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    Assange gagne. Le coût : la #liberté de la #presse est écrasée, et la #dissidence qualifiée de #maladie_mentale
    La décision inattendue de la juge #Vanessa_Baraitser de rejeter la demande américaine d’extradition de #Julian_Assange, déjouant ainsi les efforts visant à l’envoyer dans une prison américaine pour le reste de sa vie, est une victoire juridique bienvenue, mais elle est submergée par des leçons plus importantes qui devraient nous troubler profondément.

    Ceux qui ont fait campagne avec tant de vigueur pour que le cas d’Assange reste sous les feux de la rampe, alors même que les médias commerciaux américains et britanniques ont travaillé si dur pour le maintenir dans l’obscurité, sont les héros du jour. Ils ont rendu le prix trop élevé pour que Baraitser ou l’establishment britannique acceptent d’enfermer Assange indéfiniment aux États-Unis pour avoir exposé ses crimes de guerre et ses crimes contre l’humanité en Irak et en Afghanistan.

    Mais nous ne devons pas minimiser le prix qui nous est demandé pour cette victoire.

    Un moment de célébration

    Nous avons contribué collectivement, par nos diverses petites actions, à redonner à Assange un certain degré de liberté et, espérons-le, un sursis à ce qui pourrait être une condamnation à mort, alors que sa santé continue de se détériorer dans une prison de haute sécurité surpeuplée de Belmarsh, à Londres, qui est devenue un terrain propice au Covid-19.

    Pour cela, nous devrions nous permettre un moment de célébration. Mais Assange n’est pas encore sorti de l’auberge. Les États-Unis ont déclaré qu’ils feraient appel de la décision. Et il n’est pas encore clair si Assange restera emprisonné au Royaume-Uni - peut-être à Belmarsh - alors que de nombreux mois d’arguments juridiques supplémentaires sur son avenir se déroulent.

    Les élites américaines et britanniques ne se soucient pas de savoir où Assange est emprisonné - que ce soit en Suède, au Royaume-Uni ou aux États-Unis. Le plus important pour eux est qu’il continue d’être enfermé à l’abri des regards dans une cellule quelque part, où sa force physique et mentale peut être détruite et où il est effectivement réduit au silence, ce qui encourage les autres à tirer la leçon qu’il y a un prix trop élevé à payer pour la dissidence.

    La bataille personnelle pour Assange ne sera pas terminée tant qu’il ne sera pas libéré. Et même alors, il aura de la chance si la dernière décennie de diverses formes d’incarcération et de torture qu’il a subies ne le laisse pas traumatisé de façon permanente, avec des dommages émotionnels et mentaux, l’ombre pâle du champion de la transparence, vigoureux et sans reproche, qu’il était avant le début de son épreuve.

    Ce sera une victoire pour les élites britanniques et américaines qui étaient si embarrassées et effrayées par les révélations de Wikileaks sur leurs crimes.

    Rejetée sur un point de détail

    Mais à part ce qui est une victoire personnelle potentielle pour Assange, en supposant qu’il ne perde pas en appel, nous devrions être profondément inquiets des arguments juridiques avancés par Baraitser pour refuser l’extradition.

    La demande d’extradition des États-Unis a été rejetée pour ce qui était en fait un détail technique. Le système américain d’incarcération de masse est si manifestement barbare et corrompu que, comme l’ont montré de façon concluante les experts lors des audiences en septembre dernier, Assange courrait un risque sérieux de se suicider s’il devenait une autre victime de ses prisons super-max.

    Il ne faut pas non plus écarter une autre considération probable de la classe dirigeante britannique : dans quelques jours, Donald Trump aura quitté la Maison Blanche et une nouvelle administration américaine prendra sa place.

    Il n’y a aucune raison d’être sentimental à l’égard du président élu Joe Biden. Il est aussi un grand fan des incarcérations de masse et il ne sera pas plus l’ami des médias dissidents, des dénonciateurs et du journalisme qui remet en cause l’État de sécurité nationale que ne l’était son prédécesseur démocrate, Barack Obama. Ce qui est tout sauf un ami.

    Mais Biden n’a probablement pas besoin d’une affaire Assange suspendue au-dessus de sa tête, qui deviendrait un cri de ralliement contre lui, un résidu inconfortable des instincts autoritaires de l’administration Trump que ses propres fonctionnaires seraient obligés de défendre.

    Il serait agréable d’imaginer que les institutions juridiques, judiciaires et politiques britanniques ont eu le courage de se prononcer contre l’extradition. La vérité, bien plus probable, est qu’ils ont sondé l’équipe de Biden et ont reçu la permission de renoncer à une décision immédiate en faveur de l’extradition - sur un point de détail technique.

    Gardez un œil sur la décision de la nouvelle administration Biden d’abandonner l’affaire en appel. Il est plus probable que ses fonctionnaires la laisseront mijoter, en grande partie sous le radar des médias, pendant encore de nombreux mois.

    Le journalisme en tant qu’espionnage

    Il est significatif que le juge Baraitser ait soutenu tous les principaux arguments juridiques de l’administration Trump en faveur de l’extradition, même s’ils ont été complètement démolis par les avocats d’Assange.

    Baraitser a accepté la nouvelle définition dangereuse du gouvernement américain du journalisme d’investigation comme « espionnage », et a laissé entendre qu’Assange avait également enfreint la draconienne loi britannique sur les secrets officiels en exposant les crimes de guerre du gouvernement.

    Elle a convenu que le traité d’extradition de 2007 s’applique dans le cas d’Assange, ignorant les termes mêmes du traité qui exemptent les cas politiques comme le sien. Elle a ainsi ouvert la porte à la détention d’autres journalistes dans leur pays d’origine et à leur remise aux États-Unis pour avoir mis Washington dans l’embarras.

    Baraitser a reconnu que la protection des sources à l’ère numérique - comme l’a fait Assange pour la dénonciatrice Chelsea Manning, une obligation essentielle des journalistes dans une société libre - équivaut désormais à du « piratage » criminel. Elle a dénigré les droits à la liberté d’expression et de la presse, affirmant qu’ils n’offraient pas « une discrétion sans entrave à M. Assange pour décider de ce qu’il va publier ».

    Elle semble approuver les nombreuses preuves montrant que les Etats-Unis ont espionné M. Assange à l’intérieur de l’ambassade équatorienne, en violation du droit international et de son privilège de client avocat - une violation de ses droits juridiques les plus fondamentaux qui aurait dû à elle seule stopper les poursuites.

    Baraitser a fait valoir qu’Assange bénéficierait d’un procès équitable aux États-Unis, même s’il était presque certain qu’il se déroulerait dans le district oriental de Virginie, où sont basés les principaux services de sécurité et de renseignement américains. Tout jury là-bas serait dominé par le personnel de sécurité américain et leurs familles, qui n’auraient aucune sympathie pour Assange.

    Alors que nous célébrons ce jugement pour Assange, nous devons aussi le dénoncer haut et fort comme une attaque contre la liberté de la presse, une attaque contre nos libertés collectives durement gagnées, et une attaque contre nos efforts pour tenir les élites américaines et britanniques responsables d’avoir bafoué les valeurs, les principes et les lois qu’elles prétendent défendre.

    Alors même qu’on nous offre d’une main un petit prix dans la victoire juridique actuelle d’Assange, l’autre main nous prend beaucoup plus.

    La diffamation continue

    Il y a une dernière leçon à tirer de l’arrêt Assange. La dernière décennie a été marquée par le discrédit, la disgrâce et la diabolisation d’Assange. Cette décision doit être considérée comme la continuation de ce processus.

    Baraitser a refusé l’extradition uniquement en raison de la santé mentale d’Assange et de son autisme, et du fait qu’il présente un risque de suicide. En d’autres termes, les arguments de principe en faveur de la libération d’Assange ont été rejetés de manière décisive.

    S’il retrouve sa liberté, ce sera uniquement parce qu’il a été qualifié de mentalement faible. Cela servira à discréditer non seulement Assange, mais aussi la cause pour laquelle il s’est battu, l’organisation Wikileaks qu’il a contribué à fonder et toute dissidence plus large par rapport aux discours de l’élite. Cette idée s’installera dans le discours public populaire, à moins que nous ne contestions une telle présentation à chaque fois.

    Le combat d’Assange pour défendre nos libertés, pour défendre ceux qui, dans des pays lointains, sont bombardés à volonté pour promouvoir les intérêts égoïstes d’une élite occidentale, n’était pas autiste ni une preuve de maladie mentale. Sa lutte pour rendre nos sociétés plus justes, pour obliger les puissants à rendre compte de leurs actes, n’était pas une preuve de dysfonctionnement. C’est un devoir que nous partageons tous de rendre notre politique moins corrompue, nos systèmes juridiques plus transparents, nos médias moins malhonnêtes.

    Si nous ne sommes pas beaucoup plus nombreux à nous battre pour ces valeurs - pour un véritable bon sens, et non pour les intérêts pervers, invivables et suicidaires de nos dirigeants - nous sommes condamnés. Assange nous a montré comment nous pouvons nous libérer et libérer nos sociétés. Il incombe au reste d’entre nous de poursuivre son combat.

    #Jonathan_COOKE

    Traduction "En résumé : « Si nous n’avions pas détruit Julian Assange, si sa santé l’avait permis, nous l’aurions volontiers extradé vers les US. En attendant, nous entérinons la criminalisation du journalisme authentique. Gare aux autres » par Viktor Dedaj avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles

    https://www.legrandsoir.info/assange-gagne-le-cout-la-liberte-de-la-presse-est-ecrasee-et-la-dissid

  • La justice britannique refuse l’extradition de #Julian_Assange vers les États-Unis
    https://www.les-crises.fr/la-justice-britannique-refuse-lextradition-de-julian-assange-vers-les-eta

    Une très bonne nouvelle pour ce début d’année 2021 ! La décision est tombée hier matin. La justice britannique refuse l’extradition de Julian Assange vers les États-Unis. Cependant, cette décision rendue par la juge Vanessa Baraitser est susceptible de recours. Le combat judiciaire du fondateur de #Wikileaks n’est donc pas encore terminé. Reste également à […]

    #Géopolitique #Extradition #Géopolitique,_Extradition,_Julian_Assange,_Wikileaks

  • Julian Assange ne sera pas extradé vers les États-Unis, tranche la justice britannique
    Ouest-France avec agences. Modifié le 04/01/2021
    https://www.ouest-france.fr/monde/julian-assange/julian-assange-ne-sera-pas-extrade-vers-les-etats-unis-tranche-la-justi

    La justice britannique a tranché ce lundi : elle a rejeté la demande d’extradition du fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis, qui veulent le juger pour espionnage après la publication de centaines de milliers de documents confidentiels. La décision rendue par la juge Vanessa Baraitser, à la cour criminelle de l’Old Bailey de Londres, est susceptible d’appel. (...)

    Judgment of DJ(MC) Baraitser in USA v Assange heard at Woolwich Crown Court in February 2020 and the Central Criminal Court in September 2020
    https://onedrive.live.com/?authkey=%21AOnua%5FnBZLGu95g&cid=6662C879D3D43D66&id=6662C879D3D43D6
    #Julian_Assange

  • La fin d’un homme, la fin d’un monde _ Le blog de pierre verhas
    http://uranopole.over-blog.com/2020/12/la-fin-d-un-homme-la-fin-d-un-monde.html

    La fin d’un homme
    Depuis plusieurs mois, nous évoquons l’évolution de la situation de l’informaticien et journaliste australien Julian Assange, persécuté pour avoir publié les câbles diplomatiques secrets de Washington qui révélaient les crimes de guerre des Etatsuniens et de leurs alliés en Afghanistan et en Irak, accusé par la Suède d’un prétendu viol.
     
    « Vous vous souvenez du meurtre de sang froid de civils irakiens dans Collateral Murder ? Vous vous souvenez de la torture à Guantanamo Bay ? Vous vous souvenez de la corruption politique révélée par les câbles diplomatiques ? Ce sont quelques-unes des histoires qui ont fait la une en 2010, lorsque les principaux journaux internationaux, du New York Times au Guardian en passant par Der Spiegel, se sont associés à WikiLeaks pour exposer les crimes de guerre américains et une longue liste de vérités honteuses que nos gouvernements avaient gardées secrètes. » (Ex Berliner – EXB – journal berlinois en langue anglaise, 8 septembre 2020)
     
    Assange se trouvait à Londres lorsque la Justice suédoise demanda son extradition pour une accusation de viol. Sentant le piège et craignant d’être ensuite extradé de Suède vers les Etats-Unis, Assange s’est d’abord réfugié durant sept années à l’ambassade d’Equateur à Londres d’où il ne pouvait sortir et où, à son insu, ses moindres faits, gestes et paroles étaient notés par la CIA par l’intermédiaire d’une société de surveillance espagnole qui a clandestinement installé des dispositifs d’espionnage Quelques semaines après le renversement du président progressiste Rafaele Correa qui lui avait accordé l’asile et la nationalité équatorienne, exclu du pouvoir suite à des élections contestables, le nouveau président, Lénine (!) Moreno, sous la pression du gouvernement étatsunien, retire à Assange sa nouvelle nationalité et le fait expulser de sa « résidence » équatorienne. La police londonienne l’a transféré manu militari à la prison de haute sécurité de Belmarsch, où il côtoie des terroristes et de dangereux criminels. Il a d’abord été condamné par un tribunal londonien à 52 semaines de détention pour avoir échappé à la Justice anglaise en se réfugiant à l’ambassade d’Equateur. Cette période de détention a permis aux juges britanniques de préparer le procès de l’extradition d’Assange pour répondre à la demande de la puissance étatsunienne.
     
     

    L’expulsion manu militari de Julian Assange par la police londonienne révèle son traitement futur !
     
    Entre temps, la Justice suédoise a abandonné les poursuites contre le fondateur de Wikileaks, faute de preuves. À y réfléchir, cette affaire de viol avait un double objectif : discréditer Assange auprès de l’opinion publique et le livrer indirectement aux Etats-Unis. Tout cela pour ce qui est en définitive une banale relation sexuelle consentie non protégée !
     
    C’est d’ailleurs ce que dit Nils Melzer, rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture :
     
    « Je ne sais pas si Julian Assange a commis une agression sexuelle ou non, mais ce que je sais, c’est que la Suède ne s’est jamais souciée de le savoir. Ils voulaient utiliser ces allégations pour le discréditer. Et une fois qu’ils ont activement diffusé ces allégations aux quatre coins du monde, ils se sont ensuite assurés qu’il n’y aurait jamais de procès en bonne et due forme car, comme le procureur l’a finalement admis en novembre 2019, ils n’ont jamais eu suffisamment de preuves pour même porter plainte contre Julian Assange. »

    Nils Melzer est un éminent juriste suisse, professeur à Genève et aussi dans plusieurs pays étrangers, rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture et les traitements inhumains, a pris fait et cause pour Julian Assange.
     
    Un palais de justice qui fait partie d’un système carcéral.
     
    Une première série d’audiences du procès d’extradition britannique eut lieu fin février, début mars 2020. Elles se déroulèrent à Woolwich Court attenant à la prison de Belmarsch. Craig Murray a rédigé et publié le compte-rendu de ces audiences. Il commente :
    « Woolwich Crown Court est conçu pour imposer le pouvoir de l’État. Les tribunaux normaux de ce pays sont des bâtiments publics, délibérément placés par nos ancêtres en plein centre-ville, presque toujours à proximité d’une rue principale. Le but principal de leur positionnement et de leur architecture était de faciliter l’accès au public, avec la conviction qu’il est vital que la justice soit visible par le public.
     
    Woolwich Crown Court, qui accueille le Belmarsh Magistrates Court, est construit sur un principe totalement opposé. Il n’a pas d’autre but que d’exclure le public. Rattaché à une prison située dans un marais balayé par les vents, loin de tout centre social normal, une île accessible uniquement en naviguant dans un labyrinthe de routes à double voie, tout l’emplacement et l’architecture du bâtiment sont pensés pour décourager l’accès au public. Il est entouré par la même barrière de palissage en acier extrêmement résistant qui ceinture la prison. C’est une chose extraordinaire, un palais de justice qui fait partie du système carcéral lui-même, un lieu où l’on est déjà considéré comme coupable et incarcéré dès son arrivée. Le Woolwich Crown Court n’est rien d’autre que la négation physique de la présomption d’innocence, l’incarnation même de l’injustice coulée dans du béton, de l’acier, et des vitres blindées. Il a précisément la même relation à la justice que Guantanamo Bay ou la Lubyanka. Il n’est en réalité que l’aile de condamnations de la prison de Belmarsh. »

     
    Le tribunal est présidé par la magistrate Vanessa Baraitser qui se montre particulièrement hostile à l’égard de l’accusé et de sa défense.
     
    « … dans la salle d’audience elle-même, Julian Assange est confiné au fond du tribunal derrière un écran de verre pare-balles. Il a fait remarquer à plusieurs reprises au cours de la procédure qu’il lui était ainsi très difficile de voir et d’entendre les débats. La magistrate, Vanessa Baraitser, a choisi d’interpréter cela, avec une malhonnêteté étudiée, comme un problème dû au très faible bruit des manifestants à l’extérieur, par opposition à un problème causé par le fait qu’Assange est enfermé à l’écart dans une énorme boîte de verre pare-balles.
     
    Or, il n’y a aucune raison pour qu’Assange se trouve dans cette boîte, conçue pour contenir des terroristes extrêmement violents physiquement. Il pourrait siéger, comme le ferait normalement un accusé à une audience, au sein du tribunal à côté de ses avocats. Mais la lâche et vicieuse Baraitser a refusé les demandes répétées et persistantes de la défense pour qu’Assange soit autorisé à s’asseoir avec ses avocats. »

     
    Voilà donc comment la Justice britannique traite Julian Assange ! Public limité au strict minimum, enfermement de Julian Assange dans une cage de verre pour entraver les contacts avec ses avocats, attitude hostile de la présidente du tribunal. Le procès s’annonce très mal ! Un incident révélateur : à la seconde audience, un des avocats d’Assange, Baltasar Garzon, l’ancien juge espagnol qui a fait poursuivre le dictateur Pinochet et qui souhaitait poursuivre les crimes du franquisme, devait rejoindre Madrid. Il se leva et alla vers la cage de verre pour saluer et serrer la main d’Assange. Les gardiens assis à ses côtés l’en empêchèrent !
     
     

    Baltasar Garzon, évincé de son mandat de juge d’instruction, pour sa tentative d’exhumation du passé franquiste de l’Espagne est un des avocats de Julian Assange.
     
    Des décisions pré-écrites  
    La première série d’audiences s’acheva le 8 avril 2020 pour reprendre le 7 septembre, à Westminster cette fois. Craig Murray dans son compte-rendu de la dernière audience du 30 septembre écrit :
     
    « Baraitser a de nouveau suivi son cheminement habituel qui consiste à refuser chaque requête de la défense, à la suite de décisions pré-rédigées (je ne sais pas si elles sont écrites par elle ou si elle les a copiées), même lorsque l’accusation ne s’y oppose pas. Vous vous rappelez qu’au cours de la première semaine de l’audience d’extradition proprement dite, elle a insisté pour que Julian soit maintenu dans une cage de verre, bien que l’avocat du gouvernement américain n’ait émis aucune objection à ce qu’il siège dans le tribunal, et qu’elle ait refusé d’intervenir pour faire cesser ses fouilles à nu, ses menottes et la confiscation de ses documents, même si le gouvernement américain s’est joint à la défense pour contester sa déclaration selon laquelle elle n’avait pas le pouvoir de le faire (pour laquelle elle a ensuite été vivement réprimandée par l’Association internationale du barreau).
     
    Hier, le gouvernement américain ne s’est pas opposé à une motion de la défense visant à reporter la reprise de l’audience d’extradition. La défense a invoqué quatre motifs :
     
    1) Julian est actuellement trop malade pour préparer sa défense
2) En raison du confinement, l’accès à ses avocats est pratiquement impossible
3) Les témoins vitaux de la défense, y compris de l’étranger, ne pourraient pas être présents pour témoigner
4) Le traitement des problèmes de santé mentale de Julian a été interrompu en raison de la situation de Covid-19.
     
    Baraitser a rejeté catégoriquement tous ces motifs - bien que James Lewis ait déclaré que l’accusation était neutre sur la question - et a insisté pour que la date du 18 mai soit maintenue. Elle a déclaré que Julian pouvait être amené dans les cellules du tribunal de Westminster pour des consultations avec ses avocats. (Premièrement, en pratique, ce n’est pas le cas, et deuxièmement, ces cellules ont un passage constant de prisonniers, ce qui est très manifestement indésirable avec Covid19). »

     

    L’ancien diplomate Craig Murray a fait état de toutes audiences du procès Assange.
     
    Il y a deux constats : à chaque fois, la juge Baraitser présente des décisions écrites avant l’audience – est-ce de sa propre initiative ou lui ont-elles été dictées ? – et rejette systématiquement toute requête de la défense, même si l’accusation ne s’y oppose pas ! Se conformerait-elle à des instructions préalables, on peut raisonnablement se poser la question.
     
    Enfin, nulle mesure de protection d’Assange contre le Covid 19 n’a été prise aussi bien à la salle d’audience qu’à la prison de Belmarsch. Sans doute, son éventuelle contamination aurait arrangé pas mal de monde !
     
    _ Trois pas sur deux !
     
    Voici ce que conclut Craig Murray de ces trois semaines d’audience :
     
    « … dans cette salle d’audience, vous étiez en présence du mal. Avec un placage civilisé, un semblant de procès, et même des démonstrations de bonhomie, la destruction totale d’un être humain était en cours. Julian était détruit en tant que personne sous mes yeux. Pour le crime d’avoir publié la vérité. Il a dû rester assis là à écouter des jours entiers de discussions posées sur l’incroyable torture qui l’attendait dans une prison américaine de grande sécurité, privé de tout contact humain significatif pendant des années, à l’isolement dans une cellule de seulement 4,5 mètres carrés.
     
    4,5 mètres carrés. Retenez bien cela. Trois pas sur deux. De toutes les terribles choses que j’ai entendues, la plus effrayante était peut-être ce qu’a dit le directeur Baird en expliquant que la seule heure par jour autorisée pour sortir de la cellule est passée seul dans une autre cellule absolument identique, appelée "cellule de loisirs". Cela et l’infâme "expert" du gouvernement, le Dr Blackwood, décrivant comment Julian pourrait être suffisamment drogué et physiquement privé des moyens de se suicider pour le maintenir en vie pendant des années. »

     
    Le jugement sur l’extradition est annoncé pour le 4 janvier 2021.
     
    Nils Melzer estime : « Quelle que soit la décision, je pense qu’un appel sera interjeté auprès de la Haute Cour. Probablement par Julian Assange, car je ne m’attends pas à ce que la première instance refuse l’extradition. Mais même si un miracle se produit et que le juge refuse de l’extrader, les États-Unis feront certainement appel de cette décision. »
     
    Laissons la conclusion à Nils Melzer :
     
    « Nous parlons des droits de l’homme et non des droits des héros ou des anges. Assange est une personne, et il a le droit de se défendre et d’être traité avec humanité. Peu importe de quoi il est accusé, Assange a droit à un procès équitable. Mais ce droit lui a été délibérément refusé - en Suède, aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en Équateur. Au lieu de cela, il a été laissé à pourrir pendant près de sept ans dans les limbes d’une pièce. Puis, il a été soudainement été traîné dehors et condamné en quelques heures et sans aucune préparation pour une violation de la liberté sous caution qui consistait à lui avoir accordé l’asile diplomatique d’un autre État membre des Nations unies sur la base de persécutions politiques, comme le veut le droit international et comme l’ont fait d’innombrables dissidents chinois, russes et autres dans les ambassades occidentales. Il est évident que ce à quoi nous avons affaire ici, c’est la persécution politique. En Grande-Bretagne, les violations de la liberté sous caution entraînent rarement des peines de prison - elles ne sont généralement passibles que d’amendes. En revanche, Assange a été condamné dans le cadre d’une procédure sommaire à 50 semaines dans une prison de haute sécurité - une peine clairement disproportionnée qui n’avait qu’un seul but : détenir Assange suffisamment longtemps pour que les États-Unis puissent préparer leur dossier d’espionnage contre lui.
     
    Que signifie le refus des États membres de l’ONU de fournir des informations à leur propre rapporteur spécial sur la torture ?  
    Qu’il s’agit d’une affaire arrangée d’avance. Un simulacre de procès doit être utilisé pour faire un exemple de Julian Assange. Le but est d’intimider d’autres journalistes. L’intimidation, d’ailleurs, est l’un des principaux objectifs de l’utilisation de la torture dans le monde. Le message que nous devons tous recevoir est le suivant : Voici ce qui vous arrivera si vous imitez le modèle de Wikileaks. »
     
    Une affaire arrangée d’avance ? Nils Melzer en est bien conscient et ne se fait guère d’illusions sur son propre sort :
     
    « En tout cas, je ne me fais pas d’illusions sur le fait que ma carrière aux Nations unies est probablement terminée. Ayant ouvertement affronté deux États P5 (membres du Conseil de sécurité des Nations unies) comme je l’ai fait, il est très peu probable qu’ils m’acceptent à un autre poste de haut niveau. On m’a dit que mon engagement sans compromis dans cette affaire avait un prix politique. Mais le silence a aussi un prix. Et j’ai décidé que je préfère payer le prix pour m’exprimer que le prix pour rester silencieux. »
     
    L’affaire Assange n’a jamais porté sur Julian Assange.
    Mais pour lui, le plus important est :
    « Mais l’affaire Assange n’a jamais porté sur Julian Assange. Il s’agit de l’éléphant dans la pièce que tout le monde semble ignorer : la mauvaise conduite officielle des états qu’Assange a exposé. En 2010, au moment des révélations, tout le monde était choqué par les crimes de guerre, la torture, la corruption, et le public du monde entier a commencé à en parler. Cela a rendu les États concernés très nerveux. Ce n’est donc pas un hasard si, quelques semaines plus tard, les autorités suédoises ont délibérément publié un gros titre dans la presse à sensation : Julian Assange est soupçonné de double viol. Immédiatement, le public du monde entier s’est désintéressé de la discussion des crimes des puissants, a changé d’orientation et a commencé à débattre du caractère et de la personnalité de Julian Assange : est-il un violeur, un narcissique, un hacker, un espion ? »  
     
    Ainsi, la fin d’un homme est programmée par l’Etat profond étatsunien avec comme supplétifs la Justice britannique et la Justice équatorienne.
     
    La fin d’un homme, la fin d’un monde.

    Pierre Verhas

  • Les excuses de George Monbiot pour ne pas avoir pris la défense d’Assange sont sans valeur
    Par Jonathan Cook - 1 août 2020 – The Palestine Chronicle – Traduction : Chronique de Palestine – MJB
    https://www.chroniquepalestine.com/excuses-george-monbiot-ne-pas-avoir-pris-defense-assange-sans-va

    Face à une salve de critiques de la part de certains de ses fidèles lecteurs, George Monbiot, le chroniqueur soi-disant de gauche et téméraire du Guardian, a offert cette semaine deux excuses extraordinairement faibles pour n’avoir apporté qu’un soutien superficiel à Julian Assange au cours du mois écoulé, alors que le fondateur de Wikileaks était soumis à des audiences d’extradition dans un tribunal de Londres.

    L’administration Trump veut que Julian Assange soit remis aux États-Unis pour y répondre d’accusations d’espionnage qui pourraient l’envoyer derrière les barreaux d’une prison de sécurité super maximale en raison de « conditions administratives spéciales », privé de tout contact significatif avec tout être humain pour le restant de sa vie. Et il ne doit ce sort qu’au fait qu’il a mis les EU dans l’embarras en révélant leurs crimes de guerre en Afghanistan et en Irak dans des journaux comme le New York Times et le Guardian, et à la crainte de Washington qu’Assange, si libre, ne publie des vérités encore plus dérangeantes sur les actions des EU partout dans le monde.

    Mais les enjeux dépassent largement le simple fait que les droits de J Assange soient piétinés. Il n’est pas que l’équivalent occidental de Ai Weiwei, l’artiste et dissident chinois qui a, fait notable, offert son propre soutien à Assange pendant les audiences. Weiwei s’est couvert la bouche à l’extérieur du palais de justice Old Bailey pour protester contre le silence assourdissant des médias sur les crimes perpétrés contre Assange. (...)

    #Julian_Assange

  • ‘The Guardian’s silence has let the UK trample on Assange’s rights in effective darkness’
    Jonathan Cook - 21 October 2020
    https://www.jonathan-cook.net/blog/2020-10-21/the-guardians-silence-has-let-the-uk-trample-on-assanges-rights-in-ef

    ‘The Guardian’s silence has let the UK trample on Assange’s rights in effective darkness’

    WISE Up, a solidarity group for Julian Assange and whistleblower Chelsea Manning, is due to stage a demonstration outside the Guardian offices on October 22 to protest the paper’s failure to support Assange as the US seeks his extradition in an unprecedented assault on press freedom.

    The date chosen for the protest marks the tenth anniversary of the Guardian’s publication of the Iraq war logs, leaked by Manning to Assange and which lie at the heart of the US case to reclassify journalism exposing crimes against humanity as “espionage”.

    Protest Call Out! Thursday 22/10/20 at 12 noon The Guardian’s Role in the Persecution and Prosecution of Julian #Assange https://t.co/OJhq1ElaLW

    — Emmy Butlin (@greekemmy) October 20, 2020

    Here is my full statement, part of which is due to be read out, in support of Assange and castigating the Guardian for its craven failure to speak up in solidarity with its former media partner:

    Julian Assange has been hounded out of public life and public view by the UK and US governments for the best part of a decade. Now he languishes in a small, airless cell in Belmarsh high-security prison in London – a victim of arbitrary detention, according to a UN working group, and a victim of psychological torture, according to Nils Melzer, the UN’s expert on torture.

    If Judge Vanessa Baraitser, presiding in the Central Criminal Court in London, agrees, as she gives every appearance of preparing to do, Assange will be the first journalist to face a terrifying new ordeal – a form of extraordinary rendition to the United States for “espionage” – for having the courage to publish documents that exposed US war crimes and crimes against humanity.

    The Guardian worked with Assange and Wikileaks on vitally important documents – now at the heart of the US case against Assange – known as the Afghanistan and Iraq war logs. The latter were published exactly a decade ago today. They were a journalistic coup of global significance, and the paper ought to be profoundly proud of its role in bringing them to public attention. (...)

    #Julian_Assange

  • Pérez Esquivel, Nobel da Paz, pede para o mundo levantar a voz para salvar a vida de Assange - Brasil 247
    https://www.brasil247.com/mundo/perez-esquivel-nobel-da-paz-pede-para-o-mundo-levantar-a-voz-para-salvar-

    O argentino Adolfo Pérez Esquivel, vencedor do Prêmio Nobel, pediu neste domingo (27) que o mundo levante a voz para salvar a vida do fundador do WikiLeaks, Julian Assange, considerando que sua extradição para os Estados Unidos é uma sentença de morte
    27 de setembro de 2020 (...)

    #Julian_Assange

    • Decision on Assange’s extradition set for next year
      By Thomas Scripps and Laura Tiernan
      26 September 2020
      https://www.wsws.org/en/articles/2020/09/26/assa-s26.html

      District Judge Vanessa Baraitser will give a decision on the extradition request in USA v. Julian Assange sometime in the new year. Final evidence will be submitted and examined by Friday next week.

      The defence will then have four weeks to prepare a written closing argument (to be submitted on Oct. 30), followed by two weeks for the prosecution to prepare their own (Nov. 13) and another few days for the defence to respond on any points of law.

  • Le procès de Julian Assange: le masque de l’empire est tombé
    Par Pepe Escobar | Article original en anglais : Empire’s mask slips at Julian Assange trial, Asia Times, le 18 septembre 2020
    Traduit par Réseau International
    https://www.mondialisation.ca/le-proces-de-julian-assange-le-masque-de-lempire-est-tombe/5649378?print=1

    Le concept « d’Histoire en devenir » a été poussé à l’extrême lorsqu’il s’agit de l’extraordinaire service public assuré par l’historien, ancien diplomate britannique et militant des droits de l’homme Craig Murray.

    Murray – littéralement, et au niveau mondial – se positionne désormais comme notre homme dans la tribune du public, car il documente minutieusement et avec force détails ce qui pourrait être défini comme le procès du siècle en ce qui concerne la pratique du journalisme : le procès kangourou qui juge Julian Assange à Old Bailey, Londres.

    Concentrons-nous sur trois des reportages de Murray cette semaine – en mettant l’accent sur deux thèmes étroitement liés : ce que les États-Unis poursuivent réellement et comment les médias corporatistes occidentaux ignorent les procédures judiciaires.

    Ici, Murray rapporte le moment exact où le masque de l’Empire est tombé, non pas avec un boum, mais avec un gémissement :

    « Les gants ont été enlevés mardi, le gouvernement américain ayant explicitement fait valoir que tous les journalistes sont passibles de poursuites en vertu de la loi sur l’espionnage (1917) pour avoir publié des informations classifiées ».

    « Tous les journalistes » signifie tout journaliste légitime, de toute nationalité, opérant dans toute juridiction. (...)

    #Julian_Assange

  • The US is using the Guardian to justify jailing Assange for life. Why is the paper so silent?
    22 September 2020
    https://www.jonathan-cook.net/blog/2020-09-22/guardian-silent-assange-trial

    Julian Assange is not on trial simply for his liberty and his life. He is fighting for the right of every journalist to do hard-hitting investigative journalism without fear of arrest and extradition to the United States. Assange faces 175 years in a US super-max prison on the basis of claims by Donald Trump’s administration that his exposure of US war crimes in Iraq and Afghanistan amounts to “espionage”.

    The charges against Assange rewrite the meaning of “espionage” in unmistakably dangerous ways. Publishing evidence of state crimes, as Assange’s Wikileaks organisation has done, is covered by both free speech and public interest defences. Publishing evidence furnished by whistleblowers is at the heart of any journalism that aspires to hold power to account and in check. Whistleblowers typically emerge in reaction to parts of the executive turning rogue, when the state itself starts breaking its own laws. That is why journalism is protected in the US by the First Amendment. Jettison that and one can no longer claim to live in a free society.

    Aware that journalists might understand this threat and rally in solidarity with Assange, US officials initially pretended that they were not seeking to prosecute the Wikileaks founder for journalism – in fact, they denied he was a journalist. That was why they preferred to charge him under the arcane, highly repressive Espionage Act of 1917. The goal was to isolate Assange and persuade other journalists that they would not share his fate.

    Assange explained this US strategy way back in 2011, in a fascinating interview he gave to Australian journalist Mark Davis. (The relevant section occurs from minute 24 to 43.) This was when the Obama administration first began seeking a way to distinguish Assange from liberal media organisations, such as the New York Times and Guardian that had been working with him, so that only he would be charged with espionage. (...)

    #Julian_Assange

    • So how to explain the Guardian’s silence?

      The book by Leigh and Harding, WikiLeaks: Inside Julian Assange’s War on Secrecy, made a lot of money for the Guardian and its authors by hurriedly cashing in on the early notoriety around Assange and Wikileaks. But the problem today is that the Guardian has precisely no interest in drawing attention to the book outside the confines of a repressive courtroom. Indeed, were the book to be subjected to any serious scrutiny, it might now look like an embarrassing, journalistic fraud.

      The two authors used the book not only to vent their personal animosity towards Assange – in part because he refused to let them write his official biography – but also to divulge a complex password entrusted to Leigh by Assange that provided access to an online cache of encrypted documents . That egregious mistake by the Guardian opened the door for every security service in the world to break into the file, as well as other files once they could crack Assange’s sophisticated formula for devising passwords.

      Much of the furore about Assange’s supposed failure to protect names in the leaked documents published by Assange – now at the heart of the extradition case – stems from Leigh’s much-obscured role in sabotaging Wikileaks’ work . Assange was forced into a damage limitation operation because of Leigh’s incompetence, forcing him to hurriedly publish files so that anyone worried they had been named in the documents could know before hostile security services identified them.

    • lien propre:

      https://www.heise.de/tp/features/Ich-haette-nicht-gedacht-dass-ich-Jean-Claude-Juncker-so-heftig-vermissen-wuer

      [...]

      Frau von der Leyen hat nach ihrem Wehrdienst als Präsidentin der EU-Kommission angeheuert. Wie macht sich die Neue bei Ihnen in Brüssel?

      Martin Sonneborn: Ich hätte nicht gedacht, dass ich Jean-Claude Juncker so heftig vermissen würde. Eine orientierungslose Präsidentin, die sich eigens ein Appartement im Kommissionsgebäude einbauen lässt, um sich mit ihrem z.T. sehr überbezahlten deutschen Beraterstab darin zu verschanzen, die ihre Twitter-Botschaften gegen Zeilengeld von Kai Diekmann, vormals „Bild“, formulieren lässt, und in ihren schlecht choreographierten Reden den Eindruck erweckt, es sei alles bestens bestellt in der EU, sie habe die ultimative Problemlösungskompetenz und befördere die Belange im Sinne der Bürger - das ist schon bizarr.

      Sie planten ursprünglich, den Prozess gegen Julian Assange offiziell für die EU vor Ort in London zu verfolgen. Dessen Haftbedingungen bewertete UN-Sonderberichterstatter Nils Melzer als Folter, was die Bundesregierung hinzunehmen scheint. Machen Sie das jetzt aus dem Homeoffice?

      Martin Sonneborn: Nein, aber mein Büroleiter Dustin Hoffmann ist in London und berichtet täglich umfassend via Twitter aus dem Gerichtssaal. Ich habe eine Rede zu Assange gehalten und finde es schade, dass der skandalöse Schauprozess in der deutschen Öffentlichkeit nicht stärker diskutiert wird. Hier steht nicht nur Trumps übermächtiges Regime gegen einen in jeder Hinsicht isolierten Assange. Hier geht es um uns alle, um Pressefreiheit, Meinungsfreiheit, Menschenrechte. Und bei der antidemokratischen Entwicklung, die Grobbritannien unter dem dämlichen Boris Johnson gerade nimmt - auch hier werden nach dem Vorbild der EU-Diktatur Ungarn Medien und Justiz umgebaut -, habe ich keine große Hoffnung für Assange.

      [...]

      #von_der_Leyen
      #UE #EU #jeu_mort
      #Julian_Assange

      #auf_deutsch #sarkasme #résignation #défaitisme

  • Our Picks + Pablo Navarrete (No Extradition)
    https://www.mydylarama.org.uk/Our-Picks-Pablo-Navarrete-No-Extradition

    This week, Coco and Abla interview documentary filmmaker and journalist Pablo Navarrete. Pablo’s latest film No Extradition is a record of the campaign of support for Julian Assange who is facing extradition to the US. He also follows John Shipton, Assange’s father, over several months as he fought to secure his son’s release from Belmarsh prison in the UK. The filmmaker whose first documentary “Inside the Revolution: A Journey into the Heart of Venezuela” dates from 2009 was working for (...) #Podcast

    https://twitter.com/noextradfilm
    https://alborada.net
    https://themediafund.org
    https://www.festival-deauville.com
    https://whitedeerfest.co.uk/home
    https://opencitylondon.com
    https://www.film-fest-report.com
    https://www.muslimfilmfestival.com.au

  • Quand Transparency International reste silencieux sur le sort de #Julian_Assange
    https://www.les-crises.fr/quand-transparency-international-reste-silencieux-sur-le-sort-de-julian-a

    Source : Consortium News, Patrick Maynard Traduit par les lecteurs du site Les-Crises Patrick Maynard fait le lien entre l’influence américaine et britannique et l’indifférence de la principale ONG occidentale de lutte contre la corruption à l’égard du fondateur de WikiLeaks emprisonné.

    Lire la suite

    #Géopolitique #USA #Géopolitique,_Julian_Assange,_USA

  • ‘The American friends’ : New court files expose Sheldon Adelson’s security team in US spy operation against Julian Assange
    https://thegrayzone.com/2020/05/14/american-sheldon-adelsons-us-spy-julian-assange


    Vous avez aimé Le Parrain de Coppola ? Voici comment l’histoire continue dans la vraie vie jusqu’aujourd’hui .

    “From now on, we’re going to be playing in the first division,” Morales announced to his employees. When a co-owner of UC Global asked what Morales meant, he responded that he had turned to the “dark side” – an apparent reference to US intelligence services. “The Americans will find us contracts around the world,” Morales assured his business partner.

    Morales had just signed on to guard Queen Miri, the $70 million yacht belonging to one of the most high profile casino tycoons in Vegas: ultra-Zionist billionaire and Republican mega-donor Sheldon Adelson. Given that Adelson already had a substantial security team assigned to guard him and his family at all times, the contract between UC Global and Adelson’s Las Vegas Sands was clearly the cover for a devious espionage campaign apparently overseen by the CIA.

    Unfortunately for Morales, the Spanish security consultant charged with leading the spying operation, what happened in Vegas did not stay there.

    Following Assange’s imprisonment, several disgruntled former employees eventually approached Assange’s legal team to inform them about the misconduct and arguably illegal activity they participated in at UC Global. One former business partner said they came forward after realizing that “David Morales decided to sell all the information to the enemy, the US.” A criminal complaint was submitted in a Spanish court and a secret operation that resulted in the arrest of Morales was set into motion by the judge.

    Morales was charged by a Spanish High Court in October 2019 with violating the privacy of Assange and abusing the publisher’s attorney-client privileges, as well as money laundering and bribery. The documents revealed in court, which were primarily backups from company computers, exposed the disturbing reality of his activities on “the dark side.”

    #mafia #espionnage #CIA #Las_Vegas #Julian_Assange

  • #Chelsea_Manning imprisoned without charge for six months for refusing to testify against #Julian_Assange

    The courageous whistleblower Chelsea Manning has now been held in a federal detention center in Alexandria, Virginia for more than six months. Manning has not been charged with or committed any crime. She was sent to jail on March 8, 2019 for refusing to testify before a secret grand jury that has indicted persecuted WikiLeaks founder and publisher Julian Assange, who published the information she leaked exposing rampant US imperialist criminality.

    As President Donald Trump threatened Friday to launch a catastrophic war against Iran, including an implicit threat to use nuclear weapons, the historic significance of what Manning and Assange did is clear. And it is also clear why every genuine defender of democratic rights and opponent of imperialism will be energetically fighting for the freedom of Manning and Assange.

    Among the information that Manning provided to WikiLeaks in 2009-2010 was the infamous “Collateral Murder” video—which documented the indiscriminate killing of civilians and Reuters journalists in the Iraqi suburb of New Baghdad. She leaked a trove of 400,000 documents that became known as the “Iraq War Logs” and another 91,000 documents that became part of the “Afghan War Logs.” Over 250,000 US diplomatic cables were also published, revealing the daily intrigue and conspiracies engaged in by American embassies and consulates around the world. The revelations played a role in inspiring ordinary people in Tunisia, Egypt and elsewhere to rise up in revolution against dictatorship and oppression.

    The world’s population was provided all the evidence necessary to demonstrate that the actions of the White House and Pentagon are not motivated by concern over “democracy,” “rule of law” or “human rights.” Rather, American imperialism operates as a predatory force of violence and intrigue to maintain US strategic hegemony and in the interests of the corporate profit of billionaire oligarchs.

    Everything that Manning provided to WikiLeaks served to alert the public to the criminal operations of the US state. When she prepared to share the documents with the media, Manning wrote a readme.txt file that said, in part: “This is one of the most significant documents of our time removing the fog of war and revealing the true nature of 21st century asymmetric warfare.”

    It is well known—going back to her arrest in 2010 and conviction and sentencing in 2013 to 35 years in prison on 21 charges of violating the Uniform Military Code of Justice—that Manning has always maintained that she acted alone in leaking information. The record is clear. She first went to the Washington Post and the New York Times with her classified downloads and, after these establishment publications expressed no interest, she turned to WikiLeaks.

    Manning served nearly seven years in prison for her courageous actions, including detention at the Marine Corps Base at Quantico in a 6 x 12-foot cell with no window, as well as imprisonment at the US federal prison at Fort Leavenworth, Kansas. Her 35-year sentence was commuted—but not pardoned—by President Obama in January 2017 just days before the inauguration of Donald Trump.

    Regardless, the state apparatus is attempting to force Manning to recant her previous testimony in order to assemble new “facts” that can be used against Julian Assange.

    In April, Assange was indicted by the Trump administration on 18 charges, including 17 for violation of the draconian Espionage Act, which carry a sentence of up to 175 years’ imprisonment. He is being detained under harsh conditions as a “flight risk” in London’s Belmarsh Prison until hearings begin on February 25 on whether the United Kingdom will extradite him to the US to face a show trial.

    On May 9, Manning was released from her first detention—after the term of the grand jury had expired—only to be immediately rearrested on May 16 and served a subpoena to appear before a new grand jury. For a second time, Manning refused to answer any questions. She stated: “This grand jury seeks to undermine the integrity of public discourse with the aim of punishing those who expose any serious, ongoing, and systemic abuses of power by this government.”

    The vindictive treatment of Chelsea Manning has included “administrative segregation”—a prison euphemism for solitary confinement—and being fined an unprecedented $1,000 per day for refusing to answer grand jury questions. By the time she might be released in October 2020, she will be left owing the US government as much as $440,000. Convicted antiwar activist Jeremy Hammond, who provided intelligence documents to WikiLeaks, has been also brought to the same jail as Manning in order to coerce him into giving false testimony.

    The persecution of Assange, Manning and Hammond is intended to intimidate anyone who seeks to serve the working class majority by bringing into the light of day the criminality and abuses of the ruling capitalist class and its state apparatus. They are victims and prisoners of class war, which is why the fight to win their freedom cannot be achieved by appeals to the very organizations persecuting them, but only by mobilizing the immense strength of the American and international working class.

    Manning herself has passed through immense political experiences. In January 2018, she decided to run in the Democratic Party primaries for a US Senate seat in Maryland, finishing second out of eight candidates who competed for the nomination. By the end of her campaign, she had drawn important conclusions about the prospects for changing society through the existing parties and institutions.

    Manning said in a video address to an audience at the Sydney Opera House on September 2018: “After spending hours and hours knocking on doors and making phone calls, I’m convinced that the change people truly need goes beyond what our corrupt two-party system is willing to offer.”

    She made the following appeal: “There is no reform. The time for reforms was 40 years ago. There are large numbers of people who have no say or power. We have to start doing things ourselves. Everything we do is a political decision. Not doing something is also a political decision. We have to become involved.”

    Manning’s attitude toward the entire political establishment is the reason why the corporatist and militarist Democratic Party, trade union apparatus and “liberal” media have refused to give her any support since she was re-imprisoned. Her refusal to support the Democratic Party and her principled refusal to testify against Julian Assange are also why she has been largely abandoned by the middle-class pseudo-left in the US, which is preoccupied with promoting illusions in the campaign of establishment figures like Bernie Sanders.

    The immediate danger that US imperialism will launch a murderous assault on Iran, along with the descent toward war against nuclear-armed China and Russia, poses starkly the necessity for the development of a worldwide antiwar movement fighting to end the cause of war—the capitalist profit system and its division of the world into rival nation-states.

    An international antiwar movement can and must fight for the freedom of Assange, Manning and all others who have put their lives on the line to let the population know the truth. A political and industrial campaign must be developed in every workplace, neighborhood, university and school demanding their immediate release.

    The fight against war and in defense of Assange and Manning is inseparable from all the struggles of the working class for its fundamental democratic and social rights. Around the world, millions of workers have entered into the first stages of monumental battles.

    In the US, the first major national strike by General Motors autoworkers in 30 years is only the harbinger of a historic eruption of class struggle against decades of ever worsening social inequality, poverty and oppression under capitalism.

    This upsurge of the working class will provide the social basis for the fight to free Assange, Manning and all other class war prisoners. As they enter into discussions with workers in struggle all over the world, the World Socialist Web Site and the Socialist Equality Parties will seek to raise the broadest possible awareness of the fight to free Chelsea Manning and Julian Assange.

    https://www.wsws.org/en/articles/2019/09/21/pers-s21.html
    #prison #emprisonnement #Assange

  • Pour Julian Assange Monika Karbowska - Librairie-tropiques.over-blog.com - 14 Octobre 2019 La situation de Julian Assange, à la date du 10 octobre 2019
    http://www.librairie-tropiques.fr/2019/10/assange.html

    Pour Julian Assange et tous ceux qui osent affronter la "Bête".
    Depuis qu’il s’est avisé de révéler à la "communauté internationale" les turpitudes de toutes les classes dirigeantes qui la composent, et singulièrement ses prétendus "démocrates" donneurs de leçons, du genre de ceux qui ont dévasté le monde ces dernières années ( voir : "la stratégie du chaos" ), et non plus seulement les croquemitaines qui leurs servent commodément d’exutoire, Julian Assange n’est plus (du tout) en odeur de sainteté parmi les médias "de référence" et l’appareil idéologique qu’ils servent, de FOX News à France Television, en passant Le Monde, le New-York Times, Libération, CNN, Mediapart et le Figaro.
    
Désormais, les "lanceurs d’alerte" sont vivement incités à remiser leurs sifflets, sauf si c’est pour siffler la mi-temps et protéger l’appareil d’État en alimentant l’enfumage généralisé qui le pérennise (voir dernièrement à ce propos : Eleanor Goldfield ou le reportage de Vincent Lenormant sur les "démocrates radicaux" qui ont maintenant la faveur de cet appareil idéologique).

    Aujourd’hui au déni de justice, au droit bafoué, risque fort de s’ajouter un crime d’État, qui ne semble pourtant guère émouvoir notre (go)gauche morale et ses "intellectuels d’influence", et pas davantage les donneurs de leçon, ordinairement si prompts à farouchement dénoncer les atteintes aux droits de l’homme (et du citoyen)...

    En pratique...

    La situation de Julian Assange, à la date du 10 octobre 2019
    
Julian Assange n’est pas en bonne santé, son moral n’est pas bon.

    Il est détenu à Belmarsh dans une cellule individuelle dans l’unité médicale dont il ne sort qu’une heure ou deux par jour.

    Il peut recevoir des visites :
- il rencontre ses avocats plusieurs fois par semaine et a accès régulièrement à eux.
- il peut également recevoir des visites de ses proches trois fois par semaine.

    Les visites de ses avocats comme celles de ses proches sont en "principe" privées.

    Il peut recevoir du courrier et en reçoit beaucoup, mais tout est lu dans les 2 sens.
On peut lui écrire et il peut correspondre si on lui envoie une enveloppe timbrée
avec adresse du destinataire.

    Pour lui rendre visite :
    Julian doit d’abord en faire la demande
et inscrire le nom sur une liste de "visiteurs
Ensuite, il faut en faire la demande à la prison ;
cela peut prendre deux semaines pour obtenir l’autorisation de la prison.
La demande doit mentionner le nom du visiteur, sa date de naissance,
son numéro de téléphone, son adresse, deux preuves de résidence.
Et montrer sa carte d’identité ou son passeport le jour de la visite.
Donc :
1) lui écrire pour lui proposer de lui rendre visite
2) attendre sa réponse
3) celle-ci reçue, faire une demande de visite à la prison.

    Julian a accès depuis peu à un ordinateur fourni par la prison, mais pas à internet.
Julian a toujours son passeport australien et n’est donc pas apatride.

    Historique des faits.
    Julian Assange était détenu depuis le 11 avril (date de son arrestation) pour avoir violé les termes de sa mise en liberté sous caution lorsqu’il est allé se réfugier à l’Ambassade de l’Equateur en 2012. 

    Pour cette violation mineure il a avait été condamné à 50 semaines de réclusion, ce qui était pratiquement la peine maximale (1 an).
Ses avocats avaient fait appel contre cette condamnation, mais comme le tribunal a traîné pour nommer un juge pour entendre l’appel et que ce dernier étai hostile à Julian, ses avocats ont retiré leur appel.

    D’autant que, passé la moitié de cette peine, il devait être libéré pour bon comportement.

    Le 22 septembre dernier, le tribunal en a jugé autrement...

    Alors qu’il aurait du être libéré sous caution en attendant le déroulement de la procédure judiciaire relative à sa demande d’extradition, le juge a décidé de le maintenir en détention provisoire,
rejetant préemptivement la mise en liberté sous caution - avant même que Julian n’en ait fait la demande.

    Le juge a argué du fait que vu que Julian Assange avait violé les conditions de sa liberté sous caution en 2012 en se réfugiant à l’Ambassade d’Equateur, sa parole n’avait pas de valeur car s’il était libéré, il risquerait probablement de s’enfuir de nouveau.

    Le juge n’a envisagé aucune mesure alternative permettant à Julian Assange de recouvrer au moins une semi-liberté, confirmant le parti pris évident de la justice britannique dans son cas.

    Tous les documents personnels de Julian Assange, ont été saisis à l’ambassade par le gouvernement de l’équateur puis remis avec le département américain de la justice.
L’avocat de Julian Assange en Équateur a reçu fin septembre une notification officielle de la justice équatorienne l’informant que le gouvernement équatorien remettrait le contenu des ordinateurs de Julian
(saisis arbitrairement par l’Ambassade équatorienne lors de son arrestation) au ministère de la Justice des États-Unis le 2 octobre 2019.

    Ce fait est confirmé de source officielle équatorienne.
C’est une nouvelle violation flagrante de son droit à la vie privée
Articles

    12 de la Déclaration universelle ;
    17 de la Convention internationale sur les droits civils et politiques ;
    11 de la Convention interaméricaine sur les droits de l’homme,auxquelles est tenu l’Equateur, mais le gouvernement actuel, dans la main des Etats-Unis,n’en a cure.
    Les documents saisis contiennent tout ce dont disposait Julian Assange à l’Ambassade depuis 2012 (ordinateurs, disques durs, carnets de notes, manuscrits, y compris ses notes d’entretien avec ses avocats quant à la préparation de sa défense).

    Remettre ces documents au gouvernement qui le persécute et cherche à le juger revient à mettre Julian Assange à la merci de ses futurs juges.

    Au vu de la saisie des documents personnels de Julian Assange et leur mise
à la disposition de la justice américaine, sans aucune procédure pour ce faire,
le Rapporteur spécial sur la vie privée Joseph Cannataci est intervenu
plusieurs fois auprès des Equatoriens, en privé et publiquement,
pour leur demander de remettre ces documents à ses ayants droits.
Sans succès.

    Du côté des Nations Unies, les 4 rapporteurs spéciaux (experts indépendants) qui se sont prononcés sur le cas de Julian Assange poursuivent leurs efforts, dans le cadre limité qui est le leur :

    le Groupe de travail sur la détention arbitraire,qui continue de demander sa libération ;

    Le rapporteur spécial sur la torture (Nils Melzer)

    Le rapporteur spécial sur le droit à la vie privée (Joseph Cannataci)

    Le rapporteur spécial sur les défenseurs des droits de l’homme (Michel Forst)

    Leur action se poursuit sur trois niveaux :
    – niveau diplomatique : le Rapporteur Spécial sur la torture a écrit
aux gouvernements suédois, britannique, US et équatorien,
arguant du fait que leur action conjuguée,
publique et juridique constitue une forme de torture psychologique incompatible
avec leurs engagements internationaux en vertu des conventions ratifiées
(Convention sur les droits civils et politiques et convention contre la torture).

    La Suède, les Etats-Unis et l’Equateur ont répondu par écrit.
Le Royaume Uni vient finalement de répondre à l’intervention (la semaine dernière)
du Rapporteur Spécial sur la torture ;

    Les lettres du Rapporteur Spécial et les réponses des 3 gouvernements sont
publiques (elles deviennent publiques automatiquement après 60 jours).
Donc à ce jour les 4 gouvernements ont répondu et les lettres de Nils Melzer
et leurs réponses sont publiques.
    – niveau juridique à travers la défense organisée par Gareth Peirce.

    Toujours au niveau juridique, une injonction du droit international des droits de l’homme et du droit européen des droits de l’homme lors de la défense de Julian Assange est indispensable.
La question est comment y procéder de la manière la plus efficace.
    – au niveau public : le Rapporteur Spécial sur la torture continue de s’exprimer publiquement comme en témoignent ses interviews aux différents médias afin de maintenir une mobilisation publique.

    La première audience d’extradition serait prévue en février 2020.


    Quand le sort d’un homme se joue aux dés 
Julian Assange jugé le 11 octobre 2019
    WikiJustice Julian Assange - Vendredi 11 octobre 2019
    Monika Karbowska

    Comme le 20 septembre 2019 son nom figurait en premier des jugés pour être extradés, mais c’est parce qu’il commence à la lettre A et que la liste des 21 hommes, majoritairement Polonais et Roumains et d’une femme azerbaidjanaise, est alphabétique. A la Westminster Magistrate Court, ce 11 octobre 2019, le greffier et le secrétaire du greffe préparait la séance dans la petite salle numéro 3 alors que le public a vite rempli les dix chaises réservées derrière la vitre. Julian Assange figurait donc à la séance du jour parmi les migrants d’Europe de l’Est vivant en Grande Bretagne et réclamés par la justice de leur pays à grand renfort de Mandats d’Arrêt Européens. Comme sur la liste du 20 septembre, certains des prolétaires accusés de vols, escroqueries ou autre bagarres et délit de pauvres étaient aussi menacés d’être livrés aux USA. Et Julian Assange est sur la même liste. Etrange sensation de le savoir en compagnie du prolétariat européen le plus vulnérable, le moins conscient de ses droits, le moins politisé. Mais ce jour-là, après toutes les avanies de cette justice expéditive ou l’on juge les hommes en leur absence, les militants de l’Association Wikijustice, ne s’attendaient même pas à le voir comparaitre.

    Notre soucis était de savoir si un minimum de défense serai présent pour lui, contrairement au 20 septembre dernier. Les dix places du public ont été vite remplies par Wikijustice et par les membres du comité de soutien britannique. Andrej Hunko, député de die Linke, était également présent dans le public, lui le combattant de longue date pour la justice en Europe, notamment pour une enquête internationale indépendante sur l’assassinat de 100 personnes brulées vives dans la Maison des Syndicat à Odessa le 2 mai 2014 au cours du Maidan ukrainien. Les familles des autres prévenus ont du hélas se contenter de places debout. Malheureusement, pour leurs hommes comme pour Julian Assange, la justice britannique fut rapide, sèche et dénuée de la moindre analyse.

    Madame Emma Arbuthnot, juge et présidente du tribunal a pris place à l’estrade et nous nous sommes tous levés. Le greffier lui a présenté le plan de travail. Julian Assange figurait sur la liste comme le numéro 11, mais finalement c’est dans un ordre tout à fait différent que les « cas », les hommes, ont été présentés à la juge. Le secrétaire du greffe commença par le cas numéro 16, et après avoir dit son nom à haute voix, appela le prévenu polonais de la prison de Belmarsh après avoir actionné la vidéo. Sur l’écran apparait alors un gardien qui affirme que M. K. est trop malade pour comparaitre ce jour-là. Et c’est tout. Terrible justice dématérialisée ou l’étrange comparution en vidéo déporte le tribunal ipso facto en prison et nous ramène vers une forme d’ancien régime, tellement le détenu est devenu immatériel, caché, inaccessible.
    . . . . . . . . . . .
    Madame la juge se lève alors et nous nous levons car elle sort de la salle. Nous croyons à une pause et nous apprêtons à discuter de ce que nous avons vu. Mais le greffier annonce que le cas de Julian Assange est discuté. Nous nous levons car un autre juge, un homme de 45 ans, arrive. Et la sinistre farce politique peut commencer. La vidéo s’anime et Julian Assange apparait devant nos yeux. Il s’assied sur une chaise dans un espèce de box ou un petit local avec des cadres derrière lui comme des miroirs sans teints. Il parait amaigri, en s’asseyant il se crispe nerveusement sur la chaise, une jambe posée sur l’autre, les bras croisés, les mains cachées, repliées. Il porte une longue barbe et des cheveux longs gris et blancs, le même sweat-shirt bleu délavé et ce même pantalon gris que sur la vidéo de Wandsworth d’avril et fuitée en mai. J’ai l’impression qu’il a froid et il fait froid en cette matinée humide d’automne à Londres.

    Je ne peux m’empêcher de me demander si quelqu’un lui a quand même fourni des vêtements ou de l’argent pour en acheter à l’intérieur de la prison, des produits de première nécessité auxquels tout être humain a droit, même enfermé. Je me remémore mon voyage d’hier à la prison de Belmarsh ou les gardiens du « visitor center » ont refusé de certifier s’il avait bien reçu nos colis avec les chaussettes chaudes. C’est bouleversant de le voir ainsi et je pense alors que nos chaussettes envoyées ne sont pas superflues.

    Julian Assange dit juste une phrase, « Paul Julian Assange » et sa date de naissance. Puis il garde jusqu’au bout un air absent. Il est légèrement penché en avant, le regard fixant le sol, comme s’il refusait de participer à cette mascarade. Nous ne savons pas exactement ce qu’il peut voir de la salle, probablement uniquement son avocate, l’accusation au premier rang, le greffier et le juge. Nous ne le voyons pas en entier, la caméra le coupant à la taille. Justement son avocate, Gareth Peirce est là, arrivée à 10h mais absente de la salle pendant la présentation des autres cas. Elle dialogue avec le juge, cela dure quelques minutes. Il me frappe qu’elle ne regarde pas Julian Assange. Elle ne se tourne pas une seule fois vers la vidéo et il n’y a entre eux aucun regard ni signe de connivence. On a l’impression d’assister à une pièce de théâtre dont tous les acteurs connaissent le jeu, les ficelles du jeu et naturellement le dénouement de l’intrigue. Normal, ils se connaissent tous car ils jouent dans la même troupe du système judiciaire alors que nous assistons à la comédie humaine en spectateurs impuissants. Mais il s’agit d’un homme dont le sort se joue à pile ou à face… Nous comprenons que Gareth Peirce demande la comparution physique de Julian Assange au tribunal la semaine prochaine, le 21 octobre. Ce n’est pas une mauvaise idée, mais je pensais, suite à nos consultations juridiques avec les avocats spécialisés dans l’extradition, qu’à cette audience du 11 octobre seraient présentés les arguments de la défense et que le « management hearing » de la semaine suivante sert à lister les arguments des deux parties, défense et accusation. Puis le juge a 3 semaines pour trancher. Justement l’accusation est bien présente à l’audience en la personne d’une femme élégante qui parle en dernier, assise juste à côté de Gareth Peirce. Après l’audience elle m’explique qu’elle est la « request barrister », l’avocate de la « partie adverse », c’est-à-dire, me dit-elle, qu’elle défend les intérêts américains. Obligeamment elle me donne son nom,Clair Dobbin. Son CV fourni apparait immédiatement sur internet, et je remarque que ses bureaux d’avocat sont situés dans le même bâtiment que ceux de Matrix Chambers, le cabinet de barristers 1 dont l’un, Mark Summers, avait lu la fameuse lettre d’excuses de Julian Assange lors de l’audience du 2 mai.

    Le juge finit en demandant d’une voix forte à Gareth Peirce : pas « d’application » aujourd’hui ? Pas de requête, de demande de libération sous caution ? Non. Gareth Peirce, l’avocate de Julian Assange ne demande rien. Elle veut que tout se joue le 21 octobre. Son client fixe le sol de la prison et on ne sait s’il entend et comprend, ni s’il est d’accord. C’est fini. Le juge sort, nous nous levons et nous sortons dans le couloir ou se joue le reste de la comédie humaine et politique.

    Le 21 octobre ou le 18 octobre sont évoqués à l’audience. Nous savons maintenant qu’il faut nous précipiter au secrétariat du tribunal pour demander la confirmation des dates. Revenez demain, nous ne les avons pas encore dans l’ordinateur. Gareth Peirce reste un moment seule dans le couloir, à l’écart des Anglais des comités de soutien et des journalistes. Je me présente et je lui demande si je peux lui demander des explications. Elle commence à me parler, mais déjà le secrétaire du greffe la sollicite. Elle me propose de parler avec son assistante et le suit.

    Le 21 octobre une partie, ou tous les dés seront jetés.

    Que faire pour renforcer la défense de Julian Assange avant qu’il ne soit trop tard ?
    1- Dans le système anglais il existe une hiérarchie entre les avocats – les sollicitors sont les avocats en contact avec le clients qui peuvent plaider devant les tribunaux de première instance, les Magistrate Court. Mais pour aller à la Crown Court, tribunal de seconde instance il doivent louer les services d’avocats plus spécialisés, les barrister. Jennifer Robinson et Mark Summers ont été les barristers de Julian Assange alors que Gareth Peirce est son sollicitor.
    Monika Kabrowska

    Pour celles et ceux qui veulent écrire à la cour. Voici l’adresse, ainsi que le numéro de dossier de Julian Assange

    N°dossier European Arrest Warrant
AM 131226-10 :
N°dossier RCJ CO/1925/2011

    Mr/Mrs Président Magistrate of Westminster Court
181 Marylebone Road
London
    ECRIVEZ A JULIAN ASSANGE. WRITE TO JULIAN ASSANGE

    Julian Assange, éditeur de wikileaks. Participez à notre campagne de lettres de masse. Inondons la prison de Belmarsh de messages de soutien !

    Si vous pouvez joindre une photo d’actions ou le descriptif d’une action, ce n’est que mieux (une lettre envoyée à un parlementaire ou un ministre par exemple)
    Mr. Julian Assange (A 93 79 AY)
HMP Belmarsh
Western Way
London SE28 0EB
UK

    Il faut préciser son nom et son adresse complète au dos de l’enveloppe sinon le courrier n’est pas distribué.
Joindre enveloppes, papiers et timbres pour la réponse.

    Si le numéro d’écrou n’est pas mentionné, le courrier n’est pas distribué.
Pour ceux qui veulent s’inscrire pour téléphoner ou envoyer un mail, il faut s’inscrire sur ce site.
Le numéro d’écrou doit être mentionné sans espace : A9379AY
www.emailaprisoner.com

    Association WIKIJUSTICE JULIAN ASSANGE
    2 rue Frédéric Scheider, 75018 Paris
    Présidente Véronique Pidancet Barrière
    wikijusticejulianassange@gmail.com

     #assange #julian_assange #angleterre #prison #tribunal #justice #surveillance #nsa #etats-unis #en_vedette #activisme #usa #pouvoirs #politique #equateur #actualités_internationales #wikileaks #lanceurs_d'alerte #lanceur_d'alerte #répression #prison #prisons

  • Guardian accused of ‘vendetta’ for ignoring Chomsky’s Labour anti-Semitism comments — RT UK News
    https://www.rt.com/uk/463581-guardian-criticized-chomsky-silence

    The Guardian is coming under fire for not reporting on renowned intellectual Noam Chomsky’s comments on Labour’s anti-Semitism row, with social media users accusing the outlet of hypocrisy.

    Chomsky said that the allegations of anti-Semitism against party leader Jeremy Corbyn and MP Chris Williamson are a “disgrace” and an “insult to the memory” of Holocaust victims.

    The Guardian has in the past reported on many of Chomsky’s comments, but has chosen to ignore his latest take on a current issue, leaving many wondering if it is conveniently selective about which of his comments it deems newsworthy.

    Independent journalist Matt Kennard noted that RT, the Morning Star, and the Canary were the only news organizations to cover the esteemed intellectual’s remarks. “The mainstream media is running a campaign where contradictory information is just erased from record. The Guardian is at the forefront of this campaign,” he said.

    Numerous people questioned the Guardian’s silence on the issue, with some accusing it of “censorship by omission” and having a “vendetta” against Chomsky and Corbyn. Kennard also noted that Chomsky’s previous comments on Venezuela’s Hugo Chavez and the Palestinian Boycott Divestment and Sanctions movement, were reported by the newspaper.

    Social media users also asked why other media outlets like the BBC hadn’t covered Chomsky’s comments.

    La fabrique du consentement : vérification par l’absurde ! #chomsky #omerta

  • [CENSURE] Révéler la torture de #Julian_Assange, par Nils Melzer, rapporteur spécial de l’ONU sur la torture
    https://www.les-crises.fr/censure-reveler-la-torture-de-julian-assange-par-nils-melzer-rapporteur-s

    Par Nils Melzer, Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture à l’occasion de la Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture, 26 juin 2019 Je sais, vous pensez peut-être que je me fais des illusions. Comment la vie dans une ambassade avec un chat et un skateboard peut-elle être assimilée à […]

    #Libertés_Publiques #Libertés_Publiques,_Julian_Assange

  • Olivier Berruyer - 13 Juin 2019

    Le ministre anglais Sajid Javid vient d’approuver l’extradition du fondateur de WikiLeaks Julian Assange vers les États-Unis. C’est désormais aux tribunaux de décider de la marche à suivre, Il y a 19 ans, l’Angleterre refusait l’extradition de Pinochet pour motifs « humanitaires »

    #Source : https://twitter.com/OBerruyer/status/1139174509058101248

    https://www.les-crises.fr

    #Twitter #wikileaks #assange #julian_assange #etats-unis #angleterre #nsa #humanisme à géométrie variable #répression_-_prisons #humanitaire #prisons #répression

  • Andreï Makine : « Pour un grand prix international Julian-Assange »
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/280519/andrei-makine-pour-un-grand-prix-international-julian-assange

    L’écrivain Andreï Makine prend fait et cause pour Julian Assange. Au nom d’une circulation de l’information sans fard, capable d’arrêter le bras des puissances hégémoniques. #Entretien en forme de plaidoyer vibrant, audacieux, original.

    #Julian_Assange,_Andreï_Makine

  • Assange inculpé pour espionnage, danger majeur pour la liberté d’informer
    https://www.mediapart.fr/journal/international/240519/assange-inculpe-pour-espionnage-danger-majeur-pour-la-liberte-d-informer

    Le département de la justice américain vient de révéler 17 nouvelles charges contre Julian Assange. Le fondateur de WikiLeaks est inculpé au nom de la loi sur l’espionnage de 1917. Aux États-Unis, pays du sacro-saint premier amendement, jamais un éditeur n’avait été poursuivi pour ces motifs. Il s’agit d’une attaque en règle de l’administration Trump contre la liberté d’informer.

    #Analyse #Julian_Assange,_espionage,_WikiLeaks

  • Ola Bini, développeur de protocoles de #cryptographie et proche de #Julian_Assange a été arrêté dans la foulé de l’arrestation de celui-ci. Collaborateur de #WikiLeaks [il] a été inculpé, samedi 13 avril, en Équateur pour attaque de systèmes informatiques. Il est soupçonné par le gouvernement d’avoir participé à des activités de déstabilisation du régime.
    http://www.rfi.fr/ameriques/20190414-equateur-wikileaks-assange-arrestation-cadre-ola-bini-patino-correa

    Bini a été placé en détention préventive et ses comptes bancaires ont été gelés. Lors d’une rencontre avec la presse étrangère jeudi, la ministre de l’Intérieur, Maria Paula Romo, avait dénoncé sans donner de noms la présence d’un activiste de Wikileaks et de deux hackers russes, soupconnés de participer à un plan de « déstabilisation » du président Lenin Moreno.

    Son GitHub : https://github.com/olabini

    Who Is Ola Bini ? Swedish Developer Who Visited Assange Arrested In Ecuador
    https://talkingpointsmemo.com/news/who-is-ola-bini-swedish-programmer-who-visited-assange-arrested-i

    On Saturday, prosecutors said they intend to charge Bini for hacking-related crimes and had him ordered detained for up to 90 days while they compile evidence.

    The 36-year-old was arrested Thursday at the airport in the Ecuadorian capital of Quito as he prepared to board a flight to Japan. The arrest came just hours after Assange was evicted from the Ecuadorian Embassy in London. Bini was carrying at least 30 electronic storage devices.

    Voir aussi :

    My boyfriend and extremely talented open source programmer, Ola Bini (@olabini ) is retained. He is a humble, amazing and curious person. I have worked with him in several projects. Please, #freeolabini
    https://twitter.com/claucece/status/1117569977563996160

    .@olabini Ola Bini is a software developer with whom I have worked for 4 years~ now. He is excellent in all of his work and it is a person that works creating privacy enhancing tools, even in the development of OTR. He is arrested right now. Please, help him #FreeOlaBini
    https://twitter.com/claucece/status/1116973839265738752

    URGENT UPDATE: 90 days of pre-trial detention of Swedish citizen @olabini. Political persecution of a friend of #Assange. Friendship is not a crime. Knowledge is not a crime. Expertise is not a crime.
    https://twitter.com/avilarenata/status/1116960285749927936

    • Site pour la campagne de soutien à #Ola_Bini : https://freeolabini.org/fr

      Notre collègue et ami, Ola Bini, a été arrêté en tant que prisonnier politique par le gouvernement équatorien et a besoin de votre aide. Montrez votre soutien en promouvant et en participant à ces actions :
      1- Signe la lettre de solidarité de la communauté technologique : https://freeolabini.org/fr/statement
      2- Suit le compte @FreeOlaBini (https://twitter.com/FreeOlaBini), utilise le hashtag #FreeOlaBini et visite le site web, freeolabini.org pour te tenir informé des actualités
      3- Si tu souhaites participer plus activement et soutenir cette campagne avec des actions ou idées plus spécifiques, envoie-nous un email à : support@freeolabini.org
      4- Rejoins notre bulletin d’actualités : https://freeolabini.org/fr/subscribe

    • Lettre de solidarité pour la libération de Ola Bini - Ola Bini est un développeur, pas un criminel : https://freeolabini.org/fr/statement

      En tant que technologues, développeurs de logiciels libres et open source, et en tant que personnes et organisations œuvrant pour la protection de la sécurité sur Internet, nous voulons dénoncer énergiquement la détention de Ola Bini. Ola Bini est un expert en matière de cybersécurité, consultant spécialiste de la protection de la vie privée sur Internet, il contribue au développement et à la défense de l’Open Source et il est défenseur des droits numériques. Nous considérons sa détention préventive comme arbitraire et comme une attaque contre toute notre communauté, et donc contre nous-mêmes.

      /.../

      Ola Bini est un expert en cybersécurité, consultant en protection des données personnelles dans le domaine de l’Open Source ainsi qu’un défenseur reconnu des droits numériques. Il est citoyen suédois et réside en Equateur avec un permis valable pour 6 ans. Il vit en Equateur parce que c’est un pays qu’il aime et dans lequel il a construit sa vie. Ola a été développeur toute sa vie, depuis l’âge de 8 ans. Son travail est prolifique : il a collaboré et collabore à une longue liste de projets, parmi lesquels (nous souhaitons souligner par l’importance de ses contributions) OTR version 4 et JRuby. Il est aussi membre du conseil qui mène le projet européen phare DECODE (avec le numéro de subvention 732546) sur la cryptographie avancée et la confidentialité de la vie privée dès la conception (privacy-by-design). La communauté considère sa détention comme un obstacle important et négatif aux projets avec lesquels il collabore.

      /.../

      Défendre le droit à la vie privée n’est pas un crime. Défendre le droit aux logiciels libres et ouverts n’est pas un crime. Ola consacre sa vie à la liberté de tous. Maintenant, c’est à notre tour de lutter pour la liberté d’Ola.
      Nous le voulons en sécurité, nous le voulons de retour parmi nous, nous le voulons libre !
      #FreeOlaBini
      S’il te plaît, ajoute ton organisation ou toi-même à cette déclaration de support en envoyant un courrier électronique à : signatures@freeolabini.org

    • Déclaration d’Ola Bini suite à son arrestation arbitraire depuis la prison de El Inca, en Équateur :
      https://freeolabini.org/fr/statement-from-ola

      Tout d’abord, je tiens à remercier toutes les personnes qui me soutiennent. On m’a parlé de l’attention que cette affaire a suscité dans le monde entier et c’est quelque chose j’apprécie plus que ce que je ne sais exprimer avec mes paroles. À ma famille, mes amis, à tous ceux qui sont proches, je vous envoie tout mon amour. Je vous ai toujours dans mes pensées.

      Je crois fermement au droit à la vie privée. Sans vie privée, il n’y a pas d’agence et sans agence, nous sommes des esclaves. C’est pourquoi j’ai consacré ma vie à cette lutte. La surveillance est une menace pour nous tous. Ça doit s’arrêter.

      Les leaders du monde mènent une guerre contre le savoir. L’affaire contre moi est basée sur les livres que j’ai lus et sur la technologie dont je dispose. C’est un crime seulement depuis une pensée orwellienne. Nous ne pouvons pas laisser cela arriver. Le monde va fermer de plus en plus autour de nous jusqu’à ce qu’il ne nous reste plus rien. Si l’Équateur peut le faire, d’autres le peuvent aussi. Nous devons arrêter cela avant qu’il ne soit trop tard.

      J’ai confiance en qu’il sera évident que cette affaire ne peut pas être justifiée et va donc s’effondrer.

      Je ne peux pas m’empêcher de dire quelque chose sur le système pénal équatorien. Je suis détenu dans les meilleures conditions et pourtant c’est terrible. Une réforme sérieuse est nécessaire. Mes pensées vont à tous les prisonniers en Équateur.

      Ola Bini

      (j’ai l’impression que certains passages sont mal traduits...)

    • apparemment, l’original est en anglais (il n’y a pas actuellement de version suédoise).

      1. First, I want to thank all my supporters out there. I’ve been told about the attention this case is getting from all the world, and I appreciate it more than I can say. To my friends, family and nearest ones: all my love - you’re constantly in my thoughts.

      2. I believe strongly in the right to privacy. Without privacy, we can’t have agency, and without agency we are slaves. That’s why I have dedicated my life to this struggle. Surveillance is a threat to us all, we must stop it.

      3. The leaders of the world are waging a war against knowledge. The case against me is based on the books I’ve read and the technology I have. This is Orwellian - ThoughtCrime. We can’t let this happen. The world will close in closer and closer on us, until we have nothing left. If Ecuador can do this, so can others. We have to stop this idea now, before it’s too late.

      4. I’m confident it will be obvious that there’s no substance to this case, and that it will collapse into nothing.

      5. I can’t avoid saying a word about the Ecuadorian penal system. I’m being held under the best circumstances and it’s still despicable. There needs to be serious reform. My thoughts go out to all fellow inmates in Ecuador.

      Ola Bini

      Oui, il y a un gros problème de traduction sur agency, ici je pense au sens de possibilité d’agir, capacité d’agir.

      Et moins problématique pour le sens, sur le ThoughtCrime, " C’est un crime de pensée (au sens de la Police de la Pensée) orwellien(ne).

  • The Twitter Smearing of Corbyn and Assange
    https://consortiumnews.com/2019/01/14/the-twitter-smearing-of-corbyn-and-assange

    Analysis of 11 of these individuals has been undertaken to assess to what extent their tweets have linked Corbyn unfairly (for a definition see below) to Russia. The results show two things:

    – first, the smearing of Corbyn about Russia is more extensive than has been revealed so far;

    – second, many of the same individuals have also been attacking a second target – Julian Assange, trying to also falsely link him to the Kremlin.

    Many of these 11 individuals are associated with The Times and The Guardian in the U.K. and the Atlantic Council in the U.S. The research does not show, however, that these tweets are associated with the Integrity Initiative (see further below).