#l

  • La propagation du coronavirus inquiète l’OMS
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/02/22/la-propagation-du-coronavirus-inquiete-l-oms_6030469_3244.html

    Les autorités sanitaires mondiales s’interrogent sur de nouveaux modèles de transmission du virus.
    […]
    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) ne cache plus son inquiétude. « Ce virus est très dangereux. C’est l’ennemi public numéro un et il n’est pas traité comme tel, s’est alarmé, vendredi, Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général. Au moment où nous parlons, nous sommes encore dans une phase où il est possible de contenir l’épidémie. » Mais la « fenêtre de tir se rétrécit », a-t-il averti.

    L’OMS s’inquiète notamment de l’apparition de cas en dehors de Chine « sans lien épidémiologique clair, tels que les antécédents de voyage et les contacts avec un cas confirmé ». «  Nous voyons que la situation évolue », a souligné Sylvie Briand, la directrice du département Préparation mondiale aux risques infectieux à l’OMS : « Non seulement le nombre des cas augmente, mais nous voyons aussi différents modèles de transmission dans différents endroits. » L’OMS ne parle toutefois pas de pandémie. L’organisation internationale considère qu’il y a « des épidémies différentes, montrant des phases différentes ».

    #paywall

  • Pascal Boniface porte plainte contre la « Brigade juive »
    Nadir Dendoune, Le Courrier de l’Atlas, le 18 février 2020
    https://www.lecourrierdelatlas.com/justice-pascal-boniface-porte-plainte-contre-la-brigade-juive--2

    Le 22 janvier dernier, l’Institut de relations internationales et stratégiques (l’IRIS) dont Pascal Boniface est le directeur reçoit dans ses locaux parisiens Charles Enderlin, l’ancien correspondant de France 2 en Israël, pour une conférence autour de son dernier livre « Les Juifs de France entre République et sionisme », paru le 16 janvier au éditions du Seuil. Salle comble, près de 500 personnes sont présentes.

    « Des personnes ont balancé des boules puantes à l’intérieur de la salle. L’odeur était tellement insoutenable », explique Pascal Boniface. « Certains avaient du mal à reprendre leur souffle », précise encore le politologue.

    La « Brigade juive » revendiquera cette action en publiant sur sa page Facebook un peu plus tard dans la soirée une vidéo, avec ce commentaire : « Aujourd’hui, nous sommes passés dire bonjour à Charles Enderlin pour lui faire savoir que ses idées sentent mauvais et qu’on a pas oublié l’affaire Al-Dura et Daniel Pearl ».

    #Charles_Enderlin #Pascal_Boniface #Palestine #Sionisme #Judaïsme #antisionisme #antisémitisme #LDJ #Attentat

  • Un accueil d’enfants pour le 8 mars !
    https://expansive.info/Un-accueil-d-enfants-pour-le-8-mars-2066

    Pour permettre au mamans de participer à la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, la Bulle accueille les enfants. Contactez nous pour nous confier vos enfants ou bien pour participer à l’accueil, on recrute ! #Infos_locales

    / #Educations_-_Système_scolaire, #Féminismes_-_Genres_-_Sexualités, #Rennes, #Lutte_contre_les_violences_sexistes

  • Charles Enderlin : le tournant sioniste des Juifs de France
    https://www.youtube.com/watch?v=vys3_aZutCQ

    Ce livre tombe à point alors que Macron et une majorité de députés prétendent faire de l’antisionisme un nouvel antisémitisme. Retraçant l’histoire de la communauté juive française, le journaliste Charles Enderlin documente comment le « franco-judaïsme », à son apogée sous la Troisième République, est aujourd’hui devenu un « franco-sionisme », d’abord marqué par un soutien inconditionnel à la politique israélienne.

  • Reine des neiges : TF1 fact-checke les loisirs des prolos... - Par Sherlock Com’ | Arrêt sur images
    https://www.arretsurimages.net/chroniques/plateau-tele/reine-des-neiges-tf1-fact-checke-les-loisirs-des-prolos
    https://api.arretsurimages.net/api/public/media/vlcsnap-2020-02-15-17h55m35s702/action/show?format=thumbnail&t=2020-02-15T17:56:07+01:00

    Comme lorsque la télé scrute le portefeuille des Français qui vivent "“à l’euro près”" (souvenez-vous de cette chronique), les loisirs des “mauvais pauvres” doivent trouver une raison autre que la simple possibilité de se distraire ou de se faire plaisir.

    En pénétrant cette intimité, en multipliant les scènes d’introspection et d’auto-justification, la caméra donne aux téléspectateurs les éléments pour juger du bien fondé de cette dépense, du bien fondé de cette passion bizarroïde. Et du coup, que s’est-il passé sur les réseaux sociaux d’après vous...

    Tout justifier, tout le temps. C’est le sort réservé par TF1 à ces classes populaires qui osent avoir des loisirs. Car il ne viendrait pas à l’idée de ces journalistes d’interroger les plus riches sur les motivations de leurs loisirs hors norme. Au hasard, prenons le sujet de "Sept à huit" de juin 2019, intitulé "“Luxe, yacht et volupté”" à Monaco. Un reportage ou l’on croise des bateaux loués 330 000 euros la semaine, avec "“option sous-marin à 50 000 euros”" pour "“boire une coupe de champagne en observant les poissons”".

    A aucun moment la voix off ne s’interroge sur les ressorts psychologiques d’une telle démesure, ni sur les motivations de cette famille qui navigue de temps de temps sur ce bateau de 2 millions d’euros…

    #télévision #mépris_de_classe #loisirs #Disneyland #guerre_aux_pauvres

  • #hirak en Algérie. L’invention d’un soulèvement | Antiopées
    https://antiopees.noblogs.org/post/2020/02/19/hirak-en-algerie-linvention-dun-soulevement

    Annotations :

    Vendredi 1er mars. – Acte 2 : la presse indique la participation de plus de cinq millions de manifestants dans tout le pays. […] Vendredi 8 mars. – […] Il est question de dix-sept millions de manifestants avec une importante participation de femmes ce vendredi, qui coïncide avec la journée des droits des femmes. […] Vendredi 15 mars. – […] plus de vingt millions de manifestants dans une quarantaine de wilayas (soit près de la moitié de la population, bébés et vieillards compris). […] dès son origine, le hirak renoue avec l’histoire de la guerre de libération, et cela s’exprime régulièrement dans les slogans des manifestants, tel celui-ci : « 1962, indépendance du (...)

    #-Algérie #.recension #révolte #luttes #colonialisme

  • Municipales 2020 : le « stress » du #logement s’invite dans les campagnes
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/02/21/municipales-2020-le-stress-du-logement-s-invite-au-menu-des-campagnes-des-gr

    « Tant que les difficultés pour se loger ne touchaient que les pauvres, peu s’en souciaient, mais maintenant que les classes moyennes, le cœur de la société française, sont concernées et que se loger devient une angoisse, le sujet émerge », analyse Michel Lussault, professeur à l’Ecole normale supérieure de Lyon, qui appelle ce phénomène le « stress social résidentiel ».

    Pour ce spécialiste de la géographie urbaine, « la cherté du logement n’est d’ailleurs pas qu’un problème des grandes villes françaises, il est mondial. Dans les grandes métropoles, le marché du logement est devenu pathologique, très spéculatif ». En toute indifférence pour le fait que la hausse des prix chasse des villes les habitants qui ne peuvent plus suivre.

  • #Lluís_Rabell : Il n’appartient pas aux hommes…
    https://tradfem.wordpress.com/2020/02/21/il-nappartient-pas-aux-hommes

    Il n’appartient pas aux hommes, aussi féministes et solidaires soient-ils, de donner leur avis sur la manière dont les femmes doivent gérer leurs mouvements ou mener leurs débats. Et pas seulement à cause de notre tendance traditionnelle à coloniser ces espaces, en exerçant sur eux un paternalisme de « protectorat ». Pas seulement pour cette raison. Il y a aussi une raison plus actuelle et plus inquiétante : il semble que nous assistons à toute une offensive culturelle et politique visant à forcer l’accès à des parcelles de vie privée durement gagnées et même à embrouiller les femmes elles-mêmes en tant que sujets d’une lutte d’émancipation. Une partie de la gauche est soit perméable à cette offensive soit aspirée dans celle-ci. Une autre partie reste perplexe et pleine de doutes. On sent cependant que la dispute pour décider du visage du féminisme du XXIe siècle condense les grands problèmes dont notre société débat.

    Il n’a pas non plus été nécessaire d’établir ce diagnostic. Elle a été réalisée par des voix très importantes du féminisme radical. Ce que nous pouvons peut-être apporter, ce sont des informations utiles « de l’autre côté ». Ou, en d’autres termes, la façon dont des hommes perçoivent les débats actuels. Et nous devons commencer par nous rappeler une chose qui peut sembler évidente, mais qui est de la plus haute importance : les hommes féministes sont ceux qui ont été convaincus par la critique et la lutte des femmes féministes. Quelque chose que nous n’avons jamais rendu facile pour elles. Pas même dans les rangs des organisations révolutionnaires ou du mouvement ouvrier lui-même.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://lluisrabell.com/2020/02/18/hombres-terf
    #proféministe #système_prostitutionnel #gauchisme #révolutionnaires #réddition_de_comptes

  • #Lluís_Rabell : Minuit dans la forêt du porno féroce
    https://tradfem.wordpress.com/2020/02/21/minuit-dans-la-foret-du-porno-feroce

    « Nous devons abolir la pornographie ! » La voix de la chercheuse historique et militante féministe #Sheila_Jeffreys a résonné avec force à la clôture du 1er Forum international sur le féminisme et la pornographie , qui s’est tenu les 13, 14 et 15 février à Santa Coloma de Gramenet, sous les auspices du conseil municipal – et l’engagement personnel du maire socialiste Núria Parlón . Un pari courageux, sans aucun doute. Le sujet est tabou : il suffit de l’évoquer pour que surgisse une légion de défenseurs en colère du droit sans restriction de chacun de jouir de ses fantasmes. Même dans les rangs de la gauche elle-même, des allégations de morale victorienne ou de pudibonderie surgissent immédiatement.

    Mais la pornographie aujourd’hui massivement diffusée sur Internet, au grand jour, n’a rien à voir avec une transgression libératrice. Au final, pas même avec le sexe lui-même – bien qu’il apparaisse comme le vecteur de son récit. Non. La pornographie est devenue une école mondiale de la haine envers les femmes. L’industrie du porno s’inscrit pleinement dans les cadres du technocapitalisme. Il suffit de noter qu’aux États-Unis seulement, la pornographie et l’ensemble des activités commerciales qui y sont associées ont généré un chiffre d’affaires de 6 milliards de dollars en 2019. Imaginez donc son poids dans le monde entier … et la puissance que confère à cette industrie son haut degré de concentration : huit des dix principaux portails dédiés à la pornographie forment un oligopole commercial. L’un des plus populaires, Pornhub, a publié 683 millions de vidéos au cours de la dernière année : pour un visionnement complet, il faudrait rester à l’écran pendant 169 ans.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://acciofeminista26n.wordpress.com
    #pornographie #exploitation_sexuelle #violences_masculines #technocapitalisme #pornhub

  • OLIVIER LECULIER « ÉCRANS MIXTES 2020 »
    https://laspirale.org/video-635-olivier-leculier-ecrans-mixtes-2020.html

    OLIVIER LECULIER « ÉCRANS MIXTES 2020 »Du 04 au 12 mars prochain se déroulera à Lyon et dans sa métropole la dixième édition du festival de cinéma « queer » Écrans Mixtes. L’occasion pour nous de revenir avec son président, Olivier Leculier, sur leur programme foisonnant, mais aussi sur la genèse et le futur du festival, les dernières frontières à abattre en terme de discrimination et, bien sûr, leurs prestigieux invités d’honneur qui ne sont autres, cette année, qu’André Téchiné et... John Waters, le cultissime réalisateur de Female Trouble, Pink Flamingos et Cry Baby, à présent auteur de multiples livres, dont l’hilarante autobiographie Provocation, bientôt suivie d’un deuxième ouvrage, si l’on en croit les bruits de couloirs.

    Mais en attendant, sortez les cha cha heels qu’on vous a offert pour Noël et vos (...)

    #laspirale #cinéma

  • • Graphique : Comment les GAFA génèrent des milliards | Statista
    https://fr.statista.com/infographie/13194/source-principale-revenus-google-apple-facebook-amazon

    Malgré les avertissements de Washington, la taxe GAFA fait des émules chez nos voisins : l’Espagne a adopté cette semaine un projet de loi visant à taxer les géants du numérique à hauteur de 3 % du chiffre d’affaires. Trois types d’activités sont principalement ciblées : la publicité en ligne, les plateformes d’intermédiation et la vente ou cession de données d’utilisateurs. Le projet espagnol est très similiaire à la « taxe sur les revenus numériques » adoptée le 11 juillet 2019 par la France et dont le (...)

    #Apple #Google #Amazon #Facebook #fiscalité #législation #bénéfices #GAFAM #publicité

    ##fiscalité ##publicité

  • Der Mietendeckel kommt: Die Linke Steglitz-Zehlendorf
    https://www.dielinke-steglitz-zehlendorf.de/nc/politik/aktuelles/news/der-mietendeckel-kommt-4

    Der Mietendeckel kommt! Das sind gute Nachrichten für die Mieter*innen in Berlin und Steglitz-Zehlendorf! Die städtische Degewo hat kürzlich bei uns im Bezirk viele hundert Wohnungen von der Deutschen Wohnen angekauft und baut an diversen Stellen neue, bezahlbare Wohnungen für junge Menschen, Familien und Senior*innen.

    Das Volksbegehren „Deutsche Wohnen und Co. enteignen“ geht demnächst in die zweite Stufe mit dem Ziel, tausende Wohnungen vor Großkonzernen zu schützen und in den städtischen Sektor zurückzuführen.

    Wir wollen gemeinsam am Montag, 09.03.2020, von 19 bis 21 Uhr mit Euch diskutieren, mit welchen Instrumenten die Mieten in Berlin und Steglitz-Zehlendorf bezahlbar gehalten werden können.

    Dazu begrüßen wir:
    Katrin Lompscher (Senatorin für Stadtentwicklung und Wohnen)
    Barbara von Boroviczeny (Mieter*innen Südwest)
    Michael Prütz (Deutsche Wohnen & Co enteignen)
    Franziska Brychcy (MdA)

    Ort: Hellenische Gemeinde, Mittelstr. 33, 12167 Berlin (S+U Rathaus Steglitz) Wir freuen uns auf eine spannende Diskussion mit Euch! Kommt vorbei und diskutiert mit!

    #Berlin #Steglitz-Zehlendorf #événement #politique #loyers #logement

  • En #Algérie, un coming-out au sein du #Hirak - Libération
    https://www.liberation.fr/planete/2020/02/21/en-algerie-un-coming-out-au-sein-du-hirak_1779039

    "Pour la première fois ce vendredi, des gays et des #lesbiennes #algériens défileront sous une banderole commune lors de la marche anniversaire du mouvement de protestation.

    Dans les rues d’#Alger, ils déambulent par petits groupes, sans travail ni argent. Ils viennent de partout dans le pays pour « se faire entendre ou mourir », disent-ils sérieusement. « On se bat pour pouvoir choisir notre vie et travailler sans discrimination », murmure Fodil, 36 ans, sur la place des Martyrs, d’où partent les manifestations hebdomadaires depuis un an. Lui et ses copains se livrent avec crainte. Ici, pas de caméra ni d’appareil photo. L’enjeu est trop important."

  • Le Pillage - ZIST
    https://www.zist.co/2020/02/20/le-pillage

    Lettre aux Pilleurs

    La Trinité, 20 Février 2020

    Chère Laurence de Cock,

    J’ai préféré vous écrire que vous appeler. J’espère que vous ne m’en voudrez pas. Après tout, si je relis bien nos deux contributions, c’est clairement mon privilège à moi.

    Je n’ai pas besoin de vous poursuivre en justice. Il suffit de comparer nos deux textes. Il suffit d’avoir la chronologie ici exposée. Il suffit de lire vos petits mensonges et vos grandes entourloupes. De constater votre besoin urgent et compulsif d’éteindre l’affaire en la noyant de fils Twitter où vous prétendez une remise en question mais continuez notre invisibilisation. Il suffit de voir toute l’hypocrisie mal assumée de devoir me citer mais en le faisant imparfaitement, grossièrement, comme un hoquet mal maîtrisé. Il suffit de lire « Semi Keba » dans votre texte pour comprendre votre opportunisme et la pauvreté de vos recherches.

    Et vous tombez vraiment dans un mauvais contexte. Celui de Kémi Séba (sans fautes) et des tentations qu’il offre, certes. Mais aussi parce que fraîchement revenu d’un événement parisien, on vient de me faire comprendre que l’existence même du projet Zist est une menace pour un certain nombre de pontes parisiens et européens, vautours de notre héritage intellectuel. Ça peut paraître mégalomane, mais c’est bien ce qui s’est passé, nous en étions mêmes surpris. Il ne faut pas que nous soyons trop visibles. Il ne faut pas que les canaux que nous créons soient légitimes. Il faut que nous continuons d’être vos nègres. Vos coolies. Vos bâtards qui font le gros du boulot et dont vous retirez les bénéfices. Tout cela bien entendu en vous positionnant comme les sachants. Il y a peu de différence entre vous et Kémi Seba (sans fautes) sinon la posture politique. C’est la même finalité : extraire le sucre de nos territoires.

    Mais vous avez lu le texte trop vite. Il s’agissait aussi de dire, d’intimer qu’il est temps de mettre fin à ce pillage. Pour reprendre les mots de Sterling Brown, poète afro-américain :

    One thing they cannot prohibit –
    The strong men . . . coming on
    The strong’ men gittin’ stronger.
    Strong men. . . .
    Stronger. . . .

    Et je rajouterai « women ». Mi nou. Nous voilà.

  • Libye : l’UE lance une #opération_navale pour contrôler l’#embargo sur les #armes, pas pour sauver des migrants

    Prenant la suite de l’opération Sophia, une nouvelle mission navale va être mise en place par l’Union européenne (UE) d’ici le printemps. Des navires vont être déployés pour empêcher les livraisons d’armes à l’est des côtes libyennes. Mais ces navires n’ont pas vocation à intervenir dans le sauvetage de migrants en mer Méditerranée.

    « L’Union européenne va déployer des navires dans la zone à l’est de la Libye pour empêcher le trafic d’armes », a annoncé lundi 17 février le chef de la diplomatie italienne Luigi di Maio. La nouvelle opération aura des moyens aériens et satellitaires ainsi que des navires, précise le correspondant de RFI à Bruxelles, Pierre Bénazet.

    Toutefois, il a ajouté que la mission, loin des routes migratoires actuelles, serait arrêtée si elle « devait provoquer un afflux de bateaux de migrants » dans la zone où elle sera déployée.

    Ce compromis a permis de « lever les réticences » de plusieurs pays européens, a commenté le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn.

    En effet, lundi matin, Josep Borrell le chef de la diplomatie européenne ne pensait pas arriver à un accord pour que l’opération Sophia soit relancée, « l’unanimité est nécessaire » et « si nous ne l’obtenons pas, nous ne pouvons pas aller de l’avant », regrettait-il.

    L’opération faisait face notamment à un veto de l’Autriche, qui refusait de reprendre les opérations navales, estimant qu’il s’agissait d’"un billet d’entrée en Europe pour des milliers de migrants clandestins." Une position partagée par l’Italie.

    « Ce fut une très longue et très difficile discussion et à la fin, nous avons trouvé une solution médiane », a reconnu Josep Borrell, au sortir d’une réunion à Bruxelles avec les ministres européens des Affaires étrangères. « La zone d’actions pour la nouvelle mission navale ne sera pas celle de Sophia, qui couvrait toutes les côtes de la Libye. Elle sera concentrée à l’Est, là où les passages d’armes se font », a-t-il précisé.

    L’Europe « doit être capable de faire de la politique européenne »

    Décidé en 2015, le mandat de l’opération Sophia a été prolongé jusqu’au 31 mars 2020. La nouvelle opération visant uniquement un meilleur contrôle de l’embargo libyen sur les armes devrait prendre la suite. Son nom de baptême n’est pas encore décidé.

    Les navires européens de Sophia avaient été retirés de la Méditerranée au printemps 2019 à la suite du refus de l’Italie de laisser les migrants sauvés en mer débarquer sur son territoire.

    « Je ne peux pas imaginer qu’un pays comme l’Autriche dise non en fin de compte », a ajouté le ministre des Affaires étrangères du Luxembourg, Jean Asselborn. « Je comprends que l’Europe ne soit parfois pas capable de faire de la politique mondiale, mais elle doit être capable de faire de la politique européenne. »
    https://twitter.com/sunderland_jude/status/1229438296318717958?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E12
    Plusieurs ONG de défense des migrants ont, pour leur part, manifesté leur indignation à l’image de Judith Sunderland, directrice adjointe chez Human Rights Watch pour les divisions Europe et Asie centrale. « L’UE remplace Sophia par une mission navale VRAIMENT loin [des routes migratoires] pour éviter d’avoir à secourir quiconque. Je travaille sur les politiques migratoires européennes depuis des années et pourtant je suis toujours CHOQUÉE par tant d’inhumanité explicite », a-t-elle écrit sur Twitter.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/22832/libye-l-ue-lance-une-operation-navale-pour-controler-l-embargo-sur-les
    #Libye #asile #migrations #réfugiés #sauvetage (non... en fait...) #Méditerranée #Mer_Méditerranée #opération_Sophia

  • España endurecerá el derecho al asilo

    Interior plantea normas más restrictivas para adaptar la ley a las recomendaciones de la UE.

    El Gobierno prepara una nueva ley que introducirá restricciones al derecho de asilo, en la senda marcada por la Unión Europea en los últimos años. Un borrador de ese texto, al que ha tenido acceso EL PAÍS, limita el acceso a la protección en los centros de internamiento y amplía los motivos de denegación de las solicitudes. Este es un asunto embarazoso para la coalición de Gobierno por las fricciones que puede provocar entre el PSOE y Podemos. La norma actual, de 2009, se considera obsoleta porque la realidad migratoria ha cambiado enormemente. Frente al modesto volumen de solicitudes de refugio que solía recibir España, en 2019 se registraron 118.000. España es ya el tercer receptor de potenciales refugiados de la UE, a poca distancia de Francia y Alemania.

    La nueva normativa es una respuesta a los sucesivos ultimátums de Bruselas. España lleva años retrasando la adaptación de su legislación a las directivas comunitarias y ha agotado todos los plazos hasta llevar a la Comisión Europea a abrirle dos procedimientos de infracción. El último aviso llegó en octubre de 2019 —fecha de este borrador—, cuando el brazo ejecutivo de la UE amenazó con llevar a España al Tribunal de Justicia de la Unión. El Gobierno se adapta así a las exigencias de Bruselas, pero aprovechará para incluir sus propias medidas. El documento contempla las propuestas iniciales del Ministerio del Interior, y la versión final depende de las negociaciones entre los actores implicados, entre ellos los Ministerios de Seguridad Social y Migraciones y el de Exteriores.

    La propuesta asume la letra y la música del progresivo endurecimiento de la política migratoria en la UE. Tras la crisis de 2015, cuando desembarcaron más de un millón de refugiados entre Grecia e Italia, el Ejecutivo comunitario se marcó como objetivo trazar una política común más restrictiva con los llamados migrantes económicos, los que no tienen derecho a protección internacional. Esos planes pasan por acelerar —y aumentar notablemente— los retornos de esos migrantes, blindar las fronteras y obligar a los socios a un reparto solidario de los refugiados. “La clave es tener un sistema rápido para diferenciar quién tiene posibilidad de pedir asilo y quién no. Y hay que devolver a quienes no sean refugiados”, explica una alta fuente comunitaria.

    Entre las propuestas que el Gobierno español baraja está el establecimiento de un plazo para las solicitudes de los recién llegados, que la legislación europea fija en 30 días, pero que en la actualidad aunque esté contemplado también en la ley española no es causa de inadmisión.

    Esta medida será aún más restrictiva para los extranjeros encerrados en los centros de internamiento (CIE), una de las novedades que España introduce motu proprio. La propuesta de Interior es que los internos tengan apenas 10 días para formalizar su solicitud de asilo una vez que han sido informados de su derecho a pedir protección. “Pasado ese plazo se entenderá que la solicitud ha sido formulada con la única intención de retrasar o frustrar la expulsión”, recoge la versión inicial de la ley. La denegación por incumplir este plazo no estaría sujeta a revisión y solo se podría recurrir ante los tribunales. Las fuerzas policiales se quejan de que los migrantes recurren a menudo a solicitar el asilo simplemente como una forma de aplazar su deportación. En 2019 hubo en los CIE 2.164 solicitudes, el 2% del total.

    La adaptación a la normativa europea supone, según el borrador, ampliar los motivos para denegar las peticiones de protección. Entre los nuevos figuraría que en el país de origen del solicitante existan zonas donde pueda establecerse con seguridad.

    El texto preliminar también define el concepto de país seguro, acorde al modelo comunitario. Aunque los expedientes deben estudiarse individualmente, este cambio implica que si el solicitante procede de un país considerado seguro por España —Marruecos, por ejemplo— puede ver su solicitud denegada. El mismo criterio se aplicaría si el solicitante tiene su residencia habitual en un tercer país también etiquetado como seguro. Se valorará “si existe vínculo entre la persona y el tercer país por el que sería razonable que el solicitante se fuese a ese país”. Ese vínculo puede consistir en tener familiares o haber residido legalmente allí inmediatamente antes de pedir protección en España. Siempre se tendrá en consideración que el retorno no ponga en riesgo la vida o la libertad del peticionario por motivos políticos, de raza o religión.

    Interior plantea eliminar la comisión interministerial en la que se deciden las demandas de asilo para acabar con un trámite “que ralentiza enormemente la instrucción”. Actualmente, la Oficina de Asilo y Refugio acumula más de 120.000 expedientes por resolver, pero ha quintuplicado su ritmo de resolución.

    Pero no todas las medidas contempladas suponen un endurecimiento. En el ámbito más garantista, el borrador introduce cambios que dan más seguridad jurídica a los solicitantes: los reconoce como tales en el momento en el que manifiestan su intención de pedir protección, lo que obliga a registrarlos oficialmente. Eso ya ocurría en la práctica; ahora quedará regulado por ley. También amplía de cuatro a cinco días el plazo de resolución de los expedientes en frontera. Un portavoz del Ministerio del Interior rechazó este martes comentar ningún aspecto del borrador al que tuvo acceso este periódico.

    https://elpais.com/politica/2020/02/18/actualidad/1582057149_114853.html

    #Espagne #asile #droit_d'asile #durcissement #loi #migrations #réfugiés

  • Masturbation, tampons, consentement : contre le marketing niais, un classique féministe se réinvente
    https://www.franceculture.fr/societe/masturbation-tampons-consentement-contre-le-marketing-niais-un-classiq

    Le livre s’appelle Notre Corps, nous-mêmes. Pour certains, mais surtout pour certaines, le titre sera comme une évidence, qui frappe manifestement au coin du souvenir de quelques séances, jambes nues, écartées devant le miroir, ou de dilemmes adolescents - non, ça ne rend pas sourde, voir croquis page 98. Pour d’autres, ce livre qui sort ce 20 février aux éditions Hors d’atteinte sonnera comme l’indice de ce qu’aurait pu être une entrée dans la puberté et/ou la sexualité voire la vie conjugale moins heurtée, plus éclairée. Et peut-être moins solitaire, aussi.

    Car ce livre qui paraît en 2020 au bout de trois ans de travail n’est ni tout à fait inédit, ni tout à fait identique. Monument de la littérature féministe à vocation pédagogique et émancipatrice, il est d’abord sorti aux États-Unis. C’était en 1970, sous le titre Women and Their Bodies ("Les Femmes et leur corps"). En fait de monument, on parlait plutôt de “brochure” ou encore de “livret” (en tout, 136 pages sur papier journal, moins d’un dollar l’exemplaire à l’époque). Un an plus tard, revoilà le texte publié sous le titre Our Bodies, ourselves, cette fois par New England Free Press. Puis, en 1973, par la maison d’édition Simon & Shusters. “OBOS” est devenu un phénomène d’édition, à raison d’une réédition tous les cinq ans en moyenne - mais rien depuis 2011.

    La France le découvrira en 1977, mais pas comme une stricte entreprise de traduction : il s’agit déjà, à l’époque, de l’adapter au contexte français, et de moissonner des centaines de témoignages de ce côté-ci de l’Atlantique. Un collectif quasi-bénévole est aux manettes. Ses membres s’appellent Nicole Bizos, Koulibali (juste un prénom), Sophie Mayoux, Brigitte Petit-Archambault, Anne Raulin et Lyba Spring. Ce sera, déjà, Notre Corps, nous-mêmes, paru chez Albin Michel… et épuisé depuis de nombreuses années.

    Réimprimé plusieurs fois, il n’avait jamais été actualisé. Or, à bien des égards, un monde sépare 1977 et 2020 : “Lorsque le livre est sorti, on ne parlait pas encore du sida, l’homosexualité était classée comme une maladie mentale, le terme « violences obstétricales » n’existait pas et le viol conjugal n’était pas reconnu”, expliquait le nouveau collectif forgé voilà trois ans sous la houlette de l’éditrice, Marie Hermann, durant une campagne de financement participatif.

    Quarante ans plus tard, le livre s’est, au fond, réinventé. Et la dynamique dans laquelle il s’enracine, comme régénérée. Au bout des 381 pages, on trouve deux pages d’index, écrites petit, avec “A” comme “accouchement”, “G” comme “genre (identité de)” - et pas “(théorie du)”. Ou “H” pour “hormones” mais aussi “harcèlement sexuel”, “hétérosexualité”, “homophobie”, “hymen”, et “P” comme “patriarcat” mais encore “périnée”, “pilule contraceptive”, “post-partum”, “première fois” “prolapsus (descente d’organes)” ou “puberté”.

    #femmes #sexualité #livre

  • Liberté académique

    Podcast Sciences, Esprit Critique & Liberté

    Nous interviewons des chercheurs, enseignants et auteurs ayant des idées intéressantes, et qui défendent la #pensée_libre, rationnelle et empirique. Nous luttons à notre niveau contre un certain #anti-intellectualisme d’une partie de la classe intellectuelle. Nos interviews se font en français ou en anglais.

    Science, Critical Thinking & Freedom Podcast

    We interview researchers, teachers and authors who have interesting ideas, and who defend free, rational, evidence-based thought. We oppose as best we can a sort of anti-intellectualism coming from a section of the intellectual class. We carry out interviews in English and in French.

    https://soundcloud.com/liberte-academique

    #audio #podcast #liberté_académique #université #recherche #science #liberté #esprit_critique

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  • L’#université_de_Paris prévoit-elle des mesures « liberticides » contre le #droit_de_réunion des #étudiants ?

    Des articles présentés comme les extraits du potentiel nouveau #règlement de l’université de Paris inquiètent des étudiants et des professeurs.

    La liberté de réunion des étudiants et des personnels de l’université de Paris va-t-elle bientôt être remise en cause par son nouveau règlement intérieur ?
    C’est ce qu’affirme le site militant « Révolution permanente » en diffusant certains articles, particulièrement restrictifs, censés émaner de ce projet de nouveau règlement.
    La direction de l’Université confirme à « 20 Minutes » l’authenticité de ce « document de travail », dont la version finale doit encore être votée.

    « Un projet liberticide », « une atteinte sans précédent à la liberté de se réunir à la fac »… Le site militant « Révolution permanente » ne mâche pas ses mots pour dénoncer les changements qui attendraient les étudiants et le personnel de l’Université de Paris, l’entité qui regroupe, depuis le 1er janvier 2020, les universités Paris Diderot (Paris 7) et Paris Descartes.

    Dans un article intitulé « L’Université de Paris veut faire contrôler les réunions étudiantes par la préfecture », la plateforme du « courant communiste révolutionnaire du [Nouveau parti anticapitaliste] » dénonce ainsi certaines dispositions du projet de nouveau règlement intérieur, extraits du document en question – marqués de la mention « confidentiel » – à l’appui.

    L’article 2 de ce projet de règlement intérieur daté du 4 février 2020 oblige par exemple les « organisateurs d’une réunion publique au sein de l’université » à « présenter, deux mois à l’avance, une demande d’affectation d’un local, auprès du président de l’université ». Celle-ci doit en outre être « déposée sous forme d’un dossier "manifestation" » devant « obligatoirement contenir la déclaration préalable faite en préfecture et le récépissé remis aux déclarants. »

    https://twitter.com/UnivOuverte/status/1230060835877347329?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E12

    FAKE OFF

    Contactée par 20 Minutes, Philomène, l’autrice de l’article – et étudiante à l’université Paris Diderot, où ont lieu de nombreuses assemblées générales (AG) et autres mobilisations depuis décembre 2019 –, nous explique comment elle a mis la main sur ce document : « On l’a découvert jeudi [13 février] grâce à des professeurs mobilisés [contre la réforme de l’enseignement supérieur et la réforme des retraites], qui nous ont expliqué que le projet de nouveau règlement intérieur avait fuité. Je n’ai pas eu accès au document intégral mais des extraits ont été partagés, et c’est comme ça que nous avons pu les diffuser sur "Révolution permanente" ».

    L’université de Paris nous confirme pour sa part l’authenticité de ces articles, tout en précisant qu’il s’agit d’un « document de travail », d’un « texte non abouti, qui s’appuie essentiellement sur des textes réglementaires en vigueur » dont la « version finale sera soumise au vote des instances de l’université ».

    Certains éléments prévus dans ce projet – que 20 Minutes a pu consulter en intégralité – existent en effet déjà dans les règlements de l’université Paris Diderot, comme le reconnaît lui-même un collectif de personnels et d’étudiants mobilisés de Paris 7 : « L’accès extrêmement réglementé aux espaces universitaires, qui est réservé aux "usagers" officiels de l’établissement et oblige donc à présenter sa carte d’identité lors du contrôle sous peine d’être exclu, ou expose à des procédures disciplinaires si on refuse de présenter sa carte ou si on la prête à autrui, n’est pas nouveau, mais il est contraire à l’idée qu’on se fait d’une université libre. »

    L’article 24-2 du règlement de l’établissement dispose par exemple que cette carte « doit être présentée aux autorités universitaires ou aux agents désignés par elles chaque fois que ceux-ci le demandent » et que « tout refus de présentation expose l’étudiant à une procédure disciplinaire ».
    « Toute réunion serait soumise aux mêmes règles que l’organisation d’une manifestation »

    En revanche, les strictes conditions d’organisation d’une réunion au sein des locaux envisagées par le nouveau projet de règlement intérieur sont, elles, bien nouvelles. « Non seulement il faudrait faire une déclaration préalable de réunion en préfecture et demander un local à la direction de l’université deux mois avant – alors que ce type d’assemblée générale s’organise généralement quelques jours avant –, mais cette demande doit être signée par au moins une personne résidant dans la commune du lieu de la réunion, alors que de nombreux professeurs et étudiants n’habitent pas à Paris », poursuit le collectif.

    Il dénonce aussi le « flou » entourant les notions de « réunion » des « agents et usagers » – possible à condition d’en demander l’accord huit jours avant au président de l’établissement – et de « réunion publique », ouverte à tous, y compris aux personnes extérieures à l’université, soumise aux critères restrictifs évoqués plus haut : « En pratique, toute réunion serait en réalité publique et donc soumise aux mêmes règles que l’organisation d’une manifestation. Ces points de règlement ne seront évidemment pas appliqués à chaque fois, mais ce qui est créé ici, ce sont les outils répressifs nécessaires pour faire annuler ces réunions ou poursuivre leurs organisateurs. »

    Enfin, les étudiants et personnels mobilisés s’inquiètent de potentielles restrictions en matière de liberté d’expression, un article de ce projet prévoyant certaines limites à son « exercice », qui ne doit par exemple pas « porter atteinte au respect des personnes et à l’image de l’université » : « C’est un élément extrêmement subjectif, et il y a un vrai danger pour la liberté d’expression si on ne peut plus exprimer de critiques vis-à-vis de l’université. »

    Selon nos informations, le vote de ce projet de nouveau règlement intérieur est prévu le 13 mars, lors d’un conseil d’administration de l’université de Paris.

    https://www.20minutes.fr/societe/2723171-20200220-universite-paris-prevoit-mesures-liberticides-contre-droi

    • « Liberté de réunion ». Une COMUE attaque les #libertés_universitaires

      À l’occasion de la fusion des facs de Paris 5 et Paris 7 la présidence de la fac a rédigé un projet de nouveau #règlement_intérieur classé confidentiel. Les documents ont fuité révélant un projet liberticide, une atteinte sans précédent à la liberté de se réunir à la fac alors même que les personnels et étudiants se mobilisent actuellement contre les réformes de l’enseignement supérieur. La moindre #réunion serait désormais soumise à une déclaration préalable en préfecture et à une validation par la présidence.

      Depuis le début du mois de décembre le mouvement contre la réforme des retraites s’est lancé sur l’université de Paris Diderot -Paris 7- et les assemblées générales -AG- se sont multipliées, rassemblant plusieurs centaines de personnes. À la rentrée les profs sont rentrés dans le mouvement, marquant leur refus de voir passer une nouvelle attaque contre l’université, la LPPR — Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche. C’est dans ce contexte électrique sur la fac que les vigiles ont commencé à fermer les grilles et contrôler les cartes à l’entrée, une heure avant chaque assemblée générale, avant de se décider finalement à filtrer toutes les entrées 24h/24, 7j/7. « Puis récemment ils ont essayé de faire annuler des AG, en niant des réservations d’amphi à Descartes par exemple, ou en interdisant l’accès au matériel sonore ! », nous relate une professeure en sociologie sur Diderot.

      C’est au milieu de cette effervescence que le 1er janvier est arrivé, et avec lui la mise en place effective de la fusion décidée en 2017. Elle devait initialement regrouper Paris 3, 5 et 7, mais la mobilisation à l’époque dans les trois facs et celle particulièrement importante sur Paris 3 a permis à l’université cette dernière de sortir du projet. C’est donc un processus de fusion entre Paris 7 et Paris 5 qui a abouti il y a un peu plus d’un mois. La #fusion des universités permet d’en faire des pôles compétitifs intégrés au marché économique, en poursuivant la dualisation des cycles (licence / master-doctorat), en faisant des premières années d’études supérieures une simple extension des études secondaires, reportant le travail de recherche au moment du master. Dans le même temps, avec l’intégration toujours plus massive de représentants du #patronat dans les #conseils_centraux, la #recherche est peu à peu orientée en fonction des besoins des grandes entreprises. Ce sont ces mêmes cadres anti-démocratiques qui sont entrain de décider du règlement intérieur pour la nouvelle Université de Paris.

      Les documents ont fuité jeudi dernier : la présidence espère faire voter la semaine prochaine l’application d’un tout nouveau règlement intérieur, grâce auxquelles toutes tentatives de se réunir au sein de l’établissement seront rendues impossibles.

      Il est indiqué que toutes les réunions publiques devront désormais être déclarées en #préfecture, en échange d’un récépissé. Les organisateurs de cette réunion devront également constituer un dossier pour émettre une demande de réservation à la présidence de l’université au moins deux mois à l’avance, après présentation du récépissé de la préfecture. Cette demande ne sera acceptée que si : l’objet et la nature de la réunion sont validés par la présidence, et si les organisateurs prévoient « d’assurer le #bon_ordre » de cette réunion, nécessitant la mise en place peut être d’une #sécurité ?
      Finalement, pour organiser une quelconque assemblée générale ou autre réunion de tout type, entre la demande en préfecture et celle à la présidence, il faudra s’y prendre au moins 10 semaines à l’avance. Pour donner un exemple avec ces nouvelles conditions, si l’on voulait réserver un amphi cette semaine pour discuter et décider de l’organisation de la journée du 5 mars dans l’enseignement supérieur, il aurait fallut s’y prendre aux alentours du 5 décembre… avant même le début de la grève. On comprend bien que ces nouvelles mesures, en apparence purement administratives, rendent impossible toutes perspectives de mobilisation solide et réactive au sein de ces deux #facs. Une attaque très forte contre le droit de réunion, qui s’inscrit dans une démarche de #criminalisation du #militantisme à la fac, qui vise à empêcher l’émergence de mouvements, ou de la moindre réunion contestataire au sein de l’université .

      Et la présidence est bien consciente du caractère extrêmement liberticide de ces mesures. C’est pour cette raison qu’elle essaye à tout prix de dissimuler l’affaire, en faisant d’abord pression sur tous ceux à qui elle a fourni ces documents, notamment avec « PROJET CONFIDENTIEL » imprimé en filigrane. Puis en omettant purement et simplement d’informer de l’existence même de ce projet de règlement intérieur les instances censées étudier de tels projets comme le sénat académique de l’université de Paris qui se réunit pourtant chaque mois. Si bien que la première fois que des informations sont sorties du cercle très restreint des personnes informées du projet, ce n’est qu’une dizaine de jours avant le 24 février, la date de sa mise au vote. La présidence avait clairement l’intention que le moins de monde possible ne découvre ce qui se manigance pour empêcher un scandale avant le vote . La présidence s’est aussi donnée le droit, nouveau, de déclarer un état d’urgence universitaire, en cas de « circonstances exceptionnelles », lui permettant de s’auto-octroyer les pleins pouvoirs au sein des facs fusionnées.

      Face à ces attaques liberticides et à cette tentative de criminaliser les étudiants et professeurs qui souhaiteront se réunir, se rencontrer ou se mobiliser à l’avenir, il est nécessaire de s’organiser, et d’empêcher que ce nouveau règlement intérieur ne passe. La solidarité des autres facs mobilisées en ce moment contre la réforme des retraites ou la LPPR, va être également nécessaire pour que cette décision ne fasse pas jurisprudence et ne serve à réprimer dans les autres universités.

      https://academia.hypotheses.org/15905

      #université #fac

  • Hassina Mechaï sur Twitter : "Je cherchais à quoi cette séquence de #LCI où Me Bouzrou est présenté avec un bonnet d’âne...Bingo, iconographie coloniale où les enfants apprenaient à lire « Ali est un âne ». Ces journalistes n’ont fait qu’ânonner elles-aussi." / Twitter
    https://twitter.com/HassinaMechai/status/1230468506870784001

    #racisme #France