• Pour la rupture écologique : écorégions, le projet radical de Mélenchon | Claire Lejeune, Julien Théry
    https://www.lemediatv.fr/emissions/2026/pour-la-rupture-ecologique-ecoregions-le-projet-radical-de-melenchon-clair

    Pour rompre avec la logique suicidaire du productivisme, LFI propose un nouveau découpage régional conditionné par l’objectif de la transition écologique. Les éco-régions seront définies en relation avec les équilibres environnementaux

    #Écologie #Politique

    • à 21’

      On n’a pas encore tranché le sujet de la cartographie à ce stade. Et donc la carte qui a été présentée par Jean-Luc Mélenchon, c’est une des hypothèses possibles. Mais il pourrait aussi y avoir une cartographie qui suive les bassins versants de rivières, et donc ça correspondrait davantage à 23-24 écorégions qu’à 13...

      Claire Lejeune est en charge du dossier à LFI

    • Pourquoi Jean-Luc Mélenchon et LFI proposent de « restructurer les régions françaises autour des fleuves » – franceinfo
      https://www.franceinfo.fr/environnement/actions-ecologiques/jean-luc-melenchon-et-lfi-veulent-restructurer-les-regions-autour-des-fle

      Dans le projet imaginé par le binôme, les limites des nouvelles collectivités seraient calquées sur celles des 24 sous-bassins qui structurent la métropole. « Les fleuves, les rivières et les affluents déterminent des formes de paysage et des géologies spécifiques. Mais aussi différents types d’organisation de l’activité et de l’installation humaine, justifie Claire Lejeune. Ça donne donc une cohérence en termes de protection des rivières et des fleuves tout le long de leurs tracés. »

    • Hello ! ah non, je n’ai pas suivi ni étudié leur projet, mais il faudrait que je le fasse et que je confronte leurs idées avec mon petit background de géographie régionale. J’ai passé les 5 années de mes études de géo avec des géographes qui discutaient de la taille pertinent et des paramètres qui faisait une région la plus gouvernable. Et on a fait plu d’une analyse multifactorielle :-) sur cette question, en fait complètement fascinante et qui me donne une idée pour un billet visionscarto d’ailleurs.

      Merci pour l’inspiration !

    • J’essaie de mettre ci-dessous quelques idées, un peu en vrac (veuillez en excuser) et rapidement...

      L’origine de cette idée est intéressante. Le concept de #biorégion (pensé comme #bassin_versant) est né aux Etats-Unis à la fin des années 1970 sous la plume de #Peter_Berg et #Raymond_Dasmann. C’est le texte fondateur du #biorégionalisme (aujourd’hui très à la mode en Italie, par ailleurs, voir notamment #Alberto_Magnaghi) :
      https://cascadiaunderground.org/reinhabiting-california

      Le mouvement biorégionaliste se rattache à la #deep_ecology, qui a connu des dérives racistes... en effet, on tombe vite dans « tout ce qui est de la biorégion est bon, tout ce qui vient de l’extérieur est mauvais », pour la faune et la flore, mais aussi pour les êtres humains.

      Personnellement, je ne pense pas que la solution est dans les « bonnes frontières », je ne pense pas que les « bonnes frontières » existent, les découpages sont toujours arbitraires, toujours « artificiels », la question est politique, et ce qui doit guider c’est le projet commun à l’intérieur du découpage choisi et en lien (de manière non coloniale, non violente, non extractiviste, etc.) avec les autres territoires.

      Des chercheureuses ont fait des analyses critiques intéressantes du concept.

      Meredith fait une critique en 6 points du biorégionalisme, dont le danger des dérives fascistes :

      The micro-regional focus of bioregionalism is a small unit of physical space, typically a watershed region. In bioregional discourse, natural systems become metaphors for cultural coherence. However, when we look for laws embedded in the natural world, those that are found do not then reveal themselves as principles which apply to systems of culture. Further, within most individuals, the sense of regional identity spans several scales because our past narratives and present affiliations span several localities. Humans are not immersed in singular niches, nor is the bioregionalist an existential, primordial localist, for his or her choice has been crafted.

      https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/13668790500115755

      Olsen en a également fait une critique dans un autre article scientifique :
      The Perils of Rootedness : On Bioregionalism and Right Wing Ecology in Germany

      https://www.jstor.org/stable/43324334

      Sur les #frontières_artificielles (en Afrique) l’édifiante analyse de #Camille_Lefebvre :
      https://seenthis.net/messages/868129#message868130

      Et aussi cet autre article édifiant de Gonon et Lasserre :
      Une critique de la notion de frontières artificielles à travers le cas de l’Asie centrale

      Depuis la disparition de l’URSS, en 1991, l’Asie centrale est partagée entre cinq États. Complexes, ses frontières sont passées brutalement du statut de frontières intérieures à celui de frontières internationales. Certains auteurs n’hésitent pas à recourir à la catégorie de « frontière artificielle » pour les décrire. Pourtant, ce concept est fort réducteur et contestable, tout autant que celui de « frontière naturelle » : tous les deux renvoient à des représentations très idéologiques des frontières étudiées. Par ailleurs, l’histoire des tracés témoigne des préoccupations qui ont présidé au découpage de l’Asie centrale à l’époque soviétique : elle révèle des critères de gestion qui ne font pas des frontières de l’Asie centrale des tracés ontologiquement différents des autres frontières du monde. Les États nouvellement indépendants d’Asie centrale ont, certes, hérité de frontières complexes, mais la question de leur gestion pacifique relève beaucoup plus des volontés politiques des gouvernements que d’une prétendue nature artificielle des tracés.

      https://www.erudit.org/fr/revues/cgq/2003-v47-n132-cgq720/008090ar

      >> En gros, je pense que c’est une illusion et une idée simpliste celle de croire qu’on peut résoudre les problèmes écologiques (mais également sociaux et politiques) juste en déplaçant les frontières.

      #écorégions

    • Une réponse plus structurée de #Frédéric_Giraut :

      Le géographe Frédéric Giraut réagit aux « écorégions » promues par Jean-Luc Mélenchon : « Le biorégionalisme ne peut penser la question urbaine et migratoire autrement qu’en termes négatifs »

      La proposition du candidat « insoumis » à l’élection présidentielle de redessiner la carte de France autour de 13 nouvelles zones s’inscrit dans une tradition de pensée qui fait primer les données naturelles et de supposés héritages culturels sur les réalités sociales et économiques, estime le géographe dans une tribune au « Monde ».

      La proposition de revoir le gabarit et la taille moyenne des régions françaises n’apparaît pas comme exaltante pour une campagne électorale présidentielle, sauf à la lier à une philosophie du rapport à l’#environnement. C’est ce que propose Jean-Luc Mélenchon en s’inscrivant dans un courant idéologique états-unien, celui du biorégionalisme.
      En effet, c’est dans le contexte américain, c’est-à-dire d’une société de pionniers, qu’a été formalisé dans les années 1970 ce courant de réforme radicale et utopiste, antimoderne et anti-urbain. Il propose de substituer au découpage en Etats fédérés, largement fondé sur des blocs géométriques constitués au fur et à mesure de la conquête, un découpage naturel censé être également plus proche des cadres de peuplement amérindiens.
      Il s’agit, autrement dit, de retrouver une logique territoriale organique pour effacer le cadre abstrait imposé par la colonisation, et fonder une société régionale solidaire, en harmonie avec les cadres de vie à préserver. La figure la plus fameuse d’une telle écorégion est la #Cascadia, qui réunirait des espaces de la côte Pacifique jusqu’au cœur des Rocheuses à cheval sur la frontière entre le Canada et les Etats-Unis. C’est donc aussi le cadre national qui est remis en cause dans une sorte de panaméricanisme de petites éco-nations.

      Ce courant de pensée utopiste, jamais repris par les grands partis, postule l’#autarcie comme idéal social et environnemental. Il a certainement le mérite de pousser à prendre en compte les #bassins_versants [ensembles naturels drainés par un fleuve ou une rivière avec les crêtes ou les lignes de partage des eaux comme frontières] et les massifs comme des entités incontournables pour une gestion environnementale, au-delà du seul aménagement des fleuves par les grands travaux, et de mettre en débat les logiques productivistes, extractivistes et fonctionnalistes. Mais il ne peut penser la question urbaine et migratoire autrement qu’en termes négatifs. C’est bien là sa limite fondamentale, y compris pour les projets politiques transformateurs, décoloniaux et écologistes.

      En Europe, la #régionalisation, ou division des territoires en régions, a combiné références historiques héritées et aires de polarisation des grandes villes, ceci aussi bien dans les systèmes fédéraux, régionalistes que centralisés. Le biorégionalisme reste cantonné aux questions de gestion des ressources naturelles, avec notamment les agences de l’eau françaises (ex-agences de bassins) qui constituent un modèle et se déclinent au niveau local en périmètres de contrats de rivière ou de milieu.

      Mais vouloir faire du bassin versant l’alpha et l’oméga de l’#organisation_territoriale régionale promeut cette figure « naturelle » hors de sa fonction actuelle. Elle devient alors une alternative radicale à l’organisation territoriale fondée sur des solidarités historiques et culturelles et sur des réalités fonctionnelles (emplois, transports, échanges économiques, fournitures de grands équipements) autour de #métropoles étendues et polarisantes. Ce deuxième point était au centre de la définition initiale des périmètres de régions françaises.
      Les « #métropoles_d’équilibre », dotées de grands équipements aux grandes heures de l’#aménagement_du_territoire, trônaient alors au cœur de régions polarisées, dont les dénominations ne s’interdisaient plus des références aux provinces historiques. L’agrandissement-fusion des régions en 2016 a éloigné le lien systématique à la métropole chef-lieu, mais le cadre de référence reste celui des solidarités historiques qui ont pu construire des bassins économiques couplé aux logiques métropolitaines.

      Dès lors, quel serait l’enjeu de refonder un découpage régional sur le principe biorégional ? Changer d’échelle pour concevoir la #transition_écologique impérative ? Mais cela est plus une question de changement institutionnel que de découpage, et nécessiterait plutôt d’instaurer des sortes de puissantes régions-Länder sur le modèle allemand ou régions-generalidades sur le modèle espagnol. Ceci en supprimant les départements et en instaurant une tutelle sur les municipalités. Ce n’est pas dans le projet mélenchonien.

      La #coopération_métropolitaine dans le viseur

      S’agit-il de mettre les logiques environnementales au cœur des politiques publiques ? Mais la question centrale est la question énergétique et, sauf à croire que l’on reviendra à l’âge des grands travaux hydrauliques et nucléaires de la source à l’embouchure des fleuves comme priorité d’aménagement, les enjeux sont avant tout métropolitains, qu’il s’agisse du logement et des systèmes de mobilités décarbonées.

      Or, dans le découpage esquissé en écorégions, les cadres départementaux subsistent et des espaces métropolitains sont éclatés entre plusieurs régions, comme la métropole lyonnaise et la partie française de l’aire genevoise notamment, ou restent coupés de leur arrière-pays comme Nantes, ou encore sont dissous dans un gigantesque ensemble comme la région parisienne rattachée aux confins normands bien éloignés de la Seine.

      Outre ces aspects liés au découpage, une telle réforme attaquerait avant tout l’idée de gouvernement métropolitain, qui a déjà tant de mal à exister en France. La proposition mélenchonienne rejoint, par cet aspect, la vision territoriale de la droite et de l’extrême droite, qui ont également la coopération métropolitaine dans le viseur. Ceci pour des raisons très différentes : promotion de clubs de communes nanties, refus des solidarités dans l’allocation des ressources et de la localisation des équipements, et plus fondamentalement croyance dans l’idéologie de la fragmentation concurrentielle des aires urbaines par « communautés d’intérêts » avec recours massif aux services privés à la carte.

      A d’autres échelles, on sait la pensée de Jean-Luc Mélenchon adepte de concepts « réalistes », qui expliquent les logiques géopolitiques par les seuls rapports de force et les supposées légitimités culturelles de grandes puissances. Particulièrement celui de « zone tampon légitime » pour certains impérialismes, à condition qu’ils s’appuient sur l’argument de la proximité culturelle et historique.

      Ainsi, le Donbass et une bonne partie des pays baltes pour la Russie ou Taïwan pour la Chine, et leurs millions de citoyens, pourraient légitimement basculer dans les pires dictatures en exercice à l’issue de « conférences des frontières ». Celles-ci étant forcément dominées par ces mêmes concepts réalistes censés fonder les principes de légitimité indépendamment du droit international et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. On pense alors aux funestes expériences qui constituent les modèles : Berlin (1885), Yalta (1945) ou récemment Dayton pour la Bosnie-Herzégovine (1995) et ses déplacements de population.

      La campagne sera territoriale à toutes les échelles, et certaines convergences paradoxales sont à noter. A la social-démocratie maintenant de décliner son projet territorial et environnemental loin des facilités simplificatrices qui pourraient dissoudre les rares cadres métropolitains de redistribution et de planification de la transition, et loin du fantasme mortifère des zones tampons impérialistes légitimes.

      https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/07/22/le-geographe-frederic-giraut-reagit-aux-ecoregions-promues-par-jean-luc-mele

    • Je ne suis pas sur qu’une fois au pouvoir, ils veuillent le faire.

      Et si j’ai bien compris, c’est pas un découpage uniquement selon les bassins versants (t’as vu la gueule des formes que ca fait), ca prend en compte plus de critères (comme les bonnes vieilles distances aux sous préfectures, mais de nos jours, on s’en fout. Et puis on accepte que les gens fassent 200km pour un hôpital, alors ... (troll) ).
      C’est plus dans le cadre d’une grande décentralisation. Si des régions doivent s’auto gérer, alors autant de pas leurs donner de contraintes trop artificielles.
      Déjà, ils veulent garder les départements (pas vu d’avis contraire). Or les départements de Napoléon ont souvent leurs limites sur les courts d’eau, donc ca contredit la création de zone par bassin versant.

      Je suis surpris que ca prenne une tournure fasciste directement. A croire que tout peut devenir fasciste quand c’est utilisé par des fascistes. Limite vs frontière...

      Mais je pense qu’ils vont dérouler tout le programme de la FI au fil des mois avant les elections, surtout pour montrer qu’ils ont bossé.
      Et ils commencent par les sujets sûrement les moins névralgiques. Y’en a au moins 40... on a le temps.
      https://melenchon2027.fr/livrets-2022

    • Pour moi l’objectif 1 de ce projet, c’est de faire rallier EELV rapidement pour enfoncer le clou de « la gauche c’est nous et c’est nous qu’on a une dynamique de rassemblement », pour le vote utile y compris législatives. Objectif électoral à court terme.

      L’objectif 2, c’est de faire sauter les baronnies LR et PS et que LFI (+ verts) gagnent une poignée de régions. C’est un projet qui va pousser encore plus le PS à s’allier avec LR pour les achever. Une telle refonte entraînerait au passage le rebrassage de gouvernance des agences de l’eau, ARS, CA d’hôpitaux, chambres consulaires, PNR, ONF, etc... Sans compter que la redéfinition des compétences régionales entraîne un redispatching de compétences sur les autres échelons (départements : lycées, formation et développement économique par ex...). Objectif électoral à moyen et long terme.

      Le reste c’est les objectifs tertiaires, mais de façade (résilience et régénération, air, santé...) Objectifs politiques. Mise en œuvre et efficacité pas garantie, c’est un euphémisme.

      M’enfin dans le contexte de verrouillage socio technique et politico économique dans lequel nous baignons et qui nous mène à l’extinction, je trouve ça sympa des gens qui veulent faire (un peu) bouger les lignes du business as usual. Pas de quoi sauter au plafond, mais sympa.

  • À #Paris, le mauvais méli-mélo du #préfet de police pour interdire un concert organisé par #LFI | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/politique/180626/paris-le-mauvais-meli-melo-du-prefet-de-police-pour-interdire-un-concert-o
    #barbes
    dans la foulée d’un rassemblement « entre Barbès et la place de la #République »

    La #préfecture argue ensuite qu’elle ne peut assurer de manière certaine la sécurisation du lieu, puisque « les forces de sécurité intérieure seront particulièrement mobilisées » sur d’autres sites pendant la Fête de la musique. Elle rappelle les incidents qui avaient eu lieu le 21 juin 2025 à Châtelet-les-Halles, mais aussi les récentes « #exactions » lors de la finale de la Ligue des champions le 30 mai. Elle invoque par ailleurs le contexte « de menace terroriste aiguë ayant conduit au relèvement du plan Vigipirate ».

    Une démonstration qui a de quoi laisser perplexe : pourquoi dès lors autoriser #Spotify à organiser une soirée gratuite, et qui s’annonce massive, avec DJ sets et concerts place de la Bastille, à seulement quatre stations de métro ?

    Un arrêté « rempli de faussetés » pour #Médine
    Le troisième argument avancé par la préfecture est plus étonnant encore. Il concerne le profil des artistes prétendument invités à monter sur scène, à savoir les rappeurs Médine et #Soso_Maness. Au premier, elle reproche ses « #prises_de_position_controversées » et lui impute un « soutien sans équivoque » à Dieudonné et un tweet « jugé antisémite » – des accusations battues en brèche par le rappeur qui s’en est maintes fois expliqué. Au second, elle fait grief d’avoir scandé le slogan « tout le monde déteste la police » en marge d’un #concert de la Fête de L’Humanité.

    Mais problème : au-delà des raisons discutables invoquées par les autorités, aucun de ces artistes n’a en réalité été convié à monter sur scène par LFI, le 21 juin. S’il a un temps été envisagé comme possible intervenant, Soso Maness confirme à #Mediapart n’avoir pas été « prévu ».

    Également contacté, Médine dément lui aussi avoir été programmé, bien qu’il ait été tête d’affiche l’an passé et compte participer à la marche qui précède le concert. Il dénonce l’arrêté de la préfecture « rempli de faussetés [le] concernant ». La militante #Assa_Traoré, elle, est présentée par la préfecture de Paris comme devant monter sur scène place de la République, alors qu’elle doit seulement participer à la marche contre le #racisme avec le #Comité_Adama.

    lien avec l’actualité strasbourgeoise ?
    https://www.rue89strasbourg.com/strasbourg-lfi-phare-citadelle-meeting-soutien-palestine-390993

    • Ne pas confondre avec le concert pro-israélien qui, lui, semble avoir les faveurs du préfet.
      https://www.i24news.tv/fr/actu/vu-sur-i24news/artc-fete-de-la-musique-a-paris-israel-a-l-honneur

      À l’occasion de la Fête de la musique, l’association The Truth organise un événement inédit à Paris : une grande célébration de la musique israélienne sur la place Victor-Hugo, dans le 16e arrondissement.

      Invité sur i24NEWS, Alexandre François, vice-président de l’association, a présenté cette initiative comme un moment de rassemblement et de partage. « Dès qu’on parle d’Israël en France, c’est un acte de résistance », affirme-t-il. Un constat qui a poussé les organisateurs à mettre à l’honneur une culture qu’ils jugent trop souvent réduite aux seuls enjeux politiques.

      Au programme : artistes israéliens, chanteurs franco-israéliens et DJ venus faire découvrir la richesse et la diversité de la scène musicale israélienne. Parmi les invités figurent notamment Tal Vaknin, les interprètes de la comédie musicale Le Sel et le Miel, ainsi que plusieurs DJ populaires auprès du public israélien.

      […]

      L’événement, qui se déroulera de 17h à 21h, bénéficiera d’un important dispositif de sécurité mis en place en coordination avec les autorités françaises et le SPCJ. Une organisation désormais bien rodée puisque cette fête est organisée pour la troisième année consécutive.

    • Fête de la Musique : Tal Vaknin, réserviste et soutien de l’armée israélienne, monte sur scène à Paris
      https://www.aa.com.tr/fr/france/f%C3%AAte-de-la-musique-tal-vaknin-r%C3%A9serviste-et-soutien-de-l-arm%C3%A9e-isra%C3%A9lienne-monte-sur-sc%C3%A8ne-%C3%A0-paris/3971927

      Un concert de musique israélienne mettant à l’affiche le chanteur Tal Vaknin, réserviste actif ayant publiquement affiché son soutien à l’armée israélienne, soupçonnée de génocide à Gaza par plusieurs institutions internationales, est organisé place Victor Hugo à Paris.

      L’artiste, qui s’est fréquemment mis en scène en uniforme militaire, chantant des hymnes de soutien et des prières pour les troupes de Tsahal, va se produire dimanche lors d’un concert parrainé par l’association « The Truth », de 17h00 à 21h00 dans le cadre de la Fête de la Musique.

      Jeudi, un concert gratuit organisé par le mouvement la France Insoumise (LFI), programmé dimanche soir place de la République, avait été annulé par arrêté préfectoral.

      La préfecture a invoqué le risque de troubles à l’ordre public et la présence d’« invités controversés ».

      Jean-Luc Mélenchon, leader du mouvement LFI, avait réagi avec virulence, dénonçant un « scandale démocratique grave ».

      Il avait accusé le président du CRIF, Yonathan Arfi, et le maire PS de Paris Centre, Ariel Weil, d’avoir fait pression sur le préfet pour obtenir l’interdiction du concert LFI.

      Un recours en référé a été déposé en urgence contre l’arrêté devant le tribunal administratif.

    • Et finalement, La France insoumise obtient gain de cause. Le tribunal administratif a décidé, ce vendredi 19 juin, de suspendre l’interdiction émise par la préfecture de police de Paris concernant les concerts organisés par le mouvement mélenchoniste place de la République pour la Fête de la musique, avançant « qu’aucun des éléments produits par le préfet ne permettait de conforter [les risques de troubles à l’ordre public] ».

      https://www.liberation.fr/politique/fete-de-la-musique-le-tribunal-administratif-autorise-le-concert-de-lfi-a

    • Dans l’article de Libé signalé par MadMeg

      L’événement pensé dans le prolongement de « la marche contre le racisme et l’extrême droite » lancée par le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko – et qui, en début d’après-midi, s’élancera à Paris de Barbès pour descendre le boulevard Magenta – pourra donc bien se tenir dimanche.

      Dans un autre un peu plus tard.
      Bras de fer La Licra demande au maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, de ne plus utiliser un logo ressemblant au sien
      https://www.liberation.fr/politique/la-licra-demande-au-maire-de-saint-denis-bally-bagayoko-de-ne-plus-utilis

      Un symbole similaire aux trois visages de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) est utilisé par la commune depuis 2024, avant l’élection du nouveau maire insoumis. Ce dernier critique le timing de la requête.

      https://france3-regions.franceinfo.fr/paris-ile-de-france/seine-saint-denis/la-licra-reclame-le-retrait-d-un-logo-de-saint-denis-semb

      La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme demande à la municipalité de Saint-Denis d’abandonner son identité visuelle aux trois visages, pointant un risque de confusion avec sa propre marque. Une démarche purement technique selon l’association, mais fermement contestée par le nouvel édile Bally Bagayoko, qui dénonce un calendrier suspect et un coût financier lourd pour la commune.

      La Licra qui reproche à Bally Bagayoko de copier sa marque. ça va me faire la journée. Je connais l’idéologie de la licra qui est moins nette que la nouvelle france du maire de 93 et de son compagnonnage.

  • Présidentielle 2027 : la fascination du RN pour la « machine de guerre » LFI
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/06/12/presidentielle-2027-la-fascination-du-rn-pour-la-machine-de-guerre-lfi_67010

    D’autres envient la cohérence des troupes de M. Mélenchon, alignées sur la même doctrine et utilisant les mêmes éléments de langage quand le #RN, lui, se déchire sur des points programmatiques majeurs (réforme des retraites, fiscalité, vision de la France dans l’Union européenne). « Quand je vois #LFI, rien ne moufte, jalousait un député de poids début avril, au moment où de nouveaux maires RN marquaient leur arrivée par le retrait du drapeau européen. Je serai favorable à ce qu’on impose à nos élus la même communication, mot à mot. Au moins, on serait enfin coordonnés. »

    https://justpaste.it/m1bxy

    #partis #sociale_démocratie_stalinisée #centralisme_a-démocratique #culte_du_chef #extrême_droite

  • Indispensable front antifasciste - Le Courrier
    https://lecourrier.ch/2026/03/16/indispensable-front-antifasciste

    Une « magnifique percée », saluait Jean-Luc #Mélenchon dimanche soir. Au premier tour des #élections #municipales françaises, La France Insoumise (#LFI) a réalisé des scores impressionnants. Le #parti de #gauche #illibérale se maintient au second tour dans 60 #communes, dont plusieurs grandes villes – contre neuf en 2020. Cerise sur le gâteau, son candidat Bally Bagayoko rafle Saint-Denis (150’000 habitant·es) au premier essai.

    Et cela, contre vents et marées. Car depuis des mois, LFI subit une campagne de #diabolisation. Après la mort d’un militant d’#extrême_droite à #Lyon le 14 février, au sortir d’un affrontement avec des #antifascistes, les attaques ont monté de plusieurs crans. Elles ont même été reprises par des caciques du #Parti_socialiste. Dans un tel contexte, le score de LFI est porteur d’espoir. Il démontre à nouveau que, face à la profonde #crise #capitaliste, un programme combinant #réformes #sociales, #défense des #services_publics, lutte #antiraciste et #internationalisme – marqué notamment par une solidarité sans failles avec #Gaza – peut rencontrer un réel écho populaire.

    Apparemment, nos milliardaires AOP n’ont pas encore remis de l’ordre dans la presse francophone suisse.

    • Aaaah ce terme illibéral c’est vraiment tout et son contraire, je suis pour sa suppression !

      Mais oui, il y a quelque chose de réjouissant à voir que beaucoup de personnes ne se sont pas laissées embobiner par le discours grossier et constant des médias mainstream pour diaboliser LFI.

    • Ivan Jablonka, historien : « L’insistance sur les noms de famille est une particularité de l’antisémitisme » (entretien, Le Monde)
      https://archive.ph/T9f3t

      (...) une série de propos parfaitement cohérents depuis 2020 : selon lui, Jésus aurait été crucifié « par ses propres compatriotes », Eric Zemmour reproduirait les « scénarios culturels » du judaïsme hostiles à la créolisation, et Yaël Braun-Pivet serait allée « camper à Tel-Aviv pour encourager le massacre » à Gaza.

      Il ne propose pas un programme antijuif, comme certains hommes politiques entre la fin du XIXe siècle et le régime de Vichy, mais il fournit une grille de lecture typique de la pensée antisémite : les juifs tirent les ficelles et ils entraînent le monde dans la guerre…

      L’insistance sur les noms de famille est, je crois, une particularité de l’antisémitisme. Elle crée le même effet qu’une #synecdoque, cette figure de rhétorique qui consiste à prendre la partie pour le tout : ici, le patronyme signifie un peuple, une religion, une histoire, et tout ce que l’on veut désigner à la haine.
      L’autre originalité de l’antisémitisme, c’est sa faculté à produire un effet d’allusion : il n’est plus besoin de nommer les juifs. Il suffit, par exemple, d’évoquer le « peuple déicide » ou le « lobby cosmopolite sans attaches » pour que tout un chacun comprenne. Dans un pays qui a adopté une législation pénale réprimant l’antisémitisme, un tel codage est assez pratique. Sur les forums en ligne, la triple parenthèse désignant les juifs fonctionne de la même manière.
      Ce raffinement sémantique apparaît dans les critiques adressées naguère au chanteur Jean-Jacques Goldman. Dans les années 1980, il s’était vu reprocher d’être le « BHL de la ritournelle » et de bredouiller des textes « traduits du moldo-valaque ». Tout est dit sans le dire : la médiocrité des juifs qu’on retrouve à la fois dans la philosophie et dans la musique, et leur sabir incompréhensible pour les « vrais » Français.

      #dieudonnisation

    • « (...) pourquoi on l’applaudit quand il jette en pâture des noms juifs »
      https://archive.ph/sOZ5V#selection-5157.0-5157.158

      D’Edouard Drumont, auteur du pamphlet antisémite La France juive (1886) à Jean-Marie Le Pen en passant par l’écrivain Louis-Ferdinand Céline ou le député d’extrême droite Xavier Vallat, les noms juifs sont, depuis près d’un siècle et demi, au centre des obsessions antisémites.

      Tous ces personnages ont passé beaucoup de temps à traquer ces noms, à les recenser, à les moquer et à les prononcer de façon à en souligner les origines étrangères, notamment allemande. « La question des noms est (…) une dimension centrale de l’antisémitisme [de Drumont], explique l’historien Gérard Noiriel dans Le Venin dans la plume (La Découverte 2021). Dans ses écrits, il n’a cessé de déplorer la multiplication des “noms juifs” qui s’imposent au détriment de ceux qui fleurent bon la vieille France. »

      Pour contourner l’obstacle à la stigmatisation qui veut qu’une personne juive ne se reconnaisse pas à sa couleur de peau ou à son visage, ils ont inventé des caractéristiques physiques prétendument biologiques. Mais ils ont aussi cherché à reconnaître les juifs par leur nom, soit que ces patronymes signent en eux-mêmes leurs origines, soit que leur modification, notamment leur francisation, traduise selon eux une volonté de dissimulation.

      L’anthropologue Nicole Lapierre, dans Changer de nom (Stock, 1995) analyse cette « cristallisation antisémite sur le nom », celui-ci étant « identifié comme marque quand il est distinctif ou dénoncé comme “masque” quand il ne l’est pas, mais dans l’un et l’autre cas, [est un] objet de discrimination et de délation ».

      « Marque » ou « masque », il est troublant de constater à quel point les élucubrations de M. Mélenchon autour du nom du pédocriminel Jeffrey Epstein, le 26 février, à Lyon, reprennent ce diptyque. A l’entendre, la prononciation à l’américaine « èpstine » vise à masquer sa judéité en le faisant passer pour… russe.

      https://archive.ph/sOZ5V

  • Mélenchon, Epstein et l’accusation d’antisémitisme : sens des mots et ivraie intention
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4818

    « Epstein ou Epstine ? » Ce qui ressemblait à un débat de phonétique s’est transformé en confrontation politique. Lors d’un meeting à Lyon, J-L Mélenchon, leader de LFI (La France Insoumise) a ironisé sur la prononciation du nom du prédateur sexuel et escroc américain, sous-entendant que les médias le « russifiaient » pour masquer ses liens avec Israël. Maladresse rhétorique, « dog whistle » (message crypté de com) antisémite ou diversion calculée avant les municipales ? On démêle le vrai du faux. Actualité, événement, opinion, intérêt général, information, scoop, primauté

    / #UE_-_Union_Européenne, fait divers, société, fléau, délinquance, religion , #Journalisme,_presse,_médias, #France_justice_politique_scandale_PS_PCF, censure, presse, journaux, dictature, expressions, liberté, Israël, Proche-Orient, droits de (...)

    #Actualité,événement,_opinion,_intérêt_général,_information,_scoop,_primauté #fait_divers,_société,_fléau,_délinquance,_religion #censure,presse,_journaux,_dictature,_expressions,_liberté #Israël,_Proche-Orient,_droits_de_l’homme,_ONU #Netanyahou,_Israël
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/IMG/mp3/melenchon_epstein_et_l_accusation_d_antisemitisme_sens_des_mots_et_ivraie

    • _

      "Je ne suis pas antisémite. Cet homme-là n’avait aucune religion_

      cette façon d’enfermer les Juifs dans la religion juive est caractéristique d’une part essentielle du « nouvel antisémisme » qui rassemble, par exemple, d’anciens enfants de choeur catholiques à des « musulmans », laïques et laïcards inclus.
      c’est bien sûr, l’article le souligne, une manière de draguer (non seulement l’électorat judéophobe ou/et antisioniste mais aussi) abstentionniste.

      une politique d’épicier.

      #électoralisme #antisémitisme #Mélenchon #LFI #dog_whistle

    • Ba, y’a une lecture 4 aussi (et je ne parle pas de la lecture 4 de l’article), c’est de dire justement que les 3 niveaux de lecture sont ridicules.
      Évidemment que ca se dit Epst’i’ne. La prononciation d’un nom de famille ne dépend pas du pays où tu te trouves, ni de ta culture. Mais de comment la personne qui le porte le prononce.
      Si tu demandes au petit Jeffrey, 5 ans, comment il s’appelle, il répondra Epst’i’ne. Et donc, 5 ans, quand il n’était pas encore pédophile, mais sûrement déjà grand-bourgeois.

      Et donc la lecture 4, c’est de dire que le sujet, c’est le réseau pédo-criminel, et sous entendre les 3 autres niveaux de lecture n’est que de la moquerie à l’encontre des journalistes et de tous ceux qui ont VRAIMENT des relents antisémites, qu’ils veulent masquer (mais pas faire disparaître) en se gargarisant de règles de prononciation et/ou de débunk de théorie du complot (il n’y a pas de complot, hein, juste un homme pédophile, comme beaucoup, mais étant riche, avec des relations et puissant, attire d’autres hommes pédophiles et en use en réseau).

      Ce qu’il faut surtout retenir, c’est que l’affaire Epstein n’a surtout vraiment fait des vagues que lorsque des noms français d’amis du pouvoir ont commencé à apparaître. Et sûrement pas par indignation face à l’ampleur du crime, mais plutôt par peur de perdre la face.
      Donc y’a pas de morale et d’humanisme derrière 90% des articles de presse, et c’est bien ce que je leur reproche ; y’a un nombril et des intérêts de classe.

      Point défense des criminels : Puis vu la taille du réseau de pédo-criminels, c’est dingue de se dire que tant de monde (célèbre) a embarqué pour assouvir ses pulsions, tout en sachant que leur seule protection était leur réseau d’influence et la fiabilité de sa tête de fil... mais en décomptant le nombre de victimes, ils auraient pu se dire que ca allait fuiter et finir en bombe à eau. Très mauvais service après vente. Et oui, ils vivent dans la même société que nous, en interconnexion... pas hors du monde tel qu’ils aimeraient.

    • Je retiens la leçon. On ne m’y reprendra pas.

      J’appelle ça du cynisme, il recommencera de plus belle. C’est un gros foutage de gueule à l’encontre des journalistes qui croient tout ce qu’on leur dit : des armes de destruction massive, pour la démocratie, pour la paix dans le monde. Y’a que les fébriles qui se fâchent... et en politique, je ne crois pas qu’il y en ai.

    • Alors, cette sortie polémique est-elle un dérapage, ou au contraire une stratégie du leader de la France Insoumise ? « Il s’agit à la fois de parler très fort de manière très radicale, pour être entendu par un électorat plutôt abstentionniste, qui est surtout sensible aux outrances parce que sinon, il ne suit pas assez l’actualité. L’autre stratégie, c’est en pleine polémique sur l’affaire Quentin, montrer qu’il est réellement dans une logique d’affrontement », décrypte Benjamin Morel, constitutionnaliste et maître de conférences en droit public à Paris-Panthéon-Assas.

      https://www.franceinfo.fr/politique/melenchon/propos-polemiques-de-jean-luc-melenchon-sur-la-prononciation-d-epstein-de

      Reste l’ultime question : pourquoi fait-il ça si c’est pour finir diabolisé, empêtré dans un cordon sanitaire anti-LFI, lesté d’une étiquette d’« extrême gauche » ? Pourquoi se diabolise-t-il quand l’extrême droite est désormais banalisée ? Pourquoi se coupe-t-il du reste de la gauche alors qu’il ne peut faire sans s’il veut – c’est du moins ce qu’il prétend – « gouverner ce pays » ? Parce qu’il est parti depuis au moins trois ans à la conquête d’un nouvel électorat. Pas « musulman » ou « des quartiers » comme on le lit dans certaines analyses trop paresseuses, parfois teintées de racisme. Non, Mélenchon a besoin, pour le premier tour de 2027, de remplacer cet électorat de gauche – que lui appellerait « bobo » – qui a pu voter pour lui en 2022 en se disant que le bulletin LFI serait le plus « utile » pour empêcher Marine Le Pen d’accéder au second tour, par un électorat de nouveaux convaincus, qui ne se définissent pas forcément « de gauche », sont souvent abstentionnistes mais seraient, pense-t-il, réceptifs à ses couplets antisystèmes et populistes

      https://www.liberation.fr/politique/monsieur-melenchon-ne-nous-prenez-pas-pour-des-cons-20260301_O2YRHJFRNNCS

    • Ni dieu, ni césar, ni Mélenchon - Les habits neufs d’un tribun démagogue, 22 janvier 2012, Critique Sociale
      https://web.archive.org/web/20230323113702/http://www.critique-sociale.info/359/ni-dieu-ni-cesar-ni-melenchon

      « Ce n’est pas rien quand on vous confie comme mission de marcher devant, de parler pour les autres. […] Il faut que ceux à qui on confie la mission de marcher devant portent la belle parole de gauche, la parole tribunitienne, soient de bons drapeaux, pour ceux qui désespèrent. […] Je donne à l’immense colère populaire un visage. […] C’est moi le modéré dans la bande. […] Je suis un parlementariste. »

      clown jusqu’à la #dieudonisation ?

    • Antisémitisme « d’atmosphère » : l’arme de la disqualification

      ... À force de refuser de reconnaître ce que représente LFI — une colère sociale, une demande de rupture, un électorat populaire durablement détaché du social-libéralisme — le PS transforme cette réalité en symptôme obsédant. Mélenchon devient l’ennemi intérieur permanent, celui qu’il faut dénoncer sans cesse parce qu’il empêche le récit de se refermer.

      C’est ici que l’accusation d’antisémitisme joue un rôle central. Elle ne fonctionne pas comme un argument, mais comme un couperet qui dispense de toute démonstration et interdit la discussion. Elle disqualifie par avance quiconque refuse de s’aligner.

      La mécanique est connue et elle est rejouée jusqu’au ridicule. Une polémique mineure sur une prononciation devient une preuve irréfutable d’antisémitisme. Quiconque demande des preuves supplémentaires est suspect. Quiconque contextualise est complice. Quiconque rappelle que Mélenchon a combattu toute sa vie les formes réelles d’antisémitisme, ou que LFI a fait bien davantage que le PS pour mobiliser les quartiers populaires contre le racisme et les discriminations, est accusé de relativisation. Le terme «  antisémite  » est instrumentalisé pour clore le débat avant qu’il ait pu s’ouvrir.

      La méthode mérite d’être examinée de près. L’accusation ne fonctionne pas sur le mode de la preuve, de l’examen d’un acte, d’une déclaration, d’un texte qui établirait sans ambiguïté l’intention antisémite. Elle fonctionne sur le mode du relent : quelque chose qui se dégage, qui imprègne, qui se répand par contagion. On ne dit pas « Mélenchon a tenu des propos antisémites en prononçant ce mot », on dit qu’il « sent » l’antisémitisme, que ses propos en ont les « relents », que son rapport au monde en est traversé. C’est une accusation d’essence, non d’acte, et c’est précisément pourquoi elle est irréfutable. On peut contester un fait ; on ne peut pas se défendre d’une atmosphère. Mieux : quiconque tente de se défendre confirme par là même qu’il y a quelque chose à défendre. Le piège est parfait.

      Cette instrumentalisation est politiquement irresponsable. Elle affaiblit la lutte réelle contre l’antisémitisme — qui existe, qui tue, et dont l’extrême droite est historiquement et massivement porteuse — en la transformant en arme de disqualification interne. En reprenant les mêmes procédés que ses adversaires, le PS ne protège personne ; il banalise seulement ce qu’il prétend combattre.

      Et Mélenchon l’a écrit, le soir même du 3 mars : «  Insupportable désolidarisation du combat antifasciste qui reprend les attaques de l’extrême droite.  » Ce n’est pas une posture défensive. C’est un constat structurel. Quand le discours socialiste se nourrit des mêmes signifiants que le discours fasciste — quand les deux s’accordent, au moins fonctionnellement, sur la désignation d’un ennemi intérieur à exclure du champ du légitime — il y a collusion, même involontaire. Le résultat est connu. Le PS offre mécaniquement des victoires à la droite et au Rassemblement national. Ce n’est pas une opinion, c’est une règle arithmétique élémentaire.

      Les irresponsables

      Dresser un bilan est un acte exigeant ; son refus obstiné est une pathologie politique. Il faut être en mesure d’accepter une perte pour reconnaître que ce qu’on croyait être le socialisme ne l’est plus, que la respectabilité n’a pas protégé de la défaite, que la gestion sans conflictualité a détruit la confiance populaire. Il est sans doute plus confortable de se convaincre que c’est Mélenchon qui a «  divisé  » la gauche, comme si la gauche n’était pas déjà divisée par les choix du gouvernement Hollande, avant même que LFI n’existe, pour s’offrir ainsi le fantasme d’un retour à l’état d’avant l’échec. Pascal LEVOYER

      Annuler LFI : le dangereux fantasme du PS | Hors-série.net

  • Le grand piège : demander l’impeccable pour installer l’inacceptable | Le Club
    https://blogs.mediapart.fr/ricardo-parreira/blog/280226/le-grand-piege-demander-l-impeccable-pour-installer-l-inacceptable

    Ce qui me frappe, plus encore que l’offensive extérieure, c’est la fragmentation interne. Une partie de la gauche se précipite pour surenchérir dans la condamnation, comme si l’existence d’antisémites, de racistes, d’homophobes ou de validistes au sein d’un espace politique « de gauche » relevait de l’impossibilité métaphysique. Dans quel monde imaginaire vivrions-nous pour croire qu’un mouvement humain, quel qu’il soit, pourrait être exempt de toute faute politique, morale ou éthique ? Cette situation met en exergue deux réalités : d’une part, les questions décoloniales, la morale catholique et le suprémacisme blanc restent insuffisamment traitées au sein des mouvements de gauche ; d’autre part, l’exigence d’une pureté absolue appliquée à ces mêmes mouvements — et donc à leurs membres entre eux — instaure un standard moral inatteignable. Ce standard cristallise des conflits internes, tandis que d’autres acteurs politiques — le centre, la droite et l’extrême droite — prospèrent dans l’impunité discursive.

    La machine de fabrication du consentement à la fascisation n’a alors plus besoin d’attaquer frontalement l’ennemi. Il suffit de prélever la moindre scorie, le plus petit « cheveu dans la soupe », et de l’amplifier jusqu’à saturation, pour que l’ego de certains, qui pèchent autant que les autres, s’érige en défenseur d’une moralité qu’ils ne possèdent pas. Le pédantisme devient alors le meilleur ami du politicien. Pendant ce temps, certaines personnalités de gauche profitent de l’erreur de leur « allié » pour satisfaire des désirs personnels, tandis que la haine antisémite, islamophobe et xénophobe se déverse quotidiennement sur les plateaux télévisés, devant des millions de spectateurs, sans susciter la même intensité d’indignation structurelle.

    Nous finissons ainsi par jouer le jeu de l’adversaire. L’extrême droite n’a même plus à pointer les failles de ses opposants : nous nous déchirons entre nous, non pour progresser collectivement, mais parce que l’ennemi a réussi à imposer l’image d’une gauche sommée d’être immaculée face à des forces qui ne s’imposent aucune contrainte éthique équivalente.

    • Ce serait peut-être bien de reconnaître que JLM met pas mal de grands cheveux dans sa soupe, et à son niveau c’est un choix de recette. Personne ne l’oblige à être aussi con. (Que les autres l’attendent au tournant, c’est la règle du jeu, et il la connaît par cœur vu que ça a été sa seule et unique occupation professionnelle depuis un demi siècle.)

    • @fil c’est fou les differences que peuvent donner la perception. A mes yeux Mélenchon tiens des positions courageuses tel que dénoncer les violences policières, l’islamophobie, le genocide des palestinien·nes, le fascisme, les attaques contre la jeune garde, l’omerta sur le volet français de l’affaire Epshtein.
      C’est pas parcequ’on t’attend au tournant que tu doit te rouler en boule jusqu’a ce qu’on te roule dessus. Quoi que dise la FI, qui que soit leur porte parole les forces Macro-lepenistes des Bolloré-Stérin lui trouverons des poux.

    • Enfin, il faut interroger une dimension plus profonde : le poids d’une culture politique marquée par un héritage chrétien et par une intériorisation des normes de respectabilité bourgeoise et blanche. Cette culture incline une partie de la gauche PS/EELV à préférer la respectabilité à la conflictualité, l’expiation à la lutte, la pureté morale à la stratégie collective.

    • Ce n’est pas une affaire de perception mais de lecture des positions politiques exprimées (avec cette blague façon dogwhistle, par exemple).
      JLM a mis des années pour mettre de côté son laïcisme anti-musulmans. Il a non seulement le droit mais le devoir de mettre de côté son anti-judaisme d’ex-enfant de choeur et d’inventer d’autres calculs politiques que ceux qui lui font jouer (machiavéliquement : "on ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment") de la confusion entre antisionisme et antisémitisme (la droite, la gauche de droite et les média ne détiennent aucun monopole en la matière).

      Électoralisme et présidentialisme aidant, je crains que, sachant pouvoir réussir un premier tour et certain d’échouer au second, la tentation de chanter "C’est mon dernier bal" l’emporte à tout moment sur toute autre considération.

      #LFI

    • @colporteur
      la blague etait à propos de la diversion médiatique sur les russes Epstin-Poutin afin de classé le volet français comme l’a fait Belloubet en 2019. Je ne comprend pas ce qui est antisémite ici.
      Il n’y a pas de confusion entre antisémitisme et antisionisme dans son discours et le sujet n’etait pas ici les juifs ni israel mais le systhème judicaire, policier et mediatique français qui lève le secret de l’instruction sur de fausses affaires concernant la FI en vis à vis de la disparition pendant 8 ans des mails de Epstein que détenais la france. Si tu voit ici de l’antisémitisme il va falloir une démonstration plus précise car là ce que tu dit repose sur du vide.
      Et pour le second tour c’est là aussi la doxa médiatique que tu rabache afin de la faire advenir.

    • entendras-tu mieux de quoi il retourne, @mad_meg, avec ces deux avis, qu’il est moins aisé d’accuser de suivre cette doxa ?
      • vidéo de h-tone.bsky.social
      https://bsky.app/profile/h-tone.bsky.social/post/3mfwwew64ws2y
      • commentaire d’Olivier Cyran
      https://seenthis.net/messages/1159955#message1160174

      edit n’inversons pas la situation. je vais très probablement être contraint de voter LFI. vous l’aurez compris, ce sera pas par adhésion, mais par calcul (j’en savais suffisamment sur Mitterrand le 10 mai 1981, de même pour JLM, mais je ne sacralise ni le vote ni l’abstention)
      reste que l’accumulation régulières d’abjections produites par ce parti (en plus du "nous sommes présents dans tous les océans" de JLM et des milles propos et gestes fondamentalement louches du parti comme de son chef incontestable) risque d’atteindre un niveau tel que je sois loin d’être le seul à ne pas même être disponible pour le choix du moins pire (qui ici ne sera que testimonial, qui plus est).
      les fans de l’unanimisme auraient intérêt à y penser, peut-être.

    • les deux mecs que tu mentionne ici n’ont pas pris la peine d’écouté le contrexte dans lequel Mélenchon faisait cette référence à la russie. Mais imaginons que Mélenchon fasse un dogwitle aux soraliens et autres antisémites, quel interet aurait il à d’un coté défendre l’antifascisme et simultanément faire des appels du pied aux Maurassiens et Soraliens ? Et si il voulait le soutiens d’antisémites (puisqu’il calcule tout avec 10 coups d’avance) quel est le projet antisémite de la FI que ses dirigants ne disent pas mais fomentent secrètement ?

      Enfin dit moi comment exprimé le fait que le gouvernement francais protège le secret de l’instruction pour un pédo-criminel qui résidait 6 mois par an avenue Foch et laisse fuité de pures inventions contre les candidats LFI sans que cette denonciation soit jugé antisémite au pretexte que le pedo est juif ? Faut il laisser les pedocriminels agir lorsqu’ils sont juifs pour ne pas risqué d’être qualifié d’antisémite ?

      edit- j’avais pas vu ton edit : ce que tu dit illustre encore l’appel à la pureté - moi non plus je suis pas 100% d’accord avec la FI, mais je vais pas exigé qu’un parti soit aligné avec l’integralité de mes positions. Et pour ce qui est de « l’unanimisme » ici je voie pas trop d’unanimité puisque Fil, H-tone, Cyan, et toi etes plutot tous d’accord pour charger la vieille mule et lui faire un procès en impureté.

    • Pendant ce temps, une ministre de la République en exercice utilise un concept maurassien profondément antisémite pour qualifier le principal parti d’opposition, le PR se joint au chœur des néocons pour blâmer les victimes d’une agression qui bafoue (une fois de plus) le droit international et tout le monde évite soigneusement de parler de la profonde corruption financière et morale de nos élites bourgeoises mise en évidence par l’affaire-dont-on-ne-prononce-pas-bien-le-nom et c’est dans cette ambiance que nous allons nous rendre aux urnes sans que jamais ne soient abordées les conditions d’existence de la population et les projets politiques pour les améliorer, comme l’éducation, la santé, le logement, les transports, le climat et les inégalités abyssales qui font de la vie de la plupart de nos concitoyen·nes une vallée de larmes de moins en moins longue avec ça.

    • Pour avoir écouté le discours de Lyon en entier, JLM parle aussi de sortir la statue de Louis IX du sénat car ce type que la France traite de saint a brulé des torah et persécuté les juifs, il a aussi célébré Jean Moulin qui s’est battu contre les collabos, nazis, des antisémites. Le discours etait orienté sur les medias dominants et leur acharnement contre la FI à base de polemiques injustes et si il fait cette allusion a la prononciation c’est aussi pour souligné le détournement d’attention qu’on fait par ces moyens. Rien de maldroit ici de la part de JLM, il montre clairement son opposition à toutes forme de racisme y compris l’antisemitisme. Pour lutter contre les montages de petite phrases il faudrait se taire et franchement il a raison de ne pas se taire et de se battre encore. Le discours propose des solutions democratiques vis à vis des medias et le démentèlement du trust Bolloré - voici le programme pour enfin abordé le fond =
      https://programme.lafranceinsoumise.fr/livrets/medias

      Sommaire

      Notre constat : des médias sous emprise
      Notre projet : faire de l’information un bien commun
      Nos propositions : Établir de nouvelles règles pour garantir l’indépendance des médias et des journalistes
      Garantir le droit à l’information
      Faire une grande loi sur la propriété des médias
      Protéger les journalistes
      Refonder les aides publiques
      Renforcer le secteur public de l’information
      Agir à l’international

  • Le Monolecte 😷🤬🐧 - mastodon
    https://framapiaf.org/@Monolecte/116143569712118841

    Des nouvelles du #LFIBashing ou comment on réécrit des papiers au fil de l’eau, pourvu que ça permette d’incriminer Mélenchon.

    Il s’agit d’un mini-thread de Sébastien Fontenelle sur Bluesky que je recopie ici pour ceux qui n’ont pas accès :

    https://bsky.app/profile/vivelefeu.bsky.social/post/3mftkn24lec2m

    (1/3) Le 15 février, “Le Figaro“ a publié un article de sa collaboratrice Marie de Montalembert sobrement tiré : « “Ep-chtajn“ ou “Ep-stiin“ : comment bien prononcer le nom de Jeffrey Epstein. »
    Dont on avait fort heureusement fait des captures.
    Il contenait notamment ces instructives considérations :

    (2/3) Mais ce matin, surprise : cet article a été subrepticement - mais substantiellement - modifié.
    Son nouveau titre est : « Pourquoi prononce-t-on “Ep-stiin“ plutôt que “Ep-chtajn“ le nom de Jeffrey Epstein ? »
    Et son autrice a ajouté cette mention :

    (3/3) De sorte qu’évidemment, quelques questions se posent : pourquoi “Le Figaro“ a-t-il éprouvé ce matin le besoin de modifier ainsi cet article ? Et surtout : considère-t-il que sa première version, entérinant donc l’usage d’« Ep-chtajn » (sic), renvoyait « à la judéité d’une personne » ?

    En rapport avec :
    https://seenthis.net/messages/1159955

  • Politique. Mélenchon suscite l’indignation en ironisant sur la prononciation de « Epstein »
    https://www.ledauphine.com/politique/2026/02/27/melenchon-suscite-l-indignation-en-ironisant-sur-la-prononciation-de-eps

    D’ailleurs, c’est Aïnchtine qui a découvert la loi de la relativité !

    Une saillie qui a fait réagir. Car insister sur la terminaison « ein » d’un patronyme prononcé de la façon yiddish (langue d’origine germanique parlée historiquement par les Juifs ashkénazes d’Europe centrale et orientale) « renvoie souvent à la judéité », décrypte sur X Marianna Perebenesiuk, journaliste et spécialiste de littérature française.

    « N’en déplaise à Jean-Luc Melenchon, un élève de 5e sait qu’en anglais, "Epstein" se prononce "Epstine" », écrit le président du Crif Yonatha Arfi sur X. « Les journalistes ne font donc que prononcer un nom américain... à l’américaine. Voir dans cette prononciation une manipulation est un délire complotiste aux vrais relents antisémites. »

  • 8 arguments contre la planification écologique - Greenwashing Economy
    https://greenwashingeconomy.com/8-arguments-contre-la-planification-ecologique

    1) La planification étatique est toujours autoritaire
    2) Les objectifs du plan sont inatteignables
    3) La planification est une politique de croissance
    4) Les GAFAM, principales bénéficiaires de la planification
    5) La planification ne fonctionne jamais à long terme
    6) La planification vient toujours après la catastrophe
    7) La planification est inefficace pour sauver la planète
    8) La planification est toujours accompagnée de propagande

    #planification #planification_écologique #LFI #gauche #débat #décroissance #politique #État

  • Municipales : #LFI désormais classée parti d’extrême gauche, Mélenchon furieux
    https://www.lejdd.fr/politique/municipales-lfi-desormais-classee-parti-dextreme-gauche-jean-luc-melenchon-fur

    Une #circulaire du ministère de l’Intérieur sur l’attribution des nuances politiques pour les municipales de 2026 classe désormais La France insoumise à l’#extrême_gauche. Une décision administrative contestée par le mouvement #mélenchoniste, qui a annoncé un recours.

    Ce paltoquet de Mélenchon réagit mal encore une fois ! C’est d’ailleurs la preuve qu’il est mauvais, de mauvaise foi, et qu’il est dangereux. Voire #terroriste.

    Car tu vois, #extrémiste, c’est la pente glissante vers le #terrorisme, dans un état de droit avec des valeurs communes :wink : :wink :

  • La France insoumise, le fascisme et la révolution [2/3]
    https://lundi.am/La-France-insoumise-le-fascisme-et-la-revolution-2-3

    Le refus ou la paresse idéologique d’adresser sérieusement la question du pouvoir maintient ouverte la crise de la pensée libertaire. C’est tout le paradoxe de la situation française actuelle : d’un côté, une très forte ébullition du mouvement réel (Gilets jaunes, Nahel, Kanaky) et de l’autre une incapacité de la théorie révolutionnaire à tirer les apprentissages de ces mouvements qui provoque le sentiment d’une répétition des mêmes erreurs génération après génération. Cette situation est renforcée par au moins 4 motifs :

    – Le peu d’espaces de formation et de transmission au sein du camp libertaire entre génération. Ici aussi, dégoûtée par les vieilles formes idéologiques et descendantes du XXe siècle, une large partie des libertaires a rejeté en bloc les pratiques d’apprentissage (même de l’éducation populaire) négligeant un travail nécessaire qui est au contraire proposé par nombre de formations militantes de la gauche autoritaire.

    – La méconnaissance, le manque de curiosité et de recherches approfondies (enquêtes, entretiens, déplacements, rencontres, etc.) au sujet des révoltes à l’échelle nationale comme internationale. Un événement majeur comme la révolte des quartiers populaires suite à l’assassinat de Nahel Merzouk aurait dû produire un électrochoc dans les milieux radicaux mais cet événement a été étouffé par la répression étatique et presque comme un effet symptomatique, par le désintérêt militant - idem pour la révolte de la jeunesse en Kanaky.

    – L’homogénéité sociale d’un milieu qui le rend incapable de rencontrer des expériences différentes et donc de construire ou d’accueillir des points de vue complexifiant ses propres convictions et pratiques.

    – La carence d’espaces de réflexions partisanes mais non-dogmatiques qui cherchent à tâtons des voies stratégiques en phase avec les conjonctures plutôt qu’à imposer des grilles de lectures préétablies.

    #luttes_sociales #anarchisme #libertaire #pouvoir #stratégie #débat #gauche #gauche_autoritaire #politique #LFI #impérialisme #anti-impérialisme

  • Frankreich vor dem Nato-Austritt ? „Die USA sind nicht unsere Verbündeten“
    https://www.berliner-zeitung.de/politik-gesellschaft/geopolitik/frankreich-nato-austritt-vorstoss-parlament-li.10014522

    Merci á la France surtout quand elle s’appelle "Clémence" . Il.aurait fallu dissoudre l’OTAN et construire une Euripe de la paix à partir de 1990. On sait qui a bloqué toute initiative d’établir les conditions poir une paix durable, alors la proposition de faire prendre à l’état français une position non alignée n’arrive jamais trop tard.

    16.1.2026 von Raphael Schmeller - Erstmals liegt in Frankreich ein parlamentarischer Antrag vor, der den Austritt aus der Nato fordert. Der Vorstoß der linken Abgeordneten Clémence Guetté trifft einen Nerv im Land.

    Was lange als politisches Hirngespinst galt, rückt plötzlich in den Bereich des Möglichen: Frankreichs Austritt aus der Nato. In der französischen Nationalversammlung liegt jetzt nämlich erstmals ein konkreter parlamentarischer Vorstoß auf dem Tisch, der genau diesen Schritt fordert.

    Initiiert wurde er von Clémence Guetté, Vizepräsidentin der Nationalversammlung und Abgeordnete der linken Partei La France Insoumise (LFI). Ihre Resolution verlangt nichts weniger als den Bruch mit dem westlichen Militärbündnis und trifft damit einen Nerv in einer Zeit wachsender Zweifel an der Rolle der USA, an der Zukunft der Nato und an Europas sicherheitspolitischer Ausrichtung.
    „Die USA weisen der EU den Status eines Vasallen zu“

    Der Austritt aus der Nato sei seit langem eine Position von La France Insoumise, erklärt Guetté der Berliner Zeitung. Doch die Debatte werde durch die „bewusste Entscheidung der Vereinigten Staaten von Amerika, offiziell zu einer unverhüllten imperialen Politik zurückzukehren“, mit neuer Dringlichkeit aufgeladen. Diese Politik werde in der neuen Nationalen Sicherheitsstrategie der USA offen begründet.

    Zur Untermauerung ihrer Position nennt Guetté eine ganze Reihe konkreter Beispiele: die „illegale Entführung des Präsidenten Venezuelas“ und Drohungen gegen andere souveräne Staaten, Annexionsdrohungen gegenüber Grönland, Sanktionen gegen europäische Verantwortliche, die eine Regulierung der Aktivitäten amerikanischer Digitalkonzerne vorantreiben, sowie „räuberische Handelsabkommen“, die der Europäischen Union unter Druck aufgezwungen worden seien. Hinzu komme, so Guetté weiter, die Vorgabe beim letzten Nato-Gipfel, fünf Prozent des Bruttoinlandsprodukts für Rüstungsausgaben aufzuwenden – Ausgaben, die in erster Linie der US-Rüstungsindustrie zugutekämen und auf Kosten der europäischen Unabhängigkeit gingen. Auch eine offen betriebene Einflussnahme auf Wahlen in Europa zugunsten der extremen Rechten zählt sie auf.

    All dies zeige, sagt Guetté, dass sich die USA „offiziell vom Völkerrecht und von den Mechanismen kollektiver Sicherheit freimachen“ und der EU faktisch den Status eines Vasallen zuweisen. Es sei dringend notwendig, dies zur Kenntnis zu nehmen und „die Vereinigten Staaten nicht länger als Verbündete zu betrachten“.

    In dieser Lage sei es weder wünschenswert noch tragfähig, Frankreich in einer Militärallianz zu halten, die von einer Macht geführt werde, die sich offen außerhalb des internationalen Rechts positioniere, sagt Guetté im Gespräch. Eine solche Mitgliedschaft setze Frankreich einem erheblichen Risiko strategischer Anpassung aus und könne das Land in Konflikte hineinziehen, die seinen Interessen, Prinzipien und internationalen Verpflichtungen widersprächen.

    Was aber wäre die Alternative zu der Allianz? Ein Austritt aus der Nato würde Frankreich ermöglichen, „seine militärische und diplomatische Unabhängigkeit wiederzuerlangen und erneut zu einer blockfreien Macht zu werden“, erklärt Guetté. Dank der nuklearen Abschreckung verfüge Frankreich derzeit über die Mittel, sein Staatsgebiet und seine Bevölkerung eigenständig zu verteidigen.

    Sie betont zugleich, dass ein Nato-Austritt und die Abkehr von jeder dauerhaften Militärallianz nicht Isolation bedeute. Der Bruch mit dem „westlichen Lager“ und dessen „arroganten Haltungen“ zugunsten einer blockfreien Position würde den Einfluss Frankreichs vielmehr erhöhen und die Friedensarbeit stärken.

    In strategischen Räumen wie der Frankophonie, den Schwellenländern, den Vereinten Nationen, der OSZE könne Frankreich – gemeinsam mit anderen Akteuren – Kooperationen im Allgemeininteresse vorantreiben: Antworten auf die ökologische Krise, Alternativen zum Neoliberalismus, Schutz und Zugang zu den Gemeingütern der Menschheit sowie multilaterale nukleare Abrüstung. All dies, so Guetté, ohne Abstriche bei der eigenen Unabhängigkeit in Analyse und Handeln zu machen. Mit einer wiedergewonnenen eigenständigen Stimme werde Frankreich „die Sprache des allgemeinen menschlichen Interesses sprechen“ und sich an die Völker der ganzen Welt wenden.

    Ein Blick auf die politischen Kräfteverhältnisse in Frankreich zeigt, dass ein solcher Kurswechsel nicht vollkommen unrealistisch ist. Das Linksbündnis, dem LFI angehört, stellt derzeit die stärkste Fraktion in der Nationalversammlung. Gleichzeitig ist auch der rechte Rassemblement National von Marine Le Pen stark und seit Jahren Nato-kritisch.

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    Frankreichs Präsident Macron warnt er vor „beispiellosen Konsequenzen“, sollte die US-Regierung versuchen, Grönland unter ihre Kontrolle zu bringen.Alain Robert/imago

    Selbst Präsident Emmanuel Macron hat wiederholt Zweifel an der Ausrichtung des Bündnisses geäußert. Zuletzt warnte er vor „beispiellosen“ und „kaskadenartigen Konsequenzen“, sollte die US-Regierung von Donald Trump versuchen, Grönland unter ihre Kontrolle zu bringen. Auf dem Luftwaffenstützpunkt Istres in Südfrankreich machte Macron am Donnerstag deutlich, dass es bei der Entsendung französischer Soldaten nach Grönland nicht nur um Abschreckung gegenüber China und Russland gehe, sondern auch um Gegenwehr gegen Drohungen aus Washington. Frankreich und die Europäer müssten überall dort präsent bleiben, wo ihre Interessen bedroht seien – „ohne Eskalation, aber kompromisslos, wenn es um die Achtung der territorialen Souveränität geht“.

    Präsident Macron bezeichnet die Nato als „hirntot“

    Diese Haltung fügt sich in eine lange französische Tradition strategischer Distanz zu den USA, die auf Charles de Gaulle zurückgeht. Macron selbst hatte bereits zu Beginn seiner Amtszeit 2017 erklärt, sein politisches Projekt bestehe darin, Europa von den Vereinigten Staaten zu lösen und zu einem eigenständigen Akteur zu machen. 2019 sorgte er für Aufsehen, als er die Nato als „hirntot“ bezeichnete.

    Vor diesem Hintergrund ist der Antrag von Guetté weniger ein randständiges Signal als vielmehr ein Vorstoß, der die ohnehin wachsende Debatte über Europas strategische Autonomie und die Frage, ob Frankreichs Platz künftig noch in der Nato ist, auf den Punkt bringt.

    #France #OTAN #LFI #politique #gauche

  • Jean-Luc Mélenchon, avec la « nouvelle France », s’empare du terrain de l’identité pour contrer l’extrême droite
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/12/27/comment-jean-luc-melenchon-avec-la-nouvelle-france-s-empare-du-terrain-de-l-

    Pour Jean-Luc Mélenchon, c’est une manière de s’approprier le thème de l’identité nationale, dans une période où les droites ont accaparé la question en renouant avec l’idée barrésienne d’une France éternelle, attaquée et en déclin. L’ancien sénateur crée un récit en miroir – antiraciste, décolonial. De la même manière que le concept de créolisation, emprunté au penseur martiniquais Edouard Glissant (1928-2011), lui a permis de faire campagne contre Eric Zemmour et sa reprise, dans son discours, du « grand remplacement », en 2021 et 2022.

    [...]

    La nouvelle France n’est pas qu’un concept, c’est aussi une stratégie, si l’on pense aux propos du fondateur de #LFI en marge d’une manifestation, en septembre 2024 à Paris. A une militante, il lançait : « Il faut mobiliser la jeunesse et les quartiers populaires, tout le reste, laissez tomber, on perd notre temps. »

    https://justpaste.it/mmpbj

    #travail #famille #religion

  • Le trotskisme de Jean-Luc Mélenchon- Zones subversives
    https://www.zones-subversives.com/2025/08/le-trotskisme-de-jean-luc-melenchon-4.html

    La formation politique de Jean-Luc Mélenchon s’effectue au sein du courant lambertiste. Le triple candidat aux présidentielles reproduit les méthodes sectaires et autoritaires de cette tendance du trotskisme. Le chef décide seul des grandes (...) @Mediarezo Actualité / #Mediarezo

  • 10 septembre avant l’heure
    https://lundi.am/10-septembre-avant-l-heure

    Quelques heures après l’annonce du départ de François Bayrou mais avec 24 heures d’avance sur le reste de la France, un #blocage de rocade a eu lieu ce mardi 9 septembre à Bordeaux.
    Nous avons reçu ce communiqué accompagné de quelques images. Il s’agissait, selon les responsables, de « mettre un peu de confettis dans ce mardi. »

    Mais où étaient les Centaures ?

    • QUELQUE CHOSE DE DIFFÉRENT
      Une vidéo qui dépote et trois conseils sur le dix septembre
      https://lundi.am/Quelque-chose-de-different

      LOGIQUE DE LA BRIGADE : LA FORMATION MINIMALE DE BASE

      Pour former une structure minimale de base, un groupe doit être constitué de CINQ personnes. Deux + trois. Ou deux couples et un pivot. Le choix de CINQ personnes n’est pas arbitraire. Il correspond à un partage spontané des fonctions d’un groupe. À cinq, chiffre impair, l’équilibre des composantes du groupe est assuré par l’impossibilité interne d’un face à face dissensuel. À quatre on a deux couples qui se toisent. À trois, le troisième tient la chandelle. À deux, unité robuste, on ne peut encore rien faire de bien méchant. Les couples doivent chercher un trinome pour composer une quinte. À un, on est isolé et vulnérable. Le contrôle collectif, auto-contrôle, de l’unité de base de CINQ personnes est gigantesque. Ces brigades de CINQ peuvent ensuite se composer en gardant leur autonomie et leur unité interne : trois brigades (15 personnes), cinq brigades (25 personnes) etc. Des rôles d’attaque et de défense, de soin ou de planification peuvent être partagés. Trois font la garde quand deux partent en opération.

      La formation de base de CINQ a été employée dans l’histoire mondiale pour quadriller les territoires étatiques. Il n’est pas lieu de développer cette histoire mais citons néanmoins une représentation impériale chinoise. Bien évidemment, les brigades de notre camp naissent de manière autonome et restent autonome sans être jamais décidées par en haut, comme c’est le cas dans l’impérialité Chinoise :

      « Petits, les membres d’une même brigade ont eu les mêmes compagnons de jeu, grands, ils ont les mêmes amis ; ils se fréquentent entre gens du même milieu, ils prient pour le même bonheur ; la même douleur les afflige en cas de deuil, et les calamités les frappent tous ensemble. L’attachement qu’ils éprouvent les uns pour les autres les rendra prêts à se sacrifier mutuellement leur vie. La surveillance mutuelle et l’espionnage réciproque suffisent à les empêcher de commettre des actes répréhensibles (sic). Chez eux, ils partageront les mêmes joies, en route, ils vivront dans la même harmonie ; et ils pleureront leurs morts avec les mêmes larmes. Dans les combats de nuit, la voix de leur camarade les empêchera de s’égarer, le jour, ils pourront se voir et se reconnaître. » (43-44 Levi, CG)

      #quintet

    • Vivement demain
      https://lundi.am/Creer-l-evenement

      « Même s’il gagne une grève, le travailleur n’aura rien gagné, car l’augmentation de salaire qu’il aura obtenue, le bourgeois la lui reprendra d’une autre manière, en augmentant, par exemple, son loyer ou le prix des denrées. Ainsi, le pauvre esclave est toujours trompé. Que l’expérience serve, enfin, pour que les peuples ouvrent les yeux et qu’ils comprennent que l’effort et le sacrifice que suppose la lutte pour un morceau de pain sont exactement du même type que ceux qui président à la lutte pour mettre, une fois pour toutes, à bas ce système criminel et faire que toutes choses appartiennent à tous. »

      - Ricardo Flores Magón

    • Les « brigades » grandes écoles en butte à une répression préventive

      La direction de Sciences Po a annoncé que ses sites à Paris et dans les régions resteraient fermés mercredi, avec des enseignements assurés à distance.

      https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/09/09/mobilisation-du-10-septembre-rassemblements-transports-blocages-ce-qui-est-a

      et, comme de coutume, les lycéens seront spécialement surveillés par la keufaille (pendant que les diants-diants dorment en cours ?)

    • Sur le 10 septembre
      https://blog.tempscritiques.net/archives/5244

      Cette extériorité ne se manifeste pas ici par un appel à bloquer l’espace public comme pour les ronds-points ou les manifestations de rue, mais à s’organiser pour tout pouvoir faire de chez soi et à partir de soi, flattant l’idée que nous dominons les machines plus qu’elles ne nous dominent. Il s’agirait de bloquer individuellement le « système » économique comme si celui-ci nous était extérieur. C’est en premier lieu une conception d’un peuple sans tache qui ne peut que rappeler de mauvais souvenirs1 ; c’est en outre faire comme si ce « peuple » s’était déjà mis en mouvement du fait de sa capacité à « hacker » les micro-technologies. Certains se gargarisent de la supposée « intelligence collective » des mouvements (Paolo Virno2) qui se serait déjà incorporé l’intellectualité générale et, pourquoi pas, l’IA pendant qu’on y est3, mais alors on ne peut qu’avoir des doutes sur son « autonomie » et on est ici bien loin des thèses opéraistes d’origine dont est pourtant censé se réclamer Virno.

      L’appel à la grève de la consommation redouble cette extériorité et rappelle l’origine sociologique des lanceurs de l’initiative, quand une part relativement importante de la population a déjà fait la « grève » des vacances et de tout ce qui ne relève pas de l’achat des produits de première nécessité.

    • 10 septembre : la France sous les drones
      https://www.mediapart.fr/journal/france/100925/10-septembre-la-france-sous-les-drones

      La quasi-totalité des villes ou zones rurales potentiellement concernées par la mobilisation du mercredi 10 septembre ont fait l’objet d’autorisations de #surveillance par #drones, publiées parfois à la dernière minute par les préfets. Seules quelques-unes ont été annulées.

      « Bloquons tout » : la journée de mobilisation du 10 septembre en direct (accès libre)
      https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/100925/bloquons-tout-la-journee-de-mobilisation-du-10-septembre-en-direct

    • "La révolution citoyenne à laquelle j’aspire se fait par les urnes. Les méthodes d’action doivent être des méthodes d’action non violentes, pacifiques (...) et je le dis les yeux dans les yeux à tous ceux qui m’écoutent ne faites rien d’autre que des choses qui soient maitrisées et calmes parce qu’ils s’en serviront pendant des heures, si il y a un cageot qui brûle quelque part ils vont le filmer pendant des heures" (JLM, France TV)

      #LFI

    • À droite dure, gauche molle :

      CR subjectif du rassemblement Châtelet 13h / Halles 14h
      https://paris-luttes.info/toutbloquer-cr-subjectif-du-19874

      À la place du Châtelet.

      Il y avait indéniablement du monde (quelques milliers ? quelques dizaines de milliers ? de personnes). Entre 13h et 14h, notre groupe de potes a passé pas mal de temps à faire des aller-retours entre la place du Châtelet et les Halles. Bizarrement, toute la foule à Châtelet s’est laissée très lentement et très progressivement se faire nasser sans aucune réaction, comme une grenouille qu’on ébouillanterait en augmentant très très lentement la température. Chaque quart-d’heure passant, il y avait une ligne de fourgons de CRS supplémentaire qui bloquait un peu plus la rue de Rivoli côté Ouest, un peu plus le boulevard Sébastopol côté Est et bientôt dans toutes les directions. Pendant ce temps, ça chantait ad nauseam le folklorique (et de plus en plus insupportable) Siamo Tutti Antifascisti qui est définitivement devenu le nouveau (pas moins insupportable) « Ou sinon ça va péter, ça va péter » du NPA. Les obsédés d’AG ont fait... une AG. Tout Bloquer a donc commencé par se faire bloquer à Châtelet. La perspective de manifs sauvages diffuses et rapides un peu partout dans la capitale et de blocages potentiels de la circulation ou de ligne de chemin de fer s’est éloignée. (La pref a tout de même demandé à la RATP de ne plus désservir métros et RER à Châtelet-les-Halles et le forum des Halles a fermé temporairement)

      Aux Halles

      Du monde attendait, mais galérait et ne savait pas quoi faire. Quelques fouilles de la part des CRS. Pas de bazar. Au fur et à mesure, les forces en présence ont fini par converger sur Châtelet avec la Batucada.

      Une manif vers République et quelques soubresauts (Turbigo, Grands Boulevards).

      Une sortie très probablement décidée ou négociée par la pref a permis un désengorgement de Châtelet par Sébastopol sous la forme d’un cortège lent et long, peu déterminé mais aussi un autre un peu plus énervé via la rue Saint-Denis, qui a débouché en quelques petits affrontements avec les flics et un peu de lacrymo (dont un palet a cramé le Wafu Bar, un restaurant asiatique).

      Il y avait vraiment pas mal de monde et donc certains arrivaient déjà à République quand d’autres partaient à peine de Châtelet. Quelques tentatives de bifurquer à l’Ouest via rue Turbigo n’ont pas eu le succès escompté. Une autre partie du cortège a bougé sur les Grands Boulevards (toujours une meilleure idée que République) ce qui a donné 100 occasions de faire partir des sauvages mais qui n’ont pas prises inexplicablement. Le cortège était lent, bon enfant et a dû se résoudre à faire demi-tour et finalement rejoindre République lui aussi. On a vite compris que Tout Bloquer allait de nouveau se faire bloquer.

      Déjà quelques gros mythos

      Des journalistes militants parlent déjà de « milliers de manifs sauvages » et de « Paris Bloqué »...

      MDR... Non.

      Un habitué des micros, des AG et des meetings (depuis 20 ans) a déclaré que c’est une manif sauvage qui a permis de sortir de la nasse de Châtelet et qui décrit comme une victoire d’être arrivé à République...

      MDR... Non plus... Mais alors pas du tout...

      Et on peut ajouter que se dénasser (soi-disant par sa détermination) de Châtelet pour aller de son propre gré se faire bloquer à République est à peu près ce qu’il y avait de pire à faire aujourd’hui pour « Tout bloquer ». République est toujours le pire des choix depuis 2015 et la fameuse nasse des 300 lors de la COP 21. (Valls, état d’urgence, attentats islamistes, tout ça tout ça... c’est bien l’époque où la nasse est devenue l’outil systématique de privation de liberté arbitraire sous prétexte de maintien de l’ordre)

      À retenir

      Il y avait du monde et les Halles et Châtelet ont parfaitement bien joué leur rôle de point de rassemblement facilement accessible par toutes et tous, les bloqueur.euse.s du matin, comme les lève-tards, les lycéen.ne.s. Mais le rassemblement n’a pas réussi à essaimer d’autres actions dans le centre de la capitale et n’a fondamentalement rien bloqué à part lui-même. Et le seul feu majeur vient des flics eux-mêmes.

      Des narvallos

      #Paris

  • Note à qui de droit : à l’approche de la fin des vacances, mes enfants me font savoir qu’ils aimeraient bien un nouveau confinement débutant le 1er septembre et pour une durée indéterminée.

    Le 10 septembre, si c’est que pour une journée, c’est pas la peine.

  • L’Union européenne, tabou de la #gauche à l’heure de la servitude
    https://lvsl.fr/lunion-europeenne-tabou-de-la-gauche-a-lheure-de-la-servitude

    Fin juillet, Donald Trump exultait : un « accord très important » venait d’être extorqué à l’Union européenne. Le Vieux continent capitulait, acceptant des tarifs douaniers asymétriques et une importation massive d’armes et d’énergie américaines. Quelques semaines plus tôt, le premier ministre François Bayrou annonçait un plan d’austérité d’une ampleur historique, incluant des coupes budgétaires à hauteur de […]

    #Politique #LFI #PCF #PS #souveraineté #Souverainisme #Stratégie #UE #Union_Européenne #verts

  • « D’Invisible à Visible » : l’ancienne députée Rachel Keke lance son association pour visibiliser les métiers précaires - Bondy Blog
    https://www.bondyblog.fr/societe/dinvisible-a-visible-lancienne-deputee-rachel-keke-lance-son-association-p

    Première femme de chambre élue à l’Assemblée nationale en 2022, Rachel Keke se bat pour les plus précaires. Et si elle n’a plus son siège députée, cela ne l’empêche pas de continuer son combat, ce qu’elle compte bien faire avec sa nouvelle association “d’Invisible à Visible” lancée le samedi 14 juin.

    #Rachel_Keke s’est fait connaître du grand public en 2019. Femme de chambre puis gouvernante à l’hôtel Ibis Batignolles, elle et ses collègues se mettent en grève pendant 22 mois pour protester contre leurs conditions de #travail. Elles dénoncent alors leur exploitation facilitée par le système de sous-traitance, leur #précarité et les cadences imposées… Une lutte qui portera ses fruits en 2021 et leur permettra d’obtenir gain de cause sur un bon nombre de leurs revendications.

    Forte de cette victoire, elle se lance en politique et devient en 2022 la première #femme_de_chambre élue députée dans la 7ème circonscription du Val-de-Marne. Mais à l’été 2024, le président de la République annonce la dissolution de l’Assemblée nationale. Elle perd alors son siège de députée à une centaine de voix près.

    L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais Rachel Keke en a décidé autrement. Elle considère que sa lutte pour les droits des « invisibles » n’est pas finie et crée son association « d’Invisible à Visible », pour apporter de la force, une voix et le respect de leurs droits à ceux qui n’en n’ont pas. Interview.

    #Bondyblog #LFI

    Rififi - Brigitte Fontaine. album Kekeland
    https://www.youtube.com/watch?v=CWYXJth85Gg

  • À l’Assemblée, une atmosphère de « #chasse_aux_sorcières » contre les collaborateurs insoumis

    La #commission_d’enquête de #Laurent_Wauquiez sur les « liens » entre La France insoumise et les « réseaux propageant l’idéologie islamiste » a été jugée irrecevable après un vote très serré. Mais les collaborateurs parlementaires ciblés, tous racisés, dénoncent le fantasme d’un « #complot_musulman » dont ils font les frais.

    La commission d’enquête parlementaire contre #La_France_insoumise (#LFI) voulue par Laurent Wauquiez n’aura pas lieu. Le président du groupe Droite républicaine (DR) à l’Assemblée nationale l’avait annoncée en grande pompe à la mi-mai sur Europe 1, radio du groupe Bolloré, suscitant la joie de la fachosphère. Elle ciblait explicitement le mouvement de Jean-Luc Mélenchon et était censée mettre au jour ses « liens » avec « des organisations et réseaux soutenant l’action terroriste ou propageant l’#idéologie_islamiste », selon son intitulé.

    Mais elle a été jugée irrecevable lors d’un vote très serré en commission des lois mardi 3 juin (lire encadré). « C’était le va-tout de Laurent Wauquiez avant le congrès du parti Les Républicains », rappelle la députée communiste Elsa Faucillon, membre de la commission des lois. « Au-delà même du contenu crasse de son exposé des motifs, la forme n’était pas recevable : non seulement les éléments sont très opaques, mais cela revenait à utiliser les moyens de l’Assemblée pour un agenda politique personnel », explique-t-elle.

    La nouvelle a provoqué un « ouf » de soulagement dans les rangs de LFI, où le vote était guetté avec inquiétude. Depuis plusieurs mois, des tentatives de proscription de plus en plus officielles se multiplient et marquent de simples militant·es au fer rouge. « Je suis abasourdie, je me demande si un jour un ministre de l’intérieur ne va pas appeler à notre dissolution, alors que jusqu’à présent cela relevait de la fiction », témoigne Manon Monmirel, collaboratrice parlementaire du député insoumis Éric Coquerel.

    Le texte de Laurent Wauquiez ciblait sans les nommer – mais explicitement – certains collaborateurs et collaboratrices parlementaires du groupe présidé par Mathilde Panot. Sans aller aussi loin que le dossier du magazine d’extrême droite Frontières, qui avait jeté en pâture une dizaine de noms au mois d’avril en leur imputant le plus souvent des informations partielles – voire fausses – ou de simples messages politiques, il reprenait à son compte le même soupçon « d’#entrisme par des organisations ou militants islamistes dans la perspective des futures échéances électorales », notamment les municipales de 2026.

    La difficulté à se défendre

    Celles et ceux dont les noms avaient été diffusés dans le magazine s’attendaient donc à être auditionné·es, avec tout ce que cela comporte de risques en matière d’exposition à la vindicte sur les réseaux sociaux. « C’était à nouveau le risque de subir du cyberharcèlement, d’avoir des problèmes d’employabilité, sans moyen de se défendre juridiquement », commente Louise Brody, membre du bureau de la CGT collaborateurs et collaboratrices parlementaires, invoquant le coût financier des poursuites pour diffamation.

    –-

    La #commission_Wauquiez échoue de peu

    Le coup est passé tout près. À l’issue d’une heure de réunion, la commission des lois a finalement jugé irrecevable la proposition de résolution de Laurent Wauquiez visant à créer une commission d’enquête sur « les représentants de mouvements politiques […] soutenant l’action terroriste ou propageant l’idéologie islamiste ».

    Vingt-trois députés se sont prononcés contre, autant pour, l’égalité étant insuffisante à valider le processus. L’ensemble de la gauche, qui a tout fait pour enterrer cette commission « indigne », a aussi pu compter in extremis sur l’abstention de quelques députés macronistes, à commencer par le président de la commission des lois Florent Boudié.

    Ils ont pourtant été nombreux à défendre l’initiative. Le député Droite républicaine Vincent Jeanbrun, qui prenait la parole pour son chef de groupe – lequel a brillé par son absence –, a ainsi dénoncé, à l’instar de l’extrême droite, les acteurs politiques qui seraient les « relais » de « l’idéologie islamiste qui s’infiltre dans nos institutions ».

    Loin de s’opposer à la criminalisation manifeste d’un adversaire politique, le camp présidentiel – qui a laissé liberté de vote à ses commissaires – est même allé encore un cran au-dessus, Sébastien Huygue s’indignant d’une prétendue « complaisance entre élus et réseaux islamistes, voire terroristes ». Feignant d’imaginer que cette commission d’enquête pourrait être autre chose qu’un « règlement de comptes politiques », le MoDem ne s’est pas opposé non plus. De même que les députés Horizons, le parti d’Édouard Philippe, qui ont voté en faveur de la #recevabilité.

    La gauche s’est finalement retrouvée bien seule à dénoncer un « procès politique », une entaille grave dans la séparation des pouvoirs, et l’« agenda islamophobe » de Laurent Wauquiez. Ancien macroniste, le député Paul Molac, aujourd’hui membre du petit groupe centriste Liberté, indépendants, outre-mer et territoires (Liot), a résumé cette « cabale politicienne » d’une saillie : « Ça me rappelle le maccarthysme ou la révolution culturelle. Je proposerais bien [à Laurent Wauquiez] de se mettre au vert à Saint-Pierre-et-Miquelon. »

    –-

    Après la parution du numéro Frontières sur le « parti de l’étranger » – expression maurrassienne utilisée pour qualifier LFI –, certain·es ont fermé leurs comptes sur les réseaux sociaux et ont pris pour habitude de créer des boucles Telegram pour signaler la présence de ces journalistes qui militent activement pour l’« union des droites ».

    « Certains d’entre nous étaient tétanisés, et on avait tous remarqué que 90 % des collabs cités étaient racisés », se souvient Manon Monmirel. « Dans leur matrice, parce qu’on est arabe ou noir, on a une proximité avec le terrorisme islamiste », résume Aziza Nouioua, collaboratrice parlementaire de Thomas Portes, ciblée par Frontières pour avoir relayé des posts d’Urgence Palestine – que le ministère de l’intérieur veut dissoudre –, de l’Association France Palestine solidarité (AFPS) ou encore de la campagne BDS.

    Ismaël El Hajri, collaborateur parlementaire de Louis Boyard, a fait l’expérience de cet amalgame raciste avant même la parution de Frontières. Après un portrait dans Le Journal du dimanche (Le JDD) en septembre 2024 signé Alexis Bergeron – un pseudonyme selon toute vraisemblance –, s’appuyant sur un thread du compte X « Les Corsaires » – un collectif « pro-liberté d’expression » marqué à l’extrême droite –, son nom a été mentionné par Le Figaro Magazine dans un article qui posait cette question : « Si LFI profite de la communauté musulmane pour obtenir des votes, ce parti est-il devenu un cheval de Troie pour les islamistes afin d’exercer une influence politique et sociale ? »

    Sans avoir été contacté, il y était décrit comme « proche » de l’imam Iquioussen et « ancien militant engagé pour la défense de Baraka City et du CCIF [Collectif contre l’islamophobie en France – ndlr] ». « Sous mes yeux, un mensonge devient vérité journalistique », écrivait-il alors sur X, ajoutant : « Si l’on m’attaque aujourd’hui, c’est pour ce que je suis : un enfant de l’immigration maghrébine, militant antiraciste qui travaille à l’Assemblée nationale. »

    Le Figaro Magazine n’avait pas publié son droit de réponse mais avait supprimé le passage contesté en ligne, « dans un souci d’apaisement », selon un courrier du directeur général du groupe Marc Feuillée, consulté par Mediapart. « C’est la preuve absolue que c’était répréhensible du point de vue du droit de la presse », affirme Simon Peteytas, avocat d’Ismaël El Hajri. Celui-ci en était resté là, faute de moyens. « La diffamation est une procédure coûteuse, et ce sont des infractions difficiles à caractériser », convient l’avocat.
    Un cas emblématique

    Le mal est en tout cas fait pour le militant de Villeneuve-Saint-George (Val-de-Marne). « Si on tape mon nom sur Google, on tombe sur des dizaines d’articles qui me disent “islamiste” sans aucune preuve factuelle, dit-il. On a essayé d’alerter sur cette dérive : comment un mensonge a pu devenir une vérité dans un magazine mainstream ? Nous sommes victimes des jeux d’influence et de surenchère entre les macronistes, LR et le Rassemblement national. Et cela n’avait jamais pris une forme aussi sérieuse que la possibilité d’une commission d’enquête. »

    Pour le député insoumis Antoine Léaument, membre de la commission des lois, il y a en effet « un franchissement de seuil ». Le cas le plus emblématique de cette dérive est celui de Mohamed Awad, collaborateur parlementaire de Paul Vannier. Quand il a lu l’exposé des motifs de la commission d’enquête, celui-ci s’est immédiatement reconnu – il était lui aussi parmi les personnalités ciblées par Frontières pour avoir été responsable de la section locale des Jeunes musulmans de France à La Courneuve (Seine-Saint-Denis).

    Le trentenaire, petites lunettes sur le nez et crâne déjà dégarni, a été investi par LFI en 2024 dans la quatrième circonscription du département francilien, fief de Marie-George Buffet, pour croiser le fer avec la sortante communiste, Soumya Bourouaha, qui a été élue. Depuis son joli score de 40 % à La Courneuve, son nom circule pour les municipales de 2026. Et cette percée coïncide aussi avec le début d’un harcèlement médiatique intense.

    Deux jours avant le second tour, Le JDD avait lancé les hostilités : « LFI a-t-elle investi un ancien responsable d’une organisation islamique cofondée par Hassan Iquioussen ? » Le magazine de Vincent Bolloré se basait sur les propos du militant d’extrême droite Damien Rieu, qui en voulait pour preuve un journal municipal daté de 2016. Page 11, on aperçoit Mohamed Awad, présenté comme un « président de l’association JMF de La Courneuve ».

    « Jeune Musulman de France » : cette association de quartier, de loi 1901, avait alors pignon sur rue, bénéficiant de plus de 50 000 euros de subventions publiques émanant de l’État, de la région, du département et de la ville. Mohamed Awad, originaire de la commune, l’a rejointe après avoir suivi sa scolarité à Paris, à l’école des enfants du spectacle, où il a été envoyé pour ses talents de pianiste.

    Au programme : soutien scolaire, actions culturelles ou organisation de forums de l’orientation… « C’était un peu l’esprit de la JOC [Jeunesse ouvrière chrétienne – ndlr] par où sont passées Sophie Binet ou Marie-George Buffet. Je m’y suis investi pleinement », raconte celui qui est devenu trésorier de l’association.
    Monde parallèle

    Mais avec les attentats de janvier 2015, les choses changent. Toutes les subventions de l’État sont coupées brutalement, au motif que l’association serait un « terreau de radicalisation ». Le jeune homme de 22 ans obtient alors un rendez-vous avec le préfet de l’égalité des chances de l’époque, Didier Leschi. « Autour de la table, il y avait une personne chargée de la radicalisation : j’ai compris que c’était fini », se rappelle Mohamed Awad, qui dit avoir découvert ce jour-là ce qu’est « l’islamophobie d’État ».

    Diplômé de droit, il s’engage ensuite au sein de LFI dans le XVIIIe arrondissement de Paris, où il milite avec Paul Vannier, qui lui fait rapidement gravir les échelons. En 2020, il est propulsé sur la liste des municipales, puis devient secrétaire général du groupe insoumis à la région Île-de-France. Il est ensuite recruté en janvier 2023 comme assistant parlementaire du député du Val-d’Oise.

    Il déplore aujourd’hui qu’on le ramène « à une appartenance religieuse supposée ». « Je suis tout le contraire : ma vie militante repose sur l’idée de dire que les musulmans sont des citoyens français à part entière. Je sais que je cristallise un truc d’intégration que l’extrême droite déteste. On me refuse le droit d’avoir des aspirations politiques et de les mettre en œuvre », dit-il à Mediapart.

    « Ils veulent qu’on ait peur, qu’on ne puisse plus s’engager. Ils ne supportent pas qu’au cœur d’une institution qui représente le pouvoir, des gens défendent des positions antiracistes et anticolonialistes », abonde Aziza Nouioua.

    Cette ambiance de « chasse aux sorcières » n’étonne guère les Insoumis·es : l’enchaînement du rapport sur l’influence des Frères musulmans en France et de la commission d’enquête demandée par Laurent Wauquiez, ou encore la sortie de Bruno Retailleau sur les « barbares », voilà qui indique, à leurs yeux, le cap bien sombre du moment.

    « Tout cela participe à accréditer l’idée qu’il existe un complot musulman. Une réalité alternative est en train de passer pour une réalité tout court. Et dans ce cadre, LFI, conseillée dans l’ombre par des Noirs et des Arabes, ne peut être que le parti de l’étranger », décrypte Ismaël El Hajri, qui espère, comme ses collègues, sortir bientôt de ce monde parallèle.

    https://www.mediapart.fr/journal/politique/030625/l-assemblee-une-atmosphere-de-chasse-aux-sorcieres-contre-les-collaborateu
    #FI #France_insoumise #islamophobie #racisme #irrecevabilité

  • La meute, un livre qui nous apprend autant sur le journalisme que sur LFI - AOC media

    via https://diasp.eu/p/17666045

    https://aoc.media/analyse/2025/06/02/la-meute-un-livre-qui-nous-apprend-autant-sur-le-journalisme-que-sur-lfi

    #politique #propagande #individualisme #néolibéralisme

    Parmi les livres consacrés à la France Insoumise (#LFI), La meute de Charlotte Belaïch et Olivier Pérou se distingue par son succès éditorial et sa visibilité médiatique. Présenté comme une « enquête » sur le fonctionnement interne du mouvement créé par Jean-Luc Mélenchon, l’ouvrage prétend « révéler » les violences symboliques, les dérives autoritaires et l’ambiance de courtisanerie qui régneraient dans les cercles dirigeants de LFI. Ce livre s’inscrit dans une longue tradition de récits journalistiques centrés sur les « coulisses » des partis et de la lutte pour le pouvoir. publicité

    Mais La meute est aussi un révélateur des limites structurelles du journalisme politique. (...)

    • (Mais La meute est aussi un révélateur des limites structurelles du journalisme politique.) ... En procédant à une analyse comparée avec une enquête sociologique que j’ai conduite entre 2018 et 2020 (Le populisme de gauche, La Découverte, 2021), je voudrais interroger ce que voit, ce qu’occulte et ce que fabrique ce type de production journalistique. À travers cette critique, il ne s’agit pas d’opposer les vertus de la science à la superficialité supposée du journalisme. Il s’agit de comprendre les conditions sociales de production de chaque régime de savoir, et les effets d’objectivation – ou de distorsion – qui en découlent.

      La critique que je propose ici se déploiera en cinq temps. Je reviendrai d’abord sur la personnalisation de l’analyse, La meute réduisant trop souvent la dynamique d’un mouvement collectif à la psychologie d’un seul homme. Je montrerai ensuite comment le livre produit une vision caricaturale du militantisme. J’examinerai en troisième lieu le traitement différentiel dont LFI est l’objet, à travers l’illusion d’exceptionnalité que construisent les auteurs. Je consacrerai un quatrième moment à l’analyse des routines journalistiques et de leurs effets de vision, avant de conclure sur les différents régimes d’intelligibilité politique qui animent le journalisme et la sociologie.
      La fascination-répulsion pour le leader

      Le livre de Charlotte Belaïch et Olivier Pérou porte pour sous-titre « Enquête sur la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon ». L’introduction de mon livre s’intitule « La France insoumise au-delà de son leader ». Deux perspectives se font face : réduire une dynamique collective aux tourments psychologiques de son leader (« pour comprendre LFI, il faut disséquer l’homme » et « faire l’exégèse de ses frustrations ») vs examiner ce que les conditions sociales font aux pratiques politiques d’un individu et sur ce que ces pratiques disent de notre société.

      La dimension la plus saillante de La meute est la centralité absolue accordée à Jean-Luc Mélenchon. Dès les premières pages, l’ancien candidat à la présidentielle est décrit comme une figure à la fois charismatique et destructrice, adulée et redoutée, omniprésente et insaisissable. Les auteurs mobilisent un lexique quasi-psychanalytique : ils parlent de ses colères, de ses dépressions supposées, de ses complexes, de sa mégalomanie latente. On lit par exemple que Mélenchon est capable « d’humilier » ses plus proches dans un silence « glacial », qu’il se vit en « prophète », ou encore qu’il préfère « la soumission » à la contradiction ».

      Ce type de portrait produit une anthropologie morale de la politique : les propriétés sociales des agents sont remplacées par des traits de caractère, les logiques structurelles sont réduites à des tempéraments et les conflits politiques sont reconfigurés comme des histoires de fidélité ou de trahison. Il en résulte un effet de subjectivisation : la politique est ramenée à un théâtre d’ombres peuplé de personnages emblématiques. La logique des institutions, des règles, des ressources militantes disparaît.

      Dans cette perspective, le mouvement devient l’ombre portée de son fondateur. Toute dynamique organisationnelle est rapportée au psychisme d’un seul homme. Le récit produit ainsi une illusion de causalité descendante : c’est parce que Mélenchon est colérique que les cadres partent ; c’est parce qu’il est mégalomane que les listes sont verrouillées ; c’est parce qu’il est paranoïaque que les conflits internes s’exacerbent. Une telle lecture ignore les médiations, les épreuves, les négociations, les inerties, bref tout ce qui fait la réalité complexe d’une organisation politique.

      Dans Le populisme de gauche, j’avais tenté de procéder autrement. Plutôt que d’expliquer les tensions internes par les traits d’un leader, j’avais objectivé les effets de structure liés à un modèle organisationnel mouvementiste, à une arène politique présidentialisée et à un champ médiatique guidé par l’audimat : une verticalité assumée, une absence de démocratie interne, une relation ambivalente aux médias, une mise en scène de la conflictualité. Ces éléments ne sont pas les produits de l’humeur d’un homme : ils sont le résultat d’un ensemble de choix stratégiques opérés sous une série de contraintes institutionnelles et de circonstances historiques.
      Une vision caricaturale du militantisme

      L’un des effets les plus délétères de La meute réside dans sa représentation du militantisme comme une forme de servitude volontaire et implacable. À de nombreuses reprises, les auteurs décrivent les membres de LFI comme des exécutants dociles, insensibles à la violence qu’ils subissent et/ou qu’ils exercent, prompts à obéir au chef, incapables de distance critique. On prétend que les insoumis répètent les éléments de langage sans broncher, qu’ils acceptent tout, par fidélité ou par crainte, et qu’ils se battent pour défendre leur gourou, même quand ils savent qu’il a tort.

      Cette vision relève d’un schéma que la sociologie du militantisme ne peut confirmer : celui d’un militant « aliéné », soumis aux caprices du chef, incapable de recul. Les données ethnographiques dont je dispose contredisent cette hypothèse. Les militants que j’ai interrogés – à Paris, Marseille, Amiens, Lyon ou Toulouse – sont loin d’être dupes des limites de leur organisation. Ils identifient souvent les manques de démocratie, la centralisation du pouvoir, les pratiques autoritaires. Mais ils en font une lecture stratégique : ces défauts sont perçus comme des effets de contexte, des contreparties d’une efficacité électorale, ou les symptômes d’un passage encore inachevé vers une forme organisationnelle plus démocratique.

      Les militant·es ne sont pas les objets passifs d’une entreprise de captation du consentement. Ils sont des acteurs sociaux dotés d’un sens pratique, capables d’adopter une posture distanciée, de formuler des critiques internes, voire de transgresser les injonctions venues d’en haut. Il n’est pas rare de voir des militants insoumis réécrire les tracts, réinterpréter les consignes nationales, détourner les slogans ou négocier avec les logiques locales. Autrement dit, ils bricolent leur engagement.

      Charlotte Belaïch et Olivier Pérou présentent les militant·es insoumis comme des « pions » que le leader déplacerait et manipulerait à sa guise. Je ne souhaite pas tordre le bâton dans l’autre sens. LFI, c’est vrai, est une organisation qui dépossède les militants au profit du leader et des sympathisants. J’y ai consacré un chapitre entier de mon livre. Mais cette dépossession n’est pas la soumission grégaire d’une « meute » à son « mâle alpha ». La question intéressante – politiquement, intellectuellement – à poser est de comprendre comment et pourquoi des militants acceptent de jouer un jeu qu’ils peuvent par ailleurs critiquer. La meute empêche de poser cette question.
      L’illusion d’exceptionnalité

      Un troisième travers de La meute est sa tendance à présenter comme spécifiques à La France Insoumise des phénomènes qui relèvent, en réalité, de dynamiques structurelles propres à l’ensemble des partis contemporains. Les violences sexistes et sexuelles, les stratégies d’invisibilisation des dissidents, les tensions entre appareils et bases, l’abaissement du coût d’entrée dans les partis politiques, le développement de l’activisme numérique, les conflits autour des investitures ou la personnalisation du pouvoir ne sont pas des anomalies propres à LFI. Ces phénomènes traversent le champ partisan dans son ensemble, qu’il s’agisse du Parti socialiste, d’Europe Écologie – Les Verts, de Renaissance ou du Rassemblement national.

      Or les auteurs de La meute postulent dès leur avant-propos que « LFI n’est pas un parti comme les autres ». Une telle affirmation, dénuée de fondement comparatif, participe d’un traitement différentiel qui tend à construire une image d’exceptionnalité négative. La France insoumise serait pire que ses rivaux. Ce faisant, La meute occulte la généralité des transformations du champ politique : la présidentialisation des partis, la perte de pouvoir des militants, la gestion managériale des campagnes, la prégnance d’une culture patriarcale et d’une division genrée du travail militant, etc.

      Il y a là un effet de grossissement propre au regard journalistique : faute de pouvoir historiciser les phénomènes, les journalistes sur-interprètent leur nouveauté. Faute de pouvoir les comparer, ils les absolutisent. Cette illusion d’exceptionnalité permet de nourrir une dramaturgie éditoriale : LFI serait le théâtre d’un effondrement moral et d’une dérive sectaire. Or, si l’on replace les faits dans une perspective sociohistorique, on voit apparaître des régularités. La centralisation des décisions, par exemple, est renforcée dans tous les partis lors des campagnes présidentielles ; les mises à l’écart sont monnaie courante dans les partis à fort leader ; les conflits idéologiques se rejouent fréquemment sous la forme de conflits personnels. Ainsi, La meute pèche par absence de mise en contexte. Elle transforme en symptômes d’une dérive ce qui relève d’une logique plus générale du champ politique.

      Il existe bien sûr des différences entre LFI et les autres partis. Étudier ces différences, comprendre leur genèse et examiner leurs effets était au cœur du livre que j’ai produit il y a quatre ans. Dans La meute, ces différences sont absolutisées et essentialisées, ce qui empêche ainsi les auteurs d’effectuer la moindre comparaison avec d’autres partis. Aux yeux des auteurs, LFI n’est pas seulement différent de ses rivaux, il est « incomparable ». Le fonctionnement du PS, de Renaissance, de LR ou du RN n’est donc jamais évoqué dans le livre. Pas de sociologie sans comparaison, disait Durkheim. Le journalisme politique, lui, ne s’encombre pas d’un tel scrupule.
      Sur quelques contraintes et routines journalistiques

      Il serait injuste d’attribuer aux seuls auteurs de La meute les biais observés dans leur ouvrage. Ceux-ci tiennent largement aux routines professionnelles du journalisme politique, et à la configuration du champ médiatique dans lequel il s’insère. Enquêter sur un mouvement politique, dans le cadre d’un journal de presse écrite, impose un certain nombre de contraintes : travailler dans l’urgence, répondre à l’attente d’un lectorat informé mais impatient, produire du récit plutôt que de l’analyse, mettre en avant les personnes plus que les structures.

      Entre 2018 et 2020, pendant que je menais mon enquête sur LFI, j’ai également mené une sous-enquête sur les journalistes responsables de la « gauche » au sein du Monde, de Libération, du Figaro, du Parisien, de Mediapart, du Nouvel obs et de quelques autres. Je les ai rencontrés et longuement interrogés sur leurs parcours de vie, leur métier, leurs conditions de travail, leurs sociabilités, leurs opinions politiques. Tous mes interlocuteurs ont évoqué les contraintes susmentionnées. Ils décrivent un univers professionnel marqué par la concurrence entre rédactions, la pression des rédacteurs en chef, la rareté du temps d’enquête, l’ambiguïté des relations avec les sources, la nécessité de rendre les dissensions visibles pour que le politique « fasse événement ».

      Cette configuration engendre un double effet de vision. D’une part, elle produit un biais de survisibilité des dirigeants, au détriment des militants ordinaires. D’autre part, elle valorise les récits de rupture, les conversions spectaculaires, les défections dramatisées, au détriment des continuités souterraines, des pratiques ordinaires, des ajustements quotidiens. Loin d’être spécifiques à La meute, ces biais sont inhérents au journalisme politique. Ils expliquent pourquoi la sociologie, quand elle se donne le temps de l’enquête, produit une image du politique souvent à rebours de celle des médias : plus lente, plus nuancée, moins spectaculaire, mais aussi plus fidèle à la complexité du réel.
      Deux régimes d’intelligibilité de la politique

      Au terme de cette critique, il ne s’agit pas de récuser en bloc l’intérêt de La meute. L’ouvrage livre des informations utiles, donne à entendre des voix critiques, documente des faits que les instances dirigeantes de LFI auraient tort de minimiser. Mais il faut lire La meute pour ce qu’il est : un produit du champ journalistique, obéissant à ses logiques propres, qui limitent la portée de l’enquête.

      Ce que montre en creux la confrontation de ce livre avec une enquête sociologique, c’est la nécessité de penser LFI non comme une énigme psychologique, ni comme une dérive sectaire, mais comme une forme partisane spécifique, située historiquement, et travaillée par des tensions internes. Il faut replacer LFI dans l’histoire longue des gauches radicales, de leurs rapports au pouvoir, à l’État, aux médias, aux intellectuels. Il faut restituer la complexité des configurations militantes, les désaccords internes, les trajectoires sociales différenciées des cadres et des militant·es. Il faut, enfin, s’interroger sur ce que LFI fait aux dispositifs classiques de la représentation politique, et sur ce qu’elle révèle, par contraste, du dépérissement des partis traditionnels.

      À cette fin, la sociologie ne prétend pas dire le vrai contre le faux. Elle cherche à construire des objets, à articuler des registres d’analyse, à restituer les contradictions plutôt qu’à les trancher. Elle n’a ni l’immédiateté du reportage, ni la flamboyance du portrait. Mais elle a, parfois, le pouvoir de faire apparaître ce que le regard médiatique ne perçoit pas, ou ne peut pas percevoir. C’est dans cet écart – entre ce que le journalisme politique raconte, et ce que la sociologie peut faire apparaître – que se joue, aujourd’hui, une part essentielle de notre compréhension du politique.

      La comparaison entre La meute et Le populisme de gauche dépasse le cas particulier de La France Insoumise. Il s’agit de deux manières d’enquêter sur le politique, de deux régimes de vérité, portés par des univers professionnels différents. La divergence la plus visible tient à la temporalité. Là où le journalisme travaille sous contrainte d’urgence, avec une logique de révélation, la sociologie s’inscrit dans la longue durée et dans une logique de compréhension. Le premier privilégie les épisodes spectaculaires, les crises les conflits interpersonnels ; la seconde s’attache aux processus, aux bifurcations, aux trajectoires, aux routines. Le journalisme construit l’événement, la sociologie le réinscrit dans l’histoire.

      Une seconde divergence concerne le statut des sources. Dans La meute, les témoignages – souvent anonymes – sont présentés comme des faits bruts, porteurs d’une vérité auto-évidente. En sociologie, les entretiens sont des matériaux à interpréter, replacés dans un contexte, croisés avec d’autres données, analysés à partir d’un cadre théorique. La vérité n’est jamais immédiate ; elle est à construire dans un va-et-vient permanent entre matériaux empiriques, réflexions théoriques et comparaison chrono-historiques.

      Troisièmement, les deux approches se distinguent par leur degré de réflexivité. Les journalistes s’effacent généralement derrière le récit, laissant penser qu’ils accèdent à une forme de transparence sur le réel. Le sociologue, lui, explicite sa position, ses choix méthodologiques, ses limites. Il assume que tout regard est situé, et que l’objectivité réside moins dans une neutralité proclamée que dans une réflexivité assumée.

      Vient ensuite la question du régime de preuve. Le journalisme repose sur l’effet de révélation : une citation, une scène, un témoignage valent comme preuve. La sociologie travaille sur des configurations, des régularités, des effets de structure. Elle ne cherche pas à révéler, mais à expliquer. Là où le journalisme met en avant le spectaculaire, la sociologie construit du général à partir de cas empiriques singuliers.

      Enfin, les deux démarches n’ont pas la même finalité. La meute cherche à alerter, à dénoncer, à disqualifier. Mon enquête sociologique poursuivait un autre horizon : rendre intelligibles les logiques à l’œuvre dans un mouvement politique, en restituant ses tensions, ses contradictions et ses ambivalences. Elle ne disculpe ni n’accable, mais cherche à comprendre. La meute et Le populisme de gauche convergent sur de nombreux constats. Mais la posture des auteurs est différente. La meute dit à ses lecteurs qu’il faut faire barrage à La France Insoumise. Le populisme de gauche leur dit qu’ils sont suffisamment intelligents pour se faire leur propre avis.

  • À l’Assemblée, une atmosphère de « chasse aux sorcières » contre les collaborateurs insoumis

    La commission d’enquête de Laurent Wauquiez sur les « liens » entre La France insoumise et les « réseaux propageant l’idéologie islamiste » a été jugée irrecevable après un vote très serré. Mais les collaborateurs parlementaires ciblés, tous racisés, dénoncent le fantasme d’un « complot musulman » dont ils font les frais.

    https://www.mediapart.fr/journal/politique/030625/l-assemblee-une-atmosphere-de-chasse-aux-sorcieres-contre-les-collaborateu

    #islamophobie
    #racisme
    #extrême_droite
    #LFI

  • Ce que nous dit l’acharnement médiatique contre LFI - Acrimed | Action Critique Médias
    https://www.acrimed.org/Ce-que-nous-dit-l-acharnement-mediatique-contre

    La principale force de gauche partisane en France est unanimement stigmatisée par les médias dominants, comme ne l’est aucun autre parti dans le champ politique… et de (très) loin. Si LFI ne saurait être au-dessus de toute critique, qui peut prétendre qu’il n’en va pas là d’un dysfonctionnement démocratique de premier plan ?

    Initialement paru en mars 2023, Les médias contre la gauche démontre le rôle majeur des grands médias dans le processus de radicalisation du projet néolibéral en France. Cette droitisation sans fin du débat public s’est encore accélérée aux cours des deux années qui se sont écoulées. Sociologiquement solidaires des intérêts des classes dirigeantes, les chefferies éditoriales – comme la plupart des commentateurs en vue – alimentent par leurs pratiques le pourrissement démocratique et demeurent évidemment réfractaires à toute critique des médias. Par suivisme, routine, dépendance, aveuglement ou activisme politique, ils participent à la contre-révolution réactionnaire qui gagne du terrain partout dans le monde, quand elle ne tient pas déjà les rênes du pouvoir.

    (Misère du journalisme et de la médiacratie)