#lesbophobie

  • PMA : de futurs enfants stigmatisés par le droit ?
    https://www.liberation.fr/debats/2019/05/02/pma-de-futurs-enfants-stigmatises-par-le-droit_1724583

    Tribune. Dans le cadre de la révision des lois de bioéthique, différents rapports et avis sont intervenus pour proposer des évolutions dans les modes d’établissement de la filiation. Ils anticipent les conséquences de l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules. La proposition du rapport Théry-Leroyer de 2014 sur cette question est largement reprise par ces différents textes : elle consiste à créer un nouveau mode d’établissement de la filiation exclusivement réservé aux enfants nés d’un don de gamètes, que le projet parental ait été porté par un couple hétérosexuel, un couple de femmes ou une femme seule. Ces parents devront tous faire une déclaration commune avant la conception de l’enfant par don, qui établirait la filiation à l’égard de la mère ou des deux parents. Mais cette déclaration serait également reportée sur l’acte de naissance de l’enfant ; ce qui conduirait à inscrire sur son état civil le fait qu’il ait été conçu grâce à un don de gamètes. L’un des objectifs de cette proposition est de forcer les personnes ayant recours à un don à révéler à l’enfant son mode de conception : avec cette réforme, un enfant qui ne saurait qu’il est né d’un don pourrait le découvrir par hasard en consultant la copie intégrale de son acte de naissance.

    A lire aussiFiliation : fin du secret pour les enfants nés d’un don ?

    Une telle inscription est problématique à plusieurs égards. Mentionner le recours à un don sur un document public, c’est tout simplement contraindre les personnes à révéler, à différentes occasions de la vie, des informations médicales confidentielles : veut-on vraiment révéler à notre conjoint, à notre notaire, à un officier d’état civil, qu’on est né d’un don ? Que nos parents rencontraient des problèmes de fertilité ? Que notre mère célibataire a conçu dans un cabinet médical ? Quand bien même l’acte de naissance intégral est très peu accessible, ces informations médicales et personnelles sont hors de propos dans le système de filiation. De manière générale, cette proposition rapproche indûment la filiation et l’accès aux origines biologiques alors qu’il s’agit de deux questions radicalement distinctes. Les actes d’état civil sont conçus pour garder trace de la filiation au sens juridique, c’est-à-dire du lien entre un enfant et son parent, indépendamment de l’existence d’un lien biologique entre eux. La question de l’accès aux origines, voire de la levée de l’anonymat des donneurs et donneuses, devrait être traitée indépendamment de celle de la filiation, afin de ne pas mettre en place un système stigmatisant pour les parents ayant eu recours à un don de gamètes et pour leurs enfants.

    Créer un mode de filiation spécifique pour les enfants issus d’un don constitue une double stigmatisation par le droit. D’une part, les parents ayant eu recours à cette méthode de conception sont traités différemment des autres parents du fait de leur infertilité, de leur orientation sexuelle ou de leur absence de lien conjugal. Pour les couples hétérosexuels, il s’agit même d’un recul radical de leurs droits : aujourd’hui leur filiation est établie par le droit commun, demain ils feront l’objet d’un droit dérogatoire. D’autre part, ce système stigmatise les enfants en sous-entendant qu’ils ne sont pas des enfants comme les autres.

    Par ailleurs, pointer publiquement qu’une tierce personne est intervenue dans leur conception laisse entendre que tous les autres enfants ont été conçus par leurs parents. Or, le droit de la filiation actuel ménage une place à la volonté de s’engager vis-à-vis d’un enfant sans en être le géniteur : la reconnaissance, la présomption de paternité et la possession d’état permettent d’établir la paternité sans besoin d’apporter la preuve d’un lien biologique. En entérinant une forte immixtion de l’Etat au cœur de l’intimité des familles, cette proposition fait, en outre, courir le risque d’une différenciation entre les familles dont les parents sont hétéro- ou homosexuels. Les couples hétérosexuels, s’ils contournent le système de déclaration anticipée - par exemple en ayant recours à un don à l’étranger - pourront, eux, faire établir la filiation de leur enfant par les méthodes de droit commun ; alors que les couples de femmes, si elles veulent faire établir un double lien de filiation dès la naissance, seront obligés de faire mention du don. Situation paradoxale dans la mesure où ce sont elles qui sont les moins susceptibles de ne pas révéler à leurs enfants le recours à un tiers donneur. Un prix bien lourd à payer par les lesbiennes, pour pouvoir bénéficier de la PMA !

    Pourtant, un système plus simple est possible et il fait ses preuves depuis 1994 : il serait tout simplement envisageable d’étendre le droit existant à tous les couples. Actuellement, un couple hétérosexuel ayant recours à un don de gamètes donne son consentement préalablement à la conception de l’enfant devant un notaire. Au moment de la naissance, la filiation de l’enfant est établie, à l’égard de la mère par la mention de son nom dans l’acte de naissance, et pour le père par la présomption de paternité si les parents sont mariés (aucune démarche n’est alors nécessaire de la part du mari de la mère) ou par reconnaissance s’ils ne le sont pas (le père devra déclarer sa paternité devant un officier de l’état civil). La seule différence avec le droit commun est que si le père ne reconnaît pas l’enfant, sa filiation pourra être ultérieurement établie en justice et qu’il est impossible pour les parents ou pour l’enfant de contester cette filiation.

    Par ailleurs, il est impossible d’établir un lien de filiation entre l’enfant et le donneur ou la donneuse. Ces adaptations visent à sécuriser la filiation de l’enfant en consacrant le projet parental qui l’a fait naître. Ce système pourrait tout à fait être ouvert aux couples de femmes en prévoyant, après le consentement donné à une PMA, une présomption de co-maternité en cas de mariage ou la possibilité d’une reconnaissance par la mère qui n’a pas porté l’enfant en dehors du mariage. Ces modifications a minima du droit existant permettraient de répondre à l’ouverture de la PMA à toutes les femmes. En attendant une réflexion plus globale sur le système de filiation qui permettrait, notamment, de prendre en compte la coparentalité.

    #PMA #misogynie #lesbophobie #sexisme


  • #Athlétisme : feu vert pour la « police de la #testostérone »

    Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a rejeté ce mercredi le recours de la double championne olympique sud-africaine #Caster_Semenya. Les femmes qui, comme elle, produisent beaucoup de testostérone naturelle devront prendre des médicaments pour en faire baisser le taux, sous peine d’être exclues de certaines courses.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/010519/athletisme-feu-vert-pour-la-police-de-la-testosterone
    #genre

    • #Hyperandrogénie : le Tribunal arbitral du sport (TAS) donne raison à l’IAAF contre Caster Semenya

      Saisi par la Sud-Africaine Caster Semenya qui contestait les nouveaux règlements de la Fédération internationale concernant les athlètes hyperandrogènes, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a donné raison à l’IAAF.

      https://www.lequipe.fr/Athletisme/Actualites/Hyperandrogenie-le-tribunal-arbitral-du-sport-tas-donne-raison-a-l-iaaf-contre-caster-semenya/1014316
      #sport

    • Oui @aude_v, voici la formule :

      if (gagnante & is(noire) & is not(dopée) & is not(membre du G7) & is(lesbienne) & is not(soumise) ) then (dégage).

    • Le site de l’IAAF annonce « 6 core values »

      universality, leadership, unity, excellence, integrity and solidarity

      Je pense qu’on peut décerner un FAIL sur chacune.

    • C’est très intéressant d’imaginer toutes ces cogitations de #règlement_sportif pour trouver un biais soit disant législatif. Au début, ils se sont demandés si ils n’exigeraient pas un plat en sauce en moins d’une demie-heure avant le top départ, d’aucuns s’il ne fallait pas l’affamer sur plusieurs générations pour réduire sa hauteur. Un autre s’est levé pour proposer le viol par les membres du jury. Et si elle sait fabriquer un autre corps, c’est bien une femme. Le suivant, a proposé lors des courses une tenue réglementaire exhibant son sexe. Le chef a dit qu’en lui limant les dents et en réduisant sa machoire chirurgicalement, on pourrait considérer que ce n’est pas un homme. Ils ont tous approuvé l’injection de botox pour ses seins et ses hanches.
      Cependant, ils étaient toujours inquiets, elle avait encore une moustache et des poils sur les jambes. Obligation épilatoire ! cria l’un. Violons la cria l’autre, un troisième répliqua que c’était déjà fait. Nous sommes en danger, nous devons mener bataille pour défendre l’union phallique hétéro centré, pas question qu’une femme courre plus vite que nous. Exigeons la réduction des pieds cria l’un, allongeons lui le cou clama l’autre, tapons la ajouta le troisième, du moment qu’elle courre moins vite que nous. L’anus sacré du temple de la #testostérone ne peut accepter la pénétration d’une femme, on va leur montrer qu’on n’est pas des pédés et que le sport c’est du sérieux, de la couille.
      Le plus jeune proposa que les femmes ne soient admises aux jeux olympiques que si elles avaient remporté le concours de Miss, les autres éclatèrent de rire, quel ignorant, depuis 1980, elles peuvent courir librement.
      Non, les mecs, il nous faut un truc moderne hightech, un machin aux hormones pour lui faire diminuer sa soif de gagner et ses muscles disgracieux. D’autant que si elle accepte le breuvage chimique, c’est sous sa responsabilité après tout. Votons démocratiquement comme un seul homme pour la #castration_chimique obligatoire, déjà testé en laboratoire sur des chimpensées femelles, c’est miraculeux, elles deviennent blanches et perdent leurs poils.

    • Oui @Fil, on pourrait s’organiser un atelier cinéma lors d’une rencontre …
      Le réglement créé pour diminuer #Caster_Semenya est l’apothéose de toutes les inventions les plus terrifiantes pour maintenir les femmes sous la domination masculine.

    • #merci @mad_meg et @fil
      pour le film un comité de vigilance masculin fait des propositions autour d’un corps en 3D/hologramme d’une femme telle qu’ils veulent la définir. On entrecoupe le tout par des images et vidéos piochées sur le web. Comme celle-ci


      Todo - trouver des extraits de Free to Run qui raconte comment les femmes ont été empêchées de courir.

    • Et ça rejoint un peu cette question de la transidentité et des intersexes. Le pire qui puisse arriver dans cette histoire, avec l’exclusion de cette sportive qui serait aussi dramatique, ce serait l’ouverture d’une catégorie de trans ou personnes qu’on jugerait non ou mal genrées et qui concourrait dans des épreuves à part. On déciderait que les meufs qui ont trop de testostérone ne sont pas des meufs parce qu’être une meuf c’est être peu menaçante, y compris physiquement. Et avec les meilleures intentions du monde on aboutirait à la même conclusion, que pour être une femme il faut se conformer à des clichés et à des moyennes statistiques.

    • Je ne pense pas que ce soit la solution, @monolecte, puisqu’elle priverait les sportives de la reconnaissance de leurs performances, qui sont dans plein de sports moindres que celles des sportifs hommes. Mais dans certaines disciplines qui dépendent moins de la force physique (je ne sais pas lesquelles mais d’autres auront des idées) ce serait peut-être une bonne idée.

      Autre argument : si j’avais dû faire du basket avec des gars quand j’étais ado, j’aurais vite arrêté. Ils sont plus forts physiquement, ils m’auraient bouffé et j’aurais fini par en avoir marre (déjà que j’en ai eu marre des meufs qui me bouffaient sans être plus fortes physiquement !). C’est pareil pour les contraintes liées à l’âge : tu envoies des poussins faire du sport avec des juniors et c’est le carnage. En revanche, appliquer la ségrégation pour les poussins et les poussines qui ont des corps très semblables, ça contribue à cette manie de genrer trop précocement et trop fortement.

      Je crois qu’il faut aussi savoir reconnaître des contraintes physiologiques même si les différences de sexe sont souvent statistiques ou culturelles et pas toujours vérifiées.

      La #non-mixité, c’est aussi un outil de protection et de reconnaissance des femmes.

    • Jusqu’à la puberté, les enfants ont le même type de corps et parfois le même type d’entrainement. Ensuite, on les sépare et surtout, on n’entraine plus les filles comme les garçons, ce qui explique aussi en partie les différences de performances, ça et l’injonction à la maigreur et donc à une baisse des apports nutritionnels en dessous des besoins pour un bon développement.

      En gros, je pose l’hypothèse que les différences de performances n’expliquent pas la ségrégation sexuelle dans le sport, mais plutôt que la ségrégation sexuelle partout explique les différences physiques et de performances.

      En une génération, on verrait probablement les différences physiologiques régresser jusqu’à ne pas être plus significatives qu’entre deux individus lambda.

    • Le problème viens peut être aussi du sport, là je ne veux pas dire la pratique physique en elle même, mais la compétition qui l’accompagne. Si le principe du sport c’est de montrer qui a le plus gros taux de testosterone, ou qui est le kiki de tous les kikis, c’est logique que les femmes soient en retrait et beneficient de rémunérations et visibilité nulle ou ridicule.

    • Tout à fait d’accord avec @mad_meg. La plaie principale ça reste quand même la compétition à outrance, où il faut vraiment être le plus fort, le plus rapide, etc.

      Aaah, l’escalade et le cirque, mes deux champs d’activités physiques préférées. :) (ya le Parkour aussi où j’ai toujours vu un bon esprit pour l’instant)
      Bien sûr dans tout on peut trouver de la compétition (y compris entre artistes), mais yen a quand même où c’est beaucoup moins prégnant et où il s’agit plus de faire ensemble, de s’entraider, et d’atteindre des sommets personnels.

      Moi je suis pour le mélange de la pratique physique avec la pratique artistique/esthétique, où il ne s’agit rien de gagner, mais juste de construire quelque chose (qu’on décidera de montrer à d’autres ou pas).

      #compétition d’ailleurs (et l’athlétisme est le summum de l’esprit compétitif du sport)

    • Je colle ici quelques idées à ajouter au film à venir

      «  S’épiler les sourcils, se raser sous les bras… apprendre à marcher avec des chaussures à talons hauts, écrit Dworkin dans Woman Hating, se faire refaire le nez, raidir ou friser les cheveux — ces choses font mal. La douleur, bien sûr, enseigne une leçon importante : aucun prix n’est trop élevé, aucun processus trop répugnant, aucune opération trop douloureuse pour la femme qui souhaite être belle.  »

      On remplacera belle par femme.

    • D’un autre coté, être belle ca veut dire montrer des signes de soumissions. S’infliger des trucs douloureux qui coutent la peau des fesses et tout ca pour plaire à des dominants qui risquent de te pourrir encor plus la vie avec de la progéniture.


  • Après de nouveaux propos anti-PMA, Agnès Thill risque l’exclusion du groupe LRM à l’Assemblée
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/01/22/apres-ses-propos-anti-pma-agnes-thill-risque-l-exclusion-du-groupe-lrm-a-l-a

    Récemment, lors d’un débat avec des maires, dans l’Eure, le chef de l’Etat avait souhaité que ce soit « un sujet sur lequel la France ne se déchire pas ».

    Bel exemple de psychologie inversée et d’instrumentalisation du sexisme..
    Foutriquet 2 veux que la France se déchire contre les libertés des femmes sinon il aurait pondu une lettre de cachet comme il fait habituellement quant il s’agit d’appauvrir les pauvres et d’enrichir les riches. Il y a largement plus de misogynes en France que de femmes qui demandent la PMA. Pour un Foutriquet le calcule est rapide. Du coup il lâche une de ses trollesse pour montrer son soutiens auprès des adeptes du pédoviol par curés et de la violence masculine dans les foyer pour tous.

    Les personnes concernées par la PMA ne sont pas homosexuelles, ce sont les femmes, qu’elles soient homosexuelles, hétérosexuelles, bisexuelles, ou asexuelles.

    « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » (Albert Camus)

    #sexisme #lesbophobie #PMA #GPA #troll #catholicisme #femmes #toxicophobie #misogynie #invisibilisation


  • Exclure les lesbiennes de la PMA n’est pas discriminatoire, selon le Conseil d’État
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/10/02/01016-20181002ARTFIG00384-exclure-les-lesbiennes-de-la-pma-n-est-pas-discri

    La plus haute juridiction administrative avait été saisie du cas d’un couple de femmes infertiles qui s’était vu refuser une aide médicale à la procréation par le CHU de Toulouse.

    Refuser d’accorder une procréation médicalement assistée (PMA) à deux lesbiennes n’est pas contraire au principe d’égalité devant la loi, estime le Conseil d’État dans une décision consultée mardi par l’AFP. La plus haute juridiction administrative juge dans cet arrêt rendu vendredi que « la différence de traitement (...) entre les couples formés d’un homme et d’une femme et les couples de personnes de même sexe (...) n’est pas contraire au principe d’égalité ».

    Pour les juges, « le principe d’égalité ne s’oppose ni à ce que législateur règle de façon différente des situations différentes ni à ce qu’il déroge à l’égalité pour des raisons d’intérêt général ».

    #PMA #sens_commun #lesbophobie #sexisme #discrimination


  • Reproduction artificielle « pour toutes » : le stade infantile du transhumanisme
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1064

    Toujours en librairie : Manifeste des Chimpanzés du futur contre le transhumanisme. Voir ici

    Le 18 janvier 2018 s’ouvraient les « Etats généraux de la bioéthique » organisés par le Comité consultatif national d’éthique - prélude à la troisième révision de nos lois de bioéthique depuis 1994. Plaisante éthique, soumise à la perpétuelle fuite en avant technologique et aux desiderata des consommateurs rendus possibles par ces progrès. Le grand sujet cette fois, c’est la reproduction artificielle de l’humain (PMA), qu’il est question d’autoriser aux femmes seules et aux couples de lesbiennes. Autorisation d’autant plus probable que Macron, le « président des très riches » accusé de mener une « politique de droite », a besoin paraît-il d’"envoyer des signaux à la gauche". De (...)

    #Documents
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/reproduction_artificielle_.pdf

    • Encore une fois plein de mélanges, de part et d’autre, comme il y a 5 ans…

      Les gens de PMO sont contre la PMA pour tout le monde, donc y compris les hétéros, et même y compris les chèvres, les brebis et les vaches.

      Des deux côtés on continue de parler de « la PMA » alors qu’il y a des paliers, et qu’il n’y a pas grand chose de commun entre faire une fécondation in-vitro (porte majeure du transhumanisme, entre autre problème, mais il y a aussi la médicalisation, la déportation d’une solution sur des techniciens), et le fait d’injecter du sperme au fond du vagin d’une femme non stérile, lesbienne ou pas, jusqu’à ce que ça fonctionne (qui peut être une pratique autonome et bénigne). Je pense qu’il faut arrêter de parler de « la PMA », sinon on ne peut pas débattre.

      Quant à la GPA, là c’est plutôt pour les hommes gays, et c’est très directement une appropriation du corps des femmes (contre rémunération plus ou moins importante). Mais à partir du moment où on va reconnaitre un « droit inaliénable à avoir un enfant » (c’est là tout l’enjeu), et que les lesbiennes vont pouvoir, alors les gays aussi, et donc ok pour la GPA (quand bien même les lesbiennes non stériles n’utiliseraient pas la fécondation in-vitro !)… sauf… si on se tourne vers l’amélioration drastique des parcours d’adoption ?

      En 1989 déjà, le Feminist International Network of Resistance to Reproductive and Genetic Engineering avait écrit un texte contre tout ça.
      http://www.finrrage.org/wp-content/uploads/2016/03/FINRRAGE.pdf
      Qui avait été signalé ici :
      https://seenthis.net/messages/687559

      @aude_v mais #fatigue d’avance… (et pourtant je pense toujours que c’est débat et des choix de société vraiment super important, pour les femmes et pour tout le monde)

    • Je complète. Je parle de « droit à avoir un enfant » qu’il faut distinguer à « droit à élever un enfant », à mon avis. Oui au droit à toutes et tous d’élever des enfants, quelque soit sa configuration familiale !

      Par ailleurs, il faut bien insister pour PMA et GPA, ce sont vraiment deux choses différentes et que les questions (et réponses) ne sont pas les mêmes du tout pour les lesbiennes et les gays.

      Afin d’encore mieux débattre, il faut sûrement affiner les formulations, et donc ce qu’on défend ou ce qu’on rejette entre : « droit à élever un enfant », « droit à avoir un enfant » et « droit à procréer ». Tout ça ne veut pas dire la même chose.

    • Je pense qu’il faut arrêter de parler de « la PMA », sinon on ne peut pas débattre.

      Oui, pour commencer. Les technocritiques mâles ont failli en utilisant ce mot qui ne veut RIEN dire pour déverser leur gynophobie (peur panique d’un monde sans hommes, comme si c’était dans les cartons). On rame derrière pour faire réfléchir aux conséquences de ces techniques avec des gens comme @rastapopoulos. Reçu un numéro de L’Inventaire ou il est question de reproduction artificielle. J’espère que s’il m’a été adressé, c’est parce que l’article est bien !


  • On ne pense pas assez aux lesbiennes quand on parle du mariage pour tous | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/160981/lesbiennes-mariage-pour-tous-visibilite

    « À l’époque, Louise ne comprenait pas pourquoi on refusait à deux mamans de se marier », raconte Anna, mère de la petite devenue collégienne. Louise a aujourd’hui 12 ans et sa mère biologique insiste : c’est ensemble, avec sa compagne, qu’elles ont eu un enfant. « Louise est née en 2006. Avec Rachel, on ne voulait pas aller en Espagne ou en Belgique pour avoir un enfant. Alors ça s’est passé en mode hors-la-loi. »

    C’est un ami qui a aidé le couple à avoir un enfant. « Il a toujours été clair : il vivait ça comme un don. » Sauf que quand Louise voit le jour, elle n’a aux yeux de la loi qu’une seule maman, Anna. « C’est comme si ma compagne n’existait pas. À l’époque, on prenait un risque. Donc dès la naissance de notre fille, j’ai écrit un testament olographe, spécifiant que c’était ma conjointe qui avait les droits sur Louise s’il m’arrivait quoi que ce soit. »

    Pendant dix ans, jusqu’au mariage avec sa compagne, la maman de Louise n’était considérée que comme « parent social », un titre qui ne lui donne aucune reconnaissance légale. « Avant notre mariage en 2015, je faisais partie de la vie de Louise, je l’accompagnais notamment dans les sorties à l’école. Mais s’il arrivait quoi que ce soit à elle ou à Anna, je n’avais alors aucune autorité sur Louise. Je ne pouvais pas prendre de décision pour elle. »

    Une fois l’union scellée entre les deux femmes, la démarche pour adopter dure alors un peu moins d’un an. « On a retiré un dossier au tribunal dans lequel on a dû joindre, entre autres, des photos de familles, se remémore Anna. C’est contraignant de devoir montrer patte blanche alors qu’au final, Rachel adopte la fille qu’elle élève depuis 10 ans… » Depuis le mariage pour tous, les conjointes de femmes ayant un enfant peuvent passer par la case adoption pour être reconnues juridiquement. À la naissance d’un enfant, ce dernier n’a donc qu’une seule mère pendant plusieurs mois.

    La PMA, c’est pas maintenant

    Caroline Mécary, avocate au barreau de Paris et spécialisée dans les questions de droit de la famille, ne cache pas son mécontentement : « On ne peut que regretter que François Hollande ait manqué de courage et n’ait pas intégré l’ouverture de la PMA (procréation médicalement assistée) à toutes les femmes durant son mandat. » Elle estime que « nous sommes en retard en France. Il y a quatorze pays au sein du Conseil de l’Europe qui ont ouvert la PMA aux couples de femmes et vingt-six pays qui l’ont ouverte à des femmes célibataires. »

    #sexisme #lesbophobie #PMA #invisibilisation #femmes #lesbiennes




  • La Cinémathèque française met à l’honneur Roman Polanski et provoque l’indignation
    http://www.lefigaro.fr/cinema/2017/10/21/03002-20171021ARTFIG00109-la-cinematheque-francaise-met-a-l-honneur-roman-p

    En pleine affaire Harvey Weinstein et-récemment- Gilbert Rozon, la dernière rétrospective de la Cinémathèque française tombe mal. Samedi 30 octobre, l’organisme privé prévoit de consacrer sa soirée au cinéaste Roman Polanski, proposant pour l’occasion la projection de son dernier film adapté du best-seller de Delphine de Vingan, D’après une histoire vraie . Une séance de Chinatown et une master-class autour de The Ghost Writer sont également prévus dans les jours qui suivent.

    Bravo la cinémathèque française ! pour mémoire l’année dernière la cinémathèque faisait un hommage lesbophobe (c’est à dire une combo homophobe et misogyne) à une des seuls réalisatrices dont illes ont organisé la rétrospective : Dorothy Arzner

    depuis l’ouverture de ses nouveaux locaux en 2005, sur un total de 805 programmes, seuls 22 ont été consacrés à des femmes (réalisatrices, actrices ou archivistes) et sur ces 22, seuls 12 ont été centrés sur des réalisatrices, dont 6 seulement sont connues comme réalisatrices uniquement, plutôt que comme actrices/réalisatrices

    https://www.genre-ecran.net/?Scandale-Dorothy-Arzner-a-Paris
    22 sur 805 ca fait 2,73% de femmes et 12 sur 805 ca fait 1,4% de réalisatrices.

    #polansky #grand_homme #lesbophobie #culture_du_viol #la_cinémathèque_française


  • Vendredi 29 septembre avait lieu à l’Université du Mirail une rencontre avec Christine Delphy, organisée par le réseau Arpège dans le cadre d’un séminaire interdisciplinaire.
    Théoricienne du féminisme matérialiste et militante de longue date, Delphy s’est récemment illustrée par le relais d’un article traduit par @tradfem et qu’elle a relayé sur son blog : « Le lesbianisme est la cible d’attaques, mais pas de la part de ses adversaires habituels » de J.J Barnes.
    https://iaata.info/Transphobie-et-feminisme-intervention-de-Clar-T-I-lors-de-la-rencontre-avec-
    https://seenthis.net/messages/630223#message630241
    https://seenthis.net/messages/615910
    #Féminisme #Christine_Delphy #transphobie #queer #cisgenre


  • http://www.liberation.fr/france/2017/09/15/la-prison-miroir-grossissant-des-stereotypes-sur-la-sexualite-feminine_15

    Aucune étude n’avait été spécifiquement consacrée à cette question jusqu’à présent. Dans la Sexualité en #prison_de_femmes (1), Myriam Joël comble un vide sociologique en s’intéressant, selon ses mots, à un « objet illégitime » des sciences sociales : le désir et le plaisir féminin derrière les barreaux. L’ouvrage, paru le mois dernier et issu d’une thèse de #sociologie, donne la parole à des dizaines de femmes détenues mais aussi de professionnels (surveillants, médecins, directeurs et directrices de prison…) et bénévoles. Ils et elles sont plus de 150 à avoir été interrogés pendant deux ans, dans sept établissements pénitentiaires de métropole, sur la relation de ces femmes à leur #sexualité pendant, mais aussi avant et après l’incarcération. Un sujet, qui relève autant « de la fascination que de l’aversion », selon la chercheuse. Tout au long de cet ouvrage dense, elle dresse un constat : celui que la prison agit comme un « miroir grossissant » du #sexisme à l’œuvre dans la société. L’univers carcéral est un « puissant relais du modèle contemporain de sexualité féminine légitime », un lieu qui cristallise les « injonctions contradictoires » à l’égard des femmes en matière de sexualité, écrit Myriam Joël.

    #lesbophobie #mysoginie
    https://www.librairie-sciencespo.fr/livre/9782724621150-la-sexualite-en-prison-de-femmes-myriam-joel/'.$lien_lecteurhtml5.'


  • Les Happy Men et la libération des hommes : de l’égalité professionnelle au rejet du féminisme | Simonæ
    https://simonae.fr/militantisme/feminismes/les-happy-men-et-la-liberation-des-hommes-de-legalite-professionnelle-au-rej

    Alors que le compte est désormais censé représenter un grand nombre de personnes et est soutenu par plusieurs grandes entreprises, on y trouve pêle-mêle des tweets favorables à l’égalité femmes / hommes, des retweets de bons articles sur des sujets féministes, mais aussi des blagues sexistes ou transphobes, des articles antiféministes de Causeur ou Boulevard Voltaire (note 1), des liens vers des articles provenant de sites de groupes de pères séparés, des propos défendant les violences éducatives ordinaires, banalisant les violences faites aux femmes, et surtout, autour de 2013, des propos hostiles à l’ouverture du mariage aux couples de même sexe (note 2).

    Un tweet des Happy Men déplorait ainsi la souffrance des pères montés sur des grues car ils avaient été « privés de leurs enfants » ; à une féministe qui soulignait que l’un des militants avait été condamné pour violences conjugales, le compte répondait : « Priver un homme du droit de voir ses enfants, c’est inhumain ». Le compte Twitter répondait également à Claire Serre-Combe, militante d’Osez Le Féminisme, qui dénonçait les violences faites aux femmes comme le produit du patriarcat que « raisonner en termes de culture face à la violence pulsionnelle est toujours sujet à caution ». Le compte s’indignait enfin de la condamnation par la justice d’un père qui avait frappé son enfant (une fessée), car « un enfant apprend avec son corps tout autant qu’avec sa tête ».

    Voila comment les dominants détournent les budgets (maigres, femmeliques on devrait dire) dédiés à aux femmes

    les Happy Men reçoivent des moyens matériels et financiers, une attention médiatique et des soutiens d’entreprises ou de structures liées au féminisme (réseaux féminins, ministère des droits des femmes, centre Hubertine Auclert, etc.) parce qu’ils se présentent comme un réseau dont l’objet est d’œuvrer pour l’égalité hommes / femmes.

    #alliés #masculinisme #féminisme #happy_men #masculinisme #non-mixité #domination_masculine #lesbophobie #homophobie #virilisme #transphobie #cynisme

    • L’explication du détournement conceptuel des idées et du vocabulaire féministe est impressionnante.

      L’expression « plancher de verre » a été pour la première fois utilisée dans un article publié en juin 2011 par Antoine de Gabrielli, le créateur du projet Happy Men. Il est défini comme « tout ce qui empêche socialement ou professionnellement les hommes de prétendre à un épanouissement hors de la seule sphère professionnelle ». Cette expression indique qu’un homme repose sur le plancher de son statut professionnel, mais que celui-ci l’isole de ses autres domaines d’épanouissement. Par ailleurs, le « plancher de verre » illustre la fragilité parfois angoissante d’un statut social ne reposant que sur la seule légitimité professionnelle : en dessous l’homme ne voit que le vide…

      #inversion_patriarcale


  • Lesbian relationships only exist because men find it a turn-on, claims study | The Independent
    http://www.independent.co.uk/life-style/lesbian-relationships-men-turn-on-same-sex-female-attraction-menelaos

    A new study that attempted to reveal the origins of lesbianism, is claiming that same-sex relationships in women only exist because it turns men on.

    Published on Science Direct, the report by Menelaos Apostolou, a male professor at the University of Nicosia in Cyprus comes to the conclusion that lesbian and bisexual attraction all stems from male desire.

    So, how many lesbians did they interview to come to this jaw-dropping conclusion?

    Well, the study surveyed a derisory 1,509 people and, wait for it, all of them were heterosexual.

    #science

    • L’étude
      The evolution of female same-sex attraction: The male choice hypothesis
      http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0191886917303422

      Prevalence studies indicate that about one in five women experience some degree of same-sex attraction. The evolutionary origins of such attraction are not well understood. Accordingly, this paper proposed a theoretical framework where, during the period of human evolution, same-sex attractions in women were under positive selection. The source of positive selection has been male preferences for opposite-sex sex partners who experienced same-sex attractions. This theoretical framework was used to generate four predictions that were tested in two online studies which employed a total of 1509 heterosexual participants. It was found that heterosexual women did not desire partners who experienced same-sex attractions, but a considerable proportion of heterosexual men desired partners who experienced same-sex attractions. In addition, it was found that men were more sexually excited than women by the same-sex infidelity of their partners, and they desired more than women, their opposite-sex partners to have sex with same-sex individuals. Finally, participants’ preferences were contingent on the seriousness of the relationships, with same-sex attraction to be preferred more in short-term than in a long-term partner. These findings were employed in understanding the evolutionary origins of same-sex attraction in women.

      ...


  • Sexisme et lesbophobie au travail | Gouinement Lundi
    http://www.homomicro.net/wp/2016/12/03/gouinement-lundi-sexisme-lesbophobie-au-travail

    Ce mois-ci, Gouinement Lundi se penche sur la question du sexisme et de la lesbophobie dans le travail. Avec comme intervenantes : +Sophie Pochic, sociologue spécialisée sur les inégalités et discriminations professionnelles ; Anne-Gaëlle Duvochel, administratrice de l’Autre Cercle, association qui lutte coontre les discriminations LGTphobes au travail ; Marie-Aline Millot, de Lesbians Who Tech. Et également : L’édito d’Amandine Miguel ; Entretien avec Rebecca Amselem, fondatrice du collectif Les Glorieuses ; Un reportage « Lesbiennes et bies de l’étranger » : destination Irlande. Durée : 1h22 (en deux fichiers). Source : Fréquence Paris (...)

    http://www.homomicro.net/wp/wp-content/uploads/2016/12/Gouinement_lundi_3-2-28102016_part1.mp3


  • LesBieFamily | Un site utilisant Réseau d’Osez le féminisme !
    http://lesbiefamily.olf.site

    A l’approche des fêtes de fin d’année et des repas familiaux, des femmes seront, comme toujours à cette période-là, ignorées, stigmatisées, exclues, voire agressées dans leurs propres familles. Ces femmes, ce sont les victimes de la lesbophobie et de la biephobie. 75% des lesbiennes et bisexuelles ne parlent pas de leur orientation sexuelle à toute leur famille. Cette année, Osez le féminisme ! lance une grande campagne contre la les-bie-phobie, pour des fêtes de fin d’année les-bie-friendly.

    #lesbophobie #biephobie #homophobie #féminisme #PMA


  • Les robes Hervé Léger ne sont faites ni pour les femmes voluptueuses ni pour les lesbiennes.
    http://www.terrafemina.com/article/les-robes-herve-leger-ne-sont-faites-ni-pour-les-femmes-voluptueuses-ni-pour-les-lesbiennes_a283050/1

    Dans une interview au « Daily Mail », le patron de la marque Hervé Léger a fait des déclarations des plus scandaleuses. Selon lui, son modèle phare, la robe bandage, s’est bien trop démocratisé et les femmes rondes, lesbiennes ou âgées ne devraient la porter.

    #mode #lesbophobie #grossophobie #misogynie