• Banque de dépannage linguistique

    Liste de termes épicènes ou neutres

    Lorsqu’on fait référence à des personnes dans un écrit et qu’on souhaite donner à celui-ci un caractère plus générique et inclusif, il convient de privilégier des formes non marquées en genre, c’est-à-dire qui ne présentent pas d’alternance masculin/féminin. Les mots ainsi choisis désignent aussi bien les femmes que les hommes, ou encore les personnes non binaires.

    http://bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/gabarit_bdl.asp?id=5465

    #féminisation #épicène #langue_française #écriture_inclusive #égalité

  • Le féminin dans les noms de professions - Un dernier mot sur Cendrillon
    https://www.lemonde.fr/archives/article/1951/03/14/le-feminin-dans-les-noms-de-professions-un-dernier-mot-sur-cendrillon_206403

    Un texte d’Albert Dauzat publié le 14 mars 1951
    mais accès limité aux abonné·es

    La question est d’importance, et je comprends que nombre de lecteurs me demandent d’y revenir. Le féminisme dans ses conquêtes a marché à pas de géant ; la grammaire, cette tardigrade, ne l’a suivi qu’à distance et comme à contrecœur. De sorte qu’à l’heure actuelle il y a disproportion entre les besoins et les moyens. Le français veut des féminins, et il en manque pour désigner des professions exercées plus ou moins récemment par les femmes.

    L’équilibre ne saurait être rétabli rapidement. Je conçois que l’Académie, qui s’est toujours proclamée le greffier de l’usage, hésite à édicter des ukases qui risqueraient de soulever, même dans son sein, des oppositions. C’est donc aux usagers - guidés par les grammairiens, les écrivains et les techniciens qui ont le sens de la langue - à préparer les solutions et à éduquer le public, chacun dans sa sphère. On me demande d’intervenir : je ne veux pas me récuser, tout en craignant qu’on ne m’écoute guère... Mais le grain peut lever à la longue.

    #langue_française #féminisation

  • Union européenne : vent de #révolte contre le #tout_anglais

    Le décès de Jacques Chirac vient juste d’être annoncé ce jeudi matin.Lors du point de presse quotidien, la porte-parole de la Commission, la Bulgare Mina Andreva, présente les condoléances de son institution et de son président Jean-Claude Juncker, ce qui est normal. Mais, à la surprise générale, elle le fait en anglais ! Pourtant, elle parle parfaitement français, la langue de Molière est la seconde langue de la salle de presse, l’anglais, le français et l’allemand sont les langues de travail de la Commission et les 24 langues de l’Union ont le statut de langue officielle… Viendrait-il à l’idée de la Commission de présenter ses condoléances en français à la suite du décès d’un ancien premier ministre britannique ou d’un ancien chancelier allemand ? Évidemment non.

    Cet impair est révélateur des dérives auxquelles mène le monolinguisme anglophone qui règne au sein des institutions communautaires : désormais, on ne rend même plus compte qu’on s’adresse à un peuple dans une langue qu’il ne comprend pas et qu’il n’a pas à comprendre, l’anglais.

    Cette domination brutale est à la fois le fruit de l’élargissement, cette langue, ou plutôt sa déclinaison appauvrie le globish, étant le plus petit dénominateur commun, mais aussi d’une volonté d’une partie de l’appareil administratif européen. Ainsi, le secrétaire général du Conseil des ministres, le Danois Jeppe Tranholm-Mikkelsen, vient de donner instruction à ses services, dont la plupart des membres parlent parfaitement français, de n’envoyer que des notes en anglais au nouveau président du conseil européen des chefs d’État et de gouvernement, le Belge Charles Michel, un francophone….

    Cet unilinguisme de facto, puisque personne n’en a jamais discuté, est de plus en plus mal ressenti par les fonctionnaires européens eux-mêmes qui ont sans doute pris pour argent comptant la devise de l’Union : « uni dans la diversité ». Un groupe d’eurocrates de toutes nationalités vient ainsi de lancer une pétition adressée à la nouvelle présidente de la Commission, l’Allemande Ursula von der Leyen réputée polyglotte, afin de défendre le français et plus largement le multilinguisme.

    Si on les lit, la situation est proche d’une politique discriminatoire, puisqu’ils en sont à réclamer le droit « d’utiliser le français sans nous cacher et sans nous excuser ». Pour ces fonctionnaires, « le monolinguisme anglais nous bride dans nos moyens d’expression », d’autant que la qualité de cette langue ne cesse de se dégrader, le nombre d’anglophones de naissance étant particulièrement faible au sein des institutions, une situation que le Brexit ne va pas améliorer. Ils démontrent à quel point l’anglais ne s’est pas imposé comme par miracle, mais parce que quelques personnes bien placées dans l’appareil administratif en ont décidé ainsi. Les signataires demandent donc à von der Leyen de proclamer le droit de chacun à s’exprimer dans l’une des trois langues de travail et de promouvoir le multilinguisme. Bref, d’appliquer tout simplement l’un des droits fondamentaux de l’Union.

    TEXTE DE LA LETTRE OUVERTE

    Madame la Présidente,

    Votre arrivée à la tête de la Commission européenne et votre profil multilingue nous remplit d’espoir. Nous sommes un groupe de fonctionnaires européens dont le cœur se serre en constatant qu’il nous faille aujourd’hui en appeler à la plus haute autorité pour exercer notre droit le plus simple :

    NOUS VOULONS AVOIR LE DROIT DE TRAVAILLER EN FRANÇAIS (ET DANS D’AUTRES LANGUES) !

    Tout d’abord, nous souhaitons souligner que notre groupe rassemble des fonctionnaires de toutes nationalités, y compris non francophones de naissance. Nous avons constaté que le monolinguisme anglais nous bride dans nos moyens d’expression et nous souhaitons notamment pouvoir utiliser le français sans nous cacher et sans nous excuser.

    LE CONSTAT EST TERRIBLE, et sans vouloir nous répandre, rappelons simplement quelques faits simples :

    – Par le passé, à l’exception de ceux dont c’était la langue maternelle, chacun parlait plusieurs langues. Avec l’usage généralisé exclusif de l’anglais, chacun ne semble plus capable de travailler qu’en une seule langue, sans que la qualité de l’anglais se soit pour autant améliorée. Bien au contraire, le faible nombre d’anglophones de naissance dans notre environnement professionnel conduit à une dégradation de l’anglais utilisé, qui déteint même sur les anglophones. De manière générale, l’usage exclusif de l’anglais conduit à un nivellement par le bas, chacun étant forcé de se conformer au plus petit dénominateur commun, ce qui en retour affaiblit, par manque de pratique, la maîtrise des autres langues. L’objectif d’une plus grande proximité entre l’Union européenne et les citoyens restera une illusion si les fonctionnaires européens ne sont pas en mesure de travailler, de s’exprimer et de lire couramment dans plusieurs langues.

    – Les pages internet de la Commission sont dans leur immense majorité exclusivement en anglais, ainsi que les outils de communication institutionnelle (vidéos, affiches, dépliants), qui semblent plus s’adresser à une élite internationalisée et qu’aux citoyens avant tout tournés vers un espace public dans leur langue maternelle. Il en est de même pour la communication sur les réseaux sociaux (Facebook Twitter). Il est d’ailleurs rare que la Journée européenne du multilinguisme fasse l’objet d’une communication multilingue. Malheureusement, la présentation du collège, le 10 septembre dernier, n’a pas échappé à la règle : discours monolingue, documents (notamment les lettres de mission) et graphiques en anglais...

    – A quelques rares exceptions, les briefings (le concept même n’existe plus en français) sont rédigés exclusivement en anglais, y compris parfois lorsque les deux interlocuteurs sont francophones.

    – Lors des réunions au Parlement ou au Conseil, les représentants de la Commission semblent tenus de s’exprimer en anglais alors même qu’ils disposent de l’interprétation simultanée, préférée des interprètes.

    – L’usage exclusif de l’anglais dans notre travail quotidien empêche souvent nos collègues de conceptualiser dans une autre langue, fût-elle leur langue maternelle, ce qui nuit à leur bonne communication.

    – Même lorsque l’ensemble de la hiérarchie est francophone, nous recevons comme instruction orale de ne pas produire de documents (documents de travail des services, notes internes, projets législatifs ou projets de communications) dans d’autres langues que l’anglais. Ainsi le Secrétariat Général ne dispose-t-il pas de modèle de document de travail des services en français. L’obligation de fournir à la Direction générale de la traduction des documents dans une seule langue interdit de facto le travail multilingue, y compris pour les documents de travail des services qui ont par définition en principe un usage interne.

    – Le service juridique de la Commission dépense une énergie considérable à travailler de plus en plus en anglais avec les différentes Directions générales alors qu’il pourrait légitimement n’utiliser que la langue de travail de la Cour de Justice de l’Union européenne, qui est le français.

    – Les cahiers des charges pour les contrats cadre ou les appels d’offre sont presqu’exclusivement rédigés en anglais ; et les rapports ou études commandées doivent presque toujours être fournies en anglais, ce qui limite le choix des prestataires, et favorise dans l’emploi l’usage d’experts anglophones natifs.

    – Nos intranets sont très souvent exclusivement anglophones, ce qui décourage l’usage de tout autre langue. Il y a bien longtemps que Commission en Direct, notre lettre d’information interne, ne propose plus que des articles en anglais. Votre courriel adressé au personnel le 10 septembre n’était qu’en anglais, décourageant encore ceux qui voudraient utiliser d’autres langues. Il en va souvent de même des communications internes (courriels ou vidéos des Directeurs généraux).

    – Certains services administratifs téléphoniques internes (PMO par exemple) n’offrent pas la la possibilité de répondre en français. Les enquêtes internes sont presque toujours exclusivement en anglais. Le service d’assistance informatique (IT Helpdesk) n’est disponible qu’en anglais (alors même que les agents qui y sont rattachés sont très souvent francophones).

    – Les notes administratives internes sont très rarement en français.

    En un mot, à l’heure où le Royaume-Uni se prépare à quitter l’Union européenne et où la langue anglaise ne correspond plus qu’à la langue maternelle d’une petite minorité de la population, la Commission utilise une langue qui est essentiellement devenue une langue tierce, et qui donne un avantage concurrentiel (économique et culturel) à des Etats tiers comme le Royaume-Uni ou les Etats-Unis.

    NOUS DEMANDONS SIMPLEMENT LE DROIT DE NE PAS ETRE DISCRIMINES PARCE QUE NOUS VOULONS TRAVAILLER EN FRANÇAIS OU DANS D’AUTRES LANGUES.

    Nous demandons

    – le droit de rédiger des projets de communication, de documents de travail des services et des projets législatifs en français ;

    – le droit de passer des appels d’offres et de demander des rapports en français ;

    – le droit de communiquer sur les réseaux sociaux avec des matériaux graphiques et des vidéos en français ;

    – le droit de nous exprimer lors des réunions internes (groupes interservices, réunions d’unité, réunions de tout le personnel) en français sans être montrés du doigt ou susciter des soupirs exaspérés ou des haussements de sourcil ;

    – l’application du principe selon lequel un document ou un site internet qui n’est pas assez important pour être publié dans d’autres langues que l’anglais ne devrait pas être publié du tout ;

    – le développement d’outils (notamment de traduction automatique plus efficace) permettant de travailler quotidiennement de manière multilingue.

    Face à l’inertie de l’administration, et à la pression sociale du monolinguisme, vous êtes notre dernier recours.

    Nous vous demandons

    – d’émettre une instruction interne rappelant notre droit d’utiliser au quotidien les langues procédurales ;

    – de demander à vos commissaires et aux Directeurs généraux de mettre en place une politique incitative du multilinguisme, en montrant eux-même l’exemple dans leur communication interne.

    C’est avec cet espoir que nous vous prions, Madame la Présidente, d’accepter l’expression de notre considération respectueuse et dévouée.


    http://bruxelles.blogs.liberation.fr/2019/10/03/union-europeenne-vent-de-revolte-contre-le-tout-anglais
    #anglais #résistance #langues #UE #EU #Union_européenne #commission_européenne #multilinguisme #multi-linguisme

    • La #langue_française en perte de vitesse dans les institutions européennes

      A l’heure du Brexit, un collectif de fonctionnaires européens fait circuler une pétition pour que le français retrouve son statut. « Nous voulons avoir le droit de travailler en français ! » écrivent ses auteurs, qui interpellent la future patronne de la Commission, Ursula Von Der Layen.

      Ce 26 septembre, comme chaque année depuis 2001 à l’initiative du Conseil de l’Europe, est célébrée la Journée européenne des langues. En pleine ébullition autour du Brexit et alors que des fonctionnaires européens demandent à la future patronne de la Commission, Ursula Von Der Layen, le droit de travailler en français. De toutes nationalités, ils affirment notamment avoir « constaté que le monolinguisme anglais nous bride dans nos moyens d’expression et nous souhaitons pouvoir utiliser le français sans nous cacher et sans nous excuser ».

      « Nous ne produisons plus aucun document de travail en français »

      Il y a vingt ans, 40% des textes produits par la Commission européenne l’étaient en français contre moins de 3% aujourd’hui. Avec l’allemand, qui a quasiment disparu des radars, le français est pourtant l’une des trois langues de travail officielle dans les institutions.

      Le tournant a eu lieu lors de « l’arrivée des pays d’Europe de l’Est avec des fonctionnaires qui ne maîtrisent pas ou peu le français et dont la langue de communication est l’anglais » témoigne de façon anonyme un fonctionnaire de la Commission.

      Sa collègue confirme : « Nous ne produisons plus aucun document de travail en français, et la dernière note juridique traduite sur laquelle j’ai travaillée récemment date de 2015 ! » Les réunions se font également en anglais : « Parfois, nous pourrions tout à fait parler en français, ajoute-t-elle, mais tout le travail préparatoire à l’écrit a été fait en anglais, cela nécessiterait de se replonger dans des termes parfois techniques dans notre langue maternelle ! »
      "Il y a comme un mur culturel"

      Lorenzo Consoli est le correspondant européen de l’Agence de presse italienne Askanews. Très engagé dans l’Association de la Presse Internationale à Bruxelles, il dénonce la disparition progressive des documents et des communiqués de presse en français ainsi que la colonisation du langage commun par une seule langue monolithique : « Avec le français, on exprime une culture différente et même des valeurs différentes ! explique-t-il et c’est donc important de garder au moins ce bilinguisme qui permet aux gens de mieux se comprendre selon qu’ils sont de langue latine ou de langue anglo-saxonne. Quand on regarde le langage du management, des banques, de la finance, anglo-saxon, on voit très bien qu’il y a comme un mur culturel qui ne fait pas passer d’autres cultures, c’est terrible ! ajoute-il C’est donc bien de les garder toutes les deux ! »

      Même constat chez plusieurs fonctionnaires du Parlement croisés dans le quartier européen de Bruxelles, et pourtant, voilà sans doute l’institution la plus respectueuse du multilinguisme.

      Un multilinguisme totalement démocratique

      Nayrouz Hamzaouiest l’une des vingt interprètes de langue française employée à plein temps au Parlement. On la retrouve dans l’une de ces petites cabines sombres qui surplombent les salles de réunions et dans lesquelles elle passe le plus clair de son temps. Ici, les parlementaires n’ont pas été élus pour leur compétences linguistiques explique-t-elle : « C’est complètement démocratique. Ici, chacun est censé s’exprimer de la même manière avec les mêmes droits, or quand on parle dans une autre langue que la sienne, on dit ce qu’on est capable de dire dans sa deuxième langue alors que quand on parle dans sa langue maternelle, on dit vraiment ce qu’on veut dire ! ». Les réunions sont donc toujours traduites dans les 24 langues officielles et le site du Parlement est accessible dans la langue maternelle de tous les Européens.

      L’anglais bruxellois : « Un nivellement par le bas »

      Mais la langue de travail et d’échanges au quotidien est bien devenu au fil du temps cet anglais bruxellois dénoncé dans la pétition qui circule (lire ci-dessous) : « Un usage exclusif de l’anglais qui conduit à un nivellement par le bas, chacun étant forcé de se conformer au plus petit dénominateur commun, ce qui en retour affaiblit, par manque de pratique, la maîtrise des autres langues ! » Certains élus en ont conscience. « Bien souvent, raconte encore Nayrouz, ils commencent leur discussion en anglais puis quand il s’agit de défendre des points techniques ou politiques, ils repassent dans leur langue maternelle ! »

      Le groupe à l’origine du texte de remarquer aussi que :

      Avec l’usage généralisé exclusif de l’anglais, chacun ne semble plus capable de travailler qu’en une seule langue, sans que la qualité de l’anglais se soit pour autant améliorée. Bien au contraire, le faible nombre d’anglophones de naissance dans notre environnement professionnel conduit à une dégradation de l’anglais utilisé, qui déteint même sur les anglophones.

      https://www.franceculture.fr/sciences-du-langage/la-langue-francaise-en-perte-de-vitesse-dans-les-institutions-europeen
      #français

  • La VÉRITÉ sur l’Académie française - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=hfUsGmcr1PI

    Si tu veux tout savoir sur l’Académie française… tu as 1h30 d’explication au poil par Linguisticæ. Encore un sacré boulot.

    #langue_française (et #vieux_croutons)

    Ah, y a même un sommaire :

    2:58 : L’ACADÉMIE EST PROCHE DU POUVOIR (liens avec les figures historiques contestées, jeux de pouvoir, recap historique)
    8:31 : L’ACADÉMIE, ON Y TROUVE SURTOUT DES ÉCRIVAINS (étude des profils, affaire du Cid, élections contestées)
    20:21 : L’ACADÉMIE A UNE LIGNE POLITIQUE (lobbyisme, positions sur les langues régionales, mythes véhiculés, idéologie)
    26:26 : L’ACADÉMIE EST UN REPÈRE DE VIEUX (démographie et profil sociologique)
    29:20 : L’ACADÉMIE EST UN LIEU DE REPRODUCTION DES ÉLITES (comment fonctionne une élection)
    32:04 : L’ACADÉMIE DÉCIDE DE L’ORTHOGRAPHE DES MOTS (historique des réformes soutenues, à quoi sert son dictionnaire, avec un petit quizz)
    43:26 : L’ACADÉMIE EST UN MAL NÉCESSAIRE (comparaison aux autres pays)
    44:28 : L’ACADÉMIE EST GARANTE DU BON USAGE (rétrospective de citations d’immortels, antiscience, francocentrisme)
    48:46 : L’ACADÉMIE FIXE LA GRAMMAIRE DU FRANÇAIS (histoire de sa seule grammaire parue et surtout de son retour critique)
    53:44 : L’ACADÉMIE A UN PROBLÈME AVEC LES FEMMES (élection de Yourcenar, historique des femmes)
    58:31 : L’ACADÉMIE A UNE EXPERTISE LINGUISTIQUE (fakenews, petit tour sur la section « dire/ne pas dire »)
    1:12:34 : L’ACADÉMIE A DU BOULOT ET DES RESPONSABILITÉS (sous-traitance, absentéisme)
    1:17:24 : L’ACADÉMIE COUTE UN POGNON DE DINGUE (richesse, droit du travail, patrimoine, les rapports de la cour des comptes)

  • Emmanuel Macron, sa grand-mère et les « toilettes » - L’Express
    https://www.lexpress.fr/culture/macron-sa-grand-mere-et-les-toilettes_2064520.html


    En marge de son voyage en Corse, en février 2018, Emmanuel Macron avait tenu des propos très révélateurs sur sa vision des langues dites « régionales »
    afp.com/Ludovic MARIN

    Tout cela est déjà assez grave, mais le pire est à venir. Au cours du même entretien (vers 1’50), l’élu nationaliste [membre du conseil exécutif de l’île, Xavier Luciani] insiste et lui demande de faire preuve d’un peu plus de souplesse : 
    – Il ne faut jamais fermer la porte. Ouvrez les fenêtres ! C’est important : la langue, c’est l’avenir.
    Mais si ouvrir une fenêtre, c’est être d’accord avec vous, lui répond Emmanuel Macron, on finit enfermés, mais dans vos toilettes à vous

    « Enfermé dans vos toilettes » ! Comment mieux dire à quel point, aux yeux du président, les langues de France sont « sales », « répugnantes », « nauséabondes » ?

  • Comment la France a tué ses langues régionales
    https://www.equinoxmagazine.fr/2019/03/01/comment-la-france-a-tue-ses-langues-regionales

    L’histoire des langues régionales en France face au français, idiome officiel de la République.

    Lorsque un Français arrive à Barcelone, il est souvent surpris d’entendre les Catalans déplorer que leur langue est en danger de mort. 95,1% des habitants de Catalogne comprennent leur langue locale et seulement 36,3% de la population l’utilise comme langue principale. Cependant, pour un Français, le Catalan apparaît comme une langue vivante présente sur l’affichage de la voie publique, utilisée par l’administration locale ou encore exclusive pour certains médias.

    Il suffit de traverser la frontière des Pyrénées pour remarquer qu’à Perpignan, pourtant territoire de la Catalogne Nord, la langue catalane est devenue résiduelle.

    Ce n’est pas un hasard. L’État français a mené une féroce politique afin de faire disparaître ses langues régionales. On évoque souvent le “jacobinisme” du nom d’un club influent post-révolution française pour expliquer la centralisation radicale de l’État français. Mais la sacralisation de la langue française est antérieure.

    • Equinox Radio Barcelone : qui sommes-nous ?
      https://www.equinoxmagazine.fr/qui-sommes-nous

      Avec une ligne éditoriale axée sur la politique, les faits de société, la culture barcelonaise, et les bons plans de la ville, Equinox est le seul média francophone basé à Barcelone sans toutefois se définir comme un média d’expatriés ou communautaire mais comme un média local catalan en français.

      Avec ses studios situés près de la célèbre Sagrada Familia, la rédaction d’Equinox se trouve toujours au cœur de l’actualité barcelonaise et a totalisé 1,7 million de pages vues en 2018. Elle est devenue la source privilégiée d’informations des 50.000 Français de Catalogne, mais aussi des francophones intéressés par l’actualité espagnole et les touristes.

      Totalement indépendant, Equinox tire l’essentiel de ses revenus des publicités d’annonceurs privés et de services aux médias français (aide aux reportages en Catalogne, traductions, interviews, etc) ou aux entreprises (voix off, traductions, rédaction). Basé en Catalogne et édité en français, Equinox ne peut prétendre ni aux aides à la presse catalanes ni aux aides à la presse françaises. Les premières étant réservées aux médias de langue catalane, les secondes aux médias du territoire français.

      Pour son travail d’information auprès des Français de Barcelone, la structure a cependant reçu entre 2015 et 2017 une partie de la réserve parlementaire du député Arnaud Leroy ainsi que des sénateurs Claudine Lepage, Jean-Yves Leconte, Joëlle Garriaud et Robert del Picchia, jusqu’à la suppression de cette disposition en 2017. Equinox compte aussi trois annonceurs publics : la mairie de Barcelone, la province de Barcelone et la région de Catalogne, qui diffusent sur ses supports des publicités d’intérêt général ou à vocation touristique. Sur les exercices 2015, 2016, 2017 et 2018, les fonds publics (annonceurs publics et réserve parlementaire) ont représenté 19% des revenus d’Equinox.

      En juillet 2018, la rédaction a décidé de mettre en place un système de micro-mécénat accessible à tous afin de continuer à financer son travail de terrain tout en garantissant son indépendance. Le micro-don s’effectue via la plateforme J’AIME L’INFO en cliquant ici.

  • événement ou évènement ? - orthographe | La Langue Française
    https://www.lalanguefrancaise.com/orthographe/evenement-ou-evenement-orthographe
    En fin de compte on s’en f... :-)

    Ecrit-on « événement » ou « évènement » ?

    Autant ne pas faire durer le suspense, il est tout à fait correct d’écrire événement avec un accent aigu ou évènement avec un accent grave. La distinction s’est opérée lors d’une réforme de l’orthographe de la langue française en 1990. Maintenant, les dictionnaires proposent les deux orthographes. Voyons les dessous de ce débat orthographique.

    ...

    Exemple : « Les évènements de l’année.« 

    Finalement, une étude de l’usage des deux formes orthographiques dans la littérature française depuis 1800 montre que l’usage de « événement » avec un accent aigu reste le plus important. « Évènement » avec un accent grave rentre toutefois dans les usages ces dernières années :

    Ngram de Google
    https://books.google.com/ngrams/graph?content=%C3%A9v%C3%A9nement%2C%C3%A9v%C3%A8nement&year_start=180

    À vous désormais de faire le choix entre « événement » ou « évènement ». Les deux formes sont justes mais vous savez dorénavant l’histoire de ce changement orthographique.

    Actualités - À trancher une bonne fois pour toutes : événement ou évènement ? - Orthographe et Projet Voltaire
    https://www.projet-voltaire.fr/culture-generale/evenement-evenement-orthographe-accent-aigu-grave

    Qui oserait aujourd’hui remettre en cause l’accentuation d’avènement, nom sur lequel s’est formé « événement » ? Pourtant, avènement s’est d’abord écrit « avénement ». C’est lors de la réforme orthographique de 1878 que l’accent aigu est devenu grave. D’autres mots ont suivi la tendance : « collége » est devenu collège ; « siége », siège ; « Liége », Liège ; « j’abrége », j’abrège ; etc. Outre la lettre « g » qu’ils ont en commun, tous ces mots se terminent par un « e » muet, qui appelle, comme nous l’avons vu plus haut, un accent grave sur le « e » précédent.

    Et « événement », dans tout ça ? Pour une raison inconnue, il est passé entre les mailles du filet, alors qu’il aurait dû suivre le mouvement. La « réforme » de 1990 n’a fait que réparer cette injustice !

    Contrairement aux dictionnaires usuels, l’Académie française prend parti : elle recommande la « nouvelle » orthographe, évènement, en précisant que « la graphie ancienne événement n’est cependant pas considérée comme fautive, encore que rien ne la justifie plus ». Ainsi, sur le site de la célèbre institution, on peut lire : « Sabler le champagne » s’est employé pour signifier, par extension, « célébrer un évènement en buvant du champagne ».

    #Langue_Française #orthographe

  • Le français “petit-nègre”, une construction de l’armée coloniale française
    https://www.franceculture.fr/sciences-du-langage/le-francais-petit-negre-une-construction-de-larmee-coloniale

    Le langage “petit-nègre”, celui de “Y’a bon Banania” ou des dialogues de “Tintin au Congo”, était une sorte de français approximatif parlé par les peuples colonisés. Ce langage, maintenant largement perçu comme raciste, a été instauré par l’armée coloniale française.

    Alors là ça m’a sciée ce truc ! C’est du délire total ! Quelle preuve de racisme profond ! C’est incroyable ! Ça m’a mieux fait comprendre cette façon très châtiée de parler chez certains intellectuels Africains, tant de choses à prouver, c’est horrible !
    #racisme #colonisation #tirailleurs #armée_coloniale #francophonie #langue_française

  • Spam, buzz, geek... Le français a-t-il perdu la conquête du web ? | L’imprévu - L’imprévu
    https://limprevu.fr/avant-veille/lavant-veille-de-lhiver-2018/spam-buzz-geek-francais-a-t-perdu-conquete-web

    « Je prends mon smartphone pour notre call de tout à l’heure. N’oublie pas, on a reçu un mail avec l’adresse du community manager, celui de la nouvelle start-up ! » Ce genre de phrases comme tant d’autres paraissent désormais familières, malgré les nombreux termes puisés dans la langue de Shakespeare. « Au fil du temps, la déferlante anglophone a été sévère : hacker, joystick, freeware, shareware, peer-to-peer, blog », notait Le Monde en 2005. Le journal donnait alors la parole à Loïc Depecker, président de la Société française de terminologie et qui se montrait assez peu optimiste : « Les Français refusent de faire preuve d’imagination. Et, à force de ne pas avoir de termes pour nommer les choses, le français disparaîtra des sciences et techniques. C’est ce qui arrive à d’autres langues comme le suédois ou l’italien : cela s’appelle la ‘perte de domaine’. »

    Malgré cette avalanche de termes empruntés à l’anglais, France Culture refuse les conclusions trop hâtives. En mai dernier, dans sa chronique quotidienne « la vie numérique », Xavier de la Porte avançait à contre-courant : « La déploration sur les menaces que les technologies font porter sur notre langue française est une antienne bien connue », lançait-t-il en introduction. Pour autant, « ceux qui le déplorent feraient bien de se renseigner et de ne pas confondre leur propre écroulement et celui du monde qui les entoure ».

    Son constat est le suivant : « les internautes francophones forment la 4e population linguistique […], alors que nous sommes plutôt la 5e ou 6e population linguistique […] pour le dire autrement : en proportion, il y a plus de gens qui parlent français sur internet que dans la vie physique ». Les chiffres qu’avance le chroniqueur sont tirés d’une étude réalisée par l’Observatoire des langues et des cultures sur Internet. Ce dernier montre que 6,5% des contenus postés en ligne le sont en français, alors même que notre langue n’est parlée que par 5,6% des internautes.

    #Francophonie #Néologisme #Langue_française #Multilinguisme

  • Hackathon écriture inclusive - romy.tetue.net
    http://romy.tetue.net/hackathon-ecriture-inclusive

    Mon compte-rendu du premier hackathon de création d’outils aidant au développement de l’écriture inclusive : 75 participant·es, 25 idées dont une dizaine de projets développés durant le weekend.

    #HackEcritureInclusive #EcritureInclusive #langue_française #incluzor

  • #Francophonie, #langue_française : #lettre ouverte à Emmanuel Macron
    https://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20180115.OBS0631/francophonie-langue-francaise-lettre-ouverte-a-emmanuel-macron.h

    Onésime Reclus

    Il est certes louable de faire un discours à #Ouagadougou à la jeunesse africaine, mais il serait utile, Monsieur le #Président, que vous prouviez à ces jeunes gens que vous êtes d’une autre génération, que vous avez tourné la page et qu’ils ont droit, ici et maintenant, à ce que la langue française couve de plus beau, de plus noble et d’inaliénable : la liberté.

    Par conséquent, et en raison de ces tares que charrie la Francophonie actuelle – en particulier les accointances avec les dirigeants des #républiques_bananières qui décapitent les rêves de la jeunesse africaine –, j’ai le regret, tout en vous priant d’agréer l’expression de ma haute considération, de vous signifier, Monsieur le Président, que je ne participerai pas à ce projet.

  • Les Détricoteuses. Les académicien.nes n’aiment pas trop les nénufars
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/251217/les-detricoteuses-les-academiciennes-naiment-pas-trop-les-nenufars

    Le français, une citadelle menacée ? Alors que les crispations sont légion, les Détricoteuses revisitent l’histoire du français, une langue vivante, changeante, construite comme un instrument de domination. Une #Histoire faite de coups de force, mais aussi de résistances et de merveilleux métissages qui n’ont aucune raison de cesser.

    #Culture-Idées #Académie_française #clovis #écriture_inclusive #langue_française #première_guerre_mondiale

  • L’unanimisme feutré de l’#Académie_Française se fracture contre l’#écriture_inclusive
    https://www.franceculture.fr/societe/lecriture-inclusive-divise-les-immortels-a-lacademie-francaise

    Dès la mi-novembre, soit quinze jours plus tard, dans une interview accordée à Libération, Dominique Bona enjoignait pourtant l’Académie Française à « rouvrir le débat sur la place du #féminin dans la #langue_française ». Un débat plus houleux fracturerait donc l’unanimisme derrière les portes opaques du quai Conti ? Un article publié sur lemonde.fr ce mercredi 13 décembre 2017, confirme les dissensions qui émergent dans le cénacle feutré sur l’écriture inclusive :

    Derrière la bannière de leur secrétaire perpétuel, Hélène Carrère d’Encausse – qui refuse de féminiser son titre (et d’en parler avec Le Monde) –, les sages du quai de Conti ne sont pas unanimes sur tous les aspects d’une hypothétique réforme. Certains profitent aussi de l’occasion pour faire souffler un petit vent de contestation sur le fonctionnement de l’Académie.

    Des séances hebdomadaires ont ainsi démarré depuis ce mois de décembre pour réfléchir à la question. Si le point median est unanimement rejeté, en revanche, d’autres sujets - tels que la #féminisation des noms de métiers ou encore l’#accord_de_proximité - divisent ouvertement les Immortels.

  • L’appel des anti-écriture inclusive à Jean-Michel Blanquer (LeFigaro.fr)
    http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/11/10/31003-20171110ARTFIG00339-l-appel-des-anti-ecriture-inclusive-a-jean-michel

    Professeur de lettres au lycée Saint-Louis-de-Gonzague, à Paris, fréquenté il y a peu par Brigitte Macron, Emmanuelle Fontenit a créé vendredi 10 novembre une contre-pétition sur le site change.org destinée au ministre de l’Éducation. « J’espère qu’elle permettra de contrer les Trissotin des temps modernes », nous indique cette enseignante qui entend représenter la « majorité silencieuse ». Elle souhaite ainsi s’opposer à la pétition lancée par le professeur de lettres Eliane Viennot laquelle prône l’abandon de la règle qui veut que le masculin l’emporte sur le féminin.

    L’appel : “Contre ces combats « féministes » qui abîment la langue française"
    https://www.change.org/p/emmanuelle-fontenit-contre-ces-combats-f%C3%A9ministes-qui-ab%C3%AEment-la-langue-fran%C3%A7aise/nftexp/ex21/v3/597007145

    Voir mon précédent post : https://seenthis.net/messages/643236

    #éducation #polémiques #langue_française #langage #masculin #féminin #sexisme #écriture_inclusive #eau_pure

  • Pas d’accord sur les accords ? « Le Bon usage » de Grevisse (Claude Lelièvre)
    https://blogs.mediapart.fr/claude-lelievre/blog/081117/pas-daccord-sur-les-accords-le-bon-usage-de-grevisse

    Dans ce genre de situation, consultation de « La grammaire française. Le bon usage » de Maurice Grevisse (9ème édition).

    Page 314 : « Quand un adjectif qualificatif se rapporte à plusieurs noms ou pronoms, coordonnés ou juxtaposés, il se met au pluriel et prend le genre des mots qualifiés. Si les mots qualifiés sont de genres différents, l’adjectif se met au masculin pluriel (1) »

    Soit. Mais il y a le renvoi en bas de page : « (1) voir à la fin du volume l’arrêté du 26 février 1901 »

    Arrêté relatif à la simplification de l’enseignement de la syntaxe française signé le 26 février 1901 par le ministre de l’Instruction publique Georges Leygues

    VI- Adjectifs 2. Adjectif construit avec plusieurs substantifs : on tolérera toujours que l’adjectif soit construit au masculin pluriel , quel que soit le genre du substantif le plus voisin ( ex : appartements et chambres meublés). On tolérera aussi l’accord avec le substantif le plus rapproché (ex : un courage et une foi nouvelle)

    Et il y a aussi, à la page 315 du « Bon usage » de Maurice Grevisse, un « historique » : « la langue du Moyen âge faisait ordinairement l’accord de l’adjectif avec le nom le plus proche. Les auteurs du XVII° siècle suivaient encore assez souvent cet usage : « Consacrer ces trois jours et ces trois nuits entières » (Racine, Athalie, I, 2). Vaugelas préférait l’accord avec le dernier nom ; Malherbe, au contraire, voulait l’accord simultané »

    In fine, l’Académie française en perd son latin...

    Petite mise au point de l’historien de l’éducation Claude Lelièvre, face à la levée de boucliers de tout ce que l’Hexagone compte de plus réactionnaire, suite à l’appel suivant :

    « Nous n’enseignerons plus que "le masculin l’emporte sur le féminin" »
    https://www.slate.fr/story/153492/manifeste-professeurs-professeures-enseignerons-plus-masculin-emporte-sur-le-f

    #éducation #polémiques #langue_française #langage #masculin #féminin #sexisme

  • Entre la langue française et les mots d’Internet, c’est compliqué
    http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2017/09/29/32001-20170929ARTFIG00014-entre-la-langue-francaise-et-les-mots-d-internet-

    Faut-il dire dark net ou Internet clandestin ? Une nouvelle salve de propositions vient d’être publiée pour éviter les anglicismes autour de termes clés du numérique. Elles témoignent du caractère politique qu’a pris Internet.

    #linguistique #Langue_française #Internet

    • Mais n’est-ce pas le pis-aller commun de mettre un article féminin pour dire que les deux s’écrivent pareil, ce qui invisibilise les femmes et n’en fait que des éventualités dans le poste ?
      Le normal serait le masculin, chef, et on condescend à mettre un article féminin si c’est une femme ?
      Alors que la différenciation cheffe met le féminin en valeur.
      Certains métiers sont compliqués à féminiser : un médecin, une médecine ? Non, ça ne marche définitivement pas, à cause de l’ambiguïté avec le sens de médecine, par ailleurs.
      Pour le reste, revendiquons une différenciation.
      De même, défendons la règle, tordue, de l’accord avec le COD s’il est avant l’auxiliaire avoir (la pomme que j’ai prise), c’est un moyen pour entendre le féminin (sauf les verbes du premier groupe), il n’y a jamais trop d’occasions pour voir, entendre, visibiliser le féminin :)*/
      #féminisation #invisibilisation #grammaire #sexismeordinaire

      PS : moi quand j’ai passé des articles à moi ,sur seenthis je me suis fais engueuler, y’a des chouchoutes ;)

    • Pourquoi un pis-aller ? Les épicènes existent, autant s’en saisir comme d’une chance puisque cela facilite la rédaction non sexiste. C’est d’ailleurs une recommandation des différents guides francophones de rédaction non sexiste.

      De nombreux mots ont une forme identique au féminin et au masculin, pour lesquels il n’est donc pas nécessaire d’introduire une féminisation. C’est le cas des noms terminant en « -e » (un·e juge, un·e webmestre, un·e astronaute), des anglicismes (un·e geek, un·e designer) et d’autres (un·e témoin, un·e chef, un·e médecin).

      Mais il est vrai que certains pays introduisent malgré tout de nouvelles formes féminines, pour des mots dont le féminin existe pourtant, dans le dico comme dans l’usage courant : une professeur(e), une chef(fe)… Il en résulte donc qu’en francophonie, le mot chef connaît DEUX formes féminines : une chef (Canada, Belgique, France) et une cheffe (Suisse).

      #francophonie

      PS : pour ce qui est de « se faire engueuler », non, y’a pas de chouchoutes, j’ai eu mon lot aussi et pas des moindres. Une femme qui l’ouvre, ça s’en prend toujours plein la tronche. Les modalités et les intensités différent, mais y’a pas de privilège, on morfle toutes.

    • Je crois pas qu’on ai jamais engueulé personne sur l’autopromo ; un temps j’ai souvent ajouté le tag #shameless_autopromo sur les messages concernés mais c’était pas du tout une engueulade ni même une méchanceté, bien des gens se l’étaient auto-attribué par la suite. Aujourd’hui, il apparait moins souvent, c’est tout.

  • La « clause Molière », une invention discriminatoire contre les #Travailleurs_détachés
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/230317/la-clause-moliere-une-invention-discriminatoire-contre-les-travailleurs-de

    Plusieurs collectivités locales, dont l’Île-de-France de #Valérie_Pécresse et l’Auvergne-Rhône-Alpes de #Laurent_Wauquiez, ont décidé de réserver leurs chantiers à des ouvriers parlant le français. Il s’agit, assurent les promoteurs de cette clause, de garantir la sécurité sur les chantiers, mais aussi de combattre la fraude aux travailleurs détachés. La légalité de la mesure est toutefois très contestable.

    #Economie #Clause_Molière #discrimination #droit_du_travail #langue_française

  • Auteur, auteure ou autrice ? | Page Seauton | Audrey Alwett
    http://www.audreyalwett.com/auteur-auteure-ou-autrice

    [Richelieu] a créé l’Académie Française et a ordonné à cette institution, composée uniquement d’hommes, d’effacer les femmes de la vie intellectuelle et politique.
    (...) À l’époque, on disait #philosophesse, #poétesse, #autrice, #mairesse, #capitainesse, #médecine, #peintresse, etc. Tous ces mots ont été supprimés pour ne garder que leur masculin

  • JO 2024 : Bernard Pivot pense que le slogan en #anglais de Paris est « une ânerie »
    http://www.francetvinfo.fr/sports/jo/jo-2024/jo-2024-bernard-pivot-pense-que-le-slogan-anglais-de-paris-est-une-aner

    « Made for sharing. » Telle est la formule adoptée pour vanter les mérites de Paris, candidate à l’organisation des #Jeux_olympiques en 2024. Le président de l’académie Goncourt en reste pantois.

    #langue_française #francophonie

  • Thierry Lepaon va être nommé délégué interministériel à la langue française 13 février 2107

    Deux ans après avoir été obligé de démissionner, le 7 janvier 2015, de son poste de secrétaire général de la CGT, à la suite d’affaires mettant en cause son train de vie, Thierry Lepaon va pouvoir entamer une nouvelle vie. Mardi 14 février, il devrait être nommé président de l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI), en remplacement de Marie-Thérèse Geoffroy, qui la présidait depuis 2012.

    A cette fonction (bénévole), la République, bonne fille, ajoute une cerise sur le gâteau : mercredi 15 février, M. Lepaon sera nommé, en conseil des ministres, délégué interministériel à la langue française pour la cohésion sociale auprès du premier ministre. Une nomination qui intervient plus tard que prévu car elle n’a pas fait l’unanimité au sein du gouvernement, certains ministres ne le jugeant pas politiquement opportune.

    Depuis son départ forcé de la direction de la CGT – à la suite de travaux d’aménagement de son logement de fonction à Vincennes (Val-de-Marne), pour lesquels la centrale l’a ensuite « blanchi » en reprenant sa ligne de défense, et dans son bureau au siège de la confédération à Montreuil (Seine-Saint-Denis) –, M. Lepaon rêvait de s’investir dans la lutte contre l’illettrisme, « une question de civilisation et de citoyenneté », selon sa formule.
    . . . . . . . .
    Depuis huit mois, M. Lepaon n’est plus salarié de la CGT (4 000 euros par mois avec un treizième mois) et se trouve donc rémunéré par les services du premier ministre. Compte tenu de la proximité de l’élection présidentielle, son nouveau poste va ressembler à un contrat à durée déterminée pouvant être remis en cause en mai par le futur gouvernement. Mais l’ancien secrétaire général de la CGT se montre serein : « Le projet gardera sa pertinence quel que soit le premier ministre demain ».

    https://seenthis.net/messages/480914
    #Corruption #pantouflage #prébende #Thierry_Lepaon #Syndicat #délégué_interministériel #langue_française #illettrisme

  • Le français n’a pas de sexe ?
    Le masculin ne l’a pas toujours emporté sur le féminin

    L’effacement du féminin dans la langue a tout à voir avec la condition des femmes. Ceux qui ont purgé le français de ses féminins et ont inventé la règle le masculin l’emporte ne cherchaient pas à rendre la langue « plus neutre », bien qu’on enseigne aujourd’hui que le masculin est un genre « générique ». Ils cherchaient plutôt à faire disparaître la possibilité, l’idée même d’une femme en philosophie ou d’une femme de lettres. Contrôler la langue permet ainsi de contrôler l’imaginaire collectif, les représentations que l’on se fait du rôle des femmes dans la société. Comme Mariana Yaguello le résume brillamment, « la place de la femme dans cette langue est le reflet de sa place dans la société » (1982).

    https://ricochet.media/fr/1562/le-francais-na-pas-de-sexe

  • Les performances en orthographe des élèves en fin d’école primaire (1987-2007-2015) (Ministère de l’Éducation nationale)
    http://www.education.gouv.fr/cid23433/les-performances-en-orthographe-des-eleves-en-fin-d-ecole-primaire-19

    Finalement, le niveau baisse…

    Évalués en cours moyen deuxième année (CM2) en 2015, les élèves, entrés en cours préparatoire (CP) en 2010 pour la plupart, ont de moins bons résultats en orthographe que les élèves évalués en 1987 et 2007. La baisse des résultats constatée entre 1987 et 2007 n’a ainsi pas été enrayée. C’est l’orthographe grammaticale (règles d’accord entre le sujet et le verbe, accords dans le groupe nominal, accords du participe passé) qui demeure la source principale de difficultés pour les écoliers français.

    #éducation #école #langue_française #orthographe

    • « C’est un choix de société : que voulons-nous faire de notre orthographe ? »
      http://www.liberation.fr/france/2016/11/13/c-est-un-choix-de-societe-que-voulons-nous-faire-de-notre-orthographe_152

      Oui, les enfants de cadre font deux fois plus d’erreurs aujourd’hui qu’il y a trente ans, ce sont ceux dont le niveau a proportionnellement le plus baissé. L’explication tient à la place que l’on accorde à l’orthographe dans notre société actuelle, l’exigence a baissé. Les enfants ne sont pas les seuls à écrire en faisant des erreurs, c’est la même chose pour les adultes. Il suffit d’ouvrir un journal pour s’en rendre compte. Même ceux qui sont censés maîtriser le mieux notre langue écrite (les journalistes, les universitaires, les grandes plumes) commettent aujourd’hui des erreurs.

    • Et pratiquement comment on fait ?

      En tout les cas, on évite de désigner les femmes par leur statut sexuel parce que c’est vraiment une sale habitude. On n’utilise pas mademoiselle, on arrête de parler des filles en désignant des femmes non mariées [6], et on ne dit pas les Hommes pour désigner les humains.

      #langage #sexisme #langue_française

    • VIVE le point médian ou point suspendu comme j’aime à dire ! (Alt Gr + Maj + . sur clavier spécial) je le trouve gracieux, je l’utilise tout le temps.
      Sinon, Alt Gr+149 relaché sur Qwerty / Azerty.
      >> ami·e <<

      Utilisation dans le langage non sexiste
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Point_m%C3%A9dian#Utilisation_dans_le_langage_non_sexiste

      En français, le point milieu est parfois utilisé — généralement dans une perspective militante — pour inclure dans un même mot féminin et masculin. Pour dire « les salariés et les salariées », on pourra ainsi écrire « les salarié·e·s ». C’est une variante du trait d’union ; il a l’avantage d’être neutre typographiquement, de prendre moins d’espace et de ne pas diviser les mots en fin de ligne . Il est également utilisé, dans la perspective informationnelle que ne respecte pas la règle du masculin « qui l’emporte » pour indiquer la présence de filles et de garçons ou d’hommes et de femmes dans l’énonciation. Exemple : « Des élèves appliqué·e·s. ».

      L’utilisation du point milieu a été privilégié par un grand nombre d’initiatives en faveur du langage non sexiste car il n’est pas utilisé dans la langue française , contrairement à d’autres signes de ponctuations qui servent parfois à ne pas "invisibiliser" le féminin. Il présente également l’avantage de ne pas induire de hiérarchie, comme peu le faire la parenthèse ou le tiret. En 2016, une agence de communication a lancé un document de sensibilisation à cette question, sous le titre de Manuel d’écriture inclusive.

      En économie linguistique, il permet la simultanéité de l’alternance des suffixes féminin et masculin à l’écrit : « Un·e directeur·trice » traduit à l’oral par « un directeur ou une directrice ».

  • L’usage de la #langue_française recule au sein des institutions européennes
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/05/06/l-usage-de-la-langue-francaise-recule-au-sein-des-institutions-europeennes_4

    Dans un rapport annuel sur l’emploi de la langue française au sens large, le ministère de la culture et de la communication montre combien la #francophonie a reculé au sein de la #Commission_européenne – essentiellement au profit de l’#anglais.