• Qui est Bella Poarch, la star de TikTok dont le premier single bat des records ?
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2021/05/31/qui-est-bella-poarch-la-star-de-tiktok-dont-le-premier-single-bat-des-record

    Le 14 mai dernier, une jeune vidéaste populaire sur le réseau social TikTok publiait son premier single sur toutes les plates-formes de diffusion de musique en ligne. Presque deux semaines après sa sortie, son titre Build a B*tch recensait plus de 114 millions de vues sur YouTube, et des milliers de vidéastes plus ou moins amateurs en reprenaient en chœur les paroles sur TikTok. Si l’on n’a pas de compte sur la plate-forme de partage de vidéo, propriété du chinois Bytedance, l’incroyable popularité de sa musique peut interroger : mais qui est donc Bella Poarch ?

    Quelques mois et une trentaine d’autres courtes vidéos plus tard, la jeune créatrice publie un clip d’apparence tout aussi anodine. Sur une musique rythmée, elle se filme en gros plan et multiplie des mimiques kawaii (« mignon », en japonais) qu’on croirait sorties d’un anime japonais. Le tour est joué : Bella Poarch devient en quelques jours le visage le plus connu de la plate-forme en publiant la vidéo la plus regardée de TikTok de tous les temps (49,5 millions de vues à ce jour).

    #TikTok #Kawai #Bella_Poarch #Célébrité #Culture_numérique

  • Non à la criminalisation des militants indépendantistes en Kanaky Nouvelle-Calédonie

    Réunies ce jour à Paris, les associations de solidarité avec le combat du peuple kanak en France ont décidé de lancer un appel aux organisations démocratiques, aux syndicats et aux associations pour dénoncer la justice coloniale en Nouvelle Calédonie et exiger l’abandon des poursuites à l’encontre des militants kanak.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/05/24/non-a-la-criminalisation-des-militants-independantistes

    #colonisation #kanaky

  • Notes anthropologiques (LXI)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-LXI

    Signe des temps, les historiens s’intéressent désormais à l’activité des échanges qu’ils tentent de saisir sous le concept, légèrement éculé, d’économie, obéissant en cela à l’idéologie ambiante. Ils ouvrent ainsi tout un pan de notre histoire qui était jusqu’à maintenant mal connu : l’activité des échanges aux époques reculées. Afin d’appréhender les différentes formes prises par les échanges et d’en marquer l’évolution, ils se réfèrent volontiers à Karl Polanyi qui, dans ses livres comme La Grande Transformation ou La Subsistance de l’homme, a distingué trois formes d’échange, les échanges fondés sur la réciprocité, ceux qui reposent sur la répartition-distribution et enfin les échanges marchands liés à la politique. Dans son dernier livre intitulé Histoire des peuples d’Amérique, Carmen Bernand évoque, elle aussi, Polanyi avant de faire une synthèse heureuse de nos connaissances concernant l’échange, en convoquant des anthropologues comme Marcel Mauss ou Maurice Godelier :

    « Les principes qui fondent ce qu’on appelle des “économies primitives”, à savoir la réciprocité, la redistribution et la circulation des biens, obéissent à des règles particulières. Certains aspects nous sont connus parce que nous disposons de documents écrits et d’une bonne ethnographie de terrain qui nous aide à saisir la dimension symbolique des choses. La réciprocité se fonde sur une obligation (morale, religieuse, statutaire) alors que, dans l’économie de marché, le paiement selon des règles fixées déchargerait l’acquéreur de toute obligation (Polanyi, 1965, p. 243-270). Les descriptions regorgent d’exemples de cette “obligation” faite au partenaire de recevoir et de rendre. Toute rupture de cette règle entraîne une succession d’infortunes. D’une façon générale, les choses ne sont pas inertes ; une fois “données”, elles gardent quelque chose du donateur. Précisons encore qu’il y a des objets qui ne sont jamais donnés parce qu’ils sont “incomparables” » (p. 68).

    Dans les notes anthropologiques, je me suis intéressé, de mon côté, aux échanges et aux différents modes pris par cette activité, j’ai tenté, pour ma part, de faire ressortir le lien qui unit le pouvoir à l’activité marchande (et, inversement, l’activité marchande au pouvoir). (...)

    #anthropologie #histoire #échanges #argent #aliénation #État #Karl_Polanyi #Carmen_Bernand #Pierre_Clastres #Jean-Paul_Demoule

  • Les trois mousquetaires du spartakisme
    https://www.en-attendant-nadeau.fr/2021/05/12/mousquetaires-spartakisme-badia

    À travers Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, c’est surtout à l’histoire du mouvement révolutionnaire allemand que l’historien Gilbert Badia (1916-2004) aura consacré une grande partie de ses recherches. Ainsi ce récit minutieux sur le spartakisme et la révolution allemande, publié en 1967, que les éditions Otium viennent de rééditer en y adjoignant vingt-quatre documents qui le complètent fort utilement.

    #Rosa_Luxemburg #Karl_Liebknecht #spartakisme #révolution_allemande #Gilbert_Badia

  • #Monténégro : les #boues_rouges du #KAP, une #bombe_écologique à retardement - Le Courrier des Balkans
    https://www.courrierdesbalkans.fr/Montenegro-les-boues-rouges-du-KAP-une-bombe-ecologique-a-retarde

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    C’est une bombe écologique à retardement. Les deux bassins de boues rouges du Combinat d’#aluminium de Podgorica, au Monténégro, menacent directement les riverains et le milieu fragile du lac de Skadar. La #privatisation et la vente à la découpe de l’entreprise ont favorisé toutes les magouilles. Enquête.

    #pollution #bauxite #plans_sociaux #métaux_lourds #antisyndicalisme #eau #alimentation #santé #terres_rares #criminalité_en_col_blanc #banque_mondiale

  • Kate Brown : « Nous n’avons tiré aucune leçon de Tchernobyl » | AOC media - Analyse Opinion Critique
    https://aoc.media/entretien/2021/04/09/kate-brown-nous-navons-tire-aucune-lecon-de-tchernobyl/?loggedin=true

    Le 26 avril 1986 survenait la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, le 11 mars 2011 celle de Fukushima… C’est d’une certaine manière ce double anniversaire des 35 et 10 ans qui invite ces jours-ci à se poser la question : qu’a-t-on appris de ces événements ? Peu de choses, à en croire Kate Brown, professeure de « Sciences, Technologies, et Société » au MIT. Pour cette spécialiste de l’histoire environnementale, l’ampleur de ces catastrophes continue d’être sous-estimée, et notamment les effets des faibles doses d’irradiation. Avec Tchernobyl par la preuve, elle livre les résultats de dix années d’enquête.

    Dans sa version originale, le nouvel ouvrage de Kate Brown, Tchernobyl par la preuve : vivre avec le désastre et après (paru en mars aux éditions Actes Sud), s’intitule Manual for Survival : A Chernobyl Guide to the Future (W. W. Norton & Company, 2019), un manuel et un guide donc pour survivre dans un monde marqué par la catastrophe nucléaire. C’est l’apport essentiel de Kate Brown, professeure au MIT, connue pour son travail en histoire environnementale comparée, et pour ses études des réactions de différentes communautés humaines aux effets transformateurs de l’industrie et des technologies : montrer que nous subissons tous sur la planète l’effet des retombées radioactives de plus d’un demi-siècle de choix nucléaires. Après dix ans d’enquête sur le terrain, entre l’Ukraine, la Biélorussie et la Russie, dans plus de 25 fonds d’archives, cette russophone a pu montrer que, contrairement à ce que le pouvoir soviétique mais aussi les instances internationales comme l’ONU ont cherché à faire croire, les conséquences de l’accident du 26 avril 1986 ne sont absolument pas circonscrites à la « zone d’exclusion » qui entoure l’ancienne centrale nucléaire. Or, le débat fait rage sur l’effet à long terme d’une exposition dite à des « faibles doses » de radioactivité. Cela touche en effet au sujet sensible de la dangerosité des choix politiques qui ont été faits en matière civile comme militaire, de l’énergie aux essais nucléaires, dont Kate Brown remet en cause la sacro-sainte distinction. RB
    De quoi Tchernobyl est-il le symptôme ? Pourquoi est-il si important d’y revenir, 35 ans après la catastrophe ?
    Le désastre de Tchernobyl est important car c’est un indicateur à l’échelle mondiale, en tant que pire accident nucléaire que l’humanité ait connu, au cours duquel X personnes sont mortes. Ce nombre X a été instrumentalisé, politisé jusqu’à devenir un argument à la fois des partisans et des détracteurs de l’énergie nucléaire. Si vous partez sur la base des 33 à 54 victimes et les 2 006 décès à long terme avancés par l’ONU [1], vous pouvez en conclure que, comme plus de gens meurent dans les mines de charbon ou en installant des panneaux solaires sur les toits, l’énergie nucléaire est tout ce qu’il y a de plus sûre, et que nous pouvons accepter les risques qui l’accompagnent. À l’inverse, lorsque d’autres avancent le chiffre de 93 000 à 200 000 morts – ce sont les projections de Greenpeace –, alors les risques sont inacceptables et l’énergie nucléaire devrait être abandonnée progressivement. Tchernobyl est donc une sorte de point d’appui, bien plus par exemple que Three Mile Island, la centrale située en Pennsylvanie (États-Unis) où un accident nucléaire est survenu en 1979. Cet événement plus petit et beaucoup plus limité dans son ampleur, qui n’a pas fait de victimes humaines directes, a pourtant conduit les États-Unis à cesser toute construction de centrales nucléaires. Même Fukushima, plus récent, ne tient pas ce rôle emblématique bien que les rejets nucléaires pourraient s’avérer aussi importants que ceux de Tchernobyl. Le bilan de cette catastrophe est toujours en cours, car les fuites de la centrale japonaise continuent à ce jour.
    Vous avez pu consulter des archives qui n’avaient jusque-là jamais été exploitées. À quel type de matériel avez-vous pu avoir accès et qu’avez-vous trouvé ?
    Pour vous répondre, il faut revenir un peu en arrière. Je me suis lancé dans ce projet alors que j’écrivais un livre intitulé Plutopia, qui traite de l’histoire comparée des deux premières villes du monde à produire du plutonium : la ville américaine de Hanford, dans l’État de Washington, et la ville soviétique de Mayak (ou Plant Mayak) en Sibérie [2]. En travaillant sur ce livre, je ne m’intéressais pas à la santé ou aux effets des radiations, mais à la sécurité nucléaire. Cependant, les agriculteurs vivant en aval de ces deux lieux ne cessaient de me parler de leurs problèmes de santé. Ceux-ci étaient minimisés par les scientifiques, qui se moquaient des agriculteurs, en les accusant d’être stupides et « radiophobes », d’exagérer en attribuant tous leurs problèmes de santé aux radiations.
    Après avoir terminé Plutopia, je me suis dit que cette histoire devait être racontée et que Tchernobyl pourrait être un bon point de départ pour enquêter de par l’ampleur de cet accident, avec un rejet de radiations de l’ordre de 50 à 200 millions de curies, et d’autre part parce que le site était public, dirigé par une puissance civile. J’espérais donc trouver plus d’informations que si cela avait été un site militaire. Je me suis d’abord rendu aux archives de Kiev, en Ukraine, et j’ai demandé les dossiers du ministère de la Santé sur Tchernobyl. L’archiviste m’a d’abord répondu que je ne trouverais rien car le sujet avait été occulté par l’Union soviétique. J’ai insisté et il se trouve que nous avons exhumé une énorme collection de documents étiquetés en ukrainien : « Les conséquences médicales de la catastrophe de Tchernobyl ». J’ai commencé à lire ces gros volumes reliés et j’ai rapidement réalisé qu’il s’agissait d’une véritable mine d’or. En fait, l’archiviste n’avait pas essayé de me mentir. C’est juste que personne n’avait jamais demandé ces documents auparavant… le personnel des archives ne savait donc même pas qu’ils existaient.
    Mais en supposant qu’ils n’existaient pas ou en supposant que l’on ne trouverait rien parce que c’était la période soviétique ?
    Peut-être que les gens ont cru les archivistes sur parole, peut-être que la question n’était pas intéressante à l’époque, parce que tout le monde était satisfait des rapports de l’ONU qui sont sortis dans les années 2000 et qui minimisaient les conséquences médicales de l’accident… Je ne sais pas pourquoi. Lorsque j’ai examiné ces rapports à Kiev, j’ai vu qu’ils étaient très étroitement axés non seulement sur les personnes qui recevaient des rayons gamma dans l’environnement ambiant, mais aussi sur les personnes qui mangeaient et buvaient cette radioactivité dans leurs aliments et leurs sources d’eau. C’est pourquoi je me suis dirigée vers les documents du ministère de l’Agriculture. Ce qui est pratique avec les gouvernements communistes, c’est que tout est centralisé : toutes les entreprises qui produisent de la nourriture sont enregistrées auprès du ministère de l’Agriculture, car elles appartiennent toutes à l’État. Là-bas, j’ai trouvé des tonnes de preuves qui montraient que les aliments radioactifs se retrouvaient tout au long de la chaîne alimentaire. J’ai tout de suite pensé que j’avais intérêt à ne pas me tromper si je voulais dévoiler cela, contre le récit communément admis. Après avoir travaillé sur les sources nationales, je suis donc descendue à l’échelle de l’oblast (communauté territoriale) de Kiev, dans lequel se situe le site de Tchernobyl et, de là, aux archives locales, celles des raïons (districts). Je suis ensuite partie en Biélorussie puis en Russie poursuivre mes recherches dans les archives fédérales soviétiques.
    Au final, j’ai travaillé dans vingt-sept départements des archives. Je l’ai fait parce que je savais que, lorsque je publierai un livre sur ce sujet dans des pays partisans du nucléaire, comme la France, de nombreuses personnes haut placées et très diplômées viendraient remettre en question mon travail. J’ai donc croisé les données provenant des hôpitaux locaux et j’ai suivi la trace des rapports au fur et à mesure qu’ils remontaient la chaîne de commandement. Je me suis rendu compte que les médecins locaux ne savaient pas qu’ils vivaient dans un territoire radioactif – et ils ne le sauraient pas avant 1989, à la publication des rapports dans le cadre de la glasnost, la politique de transparence initiée par Mikhaïl Gorbatchev. Jusque-là, les responsables leur avaient assuré qu’ils avaient contenu les radiations à l’intérieur de la zone de Tchernobyl – ils avaient mis une clôture autour de la zone et c’était tout. La vie continuait. Cependant, parce que les données de santé locales avaient été dûment enregistrées – toujours dans le cadre de la politique communiste –, ces médecins ont pu les consulter et en faire une sorte d’épidémiologie de tous les jours. C’est à ce moment-là qu’ils ont découvert des taux croissants de maladies dans cinq catégories principales concernant la fertilité des femmes et la néonatalité : plus d’enfants présentant des malformations congénitales ; plus de fausses couches ; une mortalité infantile très élevée durant les deux premières semaines de vie ; des problèmes du système immunitaire, des troubles de l’appareil digestif, de l’appareil respiratoire, du système endocrinien ou de la circulation sanguine.
    Il y avait donc une conscience locale de la gravité des conséquences sanitaires malgré les discours officiels ?
    Les responsables locaux, inquiets, commençaient à voir grimper la fréquence des maladies que je viens de citer, et ne sachant pas ce qui se passait, ils ont rédigé des rapports en 1988. Lorsque ceux-ci ont été transmis à l’échelon supérieur, le chef de l’oblast a eu des décisions difficiles à prendre, car les résidents de l’URSS étaient soumis à la propagande selon laquelle leur nation était de plus en plus heureuse et en meilleure santé chaque jour, chaque année. La communication de mauvaises nouvelles étant fortement déconseillée, les responsables de la santé publique ont décidé de « faire le ménage », c’est-à-dire d’enjoliver les résultats des dossiers avant de les remettre à l’échelon supérieur. Même chose au niveau gouvernemental : les fonctionnaires du ministère de la Santé de l’Ukraine ont fait en sorte que les dossiers soient modérés avant de les envoyer à Moscou. Certaines personnes ont toutefois commencé à s’inquiéter et à soulever des questions : il s’agissait de contrôleurs des radiations, d’inspecteurs de la santé publique au niveau local, de personnes chargées de surveiller l’eau potable et les réservoirs etc. La trace de ces controverses se retrouvent dans les archives, certaines personnes affirmant que tout allait bien, d’autres disant qu’elles commençaient à s’inquiéter. J’ai donné plus de poids à ces dernières parce qu’il était politiquement déconseillé de tirer l’alarme. Les preuves sont à nouveau dans les archives des raïons : ces personnes, ces lanceurs d’alerte, étaient réprimandées au travail, certaines étaient rétrogradées, d’autres licenciées après s’être plaintes, et d’autres encore étaient éliminées sur ordre de Moscou.
    Tout s’est précipité en 1989 lorsque les cartes de radiation ont été publiées. Les médecins ont soudain réalisé que, depuis trois ans, ils vivaient dans une terre tout aussi contaminée que celle située juste à côté de la centrale de Tchernobyl, et que, à cette lumière, leurs données de santé n’étaient absolument pas étonnantes. C’est là que le chaos s’est installé. Les ministères de la Santé de Biélorussie puis d’Ukraine ont déclaré officiellement l’existence d’une catastrophe de santé publique. Ils ont entrepris deux choses : premièrement, il a fallu déplacer deux cent mille personnes supplémentaires – c’est-à-dire en plus des cent vingt mille personnes déplacées juste après l’accident – des zones hautement contaminées qui l’étaient tout autant que celle de Tchernobyl. Deuxièmement, ils ont planifié une étude sanitaire à long terme similaire à celles réalisées à Hiroshima et à Nagasaki sur les survivants des bombardements, mais en tenant compte du fait que les habitants n’avaient pas seulement été exposés à une large et courte dose de rayons (comme dans le cas des bombes atomiques), mais aussi à des doses chroniques de radiation sur une longue période.
    Votre livre est très précis et honnête, ce qui vous amène à reconnaître qu’il est parfois difficile de relier ces maladies à la radioactivité lorsqu’il s’agit de faibles doses. C’est, comme le montre Naomi Oreske dans Les Marchands de doute, la difficulté lorsqu’on travaille sur un sujet où s’opposent deux régimes de preuves scientifiques [3]. Qu’est-ce qui vous fait croire qu’une petite quantité de radioactivité est plus dangereuse qu’on ne le pense ?
    Parce que ceux qui prétendent le contraire négligent le fait que les expositions puissent être éloignées du point de contamination dans le temps et dans l’espace. Il faut tenir compte de la météo qu’il faisait à l’époque, de la nature et des lieux des cultures alimentaires et du déplacement de ces aliments d’un lieu à l’autre par les humains. Dans les endroits qu’ils savaient hautement radioactifs, les fonctionnaires payaient les agriculteurs pour qu’ils ne produisent pas de nourriture et qu’ils achètent des aliments « propres » dans les magasins. Mais ces fermiers ont pris l’argent, et sont allés vendre leur propre production sur les marchés un peu plus loin ! La nourriture contaminée était donc consommée par les acheteurs dans un autre lieu. Voilà les effets de la dislocation dans l’espace et la dislocation dans le temps : les gens mangent des aliments contaminés et mettent du temps à développer une maladie – il faut entre 12 et 25 ans pour qu’un cancer apparaisse – sans compter les effets aléatoires. Les malformations congénitales peuvent survenir ou non avec le même degré d’exposition, cela dépend de facteurs individuels. Mais je suis convaincue qu’il y a suffisamment de preuves dans ces archives pour qu’une véritable étude épidémiologique puisse être réalisée, au-delà de ma seule évaluation. L’analyse de ces documents serait très précieuse, car aujourd’hui nous n’avons toujours que peu d’informations sur les conséquences du nucléaire.
    Cinq années se sont écoulées après le bombardement de Hiroshima avant que les études de la Commission des victimes de la bombe atomique ne commencent. Jusqu’à la catastrophe de Tchernobyl, il n’existait donc pas de dossiers sur les suites d’un événement nucléaire aussi important durant les cinq années qui l’ont suivi. Mais ici, les Soviétiques ont constitué une base de données sur les aliments contaminés, sur l’effet des radiations sur le corps humain et sur les problèmes de santé à long terme. Toutes ces informations sont là pour être corrélées – et c’est ce que j’ai fait avec le concours de mes deux assistants de recherche. Nous avons constaté une augmentation de la fréquence des maladies. Prenons l’exemple des enfants : en 1986, 80 % des enfants d’un raïon étaient considérés comme sains, tandis que 10 à 20 % souffraient d’une ou de plusieurs maladies chroniques. En 1989, les chiffres s’inversent : 80 % ont une maladie chronique et seulement 10 à 20 % sont considérés comme sains. Les enfants, en effet, sont plus vulnérables aux radiations. Leur corps est en pleine croissance et leurs cellules se reproduisent rapidement.
    Diriez-vous que c’est une erreur de considérer Tchernobyl comme une catastrophe uniquement soviétique ? Vous montrez dans votre livre l’implication de l’ONU et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Comment ces organisations internationales et les puissances nucléaires ont-elles été impliquées dans les suites de la catastrophe ?
    En 1989, alors que les responsables soviétiques publiaient les premières cartes de radiation, les populations locales ont fait le rapprochement avec les problèmes de santé allant croissant. Elles sont descendues dans la rue et ont commencé à protester en Union soviétique. Le gouvernement soviétique a compris qu’il avait besoin d’aide et s’est tourné vers les agences de l’ONU pour obtenir la confirmation de leurs déclarations, selon lesquelles tout allait bien. Ils ont demandé à l’OMS de procéder à une évaluation indépendante avec des experts étrangers. Des mots magiques : les experts étrangers seraient objectifs. L’OMS a envoyé trois hommes, dont le Français Pierre Pellerin [4]. Ces trois physiciens, ayant tous des liens avec l’industrie nucléaire, ont voyagé sur les territoires de Tchernobyl pendant dix jours durant lesquels ils ont parlé à des citadins et des villageois et se sont entretenus avec des médecins biélorusses. Au terme de ces dix jours, ils ont publié une déclaration dans laquelle ils ont proclamé n’avoir constaté aucun problème local de santé. Ils ne voyaient aucune raison de s’inquiéter. Ils ont déclaré que le seuil de dose de rayonnement à vie que les Soviétiques avaient établi pouvait être facilement doublé ou triplé, et que les scientifiques biélorusses devaient être réprimandés pour leur incompétence.
    Mais personne ne les a crus. Même les responsables soviétiques étaient mécontents – comment ces hommes pouvaient-ils conclure quoi que ce soit après seulement dix jours de discussion avec les villageois ? L’URSS s’est alors tournée vers l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour demander la même chose : une évaluation indépendante avec des experts étrangers. L’AIEA a accepté sans hésiter, mais elle a prévenu qu’elle était un lobby atomique dont le travail consiste, en somme, à promouvoir les utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire dans le monde. Il a donc été décidé de créer une organisation factice appelée le Projet international sur Tchernobyl sous la direction d’Abel González, mais en réalité dirigée par l’AIEA. Ils ont également fait appel à du personnel d’autres programmes inter-agences, notamment des fonctionnaires de l’OMS, pour siéger au conseil d’administration. González et les scientifiques qu’il a nommés ont mis 18 mois avant de rendre leurs conclusions. Le programme a annoncé parfois avoir envoyé 100 scientifiques, parfois 200. Ce qui s’est réellement passé, c’est que toute la communauté scientifique était alors très curieuse de la situation à Tchernobyl, et des scientifiques étrangers de toutes disciplines étaient très enthousiastes à l’idée de partir en voyage d’étude là-bas. Chaque groupe partait deux semaines et revenait deux semaines plus tard, et puis d’autres personnes y allaient pour deux autres semaines. Les Soviétiques l’ont remarqué : à chaque fois, un groupe de personnes différent posait les mêmes questions que le précédent. Au bout de 18 mois, l’AIEA a déclaré que, bien qu’elle ait observé de nombreux problèmes de santé dans ces régions, elle ne pouvait pas affirmer que ceux-ci puissent être clairement reliés aux contaminants de Tchernobyl car, par rapport aux données de Hiroshima, les doses étaient trop faibles. L’agence en a déduit que les gens souffraient simplement de problèmes psychologiques dus au stress car ils s’inquiétaient constamment des radiations – alors qu’il n’y avait selon elle pas de raison le faire. En ce qui concerne le cancer de la thyroïde chez les enfants, les experts ont affirmé qu’il s’agissait de rumeurs, qui se sont avérées être de nature anecdotique.
    Comment comprendre de telles conclusions ?
    Ce qui s’était réellement passé en coulisses, c’est que quelques médecins ukrainiens avaient remis à Fred Mettler, le chef de la délégation, 20 biopsies d’enfants qui avaient eu un cancer de la thyroïde. Avant la catastrophe nucléaire, la proportion d’enfants atteints d’un cancer de la thyroïde était d’un sur un million. Tout d’un coup, une région comptant environ 200 000 enfants a vu 20 cas se développer – un pour 10 000, ce qui est le niveau d’une épidémie. Mettler a été témoin de cela mais il n’y a pas cru, c’était impossible compte tenu de ce qu’on savait. C’était trop, et trop tôt. Le groupe a emmené les échantillons au Nouveau-Mexique pour les analyser dans leur laboratoire. Même chose en Biélorussie : environ 30 enfants avaient un cancer de la thyroïde avant Tchernobyl ; en 1990, on décompte 100 cas à Minsk. C’était donc bien plus que des « rumeurs anecdotiques ». L’AIEA a refusé toute reconnaissance des effets de Tchernobyl sur la santé jusqu’en 1996, date à laquelle elle a été forcée d’admettre l’existence d’une épidémie. À cette époque, 4000 cas de cancer de la thyroïde pédiatriques avaient été découverts. Aujourd’hui, on en décompte environ 18 000. Ce cancer de l’enfant – dont la littérature médicale garantissait sa facilité de traitement – a été le seul effet sur la santé reconnu par les agences de l’ONU. Je ne sais pas si vous connaissez des enfants qui ont eu un cancer de la thyroïde. Ce n’est pas une belle chose à voir. Alors pourquoi l’ONU a-t-elle réagi ainsi ?
    Tout d’abord, l’AIEA, dont la mission est de promouvoir le nucléaire, craignait pour l’avenir de cette énergie. Tchernobyl était devenu un sujet qui effrayait le monde entier. Le ministère américain de l’énergie, qui gère les affaires nucléaires, a organisé une conférence de spécialistes en radioprotection à Washington, D.C., un an après Tchernobyl, en 1987. Au cours de celle-ci, un fonctionnaire du ministère a déclaré à ces scientifiques que la plus grande menace pour l’énergie nucléaire et son avenir n’était pas un autre accident comme Tchernobyl ou Three Mile Island, mais les poursuites judiciaires qui pourraient en découler. Ce qui se passait à l’époque, alors que la Guerre Froide touchait à sa fin, était que les archives étaient en train d’être déclassifiées et que des gens dans le monde entier apprenaient qu’ils avaient été exposés à des radiations lors de la production ou des essais d’armes nucléaires. Les États-Unis, la Russie, la France, le Royaume-Uni – les grandes puissances de l’ONU, qui sont également les grandes puissances nucléaires mondiales – se sont soudainement retrouvées confrontées à l’éventualité de devoir payer des milliards de dollars en dommages et intérêts pour avoir exposé des millions de personnes à leurs expérimentations atomiques. Ainsi, si l’on pouvait prétendre que Tchernobyl, le pire accident nucléaire de l’histoire de l’humanité, n’avait fait que 33 morts, c’était une façon de tuer dans l’œuf ces poursuites. C’est exactement ce qui s’est passé. Je pense que c’est pour cela que Tchernobyl est un scandale bien plus grand que qu’on ne le dit. Ce n’était pas seulement une opération d’occultation soviétique, mais bien une initiative internationale. Et c’est pourquoi c’est si important pour nous aujourd’hui de nous pencher encore sur cette catastrophe.
    Ce qui est en jeu, c’est donc autant l’événement, la catastrophe de Tchernobyl après la fusion du cœur du réacteur 4, que le récit qui en est fait ?
    Oui, un accident, c’est une narration, un récit qui a un début, un milieu et une fin. En voyageant dans la zone de Tchernobyl, j’ai découvert que les environs de la centrale présentaient déjà un taux élevé de radioactivité 10 ans avant même le début des travaux de construction. Mon hypothèse, c’est qu’elle provenait d’essais nucléaires – soit les Soviétiques ont testé de petites armes atomiques dans les marais, soit il s’agissait des retombées des activités nucléaires mondiales qui ont saturé l’environnement avant Tchernobyl. J’ai aussi constaté que les grands incendies de forêt de 2017 ont réactivé la radioactivité qui était jusqu’alors enfouie dans la litière de feuilles qui recouvre le sol, donnant ainsi naissance à un nouvel événement nucléaire. Ce que les Soviétiques ont essayé de faire, puis ce que les agences des Nations unies ont essayé de faire, c’était de clore définitivement le chapitre de Tchernobyl, et de faire comme si le vrai problème était de penser la prochaine catastrophe. Mais je pense qu’il est bien plus pertinent de considérer ces événements nucléaires comme des moment d’accélération sur une frise chronologique des expositions aux radiations, qui a commencé avec Trinity, le premier essai d’arme nucléaire par les États-Unis en juillet 1945, et qui se poursuit jusqu’à ce jour.
    Vous dites que la zone d’exclusion autour de Tchernobyl est le meilleur endroit pour étudier les limites de la résistance humaine à l’Anthropocène. Qu’entendez-vous par là ?
    J’ai choisi de nommer ce livre en anglais Manual for Survival : A Chernobyl Guide to the Future : c’est un manuel de survie pour deux raisons. Tout d’abord, en référence aux archives soviétiques dans lesquelles se trouvent toutes sortes de manuels d’instructions pour gérer une situation très nouvelle dans l’histoire de l’humanité, à savoir : comment vivre dans un environnement radioactif ? Il existe un manuel pour les conditionneurs de viande (comment traiter la viande radioactive), un manuel pour les travailleurs de la laine, un manuel pour les agriculteurs, pour les transformateurs de produits alimentaires etc. L’autre raison est que, lorsque je réfléchissais à notre avenir dans l’Anthropocène, je me suis demandé : comment pouvons-nous parvenir à penser la survie aujourd’hui ? Comment acquérir les compétences nécessaires pour survivre dans un monde hautement contaminé ? J’ai remarqué que cette région située entre la Biélorussie et l’Ukraine a été l’épicentre de la plupart des grands conflits du XXe siècle. La guerre des tranchées s’est déroulée ici même pendant la première guerre mondiale – on peut encore trouver des crânes et des médailles des soldats et des fils barbelés enfouis dans la terre. Des guerres civiles ont été menées dans ces territoires – la guerre civile russe et la guerre soviétique polonaise. C’est la région où l’Holocauste a commencé, avant que les Allemands n’aient développé les processus industriels employés à Auschwitz, où les nazis ont exterminé toute la population juive lors de la « Shoah par balles ». Le massacre de Babi Yar et le camp de concentration de Syrets ne sont pas très loin de l’emplacement de la centrale.
    Les Soviétiques ont ainsi décidé de faire de cette région meurtrie un symbole du progrès en implantant sur le site ce genre de programmes de développement d’après-guerre que nous connaissons si bien partout dans le monde. Ils ont asséché de grandes parties du marécage à des fins d’agriculture, où beaucoup de pesticides et d’engrais artificiels ont été utilisés. Une autre partie du marais asséché a été consacrée à la centrale de Tchernobyl – une technologie fantastique qui devait envoyer toutes sortes d’énergies électriques à des communautés qui n’en avaient pas encore ! Ce site a été un lieu de destruction et de guerre, mais aussi un lieu de désir et d’efforts, une sorte de refoulement de la destruction passée grâce aux progrès qui rendront le monde meilleur grâce à ces grands projets de développement modernistes.
    Et c’est là que nous en arrivons à cette question de l’Anthropocène, parce que se pose aujourd’hui la question de la place de la technologie nucléaire dans la lutte contre le réchauffement climatique. C’est une énergie produite sans émission de CO2 qui peut apparaitre comme une solution, ou en tout cas une partie de la solution. Que répondez-vous à ceux qui considèrent le nucléaire comme la technologie la plus sûre pour lutter contre le réchauffement climatique ?
    Le réchauffement climatique est un aspect très important de l’Anthropocène, mais ce n’est qu’un élément parmi d’autres. Nous devons examiner l’ensemble des moyens qui nous permettent de maintenir un environnement sain. L’énergie nucléaire pourrait être une technologie formidable si nous savions quoi faire des déchets et si nous décidions, en tant que société humaine, d’abandonner les territoires après les accidents – et de ne pas continuer de telle façon que certaines personnes soient exposées et sacrifiées, tandis que d’autres vivent de cette énergie. De plus, je reste perplexe quant à son efficacité économique. Les réacteurs nucléaires sont très chers, et cette énergie est beaucoup plus chère que celle fournie par les éoliennes ou les panneaux solaires. Par ailleurs, nous devons disposer de sources d’énergie propres et sans carbone tout de suite. Aujourd’hui, la mise en place d’une centrale nucléaire aux États-Unis se prévoit sur 20 ans – en réalité, cela prend beaucoup plus de temps. En comparaison, vous pouvez installer des panneaux solaires sur le toit d’un bâtiment en une seule journée. Enfin, il existe aujourd’hui environ 400 réacteurs dans le monde. Si nous devions privilégier uniquement l’énergie nucléaire, il nous faudrait passer à un total de plus ou moins 2000. C’est loin d’être le cas. C’est pourquoi, en termes de temps, d’argent et d’énergie produite, se concentrer sur l’énergie nucléaire serait à mon avis faire fausse route.
    Ce « manuel », cela signifie-t-il aussi que nous ne sommes pas prêts pour la prochaine catastrophe ? 10 ans après Fukushima, il semble que le même schéma de déni et de non-dit se répète…
    Oui, je pense que c’est ce que Fukushima nous montre : nous n’avons tiré aucune leçon de Tchernobyl. Avant Fukushima, les ingénieurs et les météorologues avaient averti que le prochain tsunami d’importance serait plus grand que le mur qui avait été construit devant la centrale de Fukushima. TEPCO, l’entreprise gestionnaire de la centrale, a balayé ces conseils du revers de la main, et après la catastrophe la multinationale a mis deux mois pour admettre que trois réacteurs avaient fondu, pas trois jours, deux mois ! Exactement comme les Soviétiques, ils ont multiplié par 20 la dose minimale d’exposition aux radiations acceptable pour les civils, étant dans l’incapacité d’appliquer les réglementations sanitaires après la catastrophe. Ils ont testé les aliments et déclaré qu’ils pouvaient être consommés. Lorsque des cas de cancers de la thyroïde sont apparus chez les enfants, le gouvernement japonais a annoncé qu’il allait cesser de tester et de surveiller la thyroïde des enfants. Le même schéma se reproduit. L’argument facile, longtemps mobilisé, qui renvoyait Tchernobyl aux spécificités de la situation soviétique, au socialisme, ou même à la paresse supposée des slaves, tout cela ne tenait pas vraiment debout mais s’est définitivement écroulé quand le Japon, une démocratie qui étaient censé être si compétente sur le plan technique, a subi et géré un accident nucléaire de cette façon.
    C’est pourquoi vous dites que l’énergie nucléaire a quelque chose de fondamentalement politique ?
    Mon livre se termine par le sujet des essais nucléaires, car je ne pense pas que l’énergie nucléaire civile puisse être dissociée de l’histoire de la fabrication des armes nucléaires. La seule raison pour laquelle les Américains se sont d’abord intéressés à la promotion de l’énergie nucléaire, c’est parce qu’ils étaient accusés par les Soviétiques, pendant la guerre froide, de détenir l’atome, d’être la seule puissance à avoir lancé des armes nucléaires sur un autre pays. Le programme « Des Atomes pour la paix » d’Eisenhower en 1953 était une façon de résoudre ce problème : il s’agissait de distribuer des isotopes radioactifs et des réacteurs nucléaires à l’étranger, pour pouvoir mieux les promouvoir aux États-Unis. Cela a ouvert, bien sûr, la voie à la prolifération nucléaire. C’est ainsi que d’autres pays ont obtenu eux-mêmes des armes atomiques. Le réacteur de Tchernobyl produisait de l’électricité, mais il avait aussi la capacité de fabriquer une charge de plutonium pour les bombes nucléaires. La distinction faite traditionnellement entre nucléaire militaire et nucléaire civil ne tient pas à mon avis. Si vous comparez la quantité relative de radiations libérées par Tchernobyl avec les rejets durables des essais nucléaires qui circulent dans l’hémisphère Nord, ces derniers sont d’un ordre de grandeur supérieur. Ainsi, il faut comparer les 45 millions de curies d’iode radioactif de Tchernobyl avec les 20 milliards de curies d’iode radioactif provenant uniquement de deux années d’essais soviéto-américains dans les années 1960. Ces événements sont tous très liés.
    La confiance dans la science est une question fondamentale aujourd’hui. Après ce que vous venez de dire, après avoir lu votre livre, pourquoi devrions-nous encore croire une science qui est si déterminée par la contingence et les circonstances politiques ? Ne craignez-vous pas de susciter plus de doutes que de confiance ?
    Naomi Oreskes, que nous avons déjà citée, a récemment publié un livre intitulé Why Trust Science ?. Elle y insiste sur le fait que la science est avant tout un processus, le produit de contestations permanentes : les scientifiques sont toujours en train de se battre entre eux, ils examinent le travail des autres, le remettent en question et, ce faisant, ils construisent étape par étape ce qui se rapproche le plus possible de la vérité à un moment donné. Ce processus nécessite une science indépendante, et non une science parrainée et contrôlée ou dictée par une industrie, une entreprise ou un État. Ce n’est absolument pas le cas de la science nucléaire, surtout lorsqu’il s’agit de radioprotection : la plupart des physiciens de santé employés dans le monde travaillent pour des industries nucléaires ou pour des gouvernements. En outre, les agences nucléaires financent elles-mêmes une grande partie de la science. Dans mon cas, mes recherches ne sont financées que par des sources ordinaires comme les Fondation Carnegie ou Guggenheim, qui soutiennent les chercheurs. Ce n’est pas le cas en général de mes détracteurs, qui sont généralement ce que j’appellerais des scientifiques de l’industrie. C’est fondamental lorsque nous traitons de ces sujets scientifiques controversés : suivre l’argent. Lorsque la recherche est vraiment indépendante, alors je pense que nous pouvons lui faire confiance.
    Raphaël Bourgois
    Journaliste, Rédacteur en Chef d’AOC

    #Tchernobyl #énergie_nucléaire #radioactivité #risques_industriels
    #anthropocène #science_et_politique #asservissement_technoscientiste

  • Torture, Covid-19 and border pushbacks: Stories of migration to Europe at the time of Covid-19

    The lived experience of people navigating the EU external border during the Covid-19 pandemic has brought into sharper focus the way border violence has become embedded within the landscape of migration. Here BVMN are sharing a feature article and comic strip from artistic journalist collective Brush&Bow which relays the human stories behind pushbacks, and the protracted violence which has come to characterise journeys along the Balkan Route. The researchers and artists spent time with transit communities along the Western Balkan Route, as well as speaking to network members Centre for Peace Studies, No Name Kitchen & Info Kolpa about their work. Combined with the indepth article (linked below) the comic strip brings to life much of the oral testimonies collected in the BVMN shared database, visualising movement and aspiration – as well as the counterforce of border violence.

    Authors: Roshan De Stone and David Leone Suber
    Illustrations and multimedia: Hannah Kirmes Daly
    (Brush&Bow C.I.C)
    Funded by: The Journalism Fund

    https://www.borderviolence.eu/torture-covid-19-and-border-pushbacks

    #push-back #refoulements_en_chaîne #asile #migrations #réfugiés #frontières #Croatie #Balkans #route_des_Balkans #dessin #BD #bande_dessinée #Slovénie #Italie #frontière_sud-alpine #Bosnie #Trieste #migrerrance #Trieste #violence

    • #Torture and pushbacks: Stories of migration to Europe during Covid-19

      Violent and often sadistic pushbacks from Italy, Slovenia and Croatia are a damning indictment of Europe’s broken migrant policy.

      Anatomy of a pushback: from Italy to Bosnia

      Trieste, Zagreb – On April 13 last year, Italy’s Coronavirus death-toll surpassed 20,000, making headlines worldwide. In the afternoon on that same day, Saeed carefully packed a bag. In it, a phone, three power banks, cigarettes, a sleeping bag and a photograph of his two children back in Pakistan.

      During the March lockdown, Saeed was forcibly held in Lipa camp for migrants and asylum seekers, in the Bosnian canton of Una Sana, right next to the Croatian border. Having travelled this far, he was ready for the final leg of his journey to Europe.

      That night, Saeed left the camp. On the way to the Croatian border, he was joined by nine other men.
      People on the move use GPS tracking systems to cross land borders far away from main roads and inhabited locations. (Hannah Kirmes Daly, Brush&Bow C.I.C)

      For 21 days, the group walked through the forests and mountains in Croatia, Slovenia and into Italy, avoiding roads and towns, always careful not to be seen. Never taking their shoes off, not even to sleep, ready to run at a moment’s notice if the police spotted them.

      When Covid-19’s first wave was at its peak in the spring of 2020, EU member states increased border security by sending the army to patrol borders and suspended freedom of movement as a measure to prevent the spread of the virus.

      This greatly affected migration, giving migrants and asylum seekers yet another reason to go into hiding. Saeed and his companions knew this well. But as they finally crossed the final border into Italy, they assumed the worst was over.

      Winding their way down the mountains, the group stopped at the border town of Bagnoli to order a dark, sweet, coffee - a small reward. Across the street, a woman looked out of her window and reached for the phone. Minutes later, police were on the scene.

      As the police later confirmed, it is thanks to calls from local inhabitants living in border areas that most migrants are intercepted by authorities.

      Bundled into an Italian police van, Saeed and his acquaintances were handed over to Slovenian officials, and driven back to the Croatia-Bosnia border in less than 24 hours. No anti-Covid precautions were taken, and requests for asylum were ignored.

      When the van finally stopped, they were released into an open field by a river bank. Plain-clothes officers speaking Croatian ordered them to undress.

      Blisters ripped open as Saeed’s skin tore off as he pried off his shoes. Two of the men were beaten with telescopic batons. Another was whipped with a piece of rope tied to a branch. “Go back to Bosnia” was the last thing they heard the Croatian officers shout as they climbed back up the Bosnian bank of the river.

      On the morning of May 7, Saeed walked barefoot to the same Bosnian camp he had left three weeks before. This was his first ’pushback’.

      #The_Game'
      https://www.youtube.com/watch?v=dnU-xWNfG8M&feature=emb_logo

      Trieste’s Piazza Liberta, in front of the main train station, above, is the final destination for many people on the move arriving from Bosnia.

      Since the start of the pandemic, the EU border agency Frontex reported a decrease in the overall number of irregular border crossings into Europe. This has been the case on all main routes to Europe aside from one: the Balkan route, a route migrants and asylum seekers take by foot to cross from Turkey into central Europe.

      On July 10, two months after that first pushback from Italy, Saeed sits in Piazza Liberta, the main square in front of Trieste’s train station.

      Young men from Afghanistan, Pakistan, Eritrea, Iraq and Syria sit with him on the square’s benches, forming small groups in the setting sun. For nearly two years now, this square has been the meeting point for ’people on the move’ – migrants and asylum seekers escaping war, famine and poverty in their countries, arriving by foot from Turkey and through the Balkans.

      They sit in Piazza Liberta waiting for the arrival of a group of volunteers, who hand out food, medication and attend to the blisters and welts many have on their feet as a result from the long weeks of restless walking.

      Saeed is in his thirties, clean shaven and sporting ’distressed’ jeans with impeccably white trainers. He would look like any other tourist if it wasn’t for the scars across his arms.

      “There are two borders that are particularly difficult to cross to reach Europe,” he explains.

      The first is at the Evros river, separating Greece and Turkey. This is the only alternative to anyone who wants to avoid the risk of crossing by boat to the Greek islands, where recent reports of pushbacks by the Greek police back to Turkey are rife.

      “The second border is the one between Bosnia and Croatia,” he pauses. “The road between these two borders and all the way to Italy or Austria is what we call ’The Game’.” "It is by doing The Game that I got these," he says pointing to his scars.

      The Game is one of the only alternatives to reach Europe without having to cross the Mediterranean Sea. But crossing the Balkans is a similarly dangerous journey, like a ’game’, played against the police forces of the countries on the route, so as to not get caught and arrested.

      With the outbreak of the pandemic, The Game has become more difficult and dangerous. Many have reported cases of sexual and violent abuse from the police.

      In Croatia, police officers forced people to lie on top of one another naked as they were beaten and crosses were spray-painted on their heads. To add insult to injury, all their possessions were stolen, and their phones would be smashed or thrown in the water by authorities.

      The last of thirteen siblings, Saeed wants to reach a cousin in Marseille; an opportunity to escape unemployment and the grinding poverty of his life back in Pakistan.

      From the outskirts of Karachi, Saeed lived with his two children, wife and seven relatives in two rooms. “I would go out every morning looking for work, but there is nothing. My daughter is sick. I left because I wanted to be able to provide for my family.”

      Despite his desire to end up in France, Saeed was forced to apply for asylum in Italy to buy himself time and avoid being arrested and sent back to Bosnia.

      Under current regulations governing refugee law, Saeed’s asylum application in Italy is unlikely to be accepted. Poverty and a dream for a better future are not recognised as valid reasons to be granted status in Europe. Instead, in order to keep those like Saeed out, in 2018, the European Commission proposed to almost triple funding for border enforcement between 2021 and 2027, for an overall investment of $38.4 billion.

      Despite being a skilled electrician looking for work, Saeed’s asylum application makes it impossible for him to legally work in Italy. To survive, he started working as a guide for other migrants, a low-level smuggler making the most of what he learned during The Game.

      He pulls a second phone out of his pocket and takes a call. “There are 70 men crossing the mountains from Slovenia who will be here by 4 am tomorrow,” he says. The large group will be split into smaller groups once they arrive at the Italian border, Saeed explains, so as to not be too noticeable.

      The mountain paths around Trieste are full of signs of life; sleeping bags, shoes and clothes scattered where groups decided to stop and camp the night before doing the final stretch to Trieste’s train station.

      “When they arrive, I’ll be their point of contact. I’ll show them where to access aid, how to get an Italian sim card and give them money that their families have sent to me via Western Union.” He pauses, “I know some of them because we were in the same camps in Bosnia. I try to help them as I know what it is like, and in return they pay me a small fee.” The amount he receives varies between 5 and 20 euro ($5.8 - $23.55) per person.

      All along the route there are those like Saeed, who manage to make a small living from the irregular migration route. However, it isn’t easy to recognise a smuggler’s good intentions, and not every smuggler is like Saeed. “There are also smugglers who make a big business by stealing money or taking advantage of less experienced people,” he says.

      Pointing to two young Afghan boys, Saeed shrugs, “They asked me where they could go to prostitute themselves to pay for the next part of the journey. There are many people ready to make money out of our misery.”

      Border violence and the fear of contagion

      Since the start of pandemic, The Game has become even more high stakes. For migrants and asylum seekers on the Balkan route, it has meant adding the risk of infection to a long list of potential perils.

      “If the police are looking for you, it’s hard to worry about getting sick with the virus. The most important thing is not to get arrested and sent back,” said Saeed.

      Covid-19 rules on migration have had the effect of further marginalising migrants and asylum seekers, excluding them from free testing facilities, their right to healthcare largely suspended and ignored by national Covid-19 prevention measures.

      This is confirmed by Lorenzo Tamaro, representative of Trieste’s Autonomous Police Syndicate (SAP). Standing under one of Trieste’s sweeping arches he begins, “The pandemic has made it more dangerous for them [migrants and asylum seekers], as it is for us [the police]."

      For all of 2020, Italian police have had to deal with the difficult task of stopping irregular entries while also performing extraordinary duties during two months of a strictly enforced lockdown.

      “The pandemic has revealed a systemic crisis in policing immigration in Europe, one we have been denouncing for years,” Tamaro says. He refers to how Italian police are both under-staffed and under-resourced when facing irregular migration, more so during lockdowns.

      Broad shouldered, his voice carries the confidence of someone who is no stranger to interviews. “Foreigners entering our territory with no authorisation are in breach of the law, even more so under national lockdown. It’s not us [the police] who make the law, but it is our job to make sure it is respected.”

      Born in Trieste himself, Tamaro and his colleagues have been dealing with immigration from the Balkans for years. The emergency brought on by increased arrivals during Italy’s tight lockdown period pushed the Ministry of Interior to request the deployment of a 100-strong Italian army contingent to the border with Slovenia, to assist in the detection and arrest of people on the move and their transfer to quarantine camps on the outskirts of the city.

      “We have been left to deal with both an immigration and public health emergency without any real support,” Tamaro says. “The army is of help in stopping irregular migrants, but it’s then us [the police] who have to carry out medical screenings without proper protective equipment. This is something the Ministry should have specialised doctors and medics do, not the police.”

      To deal with the increase in arrivals from the Balkan route, Italy revived a 1996 bilateral agreement with Slovenia, which dictates that any undocumented person found within 10 kilometres of the Slovenian border within the first 24 hours of arrival, can be informally readmitted to Slovenia.

      “In my opinion readmissions work,” Tamaro says. “Smugglers have started taking migrants to Udine and Gorizia, which are outside of the 10 km zone of informal readmissions, because they know that if stopped in Trieste, they risk being taken back to Slovenia.”

      On September 6, the Italian Interior Minister herself acknowledged 3,059 people have been returned to Slovenia from Trieste in 2020 alone, 1,000 more than the same period in 2019.

      Human rights observers have criticised this agreement for actively denying people on the move to request asylum and thus going against European law. “We know Italy is sending people back to Slovenia saying they can apply for asylum there. But the pushback does not end there,” says Miha, a member of the Slovenian solidarity initiative Info Kolpa.

      From his airy apartment overlooking Ljubljana, Miha explains how Slovenia resurfaced a readmission agreement with Croatia in June 2018 that has allowed an increase in pushbacks from Slovenia to Croatia.

      “Italy sends people to Slovenia and Slovenia to Croatia,” Miha says, “and from Croatia, they get pushed back further to Bosnia.”

      “What Europe is ignoring is that this is a system of coordinated chain-pushbacks, designed to send people back from Europe to Bosnia, a non-European Union country. And adding to the breach of human rights, no one is worrying about the high risk of contagion,” Miha concludes.

      Torture at Europe’s doorstep

      https://www.youtube.com/watch?v=t36isJ1QHA4&feature=emb_logo

      A section of the border between Croatia and Slovenia runs along the Kulpa river, as shown in the video above. People on the move try to cross this river in places where there is no fence, and some drowned trying to cross it in 2018 and 2019.

      As pushbacks become more normalised, so has the violence used to implement them. Because the Croatian-Bosnian border is an external EU-border, Croatia and Bosnia do not have readmission agreements similar to those between Italy and Slovenia.

      As such, pushbacks cannot simply happen through police cooperation — they happen informally — and it is here that the greatest violence takes place.

      https://www.youtube.com/watch?v=Z8T9AFOJT2A&feature=emb_logo

      People on the move have been posting evidence of the violence they are subjected to across the Balkan route. The video above was posted on TikTok in the summer of 2020, showing the beatings suffered by many of those who try and cross from Bosnia to Croatia and are pushed back by Croatian police.

      Despite the Bosnian-Croatian border running for more than 900 km, most of the border crossing happens in a specific location, in the Una Sana canton, the top eastern tip of Bosnia.

      The border here is a far cry from the tall barbed wire fences one might expect. The scenery cuts across a beautiful landscape of forestry and mountain streams, with winding countryside roads gently curving around family-run farms and small towns.

      “I’ve seen it all,” Stepjan says, looking out from his small whitewashed home, perched less than 100 meters from the actual Bosnian-Croatian border. A 45-year old man born and raised in this town, he adds, “People have been using this route for years to try and cross into Europe. Sometimes I give them [people on the move] water or food when they pass.”

      Many of the locals living on either side of the border speak German. They themselves have been migrants to Germany in the 90s, when this used to be a war zone. Asked about the allegations of physical abuse inflicted upon migrants, Stepjan shrugged, replying, “It’s not for me to tell the police how to do their job.”

      “By law, once a person arrives on Croatian territory they have the right to seek asylum,” says Nikol, a Croatian activist working with the organisation No Name Kitchen on this stretch of the border. “But this right is denied by Croatian police who force people to return to Bosnia.”

      Sitting in a smoky cafe in Zagreb, Nikol (a psuedonym) says she wishes to remain anonymous due to intimidation received at the hands of Croatian and Bosnian authorities punishing people providing aid to people on the move. She is planning her return to Bihac as soon as Covid regulations will allow her to move. Bihac is the key town of the Una Sana canton, the hotspot where most of the people on the move are waiting to cross into Croatia.

      She knows all about the violence perpetrated here against migrants and asylum seekers trying to enter Europe. “The Croatian police hands people over to men in plain uniform and balaclavas, who torture migrants before forcing them to walk back across the border to Bosnia.”

      Many migrants and asylum seekers that have managed to cross Croatia have reported stories of men dressed in black uniforms and wearing balaclavas, some sort of special unit with a mandate to beat and torture migrants before sending them back to Bosnia.

      Nikol has a gallery of pictures depicting the aftermath of the violence. “There is so much evidence of torture in Croatia that I am surprised there are still journalists looking to verify it,” she says as she flicks through pictures of beatings on her phone.

      Scrolling through, she brings up picture after picture of open wounds and arms, backs and bodies marked with signs of repeated beatings, burns and cuts.

      She goes through a series of pictures of young men with swollen bloody faces, and explains: “These men were made to lie on the ground facing down, and then stamped on their heads to break their noses one after the other.”
      Activists and volunteers receive pictures from people on the move about the beatings and torture endured while undergoing pushbacks. (Hannah Kirmes Daly, Brush&Bow C.I.C)

      “These are the same techniques that the Croatian police used to terrorise Serbian minorities in Croatia after the war,” she adds.

      Finding Croats like Nikol willing to help people on the move is not easy. Stepjan says he is not amongst those who call the police when he sees people attempting to cross, but a policeman from the border police station in Cabar openly disclosed that “it is thanks to the tip offs we get from local citizens that we know how and when to intervene and arrest migrants.”

      As confirmed by Nikol, the level of public anger and fear against people on the move has grown during the pandemic, fueled by anti-immigrant rhetoric linked with fake and unverified news accusing foreigners of bringing Covid-19 with them.

      Much of this discourse takes place on social media. Far-right hate groups have been praising violence against migrants and asylum seekers through posts like the ones reported below, which despite being signalled for their violent content, have not yet been removed by Facebook.
      Hate speech and violent threats against people on the move and organisations supporting them are posted on Facebook and other social media on a daily basis. Despite being reported, most of them are not taken down. (Hannah Kirmes Daly, Brush&Bow C.I.C)

      Nikol’s accounts are corroborated by Antonia, a caseworker at the Center for Peace Studies in Zagreb, who is working closely on legal challenges made against Croatian police.

      “We continue to receive testimonies of people being tied to trees, terrorised by the shooting of weapons close to their faces, having stinging liquids rubbed into open wounds, being spray-painted upon, sexually abused and beaten with bats and rubber tubes on the head, arms and legs.”

      In July this summer, an anonymous complaint by a group of Croatian police officers was made public by the Croatian ombudswoman. In the letter, officers denounced some of their superiors of being violent toward people on the move, suggesting that such violence is systematic.

      This was also the opinion of doctors in Trieste, volunteering to treat people’s wounds once they arrive in Italy after having crossed Croatia and Slovenia. Their accounts confirm that the violence they often see marked on bodies is not just the consequence of police deterrence, but is aimed at causing long-term injuries that might make a further journey impossible.

      Neither the Croatian nor the Slovenian national police have responded to these allegations through their press offices. The EU Home Affairs spokesperson office instead did reply, reporting that “Croatian authorities have committed to investigate reports of mistreatment at their external borders, monitor this situation closely and keep the Commission informed on progress made.”

      And while the EU has sent a monitoring team to meet the Croatian Interior Minister, it nevertheless continues to add to Croatia’s internal security fund, sending over €100 million ($120 million) since 2015 to manage migration through visa systems, policing and border security.

      Back to square one…

      https://www.youtube.com/watch?v=Dc0Um3gEbzE&feature=emb_logo

      Pushbacks from Italy, Slovenia and Croatia all the way back to Bosnia end with people on the move returning to overcrowded reception facilities, unsanitary camps, squats or tents, in inhumane conditions, often without running water or electricity. People in the video above were queuing at a food distribution site outside one of the IOM camps on the Bosnian-Croatian border in winter 2020.

      “These people have travelled thousands of kilometres, for months, and are now at the door of the European Union. They don’t want to return home,” Slobodan Ujic, Director of Bosnia’s Service for Foreigners’ Affairs, admitted in an interview to Balkan Insight earlier this year.

      “We are not inhumane, but we now have 30,000, 40,000 or 50,000 unemployed, while keeping 10,000 illegal migrants in full force…we have become a parking lot for migrants for Europe,” Ujic added.

      Public opinion in Bosnia reflects Ujic’s words. With a third of Bosnians unemployed and many youth leaving to Europe in search of better opportunities, there is a rising frustration from Bosnian authorities accusing the EU of having left the country to deal with the migration crisis alone.

      During the summer of 2020, tensions flared between Bosnian residents and arriving migrants to the point where buses were being stopped by locals to check if migrants were travelling on them.

      Today, thousands of people in Bosnia are currently facing a harsh snowy winter with no suitable facilities for refuge. Since the start of January the bad weather means increased rains and snowfall, making living in tents and abandoned buildings with no heating a new cause for humanitarian concern.

      In Bosnia around 7,500 people on the move are registered in eight camps run by the UNHCR and International Organization for Migration (IOM). The estimated number of migrants and asylum seekers in the country however, tops 30,000. The EU recently sent €3.5 million ($4.1 million) to manage the humanitarian crisis, adding to the over €40 million ($47 million) donated to Bosnia since 2015 to build and manage temporary camps.

      With the start of the pandemic, these reception centres became more like outdoor detention centres as Bosnian authorities forcefully transferred and confined people on the move to these facilities despite overcrowding and inhumane conditions.

      “I was taken from the squat I was in by Bosnian police and confined in a camp of Lipa, a few kilometers south of Bihac, for over a month,” Saeed says. “We had one toilet between 10 of us, no electricity and only one meal a day.”

      On December 23, 2020, Lipa camp, home to 1,300 people, was shut down as NGOs refused to run the camp due to the inhumane conditions and lack of running water and electricity. This came at a time where the closure of the camp had also been advocated by Bosnian local authorities of the Una Sana canton, pressured in local elections to close the facility.

      As people evacuated however, four residents, allegedly frustrated with the fact that they were being evicted with nowhere to go, set the camp on fire.

      https://www.youtube.com/watch?v=xK6mqaheA3c&feature=emb_logo

      The trauma of living through forced lockdown in those conditions will have a lasting effect on those who have lived it. “I still have nightmares about that place and the journey,” Saeed says, avoiding eye contact.

      “Most nights I hear the sound of dogs barking and I remember the running. But in my dreams, I am paralysed to the ground and I cannot move.”

      When Saeed managed to escape Lipa camp in June 2020, it took him three weeks to walk back to Trieste. “Now I spend my days here,” he gestures across, pointing his open palms at Piazza Liberta.

      As he speaks, Saeed is joined by two friends. A long scar twists a line of shiny nobbled skin across the scalp of one of them: a souvenir from the baton of a Croatian police officer. The other has burnt the tips of his fingers to avoid being fingerprinted and sent back to Greece.

      The absurdity of Europe’s migration policy is marked on their bodies. The trauma imprinted in their minds.

      “I dream of being able to drive a car to France, like any normal person, on a road with only green traffic lights ahead, no barriers to stop me.”

      https://www.trtworld.com/magazine/torture-and-pushbacks-stories-of-migration-to-europe-during-covid-19-45421
      #game #Katinovac

  • WORKING WITH MEMORY : GEORGIA AND ARMENIA

    Does sound play an important role in collective memory? In January and February 2016 we wanted to look at some of the underlying socio/political and historical themes in Georgia and Armenia, developing a method of journalism that uses aural history and folk songs to understand the individual and contrasting narratives that form historical threads. In particular we wanted to record folk songs that had been passed down through generations in order to remember the Armenian genocide, and thereby look at the way sound and stories are often used to maintain identity in the aftermath of displacement. Likewise we wanted to listen to the stories of the Yazidi community, one of Georgia’s long established ethnic minorities, and understand both the conditions for minorities in Georgia, and also their views on the persecution of Yazidis under ISIS, and its impact on the wider community.

    However as we were relatively new to the context of both Georgia and Armenia, much of our focus fell on gathering impressions through fieldwork in markets, rural towns, choirs, and talking to people in cafes and bars. We wanted to give space for unexpected stories to emerge, to follow leads and open spaces for collaboration. This ultimately led us to interview a polyphonic choir of coal minors, learn about the Bengalis diaspora in Georgia and listen to conflicting stories of memories under the soviet era.

    https://brushandbow.com/home/podcasts/georgia-armenia
    #mémoire #Géorgie #Arménie #mémoire_collective #son #Yézidis
    #journalisme_créatif #creative_journalism

    Throughout Yazidi history we have always suffered religious discrimination. Arabs and Turks call us Kafirs (unbelievers)

    –-> un nouveau #mot pour la longue liste sur les mots utilisés pour désigner les personnes étrangères (ajouté à la métaliste) :
    #Kafirs (unbelievers)
    https://seenthis.net/messages/414225
    #terminologie #vocabulaires #migrations #étrangers

  • Rückführung illegaler MigrantenNGOs üben scharfe Kritik an Nehammers Balkan-Plänen

    Österreich hat mit Bosnien die Rückführung illegaler Migranten vereinbart, Nehammer sagte Unterstützung zu. Laut NGOs mache sich Österreich damit „zum Komplizen eines Völkerrechtsbruches“.

    Innenminister #Karl_Nehammer (ÖVP) hat am Mittwoch seine Westbalkanreise fortgesetzt und mit Bosnien einen Rückführungsplan für irreguläre Migranten vereinbart. Mit dem Sicherheitsminister von Bosnien und Herzegowina, #Selmo_Cikotić, unterzeichnete er eine Absichtserklärung. Scharfe Kritik äußerten mehrere Initiativen in Österreich. Außerdem kündigte Nehammer an, dass Österreich für das abgebrannte Camp #Lipa 500.000 Euro bereitstellt, damit dieses winterfest gemacht wird.

    Die Arbeiten dazu haben laut dem Innenministerium bereits begonnen, mit dem Geld sollen ein Wasser- und Abwassernetz sowie Stromanschlüsse errichtet werden. Im Dezember war die Lage in Bihać eskaliert, nachdem das Camp Lipa im Nordwesten des Landes kurz vor Weihnachten von der Internationalen Organisation für Migration (IOM) geräumt worden war – mit der Begründung, dass es die bosnischen Behörden nicht winterfest gemacht hätten. Kurz darauf brannten die Zelte aus, den damaligen Berichten zufolge hatten Bewohner das Feuer selbst gelegt. Beobachter gehen davon aus, dass auch die Einheimischen das Feuer aus Wut auf die Flüchtenden gelegt haben könnten.

    Charterflüge für Migranten ohne Bleibechancen

    Zentrales Ziel der Balkanreise von Innenminister Nehammer ist die Erarbeitung von Rückführungsplänen mit den besuchten Ländern. Migranten ohne Bleibewahrscheinlichkeit, die laut Nehammer auch ein Sicherheitsproblem sind, sollen bereits von den Balkanländern in die Herkunftsländer zurückgebracht werden. Mit Bosnien wurde bereits ein Charterflug vereinbart. Damit zeige man den Menschen, dass es nicht sinnvoll sei, Tausende Euro in die Hände von Schleppern zu legen, ohne die Aussicht auf eine Bleibeberechtigung in der EU zu haben, betonte Nehammer.

    Die geplanten Rückführungen sollen über die im vergangenen Sommer bei der Ministerkonferenz in Wien angekündigte „Plattform gegen illegale Migration“ operativ organisiert werden. In die Koordinierungsplattform für Migrationspolitik mehrerer EU-Länder – darunter Deutschland – sowie der Westbalkanstaaten wird auch die EU-Kommission miteinbezogen.
    Beamte sollen im „Eskortentraining“ geschult werden

    Bosnien hat bereits auch konkrete Anliegen für Unterstützung vorgebracht. So sollen 50 sogenannte „Rückführungsspezialisten“ in Österreich trainiert werden. Diese sind bei Abschiebungen und freiwilligen Ausreisen für die Sicherheit in den Flugzeugen zuständig. Bei diesem sogenannten Eskortentraining werden die bosnischen Beamten theoretisch und praktisch geschult, in Absprache mit Frontex und unter Miteinbeziehung der Cobra, berichtete Berndt Körner, stellvertretender Exekutivdirektor von Frontex.

    „Wir helfen bei der Ausbildung, vermitteln Standards, das ändert aber nichts an der Verantwortlichkeit, die bleibt in den jeweiligen Ländern“, sagte er im Gespräch mit der APA. Es gehe darum, dass „alle internationalen Standards eingehalten werden“, betonte der österreichische Spitzenbeamte.
    NGOs sehen „falsches Zeichen“

    Scharfe Kritik an dem von Nehammer geplanten „Rückführungsplan“ übten unterdessen zahlreiche Initiativen aus der Zivilgesellschaft. „Wenn Österreich den Westbalkanländern helfen will, dann soll es diese Länder beim Aufbau von rechtsstaatlichen Asylverfahren unterstützen. Wenn allerdings Menschen, die in diesen Ländern keine fairen Verfahren erwarten können, einfach abgeschoben werden sollen und Österreich dabei hilft, macht es sich zum Komplizen eines Völkerrechtsbruches“, kritisierte etwa Maria Katharina Moser, Direktorin der Diakonie Österreich, in einer Aussendung.

    „Die Vertiefung der Zusammenarbeit mit der EU-Agentur Frontex ist ein falsches Zeichen“, erklärte Lukas Gahleitner-Gertz, Sprecher der NGO Asylkoordination Österreich. „Die Vorwürfe gegen Frontex umfassen inzwischen unterschiedlichste Bereiche von unterlassener Hilfeleistung über Beteiligung an illegalen Push-backs bis zur Verschwendung von Steuergeldern bei ausufernden Betriebsfeiern. Statt auf die strikte Einhaltung der völker- und menschenrechtlichen Verpflichtungen zu pochen, stärkt Österreich der umstrittenen Grenztruppe den Rücken.“

    „Im Flüchtlingsschutz müssen wir immer die Menschen im Auge haben, die Schutz suchen. Ich habe bei meiner Reise nach Bosnien selbst gesehen, unter welchen Bedingungen Geflüchtete leben müssen. Für mich ist klar: Diejenigen, die Schutz vor Verfolgung brauchen, müssen durch faire Asylverfahren zu ihrem Recht kommen“, sagte Erich Fenninger, Direktor der Volkshilfe Österreich und Sprecher der Plattform für eine menschliche Asylpolitik.

    https://www.kleinezeitung.at/politik/innenpolitik/5972469/Rueckfuehrung-illegaler-Migranten_NGOs-ueben-scharfe-Kritik-an

    #Autriche #Bosnie #accord #accord_bilatéral #asile #migrations #réfugiés #Balkans #renvois #route_des_Balkans #expulsions #Nehammer #Selmo_Cikotic #externalisation #camp_de_réfugiés #encampement #IOM #OIM #vols #charter #dissuasion #Plattform_gegen_illegale_Migration #machine_à_expulsion #Rückführungsspezialisten #spécialistes_du_renvoi (tentative de traduction de „Rückführungsspezialisten“) #avions #Eskortentraining #Frontex #Cobra #Berndt_Körner

  • The Man Who Sold His Skin (L’Homme qui a vendu sa peau)

    THE MAN WHO SOLD HIS SKIN (2020) by the Tunisian film director #Kaouther_Ben_Hania is not a master piece but it makes the viewer engaged. One the one hand it is a satire of the white art scenes in Europe and on the other hand it is about borders. For Sam Ali, a Syrian refugee the only way to cross borders is to become a commodity, a living art piece. He let an European artist to tattoo a massive Schengen visa on his back.
    There is a reference to Goethe’s Faust (selling his soul) in the film, but rather it is more Kafkaesque, as in his story ’In the Penal Colony’ and the torture machine which inscribes the text of the law onto the prisoner’s body.
    Indeed what the film depicts is not very far from the existing industry of visual representation of refugees.

    https://www.imdb.com/title/tt10360862

    Trailer :
    https://www.youtube.com/watch?v=cY4THtbaklE

    #film #frontières #migrations #réfugiés #chosification #marchandise #marchandisation #corps #tatouage #visa #peau #frontière_mobile

    via @isskein

  • Cartes sensibles ou subjectives

    Cartographie sensible ou subjective
    Pour Quentin Lefèvre, la cartographie sensible (ou #cartographie_subjective) peut se définir comme un média de restitution de l’#expérience du territoire ou encore comme la "#spatialisation_sensible de données sensibles".
    http://quentinlefevre.com/cartographie-sensible

    Cartographie sensible, émotions et #imaginaire
    #Elise_Olmedo cerne les contours théoriques et méthodologiques de la cartographie sensible, en décrit les étapes de création et s’interroge sur ses impacts, son utilité et ses limites, à partir d’une expérimentation faite sur le terrain au Maroc, à Marrakech, au printemps 2010.
    http://visionscarto.net/cartographie-sensible

    Cartographier les #interstices de la #ville
    En faisant remonter à la surface les éléments du #paysage, l’artiste scénographe #Mathias_Poisson délivre des informations sur l’#ambiance des lieux, qui sensorialisent la carte. Élise Olmedo rend compte de cette #expérience_urbaine subjective dans ce beau billet.
    http://www.strabic.fr/Mathias-Poisson-Cartographier-les-interstices-de-la-ville

    Cartes et cartographie des ressentis et représentations d’individus
    La cartographie d’objets tels que des #ressentis (une gêne) ou des représentations de l’#espace_vécu (un risque) relatés par des individus mobilise des bagages conceptuels et techniques nombreux, nécessitant une mise au point sémantique et méthodologique. Aurélie Arnaud discute l’état de la recherche dans ce domaine dans la revue M@ppemonde.
    https://journals-openedition-org/mappemonde/4666

    Et si les cartes permettaient aussi d’explorer l’#invisible ?
    C’est ce que propose l’atelier pédagogique de la BNF "Les cartes de l’invisible".
    http://c.bnf.fr/JtG

    L’#Otletosphère
    Cette cartographie relationnelle des personnalités et institutions liées à #Paul_Otlet cherche à mettre en visibilité la forte implication de l’auteur au sein des organisations pacifistes internationales ainsi qu’au sein des institutions bibliographiques et documentaires.
    http://hyperotlet.huma-num.fr/otletosphere/117

    Pour une pratique féministe de la #visualisation de données
    #Donna_Haraway, dans son essai fondateur sur les #savoirs_situés, offre une critique brillante non seulement de la représentation visuelle mais de la préférence extrême et perverse donnée aux yeux sur le corps dans la pensée occidentale.
    http://visionscarto.net/visualisation-donnees-feministe
    #feminisme

    Nouvelles cartographies – Lettres du #Tout-Monde
    Ce projet de création expérimental et ouvert à tou.te.s a été lancé par des artistes et journalistes associés au #Labo_148. Quelle sera la cartographie du monde après la crise sanitaire ? Que redéfinit-elle ? Quelles urgences « à rêver un autre rêve, à inventer d’autres espoirs » s’imposent ? Le “Tout-Monde” selon #Edouard_Glissant, est cette inextricabilité de nos devenirs, et en cela, il invite à une poétique active de la #mondialité, de rencontres des imaginaires. Voir notamment l’expérience de Paul Wamo Taneisi : “Je porterai moi-même ma carte géographique”
    http://www.labo148.com/category/nouvelles-cartographies

    #Cartographies_traverses
    « Cartographies traverses » est un dispositif de recherche-création qui regroupe des productions visuelles et sonores traitant des expériences migratoires contemporaines.
    http://visionscarto.net/cartographies-traverses

    Re-dessiner l’expérience, art, sciences, conditions migratoires
    #Sarah_Mekdjian et #Marie_Moreau utilisent la cartographie avec des migrants "pour un autre partage du sensible". Le projet débouche sur l’élaboration d’une très belle carte sensible (à voir).
    http://www.antiatlas-journal.net

    Cartes de migrants
    L’artiste camerounais #Jean_David_Nkot réalise des portraits avec des cartes afin de "représenter les nombreux lieux qui se bousculent dans la tête des migrants" : https://wepresent.wetransfer.com/story/jean-david-nkot

    Cartes d’ici et d’ailleurs
    Favoriser l’inclusion sociale des personnes migrantes en France à travers des ateliers de #cartographie_participative et sensible (CartONG) : tel est l’objectif global du projet “Cartes d’ici et d’ailleurs”, soutenu par la Fondation de France et mis en oeuvre par #CartONG.
    http://veillecarto2-0.fr/2018/12/21/carte-sensible-un-outil-dinclusion-sociale

    #Guerilla_Cartography
    L’objectif de Guerrilla Cartography est d’utiliser l’#art pour promouvoir une #cartographie_collaborative et engagée. Le site rassemble plusieurs atlas originaux et artistiques sur l’#eau, la #nourriture, les migrants.
    http://www.guerrillacartography.org

    Plateforme Art & Géo de Cartes Sensibles
    Proposé par le polau-pôle des arts urbains et #Crévilles, ce site regroupe des cartes artistiques et géographiques qui rendent compte d’un territoire existant en assumant un regard sensible et/ou subjective. Il est conçu comme un outil de ressource et de partage pour chercheurs, artistes et curieux.
    http://polau.org/pacs

    L’art est dans la cARTe
    #Ghislaine_Escande est artiste peintre et plasticienne. Avec ses cARTes, elle redessine le Monde et nous fait voyager.
    http://neocarto.hypotheses.org/10407

    Carte sensible du festival de #Glastonbury
    Le plan du célèbre festival de musique et d’arts de Glastonbury au Royaume-Uni selon The Word Magazine.

    La carte subjective du musicien #Nick_Cave
    Il s’agit d’une affiche de 2006 pour le concert de Nick Cave à Manchester en Angleterre. Elle contient plus de 50 énigmes basées sur les paroles de ses chansons. Voir cette vidéo qui revient sur le sens de cette carte subjective.
    http://www.davidrumsey.com/luna/servlet/s/3ypdis

    Médier les récits de vie. Expérimentations de #cartographies_narratives et sensibles
    Article de Sarah Mekdjian et Élise Olmedo paru en 2016 sur le site de M@ppemonde.
    http://mappemonde.mgm.fr/118as2
    #cartographie_narrative

    Cartographier une année de sa vie
    #Nicholas_Felton est un artiste designer qui traduit les données de la vie quotidienne en objets et en expériences significatives. Il est l’auteur de plusieurs rapports annuels qui résument les événements de l’année en cartes et graphiques rendant compte de son expérience subjective.
    http://feltron.com/FAR08.html

    Cartographie du #confinement en période d’épidémie
    L’artiste britannique #Gareth_Fuller (https://fullermaps.com/artworks/quarantine-maps) raconte en 14 cartes l’expérience de survie que représente la #quarantaine. Un grand nombre de cartes décrivant différents vécus en mode confiné sur Citylab (www.citylab.com/life/2020/04/neighborhood-maps-coronavirus-lockdown-stay-at-home-art/610018/). Le confinement en croquis, vu de France : géographie politique, sociale et culturelle du monde post-Covid19 par #Jérôme_Monnet (Cybergéo : https://journals.openedition.org/cybergeo/34804). Une manière de décaler le regard sur le monde peut être d’utiliser (et d’admirer au passage) les très belles oeuvres de #street-art (https://www.francetvinfo.fr/culture/arts-expos/street-art/coronavirus-tour-du-monde-des-plus-belles-oeuvres-de-street-art-face-a-) produites dans le contexte de la pandémie. #Virginie_Estève a proposé un projet cartographique à ses élèves de 4e : cartographier leur espace vécu de confinement et aborder le paysage sensible depuis leur fenêtre. La preuve que l’on peut continuer à faire de la géographie et travailler à distance, moyennant quelques aménagements ( voir ce Genialy : https://view.genial.ly/5e80c8155ad5150d93dab237/guide-geographie-du-confinement). Julien Dupont (Kobri), professeur d’histoire-géographie en collège à Vaulx-en-Velin et auteur de fictions radiophoniques et cartographiques, a mis en ligne sur son site Kartokobri (https://kartokobri.wordpress.com) ses cartes quotidiennes du confinement. #SCOPIC (http://www.revuesurmesure.fr/issues/battre-aux-rythmes-de-la-ville/explorations-sensibles-de-notre-1km) s’est interrogée sur l’expérience du kilomètre autour de nos habitats. Pour d’autres liens, consulter le billet "Faire de la géographie en période de confinement" (https://cartonumerique.blogspot.com/2020/03/geographie-et-confinement.html).

    Maps of Home
    "Maps of Home" est une vision nostalgique faite des souvenirs de #Janesville dans le #Wisconsin, où l’auteur a grandi et où il a dû revenir à cause de la pandémie.
    http://moriartynaps.org/maps-of-home

    Suivre ses proches en temps de guerre
    Carte dessinée à la main par ma grand-mère pour suivre les mouvements de mes grands-pères pendant la Seconde Guerre mondiale (1943-1945).
    http://www.reddit.com/comments/be814f

    #Nomadways
    Le groupe Nomadways a invité 24 artistes, éducateurs et travailleurs sociaux à découvrir et explorer l’espace à partir de leurs #émotions et à créer leurs propres cartes subjectives dans un but de construction et d’inclusion communautaires.
    http://nomadways.eu/subjective-mapping-2017-france

    Cartographie autochtone, activités extractives et représentations alternatives
    Le réseau #MappingBack a pour objectif de fournir du soutien cartographique aux membres des communautés autochtones luttant contre les industries extractives sur leur territoire. MappingBack cherche à utiliser la cartographie comme un outil de #résistance.
    http://mappingback.org/home_fr
    #peuples_autochtones #extractivisme

    #Native_land, cartographier les voix autochtones
    Le site Native Land, mis sur pied en 2015 par #Victor_Temprano, propose un outil cartographique participatif permettant une conceptualisation décoloniale des Amériques, du #Groenland, de l’#Australie et de la #Nouvelle-Zélande. Lire la présentation du site.
    http://native-land.ca
    #décolonial

    Cartographie et #langues_autochtones
    #Marlena_Myles utilise son art pour célébrer sa culture et sa langue autochtones ainsi que pour aider le public (notamment les enfants) à comprendre l’importance des traditions et de l’histoire orales autochtones. Ses cartes racontent le passé, le présent et l’avenir du peuple et de la langue du #Dakota.
    http://marlenamyl.es/project/dakota-land-map
    #histoire_orale

    Counter Mapping
    #Jim_Enote, agriculteur #zuni traditionnel dans le Colorado (Etats-Unis), collabore avec des artistes pour créer des cartes qui ramènent une voix et une perspective autochtones à la terre. Ces cartes zunis s’inspirent profondément d’expériences partagées de lieux dans une volonté de #réappropriation du territoire par les #Amerindiens.
    http://emergencemagazine.org/story/counter-mapping

    Cartographie personnelle et subjective de #Mary_Jones
    Au cours de ses dérives dans la ville de #Des_Moines, Mary Jones observe les lieux et les habitant⋅e⋅s, fait des photos, remplit des carnets d’#esquisses, prend des notes, enregistre parfois aussi des sons. Une masse de matériaux bruts qu’elle assemble ensuite en images hybrides (#collages, #superpositions, #sampling_visuels) qui composent une sorte de cartographie personnelle, subjective, voire intime de la cité et de ses marges.
    http://aris.papatheodorou.net/une-flaneuse-a-la-derive

    Cartographier les espaces vécus et les émotions (#Drusec)
    La ville telles qu’elle est vécue par les usagè.re.s de drogue marginalisés de #Bordeaux.
    http://drusec.hypotheses.org/1722

    #Queering_the_Map
    Queering the Map est un projet de cartographie généré par la communauté #queer afin de géolocaliser des moments, des souvenirs et des histoires par rapport à leur espace physique. En cartographiant ces moments éphémères, Queering the Map vise à créer une archive vivante d’expériences queer.
    http://queeringthemap.com

    Cartographie subjective des Etats-Unis par #Paul_Steinberg
    Cette série de vues subjectives des Etats-Unis et du monde a été réalisée par Saul Steinberg pour des couvertures anciennes de magazines (The New Yorker ou autres)
    http://saulsteinbergfoundation.org/essay/view-of-the-world-from-9th-avenue

    La cartographie au service des théories platistes
    La théorie de la Terre Plate perdure jusqu’à aujourd’hui. La réalisation de cartes à l’image de la #terre_plate devient un objet de promotion de ces théories.
    http://veillecarto2-0.fr/2020/09/22/la-cartographie-au-service-des-theories-platistes

    Le monde vu de...
    Une série de vues du monde à partir de #New_York, #San_Francisco et différentes villes des Etats-Unis (lire notre article sur le monde vu de la Silicon Valley).
    https://imgur.com/a/XTnSn#0

    Le monde vu par les Anciens
    Cet atlas de #Karl_Müller de 1874 reproduit "les systèmes géographiques des Anciens" et d’une certaine manière la façon dont ces systèmes de représentation de l’#Antiquité étaient eux-mêmes vus au XIXe siècle.
    http://geodata.mit.edu/catalog/princeton-r207tq824

    L’Europe vue de la Russie
    L’Europe vue de Moscou et l’Asie vue d’#Irkoutsk pendant la Guerre froide (1952).
    https://www.reddit.com/r/MapPorn/comments/epdn4c/europe_from_moscowasia_from_irkutsk_time_magazine

    Cartographie et subjectivité chez #Alexander_von_Humboldt
    En scrutant minutieusement les différentes cartes réalisées par Alexander #von_Humboldt, on remarque certaines particularités, des mentions qui, à priori, n’auraient pas lieu de s’y trouver tant elles témoignent de la subjectivité de l’auteur.
    http://visionscarto.net/Humboldt-carto-subjective

    Le monde sens dessus dessous
    Un planisphère renversé montrant la Terre vue depuis l’hémisphère sud (à télécharger en haute résolution). Consulter la page des #projections cartographiques (http://cartonumerique.blogspot.com/p/projections-cartographiques.html) pour accéder à d’autres vues renversantes de la Terre.
    https://www.digitalcommonwealth.org/search/commonwealth:9s161j433

    Cartographie ultrapériphérique, et si on changeait de point de vue
    Une carte des territoires ultramarins vus depuis l’hémisphère sud.
    http://www.une-saison-en-guyane.com/extras/carte/carto-ultraperipherie-si-on-changeait-de-point-de-vue%e2%80%89

    Projections du futur
    Les projections du futur seront probablement centrées sur les océans, comme ces deux cartes du monde en projection Mercator oblique qui représentent les continents tout autour d’un océan unique.
    http://rightbasicbuilding.com/2019/09/09/the-world-maps-of-the-future

    Carte subjective de #Paris en 2050
    Cette carte imagine Paris en 2050, lorsque les effets du #réchauffement_climatique se seront durement faits ressentir... si rien n’est fait. Voir notre article de présentation : https://cartonumerique.blogspot.com/2019/02/carto-subjective-geo-prospective.html
    http://www.deuxdegres.net/projects/paris-2050
    #changement_climatique

    Utiliser des #SIG pour cartographier les #pratiques_spatiales
    Des recherches récentes montrent l’intérêt d’utiliser les données fournies par les #réseaux_sociaux pour les cartographier et mettre en évidence des comportements des individus dans l’espace.
    http://www.gislounge.com/using-gis-to-analyze-peoples-attitudes

    Cartographie collaborative
    L’objectif de ce site est de développer un ensemble d’usages pour aider à la dissémination des pratiques collaboratives en matière de cartographie, que ce soit pour le citoyen ou au sein de structures (associations, collectivités, milieu scolaire).
    http://cartographie-collaborative.eu

    #Mapquote
    Le projet collaboratif Mapquote prend la forme d’une #carte_interactive où chaque utilisateur peut déposer une #citation de #romans où il est question de cartes.
    http://neocarto.hypotheses.org/6502

    L’usage de Google Maps dans « #Netherland »
    Netherland est une belle réflexion désabusée sur les lieux et le déplacement, l’#espace et la #séparation, le fait de pouvoir être physiquement dans un lieu et mentalement dans un autre. Google Maps n’intervient que dans deux courts passages au début et à la fin du livre (source : Spacefiction)
    http://spacefiction.fr/2009/11/01/google-maps-enters-litteraturegoogle-maps-entre-dans-la-litterature

    #Hoodmaps
    Hoodmaps permet de créer des cartes participatives pour éviter les #pièges_à_touristes et fréquenter les quartiers branchés de la ville. La typologie est assez basique, voire un peu réductrice : entre les “hipsters”, les touristes, les étudiants, les “riches”, les “costards” et les “normaux”, mais permet de rapidement identifier les différents quartiers d’une ville.
    http://hoodmaps.com

    Apprendre sur le territoire en représentant son territoire
    Carte sensible élaborée par une classe de 1re ES qui montre la vision de leur lycée. A compléter par l’interview de Sophie Gaujal pour le Café pédagogique : L’approche sensible en cours de géographie, un ingrédient du bonheur ?
    http://hal.archives-ouvertes.fr

    Cartographie ton quartier
    Les cartes postales géocartographiques permettent d’articuler géographie spontanée et géographie raisonnée. Organisé par Sophie Gaujal, en partenariat avec le Café pédagogique, la Cité de l’architecture et l’IGN, le concours Cartographie ton quartier récompense les cartes postales cartographiques réalisées par des classes.
    http://blog.ac-versailles.fr/geophotographie

    Atelier de cartographie sensible (Ehess)
    La plateforme SIG de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, met à disposition des ressources sur la cartographie sensible dans le cadre des ateliers Géomatique et humanités numériques qu’elle organise, notamment sur Gennevilliers.
    http://psig.huma-num.fr/cartes-sensibles

    #Cartes_mentales dans le nord de #Marseille
    Ce billet de #Jérémy_Garniaux relate un atelier « cartes mentales » mené à Marseille, dans les 14, 15 et 16e arrondissements, par une plate-forme culturelle hors-les-murs constituée de cinq structures culturelles du Nord de Marseille.
    http://www.mapper.fr/cartes-mentales-dans-le-nord-de-marseille

    Chicago HomeStories Project
    Le projet est né à #Chicago et commence à se diffuser dans le monde. Il s’agit d’encourager les citoyens par des #marches_civiques à en savoir plus sur leur quartier.
    http://www.nationalgeographic.org/projects/out-of-eden-walk/blogs/lab-talk/2021-04-chicago-homestories-goes-global

    Concours #cartographie_imaginaire
    Cartographier la ville de demain, son quartier dans le futur, son école ou son collège idéal...
    http://www.concourscarto.com/accueil-cci

    Concours de dessin de cartes du monde pour enfants
    Le concours #Barbara_Petchenik est un concours biennal de dessin de carte destiné aux enfants. Il a été créé par l’Association cartographique internationale en 1993 dans le but de promouvoir la représentation créative du monde sous forme graphique par les enfants.
    http://icaci.org/petchenik

    Lignes d’erre - Les cartes de #Fernand_Deligny
    Pendant des années, Deligny a dessiné et fait dessiner des cartes de ce qu’il appelle leurs #lignes_d’erre, soit les trajets « libres » des #enfants sur leur aire de séjour. Il a perçu, par l’observation, que les autistes avaient une autre façon d’être au monde, une autre manière d’incarner l’humain.
    http://culture.univ-lille1.fr/fileadmin/lna/lna60/lna60p34.pdf

    La carte sensible de #Boulogne-Billancourt
    Un projet pédagogique conduit par une équipe d’enseignants du lycée J. Prévert de Boulogne-Billancourt avec des classes de Seconde.
    http://www.cafepedagogique.net

    La "carte du Tendre" de #Nantes
    #Gwenaëlle_Imhoff et #Emilie_Arbey, professeures de français et d’histoire géographie au collège Gutenberg de Saint-Herblain ont amené leurs 4èmes à réaliser de nouvelles « Cartes du Tendre » à la manière de Madame de Scudéry pour inventer « une géographie nantaise de l’Amour ». Enjeu de ce travail créatif et collaboratif, visuel et oral : aider les élèves à s’approprier « l’espace urbain proche et pourtant trop souvent lointain ».
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/08/31082020Article637344555283464848.aspx
    http://www.pedagogie.ac-nantes.fr/lettres/continuite-pedgogique-et-numerique-en-lettres-carte-du-tendre-pr

    Cartographier l’#insécurité au collège
    Professeure d’histoire-géographie au collège Molière de Beaufort en Anjou, #Anaïs_Le_Thiec lance sa classe de 5ème dans une cartographie sensible du collège. Elle les invite à libérer leur parole via une #storymap.
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2019/10/18102019Article637069844590338061.aspx

    Dans ma ville on traîne
    Visite guidée et habitée par le rappeur #Orelsan, qui propose une description de la ville de #Caen. L’intérêt principal est de rappeler qu’un espace géographique, avant d’être un objet d’étude, reste surtout un lieu de vie que l’on habite. Le rappeur énumère ses souvenirs d’enfant, d’adolescent, d’étudiant. Ce faisant, il raconte SA ville. Il associe chaque action passée au lieu où elle s’est déroulée.
    http://lhistgeobox.blogspot.com/2020/10/dans-ma-ville-on-traine-visite-guidee.html

    Des lieux où l’on exprime ses sentiments
    Carte interactive des lieux où les étudiants ont déclaré avoir pleuré sur le campus de l’université de Waterloo aux Etats-Unis (avec les commentaires). Cela correspondrait-il aux bâtiments de sciences et de mathématiques ?
    http://www.reddit.com/r/dataisbeautiful/comments/l3t3xx/oc_an_interactive_map_of_where_students_have

    Psycho-géographie de la ville de #Gibellina
    Quand les artistes essaient de tromper les algorithmes de télédétection. C’est ce qu’a fait l’artiste #Burri avec une oeuvre d’art gigantesque couvrant les ruines de la vieille ville de Gibellina en Italie (à voir dans Google Maps)
    http://www.archdaily.com/958178/the-psycho-geography-of-the-cretto-di-burri

    Lyon-La Duchère 2030 : imaginer des scénarios prospectifs
    Ces #scénarios prospectifs sont proposés par des élèves de 2nde du Lycée La Martinière-Duchère concernant le projet d’aménagement urbain #Lyon-La Duchère 2030.
    http://canabae.enseigne.ac-lyon.fr/spip/spip.php?article1103

    #Cartographie_sonore du quartier de l’Union (#Lille - #Roubaix - #Tourcoing)
    Réalisé dans le cadre du projet de recherche Géographie et prospective piloté par l’IFE, cette expérimentation pédagogique a permis de découvrir par l’expérience spatiale un projet d’#aménagement_urbain d’envergure (son évolution, ses acteurs et ses enjeux) dans l’environnement proche des élèves, en privilégiant une géographie fondée sur l’expérience du terrain.
    http://ife.ens-lyon.fr/geo-et-prospective/projet/cartographie-sonore-du-quartier-de-lunion

    #Cartophonies
    Comment sonne le monde ? Le site « Cartophonies » a pour objectif d’explorer l’#expérience_sonore contemporaine et d’aider a les prendre en compte dans l’avenir et dans les projets de transformation. Il contribue à construire une connaissance des milieux habités, du vécu des espaces et des ambiances contemporaines, celles du passé proche comme celles du futur.
    http://www.cartophonies.fr
    #son

    Cartes et mise en récit des mobilités
    Dans le cadre d’une recherche doctorale, #Sylvie_Joublot-Ferré étudie les spatialités des adolescents en s’appuyant sur la cartographie de leurs déplacements quotidiens enregistrés sous forme de traces GPS et en analysant ces cartes comme des #récits_de_vie.
    http://www.researchgate.net
    http://www.radiobus.fm/episode/interview-de-sylvie-joublot-ferre-hepl

    Comment les enfants ont perdu le droit de se déplacer
    Carte montrant le territoire pratiqué pendant l’enfance sur quatre générations à #Sheffield.
    http://www.dailymail.co.uk/news/article-462091/How-children-lost-right-roam-generations.html

    Comment les jeunes géographes ressentent-ils le monde contemporain ?
    Un exercice de cartographie sensible proposé à des étudiants de master destinés à s’orienter vers le monde associatif donne un regard sur leurs représentations du monde. Environnement menacé, mobilités généralisées, et questionnements autour de la mondialisation émergent de ces cartes mentales, témoignant des inquiétudes d’une génération.
    http://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/a-la-une/carte-a-la-une/cartographie-emotions-monde-contemporain

    « Mais madame, je n’y suis jamais allé ! »
    Un #voyage_virtuel à #La_Réunion à travers la confection de #cartes_postales sensibles par des élèves de lycée professionnel. La #géographie_expérientielle ce n’est pas seulement du vécu, ce sont aussi (et surtout) des représentations (article extrait des Cahiers pédagogique, n° 559 "L’aventure de la géographie".
    http://www.cahiers-pedagogiques.com/Mais-madame-je-n-y-suis-jamais-alle

    Tour de la France par deux enfants (G. Bruno)
    Cet ouvrage constitue l’archétype du roman scolaire géographique. Réédité de nombreuses fois depuis sa sortie en 1877, l’ouvrage a connu un énorme succès (plus de 9 millions d’exemplaires), contribuant à façonner une image du territoire national.
    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5684551x

    Une géographie subjective à travers les romans d’aventure pour la jeunesse
    Aurélie Gille Comte-Sponville, Modernité et archaïsme des lieux dans les romans d’enquête et d’aventure pour la jeunesse pendant les Trente Glorieuses en France, thèse soutenue en 2016. L’importance des lieux correspond à la quête d’une #utopie de l’enfance éternelle, qui figerait non seulement les héros dans la perfection de leur âge, mais aussi les lieux, dans une forme d’uchronie idéalisée.
    http://www.theses.fr/2016ARTO0008

    Le #Londres des romans de #John_Le_Carré
    #Mike_Hall a été chargé de dessiner pour l’éditeur Penguin Books la carte des personnages, des lieux et des scènes de romans d’espionnage de John Le Carré.
    http://thisismikehall.com/smileyslondon

    La carte de la classe de khâgne
    Cartographie subjective de la classe khâgne par Gus (@ecsolius) : quand un khagneux dresse la carte symbolique d’une année en prépa littéraire
    http://twitter.com/ecsolius/status/1292071140047937536

    La carte des mathématiques
    La carte du "#Mathematistan" représente les rapports ambigus que l’on peut avoir les #mathématiques. Une région souvent inaccessible ?
    http://www.reddit.com/r/math/comments/2av79v/map_of_mathematistan_source_in_comments

    Cartographie de son appartement
    Géographie de mon appartement vu par Thibaut Sardier.
    http://twitter.com/tsardier/status/1326832393655816192

    Cartographie imaginaire du nourrisson
    @LittleBigData suit, en infographies et sur les réseaux sociaux, les tourments et les joies de #jeunes_parents (voir cette présentation). Le résultat est un cartographie imaginaire des premiers mois de la vie d’un enfant. Avec une magnifique carte de la première année extraite de l’ouvrage Le Bébégraphe publié par Claire Dealberto et Jules Grandin aux éditions Les Arènes en 2021.
    http://twitter.com/LittleBigData_/status/1263721598076555265

    Carte des #lieux_communs
    De "l’usine à gaz" au "terrain d’entente", @LaMineComics passe en revue tous nos lieux communs inspirés de métaphores géographiques.
    http://twitter.com/LaMineComics/status/1097068721846321152

    https://cartonumerique.blogspot.com/p/cartes-sensibles.html

    #cartographie_sensible #bibliographie #ressources_pédagogiques

    ping @visionscarto @odilon @reka

  • États-Unis : #Kamala_Harris, une ascension californienne

    Avec la victoire de Joe Biden, Kamala Harris est la première femme et la première noire à devenir vice-présidente des États-Unis. À 56 ans, la sénatrice de Californie est un pur produit de la diversité américaine. Elle est jeune, télégénique, pugnace et a passé sa vie à repousser les barrières sociales.

    Kamala Harris est la première femme et la première noire à accéder à la vice-présidence des États-Unis. Et certains la voient même devenir la première présidente des Etats-Unis en 2024, car Joe Biden a annoncé ne vouloir briguer qu’un seul mandat en raison de son âge, 77 ans.

    Comment Kamala Harris est-elle allée si loin, si vite ? Qu’est-ce que son ascension raconte du système politique américain ? Du racisme aujourd’hui aux États-Unis ? Du pouvoir de l’argent ? Des bastions du mouvement pour les droits civiques de Berkeley et Oakland, aux grandes fortunes de San Francisco jusqu’aux nouveaux moguls de la Silicon Valley, ce reportage de Marjolaine Grappe et Gary Grabli raconte l’ascension californienne de Kamala Harris.

    https://www.arte.tv/fr/videos/099969-000-A/etats-unis-kamala-harris-une-ascension-californienne
    #Etats-Unis #USA #National_Association_for_the_Advancement_of_Colored_People (#NAACP) #religion #Rainbow_Sign #Oakland #Terry_Wiley #procureur #Willie_Brown #Herb_Caen

  • #Russie
    Avis de gros temps sur l’économie russe, par Julien Vercueil (Le Monde diplomatique, février 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/02/VERCUEIL/52664
    #Monnaie

    Norilsk, ville polaire, cité du nickel, par Sophie Hohmann & Marlène Laruelle (Le Monde diplomatique, juillet 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/07/HOHMANN/55941


    DANS LA VILLE LA PLUS POLLUÉE DE RUSSIE. Norilsk, son air orange, ses ruisseaux bleu fluo | Courrier international
    http://www.courrierinternational.com/article/2001/06/07/norilsk-son-air-orange-ses-ruisseaux-bleu-fluo
    http://www.itele.fr/france/video/pres-du-cercle-arctique-une-riviere-devenue-rouge-sang-170475

    Washington s’interroge sur les financements russes du FN | EurActiv.fr
    http://www.euractiv.fr/sections/leurope-dans-le-monde/washington-sinterroge-sur-les-financements-russes-du-fn-321064
    #Relations_Internationales #Russie #Etats-Unis #UE

    Le pari syrien de Moscou, par Alexeï Malachenko (Le Monde diplomatique, novembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/11/MALACHENKO/54174
    #Orient

    La Russie de la kalachnikov aux tueurs de satellites, par Olivier Zajec (Le Monde diplomatique, avril 2016)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2016/04/ZAJEC/55190

    "Du nucléaire au spatial de défense, politique budgétaire et doctrine se combinent pour envoyer un double signal. Le premier, celui d’une « garde haute » stratégique, affirme une méfiance vigilante vis-à-vis de l’OTAN, ravivée par la crise ukrainienne. Le second, celui du crédit technologique, est à destination des clients internationaux de l’industrie de défense. En mêlant activisme politique, investissements technologiques et poursuite de nouveaux programmes, Moscou tente de maintenir sa place sur l’échiquier d’un marché de l’armement mondial de plus en plus concurrentiel."

    Moscou et Ankara suspendent le projet de gazoduc Turkish Stream, Par Sarah Belhadi
    http://www.latribune.fr/economie/international/moscou-et-ankara-suspendent-le-projet-de-gazoduc-turskish-stream-532837.ht
    http://latribune-static.fr/article_body/532883/turquie.jpg
    http://latribune-static.fr/article_body/532907/south-stream.jpg

    L’économie allemande, victime collatérale du conflit entre la Turquie et la Russie
    http://www.latribune.fr/economie/international/l-economie-allemande-victime-collaterale-du-conflit-entre-la-turquie-et-la

    Energie. Le gazoduc Nord Stream s’étend, et l’amertume des Polonais aussi | Courrier international (Publié le 11/10/2012)
    http://www.courrierinternational.com/article/2012/10/11/le-gazoduc-nord-stream-s-etend-et-l-amertume-des-polonais-aus

    -"L’inauguration du gazoduc sous la mer Baltique qui relie la Russie à l’Allemagne est une occasion pour le plus grand quotidien polonais de faire quelques remarques critiques. Le nouveau gazoduc permettra, selon lui, à la Russie de tenir l’Europe centrale en échec." ;
    –"Il a de nouveau souligné l’importance géopolitique de cet
    investissement pour la Russie, qui peut désormais exporter son gaz en Europe
    occidentale en contournant la Pologne, la Biélorussie et l’Ukraine." ;
    –"cela
    permettra à la Russie de tenir en échec les pays de l’Europe centrale en les
    menaçant de déplacer les livraisons de gaz vers Nord Stream, au lieu d’utiliser les gazoducs terrestres déjà existants." ;
    –"La construction par Nord Stream de deux autres gazoducs sous la
    Baltique n’est pas à exclure. Ainsi en ont décidé, lundi 8 octobre, les actionnaires
    de Nord Stream, à savoir Gazprom (51 %), les deux consortiums allemands E.ON et BASF
    (15,5 % chacun), le français GDF Suez et le hollandais Gasunie (9% chacun). L’un
    des pipelines pourrait relier la Russie à la Grande-Bretagne"

    http://zinc.mondediplo.net/messages/9324 http://zinc.mondediplo.net/messages/9305

    #Relations_Internatinales_Turquie #Energies_gaz #Energies_hydrocarbures #Relations_Internatinales_Russie #Relations_Internatinales_Tubes #Russie #Turquie

    #Balkans :

    Les Balkans, nouvelle ligne de front entre la Russie et l’Occident, par Jean-Arnault Dérens & Laurent Geslin (Le Monde diplomatique, juillet 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/07/DERENS/53190

    Faillite de la mission européenne au Kosovo, par Ana Otasevic (Le Monde diplomatique, juin 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/06/OTASEVIC/53059

    Essor d’une gauche souverainiste au Kosovo, par Jean-Arnault Dérens (Le Monde diplomatique, décembre 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/12/DERENS/58193

    La Macédoine au cœur des manœuvres, par Jean-Arnault Dérens & Laurent Geslin (Le Monde diplomatique, juillet 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/07/DERENS/53191

    Le sport, nouvelle vitrine du Kosovo, par Florian Gautier (Le Monde diplomatique, février 2016)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2016/02/GAUTIER/54716

    La Macédoine à la dérive, par Jean-Arnault Dérens & Laurent Geslin (Le Monde diplomatique, mai 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/05/DERENS/55439

    Après le « casse du siècle » en #Moldavie, par Julia Beurq (Le Monde diplomatique, octobre 2016) #Sauvetages_bancaires
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/10/BEURQ/56438
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Balkans
    http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/europe-balkans/historique.shtml
    De la Transnistrie au Donbass, l’histoire bégaie, par Jens Malling (Le Monde diplomatique, mars 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/03/MALLING/52719

    En #Ukraine, les ultras du nationalisme, par Emmanuel Dreyfus (Le Monde diplomatique, mars 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/03/DREYFUS/50198

    Paul Moreira répond aux critiques sur son film sur la révolution ukrainienne
    http://www.les-crises.fr/paul-moreira-repond-aux-critiques-sur-son-film-sur-la-revolution-ukrainie
    Ukraine : 18 journalistes "choqués" par le documentaire de Canal+ - Arrêt sur images
    http://www.arretsurimages.net/breves/2016-02-05/Ukraine-18-journalistes-choques-par-le-documentaire-de-Canal--id1965

    Le Congrès a supprimé l’interdiction de financement des néo-nazis de son projet de loi de dépenses de fin d’année, par James Carden
    http://www.les-crises.fr/le-congres-a-supprime-linterdiction-de-financement-des-neo-nazis-de-son-p

    L’Ukraine se dérobe à l’orbite européenne, par Sébastien Gobert (Le Monde diplomatique, décembre 2013)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2013/12/GOBERT/49942

    L’Ukraine plus divisée que jamais, par Laurent Geslin & Sébastien Gobert (Le Monde diplomatique, décembre 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/12/GESLIN/51055

    Ukraine, un cessez-le-feu précaire, par Cécile Marin (Le Monde diplomatique, décembre 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/ukraine-cessezlefeu


    http://zinc.mondediplo.net/messages/5442
    http://zinc.mondediplo.net/messages/1489#message16614
    http://zinc.mondediplo.net/messages/9324
    http://zinc.mondediplo.net/messages/9305

    Le Donbass apprend à vivre sans Kiev, par Loïc Ramirez (Le Monde diplomatique, mai 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/05/RAMIREZ/57461

    #Relations_Internationales_Caucase_Haut-Karabagh #Caucase_Haut-Karabagh :

    Azerbaïdjan : 12 soldats tués, un hélicoptère abattu par les forces arméniennes | Courrier international
    http://www.courrierinternational.com/depeche/azerbaidjan-12-soldats-tues-un-helicoptere-abattu-par-les-for

    Les enjeux du conflit du Haut-Karabakh - Anthony SAMRANI - L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/article/979783/les-enjeux-du-conflit-du-haut-karabakh.html
    http://www.lorientlejour.com/storage/attachments/980/p012-2_755050_large.jpg

    -"Si M. Poutine a joué, au moins en apparence, la carte de l’apaisement, le président turc Recep Tayyip Erdogan a quant à lui pris fait et cause pour Bakou assurant à ce « pays frère » que la #Turquie se tiendrait à ses côtés « jusqu’au bout ». Alors que les relations entre Moscou et Ankara se sont très largement refroidies depuis qu’un avion russe a été abattu par un missile turc en novembre dernier à la frontière turco-syrienne, les analystes craignent un nouveau conflit par procuration entre les deux pays, qui s’opposent déjà en Syrie." ;
    –"Parce que la scène géopolitique du conflit du Haut-Karabakh est un carrefour stratégique entre les aires d’influences d’Ankara, de Moscou et de Téhéran, notamment pour l’acheminement des hydrocarbures, sa résolution ne peut intervenir qu’au niveau international. Le groupe de Minsk, coprésidé par la France, les États-Unis et la Russie, est chargé de trouver une issue à ce conflit."

    Minsk se rebiffe contre le grand frère russe, par Ioulia Shukan (Le Monde diplomatique, juin 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/06/SHUKAN/57560
    #Biélorussie et #Kazakhstan jouent les médiateurs, par Arthur Fouchère & Ioulia Shukan (Le Monde diplomatique, juin 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/06/FOUCHERE/57559
    #Asie_Centrale

    • Le FMI modifie ses règles pour aider l’#Ukraine, Moscou enrage, 
      Par Marine Rabreau
      http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/12/11/20002-20151211ARTFIG00010-le-fmi-modifie-ses-regles-pour-aider-l-ukraine-mo
      #IFI #FMI #Réformes_structurelles #Dette_publique #Ukraine #Relations_internationales_Russie_Ukraine #Relations_internationales_Ukraine_Russie

      -"Le FMI a en effet décidé de modifier une règle interne, celle qui lui interdisait d’assister financièrement un État ayant fait défaut vis-à-vis d’un autre pays. Ce qui permet, in extremis, au plan d’aide accordé en mars dernier à l’Ukraine de survivre." ;
      –"Le pays, en quasi-faillite, « n’a pas eu d’autre choix » que de faire appel à l’aide financière internationale. Une demande qui s’est soldée en mars dernier par un plan de 40 milliards d’euros (la dette s’élevait alors à 71 milliards de dollars fin 2014), dont 17,5 milliards d’euros de la part du FMI, en échange -comme c’est toujours le cas lorsque l’institution intervient- de sévères mesures d’austérité. Fin août dernier, après cinq mois de négociations acharnées pour restructurer sa dette, l’Ukraine obtient un effacement de 20% de sa dette. De quoi, a pensé le FMI, rendre la dette ukrainienne « soutenable »." ;
      –"« La nécessité de cette réforme était claire depuis un certain temps maintenant », a assuré Hugh Bredenkamp, un des cadres de l’institution, en dévoilant les détails de la nouvelle règle. Selon lui, un tel changement était nécessaire pour éviter qu’un plan du FMI ne soit « pris en otage » par le refus d’un pays de renégocier sa créance. Le FMI s’était d’ailleurs penché sur cette question dans un rapport de mai 2013 « avant même que le prêt de la Russie à l’Ukraine n’existe », a-t-il rappelé." ;
      –"Bien plus récemment, fin novembre, le Fonds a décidé d’inclure le yuan chinois dans son panier de réserves et d’en faire ainsi une monnaie de référence sur le globe."

  • The Struggle at Turkey’s Boğaziçi University. Attacks on higher education tighten the grip of the AKP’s hegemonic project

    Late at night on January 1, 2021, by presidential decree, Recep Tayyip Erdoğan appointed new rectors to five universities in Turkey. One was Professor Melih Bulu, who became rector of the prestigious Boğaziçi University. This liberal and pluralist institution hosts dissident students and faculty, including many connected to Academics for Peace, an association that demands a peaceful resolution to Turkey’s war on the Kurds. Constituents of Boğaziçi immediately rejected this fait accompli as illegitimate, and began to protest. On January 4, police attacked hundreds of students: an image of Boğaziçi’s gates locked with handcuffs went viral.

    To this day, the campus remains under heavy police surveillance as the AKP and associated dominant social groups use both consent and coercion to impose their ways on social and political life. This process, called hegemony, plays out in the education sector today.

    Melih Bulu was unwelcome at Boğaziçi University for many reasons. A dean and a rector at two other universities, in 2015, he ran in the general elections as a candidate from the ruling Justice and Development Party (AKP.) In the first few days of his appointment at Boğaziçi, Bulu was credibly accused of plagiarizing his doctoral dissertation. Dismissing the charges as forgetfulness in using quotation marks, he tried to win students over by claiming that he supports LGBT rights – only to close down the LGBTI+ Studies student club as one of his first executive decisions.

    Since the day of Bulu’s appointment, students and faculty members at Boğaziçi have been protesting him, as well as the anti-democratic intervention in the university’s internal operations by President Erdoğan. The Boğaziçi resistance, however, is more than a struggle over the future of one university: it is a much larger struggle for academic freedom, institutional autonomy, and democracy in an increasingly authoritarian Turkey.

    Students and faculty have mobilized creative protests despite the likelihood of a further crackdown. On March 1, over 70 Boğaziçi faculty members applied to the Council of State, demanding the reversal of Bulu’s appointment as it violates the Constitution and the law. By the end of March, more than 800 protesters around Turkey had been taken into custody. Twenty-nine are now under extended house arrest, while six remain in pretrial detention. Faculty members continue to turn their backs on the rectorship every day, and students are boycotting the first six days of the new semester to honor six friends in detention.

    This is clearly an assault on academic and political freedom. But the Boğaziçi resistance also sheds light on why the Erdoğan government may be courting controversy with the nation’s public universities – and why this particular university has taken center stage in the struggle for democracy in Turkey.

    The AKP is a culturally conservative and economically center-right party that has been in power since 2002. The first few years of the Erdoğan government saw democratic advances: lifting of the ban on headscarves in public institutions and an end to military interference in politics. Over the course of two decades in power, however, the AKP has ruled through authoritarian and neoliberal governance.

    These events are neither new nor confined to the education sector. It is only one leg of the AKP’s ongoing political project to transform both state and society. This involves reconstituting higher education to mirror the AKP’s control of state institutions, governance structures, civil society, and the media. The AKP has seized control of the judiciary, parliament, the military, and the police. It has criminalized all opposition. It has imprisoned, purged, or silenced journalists, teachers, academics, lawyers, and others. It has bought off the media. It has removed democratically-elected mayors in the Kurdish southeast and appointed new ones.

    This has all taken place legally, through the constitutional amendments of 2010 and 2017, and the laws by decree that were issued during the two-year state of emergency between 2016 and 2018.

    But the infringement on institutional autonomy and academic freedom is older than the current regime. The Council of Higher Education (YÖK), established after the 1980 military coup, was established to curb the autonomy of universities by controlling university structures, their governance, staff, and intellectual output. Between 1992 and 2016, candidates for a rectorship were voted on first by university departments and faculty before being nominated for appointment by the YÖK. But after a law by decree was issued under emergency rule in 2016, the YÖK was put in charge of appointing rectors. Since 2018, President Erdoğan appoints them.

    The government, its media, and the President used their usual combination of divide-and-conquer techniques on the protesters in a bid to cordon them off from support by the population at large. Boğaziçi students and faculty members, as well as other students and supporters of the protests were characterized first as “elitist,” then as “LGBT deviants,” then “disrespectful of national sensibilities,” and then as “terrorists.”

    The inclusive politics that the Boğaziçi resistance showcased prompted Erdoğan to resort to even more populist tactics, to remind the nation that “lesbians and the like” (“lezbiyen mezbiyen”) should not be listened to, and that “the pillar of the family is the mother,” falling back on the age old conservative “our customs and values!” rhetoric. More broadly, these instances lay bare the differences between the kind of politics that the AKP and the student movement adhere to, suggesting the type of politics – inclusive, diverse, intersectional – that is well-positioned to burst through the cracks of the current system.

    The regime, unable to legitimize its appointed rector at Boğaziçi, seems poised to empty out the university and appoint loyalist deans and staff by using forms of clientelism that are common to AKP rule. Two new faculties were established on February 6. On March 1, Bulu appointed his vice-rector Professor Naci Inci, a physicist, as the director of the Institute for Graduate Studies in Social Sciences. Re-staffing Boğaziçi will ease the process of governing the university, leaving the structure of the institution (if not its procedures) intact, and maintaining the appearance of legitimacy.

    Why is establishing ironclad control of universities necessary to the AKP? Because institutions of higher education mold individuals into citizens, workers, social and political beings. By exerting control over education, the AKP is not only demolishing public space but also ensuring the reproduction of “acceptable” citizens and publics who consent to these practices. At the same time, through establishing its control over education, the AKP is attempting to overturn the decline in support from the youth, as well as the educated and professional classes and re-establish what it calls the “national and religious” youth.

    Universities are also an economic and political project for the AKP: they are money-making, personnel-providing, vote-generating machines. Universities, many of poor quality, have popped up all over Turkey since the party came to power. Erecting a faculty building in a small town or city employs a lot of people. It also provides hope for social mobility, and attaches that hope to voting for the AKP.

    This process cannot be separated from the transformation of universities into institutions that provide a workforce, and where only profitable, depoliticized professions have value. This is the essence of what we mean by a neoliberal transformation of education. The decline and defunding of social sciences and humanities departments is discernible both in and outside of Turkey. Subjects that create space for studying economic, social, and political systems, promise to create politically engaged, critical individuals. It should, then, not come as a surprise that Melih Bulu, once appointed, declared that his mission and vision for Boğaziçi was, instead, to boost the university’s “sectoral cooperation, entrepreneurship, innovation ecosystem,” and put it in in the Times Higher Education (THE) and the QS first 100 rankings.

    Students of Boğaziçi have since made it clear, as one banner read, that they do not want a corporation but a university.

    Nevertheless, political encroachment into higher education continues. In its 19th year of rule, as it loses legitimacy and struggles to generate consent, the AKP increases coercion by repressing dissent everywhere. Higher education is no exception: trade unions, professional associations, political parties, publishing houses, and media outlets have been targeted too.

    These attacks on the university and academic freedom are yet another step by the AKP towards establishing authority over what little space remains for public debate and free expression. Indeed, the boundaries of the state, the government, and the public are already blurred in Turkey. When Bulu stated, in reaction to mounting pressure for his resignation, “touching me would mean touching the state” Erdoğan agreed: if the protesters “had the guts,” he said, they would ask him to resign.

    This conflation of Bulu’s authority with that of Erdoğan and the Turkish state reveals the stakes of the Boğaziçi resistance. Protesters denying the appointed “trustee” (“kayyum”) rector’s legitimacy at Boğaziçi also deny legitimacy to all kayyums in the Kurdish southeast. Refusing to accept Bulu’s appointment at Boğaziçi is also a refusal to accept the AKP’s anti-democratic politics. Reclaiming LGBTI+ identity also reclaims Muslim women’s rights. Freedom to establish or join a student club is a matter of freedom of assembly and expression.

    The students’ bold and incisive open letter to President Erdoğan eloquently expresses these entanglements and the intersectionality of their politics. Placing their struggle at Boğaziçi University within workers’ and minorities’ struggles, and within struggles against injustice, sexism and gender inequality, and the targeting of their fellow friends and professors, university students sum up what this resistance stands for. Their example should illuminate a way forward for an international left politics that commits to democracy and justice for all.

    For recent developments, follow bogazicidireniyor on Instagram and use the hashtags #bogazicidireniyor, #KabulEtmiyoruzVazgeçmiyoruz, #WeDoNotAcceptWeDoNotGiveUp, #WeWillNotLookDown and @unibogazici_en on Twitter.

    #Turquie #université #Bogazici #Boğaziçi #ESR #université_du_Bosphore #attaques #recteurs #Erdogan #Melih_Bulu #AKP #hégémonie #résistance #liberté_académique #contrôle #YÖK #autonomie #homophobie #Naci_Inci #répression #nationalisme #kayyum #légitimité #démocratie #justice

    ping @isskein

    • Open letter to President from Boğaziçi University students

      Amid ongoing protests against the appointed rector of Boğaziçi University, Erdoğan has issued a Presidential decree to open two new faculties at the university. The Boğaziçi Solidarity has addressed an open letter to the President.

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      Amid the ongoing protests against the appointment of Prof. Melih Bulu as a new rector to Boğaziçi University by President and ruling Justice and Development Party (AKP) Chair Recep Tayyip Erdoğan, a new Presidential decree has been published in the Official Gazette, foreseeing the establishment of Law and Communication faculties at the university.

      While the appointed rector has welcomed the news on his social media account, the Boğaziçi Solidarity platform, on behalf of the Boğaziçi University students protesting the appointment of Melih Bulu, has addressed an open letter to the 12th President of Turkey on social media.

      Under the hashtags #YüreğimizYetiyor (We have the guts), referring to a statement by Erdoğan, and #FakülteyiSarayaKur (Establish the faculty at the palace), students have addressed the following letter:
      Reasons underlying the protests

      "Previously, we responded to Melih Bulu with the poem ’Satirical Attempts on a Provocateur.’ It is pleasing to see that you have acknowledged yourself to be the person responsible, and responded accordingly.

      "Up until today, you have demanded secret meetings with us via the Turkey Youth and Education Service Foundation (TÜRGEV).

      "Now, you are trying to start an argument against us through the media. We do not like go-betweens, we prefer speaking outright and explicitly to all. We hope that you will proceed accordingly.

      "First, let us remind you of our demands and of the reasons underlying our protests:

      "You appointed a trustee rector to our university with utter disregard for the students and faculty. Is what you did legal? Yes, as you like to mention every chance you get, but it is not legitimate. This appointment makes anyone who has even the tiniest sense of justice revolt with indignation.

      "To top it off, you open faculties and appoint deans with an overnight presidential order on a Friday night, in order to intimidate the whole institution with all its students, teachers and laborers.

      "Your attempts to pack our university with your own political militants is the symptom of the political crisis that you have fallen into.

      "Victims of your crisis grow in number with every passing day!
      Constitutional rights

      "We use our constitutional rights to make people from all segments of society aware of the injustices we are subjected to.

      "These are our demands:

      All our friends who have been arrested or detained in this period must be released immediately!
      All campaigns to defame and disenfranchise LGBTI+s and all other targeted groups must end!
      All government-appointed trustees, starting with Melih Bulu, who instigated all these arrests, detentions, scapegoating campaigns, and threats, must resign!
      In universities, democratic rectorate elections must be held with the participation of all constituents of the university!

      ’Don’t mistake us for those who obey you’

      "You uttered a sentence starting with ’If they have the guts...’ in your statement. Is it a constitutional right to call for the resignation of the president? YES! Since when is the use of a constitutional right a matter of courage?

      "Do not mistake us for those who obey you unconditionally. You are not a sultan, and we are not your subjects.

      "But since you mentioned courage, we shall also respond to that briefly.

      "We have no immunities! You, however, are the one who has been storming around, hiding behind your legal and political immunity for the last 19 years.

      "The Interior Minister is spreading lies to play on religious sensitivities. We say that we will not practice self-censorship.

      "You call LGBTI+s deviants, we state that LGBTI+ rights are human rights.

      "Members of your party kicked miners in Soma. We actively stood in solidarity with the mine workers, and we will continue to do so.

      "You unlawfully keep the Co-Chairs of the Peoples’ Democratic Party (HDP) imprisoned, alongside journalists and union members.

      "We declare that we stand united with those who fearlessly speak the truth, and we are against all government-appointed trustees.

      "You make crowds boo Berkin Elvan’s mother in rallies. We declare that we stand with Berkin Elvan.

      "You target and attack Ayşe Buğra, without even mentioning her name, saying ’Osman Kavala ’s wife is among these provocateurs’.

      “In a vulgar manner, you restate the sexist fallacy that the only significant feature of a woman is her husband. We state that ’Ayşe Buğra is a dignified professor and an esteemed academic’. We say that ’We will take any charge against her as a charge against us’.
      ”(We know very well that you will file dozens of lawsuits against this letter on the grounds that it praises crime and criminals or insulting the president, but we also know that we will never give up on speaking the truth!)
      ’Why would we call on you to resign?’

      "Since you lack the power necessary to keep the trustee-rector you have appointed in the office, you resort to petty tricks like opening new faculties and appointing sham personnel, which does not appear to be an act of courage. That is why we disregard your words about courage.

      "We are aware that Bogaziçi University is not Turkey’s most significant institution, nor is the appointment of Melih Bulu Turkey’s most significant problem.

      "Regarding the demand for your resignation, we would not consider calling for your resignation based on this issue. YOU ASK WHY?

      "If you were ever going to resign,

      "You would have resigned when Brant Dink was slaughtered!

      "You would have resigned when 34 Kurds were killed in the Roboski massacre. You would have resigned when 301 miners were murdered in Soma! You would have resigned after the Çorlu train derailment!

      "You would have resigned in the face of the livelihood problems of thousands of citizens, who were left unemployed or could not find a job, and especially in face of the decree-law (KHK) purgees!

      "You would have assumed responsibility for the economic policies which condemned the people to poverty, instead of sacrificing your son-in-law.

      "The examples are plenty, but you have never resigned.

      "You preferred to present yourself as naively deceived, instead of, in your own words, ’having the guts’. So now why would we call on you to resign?

      "As long as Melih Bulu sits on that seat, we will continue our protest by strengthening our struggle, with all those who join the resistance. Whether or not you do what must be done is your own business. We stand with those who are robbed of their democratic rights and freedoms.

      “With hopes that you realize that you cannot silence the oppressed of these lands by shouting and threatening from arenas and podiums.”

      What happened?

      Prof. Melih Bulu has been appointed as the President of Boğaziçi University in a Presidential Decree issued on January 1. The appointment of Bulu has sparked harsh criticisms among both the students and academics of the university as well as in the academic community.

      Appointed to Boğaziçi, one of the most prestigious universities in Turkey, from outside its community, Bulu was a candidate for nomination to run in the Parliamentary elections in 2015 for the ruling Justice and Development Party (AKP), which is chaired by President Recep Tayyip Erdoğan.

      The students and several students’ clubs of the university have been campaigning on social media under the hashtag #kayyımrektöristemiyoruz (We don’t want a trustee university president).

      The call of the students was also supported by the faculty members of the university, who released a joint statement on January 3.

      “An academic outside Bogazici University community was appointed as rector (university president), which is a practice introduced for the first time after the 1980s military tutelage,” read their statement.

      Amid harsh criticisms of students and faculty members, Prof. Bulu has shared a message on his Twitter account, welcoming his appointment to the position, saying, “We are all in the same boat.”

      The students protested the appointment of Bulu in front of the South Campus of the university in İstanbul on January 4. However, the police intervened into the protest with pepper gas and plastic bullets.

      Next day, it was reported that there were detention warrants against 28 people for “violating the law on meetings and demonstrations” and “resisting the officer on duty.” Later in the day, 22 of them were detained.

      40 people in total were detained over the protests. All of the detained were released on January 7 and 8, 2021.

      The protests of students and faculty members at the South Campus of Boğaziçi University have been going on since January 4.

      On February 1, police stormed the South Campus and intervened into the students’ protests. Earlier in the day, the students gathered in front of the campus for the protest. Police hindered the protest while also preventing the students inside the South Campus from joining their friends outside.

      With the 51 students taken into custody inside the campus in the evening, the number of detained increased to 159. In a statement released by the İstanbul Governor’s Office in the early morning hours on February 2, it was announced that 98 students were released from detention.

      On February 2, Boğaziçi University students gathered in Kadıköy Rıhtım for another protest, which was attacked by the police with plastic bullets and tear gas. 134 people were taken into custody by the police. Two of the protesters were arrested by the court afterwards.
      About Melih Bulu

      Prof. Melih Bulu was appointed as the President of Haliç University on January 17, 2020. In office in this foundation university for less than a year, he has been appointed as the President of Boğaziçi University.

      He was a Dean and University President at the İstinye University from 2016 to 2019. Between the years of 2010 and 2016, he was the Head of the Business Management Department of İstanbul Şehir University’s Business Management and Management Science Faculty.

      He was the General Coordinator of International Competitiveness Research Institute (URAK), an NGO working on economic competitiveness of cities and countries, from the year 2017 to 2019. Since 2011, he has been the Executive Board member of the İstanbul Electric-Electronic Machinery and Informatics Exporters R&D Market.

      In 2002, he founded the Sarıyer District Organization of the ruling AKP in İstanbul. In 2015, he was a candidate for nomination to run in the Parliamentary elections from the AKP in the first election district in İstanbul.

      He studied Industrial Engineering at the Middle East Technical University (METU) in Ankara in 1992. He did his MBA and PhD at Boğaziçi University’s Department of Management.

      https://bianet.org/english/education/238843-open-letter-to-president-from-bogazici-university-students
      #lettre_ouverte

  • Bolle Milch
    https://www.youtube.com/watch?v=vUwG6PAiBow


    Aus dem Archiv Karl Hoeffkes https://www.karlhoeffkes.de

    Der eingestellte Werbefilm für Milch in Glasflaschen stammt aus der Mitte der 1930er Jahre. Die in Berlin ansässige Meierei C. Bolle war ein Milchunternehmen, das im Jahr 1879 von Carl Andreas Julius Bolle gegründet wurde.

    Als das kaiserliche Berlin in den siebziger und achtziger Jahren des 19. Jahrhunderts expandierte, konnte der steigende Bedarf an Milch, Butter und Eiern nicht mehr ausreichend durch die umliegenden Bauern gedeckt werden.

    Carl Bolle, ein umtriebiger Unternehmer, erkannte die Zeichen der Zeit und versorgte die Berliner Bevölkerung mit Pferdegespannen, die mit einem Jungen als Kutscher und einem Milchmädchen besetzt waren, das die Milch austrug.

    Innerhalb weniger Jahre wurde die Bolle-Meierei zum größten Milchunternehmen weit über die Grenzen Berlin hinaus. Mitbestimmend für den Erfolg war, dass die Milch kontrolliert und gefiltert wurde.

    Ab 1900 kam auch pasteurisierte Milch auf den Markt, zunächst in verplombten Flaschen für Kleinkinder und Säuglinge, später auch für die gesamte Bevölkerung. Milch in Flaschen wurde zu einem Verkaufsschlager - und „Bolle“ zu einem Markenzeichen, das jeder Berliner kannte.

    Meierei C. Bolle
    https://de.wikipedia.org/wiki/Meierei_C._Bolle

    In den 1870er und 1880er Jahren war das kaiserliche Berlin in starkem Wachstum begriffen, die Stadt expandierte und der Bedarf an verderblichen Agrarprodukten wie Milch, Butter, Eier, Fleisch, Gemüse und Obst konnte durch die kleine, meist bäuerliche Handelsversorgung nicht mehr ausreichend gedeckt werden.

    Carl Bolle, ein vielseitiger Unternehmer, begann unter anderem ab 1879, die Stadt mit Milch und Milchprodukten zu beliefern, die von seinen Kühen stammten, die unweit seiner Baumschule am Lützowufer 31 weideten und ursprünglich als Düngerlieferanten gebraucht wurden.
    ...
    Ab etwa 1881 wurden Pferdegespanne eingeführt, die mit jeweils einem Jungen als Kutscher (wegen der Aufschrift auf dem Wagen im Volksmund Bolle genannt) und einem Milchmädchen (Bolle-Mädchen) besetzt waren, das die Milch austrug und in einer umgebundenen Ledertasche die Kasse dabei hatte.

    Die Bolle-Meierei wurde zum größten und bekanntesten Milchunternehmen dieser Zeit, verfügte zeitweise über 250 Wagen und tausende Angestellte.

    Sie zog nach 1879 in ein größeres Firmengelände nach Alt-Moabit um, wo Frischmilch aus einem Umkreis von 200 km, meist aus Brandenburg und per Bahn, angenommen und verarbeitet wurde.

    Die Unternehmenszentrale lag seit den 1880er Jahren in Berlin-Moabit, Alt-Moabit 98–103, bis 1886 Standort der Porzellanfabrik Schumann.

    Im Jahr 1969 wurde die Produktion von Milchprodukten in der Moabiter Niederlassung eingestellt. Auf dem Gelände ließ Ernst Freiberger ab 1971 Speiseeis herstellen. Außerdem erwarb er eine Pizza-Bäckerei, in welcher Tiefkühlware wie Pizza, Baguette und Pasta produziert wurde. Freiberger entwickelte das Unternehmen zu einem der größten Tiefkühlkostanbieter in Europa.
    ...
    Ab 1994 entstand unter Freibergers maßgeblichem Einfluss – nach einem Flächentausch mit dem benachbarten Focus Teleport-Gelände – der Spree-Bogen, ein Büro- und Gewerbepark, der u. a. von 1999 bis zum Jahr 2015 das Bundesinnenministerium beherbergte, das als einziges Bundesministerium in gemieteten Räumen arbeitete. Seitdem arbeiten die Ministeriumsmitarbeiter in einem Neubau, der ebenfalls in Alt-Moabit in Berlin-Mitte entstanden ist. In Teilen der Gebäude etablierte sich in dieser Zeit ein Hotel (Abion Spreebogen Waterside) mit 243 Zimmern für Gäste.

    Mit der Geschichte der Meierei C. Bolle verbunden ist der Bau des Theaters des Westens in der Charlottenburger Kantstraße im Jahre 1896, wo sich zuvor der Kohlenlagerplatz des Unternehmens befand.

    Milchmädchenrechnung
    https://de.wikipedia.org/wiki/Meierei_C._Bolle#Milchm%C3%A4dchenrechnung

    Während die Vertriebsnetze leicht verderblicher Produkte aus den Erzeugerregionen des Brandenburger Umlands bis zum Kunden bereits um die Wende zum 20. Jahrhundert zentral organisierbar waren und der Ankaufpreis weitgehend von der Industrie bestimmt werden konnte, war der Rückfluss des Kapitals aus der Stadt meist unberechenbar und aus unternehmerischer Sicht ein Risiko. Frische Milch verdirbt schon bei geringen Zeitverzögerungen im Ablauf. Zum anderen entstand der Umsatz durch das Einsammeln von Kleinstbeträgen und war von exakter Rechnungsführung gegenüber den Kunden abhängig, die oft eine betont freundliche Beziehung zu ihren Milchmädchen hatten. Die Kunden kauften auch täglich nur eine kleine, frische aber jedes Mal unterschiedliche Menge. Mängel in der Rechenfähigkeit der Angestellten konnten sich spürbar auswirken, zumal es sich um Hilfskräfte handelte, die über geringe Schulbildung verfügten und auch noch nach anderen Kriterien ausgesucht werden mussten, wie der Fähigkeit, Fuhrwerke zu fahren, die Pferde zu versorgen, zu reparieren, die Wagen zu putzen und reinlich zu halten. Die Rechnungsführung im Einzelvertrieb vieler verderblicher Kleinstmengen war damals ein ernstes Problem. Wegen der einfachen Rechenschemata könnte dies auch der Grund für die Entstehung des Begriffes Milchmädchenrechnung sein.

    #Berlin #Charlottenburg-Wilmersdorf #Mitte #Charlottenburg #Moabit #Tiergarten #Lützowufer #Alt-Moabit #Kantstraße

    #Geschichte #Wirtschaft #Milchmädchenrechnung #Mathematik #Hygiene #Ernährung #Milch

  • Ethiopie : jetées par leurs employeurs libanais, les « bonnes » tentent de se reconstruire
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/04/01/ethiopie-jetees-par-leurs-employeurs-libanais-les-bonnes-tentent-de-se-recon

    Elles débarquent à l’aéroport d’Addis-Abeba, capitale de l’Ethiopie, par vagues successives depuis un an. Des centaines et des centaines de femmes, rapatriées par les autorités éthiopiennes, qui travaillaient comme domestiques au Liban avant de se retrouver sans toit ni emploi.Pendant des mois, alors que le pays du Cèdre s’enfonçait dans une crise économique, sociale et sanitaire, elles ont attendu sur le trottoir du consulat éthiopien de Beyrouth. Certaines jetées là par des employeurs venus les déposer en voiture comme on se débarrasse d’encombrants. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 60 000 migrants éthiopiens ont été rapatriés du Moyen-Orient depuis janvier 2020. Des hommes, souvent employés en Arabie saoudite et au Yémen, mais aussi quantité de femmes, recrutées comme « bonnes » au Levant et dans la péninsule.
    Sur les quelque 250 000 domestiques étrangères travaillant au Liban, on estime que près de la moitié sont éthiopiennes. Des travailleuses de tous âges, souvent venues de milieux modestes et ruraux, à qui des agences de recrutement ont fait miroiter l’eldorado.Coups, harcèlement, privation de nourriture, exploitation… Au Levant, les « bonnes » sont souvent confrontées aux abus et au racisme de leurs employeurs. Leur salaire – quand il leur est versé – oscille entre 100 et 300 dollars par mois. Un montant à peu près deux fois supérieur au revenu moyen en Ethiopie, mais qui est loin de compenser les maltraitances que certaines subissent.
    Le phénomène est tel que plusieurs centres ont ouvert en Ethiopie pour prendre en charge les revenantes, notamment depuis la grande vague de rapatriement de 2013, suite à un coup de filet des autorités saoudiennes contre les sans-papiers. A l’époque, plus de 160 000 Ethiopiens avaient été expulsés du Moyen-Orient. Malgré les fermetures de frontières et les restrictions de déplacement, le Covid-19 a créé un nouvel appel d’air.
    « Nous avons été très surpris de l’afflux. En temps de pandémie, on s’attendait justement à une accalmie », confie Fiseha Melese, responsable des programmes d’Agar, une association qui vient en aide aux Ethiopiennes rapatriées.Après un rapide test psychologique à leur départ à Beyrouth puis à leur arrivée à Addis-Abeba, les femmes les plus fragiles sont dirigées vers des structures comme Agar, qui compte trois centres dans la capitale éthiopienne – un pour les hommes et deux pour les femmes. Créée en 2005 pour subvenir aux besoins des personnes âgées, l’association s’est reconvertie il y a sept ans dans l’accompagnement psychologique des migrants victimes de violences au Moyen-Orient. Au total, elle a accueilli 911 femmes en 2020. Presque deux fois plus que les années précédentes.
    « Maltraitées, déprimées, sexuellement agressées »
    Elles sont vingt-quatre à vivre aujourd’hui dans l’un de ses refuges, une maison anodine de trois étages en bordure d’Addis-Abeba. Complètement protégées du monde extérieur, nourries, logées, blanchies, les pensionnaires peuvent rester jusqu’à un an, selon leur état. Certaines sont là depuis quelques jours, d’autres depuis plus de six mois. Elles sortent peu, essentiellement pour des rendez-vous avec des psychiatres à l’hôpital.
    « C’est comme un puzzle qu’il faut reconstituer, explique Eden Ayele, la psychologue de l’association Agar. Nous avons affaire à des femmes maltraitées, déprimées et parfois sexuellement agressées. L’une d’entre elles est restée neuf mois enfermée dans une cave. On l’obligeait à faire du pain, à raison de quinze heures par jour. Elle n’a pas vu la lumière du jour pendant presque un an. » Connu pour ses effets délétères, le système libanais du kafala (tutelle) est la porte ouverte à beaucoup d’abus. En toute impunité, certains employeurs confisquent les passeports de leurs domestiques ou restreignent les mouvements. C’est pour échapper à ces mauvais traitements que Wekitu Nata a fui sa « Madame ».Finis les coups, les insultes, les retards de paiement. Finis aussi les papiers qui lui permettaient de travailler légalement au Liban. La jeune femme, vêtue de ses seuls habits de domestique, a erré au hasard des rues de Beyrouth jusqu’à trouver des compatriotes prêts à l’héberger. Elle a vécu plusieurs années clandestinement dans la capitale libanaise avant d’être rapatriée en décembre 2020.

    #Covid-19#migrant#migration#liban#ethiopie#sante#santementale#retour#crise#economie#pandemie#kafala#domestique

  • La photo du trou noir M87 est passée en HD et c’est magnifique | Le HuffPost
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/la-photo-du-trou-noir-m87-est-passee-en-hd-et-cest-magnifique_fr_605b
    https://www.youtube.com/watch?v=ESjLYt5TOEs

    Les astronomes de l’Observatoire européen austral (ESO) ont publié une nouvelle image de M87, le premier trou noir jamais pris en photo.

    L’image est majestueuse, elle pourrait être tirée du film de science-fiction Interstellar. Les astronomes de l’Observatoire européen austral ont publié ce mercredi 24 mars une nouvelle photographie du trou noir super massif M87, surnommé Powehi. Elle présente un niveau de détails inédit, comme vous pouvez le constater dans la vidéo en tête de cet article.

    M87 avait été photographié une première fois en 2019 par le réseau de télescopes de l’Event Horizon Telescope (EHT). C’était la première preuve directe de l’existence de trous noirs. L’image obtenue était alors assez floue. Les astronomes ont alors cherché à obtenir de nouveaux détails en analysant des photographies sous lumière polarisée.

    À l’aide de cette technique, les astronomes ont pu matérialiser à l’image la présence des champs magnétiques de M87. Grâce à ces champs, expliquent les chercheurs de l’ESO, les trous noirs parviennent à expulser dans l’espace de gigantesques jets de matière malgré leur force de gravité extrême.

  • Focalboard: Open source alternative to #Trello, Asana, and Notion
    https://www.focalboard.com

    Focalboard is an open source, self-hosted alternative to Trello, Notion, and Asana.

    It helps define, organize, track and manage work across individuals and teams. Focalboard comes in two editions:

    – Focalboard Personal Desktop: A stand-alone desktop app for your #todos and personal projects
    – Focalboard Personal Server: A self-hosted server for your team to collaborate

    #kanban

  • Environ 10 cargos transportant des animaux européens sont bloqués par le gigantesque porte-conteneurs bouchant le canal de Suez depuis une semaine. Après le #KarimAllah et l’#Elbeik peut être le nouveau désastre de transport d’animaux.

    Around ten ships carrying European animals are stuck because of the huge container ship blocking the Suez Canal in Egypt. After the Karim Allah and Elbeik, this could be a new EU animals at sea disaster.

    #stoptransporteanimalesvivos #bananimalexports

    https://pbs.twimg.com/media/ExZ9lztW8AMzlbh?format=jpg&name=small

  • États d’Urgence, Une histoire spatiale du continuum colonial français - Léopold Lambert | Premiers Matins de Novembre Éditions
    https://www.pmneditions.com/product/etats-d-urgence-une-histoire-spatiale-du-continuum-colonial-francais-le

    Une histoire spatiale du continuum colonial français - Léopold Lambert
    €18.00

    États d’Urgence, Une histoire spatiale du continuum colonial français - Léopold Lambert

    Préfaces de Nacira Guénif-Souilamas et de Anthony Tutugoro

    Loi contre-révolutionnaire par excellence, l’état d’urgence lie les trois espaces-temps de la Révolution algérienne de 1954-1962, l’insurrection kanak de 1984-1988 et le soulèvement des quartiers populaires en France de 2005.
    Cet ouvrage revient en détails sur chacune de ces trois applications ainsi que celle, plus récente de 2015 à nos jours, en tentant de construire des ponts entre chacune. Dans cette étude, l’auteur utilise le concept de continuum colonial tant dans sa dimension temporelle que géographique. En son sein circulent notamment un certain nombre d’officiers militaires et hauts fonctionnaires coloniaux, mais aussi des populations immigrées et des révolutionnaires.

    Architecte de formation, l’auteur ancre sa lecture dans la dimension spatiale de l’état d’urgence en liant aussi bien les camps de regroupement en Algérie, la ville blanche de Nouméa, les commissariats de banlieues françaises, que la Casbah d’Alger, les tribus kanak ou encore les bidonvilles de Nanterre.

    336 pages
    Sortie nationale 30 avril 2021
    Précommandes ouvertes !

    #colonialisme #Algérie #Kanaky #histoire_coloniale

  • La #pauvreté des enfants au niveau local : cartographie communale

    En #Belgique, plus d’un enfant sur six vit sous le #seuil_de_pauvreté, mais cette pauvreté n’est pas répartie de la même façon dans toutes les communes. Actuellement, seule la #Flandre dispose d’un outil de mesure de la pauvreté des enfants au niveau communal : le #Kansarmoede_Index. Afin de mieux cerner le phénomène, la Fondation Roi Baudouin a chargé l’Université de Mons en 2018 de cartographier les facteurs de risque de pauvreté des enfants sur l’ensemble du pays et à l’échelon communal.

    Vous trouverez ci-dessous six cartes représentant la Belgique avec, pour chacune d’elles, les données de chaque commune relatives à un indicateur de risque de pauvreté des enfants. Ces cartes sont interactives : en les parcourant avec la souris, vous verrez apparaître à l’écran les chiffres pour chaque commune.

    Les cinq premières cartes présentent cinq indicateurs indirects de risque de #pauvreté_des_enfants. Ils portent sur l’ensemble de la Belgique et mesurent des facteurs de (haut) #risque_de_pauvreté dans les #ménages avec enfants de 0 à 18 ans, mais pas la pauvreté des enfants en tant que telle. Il faut donc les interpréter avec précaution. Les cartes sont individuelles, mais complémentaires : c’est en prenant en compte plusieurs indicateurs indirects qu’on obtient une meilleure image du risque de pauvreté couru par les enfants de chaque commune.

    1. Les bénéficiaires d’un #revenu_d’intégration_sociale (#RIS) ou équivalent (eRIS) en charge d’un ménage

    Cet indicateur met en évidence le pourcentage de familles bénéficiaires du RIS ou eRIS dans chaque commune et parmi les ménages avec enfants. Plus une commune compte de bénéficiaires d’un RIS ou eRIS en charge d’un ménage, plus le risque de pauvreté des enfants est élevé.

    2. Les revenus moyens par ménage

    Cet indicateur donne une approximation de la richesse des ménages dans chaque commune. Plus l’indicateur est élevé, plus faible est le risque de pauvreté des enfants.

    3. La part des #mineurs vivant dans un ménage sans revenu du travail

    Vivre dans un ménage sans revenu du travail est l’indicateur indirect le plus fiable du risque de pauvreté des enfants. Plus cet indicateur est élevé, plus nombreux sont les enfants à risque de pauvreté.

    4. La part des ménages vivant dans un logement public social

    Cet indicateur doit être interprété avec précaution. Même si les enfants vivant dans un logement public social sont plus à risque de pauvreté, un taux élevé de ménages vivant dans un logement public social peut aussi refléter une stratégie communale active de lutte contre la précarité des familles.

    5. Le type de ménage – focus sur les ménages monoparentaux

    Vivre dans une famille monoparentale, dont le parent est le plus souvent une femme seule, augmente le risque de pauvreté des enfants. Toutefois, cet indicateur doit être interprété avec prudence car certains parents seuls disposent de revenus suffisamment élevés, d’un réseau social ou d’autres types de ressources qui protègent leur(s) enfant(s) du risque de pauvreté.

    6. Le dernière carte présente le Kansarmoede Index (Index de risque de pauvreté), le seul indicateur direct de la pauvreté des enfants développé par l’organisme flamand Kind en Gezin et disponible uniquement pour la Flandre. Cet indicateur fournit le pourcentage d’enfants entre 0 et 3 ans qui vivent dans un ménage défavorisé. Le pourcentage de risque de pauvreté est calculé sur la base de six domaines : le revenu mensuel de la famille, le niveau d’éducation des parents, le niveau de stimulation de l’enfant, la situation professionnelle des parents, la qualité du logement et la santé. Les familles sont considérées comme à risque de pauvreté lorsque leur situation est impactée négativement dans trois des six domaines. Plus cet indicateur est élevé, plus les familles sont à risque de pauvreté.

    https://www.kbs-frb.be/fr/cartographie_pauvreteinfantile

    #cartographie #Belgique #pauvreté #enfants #enfance #visualisation #chiffres #statistiques #pauvreté_des_enfants #communes #indicateurs

    via @suske

  • Mohamed Saïl (1894-1953) : « La mentalité #kabyle » - Partage Noir
    https://www.partage-noir.fr/mohamed-sail-1894-1953-la-mentalite-kabyle

    A maintes occasions, j’ai parlé dans ces colonnes du tempérament libertaire et individualiste caractérisé de mes compatriotes berbères d’Algérie. Mais aujourd’hui, alors que la caverne d’Ali Baba d’outre-mer craque et croule, je crois utile d’affirmer, contre tous les pessimistes professionnels ou les rêveurs en rupture de places lucratives que l’Algérie libérée du joug colonialiste serait ingouvernable au sens religieux, politique et bourgeois du mot. Et je mets au défi toutes les canailles prétendant à la couronne d’apporter la moindre raison valable et honnête à leurs aspirations malsaines, car je leur oppose des précisions palpables et contrôlables, sans nier cependant que leur politique a quelque succès quand il s’agit d’action contre le tyran colonialiste.

    #anarchiste #Mohamed_Saïl