• Étudiant éborgné à Rennes en 2016 : un policier renvoyé devant le tribunal
    https://www.ouest-france.fr/societe/police/etudiant-eborgne-a-rennes-en-2016-un-policier-renvoye-devant-le-tribuna

    L’étudiant en géographie, alors âgé de 20 ans, avait été blessé lors d’une manifestation le 28 avril 2016 par un tir de #LBD_40 (lanceur de balles de défense) et avait perdu l’usage de son œil gauche, qui avait dû être énucléé. Il avait fait appel de l’ordonnance de non-lieu.

    Deux policiers avaient fait usage de leur arme au moment des faits et avaient été placés sous le statut de témoin assisté pour « violences volontaires ayant entraîné une infirmité ou une mutilation permanente par personne dépositaire de l’autorité publique ».

    Ce renvoi devant le tribunal correctionnel est « une excellente nouvelle pour Jean-François Martin et sa famille et on s’en félicite », a estimé leur avocat, Me Arié Alimi, interrogé par l’AFP.

    « C’est très important pour toutes les victimes de violences policières », a-t-il souligné, relevant qu’il y avait « peu de renvois devant un tribunal pour un tir de LBD ».

    En janvier 2020, le Défenseur des droits avait réclamé des poursuites disciplinaires contre les deux policiers « pour usage disproportionné de la force ».

  • La police est en guerre contre nous | Blast, Le souffle de l’info - Site d’information français d’actualités et d’investigation indépendant
    https://www.blast-info.fr/articles/2021/la-police-est-en-guerre-contre-nous-2loPNNDcQMqyq2GG7wl7FA

    Pierre Douillard-Lefèvre a décortiqué son nouveau livre, « Nous sommes en guerre » (Editions Grévis) et son savoir, qui est grand. Avec lui, blessé par un #LBD en 2007, il avait alors 16 ans, nous avons causé des laboratoires de la peur (quartiers, immigrés, fêtards, supporters), de la « brutalité rhéostatique », du statut des victimes. Puis, à un moment, Pierre a sorti un arsenal de douilles et de grenades usagées. Il a passé en revue les outils du #maintien_de_l’ordre français, dont certaines relèvent de la catégorie des armes de guerre.

    Pierre Douillard-Lefevre, Nous sommes en guerre
    https://editionsgrevis.bigcartel.com/product/precommande-pierre-douillard-lefevre-nous-sommes-en-guerre
    également un long entretien avec Pierre Douillard-Lefèvre dans le dernier CQFD.

  • La Baule : station balnéaire bourge du 44. Ce week-end des jeunes font la fête sur la plage, feux d’artifices, tmts. Quand la police est venue les chasser suite à l’appel du « Punch In Baule » (oui oui !), forcément, ça a riposté.
    Un jeune s’est pris un tir de LBD et « est tombé »
    Probable compa aujourd’hui
    Pour des jeunes qui veulent fêter leur bac et l’été « Les fonctionnaires font alors usage de grenades lacrymogène, d’une grenade de désencerclement et d’un tir de lanceur de balles de défense (LBD). Les 300 jeunes ne se dispersent que peu. »
    Oui ça m’a amusée de me dire que les bourges aussi goutaient la lacrymo mais une désencerclante ?! Le mineur qui s’est pris le LBD vient de St Nazaire et avait déjà une mesure d’éloignement : il risque de prendre cher 😕
    Et le maire qui surenchérit sécuritaire... pour une teuf 🤢

    Source bleue : https://www.francebleu.fr/amp/infos/faits-divers-justice/des-echauffourees-entre-300-jeunes-et-des-policiers-a-la-baule-1625914151

    #police #violences_policieres #armes #lacrymo #grenade #lbd #maintien_de_l'ordre

  • Un policier [devenu vedette de la violence d’État] mis en examen pour un tir de LBD « à bout portant » lors d’une manifestation à Paris
    https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2021/06/21/un-policier-mis-en-examen-pour-un-tir-de-lbd-a-bout-portant-lors-d-une-manif

    Une enquête avait été confiée à l’IGPN à la suite d’une vidéo virale montrant un policier, armé d’un LBD, tirer sur la foule à environ un mètre de distance lors d’une manifestation contre la réforme des retraites en janvier 2020.

    Un policier a été mis en examen fin avril pour « violences volontaires » après des tirs de #LBD potentiellement non réglementaires sur deux manifestants à Paris en janvier 2020 contre la réforme des retraites, a fait savoir une source proche du dossier lundi 21 juin.
    Le parquet de Paris avait ouvert une enquête, confiée à l’inspection générale de la police nationale (IGPN) à la suite d’une vidéo virale montrant un policier, rue Saint-Lazare à Paris, armé d’un lanceur de balles de défense (LBD) tirer sur la foule à environ un mètre de distance, faisant tomber à terre un homme.

    Dans une déclaration à l’Agence France-Presse, la préfecture de police avait évoqué une vidéo « parcellaire » et « sortie de son contexte » et justifié l’emploi « de moyens intermédiaires, lacrymogènes et LBD » face à des « personnes violentes ». Une seconde vidéo, tournée six minutes plus tard au même endroit, montre le même policier des compagnies de sécurisation et d’intervention (#CSI) effectuer un tir de LBD sur un deuxième homme, Peter B., situé à une dizaine de mètres, avant de crier : « T’en veux encore ? » Touché, le manifestant avait porté plainte.

    Dans l’une des vidéos, le numéro d’identification personnel RIO du policier, obligatoire mais pas toujours arboré, est visible. Une juge d’instruction, saisie en novembre 2020, a mis en examen le 28 avril le policier, Ludovic C., âgé de 33 ans, pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique » avec arme. Lors d’un interrogatoire le 28 mai, le policier a évoqué une manifestation « très rude » avec des « black blocks (…) très virulents ».

    L’intéressé fait valoir une situation de légitime défense

    Concernant le premier manifestant touché quasiment « à bout portant », il a reconnu que son tir était « en dessous de la distance préconisée » pour les cartouches qu’il utilisait, soit au minimum 10 mètres, mais il a assuré qu’il avait été fait en situation de légitime défense et était « proportionné », car le manifestant « voulait blesser les collègues ».

    Concernant Peter B., situé à une dizaine de mètres et qui semble sur la vidéo donner un coup de pied dans un palet de grenade lacrymogène, Ludovic C. a déclaré vouloir « stopper la menace » : les gaz lacrymogènes peuvent « créer des détresses respiratoires ». Ludovic C. a défendu une « riposte proportionnée ». Sollicités, Arié Alimi, avocat de Peter B., et Thibault de Montbrial, avocat de Ludovic C., n’ont pas souhaité commenter.

    Arme non létale et controversée, le LBD a provoqué de graves blessures pendant les mobilisations de « gilets jaunes ». Ludovic C. a déclaré devant la juge avoir été « recherché, menacé de mort, moi et ma famille » à la suite de ces tirs « fortement médiatisés ».

    Mis aux arrêts « un mois » par sa hiérarchie « par mesure de sécurité », le policier a déclaré avoir « repris rapidement », avant d’être « muté dans l’intérêt de [son] service » dans le sud de la France, où il exerce actuellement sur la voie publique, « suite à une autre affaire, l’interpellation du rappeur Ademo de PNL », à laquelle il a participé.
    Les images de l’arrestation mouvementée de ce rappeur, plaqué au sol en septembre, avaient largement circulé sur les réseaux sociaux. Poursuivi pour « outrage » et « rébellion », Ademo a été relaxé début mai pour des raisons procédurales par le tribunal correctionnel de Paris.

    #police #lâcher_du_lest

  • Enquête vidéo : en Seine-Saint-Denis, comment une opération de police a viré au chaos
    https://www.lemonde.fr/police-justice/video/2021/06/02/enquete-video-en-seine-saint-denis-comment-une-operation-de-police-a-vire-au

    Le 25 juin 2013, à Villemomble, en Seine-Saint-Denis, des policiers confondent un jeune homme noir avec celui qu’ils poursuivent pour conduite d’une moto sans port du casque. S’ensuit un engrenage de violences qui fait plusieurs blessés, dont une mère de famille de 54 ans, qui perd l’usage d’un œil. Au terme d’une procédure de sept ans, tous les policiers ont été acquittés.

    Grâce au dossier d’instruction et à trente minutes d’images, parfois inédites, capturées par des habitants du quartier, Le Monde a pu retracer les moments clés de cette opération chaotique, où s’enchaînent des manquements policiers. Une enquête qui interroge la notion de « légitime défense », régulièrement invoquée par les forces de l’ordre dans les affaires de violence policière.

    Edit Le relevé des manquements policiers se veut scrupuleux mais oublie d’indiquer que les #grenades_de_désencerclement sont supposées être lancées au sol et non en cloche. Républicains, encore un effort...
    Par ailleurs, je crois pas que ce journal aurait fait ce taf si les propos de la famille étaient moins respectueux des institutions, ce qui n’est pas le cas de nombreuses familles de victimes de la police qui mènent une lutte politique, sans s’en tenir au terrain judiciaire et aux modalités testimoniales.

    #police #Violence_d'État #BAC #LBD #vidéo [30 !!] #justice #impunité_policière

  • Livraison de LBD dans les prisons d’Auvergne-Rhône-Alpes – Observatoire International des Prisons
    https://oip.org/analyse/livraison-de-lbd-dans-les-prisons-dauvergne-rhone-alpes

    Depuis la fin de l’année 2020, l’intégralité des #prisons de la région pénitentiaire de Lyon sont équipées de lanceurs de balles de défense (LBD). Une décision qui fait grincer des dents jusqu’au sein de l’administration pénitentiaire. D’une plus-value contestable au regard des armes déjà disponibles, ce déploiement illustre surtout la priorité donnée à une approche ultra-sécuritaire. Et vient souligner en creux l’absence de moyens mis sur l’humain et le dialogue.

    Charline Becker #OIP


    dessin de gwen tomahawk pour @cqfd
    http://cqfd-journal.org/Au-sommaire-du-numero-198-en

    [... La plus-value de cette arme par rapport à l’arsenal existant laisse de nombreux surveillants perplexes. « On a d’autres choses pour le maintien de l’ordre : dispositif de dispersion, Gomm-cogne (Pistolet qui tire des balles en caoutchouc de calibre 6 ou 9mm.), fusil à pompe , etc. », complète Jean. « Quand il y a un mouvement collectif, les #Éris(4) sont là pour ça ! Je ne vois pas l’apport du #LBD. On va finir avec des chars d’assaut si on continue comme ça », s’emporte un autre surveillant.]

    Si certains matons commencent à tousser suite à cette #dérive_sécuritaire les quartiers populaires, eux le savent depuis longtemps !
    https://seenthis.net/messages/914316

  • Victime d’un tir de #LBD, un Erythréen porte plainte et veut faire reconnaître la responsabilité de l’Etat

    « Je suis venu en France, censée être un pays de droits, où il y a de la justice »

    #Bhrane G. s’est réveillé à l’hôpital, cerné de perfusions et totalement dépendant du personnel soignant, même pour faire ses besoins. Il n’a aucun souvenir de son évacuation, décrite comme particulièrement difficile par plusieurs bénévoles. Ceux-ci estiment que les #CRS ont retardé les opérations de #secours.

    Amanda, bénévole néerlandaise, se trouvait sur les lieux pour l’ONG Refugee Info Bus, qui permet aux migrants de recharger leurs téléphones avec un générateur électrique. En début d’après-midi, certains Érythréens sont venus se plaindre auprès d’elle du blocage mis en place par les CRS, une pratique qui « arrive régulièrement ».

    Sa collègue Johanna, de nationalité allemande, prévient alors Human Rights Observers (HRO), une équipe inter-associative qui documente les interventions de police à Calais. Quelques minutes plus tard, les bénévoles du Refugee Info Bus voient accourir des dizaines d’exilés « suivis par de nombreux CRS », rapporte Johanna. Du #gaz_lacrymogène se répand dans l’air.

    Dès l’instant où elle voit Bhrane G. tomber au sol, Amanda se remémore une situation « chaotique ». « Une ligne de dix à vingt CRS équipés de boucliers s’est approchée de nous à pied. » La jeune femme appelle le 112 et décide de partir. Mais les exilés supplient les bénévoles d’emmener le blessé à l’hôpital. Deux hommes le transportent jusqu’à leur camionnette et montent avec lui à bord.

    Amanda conduit sur quelques centaines de mètres. Le premier van de CRS les laisse passer, le deuxième fait barrage. « Ils nous ont fait ouvrir le van. L’homme saignait énormément et était défiguré », décrit la bénévole. « Les CRS affirmaient qu’il avait été blessé par un jet de pierre », ajoute-t-elle, et lui auraient reproché son appel « inutile » aux pompiers.

    « Il a fallu longuement négocier », déplore Amanda, pour qui « il était clair que la situation était urgente ». Les policiers prennent le temps de « vérifier et prendre en photo les papiers d’identité » des bénévoles, qu’ils ont fait descendre de voiture.

    Les CRS consentent finalement à les laisser rejoindre le camion de pompiers arrivé sur les lieux. Mais l’un des migrants qui accompagnaient Bhrane G. dans la voiture des bénévoles est arrêté. « Formellement reconnu comme l’un des auteurs du caillassage » par les policiers, il est condamné à sept mois de prison avec sursis par le tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer.

    Des hôpitaux de Calais et de Lille, Bhrane G. conserve des certificats attestant de la gravité de ses #blessures et quelques souvenirs douloureux. « Je voyais des personnes avec des tuniques blanches, donc j’ai compris que j’étais à l’hôpital. Les médecins parlaient en français, je ne comprenais rien. » Il se rappelle avoir reçu la visite d’amis, dans un état de demi-conscience. « Ils avaient tous un regard triste, comme si mon destin était scellé. Ils n’avaient pas d’espoir pour moi : ils baissaient la tête et partaient. »

    Lui-même a pensé qu’il risquait de mourir. « Je n’avais pas peur mais j’étais triste et énervé. Je suis venu en France, censée être un pays de droits, où il y a de la justice. Tout d’un coup, pour quelque chose qui ne me concernait pas, je me retrouvais à la place de la victime. Je sais que la mort est inévitable mais j’étais loin de ma famille. Je pensais à la distance, au temps qui était passé. C’était un sentiment de déception plus qu’autre chose. » « Épuisé », Bhrane G. a refusé une troisième intervention chirurgicale malgré l’insistance des soignants. D’autres rendez-vous médicaux sont programmés dans les semaines qui viennent.

    Aujourd’hui, Bhrane G. attend de savoir s’il obtiendra le statut de réfugié. Malgré sa situation précaire, il assure qu’il n’a « pas de crainte face aux policiers ». « Je n’ai commis aucun délit. Je n’ai rien à me reprocher. » Il espère que la justice désignera les responsables de sa blessure et s’étonne que les autorités n’aient pas « pris de [ses] nouvelles ». « C’est la moindre des choses quand on blesse quelqu’un. Ils n’ont même pas vérifié si j’avais survécu, comment je me portais. C’est comme si je n’avais aucune valeur à leurs yeux. »

    Pour Étienne Noël, cette affaire est « insoutenable ». « Ce sont les plus vulnérables des plus vulnérables, ils risquent leur vie tous les jours. Ils ont traversé la moitié du monde pour essayer de retrouver un semblant de civilisation et d’humanité. On les parque comme des chiens, dans des conditions absolument immondes, et en plus on les canarde. »

    La dénonciation des violences policières couve depuis plusieurs mois au sein de la communauté érythréenne – qui, avec les communautés éthiopienne et soudanaise, fait partie de celles qui restent le plus longtemps à Calais. Le 16 novembre, les occupants du terrain « BMX » ont écrit une lettre ouverte, diffusée par HRO, pour alerter le préfet du Pas-de-Calais sur ces violences.

    Aven*, 27 ans, résume : « Les CRS nous traitent comme des animaux. C’est comme si nous étions leur terrain de jeu. » « Lorsqu’on se rend en centre-ville pour faire des courses, les CRS ouvrent la portière sans descendre du véhicule et nous aspergent de gaz », raconte YB. « Certains nous donnent des coups de pied. » Le jeune Érythréen rapporte aussi des menaces de mort proférées par les forces de l’ordre à son encontre.

    Dans une première lettre ouverte, publiée en avril, la communauté érythréenne de ce lieu de vie recensait des insultes racistes, des CRS qui « accélèrent dans leurs véhicules en roulant dans [leur] direction, comme s’ils voulaient [les] écraser », ou encore des tabassages entraînant de sérieuses blessures.

    Au-delà des évacuations quasi quotidiennes, de nombreux incidents sont rapportés aux associatifs, qui confient avoir du mal à suivre : blocage des points de passage, destruction nocturne de tente, gazage de réserves d’eau et de nourriture « pour les rendre inutilisables ».

    Les membres de HRO estiment être de plus en plus entravés dans leurs missions d’observation et de documentation des expulsions. Huit bénévoles ont ainsi accumulé 30 verbalisations entre le 30 octobre et le 15 décembre (deuxième confinement), bien qu’ils affirment porter leur attestation professionnelle de déplacement en permanence. Six d’entre eux ont même été verbalisés trois fois, une quatrième amende pouvant les conduire au tribunal.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/090321/victime-d-un-tir-de-lbd-un-erythreen-porte-plainte-et-veut-faire-reconnait
    #plainte #justice #violences_policières #Calais #police #migrations #réfugiés #France

  • Le nouveau schéma national du maintien de l’ordre. Avis du Défenseur des droits n°20-08, 30 novembre 2020
    https://juridique.defenseurdesdroits.fr/doc_num.php?explnum_id=20299

    1. Evolution de la doctrine du maintien de l’ordre vers une meilleure communication

    2. Persistance du manque de transparence de l’action des forces de l’ordre et de l’information du public
    Identification des forces de l’ordre
    Journalistes et observateurs

    3. Maintien du lanceur de balles de défense

    4. Evolution des armes de force intermédiaire

    5. Evolution vers une plus grande judiciarisation et une plus grande mobilité des forces

    Le ministre l’annonce dans son édito au schéma national du #maintien_de_l’ordre : « la plus grande mobilité des forces, pour mettre fin aux exactions et interpeller les auteurs de violences, devient un impératif ». Si le #Défenseur_des_droits reconnaît que l’action de police judiciaire est indispensable dans la gestion de l’ordre public, il s’était inquiété dès 2018, comme nombre de personnalités, de la part grandissante donnée à la mission répressive du maintien de l’ordre.

    Si les améliorations apportées en matière de communication vont dans le sens d’une meilleure prise en compte de la mission de prévention et d’encadrement, le Défenseur des droits constate cependant que le schéma consacre la #judiciarisation du maintien de l’ordre en accordant une place prépondérante aux missions d’interpellation et en favorisant la mobilité des forces.

    Le Défenseur des droits constate en outre que l’objectif de mobilité se traduit par l’engagement d’unités « hors unités de force mobile », telles que les brigades anti criminalité [#BAC] dans les opérations de maintien de l’ordre.

    Or, le Défenseur des droits constate que la majorité de ses saisines sont liées à l’intervention, en cours de manifestations, d’unités dont l’objectif est d’interpeller les auteurs d’infractions. Ces unités sont le plus souvent en civil ; elles ne portent donc aucun équipement de protection et se trouvent rapidement exposées. Elles font en conséquence un usage plus fréquent des armes de forces intermédiaires et notamment du #LBD et agissent le plus souvent sans coordination avec les unités spécialisées.

    Enfin, ces unités interviennent parfois également pour participer à la mission de maintien ou de rétablissement de l’ordre, toujours sans équipement et avec un matériel inadapté ne permettant pas la gradation dans le recours à la force.

    Cette judiciarisation est d’autant plus inadaptée au contexte du maintien de l’ordre que les conditions pour respecter les #garanties_procédurales en cas d’interpellations ne sont pas réunies, qu’il s’agisse du respect des #droits des personnes interpellées ou du contrôle effectif par l’autorité judiciaire, contrôle souvent retardé en raison du nombre d’interpellations concomitantes. Le Défenseur des droits rappelle à cet égard la rigueur dont les forces de l’ordre doivent faire preuve s’agissant des motifs du contrôle et de l’interpellation d’une personne, la #garde_à_vue étant une mesure privative de liberté contraignante, qui a également pour conséquence dans le contexte particulier du maintien de l’ordre, de priver un individu de son #droit_de_manifester.

    Les difficultés occasionnées par la mise en œuvre de cette judiciarisation, avec en particulier la multiplication de ces unités risque de modifier la perception qu’ont les manifestants des forces de l’ordre en manifestation et de dégrader fortement la relation police-population.

    Le Défenseur des droits rappelle l’importance de la mission administrative de prévention et d’encadrement de l’exercice du droit de manifester par les forces de l’ordre.

    6. Persistance des pratiques attentatoires aux libertés

    #libertés #police #LBD

  • Des bobbies à la polizei : maintenir le lien - Ép. 1/4 - Polices !
    https://www.franceculture.fr/emissions/cultures-monde/polices-14-des-bobbies-a-la-polizei-maintenir-le-lien


    Michel Zecler, affaire Théo, répression violente des manifestations des Gilets Jaunes… la répétition des bavures policières semble attaquer la confiance que les citoyens français accorde à leur police. Et, depuis un mois, l’interdiction de diffuser les images de policiers pouvant leur nuire que contient la proposition de loi dite « de #Sécurité_Globale » fait craindre une plus grande impunité des services de police. Pour restaurer cette confiance, des pistes sont souvent recherchées auprès de nos voisins européens : l’Allemagne est prise comme exemple pour son maintien de l’ordre face aux manifestations, et l’Angleterre aurait su développer une police de voisinage efficace et proche des citoyens.

    #violences_policières #violences_d'état #lbd #bavures

  • #Police attitude, 60 ans de #maintien_de_l'ordre - Documentaire

    Ce film part d´un moment historique : en 2018-2019, après des affrontements violents entre forces de l´ordre et manifestants, pour la première fois la conception du maintien de l´ordre a fait l´objet de très fortes critiques et d´interrogations insistantes : quelle conception du maintien de l´ordre entraîne des blessures aussi mutilante ? N´y a t-il pas d´autres manières de faire ? Est-ce digne d´un État démocratique ? Et comment font les autres ? Pour répondre à ces questions, nous sommes revenus en arrière, traversant la question du maintien de l´ordre en contexte de manifestation depuis les années 60. Pas seulement en France, mais aussi chez nos voisins allemands et britanniques, qui depuis les années 2000 ont sérieusement repensé leur doctrine du maintien de l´ordre. Pendant ce temps, dans notre pays les autorités politiques et les forces de l´ordre, partageant la même confiance dans l´excellence d´un maintien de l´ordre « à la française » et dans le bien-fondé de l´armement qui lui est lié, ne jugeaient pas nécessaire de repenser la doctrine. Pire, ce faisant c´est la prétendue « doctrine » elle-même qui se voyait de plus en plus contredite par la réalité d´un maintien de l´ordre musclé qui devenait la seule réponse française aux nouveaux contestataires - lesquels certes ne rechignent pas devant la violence, et c´est le défi nouveau qui se pose au maintien de l´ordre. Que nous apprend in fine cette traversée de l´Histoire ? Les approches alternatives du maintien de l´ordre préférées chez nos voisins anglo-saxons ne sont sans doute pas infaillibles, mais elles ont le mérite de dessiner un horizon du maintien de l´ordre centré sur un rapport pacifié aux citoyens quand nous continuons, nous, à privilégier l´ordre et la Loi, quitte à admettre une quantité non négligeable de #violence.

    https://www.dailymotion.com/video/x7xhmcw


    #France #violences_policières
    #film #film_documentaire #Stéphane_Roché #histoire #morts_de_Charonne #Charonne #répression #mai_68 #matraque #contact #blessures #fractures #armes #CRS #haie_d'honneur #sang #fonction_républicaine #Maurice_Grimaud #déontologie #équilibre #fermeté #affrontements #surenchère #désescalade_de_la_violence #retenue #force #ajustement_de_la_force #guerilla_urbaine #CNEFG #Saint-Astier #professionnalisation #contact_direct #doctrine #maintien_de_l'ordre_à_la_française #unités_spécialisées #gendarmes_mobiles #proportionnalité #maintien_à_distance #distance #Allemagne #Royaume-Uni #policing_by_consent #UK #Angleterre #Allemagne #police_militarisée #Irlande_du_Nord #Baton_rounds #armes #armes_à_feu #brigades_anti-émeutes #morts #décès #manifestations #contestation #voltigeurs_motoportés #rapidité #23_mars_1979 #escalade #usage_proportionné_de_la_force #Brokdorf #liberté_de_manifester #innovations_techniques #voltigeurs #soulèvement_de_la_jeunesse #Malik_Oussekine #acharnement #communication #premier_mai_révolutionnaire #Berlin #1er_mai_révolutionnaire #confrontation_violente #doctrine_de_la_désescalade #émeutes #G8 #Gênes #Good_practice_for_dialogue_and_communication (#godiac) #projet_Godiac #renseignement #état_d'urgence #BAC #brigades_anti-criminalité #2005 #émeutes_urbaines #régime_de_l'émeute #banlieue #LBD #flashball #lanceur_de_balles_à_distance #LBD_40 #neutralisation #mutilations #grenades #grenade_offensive #barrage_de_Sivens #Sivens #Rémi_Fraisse #grenade_lacrymogène_instantanée #cortège_de_tête #black_bloc #black_blocs #gilets_jaunes #insurrection #détachement_d'action_rapide (#DAR) #réactivité #mobilité #gestion_de_foule #glissement #Brigades_de_répression_des_actions_violentes_motorisées (#BRAV-M) #foule #contrôle_de_la_foule #respect_de_la_loi #hantise_de_l'insurrection #adaptation #doctrine #guerre_civile #défiance #démocratie #forces_de_l'ordre #crise_politique

  • Nantes Révoltée - 🔴 SAINT-NAZAIRE : UN LYCÉEN DE 17 ANS BLESSÉ PAR UN TIR POLICIER CE MATIN
    https://nantes-revoltee.com/saint-nazaire-un-lyceen-de-17-ans-blesse-par-un-tir-policier-ce-mat

    Comme les jours précédents, les lycéens manifestaient pour réclamer de meilleures conditions sanitaires et protester contre la gestion gouvernementale. Face au cortège de jeunes mineurs, les policiers ont envoyé de très nombreuses grenades lacrymogènes, et d’autres minutions. N., un lycéen de 17 ans, a été touché à la poitrine par un tir très douloureux.

    Il raconte : « les force de l’ordre ont tiré des gaz lacrymogènes et par la suite des Flash-Ball [Lanceurs de Balles de Défense]. Je me suis pris une des ces balles dans le thorax alors que je manifestais. La police a été très lâche, elle m’a clairement visé et tiré dessus à très courte distance [environ 5 mètres selon le jeune blessé]. J’ai un très gros hématome au niveau du cœur et je n’ai pas encore les diagnostics des médecins. » Il a été évacué par les pompiers à midi.

    En plein confinement, non seulement le gouvernement ne protège pas la jeunesse, mais il la met en danger, et la réprime brutalement quand elle prend la parole. Aujourd’hui, la police de Loire-Atlantique a une nouvelle fois tiré sur des adolescents.

    #violences_policières #confinement

  • Amine, déficient mental, violenté par la police | LeJSD
    https://lejsd.com/content/amine-d%C3%A9ficient-mental-violent%C3%A9-par-la-police

    Amine a 25 ans, a toujours habité Franc-Moisin, est connu de tous dans le quartier : il est porteur d’un léger handicap mental. Samedi 19 septembre, alors qu’il rentrait chez lui le soir en courant, comme à son habitude, il a très violemment été interpellé par des policiers de la BAC.

    Alors qu’il rentrait chez lui, en courant, Amine a vécu un cauchemar. Ce samedi 19 septembre, aux alentours de 21h, la nuit est tombée sur la cité Franc-Moisin. À proximité du bâtiment 10, où il habite, le jeune homme de 25 ans, déficient mental est plaqué au sol. Il hurle de douleur. Trois policiers en civil le soulèvent et le portent difficilement jusqu’à leur voiture banalisée, comme l’atteste des vidéos filmées par des témoins que le JSD a pu consulter. « Arrêtez ! », supplient des habitants aux fenêtres. « Il est handicapé ! », crient plusieurs voisins qui ont reconnu Amine.

    Les policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC) – au moins six agents sur les images – ne veulent rien entendre. « Quand il courait, il n’était pas handicapé », répond un agent, selon plusieurs témoignages. La police aurait suspecté Amine de transporter de la drogue.

    « La scène nous a tous choqués », raconte Nour (1), voisine qui a assisté à l’interpellation. C’est un « bruit sourd », celui d’un lanceur de balles de défense (LBD), qui l’a poussé à regarder par la fenêtre. Dans l’obscurité, la situation est confuse. Elle voit quelqu’un au sol. Les policiers ne sont pas en uniformes : certains portent t-shirt et short.

    « Au début, on n’a pas pensé que c’était des flics. On a cru que c’était un affrontement entre jeunes », raconte cette mère de famille. Comme d’autres, elle comprend qu’Amine est en train d’être interpellé. Selon plusieurs témoignages concordants, confirmés par les blessures constatées sur le jeune homme, Amine est d’abord touché par au moins une balle de flash-ball aux jambes. Lors de son immobilisation, il prend ensuite un coup de Taser au niveau du cou. Le jeune déficient mental reçoit quatre ou cinq décharges, d’après plusieurs témoins, avant d’être transporté dans l’un des deux véhicules noirs banalisés des policiers. Amine présente aussi quelques blessures plus légères au niveau de la tête.

    La situation est tendue. Les policiers dispersent des fumigènes dans cette partie sud-est de la cité, à proximité du collège Garcia-Lorca. « Rentrez chez vous ! », ordonnent-ils aux habitants. Alerté par le voisinage, le père d’Amine, accompagné de son fils cadet, descend de son bâtiment pour aller à la rencontre des policiers. Mais les policiers tirent au LBD dans leur direction. Le petit frère d’Amine est touché par deux balles : l’une à l’abdomen, l’autre à la jambe. « J’ai failli recevoir une balle dans l’œil », raconte le père.

    Ils sont nuls la #Bac de Saint-Denis, à viser trois personnes au #LBD, ils en ratent une.

    #police #larépubliquea150ans

  • Le bilan journalier dérisoire de la pandémie en France, qui ne justifie en rien la VIOLENCE de ce gouvernement #EnMarche
    23 Juillet 2020 : Coronavirus : 7 nouveaux décès, près de 1000 nouveaux cas confirmés en 24 heures en France
    https://www.lefigaro.fr/sciences/coronavirus-7-nouveaux-deces-pres-de-1000-nouveaux-cas-confirmes-en-24-heur
    . . . . . . .
    Au cours des dernières 24h, 7 personnes hospitalisées ont perdu la vie des suites d’une infection au coronavirus.

    Selon les chiffres de la Direction générale de la santé (DGS) publiés ce mercredi 22 juillet, 6366 patients sont toujours pris en charge par les services hospitaliers, 455 d’entre eux sont en réanimation.

    « Le virus circule sur l’ensemble du territoire national », indique la DGS, en soulignant le nombre croissant de clusters. Sur les 561 détectés depuis le 9 mai, 212 sont encore en activité et 14 ont été découverts dans la journée.
    . . . . . . .
    #macro_lepenisme #maintien_de_l'ordre macronien #violence #épidémie #pandémie pas #en_vedette #imposture #confinement
    C’est pas à la une des #médias de #france #propagande #journulliste #journullistes #medias #politique #médiacrates #mass_merdias

    • Amputations, défigurations, fracas maxillo-facial ou dentaire, dilacération oculaire ou énucléation, fracas crânien, hémorragies cérébrales…

      Couvrez ces plaies que je ne saurais voir…
      Le 24 janvier 2019, le professeur Laurent Thines, neurochirurgien au CHU de Besançon, après avoir constaté les dégâts occasionnés par les #LBD, informe les pouvoirs publics et lance une pétition.
      https://www.legrandsoir.info/couvrez-ces-plaies-que-je-ne-saurais-voir.html
      Il écrit : « J’ai été particulièrement choqué par les photos prises et les lésions observées chez les personnes blessées lors des mouvements de manifestation. Beaucoup, très jeunes (potentiellement nos enfants), ont été mutilés alors qu’ils ne représentaient aucune menace spécifique ». Et d’ajouter : « amputation de membre, défiguration à vie, fracas maxillo-facial ou dentaire, dilacération oculaire ou énucléation, fracas crânien, hémorragies cérébrales engageant le pronostic vital et entrainant des séquelles neurologiques, autant de mutilations qui produisent de nouveaux cortèges de « Gueules cassées »…Tant de vies ont été ainsi sacrifiées (…)…Pour toutes ces raisons nous, soignants (médecins, chirurgiens, urgentistes, réanimateurs, infirmiers, aides-soignants…) apolitiques et attachés à l’idéal de notre pays, la France, au travers de la déclaration des Droits de l’Homme, de la Femme et du Citoyen, demandons qu’un moratoire soit appliqué sur l’usage des armes sublétales de maintien de l’ordre en vue de bannir leur utilisation lors des manifestations »(1) .

      Première parenthèse : on dit « létal » pour éviter « mortel », « bâton souple de défense » pour ne pas dire « matraque », « lanceur de balles de défense » pour cacher que le lanceur est une arme d’attaque, « forces de l’ordre » pour indiquer que la violence n’est pas imputable aux policiers, « blessures oculaires » pour que le vilain mot « éborgnement » ne soit pas prononcé.

      Seconde parenthèse : la revendication de l’ « apolitisme » des signataires nous ferait tousser comme un contaminé au Covid-19 si l’on ne comprenait pas qu’il signifie « de diverses opinions politiques ».

      Avec Cathy JURADO, Laurent THINES publie à présent un recueil de textes dont ils disent : « né au cœur des ronds-points et des manifestations de Gilets Jaunes, il témoigne de ce combat historique, par le biais d’une évocation poétique sans concession de la répression contre ce mouvement mais aussi de la ferveur et du courage des militants. Les droits d’auteur seront reversés intégralement au Collectif des Mutilés pour l’Exemple ».

      C’est publié par « Le temps des Cerises » , excellent éditeur qui a publié.

      Maxime VIVAS Pour participer à ce geste de solidarité, contactez : poemesjaunes@gmail.com
      Pour en savoir plus, lisez l’article ci-contre https://www.legrandsoir.info/feu-poemes-jaunes.html

      Note (1) La réponse au cours de l’année a été la violence policière répétée contre le personnel soignant, matraqué et gazé. En mars 2020, des policiers se sont rendus, à la nuit tombée, avec des véhicules de service aux gyrophares allumés, devant des hôpitaux pour y applaudir (à distance) le personnel soignant qui est aux premières lignes dans la lutte contre le Coronavirus. Dérisoire initiative d’un corps de métier qui bénéficie, pour « maintenir l’ordre » de masques de protection qui font défaut dans les hôpitaux et qui usa de la matraque si les soignants manifestaient pour en réclamer. Puis, les manifestations ont repris et les brutalités contre le personnel soignant aussi.

      #violence #violences_policières #police #répression #violences #violence_policière #emmanuel_macron #giletsjaunes #resistances #social #mutilations #mutilés #maintien_de_l'ordre #gilets_jaunes #justice #répression #violence #armes_non_létales #flashball #blessures #langage

    • Le Ségur de la honte ! Jean-Michel Toulouse, ancien directeur d’hôpital public - 22 juillet 2020
      https://pardem.org/actualite/1057-le-segur-de-la-honte

      Certes il était illusoire d’espérer que des décisions à la mesure des besoins de l’hôpital, du personnel et des patients seraient prises au Ségur de la Santé. Sauf à croire au miracle ! 


      Mais la réalité dépasse la fiction : trois syndicats se sont déshonorés en signant les « accords » séguro-macroniens. Non seulement les revendications répétées des personnels hospitaliers depuis de très longs mois ont été piétinées mais il ne subsiste aucun espoir que les problèmes de fond qui minent la santé publique soient réglés.


      Mais l’honneur et la lutte n’ont pas disparu. Ils étaient incarnés le 14 juillet entre République et Bastille à Paris et dans de nombreuses villes par les soignants qui manifestaient et par les 15 organisations médicales et non médicales, qui ont refusé d’être complices du Ségur de la honte.

      Ils ont signé : la #CFDT, #FO et l’ #UNSA - les syndicats les moins représentatifs dans de nombreux hôpitaux et chez les médecins. Après 6 semaines de négociation bâclées, voici ce qu’ont accepté ces organisations : 


      – Un « socle » de 7,6 milliards d’euros pour les personnels para-médicaux (infirmières, aides-soignantes, kinésithérapeutes, etc.) et non médicaux (administratifs, agents des services hos-pitaliers, techniciens divers, etc.) est attribué à 1,5 million d’hospitaliers : une augmentation de salaire versée en deux temps, soit 90 euros au 1er septembre prochain et 93 euros au 1er mars 2021. Au total 183 euros nets mensuels sont octroyés aux agents des hôpitaux et des #EHPAD. Ce qui ne rattrape même pas le blocage du point indiciaire depuis 10 ans ! En effet pour ce rattrapage il aurait fallu 280 euros nets mensuels. Il s’agit donc d’une obole qui montre le mépris du pouvoir pour les salariés, qualifiés de « héros » par Macron ! Il est vrai que la notion de héros est commode : elle dépolitise le problème et, en outre, un héros n’a pas de besoin ! 


      – Une « révision des grilles salariales » - sans autre précision - en avril 2021, et cela ne représentera que 35 euros nets mensuels en moyenne ! Voilà la reconnaissance macronnienne pour celles et ceux qui ont tenu le pays à bout de bras pendant 3 mois et ont limité les dégâts de l’incompétence de ce pouvoir.


      – La « revalorisation » des heures supplémentaires, des primes pour travail de nuit, mais « plus tard » et sans autre précision, ce qui signifie que ce sera indolore pour ce pouvoir !


      – La création de 15 000 postes - sans précision non plus - alors qu’il en faudrait 100 000. De plus, ces postes seront à discuter avec les directions d’établissement, ce qui n’est pas acquis !


      – S’agissant des médecins, le Ségur leur octroie 450 millions d’euros (au lieu de 1 milliard), et 16 « autres mesures » à venir… La principale étant la « revalorisation » de la prime de service exclusif qui passera de 490 euros à 700 euros nets mensuels pour les PHPT (Praticiens hospitaliers plein temps), puis à 1 010 euros en 2021, à condition que ces #PHPT aient 15 ans d’ancienneté...


      – Toujours pour les médecins, révision des grilles salariales mais au rabais (100 millions d’euros), et en 2021, avec la fusion des trois premiers échelons déjà prévue par le plan Buzyn, et en créant 3 échelons supplémentaires en fin de carrière, c’est-à-dire aux calendes grecques !


      – Enfin pour les jeunes médecins et les internes, 124 millions d’euros pour les indemnités aux jeunes praticiens, qui seront portées au niveau du SMIC horaire ! Mais sans revalorisation de leurs grilles indiciaires ! Et cela alors que 30 % des postes sont vacants. Pas de mesure sur les gardes et la permanence des soins. Ce n’est pas avec cela que l’hôpital public sera plus attractif ! On risque même assister à une fuite générale des compétences vers le privé.

      Volet 2 (organisation et investissement) : du pareil au même !
      Monsieur Véran, ministre de la Santé, déclare que ce plan n’est pas fait « pour solde de tout compte ». En effet ! Nous apprenons que ce ne sera pas 15 000 postes qui seront créés mais seulement 7 500 car les 7 500 autres sont déjà inscrits dans le collectif budgétaire prévu dans le plan Buzyn « Ma santé 2022 » ! 


      Ce plan Ségur, animé par Nicole Notat, annoncé par Macron et Castex, proclame que 20 milliards de plus sont alloués aux hôpitaux. Mais en réalité il y en a déjà 13 qui sont sensés contribuer à éponger les dettes des hôpitaux (sur une dette de 30 milliards), ce qui réduit à 6/7 milliards l’ensemble des autres mesures ! 
Notat, qui a remis son rapport sur le volet 2 le 21 juillet, poursuit donc son travail d’enfumage macronien. Ce volet n°2 se limite, en effet, à injecter, sur 4 à 5 ans, 6 à 7 milliards d’euros pour financer les bâtiments, les équipements et le numérique. 6 milliards en 4-5 ans pour l’ensemble de ces mesures alors que l’hôpital est rongé par l’austérité et la réduction de moyens depuis 30 ans ! Sans compter qu’il faudra partager avec le secteur privé « assurant des missions de service public » !

      Considérant l’état des hôpitaux publics, on voit le fossé abyssal qui sépare les besoins réels et cette aumône méprisante ! En guise « d’investissement massif » - comme le promettait Macron - ce ne seront que 2,5 milliards pour les établissements de santé (projets territoriaux de santé, Ville-Hôpital, pour « casser les silos » !), 2,1 milliards pour le médico-social et les EHPAD (rénovation d’un quart des places, équipement en rails de transfert, capteurs de détection de chute, équipements numériques) et 1,5 milliard pour l’investissement dans le numérique et « les nouvelles technologies » . Il est donc évident que ce plan est loin de permettre de « changer de braquet ». Alors que ce sont des milliers de lits qui ont été supprimés depuis 30 ans (quelque 12 000 ces 5 dernières années), le plan Véran-Notat prévoit 4 000 créations mais seulement « à la demande » et « en fonction des besoins » (évalués par qui ?), et pour des motifs de « grippe saisonnière ou d’autres pics d’activité exceptionnels ». En réalité pas un lit ne sera créé pour compenser la destruction systématique de nos hôpitaux. Le COPERMO (Comité interministériel pour la performance et la modernisation de l’offre de soins hospitaliers), véritable instrument de verrouillage de l’investissement dans les hôpitaux publics, sera supprimé et remplacé par un « Conseil national de l’investissement » qui « accompagnera les projets, établira les priorités, répartira les enveloppes uniquement pour ceux qui seront financés sur fonds publics (on ne voit pas comment l’hôpital public serait financé autrement…), ou qui seront supérieurs à 100 millions d’euros » ! Autant dire que seul change le nom du COPERMO mais qu’est conservé l’instrument de verrouillage des investissements hospitaliers ; même si l’intention de le faire cautionner par quelques élus est annoncée comme une mesure formidable !
Ce volet 2 traite de « déconcentration de la gestion des investissements » et envisage de donner plus de pouvoirs aux Délégations départementales des ARS et « aux territoires ». Mais l’on sait que ces Délégations doivent respecter les « plans régionaux de santé » décidés par les ARS... Cette association des élus est donc un leurre !

      Véran annonce que les tarifs de la T2A « vont continuer d’augmenter » les années prochaines, alors que cela fait 10 ans qu’ils baissent… Par ailleurs le ministre propose « de mettre en place une enveloppe qui permettra aux hôpitaux de sortir plus rapidement de ce système » et « d’accélérer la réduction de la part de la T2A... » . Face au caractère fumeux de ces propos il est raisonnable d’être circonspect !

      Parmi « les 33 mesures » annoncées, citons aussi la volonté d’ « encourager les téléconsultations » , de décloisonner l’hôpital, la médecine de ville et le médico-social mais sans mesure concrète, « libérer les établissements des contraintes chronophages » et autres baragouinage sans mesure concrète.


      Le gouvernement veut « une gouvernance plus locale » et une revitalisation des services. Les candidats chefs de service devront présenter un projet : mais c’est déjà le cas ! On ne voit pas très bien le changement… Les pôles sont maintenus, même si les hôpitaux seront libres d’en décider.


      S’agissant des Instituts de formation en soins infirmiers (#IFSI), le gouvernement propose de doubler les formations d’aides-soignantes d’ici 2025 et d’augmenter de 10% celles des #IDE (Infirmières diplômées d’Etat). Ces mesures s’imposaient car l’on sait que la « durée de vie professionnelle » d’une IDE est de 6 ans... Mais au lieu d’augmenter massivement les postes d’IDE et de renforcer les IFSI, le gouvernement « lance une réflexion sur une nouvelle profession intermédiaire entre les IDE et les médecins » … ce qui lui permettra de gagner du temps et ne résoudra pas les manques d’effectifs dans les services !


      S’estimant satisfait d’avoir « remis de l’humain, des moyens et du sens dans notre système de santé » le Ministre conclut en annonçant un autre « Ségur de la santé publique » pour la rentrée et un « comité de suivi » des volets 1 et 2 du Plan Ségur.

      Qui peut se faire encore des illusions après cet enfumage cynique ?
      L’aumône concédée aux soignants, loin de leurs revendications qui préexistaient au Covid-19, ne suffit même pas à corriger le blocage du point d’indice depuis 10 ans alors que des centaines de milliards d’euros sont offerts aux multinationales et au #MEDEF.


      Rien n’est dit sur les ordonnances Juppé de 1995, sur la loi #HPST (hôpital, patients, santé, territoire) de la ministre de la Santé de Sarkozy, Roselyne Bachelot, qui vient de faire un grand retour en qualité de ministre de la culture ! Rien sur les lois Touraine et Buzyn qui ont continué à fermer des lits et détruire des postes !

      Rien sur le matériel, les respirateurs, les médicaments, les postes à créer, les hôpitaux à moderniser ! Rien sur les lits de réanimation dont on a vu la pénurie pendant ces 6 derniers mois ! Rien sur les 30 000 morts dont le pouvoir est responsable, faute de production locale de masques, de gel hydro-alcoolique, de gants, de tenues de protection, de médicaments, alors qu’une autre vague de la Covid-19 menace ! Où est le plan de relocalisation des industries de santé ?

      La signature de cet « accord » par la CFDT, FO et l’UNSA est une infamie ! Et cela alors que ces syndicats savent que Macron-Castex vont remettre sur la table la contre-réforme des retraites ! 


      Ils prétendaient après le volet 1 que les « autres volets » Ségur arrivaient : investissement et financement des hôpitaux, réforme de la #T2A, organisation territoriale, et « gouvernance » de l’hôpital. Pipeau !


      Qui peut se faire encore des illusions après cet enfumage cynique ? 


      Qui peut encore gober les déclarations officielles faisant des soignants des héros alors qu’ils ont été maltraités, le sont et le seront encore après ce Ségur de la honte ?


      Comment l’hôpital public va-t-il s’en sortir alors que la France est en voie de paupérisation et qu’il y aura un million de chômeurs de plus à la fin de l’année ?

      Ce qu’il faut retenir, c’est que 15 organisations n’ont pas signé cet « accord » déshonorant ! Parmi lesquelles la CGT, Sud, l’AMUF, la Confédération des praticiens des Hôpitaux, le Syndicat Jeunes Médecins, l’Union syndicale Action Praticiens des Hôpitaux, le Syndicat des professionnels IDE, etc. Leur manifestation du 14 juillet contre ce « plan » Macron-Castex-Véran-Notat est le début de la réplique contre l’indécent « hommage » de ce pouvoir aux soignants ! Il faut espérer que le mouvement social n’en restera pas là ! Que les citoyens s’en mêleront !

      Un seul objectif s’impose à nous : virer ce pouvoir inféodé aux multinationales, à la finance et à l’Union européenne !

      #Santé #santé_publique #soin #soins #enfumage #baragouinage #ségur #capitalisme #économie #budget #politique #olivier_véran #nicole_notat #agnès_buzyn #jean castex #alain_juppé #roselyne_bachelot #marisol_touraine #paupérisation #médecine #hôpital #inégalités #médecins #médecine #services_publics #conditions_de_travail #infirmières #infirmiers #soignants #soignantes #docteurs #budget #argent #fric #ue #union_européenne

  • #Actu_Coronavirus – 06 juin
    https://www.les-crises.fr/actu-coronavirus-6-juin

    Ce fil d’actualités comprend des informations provenant de deux sources : le live #Covid-19 de 20 minutes et le compte Twitter @Conflits_FR. 06 juin 20h Justice : un #policier sera jugé le 26 juin pour « violences involontaires » après un tir de #LBD sur une femme de 19 ans le 18/12/2018 à #Biarritz lors d’une manifestation dans le cadre de la préparation du #G7. Le policier a été identifié après enquête de l’#IGPN. (Le Figaro) #Politique : une moyenne des sondages étasuniens attribue actuellement à Joe #Biden une avance de 7,1 points sur Donald #Trump pour l’élection présidentielle de novembre prochain. L’ex vice-président arriverait premier dans plusieurs États clés. (RealClearPolitics) #USALire la (...)

    #Revue_de_Presse #SRAS-2 #Revue_de_Presse,_Actu_Coronavirus,_Covid-19,_SRAS-2

  • Ce qu’a subi George Floyd n’arrive jamais en France, rassurent les experts de CNews | Samuel Gontier
    https://www.telerama.fr/television/ce-qua-subi-george-floyd-narrive-jamais-en-france,-rassurent-les-experts-de

    Comparer les violences policières en France avec le racisme systémique de la police américaine est dangereux, avertissent les invités de Laurence Ferrari sur CNews. En outre, révèle Éric Zemmour, ce George Floyd n’était pas très clair. Source : Ma vie au poste

  • Au nom de la lutte contre le #covid-19, la police française a déjà tué 5 personnes et fait plus de 10 blessés graves - Rebellyon.info
    https://rebellyon.info/Au-nom-de-la-lutte-contre-le-covid-19-la-22174

    ès les premiers jours du confinement d’une grande partie de la population, de nombreuses vidéos montrant des #violences_policières ont été relayées. Les militant·es des #quartiers_populaires avaient alors avertis du danger que représentaient des rues vides, donnant de fait #carte_blanche aux #flics en l’absence de témoins. Il n’a pas fallut attendre longtemps pour voir ces dires confirmés, avec un premier tir de #LBD sur une fillette de 5 ans. Devant le peu de réactions, les flics s’en sont donné à cœur joie : en à peine 8 jours c’est déjà 5 personnes qui ont été tuées...

    Depuis le 8 avril, 5 personnes ont été #tuées par la #police, 3 autres ont été blessées gravement et 7 ont porté plainte pour violences policières.

    Toutes ces histoires ont un point commun : il n’y a aucun témoin, en dehors des flics impliqués dans la mort de ces personnes. En temps « normal » même avec des témoins et des vidéos, la grande majorité des affaires de morts en lien avec la police se termine par un non lieu. Sans preuve ni témoin extérieur, il y a donc encore moins de chance que quiquonque soit un jour condamné pour ces morts ni ne s’excuse.

    N’ayant aucune autre version que celle des flics, les médias eux aussi se contentent - encore plus qu’à l’accoutumée - de faire un copier/coller de leurs déclarations. Comme si le procès était déja bouclé, les journalistes ne prennent même pas la peine d’interroger les nombreuses incohérences des récits policiers. Aucun média n’a d’ailleurs pris la peine de mettre en lien ces affaires.

  • A NOS CORPS DEFENDANTS - 2020 - 90 min - FR / ENG

    https://www.youtube.com/watch?v=zrHcc_rPacE

    Désarmons les
    –------------
    Durée : 90 min

    Année : 2019

    Réalisation : IanB

    Synopsis

    Ce film ne raconte pas une histoire. Il se veut une approche sensible et radicale des violences psychologiques et physiques infligées aux habitant·es des quartiers populaires par la police. Les récits prennent place dans la France des vingt dernières années, celle de l’après Sarkozy, et sont rapportés par les premier·e·s concerné·e·s : pas de sociologue, pas d’historien, pas de journalistes ni de storytelling. Juste la parole de celles et ceux qu’on voudrait voir silencieux·ses : Wassil Kraiker et ses parents Zohra et Abdelaziz, des jeunes d’Argenteuil, Amine Mansouri et son père Moustapha, Ali Alexis et son épouse, Ramata Dieng et Farid El Yamni…

    On y aborde la question de la domination, ou comment l’Etat traite les corps étrangers pour mieux les contrôler. Il est question de racisme, de torture et d’un combat vital pour la vérité. Les protagonistes de ce film n’avaient pas choisi de devenir un jour visibles, mais les violences systémiques en ont fait des combattant·e·s, à leurs corps défendants.

    Sur le réalisateur

    IanB est membre fondateur d’un collectif qui existe et se bat depuis 2012 contre les violences d’Etat, Désarmons-les ! Ce film, il l’a pensé à la fois comme une manière de clore un chapitre dans son combat personnel, une déclaration de guerre et un message sans concession à l’attention de celles et ceux qui oseraient encore nier le caractère systémique des violences policières.
    Contacts :

    Mail : ianb@riseup.net

    Twitter : @ianb_desarmons

    Site internet : https://volte-face.info/film-a-nos-corps-defendants

  • Une synthèse : Avant les commissions d’enquête et les procès, examinons dès à présent les responsabilités de l’exécutif dans la désastreuse gestion de la #crise_sanitaire liée au #Covid-19, par @Panda31808732, sur le volatile bleu

    https://threadreaderapp.com/thread/1244349636040671243.html

    Double avertissement :

    a) Ce fil est très long : 241 messages (~25 pages). On essayera de mettre un lien ThreadReaderApp à la fin.
    b) Si vous estimez qu’il est « trop tôt » pour parler de cela ou que c’est « trop polémique », ne le lisez pas.

    En ce qui nous concerne, la grosse ficelle de l’ « #union_sacrée » qui ne vise qu’à mettre un coup de chloroforme sur la critique : non merci.

    Ils disent que nous sommes dans le même bateau ? C’est faux — ou alors, disons qu’il y a une 1ère, une 2ème et une 3ème #classe

    Certains corps sont plus sacrifiables que d’autres. Certains obtenaient "miraculeusement" des tests en l’absence de symptômes graves, d’autres non (y compris des #soignants) ; certains prennent les décisions dans des bureaux, d’autres les subissent sur le terrain.

    Nous ne sommes pas en guerre, nous sommes au milieu d’un désastre sanitaire à cause de l’impréparation totale du gouvernement, de sa sous-réactivité et de ses choix passés. Une grande partie de ce désastre était évitable. On aurait pu et dû faire beaucoup mieux.

    On écrit aussi ce fil parce que le #gouvernement (a) n’a toujours pas pris certaines mesures nécessaires, (b) semble s’être persuadé qu’il a bien géré cette crise et donc (c) va persister dans l’erreur, tout en reportant avec cynisme la faute sur la population.

    On commencera par présenter rapidement ce qu’est une épidémie à croissance exponentielle.

    On continuera avec un rapide #historique de la crise, en s’appuyant notamment sur ce que disait l’Organisation Mondiale de la Santé et en partant d’un principe simple : ce que l’#OMS sait, le gouvernement le sait aussi (et donc doit pouvoir anticiper et agir en conséquence).

    On abordera ensuite la question des multiples pénuries, qui sont la marque la plus criante de l’incompétence gouvernementale. Enfin, on discutera de la stratégie de l’exécutif et, après avoir passé en revue quelques-unes de ses erreurs grossières, de ses priorités.❞

    Un résumé fourni et documenté sur l’(in)action du gouvernement qui complète fort bien cette chronologie de l’émergence du Covid-19
    https://seenthis.net/messages/834457

    #preuves #crime_d'État

    • C’est intéressant, mais à mon avis il y a une grosse difficulté : ça se base exclusivement sur un choix à charge d’avis d’experts (de l’OMS essentiellement). Pour un premier « acte d’accusation » des politiques, c’est bien, mais il va être nécessaire de retrouver, également, les déclarations et les positions d’autres experts et médecins, notamment ceux qui ont l’oreille du politique. (Dans le tas on pourrait aussi mettre la commentateurs médiatiques en général, puisque malheureusement dans une démocratie, les « influenceurs » fabriquent l’opinion publique, et donc influencent le politique.)

      Sinon il sera facile pour nos politiques, dans le futur procès, de plaider le manque d’information, et surtout les informations contradictoires.

      Parce que des spécialistes qui minorent, ou qui n’ont vraiment pas l’air de beaucoup s’inquiéter, ou au minimum qui à aucun moment ne suggèrent que, si l’épidémie se répand, alors le pays sera dans le dénuement le plus total (pas de masques, pas de tests, ehpad à l’abandon…)… c’est quasiment la seule chose qu’on va trouver en France si on fait des recherches entre le 1er et le 29 février…

      Je pense évidemment à l’éminent marseillais, mais là j’ai par exemple Yazdanpanah le 22 février, on écoute ça et on peine à percevoir le moindre risque que la situation dégénère :
      https://www.youtube.com/watch?v=18pzKtZ6TsE

      Le 28 février : Coronavirus : "Le virus ne va pas forcément disparaître" selon le professeur Eric Caumes
      https://www.francebleu.fr/infos/societe/coronavirus-le-virus-ne-va-pas-forcement-disparaitre-selon-le-professeur-

      « On ne sait pas où on va en fait, il suffit que les températures remontent de 15 degrés d’un seul d’un coup et le virus ne va plus se sentir très bien, on ne sait pas. Je pense que le virus ne va pas forcément disparaître, il va devenir endémique et évoluer à un bas niveau, comme d’autres coronavirus humains qui circulent parmi nous régulièrement. » Le Covid-19 pourrait faire partie de notre quotidien et revenir de façon récurrente, « c’est une possibilité qu’il faut envisager », mais sans inquiétude assure le professeur Eric Caumes.

      Le 14 février, Denis Malvy en est déjà à annoncer à la presse un traitement « prometteur » : Un médicament efficace sur le patient touché par le Covid-19 à Bordeaux
      https://www.courrier-picard.fr/id69006/article/2020-02-14/un-medicament-efficace-sur-le-patient-touche-par-le-covid-19-bordeau

      Le patient de 48 ans infecté par le nouveau coronavirus et sorti du CHU de Bordeaux, jeudi, après 22 jours d’hospitalisation a été traité avec du remdesivir, un antiviral « prometteur », a indiqué vendredi son équipe médicale.

      Le remdesivir, de l’Américain Gilead, « agit directement sur le virus pour empêcher sa multiplication », a expliqué devant la presse le Pr Denis Malvy, responsable de l’unité maladies tropicales et du voyageur du CHU Pellegrin. C’est une « petite molécule capable de gagner l’ensemble des compartiments de l’organisme et dont on sait qu’elle diffuse parfaitement dans les poumons, organe cible de la maladie », a ajouté le médecin précisant que le médicament est administré par voie intraveineuse pendant dix jours et que le patient l’a « parfaitement toléré ».

      Et ça c’est une recherche rapide à l’instant. Je n’ai aucun doute qu’on se prend un peu de temps pour creuser, et on va trouver une pléthore de spécialistes qui minorent « la petite épidémie » que l’« Italie parviendra à maîtriser rapidement », le virus « qui va disparaître si la température augmente », les traitements « prometteurs » sur un unique patient (et je ne parle pas de « Fin de partie ! »), et malheureusement, je ne suis pas certain qu’il sera aussi facile d’incriminer les décideurs politiques.

    • 112. Gouverner, c’est choisir. L’Histoire retiendra que l’on n’a jamais manqué de balles en caoutchouc pour éborgner et terroriser les gens qui manifestaient pour réclamer une vie meilleure, alors qu’on était à poil au niveau des masques face à la pandémie du siècle.

      #LBD

      Puisse la crise du Covid-19 nous rappeler cette leçon historique : lorsqu’il s’agit de faire mourir des gens en masse, le plus prolifique des tueurs en série n’est rien face au bureaucrate autosatisfait. L’arme la plus meurtrière sur Terre reste un stylo tenu par un col blanc.

  • Coronavirus - En 2017, Mélenchon prédisait un « krach sanitaire »
    https://www.youtube.com/watch?v=aZ8rVzxFoLA

    2017

    Nous sommes menacés d’un véritable krach sanitaire.

    Comment en est-on arrivé au point où des gens qui travaillent sont devenus la dernière ligne qui permet à l’hôpital de fonctionner ?

    Car sans leur dévouement, parfois jusqu’à la mort, il n’y aurait plus d’hôpital public.

    « Cette vision (austéritaire) de la santé, nous rend incapable de répondre à ce que nous voyons se lever devant nous : le déchaînement de nouvelles épidémies. »

  • Nantes Révoltée - RÉPRESSION AU LIBAN : DES ARMES FRANÇAISES CONTRE LES MANIFS ! 💥
    https://www.nantes-revoltee.com/repression-au-liban-des-armes-francaises-contre-les-manifs-%f0%9f%9


    https://desarmons.net

    Le Liban est secoué depuis plusieurs semaines par une grande vague de protestation populaire contre la corruption et le pouvoir en place. Ce week-end, 520 personnes ont été blessées lors de grandes manifestations. Et devinez qui fournit les armes de répression ? #La_France ! C’est l’entreprise #Alsetex dont l’usine est basée dans la Sarthe, qui fabrique les grenades lacrymogènes, les grenades explosives et les #LBD, qui exporte au #Liban ses munitions pour écraser la contestations.

    En plus des incontournables lanceurs de grenades « Cougar » et des grenades lacrymogènes tirées partout en France plusieurs fois par semaine, Alsetex exporte au Liban des « Land cougar », un engin effrayant : cette batterie de lanceurs qui permet de tirer d’un seul coup 12 grenades ! Bientôt dans les rues de l’hexagone ?

    Alsetex vend aussi à la police libanaise des munitions de petit calibre, des balles « gomm cogne 12mm » et des balles « SLUG LR 12mm », ces munitions, plus perforantes que les balles en caoutchouc de LBD, sont potentiellement létales.

    Pour rappel, la France est l’un des premiers exportateurs d’armes du monde. Non seulement des armes militaires, mais aussi des armes de maintien de l’ordre. Les munitions du concepteur de Flash-Ball Verney Carron ont été vendues au Portugal, en Slovaquie, au Maroc, au Sénégal ou en Indonésie. Durant la vague d’insurrections qui s’est emparée du monde arabe en 2011, les policiers du Bahreïn, un petit royaume du Golfe, ont asphyxié des dizaines de personnes en tirant des grenades lacrymogènes directement dans leurs domiciles. Des grenades de chez Alsetex.

    En juin 2013, le peuple d’Istanbul prend la rue contre le président autoritaire Erdogan. La police turque tire systématiquement ses lacrymogènes en tirs tendus. Plusieurs manifestants sont tués, notamment Berkin, 15 ans, après avoir reçu une grenade dans la tête. Deux ans plus tôt, le ministre de l’Intérieur français avait signé avec le gouvernement turc un « accord de coopération dans le domaine de la sécurité intérieure ».

    À l’automne 2014, au Burkina Faso, une série d’émeutes chassent le chef d’Etat. Il y a plusieurs morts et des blessés. Les manifestants ramassent les cartouches tirées : des grenades françaises.

    Les usines qui produisent et disséminent leurs armes aux quatre coins de la planète ne le font pas seules . Tout est supervisé par le sommet de l’État français.

  • La #police par les #armes. De la #matraque au #LBD

    L’exception française dans le #maintien_de_l’ordre n’est pas d’origine récente. Cet article en fait la genèse en revenant sur les #interventions_policières des années 1968 et en comparant les politiques françaises et allemandes.


    https://laviedesidees.fr/La-police-par-les-armes.html

    #France #Allemagne #histoire #comparaison

    ping @albertocampiphoto @marty @davduf

  • « Pour la moitié des Français, la violence est rassurante, pour l’autre, elle est choquante. Je formule l’hypothèse selon laquelle le gouvernement a flatté son ancrage à droite en laissant faire. »

    La viralité a fait des violences policières un symptôme de l’état de la démocratie.
    http://imagesociale.fr/8236


    Télérama publie dans son numéro daté du 29 février deux articles consacrés au traitement médiatique des violences policières. Olivier Tesquet m’a interrogé sur la soudaine visibilité des images diffusées depuis plus d’un an. Je reproduis ci-dessous le texte de l’entretien.

    BFMTV, TF1, France 2… Jamais les chaînes télé ne s’étaient retrouvées devant autant d’images de violences policières. André Gunthert, maître de conférences en histoire visuelle à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), analyse cette soudaine visiblité.
    À force de blesser et mutiler depuis plus d’un an (éborgnements, mains arrachées, ITT en pagaille…), les violences policières se sont imposées dans les grands médias généralistes, quand bien même le gouvernement persiste à nier leur caractère systémique, insistant sur des dérives individuelles qu’il convient de punir au cas par cas. Diffusées sur les réseaux sociaux, reprises par les chaînes d’info en continu, les images qui ont infiltré l’espace médiatique ont joué un rôle essentiel dans la prise de conscience. Leur viralité a fini par donner aux brutalités une qualité de « symptôme de l’état de la démocratie », selon André Gunthert, maître de conférences en histoire visuelle à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS).

    -- Quel regard portez-vous sur la profusion de vidéos de violences policières depuis plus d’un an ?
    -- Il faut comprendre que ces images s’accompagnent d’une grille de lecture. Pour simplifier, l’une est de droite, l’autre est de gauche. La première pose une question : pourquoi le pouvoir a-t-il laissé se poursuivre ces violences visibles dans l’espace public ? Il aurait pu tenter de faire interdire la diffusion de ces vidéos sur les réseaux sociaux, mais il ne l’a pas fait. Selon un récent sondage Odoxa, le pays est coupé en deux. Pour la moitié des Français, la violence est rassurante, pour l’autre, elle est choquante. Je formule l’hypothèse selon laquelle le gouvernement a flatté son ancrage à droite en laissant faire. Quant à la médiatisation de gauche des violences policières, elle répond au modèle du copwatching, de la vigilance citoyenne...

  • Flaure D., la mère de Lilian, 15 ans, la joue et la vie trouées par un #LBD40
    http://www.davduf.net/flaure-d-la-mere-de-lilian-15-ans-la-joue-et-la

    C’était le 12 janvier 2019, à Strasbourg. Lilian, 15 ans, sortait des soldes. Il s’était enfin offert son NorthFace. Il l’achète, l’enfile, marche en direction du bus. Et c’est le tir, le sang, la joue trouée. En six minutes, sa mère raconte le calvaire, les trois mois à la paille, le collège qu’il faut quitter, l’enquête qui piétine, et le classement sans suite. Témoignage enregistré hier, un an après les faits, à Strasbourg, lors de la rencontre autour de « Dernière Sommation » (Grasset), à la Librairie (...) #Allo_Place_Beauvau

    / Une

    https://www.rue89strasbourg.com/david-dufresne-tir-lbd-lilian-strasbourg-moments-bascule-169083