• Le #populisme à l’assaut de la gouvernance mondiale
    https://laviedesidees.fr/Le-populisme-a-l-assaut-de-la-gouvernance-mondiale

    Le multilatéralisme est devenu la cible de nombreux leaders populistes visant à en saper les fondements. Quelle est la spécificité de ces attaques populistes et les institutions de la gouvernance mondiale sont-elles en mesure d’y résister ?

    #International #justice_internationale #coopération_internationale
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20260513_marieke.pdf

  • Le juge de Nuremberg
    https://laviedesidees.fr/Beauvallet-Ternon-Jackson-Faire-campagne-pour-la-justice

    Avocat du New Deal, ministre de la Justice sous Roosevelt et membre de la Cour Suprême, Robert Jackson fut aussi l’un des acteurs centraux des procès contre les nazis. Son parcours rappelle qu’en des temps pas si éloignés les #États-Unis jouaient un rôle essentiel dans la #justice_internationale.

    #Histoire #ségrégation
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20260424_jugedenuremberg_zarifian.pdf

  • Les limites de la #justice_internationale
    https://laviedesidees.fr/Philippe-Sands-38-rue-de-Londres

    En croisant les destins du dictateur chilien Augusto Pinochet et du criminel nazi Walther Rauff, Philippe Sands transforme une affaire judiciaire en enquête morale sur les limites de la justice internationale.

    #International #Amérique_latine #tribunal_international #Chili #dictature
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20260319_pinochetjusticeinternationale.pdf

  • Le #Tribunal_de_Nuremberg est-il encore une référence pour l’Ukraine, Gaza ou la RDC ?

    En 1945, à Nuremberg, de hauts responsables nazis étaient jugés pour crime de guerre et crime contre l’humanité… 80 ans après ce procès historique, comment s’inspirer de ce tribunal fondateur de la justice internationale pour en finir avec l’impunité dans les conflits armés en #Ukraine, à #Gaza ou encore en #RDC ?
    Le 20 novembre 1945 s’ouvrait à Nuremberg, en Allemagne, le plus grand procès de l’histoire. D’un commun accord, la France, les États-Unis, l’Union soviétique et le Royaume-Uni affirmaient leur volonté de juger vingt-deux dignitaires nazis, chefs militaires ou hauts fonctionnaires, tous accusés de crimes de guerre ou de #crimes_contre_l'humanité.

    Mais pourquoi invoquer Nuremberg lorsque l’on réclame la fin de l’impunité ? Le président ukrainien Volodymyr Zelensky l’a fait pour son pays l’Ukraine en interpellant le peuple russe dès le 4 avril 2022, suite à l’invasion russe du 24 Février :

    « Le moment viendra où chaque Russe apprendra toute la vérité sur ceux de ses concitoyens qui ont tué. Qui a donné des ordres. Qui a fermé les yeux sur ces meurtres. Nous allons établir tout cela. Et le faire connaitre dans le monde entier. Nous sommes maintenant en 2022. Et nous avons beaucoup plus d’outils que ceux qui ont poursuivi les nazis après la Seconde Guerre mondiale. »

    Et le docteur #Mukwege, prix Nobel de la paix a explicitement fait référence à Nuremberg, en octobre 2024, lors d’un passage à l’Université de Strasbourg en France :

    « Les Congolaises et les Congolais ont aussi droit à leur Nuremberg. Telle est la raison pour laquelle nous plaidons aux côtés des victimes et des survivant.es pour l’établissement d’un Tribunal international pénal pour le Congo et/ou des chambres spécialisées mixtes. »

    Un Nuremberg pour l’Ukraine, Gaza ou la RDC est-il possible ?

    Une enquête signée Clémentine Méténier avec #William_Schabbas, professeur de droit pénal international et des droits de l’homme à Londres, Université de Middlesex, Leyden et Sciences Po ; Christian Delage, historien et cinéaste, réalisateur du film historique « Nuremberg, les nazis face à leur crime » ; Thierry Cruvellier, rédacteur en chef du site Justice Info ; Rafaëlle, professeure de droit international à l’Université Paris Saclay et travaille sur la justice pénale internationale, précisément sur la notion de génocide. Reagan Miviri, avocat au Barreau de Goma dans le Nord-Kivu, il travaille au sein de Ebuteli l’Institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence.

    Le 20 novembre 2025 marque le 80è anniversaire de l’ouverture, à Nuremberg, du procès des grands criminels #nazis, où, pour la première fois, des responsables politiques et militaires de haut niveau – accusés des crimes de conspiracy (complot), crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre l’humanité – étaient traduits devant une cour internationale, composée des principales forces alliées victorieuses de l’Allemagne nazie. Pour le procureur général Robert H. Jackson, il s’agissait de construire un « procès documentaire », où, en raison des crimes considérables commis par les nazis, notamment leur politique d’extermination des Juifs d’Europe, il était nécessaire de faire reposer l’accusation sur des preuves irréfutables, pour éviter qu’à l’avenir leur réalité fasse l’objet d’une négation. Contre toute attente, les images allaient jouer un rôle majeur pour confronter les nazis à leurs propres crimes.

    La journée de colloque s’interrogera sur l’héritage des « principes de Nuremberg » depuis les années 1990, grâce au développement d’une justice internationale fondée sur des tribunaux ad hoc (du Rwanda à la Centrafrique) et des cours permanentes (Cour pénale internationale, Cour internationale de justice), appelées à statuer en particulier sur le risque potentiel ou la commission de génocides. Or, la collecte de preuves qui s’inspire de la jurisprudence de Nuremberg est forte des nouveaux outils mis en place par les autorités judiciaires, en collaboration avec des ONG et des applications en open source qui en garantissent la fiabilité. Pour la première fois dans l’histoire, en Europe comme au Proche-Orient, la fabrique du dossier probatoire se déroule en co‑construction avec la société civile, en flux tendu et en temps réel.

    https://www.rfi.fr/fr/podcasts/la-marche-du-monde/20251122-le-tribunal-de-nuremberg-est-il-encore-une-r%C3%A9f%C3%A9rence-pour-l-u
    #nazisme

    #justice #guerres #seconde_guerre_mondiale #WWII #justice_internationale #procès #crime_d'agression #crime_contre_la_paix #images #images_comme_preuve #preuves #protocole_de_preuves #justice_pénale_internationale #impunité #vérité #esprit_de_justice #Eyal_Weizman #architecture_forensique
    #podcast #audio

    • #Dan_Kiley

      Daniel Urban Kiley (2 septembre 1912 – 21 février 2004) est un important paysagiste américain du style moderne.

      C’est lui qui a conçu l’aménagement des salles du palais de justice de Nuremberg, pour le Procès de l’après-guerre.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Dan_Kiley
      #architecture #tribunal

    • Le procès de Nuremberg, les nazis face à leurs crimes. Un #film de #Christian_Delage
      https://www.youtube.com/watch?v=uK7JvNFCJTI

      Nuremberg, 20 novembre 1945. Dans une ville encore en ruine, s’ouvre le procès des criminels nazis. États-Unis, France, Grande-Bretagne et Union soviétique sont réunis pour rendre une justice exemplaire aux motifs de crimes contre la paix et, pour la première fois dans l’histoire, de « crimes contre l’humanité ».

      Nuremberg, 20 novembre 1945. Dans une ville encore en ruine, six mois à peine après la capitulation allemande, s’ouvre le procès des criminels nazis. États-Unis, France, Grande-Bretagne et Union soviétique sont réunis pour rendre une justice exemplaire aux motifs de crimes contre la paix et, pour la première fois dans l’histoire, de « crimes contre l’humanité ».

      Sur le banc des accusés, 21 des plus hauts dignitaires nazis, parmi lesquels Hermann Göring, Rudolph Hess, Joachim von Ribbentrop et Wilhelm Keitel. Tous plaident non coupable. Pourtant, les « atrocités » commises sont immenses. Pour preuve, les films tournés à la libération des camps et qui, fait inédit, seront projetées au tribunal. Présentation des preuves à charge, confrontations, témoignages des bourreaux et des victimes se succèdent.

      Après dix mois d’audiences, le verdict est rendu : 12 condamnation à mort dont une par contumace, 7 peines d’emprisonnement et 3 acquittements. Ainsi s’achève le procès qui a ouvert la voie à la création d’une justice internationale.

      Le documentaire de Christian Delage évoque autant le procès lui-même que ses enjeux, la manière dont il est perçu par l’opinion ou encore la recherche des archives filmées de la guerre. Des témoignages d’acteurs de l’époque viennent enrichir le montage d’archives restaurées qui offre un point de vue inédit sur ce procès fondateur pour le droit international.

      https://www.fondationshoah.org/memoire/le-proces-de-nuremberg-les-nazis-face-leurs-crimes-un-film-de-christ

    • Nuremberg : « Les juges ne sont plus au centre, car c’est l’écran qui s’y trouve »

      Il y a 80 ans, le 20 novembre 1945, s’ouvrait le procès de Nuremberg. L’historien et réalisateur français Christian Delage revient sur un héritage spécifique de ce premier grand tribunal international : la double innovation du filmage du procès et de l’image comme preuve au procès. Et comment les Ukrainiens déclarent s’inspirer de sa jurisprudence en la matière.

      JUSTICE INFO : Qu’est-ce qui a poussé l’historien et cinéaste que vous êtes à vous intéresser à l’usage de l’image au tribunal de Nuremberg ?

      CHRISTIAN DELAGE : Je savais que des images avaient été montrées au procès des dignitaires nazis, mais je ne m’étais pas engagé dans une recherche documentée sur ce sujet. J’ai commencé à le faire au début des années 2000, en me rendant aux archives nationales à Washington DC. J’en ai tiré un premier article, « L’image comme preuve : l’expérience du procès de Nuremberg », ce qui m’a aidé à obtenir une bourse de recherche Fulbright pour pouvoir séjourner longuement aux États-Unis. J’ai alors enquêté sur la manière dont les Alliés, pendant l’été 1945, ont rassemblé un ensemble de documents, majoritairement scripturaires, pour fonder l’accusation contre les dignitaires nazis, sur des qualifications pénales de crime contre la paix/crime d’agression, crime de guerre, crime contre l’humanité et plan concerté pour commettre ces crimes. La masse des archives rassemblées en Europe par l’équipe du procureur général, Robert H. Jackson, est d’autant plus impressionnante quand on mesure le temps dont les envoyés spéciaux ont disposé pour nourrir les chefs d’accusation en pièces à conviction. C’est dans un tel contexte documentaire que Jackson prend deux initiatives inattendues : présenter des images comme preuve à l’audience, et filmer les sessions du procès pour le constituer en archive historique.

      Est-ce la première fois que l’image entre dans le prétoire et en quoi cela a-t-il affecté la procédure judiciaire ?

      Aux États-Unis, il y avait déjà eu des procès au civil qui avaient recouru à la photographie puis à l’image animée comme preuve. Les Alliés considéraient également que l’image pouvait jouer un rôle dans la confrontation des Allemands aux crimes commis par les nazis, pour ceux et celles qui n’étaient pas dans le voisinage des camps de concentration. Seront ainsi montrées pendant le procès des images d’actualités provenant des nazis eux-mêmes, sous la forme d’un montage de plusieurs heures réalisé par l’équipe de John Ford et intitulé The Nazi Plan, ainsi que quelques images-trophées des persécutions contre les juifs, ainsi que les documentaires américain et soviétique sur la libération des camps.

      Afin de projeter ces images dans le prétoire, il a fallu modifier, lors du réaménagement du tribunal de Nuremberg par l’architecte américain Dan Kiley, la scénographie coutumière d’un procès. Les juges ne sont plus au centre, car c’est l’écran qui s’y trouve, lui donnant ainsi symboliquement un rôle de tiers. Il s’agissait de confronter les nazis à leurs propres crimes et de surprendre leurs réactions pendant la projection, par l’Accusation américaine, du film Les Camps de concentration nazis, le 29 novembre 1945, en disposant une rampe de néons au-dessus de leurs bancs pour voir leurs visages.

      Qui est en charge de filmer le procès ?

      Dans l’un de mes films, De Hollywood à Nuremberg. John Ford, Samuel Fuller, George Stevens, je fais lire la lettre qu’envoie Ray Kellogg à Ford, dont il était le bras droit. Il lui raconte que « c’est la bonne vieille armée » (le Signal Corps, en charge des transmissions) qui s’occupe – et mal – des préparatifs du filmage. Mais c’est bien la Field Photographic Branch, l’équipe spéciale pilotée par Ford pour filmer la guerre depuis 1942, qui a été chargée en juin 1945 de réaliser un court-métrage présentant l’enjeu du procès (That Justice Be Done, Que justice soit faite), le montage du documentaire sur les camps et la préparation du filmage des audiences. Kellogg a participé à la construction de la cabine de projection. Les opérateurs avaient pour consigne de rendre les emplacements de caméras discrets pour ne pas perturber la sérénité des débats, une contrainte que l’on retrouvera plus tard pour le procès Eichmann [en Israël, en 1961] et les procès de Klaus Barbie et Paul Touvier [en France, en 1987 et 1994]. Il faut préciser que les Soviétiques ont également participé au filmage, en présence de Roman Karmen.

      Vous dites que le tournage du procès a commencé dès le début mais il semble qu’il a été très peu filmé, puisque l’on ne dispose aujourd’hui que d’une trentaine d’heures d’enregistrement. Pourquoi si peu ?

      Comme ce ne sont pas les professionnels formés par Ford qui ont été chargés du filmage, les cameramen étaient peu expérimentés. D’une part, les caméras 35 mm utilisées étaient chargées avec des bobines qui n’excédaient pas 13 minutes. D’autre part, il n’est pas facile de rendre par l’image la dynamique de la confrontation des parties aux procès. Ce ne sont donc que certains moments qui ont été tournés. Malheureusement, parfois, une phrase est coupée au milieu. Lorsque, avec ma collègue Caroline Moine, nous avons préparé mon film « Nuremberg, les nazis face à leur crime », nous avons bénéficié du transfert numérique que venait de faire le Musée de l’Holocauste, à Washington. Mais il a fallu mettre bout à bout et dans l’ordre chronologique l’ensemble des rushes, en les légendant. Ce travail a pris deux mois mais nous avons ainsi créé une archive d’ensemble du procès que nous avons déposée au Mémorial de la Shoah, à Paris, et au Musée de l’Holocauste, à Washington.

      Est-ce que l’héritage de ce travail a marqué les expériences suivantes, pour le procès Eichmann tout d’abord, puis pour les tribunaux internationaux contemporains dans les années 90 ?

      De tous les procès qui ont été filmés depuis Nuremberg, le procès Eichmann est celui qui l’a été le mieux. La captation était d’ailleurs retransmise dans une salle de 500 places, proche du tribunal, et des extraits étaient cédés chaque semaine pour être exploités par les télévisions du monde entier. L’avocat d’Eichmann, Robert Servatius, a tenté de s’opposer au filmage, sans succès, en avançant deux arguments : « Le fait de savoir que les délibérations sont enregistrées pour la télévision et le cinéma peut conduire les témoins à ne pas fournir leurs preuves de manière sincère, d’une part parce qu’ils peuvent ressentir la crainte que leur déposition télévisée est regardée en dehors de la salle d’audience, et d’autre part à cause d’un désir de composer devant un public mondial » ; « Les enregistrements télévisés sont susceptibles de conduire à une présentation déformée des audiences, par exemple en omettant les arguments de la défense ». Les juges y ont opposé une fin de non-recevoir, argumentant à leur tour sur la pertinence du dispositif et son absence d’effet négatif sur les témoins ou sur l’audience.

      Concernant les tribunaux internationaux mis en place pour juger les crimes commis en ex-Yougoslavie et au Rwanda [TPIY, à partir de 1993 et TPIR à partir de 1994], ils ont été filmés mais avec cette nouveauté qu’il n’y a plus de réalisateur, seulement un régisseur employé par le service audiovisuel du tribunal qui pilote des caméras automatisées.

      Quant aux images présentées comme preuves, le TPIR n’en a disposé que de très peu, le génocide s’étant déroulé loin des caméras. En revanche, pour l’ex-Yougoslavie, il y beaucoup d’images, en particulier celles tournées par un groupe paramilitaire serbe, actuellement analysées par Ninon Maillard, qui pilote un groupe de recherche, ProFil, « La Fabrique du procès filmé », et enquête depuis plusieurs années sur cette vidéo dite des « Scorpions », une vidéo-trophée qui a fait l’objet d’intenses débats à l’audience.

      En France, le seul procès bien filmé a été celui de Paul Touvier, ancien milicien de Vichy, accusé de complicité de crimes contre l’humanité pour l’exécution de sept juifs en représailles à l’assassinat d’un propagandiste. Ce procès a contribué à la réflexion sur la responsabilité de l’État français sous l’Occupation. C’est le dernier qui est filmé en présence d’opérateurs dans la salle, sous contrôle d’un réalisateur expérimenté et conscient des enjeux mémoriaux et historiques, Guy Saguez. À partir du procès Papon [en 1997] les caméras sont déjà installées dans les prétoires et pilotées par un joystick dans un studio. Le plus souvent, les captations filmées servent pour la retransmission externe des audiences, quand la salle du tribunal n’est pas assez grande pour accueillir ceux et celles qui veulent venir y assister.

      Plus récemment, concernant les grands procès contemporains comme ceux des attentats de janvier et novembre 2015 [attentats terroristes en France], c’est un peu différent. Les parties civiles ont pu écouter à distance les débats, dont la captation filmée était retransmise dans des salles réservées à la presse et aux chercheurs. L’enjeu sociétal était très important, comme Martine Sin Blima-Barru et moi-même l’avons souligné dans l’exposition Filmer les procès.

      Cette exigence de filmer n’est cependant jamais première pour les magistrats. Ce n’est pas leur culture ni leur préoccupation, car ils ont d’abord à juger des accusés, mais c’est aussi une question de génération. Les jeunes magistrats et avocats sont mieux préparés et plus informés des attendus du filmage des audiences, et de l’importance de l’image-preuve.

      Les procès qui ont été filmés constituent une archive de grande ampleur, dont l’accès paraît cependant très limité.

      Pour l’instant, en France, ce sont des chercheurs et bientôt des réalisateurs – sous réserve d’en avoir l’autorisation – qui peuvent consulter ces images, parce que le grand public ne peut pas y accéder avant 50 ans, mais cette contrainte est la même pour toutes les archives. Cependant, il y a bien une contradiction entre l’enjeu que j’ai souligné, celui de garder une trace intégrale d’un procès à caractère historique, et la norme de conservation et de communication des archives nationales. La publicité des débats se heurte ici au respect de l’intimité des personnes.
      Le 4 avril 2022, cinq semaines après l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe, le président Zelensky fait allusion à un « Nuremberg pour l’Ukraine » et déclare : « Le moment viendra où chaque Russe apprendra toute la vérité sur ceux de ses concitoyens qui ont tué. Et le faire connaître dans le monde entier. Nous sommes maintenant en 2022. Et nous avons beaucoup plus d’outils que ceux qui ont poursuivi les nazis après la Seconde Guerre mondiale. » De quels nouveaux outils parle-t-il ?

      Il parle essentiellement d’outils visuels. Comment les Ukrainiens ont-ils pu se convaincre matériellement, concrètement, de l’invasion dont ils allaient être victimes ? Par les premières images américaines du satellite Maxar, qui montraient cet incroyable convoi qui avançait extrêmement lentement, depuis la Biélorussie, et dont on a compris qu’il avançait vers Kyiv. Les images satellites, ce sont aussi celles qu’Elon Musk a permis aux Ukrainiens d’utiliser.

      Ensuite, il y a les drones. Je crois que tout le monde aujourd’hui a compris qu’ils avaient plusieurs fonctions. Une fonction de surveillance : dans une tranchée, les Ukrainiens utilisent des drones pour anticiper les mouvements et les opérations de l’ennemi en surface. Une fonction criminelle, puisque ce sont des armes utilisées au quotidien et visant parfois précisément des personnes civiles. Une véritable course aux drones s’est mise en place dans cette guerre.

      Enfin, il y a bien sûr les téléphones portables, massivement utilisés par les citoyens. 20 millions d’Ukrainiens utilisent ainsi une application multifonctions, DIIA, sur laquelle ils peuvent faire des démarches administratives, mais aussi alerter une instance proche de l’État-major ukrainien de l’approche d’un soldat ennemi sur le territoire, d’un bombardement, d’un crime qui vient d’être commis, ou d’une nécessité d’envoyer immédiatement des secours sur place.

      Sur le plan judiciaire, le procureur général ukrainien a ouvert des enquêtes très rapidement, en parallèle de celles de la Cour pénale internationale, et avec le concours d’ONG, comme le Centre pour les libertés civiles, prix Nobel de la paix en 2022, ou de plateformes numériques d’enquête, comme Bellingcat, Eyewitness, Truepic. Ces structures ont déjà travaillé sur d’autres terrains de conflits, en Syrie, en Irak, en Tchétchénie. Bellingcat, en particulier, a une très forte expertise et sait réagir très vite : sa première enquête arrive tout de suite après la découverte des massacres de Boutcha [près de Kyiv], et c’est une enquête extrêmement solide.

      Dans votre livre Filmer, juger. De la Seconde Guerre mondiale à l’invasion de l’Ukraine, vous parlez justement d’un « protocole de preuves » qui a commencé dès le début de la guerre en Ukraine. Ces images pourraient-elles servir de preuves si demain un grand procès international s’ouvrait contre l’envahisseur russe ?

      Ce qui est très étonnant en Ukraine est la rapidité et la qualité du travail d’enquête mené. La difficulté maintenant repose sur le fait de croiser toutes ces sources pour que ce soit plus lisible et plus facile à conserver et à utiliser, le moment venu, dans un dossier judiciaire. Les applications dont j’ai parlé permettent d’authentifier les images envoyées par les citoyens, de vérifier leur légendage – le lieu, l’heure, la personne présente, la nature de l’événement, etc. – mais aussi de les conserver de manière pérenne et de les classer pour que ce soit utilisable. Donc tous ces travaux sont faits à plusieurs échelles, nationale et internationale.

      La valeur probatoire de l’image ne se construit que dans le cadre de la confrontation judiciaire. À Nuremberg, à Jérusalem, les images des violences extrêmes perpétrées par les nazis provoquaient surtout un effet de sidération. Aujourd’hui, leur viralité se déploie en amont du procès, dont le rôle est alors de les mettre à distance, de les contextualiser. C’est une responsabilité majeure.

      https://www.justiceinfo.net/fr/152468-nuremberg-les-juges-ne-sont-plus-au-centre-car-cest-lecran-qui-s

    • Filmer, juger. De la Seconde Guerre mondiale à l’invasion de l’Ukraine

      En avril 2022, le président ukrainien Zelensky se rend à Boutcha pour attester, par sa présence, les crimes de guerre commis par l’armée russe. Il annonce qu’il disposera, pour les prouver, de « bien plus d’outils que ceux qui ont poursuivi les nazis après la Seconde Guerre mondiale ». En 1945, à Nuremberg, la documentation filmée des « atrocités » avait été déterminante dans la confrontation des nazis à leurs crimes. Depuis, l’instance judiciaire s’est familiarisée avec ce type de pièces à conviction, même si la projection d’images est l’objet de débats. Celui qui filme doit-il respecter certaines règles s’il veut faire preuve ? Un témoignage filmé vaut-il un récit sous serment, fait à la barre d’un tribunal ? Qu’en est-il du statut de vérité des images ? Autant de questions qui ont trouvé à s’illustrer à la Cour pénale internationale de La Haye ou aux États-Unis lors des jugements des violences commises par la police.

      Une forme partagée d’attestation, commune aux démocraties, s’élabore ainsi, sous la forme d’archives qui offrent un appareil à la fois documentaire et critique pour l’écriture d’une histoire immédiate du temps présent.

      https://www.gallimard.fr/catalogue/filmer-juger/9782072996986

  • Les leçons de Srebrenica, par Philippe Descamps (Le Monde diplomatique, janvier 2025)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2025/01/DESCAMPS/67958

    Il y a trente ans, plusieurs milliers d’hommes de la ville de Srebrenica étaient tués par les forces paramilitaires serbes parce qu’ils appartenaient à la communauté musulmane, alors que la guerre ravageait la Bosnie-Herzégovine. Dans une résolution adoptée en 2024, l’Assemblée générale des Nations unies a désigné le 11 juillet journée internationale de réflexion et de commémoration de ce #génocide, reconnu comme tel par la Cour internationale de justice et le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie. La qualification juridique de ces massacres éclaire ce qui pourrait advenir des crimes commis par Israël à Gaza depuis le 7 octobre 2023.

    #justice_internationale #Bosnie_Herzégovine #TPIY #crimes_de_guerre

    • « Ce que le gouvernement présente comme une modernisation et une intégration rapide au marché mondial cache un réseau dense de corruption, la vente de ressources nationales à des investisseurs étrangers dans des conditions douteuses, la disparition progressive des médias d’opposition et même des décès suspects d’opposants — tout cela se produit d’une manière éhontée qui démontre le mépris flagrant du gouvernement pour la décence élémentaire. La situation est bien pire aujourd’hui que pendant les pires années du régime Milošević. »

      Slavoj Žižek, philosophe slovène, Danas, Belgrade, 8 février 2025.
      https://www.monde-diplomatique.fr/telex/2025-07-Le-soulevement-serbe
      #Serbie #Belgrade #lithium

  • L’art au renfort de la justice
    https://laviedesidees.fr/L-art-au-renfort-de-la-justice

    Lors de tout procès qui se tient à la Cour Pénale Internationale, les juges traitent des centaines d’éléments de preuve afin de rendre leur verdict. Les œuvres-outils tranchent dans la masse des données et offrent un raccourci artistique et visuel indispensable à l’administration de la justice.

    #International #Arts #sociologie #poésie #justice_internationale #art_contemporain
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20241227_muzungu_docm.pdf

  • Le torture in Libia davanti ai tribunali italiani

    Le gravi violazioni dei diritti umani da tempo perpetrate nei confronti di migranti in Libia rendono sempre più urgente la riflessione sul ruolo della giustizia penale internazionale, in particolare della Corte Penale Internazionale.Secondo recenti Comunicazioni inviate al Procuratore della Corte Penale Internazionale da parte di alcune organizzazioni non governative, i crimini commessi nei centri di detenzione libici e lungo la rotta del Mediterraneo centrale potrebbero configurare crimini internazionali.Sebbene i risultati ottenuti siano finora limitati, ciò non implica una paralisi del sistema della giustizia penale internazionale. Un ruolo decisivo è affidato ai tribunali nazionali, come quelli italiani, che tuttavia si confrontano con le lacune e i limiti del proprio ordinamento giuridico.Claudia Biffali (Università degli Studi della Campania “Luigi Vanvitelli”) ne discute con Piergiorgio Weiss ed Ettore Zanoni, entrambi avvocati che si sono occupati di crimini contro migranti in Libia (Episodio registrato il 27 novembre 2024).

    FONTI:

    - La voce dell’inserto audio è di #Karim_Khan, attuale Procuratore della Corte Penale Internazionale, nell’ambito del suo ultimo briefing al Consiglio di Sicurezza delle Nazioni Unite: https://www.youtube.com/watch?v=38U2xkUD5MM


    – Per saperne di più sulla Comunicazione inviata al Procuratore della Corte Penale Internazionale nel 2021 da parte di European Center for Constitutional and Human Rights (ECCHR), International Federation for Human Rights (FIDH) e Lawyers for Justice in Libya (LFJL): https://www.ecchr.eu/fileadmin/user_upload/Trafficking_Report_IT_WEB.pdf
    - Per saperne di più sulla Comunicazione inviata al Procuratore della Corte Penale Internazionale nel 2022 da parte di European Center for Constitutional and Human Rights (ECCHR) https://www.ecchr.eu/fileadmin/user_upload/20221130_-_Executive_Summary_-_Italiano.pdf

    https://www.spreaker.com/episode/episodio-6-le-torture-in-libia-davanti-ai-tribunali-italiani--63299193

    #podcast #audio
    #Libye #torture #migrations #réfugiés #justice #justice_pénale #justice_internationale #justice_pénale_internationale #cour_pénale_internationale (#CPI) #crimes #détention #prisons #prisons_libyennes

  • Amos Goldberg, historien israélien : « Ce qui se passe à Gaza est un génocide, car Gaza n’existe plus »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/10/29/amos-goldberg-historien-israelien-ce-qui-se-passe-a-gaza-est-un-genocide-car

    Amos Goldberg, historien israélien. YANN LEGENDRE
    L’historien Amos Goldberg, titulaire de la chaire Jonah M. Machover d’études sur la Shoah à l’Université hébraïque de Jérusalem, a publié, en avril, dans le magazine en ligne Local Call (Siha Mekomit en hébreu), un article accusant Israël de commettre un « génocide » à Gaza. Il s’en explique dans un entretien au « Monde ».

    En avril, vous avez accusé votre pays de commettre un « génocide » à Gaza. Comment en êtes-vous arrivé à cette conclusion, six mois après le début de la guerre ?
    Cela m’a pris du temps. Le 7-Octobre a été un choc, une tragédie, une attaque horrible. Cela a été douloureux et criminel, d’une magnitude telle que nous n’en avions jamais connue. Quelque 850 civils [1 200 personnes au total] ont été tués en un jour. Des hommes, des femmes, des enfants, et même des bébés et des personnes âgées ont été pris en otage. Des kibboutz ont été totalement détruits. Puis les témoignages ont commencé à affluer sur la cruauté de l’attaque, les violences sexuelles, les destructions commises par le Hamas. Je connais personnellement des gens, certains très proches, qui ont été touchés. Il y en a qui ont été tués, d’autres ont été pris en otage, certains ont tout juste survécu. Je n’avais pas les mots pour expliquer cet événement, pour le digérer, pour en faire le deuil. C’était révoltant, traumatisant, personnel.

    Je comprenais bien le contexte de l’occupation, de l’apartheid [en Cisjordanie], du siège [de Gaza], mais, même si cela pouvait expliquer ce qu’il se passait, cela ne pouvait pas justifier de telles atrocités. Immédiatement après l’attaque, les bombardements israéliens massifs ont commencé et, en quelques semaines, des milliers de civils gazaouis sont morts. Et il n’y avait pas seulement les bombardements. Une rhétorique génocidaire est apparue et a dominé dans les médias, l’opinion publique et la sphère politique : « Nous devons les supprimer [les Palestiniens], ce sont des animaux humains » [Yoav Gallant, ministre de la défense, le 10 octobre 2023] ; « C’est toute une nation qui est responsable » [Isaac Herzog, président d’Israël, le 14 octobre 2023] ; « Nous devrions larguer une bombe nucléaire sur Gaza » [Amichai Eliyahu, ministre du patrimoine, le 5 novembre 2023] ; « C’est la Nakba de Gaza 2023 » [Avi Dichter, ministre de l’agriculture, le 11 novembre 2023, en référence au déplacement forcé et à l’expulsion de 700 000 Palestiniens, pendant la guerre de 1948, après la création d’Israël]. Ces propos étaient tellement choquants que, pour cela non plus, je n’avais pas de mots.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés L’accusation de génocide à Gaza, une épreuve sans précédent pour la justice internationale

    En janvier, j’ai signé une lettre, avec 50 autres universitaires spécialistes de la Shoah et des études juives, demandant à Yad Vashem [Institut international pour la mémoire de la Shoah, à Jérusalem] de condamner les discours, explicites ou implicites, qui, en Israël, appelaient au génocide à Gaza. Si ce n’est pas quelque chose que nous avons appris de la Shoah, alors qu’avons-nous appris ? Un des premiers textes adoptés par Israël à sa création fut la convention sur le génocide [le 9 décembre 1948]. Dont l’une des clauses précise que le génocide n’est pas uniquement constitué des crimes commis, mais aussi des incitations à les commettre. Et c’était clairement le cas. Yad Vashem a refusé de condamner ces discours.

    Alors j’ai commencé à écrire, comprenant qu’un immense désastre humain et politique se déployait sous nos yeux. En avril, j’ai écrit, en hébreu : « Oui, c’est un génocide. » Le texte a été traduit en anglais et lu par beaucoup à travers le monde.

    Comment en êtes-vous arrivé à cette accusation contre un pays qui, comme vous le rappelez, fut « créé en réponse à la Shoah » ?
    Tout d’abord, je tiens à dire que c’est extrêmement douloureux, car j’accuse ma propre société, je m’accuse moi-même. Je lutte contre l’occupation et l’apartheid depuis des années, et je sais qu’Israël a commis des crimes dans les territoires occupés, mais je n’aurais jamais imaginé que nous puissions atteindre un tel bain de sang et une telle cruauté, même après le 7-Octobre.

    Il existe une définition légale du génocide que les Nations unies ont adoptée dans la convention sur le génocide, et, même si je ne suis pas un expert en droit, de nombreux juristes à travers le monde sont convaincus qu’Israël a franchi le seuil du génocide, et je suis d’accord avec eux. En janvier, la Cour internationale de justice [CIJ] a affirmé que l’accusation de génocide était « plausible ». En mars, Francesca Albanese [rapporteuse spéciale des Nations unies pour les territoires occupés] concluait son rapport en indiquant qu’il y avait des fondements raisonnables de penser que le seuil indiquant qu’Israël avait commis un génocide avait été franchi. Plusieurs lettres ouvertes signées par des centaines d’universitaires, dont des juristes, ont émis les mêmes inquiétudes.

    A mes yeux, Israël a le droit absolu de se défendre après le 7-Octobre, mais il a surréagi de manière criminelle. Quel est le fondement du génocide ? Selon la convention sur le génocide, il s’agit de l’annihilation délibérée d’un groupe ou d’une partie d’un groupe national, ethnique, religieux ou racial. L’accent est mis sur la destruction du groupe, pas sur la mort de tous ses membres. Il n’est pas besoin de tuer tous les membres d’un groupe pour qu’il s’agisse d’un génocide. Ce qui est arrivé à Srebrenica, où « seuls » 8 000 hommes furent tués, a été reconnu comme un génocide par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie. Les Etats-Unis ont reconnu, en mars 2023, que ce que la Birmanie a fait aux Rohingya est un génocide, même si la plupart d’entre eux furent « seulement » expulsés et que « seuls » 10 000 d’entre eux ont été tués, selon le département d’Etat. Ces exemples diffèrent de la Shoah ou du génocide arménien, où il y eut une tentative de tuer tout, ou presque tout un groupe. Les Israéliens et beaucoup d’autres pensent que tous les génocides doivent ressembler à la Shoah, mais c’est faux.

    Ce qui se passe à Gaza est un génocide, car Gaza n’existe plus. Le territoire a été totalement détruit. Le niveau et le rythme de tueries indiscriminées touchant un nombre énorme de personnes innocentes, y compris dans des lieux définis par Israël comme des zones sûres, la destruction de maisons, d’infrastructures, de presque tous les hôpitaux et universités, les déplacements de masse, la famine organisée, l’écrasement des élites et la déshumanisation étendue des Palestiniens dessinent l’image globale d’un génocide.

    Donc, nous avons la destruction, l’intention et un modèle récurrent d’extrême violence contre les civils. Nous ne savons toujours pas ce que la CIJ décidera dans le dossier porté par l’Afrique du Sud contre Israël, mais si nous lisons Raphael Lemkin [1900-1959], le juriste juif polonais qui a forgé le terme et fut l’initiateur principal de l’instauration de la convention sur le génocide, c’est exactement ce qu’il avait en tête lorsqu’il parlait de génocide.

    Ce débat est-il possible en Israël ?
    Pas encore. Mais même si elles n’utilisent pas le terme de « génocide » et si elles ne pensent pas qu’un génocide est commis, un nombre croissant de personnes ont des doutes sur la logique et les objectifs de cette guerre. Beaucoup s’opposent à la poursuite de celle-ci, car elles comprennent que l’arrêter est une condition pour le retour des otages. Seule une petite minorité s’oppose à la guerre pour des raisons morales, mais il pourrait y avoir un peu plus d’espace pour des voix isolées comme la mienne ; toutefois, il se peut que je sois démenti.

    La guerre doit cesser. Maintenant. Etendre la guerre au Liban est désastreux pour les deux camps. Il s’agit d’une condamnation à mort pour les otages et pour des milliers de personnes dans la région.

    La violence de l’Etat et des colons en Cisjordanie est toujours aussi cruelle et mortelle. Israël n’a aucune solution à aucun de ces problèmes, si ce n’est la force brutale. La seule solution, qu’Israël refuse, est de reconnaître les Palestiniens et leurs droits. Nous ne pouvons pas attendre la décision de la CIJ. Pour les Palestiniens de Gaza, pour les Israéliens, pour le peuple libanais et pour les otages, cela va être trop tard. Lorsque l’on a autant de preuves, nous devons prendre le risque de dire que l’on est face à un génocide, avant même la décision de justice, sinon quel est l’intérêt d’avoir étudié la notion de génocide, si c’est pour dire seulement de manière rétroactive : « Ah oui, il s’agissait bien d’un génocide » ? C’est ainsi que l’histoire jugera ce qui est en train de se passer.

    Je pense qu’il y a de bonnes chances pour que la CIJ reconnaisse que le crime de génocide ou tout au moins des actes génocidaires, tels que l’attaque sur l’hôpital Al-Shifa ou le fait d’affamer délibérément des centaines de milliers de personnes, ont été commis. Et pour ceux qui ne pensent pas qu’il s’agit d’un génocide, je voudrais ajouter : le fait est, sans aucun doute, que de graves crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ont été commis. C’est déjà grave !

    Depuis le 7-Octobre, des peurs existentielles ont été réactivées des deux côtés : la Shoah pour les juifs, la Nakba pour les Palestiniens. Sont-elles justifiées ?
    Il n’y a pas de symétrie. Il ne s’agit pas d’un holocauste pour les juifs, car Israël a l’une des armées les plus puissantes au monde. Israël a subi un immense coup, mais il ne s’agit pas d’une menace comparable à la Shoah. Pour les Palestiniens, la Nakba est en cours depuis 1948. Et il faudra des générations pour se remettre de ces attaques sur Gaza.

    Il s’agit en effet d’une seconde Nakba. Les Palestiniens traversent une situation très traumatisante, qui menace leur existence même. Nous, les Israéliens, traversons aussi une situation très traumatisante, mais, selon moi, [nous ne sommes] pas [face à] une menace existentielle.

    La violence des crimes commis le 7-Octobre est sans précédent. L’ampleur de la riposte israélienne aussi. Comment expliquer cette déshumanisation dans les deux camps ?
    Je ne suis pas un spécialiste de la société palestinienne. Je ne peux répondre sur ce point. Mais les guerres ont toujours provoqué la déshumanisation de l’autre camp. Et nous sommes en guerre depuis des décennies, depuis 1948. Israël ne peut justifier la Nakba, l’occupation, l’apartheid, et maintenant la guerre génocidaire à Gaza, sans déshumaniser les Palestiniens. Si nous reconnaissons qu’ils sont des êtres humains, nous ne pouvons pas leur faire subir cela. En raison de sa cruauté et de son ampleur épouvantable, le 7-Octobre a accéléré ce processus.

    En déshumanisant l’autre, vous vous autorisez à agir de manière inhumaine. Et ce phénomène est pire encore chez les jeunes. Plusieurs générations sont nées après 1967 et n’ont connu Israël que [comme un Etat] pratiquant l’occupation ; y compris moi-même, qui suis né en 1966. Mais, pour ceux nés après la deuxième intifada [2000-2005], l’idée de paix est totalement étrangère. Il n’y a même pas eu de discussions de paix ou de négociations sérieuses pendant leur âge adulte, un mur de séparation a été construit… Et, après tant d’années de gouvernements de droite, dirigés en partie par Benyamin Nétanyahou, vous voyez les conséquences.

    Il y a aussi l’idée qu’Israël est fort – du moins jusqu’au 7-Octobre –, aussi pourquoi devrait-il faire des concessions et renoncer à ses privilèges ? En 2018, Israël a instauré la loi sur l’« Etat-nation » [qui précise que le droit à l’autodétermination dans l’Etat d’Israël est réservé au peuple juif], un texte qui ne concerne que nous [les juifs]. Les Palestiniens ne font pas partie de la nation dont se revendique l’Etat et, par conséquent, ils seront toujours discriminés, même dans l’Etat d’Israël. Dans ce contexte, il est difficile pour les jeunes [juifs] d’humaniser les Palestiniens, et c’est une immense tragédie.

    Dans votre livre « The Holocaust and the Nakba. A New Grammar of Trauma and History », coécrit avec le politiste Bashir Bashir (Columbia University Press, 2018, non traduit), vous plaidez pour une empathie mutuelle entre Israéliens et Palestiniens. Est-ce toujours possible ?
    Avec mon ami Bashir Bashir, on suggère une vision : le « binationalisme égalitaire » dans lequel juifs et Palestiniens pourraient vivre ensemble entre « la rivière et la mer », sur la base d’une égalité totale, dans laquelle les deux jouiraient de tous leurs droits individuels. Aucun des deux camps ne jouirait de privilèges, comme c’est le cas aujourd’hui pour les juifs. Nous n’avons pas seulement besoin d’empathie, mais d’un « vacillement empathique » dans lequel votre empathie pour la souffrance de l’autre vous amène à reconsidérer vos propres fondamentaux. Dans ce bain de sang, de telles idées semblent de la science-fiction.

    Qu’attendez-vous des prochaines années ?
    Du sang, du sang, du sang. Je ne vois rien d’autre qu’un avenir terrible. Mais on doit s’accrocher à notre humanité partagée et espérer qu’un jour, qui n’est pas encore en vue, les choses changeront.

  • Il lungo cammino verso la giustizia dei siriani
    https://irpimedia.irpi.eu/giudiziuniversali-processo-coblenza-detenuti-siria

    Storia del processo che ha portato alla sbarra uno dei responsabili dei sistematici omicidi dei detenuti politici siriani. Celebrato in Germania, è stato reso possibile dal lavoro di vittime e difensori dei diritti umani. E dalla giurisdizione universale Clicca per leggere l’articolo Il lungo cammino verso la giustizia dei siriani pubblicato su IrpiMedia.

  • Les #sanctions économiques contre la #Russie
    https://laviedesidees.fr/Les-sanctions-economiques-contre-la-Russie

    Les sanctions économiques à l’encontre de la Russie sont sévères et, pour certaines d’entre elles, inédites. Elles montrent la détermination de l’Union européenne à ne pas laisser impunie l’agression contre l’Ukraine et, dès maintenant, à envisager sérieusement la question des réparations. Agrégé de droit public, Régis Bismuth est professeur à l’École de droit de Sciences Po. Ses activités de recherche et d’enseignement portent principalement sur le droit #International public, le droit international économique (...) #Entretiens

    / International, #Ukraine, Russie, #Entretiens_vidéo, #justice_internationale, (...)

  • « Personne ne veut vraiment que les entreprises soient responsables »

    Pourquoi les #tribunaux_internationaux ont été si impuissants à poursuivre les #hommes_d'affaires ? Pourquoi le #droit_international a protégé les entreprises de toute responsabilité dans les #crimes_internationaux ? Poursuivre un #PDG serait-il assez subversif ou ne serait-ce qu’un changement cosmétique ? Et si le droit international avait en fait entravé les efforts nationaux pour tenir les entreprises responsables ? Avec audace, les professeurs de droit #Joanna_Kyriakakis et #Mark_Drumbl tentent d’analyser pourquoi si peu a été accompli sur la responsabilité des acteurs économiques.


    https://www.justiceinfo.net/fr/93596-personne-veut-vraiment-entreprises-responsables.html
    #globalisation #responsabilité #mondialisation #entreprises #impunité #justice #justice_internationale

  • Le droit #International face à la #guerre en Ukraine
    https://laviedesidees.fr/Le-droit-international-face-a-la-guerre-en-Ukraine.html

    Depuis le début de la guerre en Ukraine, les accusations de crimes de guerre se multiplient, et le droit international est très souvent invoqué pour dénoncer les actions de l’armée russe. La juriste Julia Grignon revient sur les spécificités du droit international #humanitaire.

    #crime_d'Etat #tribunal_international #justice_internationale #Entretiens_écrits
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20220418_grignon.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20220418_grignon.pdf

  • La géographie légale
    https://laviedesidees.fr/Eyal-Weizman-La-Verite-en-ruines.html

    À propos de : Eyal Weizman, La Vérité en ruines. Manifeste pour une #architecture forensique, Zones. Eyal Weizman milite en faveur de l’architecture forensique, qui révèle au public l’étendue des destructions causées par un conflit afin de leur donner statut de preuve dans le cadre d’un procès.

    #International #guerre #justice_internationale
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20211020_ruines.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20211020_ruines.pdf

  • La planète devant les juges
    https://laviedesidees.fr/Marta-Torre-Schaub-Justice-Climatique-Proces-actions.html

    À propos de : Marta Torre-Schaub, #justice Climatique : Procès et actions, CNRS éditions. La multiplication des procès pour inaction climatique marque une étape supplémentaire des mobilisations pour la protection de l’environnement. En quoi consistent ces procès ? Qui mettent-ils en accusation ? Leurs effets ne sont-ils que symboliques ?

    #International #réchauffement_climatique #justice_internationale
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210329_planete.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210329_planete.docx

  • Clémence pour les migrants
    https://laviedesidees.fr/Blake-Justice-Migration-Mercy.html

    À propos de : Michael Blake, Justice, #migration and Mercy, New York City, Oxford University Press. Pour résoudre les problèmes moraux posés par les inégalités globales, le philosophe canadien Michael Blake réclame la clémence à l’égard des candidats à l’immigration : une véritable innovation dans le domaine de la #Philosophie des migrations.

    #International #justice_internationale
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210210_blake.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210210_blake.docx

  • L’Australie lance une enquête sans précédent sur ses crimes de guerre
    https://www.justiceinfo.net/fr/tribunaux/tribunaux-nationaux/46386-australie-lance-enquete-sans-precedent-crimes-de-guerre.html

    Le nouveau Bureau de l’enquêteur spécial doit commencer à travailler le 4 janvier. Sa mission est d’enquêter sur de récents crimes de guerre qui auraient été commis par les forces spéciales australiennes en Afghanistan. Aucun membre des forces armées australiennes n’a été poursuivi pour crimes de guerre depuis quelque 120 ans. Cela pourrait changer le paysage de la justice internationale en Australie, et peut-être même au-delà.

    L’Australie doit mettre en place cette semaine une unité spéciale chargée d’enquêter sur d’éventuels crimes de guerre commis par ses forces en Afghanistan. Cette enquête pénale fait suite à un rapport choquant, publié en novembre, qui offrait des preuves de graves abus pouvant constituer des crimes de guerre commis par des membres des forces spéciales australiennes en Afghanistan, (...)

    #Tribunaux_nationaux

  • Vers des jours heureux... | Le Club de Mediapart

    https://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/280420/vers-des-jours-heureux

    Un virus inconnu circule autour de la planète depuis le début de l’année. Péril mortel et invisible, nous obligeant à nous écarter les uns des autres comme si nous étions dangereux les uns pour les autres, il a retourné les tréfonds des sociétés comme on retourne un gant et il a mis au grand jour ce que l’on tentait jusqu’ici de masquer. Sans doute provoque-t-il un nombre important de morts et met-il sous une lumière crue les limites des systèmes de santé des pays développés, y compris les plus riches d’entre eux. Sans doute, ailleurs, expose-t-il les populations de pays plus pauvres à un extrême danger, les contraignant pour se protéger à accomplir une obligation impossible, le confinement. Mais ceci n’est que la surface des choses.

    Le gant retourné donne à voir la voie périlleuse dans laquelle le monde se trouve engagé depuis des décennies. En mettant les services hospitaliers sous contrainte budgétaire, là où ils étaient développés, et en les négligeant là où ils sont insuffisants, les responsables politiques affolés se sont trouvés pris de court devant l’arrivée de la pandémie. En France, l’impréparation criante à ce type d’évènements, la liquidation coupable de la réserve de masques, la délocalisation de l’industrie pharmaceutique avec pour seule raison la recherche de profits plus grands, la faiblesse des moyens de la recherche scientifique, mettent le gouvernement en situation d’improvisation. En prenant le chemin du confinement dont il ne sait comment sortir, il s’est engagé dans la voie d’une mise en cause radicale des libertés publiques. S’étant privé des autres moyens de protection de la population, il bénéficie d’un acquiescement forcé de cette dernière. Pour le cas où cet acquiescement manquerait, un discours moralisateur et culpabilisant se déploie. Et pourtant, partout, d’innombrables initiatives contredisent l’individualisme entretenu par le modèle économique et social et témoignent de la permanence de la fraternité entre les humains.

    Mais le gant retourné fait apparaître aussi, au moins aux yeux les plus lucides, que la réponse aux enjeux auxquels l’humanité dans son ensemble est en ce moment confrontée, ne saurait être une addition de politiques nationales, encore moins si ces politiques tentent de se mener en vase clos. Il y manquera toujours une part, celle de la communauté des humains qui ne peut refuser plus longtemps de se voir pour ce qu’elle est : une communauté de destin, ce qu’Hannah Arendt nommait une association politique d’hommes libres.

    Ainsi, derrière la crise sanitaire qui est au premier plan, avec la crise économique qui s’amorce et la catastrophe écologique en cours, c’est une crise de civilisation qui émerge enfin. Le monde entièrement dominé par le système capitaliste qui ne cesse de creuser les inégalités et de détruire la nature, est aujourd’hui un bateau ivre qui n’a d’autre horizon que son naufrage à travers des violences insoupçonnées.

    S’il est encore temps de reprendre les commandes, alors ce séisme inédit est l’occasion que le monde doit saisir pour rompre enfin avec sa destruction largement amorcée et inventer une société entièrement différente. Ainsi, ayant conjuré la terreur de l’inconnu, les peuples danseront de joie sur les décombres du vieux monde qui menaçait de les emporter.

    Pour cela, il faut :

    – ne pas tricher avec les constats qu’il y a lieu de faire ;
    – mesurer les risques d’une sortie de crise orientée à un retour à la situation antérieure ou à d’autres dérives ;
    – saisir cette opportunité pour poser les fondements radicalement différents d’une société mondiale juste et viable.

    #covid-19 #le_monde_d_après

  • Mladić condamné, les #balkans demeurent en manque de justice
    https://www.mediapart.fr/journal/international/261117/mladic-condamne-les-balkans-demeurent-en-manque-de-justice

    Ratko Mladić, l’ancien chef militaire des Serbes de Bosnie-Herzégovine, a écopé de la peine maximale, la réclusion criminelle à perpétuité. Mais, alors que le Tribunal pénal #International pour l’ex-Yougoslavie s’apprête à fermer ses portes, l’exigence de justice qui taraude les Balkans n’est toujours pas satisfaite.

    #justice_internationale #Mladic #Serbie #TPIY

  • Bruxelles : Le nouveau tribunal international de commerce anglophone suscite la controverse RTBF - 4 Novembre 2017

    Le gouvernement fédéral s’est accordé sur la création d’un nouveau tribunal anglophone destiné aux entreprises, sans possibilité d’appel. Ce tribunal sera financé par les entreprises en litige et s’appellera le « Brussels international business court » (BIBC). Il sera constitué par des experts.

    Alors que la justice manque de moyens, la création de ce tribunal n’enchante pas vraiment le représentant des magistrats francophones, Vincent Macq : « Ça fait réagir quand on se rend compte que cette justice de pointe ne sera pas au service de monsieur et madame tout le monde, car elle ne sera accessible qu’à ceux qui en ont les moyens. »
    Selon lui, avec cette décision, le gouvernement avoue qu’il ne met plus les moyens suffisants dans la justice publique pour qu’elle soit efficace et rapide.

    Attirer de nouvelles entreprises
    Ce tribunal pourrait permettre, par exemple, d’arbitrer les litiges entre deux grandes entreprises, comme Apple et Samsung en 2012. L’objectif du gouvernement fédéral est d’attirer de nouvelles entreprises et d’être une plaque tournante dans les affaires économiques internationales, surtout avec le Brexit en point de mire.

    Pour Vincent Macq, il existait pourtant une autre solution : « Dotons le tribunal de commerce de Bruxelles et les chambres commerciales de la cour d’appel des moyens suffisants pour bien fonctionner. »

    Source : https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_le-nouveau-tribunal-international-de-commerce-suscite-la-controverse?id=
    #CETA #BREXIT #multi_nationale #justice_internationale #justice_privée #BIBBC #union_européenne

  • #Angelina_Jolie, Omidyar et le #Qatar : le cabinet caché du procureur #Ocampo
    https://www.mediapart.fr/journal/international/061017/angelina-jolie-omidyar-et-le-qatar-le-cabinet-cache-du-procureur-ocampo

    Le procureur #Luis_Moreno_Ocampo et l’actrice Angelina Jolie, le 13 février 2012. © Fabrizio Bensch/Reuters Angelina Jolie, #George_Clooney, #Pierre_Omidyar – fondateur d’eBay –, le Qatar… Au cours de son mandat, le premier procureur de la #Cour_pénale_internationale, Luis Moreno Ocampo, a laissé Hollywood, la Silicon Valley et certains États utiliser la #CPI pour nourrir leur propre vision du monde. Au risque de gager l’indépendance de la Cour.

    #International #Bensouda #ICC #justice_internationale #Pamela_Omidyar

  • Human Rights Watch : « La #CPI a appris des échecs du passé »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/061017/human-rights-watch-la-cpi-appris-des-echecs-du-passe

    Ken Roth © HRW Les récentes révélations de Mediapart et de l’EIC sur la #Cour_pénale_internationale (CPI) affaiblissent une institution déjà vivement critiquée. Mais le directeur de l’ONG Human Rights Watch, Ken Roth, continue de défendre « le seul outil » à même d’empêcher une impunité totale.

    #International #Fatou_Bensouda #justice_internationale #Les_secrets_de_la_Cour #Luis_Moreno_Ocampo

  • #Ocampo : « Mon salaire n’était pas suffisant »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/290917/ocampo-mon-salaire-netait-pas-suffisant

    Luis Moreno Ocampo, le 3 mars 2011, à la #CPI de La Haye. © Jerry Lampen/Reuters Depuis son bureau de la Cour pénale internationale (CPI), le procureur #Luis_Moreno_Ocampo gérait plusieurs sociétés implantées dans les pires #paradis_fiscaux du monde, selon des documents obtenus par Mediapart et analysés par l’EIC. L’ancien magistrat star parle de « choses privées ».

    #International #Belize #Bensouda #BVI #ICC #Îles_vierges_britanniques #justice_internationale #Mossack_Fonseca #offshore #Panama

  • Le business du crime de guerre
    https://www.mediapart.fr/journal/france/290917/le-business-du-crime-de-guerre

    Le maréchal #Haftar, possible suspect de crimes de guerre… © Reuters Un ancien procureur de la Cour pénale internationale qui défend les intérêts d’un homme d’affaires milliardaire, soutien de potentiels criminels de guerre ? C’est l’exploit réalisé en 2015 par Luis Moreno #Ocampo sur fond d’après-guerre en #libye. Moyennant 750 000 dollars.

    #France #Bensouda #CPI #ICC #justice_internationale #Tatanaki

  • #OGM : retour sur le tribunal #International #Monsanto
    https://www.mediapart.fr/journal/international/190717/ogm-retour-sur-le-tribunal-international-monsanto

    À l’automne 2016, un #tribunal_populaire avait organisé deux jours d’audiences aux Pays-Bas pour juger Monsanto, le champion des OGM. Mediapart s’est entretenu avec deux des organisateurs de cette expérience d’activisme inédite, pour décrypter les conclusions du procès et réfléchir à la suite.

    #Economie #Arnaud_Apoteker #écocide #Emilie_Gaillard #glyphosate #justice_internationale #Roundup

  • Les juges du « tribunal #Monsanto » plaident pour une reconnaissance de l’« écocide »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/190417/les-juges-du-tribunal-monsanto-plaident-pour-une-reconnaissance-de-l-ecoci

    Six mois après les audiences, les cinq juges de ce tribunal citoyen ont rendu leurs conclusions mardi à #la_haye. Leur constat est sans appel : l’activité du géant des #OGM bafoue des droits humains fondamentaux.

    #International #Economie #écocide #justice_internationale #pesticides #Roundup