• L’Etat et les #Roms : de la #stigmatisation à la #négation_des_droits. En réponse au préfet #Leschi

    Par le Comité de soutien aux habitants roms de Bobigny

    L’#expulsion du #bidonville des #Coquetiers à #Bobigny, en #Seine-Saint-Denis, a abouti à un désastre. Des quatre-vingts enfants scolarisés du terrain, seuls huit vont encore à l’école aujourd’hui. Familles séparées, dispersées aux quatre coins de #France, bébés et vieillards malades jetés à la rue, formations professionnelles interrompues brutalement, voilà le bilan de cette expulsion qui se voulait « exemplaire ».

    A la journaliste de France Info qui l’interrogeait ce mardi sur ce bilan, #Didier_Leschi, préfet délégué à l’Egalité des chances, répondait en insistant sur les moyens inédits déployés pour cette opération. Certes, de l’argent, on en a dépensé : 320 000 euros d’argent public, brandis comme une médaille. Ce n’est pas faute d’avoir lésiné sur les moyens, disait le préfet désemparé. Mais vous comprenez, avec les Roms, on a affaire à « une sociologie qui nous échappe ».

    Tout est là. Imputer l’échec de l’opération à la « sociologie » des #Roms, c’est dire, une fois de plus, que les Roms sont différents, et que c’est cette différence consubstantielle qui met, qui mettra toujours, en échec nos tentatives pourtant généreuses, pourtant bienveillantes, pour les « aider ».

    Avec les Roms, disait Didier Leschi, « on ne sait pas faire ».

    C’est dommage, parce que les Roms des Coquetiers, eux, dans leurs baraques en bois, ils ne se débrouillaient pas si mal.

    Mugurel, par exemple. Ses deux enfants étaient scolarisés et il était depuis deux ans élu délégué des parents au conseil d’école. Mugurel travaillait pour de vrai, avec un vrai contrat, à Aulnay. Mugurel venait d’ailleurs de recevoir une proposition de logement social à Bobigny.

    Mugurel, on l’a expulsé du terrain où il vivait. Sa situation, ses efforts d’intégration ? Aucun intérêt.

    On a proposé à Mugurel une chambre d’hôtel à Hardricourt, à 60 km… Il se lève tous les matins à 4h pour partir à 6h accompagner ses enfants à l’école avant de prendre le chemin de son travail. Bien sûr, s’il perd son travail, il pourra dire adieu à son logement social. Combien de temps va-t-il encore tenir ?

    On aurait aussi pu aller rencontrer Habibe, la maman de Dragan. Habibe, c’est une femme énergique, qui a appris le français aux cours du soir de l’école. Elle servait même d’interprète aux intervenants, sur le terrain. Son fils Dragan est rentré en septembre en CAP.

    Aujourd’hui, Habibe, son mari et son fils se retrouvent à Belfort. Exit le CAP qui aurait permis à Dragan d’avoir un métier, de devenir un contribuable comme les autres.

    Et Abel, Adelin et Lola, les trois cousins qui venaient chaque jour au collège, qui avaient appris à parler français, à lire, à écrire ? Pourtant, ça n’a pas toujours été facile avec les autres élèves. Venir à l’école, quand on est un enfant rom, c’est aussi se heurter au rejet de certains enfants, et même de certains adultes. Mais ils sont venus chaque jour. Abel voulait être policier, Lola voulait être coiffeuse. La maman d’Abel et Adelin venait à chaque réunion parents-profs. Les parents avaient à cœur d’acheter la photo de classe, avec leurs petits moyens.

    Aujourd’hui, ces trois enfants dorment dans des camionnettes, bien loin du collège. On leur avait bien proposé une solution de relogement, mais on avait séparé la famille. Lola et ses parents sont arrivés dans une chambre sans eau, sans électricité, avec trois couvertures pour sept personnes. Et il n’y avait pas de classe d’accueil au collège, là-bas. Lola ne pouvait pas poursuivre sa scolarité.

    Finalement, ils ne se débrouillaient pas si mal, ces gens. Ils ne demandaient pas grand-chose. Une inscription à l’école pour leurs enfants, comme tout le monde. Le ramassage de leurs ordures ménagères, comme tout le monde. Du travail, comme bien d’autres avant eux. Du travail, l’école, un minimum d’hygiène, le droit de tenter sa chance comme tout un chacun… c’est cela, une sociologie qui nous échappe ?

    Non, à vrai dire, rien ne nous échappait.

    Si l’objectif avait été d’accompagner ces familles, de trouver des solutions pour de vrai, on n’aurait pas procédé de cette façon. On n’aurait pas sommé des familles, le lundi après-midi, de prendre le premier train du mardi pour une destination inconnue, en abandonnant l’école du petit, les études du grand, le travail du père, les grands-parents par-dessus le marché, et en jetant à la rue 60 % des habitants du terrain, avec leurs bébés, sous la pluie et sous les quolibets des CRS. La méthode employée ne pouvait mener qu’à l’échec. Cette expulsion était simplement une obsession du préfet Galli et une promesse de campagne du candidat Stéphane de Paoli à la mairie de Bobigny. Elle n’avait pas « vocation à » aider les familles, seulement à s’en débarrasser.

    Trop de familles roms en Ile-de-France, dans des zones déjà sinistrées par le chômage, certes. Des bidonvilles insalubres et dangereux pour leurs habitants, certes. Des solutions pouvaient, devaient être proposées, c’est vrai. Mais il aurait fallu anticiper, accompagner les familles, les préparer à un changement de vie et d’environnement, ne pas les disperser, ne pas briser leurs efforts d’intégration. Et surtout, il aurait fallu faire avec elles, en partant de ce qu’elles avaient déjà construit. Pas les traiter, encore et toujours, comme des objets qui seraient incapables d’agir par eux-mêmes.

    Qu’est ce que cela coûtait d’attendre la fin de l’année scolaire, de laisser les enfants finir leur année, et surtout de laisser aux intervenants le temps d’accompagner véritablement, de trouver des places en apprentissage ailleurs en France, de laisser à tous le temps de se projeter dans un avenir nouveau ? Pourquoi cette absurde précipitation qui a tout détruit, qui a plongé ces familles dans des complications inextricables ?

    Peut-être aurait-il fallu les rencontrer, ces gens. Prendre le temps de leur parler, au-delà du « diagnostic », réduit à la collecte de quelques données administratives. Mais c’est sans doute inenvisageable… pensez donc, aller parler d’égal à égal avec des gens dont la « sociologie » nous échappe à ce point !

    Les démarches entreprises pour faire évoluer la situation des familles roms en France n’ont pas vocation à fonctionner tant qu’elles reposeront sur cet éternel préjugé que pour les Roms, c’est différent, qu’on ne peut pas parce qu’ils ne veulent pas. Tant qu’on refusera de considérer les Roms comme des migrants du travail, on ira à l’échec. On continuera à orchestrer une chasse au Rom, une chasse coûteuse pour l’Etat et désastreuse pour les familles. Nous, qui les avons accompagnés pendant plusieurs années, nous savons qu’ils ne demandent rien de plus, rien d’autre que ce que nous demandons chaque jour à la vie. Ils ne sont pas substantiellement différents.

    Il n’y a pas de culture de la misère, pas de culture de la saleté ni de la mendicité ; seulement les affres de la misère et de l’exclusion, seulement des choix qu’on fait quand on n’a pas le choix. Ce ne sont pas les pauvres qu’il faut combattre mais bien la pauvreté. Comment peut-on avoir encore besoin d’énoncer cette évidence en 2014 ?

    Tant que nous considérerons les Roms comme une sous-catégorie d’hommes, tant que nous resterons convaincus que nous ne pouvons pas agir avec eux, tant que nous leur refuserons le statut de sujets, nous donnerons aux préfets et aux élus toute latitude pour tuer dans l’œuf les efforts d’intégration des Roms. Nous leur permettrons, comme aujourd’hui, d’entretenir et d’aggraver la misère aux frais de l’Etat. Et certes, il y a là quelque chose qui nous échappe.

    https://www.ldh-france.org/letat-les-roms-stigmatisation-negation-droits
    #droits

  • https://www.foudetheatre.com/post/et-si-je-vous-parlais-de-mon-avignon

    Salut, mes petits fous. Il est temps pour moi de faire le bilan de cette expérience hors norme que j’ai eu la chance de vivre en Avignon.
    Cette année plus de 1500 spectacles. Plus de 300 accréditations "presse". Des milliers de spectateurs de toute la France mais aussi d’ailleurs. J’ai croisé plein de Belges, des Italiens et même des Québécois. Et quels spectateurs ! J’ai été vraiment surpris par le niveau et l’implication des fous de théâtre. Leurs cultures. Leurs connaissances. Il est troublant de voir ces salles combles avec un public hyperconcentré du début jusqu’à la fin. Je tiens à faire un hommage tout particulier aux comédiens qui jouent parfois plusieurs pièces dans la même journée. Qui n’ont pas vraiment le temps pour une concentration maximum et qui doivent souvent gérer leurs propres accessoires et costumes. Les techniciens, éclairagistes, régisseurs, font un travail incroyable pour que tout fonctionne au cordeau, car le temps est particulièrement précieux avec toutes ces pièces qui s’enchaînent continuellement. Le régisseur du théâtre La Luna (il se reconnaîtra) est quelqu’un de particulièrement charmant qui m’a sauvé de quelques coups difficiles. Les responsables de diffusion sont ultra sollicités et toujours souriants.
    Le festival OFF d’Avignon est loin d’être off, au contraire, quand on imagine qu’une bande de jeunes fous se sont lancés dans cette aventure il y a plusieurs années. Ils peuvent être fiers. En France. L’art vivant est magnifique et la création artistique est formidable. Les paris sont courageux, étonnants et ambitieux.

    Avignon est mon lieu de pèlerinage a moi (chacun le sien). L’endroit où je deviens encore plus fou. Je n’ai ni envie de manger ni envie de dormir. Je n’ai envie que de théâtre.
    Je tiens absolument à m’excuser pour les rendez-vous manqués, oubliés. Les spectacles que j’ai ratés. Les rencontres que je n’ai pu faire. Les pièces que je n’ai pu voir. J’en suis profondément triste, mais j’ai donné mon maximum. Vraiment.
    Je voudrais souligner certains théâtres où la programmation a été particulièrement intéressantes cette année et où l’on a pu m’y voir très souvent. L’Essaion Avignon. Le théâtre transversal. Le Buffon, l’espace Roseaux Teinturier. Le théâtre la Luna. Le théâtre Actuel. Le théâtre des corps saints. Le théâtre les 3 Soleils. La Fabrik théâtre et un petit nouveau le théâtre des brunes. La directrice - comédienne Ariane Carmin est quelqu’un que j’ai particulièrement appréciée et je suis certains que ce théâtre, va faire beaucoup parler de lui les prochaines saisons.
    En vrac. Mes coups de cœur 2019.
    Vous pouvez lire mes articles détaillés pour chaque pièce mais là, avec le recul, ce que je retiens tout particulièrement. Les cavaliers, juste magnifiques. Happy mâle. Une très belle surprise. Tatie jambon pour Marianne James que j’adore. Un garçon d’Italie pour le texte magnifique et la mise en scène particulièrement réussie de Mathieu Touzé. Les passagers de l’aube, pour la justesse de l’écriture, les idées brillantes de « Mise en Science » et le jeu des comédiens. 4,48 psychoses. Pour le choix de ce sujet difficile. Le texte particulièrement beau est la merveilleuse comédienne, Cécile Fleury. Des plans sur la comète. Pour le rire et le bonheur que j’ai eu, pour Tristan Petitgirard que j’adore pour les comédiens excellents. Bye Bye tristesse, pour Caroline Loeb, divinement gracieuse et à fleur de peau. Le K. Pour le texte. La brillante idée de l’objet et Grégori baquet que j’adore. Nos années parallèles pour le texte magnifique de Stéphane Corbin (le papa des funambules) brillant et lumineux. Pour la mise en scène intelligente et émouvante de Virginie Lemoine et Valérie Zaccomer, un véritable coup de foudre. La famille Ortiz pour Jean-philippe Daguerre, un très grand auteur contemporain, isabelle de Botton et Bernard Malaka au charisme fou. Marie des poules pour l’écriture de Gérard Savoisien. La mise en scène et le jeu d’Arnaud Denis tout en nuances et élégance et surtout Béatrice Agenin, une immense comédienne. Don Juane et Pan deux très belles surprises avec de jeunes comédiens brillants. Stephanie st Clair. Pour l’histoire incroyable et Isabelle Kancel absolument brillante. Beaucoup de bruit pour rien. Pour les choix de mise en scène très culottés et cette bande de comédiens truculente. Qui a peur de Virginia Wolf ? Pour la surprise absolue et je jeu absolument magnifique des comédiens. Frédérique Lanzarini est parfaitement parfaite. Le 32 pour une fin de soirée idéale et pour Mme brune que j’adore avec son aspirateur. Good Night. Parce que je ne m’attendais pas du tout à cela et pour le jeu de Romain poli et Nouritzia Emmanuelia. Succès reprise. Pour la pièce de café-théâtre idéale et pour Agathe Quelquejay, lumineuse.


    Quelle chance d’avoir pu voir toutes ces belles productions qui sont certainement les grands succès de la rentrée 2019 (je le souhaite de tout cœur). J’ai déjà très envie de revoir ces pièces très vite à Paris.
    #essaionavignon #theatretransversal #lebuffon #espaceroseauxteinturier #theatrelaluna #theatreactuel #theatredescorpssaints #theatreles3soleils #lafabriktheatre #theatredesbrunes
    #le32 #quiapeurdevirginiawolf #lesfunambules #beaucoupdebruitpourrien #stephaniestclair #pan #donjuane #mariedespoules #lafamilleortiz #nosanneesparalleles #lek #buybyetristesse #desplanssurlacomete #448 #lespassagersdelaube #ungarconditalie #goodnight #tatiejambon #lescavaliers #succesreprise
    #arianecarmin #agathequelquejay #romainpoli #frédériquelanzarini #Isabellekancel #Beatriceagenin #gérardsavoisien #arnauddenis #isabelledebotton #bernardmalaka #jeanphilippedaguerre #virginielemoine #grégoribaquet #stéphanecorbin #valériezaccomer #carolineloeb #cécilefleury #tristanpetitgirard #isabellekancel #mathieutouzé #mariannejames #foudetheatre #avignon19 #theatre #festivalavignon #avignonoff #avignonleoff #offavignon

  • https://lepressoir-info.org/spip.php?article997 - Le Pressoir

    https://lepressoir-info.org/home/chroot_ml/ml-montpellier/ml-montpellier/public_html/local/cache-vignettes/L203xH200/arton997-f5e01.png?1505154853https://lepressoir-info.org/home/chroot_ml/ml-montpellier/ml-montpellier/public_html/local/cache-vignettes/L203xH200/arton997-f5e01.png?1505154853

    Reprise des permanences et des réunions d’Exploités Énervés Collectif de chômeurs et de travailleurs sur Alès et les Cévennes

    Il vise à lutter contre les radiations, les contrôles, les expulsions, l’exploitation, les incessantes difficultés que les administrations, les patrons, les propriétaires nous causent.

    Pour le collectif, il n’y a pas d’opposition entre les personnes ayant un emploi ou pas. Quelle que soit notre situation, l’État cherche à nous maintenir dans l’isolement et le cas par cas. Face aux institutions, aux employeurs ou aux bailleurs, il s’agit de prendre acte que la misère est la même pour tous, qu’il ne s’agit pas de situations individuelles, ni même de droits et de devoirs, mais bien des rouages de ce système d’exploitation.

    Et nous constatons chaque jour que les différents gouvernements et l’État en général sont toujours du côté des capitalistes. Les dernières ordonnances de Macron sont ainsi une nouvelle attaque contre les travailleurs et les chômeurs. Le collectif vise à s’organiser dans un but de solidarité de classe dans les situations individuelles mais aussi à participer aux luttes sociales.

    Dans le bassin d’Alès comme ailleurs, nous avons besoin de nous rencontrer, d’échanger des infos sur les possibilités de débrouille, de construire un rapport de force collectif…

    Permanences pour se rencontrer et parler des problèmes administratifs (CAF, Pôle Emploi, caisses de retraites, Sécu…), des problèmes avec son employeur… auxquels on peut être confronté : tous les 2e et 4e vendredis de chaque mois à 18h à la Rétive (local au 42 faubourg d’Auvergne)

    Réunions pour organiser les activités et réflexions du collectif : tous les 2e vendredis de chaque mois à 19h (à la Rétive)

    #LePRessoir #Montpellier #MédiasLibres #Mutu #Alès #LesCévennes #ExploitésÉnervés

  • • Restos du cœur : les explications du photographe http://next.liberation.fr/photographie/2013/07/03/restos-du-coeur-les-explications-du-photographe_915552

    Avant de hurler avec les loups sur l’avidité d’un photographe qui veut faire respecter la loi et ses droits et qui au passage pointe une évidente dérive mercantile, sous couvert de bons sentiments, et au passage pour certains d’exemple pour la promotion de la Creative Commons, on ferait bien de prendre un peu de recul et de laisser les émotions derrière.

    Les Resto du cœur, c’est super, ça permet à de grands groupes de faire de la charité sans changer leurs pratiques salariales ni l’idéologie libérale qu’ils diffusent…

    Dans un communiqué adressé à « Libération », Gaston Bergeret explique pourquoi il demande des droits sur l’exploitation de la célèbre photo de l’humoriste prise en 1985. Tout en continuant à en autoriser l’utilisation sur les lieux de distribution des repas.

    « Les Restaurants du cœur utilisent intensivement cette photographie depuis vingt-sept ans. Cependant, cette autorisation initiale a été très largement outrepassée, puisque ma photographie est totalement défigurée et de la manière la plus hideuse. Je n’ai jamais été consulté sur les modifications.

    « Le dernier spectacle des Enfoirés, diffusé sur TF1 le 15 mars 2013, où la photographie que j’ai réalisée est affublée d’une moustache, sans aucun lien avec l’activité des Restos du cœur, mais pour l’intégrer dans une collection de tee-shirts édités par une société commerciale, Eleven Paris, m’a convaincu que je devais agir pour arrêter ces dérives.

    « Mon travail est utilisé sur des supports pour lesquels je n’ai jamais été consulté (tee-shirts, tickets-restaurant, DVD, etc.) et par des tiers exploitants dont le choix a été fait sans que l’on me demande quoi que ce soit (commerce de tee-shirts Eleven, TF1, Universal Music France, Sony Music Entertainment France, RTL, etc.). Cette exploitation intensive se fait avec l’autorisation expresse des Restos du cœur, qui aurait garanti avoir les droits. J’ai demandé à un tiers de faire une recherche pour connaître les exploitations et exploitants depuis ces dernières années.

    « L’ampleur de l’exploitation est considérable (retransmission sur TF1 du spectacle des Enfoirés, émissions après la retransmission , DVD Universal Music et Sony Music, clip, tee-shirts, mur d’images sur la Tour TF1, mur d’images devant RTL, chèques-restaurant, timbres-poste, inclusion de mon travail dans des photographies vendues aux enchères en décembre 2009, etc.). Et le plus souvent sans mon nom ou une quelconque indication permettant de m’identifier comme étant l’auteur de cette photographie.

    « J’ai demandé à l’association les Restos du cœur et aux exploitants de cesser immédiatement et sans délai l’usage de ma photographie et les ai invités à se rapprocher de mon conseil pour préciser les conditions de mon indemnisation. Cette démarche amiable n’ayant pas eu de suite, je m’en remets à la justice.

    « Je ne porte pas plainte, mon action n’est pas pénale mais uniquement civile. Elle est aussi dirigée contre les exploitants qui tirent évidemment un large profit du geste désintéressé que j’ai eu il y a vingt-sept ans, (dont les Restos du cœur ont déjà très largement bénéficié) : Eleven, Télévision française 1, Universal Music France, Sony Music Entertainment France, et RTL.

    « On s’indigne que je demande d’être indemnisé. Je tiens à souligner en réponse que :

    « - je souhaite que mes droits d’auteur soient honorés sur la base des principes légaux, le tribunal statuera sur ce point ;

    « - les exploitants que j’ai cités ont très largement bénéficié de ma photographie, et bénéficient à leur tour de recettes considérables, et d’une publicité institutionnelle considérable (exemple : avec plus de 50% de parts d’audience, les trente secondes de publicité coûtent 130 000 euros lors de la retransmission du spectacle des Enfoirés sur TF1).

    « Or, personne ne semble s’en indigner. Mon but est avant tout de faire cesser les exploitations que je n’ai pas acceptées et qui comportent des dérives évidentes (dénaturation et absence de crédit de mon œuvre essentiellement, système de plus en plus marchand).

    « Les Restos du cœur ont gratuitement bénéficié et plus que largement de cette photographie depuis vingt-six ans. Je continue à autoriser gratuitement l’association des Restos du cœur à utiliser ma photographie sans modification et créditée sur les lieux de distribution de repas : c’était mon engagement initial et je m’y tiens. Je demande aux Restos du cœur et aux exploitants que j’ai assignés de le respecter. »

    #lesconsçaosetout #propriété_intellectuelle #photographie #droit_d'auteur #CC

    • Sauf que là il ne s’agit pas de copyright mais de droits d’auteur. Si la creative commons me plaisait au début pour les rapports qu’elle permettait d’établir dans le partage, elle est principalement détournée par ceux qui ne veulent tout simplement pas payer (voir l’hypocrisie des sites comme Marianne, Europe 1, RTL et compagnie). Il n’est alors plus question de partage mais de pillage.
      Finalement une idée intéressante et généreuse se voit détournée par l’idéologie libertarienne imposant tout simplement un retour à la loi du plus fort et où la notion d’éthique est laissée aux vieilleries de l’histoire…

    • Les Restos du Coeur peuvent réutiliser la photo de Coluche - France Info
      http://www.franceinfo.fr/justice/les-restos-du-coeur-peuvent-reutiliser-la-photo-de-coluche-1087061-2013-0

      « L’association des Restos du Coeur et Gaston Bergeret, auteur d’un célèbre portrait de Coluche, ont mis fin au litige les opposant à propos de l’usage de cette photographie », a indiqué lundi l’association dans un communiqué. Le photographe estimait « avoir subi des atteintes à ses droits du fait de certains usages inappropriés, et plus particulièrement quand le cliché original a été transformé par l’association des Restos du Coeur et ses partenaires ». Et notamment des modifications de couleurs, des recadrages, ou encore l’impression de tee-shirt avec cette photo dans le cadre de l’émission Les Enfoirés sur TF1. 

      Avec cet accord, Gaston Bergeret « renonce à toute indemnisation pour le passé », et « ne remet pas en cause pour l’avenir son engagement initial de 1986, à savoir une utilisation gratuite de cette photographie par l’association et ses partenaires, dans le cadre des activités des Restos du Coeur ». De son côté, l’association s’engage à « veiller à ce que le portrait de Coluche soit utilisé sans déformation ».

  • • Ségolène Royal, pirate ou victime du droit d’auteur ?
    http://www.numerama.com/magazine/26404-segolene-royal-pirate-ou-victime-du-droit-d-auteur.html

    Est-il normal qu’un photographe exploite commercialement l’image d’un homme ou d’une femme politique, mais pas normal que cette personnalité politique exploite librement ces photographies dans quelques gadgets et sur les réseaux sociaux ?

    Est-il normal que le vendeur ne puisse pas puiser dans la caisse du magasin puisque c’est lui qui a contribué à la remplir ?
    Est-il normal pour le paysan de payer le pain du boulanger puisque c’est lui qui lui a fourni le grain Est-il normal qu’un chirurgien ne puisse pas revendre en gadget les organes cancéreux qu’il prélève sur ses patients puisqu’en plus il l’a sauvé de la mort ?
    #lesconsçaosetout #propriété_intellectuelle #photographie #droit_d'auteur #CC

  • La création, la culture, le bien commun,...
    http://www.scoop.it/t/artpol/p/4001940318/la-creation-la-culture-le-bien-commun-le-partage-les-vrais-absents-du-rapport-

    « Les autres points abordés par le travail de l’ancien patron de Canal+ sont importants, mais ceux qui manquent ou sont à peine traités empêchent d’en faire le document fondateur d’une politique culturelle à l’ère du numérique, comme il a été annoncé... »

    #culture #politique #société #projet #avenir #communauté #Lescure

  • http://entre-defenseurs.net/le-rapport-lescure-est-en-ligne

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    téléchargez le rapport lescure !
    attention le torchon fait 500 pages !
    il fallait bien ça pour essayer de nous faire avaler que hadopi c’est fini, tout en continuant la chasse aux dangereux téléchargeurs, avec des amendes automatiques également prévue pour le DDL et le streaming… et le tout en engressant un peu plus la mafia du divertissement par de nouvelles taxes
    Pour télécharger le rapport c’est ici :
    culturecommunication.gouv.fr

    #lescure

  • Interview de Christian Paul : « on est en train de clore la séquence #Hadopi » - PC INpact
    http://www.pcinpact.com/news/79688-interview-christian-paul-on-est-en-train-clore-sequence-hadopi.htm

    Ceci dit, quand on regarde le rapport, #Lescure insiste beaucoup sur le ciblage de la contrefaçon et les échanges à des fins lucratives. Ceci veut quand même dire que l’objectif, ou plutôt l’évolution ultime, est une forme de légalisation de fait des pratiques de partage non-marchands. Je pense que dans la réalité, progressivement, l’activité de répression se concentrera sur les contrefaçons commerciales et cette légalisation du partage non-marchand entrera dans les faits.

  • Le CSA prendra la place d’HADOPI, avec amendes automatiques !
    http://neosting.net/actualite/csa-remplace-hadopi-rapport-lescure.html

    Enfin, la Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des droits sur Internet (hadopi) est morte et enterrée. Si je vous assure ! Mais, c’était aussi une -promesse- de François Hollande qui aura été tenue, et le rapport Lescure abonde en ce sens. Et puis, il ... #hadopi #lescure

  • Le droit d’auteur nuit gravement - Politis
    http://www.politis.fr/Le-droit-d-auteur-nuit-gravement,20549.html

    2013 sera-t-elle l’année du changement en matière de droits d’auteur, de la fin d’Hadopi et d’une politique enfin adaptée à la société numérique ? À entendre les bruits de coulisses en provenance de la mission Lescure, censée remettre ces questions et celles de l’exception culturelle à plat, rien n’est moins sûr. En début de semaine dernière, la SCPP (syndicat des majors de la musique) s’efforçait d’amener les preuves chiffrées de l’efficacité de la riposte graduée et demandait sanctions pécuniaires et filtrage. Pierre Lescure, lui, avait laissé entendre avant les réveillons qu’il serait nécessaire d’élargir la responsabilité des intermédiaires techniques, fruit de quelques années de batailles législatives homériques.

    Sans doute devrait-il jeter un coup d’œil sur 2012, une année de propriété intellectuelle en délire, petit best of des effets délétères de la toute-puissance aveugle des ayants droit, concocté par l’équipe de Copyright Madness. Ça commence très fort avec les redoutables robocop(yright)s. ContentID, celui de YouTube, a réussi à faire supprimer la vidéo de l’atterrissage de Curiosity sur Mars, la diffusion live de la Convention démocrate, Barack Obama chantonnant quelques mesures d’une chanson protégée, ou encore une vidéo d’un chant d’oiseau !...

    #droits-d'auteur #Lescure #encaisseurs_de_droits #

  • « La notion d’auteur doit être remise en cause »
    http://www.ecrans.fr/La-notion-d-auteur-doit-etre,15612.html

    La mission #Lescure était donc hier à Aix-en-Provence, dans les Bouches-du-Rhône, sous une pluie qui semblait sans fin, pour parler de droit et de culture avec des étudiants et professeurs spécialisés de l’université Aix-Marseille-III. Un peu bousculée à Rennes au début du mois, lors d’un premier débat sur les pratiques quotidiennes des internautes, l’équipe réunie autour de l’ancien PDG de Canal + était cette fois-ci en terrain plus feutré. Et pourtant, dans l’amphi blindé et attentif, il y avait comme une tension dans les diverses prises de parole. Et même un gros ras-le-bol, rarement exprimé de la part de juristes, tous à charge contre les dérives du droit dans leur secteur.

    « Depuis quarante ans, nous avons assisté à une logorrhée de normes dans laquelle les juristes sont perdus, attaque ainsi Hervé Isard, directeur de l’Institut de recherche et d’études en droit de l’information et de la communication (Iredic). À tel point que je m’attends à un big crunch, un lent effondrement de ce système. » En résumé : entre la transposition bête et méchante de lois écrites à l’époque du disque vinyle et la lutte contre le piratage à coups de barrières légales, s’est créé un maillage juridique affreusement bordélique qui empêche aujourd’hui la culture en ligne de se réformer. On est là au cœur des enjeux confiés à la mission Lescure, qui, installée au milieu des étudiants, ne s’attendait visiblement pas à cette offensive des juristes d’Aix-Marseille. Car, au-delà d’une décision sur le sort d’une #Hadopi déjà à terre, son défi consiste aussi à faire sauter les verrous qui ont créé le divorce entre les internautes et les créateurs. « La révolution numérique est une révolution des usages avant toute chose, commente ainsi Camille Domange, chargé de cours en économie numérique. Il faut à tout prix parvenir à prendre en compte les nouveaux échanges, la collaboration entre créateurs et internautes à partir d’une même musique, par exemple. La notion d’auteur doit être remise en cause, et la nature juridique d’une œuvre également. »

    #auteur #copyright #culture #Internet

  • Hadopi, l’autorité qui fait pschitttt !
    http://www.politis.fr/Hadopi-l-autorite-qui-fait,19516.html

    Tout ça pour ça ! Deux ans et deux mois de mises en jambes, de pseudo-statistiques encourageantes sur la baisse du téléchargement illégal, 11 millions d’euros de budget, fois deux, des millions d’avertissements envoyés pour faire trembler dans les chaumières connectées et, au final, le 13 septembre dernier, un pauvre quidam belfortais de 40 ans condamné à… 150 euros d’amende...

    Manque le dernier rebondissement
    Le 25 septembre, La Quadrature du net, l’UFC Que Choisir et le le Samup ont annoncé qu’ils boycottaient la #mission Lescure.
    Les raisons de cette décision : « Pourquoi nous ne participerons pas à la mission Lescure »
    http://www.laquadrature.net/fr/pourquoi-nous-ne-participerons-pas-a-la-mission-lescure

    #Hadopschitttt #Lescurephobia