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#lectures

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  • @patrick_blanchon
    patrick blanchon @patrick_blanchon 4/02/2026

    cartographier plutôt que décrire — Le dibbouk
    ▻https://ledibbouk.net/cartographier-plutot-que-decrire.html

    https://ledibbouk.net/IMG/logo/michaux-retour-de-chine.jpg?1770200572

    Cela me fait du bien de lire Michaux. Est-ce que cela en fait une de mes propriétés, je ne sais pas. Quel autre mot pourrais-je trouve si je n’utilise pas proprétés. J’ai dit un bien. Cela est un bien pour moi de lire Michaux.

    #lectures

    patrick blanchon @patrick_blanchon
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  • @patrick_blanchon
    patrick blanchon @patrick_blanchon 16/12/2025

    Le prix de la clarté — Le dibbouk
    ▻https://ledibbouk.net/le-prix-de-la-clarte.html

    https://ledibbouk.net/IMG/logo/costello-wringing-his-hands-in-court-768x610.jpg?1765904539

    Et je sais que cette tentation de la netteté ne vient pas seulement du cinéma. Je connais cette logique depuis plus longtemps que ces films. Avant les arrière-salles, il y a eu la maison. Avant le code, il y a eu une humeur. J’ai grandi avec l’idée qu’une parole pouvait être sanctionnée sans explication, pour un oui, pour un non. J’ai vu l’injustice à l’œuvre, et j’ai appris aussi quelque chose de tordu mais très clair : qu’on peut parler exprès, dire trop, dire n’importe quoi, pour attirer les coups, pour détourner sur soi l’orage qui tombe sur une autre, pour prendre sur soi les humeurs d’un père.

    #lectures

    patrick blanchon @patrick_blanchon
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  • @patrick_blanchon
    patrick blanchon @patrick_blanchon 17/11/2025

    Contre l’admiration — Le dibbouk
    ▻https://ledibbouk.net/contre-l-admiration.html

    https://ledibbouk.net/IMG/logo/jecrisliilliade.jpg?1763366912

    Je parcours ( fiévreusement ) « Hoplite » et je vois le résultat : la locomotive-monstre, la grue à eau qui devient accouplement cosmique. C’est sublime. Et c’est un leurre. Car ce que j’admire, c’est le produit fini. Ce que je refuse de voir, c’est le prix.

    #lectures

    patrick blanchon @patrick_blanchon
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  • @patrick_blanchon
    patrick blanchon @patrick_blanchon 2/11/2025

    L’Imaginaire du Bouc Émissaire : comment la confusion judaïté/sionisme dévore nos récits collectifs — Le dibbouk
    ▻https://ledibbouk.net/l-imaginaire-du-bouc-emissaire-comment-la-confusion-judaite-sionisme-devo

    https://ledibbouk.net/IMG/logo/20201204230252000000_dor_327.jpg?1762077121

    L’imaginaire n’est pas seulement le domaine des anges et des chimères ; il abrite aussi nos démons les plus anciens. Aujourd’hui, en France, nous assistons à une métamorphose inquiétante : le vieux fantasme du « juif errant » se recycle en « sioniste mondialiste ». Les mêmes peurs, les mêmes haines, revêtent des habits neufs. Cet article ne parlera pas de géopolitique, mais de mythologies – de ces récits qui, comme l’écrivait George Steiner, « en disent plus long sur ceux qui les portent que sur ceux qu’ils prétendent décrire ».

    #Lectures #imaginaire

    patrick blanchon @patrick_blanchon
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  • @patrick_blanchon
    patrick blanchon @patrick_blanchon 2/11/2025

    Écophagie : La mer dévore la ville - Du manifeste anthropophage au cannibalisme environnemental — Le dibbouk
    ▻https://ledibbouk.net/ecophagie-la-mer-devore-la-ville-du-manifeste-anthropophage-au-cannibalis
    ▻https://ledibbouk.net/IMG/logo/ngs-59524s-19_190901_002344.webp?1762074271

    Si l’anthropophagie fut le cri de guerre culturel du Brésil moderne, l’écophagie en est le sanglot géologique. Là où Oswald de Andrade voyait le Tupi dévorer le Portugais, nous voyons désormais l’Océan dévorer la terre. Atafona, petite plage du Rio de Janeiro, devient le théâtre de cette tragédie silencieuse où la mer avance ses pions de sel et de sable, repoussant les frontières non plus de l’empire, mais de l’habitable même.

    #Lectures #imaginaire

    patrick blanchon @patrick_blanchon
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  • @patrick_blanchon
    patrick blanchon @patrick_blanchon 2/11/2025
    1
    @sombre
    1

    Science-Fiction Latino-Américaine : L’Art de Dévorer l’Avenir — Le dibbouk
    ▻https://ledibbouk.net/science-fiction-latino-americaine-l-art-de-devorer-l-avenir.html

    https://ledibbouk.net/IMG/logo/magliabchanopage_73r.jpg?1762068428

    « Où donc est la terre promise de la littérature ? », demandait le critique. Elle n’est ni dans les brumes du Nord, ni dans les laboratoires aseptisés de l’Occident. Elle est, peut-être, dans la forêt tropicale de l’imaginaire, là où le jaguar de la fable dévore l’ange d’acier de la science. Là où, pour reprendre le cri de guerre d’Oswald de Andrade, Tupi or not Tupi, that is the question. C’est à cette table cannibale du sens que nous convie la science-fiction latino-américaine du troisième millénaire.

    #Lectures #imaginaire

    patrick blanchon @patrick_blanchon
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  • @patrick_blanchon
    patrick blanchon @patrick_blanchon 29/10/2025
    4
    @monolecte
    @sombre
    @colporteur
    @rumor
    4

    La Forêt Sombre de l’Imaginaire Chinois — Le dibbouk
    ▻https://ledibbouk.net/la-foret-sombre-de-l-imaginaire-chinois.html

    https://ledibbouk.net/IMG/logo/9782330195250_1_75.jpg?1761671002

    L’espace intersidéral est une forêt obscure. Chaque civilisation est un chasseur solitaire, avançant furtivement entre les ombres, retenant son souffle. La plus légère vibration, le plus infime rayon de lumière peut attirer la foudre d’un autre monde. Cette image, au cœur de La Forêt Sombre, seconde partie de l’emblématique trilogie Le Problème à trois corps, est bien plus qu’un concept narratif. Elle est la clé de voûte d’une révolution silencieuse : l’émergence de la science-fiction chinoise comme laboratoire des angoisses et des ambitions d’une nation entière.

    #lectures

    patrick blanchon @patrick_blanchon
    • @monolecte
      Monolecte 😷🤬 @monolecte CC BY-NC-SA 29/10/2025

      La littérature de Cixin est réellement passionnante et hyper étayée, même si je ne partage pas sa vision de la prédation intergalactique.

      Certes, tu peux penser que les espèces qui se hissent à cette échelle technologique sont plutôt des espèces invasives, mais tu peux aussi voir les limitations profondes de l’hypercompétition pour durer dans le temps, ce qui est la clé d’une civilisation intergalactique.

      Donc l’hypothèse symbiotique et coopérativiste est plus fonctionnelle vue les échelles d’espace-temps concernées.
      Avec l’option mise en quarantaine des espèces invasives, ce qui pourrait aussi expliquer notre profonde solitude, en dehors du problème des distances.

      Monolecte 😷🤬 @monolecte CC BY-NC-SA
    • @colporteur
      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA 29/10/2025

      #Chine

      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA
    • @sombre
      Sombre @sombre CC BY-NC-SA 1/11/2025

      J’avais bien ressenti cette trilogie comme « laboratoire des angoisses et des ambitions d’une nation entière ». En lisant les trois volumes j’ai eu quelques coups de mou en rapport à des passages sur des concepts très pointus de l’astrophysique.

      En tout cas, article très intéressant et qui, de plus, m’a permis de mettre des mots et de révéler des concepts par rapport aux impressions un peu nébuleuses que j’avais eues en lisant l’œuvre de Liu Cixin.
      Entre autres :

      La tension entre l’individu et le collectif est le cœur battant de cette littérature. Les héros de la SF chinoise sont souvent des scientifiques, des ingénieurs ou des stratèges dont le destin personnel est broyé par des enjeux qui les dépassent : la survie de l’humanité, les ordres du Parti, la logique implacable de l’histoire.

      Sombre @sombre CC BY-NC-SA
    • @rumor
      Rumor @rumor CC BY-NC-SA 1/11/2025

      fantastique cette trilogie

      Rumor @rumor CC BY-NC-SA
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  • @patrick_blanchon
    patrick blanchon @patrick_blanchon 28/10/2025

    Notre Chair, Leur Récolte : Le Cri de la Science-Fiction Indienne — Le dibbouk
    ▻https://ledibbouk.net/notre-chair-leur-recolte-le-cri-de-la-science-fiction-indienne.html

    https://ledibbouk.net/IMG/logo/71vtfshr1gl__ac_uf1000_1000_ql80_.jpg?1761672198

    Je m’appelle Om. Je suis un produit d’exportation. Ma chair est leur propriété intellectuelle, mon sang leur combustible, mes souvenirs leur divertissement. Je vis dans un cube de trois mètres carrés, et ma fenêtre est un écran qui me montre ceux pour qui je donne mon corps, morceau par morceau.

    Ce n’est pas une dystopie. C’est le présent. C’est Harvest.

    #lectures

    patrick blanchon @patrick_blanchon
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  • @patrick_blanchon
    patrick blanchon @patrick_blanchon 26/10/2025

    Lire La Mécanique des femmes aujourd’hui — Le dibbouk
    ▻https://ledibbouk.net/lire-la-mecanique-des-femmes-aujourd-hui.html

    https://ledibbouk.net/IMG/logo/images-4.jpg?1761459444

    J’ai appris, avec l’âge, que certains livres ne se lisent pas seulement avec les yeux mais avec la pièce où l’on se trouve. La lumière, la chaise, le téléphone en veille, le bruit de la rue. La Mécanique des femmes appartient à cette catégorie-là : on ne l’ouvre pas innocemment, et l’époque, qui a déplacé la censure du dehors vers le dedans, vient s’asseoir à côté de vous au moment où vous tournez la première page. On ne vous interdit rien ; on vous observe lire. La surveillance est incorporée, presque courtoise. Elle ne confisque pas le livre, elle ajuste votre respiration. Très tôt d’ailleurs, le texte se cabre par une réplique nue, sans glose :

    -- Tu ne penses jamais à la mort ?

    Ce n’est pas une thèse, c’est une voix. Elle sidère, puis installe le régime de lecture : on n’est pas seul avec un « il », il y a d’autres timbres dans la pièce.

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    patrick blanchon @patrick_blanchon
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  • @patrick_blanchon
    patrick blanchon @patrick_blanchon 13/10/2025

    Balzac et ses huissiers — Le dibbouk
    ▻https://ledibbouk.net/balzac-et-ses-huissiers.html
    ▻https://ledibbouk.net/IMG/logo/12060877_honore-de-balzac-with-a-cane-probably-drawn-for-the-book.webp?17

    C’est une silhouette qu’on imagine à l’angle d’une porte. Un homme en noir, papier plié, formule au présent. L’huissier, dans la vie de Balzac, n’est pas un personnage secondaire. C’est un marque-page. Il vient, il repart, il revient. Il n’interrompt pas l’œuvre, il l’ordonne. La dette est la métrique. Le recouvrement, la ponctuation. Et tout s’ensuit.

    #lectures

    patrick blanchon @patrick_blanchon
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  • @patrick_blanchon
    patrick blanchon @patrick_blanchon 12/10/2025

    Correspondance Mallarmé-Whistler — Le dibbouk
    ▻https://ledibbouk.net/correspondance-mallarme-whistler.html

    https://ledibbouk.net/IMG/logo/ausgewaehlte-briefe-mit-einem-nachwort-von-max-rychner.jpg?1760219588

    une histoire d’alliance entre deux souverainetés — la phrase et la touche — dont la scène première est une traduction, dont la scène seconde est un livre de poèmes accompagné d’une gravure, dont la scène troisième est un tribunal, et entre les scènes des couloirs, des salons, des musées, des petites villes où on rentre fermer la maison, l’air d’automne qui passe, le bouton « cassis » sur l’épaule d’une jeune fille qui copie au Louvre, les « trompettes » d’un procès qui n’achève rien, la page qui prend, au jour le jour, le relais de la conversation : la correspondance dit cela, exactement : comment l’art, pour tenir, a besoin de cette trame têtue d’attention, de disponibilité, de logistique et d’élégance, et comment, dans l’Europe 1888-1898, deux noms la tissent au présent, Mallarmé et Whistler, jusqu’à la dernière poignée de main, jusqu’au dernier « à demain », et ce « pardon de ne pas vous rencontrer à mi-chemin » qui sonne comme la formule même de l’amitié, quand l’art vous occupe à plein et que le monde, lui, ne cède pas

    #lectures

    patrick blanchon @patrick_blanchon
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  • @patrick_blanchon
    patrick blanchon @patrick_blanchon 11/10/2025

    La page comme aventure — lire Damase pour réapprendre à voir — Le dibbouk
    ▻https://ledibbouk.net/la-page-comme-aventure-lire-damase-pour-reapprendre-a-voir.html
    ▻https://ledibbouk.net/IMG/logo/damase_typographique_front.webp?1760164194

    On referme Damase avec l’envie de rouvrir des livres.

    #lectures

    patrick blanchon @patrick_blanchon
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  • @patrick_blanchon
    patrick blanchon @patrick_blanchon 31/08/2025

    Le Dibbouk | Carnets autofictifs, lectures, fictions et photographie
    ▻https://ledibbouk.net/parcours-d-une-idee-la-theosophie.html

    https://ledibbouk.net/IMG/logo/theosophie.jpg?1756622337

    Aujourd’hui, la Théosophie n’apparaît plus en vitrine. Mais ses fragments circulent, comme un langage discret, souvent dans des cercles où pouvoir économique et quête spirituelle se confondent.

    On en retrouve l’écho dans certains milieux de la Silicon Valley, fascinés à la fois par le transhumanisme et par les récits de civilisations perdues. Derrière les discours sur l’immortalité technologique, le téléchargement de la conscience, la colonisation de Mars, résonne la même promesse que celle de Blavatsky : dépasser les limites de l’humain, franchir un seuil d’évolution. Les « races-racines » deviennent ici générations augmentées, sélectionnées par la biotechnologie et l’accès au capital.

    #lectures

    patrick blanchon @patrick_blanchon
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  • @patrick_blanchon
    patrick blanchon @patrick_blanchon 31/08/2025

    Le Dibbouk | Carnets autofictifs, lectures, fictions et photographie
    ▻https://ledibbouk.net/working-note-writing-to-live-or-at-least-to-try.html

    https://ledibbouk.net/IMG/logo/new-york-en-1900.jpg?1756615942

    Il faudrait commencer par un chiffre, ou par un rêve. Peut-être les deux sont la même chose. Dix cents le mot pour les premiers milliers de mots, puis huit cents ensuite. Je l’ai vu noir sur blanc, dans les submission guidelines de Clarkesworld. Dix cents ! C’est presque obscène quand on le compare à la maigre enveloppe qu’une revue française glisse, parfois, dans une enveloppe craft. Dix cents multiplié par deux mille, par trois mille, ça donne assez pour payer un mois de loyer, quelques factures, un peu de nourriture. Et tout ça pour ce que je fais déjà chaque nuit : écrire.

    #carnets #lectures

    patrick blanchon @patrick_blanchon
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  • @patrick_blanchon
    patrick blanchon @patrick_blanchon 28/08/2025

    Le Dibbouk | Carnets autofictifs, lectures, fictions et photographie
    ▻https://ledibbouk.net/comment-x-sans-y.html

    https://ledibbouk.net/IMG/logo/jean-riviere.png?1756364444

    Si la rhétorique de la suppression est si puissante dans la persuasion, c’est qu’elle repose sur un paradoxe : dire en ne disant pas. En littérature, ce paradoxe devient un moteur formel. On connaît l’exemple radical de Perec : écrire un roman entier sans la lettre e. Le manque devient la règle, et c’est lui qui produit la créativité. Chez Beckett, c’est une suppression progressive : le vocabulaire s’épuise, la syntaxe se réduit, jusqu’à ce que le texte semble s’écrire à la frontière du silence. Dans l’autofiction contemporaine, la contrainte « sans » est partout : parler de soi sans employer « je », relater un rêve sans images, écrire un silence sans blancs. Chaque fois, c’est l’obstacle qui devient matière.

    #lectures

    patrick blanchon @patrick_blanchon
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  • @cdb_77
    CDB_77 @cdb_77 9/08/2025
    1
    @spathoche
    1

    #BookWyrm

    Lecture et critique de livres, de manière sociale et décentralisée.

    BookWyrm est un #réseau_social pour garder la trace de vos #lectures, parler de livres, écrire des #critiques et découvrir quoi lire ensuite. La fédération permet aux lecteurs et aux lectrices de rejoindre des petites #communautés de confiance, interconnectées, et avec d’autres services #ActivityPub comme #Mastodon ou #Pleroma.

    ▻https://joinbookwyrm.com
    #livres #base_De_données

    CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 9/08/2025

      #OpenLibrary

      #Open_Library est un #catalogue de #bibliothèque ouvert et modifiable, qui cherche à créer une page web pour chaque livre qui ait jamais été publié.

      ►https://openlibrary.org

      CDB_77 @cdb_77
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  • @gorekhaa
    gorekhaa @gorekhaa via RSS 26/06/2025

    Sans titre
    ▻https://bsky.app/profile/gorekhaa.bsky.social/post/3lsiyzwks4g2l

    #GAMEOVER #LECTURES
    L’interview qui tue ! 👇

    "Plongée au cœur des enjeux environnementaux majeurs de notre époque avec Hélène Grosbois, une voix forte et visionnaire de l’écologie. Dans cet échange sans filtre, on explore les vérités cachées derrière la crise de la biodiversité, les [1/3]

    gorekhaa @gorekhaa via RSS
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  • @patrick_blanchon
    patrick blanchon @patrick_blanchon 13/05/2025

    Le Dibbouk | Le Dibbouk
    ▻https://ledibbouk.net/spip.php?article3043

    https://ledibbouk.net/IMG/logo/la-sincerite-web.jpg?1747121123

    Et voilà Montaigne qui s’attaque à ce grand chantier de soi-même, avec la conviction naïve de pouvoir capturer ses pensées comme on attrape des papillons. Mais le filet est percé, et les idées s’échappent.

    #lectures

    patrick blanchon @patrick_blanchon
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  • @patrick_blanchon
    patrick blanchon @patrick_blanchon 11/05/2025

    Le Dibbouk | Le Dibbouk
    ▻https://ledibbouk.net/spip.php?article3040

    https://ledibbouk.net/IMG/logo/level_-st-joshi.jpg?1746985335

    C’est là sans doute l’étrange vertu de cette époque, que d’avoir la patience de retourner la terre des lettres, d’en extraire ces fossiles oubliés que l’histoire littéraire avait recouverts de sédiments et d’oubli. À l’instar de Lovecraft, aujourd’hui réhabilité et célébré, Maurice Level réapparaît, figure pâle et énigmatique, preuve que le passé littéraire n’est jamais totalement clos et que l’ombre peut toujours retrouver sa place sous la lumière.

    #lectures

    patrick blanchon @patrick_blanchon
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  • @patrick_blanchon
    patrick blanchon @patrick_blanchon 8/05/2025

    Le Dibbouk | Le Dibbouk
    ▻https://ledibbouk.net/spip.php?article3034

    https://ledibbouk.net/IMG/logo/autofictio-web.jpg?1746687348

    L’autobiographie et la biographie se parent des atours d’une objectivité que l’autofiction, avec une honnêteté crue, dément. Toute écriture de soi est déjà une reconstruction, une mémoire reconfigurée, un passé ressaisi par les mots. L’historien Michel Pastoureau le sait bien : il admet volontiers que l’objectivité historique est une illusion, que la subjectivité imprègne inévitablement tout récit du passé. De même, les prétendues autobiographies et biographies, loin d’être des récits neutres, sont autant d’interprétations où le vécu se tord sous la pression du langage.

    #lectures

    patrick blanchon @patrick_blanchon
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  • @patrick_blanchon
    patrick blanchon @patrick_blanchon 13/04/2025

    Le Dibbouk | Le Dibbouk
    ▻https://ledibbouk.net/spip.php?article946
    ▻https://ledibbouk.net/IMG/logo/le-miracle-web.webp?1744531065

    Il n’y avait personne dans le centre œcuménique. Personne sauf la poussière, le rideau entrouvert, et l’impression d’un regard sans origine. J’avais besoin d’un lieu sans voix, sans dogme. Je pensais au Kraken. Pas au monstre, mais au bocal. À ce que l’on conserve pour ne pas oublier. Ou pour ne pas croire que l’on a tout inventé.

    #lectures #weird

    patrick blanchon @patrick_blanchon
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  • @patrick_blanchon
    patrick blanchon @patrick_blanchon 7/04/2025

    ▻https://ledibbouk.net/spip.php?article930
    ▻https://ledibbouk.net/IMG/webp/le-roi-des-rats_.webp

    J’ai lu Le Roi des Rats comme on écoute un album qu’on n’a pas choisi. Quelqu’un vous l’a laissé sur la platine, vous ne savez pas très bien ce que c’est, et pourtant il tourne. Très vite, il est trop tard. Vous êtes pris.

    Ce roman n’est pas un roman, pas vraiment. C’est un air urbain qui s’insinue dans vos oreilles, une basse sale qui court sous la ville, sous la langue. Il commence comme une enquête — une mort étrange, un père, une flûte, un garçon qui fuit. Mais très vite, ce n’est plus une affaire. C’est une fable. Ou une conjuration. Ou autre chose encore.

    Ce n’est pas un livre sur les rats. C’est un livre sur ce que les rats savent. Et sur ce que nous ne voulons pas savoir.

    #lectures #weird #mieville

    patrick blanchon @patrick_blanchon
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  • @patrick_blanchon
    patrick blanchon @patrick_blanchon 25/03/2025

    ▻https://ledibbouk.net/spip.php?article839

    https://ledibbouk.net/IMG/jpg/halcyon-ridge-vue-aerienne.jpg

    On aurait pu croire à une opération de marketing viral pour un film dystopique de bas étage, ou à un ARG(1) mal ficelé par un ado insomniaque entre deux TikToks sur la fin du monde. Mais non : Halcyon Ridge est bien plus. C’est une invention collective, un conte moderne, un thermomètre médiatique coincé entre paranoïa numérique et nostalgie de l’invisible.

    – Genèse d’une entité cartographiquement incertaine

    Tout commence un 1er mars 2025, sur YouTube. Une vidéo nommée The Dark Secret of Halcyon Ridge — au montage approximatif, à la bande-son anxiogène — dévoile l’existence d’une île introuvable sur Google Maps, habitée par une organisation secrète : la Vanguard Initiative. On y parlerait de manipulations climatiques, de rituels occultes et, bien entendu, d’expérimentations humaines. La routine, quoi.

    En moins de trois semaines, l’affaire enfle. Forums conspirationnistes, comptes TikTok, mêmes Instagram, jusqu’à des articles bancals publiés sur des sites semi-légitimes comme « Lawyers Club India ». Internet fait ce qu’il sait faire de mieux : ériger un fantasme sur les ruines de la vérification.

    –Halcyon Ridge ou l’art de ne pas y être

    À l’heure où le GPS nous mène jusque dans les chiottes les plus reculés de la Creuse, Halcyon Ridge surgit comme un déni de géographie. Une île invisible mais omniprésente, qui hante les flux déréglés d’une réalité trop bien balisée. Elle devient alors un mirage, une allégorie de ce qu’on ne trouve plus : le mystère, le secret, l’ailleurs.

    #lectures #weird #mythologies

    patrick blanchon @patrick_blanchon
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  • @patrick_blanchon
    patrick blanchon @patrick_blanchon 24/03/2025

    ▻https://ledibbouk.net/spip.php?article838
    ▻https://ledibbouk.net/IMG/webp/galen-dara-deep-ones.webp

    Je me souviens de la première fois où j’ai lu Lovecraft. J’ai eu l’impression d’entrer dans une pièce où quelque chose de terrible venait d’arriver. Pas le genre d’horreur avec du sang et des cris, non. Quelque chose de plus discret, de plus insidieux. Comme si la pièce se souvenait d’un événement que nous autres avions délibérément choisi d’oublier. Ce quelque chose, c’était peut-être le sexe. Ou son absence. Ou sa mutation impossible. Bobby Derie, dans son livre Sex and the Cthulhu Mythos, décolle le papier peint de l’univers de Lovecraft et trouve, derrière les dieux visqueux et les cités décomposées, l’ombre de quelque chose d’organique, d’indicible, et de familier.

    Lovecraft n’écrit jamais vraiment sur le sexe. Ce serait trop simple. Il le laisse plutôt hanter le récit comme une radiation de fond. On le sent dans la fausseté des choses, dans les suggestions de lignées hybrides et d’unions blasphématoires. Yog-Sothoth ne se contente pas de roder à la frontière : il la féconde. « Yog-Sothoth’s wife is the hellish cloud-like Shub-Niggurath, in whose honour nameless cults hold the rite of the Goat with a Thousand Young... He has begotten hellish hybrids upon the females of various organic species throughout the universes of space-time. » Ce que cela signifie n’est pas entièrement clair, mais cela devrait vous donner des frissons. « L’épouse de Yog-Sothoth est l’infernale Shub-Niggurath... Il a engendré d’atroces hybrides avec les femelles de diverses espèces à travers l’espace-temps. » Imaginez les matrices humaines comme des ports d’accueil pour des entités extradimensionnelles. La chair devient une interface. Une interface défaillante.

    #lectures #lovecraft

    patrick blanchon @patrick_blanchon
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  • @patrick_blanchon
    patrick blanchon @patrick_blanchon 17/03/2025

    ▻https://ledibbouk.net/spip.php?article823

    https://ledibbouk.net/IMG/jpg/madame-bovary-jean-renoir-1933.jpg

    Lorsqu’un auteur décrit un paysage désolé, un personnage tourmenté ou un sentiment diffus, se raconte-t-il lui-même ou joue-t-il avec l’interprétation de son lecteur ? Cette question est au cœur de la lecture critique et engage un débat ancien entre ceux qui voient la littérature comme une projection de l’écrivain et ceux qui estiment que le texte doit être analysé en lui-même, indépendamment de son auteur. Entre inférence littéraire et autoportrait dissimulé, la frontière est fine et mouvante.

    #lectures #littérature

    patrick blanchon @patrick_blanchon
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