• Ce que le film Après Demain ne vous a (toujours) pas dit emmanuelwathelet - 23 Décembre 2018 - leblogduradis , Investigaction
    https://leblogduradis.com/2018/12/23/ce-que-le-film-apres-demain-ne-vous-a-toujours-pas-dit & https://www.investigaction.net/fr/ce-que-le-film-apres-demain-ne-vous-a-toujours-pas-dit

    Si le film  Demain  a été un tel succès et qu’il a touché tant la société civile que les décideurs politiques et le monde marchand, pourquoi les résultats sont-ils aussi minces ? Désolé, le film  Après Demain  ne vous apportera pas de réponse, même s’il est obligé de faire un constat d’échec du bout des lèvres. Pire : le nouveau documentaire de Cyril Dion, accompagné cette fois par la journaliste environnementale Laure Noualhat, est confus, trompeur et très intéressé. Ils y confirment l’indigence de leur analyse économique et politique, mais aussi l’incapacité à se défaire de leurs œillères. La caution « autocritique » qu’aurait dû apporter Noualhat fait un « flop » qu’on ne saurait attribuer qu’à l’ (auto)censure ou à l’ignorance. Essayons de comprendre.

    Je ne vais pas faire traîner un scoop qui n’existe pas. Lorsque j’ai écrit ma première critique sur le film Demain https://www.investigaction.net/fr/ce-que-le-film-demain-ne-vous-a-pas-dit – un article abondamment relayé et je vous en remercie ! – j’ai très précisément expliqué l’erreur originelle de Cyril Dion et Mélanie Laurent :  le fait d’occulter l’acteur le plus important de la société capitaliste, c’est-à-dire le capitaliste lui-même !  Et je vous le donne en mille, qui est à nouveau absent de ce second opus ? Bingo, le capitaliste ! Comme si le changement climatique pouvait se résoudre sans rapport de force, sans luttes et qu’il n’y avait pas, à la base de l’inaction politique, des intérêts complètement opposés.

    Les « lobbies et multinationales » ne sont évoqués dans le film qu’une seule fois et ils sont considérés comme les  causes  des dérèglements et non comme les  conséquences  du mode de production spécifique qu’est le capitalisme. Le problème ? Nous pousser à croire qu’il suffirait de réguler ces derniers pour que tout aille mieux. D’autre part, la seule fois que le terme « capitalisme » est prononcé, c’est pour en blâmer la version « triomphante », un peu comme lorsque Edwy Plenel nous assure que le capitalisme n’est pas « spontanément » démocratique. https://leblogduradis.com/2018/12/19/trois-questions-a-edwy-plenel Il suffirait de lui forcer la main, quoi… On est là dans le vocabulaire des « excès » du capitalisme qu’il faudrait juguler et dans le refus de considérer qu’un capitalisme « sans excès » n’est tout simplement pas possible. https://leblogduradis.com/2018/01/02/comprendre-les-fusions-dentreprises-partie-1

    L’article qui suit est structuré de la façon suivante : je montre que Dion et Noualhat nient la dimension systémique du capitalisme, qu’ils occultent les victoires des capitalistes, qu’ils font croire que les capitalistes font partie de la solution et non pas du problème et, enfin, qu’ils souscrivent à la dangereuse idéologie du volontarisme, mettant tout le poids de la responsabilité sur les individus. Enfin, je reviens sur trois points essentiels à la critique : la question de la rentabilité économique des « solutions » qu’ils proposent, leur faisabilité réelle ou fantasmée et, enfin, le danger d’une approche psychologisante.

    Premier point donc, Cyril Dion et Laure Noualhat ignorent (ou feignent d’ignorer) qu’en régime de propriété privée, les acteurs économiques sont en concurrence. Pour survivre, c’est-à-dire ne pas tomber en faillite ou être rachetés, ils n’ont d’autres choix que vendre plus et diminuer leurs coûts. Deux aspects inconciliables avec le respect de l’environnement et le respect des travailleurs. J’ai détaillé précisément ces mécanismes dans une série d’articles sous forme de dialogues sur le Blog du radis. https://leblogduradis.com/2018/01/02/comprendre-les-fusions-dentreprises-partie-1

    Il est important de noter ici que même un producteur « local » de fruits et légumes est soumis aux mêmes règles : la proximité d’une grande enseigne de distribution à côté de chez lui le place de facto en situation de concurrence. Personne ne peut se soustraire à ces lois, quelle que soit la forme juridique adoptée, coopératives comprises. Or, à ce jeu, ce sont toujours les économies d’échelle qui gagnent, autrement dit les gros acteurs économiques. Les « petits pas » font marcher ceux qui peuvent se le permettre, les « gilets jaunes » continueront à aller chez Aldi. Non par choix mais par nécessité.

    Si on veut changer ce principe, il faut en changer les règles fondamentales, celles du capitalisme.  Après Demain  reconnaît que les seules initiatives qui durent dans le temps sont celles qui ont pu intégrer des élus locaux. Bien sûr, puisqu’il y a là l’amorce d’une modification structurelle. Mais comme les élus locaux sont bien peu de choses au regard des grandes enseignes et des grandes industries, il faudrait pouvoir convaincre les élus nationaux, les parlementaires européens, voire toucher l’échelle mondiale. Là où les décisions se prennent vraiment…c’est-à-dire là où les lobbies sont sur le terrain depuis le départ ! La récente campagne « l’affaire du siècle » exprime – enfin !- publiquement que les petits pas ne peuvent suffire, mais elle fait preuve de naïveté en ne mettant pas en cause le système dans ses structures.

    https://www.youtube.com/watch?v=SISSUVzzn5U

    Second point,  Après Demain  continue d’affirmer quant à lui que les fameux « petits pas » peuvent, de proche en proche, changer le monde, comme si, entre-temps, les capitalistes regardaient le nouveau monde advenir sans broncher. C’est évidemment complètement faux. Il ne sera pas nécessaire de lister de façon exhaustive, depuis la diffusion de  Demain,  les preuves de l’inaction environnementale – une inaction qui, dans un contexte de réchauffement, correspond à une régression puisqu’elle ne suppose pas le statu quo. Il ne sera pas non plus nécessaire de lister les régressions pures et simples. Pour autant, rappelons quand même quelques faits marquants.

    D’abord la prolongation pour cinq ans de l’autorisation du glyphosate dans l’Union européenne, ensuite la signature du CETA (on sait qu’en favorisant le commerce, on augmente la pollution) et enfin l’autorisation donnée par Macron pour le forage par Total en Guyane https://www.lejdd.fr/Societe/guyane-un-projet-de-mine-dor-au-coeur-dune-polemique-3707831 avec des conséquences environnementales désastreuses. Le New York Times a listé pas moins de 78 lois fédérales contre le climat https://www.nytimes.com/interactive/2017/10/05/climate/trump-environment-rules-reversed.html décidées par l’administration Trump. En France, la nouvelle loi de finance allège le barème pour les véhicules les plus polluants, https://www.alternatives-economiques.fr/malus-auto-mal-climat/00087527 alors que nous savons les marchés incapables d’anticiper sur le long terme en ce qui concerne le prix du baril (aucune chance qu’il explose pour cause de rareté). Les Britanniques autorisent à nouveau l’exploitation du gaz de schiste, https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/09/12/au-royaume-uni-sur-la-ligne-de-front-du-gaz-de-schiste_5353867_3234.html cette année a une nouvelle fois battu un record dans la production et la consommation de pétrole https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/petrole-les-records-de-production-et-de-consommation-d-or-noir-explosen et la consommation de pesticides a encore augmenté en 2017 en France. https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/petrole-les-records-de-production-et-de-consommation-d-or-noir-explosen On sait par ailleurs que Lafarge, GDF-Suez et leurs petits copains financent les sénateurs climato-sceptiques outre-Atlantique, http://ecologie.blog.lemonde.fr/2010/10/26/des-industriels-europeens-manoeuvrent-contre-la-loi-sur-le-cli et grâce à la London School of Economics, il est possible d’avoir une vue sur tous les litiges concernant les lois touchant au changement climatique http://www.lse.ac.uk/GranthamInstitute/climate-change-laws-of-the-world/?fromyear=2015&toyear=2018&country=all&side_a=all&side_b=all&side_c=all&class dans le monde… Tout ça ne concerne que les derniers mois ou années. Vive les petits pas pour changer le monde !

    En réalité, il y a un abîme séparant l’augmentation réelle de la conscience du changement climatique chez les citoyens du monde, et l’absence de décisions réelles, influentes. Et pour cause ! Les décisions nécessaires, comme je le répète inlassablement, obligeraient à revoir l’ensemble du système de production capitaliste. Comme ceux qui font les lois sont aussi ceux qui en profitent, aucune chance que cela change.

    Troisième point, et non des moindres.  Après Demain  essaie même de nous faire croire que les acteurs économiques capitalistes font partie de la solution et pas du problème ! Ils parlent de « changer les entreprises de l’intérieur » et donnent une véritable tribune à Emmanuel Faber, PDG de Danone. Dans un émouvant (sarcasme) extrait de discours, celui-ci avance sans sourciller que leur objectif est de « servir la souveraineté alimentaire des populations ». Heu, en fait, non. Le but de Danone est de faire du profit. Pas de répondre exactement à une demande. Sinon, on ne jetterait pas autant de bouffe, on ne nous droguerait pas au sucre, etc. Selon le film pourtant, même les grosses multinationales comme Danone peuvent devenir « responsables », au sens écologique et social du terme. Danone sera (au futur, quand même) labellisé Bcorp en 2020 et sa filiale US l’est déjà. Alors, preuve que j’exagère ?

    Moi, c’est le genre d’info qui m’interpelle, et du coup je vais voir de plus près. B Corporation est un organisme privé de certification. Pour être certifié, il faut rencontrer une série de critères sociaux et environnementaux. D’accord, mais lesquels ? C’est là que ça se complique, parce que selon la taille de votre entreprise et votre secteur d’activité, les exigences seront différentes. Une espèce de certification à la carte, dont le processus est éminemment opaque et le résultat par conséquent impossible à juger. De plus, le label s’obtient sur base de ce que vous déclarez et personne a priori ne viendra vérifier. Enfin, on sait que la plupart des grandes multinationales ont d’innombrables filiales et travaillent avec des fournisseurs qui, eux, ne sont pas susceptibles d’être certifiés. Facile du coup de rejeter la responsabilité au cas où un scandale devait éclater. J’appelle ça de l’enfumage…

    Quatrième point, le documentaire  Après Demain  joue la carte de la culpabilisation des individus. La parole est donnée à Anne Hidalgo, maire de Paris, et Nicolas Hulot, ancien ministre de la transition écologique, lequel affirme qu’il n’y a pas non plus « un million de gens qui descendent dans la rue pour demander de manger bio ». Alors qu’évidemment, quand il s’agit du foot, tout le monde est sur les Champs-Élysées ! Que dire ? D’abord que c’est faux. La marche pour le climat à Bruxelles le 2 décembre 2018 a réuni 75000 personnes. Le chiffre est à peine croyable pour la petite capitale belge. Résultat ? Deux jours plus tard, à la Cop24, le premier ministre belge Charles Michel se faisait remplacer par la ministre du développement durable Marie-Christine Marghem laquelle y rejetait deux directives pour le climat. https://www.rtbf.be/info/dossier/la-prem1ere-soir-prem1ere/detail_climat-le-face-a-face-entre-m-c-marghem-et-juliette-boulet-de-la-coaliti

    Les individus, eux, se mobilisent. C’est au niveau institutionnel, et donc structurel, que ça coince, comme expliqué plus haut. Mais il n’empêche que c’est une habitude : si le changement climatique n’est pas combattu à sa juste valeur, c’est la faute aux gens qui n’en font pas assez, comme l’expliquait sans rire Élise Lucet au JTerre de quelques joyeux Youtubeurs. On est dans la veine du discours volontariste https://leblogduradis.com/2018/09/18/354 voulant que le chômeur porte la responsabilité de ne pas avoir de travail, que le bonheur dépend de son développement personnel ou qu’il appartient à chacun de faire attention à ses données personnelles.

    Ce n’est pas tout. Comme je l’expliquais déjà dans mon article sur le film  Demain https://www.investigaction.net/fr/ce-que-le-film-demain-ne-vous-a-pas-dit , l’immense hypocrisie de Cyril Dion est de faire croire que, parce que des alternatives existent, elles seraient accessibles à tous. Or, il est maintenant évident qu’acheter équitable, bio, respectueux des animaux et des personnes, c’est payer plus cher. Par exemple,  Après Demain  évoque une école Montessori. Magnifique, d’autant qu’on y paie en proportion de ses revenus…c’est-à-dire entre 150 et 400€/mois, soit entre 10 et 28 fois plus cher qu’une année de licence à la fac https://www.campusfrance.org/fr/cout-etudes-superieures-france-frais-inscription ! Et de passer vite à autre chose comme si c’était normal, comme si le premier « gilet jaune » venu pouvait se le payer.

    Le film évoque aussi des potagers sur des toits plats de bâtiments de la Poste. Le PDG, Philippe Wahl, y est tout sourire mais tout le monde « oublie » de nous dire que les postiers motivés sont bénévoles et que la responsabilité leur revient de tout mettre en place et de gérer. On n’appelle pas ça du travail gratuit ?

    D’autant qu’il n’est pas étonnant que Cyril Dion et Laure Noualhat se focalisent tant sur la nourriture, le secteur où il est le plus facile de « penser local ». Alors on est obligé de faire des petits arrangements avec la vérité, mine de rien, pour les autres secteurs économiques. Par exemple en ce qui concerne l’énergie éolienne. Bien sûr, on passe sous silence le coût environnemental de leur fabrication et de leur acheminement, mais surtout on s’efforce de taire que jamais l’éolien ne pourra satisfaire nos besoins énergétiques actuels, comme le répète régulièrement Jean-Marc Jancovici. Sinon, il faudrait remettre en question le principe même de croissance, consubstantiel au capitalisme.
    https://www.youtube.com/watch?v=1aCHN6dytVY

    Grâce à Arrêts sur images https://www.arretsurimages.net/articles/les-six-peches-du-film-apres-demain , on découvre d’autres éléments bien nauséabonds. Ainsi, les mérites d’Enercoop, une coopérative de production d’électricité verte, sont vantés dans le docu…mais sans dire qu’elle est partenaire de Kaizen, une revue fondée par Cyril Dion himself. Le conflit d’intérêts ne s’arrête pas là puisque Pocheco, une entreprise dont la publicité est faite dans  Demain  mais aussi dans  Après Demain , est un actionnaire important de la même revue ! L’histoire de cette dernière entreprise est d’ailleurs un cas d’école. En effet, depuis la diffusion du film  Demain , Emmanuel Druon, le directeur prônant un « management alternatif », est rattrapé par des accusations lui reprochant d’être harcelant et tyrannique. http://labrique.net/index.php/thematiques/lutte-des-classes/914-exclusif-pocheco-lettre-verte-non-recommande Entre-temps, le marché du papier s’est écroulé, la boîte n’était plus rentable, elle a licencié en masse et a effectué un glissement de l’industrie vers la consultance, pour donner des conseils à L’Oréal et à…Danone ! Chassez la rentabilité financière par la porte, elle reviendra par la fenêtre.

    Et puisqu’il faut bien remplacer par quelque chose les considérations matérielles concrètes qu’il est trop difficile de tordre à son avantage, Dion et Noualhat s’embarquent dans des considérations psychologisantes. Peu importe la vérité, tant qu’on raconte une belle histoire qui donne envie d’y croire (sic). What ? Au chapitre des belles histoires racontées par de beaux conteurs, on aura au moins cette fois échappé à Pierre Rabhi (qui avait lui aussi reçu Emmanuel Faber, PDG de Danone…). Pourtant, Cyril Dion, qui aime placer ses amis comme on vient de le voir, avait cofondé avec Rabhi le mouvement des Colibris. Faut croire qu’ils ont été tous deux légèrement échaudés par le dossier que Jean-Baptiste Malet a consacré au « paysan » dans l’édition d’août 2018 du Monde diplomatique. https://www.monde-diplomatique.fr/2018/08/MALET/58981

    Qu’importe, les premières « stars » venues feront l’affaire, comme l’écrivain à succès Harari, recommandé par Zuckerberg, Obama et Gates. On comprendra qu’il ne représente pas un gros risque pour le capitalisme. On retrouve une énième fois Rob Hopkins, grand prêtre du mouvement dit de la Transition, qui continue de faire semblant de croire à une « révolution tout en douceur » en dépit de l’évidence (argumentée) et Nicolas Hulot qui, au moment du tournage n’avait pas encore démissionné. Oui, ça la fout mal au moment de la diffusion, on perd un peu de son pouvoir de persuasion quand on a reconnu entre-temps sa plus parfaite impuissance, même avec le pouvoir qui était le sien. Last but not least, la parole est donnée à plusieurs reprises à Muhammad Yunus, le « banquier des pauvres » qui avait reçu le prix Nobel de la paix en 2006. Son credo ? Le business au service de la résolution des problèmes… Sauf que le microcrédit ne sort personne de la misère, qu’il est inaccessible aux plus pauvres, https://www.investigaction.net/fr/Microcredit-et-auto-entreprise qu’il masque le rapport de causalité faisant que certains sont obligés d’y souscrire https://www.investigaction.net/fr/Microcredit-et-auto-entreprise , etc. Bref, on est loin d’une idée révolutionnaire.

    Le film  Après Demain  est une fable bourrée de conflits d’intérêts, d’inexactitudes, de faux enthousiasme et d’ignorance politico-économique. Cyril Dion et sa comparse faussement critique Laure Noualhat ont même le culot de terminer par un extrait du discours de Martin Luther King pour montrer la puissance des histoires, la force des rêves. Au même titre que Jean-Baptiste Malet a révélé que, dans la légende du colibri relayée abondamment par Rabhi, le petit oiseau finalement meurt d’épuisement, nous devrions peut-être rappeler à Cyril Dion que Luther King a été assassiné et que le racisme envers les afro-américains est toujours féroce. Permettez-moi d’avoir des rêves plus positifs…pour après  Après Demain .

    https://www.youtube.com/watch?v=OPLt-yd0jQo&t=838s

    #demain #aprés_demian #Cyril_Dion # laure_noualhat #enfumage #occultation #capitalisme #changement_climatique #lobbies #multinationale #volontarisme #local #Gilets_Jaunes #glyphosate #ue #union_européenne #CETA #pollution #petits_pas emmanuel_faber, PDG de #Danone #Bcorp #B_Corporatio #certification #enfumage #anne_hidalgo #nicolas_hulot #marie-christine_marghem #Élise_Lucet #JTerre #Montessori #GiletsJaunes #La_Poste #philippe_wah #travail_gratuit énergie_éolienne #éolien #enercoop #kaizen #conflit_d_intérêts #pocheco #emmanuel_druon #pierre_rabhi #colibris #rob_hopkins #transition #muhammad_yunus #microcrédit #fable #ignorance #Martin_Luther_King


  • Vidéo : un camping « à énergie positive » pour les vacanciers comme pour le climat
    https://www.bastamag.net/La-Fontaine-du-Hallate-en-Morbihan-un-camping-a-energie-positive

    A quelques kilomètres du Golfe du Morbihan, le camping la Fontaine du Hallate prend soin des estivants et de l’environnement. L’eau chaude est produite à 95 % par les panneaux solaires thermiques, et la consommation d’eau se limite à 65 litres par nuitée, contre 150 litres pour un camping classique. « Grâce à l’installation de panneaux photovoltaïques, nous produisons plus d’électricité que nous n’en avons besoin : c’est un camping à énergie positive », assure Claude, le propriétaire du camping. Les (...)

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    / #Vidéos, #Kaizen, #Energies_renouvelables, A la une

    https://www.bastamag.net/IMG/distant/html/oTCJP_B8qpY-8d69-80d4fb9.html


  • Une #brèche pour la démocratie ?

    Je ne sais pas combien vous êtes à suivre ou ne pas suivre la campagne de Charlotte Marchandise et le processus de LaPrimaire.org, mais étant abonné à une mailing liste j’ai suivi les dernières nouvelles que je partage ici.

    En gros il y a eu un appel du magazine #kaizen à ce que les candidats de gauche mettent leur égo de côté pour se rassembler derrière le projet (plûtot que la candidate) porté par Charlotte Marchandise.

    La concernée a ensuite répondu textuellement à l’appel qui lui a été lancée.

    –—
    le 26 janvier 2017
    http://www.kaizen-magazine.com/cooperez-l-histoire-vous-regarde

    Coopérez, l’histoire vous regarde !

    Chers Benoît, Jean-Luc, Yannick,

    Et si vous changiez tout de suite de paradigme, avant même le premier tour ? Et si vous cultiviez vos points de convergence, et cherchiez un consensus sur vos points de divergence ? Et si vous favorisiez la coopération en endiguant la compétition ? Bref, et si vous collaboriez dès maintenant ? À vous lire, vous écouter, la transition écologique et énergétique vers une société plus durable et plus humaine sont les piliers de vos programmes. Imaginer une VIeRépublique est aussi au cœur de vos projets. Ne cherchez pas les points de désaccord, il y en aura toujours ! Mais, lorsque vous déclarez unanimement que l’enjeu écologique est plus important que le reste, j’ai la faiblesse de penser que vous êtes sincères . Si tel est le cas, vous êtes les seuls, rassemblés, à pouvoir infléchir le cours de notre destin, l’avenir de l’humanité. Préférez-vous privilégier vos carrières, vos ego ou servir la planète ? Prenez le temps d’y réfléchir devant les photos de vos enfants (…)

    –—
    le 30 janvier 2017
    http://www.kaizen-magazine.com/cooperons-l-appel-de-charlotte-marchandise-candidate-citoyenne

    « Coopérons ! » L’appel de la candidate citoyenne Charlotte Marchandise

    Dans un texte du 26 janvier 2017, Pascal Greboval, rédacteur en chef de Kaizen, appelait Benoît Hamon, Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon à coopérer et à se rassembler derrière la candidate arrivée en tête de la primaire citoyenne du site Laprimaire.org, Charlotte Marchandise. Cette
    dernière a souhaité réagir dans une tribune. Elle invite tou-te-s les candidat-e-s qui se reconnaissent dans l’appel d’Edgar Morin « Changeons de Voie ; changeons de Vie » (lancé en septembre 2016) à dépasser leurs divergences pour proposer un grand projet commun faisant fi des ego de chacun.

    #présidentielles #élections #écologie #démocratie


  • Vivre au sein d’une famille zéro déchet : comment refuser l’inutile, recycler, composter
    http://www.bastamag.net/Vivre-au-sein-d-une-famille-zero-dechet-comment-refuser-l-inutile-recycler

    Terminées les poubelles qui débordent tous les deux jours : produire moins de cinq kilos de déchets par an, soit cent fois moins que la plupart des Français, est tout à fait possible. Et même avec des enfants. Une famille de la région nantaise réalise cette prouesse depuis quelques années. Sans frustrations et en mangeant bien. Leur secret ? Refuser l’inutile, réduire la quantité de ce que l’on possède et achète, réutiliser, recycler, composter, et quelques bons réflexes lors des courses. Récit de (...)

    #Inventer

    / #Recyclage, Pollutions , #Kaizen, #Vidéos, A la une

    #Pollutions_
    http://www.bastamag.net/IMG/distant/html/168312506-a7a7bd-5ae5c10.html


  • COP21 : l’université de Tours se met au vert
    http://larotative.info/cop21-l-universite-de-tours-se-met-1240.html

    Un joli logo vert pour l’occasion, et un merveilleux programme de conférences.

    Les festivités commenceront le 2 novembre prochain, avec une soirée de lancement en présence de Pascal Greboval, rédacteur en chef du magazine « Kaizen », Aude Raux (journaliste contribuant à Kaizen), Guillaume Sainteny et Isabelle La Jeunesse. Kaizen, c’est un magazine qui appartient à la sphère des Colibris, le mouvement lancé par Pierre Rabhi. Et sur son site, on apprend que la conférence de lancement du 2 novembre est une « conférence Kaizen » et qu’ils sont co-organisateurs de l’événement. Kaizen, ce sont des recettes pour faire sa lessive soi-même, la présentation d’un verger permaculturel au Québec ou un article expliquant comment « déménager autrement, avec des cartons recyclés et solidaires ». Comme le mouvement auquel il appartient, ce magazine est là pour promouvoir des initiatives positives, parce que la négativité c’est mal.

    (...)

    On trouve par exemple un atelier « Sensibilisation aux éco-gestes », à l’occasion duquel « l’Agence Locale de l’Énergie abordera la question des économies d’énergie pouvant être réalisées au quotidien afin de réduire sa facture d’énergie et, plus largement, son empreinte carbone. Seront abordés les thèmes de la cuisson, de l’éclairage ou encore du multimédia, le tout en actions ! »

    Car c’est bien connu, le réchauffement climatique, c’est parce que t’as pas coupé le robinet en te brossant les dents. Salaud ! On espère que cet atelier nous permettra quand même de trancher la question suivante : est-il préférable de faire chauffer l’eau des nouilles dans la casserole ou avec la bouilloire ?

    (...)

    Évidemment, un cycle comme celui-ci serait incomplet sans un peu de participation citoyenne. Alors, le 5 novembre, venez participer à un « débat citoyen planétaire » — mais n’oubliez pas de réserver, quand même —, présenté dans les termes suivants :

    « La lutte contre le réchauffement climatique n’est pas seulement l’affaire des gouvernements, des négociateurs, des grandes collectivités ou des entreprises ; c’est avant tout l’affaire des citoyens, de tous les citoyens.
    Il est essentiel que les citoyens du monde prennent part aux négociations de la COP21 de Paris et fassent entendre leur voix à l’échelle planétaire.
    Cet accord ne peut se passer d’eux. Il est donc important de leur donner la parole.

    L’objectif de ce débat n’est pas de réaliser une enquête, un sondage ; il s’agit avant tout de recueillir l’avis de citoyens éclairés. Cette soirée sera organisée en deux sessions d’une heure, suivi d’un cocktail durant lequel seront présentés les résultats de cette soirée, en comparaison avec ceux issus des débats menés dans l’ensemble des régions du monde. »

    T’auras donc deux heures pour donner ton avis (à condition d’être éclairé) sur le réchauffement climatique. Au cas où tu sècherais, voici une suggestion de réponse : « le réchauffement climatique, c’est mal ». Pour le reste, t’as intérêt à faire court, le micro doit circuler.
    Donc, après deux heures de débat de fond, tu pourras aller t’envoyer un verre de péteux au buffet, où on comparera les résultats de ce débat à d’autres menés ailleurs. Un espèce de benchmarking à l’échelle mondiale, voilà qui est moderne et diablement participatif ! Par contre, on n’a pas de détails sur la manière dont seront calculés les « résultats » du débat. Peut-être la quantité d’air brassée ?

    (...)

    Tout le problème de l’approche environnementale aujourd’hui, des Colibris à l’ADEME en passant par le Grenelle de l’Environnement ou encore le mouvement des Villes en Transition tient dans la négation constante de la question sociale et des antagonismes sociaux. La société ne serait qu’une somme d’individus, et non une équation beaucoup plus complexe faîte de multiples dominations. L’individu éclairé, l’empowerment et le libre arbitre restent encore les dénominateurs communs de toutes leurs théories. Il n’y aurait rien à remettre en cause au-delà. Quant à la marchandise, sa disparition n’est jamais évoquée : il n’y aurait qu’à jouer sur le curseur consommation/production pour qu’elle devienne vertueuse. Et face à celle-ci le genre humain ne devrait être qu’une somme d’individus-consommateurs responsables.

    (...)

    Bref, avant que les chefs d’État et les industriels viennent à Paris statuer sur la quantité de pollution raisonnable qu’ils pourront rejeter dans l’atmosphère, on amusera le public tourangeau avec une vision naïve, dépolitisée et individualisante des enjeux climatiques. Éteins la lumière et sois positif, tout ira bien. Merci l’université !

    #greenwashing #cop21 #environnement #kaizen #colibris


  • Comment les Cubains ont converti leur île à l’agriculture biologique
    http://www.bastamag.net/Comment-les-cubains-ont-converti-leur-ile-au-bio

    Les écologistes du monde en entier en rêvent, les Cubains l’ont réalisé. Depuis plus de vingt ans, l’île s’est convertie à l’agriculture biologique. Elle compte aujourd’hui 400 000 exploitations agricoles urbaines qui produisent 1,5 millions de tonnes de légumes, sans pesticides et sans engrais chimiques. Un effet secondaire de l’embargo états-unien et de l’isolement de Cuba suite à l’effondrement du grand frère soviétique. Mais une success story quand même : cette reconversion spontanée et improvisée (...)

    #Inventer

    / #Agriculture_biologique, Quelle #Agriculture_pour demain ?, #Kaizen, Agriculture , A la (...)

    #Quelle_agriculture_pour_demain_ ?


  • Poissons et crustacés : comment s’assurer d’une consommation responsable ?
    http://www.bastamag.net/Poissons-et-crustaces-comment-s

    Comment être sûr, quand on achète du poisson ou des crustacés, de ne pas encourager la surpêche ? Que recouvrent les labels ? Sur quels critères peut-on distinguer les poissons dont les modes de production ont un impact limité sur l’environnement et sont le plus générateur d’emplois ? En France, avec plus de 200 espèces consommées provenant de plus d’une centaine de pays, la réponse n’est pas immédiate. A l’approche des fêtes, Basta ! et #Kaizen vous aident à #Décrypter les dessous des étals des poissonniers. (...)

    Décrypter

    / #Société_de_consommation, #Epuisement_des_ressources, #Alimentation, #Vidéos, Kaizen

    http://www.bastamag.net/IMG/distant/html/104079867-5c5cb2.html



  • Le chinois Xiaomi fait en une semaine ce qu’Apple fait en un an - Forbes.com
    http://www.forbes.com/sites/parmyolson/2013/10/22/how-chinas-xiaomi-does-in-a-week-what-apple-does-in-a-year-update-devices

    Vous ne connaissez pas Xiaomi - http://www.xiaomi.com/en ? C’est un fabriquant chinois de smartphone qui est en passe de dépasser Apple sur le marché chinois. Comment ? Xiaomi est très proche des utilisateurs et utilise leurs suggestions pour mettre à jour les fournées des 100 000 téléphones qu’il met en vente chaque semaine. Il fait au matériel ce que les développeurs font au logiciel. Il le transforme en continu. Chaque nouvelle fournée hedbomadaire de téléphone est donc différente et meilleure que la précédente, quand Apple propose une nouvelle version de ses appareils tous les ans. Xiamoi ne pratique pas non plus les mêmes tarifs qu’Apple et personnalise ses téléphones pour s’adapter aux différents marchés. Tags : internetactu (...)

    #materiel #refaire #industrie #télécommunications #économie #agile #infomatiqueaffective