• #Denis_Salas : « La #justice se trouve confrontée à un phénomène totalement inédit »

    Pour le magistrat et président de l’association française pour l’histoire de la justice, "l’#état_d'urgence_sanitaire" instauré pour deux mois doit nous inciter à réfléchir aux #libertés_individuelles et au maintien du #débat_démocratique.

    La France est officiellement en "état d’urgence sanitaire" pour une durée de deux mois. La loi publiée ce mardi au Journal Officiel encadre notamment le #confinement décidé par le gouvernement mais également un certain nombre de mesures de #restriction_des_libertés. Denis Salas, magistrat, essayiste et président de l’association française pour l’histoire de la justice se penche sur le rôle dévolu à l’institution judiciaire, son rapport au pouvoir politique et s’interroge également sur cette remise en question des libertés individuelles dictée par la nécessité sanitaire.

    Denis Salas, quel rôle particulier incombe à l’institution judiciaire dans ce contexte de pandémie ?

    L’institution judiciaire tourne actuellement au ralenti. Les tribunaux sont pratiquement à l’arrêt, même si subsistent des audiences en urgence, comme les comparutions immédiates ou certaines audiences en matière civile. En matière de politique pénale, on voit apparaître ce que l’on pourrait appeler une #justice_prophylactique qui cherche à prévenir les risques à travers des notions juridiques nouvelles comme la #mise_en_danger_de_la_vie_d’autrui, #infraction utilisée pour tous ceux qui sortent sans autorisation ou encore des sanctions relatives au marché noir, par exemple pour ceux qui revendent des masques ou des caducées. De nouveaux #délits apparaissent pour violation des règles de confinement avec des peines d’#amende aggravées, voire des peines d’#emprisonnement de six mois en cas de réitération des infractions.

    D’un point de vue philosophique, je dirais que c’est un usage de la #fonction_dissuasive_de_la_peine qui consiste à afficher une volonté répressive mais l’application avec des tribunaux à l’arrêt se situe au second plan.

    Autrement dit, des mesures difficiles à mettre en œuvre ?

    Oui. Les tribunaux étant à l’arrêt, même si certaines urgences sont maintenues, je ne vois pas comment obtenir une application réaliste de ces infractions. Je pense donc que la fonction d’annonce de ces nouvelles infractions est en soi un but recherché par le législateur. On espère que cet affichage va dissuader des personnes de se comporter de manière illicite face au confinement : un moyen pénal d’obtenir la docilité de la population. La dissuasion reste une fonction classique de la peine mais en l’occurrence elle est pleinement utilisée pour obtenir la docilité de la population.

    J’ignore ce que diront les historiens plus tard mais je pense que c’est une forme de criminalité nouvelle en période de pandémie qui apparaît sur fond d’urgence sanitaire.

    La justice a-t-elle déjà été confrontée dans le passé à une situation similaire ?

    Concernant une pandémie, il faut remonter au XIXe siècle, à la grippe espagnole durant la Première Guerre mondiale, mais en France, à des périodes beaucoup plus anciennes, voire au Moyen Âge. La justice se trouve confrontée à un phénomène totalement inédit, ce qui explique les hésitations, les types de réponses qui sont apportées et son fonctionnement même qui peut en être affecté.

    Une justice confrontée néanmoins à un certain nombre de situations d’urgence : comparutions immédiates ou encore situations de violences conjugales ou familiales pour lesquelles les associations ont tiré la sonnette d’alarme.

    Nous verrons quel contentieux va nourrir les comparutions immédiates, sans doute un contentieux lié aux infractions au confinement : attroupements, déplacements abusifs, usage du marché noir pour revendre des masques ou d’autres produits de ce type. C’est un contentieux qui rappelle celui de l’Occupation. En travaillant sur la justice des "années sombres", nous y avions trouvé nombre d’affaires issues de la répression de la Résistance mais beaucoup d’autres de la répression du marché noir, une analogie que l’on retrouve aujourd’hui.

    Concernant les violences conjugales et familiales, les procès en cours d’assises, que ce soient viols ou « féminicides », sont reportés. Ce qui constitue une non-réponse à la situation de fait. Mais certains tribunaux maintiennent des permanences au civil où des Juges aux Affaires familiales (JAF) peuvent décider d’éloigner par exemple un mari violent. Il appartient aux magistrats d’apprécier l’urgence des situations.

    Sur la question de la détention, vous avez co-signé une tribune publiée par le journal Le Monde la semaine dernière.

    Il s’agit d’une question très préoccupante. Des révoltes ont eu lieu dans plusieurs prisons françaises, des mutineries en Italie, notamment à Naples. Dans ce texte commun, nous demandons la réduction des courtes peines par le biais de circulaires de politique pénale prises par la Chancellerie, le juge restant libre de prendre la décision, ou encore l’examen de la sortie en libération conditionnelle des détenus malades ou âgés, afin de réduire la surpopulation carcérale. D’autant que nous avons été condamnés récemment par la Cour Européenne des Droits de l’Homme. La situation s’avère surtout préoccupante dans les maisons d’arrêt, avec le problème de la détention provisoire dont l’on pourrait dépasser exceptionnellement les délais légaux vu l’état d’urgence. Mais n’y a-t-il pas une violation des droits constitutionnels liés aux libertés individuelles si l’on prolonge les détentions provisoires au-delà du délai fixé par la loi ? L’état d’urgence autorise-t-il de telles dérogations qui pourraient porter atteinte gravement aux libertés individuelles ?

    Les dispositions prévues dans le texte sur l’état d’urgence sanitaire publié au Journal Officiel peuvent faire l’objet d’un recours devant le juge administratif.

    On se demandait s’il n’y allait pas y avoir des recours « liberté » pour protester contre le confinement. Or, c’est l’inverse qui s’est produit avec ce recours devant le Conseil d’Etat, formulé par un syndicat de jeunes médecins qui réclamait un durcissement des mesures actuelles et un confinement total. Le juge n’est donc pas sollicité comme un défenseur des libertés mais comme un agent de durcissement des atteintes aux libertés. Et en l’occurrence, le Conseil d’Etat décide de ne pas aller jusqu’à un confinement total mais enjoint le gouvernement à durcir certaines dispositions, relatives à la pratique des activités sportives ou les marchés ouverts. Le Conseil d’Etat considère que c’est l’atteinte à la vie qui est en jeu, atteinte grave et manifeste à la sécurité et à la vie des personnes, article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme.

    En fait, le juge ne se positionne pas par rapport aux libertés classiques d’aller et venir, actuellement très restreintes mais par rapport à une autre liberté fondamentale qui est l’atteinte à la vie. En cette période exceptionnelle, il se positionne non pas comme un agent de contrôle d’activités gouvernementales au nom des libertés en général mais comme un agent de défense de la société.

    La justice avait eu à traiter récemment d’un autre état d’urgence, celui lié à la menace terroriste en novembre 2015.

    Oui et on peut se poser cette question : allons-nous vers un état d’exception permanent ? Car les principales mesures de l’état d’urgence promulgué en 2015 sont depuis inscrites dans le droit commun. Questionnement soulevé par le philosophe italien Giorgio Agamben qui théorise l’état d’exception. Pour lui, nous vivons dans des sociétés confrontées au risque en permanence et la tentation des gouvernements peut être de s’installer dans un régime d’exception permanent afin de neutraliser ces risques. Le principe de précaution devient alors déterminant.

    Dans la vision d’un état d’exception permanent, il n’existe plus d’infractions, seulement des menaces, plus de délinquants mais des groupes-cibles, les personnes infectées par exemple et des territoires concernés. Il y a là quelque chose d’extrêmement périlleux pour les libertés.

    Il s’agit donc d’un risque important selon vous ?

    Le risque de pérenniser l’exception dans le droit existe parce que l’état d’exception s’étend considérablement pour des raisons légitimes évidemment. Il est limité par le fait que les institutions de contrôle subsistent et par la notion de proportionnalité. Toutes les mesures doivent être proportionnelles par rapport aux exigences sanitaires et des contre feux, des contre-pouvoirs peuvent être soulevés.

    Je voudrais citer l’exemple de la Corée du Sud qui ne pratique pas le confinement mais le dépistage massif et le traçage de la population dépistée, en repérant les cercles de proximité où la personne a pu contaminer ses proches. Le contrôle sanitaire ne porte que sur cette population à risque avec une géolocalisation, une traçabilité, une visibilité de tous ses déplacements, via une plateforme numérique. Cela a représenté un travail très long car il y a 51 millions d’habitants en Corée du Sud. La population vit dans la sécurité, l’activité économique globale continue. Le suivi des personnes confinées est extrêmement pointu et offre en même temps une visibilité à l’ensemble de la population. Quand on va travailler, on sait qui est contaminé, qui ne l’est pas, à proximité. On a donc un modèle alternatif de gestion de l’épidémie, opposé au confinement mais au prix d’une atteinte grave aux libertés individuelles pour une durée indéterminée.

    La lecture de Michel Foucault vous inspire également une réflexion particulière.

    Je suis en train de relire les Anormaux, un cours au Collège de France de 1975. Dans sa première leçon, il oppose deux grands modèles de leçon à l’épidémie : celui de la lèpre, dès le Moyen Âge, où l’on exclut les personnes infectées aux marches de la cité, et celui de la peste, à la fin du Moyen Âge, qui est à l’inverse un modèle d’inclusion. On n’exclut pas les malades des villes, on les garde avec nous, afin d’accumuler un savoir biomédical sur cette population ciblée afin de lutter contre l’épidémie. Cette fresque de Foucault est lumineuse pour expliquer dans quelle mesure nous sommes aujourd’hui dans le modèle de la peste, un modèle presque mondialisé. "La peste, écrit Foucault, c’est le moment où le quadrillage d’une population se fait jusqu’à son point extrême. Où rien des communications dangereuses, des communautés confuses, des contacts interdits, ne peut se produire. Le moment de la peste est celui du quadrillage exhaustif d’une population par un pouvoir politique dont les ramifications atteignent sans arrêt le grain des individus eux-mêmes, leur temps, leur habitat, leur localisation, leur corps. La peste porte aussi le rêve politique d’un pouvoir exhaustif, d’un pouvoir sans obstacle, d’un pouvoir entièrement transparent à son objet, d’un pouvoir qui s’exerce à plein."

    Cette citation explique ce que Foucault appelle la biopolitique. Actuellement, nous assistons à une médicalisation du pouvoir politique et judiciaire, y compris pour la politique pénale avec des savoirs médicaux, statistiques, juridiques, des mesures qui sont prises au nom d’une logique prophylactique afin d’éliminer le danger. Et ce que craint Foucault, c’est que cette biopolitique, cette gestion massive d’une population, au nom de sa santé, crée un pouvoir exorbitant des politiques où le savoir scientifique et le pouvoir politique s’additionnent. Au nom du bien public, bien sûr, mais c’est un pouvoir énorme qui se crée, un pouvoir disciplinaire qui s’étend à l’ensemble de la population.

    La lecture de Foucault, en cette période de pandémie, nous invite à nous interroger, à rester vigilants du point de vue des libertés car ce pouvoir démesuré accordé aux politiques et aux scientifiques sur notre vie quotidienne peut susciter des inquiétudes, même si sur le moment il est nécessaire. Tenons compte des avertissements de Michel Foucault et de son analyse. Il faut absolument que cet état d’urgence sanitaire soit limité dans le temps, contrôlé par le Parlement et le juge et qu’au lieu d’une seule liberté fondamentale, l’atteinte à la vie, l’ensemble des libertés soit considéré comme devant être protégé, que l’on recherche davantage l’adhésion de la population que sa soumission passive. Dans ce contexte d’atteinte massive aux libertés, au nom de l’état de nécessité sanitaire, il faut que le débat démocratique reste vivant.

    https://www.franceculture.fr/droit-justice/denis-salas-la-justice-se-trouve-confrontee-a-un-phenomene-totalement-
    #coronavirus #état_d'urgence #urgence #répression #dissuasion #docilité #criminalité #pandémie #histoire #comparutions_immédiates #marché_noir #tribunaux #prisons #détention #maisons_d’arrêt #détention_provisoire #confinement_total #atteinte_à_la_vie #état_d’exception_permanent #état_d’exception #Agamben #Giorgio_Agamben #principe_de_précaution #menaces #exception #proportionnalité #Corée_du_Sud #traçage #dépistage_massif #cercles_de_proximité #géolocalisation #contrôle_sanitaire #Michel_Foucault #Foucault #lèpre #peste #quadrillage #biopolitique #médicalisation #santé #savoir_scientifique #pouvoir_politique #bien_public #pouvoir_disciplinaire #débat_démocratique

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    Citation pour @etraces :

    Je voudrais citer l’exemple de la Corée du Sud qui ne pratique pas le confinement mais le dépistage massif et le traçage de la population dépistée, en repérant les cercles de proximité où la personne a pu contaminer ses proches. Le contrôle sanitaire ne porte que sur cette population à risque avec une géolocalisation, une traçabilité, une visibilité de tous ses déplacements, via une plateforme numérique. Cela a représenté un travail très long car il y a 51 millions d’habitants en Corée du Sud. La population vit dans la sécurité, l’activité économique globale continue. Le suivi des personnes confinées est extrêmement pointu et offre en même temps une visibilité à l’ensemble de la population. Quand on va travailler, on sait qui est contaminé, qui ne l’est pas, à proximité. On a donc un modèle alternatif de gestion de l’épidémie, opposé au confinement mais au prix d’une atteinte grave aux libertés individuelles pour une durée indéterminée.

  • https://lepressoir-info.org/spip.php?article983 - Le Pressoir

    Mardi 12 septembre, toutes et tous dans la rue pour refuser la Loi Travail XXL et la misère sociale !

    A Montpellier, le rendez-vous est donné à 10H30 sur l’esplanade du Peyrou. A Béziers, le rendez-vous est à 8h devant la sous-préfecture, puis un départ en bus pour Montpellier est prévu à 9h30.

    #LePressoir #Montpellier #MédiasLibres #Mutu #EsplanadePeyrou #LoiTravail #FrontSocial #12Septembre

  • https://lepressoir-info.org/spip.php?article994 - Le Pressoir

    L’association Zapatiste Mut Vitz 11 organise la 1ère édition du festival des Luttes populaires. Au menu, ateliers, débats, projections, concerts... C’est le 6-7-8 Octobre à l’Olivette de Langel à Armissan (Aude).
    Luttes d’ici et d’ailleurs, d’hier et d’aujourd’hui convergent pour un week-end à Langel.

    Connaitre ces luttes, les comprendre, s’en inspirer aujourd’hui pour appréhender le monde et inventer un futur harmonieux. Tel est le but de ce festival ouvert à tou.te.s

    Retrouvez sur cette page l’intégralité du programme du Festival des luttes Zapatistes de Narbonne.

    Entrée sur le principe de la participation Libre et Consciente, Repas de 5€ à 15€.

    Tout au long du festival  :

    CinéYourte Projection de films,
    Atelier de Torréfaction du café MutVitz11,
    Réalisation Collective d’une fresque murale.

    #LePressoir #Montpellier #MédiasLibres #Mutu #FestivalDesLuttesPopulaires #ZapatisteMutVitz11 #Zapatisme #Langel #Narbonne

  • https://lepressoir-info.org/spip.php?article997 - Le Pressoir

    Reprise des permanences et des réunions d’Exploités Énervés Collectif de chômeurs et de travailleurs sur Alès et les Cévennes

    Il vise à lutter contre les radiations, les contrôles, les expulsions, l’exploitation, les incessantes difficultés que les administrations, les patrons, les propriétaires nous causent.

    Pour le collectif, il n’y a pas d’opposition entre les personnes ayant un emploi ou pas. Quelle que soit notre situation, l’État cherche à nous maintenir dans l’isolement et le cas par cas. Face aux institutions, aux employeurs ou aux bailleurs, il s’agit de prendre acte que la misère est la même pour tous, qu’il ne s’agit pas de situations individuelles, ni même de droits et de devoirs, mais bien des rouages de ce système d’exploitation.

    Et nous constatons chaque jour que les différents gouvernements et l’État en général sont toujours du côté des capitalistes. Les dernières ordonnances de Macron sont ainsi une nouvelle attaque contre les travailleurs et les chômeurs. Le collectif vise à s’organiser dans un but de solidarité de classe dans les situations individuelles mais aussi à participer aux luttes sociales.

    Dans le bassin d’Alès comme ailleurs, nous avons besoin de nous rencontrer, d’échanger des infos sur les possibilités de débrouille, de construire un rapport de force collectif…

    Permanences pour se rencontrer et parler des problèmes administratifs (CAF, Pôle Emploi, caisses de retraites, Sécu…), des problèmes avec son employeur… auxquels on peut être confronté : tous les 2e et 4e vendredis de chaque mois à 18h à la Rétive (local au 42 faubourg d’Auvergne)

    Réunions pour organiser les activités et réflexions du collectif : tous les 2e vendredis de chaque mois à 19h (à la Rétive)

    #LePRessoir #Montpellier #MédiasLibres #Mutu #Alès #LesCévennes #ExploitésÉnervés

  • http://lahorde.samizdat.net/2017/09/10/la-salvetat-34-son-eau-qui-petille-ses-fachos-qui-fretillent - @lahorde

    D’abord simple aberration du net et source de moqueries, les Brigandes sont devenues en l’espace de deux ans, de par leur comportement sectaire, le cauchemar de nombreux habitants de la paisible ville de La Salvetat-sur-Agout. Publié initialement sur le site Le Pressoir, l’article ci-dessous, écrit par des Salvetois inquiètEs et excédéEs, revient sur leur implantation locale, leur proximité avec le maire et leurs pratiques pour le moins douteuses.

    C’est au début de l’été 2015 qu’on les a vus débarquer chez nous à La Salvetat-sur-Agout, dans les Hauts Cantons. Une quinzaine de jeunes gens, quelques enfants. BCBG style banlieue ouest parisienne. Ils se disaient musiciens, le groupe des « Ultra-Sixties », spécialité : les vieux tubes des années soixante. Une aubaine pour les bals troisième âge locaux, qui font le gros des activités culturelles du coin. Ils avaient acheté au lieu-dit Le Gazel la moitié d’une ancienne colonie de vacances, qu’ils aménageaient en studio d’enregistrement, et cherchaient partout des maisons à louer pour s’y loger. Pourquoi pas. Et les néos arrivés dans la région dans les années 1970-1980 se sont dans un premier temps démenés pour les aider à s’installer.

    #LaHorde #AntiFa #LePressoir #MédiasLibres #Mutu #LesBrigandes #SalvetatSurAgout #Salvetat #HautsCantons #Ultra-Sixties

  • http://lahorde.samizdat.net/2017/09/09/les-roudier-des-fachos-a-la-ferme-2eme-partie - @lahorde

    Le site d’infos alternatives Le Pressoir a alerté il y a deux jours sur la tenue d’une « journée patriotique » organisée par la Ligue du Midi, dont le patron Richard Roudier a pour l’occasion rassemblé autour de lui une vrai cour des miracles de l’extrême droite, invités sur lesquels nous reviendrons en début de semaine. C’est l’occasion pour nous de compléter le portrait de Richard Roudier que nous avions publié au début de l’été : après les premières années, voici donc le parcours de Richard Roudier des Identitaires au Comité jeanne.

    Nous avions laissé Richard Roudier en 2002, au moment de la création du Bloc Identitaire. Rappelons pour mémoire que les Identitaires ont été créés en août 2002 par des militants d’Unité radicale (UR), groupuscule nationaliste-révolutionnaire (auquel appartiennent les Roudier père et fils) interdit et dissout cette même année, après que l’un de ses membres a tenté d’assassiner le président de la République Jacques Chirac le 14 juillet 2002. Parmi les membres fondateurs des Identitaires, on retrouve ceux qui seront les principaux dirigeants du mouvement : Fabrice Robert, Philippe Vardon, Philippe Millau et Richard Roudier.

    #LaHorde #AntiFa #LePressoir #MédiasLibres #Mutu #LigueDuMidi #RichardRoudier #ComitéJeanne #BlocIdentitaire #FabriceRobert #PhilippeVardon #PhilippeMillau

  • https://paris-luttes.info/les-revoltes-se-generalisent-dans-8643 - @paris

    Alors que nous sommes en train de préparer la première date de grève du mouvement contre la Loi Travail, nous souhaiterions déjà préparer ses suites, c’est à dire l’organisation du blocage de l’économie. Pourtant, un certain néo-parti s’imagine déjà devenir une direction du mouvement social émergeant et tend à éviter toute les avancées réelles pour les réduire en calcul électoral.

    Il est intéressant de regarder ce qui se passe actuellement en Bolivie. Le blocage, c’est bloquer les flux (routes, nœuds logistiques, rails, etc.) avec tout ce qu’on peut, notamment des pierres et tout objet pouvant servir à une barricade de bric et de broc. On tient des barricades à plusieurs : des dizaines, des centaines, des milliers. C’est ce qui se fait couramment, c’est une méthode de lutte répandue. Enfin, les horreurs boliviennes du « socialisme du 21ème siècle » nous mettent en garde contre le politique, ses méthodes et ses finalités, mais aussi sur les moyens de le dépasser, de les combattre. Extraits du site Le Pressoir

    #ParisLuttes #LePressoir #MédiasLibres #Mutu #Bolivie

  • La #lèpre, une #maladie faussement disparue - CRAPS
    http://association-craps.fr/actualites/la-lepre-une-maladie-faussement-disparue

    Pobè se trouve dans une zone endémique frontalière avec le Nigeria, pays le plus peuplé du continent, qui enregistre à lui seul 4.000 cas de lèpre chaque année.
    « Les patients arrivent toujours trop tard, quand ils ont des plaies avec gangrène », se désole le Dr. Thierry Gateau, directeur du centre de Pobè.

    Car dans cette zone rurale, les lépreux sont surtout des paysans.

  • #An, les délices de #Tokyo

    Tokyo, à la saison des cerisiers en fleurs. Comme chaque jour, Sentaro travaille dans sa minuscule boulangerie quand Tokue, une vieille dame, entre chez lui. Elle lui demande s’il veut l’embaucher comme aide-boulangère. Sentaro n’est pas très emballé par cette idée, jusqu’à ce qu’il goûte au An de Tokue, une pâte de haricots rouge si délicieuse que le boulanger en oublie toutes ses réserves et l’engage sur-le-champ. Bientôt, une belle amitié s’installe entre Tokue et Sentaro qui ont tous deux un secret. Les affaires fonctionnent également à merveille car la préparation du An est pour Tokue plus qu’un simple travail. Elle y exprime son lien profond avec la nature et son respect de la vie...

    http://cine.ch/photo/film/an-les-delices-de-tokyo--162450_1.jpg ?
    http://cinepass.ch/fr/a-l-affiche?dDate=2016-02-14&filmID=162450&numslide=1
    #cuisine #Japon #lèpre #discrimination #film #cinéma

    Trailer :
    http://vod.infomaniak.com/redirect/bande-annonce_vod/folder-18268/mp4-11/162450_1_an-les-delices-de-tokyo_14594.mp4

  • L’Ordre (1973)
    #film de Jean-Daniel Pollet et Maurice Born

    Entre l’île de Spinalonga, au large de la Crète, et Athènes, Jean-Daniel Pollet et Maurice Born restituent dans ce film-pamphlet d’une quarantaine de minutes, tourné en 1973, l’histoire de l’exclusion et de l’enfermement des lépreux grecs mais, surtout, celle de la société “saine” qui les y a contraints.

    https://www.youtube.com/watch?v=RIPGsbAUFvM

    http://potoetcabengo.tumblr.com/post/99242145543/l-ordre-de-jean-daniel-pollet-et-maurice-born

    #Lèpre #histoire #grèce

  • Un candidat d’#extrême_droite évoque l’idée de « concentrer » les #Roms dans des « #camps »
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/03/03/un-candidat-d-extreme-droite-evoque-l-idee-de-concentrer-les-roms-dans-des-c

    Au nom de... l’"esthétisme"...

    [Il] [q]ualifi[e] cette présence d’« invasion » ou de « lèpre » qui porte atteinte à « l’ordre esthétique »

    • Si on le nomme, ça donne Paul-Marie Coûteaux.

      A lire ou relire cet article signalé par un amis qui me veut du bien et que je ne dénoncerai pas :

      Les républicains, zelotes de la nation. - Libération

      http://www.liberation.fr/politiques/1999/03/16/les-republicains-zelotes-de-la-nation_267624

      La bataille des trois gauches (1). A l’occasion des européennes, ils se trouvent un nouvel ennemi : Daniel Cohn-Bendit.

      le très maastrichtien Jacques Julliard, chroniqueur au Nouvel Observateur, s’entend avec Régis Debray pour remiser au placard la dispute sur l’Europe et écrire ensemble dans le Monde une longue tribune assez rétrograde sur la sécurité, que cosigneront Max Gallo et Paul Thibaud, intitulée « Républicains, n’ayons plus peur ! ». Julliard s’alliant avec les euro-hérétiques d’hier, quelle consécration !

      et on y lit ceci :

      la fondation Marc-Bloch, qui compte 500 adhérents, dont « 60 à 70% des membres sont à gauche ». Dans le noyau dur, on trouve : Paul Thibaud, ancien directeur de la revue Esprit ; Pierre-André Taguieff, directeur de recherches au CNRS ; Max Gallo, écrivain, ex-ministre de Mitterrand, président-délégué du MDC à sa création ; Paul-Marie Coûteaux, passé du cabinet de Chevènement en 1990 à l’équipe Pasqua aujourd’hui ;

      Paul-Marie Coûteaux a aussi écrit dans le Monde diplomatique un mémorable article en janvier 1996 (deux mois avant mon départ en Norvège mais n’y voyez aucun rapport) :

      Défense et illustration des services publics, par Paul-Marie Coûteaux (Le Monde diplomatique)

      http://www.monde-diplomatique.fr/1996/01/COUTEAUX/2256

      M.KAREL VAN MIERT, commissaire européen chargé de la concurrence, a dû faire feu de tout bois pendant le mois de décembre 1995 : c’est à lui que revenait de « vendre » aux médias français - ce qui, en général, ne présenta guère de difficultés - et à l’opinion, infiniment plus rétive, l’idée que service public et Europe faisaient parfaitement bon ménage. Il résumait ainsi une argumentation cent fois reprise : « Il existe, à propos de la politique de libéralisation menée par les instances communautaires - et décidée, je tiens à le souligner,