui et rendue depuis moins de six mois.

  • Instantané d’aire d’autoroute, quand la #classe_obscène (beau nom que Lordon a trouvé pour qualifier la #bourgeoisie triomphante) est bien obligée de se mêler, brièvement, aux #classes_populaires.

    L’autoroute est chargée, la station service fourmille. Comme d’habitude, les hommes entrent et sortent de leurs toilettes librement, tandis que côté femmes, une file d’une vingtaine de personnes patiente. Arrive une femme âgée, vêtue simplement d’une robe à fleurs défraîchie, marchant d’un pas lourd avec une canne. Elle tient deux enfants par la main. Elle observe la longue queue et s’avance pour voir où elle mène :
    « - C’est pour les toilettes tout ça ?
    – Eh oui... »
    Elle sourit, gênée, et continue à remonter lentement la queue. Elle arrive à l’entrée des WC. Dans ma nuque, une voix marmonne : « Non mais je rêve, elle va pas faire ça quand même ? » La vieille femme entre. De derrière moi surgit une passionnée de fitness et de cardio-training, 1m80, bronzée aux UV, mèches oxygénées et savamment coupées, tenue sport. Elle bondit après la vieille femme et hurle : « Il y a une file d’attente là ! La moindre des politesses ce serait de demander la permission de passer devant tout le monde ! C’est pas croyable ça ! » J’écarquille les yeux :
    « - Mais enfin madame, vous voyez bien que c’est une personne âgée qui se déplace difficilement !
    – Vous voulez que je vous pisse dessus, vous ?
    – Je vous demande pardon ? »
    Au même moment, la femme devant moi, corpulente, dreads approximatives sur la tête, réconforte doucement la vieille dame : « Quand elle aura sa vieille maman avec une canne, elle comprendra. » La sportive jette ses phrases comme des couteaux : « Ouais bah ma mère elle est morte, alors d’ici à ce qu’elle ressorte de sa tombe on a le temps. »
    L’ancienne, embarrassée, tente de se justifier :
    « - Vous comprenez, ce n’est pas un handicap, la canne me sert à...
    – Vous inquiétez pas, j’ai tout à fait compris la situation, je vois bien que c’est pas un handicap et que vous n’êtes pas prioritaire.
    – C’est un problème de hanche qui a...
    – Oh la la, me racontez pas votre vie, j’ai pas envie de vous entendre. Je suis médecin, les gens payent pour me parler. Y a un minimum de politesse à avoir. »
    Je fais remarquer que la courtoisie, c’est précisément à nous d’en faire preuve. M’ignorant superbement, la sportive reprend sa place dans le rang en jetant des « Avec sa canne, là, j’hallucine ! », tandis que la femme aux dreads et moi parlons à la vieille dame et lui signalons bientôt un WC qui se libère.
    L’épilogue n’est pas plus joyeux. Tandis que j’arrive moi-même dans les toilettes, j’entends dans celles d’à côté une voix d’ouvrière ou d’employée, expliquant à une petite fille : « Bah c’est vrai que maintenant la canne ça rend pas toujours prioritaire, parce que c’est pas forcément un handicap. En plus y a des handicaps, on les voit pas. Par exemple moi, si ça se trouve j’ai un handicap et personne le sait. On peut pas savoir. »

    #humiliation #priorité #handicap #vieillesse #pauvreté #judiciarisation #fascisme #mépris_de_classe #politesse

    • @sombre : ceci dit, elle formule très clairement ce que j’ai ressenti chez nombre de spécialistes. Cette phrase est juste ignoble, mais le plus flippant, c’est le biais colossal avec lequel cette femme riche, dans la force de l’âge, en excellente santé et férue d’exercices physiques perçoit le corps d’une vieille femme pauvre. Si c’est pas un handicap labellisé, c’est du chiqué. La faiblesse du corps devient un signe de manque de volonté, de laisser aller. Je n’ose même pas imaginer le type de médecine qu’elle pratique.

      Le truc intéressant, d’ailleurs, c’est que la sportive médicale n’a quand même pas osé refuser frontalement la priorité à l’ancienne, c’était un peu trop visible (sans compter que la grand-mère s’occupait de deux enfants). En revanche, elle a fermement tenu à ce qu’elle s’humilie en demandant une permission qui allait de soi pour toute personne décente (la #common_decency d’Orwell). Qu’une pauvresse mal fagotée lui passe devant sans mot dire, c’était insoutenable. Il fallait lui faire subir un rituel de soumission en bonne et due forme pour lui concéder cette dérogation exceptionnelle. Il n’y avait donc pour elle aucune contradiction à exiger de la politesse avec la plus grande grossièreté, car la politesse n’était qu’un prétexte, le véritable enjeu étant la soumission.

      @alexcorp : au-delà de son étonnante allégeance à la bourgeoise sportive au détriment de la vieille femme démunie, ce qui est désolant, c’est que cette ouvrière dit en partie vrai, mais pour de mauvaises raisons. Il y a effectivement des handicaps qui ne se voient pas, mais cela ne justifie pas qu’on doute de ceux qui se voient ou qu’on dénie un accueil adapté à des personnes dont le corps est visiblement fatigué, mais qui ne portent pas de carte de handicap. Bref, c’est une confusion totale, où seule la preuve bureaucratique attesterait d’une réalité et où toute éthique est absente.

    • Bravo pour ton intervention, c’est bien vu et bien bien écrit ! Mieux que : « Hier une bourge à mèches a menacé de me pisser dessus. » Et oui, c’est encore plus choquant d’apprendre qu’elle est médecin et incapable de voir en quelques secondes une hanche en vrac sur une personne qui marche dans son champ de vision.

      J’en rajoute sur la densité très différente que tu notes déjà entre chiottes des femmes et des hommes. En te lisant au début j’ai cru que la vieille dame irait chez les hommes, et que c’était ça qui ferait scandale. Il est temps de prendre leurs chiottes, plus que temps. C’est ici qu’il était question que les épouses d’architectes faisant ce type de travaux (gros, pour hommes) les briefent sur la différence entre égalité et équité et le besoin de plus de mètres carrés pour les femmes ?

    • Oui, d’autant que c’est un cas typique, d’une femme non seulement âgée, mais ayant la charge de deux enfants. Et qui explique pourquoi l’égalité en termes d’accès n’est pas une simple question arithmétique de surfaces équivalentes, mais doit nécessairement prendre en compte les usages. Les usages, eux, n’ont rien de symétrique.

      Cela étant, la médecin aurait crisé pareillement s’il s’était agi d’une file d’attente de supermarché, d’administration ou tout autre endroit où elle se retrouve traitée de la même façon que de moins riches qu’elle - ou, pire, qu’elle doive leur concéder quelque chose.

    • Puisque tu parles de file d’attente de supermarché, ça me rappelle pourquoi je vais chez Aldi, plutôt qu’au Casino à côté. La convivialité aux caisses y est nettement plus saine. Et la répartition des classes sociales est très nette. Pas « d’obscènes » chez Aldi, ou seulement par accident...

  • Accaparement des Terres : Bolloré nie Toujours - LaTeleLibre.fr
    http://latelelibre.fr/reportages/accaparement-terres-bollore-nie-toujours

    « Selon moi, l’objectif du groupe est d’intimider quiconque parle de ce que fait Bolloré en Afrique et en Asie », explique le journaliste et rédacteur en chef Yvan du Roy. Et ça marche, puisque « les rédactions avec les chefs les plus frileux n’en parlent pas, parce que tout le monde sait ce qui les attend… ». De l’argent (10 000 euros pour Bastamag sur un budget total de 350 000), et du temps. En plus d’une pression lorsque les médias (nombreux) appartiennent en partie à Bolloré (dont Bastamag ne fait bien sûr pas partie…)

    #censure #intimidation #judiciarisation #diffamation #média #démocratie

    • En France, on ne présente plus Vincent Bolloré. Les activités de son groupe sont variées : du transport aux infrastructures portuaires en passant par la logistique, la société s’est également récemment diversifiée dans la communication (Havas, Direct Matin…). Le groupe Bolloré détient également des participations importantes au sein de Vivendi, dont les activités incluent par exemple Universal Music Group ou le Groupe Canal+. A la tête d’une des plus grandes fortunes françaises, Vincent Bolloré s’est bâti une réputation d’homme d’affaires « sans scrupules ».

      Mais depuis quelques années, il tente parallèlement de se construire une image plus positive notamment en affirmant sa volonté de « concilier performance économique et engagements sociaux, sociétaux et environnementaux » : production de véhicules électriques, réduction de l’empreinte environnementale du groupe, adoption de chartes et de codes environnementaux… Il s’efforce également de cultiver des liens avec des personnalités impliquées dans le débat sur l’environnement, en parrainant par exemple la fondation de Maud Fontenoy ou en s’affichant aux côtés de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme. L’entreprise Blue Solutions du groupe Bolloré faisait ainsi partie des partenaires officiels de la COP21 à Paris.

      Lire l’article intégral :
      https://blogs.mediapart.fr/joel-didier-engo/blog/100616/accaparement-des-terres-la-reponse-de-complement-denquete-vincent-bo

      ou aussi :
      http://forets.greenpeace.fr/bollore-zero-deforestation

  • Gabriel Nadeau-Dubois connaîtra jeudi le verdict de la Cour suprême Le Devoir - 27 octobre 2016 - Jessica Nadeau
    http://www.ledevoir.com/societe/justice/483158/gabriel-nadeau-dubois-connaitra-jeudi-le-verdict-de-la-cour-supreme
    Le jugement du tribunal viendra clore la saga judiciaire qui l’oppose à Jean-François Morasse depuis près de cinq ans
    La Cour suprême du Canada rendra son verdict jeudi matin dans l’affaire opposant l’ancien étudiant de l’Université Laval Jean-François Morasse à l’ex-leader étudiant Gabriel Nadeau-Dubois.
     
    Le plus haut tribunal du pays doit décider si la cour d’appel a erré en acquittant Gabriel Nadeau-Dubois d’outrage au tribunal pour des propos tenus pendant le conflit étudiant en 2012. Puisqu’il n’y a plus de possibilité d’appel à cette étape-ci, ce jugement sera final et viendra clore une saga judiciaire qui perdure depuis près de cinq ans.
     
    « Quelle que soit la décision, je suis fier du combat que j’ai mené pour la liberté d’expression, a écrit l’accusé sur son site Facebook. Je suis grandement reconnaissant de la solidarité du public, notamment dans le cadre de la campagne « appel à tous » qui m’a permis de financer et de mener à terme ces démarches. Il ne me reste plus qu’à attendre le verdict. À jeudi ! »
     
    Printemps érable
    Au printemps 2012, la volonté du gouvernement libéral d’augmenter les frais de scolarité a soulevé les passions, donnant naissance à une vague de manifestations et à une grève étudiante à travers le Québec.
     
    Dans ce contexte, un étudiant en arts plastiques de l’Université Laval, Jean-François Morasse, a obtenu une ordonnance en injonction interlocutoire lui permettant d’avoir accès à ses cours.
     
    Dans les jours qui ont suivi, le porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) a affirmé en entrevue à RDI qu’il trouvait « tout à fait légitime que les gens prennent les moyens nécessaires pour faire respecter le vote de grève », disant que les piquets de grève étaient un moyen légitime pour ce faire.
     
    Jean-François Morasse y a vu une incitation à outrepasser la décision du tribunal et a poursuivi Gabriel Nadeau-Dubois pour outrage au tribunal.
     
    Saga judiciaire
    En décembre 2012, un juge de première instance a donné raison à M. Morasse, condamnant Gabriel Nadeau-Dubois à 120 heures de travaux communautaires. « Se disant agir pour le respect de la démocratie, Gabriel Nadeau-Dubois incite au non-respect des ordonnances rendues par les tribunaux, dont celle en faveur du demandeur Morasse. Ce faisant, il prône plutôt l’anarchie et encourage la désobéissance civile » , écrivait le juge Denis Jacques.
     
    Ce jugement a ensuite été cassé par la cour d’appel qui a acquitté l’ex-leader étudiant. Les trois juges se rangeaient derrière les arguments de Me Giuseppe Scortino, l’avocat de Gabriel Nadeau-Dubois, à l’effet que rien ne prouvait hors de tout doute que celui-ci avait bien pris connaissance de l’injonction et qu’il en connaissait « la teneur et la portée ».
     
    Liberté d’expression
    Mais Jean-François Morasse a porté la cause en Cour suprême, la plus haute instance du pays, qui a accepté de revoir la décision de la cour d’appel. Dès lors, l’enjeu prenait de nouvelles dimensions, allant au-delà du conflit opposant carrés rouges et carrés verts.
     
    _ « Ce n’est plus Jean-François Morasse versus Gabriel Nadeau-Dubois, a illustré M. Morasse en entrevue au Devoir mercredi. Ce sont des questions de droit importantes que la cour a décidé d’entendre parce qu’elle a jugé que c’était nécessaire de les clarifier. On parle ici de la limite de la liberté d’expression quand on vient inciter les gens à enfreindre les ordonnances des tribunaux, on parle de la connaissance de la cause aussi, à savoir à quel point on doit être au courant de l’ordonnance d’injonction [...] est nécessaire pour être reconnu coupable d’outrage au tribunal. »
     
    De son côté, Gabriel Nadeau-Dubois a évoqué à maintes reprises la liberté d’expression. Il a reçu l’appui d’Amnistie internationale et de dizaines de signataires qui s’inquiétaient, dans une lettre publiée dans les pages du Devoir, de la judiciarisation de la liberté d’expression.
     
    « Je n’étais pas ici ce matin pour défendre ma réputation, ni pour me défiler d’une peine de travaux communautaires. La raison pour laquelle j’étais ici, c’est pour défendre les valeurs auxquelles je crois profondément » , affirmait-il à La Presse canadienne à la sortie de l’audition le 23 avril dernier.
     
    En attente du jugement
    Les neuf juges de la cour suprême ont pris la cause en délibéré et publieront leur jugement jeudi matin. Ils devront déterminer si la cour d’appel a erré en droit en acquittant Gabriel Nadeau-Dubois et si la peine est raisonnable.
     
    « J’espère que la sentence de première instance va être maintenue, mais je vais devoir réserver mes commentaires pour demain » , a soutenu M. Morasse mercredi.
     
    L’avocat de Gabriel Nadeau-Dubois, Me Scortino, a également fait preuve de retenue dans l’attente du jugement :
    « Je m’attends à ce que mon client gagne sa cause, mais spéculer sur ce qui peut arriver, ce n’est pas mon genre. » _

    #Canada #répression #Printemps_érable #judiciarisation #Lutte

    • Pneus brûlés et criminalisation du mouvement social La Brique 26 octobre 2016 Hors canard
      http://labrique.net/index.php/thematiques/hors-canard/835-pneus-brules-et-criminalisation-du-mouvement-social
      Le printemps a fait l’objet d’une vague sans précédent de condamnations de militant.es par la justice. Dans la région Hauts-de-France, les juges ne sont pas en reste ! Le 4 octobre dernier, alors que La Brique est en procès pour vente à la criée illégale, six militants sont jugés pour avoir brûlé des pneus sur le rond-point des Postes à Lille. La criminalisation du mouvement social n’est pas prête de s’arrêter.


      Les faits remontent au 28 juin dernier. À l’époque le mouvement social bat son plein. Plusieurs dizaines de manifestant.es se retrouve à Porte-des-Postes pour manifester leur opposition à la loi Travail alors que le gouvernement utilise pour la deuxième fois le 49-3. Ils tractent et bloquent la circulation. Un épais nuage de fumée noire s’échappe de pneus en feu. Une fois de plus, BACeux et CRS s’en donnent à cœur joie et arrêtent au jugé plusieurs d’entre eux.

      Six militants comparaissent devant le tribunal correctionnel de Lille pour "entrave à la circulation des véhicules sur une voie publique", "participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens", et "dégradations ou détériorations du bien d’autrui aggravées". Le verdict du tribunal est sans appel, six mois de sursis pour l’un d’entre eux, les autres prennent trois mois de sursis assortis de 140 heures de TIG (travail d’intérêt général) et une amende de 27.000 euros qu’ils doivent solidairement, censée rembourser les dégâts commis par les prévenus, alors qu’aucune trace ne persiste sur la rotonde.

      À Amiens, l’odeur des pneus brûlés a également soufflé dans les narines du juge. Cinq militants ont été condamnés pour avoir occupés la gare d’Amiens, bloquant le trafic pendant une heure. L’un d’entre eux écope d’un mois de prison ferme, les quatre autres entre deux et six mois de sursis. L’amende est encore plus lourde. 67.000 euros sont réclamés par la cour pour rembourser la SNCF, Amiens Métropole et... l’hôtel Carlton des dégradations commises.

      Ces verdicts sévères montrent une nouvelle fois la violence d’une justice qui condamne des actes militants sans prendre en compte le contexte de tensions instauré par un gouvernement aux abois. Cette criminalisation du mouvement social 1 est une injure à celles et ceux qui subissent au quotidien la violence sociale que renforcent les réformes du gouvernement Valls, la loi Travail en tête.

      Alors que dans ces deux dossiers, les camarades ont fait appel, on espère un dénouement moins carcéral, à l’instar des 8 Goodyear. En effet, en appel devant le tribunal, les Goodyear ont reçu le soutien de près de 4000 militant.es. D’abord condamnés à 24 mois de prison dont 9 ferme, leur condamnation s’est transformée en 24 mois avec sursis. Pour Claude Leclercq, secrétaire général local à Amiens : _ « Ça enlève un poids aux huit et à leur famille. Mais ça reste une condamnation. On ne peut pas s’estimer heureux » 2 . _
       
      1. La liste des condamnations ne cesse de s’allonger : http://www.frontsyndical-classe.org/2016/10/une-liste-qui-en-dit-long-sur-la-repression-anti-syndicale-les
      2. « Goodyear : « La suppression de la prison ferme est un soulagement, mais ça reste une condamnation » », Jérémie Lamothe, Le Monde, 20 octobre 2016.

      #répression #judiciarisation #Lille #presse #La_Brique #luttes_sociales

    • La voix du mort.
      Voir les commentaires sur ce drame.
      Plus c’est ignoble, plus longtemps ça reste sur l’article.
      Voir aussi par exemple ce titre d’article :
      CAF : 247 millions d’euros de fraude détectés en 2015, une hausse de 18 %

      Au hasard, d’autres titres d’article :
      – Unité de déradicalisation de Lille-Annœullin : les sept détenus apprécient le confort
      – La Grande Guerre vue de Roubaix : drôles d’histoires de cochons
      – Le logo des Hauts-de-France, c’est pour ce vendredi ou pour plus tard ?

      Mais aussi : La Voix de la Police, votre quotidien local
      http://labrique.net/index.php/thematiques/histoires-du-bocal/811-la-voix-de-la-police-votre-quotidien-local

    • Ça va mieux. 398 euros par mois pour une femme et ses deux enfants.

      « À part me dire que je dois demander une #pension_alimentaire au papa de mes enfants, je n’ai rien de plus. La CAF m’a même supprimé mon APL », nous avait-elle répondu. Encore un peu plus fatiguée par ses problèmes qui s’accumulaient et dont elle ne voyait pas d’issue. Sans RSA, sans APL, Émilie n’avait plus que l’allocation enfant handicapée belge pour vivre (398 euros), et nous avait dit doucement, sans s’énerver, « être à bout », ne plus savoir « comment s’en sortir ».

      #suicide #allocataire #CAF #RSA #APL

    • Ah merci de remonter cette affaire en tête des préoccupations, un moment j’ai cru que les seenthisien·es s’inquietaient plus des standards du HTML5

      Concernant « À part me dire que je dois demander une #pension_alimentaire au papa de mes enfants » oh ben merde, ça dure encore ce #sévice_administratif ? j’y ai eu droit. Tu sais, quand t’as déjà réussi à virer le mec, t’es pas encore sortie de l’auberge, car même s’il fait l’autruche t’as pas envie de te le mettre à dos quand tu as personne pour t’aider. T’es juste en plein #désespoir, tu bouffes déjà ton échec de vie, l’amour s’est arrêté, tu survis, et tu sais plus comment élever tes mômes et bouffer. Alors, si il peut le/la/les prendre le week-end, tu ravales ta fierté, tu te dis que tu souffles au moins un peu, mais non, t’as un robot CAF devant toi qui lit la prescription de juriste pour t’enfoncer un peu plus et te demande de l’attaquer.
      Misère, j’ose pas imaginer ce que ça peut être quand en plus ton enfant est handicapé.
      #mère_isolée #faites_des_enfants_qui_disaient

    • Si tu acceptes d’attaquer le père en justice (la CAF peut aussi le faire pour toi il me semble) et quand il est prouvé qu’il n’a pas les moyens de payer une pension, alors seulement la CAF verse une aide de pension forfaitaire. Faut pas rêver non plus, en tout cas pour moi, il y a 15 ans, ça s’élevait à environ 100€ … (si, si, par mois) j’ai préféré renoncer tellement je trouvais ça lamentable.

      Mais si tu refuses de mener le père en justice, la CAF ne te verse pas ce forfait.

      Je ne sais pas comment ça a évolué, ce qui m’avait choqué, c’est aussi la façon dont ça avait été présenté dès le premier entretien CAF. Parce que oui, à un moment tu vas retrouver l’envie d’agir, mais quand tu connais la justice et ses lenteurs, que ton couple s’est séparé violemment, tu veux juste de l’air et du temps. Perso, j’ai attendu 5 ans avant d’agir, et je l’ai trainé en médiation familiale, c’est vraiment bien cette possibilité, mais il faut être un peu apaisé pour mener l’autre à grandir, tu peux faire un contrat écrit avec le père aidé de l’intervenant puis passer ensuite devant le juge. Bon, la première fois où il a versé les 150€ dont on avait convenu, il n’a pas pu s’empêcher de me dire « Tiens, c’est pour le racket », la môme avait 7 ans … la fois suivante, il avait mon RIB pour que je m’évite de péter un cable.

    • C’est totalement dégueulasse que le versement des prestations soient conditionné au lancement d’une procédure faute de quoi la #pension-alimentaire est pas versée, sous couvert de « ne pas accorder de droits sans avoir ouvert au préalable tous les droits accessibles » (pour limiter les #indus ultérieurs et freiner l’accès aux #allocations). Pas de tunes si on se fait pas la guerre. Cette contrainte succède élégamment à celles de la vie maritale et en rajoute sur celles qui pèsent déjà sur la séparation, cf @touti). Les modalités facilitées qui ont été créées (autoriser la CAF à poursuivre), si elles ont des effets dans d’autres cas, sont avant tout une manière de susciter/entretenir la #guerre_entre_pauvres, « à une - adossée à l’#état - contre un ». On affiche ses bonnes intentions : assurer un partage, aussi minimal soit-il, des responsabilités parentales implique de contraindre des femmes à se faire les agentes d’un processus de #judiciarisation.

      #micropolitique #féminisme_alibi_de_l'État

  • Un couple condamné à combler une mare à cause du bruit des grenouilles
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/06/10/97001-20160610FILWWW00034-un-couple-condamne-a-combler-une-mare-a-cause-du-

    Un couple vivant dans un hameau de Dordogne a été condamné à combler la mare située au fond de leur jardin suite à la plainte de voisins agacés par le bruit des grenouilles qui y vivent, rapporte aujourd’hui Le Parisien. Un premier procès avait pourtant penché en leur faveur.

    Selon le jugement de la cour d’appel de Bordeaux, le point d’eau de 300 m² figurant « au cadastre du village depuis plus d’un siècle » doit disparaître dans un délai de quatre mois, a expliqué le propriétaire au quotidien. Un huissier a pourtant évalué le volume sonore causé par les batraciens à 60 décibels, soit l’équivalent d’une machine à laver. Le couple ne comprend pas la décision de la cour d’appel et pourrait décider de se pourvoir en cassation.

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    C’est complétement aberrant cette histoire
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    Les amphibiens disparaissent à un rythme inquiétant
    http://planeteviable.org/disparition-amphibiens
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    La Liste rouge des espèces menacées en France
    https://inpn.mnhn.fr/docs/LR_FCE/UICN-LR-Reptile-Fascicule-m5-1.pdf
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    #batraciens #nuisance_sonore #écologie #disparition #extinction

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    edit - l’article du Figaro est mensonger il y a des informations complémentaires sur ce lien qui permettent de mieux comprendre la situation : http://wikiagri.fr/articles/jurisprudence-les-coassements-des-grenouilles-sont-du-tapage-nocturne/9783

    • La brève ne précise pas où est fait le relevé, elle ne précise pas grand chose. J’avoue que je suis pas si compréhensive que toi. Je vais voire si je trouve plus d’infos là dessus.
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      ici il n’y a pas beaucoup plus d’infos on sais qu’il s’agit de 40 rainettes et qu’elles ne font du bruit qu’en période de rut.
      http://www.leparisien.fr/societe/silence-les-grenouilles-10-06-2016-5870301.php
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      Sur france bleu ils parlent de 30 rainettes et on découvre que les propriétaire à déplace la mare - du coup il l’a peut être déplacé plus près de ces voisins - l’article ne précise pas.
      https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/dordogne-condamnes-car-les-grenouilles-de-leur-mare-font-trop-de-bruit-14
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      Sur WikiAgri il y a plus d’infos et la mare est pas si centenaire que le disent les premiers articles.
      http://wikiagri.fr/articles/jurisprudence-les-coassements-des-grenouilles-sont-du-tapage-nocturne/9783

      « Cette mare existait déjà de mémoire des grands-parents de ma femme, elle n’a donc pas été créée spécifiquement il y a 12 ans. Les grenouilles qui y sont, nous ne les y avons pas introduites. Elles sont venues naturellement. La mare en question voit aussi des canards passer de temps à autres, il y a des poissons aussi... Quand nous avons racheté cette propriété, et que nous avons refait cette mare, elle ne gênait pas notre voisin. Il m’avait même demandé quelle était l’entreprise qui m’avait aidé pour la mare, et il avait fait appel à elle, pour construire sa propre mare ! Depuis, il l’a comblée, et porte donc plainte contre nous pour la nôtre, au prétexte du bruit émis par les grenouilles la nuit durant la saison des amours... C’est-à-dire sur à peu-près deux mois, en avril-mai. »

      et on trouve la réponse à ta question : le relevé sonore à été fait d’une des chambre des plaignants la fenêtre ouverte. Et la mare est illicite, contrairement à ce que disent les premiers articles que j’ai trouvé.

    • Ce qui me dérange dans ce genre d’article c’est que forcément on se prend de sympathie pour les grenouilles et les propriétaires de la mare, mais qu’on a qu’un seul point de vue.

      Si les 60 db sont côté voisins (et ça semble le cas puisque l’article dit que la mesure a été effectuée pour constater la nuisance), ça fait un aspirateur qui t’empêche de dormir ou d’ouvrir les fenêtres pendant quelques semaines. Y a des grenouilles dans la rivière située à une centaine de mètres de mes fenêtres, je vois bien le bruit d’enfer que ça peut faire (même si elles ne me dérangent pas vu la distance).

      C’est facile de faire un article accusateur du style « les bidochons face aux grenouilles » mais je les vois moins scandalisés quand il faut tout aplanir pour faire un barrage ou un aéroport.

      Bref ce genre d’article m’agace :)

    • J’ai ajouter les infos un peu plus haut, tu as bien fait de demander des précisions. Je reconnais que les articles sont pour la plus part biaisés et partisants, celui de wikiargi me semble plus interessant.
      La mare est en fait illicite et pas centenaire. Du coup c’est logique d’un point de vue juridique de la comblé. D’un point de vue écologique c’est quant même regrettable puisque les mares sont précieuses pour de nombreuses espèces pas seulement les bruyantes rainettes.
      Il semble y avoir d’autres contentieux de voisinages entre ces gens (arbres mitoyens - haies trop proches ...). Le problème c’est que rien n’est prévu pour les grenouilles, elles sont simplement condamné à mort alors que c’est une espèce protégés.

      Au passage pour info les rainettes mâle peuvent monter jusqu’à cent décibels et 30 000 coassements par nuit. http://www.leprogres.fr/france-monde/2012/07/18/mais-pourquoi-les-grenouilles-font-elles-tant-de-bruit-le-soir

      #rainette #voisinage #rut

    • Et du point de vue de l’histoire du #bruit, ça s’inscrit dans une solide tendance depuis le dernier quart du XXe siècle à intenter des actions en justice sur des questions sonores. Comme l’indique #Jean-François_Augoyard dans une recherche sur les politiques de lutte contre le bruit sur cette période, le son est un « objet de #quérulence » parfait, qui s’est petit à petit substitué, dans les #conflits_de_voisinage, aux querelles sur les droits de passage. Exemples de cette #judiciarisation : à la campagne, les sons animaux (un coq qui chante, la cloche d’une église), et en ville, notamment le son des enfants dans les cours de récréation.

    • Merci pour tes recherches @mad_meg

      On tombe dans le travers classique du journaliste qui dit qu’il y a eu condamnation pour motif Y bien sensationnel alors que quand tu creuses il y a aussi un motif X plus grave et plus pertinent mais avec beaucoup moins de potentiel « buzz »

      Effectivement les populations animales sont les premières victimes ici. Il faudrait que les enfants d’aujourd’hui aient la possibilité de ressentir l’émerveillement à la découverte des têtards dans une mare, pour avoir envie de les protéger étant adultes. Et que l’état arrête de lancer des grands projets inutiles qui saccagent tout

      #journalisme_en_carton

    • C’est moi qui te remercie @nicolasm car j’étais tombé dans le panneau et sans toi j’y serais resté encastré :)
      @intempestive merci pour tes précisions historiques. J’espérais bien que tu réagirais à cette histoire de rainettes.
      Je me demande comment le son se cumule mathématiquement. il y a environ 40 rainettes mettons qu’il y ai la moitié de mâle ca fait 20 braillards à 100 décibels chacun. Est-ce que les décibels s’additionnent ? ca ferais 2000 db à la source ... Bon je vais allé voire si je trouve ca sur gogol
      –-
      edit - alors gogol me dit que le son ne s’additionne pas - je m’y attendais un peu - C’est un sommation logarithmique.

      (75 dB)+(75 dB) ne donneront pas 150 mais 78 décibels. Le tableau ci-dessous permet de cumuler des sources sonores par couple si l’on ne veut pas faire une sommation logarithmique :
      10*log (10 N1/10 + 10 N2/10 + ...+10 Nn/10).

      http://www.genie-acoustique.com/spip.php?rubrique36
      Je me sens pas de faire la sommation logarithmique avec les 20 rainettes mais si c’était 2000db à la source ca ferais longtemps que les humains auraient exterminé les rainettes. On y travaille quant même sérieusement.

      @petit_ecran_de_fumee tu dois déjà y avoir pensé mais le hérisson c’est un bon prédateur de limace (et de lombrics aussi mais ça c’est probablement moins bien pour le potager). Il y a pas mal de liens qui expliquent comment attiré les hérissons, j’en met un quant même : https://potager.ooreka.fr/astuce/voir/268678/un-herisson-contre-les-nuisibles

      #hérisson #décibels

    • @mad_meg : comme le dit l’exemple que tu cites ci-dessus, mettre une deuxième source sonore identique à la première, c’est additionner 3 dB (quel que soit le niveau de la source).

      Si tu mets 16 fois la source sonore ( = 2x2x2x2 soit 2 puissance 4), ça fera donc 4 doublements à 3dB chaque, soit 12 dB de plus.
      À 32 fois la source, tu ajoutes 15 dB.

      Et donc, si on prend tes 20 braillards à 100 dB chacun, ça nous fera un brâme à 113 dB.

      Note que la puissance varie comme l’inverse du carré de la distance à la source. Et, donc, chaque fois que tu doubles la distance à l’émetteur, tu divises par 4 la puissance reçue et tu diminues donc l’intensité sonore de 6 dB.

    • Merci @simplicissimus on pourrais donc savoir à quelle distance de la mare se trouve la fenêtre des voisins. Le relevé est exactement de 63dB. Mais j’ai pris 100dB par rainette ce qui est le score maximal et pas la moyenne. Je vais voir si je trouve la moyenne des rainettes gauloises et si j’arrive à faire l’inverse du carré de la distance à la source comme tu me l’explique.

      –---
      J’ai trouvé une fourchette de 70-90 dB pour une rainette ordinaire (100dB étant plutot le score du Demis Rousso des rainettes). Avec une base de 80 dB par rainette à la source ca ferait 100,29 pour la mare au complet. Sauf que je bloque pour la suite. Je me suis manifestement enthousiasmé un peu vite sur l’inverse du carré de la distance à la source.

    • Un intéressant point de vue juridique (et pragmatique) sur le sujet. Mais c’est en Suisse…
      http://www.karch.ch/karch/page-28588.html

      Une dispute portant sur les cris de grenouilles n’est souvent ni la première, ni la dernière manifestation d’un conflit de voisinage. Cela ne doit pas être perdu de vue au moment de résoudre le problème : la suppression des nuisances n’engendre pas automatiquement une réconciliation.

    • interessant en effet je relève ce passage ;

      Tous les amphibiens sont des animaux protégés qu’il est interdit de capturer, de tuer ou de blesser. Il est également interdit de les déplacer ou de les placer en détention. Il est également interdit d’endommager ou de détruire leurs sites de reproduction, à savoir les mares. Si un étang est détruit, un site de remplacement doit en principe être créé ; cette disposition n’est pas appliquée rigoureusement pour les étangs de jardin. Il est également possible d’obtenir une autorisation de capture et de déplacement de grenouilles auprès du service cantonale de protection de la nature ou de la faune

    • Très intéressant l’histoire de l’#intolérance au bruit. #subjectif
      Un fœtus perçoit les battements du cœur de sa mère aussi fort que nous entendons un moteur de voiture de course, ce qui explique qu’un enfant s’endorme plus facilement en voiture ou avec le bruit d’un aspirateur.
      Notre intolérance à une conversation de téléphone mobile publique serait surtout du au fait que nous ignorons ce que répond l’autre interlocuteur.
      Et l’intolérance au bruit de voisinage quand tu ne connais pas tes voisins est plus forte que si ce sont des amis.
      #ignorance

    • Excellent @simplicissimus j’ai eu un temps la visite des flics tout les soirs à 22h10, mon voisin ne supportant pas un seul bruit comme celui de ramener une assiette à la cuisine. Un soir, les flics débarquent très fiers de m’annoncer qu’ils viennent de m’entendre passer l’aspirateur, le son provenait pourtant de la télévision … J’ai fini par me rendre au commissariat pour demander qu’ils cessent de soutenir la #paranoïa de mon voisin, ça a marché !

    • Ah les voisins du dessus ils font des drôles de bruits. Curieusement mon ancien voisin de dessous me disait que je faisait pas assez de bruit.

      Je reviens avec la distance du son. En cherchant là dessus j’ai trouvé quelques infos que je met ici.

      Le son dans l’air se propage à environ 330 m/s.
      Quelle distançe va til parcourir ?:comme dirais l’autre ça va dépendre de l’ACUITE auditive du « récepteur » !
      Ce n’est pas parce qu’on est INCAPABLE de l’entendre qu’il ne se propage pas PLUS LOIN.
      Ce n’est parce qu’il s’ATTENUE qu’il n’exsite plus !
      Tout dépend donc de la SENSIBILITE du « récepteur » à « entendre » la vibration transportée par les molécules d’air.
      Lorsqu’un son est émis (ça dépend par quoi),il peut l’étre avec une certaine DIRECTIVITE. Plus l’on va s’écarter de cette directivité, plus l’ATTENUATION sera accentuée

      http://forums.futura-sciences.com/physique/196919-calculer-distance-dun.html

      Avec tous ces paramètres je suis pas prête de savoir où est la mare. J’aurais pas perdu mon temps, j’ai pu faire une échelle des rainettes.

      - 30 dB : conversation à voix basse
      – 40 dB : réfrigérateur
      – 50 dB : pluie
      – 55 dB : lave-linge
      – 60 dB : conversation normale ou le bruit de la mare dans la chambre des Malfione
      – 65 dB : téléviseur
      – 70 dB : sonnerie de téléphone ou une rainette discrète
      – 75 dB : aspirateur
      – 80 dB : automobile ou une rainette moyenne
      – 85 dB : aboiement
      – 90 dB : tondeuse à gazon ou une rainette très en forme
      – 95 dB : klaxon
      – 100 dB : chaîne hi-fi ou 20 rainettes moyennes ou le Demis Rousso des rainettes
      – 105 dB : concert, discothèque
      – 113 dB : 20 Demis Rousso des rainettes en choeur
      – 130 dB : course automobile
      – 140 dB : avion au décollage
      – 185 dB : Ariane V au décollage ou un troupeau de 337426958 rainettes de type Demis Rousso

      source :
      http://www.lerepairedessciences.fr/r.../voir_loin.htm

    • C’est une échelle qui va beaucoup servir @intempestive :P

      Pour les rainettes en mode Ariane V, ca ferais un troupeau de 337426958 Demis Rousso \o/
      mais c’est possible qu’il n’y ai pas assez de rainettes Demis Rousso sur terre pour vérifier si mon calcul est juste :s
      –----

      J’ai pas encore les rainettes mais mon calcule doit être faux, il me semble qu’il manque des rainettes.

      la formule qui donne le niveau sonore en dB est : n = 10 * log( I/Io ) avec I l’intensité su signal sonore et Io = 10^-12 W/m² l’intensité du plus petit signal audible par l’Homme.

      http://couleur-science.eu/?d=2014/08/07/18/30/15-lechelle-logarithmique-des-decibels
      –---

      Oulala les logarithmes c’est joli mais j’y comprend rien. Maintenant avec 15 Demis Rousso je te fait Ariane V !
      #Je_donne_ma_langue_au_chat_de_Schrödinger

    • Intéressante cette affaire. D’après une vidéo de France 3 (1), on voit que la distance entre la mare et la résidence des plaignant est de 12 mètres environ. Pour voir sur une carte, voici :
      -- les coordonnées géographiques de la mare : 0,542653 de longitude et 45,097430 de latitude ;
      -- les coordonnées en Lambert 93 : 506722 – 6447246.

      Ce qui est bizarre, c’est que M. Pecheras dit dans l’article de France bleue (2) que la mare

      « est au cadastre, je l’ai même déplacée, avant elle était au pied de leur mur, je pensais bien faire ».

      Hors, on la voie pas sur cadastre.gouv.fr (Grignols, section AS, parcelle 11).

      En tout cas, la décision de la Cour de cassation sera intéressante, notamment par l’absence de prise en compte du statut d’espèce protégé des batraciens. Du moins semble-t-il vu qu’on pas pas le texte complet de la décision.

      1. http://france3-regions.francetvinfo.fr/aquitaine/dordogne/grenouilles-trop-bruyantes-des-perigourdins-condamnes-r
      2. https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/dordogne-condamnes-car-les-grenouilles-de-leur-mare-font-trop-de-bruit-14

    • @touti : je me souviens la première fois que j’ai participé à la « fête des voisins » j’y suis allé à reculons.. Et finalement j’ai bcp apprécié, je me suis dit qu’il faudrait en faire 4 par ans
      Je serais curieux de connaitre les stats de conflits de voisinage dans les quartiers ayant organisé une fête des voisins dans l’année précédente, par rapport aux autres.
      Je suis sûr que ça change tout..

    • Je ne dénigre pas Démis Roussos, loin de moi cette idée ! mais c’est vrai que j’ai mal orthographié son nom alors on peu se poser la question.
      Je l’ai choisi en référence aux décibels qu’il est capable de fournir.

      Il s’agit de mesures en décibels (dB) ; mesures recueillies à 1 m face au chanteur et ce, par rapport au volume des salles où sont données les représentations. A titre de comparaison, la voix parlée normale se situe aux environs de 40 décibels.

      On peut alors distinguer :

      Les voix de Grand Opéra : puissance 120 décibels (pour les salles dites de 1ère catégorie, c’est-à-dire d’un volume égal ou supérieur à 30 000 m3)
      Les voix d’Opéra : puissance 110 décibels (salles de 2ème catégorie, soit de 16 à 30 000 m3)
      Les voix d’opérettes et d’opéras comique : puissance 90 à 110 décibels
      Les voix de salon (concert) : puissance 80 décibels
      les voix « banales » : puissance 70 décibels

      En fait le Démis Roussos des rainettes c’est vrai que c’est insultant car la rainette qui as le plus de coffre n’est en fait qu’un chanteur d’opérette.

    • @af_sobocinski , le cadastre numérisé ne fait plus apparaitre que les informations strictement nécessaires à l’administration fiscale (surface du sol/du bâti). Toutes les indications relevant du droit privé (mitoyenneté des clotures, mares, etc) ont disparues.

    • @af_sobocinski, Je m’aperçoit en vérifiant sur le cadastre de ma commune que j’ai parlé un peu vite : certaines mares figurent bien, d’autres non. Les mares anciennes comblées et les plans d’eau récents (20 ans quand même) ont tendance à ne pas apparaitre (mais c’est un peu aléatoire).

    • Le cadastre représente bien les étangs, points d’eau etc. cf. la piscine en parcelle 4

      en revanche, il semble que les points d’eau aient été fortement restructurés puisque la photo sur gg:maps montrent des différences sensibles avec le cadastre. L’étang de la photo est en parcelle 11, alors qu’au cadastre il y a 2 petits étangs en parcelle 9…

  • Cartographie des bruits de New York - The New Yorker
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/109866049911

    Ben Wellington, qui tient l’excellent blog I Quant NY (@iquantny) qui interroge la #ville de New York depuis les données, explore dans un article pour le New Yorker la question du #bruit à New York. A défaut d’avoir accès à des mesures précises du bruit à New York, le chercheur s’est intéressé aux plaintes des New Yorkais relatives au bruit (40 000 plaintes entre l’hiver 2013 et l’automne 2014, soit une plainte toutes les 4 minutes), alors que la ville prépare une nouvelle législation sur le sujet. 37% des plaintes sont liées à des soirées ou à de la musique, 16% à des travaux en dehors des heures réglementaires… et 13% les gens qui parlent trop forts. Ben Wellington dresse plusieurs cartographies des quartiers les plus bruyants de la ville, montrant que les plaintes diminuent à mesure qu’on s’éloigne du centre (...)

    #data_visualization

  • Judiciarisation des #personnes_itinérantes à #Québec : une géographie des pratiques policières répressives au service de la revitalisation

    La question de l’occupation de l’#espace_public par les populations #SDF fait l’objet d’un #contrôle_policier et d’une #judiciarisation de plus en plus importante dans la plupart des villes occidentales. Le déploiement de stratégies de #contrôle tient en partie aux mutations des #politiques_urbaines, aux transformations de la #police_de_proximité mais aussi aux enjeux que soulève la #revitalisation_urbaine dans le cadre de la compétition mondiale entre les villes. En cherchant toutes à promouvoir leurs richesses, leurs potentialités et leur qualité de vie, elles sont contraintes de réguler et d’invisibiliser la #misère de leurs rues. C’est dans ce contexte que nous avons étudié la judiciarisation de l’itinérance dans différentes villes canadiennes. L’objectif de cet article est de montrer comment la géographie des #pratiques_policières répressives suit largement les stratégies de revitalisation urbaine mises en œuvre, à partir d’une analyse des contraventions émises auprès des populations itinérantes à Québec.

    http://echogeo.revues.org/13826
    #sans-abris #invisibilisation #répression #urban_matters

  • Angleterre : il n’assiste pas à un goûter d’anniversaire, sa famille risque un procès
    http://www.lefigaro.fr/international/2015/01/21/01003-20150121ARTFIG00364-angleterre-il-n-assiste-pas-a-un-gouter-d-anniver

    Invité à un goûter d’anniversaire, Alex, un Anglais de cinq ans, a finalement décidé de ne pas y aller le jour-même. La famille organisatrice exige réparation sous peine de procès.

    #Gorafi_encore_plagié #judiciarisation

  • Apologie du terrorisme : un ado poursuivi à cause d’un dessin sur Facebook
    http://www.numerama.com/magazine/31910-apologie-du-terrorisme-un-ado-poursuivi-a-cause-d-un-dessin-sur-face

    « La liberté d’expression ne doit pas être réservée à quelques privilégiés. L’heure n’est pas à l’ouverture de procédures inspirées par des réactions à chaud, mais plutôt à la mise en place de réponses mesurées qui protègent des vies et respectent les droits de chacun », explique l’ONG, qui craint que certaines arrestations faites sous le coup de l’émotion et de la fermeté ne violent en fait la liberté d’expression.

    Car si tout le monde s’accorde à défendre la liberté d’expression lorsque celle-ci va dans le sens du vent, il ne faudrait pas oublier qu’elle s’applique aussi à des messages qui peuvent s’avérer déplaisants ou révoltants. « Si l’on ne croit pas à la liberté d’expression pour les gens qu’on méprise, on n’y croit pas du tout », explique ainsi le philosophe Noam Chomsky.

    • Et puis : « ah mais nan, on n’est pas dans un pays totalitaire les gars, vous délirez grave les idiots utiles, - comme les gens qui savent disent... - parce que 1) il est pas encore mort le gars, et 2) vous voyez, la justice ne l’a pas condamné. »

      Pendant ce temps, le gars a fait de la préventive, a goûté à l’arbitraire de la justice et des traitements peu ragoûtants qui lui sont liés, a peut-être en plus eu à subir quelques conséquences dans son quotidien (licenciement...). Et combien de condamnations dont on n’entend pas parler, pour une condamnation évitée, parce que ça se voyait trop ?

    • Je viens de raccrocher d’avec mon père, le vieux bonhomme qui a été RPR toute sa vie. Il me dit être catastrophé par la tournure que prennent les choses, qu’il fuit la plupart des discussions et des espaces publics devant ce qu’il appelle à présent l’hystérie collective.
      Là, une amie de longue date qui l’appelle pour lui dire qu’elle ne trouve plus de Charlie Hebdo dans sa ville et qu’il doit aller lui en acheter un dans son bled. Mon père lui répond qu’il n’a pas l’intention d’en acheter ni pour lui ni pour personne. Elle lui a raccroché au nez et refuse de lui répondre à présent.

      Il est assez affolé par la tournure d’esprit d’une grande partie des gens et, du coup, il rase les murs.
      Il était content qu’on puisse juste en discuter ensemble, sans que personne n’exclue la parole de l’autre sous prétexte qu’elle n’est pas conforme.
      « Et quand je pense que tout cela se passe au nom de la liberté d’expression... » a-t-il conclu.

    • La caricature est terrible.

      Les crayons, les stylos, les claviers ne sont pas le contraire des armes à feu.
      La plus ou moins relative « liberté d’expression » concrète dont on peut se trouver disposer ne met jamais à l’abri de l’inconséquence.
      La question qui regarde chacun n’est évidemment pas tant cette abstraction qu’est « la liberté d’expression », mais ce qu’ellil fait de sa propre capacité d’expression, là où ellil se trouve.

      Un vieil anar au moins aussi phallocrate que l’était Wolinski, et moins rigolo, chantait néanmoins, à propos des illusions quant au langage et à l’expression

      « YES ! I AM UN IMMENSE PROVOCATEUR
      Je vous l´ai dit
      Des armes et des mots c´est pareil
      Ça tue pareil
      II faut tuer l´intelligence des mots anciens
      Avec des mots tout relatifs, courbes, comme tu voudras ». (Ferré, le Chien)

      Ces jours ci c’est un ordre ancien qui nous renvoie à la figure, avec ses mots anciens, son deux poids, deux mesures.

      #hystérie_collective

    • Apologie du terrorisme. Un lycéen nantais poursuivi pour un dessin
      Nantes - 17 Janvier

      http://www.ouest-france.fr/apologie-du-terrorisme-un-lyceen-nantais-poursuivi-pour-un-dessin-31194

      « Ce jeune homme n’a pas un profil évoquant une évolution vers le djihadisme, indique Yvon Ollivier, vice-procureur en charge du parquet des mineurs. Il n’a pas pris véritablement conscience de son geste, qu’il tente de justifier par l’humour. »
      « Réfléchir à deux fois » avant de s’exprimer

      Vednredi, le lycéen a été déféré au palais de justice. Le parquet a requis son placement en liberté surveillée et sa mise en examen. Une réponse pénale forte, dans la lignée des décisions des magistrats depuis une semaine. Une illustration de « l’extrême réactivité » dont doivent faire preuve les procureurs, selon les consignes données par la ministre de la Justice, Christiane Taubira.

      C’est le second fait qualifié d’apologie du terrorisme soumis à l’appréciation des juges nantais cette semaine. Mercredi, une adolescente de 14 ans avait été mise en examen. Non pas pour un dessin mais parce qu’elle avait, lundi, crié dans le tramway, à l’adresse des contrôleurs : « On est les soeurs Kouachi, on va chercher les kalachnikovs. » Mesurait-elle, elle aussi, la portée de ses paroles ? S’agissait-il d’une provocation ? La jeune fille devra réaliser une mesure de réparation pénale.

      « Il faut rappeler qu’on doit réfléchir à deux fois avant de tenir certains propos », a réaffirmé, vendredi, le parquet, « et responsabiliser ces jeunes quant aux conséquences de leurs attitudes. »

    • @monolecte : c’est ce qui m’interroge aussi dans le terme « islamophobie » - pourquoi a-t-on fait le choix de ce terme, plutôt que de celui de racisme ? parce que la critique de l’Islam est devenu le principal moyen d’exprimer un racisme anti-Arabe sans en avoir l’air ? parce que le terme de « racisme » n’est pas plus satisfaisant, vu qu’il renvoie à des races imaginaires ? on manque alors d’un mot satisfaisant, qui exprime la discrimination d’une partie de la population, mais qui ne l’assigne pas du même coup à une religion supposée

    • @intempestive, Depuis la #nouvelle_droite 70’, il y a une montée d’un #racisme culturaliste « différencialiste », qui prétend se fonder sur une anthropologie.
      Cette orientation est désormais clairement présente à la fondation Jean Jaurès et au #P.S par exemple (les #blancos de Valls sont pas une « race » mais des « mes ancêtres les Gaulois »).
      Germinal Pinalie, parle de « #paradigme_identitaire »
      http://seenthis.net/messages/332638

      Reflux de la (lecture en terme de) lutte de classe (cf le braconnage à la Soral), #droitisation de l’espace mental et public, et voilà que même la « philosophie de la #différence » se fait en partie phagocyter par la tyrannie des nouveaux conformismes.
      #ouilleouilleouile

    • Oui, c’est un peu ce que rapporte @colporteur : critiquer les religions ou les cultures est le moyen qu’on trouvé les racistes d’échapper à la censure, c’est aussi simple que ça. Ils disent « musulmans », parce que dans leur tête, ce sont les arabes ("hein, on s’comprend, hein") et rien d’autre. C’est parce que c’est une pensée raciste qui sous-tend leur « critique » de l’Islam, qu’ils n’arrivent même pas à conceptualiser qu’il y a des musulmans occidentaux, indiens ou asiatiques, à peine pour les Africains. Et comme ils brandissent la religion comme excuse, ils se dédouanent de l’accusation de racisme... d’où la nécessité de ce mot « islamophobe » pour rendre compte de ce discours de la haine.
      Pour moi, c’est juste du racisme, mais ce n’est plus le cas dans le discours dominant.

    • @monolecte, plus que d’échapper à la censure il me semble qu’il s’agit de travailler à une #hégémonie_culturelle. L’exemple Charlie est lisible. Des valeurs liées à l’émancipation (athéisme, sacrilège, dérision, anticléricalisme) sont attestées par l’histoire de l’organe, ce qui permet ensuite de miner de l’intérieur la réflexion et la sensibilité de ceux qui y sont attachés (le mort est ici l’outil du vif, le libertaire fantomatique et sa réminiscence cache un tout autre sujet politique).
      Au lieu d’une critique interne (autodérision ou réflexivité), on produit une conformation. Ces gens, qu’ils le sachent ou non, sont « gramsciens » #du_côté_du_manche.
      Et cela produit de nouveaux champs de forces, surdéterminés (voir l’exemple du #PIR évoqué par le papier de Pinalie cité plus haut).
      Voilà pourquoi l’exemple des meurtres et du suicide de #Durn me parait intéressant, ici, pas de religion établie, pas de post colonial :
      http://seenthis.net/messages/331247#message332733

    • merci @colporteur et @monolecte pour ces éclaircissements

      mais cela ne fait que renforcer mes interrogations sur la pertinence de ce choix : oui, en parlant d’"islamophobie" on dévoile le vecteur par lequel s’exprime aujourd’hui le racisme sous couvert de lutte pour l’émancipation, mais ce faisant il me semble qu’on se cale sur les « éléments de langage » réacs, qu’on risque d’occulter les causes réelles (une discrimination anti-Arabes tout court, fussent-elles/ils musulman⋅es, athé⋅es, chrétien⋅nes ou tout autre chose) et qu’on accepte une exagération inverse (un⋅e Blanc⋅he musulman⋅e ne se verra sans doute jamais demander sa religion et s’il n’y a pas de signes extérieurs, on ne s’adressera pas à elle/lui en fonction de ses croyances supposées)

    • Ah, mais je suis d’accord avec toi, @intempestive, cet élément de langage édulcore (voire justifie et c’est encore pire) la réalité du #racisme qui se planque (fort mal, d’ailleurs) derrière.
      Ou alors, devons-nous plutôt parler de #xénophobie, la haine-peur de l’autre, de celui qui nous est étranger, ce qui permet d’inclure, en passant, d’autres dominés, comme les fameux #cassos' dont je n’arrive pas à digérer la stigmatisation « bon teint » dont ils font l’objet.

    • oui, « xénophobie » est ce qui me semble convenir le mieux

      je reste assez curieuse de comprendre comment et pourquoi le terme d’islamophobie s’est imposé dans la gauche radicale ces dernières années

      peut-être @wardamd pourrait-elle éclairer ma lanterne ? (voir 4 commentaires plus haut pour mon interrogation initiale) pour rappel, elle recensait ici un bien intéressant article sur l’histoire du mot
      http://seenthis.net/messages/330438

      #langage

    • Quelques éléments de réponse par @alaingresh, favorable à l’usage de ce terme aux côtés de « racisme » et « discrimination » (il me semble que le problème aujourd’hui est notamment que la notion d’"islamophobie", plutôt que de les compléter, se substitue à eux)
      http://lmsi.net/A-propos-de-l-islamophobie

      Une remarque sémantique préalable. « Phobie » vient du mot grec « phobos » qui signifie fuite (due à la panique), d’où un effroi, une peur intense et irraisonnée. C’est ce caractère « irraisonné » que met en avant le terme « islamophobie », et non une critique rationnelle.

      (...) Quoiqu’il en soit, le terme « islampohobie », utilisé très ponctuellement jusqu’au 11 septembre 2001, est devenu d’usage courant, non seulement en France mais aussi aux Etats-Unis et dans tous les pays européens. Il semble donc répondre à une conjoncture nouvelle.

      (...) Personne n’a relevé cette affirmation de Jean-François Revel, dans son livre L’Obsession anti-américaine. Il se félicite du fait que George W. Bush et plusieurs dirigeants européens se soient rendus dans des mosquées après le 11 septembre, pour éviter notamment aux Etats-Unis que les Arabo-Américains ne deviennent des cibles de « représailles indignes ». Et il affirme :

      « Ce scrupule démocratique honore Américains et Européens, mais ne doit pas les rendre aveugles devant la haine pour l’Occident de la majorité des musulmans vivant parmi nous . »

      Vous avez bien lu : « la majorité des musulmans ». Je ne sais si notre philosophe propose de les expulser, mais sa remarque définit bien le discours islamophobe : sous couvert de critique de la religion, on stigmatise toute une communauté, renvoyée à son « identité » musulmane, qui serait « naturelle », « biologique ». Cet amalgame entre religion et communauté est proprement scandaleux et il suscite aujourd’hui un trouble important chez ce que l’on nomme les « musulmans », y compris les athées ou ceux qui n’accordent aucun poids à la religion.

      C’est ce nouveau masque du vieux fond de racisme anti-arabe et anti-Maghrébin conjugué avec l’idée d’une « menace » internationale que le terme « islamophobie » recouvre.

      (...) Il est évident qu’il y a un recoupement entre racisme anti-Maghrébin et islamophobie, sans doute renforcé par la visibilité d’une partie de la jeune génération, qui s’affirme « musulmane » sur la scène publique et ne rase plus les murs. Il se développe ainsi un nouveau racisme anti-Arabe, porté par une partie des intellectuels et des médias, qui se camoufle sous le drapeau de la lutte contre l’islam.

      (...) Sans parler de la jonction entre une partie de la droite extrême et de l’extrême droite juive, qui s’est opérée sur le terrain de la haine des musulmans, comme en témoigne l’itinéraire d’un Alexandre Del Valle ou les sites Internet dénoncés par un rapport du MRAP.

      Ces « nouveaux habits du racisme » s’inscrit dans une vision du monde marquée par le « choc des civilisations », par la guerre qui serait engagée entre la civilisation et la barbarie. Ainsi, un ouvrage qui a marqué les esprits en France et reçu un éloge presque unanime, Les Territoires perdus de la République, développe un telle vision dont Emmanuel Brenner, son coordinateur se fait l’expression :

      " Evoquer un conflit de valeurs, c’est aujourd’hui prendre le risque de se voir cataloguer partisan des thèses de Samuel Huntington et de son « choc des civilisations ». Refuser de voir et de nommer un péril ne l’a jamais fait reculer. Il l’a seulement exacerbé . « 
      Cette perspective n’est pas seulement, ni même principalement française - même si elle a, dans notre pays, une dimension propre liée à l’histoire coloniale sur laquelle il faudrait revenir plus longuement (en Algérie aussi, » nous « voulions libérer les femmes en les dévoilant). Elle est partie des Etats-Unis et sert de cadre de pensée à l’administration Bush. Elle permet d’inscrire chaque fait isolé dans une vision apocalyptique : un musulman qui effectue ses cinq prières et porte la barbe est » un intégriste «  ; un attentat du Hamas comme le port du foulard par une jeune fille font partie d’une
      stratégie planétaire. Le terme d’islamophobie a l’avantage de rendre compte aussi d’un phénomène international.

      Aucun terme, aussi précis soit-il, ne peut définir une réalité complexe. Mais » islamophobie « me semble le mieux convenir, avec les restrictions que j’ai définies au début de ce texte. Il ne s’agit pas d’un usage » exclusif « - les termes de » racisme « , » discrimination ", etc. restent, malheureusement aussi d’actualité.

    • Bonjour @intempestive la CNCDH explique dans son dernier rapport pourquoi elle opte pour le terme « islamophobie » http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/144000199/0000.pdf
      A ma connaissance, il n’y a pas ce débat dans les populations françaises musulmans qui utilisent le mot islamophobie, inventé comme indiqué dans mon précédent lien par des chercheurs français.
      « L’islamophobie » concerne aussi bien les attaques ou autres actes visant des personnes musulmanes ou considérées comme telles que les attaques de mosquées, lieu de culte, tombes, pompes funèbres, etc islamiques. Enfin, il y a un lien entre le fait de ne pas reconnaître ce mot et l’invisibilité du phénomène. Le débat est en effet focalisé sur le mot à utiliser, il n’y a pas de discussion sur comment enrayer le phénomène qui est lui bien réél (cf chiffres ministère intérieur)

    • #merci @wardamd

      Dans le document de la CNCDH (pp. 193 et suivantes) :

      Parmi ces contempteurs de l’islam, on trouve des figures des luttes anti-homophobes ou antiracistes, des leaders des mouvements féministes, autrement dit des personnes qui n’ont pas grand-chose à voir avec la nébuleuse xénophobe traditionnelle.

      (...) On voit ici une dynamique spécifique des débats autour de l’islam : dans certains cas, comme celui de la burqa, un consensus répressif se crée, qui rassemble des individus aux opinions et aux dispositions à la tolérance totalement opposées. Cela permet ainsi aux plus ethnocentristes d’exprimer ouvertement leur rejet de la religion musulmane sans être décrédibilisés par leur ethnocentrisme.

      Il s’agit donc effectivement de rendre visibles de nouvelles formes de xénophobie.

      Tout à fait d’accord avec le fait qu’il ne s’agit pas de se focaliser sur le débat sémantique, mais bien de lutter contre la xénophobie. Je profite simplement de l’intelligence collective de #seenthis pour tenter de me clarifier les idées sur le cadre de pensée - et donc d’action - tel qu’il se définit depuis une grosse dizaine d’années.

    • Xénos signifie d’abord hôte... Il me semble que l’on passe d’une notion tardive, xénophobie, qui daterait de la fin du XIXe (le terme serait un « produit » résultant de l’émergence des nationalismes européens), à un terme lié au sort de l’indigène dans un vocabulaire français (et colonial, ie, de nation dominante à nation dominée) d’abord rare et actuellement en pleine diffusion. Le Dictionnaire historique de la langue française ne comporte pas le terme islamophobie dans l’édition de 2000 dont je dispose.
      Je n’aime guère l’aspect unidimensionnel du terme qui contribue plus qu’il ne s’oppose au fourre-tout de la #différence culturelle (cf. remarques et autres posts précédents).

    • tous les néologismes en « phobe » sont en vogue, c’est banalisé, et oui je trouve aussi que cela édulcore un peu tout ce qui se cache dans l’islamophobie..
      http://opinions-opiniez.blogspot.fr/2013/12/phobie-philie-neologismes.html

      Néanmoins je milite pour qu’on parle de judéophobie au lieu d’antisémistisme pour parler de la haine des juifs dans le monde arabe. L’antisémitisme étant pour moi une idéologie raciste liée au nationalisme chrétien (juifs comme race de gens apatrides, donc traitres à la nation)
      La Judéophobie étant plutôt le fruit une haine de rivalité intercommunautaire.

      L’islamophobie cache souvent une idéologie raciste à droite.
      Exemple d’un illuminé qui se dit pacifiste, prêt à financer la remigration :

      Notre peuple européen, dont la propre fécondité est inférieure au taux de remplacement, est en passe d’être englouti par un raz de marée d’ethnies africaines dont le nombre double à chaque génération.

      (...)

      Or cette antithèse contredit le point de vue anthropologique, récemment éclairé par la cartographie génétique : la formation, à partir de lignées africaines, avec ou sans détour asiatique, de lignées européennes acquérant certains gènes, résulte, avant tout croisement entre elles, d’un énorme stress génétique subi dans un environnement hostile. C’est bien la souffrance qui a fait les lignées européennes telles qu’elles sont, et ce que le Monde voit de spécifiquement beau en elles, et de bon accompli par elles, résulte de cette souffrance surmontée dans le temps. C’est en cela que notre vérité spirituelle centrale, le Christianisme, nous était particulièrement destinée, lui-même tenant à la transfiguration de la souffrance héroïque d’un Dieu fait Homme. Les Gens d’Europe étaient faits dans le temps pour accueillir, défendre et répandre, cette Vérité hors du temps, née hors d’Europe.

      https://retromigration.wordpress.com/2013/05/28/retro-migration-pourquoi-et-comment

      Enfin un exemple de banalisation de l’abject
      http://seenthis.net/messages/329826#message329851

      En novembre 2012, il se définit comme « islamophobe de gauche » et « islamophobe de droite »

    • L’islamophobie est-elle punie par la loi ?
      http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/01/20/l-islamophobie-est-elle-punie-par-la-loi_4559911_4355770.html#a2LFC56Ll515Ah

      Le terme « islamophobie » suggère à l’origine une peur collective de la religion musulmane. Mais il s’impose depuis quelques années comme l’ensemble des réactions de rejet vis-à-vis des personnes musulmanes (ou supposées telles). En effet, si le suffixe « phobie » désigne étymologiquement une peur, son sens a dévié et peut désigner communément une notion d’« hostilité sociale », comme dans les mots xénophobes, homophobes, etc. (...) Selon ces définitions, il ne s’agit donc pas d’une critique de l’islam en tant que dogme, mais bien d’une hostilité vis-à-vis des musulmans.

      L’utilisation du chef d’accusation « apologie de terrorisme » est une #judiciarisation_de_l'hostilité.

    • Votre débat sur la sémantique, le sens psychologique et l’opportunité du terme islamophobie est passionnant, mais... il me parait à côté de la plaque ! Souvent les termes ne sont pas appropriés, à commencer par antisémitisme, ou homophobie. Ce qui compte, comme vous le dites, c’est ce que les gens mettent derrière : ce que nos alliés ET ce que nos ennemis mettent derrière. Valls et Fourest ont refusé de l’utiliser, c’est bon signe. En revanche, les musulman.e.s veulent l’utiliser et il me semble qu’ils ont même fini par réussir à l’imposer, ce qui n’était pas gagné au départ, et c’est bon signe aussi. Enfin, d’après les sociologues, l’islamophobie est maintenant clairement défini comme un racisme. Bien sûr, c’est le nouveau visage du racisme anti-arabes ("musulmans d’apparence", mais aussi anti-noirs), mais comme il a une nouvelle forme, il porte un nouveau nom...

      @intempestive
      "je reste assez curieuse de comprendre comment et pourquoi le terme d’islamophobie s’est imposé dans la gauche radicale ces dernières années"

      Agressions de femmes voilées, attaques de mosquées... Des actes « islamophobes » ou « antimusulmans » ?
      Vincent Manilève, Slate, le 17 janvier 2015
      http://www.slate.fr/story/96889/actes-islamophobes-ou-antimusulmans

    • Dror @sinehebdo. Pardon mais « les musulmans », c’est trop massif à mon goût. « Les gens » aussi, sauf à accepter que chacun en serait. Si il est est question d’hostilité, le terme homophobie se justifie. À propos des religions, et en particulier des 3 monothèïsmes, cela me parait plus compliqué. Je reste hostile aux religions (et suis parfois aussi curieux, intéressé), mais cela ne me conduit pas à être hostile à l’ensemble des croyants de ces religions.

      Et pour ce qui regarde l’Islam, j’irais jusqu’à dire (même si des racistes et des gens de droite le prétendent eux aussi) que, oui, c’est historiquement un des monothéisme les plus #dogmatiques, (on peut bien citer la modalité soufi, j’ai aussi connu en Tunisie des musulmans très « tolérants », disons décontractés, mais encore ?). Je vais pas pour autant réduire « le » musulman à l’histoire doctrinale de la religion dans laquelle il est (le plus souvent), plutôt m’intéresser aux capacités historiques actuelles, aux devenirs possibles.

    • J’ai tendance à lire l’entrée ou le retour en religion comme le résultat de défaites politiques (ainsi pour les frères pois chiches et Coulibaly). Le choix Israélien de définir son meilleur ennemi possible, lors de l’invasion du Liban, le Hamas (pour casser l’OLP et « compliquer » la solidarité internationale) coïncide avec l’"islamisation" d’une résistance qui avait été « multiconfessionelle » (catholiques à la direction de l’OLP). La montée du Hezbollah, il ne reste que la foi (une certaine foi) quand on a tout perdu ?

    • @sinehebdo : pour résumer ma position, le terme a une efficacité certaine pour lutter contre la xénophobie anti-Arabe qui s’exprime sous couvert d’une critique de l’Islam - pour s’en convaincre, il suffit de consulter la section « vos droits » du Collectif contre l’islamophobie en France
      http://www.islamophobie.net/vos-droits-fiches-pratiques

      ma crainte est, en revanche, qu’à n’utiliser que ce terme, on invisibilise la xénophobie anti-Arabe ou anti-Noir⋅es et qu’on se focalise sur une prétendue « guerre des civilisations » - la « vague d’actes islamophobes » à laquelle on assiste en ce moment est clairement une vague de xénophobie anti-Arabes et anti-Noir⋅es

      disons que dorénavant j’emploierai ces termes conjointement et non comme si l’un contenait l’autre

      merci pour ton lien - en fait je posais la question du point de vue de la gauche radicale, mais je me rends compte que ce n’est pas tout à fait pertinent : c’est un mouvement beaucoup plus large - à cet égard, voir le billet de @simplicissimus sur l’évolution de l’emploi du terme
      http://seenthis.net/messages/333642

    • Vu que le racisme « de base », anti-arabe et anti-noirs, n’a plus le droit de cité dans les journaux, le racisme anti-musulman (ou islamophobie) est une façon discrète ou inconsciente d’être anti-arabe.

      Un exemple : parmi les dessinateurs assassinés, Tignous n’était pas le pire, et pourtant son « astuce » depuis quelques années, quand il voulait représenter des « islamistes » (des mauvais musulmans intégristes djihadistes etc.), c’était de les dessiner avec des mouches qui volaient autour d’eux, comme pour bien préciser qu’ils puaient. C’est donc bien un relent de racisme physique « classique » qui transparait sous le nouveau racisme culturel, soi-disant anti-religieux.

      Je ne crois pas qu’un terme invisibilise l’autre puisque, précisement et pas par hasard, c’est la même population qui est visée dans les deux cas. Ce qui compte, c’est de dénoncer qu’ils sont visés, quelque soit la raison explicite ou implicite. En revanche, sans faire de concurrence des termes ou des souffrances, je crois que tous les termes ont leur utilité pour décrire des aspects différents, qui s’ajoutent ou qui se combinent, de ces fléaux.

      #Tignous

  • Ces chômeurs qui veulent attaquer en justice Pôle emploi
    http://www.europe1.fr/emploi/ces-chomeurs-qui-veulent-attaquer-pole-emploi-en-justice-2301337

    Un intérêt nouveau pour la justice ? Il n’existe pas encore de chiffres nationaux, aucun organisme ne centralisant les dossiers judicaires concernant #Pôle_emploi. Mais nous avons découvert que les #chômeurs semblent aujourd’hui de plus en plus nombreux à songer à saisir la justice. Aujourd’hui, ils ont également la possibilité de saisir Jean-Louis Walter, le médiateur de Pôle emploi, l’organisme chargé par l’Etat de résoudre les conflits entre les chômeurs et Pôle emploi. Mais certains décident de faire tout de même appel à un avocat, et réfléchissent à porter leur affaire devant un tribunal.

    Dans deux rapports, en 2012 et 2013, Jean-Louis Walter soulignait une tendance à la « #judiciarisation » des #conflits, une « nouveauté » constaté à partir de 2012. « Je reçois environ une cinquantaine de requêtes par an en provenance d’avocats. Je n’en recevais aucune auparavant », précise-t-il aujourd’hui à Europe1. Ces requêtes ne représentent encore qu’une goutte d’eau : elles s’ajoutent aux 25.000 dossiers que le médiateur de Pôle emploi dit recevoir chaque année « la plupart étant encore écrits de la main des demandeurs d’emploi eux-mêmes, sans passer par un avocat ». Mais elles témoignent d’un intérêt naissant des chômeurs envers la justice.
    Et cette nouveauté semble se ressentir dans certains tribunaux locaux, en tout cas par rapport à 2012. Selon nos informations, au tribunal administratif de Paris par exemple, 151 dossiers concernant Pôle emploi étaient recensés depuis début 2014, contre moins de 130 pour l’ensemble de 2012. Un pic a même été atteint en 2013, avec 196 requêtes.

    • Question : quel est le profil socio-économique de ces chômeurs ?
      En gros, n’est-ce pas parce que les CSP+ commencent à être aussi touchées par le chômage que les relations avec Pôle Emploi se judiciarisent ?

      Ce ne serait donc pas les chômeurs qui ont un intérêt naissant pour la justice, mais plutôt que les citoyens habitués à faire respecter leurs droits se retrouvent eux-mêmes en position de chômage.

      Parce qu’on ne peut définir « chômeur » comme un statut, puisqu’il s’agit d’un état (plus ou moins transitoire) qui affecte des gens tous différents que ne peux réduire à cette seule dimension.
      #essentialisme

    • Les "cadres" sont depuis bien longtemps plus fréquemment embauchés en CDD que la moyenne des salariés (je crois que la proportion de cadres en CDD voisinent les 17% contre 13% dans la population salariée globale, on peut pas réduire la précarisation à la pauvreté/paupérisation). Mais ils sont de plus en plus touchés par le durcissement des conditions d’indemnisation.
      Oui, la judiciarisation des conflits est un signe de l’entrée en lice de gens accoutumés à utiliser le droit. L’exemple déjà ancien, en 2004, des procédures intentées par les recalculés de l’Unedic (voir par exemple Le 15 avril : première victoire des « recalculés » de la région marseillaise ! http://www.ac.eu.org/spip.php?article285) dont l’indemnisation avait été amputée de manière rétroactive par la convention Unedic de 2003 montrait qu’un tel phénomène était en cours. Parmi eux, il y avait des gens anciennement bien payés et bien indemnisés, ils avaient quelque chose de substantiel à défendre, et trouvèrent des moyens de la faire, avec les collectifs existants et la CGT chômeurs.

      Il faut dire que parmi eux, comme parmi les intermittents du spectacle en 2003, l’idée que " un revenu est un dû " avait un caractère très concret : un droit à alloc déjà concédé, attesté, était mis en cause (pour les recalculés) ; une forme de garantie de revenu liée à des pratiques d’emploi, faisant partie d’un contrat implicite où les aléas de l’emploi pouvaient être compensés (dans le cas des intermittents spectacle), était mise en cause.

      Aujourd’hui, comme l’a montré la faible mobilisation sur la dernière "réforme" de l’Unedic, la chose est plus difficile. Il y a une matérialité du droit en régression, un point d’appui fait défaut ; et il y a - de Jospin en 1998 à Sarkozy ou Rebsamen -une bataille idéologique sur la "valeur travail" qui a détruit (semble avoir détruit) bien des conditions de possibilités d’une révolte, de l’émergence de revendications, de conflits collectifs sur ce terrain. L’imaginaire parait rétrécit. La légitimité du chômeur ou de la chômeuse est faible.

      En revanche, l’hétérogénéité des chômeurs me parait au contraire de ce que tu dis (?) s’ordonner beaucoup plus autour de la population en expansion des "#chômeurs_en_activité_à_temps_réduit" qui dépendent à la fois de salaires issus de l’emploi et d’allocations (RSA ou ASS compris). Ni chômeurs "classiques", ni salariés "standards".

      Du coup le #droit_social, qui à l’inverse du droit civil, pénal ou du travail, est décrit par ses théoriciens comme un "#droit_diffus", sans guère de contestation, de production de jurisprudence, où "l’intérêt à agir" est faible (par ex, pourquoi passer des mois en procédure pour un indu de 1500 boules ?) va peut-être s’en trouver modifié. Trop de monde oscille entre emploi et chômage et dépend de façon prolongée de ces caisses "sociales". L’actuelle convention Unedic va poser de très graves problèmes au fil de son application (voir #Droits_rechargeables, précarité éternelle, http://seenthis.net/messages/314941). Cela va inévitablement se traduire, au moins pour partie, en contentieux à l’encontre de Pôle emploi (à ce propos, au cas où il y ait ici quelques pit-bull de la procédure, un rappel : Jurisprudence, Pôle Emploi enfin condamné pour insuffisance d’information
      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6073)

      Bien sûr, pour que des changements sérieux interviennent, l’usage du droit ne saurait suffire et d’autres conditions seraient à mettre en oeuvre, au moins trois fils pour tisser quelque chose, l’utilisation du droit, certes mais aussi une bataille culturelle imaginative et opiniâtre contre l’idéologie du travail et ses manifestations/dispositifs, l’invention de formes d’auto-organisations dont l’existence même soit d’emblée qualité de vie (sociabilité, entraide, solidarité) par ses protagonistes, ...

  • Suite du travail sur l’#urbanisme_sonore et les transformations en cours de l’environnement acoustique, notamment en #ville.

    "#espace_public, enquête acoustique n°4", rencontre avec #Jean-François_Augoyard, #Henry_Torgue et #Anthony_Pecqueux du #Cresson, un laboratoire grenoblois travaillant sur les ambiances et l’espace urbain : « on n’a pas à dire quels sont les bons sons et les mauvais sons » (l’Intempestive, #Radio_Galère)
    http://www.intempestive.net/on-n-a-pas-a-dire-quels-sont-les

    (...) on parle de l’augmentation des plaintes concernant le « #bruit », notamment celui que font les enfants ; on parle des normes juridiques, scientifiques et sociales, et de leur focalisation sur l’individu plutôt que sur le collectif ; on parle d’une évolution récente, depuis la focalisation sur le bruit vers un intérêt pour l’environnement sonore ; on parle de l’augmentation de « l’intolérance au sonore » et d’une « nouvelle gamme de sons gênants » ; on parle de la #judiciarisation plus générale de la société, et du délit d’agression sonore introduit dans le Code pénal français en 2003 ; on parle de l’Allemagne, qui a légiféré sur le droit des enfants à faire du bruit, « musique du futur » ; on parle du son comme nouvel « objet de quérulence idéal » quand on a un problème de voisinage, au même titre que les servitudes de passage autrefois ; on parle de l’aseptisation des espaces publics ; (...) on parle de « ce qu’est une limite sonore » et de la rupture du « contrat social de #propriété » ; on parle de l’#éthologie, des gradients sonores employés par de nombreuses espèces animales pour délimiter leur espace, de ce qu’on aurait à en apprendre ; on parle d’un « droit de retrait » dans une société fondée sur la communication permanente ; on parle de Lyn Lofland et de son analyse d’une partition de l’espace public entre le « domaine public », le « domaine paroissial » et le « domaine privé » (...)

    http://www.intempestive.net/IMG/mp3/13.06.06.intempestive.cresson.mp3

    Le mois dernier, c’était un entretien avec l’#Ircam : « le son de l’espace public de demain sera moins fort et plus beau », avec #Nicolas_Misdariis
    http://www.intempestive.net/le-son-de-l-espace-public-de

    on parle de la naissance du #design_sonore dans les années 1980-1990, à partir de précédentes recherches sur la qualité acoustique ; on parle des secteurs industriels et institutionnels particulièrement intéressés par le sonore : transports, horlogerie, musées ; (...) on parle de la responsabilité à tenir pour éviter une cacophonie de #logos sonores ; on parle du design sonore comme l’inverse de #pollution_sonore ; (...) on parle de la nostalgie des bruits mécaniques ; on parle de la peur du #silence et du pilotage des actions à l’oreille ; on parle d’applications ludiques qui apparaissent et de l’#audiobranding ; on parle de la nécessité d’une approche fonctionnaliste et sobre du sonore ; on parle de la #signalétique sonore ; on parle de l’utopie et des craintes soulevées par les transformations de l’environnement sonore ; on parle de la symphonie que pourrait être un embouteillage à l’avenir

    http://www.intempestive.net/IMG/mp3/13.05.22.intempestive.ircam.misdariis.mp3

    #shameless_autopromo #audio #radio

  • Procès des « patatistes » : un jour noir pour la démocratie - Mouvement politique des objecteurs de croissance (mpOC)
    http://www.objecteursdecroissance.be/spip.php?article374

    ... la Cour de Termonde a condamné 11 militants pour des pommes de terre non OGM comme association de malfaiteurs. Il s’agit de la criminalisation de leur participation à l’action non-violente et au débat du 29 mai 2011 qui visait à promouvoir une agriculture durable.

    (...)

    Après l’annonce de l’accusation d’association de malfaiteurs, un grand nombre de personnes issues des mouvements environnementaux et agricoles, des universitaires et des politiciens se sont déclarés « comparants volontaires » pour soutenir les 11. De nombreuses organisations ont exprimé leur solidarité, des syndicats aux organisations paysannes, Oxfam et Greenpeace. Le jugement d’aujourd’hui engendrera encore plus de solidarite.

    (...)

    Le 15 janvier dernier, les accusés et leurs avocats avaient quitté la salle pendant le procès, après que le juge ait refusé d’écouter leurs témoins et d’examiner leurs preuves. Ces témoignages étaient importants pour souligner la nature politique de cette action. Les comparants volontaires n’ont pas été inclus non plus par le tribunal dans le procès.

    #OGM #judiciarisation (?) #procès #militance #justice

  • #unbonjuif : ouverture d’une enquête préliminaire - Justice - France Info
    http://www.franceinfo.fr/justice/unbonjuif-ouverture-d-une-enquete-preliminaire-816359-2012-11-28

    Alors que l’#UEJF a assigné #Twitter en justice pour tenter de récupérer des données sur les auteurs de #messages_antisémites, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire, après une plainte contre des tweets antisémites.

    #Seenthis, t’en penses quoi de tout ça ? J’ai déjà posté ici que c’était avant tout un problème d’#éducation, et je trouve que l’UEJF va un peu trop loin... Loin de moi l’idée de cautionner le ramassis de tweets débiles, et pour certains antisémites, mais entre la bêtise pure, la blague potache et l’envie de « faire comme tout le monde », je me demande quelle est le véritable pourcentage d’antisémites « purs » dans cette histoire, qui commence à prendre des proportions qu’elle ne devrait peut-être pas prendre.
    #justice #judiciarisation

    • « Proportions » ? Là j’ai du mal , un peu comme lorsqu’on entendait « bougnoule ! » ou « ratons », à chaque coin de rue... Fisher Jr. y’a pas à être compréhensif. Non.

      Quant aux antisémites « purs », tu nous parles de quoi ? Faudrait pas dérailler à force d’être « compréhensif »

    • Ce que je veux dire, c’est que ne pense pas qu’il n’y ait eu que des antisémites pour poster des tweets #unbonjuif ; je pense plutôt qu’il y a une majorité d’imbéciles, au sens large : des ignorants, des gamins pas éduqués, de jeunes adultes inconscients de la portée et de ce qu’ils écrivent et du web en général (ça finit toujours par être lu par quelqu’un, c’est un peu mon antienne)...

      Si cette plainte va à son terme, quelqu’un finira par être condamné, et je trouve dommage d’en arriver là, à cette judiciarisation de la société, où pour chaque faits divers monté en épingle par les médias, il faut un coupable et une condamnation. Au final, un pauvre type sans doute pas très malin mais plus antisémite que toi et moi, au sens où je ne pense pas qu’il veuille la mort de quelque juif que ce soit, j’en suis quasiment certain, va être non seulement pénalement condamné, avec les conséquences lourdes que ça peut avoir (recherche d’emploi et/ou perte d’emploi) mais en plus stigmatisé de l’étiquette « antisémite », qui est un peu l’arme de destruction sociale massive de notre époque, je ne vais pas te faire tout un cours sur le nombre de points Godwin qui fleurissent un peu partout... quand tu veux faire taire quelqu’un en salissant son image, il n’y a pas pire que de le qualifier d’antisémite.

      Voilà, pour moi tout ça c’est du gâchis. De la bêtise et du gâchis.

    • http://fr.wikipedia.org/wiki/Lois_contre_le_racisme_et_les_discours_de_haine

      La France interdit la publication de propos diffamatoires ou insultants, qui inciterait à la discrimination, à la haine, ou à la violence contre une personne ou un groupe de personnes en raison de leur lieu d’origine, de leur ethnie ou absence d’ethnie, de la nationalité, de la race ou d’une religion spécifique, et ce depuis 1881. La loi interdit l’incitation à la discrimination, la haine, la violence contre les personnes en raison de leur sexe, orientation sexuelle, ou leur handicap. La loi interdit les déclarations qui justifient ou relativisent les crimes contre l’humanité

      à mon humble avis c’est à Twitter d’interdire ce genre de propos via les conditions d’usage du réseau