• Kenya : « L’argent ne peut qu’essuyer les larmes »

    En juin, le Kenya a lancé un programme de 13 millions d’euros destiné à indemniser les victimes de violences policières commises lors des troubles politiques survenus entre 2017 et 2025. Mais les familles des victimes réclament des procès.

    https://www.justiceinfo.net/fr/163977-kenya-largent-ne-peut-quessuyer-les-larmes.html

    #kenya

  • « Certains ont été licenciés, d’autres sont expulsés de leur logement » : des dizaines de milliers d’étrangers chassés d’Afrique du Sud
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/07/21/certains-ont-ete-licencies-d-autres-sont-expulses-de-leur-logement-des-dizai

    « Certains ont été licenciés, d’autres sont expulsés de leur logement » : des dizaines de milliers d’étrangers chassés d’Afrique du Sud
    Au moins 67 000 ressortissants africains ont quitté le pays depuis le 27 juin, selon les autorités sud-africaines, alors qu’un mouvement de lutte contre l’immigration illégale sème la terreur dans les townships. Le nombre des départs pourrait être bien plus élevé.
    Par Mathilde Boussion (Johannesburg, correspondance)
    Chaque jour, des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants viennent s’entasser devant le consulat du Malawi, à Johannesburg. Poussés par la peur, ils n’ont qu’une idée en tête : fuir l’Afrique du Sud au plus vite. Sur le bitume du parking couvert d’emballages plastiques et de pelures d’orange, les grappes d’enfants échoués au milieu d’un tsunami de bagages trahissent un exode qui refuse de dire son nom. Les étrangers africains ont quitté le pays par dizaines de milliers. Depuis le 27 juin, plus de 67 000 migrants illégaux sont partis précipitamment avec l’aide du gouvernement, selon les chiffres officiels, alors qu’un mouvement de lutte contre l’immigration illégale sème la terreur dans certains townships.
    Ceux qui partent sont originaires en majorité du Malawi, du Zimbabwe et du Mozambique, les communautés les plus importantes en Afrique du Sud, mais aussi du Nigeria, du Ghana, du Kenya, de l’Ouganda… Le nombre réel des départs pourrait être bien plus élevé. A elles seules, les autorités zimbabwéennes estiment que plus de 100 000 de leurs ressortissants seraient rentrés. Officiellement, le gouvernement sud-africain parle de « rapatriements volontaires ». « Les gens se présentent en affirmant qu’ils sont en situation irrégulière et demandent à partir pour cette raison », a précisé, mercredi 15 juillet, la ministre de la justice, Mmamoloko Kubayi, au cours d’une conférence de presse.
    Devant le consulat du Malawi, la détermination à quitter le pays est évidente. Mais le choix n’a rien de volontaire. « Les Sud-Africains ne veulent plus de nous. Ils sont venus tambouriner à nos portes pour nous ordonner de faire nos valises en menaçant de nous frapper. Je les ai vus taper des gens », raconte Violet (un prénom d’emprunt), une mère de 26 ans installée en Afrique du Sud depuis 2021. Selon plusieurs témoins, ce raid aurait eu lieu le 10 juillet aux alentours de 17 heures, dans un quartier populaire de Vereeniging, une ville de la banlieue de Johannesburg. « Il faisait presque nuit, j’ai pris les affaires de ma fille et je suis partie avec des gens qui se regroupaient sur un terrain vague », poursuit-elle.
    Trois jours plus tard, le 13 juillet, plus de 500 personnes sont encore arrivées au consulat depuis Vereeniging. « J’ai reçu un appel et, une demi-heure plus tard, on a vu arriver des centaines de personnes », raconte Rivonia Pillay, la coordinatrice de l’aide apportée par le collectif Siyafana Sonke, créé en réponse à la vague xénophobe qui monte en puissance depuis le mois de mai. Cheffe de file de la mobilisation hostile aux étrangers, l’organisation March and March avait appelé à une large manifestation, le 30 juin, exigeant le départ des migrants illégaux, accusés d’asphyxier les services publics, de nourrir le crime et de « voler le travail » des Sud-Africains. Le chaos redouté par les forces de l’ordre ce jour-là a été évité mais, depuis, des marches plus modestes se poursuivent et les raids antimigrants se multiplient.
    Devant les grilles du consulat du Malawi, où ils espèrent récupérer des laissez-passer pour regagner leur pays, les déplacés de Vereeniging racontent tous la même histoire : des groupes d’hommes s’engouffrant dans les arrière-cours des maisons pour déloger les étrangers, qui louent souvent de petites baraques en retrait des habitations principales. Officiellement, le mouvement ne vise que les migrants illégaux, mais tous les étrangers qui vivent dans des quartiers pauvres se sentent en danger. A Durban, dans l’est du pays, plus de 400 Congolais, Rwandais, Burundais, Ougandais protégés par un statut de réfugié campent sur un trottoir depuis plusieurs semaines. « Certains ont été licenciés, d’autres sont expulsés de leur logement parce que leur propriétaire craint des représailles de March and March », raconte Yeshelen Govender, coordinateur de Siyafana Sonke dans la ville. A ces réfugiés qui ne peuvent pas rentrer dans leur pays, le gouvernement sud-africain propose de réintégrer leurs quartiers. L’un d’entre eux s’est retrouvé dans le coma après avoir essayé. Le collectif, qui regroupe plus de 130 organisations issues de la société civile, évoque une « crise humanitaire ». D’autres organisations non gouvernementales sont réticentes à employer le terme.
    « Il n’y a pas de crise humanitaire », rejette Mmamoloko Kubayi, à la tête du comité interministériel assemblé pour « répondre aux préoccupations exprimées par les Sud-Africains en matière d’immigration ». « Nous nous sommes assurés que les gens étaient traités dignement », insiste-t-elle, en évoquant les migrants rapatriés. Les autorités condamnent les milices qui contrôlent les identités, harcèlent les commerçants étrangers et chassent des résidents. Plus de 900 personnes ont été arrêtées, le 30 juin, par les forces de l’ordre. Le 16 juillet, de nouveau, près de 70 personnes ont été interpellées après le pillage de magasins appartenant à des étrangers. Mais la police est régulièrement accusée d’assister à des violences sans réagir.
    Ce n’est pas la première fois que l’Afrique du Sud connaît une vague d’hostilité à l’égard des migrants africains. En 2008, la première avait fait plus de 60 morts. Cette fois, seules quatre personnes ont officiellement perdu la vie dans les violences. Mais jamais autant d’étrangers n’avaient été contraints au départ. Sur les sites qui accueillent des déplacés, les humanitaires contactés par Le Monde recensent peu de victimes de violences physiques. Les blessés refusent d’être conduits à l’hôpital, relève Claire Waterhouse, coordinatrice des urgences de Médecins sans frontières en Afrique du Sud. A la mi-juillet, au consulat du Malawi, un homme s’est présenté avec les avant-bras couverts de brûlures, expliquant avoir été attaqué au lance-flammes.
    « Dans la région de Johannesburg, on observe un flux assez constant de personnes arrivant de toute la province et de plus loin, en bus, à pied, à vélo, en Uber… Certains ont tout perdu, d’autres ont pu emporter quelques affaires. Des sites accueillent jusqu’à 300 ou 400 personnes par jour, c’est très variable », explique la responsable. A Durban, près de 10 000 personnes, en majorité des Malawites, ont fui leur logement, à la fin de juin, pour se regrouper sur différents sites improvisés. Débordées par l’afflux, les autorités ont érigé dans l’urgence un centre temporaire de traitement des rapatriements à Musina, près de la frontière zimbabwéenne.Ouverte le 1er juillet, l’installation a accueilli des dizaines de milliers de personnes les premiers jours. Les autorités, qui ne veulent pas voir se constituer des camps de réfugiés, font tout pour éviter l’engorgement. Sur place, des équipes mobiles des services de l’immigration travaillent jour et nuit et des autobus quittent régulièrement le site pour conduire des étrangers hors du pays. D’après la ministre de la justice, tous les migrants accueillis sont en situation irrégulière. Leurs ambassades leur délivrent des laissez-passer, validés ensuite par les services de l’immigration sud-africains.
    Dans le centre, des associations assurent la coordination humanitaire. Eau, nourriture, couches, médicaments… « Je peux dire sans prendre de risque que le gouvernement n’a pas fourni un seul repas », s’est vanté, mercredi, la ministre de la justice, soucieuse de montrer la fermeté des autorités. Arrestations massives de migrants illégaux, inspections des entreprises, colmatage des frontières… Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a annoncé, début juin, un plan de lutte contre l’immigration illégale sans précédent. Ces annonces interviennent à quelques mois des élections municipales de novembre, alors que le parti présidentiel, le Congrès national africain, voit sa popularité chuter. Le gouvernement explique observer une baisse du nombre de dossiers traités à Musina et envisage désormais de réduire ses opérations. Mais Claire Waterhouse alerte : « Beaucoup de Sud-Africains ont le sentiment que la tempête est passée, car la journée du 30 juin a été relativement calme, mais ce n’est pas fini. Au contraire, les déplacements de population s’intensifient. » Devant le consulat du Malawi, une course contre la montre est engagée afin de trouver des bus pour acheminer les déplacés vers le centre de Musina. Le soir, ceux qui n’ont pas pu partir s’enroulent dans des couvertures en consumant des bûches pour tenter de combattre les nuits glacées de l’hiver austral. A 1 700 mètres d’altitude, celles de Johannesburg frôlent régulièrement 0 °C. Certains soirs, le consulat ouvre ses portes aux plus vulnérables. Violet n’a pas eu cette chance. La mère tourne la tête vers sa fille de 1 an, enveloppée sur son dos : « Elle a pleuré toute la nuit à cause du froid. »

    #Covid-19#migration#migrant#afriquedusud#malawi#zimbabwe#mozambique#nigeria#ghana#kenya#ouganda#politiquemigration#retour#rapatriement#migrationirreguliere#sante

  • Epidémie d’Ebola : au Kenya, la colère ne retombe pas contre l’ouverture d’un centre de quarantaine pour les malades américains
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/06/09/epidemie-d-ebola-au-kenya-la-colere-ne-retombe-pas-contre-l-ouverture-d-un-c

    Epidémie d’Ebola : au Kenya, la colère ne retombe pas contre l’ouverture d’un centre de quarantaine pour les malades américains
    A environ 200 kilomètres de la capitale, Nanyuki a été le théâtre mardi d’une nouvelle journée de mobilisation contre le projet, qui doit être installé sur une base aérienne. La journée a été marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre.
    Par Alba Dufaure (Nanyuki (Kenya), envoyée spéciale)
    « Notre pays n’est pas une décharge ! » Entre les hurlements, les sifflets, les lamentations, c’est le cri que l’on a pu entendre, mardi 9 juin, de la bouche d’une manifestante drapée dans un drapeau kényan. Comme elle, plusieurs centaines de protestataires sont descendus dans le centre-ville de Nanyuki, à environ 200 kilomètres de la capitale, Nairobi, pour dire leur opposition au projet américain d’établir un centre de quarantaine pour le virus Ebola.
    La tension est montée au fil de la journée aux abords de la base militaire destinée à accueillir ce centre. Certains manifestants brandissaient des croix, ornées du slogan « Rejetez Ebola » peint en rouge, d’autres arboraient des tenues de protection médicale. Dès le matin, les protestataires ont été dispersés par des tirs de gaz lacrymogènes et des canons à eau. Plusieurs d’entre eux ont été arrêtés. Un manifestant a été tué, selon la Commission kényane des droits humains, qui impute cette mort à un tir de la police.
    Le centre de quarantaine au cœur de la contestation est destiné à des ressortissants américains présentant des risques de contamination au virus Ebola et nécessitant d’être placés à l’isolement. Son établissement, d’abord annoncé par la presse américaine avant d’être confirmé par les autorités, répond au refus de Washington de laisser entrer des cas d’Ebola sur son territoire.
    Depuis que l’épidémie a été déclarée le 15 mai dans l’est de la République démocratique du Congo, plusieurs citoyens américains ont déjà été exposés au virus dans l’est de la RDC et en Ouganda. L’agence de presse Reuters en recense six qui ont été transférés vers un établissement médical en Allemagne – dont une personne testée positive –, tandis qu’un autre a été pris en charge en République tchèque. Installé sur la base aérienne de Laikipia, en bordure de Nanyuki, le futur centre devrait compter une cinquantaine de lits, et être géré par du personnel américain. Dans cette ville touristique, située au pied du mont Kenya, deuxième plus haut sommet d’Afrique, le projet suscite de vives inquiétudes alors que le pays n’a à ce jour recensé aucun cas de contamination au virus sur son sol.Martin Macharia s’est joint aux manifestants, juché sur son vélo. « Si le centre est ouvert, plus personne ne voudra venir », s’inquiète ce loueur de voitures dont le business dépend en partie des touristes. Le 1er juin, plusieurs centaines d’habitants étaient déjà descendus dans la rue à Nanyuki et deux personnes avaient perdu la vie.
    Saisie par le Katiba Institute, une organisation de défense des droits constitutionnels, la justice a suspendu le projet le 28 mai, puis à nouveau le 2 juin. Mais, d’après Reuters, des avions militaires américains ont continué d’arriver, acheminant du matériel technique ainsi que du personnel spécialisé, notamment des médecins, ingénieurs, spécialistes de laboratoire ou encore ouvriers du bâtiment.
    Plusieurs manifestants, interrogés par Le Monde, ont aussi dit craindre pour leur santé ou celle de leur famille si des personnes touchées par le virus sont installées à proximité. « Toute pandémie devrait être endiguée à son point d’origine », insiste Nick Karari, venu affirmer son opposition au projet. Cet entrepreneur, en pleine campagne pour le siège de gouverneur lors des élections de 2027, s’en prend au secrétaire d’Etat américain : « Marco Rubio a clairement affirmé que les Américains ne voulaient pas d’Ebola dans leur pays, alors pourquoi l’amener chez nous ? »
    Beaucoup dénoncent une hypocrisie du gouvernement américain. « Quand Trump est arrivé au pouvoir, il a arrêté les financements Usaid, alors comment pense-t-il que nous allons pouvoir combattre Ebola ? », interpelle ainsi Kamore Warukinyu, venu manifester pour la deuxième semaine de suite. Ce vendeur à la sauvette de chapatis, des galettes de farine très populaires au Kenya, se dit « très effrayé » et insiste : « Nous n’avons jamais vu Ebola et maintenant ils veulent l’importer chez nous alors que nous n’avons rien pour y faire face. »
    Les Etats-Unis ont promis 13,5 millions de dollars (11,8 millions d’euros) pour soutenir le Kenya dans ses efforts de préparation contre le virus. Washington a affirmé être en contact avec les autorités kényanes et rester « optimiste quant à la possibilité de résoudre les objections » au projet. Les autorités kényanes, elles, multiplient les prises de parole pour tenter de convaincre. Le ministre de la santé, Aden Duale, a avancé que le centre pourrait aussi accueillir des patients kényans, ce que n’ont pas confirmé les Etats-Unis.
    En visite en Afrique du Sud le 4 juin, le président du Kenya, William Ruto, a affirmé que le Kenya faisait « la bonne chose » en acceptant le projet américain et qu’en refusant le pays paraîtrait « inhumain ». Quelques jours plus tôt, il mettait en avant un « partenariat avec des amis qui ont travaillé avec le Kenya depuis trente, quarante ans ». Son gouvernement est déjà critiqué pour avoir signé, en décembre 2025, un accord de santé bilatéral avec les Etats-Unis, leur donnant accès à des données de santé kényanes en échange de financements. L’accord a également été suspendu par la justice kényane. A Nanyuki, les riverains déplorent un manque d’écoute de leur mécontentement. Bethuel Onyango, 24 ans est venu porter un message pour son gouvernement : « Nous sommes fatigués de leurs absurdités, le Kenya n’est pas un centre de confinement. Amener le virus ici, c’est inhumain. »

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#kenya#ebola#epidemie#sante#frontiere#RDC#ouganda#droit

  • Epidémie d’Ebola : l’ouverture d’un centre de quarantaine pour les malades américains fait polémique au Kenya
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/06/02/epidemie-d-ebola-l-ouverture-d-un-centre-de-quarantaine-pour-les-malades-ame

    Epidémie d’Ebola : l’ouverture d’un centre de quarantaine pour les malades américains fait polémique au Kenya
    Par Alba Dufaure (Nairobi, correspondance)
    Publié aujourd’hui à 06h00, modifié à 08h51
    Des manifestations ont éclaté, lundi 1er juin, autour de la base militaire de Laikipia, dans le centre du Kenya. Quelques centaines de protestataires s’opposaient à l’installation sur cette base aérienne, située près de la ville de Nanyuki, d’un centre de quarantaine destiné à accueillir des ressortissants américains potentiellement exposés au virus Ebola, qui sévit en République démocratique du Congo (RDC).
    Le projet a d’abord été révélé par le Wall Street Journal, mardi 26 mai, avant d’être confirmé par l’administration américaine, qui a évoqué l’envoi de 30 soignants et 50 lits médicalisés. L’infrastructure « de pointe » doit permettre d’accueillir les Américains devant être évacués de RDC tout en restant en isolement, et ainsi leur éviter le voyage vers les Etats-Unis. Le ministre de la santé kényan a de son côté confirmé, samedi, le projet d’installer un centre destiné à « renforcer les capacités de surveillance, d’isolement et de réponse aux urgences » face au virus Ebola, en partenariat avec les Etats-Unis. Washington a annoncé 13,5 millions de dollars (11,6 millions d’euros) pour soutenir le Kenya dans ses efforts de préparation.
    L’épidémie d’Ebola a été déclarée le 15 mai dans l’est de la RDC, provoquée par le variant Bundibugyo, contre lequel il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique. Plus de 1 000 cas suspects ont été identifiés selon l’Africa CDC, l’agence sanitaire de l’Union africaine, qui dénombre 246 décès suspects dans le pays. L’Ouganda voisin a recensé, le 29 mai, un total de neuf cas, dont un mortel. Le Kenya n’a, à ce jour, enregistré aucun cas. Ce projet de centre d’isolement a donc suscité une vive opposition dans le pays et fait déjà l’objet d’une procédure judiciaire. Saisie par le Katiba Institute, une organisation de défense des droits constitutionnels, la Haute Cour du Kenya a suspendu, le 28 mai, son développement.
    En attendant la suite des procédures judiciaires, la justice a estimé que « l’intérêt public » nécessitait une mesure conservatoire, interdisant au gouvernement kényan la mise en place sur son territoire de tout établissement destiné au traitement d’Ebola, dans le cadre d’un accord passé avec les Etats-Unis ou tout autre gouvernement étranger. L’ordonnance proscrit également l’admission sur le sol kényan de personnes exposées ou infectées par le virus. Une nouvelle audience est prévue mardi.
    Dans sa plainte, le Katiba Institute pointe un manque de transparence des autorités et interroge la capacité du Kenya à faire face à une épidémie d’Ebola. L’organisme s’inquiète d’un « danger réel et imminent que le Kenya puisse être transformé en centre de quarantaine offshore pour des Etats étrangers, exposant les citoyens à des pertes de vies humaines évitables ». Le Katiba Institute n’est pas le seul organisme à s’opposer à ce projet. Alors que, le 27 mai, Marco Rubio, le secrétaire d’Etat américain, affirmait que son gouvernement « ne permettrait pas que des cas d’Ebola entrent aux Etats-Unis », la perspective d’importer au Kenya des cas suspects liés au virus a provoqué l’indignation.
    « Si c’est trop dangereux pour l’Amérique, c’est trop dangereux pour le Kenya », a ainsi répondu le KMPDU, le principal syndicat des médecins du pays dans un communiqué, menaçant de lancer un mouvement de grève national. Son secrétaire général, Davji Bhimji Atellah, s’est dit « profondément choqué par la volonté apparente du gouvernement de sacrifier la biosécurité nationale et la vie de ses citoyens en échange d’une aide étrangère », affirmant que le syndicat ne resterait pas les bras croisés « à regarder le Kenya être traité comme une colonie de confinement ». La Law Society of Kenya, l’association du barreau kényan, s’est dite elle aussi opposée à ce projet, affirmant que le Kenya ne pouvait pas « devenir une zone de rétention pour des maladies infectieuses dangereuses ».
    Washington a annoncé être « au courant » de l’action en justice en cours et être en contact avec les autorités kényanes tout en restant « optimiste quant à la possibilité de résoudre les objections ». Samedi 30 mai, le ministre de la santé du Kenya, Aden Duale, invité sur le plateau de la chaîne Citizen TV, a tenté de défendre le projet, arguant que le site ne serait pas exclusif aux ressortissants américains mais pourrait aussi accueillir, par exemple, des militaires kényans. Il a affirmé chercher à préparer le pays. Les autorités kényanes ont également annoncé la mise en place de centres d’isolement et de traitement liés au virus Ebola au sein de plusieurs hôpitaux.

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#kenya#ebola#sante#epidemie#frontiere#biosecurite#RDC#quarantaine

  • #Teach_to_Reach: #newborn_care: a baby with no equipment, a woman with no words (article 3 of 4)
    https://redasadki.me/2026/05/30/teach-to-reach-newborn-care-a-baby-with-no-equipment-a-woman-with-no-words

    Teach to Reach is the largest #peer_learning platform, network, and community by and for health and humanitarian workers — launched by #The_Geneva_Learning_Foundation (TGLF) in January 2021 out of an immunization training programme during the COVID-19 pandemic, and now in its fifth year. As part of TGLF’s #Tenth_Anniversary, each month a […]

    #frontline_health_workers #health_worker_voices #health_workers #International_Nurses_Day #Kenya #lived_experience #nursing #Scholars #Teach_to_Reach_Launch_Event

  • #IA au Kenya : derrière les entreprises de #sous-traitance, l’essor d’une nouvelle #classe #ouvrière - RFI
    https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260509-ia-au-kenya-derri%C3%A8re-les-entreprises-de-sous-traitance-l-essor-d-u

    Au #Kenya, la société #Sama, sous-traitant de #Meta, a annoncé mi-avril 2026 le licenciement de plus d’un millier d’employés à #Nairobi après la rupture de son contrat avec le groupe #américain. Cette décision survient dans un contexte déjà tendu, renforcé en février par les révélations sur l’accès à des contenus intimes via les #lunettes_connectées de Meta. Sans lien officiel établi, ouvriers, chercheurs et ONG évoquent un récit qui tend à faire porter aux travailleurs la responsabilité de la rupture.

    #AI #intelligence_artificielle

  • Communiqué de presse : Litiges relatifs aux peines minimales et obligatoires pour les infractions sexuelles au Kenya

    Pour diffusion immédiate

    Sujet : Peines minimales et obligatoires pour les infractions sexuelles au Kenya et obligation de corroboration des infractions sexuelles en vertu de la loi sur la preuve

    Affaire : Requête n° 114 de 2026 – Jonathan Obwogi et 28 autres contre le procureur général et autres

    Tribunal : Division constitutionnelle et des droits de l’homme de la Haute Cour du Kenya

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/04/05/isla-soumet-une-contribution-dexpert-visant-a-renforcer-le-contentieux-des-droits-des-femmes-et-des-filles-devant-les-organes-des-droits-humains-de-lunion-africaine/#comment-74032

    #kenya #feminisme

  • Les minerais critiques, essentiels à la transition énergétique, sont au cœur d’une nouvelle ruée minière
    https://theconversation.com/les-minerais-critiques-essentiels-a-la-transition-energetique-sont-

    Les bases d’une gouvernance mondiale pour les minerais critiques, essentiels à la transition énergétique, se heurtent à une course stratégique entre grandes puissances et pays producteurs, où la sécurisation des chaînes d’approvisionnement prime sur l’écologie, la justice sociale et les droits des communautés locales.

    La #COP30, qui s’est tenue à #Belém au #Brésil en novembre dernier, a été la première à mettre les #minerais_critiques sous les feux des projecteurs. S’en est suivie en décembre la 7e Assemblée des #Nations_unies pour l’Environnement (#UNEA-7), à #Nairobi, au #Kenya.

    Ces minerais critiques, essentiels pour les technologies bas carbone, se situent en très grande majorité dans les pays du #Sud_Global. La République démocratique du #Congo détient près de 50 % des réserves mondiales de #cobalt, le #Chili, l’#Argentine et la #Bolivie représentent plus de 35 % des réserves de #lithium. Le Chili détient également près de 30 % des réserves mondiales de #cuivre tandis que les #Philippines et l’#Indonésie sont les premiers producteurs de #nickel.

  • Mémorandum au gouvernement du Kénya sur l’Aucevawg

    Chers collègues,

    La coalition d’organisations de la société civile, tant kényanes qui internationales – y compris ISLA – a soumis un mémorandum détaillé au Département d’État chargé des affaires de genre et de l’action affirmative du Kenya, faisant part de ses préoccupations concernant le projet de ratification de la Convention de l’Union africaine sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles (AU-CEVAWG).

    Soumis le 16 janvier 2026 en réponse à un appel public lancé par le Gouvernement du Kenya, ce mémorandum présente une analyse juridique et politique détaillée de la Convention, ainsi que de ses implications dans le cadre des droits humains au Kenya et sur le continent africain.

    Le mémorandum complet, comprenant une analyse détaillée et des recommandations, est disponible dans toutes les langues de travail de l’Union africaine et peut être consulté ici : Mémorandum sur l’AUCEVAWG au Kenya

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/07/16/declaration-de-solidarite-avec-le-soulevement-au-kenya/#comment-73157

    #kenya

  • Kenia: Repression gegen links
    https://www.jungewelt.de/artikel/518331.kenia-repression-gegen-links.html

    In Kenia ist Sympathie für sozialistische Länder wie Kuba gefährlich (Februar 2026)

    28.2.2026 von Sven Kurz, Nairobi - Kenia: KP-Generalsekretär überfallartig festgenommen. Partei prangert Misshandlungen und politische Verfolgung an.

    Booker Omole gibt sich kämpferisch. Er hält beide Daumen hoch, seine linke Hand ist bandagiert. Die Szene spielt sich ab im Mavoko Law Courts im Machakos County südlich von Nairobi. Seit Montag befindet sich der Generalsekretär der Communist Party Marxist – Kenya (CPM-K) in staatlichem Gewahrsam, drei Tage nach seiner gewaltsamen Festnahme durch Zivilbeamte wurde er am Donnerstag vor Gericht gestellt. In insgesamt sieben Anklagepunkten wird Omole laut einer offiziellen Erklärung der CPM-K auch vorgeworfen, »Verbindungen zum derzeit inhaftierten Präsidenten Venezuelas, Nicolás Maduro, im US-Drogenkartell zu unterhalten. Dies ist das Ergebnis einer von ihm organisierten Demonstration vor der US-Botschaft, bei der die Freilassung von Nicolás Maduro gefordert wurde«, so die Partei. Daneben werden ihm der Versuch, einen Polizisten zu töten, zwei Fälle von Körperverletzung von Polizeibeamten sowie Waffen- und Munitionsbesitz zur Last gelegt.

    Zur Waffenbesitzanklage erklärt die Partei, Omole sei zum Zeitpunkt der Festnahme unbewaffnet gewesen – eine Waffe sei erst bei einer späteren Durchsuchung seiner Wohnung sichergestellt worden, der Lizenznachweis sei vorgelegt worden. Dass er legal bewaffnet ist, war spätestens seit einem Attentatsversuch auf ihn Anfang 2025 öffentlich bekannt. Den Vorwurf der Körperverletzung weist die Partei zurück: Die Zivilbeamten hätten sich bei der Festnahme nicht als Polizisten ausgewiesen, kein Abzeichen gezeigt und keinen Haftbefehl vorgelegt. Ein Handgemenge sei allein durch die illegale Festnahme entstanden. Omoles Verletzungen – ein gebrochener Zahn und eine Schnittwunde am Finger – belegten, von wem die Gewalt ausgegangen sei.

    Die CPM-K beschreibt zudem erniedrigende Haftbedingungen: Omole sei in eine verwahrloste Zelle gesperrt worden, der Zugang zu Anwälten, Familienangehörigen und Parteimitgliedern sei ihm verwehrt worden, so die Partei auf X. Sein Gesundheitszustand verschlechtere sich zusehends. Anscheinend hat er einen gebrochenen Arm. Ein Antrag auf Kaution wurde vom Gericht abgelehnt, obwohl es sich um ein Grundrecht handelt. Ein Bewährungsbericht soll erstellt werden, bevor erneut über Kaution entschieden wird. Am Donnerstag war Omole in das Kitengela Remand Prison überstellt worden. Zahlreiche Schwesterparteien – darunter die DKP – prangerten die gewaltsame Festnahme in Erklärungen an und forderten die sofortige Freilassung des Kommunisten und Zugang zu ärztlicher Versorgung.

    Mwaivu Kaluka, Nationalvorsitzende der CPM-K, bestätigte gegenüber jW am Freitag, dass inzwischen ein Arzt bei Omole gewesen sei – die medizinische Versorgung sei jedoch nicht ausreichend, sein Gesundheitszustand bleibe besorgniserregend. Die Kaution werde aktiv verfolgt, der Fall befinde sich nun auf dem Rechtsweg. Kaluka machte deutlich, dass die Partei keinen nachvollziehbaren Grund für die Inhaftierung erkennen könne – es handele sich um staatliche Einschüchterung, die im Zusammenhang mit Arbeitskämpfen und geplanten Industriestreiks stehe und Teil eines breiteren Plans sei, die Partei zu zerschlagen.

    Der Fall fällt in eine Phase wachsender politischer Spannungen. Mit Blick auf die geringe Popularität von Präsident William Ruto und eine geschwächte Wahlkommission warnen Beobachter vor einem steigenden Konfliktrisiko vor den Wahlen 2027 – und einer Regierung, die oppositionelle Stimmen frühzeitig zum Schweigen bringen will. Erst vor wenigen Wochen war eine vom »Orange Democratic Movement« organisierte Demonstration in Kitengela gewaltsam aufgelöst, Tränengas und scharfe Munition gegen die Anhänger der Partei des verstorbenen Oppositionsführers Raila Odinga eingesetzt worden. Omole war sich bewusst, dass er in Gefahr war. Wenige Tage vor seiner Verhaftung sagte er anlässlich eines Interviews mit jW: »Ich fürchte mich vor nichts – denn ich bin ein Revolutionär.«

    #Kenya #communistes #répression

  • La France reconstruit sa stratégie de défense en Afrique
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/02/09/la-france-reconstruit-sa-strategie-de-defense-en-afrique_6666025_3212.html

    Quatre ans après le départ des forces françaises déployées au Mali dans le cadre de l’opération « Barkhane » et une longue phase de recul de la présence militaire française en Afrique, la France ne cache plus sa nouvelle stratégie sur le continent. Dernier signe en date de ce redéploiement : la ratification à venir, dans le courant de février, d’un accord de défense avec le Kenya qui avait été annoncé, en juillet 2025, au détour de la publication de la revue nationale stratégique 2025, document de doctrine en matière de défense et de diplomatie.

    L’accord, signé le 27 novembre 2025, se veut l’incarnation d’un pivot, recherché de longue date par Paris, vers l’Afrique anglophone. Selon le document que Le Monde a pu consulter, il comprend classiquement de nombreux éléments juridiques sur le statut des militaires français sur le sol kényan : conditions d’entrée sur le territoire, exemptions fiscales, droit applicable… Il mentionne aussi l’organisation d’exercices conjoints et d’entraînements, ainsi que le partage d’informations.

    Seul enjeu explicitement mentionné : la sécurité maritime, dossier que la France tente d’investir depuis plusieurs années à l’échelle régionale. « Le Kenya a besoin de renforcer son dispositif pour lutter contre la piraterie et la contrebande, et l’offre de la France en matière de contre-terrorisme, de renseignement, d’entraînement des forces spéciales est très adaptée à la situation », précise Nathaniel Powell, spécialiste de l’Afrique au sein du cabinet de conseil britannique Oxford Analytica.

    Sur le plan militaire, côté français, le Kenya peut aussi être un point d’appui précieux pour intervenir dans l’océan Indien, jusqu’à Mayotte ou la Réunion – en complément de la dernière base d’importance de Paris sur le continent, à Djibouti, qui compte près de 1 500 soldats, des moyens aériens déployés en permanence et une emprise navale. C’est aussi une fenêtre sur la Somalie, où opère la milice djihadiste des Chabab, affiliée à Al-Qaida, et plus généralement sur la Corne de l’Afrique. « Le partage de renseignement humain peut être intéressant pour la France », avance l’expert.

    (...)

    #France #Afrique #Françafrique #Kenya

  • #Carbone_de_sang : comment un programme de #compensation des #émissions_de_carbone rapporte des millions grâce aux #terres autochtones du nord du #Kenya (2023)

    Depuis la création du premier parc national aux États-Unis il y a 150 ans, des “Aires protégées” ont été créées par les colonisateurs et les élites qui ont volé les terres des #peuples_autochtones et des communautés locales, au nom de la “#conservation”. Aujourd’hui, malgré les terribles violations des droits humains commises dans ces zones, et en l’absence de preuves solides attestant qu’elles contribuent à enrayer la perte de biodiversité, les grandes ONG de conservation (telles que #WWF et #WCS) continuent de présenter les Aires protégées comme la "solution" aux problèmes environnementaux bien réels auxquels nous sommes confrontés.

    Affublées d’une appellation en apparence innocente, “Solutions fondées sur la Nature”, les #Aires_protégées sont désormais proposées comme un moyen d’atténuer le #changement_climatique. On prétend que ces Aires peuvent “protéger” contre la #déforestation et d’autres activités qui libèrent du #carbone, et qu’elles pourraient donc être utilisées pour “compenser” les émissions de carbone produites ailleurs. En pratique, cela signifie que les Aires protégées peuvent être utilisées pour générer des "#crédits_carbone" que les pollueurs – qu’ils soient des entreprises, des gouvernements ou des particuliers – peuvent acheter sur les marchés pour “compenser” leurs émissions. En théorie, tout le monde est gagnant : plus il y a d’Aires protégées, plus le changement climatique est atténué. La biodiversité et le climat sont tous les deux sauvés !

    Mais la réalité est bien différente.

    "Ces personnes ont vendu notre air." Emanuel, peuple rendille, nord du Kenya

    La #compensation par les crédits carbone fait partie d’un nouveau courant de #marchandisation de la #nature. Ces projets fixent un prix à la nature, traitant les terres des communautés autochtones et locales comme un stock de carbone à échanger sur le marché afin que les pollueurs puissent continuer à polluer, que l’industrie de la conservation puisse mettre la main sur des milliards de dollars et que les spéculateurs puissent en tirer des profits. Les peuples autochtones et les communautés locales se retrouvent ainsi dépossédés et privés de leurs moyens de subsistance. Les mécanismes de compensation des #Solutions_fondées_sur_la_Nature sont du #colonialisme par le carbone et n’arrêteront pas la crise climatique.

    #Survival fait campagne pour mettre fin aux projets de compensation carbone dans les Aires protégées où les droits des peuples autochtones sont violés.

    La meilleure façon de protéger notre planète est de reconnaître et de respecter les #droits_territoriaux des peuples autochtones.

    https://www.survivalinternational.fr/campagnes/carbone-de-sang
    #éco-blanchissement #protection_de_la_nature #green-washing

  • BASTIONI DI ORIONE 16/10/2025 – A PARTIRE DALLA ENNESIMA RIVOLTA GIOVANILE SFOCIATA IN UNA GIUNTA MILITARE AD #antananarivo, QUANTE AFRICHE SI CONFRONTANO TRA DINOSAURI E GENERAZIONE Z ? SI PUÒ CONFERIRE ANCORA UNA VOLTA IL NOBEL PER LA PACE A UNA CRIMINALE GOLPISTA ? E POI QUAL È IL CONCETTO DI “CRIMINE DI GUERRA” ?
    https://radioblackout.org/podcast/bastioni-di-orione-16-10-2025-a-partire-dalla-ennesima-rivolta-giovan

    Abbiamo deciso di rivolgerci a Freddie del Curatolo che si trova a Dar es Salaam in occasione delle elezioni tanzaniane del 29 ottobre, per avere uno sguardo d’insieme tra le comunità africane, in particolare della costa orientale, per capire meglio da dove nasce e verso dove sfocia la rivolta della Generazione Z formato malgascio, ponendola […]

    #aes #capsat #ccm #genZ #junte #KAgame #Kenya #Madagascar #Odinga #Rajoelina #randrianirina #sahel #Tanzania

  • From Murang’a to the world: remembering #Joseph_Ngugi, champion of peer learning for community health
    https://redasadki.me/2025/08/01/joseph-ngugi

    “What keeps me going now is the excitement of the clients who receive the service and the sad faces of those clients who need the services and cannot get them.” Joseph Mbari Ngugi shared these words on May 30, 2023, capturing the profound empathy and dedication that defined his life’s work. This commitment to serving those most in need—and his deep awareness of those still unreached—characterized not only his career as a senior community health officer and public health specialist in #Kenya’s #Murang’a_County, but also his extraordinary five-year journey through #The_Geneva_Learning_Foundation’s most rigorous learning programmes. It was the morning of the first day of August, 2025. The message from his daughter was simple and devastating: “Hello this is #Wanjiru_Mbari_Ngugi’s Daughter. I am the (...)

    #Global_health #Leadership #global_health #Obituaries

  • From Murang’a to the world: remembering #Joseph_Ngugi, champion of peer learning for community health
    https://redasadki.me/2025/08/17/joseph-ngugi

    “What keeps me going now is the excitement of the clients who receive the service and the sad faces of those clients who need the services and cannot get them.” Joseph Mbari Ngugi shared these words on May 30, 2023, capturing the profound empathy and dedication that defined his life’s work. This commitment to serving those most in need—and his deep awareness of those still unreached—characterized not only his career as a senior community health officer and public health specialist in #Kenya’s #Murang’a_County, but also his extraordinary five-year journey through #The_Geneva_Learning_Foundation’s most rigorous learning programmes. It was the morning of the first day of August, 2025. The message from his daughter was simple and devastating: “Hello this is #Wanjiru_Mbari_Ngugi’s Daughter. I am the (...)

    #Global_health #Leadership #global_health #Obituaries

  • Le Kenya exempte la plupart des pays africains de visa
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/07/18/le-kenya-exempte-la-plupart-des-pays-africains-de-visa_6622075_3212.html

    Le Kenya exempte la plupart des pays africains de visa
    Depuis le 1er juillet, la majorité des ressortissants venus de pays d’Afrique n’ont plus besoin de visa pour de courts séjours sur le territoire kényan.
    Par Alba Dufaure (Nairobi, correspondance)
    Les parcs nationaux avec leur faune sauvage et les plages de sable blanc au bord de l’océan Indien : les paysages du Kenya sont désormais accessibles à la grande majorité des ressortissants africains sans autorisation préalable. « Venez nous rendre visite, nous sommes géniaux ! », leur a lancé le journaliste kényan Larry Madowo, correspondant international pour la chaîne américaine CNN, dans une vidéo partagée sur le réseau social X le 13 juillet. Sa publication a depuis dépassé les 10 000 partages.
    La mesure était jusque-là presque passée inaperçue. Elle est pourtant en vigueur depuis le 1er juillet. Les ressortissants de la grande majorité des pays africains peuvent donc désormais entrer au Kenya sans avoir besoin d’obtenir au préalable l’autorisation électronique de voyage (eTA), jusque-là obligatoire. Ils peuvent ensuite séjourner sur le territoire pour une durée de 60 ou 90 jours, selon les pays. Deux exceptions : la Somalie et la Libye, qui ne font pas partie de la liste des pays exemptés, pour « raisons de sécurité », selon une communication du cabinet datée de janvier.
    Le président William Ruto a répété à plusieurs reprises son intention de rendre le Kenya « visa free » (sans visa) pour le reste du continent, présentant son pays comme le « berceau de l’humanité », en référence aux découvertes paléontologiques majeures qui y ont été faites, notamment de fossiles de plusieurs espèces d’hominidés. En 2023, il affirmait déjà : « Le Kenya a un message simple pour l’humanité ; bienvenue à la maison ! »
    A cette fin, le pays a remplacé en janvier 2024 son système de visa par des autorisations électroniques de voyage (eTA). Coûtant 30 dollars, valables pour 90 jours et devant être approuvées avant le voyage, leur introduction a été très controversée. Alors que Nairobi se vantait d’avoir aboli les visas, les eTA ont vite été qualifiées de « visas sous un autre nom ».
    Certains ressortissants de pays africains qui bénéficiaient auparavant d’une exemption se sont ainsi retrouvés à devoir obtenir ces autorisations en ligne. Sur l’Indice d’ouverture des régimes de visa en Afrique – une initiative conjointe de la Banque africaine de développement et de l’Union africaine – le Kenya, classé à la 29e place en 2023 avec vingt et un pays exemptés, s’est ainsi retrouvé à la 46e place en 2024, avec seulement six pays exemptés de visa.
    La nouvelle mesure permet de rectifier le tir, la grande majorité des pays africains étant désormais officiellement exemptés. L’objectif est de « soutenir les politiques de ciel ouvert, de développer le tourisme, (…) de promouvoir l’intégration régionale et de faciliter les déplacements à travers le continent », affirme Nairobi.
    L’analyste politique Dismas Mokua voit dans cette initiative une démarche de diplomatie économique du Kenya afin de positionner le pays comme une destination attractive pour les investissements étrangers et promouvoir les échanges avec le reste du continent. En 2024, sur la totalité des arrivées dans le pays, 40 % venaient d’Afrique, un chiffre en hausse de presque 20 % par rapport à 2023, selon des données du ministère du tourisme. Parmi ces arrivées, 40 % déclaraient se rendre dans le pays pour affaires, premier motif de ces déplacements. Entre commerce et tourisme, le Kenya espère ainsi tirer des retombées économiques de cette nouvelle mesure.
    Le pari se fait aussi sur la croissance de la classe moyenne en Afrique, souligne Karuti Kanyinga, professeur en développement à l’université de Nairobi. « Cette classe moyenne africaine s’est beaucoup développée et continue de croître rapidement, mais elle est limitée dans ses déplacements par des restrictions de visa », explique le chercheur, qui voit également cette initiative comme un alignement sur la vision portée par l’Union africaine.
    A travers son protocole sur la libre circulation des personnes, l’organisation panafricaine prône la libre entrée pour les ressortissants de ses Etats membres dans les différents pays du continent. La réalisation de cet objectif paraît toutefois encore lointaine : sur le continent, hormis le Kenya, seuls le Rwanda, le Ghana, la Gambie, le Bénin et les Seychelles sont aujourd’hui accessibles aux ressortissants africains sans visa. « Le Kenya ouvre ses frontières aux Africains, mais la réciprocité se fait attendre », soulignait ainsi le 18 juillet l’hebdomadaire régional The East African.

    #Covid-19#migration#migrant#kenya#afrique#librecirculation#visa#UA#frontiere#tourisme

  • Déclaration de solidarité avec le soulèvement au Kenya

    Nous, la Marche mondiale des femmes, déclarons notre solidarité indéfectible avec le soulèvement féministe et populaire qui secoue actuellement le Kenya.

    Nous sommes aux côtés des femmes et des jeunes qui, de Nairobi à Kisumu, de Mombasa à d’innombrables villes et quartiers, sont descendues dans la rue avec courage. Ce qui a commencé comme une protestation contre le projet de loi financière oppressive de 2024 s’est transformé en un mouvement historique, une rébellion massive qui réclame justice, dignité et liberté.

    Nous ne considérons pas ce soulèvement comme un événement isolé, mais comme faisant partie d’une résistance féministe mondiale contre les systèmes capitalistes, patriarcaux et autoritaires. La violence déployée par l’État kenyan – balles en caoutchouc, balles réelles, gaz lacrymogènes, désinformation et violences sexuelles ciblées – ne nous est pas inconnue. Nous dénonçons ces tactiques comme des instruments destinés à écraser la résistance et à punir celles et ceux qui osent imaginer et exiger un avenir différent.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/07/16/declaration-de-solidarite-avec-le-soulevement-

    #feminisme #kenya

  • Féminicides au Kenya : une violence croissante, un silence politique

    En 2024, 170 femmes ont été tuées au Kenya, révélant une vague croissante de féminicides. Les chiffres sont en forte hausse. Bien qu’une mobilisation citoyenne inédite suscite une prise de conscience, les meurtres continuent. Malgré les déclarations officielles des autorités, les militantes dénoncent le manque d’engagement politique et les lenteurs judiciaires.

    https://www.visionscarto.net/les-feminicides-au-kenya

    #feminisme #kenya #feminicide

  • Féminicides au Kenya : une violence croissante, un silence politique

    sur Visionscarto
    https://www.visionscarto.net/les-feminicides-au-kenya

    par Manon Mendret
    Journaliste indépendante basée à Nairobi,

    spécialisée sur les questions sociétales et culturelles.

    En 2024, 170 femmes ont été tuées au Kenya, révélant une vague croissante de féminicides. Les chiffres sont en forte hausse. Bien qu’une mobilisation citoyenne inédite suscite une prise de conscience, les meurtres continuent. Malgré les déclarations officielles des autorités, les militantes dénoncent le manque d’engagement politique et les lenteurs judiciaires.

    #féminicide #violences_sexistes #sexisme #Kenya #droits_des_femmes #droits_humains

  • Les #parcs africains ou l’histoire d’un #colonialisme_vert

    Derrière le mythe d’une Afrique #sauvage et fascinante se cache une histoire méconnue : celle de la mise sous cloche de la #nature au mépris des populations, orchestrée par des experts occidentaux. L’historien #Guillaume_Blanc raconte.

    Vous avez longuement enquêté sur les politiques de #protection_de_la_nature mises en place en #Afrique depuis la fin du XIXe siècle. Comment, dans l’esprit des experts occidentaux de la conservation de la nature, a germé cette idée que le continent africain constituait le dernier éden sauvage de la planète, qu’il s’agissait de préserver à tout prix ?

    Guillaume Blanc1 Mon enquête historique s’appuie en effet sur plus de 130 000 pages de documents issus de 8 fonds d’archives répartis entre l’Europe et l’Afrique. Pour comprendre ce mythe de la nature sauvage, il faut se mettre à la place des #botanistes et des #forestiers qui partent tenter l’aventure dans les #colonies à la fin du XIXe siècle, et laissent derrière eux une Europe radicalement transformée par l’industrialisation et l’urbanisation. En arrivant en Afrique, ils sont persuadés d’y retrouver la nature qu’ils ont perdue chez eux.

    Cette vision est en outre soutenue par un ensemble d’œuvres relayées par la grande presse. C’est par exemple #Winston_Churchill qui, en 1907, publie Mon voyage en Afrique, dans lequel il décrit le continent africain comme un « vaste jardin naturel » malheureusement peuplé d’« êtres malhabiles ». Dans les années 1930, c’est ensuite #Ernest_Hemingway qui évoque, dans Les Neiges du Kilimandjaro, un continent où les #big_five – ces mammifères emblématiques de l’Afrique que sont le #lion, le #léopard, l’#éléphant, le #rhinocéros noir et le #buffle – régneraient en maîtres. Depuis, le #mythe de cette Afrique édénique a perduré à travers les reportages du #National_Geographic et de la BBC ou, plus récemment, avec la sortie du célèbre film d’animation #Le_Roi_Lion.

    Qui sont les principaux acteurs des politiques de protection de la nature en Afrique, depuis les premières réserves de faune sauvage jusqu’à la création des parcs nationaux ?
    G. B. En Afrique, la création des #réserves_de_chasse à la fin du XIXe siècle par les colonisateurs européens vise surtout à protéger le commerce des troupeaux d’éléphants, déjà largement décimés par la #chasse. À partir des années 1940, ces #réserves deviennent ensuite des espaces dédiés presque exclusivement à la contemplation de la #faune_sauvage – une évolution qui témoigne d’une prise de conscience de l’opinion publique, qui considère comme immoral le massacre de la grande #faune.

    Les principaux acteurs de cette transformation sont des écologues administrateurs, à l’image de #Julian_Huxley, le tout premier directeur de l’#Unesco, nommé en 1946. On peut également citer #Edgar_Worthington, qui fut directeur scientifique adjoint du #Nature_Conservancy (une orga­ni­sa­tion gouvernementale britannique), ou l’ornithologue #Edward_Max_Nicholson, l’un des fondateurs du #World_Wildlife_Fund, le fameux #WWF. À partir des années 1950, ces scientifiques issus de l’administration impériale britannique vont s’efforcer de mettre la #science au service du gouvernement, de la nature et des hommes.

    À l’époque coloniale, la nature africaine semble toutefois moins menacée qu’elle ne l’est aujourd’hui. N’y a-t-il pas comme une forme de contradiction de la part des experts de la conservation à vouloir présenter ce continent comme le dernier éden sauvage sur Terre et, dans le même temps, à alerter sur le risque d’extinction de certaines espèces ?
    G. B. Si on prend l’exemple des éléphants, ce sont tout de même 65 000 animaux qui sont abattus chaque année à la fin du XIXe siècle en Afrique de l’Est pour alimenter le commerce de l’#ivoire. À cette époque, les administrateurs coloniaux sont pourtant incapables de réaliser que le massacre auquel ils assistent relève de leur propre responsabilité. Car, tout autour des espaces de protection qu’ils mettent en place pour protéger la nature, la destruction des #ressources_naturelles se poursuit – ce sont les #plantations de #cacao en #Côte_d’Ivoire qui empiètent toujours plus sur la #forêt_tropicale, ou le développement à grande échelle de la culture du #café en #Tanzanie et au #Kenya.

    À mesure que ce #capitalisme_extractiviste s’intensifie, la protection de la faune et de la flore se renforce via la multiplication des #zones_protégées. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, ceux qui entendent préserver la nature en établissant des réserves de chasse, puis des parcs nationaux, sont aussi ceux qui la détruisent en dehors de ces espaces de protection.

    Une initiative baptisée « #Projet_spécial_africain » illustre bien cette vision de la nature africaine. En quoi consiste cette grande #mission_écologique, largement promue par les experts internationaux de la conservation ?
    G. B. Le Projet spécial africain est lancé à Varsovie en 1960 par l’#Union_internationale_pour_la_conservation_de_la_nature (#UICN), sous l’égide des Nations unies. En septembre 1961, une grande conférence internationale est organisée à Arusha, en Tanzanie, afin de promouvoir les programmes de conservation auprès des dirigeants africains arrivés au pouvoir après les indépendances. Elle réunit une centaine d’experts occidentaux ainsi qu’une trentaine de dirigeants africains.

    D’un commun accord, ces derniers déclarent vouloir poursuivre les efforts accomplis par les colons européens dans les parcs nationaux africains qui ont vu le jour depuis la fin des années 1920. Pour, je cite, « aider les gouvernements africains à s’aider eux-mêmes », des experts internationaux sont alors envoyés en Afrique. Le Projet spécial africain, qui se poursuivra jusqu’à la fin des années 1970, prend donc la forme d’une alliance entre les dirigeants africains et les experts internationaux.

    Dans le livre que vous avez publié il y a peu, La Nature des hommes, vous rappelez que les institutions internationales ont fortement incité les pays africains à exclure leurs populations des territoires de ce qui allait devenir les parcs nationaux…
    G. B. Parmi les institutions impliquées, il y a, d’un côté, les agences des Nations unies comme l’Unesco et la FAO, mais aussi des organisations non gouvernementales comme l’UICN, le WWF ou la Fauna & Flora International (FFI). Ces deux grandes catégories d’institutions ont tout d’abord servi de machine à reconvertir les administrateurs coloniaux en experts internationaux de la conservation. Ce sont elles qui vont ensuite imposer les mesures conservationnistes à l’intérieur des parcs.

    La FAO va, par exemple, conditionner son aide au Kenya, à l’Éthiopie ou à la Tanzanie pour l’achat de matériel agricole à l’acceptation des règles édictées par l’Unesco – à savoir que soient expulsées les populations qui vivent dans les parcs pour préserver les grands mammifères. C’est donc un véritable système international qui se met en place, dans lequel les agences des Nations unies vont avoir recours à des experts qu’elles vont mandater auprès de l’UICN, du WWF ou de la #FFI.

    Dans les années qui suivent la #décolonisation, les dirigeants africains participent eux aussi à cette #mythification d’un continent foisonnant de vie, car préservé des activités humaines. Quelle est leur part de responsabilité dans la construction de cet #imaginaire ?
    G. B. S’ils n’ont pas choisi ce cadre culturel imposé par les experts internationaux de la conservation, selon lequel l’Afrique serait le dernier refuge mondial de la faune sauvage, ils savent en revanche le mettre au service de leurs propres intérêts. Au #Congo, rebaptisé Zaïre en 1971 par le président Mobutu, ce dernier explique lors d’une conférence de l’UICN qui se tient à Kinshasa que son pays a créé bien plus de parcs que le colonisateur belge qui l’a précédé.

    En 1970, soit près de 10 ans après son indépendance, la Tanzanie a de son côté quadruplé son budget dédié aux parcs nationaux, sous l’impulsion de son Premier ministre #Julius_Nyerere, bien conscient que le parc national représente une véritable #opportunité_économique. Si Julius Nyerere n’envisage pas de « passer (s)es vacances à regarder des crocodiles barboter dans l’eau », comme il l’explique lui-même dans la presse tanzanienne, il assure que les Occidentaux sont prêts à dépenser des millions de dollars pour observer la faune exceptionnelle de son pays. Julius Nyerere entend alors faire de la nature la plus grande ressource économique de la Tanzanie.

    Certains responsables politiques africains mettent aussi à profit le statut de parc national pour contrôler une partie de leur population…
    G. B. Pour une nation comme l’Éthiopie d’#Hailé_Sélassié, la mise en parc de la nature donne la #légitimité et les moyens financiers pour aller planter le drapeau national dans des territoires qui échappent à son contrôle. Lorsque l’UICN et le WWF suggèrent à l’empereur d’Éthiopie de mettre en parc différentes régions de son pays, il choisit ainsi le #Simien, dans le Nord, une zone de maquis contestant le pouvoir central d’Addis-Abeba, l’#Awash, dans l’Est, qui regroupe des semi-nomades vivant avec leurs propres organisations politiques, et la #vallée_de_l’Omo, dans le Sud, où des populations circulent librement entre l’Éthiopie et le Kenya sans reconnaître les frontières nationales.

    En Afrique, la mise sous protection de la nature sauvage se traduit souvent par l’#expulsion des peuples qui vivent dans les zones visées. Quelles sont les conséquences pour ces hommes et ces femmes ?
    G. B. Ce #déplacement_forcé s’apparente à un véritable tremblement de terre, pour reprendre l’expression du sociologue américain Michael Cernes, qui a suivi les projets de #déplacement_de_populations menés par les Nations unies. Pour les personnes concernées, c’est la double peine, puisqu’en étant expulsées, elles sont directement impactées par la création des parcs nationaux, sans en tirer ensuite le moindre bénéfice. Une fois réinstallées, elles perdent en effet leurs réseaux d’entraide pour l’alimentation et les échanges socio-économiques.

    Sur le plan environnemental, c’est aussi une catastrophe pour le territoire d’accueil de ces expulsés. Car, là où la terre était en mesure de supporter une certaine densité de bétail et un certain niveau d’extraction des ressources naturelles, la #surpopulation et la #surexploitation de l’#environnement dont parlent les experts de la conservation deviennent réalité. Dans une étude publiée en 20012, deux chercheurs américain et mozambicain ont tenté d’évaluer le nombre de ces expulsés pour l’ensemble des parcs nationaux d’Afrique. En tenant compte des lacunes statistiques des archives historiques à ce sujet, les chercheurs ont estimé qu’entre 1 et 14 millions de personnes avaient été contraintes de quitter ces espaces de conservation au cours du XXe siècle.

    Depuis la fin des années 1990, les politiques globales de la #conservation_de_la_nature s’efforcent d’associer les populations qui vivent dans ou à côté des #aires_protégées. Comment se matérialise cette nouvelle philosophie de la conservation pour les populations ?
    G. B. Cette nouvelle doctrine se traduit de différentes manières. Si l’on prend l’exemple de l’#Ouganda, la population va désormais pouvoir bénéficier des revenus du #tourisme lié aux parcs nationaux. Mais ceux qui tirent réellement profit de cette ouverture des politiques globales de conservation sont souvent des citadins qui acceptent de devenir entrepreneurs ou guides touristiques. Les habitants des parcs n’ont pour leur part aucun droit de regard sur la gestion de ces espaces protégés et continuent de s’y opposer, parfois avec virulence.

    En associant les populations qui vivent dans ou à proximité des parcs à la gestion de la grande faune qu’ils abritent, la conservation communautaire les incite à attribuer une valeur monétaire à ces animaux. C’est ce qui s’est produit en #Namibie. Plus un mammifère est prisé des touristes, comme l’éléphant ou le lion, plus sa valeur pécuniaire augmente et, avec elle, le niveau de protection que lui accorde la population. Mais quid d’une pandémie comme le Covid-19, provoquant l’arrêt de toute activité touristique pendant deux ans ? Eh bien, la faune n’est plus protégée, puisqu’elle n’a plus aucune valeur. Parce qu’il nie la singularité des sociétés auxquelles il prétend vouloir s’adapter, le modèle de la #conservation_communautaire, qui prétend associer les #populations_locales, se révèle donc souvent inefficace.

    Des mesures destinées à exclure les humains des espaces naturels protégés continuent-elles d’être prises par certains gouvernements africains ?
    G. B. De telles décisions restent malheureusement d’actualité. Les travaux de l’association Survival International l’ont très bien documenté au #Cameroun, en #République_démocratique_du_Congo ou en Tanzanie. En Éthiopie, dans le #parc_du_Simien, où je me suis rendu à plusieurs reprises, les dernières #expulsions datent de 2016. Cette année-là, plus de 2 500 villageois ont été expulsés de force à 35 km du parc. Dans les années 2010, le géographe américain Roderick Neumann a pour sa part recensé jusqu’à 800 #meurtres liés à la politique de « #shoot_on_sight (tir à vue) » appliquée dans plusieurs parcs nationaux d’Afrique de l’Est. Selon cette doctrine, toute personne qui se trouve à l’intérieur du parc est soupçonnée de #braconnage et peut donc être abattue par les éco-gardes. Dans des pays où le braconnage n’est pourtant pas passible de peine de mort, de simples chasseurs de petit gibier sont ainsi exécutés sans sommation.

    En Europe, les règles de fonctionnement des parcs nationaux diffèrent de celles qui s’appliquent aux espaces de protection africains. Si on prend l’exemple du parc national des Cévennes, l’agriculture traditionnelle et le pastoralisme n’y sont pas prohibés, mais valorisés en tant qu’éléments de la culture locale. Comment expliquer ce « deux poids, deux mesures » dans la façon d’appréhender les espaces de protection de la nature en Europe et en Afrique ?
    G. B. Le parc national des Cévennes, créé en 1970, abrite plus de 70 % du site des Causses et Cévennes, inscrit sur la liste du Patrimoine mondial depuis 2011. Or la valeur universelle exceptionnelle qui conditionne un tel classement est, selon l’Unesco, « l’agropastoralisme, une tradition qui a façonné le paysage cévenol ». C’est d’ailleurs à l’appui de cet argumentaire que l’État français alloue des subventions au parc pour que la transhumance des bergers s’effectue à pied et non pas en camions, ou bien encore qu’il finance la rénovation des toitures et des murs de bergeries à partir de matériaux dits « traditionnels ».

    En revanche, dans le parc éthiopien du Simien, la valeur universelle exceptionnelle qui a justifié le classement de ce territoire par l’Unesco est « ses #paysages spectaculaires ». Mais si les #montagnes du Simien ont été classées « en péril3 » et les populations qui y vivaient ont été expulsées, c’est, selon les archives de cette même organisation internationale, parce que « l’#agropastoralisme menace la valeur du bien ».

    À travers ces deux exemples, on comprend que l’appréciation des rapports homme-nature n’est pas univoque en matière de conservation : il y a une lecture selon laquelle, en Europe, l’homme façonne la nature, et une lecture selon laquelle, en Afrique, il la dégrade. En vertu de ce dualisme, les activités agropastorales relèvent ainsi d’une #tradition à protéger en Europe, et d’une pratique destructrice à éliminer en Afrique.

    https://lejournal.cnrs.fr/articles/parcs-Afrique-colonialisme-histoire-nature-faune
    #colonialisme #animaux #ingénierie_démographique

    • La nature des hommes. Une mission écologique pour « sauver » l’Afrique

      Pendant la colonisation, pour sauver en Afrique la nature déjà disparue en Europe, les colons créent des parcs en expulsant brutalement ceux qui cultivent la terre. Et au lendemain des indépendances, avec l’Unesco ou le WWF, les dirigeants africains « protègent » la même nature, une nature que le monde entier veut vierge, sauvage, sans hommes.
      Les suites de cette histoire sont connues : des millions de paysans africains expulsés et violentés, aujourd’hui encore. Mais comment a-t-elle pu advenir ? Qui a bien pu organiser cette continuité entre le temps des colonies et le temps des indépendances ? Guillaume Blanc répond à ces questions en plongeant le lecteur au cœur d’une étrange mission écologique mondiale, lancée en 1961 : le « Projet spécial africain ».
      L’auteur raconte l’histoire de ce Projet, mais, plutôt que de suivre un seul fil narratif, il redonne vie à quatre mondes, que l’on découvre l’un après l’autre : le monde des experts-gentlemen qui pensent l’Afrique comme le dernier refuge naturel du monde ; celui des colons d’Afrique de l’Est qui se reconvertissent en experts internationaux ; celui des dirigeants africains qui entendent contrôler leurs peuples tout en satisfaisant les exigences de leurs partenaires occidentaux ; celui, enfin, de paysans auxquels il est demandé de s’adapter ou de disparaître. Ces hommes ne parlent pas de la même nature, mais, pas à pas, leurs mondes se rapprochent, et ils se rencontrent, pour de bon. Ici naît la violence. Car c’est la nature des hommes que d’échanger, pour le meilleur et pour le pire.

      https://www.editionsladecouverte.fr/la_nature_des_hommes-9782348081750
      #livre

  • Kenya : accusées d’escroquerie, 32 agences chargées d’envoyer des travailleurs à l’étranger ont été radiées
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/05/14/kenya-accusees-d-escroquerie-32-agences-chargees-d-envoyer-des-travailleurs-

    Kenya : accusées d’escroquerie, 32 agences chargées d’envoyer des travailleurs à l’étranger ont été radiées
    Par Arthur Frayer-Laleix (Nairobi, correspondance)
    Gulfway Recruitment Company, Royal Capital Placement, Geoverah Agency… Tels sont les noms de quelques-unes des 32 agences de placement de travailleurs à l’étranger qui viennent d’être interdites par les autorités au Kenya. Elles opéraient dans le cadre d’un vaste programme gouvernemental, « KaziMajuu », créé en 2023 pour aider la jeunesse à trouver du travail hors des frontières. Le terme, contraction de kiswahili et d’argot de Nairobi, signifie littéralement « travail à l’étranger ».
    L’annonce de la radiation des 32 sociétés a été faite mardi 6 mai par Alfred Mutua, le ministre du travail, alors qu’il était auditionné par une commission sénatoriale au sujet d’une vaste escroquerie à l’emploi de centaines de jeunes aspirant au départ. A la recherche d’un travail, ces derniers ont versé aux agences de placement l’équivalent de plusieurs centaines d’euros sans jamais recevoir de contrepartie.
    Plusieurs victimes venues témoigner devant les sénateurs de la commission ont livré les détails de l’arnaque. John Mwangi, employé sur des chantiers, et Calvin Nyamweya, un ouvrier à qui il avait été promis un travail au Qatar, ont raconté qu’après avoir passé plusieurs entretiens fructueux, des agents leur ont demandé 15 000 shillings kényans (103 euros) pour des examens médicaux.
    Godfrey Githae, un candidat à qui il a été proposé un poste de charpentier en Irak, a expliqué aux parlementaires s’être rendu à une convocation quelques jours après un entretien d’embauche réussi. Sur place, il signe un courrier d’offre d’emploi… mais n’en reçoit aucune copie. Surtout, on lui demande de l’argent. « On m’a demandé de payer un total de 55 000 shillings : 15 000 destinés aux frais médicaux et que j’ai dû emprunter à ma femme, et encore 40 000 censés servir, entre autres, au visa et à l’attestation. J’ai emprunté cette somme-là à une tante par alliance. » D’autres postulants, comme Frederick Keene, ont raconté avoir payé en argent liquide sans être recontactés ensuite.
    « Il s’agissait d’un programme gouvernemental. Pourquoi a-t-on demandé aux Kényans de payer de tels frais ? », a questionné la sénatrice Gloria Orwoba, membre de la commission parlementaire – à qui certains, comme le ministre du travail, ont reproché de ne pas être neutre et d’avoir des intérêts dans le dossier.
    « Ces agences existent depuis une vingtaine d’années au Kenya, mais leur nombre et leur visibilité ont augmenté sous la présidence de William Ruto, notamment parce qu’il a fait beaucoup de promesses à la jeunesse en matière de travail, estime Dauti Kahura, journaliste politique indépendant. Les autorités ne font pas le travail de vérification et d’enquête pour savoir si ces agences sont sérieuses ou non. » Même constat chez l’analyste politique Njahira Gitahi : « Une majorité de ces agences sont apparues ces deux dernières années avec l’administration Ruto. Leurs créateurs y ont vu un moyen de se faire de l’argent, surtout ceux qui étaient proches du gouvernement. »
    Durant sa campagne électorale victorieuse de 2022, William Ruto n’avait cessé de se présenter en candidat des « petites gens » face aux élites, développant un discours tourné vers les jeunes sans emploi, notamment les « hustlers », ces travailleurs de l’économie informelle. Il avait avancé le chiffre de 5 000 Kényans partant à l’étranger chaque semaine. « M. Ruto est le premier président à pousser officiellement les Kényans à trouver du travail ailleurs. Des programmes de formation spécifique ont même été mis en place par le gouvernement », explique Njahira Gitahi. Récemment, dans la ville de Mombasa, un intérieur de demeure saoudienne a été reproduit à l’identique pour que les aspirantes femmes de ménage puissent s’y entraîner avant leur départ pour Riyad. Sur place, celles-ci se retrouvent souvent exploitées dans des conditions « épouvantables », comme l’a décrit Amnesty International dans un récent rapport.
    En novembre 2024, le ministre Alfred Mutua a promis d’envoyer « un million de Kényans travailler à l’étranger chaque année », notamment en Jordanie, en Australie, en Arabie saoudite, au Qatar et en Allemagne. Parmi les emplois proposés, des postes de chauffeur, de personnel de maison et de nettoyeur de voiture. « Ce chiffre d’un million est totalement fantaisiste. Il n’y a pas un million de jobs qui attendent les Kényans à l’étranger. Le gouvernement veut montrer qu’il essaie de faire quelque chose sur la question du chômage et pense qu’en avançant un chiffre aussi énorme, cela lui donnera de la crédibilité », juge Dauti Kahura.
    En septembre 2024, une vingtaine d’agences de recrutement avaient déjà été radiées par la National Employment Authority (NEA), l’institution publique délivrant les autorisations d’exercer. L’information avait été donnée par Edith Okoki, sa directrice générale, alors qu’elle était auditionnée par la commission des affaires de la diaspora et des travailleurs migrants de l’Assemblée nationale. Evoquant la multiplication soudaine du nombre d’agences, elle avait expliqué que « les deux dernières écoulées n’avaient pas été faciles » : « Certaines des personnes avec lesquelles nous avions des problèmes avaient accès à des personnalités importantes. D’autres, une fois radiées, tentaient de revenir sous d’autres noms (…) Il était difficile de réglementer certaines de ces agences de recrutement parce que certains de leurs propriétaires avaient des relations élevées dans les hautes administrations. »

    #Covid-19#migrant#migration#kenya#politiquemigratoire#emigration#sante#economie#travailleurmigrant

  • Kenya : accusées d’escroquerie, 32 agences chargées d’envoyer des travailleurs à l’étranger ont été radiées
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/05/14/kenya-accusees-d-escroquerie-32-agences-chargees-d-envoyer-des-travailleurs-

    Kenya : accusées d’escroquerie, 32 agences chargées d’envoyer des travailleurs à l’étranger ont été radiées
    Par Arthur Frayer-Laleix (Nairobi, correspondance)
    Gulfway Recruitment Company, Royal Capital Placement, Geoverah Agency… Tels sont les noms de quelques-unes des 32 agences de placement de travailleurs à l’étranger qui viennent d’être interdites par les autorités au Kenya. Elles opéraient dans le cadre d’un vaste programme gouvernemental, « KaziMajuu », créé en 2023 pour aider la jeunesse à trouver du travail hors des frontières. Le terme, contraction de kiswahili et d’argot de Nairobi, signifie littéralement « travail à l’étranger ».
    L’annonce de la radiation des 32 sociétés a été faite mardi 6 mai par Alfred Mutua, le ministre du travail, alors qu’il était auditionné par une commission sénatoriale au sujet d’une vaste escroquerie à l’emploi de centaines de jeunes aspirant au départ. A la recherche d’un travail, ces derniers ont versé aux agences de placement l’équivalent de plusieurs centaines d’euros sans jamais recevoir de contrepartie.
    Plusieurs victimes venues témoigner devant les sénateurs de la commission ont livré les détails de l’arnaque. John Mwangi, employé sur des chantiers, et Calvin Nyamweya, un ouvrier à qui il avait été promis un travail au Qatar, ont raconté qu’après avoir passé plusieurs entretiens fructueux, des agents leur ont demandé 15 000 shillings kényans (103 euros) pour des examens médicaux.
    Godfrey Githae, un candidat à qui il a été proposé un poste de charpentier en Irak, a expliqué aux parlementaires s’être rendu à une convocation quelques jours après un entretien d’embauche réussi. Sur place, il signe un courrier d’offre d’emploi… mais n’en reçoit aucune copie. Surtout, on lui demande de l’argent. « On m’a demandé de payer un total de 55 000 shillings : 15 000 destinés aux frais médicaux et que j’ai dû emprunter à ma femme, et encore 40 000 censés servir, entre autres, au visa et à l’attestation. J’ai emprunté cette somme-là à une tante par alliance. » D’autres postulants, comme Frederick Keene, ont raconté avoir payé en argent liquide sans être recontactés ensuite.
    « Il s’agissait d’un programme gouvernemental. Pourquoi a-t-on demandé aux Kényans de payer de tels frais ? », a questionné la sénatrice Gloria Orwoba, membre de la commission parlementaire – à qui certains, comme le ministre du travail, ont reproché de ne pas être neutre et d’avoir des intérêts dans le dossier.
    « Ces agences existent depuis une vingtaine d’années au Kenya, mais leur nombre et leur visibilité ont augmenté sous la présidence de William Ruto, notamment parce qu’il a fait beaucoup de promesses à la jeunesse en matière de travail, estime Dauti Kahura, journaliste politique indépendant. Les autorités ne font pas le travail de vérification et d’enquête pour savoir si ces agences sont sérieuses ou non. » Même constat chez l’analyste politique Njahira Gitahi : « Une majorité de ces agences sont apparues ces deux dernières années avec l’administration Ruto. Leurs créateurs y ont vu un moyen de se faire de l’argent, surtout ceux qui étaient proches du gouvernement. »
    Durant sa campagne électorale victorieuse de 2022, William Ruto n’avait cessé de se présenter en candidat des « petites gens » face aux élites, développant un discours tourné vers les jeunes sans emploi, notamment les « hustlers », ces travailleurs de l’économie informelle. Il avait avancé le chiffre de 5 000 Kényans partant à l’étranger chaque semaine. « M. Ruto est le premier président à pousser officiellement les Kényans à trouver du travail ailleurs. Des programmes de formation spécifique ont même été mis en place par le gouvernement », explique Njahira Gitahi. Récemment, dans la ville de Mombasa, un intérieur de demeure saoudienne a été reproduit à l’identique pour que les aspirantes femmes de ménage puissent s’y entraîner avant leur départ pour Riyad. Sur place, celles-ci se retrouvent souvent exploitées dans des conditions « épouvantables », comme l’a décrit Amnesty International dans un récent rapport.
    En novembre 2024, le ministre Alfred Mutua a promis d’envoyer « un million de Kényans travailler à l’étranger chaque année », notamment en Jordanie, en Australie, en Arabie saoudite, au Qatar et en Allemagne. Parmi les emplois proposés, des postes de chauffeur, de personnel de maison et de nettoyeur de voiture. « Ce chiffre d’un million est totalement fantaisiste. Il n’y a pas un million de jobs qui attendent les Kényans à l’étranger. Le gouvernement veut montrer qu’il essaie de faire quelque chose sur la question du chômage et pense qu’en avançant un chiffre aussi énorme, cela lui donnera de la crédibilité », juge Dauti Kahura.
    En septembre 2024, une vingtaine d’agences de recrutement avaient déjà été radiées par la National Employment Authority (NEA), l’institution publique délivrant les autorisations d’exercer. L’information avait été donnée par Edith Okoki, sa directrice générale, alors qu’elle était auditionnée par la commission des affaires de la diaspora et des travailleurs migrants de l’Assemblée nationale. Evoquant la multiplication soudaine du nombre d’agences, elle avait expliqué que « les deux dernières écoulées n’avaient pas été faciles » : « Certaines des personnes avec lesquelles nous avions des problèmes avaient accès à des personnalités importantes. D’autres, une fois radiées, tentaient de revenir sous d’autres noms (…) Il était difficile de réglementer certaines de ces agences de recrutement parce que certains de leurs propriétaires avaient des relations élevées dans les hautes administrations. »

    #Covid-19#migrant#migration#kenya#politiquemigratoire#emigration#sante#economie#travailleurmigrant

  • Le clan Talai, les faiseurs de président désillusionnés du Kenya
    https://www.visionscarto.net/talai-faiseurs-de-president

    Depuis l’indépendance du Kenya en 1963, un clan influence indirectement la vie politique du pays. Leurs anciens, réputés pour leurs pouvoirs magiques, ont vu défiler devant eux tous les présidents kényans qui souhaitaient leur bénédiction. Mais leur poids politique cache surtout une instrumentalisation des plus puissants, en quête de légitimité traditionnelle. Par Manon Mendret Journaliste indépendante basée à Nairobi, spécialisée sur les questions sociétales et culturelles, (…) Billets

    #Billets_