• Débat : « L’emmurement du monde disloque de l’intérieur les #sociétés »
    http://theconversation.com/debat-lemmurement-du-monde-disloque-de-linterieur-les-societes-1103

    ... la #murophilie actuelle revêt trois #dangers inédits. Elle introduit une disjonction potentiellement explosive entre, d’une part, une intégration forcenée de la planète dans les domaines de la #finance, du commerce, de la technologie, du sport, des loisirs, de la culture matérielle ou spirituelle, et, d’autre part, le #cloisonnement de plus en plus coercitif, voire militarisé, du marché international de la force de #travail et de la circulation des personnes.

    S’imaginer que la majorité de l’humanité va rester sur le seuil du magasin de la #globalisation, qu’on lui interdit de franchir, sans défoncer sa porte et faire voler en éclat sa vitrine relève de l’irénisme.

    En deuxième lieu, l’#endiguement des #barbares corrompt de l’intérieur la #cité qu’il prétend protéger. Il implique des régimes juridiques dérogatoires au détriment des étrangers, assimilés à des #ennemis. Ces législations progressivement s’étendent aux #citoyens eux-mêmes, instaurent des états d’exception qui deviennent des États d’exception, et banalisent une abjection d’État, laquelle s’institutionnalise en États d’#abjection.

    Au nom de la lutte contre le #terrorisme et l’#immigration clandestine, les #libertés publiques sont de plus en plus menacées dans les pays occidentaux ; le #droit d’asile et le droit de la mer sont bafoués ; la #politique de refoulement de l’#Union_européenne provoque chaque année plus de morts en #Méditerranée et dans le #Sahara que trois décennies de guerre civile en Irlande du Nord ; les #États-Unis séparent les enfants de leurs parents en attendant la construction de la barrière anti-latinos sur leur frontière avec le #Mexique ; #Israël a perdu toute mesure dans le containment des Palestiniens ou l’expulsion des Africains. Or, cet État d’abjection reçoit l’onction du suffrage universel et peut se réclamer d’une #légitimité démocratique. Avec et derrière les #murs prospère la « #servitude_volontaire ».

    Enfin, l’emmurement du monde disloque de l’intérieur les sociétés. Il privatise l’espace public et la ville elle-même. Il externalise les frontières des États les plus puissants au sein d’autres États dépendants, à l’instar de l’Union européenne au Sahel, et éventre leur #souveraineté.

    Il recourt à la #biométrie qui le rend invisible, et son immatérialité segmente à l’infini la cité. Dans la Chine orwellienne d’aujourd’hui, par rapport à laquelle le totalitarisme maoïste prend des airs de passoire, chaque escalier mécanique, chaque carrefour, chaque place, surveillé électroniquement, est un mur qui reconnaît en vous le bon ou le mauvais citoyen, et peut vous empêcher de monter dans l’avion ou le train. Il est à craindre que les marchands de #peur et de biométrie n’appliquent vite la recette aux #démocraties libérales. Murs de tous les pays, unissez-vous !


    • Bonjour Marielle,
      sur seenthis on aime vraiment pas les #gafa, si tu pouvais recopier ici le contenu de ton lien, ça éviterait de devoir se rendre sur google drive, merci à toi.

    • Touti, je comprends, cet article a été publié sur Médiapart.fr le 27 janvier 2019, certainement googlisé par P. Ludowski. Et je ne sais pas comment faire pour recopier le format pdf (environ 6 pages) !
      sinon réservé aux abonnées :
      https://www.mediapart.fr/journal/france/260119/grand-debat-les-secrets-d-un-hold

      Alors que la Commission nationale du débat public était disposée à assurer l’impartialité et la neutralité du grand débat national, l’Élysée s’y est opposé. Documents et courriels confidentiels à l’appui, Mediapart révèle la lutte menée par Emmanuel Macron pour transformer l’initiative, selon le mot de Chantal Jouanno, en une « campagne de communication ».

    • À propos du « grand débat », une intervention de Clément Viktorovitch sur CNEWS dans @Punchline ! ...
      https://twitter.com/clemovitch/status/1090260047702061057

      Emmanuel Macron ne cesse d’affirmer qu’il veut « croire en la #délibération » et « faire confiance à l’intelligence collective ». Dans le même temps, il prive la #plateforme http://granddebat.fr de tous ses outils de discussion et de co-élaboration. Quelle hypocrisie...

      (dsl de citer du oiseau bleu...)

    • Scandale : le questionnaire pourri du Grand Débat !
      https://paris-luttes.info/scandale-le-questionnaire-pourri-11576

      Avec le #questionnaire du Grand Débat, tout passe sur un beau site internet, ambiance « start-up nation ». Des « fiches explicatives » sont proposées pour cadrer tout ça, mais c’est juste une répétition des discours habituels, du type « vous coutez trop cher à l’#État et le #climat c’est de votre faute ». Comme ce serait trop long et trop chiant à détailler, on s’est simplement concentré sur le questionnaire individuel qui permet d’exprimer ses revendications depuis son canapé.

      Et là attention, c’est la grosse blague ! En termes de méthodologie, les critères de neutralité les plus simples ne sont absolument pas respectés. Pour la grande majorité des questions, les phrases sont mal formulées, les modalités de réponses complètement bidons…de façon à orienter grossièrement les réponses. Même les instituts de sondage n’osent pas aller si loin ! On a été obligé de sélectionner les pires exemples pour ne pas faire trop long, mais ça fait quand même 18 questions sur 30 au total. (...)
      ÉCOLOGIE

      Seulement 7 questions sur l’écologie, dont 5 sont inutilisables. Ça va être un peu court pour éviter le désastre planétaire, mais il faudra faire avec. Et ça commence très fort dès la première question, qu’on peut classer sans hésitation dans la catégorie « questions ridicules ».

      Les questions ridicules

      Pensez-vous que vos actions en faveur de l’environnement peuvent vous permettre de faire des économies ?
      Oui
      Non
      Non mais c’est quoi cette question trop bizarre ?! En quoi ça concerne l’action de l’État ?! En gros, on essaye de nous faire comprendre que le bio ça coûte cher, mais si t’appuies pas trop fort sur la chasse d’eau tu gagnes quelques centimes ? La seconde question proposée est à peine mieux…

      Diriez-vous que vous connaissez les aides et dispositifs qui sont aujourd’hui proposés par l’État, les collectivités, les entreprises et les associations pour l’isolation et le chauffage des logements, et pour les déplacements ?
      oui
      non
      C’est un cours d’#éducation_civique en fait ? Ça sert à évaluer la #communication du gouvernement ? Quand est-ce qu’on parle des pesticides et de la qualité de l’air ? La suite n’est pas mieux, mais on change de catégorie…
      (...)

      DÉMOCRATIE

      Seulement sept questions cette fois, la plupart proposant seulement des réponses oui/non. On dirait qu’on s’en fout un peu de la démocratie dans le Grand Débat !

      Question périmée

      Pensez-vous qu’il serait souhaitable de réduire le nombre de parlementaires (députés + sénateurs = 925) ?

      Oui
      Non
      Non mais c’est déjà décidé ça ! Le projet de loi a été détaillé en avril 2018 ! Ça sert à quoi de poser la question ? A part faire la publicité des mesures gouvernementales, aucun intérêt.

      Question ridicule

      Faut-il rendre le #vote_obligatoire ?

      Oui
      Non
      Non mais on n’a jamais parlé de ça ! Pas une pancarte « vote obligatoire » dans les manifs et absolument rien sur ce point dans les revendications locales. Les Gilets Jaunes parlent de reprendre leurs vies en main et lui il propose le vote obligatoire. Cherchez l’erreur.

      Le vote obligatoire c’est l’adhésion forcée à la représentation politique comme solution à sa crise. Et tout le questionnaire est de cette eau.

      #légitimité #idéologie


  • Il est allé trop loin, il doit partir, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 28 janvier 2019)
    https://blog.mondediplo.net/il-est-alle-trop-loin-il-doit-partir

    Dans la série graduée des actes par lesquels un souverain en vient à perdre sa #légitimité, le point maximal est atteint quand il prend le parti de constituer sa population en ennemie, et par conséquent de lui faire la #guerre. Nous en sommes là, littéralement.

    #France


  • L’#économie prend le pouvoir (4/4). Une science d’autorité ?

    Experts, lois, modèles : l’économie dispose de tout un arsenal qui confère une certaine #légitimité à son analyse. Pourtant, de nombreux #biais_cognitifs ainsi que les oppositions entre économie mainstream et courants hétérodoxes viennent remettre en cause l’#infaillibilité d’une ’science’ économique.

    Suite et fin de notre série consacrée au #pouvoir en économie. Aujourd’hui, c’est la discipline économique et l’influence qu’elle exerce dans notre société qui vont nous intéresser. « Rien n’est impossible dans une science aussi inexacte que l’économie » déclarait avec humour Paul Samuelson, Prix Nobel d’économie en 1970. Il faut dire que le débat fait rage entre les partisans de l’efficience des marchés, qui voient l’économie comme une science « dure » et les défenseurs d’une plus grande intervention de l’Etat pour qui la discipline est avant tout une science sociale et morale.

    Une bataille théorique, idéologique qui est aussi une bataille d’#influence à l’heure où les « experts » de l’économie se multiplient sur les plateaux télé et où leurs discours continuent à orienter les politiques publiques.

    https://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-leco/entendez-vous-leco-du-jeudi-10-janvier-2019


  • Jaunes de colère : de la trahison macroniste à la révolte populaire, entretien avec Samuel Hayat
    https://grozeille.co/jaunes-de-colere-samuel-hayat

    La #mobilisation peut se faire à deux conditions. D’abord il faut un conflit entre des #principes_moraux différents, ce qui suppose donc qu’un autre principe vienne s’opposer à celui que l’on défend. A propos du XVIIIe siècle, Thompson parle de conflit entre #économie_morale et #économie_politique. L’époque est travaillée par l’apparition des nouveaux principes de l’économie politique : le libre-échange, notamment le libre échange des grains. C’est lorsqu’il y a une confrontation entre les principes de l’économie morale et ceux de l’économie politique que naît la contestation.

    Deuxième chose : il faut qu’on ait l’impression que l’autorité, normalement garante des principes de #justice, les a trahis et a pris parti pour ceux qui s’opposent à ces principes. C’est ce qui se passe aujourd’hui : on a un Président de la République qui met en avant son adhésion à des principes de justice qui ne sont pas du tout ceux des gilets jaunes. Il soutient des principes de justice capitalistes selon lesquels les gagnants doivent gagner encore plus de telle sorte qu’ils tireront tout le monde vers le haut. Selon lesquels, aussi, les #pauvres sont responsables de leur pauvreté puisqu’ils n’ont qu’à traverser la rue pour trouver un travail, qu’à travailler pour s’acheter une chemise et qu’à s’en prendre à eux-mêmes si le monde des gagnants ne leur est pas accessible.

    Macron a d’emblée pris position contre les principes de l’économie morale des classes populaires. Et le fait qu’il ait été aussi ouvert et explicite, surtout dans sa moquerie des principes de l’économie morale, a clairement été perçu comme une trahison. Trahison qui a rendu possible le mouvement, ou en tout cas l’a focalisé sur les principes moraux dont nous parlions.

    A côté de ces deux éléments qui me semblent nécessaires à une mobilisation sur le fondement de l’économie morale, il y a évidemment d’autres choses, plus spécifiques au mouvement actuel. Il y a bien sûr une cause plus structurelle qui tient aux quarante années de politiques néolibérales que nous venons de vivre. Enfin, et c’est sûrement ce qui fait que la mobilisation s’est faite autour des taxes sur le carburant et pas autre chose, il y a le discours soi-disant écologiste des gouvernants qui consiste à dire à toute une série de personnes que leur mode de vie est dangereux pour la planète. Il faudrait le vérifier par une véritable enquête, mais il me semble qu’il y a quelque chose d’inédit dans ce discours de responsabilisation écologique individuelle , quand bien même il serait fondé scientifiquement et politiquement. En gros, avec cette augmentation des taxes sur le carburant, on voit le chef de l’Etat rejoindre la mise en accusation écologique généralisée pour déclarer que non seulement les gens doivent payer plus, mais qu’ils ont intérêt à se taire et à dire merci, parce qu’on les fait payer plus du fait qu’ils sont en train de détruire la planète, ces salauds, et que c’est au nom de la transition écologique qu’on les fait payer plus. Tandis qu’à côté de ça, le gouvernement recule sur le glyphosate, ne taxe pas les gros pollueurs, etc.

    Il faut bien saisir l’ampleur de la trahison que cela représente et l’hypersensibilité que ça peut créer chez les gens : le modèle qu’on nous a vendu depuis un siècle, celui de l’#individu qui s’accomplit en étant propriétaire de sa maison et de sa voiture, qui a un #travail décent et qui vit bien sa vie en se levant tous les matins pour aller bosser, ce modèle-là sur lequel Nicolas Sarkozy a beaucoup surfé avec sa France des gens qui se lèvent tôt et sa politique d’accession à la propriété, tout ce modèle-là on déclare tout à coup qu’il n’est plus possible économiquement et qu’il est dangereux écologiquement, qu’il faut donc se sentir coupable d’être à ce point écologiquement irresponsable, d’avoir suivi des décennies d’incitation à suivre ce modèle. Vrai ou pas vrai, l’effet de ce discours est terrible.

    Je pense néanmoins qu’entre toutes ces raisons, le point fondamental reste la trahison. C’est en cela qu’Emmanuel Macron est complètement différent de Nicolas Sarkozy et François Hollande. La délectation naïve avec laquelle il trahit tous les codes moraux habituels de fonctionnement d’une société inégalitaire est une raison essentielle de la haine dont il est l’objet. Les #sociétés_inégalitaires ont besoin d’être tenues ensemble, soudées, justifiées par autre chose que la pure économie, quelque chose qui donne le sentiment que les gagnants ont une certaine #légitimité à être les gagnants, que les perdants ne sont pas complètement laissés en-dehors de la société, que les gagnants doivent payer leur impôts et que l’#Etat joue un rôle un peu neutre dans tout ce système. Or voir un Président afficher de manière aussi ostensible la culpabilisation de ceux qui ne réussissent pas, c’est une #violence extrême dont les gouvernants ne se rendent visiblement pas compte.

    #gilets_jaunes #écologie #écologie_punitive #culpabilisation #responsabilité_individuelle

    • G – Peut-on voir ce rejet du politique, ni droite ni gauche comme le miroir inversé de ce que propose la vision macroniste d’un contrôle technicien qui ne serait pas politique, mais strictement expert ?

      H – Ces mouvements citoyens ne sont en effet possibles que parce qu’ils viennent répondre comme en miroir à ce processus de dépolitisation de la politique. Cette dépolitisation experte et technicienne appropriée par les forces néolibérales, Macron en est une sorte de symbole. Macron est celui qui trahit le pacte mais c’est aussi celui qui rejette la politique, qui rejette l’idéologisation de la politique. Et en ce sens-là il y a une affinité très forte entre ces mouvements et le monde de Macron dans lequel il y a simplement des citoyens et l’Etat, mais plus aucun des dispositifs de médiation conflictuelle qui existaient et étaient légitimes jusque-là. Dans lequel il n’y a donc plus aucun affrontement partisan qui viendrait diviser le social. Le clivage se fait entre d’un côté les forces de la modernité technicienne et de l’autre les ringards, les Gaulois réfractaires.❞


  • Il y en a qui n’ont pas encore vu la vidéo où la députée états-unienne Alexandria Ocasio-Cortez danse ? :-) Si c’est le cas, la voici, et demandez-vous pourquoi ce clip banal de promotion d’une université états-unienne fait autant d’histoire chez les trumpistes et la droite du parti démocrate...

    https://www.youtube.com/watch?v=Qj2Xald7NYQ

    La réponse d’AOC (Alexandria Ocasio-Cortez) :

    https://twitter.com/AOC/status/1081234130841600000

    #misogynie #légitimité #politique #danse


  • #Bordeaux, une ville faite pour les hommes  ?

    Un article publié en 2015 et signalé ici https://seenthis.net/messages/718935 par @touti.

    Je remets ici pour mettre en évidence...

    Le géographe #Yves_Raibaud, maître de conférence à Bordeaux-Montaigne, publie un texte argumentatif sur la place des #femmes en ville.

    Yves Raibaud aime les femmes. Disons qu’il ne rechigne pas à sortir la poubelle et à faire la vaisselle en sus. Féministe, donc. Ce géographe, maître de conférences à Bordeaux-Montaigne, est chargé de mission égalité hommes-femmes. Depuis une dizaine d’années, il interroge la ville sous l’angle du genre en se plaçant plus particulièrement… à Bordeaux. La ville où tout le monde rêve de vivre tellement elle est trop tout.

    Yves Raibaud vient de publier aux éditions Belin un petit texte argumentatif, à mettre entre toutes les mains viriles : « La Ville faite par et pour les hommes ». Alors, Bordeaux aime-t-elle les femmes  ? Sourire gêné. « Observer la ville sous cet angle très clivant oblige à tout compter. Tout. Ce #livre est le résumé d’une étude scientifique, avec chiffres, entretiens et statistiques, commence-t-il en se mordant les lèvres. La sentence est sans appel : Bordeaux préfère les hommes. 90 % des #noms_de_rues sont des noms d’hommes, eux qui, par essence, aiment laisser leur trace. Les graffeurs sont des hommes. Seuls les hommes pissent dans la rue, marquent leur territoire, car depuis l’enfance ils savent qu’ils ont la #légitimité de l’#espace_public. »

    #Équipements_sportifs

    Les chercheurs d’Yves Raibaud ont étudié les infrastructures de loisirs en ville, qui sont conçues et utilisées par des hommes à 90 %. « Les #skate-parks à 90 % et les #city-stades à 100 %. À un plus grand niveau, l’infrastructure majeure est le nouveau #stade. 5 % des utilisateurs sont des femmes. Un équipement visant 40 000 femmes n’a jamais encore vu le jour. »

    Voilà une première salve, qui calme. Mais, après tout, il n’y a pas que le sport dans la vie, qu’en est-il des autres espaces de la ville  ? « Pas mieux. On voit que les femmes ne sortent le soir, par exemple, que grâce à des stratégies. Toutes. Les hommes non. Elles calculent comment prendre le moins de risques possible. Elles calculent leur allure : ni trop vite, pour éviter de montrer qu’elles ont peur, ni trop lentement pour éviter de laisser croire qu’elles cherchent, et surtout elles ne stationnent pas. Stationner signifie clairement tapiner. Les étudiantes, par exemple, évitent le tram tard, car il faut attendre aux arrêts et, là, elles sont sûres de se faire embêter. »

    Ah, mais il reste le #vélo. Fidèle destrier désormais entré dans les mœurs urbaines. Moue du géographe. « Moins de 40 % des cyclistes bordelais sont des femmes. En plus, elles décrochent dès le second enfant, ne circulent pas la #nuit et rarement quand il pleut. Lorsqu’on observe les bonnes pratiques conseillées par la ville, on mesure qu’elles sont toutes faites pour les hommes. Et par les hommes. Souvent, ce sont les femmes qui font les courses en ayant récupéré les enfants à l’école, à vélo… pas évident. »

    Donc, il reste du chemin à faire à Bordeaux pour qu’elle dégote un énième label, celui de la ville où les femmes aiment vivre. « Je vais vous dire un secret bien gardé, ironise l’universitaire. Les hommes construisent une ville faite pour eux, la ville heureuse l’est pour les hommes. L’#entre-soi_masculin nie toutes les problématiques féminines. En creux, l’honnête femme ne sort pas le soir, elle garde les enfants. » Ouch.

    https://www.sudouest.fr/2015/09/08/la-ville-qui-fait-male-2117485-2780.php
    #villes #géographie_urbaine #genre #géographie_féministe #féminisme #uriner #pisser #toponymie #sport #mobilité #transport_public

    Le livre « La ville faite par et pour les hommes » déjà signalé ici :


    https://seenthis.net/messages/736428


  • https://www.rasa-africa.org/publications/le-rapport.html


    Le rapport alternatif sur l’Afrique 2018 (n°0 - juillet 2018) est préparé par un collectif de personnes et d’organisations africaines. Elles veulent rendre compte des évolutions et transformations sociétales, économiques, culturelles, religieuses, politiques, environnementales qui donnent une autre idée de l’Afrique qui est en train d’être construite et qui échappent de fait aux indicateurs conventionnels du développement et du bien être. Elles veulent bâtir une définition du progrès de l’Afrique et des Africains plus proches de leurs cosmogonies et visions du monde, de leurs réalités et de leurs pratiques.
    #Afrique #Autre_développement #Afrotopia




  • [RussEurope-en-Exil] Le nouveau gouvernement italien et l’agonie de l’Union européenne, par Jacques Sapir
    https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-le-nouveau-gouvernement-italien-et-lagonie-de-lunion-e

    (Billet invité) La constitution d’un gouvernement de coalition entre le M5S et la Lega est désormais chose quasiment faite. Ceci constitue un véritable cauchemar que ce soit pour les dirigeants de l’Union européenne, les Juncker et les Tusk, ou que ce soit pour les dirigeants des autres pays de l’UE qui s’affichent comme des européistes, […]

    #Économie #Russeurope_en_Exil

    • La constitution d’un gouvernement de coalition entre le M5S et la Lega est désormais chose quasiment faite. Ceci constitue un véritable cauchemar que ce soit pour les dirigeants de l’Union européenne, les Juncker et les Tusk, ou que ce soit pour les dirigeants des autres pays de l’UE qui s’affichent comme des européistes, et en premier lieu le Président Emmanuel Macron. Ce gouvernement, même s’il a accepté de mettre un peu de San Pellegrino dans son Chianti, sera un gouvernement ouvertement eurosceptique. Sa volonté de s’affranchir des règles budgétaires et financières imposées par l’UE, ce carcan qui s’appelle l’euro-austérité, en témoigne. Le poids de deux économistes connus pour leur farouche opposition tant à l’Euro qu’aux politiques d’austérité qui en découlent, mes collègues Bagnai et Borghi qui ont été élus sénateurs, dans la politique de gouvernement ne sera pas mince. Il est cependant clair que cela entraînera un conflit avec le Président de la République italienne, M. Mattarella, dont le pouvoir de nuisance est plus important que ce que l’on imagine ici en France.
       
      Un nouveau front dans la crise de l’UE
      De fait, cela signifie l’ouverture d’un nouveau front dans la crise que connaît l’UE depuis des années, en fait depuis 2005. A vouloir systématiquement outrepasser le vote des électeurs quand ce dernier remettait en cause les constructions institutionnelles concoctées à Bruxelles ou à Francfort, nous sommes arrivés probablement à un point de non-retour. Après la fronde, et même la révolte, de pays comme la Hongrie, la Pologne, mais aussi la République Tchèque, nous avons eu le Brexit, et la décision de la Grande-Bretagne de quitter l’Union européenne. On l’oublie trop souvent, mais cette décision est largement majoritaire en Grande-Bretagne, et elle l’est en raison des empiètements constants de Bruxelles sur les libertés démocratiques britanniques.

      Après le référendum de 2016 qui conduisit au Brexit, après les élections en Autriche, après les élections en Hongrie, c’est donc un nouveau pays et non des moindre, un des pays du groupe fondateur qui signa en 1957 le #Traité_de_Rome, qui est donc en passe de se doter d’un gouvernement « #eurosceptique ». C’est un point important, et un point qui fragilise un peu plus la stratégie de notre Président Emmanuel Macron et ses tirades enamourées sur l’Union européenne ainsi que ses tentatives pour renforcer la dimension « fédérale » de l’UE. Une première leçon doit donc en être tirée. A trop vouloir se focaliser sur les aspects légaux, à trop s’appuyer sur la « #légalité », l’Union européenne a oublié l’importance de la #légitimité, qui fonde en réalité la dite légalité. A trop vouloir privilégier « l’état de droit », qui n’est pas sans mérite, on a oublié qu’il n’était pas l’achèvement de la #démocratie. De fait, et on le sait bien depuis les études de cas qui proposées dans l’ouvrage de David Dyzenhaus The Constitution of Law[1] l’obsession pour la rule by law (i.e. la légalité formelle) et la fidélité au texte tourne bien souvent à l’avantage des politiques gouvernementales quelles qu’elles soient. À quelques reprises, l’auteur évoque ses propres analyses des perversions du système légal de l’#Apartheid[2] en rappelant que cette jurisprudence avilissante tenait moins aux convictions racistes des juges sud-africains qu’à leur « positivisme »[3]. Il y a là une leçon importante pour tous les politiciens, et en particulier pour le Président de la République italienne, M. Mattarella.

      Cela montre que la montée désormais irréversible des opposants à « cette » Europe, c’est-à-dire à l’Union européenne, est un fait dont les politiques se doivent de tenir compte. L’Union européenne agonise, du moins dans sa forme actuelle, et toutes les tentatives pour en renforcer les pouvoirs au détriment des Etats qui la composent sont donc vouées à l’échec[4].

      Mais, il y a aussi une dimension spécifiquement italienne dans la prise de conscience des électeurs de l’étouffement de leur pays par l’Union européenne.
       
      Spécificité de la crise Italienne
      La situation de l’Italie est importante dans l’Union européenne. Ce pays représente désormais, hors la Grande-Bretagne qui est en passe de sortir de l’UE, la troisième économie de l’Union. Tout le monde comprend bien qu’une crise entre Bruxelles et Rome pourrait bien provoquer la fin de l’Union européenne et l’éclatement de toute le « projet européen ». Pourtant, l’Italie passait, et ce jusqu’à ces dernières élections, pour un pays solidement amarré dans l’UE. L’Italie, il convient de la rappeler, était l’un des membres fondateurs de la Communauté Economique Européenne lors du Traité de Rome en 1957, le « marché commun » qui est l’ancêtre de l’UE. Mais, et cela a été oublié, par ignorance ou à dessein, tant par les politiciens que par les journalistes à gages, l’Italie souffre de l’Euro, et souffre de l’Union européenne, depuis le début des années 2000.

      Graphique 1

      L’impact de l’Euro sur l’économie italienne[5], qui était dans les années 1960 à 1990 une économie dynamique au point que l’on a pu parler d’un « miracle italien », a été terrible. L’impossibilité pour l’Italie de déprécier sa monnaie par rapport à l’Allemagne et aux pays de l’Europe du Nord, les fluctuations erratiques de l’Euro par rapport au Dollar des Etats-Unis, qui ont conduit à une surévaluation évidente de l’Euro, tout cela a eu un effet très délétère sur la croissance de l’Italie[6]. Les investissements[7] sont tombés en dessous de leur volume de 1994-1996 et sont, aujourd’hui, à un niveau proche de l’Espagne.

      Graphique 2

      Le PIB est retombé au niveau du début des années 2000, et le PIB par tête (PIB per capita) n’a cessé de baisser. Enfin, l’épargne elle-même est en train de s’effondrer depuis plusieurs années, car les mesures fiscales prises par les divers gouvernements sont devenues insupportables. Enfin, et cela est sans doute le plus inquiétant, la productivité du travail ne cesse de baisser en Italie.

      Graphique 3

      Ce pays souffre donc de l’Euro, mais il souffre aussi de l’Union Européenne. Cela s’est d’ailleurs traduit par l’imposition par le gouvernement Renzi du trop fameux « #Job_Act », modelé à #Bruxelles et imité par les gouvernements français de Hollande à Macron, qui a abouti à une véritable catastrophe au point que de nombreuses voies désormais s’élèvent pour le faire supprimer.

      L’UE, pour l’Italie, depuis des années, cela signifie des restrictions à son commerce extérieur (en particulier avec la Russie, point sur lequel le futur gouvernement entend faire changer les choses) mais aussi le fait que ce pays a été laissé seul face à la vague migratoire venue de l’autre rive de la Méditerranée. L’Italie a été laissée sans aide face à une véritable catastrophe migratoire. Devant le désastre, le pays a bien réagi, et l’humanité des italiens n’est plus à démontrer. Mais, l’Italie ne peut faire face, dans le cadre des règles européennes. Cela, aussi, explique le désamour des italiens pour l’Union européenne.
       
      Deux populismes ?
      Il n’est pas étonnant qu’aux dernières élections deux partis, le M5S et la Lega aient rassemblés le plus de suffrages. Cette élection a d’ailleurs montré l’effondrement du « centre-gauche », représenté par le PD du très européiste Renzi, mais aussi l’effacement relatif du centre-droit de Berlusconi. Très clairement les électeurs italiens ont émis un vote de rejet des partis traditionnels qui – eux – s’affichaient clairement pour la continuité avec les pratiques pas toujours glorieuses de la classe politique italienne et pour l’Europe.

      Le #M5S et la #Lega sont, l’un et l’autre, des partis que l’on peut considérer comme populistes. Ils expriment ce rejet des élites corrompues de l’Italie, de ce système de connivence et de complaisance qui lie les uns et les autres et qui fait que rien ne bouge. Le M5S, créé par un homme, Beppe Grillon qui n’était pas du sérail, incarne plus directement cette ligne populiste. Il a été repris en mains par d’autres, dont les ambitions sont évidentes, et qui ont beaucoup fait pour gommer les aspects les plus « anti-système » de ce mouvement, pour le rendre plus présentable et plus compatible avec le cadre politique traditionnel, mais aussi avec le cadre européen. Le M5S a ainsi mis de côté sa proposition d’organiser un référendum sur l’Euro.

      La Lega est, elle, issue d’un mouvement autonomiste du Nord de l’Italie, et peut être classée plus a droite que le M5S du moins en apparence. Mais, ces dernières années, ses dirigeants ont beaucoup fait pour transformer ce mouvement en un véritable parti national. Il a aussi radicalisé ses positions, que ce soit sur l’UE ou sur l’Euro, et cela explique en bonne partie ses récents succès. D’ailleurs, les sondages effectués après les élections, en avril et en mai, montrent une hausse constante de ce parti, au détriment du M5S. Il n’en reste pas moins que la répartition géographique des voix lors des dernières élections générales a montré une domination du M5S au sud de Rome et une domination de la Lega au nord.

      Ce point est important. L’Italie est une construction politique récente. Elle résulte de l’imposition des structures institutionnelles du Royaume du Piémont, et en particulier de sa monnaie. En un sens l’Italie a déjà connu l’expérience malheureuse d’une monnaie unique. De cette histoire découle la coupure entre deux Italie, coupure qui a pris la forme du problème du mezzogiorno dans les années 1950. Même l’émergence de la « troisième Italie », cette Italie des petites et moyennes entreprises de Toscane et de Vénétie, n’a pu combler le fossé. D’ailleurs, une partie de cette « troisième Italie » s’est ralliée à la Lega. On doit y ajouter l’inachèvement de l’Etat italien, qui dès la période de la royauté s’est constitué en « surplomb » par rapport à la société italienne. C’est ce qui explique en particulier l’épisode fasciste des années 1920 à 1943 où cette position en « surplomb » a été portée à sa quintessence.

      L’alliance de ces deux partis était dans la logique des choses. De fait, les dirigeants du M5S se sont rendus compte que tel était le souhait d’une majorité de leurs électeurs. Mais cette alliance n’est pas sans soulever de nombreux problèmes.
       
      Difficultés en vue
      Le premier des problèmes qui se manifeste dès aujourd’hui tient aux pouvoirs accordés, dans la Constitution italienne, au Président de la République. Il n’est pas le strict homologue de nos Présidents de la IVème République qui, suivant l’expression consacrée, devaient se borner à « inaugurer les chrysanthèmes ». Le Président est le garant des traités et, à ce titre, des traités européens. On voit immédiatement tout ce qu’un europhile convaincu, et donc peu soucieux d’entendre la voix des électeurs, peut en tirer. D’où la difficulté pour l’alliance M5S-Lega de ne pas décourager les électeurs en rabotant par trop dans son programme les points anti-Euro et anti-UE, tout en passant sous les fourches caudines du Président, du moins tant qu’un référendum n’aura pas eu lieu. Cela explique les acrobaties, il n’y a pas d’autres mots, auxquelles se livrent Salvini pour la Lega et le dirigeant du M5S.

      Le fait que le dirigeant de la Sinistra Italiana la « gauche italienne », Stefano Fassina, envisage de soutenir de manière critique cet hypothétique gouvernement de coalition[8] entre le M5S et la Lega indique bien un possible rassemblement des forces autour de la matrice souverainiste. Fassina tire la leçon du naufrage de la « gauche » italienne qui s’est perdue dans l’#européisme. Il déclare ainsi, dans la revue Le vent se lève : « Pour nous, Sinistra Italiana était un nouveau départ. Nous voulu inscrire les intérêts nationaux au cœur du programme. L’adjectif « italiana » n’est pas dû au hasard. pour rappeler que nous souhaitons redonner des moyens d’intervention à l’Etat national, complètement sacrifié non seulement en Italie mais dans toute l’Europe, par l’orientation néolibérale des traités européens et de l’euro »[9]. Il ajoute sa volonté d’examiner une à une les propositions de loi de la coalition, et se réserve la possibilité de voter pour celles qui iraient dans un sens véritablement progressiste. Cette attitude pragmatique est à retenir. Elle tranche avec les partis pris que l’on peut entendre en France. Elle montre la voie pragmatique par laquelle pourra se construire un bloc souverainiste susceptible de s’opposer au bloc bourgeois-européiste qui s’est constitué dans de nombreux pays, ce bloc que des collègues italiens appellent les euronoïmanes…

      [1] Dyzenhaus D., The Constitution of Law. Legality In a Time of Emergency, Cambridge University Press, Londres-New York, 2006
      [2] Dyzenhaus D, Hard Cases in Wicked Legal Systems. South African Law in the Perspective of Legal Philosophy, Oxford, Clarendon Press, 1991.
      [3] Dyzenhaus D., The Constitution of Law. Legality In a Time of Emergency, op.cit., p. 22.
      [4] J. Zielonka, Is the EU Doomed ? Polity Press, Cambridge (2014)
      [5] Voir Bagnai, A., Mongeau Ospina, C.A., 2014. « The a/simmetrie annual macroeconometric model of the Italian economy : structure and properties ». Working Papers Series 1405, Italian Association for the Study of Economic Asymmetries, Rome, Italy.
      [6] Voir , Alberto Bagnai , Brigitte Granville , Christian A. Mongeau Ospina, « Withdrawal of Italy from the Euro area, Stochastic simulations of a structural macroeconometric model », in Economic Modelling, Volume 64, August 2017, Pages 524-538 , http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0264999316308689
      [7] Voir NATIXIS, L’Europe est-elle le problème de l’Italie ? , Flash Economie, n°271, 12 mars 2018.
      [8] Voir son interview dans Le vent se lève, http://lvsl.fr/14367-2
      [9] Idem.

      #Italie #ue #union_européenne #crise #migrants


  • Le cabinet de Brigitte Macron a porté plainte pour « usurpation d’identité » après des canulars
    http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2018/03/30/25001-20180330ARTFIG00102-le-cabinet-de-brigitte-macron-a-porte-plainte-pou

    Selon des informations de RTL, confirmées par Le Figaro, de faux e-mails ont été envoyés à plusieurs établissement prestigieux un peu partout dans le monde afin de réclamer des privilèges pour #Brigitte_Macron et ses proches.

    L’affaire est prise au sérieux jusqu’au sommet de l’État. Selon des informations de RTL, confirmées vendredi par Le Figaro, le cabinet de la première dame Brigitte Macron a porté plainte pour « usurpation d’identité ». De faux #e-mails ont été envoyés à plusieurs établissements prestigieux comme des restaurants ou des hôtels partout dans le monde afin de réclamer des privilèges pour Brigitte Macron et ses proches. Le destinataire utiliserait l’adresse mail : cabinet@presidence.fr, soit une adresse quasiment identique à celle utilisée par l’Élysée.


    « À chaque fois, c’est le même genre de demandes. Des petits services, des demandes d’invitation ou d’accueil privilégié pour des proches de la première dame », précise RTL. C’est ainsi qu’un hôtel marocain s’est vu prier d’aller chercher à l’aéroport le neveu de Brigitte Macron. Que la Fédération australienne d’automobile a reçu une demande de deux places pour le grand prix de Formule 1 d’Australie. Ou encore que des restaurants 5 étoiles de Paris ont eu des réservations pour leurs meilleures tables.

    Des #canulars qui ne font pas rire le cabinet de Brigitte Macron qui y voit surtout une nouvelle tentative pour nuire à la réputation de la première dame. L’épouse du chef de l’État est régulièrement sous le feu des critiques de l’opposition. En novembre dernier, les Insoumis s’étaient agacés du montant alloué à son cabinet s’élevant à 440.000 euros par an. « Un conjoint, une conjointe, n’a aucune #légitimité démocratique », s’étaient-ils indignés à l’Assemblée nationale.

    #gorafi_encore_plagié On ne prête qu’aux #riches


  • Épistémicides. L’impérialisme m’a TueR
    https://www.youtube.com/watch?v=zK6hegi_wHE


    #épistémicide #Fatima_Khemilat
    #impérialisme #ethnocentrisme #post-modernisme #livres_d'histoire #histoire #sciences_non-occidentales #privilège_de_l'épistémè #cogito_ergo_sum #légitimité #disqualification #discrimination

    épistémicide = tuer la #science

    #Etat-nation -vs- #tribus #ethnies
    #civilisation -vs- #barbarie
    #culture -vs- #folklore #exotisme
    #mythes -vs- #croyance #religion
    #domination #pouvoir

    Citation de #Norbert_Elias :

    « La civilisation c’est la prise de conscience par les occidentaux de la supériorité de leur culture et de leur savoir sur les autres »

    La #découverte_de_l'Amérique...

    #reconquista #prise_de_grenade #chute_de_grenade

    #contreverse_de_Valladolid :

    La controverse de Valladolid est un débat qui opposa essentiellement le dominicain Bartolomé de #Las_Casas et le théologien Juan Ginés de #Sepúlveda en deux séances d’un mois chacune (l’une en 1550 et l’autre en 1551) au collège San Gregorio de Valladolid, mais principalement par échanges épistolaires. Ce débat réunissait des théologiens, des juristes et des administrateurs du royaume, afin que, selon le souhait de Charles Quint, il se traite et parle de la manière dont devaient se faire les conquêtes dans le Nouveau Monde, suspendues par lui, pour qu’elles se fassent avec justice et en sécurité de conscience.
    La question était de savoir si les Espagnols pouvaient coloniser le Nouveau Monde et dominer les indigènes, les Amérindiens, par droit de conquête, avec la justification morale pouvant permettre de mettre fin à des modes de vie observés dans les civilisations précolombiennes, notamment la pratique institutionnelle du sacrifice humain, ou si les sociétés amérindiennes étaient légitimes malgré de tels éléments et que seul le bon exemple devait être promu via une colonisation - émigration.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Controverse_de_Valladolid

    #eugénisme #racisme #pureté_de_sang

    #objectivité_de_la_science



  • [Video] Sur les toits.
    https://a-louest.info/Video-Sur-les-toits-2014-305
    https://www.youtube.com/watch?v=rsHXdpCKBEM

    Trois ans après sa sortie, le réalisateur Nicolas Drolc vient de mettre en accès libre son film documentaire sur Internet.
    Ce film retrace les mutineries des années 1971-1972 dans les prisons de Toul et Nancy. Ces émeutes de prisonniers vont poser pour la première fois les problèmes des conditions de détention, de la fonction de la prison et du système pénitentiaire français.

    Que s’est-il passé dans les prisons françaises entre septembre 1971 et la fin de l’année 1972 ?

    Pour la première fois, les prisonniers déclenchent des révoltes collectives, prennent le contrôle de leurs prisons, occupent les toits et communiquent leurs revendications en s’adressant à la foule.

    Quarante ans plus tard, ce film dépoussière cette page méconnue de l’histoire des luttes sociales. Avec le témoignage de ceux qui ont vécu, déclenché, réprimé et défendu ces révoltes : les mutins de la prison de Nancy, un ancien maton de la prison de Toul, le ténor du barreau Maître Henri Leclerc, le sociologue et co-fondateur du Groupe Information Prison Daniel Defert, et l’ancien détenu, écrivain et militant anarchiste Serge Livrozet.


  • La guerre de #propagande secrète d#’Israël | Middle East Eye
    http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/la-guerre-de-propagande-secr-te-d-isra-l-2065281811

    L’interdiction prononcée contre les activistes du mouvement #BDS a reçu beaucoup d’attention. Mais cette initiative n’est que la partie émergée de l’iceberg de la lutte menée par Israël contre le mouvement de #boycott. Une enquête réalisée par The Seventh Eye, un site indépendant israélien, a permis de révéler que par le biais du ministère des Affaires stratégiques, le gouvernement israélien a alloué plus de 100 millions de dollars au soutien à une « propagande secrète » contre le mouvement BDS et ses sympathisants.

    L’argent est acheminé vers des organisations « intermédiaires » en dehors d’Israël, qui agissent en faveur des politiques d’Israël et contre les efforts déployés dans le but de boycotter le pays ou ses colonies, sans révéler qu’elles sont financées par le gouvernement israélien. Une partie des fonds sert à « acheter » une couverture favorable dans les médias internationaux et locaux.

    [...]

    ... pourquoi Israël est-il prêt [...] à dépenser autant d’argent, pour lutter contre le mouvement de boycott qui, comme il l’affirme, a peu d’effet sur son économie ?

    Quelques réponses sont envisageables. [...]

    [...] le boycott gagne du terrain, en particulier pour les produits israéliens provenant des colonies en Cisjordanie. Malgré les pressions israéliennes intenses, l’Union européenne insiste pour marquer les produits en provenance des colonies. Sodastream a dû délocaliser son usine cisjordanienne en Israël. En chiffres réels, il est difficile d’apercevoir un effet direct du mouvement de boycott, mais Israël craint que celui-ci ne se renforce à l’avenir.

    Sur le plan culturel, le tableau semble encore plus sombre pour Israël. Si le cas de Lorde, la chanteuse néo-zélandaise qui a annulé son voyage en Israël, demeure rare, chaque visite d’une personnalité culturelle de premier plan s’accompagne de doutes quant à son arrivée finale. La couverture médiatique constante des pressions exercées sur ces personnalités par le mouvement BDS contribue à créer une impression de siège en Israël.

    Pourtant, il semblerait que les plus grandes inquiétudes d’Israël résident dans l’avenir. Presque tous les Israéliens qui voyagent à l’étranger peuvent ressentir le changement d’état d’esprit vis-à-vis d’Israël. Michael Sfard, un avocat israélien des droits de l’homme bien connu, raconte que lorsqu’il a effectué sa première tournée sur les campus américains il y a dix ans, il était confronté à des réactions hostiles parce qu’il critiquait la conduite d’Israël en Cisjordanie. Aujourd’hui, il est critiqué parce qu’il ne soutient pas un boycott total d’Israël.

    Rien n’effraie plus Israël que la perspective de suivre le modèle sud-africain au cours du régime d’#apartheid. Israël craint qu’un consensus mondial similaire contre lui ne puisse menacer sa #légitimité même.


  • #MoiAussi : légitime car illégal

    La campagne de libération de parole #MeToo a marqué cette année 2017. Tristan Boursier y voit un acte nécessaire de désobéissance civile, légitime justement parce qu’illégal, dans un contexte patriarcal où l’État de droit n’est pas toujours respecté en pratique.


    http://www.jetdencre.ch/moiaussi-legitime-car-illegal
    #moi_aussi #metoo #légitimité #légalité #illégalité #injustice #justice #patriarcat #domination #émancipation #Etat_de_droit #harcèlement_sexuel #inceste #viol #culture_du_viol #dénonciation #domination_systématique #délation #désobéissance_civile #démocratie


  • G4G, la victoire du “modèle Hezbollah”
    http://www.dedefensa.org/article/g4g-la-victoire-du-modele-hezbollah

    G4G, la victoire du “modèle Hezbollah”

    L’Etat islamique est sur le point d’être totalement vaincu dans son sanctuaire syro-irakien. Les entités de quatrième génération - c’est-à-dire pour faire simple l’anarchie armée proliférant sur les Etats faibles - est-elle donc défaite ? Non point, prévient le stratège William Lind : c’est simplement le modèle alternatif, celui du Hezbollah au Liban, qui a montré sa supériorité.

    Quant à la menace de fond que représente l’anarchie armée, elle perdurera et prospérera - du moins tant que la légitimité des Etats continue d’être progressivement vidée de son contenu par le projet d’une "gouvernance" mondiale.

    Publication originelle en anglais – William Lind pour Traditional Right, 10 novembre 2017. Traduction en français et Notes – (...)

    • Guerre de quatrième génération, la victoire du modèle du Hezbollah - Le Noeud Gordien
      http://www.noeud-gordien.fr/index.php?post/2017/11/14/Guerre-de-quatri%C3%A8me-g%C3%A9n%C3%A9ration%2C-la-victoire-du-mod%C3

      Mi-figue Mi-raisin l’article. D’abord présenter Trump comme mu par le désir de s’opposer à l’"élite globaliste" est guignolesque ; ensuite c’est le fait que le soit-disant Etat libanais ait été (et est toujours) phagocyté par les membres mêmes de ladite élite peu soucieuse de « #légitimité de l’Etat » qui a facilité l’ascension du Hezbollah.

      Je dirais même que le Liban est le modèle « princeps » de l’"élite globaliste"

      ...l’E.I. [...] le Hezbollah[,] [c]es deux entités islamiques de quatrième génération[,] représentent deux modèles différents de G4G. Le modèle du Hezbollah consiste à vider l’Etat de son pouvoir, mais à le laisser en place là où il est.

      [...]

      Mais c’est en ce moment précis de victoire que l’incapacité de l’Occident à comprendre la guerre de quatrième génération préparera ses échecs futurs. Les gouvernements occidentaux tombent dans ce piège de définir leurs ennemis comme l’un ou l’autre de ces croquemitaines particuliers – Al Qaeda, ou l’E.I., ou le Hamas ou peu importe quel autre. Ce faisant, ils s’attachent à des arbres qui leur cachent la forêt. Les entités G4G, islamiques ou autres, vont et viennent. Chaque entité particulière importe assez peu à elle seule. Ce qui est important, c’est qu’elles peuvent se générer indéfiniment tant que nous manquons la menace réelle, c’est-à-dire le terreau dont elles sont toutes issues (5) Et ce terreau, c’est la crise de légitimité de l’Etat. Comme me l’a dit Martin Van Creveld il y a de nombreuses années, tout le monde peut la voir, sauf les habitants des capitales.

      L’origine de cette crise de légitimité, c’est le vidage de l’Etat de sa force et de son contenu, précisément ce qu’exige l’élite globaliste (6) Ce point de vue « internationaliste » est dominant dans l’élite mondiale depuis la fin de la Première Guerre Mondiale, et vous ne pouvez à la fois exprimer un désaccord sur ce sujet et rester membre de cette élite. Voilà pourquoi l’élite craint et méprise tant le président Trump, qui représente le retour de la souveraineté de l’Etat – et avec elle une légitimité ravivée pour l’Etat (7) Une telle résurgence est la seule chose qui puisse vaincre, non telle ou telle entité G4G, mais la guerre de quatrième génération en elle-même, au niveau stratégique / moral qui est le seul décisif.

      Est-ce que cela fait des entités G4G et de l’élite globaliste des alliés de fait ? A vous d’en tirer vos propres conclusions.

    • En fait le première critique n’est pas justifiée comme le prouve la note de bas de page :

      7 - Il est toutefois difficile de ne pas ajouter que si le président Trump a clairement fait campagne sur les intérêts de l’Amérique en tant que telle, par différence avec ceux de son empire, sa volonté et son habileté à appliquer réellement une telle politique une fois élu sont pour le moins sujettes à caution


  • Pourquoi les riches s’autorisent-ils à frauder ? | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/153600/pourquoi-les-riches-autorisent-frauder


    C’est le fondement même de la pensée de Ayn Rand et de ses adorateurs : #supériorité, #morgue, #impunité et mépris des autres. Il se sentent en pleine #légitimité pour la #fraude, celle-la même qu’ils projettent dans leurs fantasmes sur les plus pauvres (pour aussi mieux les contrôler ET leur faire porter le chapeau de leurs propres sales comportements). En gros, nous nous laissons gouverner par des gorilles immatures…

    Dan Ariely, spécialiste d’économie comportementale et professeur à l’université Duke, a étudié la délinquance des cols blancs, celle qui émane des catégories supérieures. Une de ses études montre que des cas de tricherie sont plus courants au sein des universités de la Ivy-league, qui regroupe les plus prestigieux campus nord-américains avec des droits d’inscription de 50.000 dollars l’année en moyenne, qu’au sein des universités publiques américaines, aux coûts bien plus faibles.

    Pour le co-auteur du livre C’est vraiment moi qui décide, « les personnes qui approuvent le plus les moyens illégitimes de tricher sont celles qui auraient précisément les moyens de ne pas le faire ». D’après lui, c’est parce qu’elles se sentent supérieures qu’elles légitiment, inconsciemment ou consciemment, le droit d’agir de manière déviante et immorale.

    « La délinquance des cols blancs s’explique par le sentiment d’impunité qu’auraient les fautifs. Ils ont l’impression de pouvoir faire ce qu’ils veulent, du moment qu’ils ont payé pour. »

    De plus, sociologiquement, la plupart d’entre eux considèrent que « jamais personne ne pourra leur reprocher leur comportement déviant ».


  • À lire un extrait de « Faites place : novices en lutte », de Sélim Smaoui – CONTRETEMPS
    http://www.contretemps.eu/faites-place-selim-smaoui

    C’est ainsi que d’un côté, #Nuit_Debout fut disqualifié. Outre les appels explicites à déloger les participants au nom de l’état d’urgence et les commentaires regrettant que les «  lieux publics  » soient «  privatisés  », l’évènement était dénigré par bien des commentateurs autorisés. Cette défiance empruntait les voies détournées de la dépréciation sociale. Tout comme lors des #occupations des places espagnoles en 2011 où, pensant effrayer l’opinion en agitant la menace d’un rassemblement de «  punks à chiens  » (perroflautas), d’aucuns se répandirent en railleries pour stigmatiser les look vestimentaires, Nuit Debout n’assemblait selon ses détracteurs qu’un amas d’«  oisifs  » et de «  gauchistes petit-bourgeois  ». Ce dédain caricatural n’exprimait rien d’autre qu’un procès en compétence et en #légitimité politiques. Les gesticulations anecdotiques de ces assistés, flâneurs et autres traînards sans foi ni loi, qui vivraient hors du «  réel  » et qui osaient parler politique par-dessus le marché, ne valaient pas une heure de peine, disaient-ils. Ces «  bobos  » ne faisaient d’ailleurs que singer Mai 68, persistaient-ils en se désolant de voir ainsi flétrie la mémoire d’une lutte dont ils étaient devenus étonnamment les nouveaux gardiens. Ce désaveu quasi-machinal se doublait de la traque du moindre signe d’un «  essoufflement  ». Toujours à l’affût des fausses notes, se tenant fins prêts à «  condamner  » tel ou tel évènement, ces arbitres des élégances annonçaient l’«  échec  » du #mouvement à intervalles réguliers. Sans que jamais les critères d’une telle débâcle soient sérieusement définis, cette sentence était toujours assénée avec diligence, à tel point que l’on aurait cru que cet «  échec  » signât une victoire pour certains. Il y avait lieu de se demander d’ailleurs si un tel empressement à siffler la fin de la partie n’était pas pour entraîner cette seule satisfaction. Quoi qu’il en soit, ce n’était certainement pas à partir de ces analyses à l’emporte-pièce, hors sols et fort attendues, que pouvait s’apprécier de quoi il retournait sur la Place.

    #contestation #analyse #livre


  • François #Ruffin explique sa lettre ouverte à Emmanuel #Macron, « président déjà haï » : « Passer en force dans une France sous tension, c’est dangereux »
    http://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/francois-ruffin-explique-sa-lettre-ouverte-a-emmanuel-macron-president-

    Pour vous, même s’il est élu dimanche soir, Emmanuel Macron ne dispose pas d’une #légitimité suffisante pour gouverner ?

    Pour gouverner, il aura une légitimité. Maintenant, est-ce qu’il a une légitimité suffisante quand on connaît les conditions de son éventuelle #élection ? Au premier tour, un électeur sur deux d’Emmanuel Macron a voté en adhésion à son programme et l’autre moitié pour le « vote utile ». Au second tour, des électeurs vont le choisir pour faire barrage au FN, et puis il y a ceux qui ne se déplacent pas parce qu’ils ne veulent pas choisir entre la peste et le choléra... Tout ça ne donne pas une légitimité qui permette de dire ensuite : « Je vais passer en force pour vous faire un traitement de choc. »


  • Le #populisme est un anti-pluralisme
    http://www.laviedesidees.fr/Le-populisme-est-un-anti-pluralisme.html

    L’omniprésence du terme « populisme » dans le débat public ne souligne que trop son ambiguïté sémantique et idéologique. Prétention à incarner à soi seul la volonté populaire, il est à la fois, pour J.-W. Müller, le reflet d’institutions politiques en crise, et une menace pour la #démocratie.

    Livres & études

    / populisme, démocratie, légitimité

    #Livres_&_études #légitimité


  • #Aimé_Césaire : « Le #racisme commence avec la #colonisation car il a fallu légitimer cette entreprise »

    Dans cette émission enregistrée en 1966 par José Pivin, « Aimé Césaire et l’Afrique », l’homme politique, poète et dramaturge explique comment il conçoit les différences entre les noirs et les blancs : celles-ci ne sont pas biologiques mais résultent de la culture. Celui qui fait partie des fondateurs du mouvement de la négritude analyse, enfin, son passage de la poésie au théâtre :

    https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/aime-cesaire-le-racisme-commence-avec-la-colonisation-car-il
    #colonialisme #légitimation #légitimité


  • Hamon ? Sors-toi les mains du cul et lance tes fantassins (antifas et assimilés) au combat. Soit tu te bouges et tu auras une chance d’exister, soit tu feras place nette à Macron (c’est peut-être ton ambition...).
    Je te donne la stratégie, comme cela tu ne pourras pas dire « je savais pô ».

    1) Tu lances ton armée de réserve (gauchistes) sur le net en leur demandant de lancer une pétition avec pour thématique : « exclusion du PS de tous les élus ne validant pas le résultat démocratique des primaires »
    2) Tu te comportes en homme en prenant entre quatre yeux ton 1er secrétaire en lui expliquant qu’il n’y a qu’une seule #légitimité au PS, la tienne et qu’à ce titre il doit, comme le #peuple le demande (pétition), engager une procédure d’exclusion contre ceux qui ne respectent pas le résultat démocratique issu des urnes
    3) Quand tu en auras fait virer une vingtaine et que tu auras fait nommer d’autres membres du PS pour aller aux législatives à leur place, et que tu l’auras fait savoir, tu vas calmer du monde, fais moi confiance
    4) Ne vas pas discuter avec Mélanchon pour je ne sais quel trafic. Il représente (malheureusement) une sensibilité (communisme) qui doit être représentée à l’élection présidentielle . Si tu fais une campagne avec tes c*$#%les, t’as une chance de finir 2ème. Si c’est Mélanchon alors regrette rien et soutiens-le


  • Should we be allowed to move across borders freely? | World Economic Forum
    https://www.weforum.org/agenda/2016/12/is-freedom-of-movement-a-human-right

    Talk of building walls, taking back control and “legitimate concerns” over immigration implicitly assume that states have a right to exclude who they wish. Yet among moral and political philosophers there is no consensus on the legitimacy of border controls and important arguments have been made for a human right to immigrate.

    #frontières #circulation