• Je pense que la phrase, niveau café-du-commerce-de-droite, que j’ai la plus entendue, et ça depuis que je suis gamin, c’est : « Le problème, en France, c’est qu’on n’y aime pas les riches ». Un temps, ça c’est vaguement affiné pour devenir « c’est qu’on n’y aime pas ceux qui réussissent ». Le moindre crétin de droite, avec un verre dans le pif, va te la sortir (et comme tu sais, ça sert de fondement philosophique à la longue complainte, qui va suivre, sur les impôts).

    Et donc on avait bien besoin du quotidien de révérence pour aborder ce sujet tabou : Les riches, ces mal-aimés
    https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2019/04/19/les-riches-ces-mal-aimes_5452586_4497916.html

    On les jalouse, on les envie, surtout on ne les aime pas. Même quand ils donnent leur argent pour la bonne cause. L’historien allemand Rainer Zitelmann a étudié dans plusieurs pays, dont la France, les mécanismes de cette détestation.


  • (Dé)passer la frontière

    En ce début de 21e siècle, l’heure est à la #fermeture_des_frontières. Si ce durcissement des #politiques_migratoires peine à produire les résultats escomptés, il participe à la multiplication de situations de violations des #droits_humains, partout dans le monde.

    Les frontières, leur gestion et leur actualité traversent les débats publics et médiatiques sur les #migrations, attisant les controverses et les fantasmes, en particulier en Europe et en Amérique du Nord. Les frontières cristallisent un grand nombre d’enjeux – sociaux, (géo)politiques, économiques, historiques – et mobilisent une grande diversité d’idées, de projets de société et d’acteur·rices. Étudier, questionner la frontière et tout ce qu’elle véhicule comme #symboles est donc indispensable pour penser l’avenir des territoires et de leurs populations dans une perspective de respect de la #dignité_humaine, autrement que sous le seul angle d’analyse de « la crise migratoire ».

    L’objectif principal de ce nouveau numéro de la collection Passerelle est donc de proposer des pistes d’analyse et de réflexion sur les enjeux autour des frontières : dans un monde globalisé, entre territorialisation et dématérialisation, qu’est-ce qu’une frontière aujourd’hui ? Quels sont les intérêts politiques et économiques qui régissent les mouvements d’ouverture pour certain·es, et de fermeture pour d’autres ? Cette publication invite également à explorer les multiples formes de #résistance à travers la voix de celles et ceux qui défient les politiques de fermeture, mais aussi les idées et propositions qui remettent en cause le régime des frontières actuel.

    Il s’agit donc bien d’établir des liens entre ce sujet d’une actualité brûlante et des dynamiques de long terme dans les différentes parties du monde, d’en éclairer les différents enjeux et de donner de la visibilité aux luttes actives d’hier et d’aujourd’hui. C’est cette perspective qui est au cœur du débat à travers les articles compilés ici : des réflexions, des témoignages et des pistes d’horizons politiques qui nous permettront de mieux saisir les enjeux des frontières, afin de nous armer de meilleurs outils de solidarité internationale pour la #justice_sociale et la garantie des droits fondamentaux de toutes et tous.


    https://www.coredem.info/IMG/pdf/_de_passer_la_frontiere-2.pdf

    Sommaire :


    #souveraineté_nationale #symbole #murs #Israël #barrières_frontalières #externalisation #externalisation_des_frontières #spectacle #victimisation #business #tunnel #Roya_Citoyenne #frontière_sud-alpine #La_Roya #caravane #Amérique_centrale #disparitions #mères #justice #passeport_aborigène #internationalisme #liberté_de_circulation #Touaregs #nomadisme #nomades #confédéralisme_démocratique #membrane

    ping @isskein @reka

    #frontières


  • #Quebec « Le capitalisme porte en lui la guerre, comme la nuée porte l’orage » : le mouvement des gilets jaunes en France et la question de l’extrême droite. Fabien Desage, Pascale Dufour, Renaud Goyer, Adrien Jouan - 13 Février 2018 - Le Journal des Alternatives
    https://journal.alternatives.ca/?Le-capitalisme-porte-en-lui-la-guerre-comme-la-nuee-porte-l-or

    Le 12 et 13 janvier 2019, les gilets jaunes du Canada, appelaient à la manifestation pour clamer leur opposition à la taxe carbone et, plus largement, au gouvernement fédéral de Justin Trudeau décrit, dans un registre caractéristique de l’extrême droite, comme un « mondialiste trahissant son pays » https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1146998/gilets-jaunes-extreme-droite-immigration-xenophobie-pipelines-taxe- . Plusieurs observateurs.trices ont déjà signalé les différences notables entre les mouvements des gilets jaunes au Canada - où, en dehors d’une certaine audience sur les réseaux sociaux ils semblent rester relativement confidentiels et confinés à des groupes d’extrême droite - et en France. Pourtant, dès les débuts de la mobilisation hexagonale, plusieurs journalistes ou hommes et femmes politiques évoquent également le fait que parmi les personnes mobilisées, certaines ont sans doute voté pour le Front national (désormais Rassemblement national) aux dernières élections présidentielles, utilisant cet argument pour disqualifier le mouvement ou pour insister sur son infiltration présumée. Dans certains départements, comme celui du Var dans le Sud ou du Pas-de-Calais dans le Nord, où Marine le Pen a récolté respectivement plus de 44% et 52% des voix au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2017, il est statistiquement inévitable que sur des ronds-points occupés, et désormais largement évacués par la police, se soient trouvé.es des électeurs.trices du Front national. Comme c’est le cas, d’ailleurs, dans n’importe quelle manifestation réunissant plus de 20 personnes, au milieu des client.es d’un supermarché, au sein du personnel d’une école, d’une usine ou d’un commissariat. Car oui, la présence de l’extrême droite et de ses idées est désormais devenue, gilets jaunes ou pas, une réalité bien française. Mais aussi italienne, brésilienne, américaine ou encore canadienne (et québécoise).

    Face à ce constat somme toute sociologiquement trivial de la présence d’électeurs.trices de l’extrême droite dans le mouvement des gilets jaunes, plusieurs attitudes sont possibles : dénoncer un mouvement piloté ou « noyauté » par les mouvements structurés d’extrême droite et utiliser cet argument comme prétexte pour ne pas s’engager ou, au contraire, être présent.e dans la rue et dans les assemblées générales pour ne pas laisser la place, pour discuter et pour dénoncer les propos racistes, homophobes, ou autres, s’ils surviennent. Il y a, ici, pour les militant.es et organisations de gauche une véritable réflexion politique à avoir : comment réagir face à une contestation populaire dont l’orientation politique n’est pas donnée à l’avance et n’épouse pas les formes convenues (mais aussi souvent contenues) des mouvements sociaux canalisés et organisés traditionnels ? Faut-il réprouver a priori la prise de parole et l’expression publique au motif qu’elle pourrait nous déplaire, ou la laisser jaillir pour mieux pouvoir éventuellement la confronter ? Les revendications des collectifs locaux des gilets jaunes, si elles sont parfois disparates, ont une grande unité dans leurs exigences de démocratie et de justice sociale, points beaucoup plus centraux que les thématiques chères à l’extrême droite dans le mouvement actuel.

    D’autres commentateurs.trices soulignent le fait que le mouvement des gilets jaunes, en demandant la démission du président Macron, ouvrirait la voie à l’extrême droite et à l’élection de Marine Le Pen aux prochaines élections présidentielles ou de son parti à d’éventuelles élections législatives (anticipées ou non). Ce raisonnement, en négligeant le fait, là encore, que le.la candidat.e de l’extrême droite n’a pas attendu le mouvement des gilets jaunes pour progresser à chaque élection depuis 2002, tend à sous-estimer les processus politiques à l’oeuvre dans la société française (et au-delà) depuis des décennies, et à donner un rôle décisif ou accélérateur à un mouvement social, qui, au contraire, doit selon nous être appréhendé comme une chance inespérée de conjurer une progression électorale continue de l’extrême droite, qui doit bien plus au creusement des inégalités et à la défiance à l’égard de la classe politique qu’au mouvement des gilets jaunes. Embrasser ce constat alarmiste équivaut par ailleurs à se placer dans une situation d’impuissance, comme si la France était plongée en permanence dans un second tour de l’élection présidentielle. Le spectre de l’arrivée de l’extrême droite semble alors justifier tous les renoncements, de ces renoncements qui, au final, renforcent l’extrême droite, année après année. Le mandat passé de François Hollande en est la démonstration la plus parfaite. Ce jeu de la menace, du chantage au « vote utile » alimente en retour l’impression d’une... inutilité profonde de la politique. Et un sentiment de déconnexion entre les partis, les syndicats et les citoyen.nes, dont le mouvement des gilets jaunes est la conséquence plus que la cause.

    Ce constat pose aussi la question centrale de la place de la gauche dans ce renouvellement attendue de la classe politique. Le divorce du parti socialiste et des classes populaires n’est pas nouveau. Depuis 30 ans, les causes de la montée électorale de l’extrême droite sont passés à la loupe des analystes, et n’exonèrent pas la gauche de gouvernement. Songeons au rôle de François Mitterrand dans l’essor de la formation politique de Jean-Marie Le Pen à des fins stratégiques au milieu des années 1980, afin d’affaiblir la droite parlementaire, ou encore au débat sur la « déchéance de nationalité » introduit par Manuel Valls plus récemment. Très clairement, en convergeant avec la droite sur les objectifs d’austérité budgétaire et sur une politique de l’offre, la gauche gouvernementale a contribué à rendre le Rassemblement national (RN) un peu plus central dans le jeu politique, et à donner le privilège à ce parti d’apparaître comme la principale formation d’opposition. La gauche de gouvernement semble avoir aujourd’hui bien peu à offrir sur le plan des perspectives politiques, sur la question de la réduction des inégalités économiques ou encore de la concentration (sociale et territoriale) de la richesse. Elle semble avoir renoncé à un projet de société égalitaire et aux outils de redistribution nécessaires à ce dernier (que l’on songe aux renoncements en matière de fiscalité ou à la « loi travail » qui a marqué le quinquennat Hollande par exemple).

    Si la voie électorale paraît bouchée et que la voie de la contestation sociale semble « faire le jeu du RN », alors quelle position adopter ? Il est probablement nécessaire, dans un premier temps, de changer de perspective, et d’admettre qu’à « état démocratique constant » le pire était déjà devant nous, avant même l’émergence du mouvement des gilets jaunes. Ce dernier peut dès lors apparaître comme une opportunité d’enrayer l’essor de l’extrême droite et, plus largement, d’échapper à l’alternative funeste entre régimes néo-libéraux autoritaires (États-Unis, Italie, Hongrie) et régimes autoritaires néo-libéraux (Brésil, Turquie, Chine) ?

    Il faut donc non seulement soutenir ce mouvement, mais également travailler à la (re)prise de parole et de pouvoir de personnes issues de certaines fractions des classes populaires et de catégories de travailleurs.euses « invisibles » qui avaient abandonné le terrain du mouvement social, voire le chemin des urnes, comme le souligne l’enquête préliminaire du Collectif de chercheurs bordelais https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/12/11/gilets-jaunes-une-enquete-pionniere-sur-la-revolte-des-revenus-modestes_5395 . Le mouvement des gilets jaunes représente un moment de formation politique collective inédite, à travers lequel se construisent des sujets politiques. C’est aussi un moment de (re)création de solidarités effectives, dont l’ampleur et la durée dépassent les expériences récentes et auront des conséquences durables pour celles et ceux qui l’ont vécu, et ont souvent expérimenté communément la violence d’État.
    
En effet, les mobilisations des gilets jaunes mettent à jour un pouvoir étatique n’ayant comme réponse à proposer à la contestation massive de ses politiques que la violence policière et judiciaire (plus d’un millier de personnes subissent actuellement des poursuites judiciaires). Les niveaux actuels de répression du mouvement et des militant.es sont inédits dans la Vème République : par le nombre d’individus interpellés (près de 5000 depuis le début du mouvement) mais aussi de personnes blessées https://www.mediapart.fr/studio/panoramique/allo-place-beauvau-cest-pour-un-bilan , en raison du recours massif d’armes dites « intermédiaires » ailleurs interdites pour de telles missions de maintien de l’ordre, à commencer par les « grenades de désencerclement » ou encore les lanceurs de balles de défense (LBD40). Dans ce cadre, la nouvelle loi dite « anti-casseurs », adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale le 5 février dernier, semble venir parachever la remise en cause durable de démocratie et de justice sociale et de droits fondamentaux, comme celui de manifester. Cette loi va, entre autres choses, inaugurer la possibilité pour des autorités administratives (les préfets) d’interdire à des personnes d’exercer leur droit de manifester et ce, de manière préventive, en amont de toute condamnation judiciaire.

    « Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage », écrivait au début du 20ème siècle l’intellectuel et militant socialiste Jean Jaurès, à l’aube d’un conflit qui allait dévaster les sociétés européennes, et paver la voie à la seconde guerre mondiale. Aujourd’hui, le mouvement des gilets jaunes pose à nouveau frais, à la lumière du capitalisme à l’ère néolibérale, la question des injustices et de la violence dans nos sociétés, mais également des périls qui nous guettent, si nous n’y trouvons pas d’issue démocratique et pacifique. Peut-on croire sincèrement que le mouvement actuel ait une quelconque responsabilité dans l’essor de l’autoritarisme et dans le développement du nationalisme dans nombre de nos sociétés ? Plus qu’une erreur de perspective, voyons-y la tentative désespérée des tenants de l’ordre ancien de faire diversion, et d’écarter à bon compte leurs responsabilités centrales dans le tragique de l’heure, comme dans celui d’hier.

    #Canada #capitalisme #extreme_droite #néo_libéralisme #Gauche #PS #analyse #démocratie #inégalités #injustices #violence #justice_sociale #inégalités #libertés_publiques #GiletsJaunes #Gilets_Jaunes



    • Gilets jaunes : à Commercy, « l’AG des AG » remporte un succès d’affluence, Lucie Delaporte
      https://www.mediapart.fr/journal/france/270119/gilets-jaunes-commercy-l-ag-des-ag-remporte-un-succes-daffluence?onglet=fu

      Dans la commune de la Meuse, 75 délégations de gilets jaunes se sont retrouvées ce week-end pour débattre des suites à donner au mouvement. Au menu, échanges d’expérience et débats animés sur une possible structuration du mouvement.

      « Commercy, capitale des gilets jaunes ! » La formule, lancée par un participant dans la liesse qui caractérise depuis le début de la journée les quelque 300 représentants qui ont répondu à l’appel de cette petite ville de la Meuse, enthousiasme un moment. Venues de toute la France, près de 75 délégations ont envoyé à Commercy des représentants pour participer à l’#assemblée générale des assemblées générales des gilets jaunes, créées un peu partout sur le territoire ces dernières semaines (lire notre reportage sur l’expérience menée à Commercy depuis le début du mouvement).

      « On est dans une volonté de mise en commun des idées », précise Steven, un représentant du groupe de Commercy, avant de s’exclamer : « C’est extraordinaire ce qui se passe ici ! » Le succès dépasse manifestement les organisateurs : « On ne s’attendait pas du tout à ça, on est ravis », assure Claude, qui a largement contribué à l’organisation de ce week-end, mais qui tient d’emblée à préciser que l’AG de Commercy « ne va pas prétendre représenter tous les gilets jaunes de France. On va être humbles. Il s’agit de s’engager dans un processus démocratique par le bas ».

      La question, lancinante, de la légitimité de cette assemblée, de ceux qui s’expriment, traversera d’ailleurs tous les débats de ce mouvement si attaché à son horizontalité.

      À partir de neuf heures du matin, commencent à se rassembler dans la salle des fêtes de petits groupes venus de tout l’Hexagone et parfois même d’un peu plus loin. Un journaliste grec, qui échange avec un couple de Suisses, a fait le déplacement parce que « le monde entier regarde ce mouvement ».

      Rico et Chantal arrivent de l’Ariège, du Mas-d’Azil. Ils ont été mandatés par leur AG pour venir les représenter à Commercy. « On a été tirés au sort », précise Chantal, sémillante septuagénaire, qui depuis des semaines multiplie les actions dans son coin de l’Ariège certes reculé, mais « où existe un tissu associatif très vivant ». « Faut la voir bloquer des camions à quatre heures du matin ! », affirme Rico, la quarantaine, admiratif.

      « Macron peut lâcher sur les 80 km, on n’en a rien à faire. Son grand débat, c’est de l’enfumage ! Ce qu’on veut, c’est la #justice_sociale. On en a marre de bosser comme des cons pour rien avoir à la fin », résume Chantal, au diapason d’une assemblée remontée à bloc et persuadée que le mouvement des gilets jaunes, loin de s’essouffler, ne fait que commencer.

      La plupart des participants disent être venus à Commercy pour échanger leurs expériences, prendre des contacts, mais aussi se redonner de la force. « C’est important de discuter, de créer des liens. Et puis il faut qu’on s’organise face à la #répression », estime Stéphane, qui vit à Saillans dans la Drôme. « Moi je viens prendre un max de contacts pour échanger, parce qu’avec une grosse manif par semaine on a un peu la tête dans le guidon et on a du mal à prendre du recul », affirme Christophe, qui arrive de Montpellier.

      Adel, qui vient lui de Rungis, attend de voir « quelles suites va prendre le mouvement ». « En Île-de-France, on est un peu en retard, mais par contre ça continue à grandir », assure-t-il.

      La nécessité de mieux se coordonner, de mieux s’organiser est largement partagée. Tout comme l’inquiétude liée à la structuration d’un mouvement spontané et initié par la base. Dans la salle, si chacun met de côté son parcours politique, le refus de toute organisation bureaucratique du mouvement fait l’unanimité.

      Dans cette assemblée nettement marquée à gauche, et bien que chacun tienne à mettre de côté son éventuel parcours militant, on sent les militants échaudés par leurs expériences d’organisation pyramidale.

      Pour Younès, qui a été mandaté par son AG de Grenoble, c’est la grande force des gilets jaunes, qui rassemblent « des gens sans arrière-pensée politique, qui essaient de s’organiser en sachant que le pouvoir ne doit pas être accaparé par quelques-uns. Ils sont très vigilants sur cette question, ils ne veulent surtout pas d’un #leader qui a la science infuse ».

      Ici, la question d’une liste gilets jaunes aux européennes ne fait même pas débat. « On dénonce un système politique, c’est pas pour rentrer dedans ! », résume Anne, qui arrive de Nancy et pense comme la majorité des participants interrogés que cette initiative ne vise qu’à affaiblir le mouvement, autant que le « grand débat » organisé par Macron, unanimement rejeté.

      Vers 13 heures, la longue présentation des différentes délégations débute avec cette consigne, rappelée par Claude : « Ne pas être trop long, ne pas jouer les grandes gueules. »

      De Dijon à Poitiers en passant par Lorient ou Nice, avec une forte présence de groupes franciliens, les différents représentants détaillent la situation de leur côté. Et témoignent de la grande diversité du mouvement. Un représentant de l’AG de Saint-Nazaire raconte que les gilets jaunes occupent là-bas un bâtiment vide, rebaptisé « maison du peuple ». « On fait une assemblée générale par jour », explique-t-il, précisant que les gilets jaunes sont aussi très mobilisés « sur le ralentissement de l’activité portuaire » (lire notre reportage sur place, et le blog de ce groupe, hébergé sur Mediapart).

      Venu du Vigan, petit village du Gard, Kevin affirme que le mouvement y reste fort : « Pour un village de 3 000 habitants, on a entre 60 et 80 personnes à chaque assemblée. » Des « commissions thématiques » y ont été mises en place « sur la question de l’autonomie alimentaire de la vallée, par exemple », précise-t-il.

      « Le problème, c’est la coordination de toutes les actions »

      Patrick, de Paris, rappelle que la question qui revient le plus dans les allées du marché de la place de La Réunion, dans le XXe, est celle du #logement, des #loyers trop chers, quand Louise explique qu’elle s’exprime ici au nom du groupe des #femmes gilets jaunes en Île-de-France, un groupe créé « pour porter les revendications spécifiques des femmes isolées dans les gilets jaunes. Parce que plus prolo que le prolo, il y a la femme du prolo », lance-t-elle.

      À Horbourg-Wihr, petite commune d’Alsace, le mandaté décrit, de son côté, la présence bienvenue des motards dans le mouvement : « Je peux vous dire que lorsqu’ils sont là, c’est assez impressionnant », se réjouit-il.

      Un représentant de Dijon explique, lui, que si dans sa ville la mobilisation reste importante, « le problème, c’est la coordination de toutes les actions. Il y a beaucoup de groupes qui agissent chacun de leur côté », déplore-t-il. « J’ai vu qu’il y avait par exemple beaucoup de gens qui faisaient des tracts super. Ce serait bien si on pouvait les partager pour ne pas réinventer l’eau chaude chacun de notre côté », lance un représentant de Besançon.

      Beaucoup disent ce jour-là leur préoccupation d’élargir le mouvement, notamment en s’arrimant aux combats des salariés dans les entreprises. « Au départ, on s’est retrouvés par l’association des VTC, raconte Adel, mandaté par l’AG de Rungis. Une petite famille s’est créée. Aujourd’hui, on soutient les salariés de Geodis et on soutient naturellement tous les #salariés_en_lutte. »

      Faut-il appeler à la #grève générale le 5 février, comme y appellent notamment la CGT et La France insoumise ? La question est âprement débattue, tout comme celle de la place à donner aux #syndicats dans le mouvement. Certains refusent, par principe, de s’associer à un mot d’ordre syndical alors que les syndicats sont restés largement en dehors du mouvement.

      Quelles #revendications mettre en avant ? Le débat s’anime entre ceux qui estiment qu’il est trop tôt pour arrêter un socle détaillé et ceux qui jugent important d’acter les grandes tendances autour de la justice fiscale et sociale ou les exigences démocratiques.

      « Il faut mettre en avant des revendications unificatrices », avance un participant, quand un autre propose de « se mettre d’accord sur les grands points pour nous permettre de massifier le mouvement ». « Ou alors on se met d’accord sur ce qu’on ne veut plus, parce qu’être trop précis dans les revendications, cela peut diviser », suggère un autre.

      La discussion, alors que la soirée avance et que la nuit est tombée depuis longtemps, finit par patiner un peu. « J’ai l’impression qu’on est à Nuit debout, là », s’agace à nos côtés un jeune homme barbu.

      Quelqu’un s’inquiète : « On ne va pas ressortir de ce week-end sans un écrit, quand même ! » « Les gens ne sont pas venus ici pour du beurre, nous confie Patrick, de Paris. En tout cas, cela présage un débat extrêmement compliqué sur la structuration du mouvement ! », pronostique-t-il.

      L’idée de rédiger un texte commun le lendemain matin est finalement actée.

      En fin de soirée, sur la position à tenir face à l’#extrême_droite, la discussion s’affole et la sérénité joyeuse qui a marqué l’essentiel de la journée disparaît quelques minutes. Alors qu’au cours de la journée, de nombreux participants ont demandé qu’une position claire soit prise contre toute forme de #xénophobie, #sexisme ou #homophobie, les avis divergent sur la manière de se démarquer de l’extrême droite.

      « On nous a assez traités de fachos. Il faut dire que ces gens-là n’ont rien à voir avec nous », estime une participante, qui propose que l’AG condamne explicitement les violences commises le jour même par des groupuscules d’extrême droite.

      « On est censés être apartisans », souligne un jeune homme, qui se dit gêné par l’idée de cibler, plus ou moins explicitement, le Rassemblement national. « C’est pas un parti politique, l’extrême droite ! », lui rétorque celle qui a fait la proposition. « Ben si ! », se voit-elle répondre.

      Alors que la fatigue se fait sentir, Claude qui joue ce soir-là les monsieur Loyal reprend le micro pour aborder le dernier point à l’ordre du jour : « Comment on s’organise pour rester le plus démocratique possible ? »
      Faut-il demander que tous les #mandats des représentants soient impératifs ? Sans pouvoir décisionnel ? Plusieurs interventions défendent l’idée de ne surtout pas imposer un carcan national aux #assemblées_locales. « Les assemblées locales doivent être souveraines », juge une participante.

      Une chose est sûre : « La #démocratie, c’est super difficile, on le constate encore aujourd’hui », conclut Claude du haut de sa longue expérience militante.


  • En Saône-et-Loire, les #Gilets_jaunes dénoncent #Amazon, « une infamie sur le plan social et environnemental »
    https://reporterre.net/En-Saone-et-Loire-les-Gilets-jaunes-denoncent-Amazon-une-infamie-sur-le-

    À Lux, en Saône-et-Loire, les Gilets jaunes prennent « soin des maillons faibles du tissu social délaissés par l’État ». Leur tentative de « filtrage » symbolique d’un site d’Amazon au nom de la #justice_sociale et de l’#environnement a donné lieu à une réaction disproportionnée des forces de l’ordre, selon les témoignages recueillis par Reporterre.



  • L’avenir du travail | Organisation Internationale du Travail
    https://www.ilo.org/global/topics/future-of-work/lang--fr/index.htm

    La formation d’une Commission mondiale sur l’avenir du travail correspond à la deuxième phase de l’Initiative de l’OIT sur l’avenir du travail. Sa mission consiste à procéder à un examen approfondi de l’avenir du travail afin de fournir la base analytique nécessaire à la poursuite de la justice sociale au 21e siècle.

    Les six groupes thématiques portent sur les principaux enjeux à prendre en considération si l’on veut que le travail de demain assure la sécurité, l’égalité et la prospérité. Une série de notes d’information, préparées dans le cadre de chacun des groupes proposés.

    #futur_du_travail #enjeux #justice_sociale


  • Homo inc.orporated – Le triangle et la licorne qui pète

    Avec #Homo_Inc.orporated, #Sam_Bourcier poursuit la réflexion menée dans la trilogie des Queer Zones. Mariage, procréation, travail, patrie, les gais et les lesbiennes ont basculé dans la sphère de la reproduction et de la production. Que reste-t-il du sujet politique #LGBT lorsqu’il est défini par le #droit et le management de la #diversité ? Pas grand-chose. Raison pour laquelle les #queers et les #transféministes se mobilisent pour un agenda de #redistribution_économique et de #justice_sociale plus large que la simple demande d’#égalité et d’#intégration. Homo Inc.orporated propose une critique radicale de l’#homonationalisme et des politiques de l’#égalité_des_droits. C’est aussi une boîte à outils pour lutter contre le #néolibéralisme, avec une réflexion et de nouveaux moyens d’action sur les politiques du #savoir à l’#université, le genre comme #travail, la #grève_du_genre sans oublier le #gender_fucking !

    https://www.cambourakis.com/spip.php?article870
    #transféminisme #genre #livre


  • World Development Report 2019: The Changing Nature of Work
    http://www.worldbank.org/en/publication/wdr2019

    jungle.world - Ungerechtigkeit 4.0
    https://jungle.world/artikel/2018/41/ungerechtigkeit-40?page=all

    11.10.2018 -
    Der Weltentwicklungsbericht der Weltbank beschäftigt sich mit der Frage, wie die Digitalisierung soziale Gerechtigkeit verändert

    Ungerechtigkeit 4.0

    Die Digitalisierung betrifft alle Lebensbereiche. Wie sie sich auf soziale Gerechtigkeit auswirkt, wird derzeit viel diskutiert. Auch die Weltbank befasst sich in ihrem Bericht für das Jahr 2019 damit. Ihre Analyse stammt allerdings aus der vordigitalen Zeit.

    Von Christopher Wimmer

    Von der Arbeitswelt über das Privat­leben und die Freizeitgestaltung bis zur Politik – die Digitalisierung hat die bis vor wenigen Jahrzehnten bestehenden Verhältnisse grundlegend verändert. Sie hat neue Lebenssituationen geschaffen, deren Konsequenzen für die Arbeit, das Gemeinwohl und das Leben der Einzelnen nur teilweise voraus­gesehen werden können.

    Mit dem Thema Digitalisierung befasst sich derzeit auch die Weltbank, die gerade ihren Weltentwicklungsbericht für das Jahr 2019 vorbereitet. In ihren jährlich erscheinenden Berichten behandelt die Weltbank immer verschiedene Themen. Der Band für 2019 soll im Oktober unter dem Titel »The Changing Nature of Work« erscheinen und sich mit dem Wesen und der Zukunft der Arbeit beschäftigen. Der Entwurf ist im Netz frei zugänglich und wird Woche für Woche aktualisiert. Darin werden zwei Themen verbunden, die bisher selten zusammen diskutiert wurden: Di­gitalisierung und Ungleichheit. Die Digitalisierung hat den Verfassern zu­folge das Potential, soziale Ungleichheit zu verschärfen.

    Über die Frage, ob die Digitalisierung eine große Chance oder ein großes Ri­siko für die Gesellschaft ist, ist auch die Meinung der deutschen Bevölkerung gespalten. Dem Ifo-Bildungsbarometer 2017 zufolge stimmten 50 Prozent der Befragten der Aussage zu, dass die Digitalisierung insgesamt zu größerer so­zialer Ungleichheit in Deutschland führen werde, 46 Prozent stimmen dem nicht zu. Die einen befürchten, dass die Digitalisierung zu massiven Arbeitsplatzverlusten führt und somit die Ungleichheit verschärft, die anderen hoffen auf neue Jobperspektiven in der digitalen Welt.

    Die Autorinnen und Autoren unter der Leitung des Ökonomen und ehemaligen bulgarischen ­Finanzministers Simeon Djankov regen dazu an, den Kündigungsschutz zu lockern und Unternehmen generell von ihrer sozialen Verantwortung zu befreien. Mindestlöhne sollen gesenkt werden.

    In den vergangenen Jahren sind die Reallöhne in Deutschland, nach einer längeren Phase der Stagnation, leicht gestiegen. Anders als in anderen west­lichen Ländern sind viele neue industrielle Jobs entstanden, in denen relativ hohe Löhne gezahlt werden.

    Und doch sind stabile Wachstumsraten und Rekordbeschäftigung keine Garanten für soziale Gerechtigkeit. Der Anteil der Menschen, die als armutsgefährdet gelten, ist zuletzt wieder angestiegen. Leiharbeit, Werkverträge, Minijobs und befristete Arbeitsverhältnisse prägen die Arbeitswelt – fast 40 Prozent der Beschäftigten in Deutschland arbeiten inzwischen in derlei prekären Arbeitsverhältnissen. Für sie bedeutet dies häufig: niedrige Löhne, geringe soziale Absicherung und permanente Angst vor dem Verlust des Arbeitsplatzes. Besonders jüngere Beschäftigte sind davon betroffen.

    Rechte, die sich Lohnabhängige in den vergangenen Jahrzehnten gewerkschaftlich erkämpften, werden durch neue Arbeitsverhältnisse der Gig-Ökonomie unterminiert, bei der kleine Aufträge kurzfristig an unabhängige Freiberufler oder geringfügig Beschäftigte vergeben werden. Kündigungsschutz, Krankenversicherung und Urlaubsanspruch gelten dort nur selten. Die Digitalisierung der Arbeitswelt verstärkt diese Prozesse. Mittlerweile geht es auch nicht mehr nur um die industrielle Produktion.

    Weitere Branchen werden umstrukturiert. Der Zeitungs- und Büchermarkt, der Börsenhandel, die Versicherungsbranche, Immobilien- und Stellenbörsen, das Militär – diese und weitere Bereiche sind ebenfalls von gewaltigen Transformationen betroffen.

    Die Weltbank stellt fest: Die großen digitalen Unternehmen beschäftigen vergleichsweise wenige Mitarbeiter, vernichten aber Tausende Jobs in der Industrie, im Handel und Dienstleistungssektor. Ein Beispiel hierfür sei der Fahrdienstleister Uber. Durch die Möglichkeit, Menschen privat im Auto mitzunehmen, wird das organisierte Taxigewerbe unter Druck gesetzt. Waren gewisse Mindesteinkommen und Sicherheiten für die regulären Taxifahrer gegeben, fallen bei Uber alle Formen der gewerkschaftlichen Organisierung und Versicherungen komplett weg. Das Ergebnis ist die Prekarisierung der gesamten Branche.

    Die unregulierte, digitale Variante des Taxigewerbes steht also nicht für die inklusiv und sozial gerecht erscheinende sharing economy, sondern bedeutet unterm Strich: Vereinzelung und direkte Ausbeutung, also Kapitalismus in Reinform.

    Doch es gibt auch eine positive Erzählung über die Digitalisierung. Zahlreiche Verlautbarungen aus Wirtschaft und Politik preisen sie als Garant für zukünftigen Wohlstand. Vom Bundeswirtschaftsministerium über die Unternehmensplattform »Industrie 4.0« bis hin zu Beratungsfirmen wie McKinsey sind sich alle einig, dass Phänomene wie Big Data, Internet der Dinge und künstliche Intelligenz nicht nur für Wachstum sorgen werden, sondern auch zu sozialer Gerechtigkeit beitragen können. Gab es früher enorme Hürden, die die Existenz kleiner Produzenten be- und verhinderten, können sich Menschen nun über Marktplätze wie Ebay selbständig machen oder Geld neben dem Job hinzuverdienen. Ebenso verhält es sich mit Uber oder Airbnb – Geld kann hier relativ leicht verdient werden.

    Doch ein Blick auf wissenschaftliche Szenarien macht skeptisch, ob diese Gerechtigkeitsversprechungen der Digitalisierung wirklich einzuhalten sind. Digitale Innovationen werden sich anders auswirken als vorherige technologische Entwicklungen. Ihre atem­beraubende Geschwindigkeit tangiert auch die Arbeitsplatzsicherheit. Verschiedene Studien sagen voraus, dass allein in den nächsten zwei Jahrzehnten zwischen zwölf und 40 Prozent der Arbeitsplätze in Deutschland verloren gehen könnten – die neu entstandenen Jobs bereits eingerechnet.

    Von der Digitalisierung sind mittlerweile alle Berufsgruppen betroffen. Die Technologie selbstfahrender Autos ersetzt zumindest potentiell die Busfahrer, Drohnen die Postbeamtinnen, intelligente Systeme die Buchhalterin und schlussendlich können auch Wissensarbeiter ersetzt werden – künstliche Intelligenz an Stelle von Professoren.

    Die Weltbank geht in ihrem Bericht darauf ein und fordert Maßnahmen, um wachsender Ungleichheit vorzubeugen: »Als erste Priorität sind umfangreiche Investitionen in das Humankapital während des gesamten Lebens einer Person von entscheidender Bedeutung. Wenn die Arbeiter gegenüber Maschinen konkurrenzfähig bleiben sollen, müssen sie in der Lage sein, ständig neue Fähigkeiten zu trainieren oder von Anfang an besser ausgebildet sein«, heißt es darin.

    Doch was passiert mit all denen, die nicht mithalten können? Die Jobs, die mit der Digitalisierung entstehen, werden nur zu einem kleinen Teil gut bezahlt sein. Der kleinen Gruppe von Programmierern oder IT-Ingenieurinnen wird die große Mehrheit der Beschäftigten bei Lieferketten, in Lagerhallen oder als Gelegenheits-, Crowd- und Clickarbeiterinnen gegenüberstehen – im Niedriglohnsektor.

    All das wird dazu führen, dass die soziale Ungleichheit weiter anwächst. Die Vorschläge der Weltbank scheinen in dieser Hinsicht wenig aussichtsreich zu sein. So regen die Autorinnen und Autoren unter der Leitung des Ökonomen und ehemaligen bulgarischen ­Finanzministers Simeon Djankov dazu an, den Kündigungsschutz zu lockern und Unternehmen generell von ihrer sozialen Verantwortung zu befreien. Mindestlöhne sollen gesenkt werden.

    An deren Stelle solle laut Weltbank ein bedingungsloses Grundeinkommen und bessere private Vorsorge treten. Dies soll durch höhere Steuern finanziert werden, die dem Entwurf zufolge aber hauptsächlich Geringverdienende und Ärmere belasten würden.

    Mit diesen Mitteln wird man dazu beitragen, dass sich einige wenige – die die Macht über Roboter und Algorithmen haben – zu Lasten der großen Mehrheit bereichern. Riesige Mengen Kapital sammeln sich bereits bei wenigen Firmen an, die große Plattformen und Programme entwickeln.

    Der digitalisierte Klassenkampf scheint derzeit eindeutig auszufallen. Er betrifft aber nicht nur die Arbeitswelt, sondern die gesamte Gesellschaft, denn diese Firmen akkumulieren nicht nur große wirtschaftliche, sondern auch gesellschaftliche Macht: Sie verfügen über das Wissen, die Daten und die medialen Räume, mit denen in Gesellschaft und Politik Diskussionen geführt und Entscheidungen getroffen werden. Kämpfe um soziale Gerechtigkeit im digitalen Kapitalismus werden dadurch umso schwerer – aber auch umso wichtiger.

    #Uber #Taxi #BEG #Arbeit #Arbeitslosigkeit #Digitalisierung #Prekasisierung #Plattformkapitalismus #Weltbank


  • The Architecture of Food Systems

    Spotlighting the #Hudson_Valley Design Lab and Good Shepherd Institute in a conversation with Caitlin Taylor of MASS Design Group.

    Few people recognize the interconnectedness of architecture, social justice, and local food systems; Caitlin Taylor is dedicated to changing that. Between roles as an architect with nonprofit firm MASS Design Group, an adjunct professor of architecture at Columbia University, and a founding member of Four Root Farm in rural Connecticut, she is living her dream of uniting food systems and architecture in her life and work.


    https://medium.com/planet-local/the-architecture-of-food-systems-5145ccc11648
    #alimentation #justice_sociale #architecture #Poughkeepsie #USA #Etats-Unis #design #agriculture



  • Du féminisme à la française
    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/du-feminisme-a-la-francaise-207061

    Traquer les cartes postales montrant des femmes dénudées : c’est le dernier combat en date des féministes françaises. Mais cette ridicule occupation estivale n’est pas exempte d’enjeux sociaux et politiques.

    Le féminisme actuel n’a plus rien à voir avec le féminisme historique des années 60-70, dont les exigences étaient alors parfaitement justifiées, dont la voix se joignait à d’autres mouvements de libération pour une plus grande justice sociale . Comment encore avoir un débat constructif sur les questions de société communes aux femmes et aux hommes   ? Désolée, les filles, mais moi je ne m’y retrouve plus de ce féminisme de plus en plus institutionnalisé où le but ultime n’est plus l’égalité entre les sexes , mais une forme désespérée de domination dans la société.
    #féminisme #ridicule #cartes_postales #justice_sociale

    • Quant aux amateurs de pétanque, ils ont encore en tête les représentations de Fanny qui offrait son cul à baiser à ceux qui, paradoxalement, avaient perdu la partie sans marquer un seul point. Rien de bien inquiétant dans ces productions du folklore local, on en conviendra aisément.

      En 2018 il faut juste oser. Sinon, on pourra juste noter la subtile élégance de pensée et de l’approche de l’auteur.

      Jacques Lucchesi rejoint désormais le clan des #petits_hommes qui osent parce que ce n’est pas un #grand_homme

    • Il n’y a pas de « le féminisme » ni dans les années 1960-70 ni aujourd’hui. Pas grand chose de commun entre le féminisme dit « du choix » et le féminisme intersectionnel aujourd’hui et même chose pour le féminisme radical ou les tendances essentialistes comme psychépo des années 1970. Que tu ne t’y retrouve pas dans le féminisme institutionnel est très compréhensible, mais c’est dommage que tu ne connaisse que celui là.

      Sinon par rapport à ces cartes postales, tu utilise ton temps pour ridiculisé des femmes qui luttent contre ce qui leur semble important (la sexualistation et objectivation des femmes fait parti du continuum de l’oppression des femmes) en te servant d’un texte écrit par un macho pourrave et en réduisant tout les féminisme et cela plutot que de faire les choses pour les femmes qui te semble utile. Niveau débat constructif on peu faire mieux.
      #mansplanning

      Ces cartes ca me semble pas très important, c’est les journalistes qui montent ca en épingle parceque ca permet d’illustré avec des culs de femmes, exactement le même manière que les Femen ont eu beaucoup de visibilité. Si c’est pas interessant autant ne pas s’y interesser.

    • @mad_meg @reka D’abord, je ne ridiculise personne.
      Toutefois, après une deuxième lecture, et ne connaissant pas l’auteur, ceci peut être mal approprié, je l’admets. Cela dit, si j’ai réagi c’est sur le fond. Cette façon désespérée de pointer continuellement l’autre sexe me dérange de plus en plus. Tous les hommes ne sont pas sexistes. Je suis féministe dans l’âme et très favorable à la lutte contre toute forme de discriminations et oppressions, la liste serait trop longue à nommer ici. Mais je n’adhère pas à ce féminisme-là et je ne pense pas qu’en suivant cette voie nous pouvons élaborer quelque chose de constructif sur les rapports hommes,femmes à l’avenir dans notre société. Au contraire, cela ne fait qu’attiser les tensions et maintenir le statu quo.

    • Le « Tous les hommes ne sont pas sexistes. » c’est un stéréotype anti-féministe que tu ressort. On appel ca #not_all_man
      Le féminisme est une lutte contre un système et non contre des personnes. C’est une lutte contre des modes de pensé, des traditions, des idées toutes faites, par exemple la culture du viol. c’est pas une question de donner des médailles de non sexiste aux hommes que tu apprécie. Il y a des femmes sexistes aussi, on s’en fout. Tant mieux si tu connait des hommes pas sexistes, mais ils sont clairement pas assez nombreux vu l’état des choses et on va pas passé 9 ans à les congratulé. Les féministes ont autre chose à faire que de flatter l’égo des hommes que tu juge pas sexistes.
      Lutter contre les représentations objectivantes des femmes ca peut très bien se faire avec des hommes, je voie pas ce qui serait non constrictif. Surtout si il existe des hommes pas sexistes comme tu le dit, je voie pas pourquoi ca les chiffonnerait ce genre de sujets. Et pour les tensions c’est la moindre des choses, on parle du pouvoir et ceux qui l’ont ne le donne jamais, il faut le leur prendre et ca c’est pas possible sans tensions.

    • @david2 , comme je l’ai écrit si j’ai posté cet article et cette photo de mauvais gout, c’était en réaction sur le fond (lire mes autres commentaires) même si d’une certaine façon cela en fait partie. C’était inapproprié. Amicalement, Marie-Lou.

      @mad_meg avec plaisir. Nous lutons toutes les deux pour une cause commune avec visiblement quelques approches différentes, merci bonne soirée aussi.

    • Une des difficultés dans ce combat comme dans d’autres (mais celui-ci est parmi les quelques essentiels) c’est qu’on ne convainc pas les gens, les machos non plus, en les engueulant... Du coup, je comprends aussi l’approche révolutionnaire mais celle-là m’empêche de participer au combat puisque je suis « dans le mauvais camp », outre que je suis plutôt réformiste même si ce n’est vraiment pas tendance... Dans la vie sociale, je sais que je peux être un homme féministe en réagissant, argumentant et convainquant des hommes non féministes et en manifestant ma différence face aux machos.
      #mes_deux_sous_de_reflexion
      Je retourne derrière mon écran, réfléchir encore (et encore)...

    • @marie_lou Je reconnais que mon approche est assez particulière. Je te conseil mon tag #mégèrisme :)
      En tout cas je suis plus proche des féministes des années 1970 que du féminisme institutionnel actuel que tu dénonce. Il me semble que les féministes de cette époque s’organisaient en non mixité et que c’est plutot le féminisme institutionnel que tu dénonce qui est très inclusif avec les hommes.

      @suske Je sais pas ce que tu appel des machos à convaincre. Jusqu’à quel point on doit accepter de débattre avec des gens qui nous traitent en inférieurs et qui ne sont pas là pour débattre mai seulement te faire taire ? En tant que blanche je peu discuter avec des racistes blancs probablement de manière plus détachée et moins perdre patience et souffrir intérieurement qu’une personne racialisée et victime des discriminations raciales. Parler aux hommes misogynes pour un allié c’est votre boulot, mais demandé aux femmes de pas perdre leur calme avec des misogynes : je dit non. Ca culpabilise encor toujours les mêmes. Il y a des femmes capable de garder leur calme avec des machistes, et ca m’arrive certains jours, tant mieux, mais on va pas faire des histoires à celles on céder à la colère quant il y a de bonnes raisons de le faire. C’est aux hommes de convaincre leurs paires ; les machos n’écoutent qu’eux. C’est pas aux femmes de prendre soin des hommes pour leur rendre le féminisme agréable et relaxant. Ca fait plusieurs millénaires que les femmes sont conditionnées à s’occuper des hommes, à les flatter, les détendre, leur donner le sentiment d’être supérieurs, que leurs problèmes, leur temps et leur bien-être est plus important que celui des femmes. Je trouve salutaire que des femmes arrêtent de faire ca et les prennent à rebrousse poile quant ils se comportent de manière machistes. On refuse la colère aux femmes or il y a de quoi se facher. Garder sa colère en soi ca provoque des maladies, on va pas demander aux femmes de se rendre malade pour le bien-être des machos. Ca fait presque deux siècle que les féministes parlent et écrivent avec douceur et patience et c’est pas les hommes qui se bousculent au portillon.

    • C’est aux hommes de convaincre leurs paires ; les machos n’écoutent qu’eux.

      C’est ce que je tente de faire quand cela se présente.

      Dans la vie sociale, je sais que je peux être un homme féministe en réagissant, argumentant et convainquant des hommes non féministes et en manifestant ma différence face aux machos.


  • Colonial and Redfern collaborate on community mapping project | Local News | sentinelsource.com

    http://www.sentinelsource.com/news/local/colonial-and-redfern-collaborate-on-community-mapping-project/article_ea1c21a3-726f-5aa1-854d-6dc93ca75e71.html

    https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeGAhU3HJKGTxRMIYTPEuROZQaDyHgT1sQRioKv_kjN5pLr_g/viewform

    A physical education teacher at Springfield High School and an adjunct instructor at the Community College of Vermont, he incorporates counter-cartography — a process of mapping that challenges dominant power structures — into his courses. In his artwork, he is particularly interested in using maps to effect positive social change, he said.

    #cartographie_participative #contre-cartographie #cartographie_critique #cartoexperiment #justice_sociale


  • #Inégalités : comment expliquer l’#hypocrisie de la gauche ?
    https://www.inegalites.fr/Inegalites-comment-expliquer-l-hypocrisie-de-la-gauche

    Si l’hypocrisie existe en matière d’inégalités sociales, elle vient donc de la gauche, et plus précisément d’une forme de « bourgeoisie culturelle ». Diplômée [3], elle occupe les centres de pouvoir au niveau national comme au niveau local, dans l’univers politique, médiatique, associatif ou professionnel. Cette #bourgeoisie culturelle vote le plus souvent à gauche, parfois jusqu’à l’extrême. Mais tout en tenant un discours très virulent contre les inégalités, elle s’intéresse surtout à l’école de ses enfants (la reproduction des inégalités dans le temps), à ses loisirs (la maîtrise de son temps), ou à son environnement (bien manger, bien respirer, etc.). Le sort des ouvriers qui travaillent à la chaîne ou des caissières n’est pas vraiment son problème. Elle célèbre la « mixité » (sociale, ethnoculturelle, etc.) tant qu’elle s’applique aux autres catégories et n’envahit pas ses quartiers.

    • Si certains phénomènes relevés sont réels, l’analyse ne tient pas. Il me semble par exemple tout à fait abusif d’en rester à ces « 16% de diplômés », un stock qui ne dit rien de la tendance à l’ouvert, de cette dynamique de la scolarisation de masse à laquelle paraissent s’opposer les réformes de l’université et du lycée en cours.
      LE NIVEAU D’ÉTUDES DE LA POPULATION ET DES JEUNES
      https://publication.enseignementsup-recherche.gouv.fr/eesr/7/EESR7_ES_19-le_niveau_d_etudes_de_la_population_et_des_jeunes.php

      En France, les jeunes sont plus souvent diplômés de l’enseignement supérieur que les personnes plus âgées et plus souvent aussi que les jeunes vivant dans les autres pays de l’OCDE. À la fin des années 2000, 42 % des jeunes sortants de formation initiale sont diplômés de l’enseignement supérieur.

      Tout comme ce « la gauche », ici assimilée à la bourgeoisie cultivée, n’est pas sérieux (avec son corollaire : le populaire voterait FN, sans qu’il soit question d’abstention...).

      Il y aurait plutôt besoin d’analyser à nouveaux frais la prolétarisation des diplômés et d’autres catégories, sans le faire en terme de « déclassement », sans en passer par la référence à la classe moyenne ou à on ne sait quelle élite.

      #Louis_Maurin #justice_sociale #gauche


  • Les hommes providentiels
    http://www.laviedesidees.fr/Les-hommes-providentiels.html

    La #philanthropie est-elle un appui ou une menace pour la #démocratie et la #justice_sociale ? Prenant acte de l’importance et de la diffusion du phénomène dans la société étatsunienne, des chercheurs articulent des perspectives empiriques et normatives sur ces questions.

    Livres & études

    / démocratie, justice sociale, philanthropie

    #Livres_&_études


  • L’#écologie, à l’instar de bien d’autres domaines, est traversée par un clivage central : à l’écologie dominante s’oppose l’écologie du Sud, comprise comme un ensemble réfractaire à l’hégémonie occidentale capitaliste. À la fois théorique et pratique, cette écologie est une démarche non alignée de résistances, mais aussi d’alternatives.

    L’écologie vue du Sud donne une voix à cette parole méconnue à travers un choix d’exemples significatifs et porteurs d’une dimension universelle. Du Burkina Faso aux luttes paysannes indiennes en passant par le Mouvement des ’sans terre’ au Brésil et la résistance écopaysanne palestinienne, Mohammed Taleb retrace une aventure écologique faite de spiritualité, de justice sociale et d’imagination active. Et cette aventure n’est pas celle des « pauvres victimes » de la crise écologique, mais celle de producteurs de sens, de créateurs d’analyse, d’inventeurs de solutions. Écouter le Sud, en toute sincérité, c’est entrer dans le dialogue des cultures et des civilisations, pour enfanter ensemble des modernités alternatives. Face au désenchantement capitaliste du monde et de la Nature vivante, que nous habitions au Sud ou au Nord de la planète, ce à quoi nous sommes tous appelés c’est de prendre soin de la terre et de tous ses habitants.

    L’écologie vue du Sud. Pour un anticapitalisme éthique, culturel et spirituel (nov. 2014, Editions Sang de la Terre)

    Mohammed Taleb, Philosophe algérien, Mohammed Taleb enseigne l’écopsychologie et est formateur en éducation relative à l’environnement. Il préside l’association de philosophie « Le singulier universel ». Depuis de nombreuses années, il travaille sur les interactions entre spiritualité, métaphysique, critique sociale, dialogue interculturel et science. http://www.franceculture.fr/emission-les-racines-du-ciel-ecologie-et-spiritualite-avec-mohammed-ta


  • Kamaladevi Chattopadhyay, the intersectional feminist we should all know about
    http://www.warscapes.com/reviews/kamaladevi-chattopadhyay-intersectional-feminist-we-should-all-know-about

    History records that when Mahatma Gandhi raised a handful of salt in 1930, he shook the mighty British Empire. But history, as we know it, has a way of overlooking revolutionary women. One such woman was Kamaladevi Chattopadhyay (1903-1988). Not many know that women were not supposed to have a role on the frontlines of the salt march. A “flabbergasted” Kamaladevi, who had “built up a whole edifice of hopes of involving women in this great adventure,” eventually persuaded Gandhiji to call upon women to march with him in defiance of the British salt tax. What happened next is well-known. The Dandi march sparked a massive civil disobedience movement that turned ordinary men and women into freedom fighters.

    There’s a lot to learn about, and from the life of, Kamaladevi from the new book A Passionate Life, published by the feminist Indian press Zubaan Academic. The book contains Kamaladevi‘s long-forgotten writings as well as essays by scholars eager to revive her life and legacy. Reading about Kamaladevi, it strikes me that today she would be known for intersectional feminism, someone who naturally connected women’s rights with other movements for political freedoms and social justice.


  • Capitalist dispossession and new justifications of slavery

    Discussions of migration are becoming increasingly dystopian. Based upon either #exclusion or exploitation, new neoliberal arguments for open borders are not about freedom, but institutionalised #domination.

    https://www.opendemocracy.net/beyondslavery/john-holmwood-gurminder-k-bhambra/capitalist-dispossession-and-new-justifications-of-s

    –-> attention, ça date de 2015... mais je mets ici aujourd’hui pour archiver...

    #capitalisme #dépossession #esclavage #néo-esclavage #liberté #ouverture_des_frontières #libre-échange #justice_sociale #pauvreté #migrations


  • Pour une approche critique de la #mixité_sociale

    Et si la mixité n’était pas toujours et partout le meilleur moyen de promouvoir l’#égalité et la #justice_sociale ? Sans hésiter à prendre à rebrousse-poil un certain nombre des conceptions les plus ancrées en matière d’éducation, de logement ou de politique de la #ville, #Éric_Charmes défend une approche pragmatique de la mixité. Mais comment faire société si les espaces publics se rétractent ? Le débat est ouvert.

    http://www.laviedesidees.fr/Pour-une-approche-critique-de-la-mixite-sociale.html
    #espace_public #urban_matter #urbanisme


  • Qu’est-ce que le libéralisme égalitaire ? Comprendre la #philosophie de Macron

    Loin d’être un amas d’idées de droite et de gauche, le programme de #Macron relève d’un courant de pensée cohérent connu sous le nom de « #libéralisme_égalitaire ».


    https://theconversation.com/quest-ce-que-le-liberalisme-egalitaire-comprendre-la-philosophie-de
    #égalité_des_chances #inégalités #liberté #justice_sociale #capabilité #Amartya_Sen #John_Rawls #autonomie


  • Map: Detroit Neighborhood Markets “Blue-lining” 1932 | DETROITography
    https://detroitography.com/2017/01/18/map-detroit-neighborhood-markets-blue-lining-1932

    This map is one among 35 other cities profiled in a market survey by the Advertising department of the Curtis publishing Company, called: “City Markets: A Study of Thirty-Five Cities.” The primary market assessment conducted here was based on circulation of newspapers and magazines, but included auto sales, consumer goods, and transportation spending.

    –—

    Map: De Lery’s Plan of Detroit 1749 | DETROITography
    https://detroitography.com/2017/01/11/map-de-lerys-plan-of-detroit-1749

    Many people have seen Bellin’s map of Fort Detroit from 1764, but fewer people know that Bellin’s map was based on Gaspard-Joseph Chaussegros de Lery’s survey in 1749. Huron Creek really stands out as a significant landmark.

    This version of De Lery’s map appears in “History of Wayne County and the city of Detroit, Michigan” edited by Clarence and M. Agnes Burton.

    –—

    Map: Environmental Justice in Detroit | DETROITography
    https://detroitography.com/2017/01/09/map-environmental-justice-in-detroit

    The EPA has developed a handy tool called EJSCREEN to explore data related to environmental justice around the country. Data from EPA and other sources are pulled together and can be examined side-by-side. In the image example the maps are comparing “linguistic isolation” and the EPA’s cancer risk index.

    #cartographie #detroit #visualisation #justice_sociale


  • Angela Davis, Women’s March on Washington, 21 Janvier 2017:
    https://www.youtube.com/watch?v=1x6rV_ZDGA8

    Traduction en français:
    https://seenthis.net/messages/562864

    Texte original:
    "At a challenging moment in our history, let us remind ourselves that we the hundreds of thousands, the millions of women, trans-people, men and youth who are here at the Women’s March, we represent the powerful forces of change that are determined to prevent the dying cultures of racism, hetero-patriarchy from rising again.

    "We recognize that we are collective agents of history and that history cannot be deleted like web pages. We know that we gather this afternoon on indigenous land and we follow the lead of the first peoples who despite massive genocidal violence have never relinquished the struggle for land, water, culture, their people. We especially salute today the Standing Rock Sioux.

    "The freedom struggles of black people that have shaped the very nature of this country’s history cannot be deleted with the sweep of a hand. We cannot be made to forget that black lives do matter. This is a country anchored in slavery and colonialism, which means for better or for worse the very history of the United States is a history of immigration and enslavement. Spreading xenophobia, hurling accusations of murder and rape and building walls will not erase history.

    "No human being is illegal.

    "The struggle to save the planet, to stop climate change, to guarantee the accessibility of water from the lands of the Standing Rock Sioux, to Flint, Michigan, to the West Bank and Gaza. The struggle to save our flora and fauna, to save the air—this is ground zero of the struggle for social justice.

    "This is a women’s march and this women’s march represents the promise of feminism as against the pernicious powers of state violence. And inclusive and intersectional feminism that calls upon all of us to join the resistance to racism, to Islamophobia, to anti-Semitism, to misogyny, to capitalist exploitation.

    "Yes, we salute the fight for 15. We dedicate ourselves to collective resistance. Resistance to the billionaire mortgage profiteers and gentrifiers. Resistance to the health care privateers. Resistance to the attacks on Muslims and on immigrants. Resistance to attacks on disabled people. Resistance to state violence perpetrated by the police and through the prison industrial complex. Resistance to institutional and intimate gender violence, especially against trans women of color.

    "Women’s rights are human rights all over the planet and that is why we say freedom and justice for Palestine. We celebrate the impending release of Chelsea Manning. And Oscar López Rivera. But we also say free Leonard Peltier. Free Mumia Abu-Jamal. Free Assata Shakur.

    "Over the next months and years we will be called upon to intensify our demands for social justice to become more militant in our defense of vulnerable populations. Those who still defend the supremacy of white male hetero-patriarchy had better watch out.

    "The next 1,459 days of the Trump administration will be 1,459 days of resistance: Resistance on the ground, resistance in the classrooms, resistance on the job, resistance in our art and in our music.

    “This is just the beginning and in the words of the inimitable Ella Baker, ’We who believe in freedom cannot rest until it comes.’ Thank you”

    #Angela_Davis #Women's_March #Washington #USA

    Tout y est: #Femmes #Femmes_racisées #Féminisme #Trans #Autochtones #Sioux #Standing_Rock #Noirs #Black_Lives_Matter #Cisjordanie #Gaza #Palestine #Chelsea_Manning #Oscar_López_Rivera #Leonard_Peltier #Mumia_Abu-Jamal #Assata_Shakur #Ella_Baker #justice_sociale #Fight_for_15$ #convergence_des_luttes #résistance #racisme #patriarcat #hétéro_sexisme #esclavage #colonialisme #immigration #xénophobie #islamophobie #antisémitisme #capacitisme #capitalisme #bouleversement_climatique #gentrification #privatisations #brutalité_policière #prisons #violence


  • BALLAST | Angela Davis appelle à la #résistance collective
    http://www.revue-ballast.fr/angela-davis-appelle-a-resistance-collective

    Ceci est une Marche des #femmes et cette Marche des femmes représente la promesse d’un #féminisme qui se bat contre les pouvoirs pernicieux de la #violence étatique. Un féminisme inclusif et intersectionnel qui nous invite toutes et tous à rejoindre la résistance face au #racisme, à l’#islamophobie, à l’#antisémitisme, à la# misogynie et à l’#exploitation capitaliste. Oui, nous saluons la lutte pour un salaire minimum à 15 dollars. Nous nous dédions à la résistance collective. Nous résistons face aux millionnaires qui profitent des taux hypothécaires et face aux agents de la #gentrification. Nous résistons face à ceux qui privatisent les soins de santé. Nous résistons face aux attaques contre les musulmans et les #migrants. Nous résistons face aux attaques visant les personnes en situation de #handicap. Nous résistons face aux violences étatiques perpétrées par la police et par le complexe industrialo-carcéral. Nous résistons face à la violence de genre institutionnelle et intime — en particulier contre les femmes transsexuelles de couleur.

    Lutter pour le droit des femmes, c’est lutter pour les droits humains partout sur la planète

    #convergence des #luttes


  • La fausse bonne idée du #revenu_universel
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/120117/la-fausse-bonne-idee-du-revenu-universel

    Le revenu universel est devenu la question du moment. Les économistes en débattent avec acharnement. Les politiques l’inscrivent à leur programme. Tour d’horizon de ce dispositif présenté comme un remède miracle en ces temps de #chômage de masse mais qui, pour ses détracteurs, revient à abandonner la #justice_sociale.

    #Economie #inégalités #précarité #protection_sociale #Revenus #Travail