• COVID-19 has closed schools at Dadaab, a complex of refugee camps in Kenya that is home to more than 200,000 refugees and asylum seekers. Undaunted, dedicated English teacher Anima gave her lessons over the airwaves.
    https://www.unhcr.org/news/stories/2020/4/5e79e2410/live-blog-refugees-covid-19-crisis.html
    Amina, a teacher in Kenya’s #Dadaab refugee camps, is giving a live English lesson to refugee and host community students at a local radio station. Radio education programmes are an alternative platform for +100,000 children there, as schools remain closed due to #COVID19. #GCR
    #Covid-19#Migration#Migrant#Kenya#Réfugiés

  • A pied, en vélo, des centaines de Malgaches fuient la capitale Antananarivo depuis plusieurs jours pour se réfugier à la campagne
    Sur la route nationale 7, un barrage a été mis en place et la température des Malgaches est contrôlée, indiquent les autorités sanitaires.
    Mêmes scènes de fuite au Kenya où le couvre-feu a été imposé la nuit. Les Kényans prennent d’assaut les minibus collectifs, pour s’éloigner des grandes villes », rapporte-t-on chez RFI ce samedi 28 mars. De Madagascar au Kenya, la même urgence de quitter la ville pour trouver refuge en zone rurale et fuir les clusters urbains les plus contaminés.
    En Côte d’Ivoire, le Grand Abidjan est isolé du reste du pays depuis le dimanche 29 mars. Alors, partir ou rester ? Certains ont réussi à payer le billet d’autocar qui les conduira à Bouaké, auprès de leur famille. Mais ils ne quittent pas la ville sans angoisse : en l’absence de ressources, comment feront-ils vivre leurs familles ? Ainsi, d’autres ont choisi de rester à Abidjan, et de continuer à travailler afin d’envoyer un peu d’argent à leurs proches.
    #Covid-19#Migration#Migrant#Madagascar#Kenya#Côted'Ivoire#Exodeurbain

  • L’UE veut multiplier les « #partenariats » avec les pays africains

    L’UE cherche à placer une série de « partenariats » de diverses thématiques politiques au cœur de sa #stratégie_UE-Afrique, qui sera officiellement lancée début mars, selon un document confidentiel.

    22 commissaires européens sur 27 doivent se retrouver jeudi à Addis Abeba en Ethiopie, pour le sommet de l’Union africaine. Le continent, dont la présidente de la commission a fait une priorité, doit faire l’objet d’une stratégie ad hoc. Dans une première version qu’Euractiv a pu consulter, la Commission assure qu’il faut « changer de discours et regarder l’Afrique sous l’angle de son devenir : la terre de la plus jeune population mondiale, la plus grande région commerciale depuis la création de l’OMC, un appétit pour l’intégration régionale, l’autonomisation des femmes, et tout ça créant d’immenses #opportunités_économiques. »

    L’ébauche de stratégie énonce aussi les domaines que l’UE couvrirait. Elle souhaite ainsi créer des partenariats pour la #croissance_durable et l’#emploi, pour une #transition_écologique, pour une #transformation_numérique, pour la #paix, la #sécurité, la #gouvernance et la #résilience, mais aussi pour la #migration et la #mobilité et enfin, le #multilatéralisme.

    L’accent mis sur les « partenariats » plutôt que sur le « #développement » y est clair. Il avait aussi marqué les premiers mois de la Commission #Von_der_Leyen.

    Le document de la Commission contient peu de substance sur les politiques mais montre la direction de la politique EU-Afrique dans l’un des documents clés donnant les orientations de la Commission « géopolitique » d’#Ursula_von_der_Leyen. Il devrait être dévoilé par l’exécutif le 4 mars sous la forme d’une communication, mais il est peu probable qu’il devienne une politique officielle avant le sommet UE/Union africaine en octobre à Bruxelles.

    Le processus d’ébauche de la #stratégie a débuté avec une réunion des ministres européens du Développement le 13 février dernier. Ces derniers doivent maintenant adopter des conclusions lors d’un Conseil Affaires étrangères en avril ou mai, puis lors du sommet européen des 18 et 19 juin.

    La #politique_africaine est aussi portée par le gouvernement finlandais, qui détient la présidence tournante de l’UE jusqu’en juillet.

    « La #Finlande prépare aussi sa propre stratégie pour l’Afrique. Les deux stratégies visent à renforcer un #partenariat_stratégique entre égaux entre l’UE et l’Afrique, et à stimuler leurs relations commerciales et politiques », commente la ministre finlandaise du Développement, Ville Skinnari.

    La stratégie se concentrera probablement sur les manières d’accroître les #opportunités_commerciales et l’#investissement entre les deux continents. Elle promet aussi davantage de soutien de l’UE pour l’accord établissant la #zone_de_libre-échange continentale africaine, qui entrera en vigueur plus tard dans l’année.

    Il risque néanmoins d’être éclipsé par les lentes tractations autour du successeur de l’#accord_de_Cotonou, qui couvre les relations politiques et commerciales entre l’UE et l’Afrique, les Caraïbes et le Pacifique. L’accord de Cotonou expire en mars et pour l’instant pas l’ombre d’un nouvel accord à l’horizon.

    L’exécutif européen assure qu’il est sur la bonne voie pour verser les 44 milliards d’euros d’investissements dans le #secteur_privé promis dans le cadre du #Plan_extérieur_d’investissement lancé par la Commission Juncker. Reste à savoir si la nouvelle « stratégie » comprendra de nouveaux investissements ou outils d’investissement.

    La note confidentielle souligne seulement que la Commission se concentrera sur « la mobilisation de tous les moyens : l’#engagement_politique, l’#aide_publique_au_développement, la #sécurité, la mobilisation des #ressources_domestiques, le secteur privé, etc. »

    L’UE est loin d’être le seul acteur international en lice pour développer davantage de relations économiques et politiques avec l’Afrique. Le #Royaume-Uni, l’#Inde, la #Turquie, la #Russie et la #France ont organisé ou organisent des conférences sur l’investissement axées sur l’Afrique en 2020.

    L’administration américaine de Donald Trump a également commencé à étoffer sa nouvelle offre de #commerce et d’investissement aux dirigeants africains.

    Le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, s’est rendu au Sénégal, en Éthiopie et en Angola pour une tournée express du continent la semaine dernière. Il s’agissait de son premier voyage en Afrique subsaharienne depuis sa prise de fonction il y a deux ans.

    L’administration Trump a entamé des pourparlers sur un accord de libre-échange avec le #Kenya ce mois-ci. Selon elle, c’est le premier d’une série d’#accords_commerciaux_bilatéraux avec les nations africaines dans le cadre de sa nouvelle stratégie commerciale « #Prosper_Africa ».

    Dans le même temps, Washington veut que sa nouvelle #Société_internationale_financière_pour_le_développement rivalise avec les investissements chinois sur le continent africain.

    https://www.euractiv.fr/section/l-europe-dans-le-monde/news/partnerships-to-be-at-heart-of-eu-africa-strategy-leaked-paper-reveals
    #Afrique #accords #UE #EU #libre_échange #USA #Etats-Unis

    • A record number of College members travel to Addis Ababa for the 10th European Union-African Union Commission-to-Commission meeting

      The President of the European Commission, Ursula von der Leyen, travels tomorrow to Addis Ababa, Ethiopia, for the 10th Commission-to-Commission meeting between the European Union and the African Union, accompanied by 20 Commissioners and the EU High Representative for Foreign Affairs and Security Policy. Discussions will focus on key issues such as growth, jobs, green transition, digital, peace, security and governance, and mobility and migration.

      Before departing Brussels, President von der Leyen, said: “Europe and Africa are natural partners. We have a historic bond and we share many of today’s challenges. One of our main objectives is to turn the green and digital transformation of our economies into opportunities for our youth.”

      This 10th Commission-to-Commission meeting marks a record participation on the EU side, a testament of the priority relations which Africa represents for the new European Commission and its aspiration to take them to a new level.

      Besides High Representative/Vice-President of the Commission Josep Borrell, Vice-Presidents for the European Green Deal, Frans Timmermans, for a Europe fit for the Digital Age, Margrethe Vestager, for an Economy that works for people, Valdis Dombrovskis, for Inter-institutional Relations and Foresight, Maroš Šefčovič, for Values and Transparency, Věra Jourová, for Democracy and Demography, Dubravka Šuica, as well as Vice-President for Promoting our European way of life, Margaritis Schinas, will accompany the President.

      Commissioners for International Partnerships, Jutta Urpilainen, for Trade, Phil Hogan, for Innovation and Youth, Mariya Gabriel, for Jobs and Social Rights, Nicolas Schmit, for Economy, Paolo Gentiloni, for Agriculture, Janusz Wojciechowski, for Cohesion and Reforms, Elisa Ferreira, for Justice, Didier Reynders, for Equality, Helena Dalli, for Home Affairs, Ylva Johansson, for Crisis Management, Janez Lenarčič, as well as Commissioners for Transport, Adina Ioana Vălean, for Energy, Kadri Simson and for Environment, Oceans and Fisheries, Virginijus Sinkevičius, will also travel to Addis Ababa.

      The EU and the African Union (AU) will discuss how to take foward their cooperation to address key challenges both Europe and Africa are facing such as the need to promote sustainable growth and jobs, green transition, digital transformation, peace, security and good governance, mobility and migration.

      The meeting will also be an opportunity for the EU side to consult its African partners on the upcoming comprehensive Africa Strategy which President von der Leyen promised to deliver in her first 100 days in office and is due to be presented in early March.

      The presentation of this important document will kick-start a wider consultation process that will lead up to the EU-AU Ministerial meeting in May 2020 in Kigali, Rwanda, and the upcoming EU-AU Summit in October in Brussels, where both sides will agree a joint approach on shared priorities.

      Background

      The EU and the AU have progressively built a solid strategic and political partnership that is anchored on reciprocal commitments. This partnership is based on shared values and interests, enshrined in the Joint Africa-EU Strategy adopted in 2007 in the Summit in Lisbon.

      Political dialogue between the EU and the AU takes place regularly at different levels. Commission-to-Commission and ministerial meetings take place every year, whilst EU-AU Summits at Heads of State level are held every three years. At the 5th AU-EU Summit in 2017, African and European leaders identified economic opportunities for the youth, peace and security, mobility and migration and cooperation on governance as the strategic priorities for 2018-2020 and committed to tackle them jointly.

      The EU also presented in the Summit in 2017 in Abidjan, Côte d’Ivoire, its new External Investment Plan with the objective to create 10 million new jobs by 2023, in particular for women and young people. The Plan hopes to trigger €47 billion in public and private investments.

      In the last Commission-to-Commission meeting in May 2018 in Brussels, the EU and the AU signed a Memorandum of Understanding to reinforce their cooperation in the area of peace and security.

      The two Commissions are committed to being active players and driving forces to implement the EU-AU Partnership, which is today more relevant than ever in a fast evolving global environment.

      https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/en/IP_20_317

    • Questions et réponses : vers une #stratégie_globale_avec_l'Afrique

      1. Pourquoi l’UE a-t-elle besoin d’une nouvelle #stratégie ?

      L’Afrique est le voisin le plus proche de l’Europe. En raison de l’histoire, de la proximité et des intérêts partagés, les liens qui unissent l’Afrique à l’Union européenne (UE) sont vastes et profonds. Il est temps de faire passer cette relation à un niveau supérieur.

      Pour les relations entre l’Afrique et l’UE, 2020 sera une année charnière pour concrétiser l’ambition de développer un #partenariat encore plus solide.

      Le nouvel #accord de partenariat entre l’UE et le groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique devrait être conclu et le prochain sommet UE-Union africaine aura lieu à Bruxelles en octobre 2020 en vue de définir un #programme_commun_de_partenariat.

      L’Afrique comme l’Europe sont confrontées à un nombre croissant de défis communs, notamment les effets du changement climatique et la transformation numérique.

      L’Europe doit donc coopérer avec l’Afrique pour relever avec elle les défis communs du 21e siècle. C’est la raison pour laquelle cette communication propose de nouvelles voies de coopération entre les deux continents qui visent à renforcer l’alliance stratégique de l’UE avec l’Afrique.

      2. Qu’y a-t-il de nouveau dans cette proposition de nouvelle stratégie ?

      La communication conjointe de la Commission et du haut représentant est une contribution à une nouvelle stratégie avec l’Afrique. Elle expose des idées pour intensifier la coopération dans tous les aspects du partenariat UE-Afrique. Elle propose un cadre global pour le futur partenariat afin de permettre aux deux parties d’atteindre leurs objectifs communs et de relever les défis mondiaux.

      En réponse aux nouvelles réalités changeantes, la proposition de stratégie met l’accent sur la #transition_écologique et la #transformation_numérique, qui constituent les principaux domaines cibles de la #coopération future.

      Surtout, l’UE insiste tout au long de la communication conjointe sur la nécessité de prendre pleinement en considération les #jeunes et les #femmes ainsi que leur potentiel en tant que vecteurs de changement. En répondant à leurs aspirations, nous déterminerons l’avenir du continent.

      La proposition de nouvelle stratégie constitue un point de départ pour faire passer le partenariat à un niveau supérieur fondé sur une compréhension claire de nos intérêts et responsabilités mutuels et respectifs. Elle vise à rendre compte de l’exhaustivité et de la maturité de notre relation, dans laquelle les intérêts et les valeurs des deux parties sont rassemblés pour promouvoir une coopération commune dans des domaines d’intérêt commun.

      Il s’agit notamment de développer un modèle de #croissance_verte, d’améliorer l’environnement des entreprises et le climat d’#investissement, d’encourager l’#éducation, la #recherche, l’#innovation et la création d’#emplois_décents grâce à des investissements durables, de maximiser les bienfaits de l’#intégration_économique_régionale et des #échanges_commerciaux, de lutter contre le #changement_climatique, de garantir l’accès à l’#énergie_durable, de protéger la #biodiversité et les #ressources_naturelles, ainsi que de promouvoir la #paix et la #sécurité, de garantir la bonne gestion de la #migration et de la #mobilité et d’œuvrer ensemble au renforcement d’un ordre multilatéral fondé sur des règles qui promeut les valeurs universelles, les #droits_de_l'homme, la #démocratie et l’égalité entre les hommes et les femmes. Une coopération renforcée sur les questions mondiales et multilatérales doit être au cœur de notre action commune.

      L’UE et ses États membres doivent adapter leur dialogue avec l’Afrique en veillant à ce que leur positionnement soit conforme à nos intérêts mutuels et accorder plus d’importance aux valeurs, aux principes clés et aux bonnes pratiques réglementaires, compte tenu de l’intérêt accru affiché par de nombreux acteurs pour le potentiel de l’Afrique.

      3. Quels sont les principaux défis et domaines de coopération à venir ?

      La stratégie recense cinq domaines clés de la future coopération approfondie entre l’Europe et l’Afrique.

      Il s’agit des domaines suivants : (1) transition écologique et accès à l’énergie, (2) transformation numérique, (3) croissance et emplois durables, (4) paix et #gouvernance, (5) migration et mobilité.

      Dans chacun de ces domaines, la proposition de nouvelle stratégie définit des moyens de réaliser des objectifs communs.

      En outre, le développement d’une coopération politique renforcée sur les questions mondiales et multilatérales sera au cœur de notre action commune.

      4. L’UE a-t-elle noué des contacts avec les parties prenantes pour élaborer cette stratégie ?

      La Commission et le haut représentant ont présenté aujourd’hui les premiers éléments de la stratégie. Des contacts préliminaires avaient eu lieu auparavant. Outre un dialogue interne avec les États membres de l’UE et les députés du Parlement européen ainsi que la société civile au niveau formel et informel, l’UE a noué des contacts avec des partenaires africains, notamment lors de la 10e rencontre de « Commission à Commission », qui s’est tenue le 27 février 2020 à Addis-Abeba.

      Les propositions s’inscrivent également dans le prolongement du programme arrêté d’un commun accord lors du sommet Union africaine-UE de 2017 à Abidjan et des récents échanges qui ont eu lieu au niveau politique.

      La communication conjointe de ce jour présente des propositions destinées à alimenter le dialogue en cours avec les États membres de l’UE, les partenaires africains, ainsi que le secteur privé, la société civile et les groupes de réflexion, et il sera donné suite à ces propositions dans la perspective du prochain sommet UE-Union africaine qui se tiendra à Bruxelles en octobre 2020.

      La réunion ministérielle Union africaine-UE qui se tiendra les 4 et 5 mai à Kigali sera une autre occasion de débattre en profondeur de la communication à un niveau plus formel avec la partie africaine.

      Le sommet UE-Union africaine d’octobre 2020 devrait être le point culminant au cours duquel nous espérons nous accorder sur une approche commune avec nos partenaires africains pour s’attaquer aux priorités communes, ce qui est notre objectif.

      5. La nouvelle stratégie va-t-elle remplacer la stratégie commune Afrique-UE définie en 2007 ?

      La stratégie commune Afrique-UE de 2007 a marqué une étape importante dans la relation entre l’UE et l’Afrique. Toutefois, à cette période, le monde était différent et la réalité de notre partenariat avec l’Afrique s’inscrivait dans un autre contexte mondial. En 2020, soit 13 ans plus tard, de nouvelles opportunités et de nouveaux défis se présentent, tels le changement climatique, la transformation numérique, les inégalités, les pressions démographiques et la gouvernance mondiale. L’Afrique est un continent en plein essor, qui a vu ces dernières années certains de ses pays afficher les taux de croissances les plus rapides au niveau mondial, et elle attire l’attention de plusieurs autres acteurs. Nous vivons dans un environnement mondial concurrentiel dans lequel les biens publics mondiaux sont menacés. Nous devons nous adapter à ces nouvelles réalités et renouveler notre partenariat avec l’Afrique.

      Aujourd’hui, l’UE propose les priorités envisageables pour ce nouveau partenariat. L’UE continuera de dialoguer avec les partenaires africains en vue de définir avec eux nos priorités stratégiques communes pour les années à venir.

      6. En quoi cette stratégie est-elle compatible avec les objectifs plus larges de la Commission européenne, tels que le pacte vert pour l’Europe et la priorité accordée au numérique ?

      La Commission européenne entend conduire la transition vers une planète saine et un nouveau monde numérique. Le dialogue de l’UE avec l’Afrique prend en compte ces ambitions dans ces deux domaines.

      Pour atteindre les objectifs de développement durable, l’UE et l’Afrique doivent choisir un avenir à faible intensité de carbone, efficace dans l’utilisation des ressources et résilient face au changement climatique, conformément à l’accord de Paris.

      La Commission européenne est déterminée à faire de l’Europe le premier continent neutre sur le plan climatique au monde ; dans le cadre de son action extérieure, elle propose de coopérer avec l’Afrique afin de maximiser les bienfaits de la transition écologique et de réduire autant que possible les menaces pesant sur l’environnement. Cela englobera chaque aspect de l’économie circulaire et de chaînes de valeur et de systèmes alimentaires durables, à travers la promotion des énergies renouvelables, la réduction des émissions, la protection de la biodiversité et des écosystèmes et une progression vers des modèles d’urbanisation verts et durables.

      Les pays africains sont particulièrement vulnérables face au changement climatique, car celui-ci risque de compromettre les progrès en cours en matière de développement durable.

      De même, la Commission européenne s’est engagée à créer une Europe adaptée à l’ère numérique ; dans le cadre de son action extérieure, elle propose de coopérer avec l’Afrique afin de promouvoir et de valoriser la transformation numérique en Afrique et de garantir l’accès à des services numériques sûrs et abordables.

      Selon les estimations, une augmentation de 10 % de la couverture numérique pourrait augmenter le PIB de l’Afrique de plus de 1 %. Avec les investissements, les infrastructures et le cadre réglementaire appropriés, le passage au numérique a le pouvoir de transformer les économies et les sociétés en Afrique. En outre, l’interdépendance des deux continents sous-tend que le dialogue de l’UE avec l’Afrique est dicté tant par ses valeurs que par ses intérêts.

      7. Quels liens économiques existent entre l’Europe et l’Afrique ?

      L’UE est le principal partenaire de l’Afrique en matière d’échanges et d’investissements, et le principal soutien de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), avec la mobilisation prévue de 72,5 millions d’euros d’ici la fin de 2020.

      En 2018, le total des échanges de biens entre les 27 États membres de l’UE et l’Afrique s’élevait à 235 milliards d’euros, soit 32 % des échanges totaux de l’Afrique. À titre de comparaison, ce total s’élève à 125 milliards d’euros pour la Chine (17 %) et à 46 milliards d’euros pour les États-Unis (6 %).

      En 2017, le stock d’investissements directs étrangers des 27 États membres de l’UE en Afrique s’élevait à 222 milliards d’euros, soit plus de cinq fois les stocks des États-Unis (42 milliards d’euros) ou de la Chine (38 milliards d’euros).

      8. Quelle est l’ampleur de l’aide humanitaire et de l’aide au développement fournies par l’UE en Afrique ?

      L’UE et ses États membres sont le principal fournisseur d’aide publique au développement (APD) en faveur de l’Afrique. En 2018, l’UE et ses 27 États membres ont octroyé 19,6 milliards d’euros, soit 46 % du total reçu par l’Afrique.

      En outre, l’UE, conjointement avec ses États membres, est le principal donateur d’aide humanitaire en Afrique. Depuis 2014, la Commission européenne a elle-même alloué plus de 3,5 milliards d’euros à l’aide humanitaire déployée en Afrique.

      L’UE négocie actuellement son futur budget à long terme. Selon les propositions de la Commission européenne, le nouvel instrument de financement extérieur de l’UE pour la période 2021-2027 aura une portée mondiale, mais plus de 60 % des fonds disponibles profiteront à l’Afrique.

      9. Que fait l’UE pour stimuler les investissements et la création d’emplois en Afrique ?

      L’Afrique est un continent où les possibilités de croissance sont de plus en plus nombreuses, avec une main-d’œuvre jeune et innovante et des niveaux de croissance économique élevés. L’UE est le plus grand partenaire commercial et d’investissement de l’Afrique.

      Nous entendons coopérer avec l’Afrique afin de :

      – stimuler les échanges commerciaux et les investissements durables en Afrique ;

      – promouvoir des réformes qui améliorent l’environnement des entreprises et le climat d’investissement ;

      – améliorer l’accès à une éducation de qualité, aux compétences, à la recherche, à l’innovation, à la santé et aux droits sociaux ;

      – favoriser l’intégration économique régionale et continentale.

      Il est possible d’y parvenir en s’appuyant sur les travaux menés dans le cadre de l’Alliance Afrique-Europe pour un investissement et des emplois durables, lancée en 2018 dans le but de créer 10 millions d’emplois en cinq ans, de stimuler l’investissement et de promouvoir le développement durable. Avec le plan d’investissement extérieur de l’UE, qui est un élément clé de l’Alliance, l’UE a déjà alloué 4,6 milliards d’euros de fonds pour des financements mixtes et des garanties depuis 2018. Ces fonds devraient permettre de mobiliser 47 milliards d’euros d’investissements publics et privés. En outre, depuis 2018, l’UE a également fourni près de 1,4 milliard d’euros à l’Afrique pour qu’elle renforce l’environnement des entreprises et le climat d’investissement.

      L’UE propose de faire de l’Alliance un pilier central des relations économiques entre les deux continents.

      10. L’UE accordera-t-elle la priorité aux échanges commerciaux, aux investissements et à la croissance économique aux dépens des droits de l’homme ? Comment la stratégie va-t-elle promouvoir le respect des droits de l’homme ?

      Le respect des droits de l’homme demeure au cœur de la coopération au développement de l’UE et occupe donc une place fondamentale dans la proposition de nouvelle stratégie.

      Le respect des droits de l’homme universels - politiques, civils, économiques, sociaux ou culturels - restera une caractéristique essentielle de notre partenariat.

      Dans le cadre du partenariat pour la paix et la gouvernance, l’UE s’emploiera à unir ses forces à celles des partenaires africains afin de promouvoir le plein respect des droits de l’homme, en agissant à tous les niveaux. Par exemple, l’UE continuera de soutenir les défenseurs des droits de l’homme et les initiatives visant à renforcer les organisations de la société civile. Une approche plus stratégique et structurée des dialogues politiques sur les droits de l’homme menés avec les pays africains sera également adoptée, en complémentarité avec les consultations régulières avec les organisations régionales africaines et le dialogue bien établi sur les droits de l’homme entre l’UE et l’UA.

      Le développement, c’est-à-dire la croissance économique, ne peut être durable que s’il repose sur les fondements du respect des droits de l’homme.

      11. Que fait l’UE pour promouvoir la paix et la stabilité en Afrique ?

      La paix et la sécurité ne sont pas seulement un besoin fondamental pour tous, elles constituent également une condition préalable au développement économique et social.

      La paix, la sécurité, la bonne gouvernance et la prospérité économique en Afrique sont également essentielles pour la propre sécurité et prospérité de l’UE.

      L’UE est déjà active dans ce domaine en Afrique. Elle fournit actuellement des conseils et des formations à plus de 30 000 membres des personnels militaires, policiers et judiciaires africains dans le cadre de 10 missions relevant de la politique de sécurité et de défense commune. En outre, l’UE a fourni 3,5 milliards d’euros par l’intermédiaire de la facilité de soutien à la paix pour l’Afrique depuis sa création en 2004, dont 2,4 milliards d’euros depuis 2014, afin de contribuer aux opérations militaires et de paix menées par l’Union africaine.

      Par ailleurs, plus d’un million de personnes en Afrique subsaharienne ont bénéficié depuis 2014 de programmes soutenus par l’UE en faveur de la consolidation de la paix après un conflit et de la prévention des conflits.

      Dans le cadre des propositions formulées dans la stratégie, l’UE adaptera et approfondira son soutien aux efforts de paix africains au moyen d’une coopération plus structurée et stratégique, en mettant particulièrement l’accent sur les régions connaissant les tensions et les vulnérabilités les plus fortes. L’UE propose de soutenir les capacités africaines en matière de défense et de sécurité, notamment au moyen de la facilité européenne pour la paix et de ses missions de la PSDC, et de se concentrer sur une approche intégrée des conflits et des crises, en agissant à tous les stades du cycle des conflits. Cela suppose de déployer des efforts de prévention, de résolution et de stabilisation au moyen d’actions bien ciblées sur le plan humanitaire, du développement, de la paix et de la sécurité.

      La résilience devrait en particulier être au cœur des efforts consentis par l’Afrique et l’UE pour faire face aux conflits et fragilités qui perdurent, sachant que la résilience, la paix, la sécurité et la gouvernance sont étroitement liées. L’UE propose, dans la stratégie, de soutenir les efforts déployés par nos partenaires africains pour s’attaquer à l’ensemble des défis et accroître leur résilience globale.

      12. Comment l’UE coopérera-t-elle avec l’Afrique en matière de migration et de mobilité ?

      L’évolution démographique, l’aspiration à bénéficier d’opportunités économiques, les conflits et crises actuels et l’impact du changement climatique auront pour conséquence que les niveaux de migration et de déplacement forcé continueront d’engendrer des défis et des opportunités aussi bien pour l’Europe que pour l’Afrique.

      La migration restera l’une des priorités de notre partenariat. Une migration et une mobilité bien maîtrisées peuvent avoir un effet positif sur les pays d’origine, de transit et de destination et profiter aux sociétés de nos deux continents.

      Depuis 2015, les pays de l’UE et les pays africains ont mis en place, dans le cadre du dialogue et de la coopération relevant des processus de La Valette, de Rabat et de Khartoum, une approche commune de la gestion des aspects extérieurs de la migration et de la mobilité, qui a démontré qu’ensemble nous pouvons sauver et protéger des vies, venir en aide aux personnes dans le besoin et démanteler le terrible modèle économique des passeurs et des trafiquants.

      L’UE coopérera avec l’Afrique sur une approche équilibrée, cohérente et globale de la migration et de la mobilité, guidée par les principes de solidarité, de partenariat et de responsabilité partagée et fondée sur le respect des droits de l’homme et du droit international. Tant les possibilités de migration légale que l’amélioration de la coopération en matière de retour et de réadmission feront l’objet des discussions sur l’approche à suivre.

      L’UE promeut le dialogue entre les continents sur la mobilité et la migration et continuera à renforcer la coopération trilatérale entre l’Union africaine, les Nations unies et l’UE.

      13. Comment les négociations avec les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique seront-elles prises en compte ?

      L’UE et le groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) devraient conclure un nouvel accord de partenariat pour remplacer l’accord de Cotonou, qui expirera à la fin de 2020. Le futur accord ACP-UE englobe un accord de base commun, ainsi que trois partenariats spécifiques adaptés à chaque région, dont un pour les relations de l’UE avec les pays d’Afrique subsaharienne qui sont parties au groupe des États ACP. Cela permettra de créer un nouveau cadre juridique pour les relations entre l’UE et les pays ACP.

      L’UE a également conclu des accords d’association distincts avec quatre pays d’Afrique du Nord.

      Les relations globales entre l’UE et l’UA sont définies par les sommets conjoints, qui ont lieu tous les trois ans, et par les réunions ministérielles régulières, qui donnent une direction politique à la relation entre les deux continents.

      https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/QANDA_20_375

  • Toponymic Contestations Surrounding the Mama Ngina Waterfront Park, Mombasa, Kenya
    https://neotopo.hypotheses.org/2920

    By Melissa Wanjiru-Mwita – Post-Doctoral Fellow at Department of Geography and Environment, University of Geneva. On 20th October, 2019, the annual Mashujaa Day (Heroes’ Day) celebration was held at the recently renovated Mama Ngina Drive,...

    #African_Neotoponymy_Observatory_in_Network #Billets #ExploreNeotopo #Toponobservations

  • L’#or_vert ou la stupéfiante odyssée du #khat

    Le khat est consommé dans de nombreux pays d’#Afrique_de_l'Est. Vendue sous la forme de feuilles et de tiges, cette plante psychotrope provoque une sensation stimulante d’#euphorie impulsée par une accélération du rythme cardiaque. Mais le khat crée aussi des effets d’accoutumance et de manque, doublés de déprime, de léthargie, et chez certains, notamment les enfants, de troubles mentaux. Ancien dépendant au khat, #Abukar_Awalé, membre de la diaspora somalienne en Grande-Bretagne, a alerté les autorités britanniques et milité pour la fin de la tolérance. Ce film suit son combat courageux, remonte la filière du khat à travers le monde et en expose les ravages et les enjeux économiques.


    https://www.programme.tv/l-or-vert-ou-la-stupefiante-odyssee-du-khat-156617631
    #film #documentaire #film_documentaire
    #drogue #UK #interdiction #Corne_de_l'Afrique #Ethiopie #Awaday #Londres #café #traumatisme #guerre #conflit #santé_mentale #Somalie #Somaliland #argent #revenu #prix_du_café #accord_international_sur_le_café #Dadaab #Kenya #réfugiés #camps_de_réfugiés #toxicomanie #dépendance #femmes #hommes #oubli #alternative #Angleterre #genre #qat

  • « Décolonisations » : « Cette histoire de résistances est celle de la majorité » | Africultures
    http://africultures.com/documentaire-decolonisations-cette-histoire-de-resistances-est-celle-d

    Avec la série documentaire en trois volets Décolonisations, les journalistes Karim Miské, Marc Ball et l’historien spécialiste du fait colonial Pierre Singaravélou, déploient une fresque de plusieurs siècles de #résistances à l’#oppression et à la #conquête_coloniale. Incarnée par des hommes et des femmes qui ne sont pas nécessairement des figures politiques déjà présentes dans les manuels scolaires, l’#histoire de ces #révoltes commence avec la #colonisation et ne s’arrête pas aux #indépendances. Des #soulèvements ont lieu dans tous les territoires colonisés. Le #documentaire s’attarde sur plusieurs d’entre eux en #Inde, en #Indochine, au #Kenya, en #Algérie et au #Congo. Des échos retentissent dans les #Caraïbes également. Une série nécessaire où il est question de la circulation de ces luttes et de ce qu’elles peuvent dire au monde aujourd’hui. Un livre le prolonge dont la sortie est prévue en mars. En attendant l’intégralité de la série est disponible en ligne sur Arte à partir du 31 janvier. La diffusion télévisée est prévue pour le 7 janvier et d’ores et déjà des projections sur TV5 monde et la RTS sont annoncées. Rencontre avec Marc Ball et Karim Miské, qui ont par ailleurs déjà travaillé ensemble sur les documentaires : Juifs et musulmans et Tunisie les voix de la Révolution.

    #décolonisations

  • Le #développement en #Afrique à l’aune des #bassins_de_migrations

    Sur le continent africain, les migrations sont organisées autour de #pôles_d’attraction_régionale qui constituent des bassins de migrations. Une réalité qu’il convient de prendre davantage en compte dans les politiques de développement.

    Quelques chiffres pour commencer. La planète compte 272 millions de migrants internationaux en 2019, soit 3,5 % de la population mondiale. En 2017, 36,3 millions d’Africains vivaient hors de leur pays de résidence habituelle, représentant environ 15 % des migrants internationaux. Alors que les migrations africaines vers l’Europe captent régulièrement l’attention médiatique, il faut rappeler que les mouvements de populations ont majoritairement lieu à l’intérieur même du continent africain (https://unctad.org/fr/pages/PublicationWebflyer.aspx?publicationid=2118). Ainsi, 7 migrants subsahariens sur 10 demeurent en Afrique. Seules les migrations nord-africaines sont majoritairement extracontinentales : 9 migrants nord-africains sur 10 résident en effet hors du continent. Des mobilités avant tout sur le continent Pour l’essentiel intracontinentales, les migrations subsahariennes sont organisées autour de pôles d’attraction régionale. Les principaux pays d’immigration en Afrique sont l’Afrique du Sud (4 millions d’immigrants sur une population de 56,7 millions), la Côte d’Ivoire (2,3 sur 24,3 millions), l’Ouganda (1,7 sur 42,9 millions), le Nigeria (1,5 sur 191 millions), le Kenya (1,3 sur 49,7 millions) et l’Éthiopie (1,2 sur 105 millions). Ces États voient converger en leur sein des migrants issus de pays limitrophes, pour des durées plus ou moins longues.

    Le Kenya, par exemple, héberge une majorité de migrants ougandais et somaliens. L’Éthiopie accueille essentiellement des ressortissants érythréens, somaliens et sud-soudanais. En Afrique du Sud, les migrants sont principalement issus du Mozambique, du Zimbabwe, du Lesotho et de Namibie, etc. Ces sous-ensembles migratoires régionaux, regroupant à chaque fois plusieurs pays d’émission autour d’un même pôle d’attraction, constituent ce que l’on appelle des « bassins de migrations ». Les migrations s’effectuent généralement à l’intérieur d’une même région car migrer loin implique de posséder un capital économique, social et culturel. Dans certaines régions, la porosité des frontières, l’existence de dynamiques migratoires traditionnelles et la mise en place progressive d’espaces de libre circulation des personnes tendent à renforcer ce phénomène. À rebours des discours alarmistes qui prédisent une « ruée » de la jeune Afrique vers le Vieux Continent, le caractère intrarégional des migrations subsahariennes est un état de fait, un schéma dominant et structurel des mobilités humaines en Afrique. Les déterminants des mobilités intrarégionales : des bassins de migrations diversifiés Le phénomène des bassins de migrations est récurrent, mais les motivations des personnes qui se déplacent et les contextes migratoires sont divers. Bien que la décision de migrer soit toujours multifactorielle et inscrite dans un contexte spécifique, la recherche de sécurité et la quête d’emploi sont les deux déterminants principaux des migrations vers ces pôles d’attraction régionale. Ainsi, l’Ouganda, troisième pays d’accueil des réfugiés après la Turquie et le Pakistan, héberge 1,2 million de réfugiés sur une population immigrée de 1,7 million : il s’agit principalement de personnes ayant fui les conflits voisins au Soudan du Sud et en République démocratique du Congo. Ces migrants ont cherché refuge en Ouganda et se sont établis, généralement pour de longues durées, dans les camps du nord et de l’ouest du pays. Les migrations intrarégionales vers la Côte d’Ivoire sont, quant à elles, fortement déterminées par la demande en main-d’œuvre peu qualifiée dans plusieurs secteurs tels que l’agriculture, la construction et les industries extractives. Le dynamisme économique relatif du pays et ses salaires plus avantageux expliquent que de nombreux Burkinabès, Maliens, Guinéens, Libériens et Nigériens s’y rendent pour travailler, à plus de 90 % dans le secteur informel (soit 10 % de plus que les nationaux). Sur ces territoires, différentes temporalités migratoires peuvent se côtoyer : ainsi, certains Burkinabès cultivent le cacao dans les forêts ivoiriennes depuis plusieurs décennies, d’autres s’y rendent de manière saisonnière en fonction du calendrier agricole. Les migrants, potentiels facteurs de développement économique Jeunes (31 ans en moyenne), les migrants africains, dont 47 % sont des femmes, sont autant de potentiels contributeurs au développement des pays de départ et d’installation. Dans ces bassins de migrations, les mobilités humaines contribuent au tissage de réseaux et à l’établissement de relations entre les territoires.

    En Côte d’Ivoire, par exemple, l’activité économique de la population immigrée contribue à 19 % du PIB. Les migrants représentent donc un facteur de développement économique pour le pays d’installation. En outre, ils soutiennent le développement de leur pays d’origine, notamment via leurs transferts de fonds, qui peuvent être des sources d’épargne, d’investissement productif ou de complément de revenus pour les ménages restés sur place. En 2017, la Côte d’Ivoire a ainsi reçu 307 millions de dollars de la part de sa diaspora, tandis que les immigrés sur son sol ont envoyé 845 millions de dollars vers leurs pays d’origine. Intégrer davantage les migrations intrarégionales dans les politiques de développement Facteur de développement, les migrations sont un enjeu à part entière pour les pays africains, autant que le changement climatique, le développement socio-économique et territorial, la gouvernance, l’urbanisation, l’accès aux services de santé et d’éducation, etc. L’approche par les bassins de migrations implique une analyse intersectorielle et multipays, et une prise en compte des mobilités intrarégionales. Au niveau opérationnel, il s’agit d’adopter une démarche décloisonnée et d’intégrer davantage les migrations dans les projets sectoriels. Des exemples d’une telle démarche existent déjà. En matière de santé, citons le projet Réseau de surveillance et d’investigation épidémiologique (RSIE), initié par la Commission de l’océan Indien. Ce réseau regroupe les Comores, Madagascar, Maurice, la France au titre de la Réunion (y associant Mayotte) et les Seychelles. Financé par l’AFD, il permet une veille régionale et un système d’alerte aux épidémies dans les îles de l’ouest de l’océan Indien (Réseau Sega One Health), espace caractérisé par des migrations intrarégionales fortes. Basé sur le paradigme One Health qui associe la santé à un bien-être global partagé par les humains, les animaux et les écosystèmes, le projet RSIE illustre bien cet intérêt d’intégrer les mobilités humaines et animales intrarégionales à un projet sectoriel. C’est une logique qu’il s’agit désormais d’élargir à d’autres régions et domaines d’action. La migration est inhérente à la dynamique des sociétés et les populations continueront de migrer, comme elles l’ont toujours fait. La question, finalement, est de savoir dans quelles conditions.

    https://ideas4development.org/developpement-africain-bassins-de-migrations

    #migrations #asile #réfugiés #migrations_intra-africaines #visualisation #cartographie #chiffres #statistiques #migrations_subsahariennes #Afrique_du_Sud #Ouganda #Nigeria #Kenya #Ethiopie #capital_économique #capital_social #capital_culturel #préjugés #invasion #afflux #développement_économique #ressources_pédagogiques #remittances #diaspora

    signalé par @fil

  • Return : voluntary, safe, dignified and durable ?

    Voluntary return in safety and with dignity has long been a core tenet of the international refugee regime. In the 23 articles on ‘Return’ in this issue of FMR, authors explore various obstacles to achieving sustainable return, discuss the need to guard against premature or forced return, and debate the assumptions and perceptions that influence policy and practice. This issue also includes a mini-feature on ‘Towards understanding and addressing the root causes of displacement’.


    https://www.fmreview.org/return

    #revue #retours_volontaires #dignité #retour #retour_au_pays
    #Soudan_du_Sud #réfugiés_sud-soudanais #réfugiés_Rohingya #Rohingya #Inde #Sri_Lanka #réfugiés_sri-lankais #réfugiés_syriens #Syrie #Allemagne #Erythrée #Liban #Turquie #Jordanie #Kenya #réfugiés_Somaliens #Somalie #Dadaab #Myanmar #Birmanie #Darfour #réintégration_économique #réintégration

    ping @isskein @karine4 @_kg_

  • Kenya’s Embobut Forest: Attacks and evictions in the name of conservation?

    The #Sengwer Indigenous people have lived in the #Embobut Forest in the North Rift Valley of Kenya for centuries. They are now being forced from their land in the name of conservation. More than 2,000 homes have been burnt down and 5,000 people evicted. After a Sengwer herder was killed the European Union was forced to withdraw funding for conservation projects in the area. Pablo Orosa reports.


    https://lacuna.org.uk/environment/kenya-embobut-forest
    #Kenya #forêt #expulsions #attaques #conservation #conservation_de_la_nature #peuples_autochtones #expulsions

    ping @odilon

  • Bumbasa Road à Karachi, Pakistan

    Source:
    https://rutube.ru/video/efbc9aca5197966068b5659938014355
    #toponymie #noms_de_rue #Pakistan #Inde

    A partir de la min. 23’08:

    "Regardez ce panneau ici, Mumbasa Road, c’est pas un nom traditionnel pakistanais. Ce qui me fascine dans cette ville, c’est qu’il y a des gens qui sont clairement pakistanais ou que je pense être pakistanais. Et il y a ces enfants qui sont clairement d’origine africaine. Je trouve cela fascinant de découvrir la diversité ethnique de cette ville. Cette rue porte le nom de la ville côtière de #Mombasa, au #Kenya. La plupart des Noirs de Karachi viennent d’Afrique de l’est. Ces pakistanais africains vivent dans le sous-continent indien depuis plusieurs siècles. Comme ils sont #musulmans, lors de la #partition ils ont quitté le #Gujarat indien pour s’établir au sein de leurs communautés à Karachi. L’islam interdit toute forme de discrimination. Il n’y a pas de système de castes au Pakistan, mais ses Noirs sont tout de même victimes de racisme.

    #Afrique

  • Nairobi (Kenya) : affrontements lors d’une opération de démolition de logements dans le quartier de Mathare
    https://fr.squat.net/2019/07/25/nairobi-kenya-affrontements-lors-dune-operation-de-demolition-de-logements

    Tôt dans la matinée du mardi 23 juillet 2019, des habitant-e-s du quartier de Mathare, dans la capitale kenyane, se sont opposé à une opération de démolition de logements menée par la police. Les flics sont arrivés dans la nuit, et face à l’insoumission des habitant·e·s, ils ont balancé les premières grenades lacrymogènes vers 4 […]

    #Afrique #émeutes #expulsion #Kenya

  • Israel’s scramble for Africa: Selling water, weapons and lies
    Ramzy Baroud, Al Jazeera, le 23 juillet 2019
    https://www.aljazeera.com/indepth/opinion/israel-scramble-africa-selling-water-weapons-lies-190722184120192.html

    For years, Kenya has served as Israel’s gateway to Africa

    The Palestinian leadership has itself shifted its political focus away from the global south, especially since the signing of the Oslo Accords. For decades, Africa mattered little in the limited and self-serving calculations of the Palestinian Authority. For the PA, only Washington, London, Madrid, Oslo and Paris carried any geopolitical importance - a deplorable political blunder on all accounts.

    Yet, despite its many successes in luring African governments to its web of allies, Israel has failed to tap into the hearts of ordinary Africans who still view the Palestinian fight for justice and freedom as an extension of their own struggle for democracy, equality and human rights.

    #Kenya #histoire
    #Ouganda #Sud-Soudan #Rwanda #Ethiopie #Tanzanie #Guinée #Liberia #Tchad #Niger #Mali #Nigeria #Cameroun

    A rajouter à la compile #Israfrique :
    https://seenthis.net/messages/685758

    • La réponse du HCR:
      UNHCR strongly rejects widespread allegations against workforce

      The following is UNHCR’s response to media following widespread allegations made against its workforce in a recent NBC press article.

      UNHCR, the UN Refugee Agency, strongly rejects the widespread allegations against its workforce in a recent press article, which risks jeopardizing the future of refugees in dire need of resettlement.

      UNHCR is one of the biggest and most operational UN agencies, working in 138 countries and serving 68.5 million people. The overwhelmingly majority of our 16,000 personnel are deeply committed professionals, many of whom are working in difficult environments, sometimes risking their own safety.

      As with other organizations, we are not immune to risk or failure on the part of individuals. This is why we have a solid safeguarding structure, which has been further strengthened in the last two years, and which we continuously seek to improve.

      We are fully committed to ensuring the integrity of our programmes. Our workforce is also systematically reminded of the obligation to abide by the highest standards of conduct and to make sure that all their actions are free of any consideration of personal gain.

      Every report or allegation of fraud, corruption or retaliation against refugees by UNHCR personnel or those working for our partners, is thoroughly assessed and, if substantiated, results in disciplinary sanctions, including summary dismissal from the organization.

      Investigations at UNHCR on possible misconduct by our workforce are carried out by the Inspector General’s Office (IGO), which is an independent oversight body. It consists of expert investigators, with a strong background in law enforcement, military, war crimes tribunals or people who occupied similar functions in private companies and other international organizations. In recent years, additional investigators were recruited and some stationed in Nairobi, Pretoria and Bangkok enabling them to deploy rapidly and to have a better understanding of local contexts and issues.

      UNHCR disciplinary measures have been reinforced, with a 60% rise in the number of disciplinary actions taken by the High Commissioner between 2017 and 2018. Referrals to national authorities are undertaken systematically in cases involving conduct that may amount to criminal conduct and waivers of immunity facilitated.

      In addition, we have significantly strengthened our risk management capacity and skills in the past two years. We now have a solid network of some 300 risk officers, focal points and managers in our field operations and at HQ to help ensure that risks are properly identified and managed, that the integrity of our programmes is further enhanced and that the risk culture is reinforced across the organization.

      The prevention of fraud, including identity fraud, is key to ensuring the integrity of our resettlement programme. This is why we use biometrics in registration, including iris scans and fingerprints, in the majority of refugee operations where we operate, including Ethiopia, Kenya and Uganda. Biometric registration makes theft of identity virtually impossible and biometric screening of refugees is done at various stages of the resettlement process, including right before departure. In other places, such as Libya and Yemen, where security conditions do not allow us to deploy such a tool, we take all possible preventive measures related to fraud.

      We are acutely aware that refugees are at times approached by people trying to defraud them. For example, reports and investigations have found multiple occasions where people pose as UNHCR officials, using fake ID cards and claiming that they can influence the resettlement process. While it is impossible for UNHCR to root out ground level imposters, we have taken renewed action to raise awareness among refugees, help them recognize and report fraudsters, reminding them that all services provided by UNHCR and its partners are free.

      Resettlement is highly sought after by refugees. UNHCR considered 1.2 million people to have resettlement needs in 2018 alone, while less than 60,000 people were resettled last year. In 2019, those needs further increased. The fact that the needs for resettlement are far greater than the places available is a factor that weighs heavily in favor of those wishing to exploit desperate refugees, many of whom have lived many years in refugee camps, with no foreseeable end to their plight in sight for themselves or their children.

      UNHCR strives to ensure that refugees have proper means to provide feedback. This is essential to ensure their protection and the very reason why we completed last year a survey across 41 countries. We are using the information on the communication systems most commonly used by our beneficiaries – such as complaint boxes, hotlines, emails, social media and face to face interaction – and existing challenges to strengthen these mechanisms. In Kenya, for instance, refugees can report misconduct of any staff member of UNHCR, a partner or a contractor by email (inspector@unhcr.org or helpline.kenya@unhcr.org), by filling in a webform (www.unhcr.org/php/complaints.php), by using complaints boxes that are available at all UNHCR offices or by calling our toll-free local Helpline (800720063).

      UNHCR recognizes its responsibility to protect refugees, particularly those who come forward and cooperate with an investigation to root out misconduct. Significant attention has been devoted to strengthening measures to protect witnesses and people of concern who cooperate with an IGO investigation and these efforts are continuing. We have put a specific protocol in place, with steps taken during the investigation phase, including in the conduct of interviews, the anonymization of testimony and redaction of investigative findings and reports.

      When it comes to our own staff being targeted, our record is clear: If a staff member is found to have retaliated against another member of our workforce for reporting wrongdoing, it leads to dismissal. We have a robust policy to protect staff members that are retaliated against. In September 2018, we issued a new policy on Protection against Retaliation, which now includes our affiliate workforce, expands the scope of the activities considered as protected and extends the timeline to report. It also provides interim measures to safeguard the interests of the complainant and strengthens corrective measures.

      We also launched a confidential independent helpline available to all colleagues who wish to report misconduct or obtain advice on what to do when in doubt. This helpline is managed by an external provider and is available 24/7 by phone, through a web form and an app. It offers the possibility to report in complete anonymity.

      We are committed to eradicating misconduct from our organization. If we receive pertinent information concerning alleged fraud, corruption or misconduct by a member of our workforce, we take action, and if the allegations are substantiated, act to end such inappropriate and unacceptable behaviour. UNHCR encourages anyone, including refugees and journalists, with information about suspected fraud or other wrongdoing to contact its Inspector General’s Office without delay at http://www.unhcr.org/inspector-generals-office.html.

      https://www.unhcr.org/news/press/2019/4/5ca8a2594/unhcr-strongly-rejects-widespread-allegations-against-workforce.html

  • Une nouvelle qui revient régulièrement... la volonté de fermer le camps de réfugiés de #Dadaab au #Kenya

    Kenya Plans End of 210,000 Strong Refugee Camp Near Somalia

    Kenya’s High Court blocked earlier planned closure in 2017. Refugee Camp was once world’s largest with over 500,000 people


    https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-03-28/kenyan-government-renews-plans-to-close-dadaab-refugee-camp
    #réfugiés #camps_de_réfugiés #asile #migrations #réfugiés #fermeture #2019

    En #2016 :
    https://seenthis.net/messages/518080
    https://seenthis.net/messages/486837

    En #2015 :
    https://seenthis.net/messages/361559

  • Kenya: LGBTI Refugees Detained after Delay of Ruling on Decriminalising Homosexuality

    20 refugees who arrived to Kenya on February 22, the day of an expected land-mark ruling on decriminalising homosexual conduct by the High Court, have been detained and are suffering severe abuse.

    The ruling by the High Court was postponed last minute and the group of refugees who had arrived to escape repression and abuse in other African countries were instead arrested on charges of “creating a public nuisance, trespassing, and defecating in public,” near United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR) headquarters in Nairobi.

    Six detainees in the men-only prison identify as trans women. The Washington Post was allowed interviews with five of the detainees who revealed that they were facing sexual abuse and violence from prison guards and other inmates. According to UNHCR spokeswoman Yvonne Ndege, the agency is looking into the allegations and plans to visit the detainees.

    Following attacks on LGBT refugees in December 2018 in the Kakuma camp injuring 20 people UNHCR relocated victims to safe-houses in Nairobi. According to a UNHCR spokeswoman quoted at the time: “the Kakuma context does not provide a safe environment for LGBTI refugees and asylum-seekers.”

    The annual report (https://ilga.org/downloads/ILGA_State_Sponsored_Homophobia_2019_light.pdf) on State Sponsored Homophobia from the International Lesbian, Gay, Bisexual, Trans and Intersex Association (ILGA) states on the situation in East Africa: “continued criminalization of private consensual sexual acts between adults of the same sex, as well as the outlawing of diverse gender expressions are indicators of States’ interest to entrench discrimination and violence based on real or perceived sexual orientation and gender identity/expression.”

    https://www.ecre.org/kenya-lgbti-refugees-detained-after-delay-of-ruling-on-decriminalising-homosex
    #Kenya #réfugiés #homosexualité #LGBT

  • Education : needs, rights and access in displacement

    Education is one of the most important aspects of our lives – vital to our development, our understanding and our personal and professional fulfilment throughout life. In times of crisis, however, millions of displaced young people miss out on months or years of education, and this is damaging to them and their families, as well as to their societies, both in the short and long term. This issue of FMR includes 29 articles on Education, and two ‘general’ articles.


    https://www.fmreview.org/education-displacement/contents
    #éducation #asile #migrations #réfugiés #droit_à_l'éducation #accès_à_l'éducation #scolarisation #déscolarisation #Syrie #conflit #guerre #genre #abus_sexuels #viols #Jordanie #Dadaab #Kenya #Grèce #écoles_de_rue #France #bus_école #Ouganda #Ethiopie #Palestine #réfugiés_palestiniens #Rwanda #UK #Angleterre #réfugiés_syriens #Turquie #MNA #mineurs_non_accompagnés #USA #Etats-Unis #travail_forcé #enfants #enfance #Iran #réfugiés_afghans #université #Myanmar #Birmanie #réfugiés_rohingya #Rohingya

  • #Nairobi is a Big Construction Site

    When riding at the back of a nduthi, Nairobi moves a lot faster as you move from one road to another using city clocks to keep time.
    During our trips, Mesh and I discuss Nairobi’s changing landscape. We shout our conversations into the wind, hoping that some of their integrity will survive. Unlike traveling by matatu and bus, moving through Nairobi by nduthi provides a different sense of the city, of how it grows and falls, moves and stands still. Even with a helmet on, the sound of construction is more vivid, the grit and sand more present. And there’s a sense that if you dare to reach out with your hand, you will touch something that is the essence of Nairobi: risk and vulnerability, chance and pleasure. We move with the city, as it, also, moves with and beside us.

    https://popula.com/2019/02/18/nairobi-is-a-big-construction-site
    #urban_matter #Kenya

  • First Person: Returning to #Dadaab

    “Refugees here need freedom and dignity to earn a decent living, but most feel abandoned and forgotten”.
    Three main camps – #Ifo, #Dagahaley, and #Hagadera – make up the Dadaab refugee complex; the #no_man’s_land lost in between Kenya and Somalia where I spent most of my childhood.

    http://www.irinnews.org/opinion/2019/01/24/Kenya-dadaab-camp-returning
    #Kenya #camps_de_réfugiés #témoignage

  • #Kenya to teach #Mandarin Chinese in primary school — Quartz Africa
    https://qz.com/africa/1517681/kenya-to-teach-mandarin-chinese-in-primary-classrooms

    The country’s curriculum development institute (KICD) has said the design and scope of the mandarin syllabus have been completed and will be rolled in out in 2020. Primary school pupils from grade four (aged 10) and onwards will be able to take the course, the head of the agency Julius Jwan told Xinhua news agency. Jwan said the language is being introduced given Mandarin’s growing global rise, and the deepening political and economic connections between Kenya and China.

    #Chine #langue

  • Software spia, le nuove armi africane

    Ufficialmente introdotti contro il terrorismo, sono usati anche per controllare dissidenti politici.

    Almeno dal 2009 l’Egitto è tra i principali acquirenti di strumentazioni per la sorveglianza di massa. #Software intrusivi che si possono agganciare ai telefonini oppure alle mail e tracciare così i comportamenti di chiunque. Specialmente se considerato un nemico politico dal regime. Al Cairo, dopo la primavera araba, si è abbattuto un rigido inverno dei diritti: oppositori politici, sindacalisti, persino ricercatori universitari come Giulio Regeni sono stati fatti sparire, ammazzati o torturati. Per fare tutto questo, le agenzia di sicurezza hanno spiato i loro bersagli attraverso sistemi informatici. Tra le aziende, chi ha fatturato vendendo gli strumenti per spiare i nemici politici, c’è l’italiana #Hacking_Team, le cui mail sono state rese pubbliche da una maxi fuga di notizie nel luglio 2015.

    L’Egitto non è l’unico paese africano a fare uso di questo tipo di tecnologie. In particolare in Africa, questo genere di strumenti per tenere sotto controllo la popolazione stanno diventando una costante. Sono l’ultima frontiera del mercato delle armi. Nemico ufficiale contro cui utilizzarle: il terrorismo, che si chiami Al Shabaab, Boko Haram, Isis. In pratica, da semplici persone “sospette” a dissidenti politici.

    Una stima di Markets and Markets del 2014 prevede che per il 2019 il mercato delle “intercettazioni” varrà 1,3 miliardi di dollari. E accanto a questo corre un mercato nero dalle dimensioni inimmaginabili, dove ogni transazione avviene nel deep web, il doppio fondo del contenitore di internet. Senza bisogno di autorizzazioni, né di sistemi di licenze, come invece previsto dalle normative di tutto il mondo. I paesi africani sono tra i nuovi agguerriti compratori di queste armi 2.0, di fabbricazione per lo più israeliana ed europea.

    La mappa degli spioni

    L’utilizzo e la vendita di questi sistemi – proprio come per le armi – in diversi paesi è schermato dal segreto militare, nonostante il “duplice uso” (civile e militare) che possono avere questi strumenti. Detti, appunto, dual-use. L’inchiesta Security for Sale (https://irpi.eu/sicurezza-vendesi), condotta in febbraio da 22 giornalisti europei, ha individuato i principali importatori di tecnologie intrusive in Africa. La lista è lunga: oltre il Kenya, di cui Osservatorio Diritti ha già parlato, e l’Egitto, l’esempio più famoso, ci sono Libia (ancora sotto Gheddafi, ndr), Etiopia, Nigeria, Sudan, Sudafrica, Mauritania e Uganda.
    #Kenya #Libye #Ethiopie #Nigeria #Soudan

    In Mauritania è in carcere da due anni il cittadino italiano #Cristian_Provvisionato per una vendita di sistemi di intercettazione finita male. Provvisionato, una guardia giurata che non sarebbe mai stata in grado di vendere sistemi di questo genere, avrebbe dovuto presentare ai mauritani un sistema di intercettazione per Whatsapp, che la sua azienda – Vigilar – avrebbe a sua volta acquistato attraverso la società indiano-tedesca Wolf Intelligence. Bersaglio del sistema sarebbero dovuti essere terroristi attivi al confine mauritano, per quanto diverse organizzazioni internazionali abbiano sollevato riserve rispetto al possibile utilizzo di sistemi del genere in un paese che viola i diritti umani.
    #Mauritanie

    L’accusa nei confronti di Cristian Provvisionato, cioè truffa, non regge perché il cittadino italiano era all’oscuro, come è stato comprovato da più ricostruzioni giornalistiche, di ciò che stava presentando in Mauritania. Aveva accettato il lavoro perché gli era stato promesso che sarebbe stato veloce, pulito e con un buon guadagno. Invece si trova ancora dietro le sbarre. Per il caso Provvisionato la magistratura milanese ha aperto un’inchiesta che coinvolge anche #Vigilar e #Wolf_Intelligence. Il partner israeliano dei due è una delle aziende da sempre competitor di Hacking Team.

    La stessa Hacking Team ha venduto ad altri regimi autoritari africani (scarica la ricerca del centro studi CitizenLab – università di Toronto). Il caso più clamoroso è quello dei servizi segreti del Sudan, che nel 2012, prima che entrasse in vigore qualunque embargo, hanno acquistato merce per 960 mila euro. Anche le Nazioni Unite, nel 2014, quando è entrato in vigore l’embargo con il Sudan, hanno fatto domande ad Hacking Team in merito alle relazioni commerciali con le forze d’intelligence militare del Paese.
    #Soudan #services_secrets

    Nello stesso 2012 una compagnia britannica aveva iniziato a vendere software intrusivi alle forze militari dell’Uganda. Era l’inizio di un’operazione di spionaggio di alcuni leader politici dell’opposizione che arrivava, denunciavano media locali nel 2015, fino al ricatto di alcuni di loro. Paese di fabbricazione del software spia, come spesso accade, Israele.
    #Ouganda

    Il Sudafrica è un caso a sé: da un lato importatore, dall’altro esportatore di tecnologie-spia. Il primo fornitore di questo genere di software per il Sudafrica è la Gran Bretagna, mentre il mercato di riferimento a cui vendere è quello africano. Il Paese ha anche una propria azienda leader nel settore. Si chiama #VASTech e il suo prodotto di punta è #Zebra, un dispositivo in grado di intercettare chiamate vocali, sms e mms.
    #Afrique_du_sud

    Nel 2013 Privacy International, un’organizzazione internazionale con base in Gran Bretagna che si occupa di privacy e sorveglianza di massa, ha scoperto una fornitura di questo software alla Libia di Gheddafi, nel 2011, nel periodo in cui è stato registrato il picco di attività di spionaggio (dato confermato da Wikileaks). Eppure, dal 2009 al 2013 solo 48 potenziale contravvenzioni sono finite sotto indagine del Ncac, l’ente governativo preposto a questo genere di controlli.

    Il settore, però, nello stesso lasso di tempo ha avuto un boom incredibile, arrivando nel solo 2012 a 4.407 licenze di esportazione per 94 paesi in totale. Il mercato vale circa 8 miliardi di euro. In Sudafrica sono in corso proteste per chiedere le dimissioni del presidente Jacob Zuma, coinvolto in diversi casi di corruzione e ormai considerato impresentabile. È lecito pensare che anche questa volta chi manifesta sia tenuto sotto osservazione da sistemi di sorveglianza.


    https://www.osservatoriodiritti.it/2017/05/08/software-spia-le-nuove-armi-africane
    #Afrique #surveillance #interception #surveillance_de_masse #Egypte #business

    ping @fil

    • Security for sale

      The European Union has deep pockets when it comes to security. Major defense contractors and tech giants compete for generous subsidies, to better protect us from crime and terrorism. At least that’s the idea. But who really benefits? The public or the security industry itself?

      Over the past year, we’ve worked with more than twenty journalists in eleven European countries to investigate this burgeoning sector. We quickly discovered that the European security industry is primarily taking good care of itself – often at the expense of the public.

      In this crash course Security for Sale, we bring you up to speed on EU policy makers and industry big shots who’ve asserted themselves as “managers of unease,” on the lobbies representing major defense companies, on the billions spent on security research, and on the many ethical issues surrounding the European security industry.

      “Security for sale” is a journalistic project coordinated by Dutch newspaper De Correspondent and IRPI collaborated for the Italian context. The webportal of “Security for Sale” collects all articles produced within the project in several languages.

      https://irpi.eu/en/security-for-sale

    • Lawful Interception Market worth $1,342.4 Million by 2019

      The report “Lawful Interception Market by Network Technologies and Devices ( VOIP, LTE, WLAN, WIMAX, DSL, PSTN, ISDN, CDMA, GSM, GPRS, Mediation Devices, Routers, Management Servers); Communication Content; End Users - Global Advancement, Worldwide Forecast & Analysis (2014-2019)” defines and segments the LI market on the basis of devices, network technologies, communication content, and services with in-depth analysis and forecasting of revenues. It also identifies drivers and restraints for this market with insights on trends, opportunities, and challenges.

      Browse 80 market tables and 23 figures spread through 177 pages and in-depth TOC on “Lawful Interception Market by Network Technologies and Devices ( VOIP, LTE, WLAN, WIMAX, DSL, PSTN, ISDN, CDMA, GSM, GPRS, Mediation Devices, Routers, Management Servers); Communication Content; End Users - Global Advancement, Worldwide Forecast & Analysis (2014-2019)”
      https://www.marketsandmarkets.com/Market-Reports/lawful-interception-market-1264.html
      Early buyers will receive 10% customization on reports.

      Lawful Interception (LI) has been proven to be very helpful for the security agencies or Law Enforcement Agencies (LEAs) for combating terrorism and criminal activities. Across the world, countries have adopted such legislative regulations and made it compulsory for the operators to make LI-enabled communication network. Since the advancement of communication channels and network technologies over the period of time, the interception techniques have also enhanced for variety of communications such as Voice over Internet Protocol (VoIP), web-traffic, Electronic Mail (Email), and more. Now, the interception is possible for all networks that deliver voice, data, and Internet services.

      Sophisticated communication channels and advanced network technologies are the major driving factors for the LI market. Nowadays, communication can be done in various forms such as voice, text, video, and many more. To transfer these types of data, network technologies need to constantly upgrade. The different types of network technologies that can be intercepted are VoIP, LTE, WLAN, WiMax, DSL, PSTN, ISDN, CDMA, GSM, and GPRS, are discussed in this report.

      MarketsandMarkets has broadly segmented the LI market by devices such as management servers, mediation devices, Intercept Access Points (IAP), switches, routers, gateways, and Handover Interfaces (HIs). The LI market is also segmented on the basis of communication contents and networking technology. By regions: North America (NA), Europe (EU), Asia Pacific (APAC), Middle East and Africa (MEA), and Latin America (LA).

      The LI market is expected to grow at a rapid pace in the regional markets of APAC and MEA. The investments in security in APAC and MEA are attracting the players operating in the LI market. These regions would also be the highest revenue generating markets in the years to come. Considerable growth is expected in the NA and European LI markets. New wireless network and network technologies like LTE, WiMax, NGN, and many more are expected to be the emerging technological trends in the LI market.

      MarketsandMarkets forecasts the Lawful Interception market to grow from $251.5 million in 2014 to $1,342.4 million by 2019. In terms of regions, North America and Europe are expected to be the biggest markets in terms of revenue contribution, while Asia-Pacific, Middle East and Africa, and Latin America are expected to experience increased market traction, during the forecast period.

      About MarketsandMarkets

      MarketsandMarkets is a global market research and consulting company based in the U.S. We publish strategically analyzed market research reports and serve as a business intelligence partner to Fortune 500 companies across the world.

      MarketsandMarkets also provides multi-client reports, company profiles, databases, and custom research services. M&M covers thirteen industry verticals, including advanced materials, automotives and transportation, banking and financial services, biotechnology, chemicals, consumer goods, energy and power, food and beverages, industrial automation, medical devices, pharmaceuticals, semiconductor and electronics, and telecommunications and IT.

      We at MarketsandMarkets are inspired to help our clients grow by providing apt business insight with our huge market intelligence repository.

      https://www.marketsandmarkets.com/PressReleases/lawful-interception.asp

    • Antiterrorismo con licenza d’uccidere

      Kenya osservato speciale: le ong parlano di vittime, sparizioni e intercettazioni diffuse.

      Da gennaio a ottobre 2016 in Kenya sono state uccise dalle forze dell’ordine 177 persone. Lo scrive nel suo rapporto annuale 2016/2017 la ong Amnesty international. Uccisioni stragiudiziali per mano delle cosiddette Kenyan Death Squads, gli squadroni della morte in azione contro presunti terroristi. A risalire la catena di comando, si arriva fino ai piani alti del governo, come aveva raccontato Al Jazeera in un’inchiesta del 2015.

      Il Kenya ha conosciuto il terrorismo di matrice jihadista alla fine del 1998, all’epoca della prima bomba all’ambasciata americana di Nairobi: un attentato che ha lanciato nel mondo il marchio Al Qaeda. Il Paese è passato attraverso centinaia di attentati e oggi il terrorismo si chiama Al-Shabaab (leggi “Al-Shabaab avanza in Somalia”). Ma i presunti terroristi sono solo una parte delle vittime degli squadroni della morte: anche avvocati, attivisti e oppositori politici sono finiti sulla lista dei torturati e uccisi. Fare leva sulla paura dei cittadini, in Kenya, è facile.

      Dal 2010 al 2015 si ha notizia di almeno 500 persone fatte sparire da questi nuclei interni di alcuni corpi speciali delle forze dell’ordine del Kenya. Operazioni supervisionate dal Nis, i servizi segreti, svolte poi da agenti della Criminal investigation division (Cid), oppure dall’unità Recce o ancora dalle Kenyan Defence Forces. «Si potrebbero chiamare “morti accettabili”», dice un ufficiale dei servizi segreti kenyoti intervistato sulla vicenda da un ricercatore della ong Privacy International.

      INTERCETTAZIONI DIFFUSE

      E l’argomento “terrorismo” è sufficiente a giustificare un sistema d’intercettazioni persistente, dove non esiste comunicazione che non sia tracciata, né supporti informatici che le forze dell’ordine non possano acquisire. Tutto il meccanismo per rintracciare “i nemici” passerebbe dalle comunicazioni telefoniche, ignorando qualunque norma costituzionale kenyota. «Gli ufficiali che abbiamo intervistato hanno ammesso che spesso si finisce sotto intercettazione per motivi politici e non solo per presunte attività di terrorismo», continua il ricercatore di Privacy International che ha curato il report “Traccia, cattura, uccidi” (per motivi di sicurezza, non è possibile rivelare il suo nome).

      Le forze speciali del Kenya avrebbero una presenza stabile all’interno delle compagnie telefoniche del paese. «Agenti Nis sono informalmente presenti nelle strutture per le telecomunicazioni, apparentemente sotto copertura», si legge nel rapporto. Elementi che sarebbero stati confermati da dipendenti di compagnie telefoniche e agenti. «I dipendenti hanno paura che negare l’accesso possa avere delle ripercussioni», aggiunge il ricercatore.

      Safaricom è la più importante compagnia telefonica del paese: controlla oltre il 60% del mercato della telefonia kenyota. Azionista di maggioranza è Vodafone e secondo il rapporto al suo interno ci sarebbero dieci agenti della Cid. Attraverso un’interfaccia, avrebbero libero accesso al database interno in cui sono registrate telefonate, proprietari, transazioni monetarie attraverso la rete mobile. Un universo.

      Questo è quello che raccontano le fonti interne scovate da Privacy International. Mentre Safaricom, ufficialmente, nega questo flusso di informazioni. L’amministratore delegato di Safaricom, Bob Collymore, tra gli uomini più ricchi del Kenya, ha risposto alla ong sostenendo che la sua azienda «non ha relazioni con Nis riferite alla sorveglianza delle comunicazioni in Kenya e non ci sono ufficiali Nis impiegati nell’azienda, ufficialmente o sotto copertura».

      Il Kenya acquista all’estero le strumentazioni di cui è dotato il sistema di intercettazioni in funzione nel paese. «Le fonti a cui abbiamo avuto accesso nominavano aziende inglesi ed israeliane, ma non sanno come funziona l’acquisto degli strumenti per intercettazioni», aggiunge il ricercatore di Privacy International. Gli strumenti più diffusi sono i famosi IMSI Catcher. All’apparenza, delle semplice valigette con un involucro nero all’estero, rinforzato. In realtà sono delle antenne attraverso cui è possibile intercettare telefonate effettuate nel raggio di circa 300 metri.

      Ci sono poi anche software intrusivi, che agganciano il telefono una volta che l’utente apre uno specifico messaggio via Sms o WhatsApp. Nel 2015 le rivelazioni su Hacking Team, l’azienda milanese che vendeva in mezzo mondo dei software spia, avevano permesso di scoprire anche trattative in corso con forze speciali del Kenya. Gli obiettivi dello spionaggio sarebbero stati uomini legati all’opposizione.

      https://www.osservatoriodiritti.it/2017/04/12/antiterrorismo-con-licenza-di-uccidere
      #anti-terrorisme #opposition #opposants_au_régime #persécution

  • Kenya-Uhuru Kenyatta Rejects China 325Bn Loan

    Kenyan President Uhuru Kenyatta has rejected China loan totalling to 325Bn Shillings.In his defense the Kenyan president said that it will be difficult to run the country with all the laons they have received from China.


    http://afrikan-daily.com/kenya-uhuru-kenyatta-rejects-china-325bn-loan
    #Kenya #Chinafrique #Chine #résistance