• « IL Y A LA VOLONTÉ QUE LES COLLÈGUES SE LÂCHENT »

    Le mouvement des gilets jaunes ébranle les forces de police. Certains fonctionnaires, comme Martin, #CRS, ont décidé de se mettre en #arrêt_maladie pour ne plus se sentir du mauvais côté de la barricade.

    Martin (1) est CRS depuis de nombreuses années. Des #manifestations et des interventions parfois violentes, il en a connu un nombre incalculable. Malgré des conditions de travail difficiles et des doutes occasionnels, il a toujours appliqué les directives avec #discipline et #obéissance, comme le veut la profession. Mais la réponse policière aux manifestations de ces dernières semaines ordonnée par le ministère de l’Intérieur l’a tellement écœuré qu’il a préféré se mettre en arrêt maladie pour ne plus cautionner cette #répression_aveugle. « Je ne me voyais pas taper sur des gens qui n’ont rien fait. L’usage de la #force est censé être proportionné. Même si ce terme est subjectif, ça veut dire qu’on n’a pas le droit de tout faire. Or, quand on nous dit de gazer sans sommation des #lycéens qui manifestent pacifiquement, c’est un #ordre_illégal. Dans le mouvement des gilets jaunes, ce ne sont plus des groupes de #casseurs bien identifiés qu’on a en face de nous, c’est le #peuple : des gens qui ont un réel #combat ou même qui se retrouvent en situation de #légitime_défense face à la police », s’insurge-t-il.

    « On se demande si notre devoir ne serait pas d’être avec le peuple. On subit la même #violence_sociale... »
    D’après lui, il y a une réelle volonté politique de jeter de l’huile sur le feu. « Quand on voit dans les comptes rendus opérationnels le nombre de lacrymos ou de #Flash-Ball utilisés, on est à des niveaux exceptionnels, alors qu’on a vécu des manifestations beaucoup plus dangereuses pour nous où on avait interdiction d’utiliser les lanceurs de balles de défense (nom officiel du Flash-Ball – NDLR) », affirme-t-il. « Et ça, ce sont des décisions qui viennent du #ministère_de_l’Intérieur », souligne-t-il. En parallèle, « aucune #consigne de mesure n’est donnée aux CRS, contrairement à d’autres manifestations où on nous met la pression. Là, il y a une volonté que les collègues se lâchent », estime-t-il. D’autant que l’état physique des fonctionnaires de police n’arrange pas vraiment les choses. « Quand on doit se lever à 2 heures du matin pour rejoindre sa compagnie à 3 heures et être sur les Champs-Élysées de 7 heures du matin à 22 heures, c’est sûr qu’on est épuisé et qu’on n’a plus le même discernement ni le même self-control », rappelle-t-il.

    Et ce n’est pas la prime promise par Emmanuel Macron qui suffira à apaiser les tensions. « Tous les collègues auxquels j’en ai parlé se sont sentis insultés. On l’a ressenti comme si c’était un susucre qu’on nous donnait pour qu’on ferme notre gueule et qu’on aille faire le #sale_boulot », lâche-t-il. D’après lui, le mouvement des gilets jaunes a fait naître des débats inédits dans sa compagnie. « Certains taperaient sur père et mère si on leur en donnait l’ordre. Mais il y a une vraie #crise_existentielle pour d’autres. On se demande si notre devoir ne serait pas d’être avec le peuple. On subit la même #violence sociale en termes de salaire, et on est doublement #victimes de l’#autoritarisme de l’État parce qu’en plus c’est notre patron et qu’on est muselés », souligne le fonctionnaire, qui a observé plusieurs arrêts maladie dans sa compagnie ces derniers jours. « Il ne manque pas grand-chose pour que les flics refusent de retourner en manif la prochaine fois », estime-t-il.

    Concernant le revirement annoncé dans la #stratégie_de_maintien_de_l’ordre mise en place par la préfecture de police de Paris – d’un dispositif plus statique samedi dernier à celui prévu comme plus mobile et offensif pour ce samedi –, Martin estime qu’il s’agit là d’une « décision politique habituelle ». « C’est ce qui a été fait lors des dernières manifestations contre la loi travail ou le 1er Mai : on nous donne l’ordre de laisser casser pour que le mouvement devienne impopulaire, et la fois d’après on y va fort parce que l’#opinion_publique attend une réaction de #répression_policière. »

    (1) Le prénom a été modifié.

    http://www.frontsyndical-classe.org/2018/12/un-crs-temoigne-on-nous-donne-l-ordre-de-laisser-casser-pour-q
    #CRS #gilets_jaunes #police #témoignage #résistance

  • Justice pour les enfants de Fatiha Taoui , Demande de Remise en liberté .
    https://www.change.org/p/emmanuel-macron-justice-pour-les-enfants-de-fatiha-taoui-demande-de-remise-e

    Bonjour , aujourd’hui je fais cette pétition pour que vous aidiez cette femme, cette mère de famille qui a été victime de violence conjugale pendant une vingtaine d’années sans avoir aucune autre issue , aucun autre recours la justice n’a jamais eté présente pour la soutenir et l’aider à se protéger des violences répétées que son mari lui as infliger . Jusqu’au jour où celui ci a gagné le domicile familial de madame Taoui et de ses enfants avec un fusil en menaçant de tous les tuer , Madame Taoui à voulu lui retire l’arme des mains pour défendre ses enfants et survivre mais à se moment là là coup est parti et son ex conjoint décédera par la suite mais le tribunal de Limoges na pas retenu la légitime défense et la condamne aujourd’hui pour se crime .

    <<Fatiha Taoui, une femme de 43 ans, a été condamnée mercredi à cinq ans de réclusion criminelle, dont trois ferme, aux Assises de la Haute-Vienne, pour avoir tué il y a cinq ans son mari violent d’un coup de fusil.>>

    Aide nous s’il vous plaît pour que l’on puisse l’aider à sortir pour retrouver ses enfants et surtout se reconstruire , après toutes ses années de souffrances de violences et de peurs c’est tous se qu elle mérite être accusé d’être une meurtrière alors qu’elle n’a fait que sauver la vie de ses enfants et la sienne . Combien de femmes sont mortes aujourd’hui à cause des coups de leurs maris , Aurai t il fallut qu’elle aussi meurt et laisse 3 enfants orphelins pour quelle soit considérée comme une victime mobilisons nous pour faire bouger les choses merci

    #justice #légitime_défense #féminicide #sexisme_d'etat

  • Annie Métais, voyage au bout de son « enfer » - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/05/16/annie-metais-voyage-au-bout-de-son-enfer_1650592

    Mardi, la cour d’assises des Bouches-du-Rhône va juger cette psychologue et ancienne cadre de la Banque de France pour le meurtre de son ex-mari en 2010. Soutenue par ses enfants, elle raconte une vie de terreur au côté d’un homme aux accès de violences destructeurs.

    Le carrelage de la cuisine est posé. Il reste les joints à faire, les peintures, le jardin à déblayer… Et tout l’étage à finir. Les ouvriers ont pris du retard, alors, jour et nuit, depuis des semaines, Annie Métais met la main au chantier. Tout doit être terminé avant le 22 mai. Ce jour-là, la psychologue de 61 ans est attendue devant les assises des Bouches-du-Rhône. Elle doit y être jugée pour le meurtre de Jacques Métais, son ex-mari et père de ses trois enfants.

    Les faits remontent au 25 septembre 2010. Ce soir-là, sur son catamaran amarré à Bandol, près de Toulon, Jacques Métais meurt étouffé des mains de son ex-femme. Un instant auparavant,il avait les siennes autour de son cou, tentant de l’étrangler après une violente dispute qui a viré au corps à corps. Des tentatives de strangulation, il y en a eu d’autres durant leurs quinze ans de vie commune. Comme souvent dans ses phases maniaques aiguës, Jacques Métais avait beaucoup bu, déliré, insulté son épouse, avant de l’attaquer physiquement. Ce soir-là, dit Annie Métais, c’était lui ou elle. Ce sera Jacques. Pour Annie, désormais, c’est à la justice de décider.

    Cocktail Molotov

    L’ordonnance de mise en accusation ne la ménage pas. Le juge d’instruction valide le récit de la dispute qui tourne mal, mais détaille ensuite comment Annie Métais a enveloppé le corps de son ex-mari avant de le jeter en mer, lesté d’une ancre, puis ses mensonges aux enquêteurs après la découverte du cadavre, dans la rade de Marseille. « Manipulatrice », « sang-froid glaçant », « intelligence supérieure et narcissisme… » Si l’ordonnance confirme les violences de son ex-époux, Annie Métais n’a pas le profil de la « victime idéale ». Sa beauté sévère, son regard bleu perçant, sa maîtrise des mots : les apparences jouent contre elle. « Je sais », renvoie-t-elle tristement. Elle n’aura que deux jours et demi de procès pour raconter aux jurés ce que ne dit pas ce meurtre. La maladie qui saborde le quotidien, la violence, la peur pour les enfants, le renoncement, puis la séparation et une vie, enfin tranquille, qui s’effondre brutalement un soir, parce qu’il fallait sauver sa peau, affirme Annie Métais. « J’aimerais que les jurés puissent comprendre que ce qui m’est arrivé aurait pu arriver à n’importe qui, espère-t-elle. Que personne ne peut prédire ce qu’il aurait fait ou pas fait, soumis à la même histoire que moi. »

    L’histoire d’Annie et de Jacques Métais débute en 1988, dans les couloirs de la Banque de France à Paris. La jeune cadre, déjà mère d’un petit Jonathan, tombe sous le charme de ce veuf brillant qui élève seul ses trois filles depuis le suicide de sa femme, un an plus tôt. Un premier enfant, Samuel, naît de leur amour. Ce n’est que quatre ans après, enceinte de Jonas, qu’elle épouse Jacques et s’installe avec lui. La première alerte, raconte-t-elle, survient très vite. Au rez-de-chaussée de leur immeuble, un bar fait résonner sa musique sous les fenêtres de Jonas, âgé de 3 mois. Jacques, survolté, décide de jeter un cocktail Molotov sur l’établissement. Découvrant le bidon d’essence, sa femme le cache. Ivre de rage, il lui ordonne de le rendre. « J’ai dit non, dit Annie Métais. Et là, il m’a étranglée. Il a serré très fort jusqu’à ce que je cède. » Il finit par jeter son cocktail.« J’ai pensé que c’était un accident… mais je me suis tout de même mise en mode "chien de garde", pour les enfants. »

    Dès lors, la famille vit au rythme de la maladie du père, diagnostiqué maniaco-dépressif. Tantôt sombrant dans une dépression profonde, cloîtré, mutique, tantôt dans une surexcitation aiguë, buvant à outrance, claquant l’argent du ménage et jouant avec sa vie. Annie : « Il pouvait rouler ivre à contresens, provoquer plus fort que lui… Dans ces phases maniaques, on est Dieu… On a des idées délirantes et on s’attaque à quiconque viendrait s’y opposer. Et c’était moi. » Car elle lui tient tête. D’abord pour les enfants, « pour ne pas banaliser cet exemple paternel ». Et parce que les réactions de son mari sont imprévisibles. « Ce n’était pas une violence permanente, insiste-t-elle. Pour un même acte, il pouvait partir dans un éclat de rire ou dans une rage folle. Parfois, ça passait. Parfois non. »

    Entre-deux-crises

    Quand la rage l’emporte, la famille est en première ligne. Annie Métais évoque des flots d’insultes, des menaces de mort dans le meilleur des cas, des attaques à la tronçonneuse ou à la hache quand la situation dégénère. « J’ai eu peur une bonne partie de mon enfance, confirme Jonathan, 32 ans aujourd’hui. Pour ma mère surtout, qui subissait les violences les plus graves. Pour nous aussi. Gamins, on a eu des certificats médicaux qui ne sont pas jolis à voir… » Souvent, il faut fuir par la fenêtre, se réfugier la nuit à l’hôtel. La police est régulièrement alertée. Jacques Métais fait même de la prison, des séjours en psychiatrie. « Il y a eu des réponses, concède Jonathan, mais pas assez fermes. Et puis ma mère retirait souvent ses plaintes… Quand on n’a pas vécu ça, on ne peut pas comprendre. Elle pensait qu’elle allait le sauver. » Pendant des années, Annie Métais se raccroche à ces entre-deux-crises, quand son mari révèle « son vrai lui ». Dans l’espoir né de ces parenthèses, elle décide de quitter la Banque de France pour installer la famille à Meyreuil, dans la campagne aixoise. Mais le Sud n’apaise rien. La bipolarité de Jacques Métais, qu’il refuse de soigner, le coupe de toute relation sociale. Ses trois filles aussi, plus tard, rompront tout contact. Son épouse finit par capituler : en 2006, le couple se sépare et Jacques part s’installer aux Baléares.

    Mensonge

    A Meyreuil, c’est le soulagement. Annie Métais reprend des études en psychologie. Avec Jacques, les relations s’apaisent. Il semble se stabiliser, s’investit dans l’éducation des enfants, accueille même Jonas pour un trimestre à Minorque. Elle y croit tant qu’en 2010, alors qu’elle doit s’éloigner quelques mois pour valider son stage de master, elle demande à son ex-mari de venir prendre le relais auprès de leur fils Jonas, qui entre en seconde. Mais quand il débarque en septembre, elle comprend que« l’enfer est de retour ». « C’était le délire comme on l’avait connu, raconte-t-elle. D’autant plus insupportable que ça me replongeait des années en arrière… » Le week-end approche et les deux grands, étudiants à Marseille, vont rentrer. Pour éviter les confrontations, Annie propose à Jacques de partir avec elle sur son catamaran. « Je voulais préserver les enfants du risque d’une explosion à la maison,explique-t-elle. Et l’explosion a eu lieu sur le bateau, avec moi. »

    Annie Métais a du mal à se remémorer en détail cette soirée. Elle se souvient surtout du silence, après la mort : « Jacques n’avait plus qu’un poumon depuis son cancer, il souffrait d’insuffisance respiratoire. On pouvait l’entendre respirer dans la pièce à côté. Là, plus rien… » Épouvantée, elle s’enfuit. Puis revient, ne sait plus quoi faire, rentre chez elle, tente de réfléchir. Surtout, ne rien dire aux enfants. « C’était déjà impossible pour moi d’assumer, alors pour eux… Et puis j’étais révoltée contre le sort : on avait réussi à s’en sortir, et là, cette catastrophe allait démolir leur vie. » Elle décide de dissimuler le corps. Une semaine plus tard, quand la police se présente à son domicile, elle raconte n’avoir plus vu son ex-mari depuis qu’elle l’a déposé à l’aéroport, quelques jours auparavant. « Ma hantise, c’était que Jonas, mineur, soit placé, explique-t-elle. J e voulais tenir jusqu’à son bac. »

    Ce mensonge, elle s’y accroche huit mois durant, devant ses enfants et face aux enquêteurs. Mais les preuves s’accumulent : en mai 2011, elle est placée en garde à vue et finit par avouer. A peine arrivée aux Baumettes, elle écrit à ses fils pour leur demander pardon. Leur soutien, immédiat, sera sans faille. Au bout de dix-huit mois de préventive, elle obtient sa libération sous contrôle judiciaire. Depuis sa sortie en 2012, la sexagénaire, qui a passé son diplôme en prison, s’est installée comme psychologue. Quand la date du procès tombe, en octobre dernier, la famille se met en ordre de bataille. Jonathan a quitté son travail à Briançon avec femme et enfants pour s’installer à Meyreuil. Si sa mère est condamnée lourdement, elle ne pourra pas être incarcérée aux Baumettes - pour les femmes, seules les courtes peines y sont effectuées. Ce sera Paris ou Lyon. Il faudra veiller sur Jonas, qui vit toujours à Meyreuil. Cette semaine, la psy a arrêté ses consultations. Les travaux dans la maison devaient assurer une rentrée locative palliant la perte de ses revenus. Si le chantier se termine enfin, il lui restera encore quelques jours pour préparer son procès.

    Partie civile

    Annie Métais encourt la perpétuité, le #meurtre sur conjoint étant une circonstance aggravante. Jonathan, pour qui l’affaire Jacqueline Sauvage (1) a fait bouger les lignes, espère une peine courte, symbolique. « Je peux entendre que la justice doit répondre à un acte répréhensible, mais là, c’est la double peine. Ma mère s’est fait tabasser pendant quinze ans et quand elle se défend, elle part en prison ? » dénonce le jeune homme, qui s’est porté partie civile avec ses frères. Le sens de la peine, c’est aussi ce que questionne Me Olivier Lantelme, l’avocat d’Annie Métais : « Elle ne représente aucun danger pour la société. Elle est madame Tout-le-Monde, personne n’est à l’abri d’un passage à l’acte. Il faut les laisser libres, elle et ses trois garçons. Pas besoin de rajouter des barreaux au malheur. »Annie Métais, elle, a déjà choisi sa peine : « Toute ma vie, je me sentirai coupable au fond de moi, quoi que décide la justice. Je lui ai ôté la vie, même si je ne l’ai pas voulu, même si je n’ai fait que réagir par instinct de survie. J’aurai toujours le regret et la douleur que Jacques ne soit plus là… »
    Photo Olivier MONGE. myop
    Stéphanie Harounyan Correspondante à Marseille

    Il y a quand même un sacré problème d’éducation chez nous les femmes pour qu’on essaie sempiternellement de sauver, aider, soutenir nos conjoints même quand c’est à nos dépens. Cette illusion qu’il va changer, que je peux le "sauver" de sa maladie, de sa violence, de son alcoolisme etc. Il est urgent d’éduquer les filles pour qu’elles soient un peu plus égoïstes ou du moins qu’elles aient un instinct de préservation/conservation minimal envers leur propre personne. Qu’elles s’aiment avant toute chose et après elles pourront aimer qui elles veulent.
    #violences_conjugales #légitime_défense #patriarcat #procès #cour_d_assise

  • #Villeneuve-la-Garenne : un jeune visé par des tirs de #Police porte plainte
    https://www.mediapart.fr/journal/france/080218/villeneuve-la-garenne-un-jeune-vise-par-des-tirs-de-police-porte-plainte

    Le 26 janvier, un policier a tiré à dix reprises sur le véhicule de Boubakar, qui tentait de s’en aller après avoir été impliqué, en tant que passager, dans une course-poursuite. Le jeune homme affirme avoir été pris de panique devant l’attitude du policier. Ce dernier l’accuse d’avoir voulu foncer sur lui, mais une vidéo met à mal ces accusations. L’avocat de Boubakar a déposé une plainte pour tentative de meurtre.

    #France #légitime_défense

  • Le policier marseillais mis en examen pour #meurtre avait été écarté de la voie publique
    https://www.mediapart.fr/journal/france/060218/le-policier-marseillais-mis-en-examen-pour-meurtre-avait-ete-ecarte-de-la-

    À Marseille, l’information judiciaire ouverte après la mort d’un jeune homme tué lors d’un échange de tirs par un policier hors service le 27 janvier 2018, s’oriente vers un tir effectué en #légitime_défense. Cet ancien policier avait été écarté de la voie publique, car jugé trop violent. Sa présence en boîte de nuit réveille également de vieux soupçons de travail dissimulé.

    #France #Justice #travail_dissimulé

  • Se défendre, une philosophie de la violence - d’Elsa Dorlin
    https://lundi.am/Se-defendre-une-philosophie-de-la-violence-d-Elsa-Dorlin

    Dans ce livre, Elsa Dorlin « retrace une généalogie de l’autodéfense politique », nous dit le texte de couverture. Il s’agit d’une double généalogie, ou de la généalogie de deux mouvements antagonistes : celle de la « légitime défense », autrement dit celle de la défense agressive des privilèges blanc et mâle, et celle de l’autodéfense des subalternes, « des résistances esclaves au ju-jitsu des suffragistes, de l’insurrection du ghetto de Varsovie aux Black Panthers ou aux patrouilles queer ». Dorlin commence par montrer comment l’avènement de la Modernité a reposé, entre autres conditions, sur « la fabrique des corps désarmés ». Mais pas n’importe lesquels : par exemple, le Code noir français (1685) défend « aux esclaves de porter aucune arme offensive, ni de gros bâtons », sous peine de fouet. Non seulement les esclaves ne devaient pas être armés, mais était prohibé tout ce qui pourrait leur donner l’occasion de « se préparer, de s’exercer à la révolte ».

    #esclavage #oppression (se défendre contre l’) #auto-défense vs #légitime_défense #cortège_de_tête

  • États-Unis : la #police tue un homme sourd qui n’entendait pas les ordres - La Libre
    http://www.lalibre.be/actu/international/etats-unis-la-police-tue-un-homme-sourd-qui-n-entendait-pas-les-ordres-59c49

    Des policiers, à la recherche d’un homme ayant pris la fuite après un accident de la circulation, se sont rendus mardi à son domicile. Là, ils se sont retrouvés face au fils de ce dernier, sourd et muet, selon des témoins, qui ont raconté avoir tenté de prévenir les policiers en leur criant : « il ne peut pas vous entendre ! »

    Les agents n’ont cependant pas tenu compte de cette mise en garde et, se sentant menacés, ont pris l’homme pour cible. Un policier lui a tiré dessus avec un taser, tandis qu’un autre faisait usage de son arme le tuant sur le coup.

    #handicap

  • Afrique du Sud : une femme tue le « violeur » de sa fille - BBC Afrique
    http://www.bbc.com/afrique/region-41226894

    Maintenant, une campagne de financement communautaire a été lancée pour l’aider à payer les frais d’avocats et de procédure.

    Les membres de la communauté qui soutiennent cette mère pensent qu’elle a agi en état de #légitime_défense.

    Elle raconte, dans la presse locale, qu’elle a entendu les cris de sa fille de 27 ans alors qu’elle se trouvait à une centaine de mètres d’une maison.

    « De manière instinctive, j’ai accouru pour la secourir. Je pense que la colère est montée quand je suis entré dans la demeure plongée dans le noir et que je l’entendais pleurer : trois hommes étaient en train de violer ma fille ».

    Pour la protéger et se défendre face aux trois hommes qui l’ont attaqué, la mère les a poignardé.

    #viol #solidarité

  • Encore un tué par la police.

    Une video tournée cet après-midi à #Montargis est apparue sur les réseaux sociaux. Pas de détail sur le contexte pour l’instant.

    dit "AlertesInfos sur leur blue bird.

    On voit une dizaine de policiers qui, après avoir essayé d’interpeller, sans succès...

    tirent une vingtaine de fois contre une tentative de fuite alors qu’aucun keuf n’était menacé... L’#impunité_policière, eux, ils n’en doutent pas. La vidéo montre une séance collective de ball-trap au sol sur la caisse à une distance de quelques mètres...
    https://twitter.com/AlertesInfos/status/899022772487303174

    puis, parait ensuite :

    L’homme armé d’un couteau et menaçant a été abattu à Chalette-sur-Loing près de #Montargis. Il aurait blessé des policiers. (BFMTV)

    C p’têtre un terroriste, un voyou, force doit rester à la loi !, se disent-ils. Désarmer ? Viser les pneus ? Noway #éxécutionextrajudiciaire

    #tué_par_la_police #police #justice

  • L’Actualité des luttes---LA LÉGITIME DÉFENSE RENFORCÉE POUR LES POLICIERS
    https://actualitedesluttes.info/?p=1622

    Seuls les gendarmes pouvaient jusqu’à la faire feu après sommation,en cas d’agression ou de menace par des personnes armés.Dorénavant les policiers seront au mème niveau.Les manifestations de policiers a l’automne dernier suite a l’agression de quatre d’entre eux à Viry-Châtillon en 2016 et (...)

  • Conditions de #Tir des policiers : « Cette loi ne protège ni les policiers, ni les citoyens »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/230217/conditions-de-tir-des-policiers-cette-loi-ne-protege-ni-les-policiers-ni-l

    Le Sénat a définitivement adopté le 16 février une loi élargissant considérablement les conditions de tir pour les policiers. Pour Christine Lazerges, présidente de la Commission nationale consultative des droits de l’homme, ce texte peut entraîner « une augmentation de morts lors d’opérations sur la voie publique », tout en ne répondant pas aux raisons de fond du malaise des policiers.

    #France #arme #Aulnay-sous-bois #CNCDH #légitime_défense #loi_sur_la_sécurité_publique #Police

  • Pourquoi voter PS, c’est voter FN
    https://paris-luttes.info/pourquoi-voter-ps-c-est-voter-fn-7417

    Le #PS, c’est avant tout l’ #état_d’urgence, les kilomètres de #promesses_électorales qui finissent dans le mur de la "#réalité" (mais laquelle ?), le #CICE, la #loi_Rebsamen, la #loi_Macron et ses autocars en faillite, la loi "travaille !", les milliards au "patronat (qui se porte encore mieux qu’avant son arrivée au pouvoir), la journée de 12h de #travail, l’explosion de la #précarité et du #chômage, le gel des #retraites, la baisse du fond alloué à l’insertion des personnes atteintes de #handicap, les #apprentiEs "gratuits", la hausse de la #TVA, le dit #Macron ministre, môsieur 5% premier ministre suivi par l’inénarrable #Gazeneuve (après leur passage obligé à l’intérieur), le memorandum grec, le harcèlement policier des réfugiéEs, le déni de #solidarité et l’ #emprisonnement/ #expulsion de milliers de mineurEs et de familles, les ventes de #rafales à l’étranger, 5 #guerres et les tonnes de #bombes (françaises) qui vont avec, la perpétuation du pillage, le record de personnes #incarcéréEs et donc la pérennisation de la #surpopulation_carcérale, la criminalisation de l’action syndicale, les milliers d’#arrestations / #mutilations/ #condamnations/ #perquisitions/ #assignations_à_résidence de militantEs/syndicalistEs/manifestantEs et la protection de tous les réacs qui peuplent ce pays de képis (il a bon dos #charlie !), la loi "renseignement", la #surveillance_de_masse et le #fichage de tous, la #militarisation accélérée de l’institution policière et sa quasi-autonomie (sous le joug de l’« #anti-terrorisme »), les #meurtres et les #humiliations au faciès puis, parachèvement, l’extension de la #légitime_défense offerte en catimini à tous les #flics avant de quitter les ministères.

    Pour finir, le PS, c’est la destruction accélérée de l’ #hôpital, de l’ #école, de l’ #université, le #barrage_du_Testet, le #TAV et l’ #opération_César, sans oublier #Bure, #Fessenheim et la mascarade de la #COP21.

    Le PS en 2012, c’était les #mairies, les #régions, l’ #assemblée_nationale, le #sénat et donc la #présidence. Par des gens qui cumulent des milliers d’€ d’indemnités d’élus par mois, assortis des quelques scandales d’ #abus_de_biens_sociaux ou de blanchissement de #fraude_fiscale qui vont avec.

    Le PS, c’est la parole #raciste et #sexiste de moins en moins complexée au fil des ans de la part de ses divers représentants en mal de réélection.

    Le PS, c’est Amine, Adama, Rémi et tous les autres dont les #assassins ne seront jamais jugés, condamnés, inquiétés.

    Je pense que #voter, en soi, est illusoire. Peu importe.

    #Voter_PS, c’est #voter_FN, quel que soit le petit parvenu de merde servant d’alibi à votre culpabilité aujourd’hui.

    Je mens ? La liste est encore longue :

    #Bilan_du_PS https://www.bilan-ps.fr/IMG/pdf/liste-2.pdf

    https://www.bilan-ps.fr

    PS (partout) : « Quant aux rôdeurs fascisants, passez votre chemin : vous ne trouverez rien ni personne à récupérer ici. Retournez dans les vastes cimetières du vingtième siècle. Vos rêves sont nos cauchemars. »

    #loi_travaille #violences_policières #loi_renseignement #Extrême_droite #parti_socialiste #front_national #Marine_Le_Pen #FN #François_Hollande #Manuel_Valls #Benoît_Hamon #Emmanuel_Macron #Bernard_Cazeneuve

    • A force de justifier leur appétit de pouvoir et leur zèle à le servir en surjouant la nécessité d’écarter le parti fondé par un antipathique avec un bandeau sur l’oeil, et entre autre ignominie à leur actif, ces braves gens en sont venus à faire reposer le cœur de la répression policière sur l’éborgnage.

      (Je tiens pour ma part les élections démocratiques pour une arme dirigée avant tout contre chacun-e d’entre nous. Si on tient vraiment à se taper dessus soi-même, il existe d’autres moyens que le vote : rien n’interdit de le faire de son propre chef plutôt que sur incitation, au moment de son choix plutôt qu’en troupeau selon le calendrier de l’Etat ; et sans infliger de citoyennistes dommages collatéraux à ses voisin-e-s qui n’ont rien demandé.)

      A ce propos, répondant aux sempiternels appels à voter pour "faire barrage au FN", cette excellente expression relevée dans la contribution d’une des intervenantes (hélas, je ne me rappelle plus laquelle) lors du meeting « #Islamophobie_et_xénophobie_à_l_heure_de_la_présidentielle »
      du 18 décembre 2016, :

      "Nous ne sommes pas des castors !"

      https://www.youtube.com/watch?v=c2a2axq1u4k


      (il y a beaucoup d’autres vidéos, chacune reprend une intervention)

    • Et cet article de #Rafik_Chekkat, #Etat_d_exception :
      http://www.etatdexception.net/benoit-hamon-lislamophobie-et-lhypocrisie-socialiste

      Benoit Hamon, l’islamophobie et l’hypocrisie socialiste

      Il existe toutes les raisons du monde de se réjouir de la défaite annoncée de Manuel Valls au second tour des « Primaires socialistes ». Son bilan, qui est celui du quinquennat Hollande, est affligeant.

      Tout aussi affligeant nous parait être l’engouement suscité ces derniers jours par Benoit Hamon, spécialement au sein des communautés musulmanes, des racisé-es et des milieux « antiracistes », comme en témoigne notamment l’interview tout en complaisance du Bondy Blog réalisée entre les deux tours de la primaire.

      Hamon a beau être membre depuis 30 ans d’un parti à la pointe de l’islamophobie et du soutien à la politique coloniale israélienne, il aura suffi de quelques déclarations de sa part, d’un marketing judicieux et d’aberrants soupçons de collusion avec l’ « islam radical » dirigés contre lui, pour présenter l’ex-porte-parole du PS comme une alternative crédible à la politique raciste et va-t-en-guerre menée jusque-là par la majorité socialiste.

      [...]

      Plus de trois décennies de désillusions socialistes et de fronts républicains contre l’extrême-droite nous enseignent pourtant que le « moins pire » des candidats a toujours été le plus court chemin vers le pire des résultats.

      [...]

      A certains égards, Hamon est pire que Valls. Avec ce dernier on savait au moins à quoi s’en tenir et où on en était avec lui. Il n’y avait aucune ambiguïté. Hamon la cultive en permanence.

      Les dons d’acteur hors du commun d’Obama lui avaient permis de donner une touche « swag » à un impérialisme US en crise de légitimité sévère après la décennie Bush (ce que l’universitaire états-unienne Deepa Kumar appelle « liberal imperialism »).

      A une échelle évidemment moindre, B. Hamon sera celui qui permettra de redonner une touche jeune, populaire et sympathique à un socialisme français qui n’a jamais été synonyme pour nous de progrès et d’émancipation. Bien au contraire.

      Plus de trois décennies de désillusions socialistes et de fronts républicains contre l’extrême-droite nous ont appris que rien de neuf ni de bon ne viendra jamais du PS ou des élections.

      En disant cela, il ne s’agit pas d’être radical, mais simplement cohérent.

      Et rien que ça, ce serait révolutionnaire.

      #Boycott2017

    • Jean-Pierre Garnier et Louis Janover, La deuxième droite (1986, première édition Robert Laffont ), Marseille, Agone, 2013.

      Le bilan de liquidation du #socialisme par ceux-là mêmes qui s’en réclamaient est globalement positif : restauration du taux de profit, réhabilitation de l’entreprise, épousailles de la « France qui pense » et de la « France qui gagne »... de l’argent, fin du divorce #Nation-Police-Armée, neutralisation des syndicats, marginalisation du PC, vassalisation de l’intelligentsia, consensus autour du nucléaire, consolidation de la présence française en Afrique… Est-ce à dire que tout clivage, toute opposition politique a disparu dans ce pays ? Aucunement. La ligne de partage passe désormais entre deux types de conservatisme, l’un obtus, l’autre éclairé, l’un frileux, l’autre fringant, l’un tourné vers le passé, l’autre ouvert vers l’avenir.
      Bref : l’un réactionnaire, l’autre progressiste. Le jeu politique met désormais aux prises deux droites. La première, traditionnelle, cherche à tout garder au risque de tout perdre. L’autre, moderniste, fait en sorte que tout bouge pour que rien ne change.

      http://agone.org/contrefeux/ladeuxiemedroite

      Hollande : « the right man in the right place »
      http://www.monde-libertaire.fr/?page=archives&numarchive=16556#Ancre 1
      source : les archives du monde libertaire
      #la_deuxième_droite

  • Le pouvoir cède aux policiers sur l’usage des armes
    https://www.mediapart.fr/journal/france/081216/le-pouvoir-cede-aux-policiers-sur-lusage-des-armes

    Manifestation non déclarée de policiers devant l’Assemblée nationale le 26 octobre 2016. © Loup Espargilière Le gouvernement veut élargir les cas où les policiers peuvent faire usage de leurs armes, au-delà du strict cadre de la #légitime_défense. Dans la version du projet de loi consultée par Mediapart, les règles reprendraient en les modernisant celles des gendarmes : riposter à des violences, défendre un terrain, arrêter un fugitif ou immobiliser un véhicule, tout en inscrivant les exigences de la #CEDH dans la loi.

    #France #Police

  • Légitime défense : dans quelles situations policiers et gendarmes ont-ils abattu un suspect ?
    http://www.bastamag.net/Legitime-defense-dans-quelles-situations-policiers-et-gendarmes-ont-ils-ab

    Le gouvernement va-t-il répondre favorablement à l’une des plus vieilles revendications des syndicats policiers : la présomption de légitime défense ? Il s’apprête en tout cas à assouplir les règles encadrant l’ouverture du feu des policiers. D’après les représentants des forces de l’ordre, mais aussi les policiers qui ont manifesté il y a quelques semaines, le cadre juridique actuel de la légitime défense serait trop restrictif pour neutraliser un suspect dangereux. Dans ces conditions, les policiers (...)

    #Décrypter

    / A la une, #Enquêtes, #Discriminations, #Justice, #Services_publics

    • Belle enquête...

      et

      Policiers et gendarmes font-ils l’objet d’une sévérité judiciaire particulière ? D’après nos estimations, 22% des agents impliqués dans la mort d’un suspect ont été mis en examen. 5% ont écopé d’une peine de prison. À notre connaissance, aucun policier n’a été condamné pour avoir riposté et tué un suspect qui ouvrait le feu. Les représentants des forces de l’ordre ne sont donc que très rarement inquiétés par la justice quand l’absolue nécessité de leur riposte est mise en cause.

      #police #légitime_défense #violences_policières

    • Les « mal-comprenants » en question sont armés et n’hésitent pas à se défouler quand l’occasion se présente, au létal ou au « non létal », assurés du soutien politique, donc bon, le pinaillage d’Eolas dans le monde éthéré du droit et la blague sur le préfet qui règle les frais, ha, ha, elle est bonne, merci. La « certitude d’impunité » n’a pas attendu la présomption de légitime défense. C’est ce que dit et répète l’article d’ailleurs, chiffres à l’appui. Un mort par mois, combien de blessés ?

      Donc oui, dans ces conditions politiques la présomption ne changera rien en effet, y aura proportionnellement autant de non-lieux impeccablement légaux, pour plus de morts mais ça c’est un détail, le droit est sauf.

    • Quitte à faire la leçon, autant citer correctement : « y aura proportionnellement autant de non-lieux impeccablement légaux, pour plus de morts ». On ne dit pas du tout la même chose. Eolas ignore la réalité de l’impunité judiciaire des violences policières, sur le sujet c’est rédhibitoire. En somme pour lui les victimes n’ont qu’à se payer un bon avocat — comme les flics, ha ha (bis). Là on est très loin de l’article de Bastamag.

      #justice_judiciaire #justice_policière

    • Non, non, on ne se comprend pas et pour moi le papier d’Eolas n’a rien de complémentaire avec celui de Bastamag. Eolas dédouane les violences policières actuelles lorsqu’il prétend que l’état de légitime défense est facile à vérifier, que donc la plupart des non-lieux sont sans doute fondés et que justice est aujourd’hui rendue.

      Bastamag :

      A notre connaissance, une seule affaire où la légitime défense a été invoquée s’est traduite par une condamnation. Celle-ci remonte à plus de 25 ans.

      Je ne dis pas qu’il ne dit pas qu’il y aurait plus de morts sous présomption de légitime défense, je dis qu’il ignore l’impunité actuelle et que cette omission ruine son papier.

      Et j’ajoute qu’il n’y a aucune raison pour qu’en régime de présomption les non-lieux ne suivent plus le rythme du nombre de victimes : les morts seront toujours légalement justifiées, le droit sera sauf.

      L’angle exclusivement légal est un angle mort qui n’éclaire rien.

  • #Légitime_défense : les policiers auront les mêmes armes (juridiques) que les gendarmes
    https://www.franceinter.fr/justice/police-le-gouvernement-va-assouplir-la-legitime-defense

    Hélène Cazaux-Chales avait pour mission de trouver la bonne formule en droit pour harmoniser les règles d’engagement entre policiers et gendarmes, en termes de légitime défense.Le point fort réclamé par tous les syndicats représentatifs, des gardiens de la paix aux commissaires, c’est bien la “#sommation”, qui jusqu’à présent ne figure dans le code de la défense nationale pour les gendarmes, donc pour les militaires. [...] Pour faire appliquer ces nouvelles dispositions, un magistrat référent sera formé dans chaque tribunal, [...] la #garde_à_vue sera remplacée, dans le cas général, par une audition libre.

    #gendarmerie_nationale #police_nationale #procédure_judiciaire

  • #Police : la colère de la base ne passe pas
    https://www.mediapart.fr/journal/france/141116/police-la-colere-de-la-base-ne-passe-pas

    Malgré un plan de 250 millions d’euros annoncé le 26 octobre par le ministre de l’intérieur, les policiers continuent à se rassembler à travers la #France, réclamant un élargissement des conditions d’usage de leurs armes et plus de transparence dans la gestion des carrières.

    #légitime_défense #manifestation

    • 21/03/2018 18:40
      Limoges - 3 ans ferme pour la mère de famille jugée pour le meurtre de son mari violent

      Fatiha Taoui, une femme de 43 ans, a été condamnée mercredi à cinq ans de réclusion criminelle, dont trois ferme, aux Assises de la Haute-Vienne, pour avoir tué il y a cinq ans son mari violent.

      Fatiha Taoui a été reconnue coupable d’homicide fin juin 2013, des faits pour lesquels le procureur de la République, Gilbert Emery, avait requis sept ans d’emprisonnement.

      La peine prononcée au terme d’une heure de délibéré est assortie d’un sursis de deux ans et d’une « obligation de psychothérapie ».

      « Par cette peine la cour a tenu à rappeler son obligation de sanction eu égard aux faits qui vous sont reprochés, mais elle a été soucieuse également d’y ajouter la possibilité d’un aménagement de peine qui pourrait être mis en place avant la fin de l’année », a souligné le président Gilles Fontrouge.

      Tout au long du procès, les conseils de l’accusée ont tenté vainement de convaincre la cour que leur cliente avait agi en état de légitime défense.

      La mère de famille avait tué son mari, Ismail, dans la nuit du 26 au 27 juin 2013 en présence de ses enfants alors que celui s’était présenté au domicile familial armé d’un fusil.

      Un mois plus tôt, la justice avait pris contre ce mari violent une injonction d’interdiction d’approcher son épouse et ses enfants.

      Condamné trois fois pour violences conjugales et harcèlement, la victime était connue de la police qui avait dû maintes fois intervenir au secours de son épouse qui cherchait à divorcer.

      Appelés à la barre, les deux aînés de la fratrie de trois, 18 et 16 ans aujourd’hui, ont décrit un contexte familial « étouffant », une mère persécutée et empêchée de sortir, un père tyrannique et bipolaire.

      Réservée et discrète Fatiha Taoui, qui comparaissait libre, avait déclaré au premier jour du procès : « je regrette qu’il soit mort, mais je ne regrette pas d’être en vie avec mes enfants ».

      Elle a été écrouée aussitôt après l’énoncé du jugement. Ses avocats ont dix jours pour faire appel.

  • Revendications policières : le crash-test
    https://www.mediapart.fr/journal/france/261016/revendications-policieres-le-crash-test

    Après dix jours de manifestations sauvages, François Hollande reçoit ce mercredi à 18 heures les organisations syndicales policières pour tenter d’éteindre un mouvement de #colère qui leur échappe largement. Quelles sont les revendications policières ? Et sont-elles fondées ?

    #France #Justice #légitime_défense #mouvement_social #Police

  • Les syndicats policiers peinent à reprendre la main sur le mouvement
    https://www.mediapart.fr/journal/france/251016/les-syndicats-policiers-peinent-reprendre-la-main-sur-le-mouvement

    À la veille d’une rencontre avec Hollande, le rassemblement organisé par une intersyndicale à Paris ce mardi a peiné à mobiliser. Alors que les manifestations non déclarées de policiers se sont poursuivies lundi soir dans plusieurs villes.

    #France #légitime_défense #mouvement_social #Police

  • Le JT de #La_Parisienne_Libérée. « Ni loi, ni travail ! »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/050416/le-jt-de-la-parisienne-liberee-ni-loi-ni-travail

    Le JT de la Parisienne Libérée : #loi_travail, #réforme_pénale, #réfugiés, #nucléaire Au sommaire : le travail et sa loi, la réforme pénale, les violences d’État à #Calais et un soleil radieux sur toute la filière nucléaire.

    #France #antiterrorisme #autoritarisme #état_d'urgence #légitime_défense #loi_El_Khomri #loi_urvoas #météo #migrants #retenue_administrative

  • L’état d’urgence prolongé, la procédure pénale durcie
    https://www.mediapart.fr/journal/france/030216/l-etat-d-urgence-prolonge-la-procedure-penale-durcie

    La prolongation de l’état d’urgence pour trois mois supplémentaires et l’adoption de nouvelles mesures sécuritaires dans la procédure pénale ont été présentées ce mercredi au Conseil des ministres. Mais pas un mot sur l’usage des armes par les forces de l’ordre.

    #France #antiterrorisme #état_d'urgence #Justice #légitime_défense #Libertés #libertés_individuelles #Police

  • #Police : le permis de peur d’#arme - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2016/01/31/police-le-permis-de-peur-d-arme_1430191

    Et de cinq ! Mercredi, en Conseil des ministres, Jean-Jacques Urvoas, tout juste nommé garde des Sceaux, présentera un nouveau texte renforçant l’#arsenal_législatif en matière d’[#antiterrorisme]. Le cinquième, donc, en cinq ans. Outre des dispositions « donnant de nouveaux moyens d’investigation au parquet » (lire Libération du 8 janvier), la loi prévoit, dans son actuel article 20, de modifier les #règles « d’#ouverture_du_feu » des policiers. Autrement dit, d’assouplir les conditions dans lesquelles ils pourront dégainer leur arme.
    [...]
    La place Beauvau le répète à l’envi : « L’article 20 a pour vocation de ne plus laisser le policier dans un cogito infini lorsqu’il dispose de trois secondes pour chausser son arme. » Pour cela, le projet de loi prévoit d’étendre l’irresponsabilité pénale dans les cas où l’usage de l’arme est « rendu absolument nécessaire pour mettre hors d’état de nuire l’auteur d’un ou plusieurs homicides volontaires ou tentatives […] dont il existe des raisons sérieuses et actuelles de penser qu’il est susceptible de réitérer ces crimes dans un temps très voisin de ces actes ». S’agit-il pour autant d’un permis de tuer ? Clairement, non. En revanche, les notions « raisons sérieuses de penser » et « temps très voisin » peuvent largement déborder le cadre de l’action antiterroriste. Et laisser place à des interprétations extensives, voire divergentes, sur l’usage des armes dans des scénarios délictueux plus classiques. Au risque d’engendrer une action policière zélée.

    Jusqu’ici, la police ne bénéficiait d’aucun régime spécifique en matière de #légitime_défense. Comme chaque citoyen, elle était soumise à l’article 122-5 du code pénal. Il stipule : « N’est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d’elle-même ou d’autrui. » Avec l’article 20, le gouvernement applique quasiment aux policiers les règles régissant l’ouverture du feu jusqu’alors réservées aux #gendarmes. Ces derniers, soumis à l’article 2338-3 du code de la défense, peuvent déjà tirer lorsqu’ils se trouvent menacés par des personnes armées ou que des fugitifs n’obtempèrent pas à leurs sommations.
    [...]
    « L’article 20 fait peser une grande responsabilité sur nos collègues », estime un syndicaliste qui, cas rarissime, préfère garder l’anonymat. De là à dire que les « bleus » ont la main qui tremble ? « De nombreux fonctionnaires ne tirent même pas une cartouche par an, confirme une source haut placée dans la police. Or, ce projet de loi induit des qualités de tirs et de sang-froid impeccables » . Ce que ne nie pas Pascal Lalle, directeur central de la sécurité publique : « On va faire en sorte que les policiers soient formés. C’est indispensable. » Actuellement, et c’est un secret de polichinelle, de nombreux policiers n’effectuent pas leurs trois séances de tirs d’entraînement annuelles. S’exposant de ce fait à des sanctions disciplinaires.

    L’application de la mesure suppose aussi la diffusion d’informations suffisamment précises et rapides permettant une intervention circonstanciée du policier : « Or, qu’est-ce qui me dit que l’agent se trouvant face aux frères Kouachi durant leur cavale aura suffisamment d’éléments pour agir avec discernement ? s’inquiète la source policière haut placée. Là encore, il y a pas mal de boulot de commandement à effectuer pour que l’article 20 ne se retourne pas contre nous à la suite d’un ou deux dérapages. »
    [...]
    Depuis l’état d’urgence, les associations, comme les autorités, notent une nouvelle hausse des tensions entre la police et les jeunes dans les quartiers sensibles. [...] Cette tension se cristallise au moment des #contrôles_d’identité, cette spécificité bien française, qui scande la vie des quartiers.

    Les associations se sont un temps accrochées à l’espoir de la délivrance d’un récépissé lors des contrôles d’identité. Mais l’idée du bout de papier a été enterrée par Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur. A la place, l’article 19 de la loi sur la réforme de la procédure pénale précise l’usage des « caméras piétons », qui sont portées à l’épaule par les fonctionnaires. Elles sont censées être une garantie contre les violences policières. Nassim Lachelache n’est pas convaincu : « Si les policiers peuvent l’éteindre quand ils veulent, ça ne sert à rien. Les caméras doivent être allumées en permanence, note-t-il. Ensuite, il faut qu’une personne qui a été contrôlée puisse avoir accès aux images, en saisissant le #défenseur_des_droits par exemple. »

    En 2015, ce dernier a enregistré plus de 900 réclamations liées à la « déontologie de la sécurité » - qui inventorie les plaintes visant les forces de l’ordre pour « violences », « fouilles à nu », « propos déplacés ou insultants », « manque d’impartialité ». Selon son rapport annuel, qui doit être présenté ce jeudi, il s’agit d’un bond de 29 % comparé à 2014. L’article 20 déboule donc au moment où les tensions sont extrêmement aiguës.

  • Jacqueline Sauvage graciée ? Les #femmes victimes de "violences ne sont pas assez protégées - le Plus
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1475627-jacqueline-sauvage-graciee-les-femmes-victimes-de-violence

    Une femme victime de violences par son conjoint est censée s’opposer, partir et porter plainte dès le premier coup qu’elle reçoit. Si, comme Jacqueline Sauvage, elle est restée de nombreuses d’années à subir des violences sans les dénoncer, ni fuir, cela suscite le doute et l’incompréhension.

    Ne ment-elle pas ? N’est-ce pas sa faute puisqu’elle n’a pas réagi ? Et ces violences, n’y a-t-elle pas consenti et trouvé son compte par masochisme ?

    Une culture qui culpabilise les victimes

    Penser cela, c’est adhérer à une culture du déni de la violence particulièrement injuste qui culpabilise les victimes.

    C’est faire l’impasse sur la réalité de l’enfer que ces femmes vivent, sur la gravité des menaces qui pèsent sur elles, sur les nombreuses stratégies des conjoints violents qui organisent leur emprise et leur impunité, et sur les troubles psychotraumatiques induits par les violences qui mettent les victimes hors d’état de réagir et les piège durablement. La violence est un formidable outil de soumission qui annihile les capacités de défense des victimes.

    Au lieu de se demander comment un homme s’autorise à être si violent, et arrive à transformer l’espace conjugal et familial en une zone de non-droit et de terreur pendant tant d’années, c’est à la victime qu’on demande presque toujours des comptes.

  • Grâce de Jacqueline Sauvage, meurtrière devenue icône de la lutte contre les violences conjugales
    http://information.tv5monde.com/terriennes/jacqueline-sauvage-une-condamnation-controversee-77777

    Victime de violences conjugales pendant 47 ans, Jacqueline Sauvage bénéficiera donc d’une « remise gracieuse » de peine accordée par le président François Hollande, après avoir été condamnée deux fois, dont la dernière début décembre 2015, à dix ans de prison pour avoir tué son mari. Une affaire qui a suscité tout un débat en France sur l’inculpation des femmes battues et meurtrières. Source : Terriennes

    • On remarquera aussi que lorsque l’on demande une remise gracieuse, à la CAF, à Pôle emploi, aux trésor public, on doit souvent commencer par plaider une telle remise sur l’ensemble des sommes réclamées (remise gracieuse totale) puis, éventuellement, demander ensuite une remise gracieuse partielle.

      Chaque jour qui passe les montre plus abjects. FH a choisi de refuser la grâce (ce que les merda ne disent pas) et répondu par une tout autre mesure. Il faut qu’elle reste en taule et fasse une autre demande, de liberté conditionnelle (avec probablement des mesures contraignantes à la clé pour sa sortie, ultérieure).
      La dame a eu le malheur de vivre ces 47 ans, de tuer ce mari (pas une partie de plaisir, ni avant, ni pendant, ni après), fait un séjour en taule de 33 mois, fait l’objet d’une pub guère sympathique, subi un procès, été condamnée (jusqu’à une peine de sureté). Le manque de grâce des ces gens...
      On se souviendra que le ministre de la justice Mitterrand n’avait gracié aucune Algérien condamné à mort lors de la guerre d’Algérie.
      Plus près de nous, on se souviendra que l’épisode du 13 novembre s’est conclu par trois exécutions extrajudiciaires à Saint Denis, se prolonge d’un état d’exception permanent, etc.

      L’imagination, toujours plus sordide et misérable, est au pouvoir. Les blagues débiles sur flamby, capitaine de pédalo, et autres demandes de virilité ont du jouer leur rôle dans l’érection de ce commercial communiquant en chef de guerre.

      #ordures_socialistes

    • Jacqueline Sauvage et l’habile compromis de la grâce présidentielle
      http://prdchroniques.blog.lemonde.fr/2016/02/01/jacqueline-sauvage-et-lhabile-compromis-de-la-grace-presi

      La #légitime_défense, plaidée par sa défense et rejetée par deux cours d’assises composées respectivement de neuf membres en première instance – six jurés citoyens et trois magistrats professionnels – et de douze en appel, neuf jurés et trois magistrats – n’est pas davantage reconnue. (...)
      Cette grâce strictement encadrée est un habile compromis. Elle ne déjuge pas au fond la décision rendue par la cour d’assises d’appel et ne cède pas à la réécriture a posteriori d’une affaire judiciaire par des pétitionnaires ou des commentateurs qui, contrairement à ceux qui ont eu la lourde charge de juger, ne connaissent que la version de la défense. Elle permet au président de la République de se prévaloir d’une décision d’"humanité" et de se gagner au passage la faveur de tous ceux que le cas de Jacqueline Sauvage avait émus. Elle n’ouvre pas pour autant, face aux revendications qui se sont élevées, la voie à une modification de la loi en faveur d’une reconnaissance de légitime défense « différée ». Elle se limite à un « cas » et se garde d’épouser une « cause ».

      La défense de Jacqueline Sauvage avait choisi l’inverse devant la cour d’assises d’appel du Loir-et-Cher : Mes Nathalie Tomasini et Janine Bonaggunta avaient refusé de plaider une peine moins sévère que les réquisitions de l’avocat général pour ne soutenir que l’acquittement de leur cliente, au nom d’une légitime défense que contredisait le dossier d’instruction.

      Le dénouement de cette affaire offre à cet égard une singulière inversion des rôles. Deux avocates, habiles communicantes, transforment le cinglant échec judiciaire qu’elles ont essuyé pour leur cliente devant une cour d’assises en bruyante cause médiatique. Et un président de la République use de son pouvoir pour donner à une accusée l’avocat efficace qu’elle n’a pas eu dans le prétoire.

      En revanche, l’instruction concernant les trois flics qui ont criblé de balle un suicidaire (?) au hachoir devant le commissariat de la Goutte d’or concluera à la légitime défense.

    • Mais est-ce que Hollande n’a pas refusé la grâce justement parce que c’est un acte monarchique ?

      je suppose @aude_v que c’est une blague, plus monarchiste, je crains qu’il n’y a pas. Non, Machin soigne la chèvre et le chou. La justice sexiste n’est pas remise en cause, le jugement n’est pas remis en cause, l’ordre du monde tel que les hommes autoritaires le conçoivent n’est pas remis en cause, mais dans le rapport de force avec icelles qui auraient voulu que cela change l’herbe est coupée sous le pied en concédant avec la mansuétude du monarque une grâce qui n’en est une que pour ceux qui ne savent pas lire. C’est la grâce pour les idiots et les ignorants, le peuple de l’opinion tel que conçut par ses représentants, rien ne change.

    • ben voila, la réponse à "#qui_sera_la_prochaine"
      Devant les assises, la femme qui a tué son mari violent « demande pardon »
      http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/02/04/01016-20160204ARTFIG00395--grenoble-une-autre-affaire-jacqueline-sauvage.ph

      Les protections ne sont accordées qu’aux repentis (Sonia, la femme qui a permis d’arrêter Abaaoud n’a aucune protection, ben wéé) le message cynique est clair : "Femmes, vous n’avez rien à donner en échange de votre protection, vous pouvez crever"