#lassitude

  • Les décrocheurs de portraits de Macron face à la justice
    https://reporterre.net/Les-decrocheurs-de-portraits-de-Macron-face-a-la-justice

    Le président a-t-il vraiment changé ? Est-il devenu, en quelques mois, un précieux allié des luttes contre le changement climatique et la 6e extinction de masse ? « Non, il n’a pas changé, estime Anne-Sophie Trujillo-Gauchez, activiste au sein d’Action non iolente-COP21 (ANV-COP21). Au contraire, c’est toujours un moulin à vent. Sa communication est redoutable mais ses actions ne sont que des esbroufes, au mieux des pansements. Sur l’Amazonie, il dit “Reboisons !”. Mais il est à côté du problème. L’enjeu, c’est surtout de consommer moins et mieux, d’arrêter d’importer du soja brésilien destiné à nourrir du bétail français. Mais, ça nécessite de changer de logiciel. »

    • Il ne s’agit pas de changer de logiciel, il s’agit de changer d’objectifs. Ce n’est pas un problème de compréhension des enjeux, c’est l’affaire totalement assumée de piller sans que le grand nombre ne se révolte, et en total désintérêt pour l’environnement que tous savent de toute façon condamné à moyenne échéance. Ils le savent tous, parmi ces gens (les qui sont aux commandes), que c’est foutu, et que nous n’avons aucune chance de pouvoir influer sur les évènements, et qu’en définitive, il ne reste plus qu’à s’en foutre plein les poches, pour être certain d’être parmi ceux qui pourront résister aux éléments le plus confortablement possible.
      Continuer à faire comme si les gens au pouvoir avaient la moindre intention de s’intéresser aux problématiques environnementales, c’est d’une certaine façon leur faire crédit d’une possible volonté de s’intéresser à l’intérêt général, c’est alimenter la croyance que ces gens sont potentiellement nos alliés. Alors que ces gens sont rien moins que les ennemis de l’humanité.

    • Continuer à faire comme si les gens au pouvoir avaient la moindre intention de s’intéresser aux problématiques environnementales, c’est d’une certaine façon leur faire crédit d’une possible volonté de s’intéresser à l’intérêt général, c’est alimenter la croyance que ces gens sont potentiellement nos alliés. Alors que ces gens sont rien mois que les ennemis de l’humanité.

      Et la question qui se posera fatalement, c’est : « comment s’en débarrasser (de ces gens qui sont rien moins que les ennemis de l’humanité et qui, pour rien au monde, ne changeront leur logiciel) ? »
      #lassitude

      On peut continuer à se lamenter toujours et encore. Le seul salut est dans le pouvoir d’achat. Pour s’acheter des bagnoles électriques qui ne polluent pas, pour se loger dans des logements BBC qui ne polluent pas ou pour se payer une place dans un bunker avec le cul bien au frais sous des latitudes tempérées et au milieu d’une grande île pour échapper à la colère des dépossédé·es.

  • La classe ouvrière à vif et à vie !
    Avec le sang des autres (1974) un film de Bruno Muel
    http://www.youtube.com/watch?v=3fANWq_CzWY


    http://www.dvdclassik.com/critique/a-bientot-j-espere-marker-marret

    Dans #Avec_le_sang_des_autres, Bruno Muel peut enfin #filmer cette chaîne de Peugeot qui lui été interdite dans Week-end à #Sochaux.
    Là encore, Bruno Muel reprend une forme documentaire classique pour aller au cœur du monde ouvrier de Peugeot. Ce #film, il l’a réalisé seul ou presque. Les #artisans des #groupes_Medvedkine n’ont pu conserver leur passion intacte face à la machine à broyer. Trop de luttes#syndicales, au jour le jour, trop de fatigue, l’usure des corps et des esprits. La #chaîne a repris ses droits et Muel tient à témoigner de sa force destructrice. Avec le sang des autres, c’est la description minutieuse d’une région entière sous la coupe de Peugeot. On découvre l’arbre généalogique de la famille dont les embranchements se répandent à tous les postes clés de #Sochaux et des environs depuis des générations. Main mise tentaculaire des homme Peugeots, mais aussi des moyens qui tissent un réseau aux mailles infranchissables. Les employés Peugeot sont allés à l’#école #privée Peugeot, à l’école d’apprentissage Peugeot, ont joué dans le club de sport Peugeot. Et ils sont enterrés dans des cercueils Peugeot portés par les corbillards Peugeot. Les #habitations (vétustes), la chaîne de magasins RAVI où chacun se rend, les #transports… toute la vie est estampillée Peugeot et il paraît impossible de s’en échapper. Peugeot établit une continuité entre le travail et la vie privée, en abolit les frontières. Sa #gestion de la chaîne, afin d’empêcher qu’une lutte s’organise, il la reprend dans le réseau d’#habitations de la #ville. Sur la chaîne, Peugeot fait de la "gestion logique des placements" en alignant les homme de manière à ce que chaque ouvrier ait le moins possible de points communs avec son voisin. En ville, Peugeot loge ses employés dans un semis de petites #cités mal desservies. Chaque #habitant peut difficilement gagner le centre ou d’autres foyers de #travailleurs, le seul transport en commun est celui qui les mène à l’usine.
    L’élément central d’Avec le sang des autres, demeure la chaîne, véritable #monstre #destructeur qui avale la #vie des ouvriers. On ne peut vraiment saisir par l’image toute l’horreur de cette entité. Par ses scènes répétitives du #travail à la chaîne, le film entend décrire l’#aliénation des ouvriers, mais ces longues séquences, déjà interminables, ne peuvent pleinement donner corps à cet longue et usante suite de #gestes toujours #répétés, #reproduits à l’infini, #vidésde #sens. Il faut entendre le plus poignant des #témoignages pour commencer à saisir une once de la #destruction qui est à l’œuvre ici. En voix off, un #employé parle, ou plutôt essaye de parler. Car sa voix est usée, brisée. : "Quand t’as pas parlé pendant neuf heures, tu as trop de choses à dire que tu n’y arrives pas… tu bégaies". Il parle de ses mains abîmées, de ses pouces qu’il ne peut plus plier. Il ne peut plus toucher sa femme, déboutonner les vêtements de ses enfants. Cinq années de chaîne lui ont #volé ses mains. Il nous parle de la #honte, la honte de ce#travail qui n’est pas un #métier, la honte d’#être #soi-même. Il n’a plus de besoins, plus d’#envie. Il ne peut plus #lire, même pas par#fatigue, par #lassitude. "Je ne me dis même plus : à quoi ça sert de lire ? ». Et la #peur chaque jour d’y retourner. Et la peur de ne plus pouvoir y travailler, car après c’est le balai. Et « à 45 ans au balai, à 50 tu es mort".
    Une employée parle de ses #rêves #détruits, d’une lutte qu’elle ne peut plus mener. "Le #Socialisme on n’y pense même plus. On ne sait même plus ce qu’on attend (…) le #bonheur on n’y croit plus, seulement par morceaux". Avec #le_sang_des_autres est un documentaire magnifique, aussi poignant que juste dans sa #description du monde ouvrier. Le film se termine sur une #fête entre les ouvriers, des chants, une certaine joie que Muel coupe brutalement par de nouvelles images de la chaîne. Le bruit des machines, qui court tout au long du film, souvent en off sur d’autres images, assourdit toutes ces vies. La douleur vient aussi du fait qu’Avec le sang des autres marque la fin d’un rêve. Les groupes Medvedkine, ce sont 330 minutes d’espoir et de lutte, une lutte souvent joyeuse, des espoirs souvent #mélancoliques. Une expérience unique, un #témoignage du monde ouvrier #indispensable, qui dépasse son cadre historique pour parler de notre époque avec une lucidité rare et#salvatrice.

    #Bruno_Muel #luttes_Des_classes #Usine #Taylorisme #Ouvriers #prolétariat #Cités-dortoirs #Capitalisme #Peuples #Exploitation#Domination #Documentaire #Groupes_Medvedkine #Vidéo