• #MDR « Europe, je t’aime, moi non plus ? » : création d’un espace citoyen durable et innovant Eric Steffens - 18 Décembre 2019 - VRT

    Jeudi dernier, environ 70 citoyens ordinaires flamands, wallons et français étaient réunis au Théâtre Antigone à Courtrai (Flandre occidentale) à l’invitation de l’Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai, pour une troisième consultation citoyenne « Europe, je t’aime, moi non plus ? » Le but était de créer ensemble un « Espace Citoyen Européen, durable et innovant ».

    Certains participants sont là pour la première fois, d’autres sont des habitués et étaient déjà présents lors des deux précédentes éditions à Tournai et à Lille. On retrouve différentes professions et catégories d’âge mais tous très intéressés et motivés. L’ambiance est détendue, nous sommes accueillis par Loïc Dehuvenne, directeur de l’Agence Eurométropole qui avoue que ce genre de rencontre constitue un défi pour lui et son équipe « ici on prend des risques, on s’implique ».

    Par le biais des techniques de l’intelligence collective et avec l’aide de facilitateurs, on demande aux participants d’échanger autour de leur perception de l’Europe. Quelles réussites manifeste-t-elle pour eux ? Quels sont les points d’améliorations incontournables ? Les techniques utilisées prônent le partage des connaissances, des compétences et d’expériences et aussi l’interaction entre les personnes.

    Les participants sont répartis en petits groupes avec chaque fois un rapporteur. Force est de constater que de nombreux sujets différents sont abordés : l’enseignement, les changements climatiques, l’agriculture, les transports et aussi la distance qui existe entre les citoyens et les institutions européennes. Et c’est précisément ce à quoi veut s’atteler l’Eurométropole : mettre en place un #laboratoire pour réconcilier ces deux mondes.

    Parfois les suggestions sont très concrètes : « Pourquoi ne pas uniformiser les limitations de vitesse dans tous les pays de l’Union ? Pourquoi ne pas réaliser de petites capsules vidéo pour défendre les réalisations de l’UE auprès des citoyens et ainsi lutter contre l’#euroscepticisme ? »

    On entame un mini-débat : « Si l’UE veut éviter la montée des eurosceptiques et des tendances populistes, elle doit être capable d’ouvrir les yeux sur son état. Du côté du citoyen, s’informer correctement est essentiel pour dépasser les discours simplistes et mensongers ».

    La parole est libérée, mais le temps imparti est écoulé. Chaque groupe peut choisir une idée à mettre en avant. La soirée se termine simplement en musique devant une bonne bière régionale et un paquet de frites.

    Un renouveau démocratique ?
    Des citoyens de l’Eurométropole se sont rencontrés et sont devenus une sorte de laboratoire d’un mini-parlement citoyen européen. "Quand nous avons organisé les rendez-vous « Europe : je t’aime, moi non plus ? », nous voulions les organiser de manière #transfrontalière, ce qui a été fait, et faire en sorte que cela soit durable", explique Loïc Dehuvenne. Et le directeur de l’Agence le confirme ce ne sera pas un one shot , il s’engage à assurer un suivi auprès des responsables européens.

    Deux à trois fois par an, 30 volontaires seront tirés au sort : 10 Flamands, 10 Wallons et 10 Français, et ils rencontreront, avec des facilitateurs, 10 responsables européens. L’idée vient du gouvernement de la Communauté germanophone de Belgique, qui s’est doté récemment d’une assemblée citoyenne qui fonctionne en permanence aux côtés du parlement. Ses membres sont tirés au sort.

    Des citoyens désireux d’être écoutés pourront exprimer leurs attentes et leurs idées créatives au sujet de l’Europe. Afin d’avoir la certitude d’avoir été entendus, au début de la séance suivante, les représentants européens rendront compte du suivi des engagements pris. Les résultats des débats seront consignés par écrit et envoyés au Parlement et à la Commission européenne.

    Il s’agit d’une #innovation importante et un renouveau de la démocratie, même s’il faut rester prudent et attendre de voir quels résultats ce type d’expérience peut fournir.

    Au lendemain de l’annonce de la création de l’espace citoyen européen, des représentants de l’Eurométropole se sont rendus à Paris pour rencontrer la Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin et lui présenter ce projet.

    #ue #union_européenne #lille #langue_de_bois #manipulation #instrument_de_destruction_intellectuelle #Lille #Courtrai

  • Se désintoxiquer de la #langue_de_bois
    https://www.franceculture.fr/emissions/sur-les-docks-14-15/se-desintoxiquer-de-la-langue-de-bois

    La langue de bois fait partie de nos vies mais souvent on l’oublie. L’emploi d’un mot plutôt qu’un autre connote négativement ou positivement nos pensées, en fonction de l’idée, du sous-entendu, ou de la valeur morale qu’on veut donner aux choses. Pour cela, la langue de bois utilise des néologismes, anglicismes, sigles, euphémismes, oxymores et autres figures de style. On ne dit plus : « secrétaire », on dit : « assistante de direction » ; on ne dit plus : « équipe de travail », on dit : « team » ; on ne dit plus : « usagers », on dit : « bénéficiaire » ou « client »...

    #macronisme #macron #instrument_de_destruction_intellectuelle

  • How to speak Silicon Valley: 53 essential tech-bro terms explained | US news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/us-news/2019/jun/26/how-to-speak-silicon-valley-decoding-tech-bros-from-microdosing-to-priv

    Your guide to understanding an industry where capitalism is euphemized

    What is Silicon Valley?

    For Californians of a certain tenure, Silicon Valley is a location – an actual, geological valley nestled between two mountain ranges and the marshy southern dregs of the San Francisco bay. The titans of technology – Adobe, Alphabet, Apple, eBay, Facebook, HP, Intel and Oracle – are all headquartered in the valley itself.

    But as the tech industry’s dominance has expanded, so, too, have Silicon Valley’s boundaries. The phrase has come to represent something that is both more and less than the tech industry as a whole.

    If the name represents anything at all, it is a way of thinking and talking, a mindset expressed through a shared vocabulary: the vocabulary of bullshit. Where Wall Street is capitalism unvarnished, Silicon Valley is capitalism euphemized.

    Here is a lexicon of Silicon Valley: a map for travelers to find their way through the wilds of billion-dollar lies.

    Airbnb (n) – A hotel company that figured out how to avoid the expense of owning hotels or employing hotel workers. See unicorn. (v) – To illegally convert an apartment into a vacation rental in a city with an affordable housing crisis.

    Amazon (n) – A website that went from selling books to selling virtually all items on Earth; it’s also a movie studio, book publisher, major grocery chain owner, hardware manufacturer, and host for most of the internet, to name just a few endeavors. Competitors in nearly every industry fear its might. Formerly known as “the everything store”; soon to be known as “the only store”.

    angel investor (phrase) – A wealthy individual who invests a small amount of startup capital at the earliest stages of a company or idea. Often, the angel is part of the entrepreneur’s extended network, whether because they went to the same college, worked together at a previous company, or are family friends. Frequently a vocal opponent of affirmative action. See also meritocracy.

    apology (n) – A public relations exercise designed to change headlines. In practice, a promise to keep doing the same thing but conceal it better. “People need to be able to explicitly choose what they share,” said Mark Zuckerberg in a 2007 apology, before promising better privacy controls in a 2010 mea culpa, vowing more transparency in 2011, and acknowledging “mistakes” in the Cambridge Analytica scandal. See Facebook, privacy.

    Apple (n) – America’s first trillion-dollar company, which achieved inordinate success through groundbreaking products such as the Macintosh, iPod and iPhone. After it ran out of ideas for new products, Apple maintained its dominance by coming up with new ways to force its customers to purchase expensive accessories. See dongle.

    artificial intelligence (ph) – Computers so smart that their behavior is indistinguishable from that of humans. Often achieved by secretly paying real humans to pretend they’re robots.

    Autopilot (n) – The name Tesla gives to its advanced driver assistance system, ie souped-up cruise control. Named after the advanced technology that allows pilots to take their hands off the controls of a plane, but very much not an invitation for Tesla drivers to take their hands off the wheel, right, Elon?

    bad actors (ph) – People who use a social media platform in a way that results in bad press. Bad actors usually take advantage of features of the platform that were clearly vulnerable for abuse but necessary to achieve scale. “The Russian intelligence operatives who used Facebook’s self-serve advertising system to target US voters with divisive and false messages were ‘bad actors’.”

    biohacking (n) – Applying the DIY hacker ethos to one’s own body to achieve higher performance. Often involves bizarre eating habits, fasting, inserting microchips into one’s body, and taking nootropics (AKA expensive nutritional supplements). When done by women, dieting. In extreme forms, an eating disorder.

    bootstrap (v) – To start a company without venture capital. The only option for the vast majority of people who start companies, but a point of pride for the tiny subset of entrepreneurs who have access to venture capital and eschew it. “My dad is friends with Tim Draper but I wanted to do something on my own so I’m bootstrapping” – a tech bro.

    cloud, the (n) – Servers. A way to keep more of your data off your computer and in the hands of big tech, where it can be monetized in ways you don’t understand but may have agreed to when you clicked on the Terms of Service. Usually located in a city or town whose elected officials exchanged tens of millions of dollars in tax breaks for seven full-time security guard jobs.

    data (n) – A record of everything you do involving the internet – which is increasingly synonymous with everything you do, period. Corporations use the digital trails you and millions of others leave to sell you things – in other words, your actions, relationships, and desires have become currency. See privacy.

    deprecated (adj) – A description for a software feature that is no longer being updated and will probably be phased out soon.

    disrupt (v) – To create a new market, either by inventing something completely new (ie the personal computer, the smartphone) or by ignoring the rules of an old market. If the latter, often illegal, but rarely prosecuted. Uber disrupted the taxi industry by flooding the market with illegal cabs, while Airbnb disrupted the hotel market by flooding the market with illegal sublets. See sharing economy.

    diversity and inclusion (ph) – Initiatives designed to sugarcoat Silicon Valley’s systematic failure to hire, promote and retain African American and Latinx employees. The phrase is usually invoked when a company is expounding on its “values” in response to incontrovertible evidence of widespread racial or gender discrimination.

    dongle (n) A small, expensive and easily misplaced piece of computer gear. Usually required when a company revolutionizes its products by getting rid of all the ports that are compatible with the accessories you already own. See Apple.

    Don’t Be Evil (ph) Google’s original corporate motto. Deprecated.

    employee (n) People who work for a tech company and are eligible for health insurance and retirement benefits. Importantly, this does not necessarily include the vast majority of people who perform work for the company and create its value, such as the people who drive for transportation companies, the people who deliver for delivery companies, and the cooks, cleaners, security guards and parking attendants on tech campuses. Less than 50% of Google’s global workforce. See Uber, sharing economy, disruption, scale.

    evangelist (n) A job title for salespeople who are slightly creepy in their cultish devotion to the product they are selling. “I used to work in sales but now I evangelize Microsoft’s products.”

    FAANG (ph) An acronym for Facebook, Apple, Amazon, Netflix and Google. Originally coined to refer to the company’s high-performing tech stocks, but also used to denote a certain amount of status. “His boyfriend is a software engineer, but not at a FAANG so he’s not really marriage material.”

    Facebook (n) Your mom’s favorite social media platform.

    5G (n) – The next generation of mobile internet, which promises to enable digital surveillance at blindingly fast speeds.

    free speech (ph) A constitutionally protected right in the US that is primarily invoked by tech bros and internet trolls when they are asked to stop being assholes. Syn: hate speech. See ideological diversity.

    GDPR (ph) A comprehensive data protection law that applies to companies operating in Europe, including American ones. Though the safeguards don’t apply directly to people outside Europe, the measure may push companies to step up their privacy efforts everywhere – handy for Americans, whose own government has done a pretty poor job of protecting them.

    gentrifier (n) – A relatively affluent newcomer to a historically poor or working-class neighborhood whose arrival portends increased policing, pricier restaurants and the eviction or displacement of longtime residents. Often used by gentrifiers as a general epithet for anyone who arrived in their neighborhood after they did.

    Google (n) – The privacy-devouring tech company that does everything that Facebook does, but manages to get away with it, largely because its products are useful instead of just depressing. (v) – To make the bare minimum effort to inform oneself about something. What a tech bro did before he insisted on explaining your area of expertise to you.

    ideological diversity (ph) – The rallying cry for opponents of diversity and inclusion programs. Advocates for ideological diversity argue that corporate efforts to increase the representation of historically marginalized groups – women, African Americans and Latinos, among others – should also be required to increase the representation of people who believe that women, African Americans and Latinos are inherently unsuited to work in tech.

    incubator (n) A parent company that takes baby companies under its wing until they can fly on their own; a playgroup for tech bros. See meritocracy.

    IPO (n) Initial public offering – when a company begins allowing regular people to buy shares. A way for everyone, not just venture capital firms, to lose money, as in Uber’s recent disappointing IPO.

    meritocracy (n) A system that rewards those who most deserve it, as long as they went to the right school. The tech industry is a meritocracy in much the same way that America is a meritocracy. See diversity and inclusion.

    microdosing (n) – Taking small amounts of illegal drugs while white. It may be possible to microdose without writing a book or personal essay about it, but the evidence suggests otherwise.

    mission (n) – What separates a tech bro and a finance bro: the tech bro works for a company that has a “mission”. Usually something grandiose, utopian, and entirely inconsistent with the company’s business model. Facebook’s mission is to make the world more open and connected; Facebook’s business model is to sell ads by dividing people into incredibly narrow marketing profiles.

    monetize (v) – To charge money for a product, or, to figure out how to extract money from people without their understanding or explicit consent. Though having a plan to monetize is usually the first step for a small business or startup (“You mean I shouldn’t just give the lemonade away for free?”), angel investors and venture capitalists have created an environment in which companies can attempt to scale first and monetize later. “My app is free because I’m monetizing my users’ data.”

    Move fast and break things (ph) – Facebook’s original corporate motto. In hindsight, a red flag. Deprecated, allegedly.

    off-site (n) – A work event at a non-work location. Often includes alcohol and socializing. Primarily used when describing a sexual harassment complaint.

    pivot (v) – What tech startups do when they realize scaling is not a business model without a monetization strategy.

    platform (n) – A website that hosts user-generated content. Platforms are distinct from publishers, which more directly commission and control the content they publish. In the US, platforms enjoy special legal status protecting them from liability for the content they host and allowing them to exercise broad discretion over which content they want to ban or delete. Facebook, YouTube, Reddit and Craigslist are examples of platforms. The reason Facebook says it does not “have a policy that stipulates that the information you post on Facebook must be true”.

    privacy (n) – Archaic. The concept of maintaining control over one’s personal information.

    revolutionize (v) – To change something that does not need to be changed in order to charge money for its replacement. “Apple revolutionized the experience of using headphones when it killed the headphone jack on iPhones.”

    runway (n) – The amount of venture capital a startup has left before it has to either monetize its product, pivot or start selling the office furniture. “I can’t believe Topher spent half our runway on a Tesla Roadster.”

    scale (v) – The holy grail. To create a business that can accommodate exponential increases in users with minimal increases in costs. Also applicable if the costs can be externalized to taxpayers or countries in the global south. In the negative, a surprisingly effective excuse not to do something that any non-tech company would do. “We would prefer not to foment genocide in Myanmar, but content moderation simply does not scale.”

    shadowban (v) – The conspiracy theory that no one is responding to a social media post because the platform is secretly preventing the user’s content from being seen and/or going viral. “Brandon was convinced that Twitter had shadowbanned him when no one responded to his demand that an SJW feminazi debate him.”

    sharing economy (ph) A system in which working does not mean being employed. See employees.

    smart (adj) – A product that is capable of being hooked up to the internet – thus rendering it capable of being hacked or abusing your data.

    Snapchat (n) – Facebook’s research and development department.

    tech bro (n) – A US-born, college-educated, Patagonia-clad male whose entry level salary at one of the FAANG companies was at least $125,000 and who frequently insists that his female co-workers give him high-fives. Typically works in product management or marketing. Had he been born 10 years earlier, he would have been a finance bro instead.

    the FTC (n) The US Federal Trade Commission. Capable of levying enormous fines against companies like Facebook, potentially whittling down its revenues to just a handful of billions of dollars. Not really in that much of a hurry to do anything, however.

    thought leader (n) – An unemployed rich person.

    Twitter (n) – A mid-sized business with outsized importance due to its three primary users: Donald Trump, Elon Musk and journalists. A useful tool for journalists to gauge public opinion by talking to other journalists, and for Elon Musk to provoke lawsuits and federal investigations into security fraud.

    Uber (n) – A unicorn startup that disrupted the taxi industry by revolutionizing the sharing economy at incredible scale thanks to unprecedented amounts of venture capital. In the first earnings report after a lackluster IPO, revealed that it lost $1bn in three months.

    unicorn (n) – A startup valued at at least $1bn. At one point, rare. Increasingly, not even that exciting.

    UX designer (n) The person responsible for a website or app user’s experience (UX). They make the buttons they want you to click on – Share! Buy! Sign Up! – large and noticeable, and the buttons that turn off location tracking very small.

    venture capital (ph) A system by which wealthy individuals can invest in startups before they go public. A legal and surprisingly respectable form of gambling. An alternate retirement plan for fortysomething multimillionaires who never developed hobbies.

    #technologie #langue_de_bois #capitalisme #idéologie

    • Celui là est parfait !

      cloud, the (n) – Servers. A way to keep more of your data off your computer and in the hands of big tech, where it can be monetized in ways you don’t understand but may have agreed to when you clicked on the Terms of Service. Usually located in a city or town whose elected officials exchanged tens of millions of dollars in tax breaks for seven full-time security guard jobs.

      #bullshit

  • Bac : Le ministère obligé de suppléer à l’absence de notes
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2019/07/04072019Article636978219725865707.aspx

    « En cas de note manquante, les jurys sont invités à remplacer celle-ci à titre provisoire par la moyenne obtenue par l’élève sur les trois trimestres de la classe de terminale dans la matière concernée », annonce le ministère. « Ceci permettra aux jurys d’établir des résultats provisoires pour permettre notamment aux candidats qui pourraient ne pas être reçus de se présenter aux épreuves de rattrapage selon le calendrier prévu. Lorsque la note initialement manquante aura été transmise au centre d’examen, les jurys arrêteront le résultat définitif en veillant à ce que ces circonstances exceptionnelles ne portent pas préjudice aux candidats ». Autrement dit en retenant la meilleure des deux notes.

    #éducation, #blanquer
    ce qui se passe aujourdhui pour le baccalauréat est tout simplement hallucinant

  • L’agenda européen en matière de migration : l’UE doit poursuivre les progrès accomplis au cours des quatre dernières années

    Dans la perspective du Conseil européen de mars, la Commission dresse aujourd’hui le bilan des progrès accomplis au cours des quatre dernières années et décrit les mesures qui sont encore nécessaires pour relever les défis actuels et futurs en matière de migration.

    Face à la crise des réfugiés la plus grave qu’ait connu le monde depuis la Seconde Guerre mondiale, l’UE est parvenue à susciter un changement radical en matière de gestion des migrations et de protection des frontières. L’UE a offert une protection et un soutien à des millions de personnes, a sauvé des vies, a démantelé des réseaux de passeurs et a permis de réduire le nombre d’arrivées irrégulières en Europe à son niveau le plus bas enregistré en cinq ans. Néanmoins, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour assurer la pérennité de la politique migratoire de l’UE, compte tenu d’un contexte géopolitique en constante évolution et de l’augmentation régulière de la pression migratoire à l’échelle mondiale (voir fiche d’information).

    Frans Timmermans, premier vice-président, a déclaré : « Au cours des quatre dernières années, l’UE a accompli des progrès considérables et obtenu des résultats tangibles dans l’action menée pour relever le défi de la migration. Dans des circonstances très difficiles, nous avons agi ensemble. L’Europe n’est plus en proie à la crise migratoire que nous avons traversée en 2015, mais des problèmes structurels subsistent. Les États membres ont le devoir de protéger les personnes qu’ils abritent et de veiller à leur bien-être. Continuer à coopérer solidairement dans le cadre d’une approche globale et d’un partage équitable des responsabilités est la seule voie à suivre si l’UE veut être à la hauteur du défi de la migration. »

    Federica Mogherini, haute représentante et vice-présidente, a affirmé : « Notre collaboration avec l’Union africaine et les Nations unies porte ses fruits. Nous portons assistance à des milliers de personnes en détresse, nous en aidons beaucoup à retourner chez elles en toute sécurité pour y démarrer une activité, nous sauvons des vies, nous luttons contre les trafiquants. Les flux ont diminué, mais ceux qui risquent leur vie sont encore trop nombreux et chaque vie perdue est une victime de trop. C’est pourquoi nous continuerons à coopérer avec nos partenaires internationaux et avec les pays concernés pour fournir une protection aux personnes qui en ont le plus besoin, remédier aux causes profondes de la migration, démanteler les réseaux de trafiquants, mettre en place des voies d’accès à une migration sûre, ordonnée et légale. La migration constitue un défi mondial que l’on peut relever, ainsi que nous avons choisi de le faire en tant qu’Union, avec des efforts communs et des partenariats solides. »

    Dimitris Avramopoulos, commissaire pour la migration, les affaires intérieures et la citoyenneté, a déclaré : « Les résultats de notre approche européenne commune en matière de migration parlent d’eux-mêmes : les arrivées irrégulières sont désormais moins nombreuses qu’avant la crise, le corps européen de garde-frontières et de garde-côtes a porté la protection commune des frontières de l’UE à un niveau inédit et, en collaboration avec nos partenaires, nous travaillons à garantir des voies d’entrée légales tout en multipliant les retours. À l’avenir, il est essentiel de poursuivre notre approche commune, mais aussi de mener à bien la réforme en cours du régime d’asile de l’UE. En outre, il convient, à titre prioritaire, de mettre en place des accords temporaires en matière de débarquement. »

    Depuis trois ans, les chiffres des arrivées n’ont cessé de diminuer et les niveaux actuels ne représentent que 10 % du niveau record atteint en 2015. En 2018, environ 150 000 franchissements irréguliers des frontières extérieures de l’UE ont été détectés. Toutefois, le fait que le nombre d’arrivées irrégulières ait diminué ne constitue nullement une garantie pour l’avenir, eu égard à la poursuite probable de la pression migratoire. Il est donc indispensable d’adopter une approche globale de la gestion des migrations et de la protection des frontières.

    Des #mesures immédiates s’imposent

    Les problèmes les plus urgents nécessitant des efforts supplémentaires sont les suivants :

    Route de la #Méditerranée_occidentale : l’aide au #Maroc doit encore être intensifiée, compte tenu de l’augmentation importante des arrivées par la route de la Méditerranée occidentale. Elle doit comprendre la poursuite de la mise en œuvre du programme de 140 millions d’euros visant à soutenir la gestion des frontières ainsi que la reprise des négociations avec le Maroc sur la réadmission et l’assouplissement du régime de délivrance des visas.
    #accords_de_réadmission #visas

    Route de la #Méditerranée_centrale : améliorer les conditions d’accueil déplorables en #Libye : les efforts déployés par l’intermédiaire du groupe de travail trilatéral UA-UE-NU doivent se poursuivre pour contribuer à libérer les migrants se trouvant en #rétention, faciliter le #retour_volontaire (37 000 retours jusqu’à présent) et évacuer les personnes les plus vulnérables (près de 2 500 personnes évacuées).
    #vulnérabilité #évacuation

    Route de la #Méditerranée_orientale : gestion des migrations en #Grèce : alors que la déclaration UE-Turquie a continué à contribuer à la diminution considérable des arrivées sur les #îles grecques, des problèmes majeurs sont toujours en suspens en Grèce en ce qui concerne les retours, le traitement des demandes d’asile et la mise à disposition d’un hébergement adéquat. Afin d’améliorer la gestion des migrations, la Grèce devrait rapidement mettre en place une stratégie nationale efficace comprenant une organisation opérationnelle des tâches.
    #accord_ue-turquie

    Accords temporaires en matière de #débarquement : sur la base de l’expérience acquise au moyen de solutions ad hoc au cours de l’été 2018 et en janvier 2019, des accords temporaires peuvent constituer une approche européenne plus systématique et mieux coordonnée en matière de débarquement­. De tels accords mettraient en pratique la #solidarité et la #responsabilité au niveau de l’UE, en attendant l’achèvement de la réforme du #règlement_de_Dublin.
    #Dublin

    En matière de migration, il est indispensable d’adopter une approche globale, qui comprenne des actions menées avec des partenaires à l’extérieur de l’UE, aux frontières extérieures, et à l’intérieur de l’UE. Il ne suffit pas de se concentrer uniquement sur les problèmes les plus urgents. La situation exige une action constante et déterminée en ce qui concerne l’ensemble des éléments de l’approche globale, pour chacun des quatre piliers de l’agenda européen en matière de migration :

    1. Lutte contre les causes de la migration irrégulière : au cours des quatre dernières années, la migration s’est peu à peu fermement intégrée à tous les domaines des relations extérieures de l’UE :

    Grâce au #fonds_fiduciaire d’urgence de l’UE pour l’Afrique, plus de 5,3 millions de personnes vulnérables bénéficient actuellement d’une aide de première nécessité et plus de 60 000 personnes ont reçu une aide à la réintégration après leur retour dans leur pays d’origine.
    #fonds_fiduciaire_pour_l'Afrique

    La lutte contre les réseaux de passeurs et de trafiquants a encore été renforcée. En 2018, le centre européen chargé de lutter contre le trafic de migrants, établi au sein d’#Europol, a joué un rôle majeur dans plus d’une centaine de cas de trafic prioritaires et des équipes communes d’enquête participent activement à la lutte contre ce trafic dans des pays comme le #Niger.
    Afin d’intensifier les retours et la réadmission, l’UE continue d’œuvrer à la conclusion d’accords et d’arrangements en matière de réadmission avec les pays partenaires, 23 accords et arrangements ayant été conclus jusqu’à présent. Les États membres doivent maintenant tirer pleinement parti des accords existants.
    En outre, le Parlement européen et le Conseil devraient adopter rapidement la proposition de la Commission en matière de retour, qui vise à limiter les abus et la fuite des personnes faisant l’objet d’un retour au sein de l’Union.

    2. Gestion renforcée des frontières : créée en 2016, l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes est aujourd’hui au cœur des efforts déployés par l’UE pour aider les États membres à protéger les frontières extérieures. En septembre 2018, la Commission a proposé de renforcer encore le corps européen de garde-frontières et de garde-côtes et de doter l’Agence d’un corps permanent de 10 000 garde-frontières, afin que les États membres puissent à tout moment bénéficier pleinement du soutien opérationnel de l’UE. La Commission invite le Parlement européen et les États membres à adopter la réforme avant les élections au Parlement européen. Afin d’éviter les lacunes, les États membres doivent également veiller à un déploiement suffisant d’experts et d’équipements auprès de l’Agence.

    3. Protection et asile : l’UE continuera à apporter son soutien aux réfugiés et aux personnes déplacées dans des pays tiers, y compris au Moyen-Orient et en Afrique, ainsi qu’à offrir un refuge aux personnes ayant besoin d’une protection internationale. Plus de 50 000 personnes réinstallées l’ont été dans le cadre de programmes de l’UE depuis 2015. L’un des principaux enseignements de la crise migratoire est la nécessité de réviser les règles de l’UE en matière d’asile et de mettre en place un régime équitable et adapté à l’objectif poursuivi, qui permette de gérer toute augmentation future de la pression migratoire. La Commission a présenté toutes les propositions nécessaires et soutient fermement une approche progressive pour faire avancer chaque proposition. Les propositions qui sont sur le point d’aboutir devraient être adoptées avant les élections au Parlement européen. La Commission continuera de travailler avec le Parlement européen et le Conseil pour progresser vers l’étape finale.

    4. Migration légale et intégration : les voies de migration légale ont un effet dissuasif sur les départs irréguliers et sont un élément important pour qu’une migration ordonnée et fondée sur les besoins devienne la principale voie d’entrée dans l’UE. La Commission présentera sous peu une évaluation complète du cadre de l’UE en matière de migration légale. Parallèlement, les États membres devraient développer le recours à des projets pilotes en matière de migration légale sur une base volontaire. L’intégration réussie des personnes ayant un droit de séjour est essentielle au bon fonctionnement de la migration et plus de 140 millions d’euros ont été investis dans des mesures d’intégration au titre du budget de l’UE au cours de la période 2015-2017.

    http://europa.eu/rapid/press-release_IP-19-1496_fr.htm
    –-> Quoi dire plus si ce n’est que... c’est #déprimant.
    #Business_as_usual #rien_ne_change
    #hypocrisie
    #langue_de_bois
    #à_vomir
    ....

    #UE #EU #politique_migratoire #asile #migrations #réfugiés #frontières

  • Générateur de langue de bois actufinance
    https://actufinance.fr/fun/langue-de-bois.html

    Définition de la langue de bois : Langage figé, coupé de la réalité, et qui véhicule, de manière artificielle, un message intentionnellement truqué. La langue de bois est un langage à part entière dont on se demande s’il n’est pas enseigné à l’ENA. Parmi ses nombreuses ‘utilités’, il permet de cacher la vérité, de répondre à côté de la question ou de noyer une absence de pensée ou de connaissance d’un sujet sous un déluge de paroles creuses. La langue de bois peut aussi servir à faire croire à quelqu’un qu’on ne lui est pas hostile alors qu’on le manipule pour l’amener à ses propres fins.

    Vous trouverez ci-dessous un générateur de langue de bois, nous l’avons construit en nous basant sur un “cours de langue de bois” issu de l’ENA (Ecole Nationale d’Administration). Vous pouvez télécharger un exemplaire PDF de ce cours en cliquant-ici https://www.actufinance.fr/docs/langue-de-bois.pdf . Pour l’utiliser c’est très simple, vous pouvez soit générer automatiquement une phrase en cliquant sur le bouton “générer la langue de bois” soit sélectionner vous même les portions de phrase.

    Exemple typique de langue de bois :
    Et ce n’est certainement pas vous, mes chers compatriotes, qui me contredirez si je vous dis que la conjoncture actuelle doit s’intégrer à la finalisation globale d’une restructuration dans laquelle chacun pourra enfin retrouver sa dignité.
    . . . . . .
    _ La suite sur le site : https://actufinance.fr/fun/langue-de-bois.html

    #langue_de_bois #communication #politique #ena #langage #vérité absence de #pensée #enmarche #manu #emmanuel_macron

  • Franck Lepage : « Le gilet jaune est le symbole d’une conscience de classe qui est en train de renaître »
    https://comptoir.org/2018/12/26/franck-lepage-le-gilet-jaune-est-le-symbole-dune-conscience-de-classe-qui-

    Franck Lepage, cofondateur de la coopérative d’éducation populaire Le Pavé et de l’association L’Ardeur, ancien directeur du développement culturel à la Fédération française des maisons des jeunes et de la culture, développe et propage depuis des années le modèle de la conférence gesticulée, dont il est à l’origine. Nous avons souhaité nous entretenir avec lui autour de l’éducation populaire et de la multiplication des conférences gesticulées, ainsi que de l’insurrection des Gilets jaunes, en passant par le pouvoir macronien.

  • LDB # 11 - « J’assume » - La politique en mode thug - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=v6LsFt0njkQ

    #assumer #langage #politique #Stagirite #langue_de_bois

    Dans cette vidéo on s’attaque à la manière dont on dit « allez vous faire foutre » dans le milieux des politiciens : « j’assume ». D’ordinaire, dire « j’assume » signifie que l’on reconnaît comme siens des propos ou des actes, et qu’on en accepte les conséquences (même si on peut les trouver injustes et que l’on conteste d’avoir dit ou fait des choses condamnables).
    Les politiques, en s’appuyant sur leurs capacités à se soustraire à la sanction (de la justice ou de l’opinion publique), introduisent un nouveau sens de la formule : dire « j’assume » permettrait désormais de s’exempter de toute responsabilité, et de déclarer absurde toute critique ou condamnation. Un détour par la philosophie du langage et la théorie des actes de parole permet d’éclairer ce point.
    [...]
    Sur l’affaire du vol d’E. Philippe Sa défense présente un certain nombre d’oublis volontaires. « Mon voyage a coûté moins cher que le même voyage effectué par E. Valls » : il oublie de dire que le voyage de Valls faisait en plus étape en Australie et en Nouvelle-Zélande. « Je devais rentrer vite car E. Macron quittait le territoire, et l’un de nous doit toujours être présent en métropole » : mais l’avion militaire Tokyo-Paris qu’il n’a pas pris a in fine atterri avant le départ de Macron.

  • Ne sacrifions pas le secret industriel au nom de l’ouverture des données - JDN
    http://www.journaldunet.com/economie/expert/64828/ne-sacrifions-pas-le-secret-industriel-au-nom-de-l-ouverture-des-donne

    La loi pour être mise en œuvre nécessite plusieurs décrets d’application. Le Groupe Keolis sera particulièrement vigilant à la rédaction du décret fixant la liste des #licences de réutilisation à titre gratuit des informations publiques.
    Ouvrir les données est une chose. Ne plus protéger le secret industriel en est une autre !

    ...ou traduit autrement : « on va faire tout le #lobbying possible pour pouvoir continuer à vous revendre vos données financées par votre argent ».
    Une fois de plus le #secret_industriel semble le concept idéal pour contourner les velléités d’ouvertures de l’accès aux données des usagers...

    #bigdata #loi_Lemaire #opendata #langue_de_bois #service_public

  • Des nouvelles de l’#algorithme du #news_feed de #facebook : comme d’habitude, on sait que ça change mais on ne sait pas vraiment ce qui change.

    #Facebook is making its News Feed a little bit more about your friends and a little less about publishers »
    http://www.niemanlab.org/2016/06/facebook-is-making-its-news-feed-a-little-bit-more-about-your-friends-and

    The impact will apparently be “noticeable” and “significant” but “small” and not “humongous.”

    (y) #CM via @booz

    • Let’s Overthink Facebook’s News Feed Philosophy - The Atlantic
      http://www.theatlantic.com/technology/archive/2016/07/deciphering-facebooks-news-values/489812

      Underlying this question is the conviction that the News Feed shouldn’t just entertain users, but that it should entertain them against replacement. That is, it should provide significantly more meaning and entertainment than an average piece of entertainment. (In the U.S., that means it should be more fun than, say, watching an episode of NCIS.) I’ve heard this notion in conversations with other Facebook corporate leaders; it’s sabermetrics as editorial vision, deployed at scale worldwide, and it shapes how they think about one of their most important products. It’s also, I think, a convenient out for them, a way of handling the editorial burden of having the most popular app in the world.

      #attention

    • Facebook fait la chasse aux titres « attrape-clics »
      http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2016/08/05/vous-n-allez-pas-croire-ce-que-facebook-a-encore-fait-a-son-algorithme_49789

      Le premier réseau social du monde change de nouveau d’algorithme pour rendre moins visibles les articles jugés trop accrocheurs

      Quand elle a regardé sous les coussins de son canapé et qu’elle a vu ça... J’étais CHOQUÉE ! » « Il a mis de l’ail dans ses chaussures avant d’aller se coucher et ce qui s’est passé ensuite est dur à croire. » « Le chien a aboyé sur le livreur et sa réaction est vraiment impayable. »

      Ces trois titres - fictifs - sont des exemples de ce que Facebook ne souhaite plus voir sur sa plate-forme : le réseau social les a cités, jeudi 4 août, pour expliquer son nouveau changement d’algorithme, destiné à réduire la présence de contenus « attrape-clics » (clickbait en anglais) dans les fils d’actualité des utilisateurs.

      « Ces titres omettent intentionnellement des informations cruciales, ils trompent les gens, les forçant à cliquer pour avoir la réponse », expliquent les équipes de Facebook dans un billet. Les usagers du réseau social auraient ­réclamé « des contenus avec des ­titres qui les aident à décider ­comment utiliser leur temps en ligne, sans en perdre en cliquant sur des contenus inutiles ».

      Cette décision en réjouira certains, car tout utilisateur de Facebook a eu l’occasion de s’énerver de ces contenus « viraux » aux titres accrocheurs, qui ne donnent pas l’information principale et sont souvent décevants. « Vous allez applaudir en découvrant ce que ces pompiers essayent de sauver sans relâche », promet par exemple une accroche Facebook de ­ViralNova. Il s’agit en fait d’un cheval, comprend-on quand on clique sur l’article de ce site américain spécialiste du genre, comme l’autre américain Upworthy, ou d’autres encore.

      L’impact réel de l’annonce de ­Facebook reste à déterminer. Les titres de clickbait ne recourent pas seulement à la technique du ­curiosity gap, qui consiste à faire un teasing abusif. Certains sites qui veulent « attraper les clics », comme les français Minutebuzz ou Gentside, utilisent plutôt des mots accrocheurs, des listes (« 5 choses qui... »). De plus, en réaction à la décision de Facebook, les sites de clickbait visés vont probablement changer leur façon de titrer pour contourner l’algorithme. Ce qui pourrait amoindrir l’effet recherché par le réseau social.

      Plus largement, le nouveau changement d’algorithme de Facebook est une démonstration supplémentaire de son influence sur les contenus produits par les sites. Le premier des réseaux sociaux a déjà plusieurs fois modifié son classement des posts visibles par son 1,7 milliard d’utilisateurs. En 2014, il s’était déjà attaqué aux contenus« attrape-clics » en déclassant les articles sur lesquels les internautes restaient très peu de temps après avoir cliqué.
      En juin, il a dit vouloir privi­légier les publications des par­ticuliers, amis et connaissances, par rapport aux contenus de ­personnalités ou de professionnels comme ceux des sites d’information.

      Le changement annoncé jeudi va un cran plus loin : il ne se fonde pas uniquement sur la nature de l’émetteur du contenu ou sur la façon dont ce dernier est lu, mais il s’intéresse à la syntaxe elle-même. Facebook raconte qu’une de ses équipes a examiné des « dizaines de milliers de titres »et mis de côté ceux qui semblaient omettre une information importante ou tromper le lecteur. Puis le réseau a déterminé quels sites publiaient ces contenus pour les pénaliser dans son algorithme, les rendant moins visibles.

      On pourrait imaginer des cas où une telle action de Facebook pourrait poser un problème aux médias ou à la société : par exemple si la plate-forme disqualifiait les titres avec des questions, les titres de reportage ou d’articles de magazines jugés trop elliptiques, les contenus trop anxiogènes.

      « Il nous apparaît désormais ­clairement que ce que nous faisons génère beaucoup d’anxiété. Je passe beaucoup de temps à tenter de calmer cette inquiétude », a ­reconnu Adam Mosseri, vice-président de Facebook chargé du fil d’actualité (news feed), en référence aux contacts de plus en plus nourris entre les dirigeants de la plate-forme et ceux des médias.
      Pour les sites d’information, le débat sur les bienfaits et les ­inconvénients de Facebook ­devient de plus en plus important. Les médias ont eu, en 2015, à peser s’ils souhaitaient publier des contenus directement sur la plate-forme au format Instant Articles, afin de rendre leur consultation beaucoup plus rapide sur mobile.

      D’un côté, le réseau social apporte aux journaux et télévisions de nouveaux lecteurs, souvent plus jeunes. De l’autre, il augmente leur dépendance à un canal de distribution, qui s’impose comme un moyen privilégié d’accéder à l’information et capte déjà une grande part des revenus publicitaires numériques. De plus, Facebook peut à tout moment modifier son algorithme, comme si, pour les journaux papier, les kiosques changeaient leurs règles de présentation plusieurs fois par an.

      Plutôt que de détourner les ­médias des réseaux sociaux, la nouvelle décision de Facebook va peut-être les inciter à en coloniser de nouveaux. Le site de divertissement Buzzfeed a ainsi théorisé le fait qu’en étant présent sur Instagram, Snapchat, Pinterest et Twitter, il réduisait sa dépendance à la plate-forme de Mark Zuckerberg. Une alternative pour les éditeurs en ligne consiste aussi à davantage recourir au modèle payant pour stabiliser leur lectorat.

      Les spots de publicité testés dans les vidéos « live »
      On peut désormais avoir une interruption publicitaire de quinze secondes pendant qu’on regarde une vidéo en direct sur ­Facebook. L’utilisation de l’outil « Facebook live » - qui permet de diffuser un flux d’images - donne la possibilité d’y d’insérer un spot publicitaire. Il s’agit de « mid-roll » : la publicité se ­déclenche au minimum cinq minutes après le lancement de la ­vidéo, précise le site spécialisé Ad Age dans un article du 1er août. Jusqu’ici, la vidéo en direct sur Facebook a été utilisée par des personnalités ou des médias payés par le réseau social car il n’existait pas de modèle économique stable pour les rémunérer. Les « mid-rolls » sont un test pour ce medium en forte expansion.

  • Édito : « Europe, dans le cœur du réacteur »
    http://www.sudouest.fr/2015/06/07/europe-dans-le-coeur-du-reacteur-1943904-6057.php

    « Il faut comprendre que le #lobby le plus puissant ici, c’est l’Amérique du Nord elle-même. »

    L’épisode aura été à la fois passionnant et inattendu. A Bruxelles, j’ai eu la chance de participer à un long débat avec une vingtaine de confrères accrédités auprès de la Commission européenne. Il y avait là des Français, des Allemands, des Britanniques, des Américains et même une impétueuse consoeur venue d’Albanie et naturalisée belge. Tous ces journalistes avaient en commun d’avoir choisi de suivre la construction européenne et, pour cela, de s’installer à Bruxelles. Ils sont depuis des années dans le cœur du réacteur. Pro-européens au départ, ils ne peuvent être taxés d’euroscepticisme ou de populisme. A plusieurs reprises, ce jour-là, ils ont tenu à nous affirmer qu’ils y croyaient encore.

    Admirable est la #foi ! Pourquoi ? Parce que, au fil des échanges, nos confrères, parlant sans détour, nous ont décrit un univers kafkaïen, opaque, bureaucratique, corseté par un fonctionnement étouffant et procédural.

    Les conférences de presse, par exemple, sont si minutieusement codifiées qu’elles n’ont plus beaucoup de sens. Les porte-parole ne répondent aux questions des journalistes que s’ils y ont été expressément autorisés, par écrit. Même dans ce cas, dès qu’une actualité un peu plus chaude est en jeu, le porte-parole se contentera de lire le texte écrit que sa hiérarchie lui a préparé.

    Ce qu’à l’échelon national nous appelons #langue_de_bois acquiert à #Bruxelles une opacité plus impénétrable encore. Le formalisme et le culte du secret paraissent avoir peu à peu asphyxié le fonctionnement de cette #Commission_européenne censée incarner, aux yeux du monde, la #démocratie vivante du Vieux Continent et l’Etat de #droit. C’est fou !

    Prenons un tout petit exemple, il parle à lui tout seul. Le nombre de journalistes accrédités auprès de la Commission était de 900 voici deux ou trois ans. Aujourd’hui, ce chiffre n’est plus accessible. Il a été classé top secret, pour de prétendues raisons de sécurité. Formule commode. En fait, tout laisse penser qu’il diminue chaque année, le projet européen perdant son attrait médiatique. Inutile de crier cela sur les toits.

    Nous avons débattu d’autres sujets, comme la puissance des #lobbies. Elle est indéniable à #Bruxelles. Elle court-circuite allègrement les logiques démocratiques de base, enlisées dans la pratique obligatoire du compromis. Alors que nous échangions à ce sujet, un confrère américain présent parmi nous est intervenu sur un ton amicalement rigolard :

    « Il faut comprendre que le lobby le plus puissant ici, c’est l’Amérique du Nord elle-même. »

    Devant notre surprise, il a renchéri en disant que les #Etats-Unis chaperonnaient avec vigilance l’Europe en devenir. « Vous ne le saviez pas ? » a-t-il ajouté.

    Une consoeur française a exprimé sans détour sa stupéfaction devant ce qu’elle entendait : « Ce que vous décrivez là, c’est une #dictature douce en construction. Ce n’est plus du tout une démocratie. » Tout le monde s’est récrié poliment, pour la forme.

    [...]

    Bref, en quittant cette confraternelle réunion, nous étions à peu près tous convaincus qu’un (possible) #naufrage était annoncé. Le pire n’est jamais sûr, je sais. Admirable est la foi, en effet …

  • Arrestation et contrôle d’identité. Délit ? Lutter pour le climat avec un vélo - Reporterre
    http://www.reporterre.net/spip.php?article6341

    Admirez les discours et les ronds de jambe de M. Hollande, de M. Fabius, de Mme Royal, au Sommet sur le climat de New York.

    A Paris, la police arrête les cyclistes qui roulent ensemble pour montrer qu’un monde sans voitures est possible. Des mots contre le CO2, la police pour défendre les autos.

    Les esprits se reprennent autour du rond-point, quelques mètres derrière. Il n’y a pas eu de violence physique. Simplement l’intimidation : quelques CRS qui déclenchent subitement leur course ont réussi à effrayer les cyclistes pacifiques. On parlemente, on explique l’enjeu de la mobilisation. La surprise de l’attaque n’a pas engendré de virulence particulière. L’ambiance est plutôt calme, quelques sourires s’esquissent devant l’absurdité de la scène. Un CRS dit d’une voix presque doucereuse : « On ne veut pas vous empêcher de faire du vélo, juste vous rediriger pour ne plus bloquer la circulation ».

    Peu à peu, les CRS nous dirigent vers le couloir de bus de l’avenue Matignon. Peu à peu, ils se font plus nombreux. Peu à peu, ils nous encerclent. Peu à peu… nous voilà parqués. Une manœuvre de kettling – cette technique policière d’encerclement de plus en plus utilisée dans la régulation des #manifestations. Sournoisement, la pieuvre a refermé ses tentacules sur les petits agneaux à vélo. Une gestion froide, méthodique.

    Il n’y a même pas une esquisse de rébellion. D’abord parce que la non-violence est un principe cardinal de ce genre de mobilisation. Y a-t-il plus pacifique qu’une grande manifestation à vélo ? Ensuite, parce que la sidération a pris le dessus. Nous sommes nombreux à être restés pour regarder, essayer de comprendre. Mais pouvait-on seulement imaginer que nous finirions par être arrêtés… ?

    #langue_de_bois #vélorution #intimidation

  • « Modestes propositions pour une contribution des pauvres à l’écologie moderne - Conférence du BEPEC (Bureau d’Etude sur la Pauvreté et l’Ecoresponsabilité Citoyenne) » sur #Radio_Panik
    http://www.radiopanik.org/emissions/panik-sur-la-ville/modestes-propositions-pour-une-contribution-des-pauvres-a-l-ecologie-mod

    La rédaction a l’immense plaisir et l’incommensurable bonheur de recevoir les membres experts du #BEPEC (Bureau d’Etude sur la #Pauvreté et l’Ecoresponsabilité Citoyenne), afin qu’ils nous présentent leur #conférence sobrement intitulée : Modestes propositions pour une contribution des pauvres à l’#écologie moderne.

    http://www.radiopanik.org/media/sounds/panik-sur-la-ville/modestes-propositions-pour-une-contribution-des-pauvres-a-l-ecologie-mod

    Le site du BEPEC
    http://bepec.wordpress.com

    Le BEPEC est un groupe de chercheurs et de techniciens hautement qualifiés dont la vocation est de guider des collectivités publiques, des entreprises privées mais aussi des particuliers à dénouer le fil des liens obscurs entre pauvreté et #éco-responsabilité, et d’en dégager les potentiels économiques, politiques et sociaux.

    Le BEPEC propose des études dont la rigueur scientifique et les procédés de recherche sont adaptés aux normes nationales et internationales en vigueur. Nous entretenons ainsi des relations privilégiées, dans la durée, avec une dizaine de centres de recherches publics et privés, avec lesquels nous avons signé des engagements réciproques solides.

    Le BEPEC est en effet convaincu que la multiplication des collaborations permettra de faire face avec succès, en partenaire, au marché qui s’ouvre à nous afin de répondre aux enjeux liés à la maîtrise de l’énergie et favoriser ainsi la protection de notre environnement.

    Le BEPEC répond aussi à des études qui lui sont commandées afin de mieux connaître les potentiels supposés de la pauvreté dans les domaines qui intéressent alors la société cliente.

    Les études du BEPEC débouchent en général sur la conception de nouveaux produits industriels, culturels, agricoles, que nous réalisons avec des entreprises engagées depuis de nombreuses années dans une démarche de recyclage, d’utilisation des énergies vertes, bio-labellisées pour la plupart.

    Le BEPEC met ainsi à votre disposition des échantillons des produits ainsi réalisés, par le biais de sa boutique en ligne. Mais son objectif à terme, c’est que chaque citoyen puisse s’approprier lui-même les techniques dont nous exposons les principes dans nos études.

    Pour se faire connaître, le BEPEC propose toute une série de conférences, sur des domaines variés certes, mais orientées par le souci d’y voir toujours plus clair dans les liens entre pauvreté et éco-responsabilité, afin de militer aujourd’hui pour un #lendemain_harmonieux.

    Par leur réactivité et leur flexibilité, les équipes de recherche et support technique du BEPEC s’engagent au quotidien à vous apporter avec des délais maîtrisés des réponses adaptées.

    #création_sonore, figure-toi, démontage de #langue_de_bois et #humour_noir