• Toward a Gender-Sensitive Securitization of the Common European Asylum System

    EU Member States may legally designate a country as a Safe Country of Origin when human rights and democratic standards are generally respected. For nationals of these countries, asylum claims are treated in an accelerated way, the underlying objective of the “safe country” designation being to facilitate the rapid return of unsuccessful claimants to their country of origin. The concept of “safe country” was initially blind to gender-based violence. Yet, in the reform of the Common European Asylum System (CEAS), which began in 2016, the European Commission proposed two changes: first, that a common list of “safe countries” should be applied in all Member States, and second, that this concept should be interpreted in a “gender-sensitive” manner. In consequence, the generalization of a policy that has been documented as largely detrimental to asylum seekers has been accompanied by the development of special guarantees for LGBTI+ asylum seekers. In light of this, there is a need to examine the impact of “safe country” practices on LGBTI+ claimants and to investigate the extent to which the securitization of European borders is compatible with LGBTI+ inclusion. Based on a qualitative document analysis of EU “#safe_country” policies and on interviews with organizations supporting LGBTI+ asylum seekers, this article shows that despite the implementation of gender-sensitive safeguards, LGBTI+ asylum seekers are particularly affected by “safe country” practices. These practices permeate European asylum systems beyond the application of official lists, depriving many LGBTI+ asylum seekers of their right to have their protection claims fairly assessed.

    https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fhumd.2021.635809/full

    #asile #migrations #réfugiés #pays_sûrs #CEAS #LGBT #genre #homosexualité #Common_European_Asylum_System #régime_d'asile_européen_commun (#RAEC)

  • Automatic gender recognition tech is dangerous, say campaigners : it’s time to ban it
    https://www.theverge.com/2021/4/14/22381370/automatic-gender-recognition-sexual-orientation-facial-ai-analysis-ban-cam

    Simplistic gender binaries infringe on the right to self-expression Dangers posed by facial recognition like mass surveillance and mistaken identity have been widely discussed in recent years. But digital rights groups say an equally insidious use case is currently sneaking under the radar : using the same technology to predict someone’s gender and sexual orientation. Now, a new campaign has launched to ban these applications in the EU. Trying to predict someone’s gender or sexuality from (...)

    #Microsoft #Amazon #algorithme #biométrie #facial #reconnaissance #discrimination #LGBT #surveillance (...)

    ##AccessNow

  • Queercore : quand les gays embrassent le punk - Regarder le documentaire complet | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/062919-000-A/queercore-quand-les-gays-embrassent-le-punk
    https://api-cdn.arte.tv/api/mami/v1/program/fr/062919-000-A/1920x1080?ts=1617767623&watermark=true&text=true

    Dans les années 1980 et 1990, un mouvement underground venu d’Amérique du Nord plonge dans tous les excès : le #queercore. Avec ses #fanzines, ses spectacles punk déglingués et ses pornos expérimentaux, ce mouvement plein d’humour et d’irrévérence centré sur l’identité queer a dessiné une troisième voie entre un mouvement #LGBT plutôt sage et une scène punk largement masculine, hétéro, voire aux tendances homophobes. À son origine, les Canadiens Bruce LaBruce et G. B. Jones, respectivement gay et lesbienne. Le premier est aujourd’hui un artiste reconnu, à qui le MoMA a consacré une rétrospective en 2015. Au cours de cette exploration du queercore réunissant clips, extraits de concerts et performances spectaculaires, l’on croise également les chanteuses Beth Ditto ou Peaches, influencées par le mouvement.

  • Ban Automated Recognition of Gender and Sexual Orientation
    https://act.accessnow.org/page/79916/action/1

    Automated recognition of gender and sexual orientation is scientifically flawed and puts LGBT+ lives at risk. The European Union has the opportunity to ban this technology and prevent such tools from being exported around the world. A growing number of governments and companies use artificial intelligence (AI) systems to identify and track citizens and consumers. Faster check-ins at airports using facial recognition or a seamless and personalized shopping experience are just two of the (...)

    #algorithme #biométrie #facial #reconnaissance #sexisme #discrimination #LGBT #AccessNow

  • De plus en plus d’homophobes à la Knesset AFP et Times of Israel Staff - 6 Avril 2020
    https://fr.timesofisrael.com/de-plus-en-plus-dhomophobes-a-la-knesset

    "Il y a des gens à la Knesset aujourd’hui qui pensent que la violence contre les LGBT devrait être institutionnalisée", dit Bracha Barad, responsable d’une association féministe.


    L’association Agouda a organisé avec d’autres associations de défense des droits humains la manifestation de mardi devant le Parlement, coïncidant avec la prestation de serment des nouveaux députés, le 6 avril 2021. (Crédit : Emmanuel DUNAND / AFP)

    Devant le Parlement israélien, des dizaines de drapeaux arc-en-ciel ont flotté dans le ciel mardi : l’investiture de députés ouvertement homophobes alarme la communauté LGBT dans ce pays pourtant pionnier dans la défense des droits de cette communauté.

    Après les législatives du 23 mars, les militants LGBT (lesbiennes, gays, bis, trans) israéliens ont particulièrement tiqué sur trois noms : Avi Maoz, Itamar Ben Gvir et Mansour Abbas.

    Chefs de file de partis d’extrême droite, ces deux hommes politiques ne cachent pas leur aversion pour les membres de la communauté LGBT.

    Dans un clip de campagne de 2019, le petit parti orthodoxe et nationaliste d’Avi Maoz, Noam, accusait les militants LGBT, au même titre que d’autres activistes de gauche ou les juifs réformés, de vouloir « détruire » le peuple juif et les comparait aux nazis.

    Avec pour slogan « Un peuple normal sur sa terre », Noam affichait clairement son opposition à la reconnaissance des familles homoparentales jugées anormales.


    Itamar Ben Gvir, chef du parti d’extrême droite Otzma Yehudit au marché Mahane Yehuda à Jérusalem, le 22 mars 2021. (Crédit : MENAHEM KAHANA / AFP)

    Itamar Ben Gvir, avocat de profession, a lui été l’un des organisateurs de la « beast parade » (le défilé des bêtes) à Jérusalem en 2006, dans laquelle des opposants religieux à la marche des fiertés ont défilé avec des ânes, associant les homosexuels à des animaux.

    Alliés au député Betzalel Smotrich, leur Parti sioniste religieux a obtenu six sièges au scrutin de mars.

    « Ce n’est pas légitime dans un pays démocratique et libéral », déplore Or Keshet qui milite au sein de la plus importante organisation de défense des droits LGBT en Israël, la Agouda.

    Cette association a organisé avec d’autres associations de défense des droits humains la manifestation de mardi devant le Parlement, coïncidant avec la prestation de serment des nouveaux députés.

    « Il y a des gens à la Knesset aujourd’hui qui pensent que la violence contre les LGBT devrait être institutionnalisée », explique Bracha Barad, une jeune manifestante, responsable d’une association féministe. « Nous ne pouvons pas laisser faire sans protester ».


    Le président du parti Noam Avi Maoz (Crédit : Parti Noam)

    De fait, les partenaires politiques du Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu, désigné mardi pour former le nouveau gouvernement, sont traditionnellement hostiles à la reconnaissance des droits LGBT, qu’ils soient ultra-orthodoxes ou d’extrême droite.

    Or le soutien des six députés du Parti sioniste religieux à M. Netanyahu lui a permis d’obtenir davantage d’appuis que son rival, le centriste Yaïr Lapid, pour former une nouvelle équipe ministérielle.

    « On ne veut pas que ces individus fassent partie du gouvernement et qu’ils occupent des postes clé », s’inquiète Or Keshet de l’Agouda.

    L’Etat hébreu est pourtant considéré comme en avance sur les questions LGBT : il reconnaît par exemple les mariages gays effectués à l’étranger et autorise les couples de même sexe ainsi que les femmes et les hommes célibataires à recourir à la gestation pour autrui (GPA).

    Une partie de la communauté LGBT refuse cependant qu’on se serve de sa cause, et répugne à se prêter à ce qu’elle dénonce comme du « pinkwashing », détournement de l’anglais « whitewashing », qui consisterait à dissimuler sous une couche de rose les réalités israéliennes, à des fins politiques aussi bien que commerciales.


    Le chef de Raam, Mansour Abbas, au siège du parti à Tamra, le soir des élections, le 23 mars 2021. (Crédit : Flash90)

    Les militants LGBT surveillent aussi avec attention les déclarations du député arabe israélien Mansour Abbas, dont le parti islamiste Raam a créé la surprise aux législatives de mars en obtenant quatre sièges.

    Il a fait savoir lundi qu’il négocierait avec quiconque serait désigné pour former le gouvernement.

    En juillet 2020, Raam avait protesté contre un projet de loi voulant interdire les « thérapies de conversion  », pratiques visant à changer l’orientation sexuelle des personnes LGBT, largement considérées comme violant les droits humains.

    « Soutenir cette loi revient à diffuser l’obscénité et l’homosexualité parmi les gens et c’est un crime contre la religion et la société », avait indiqué le parti islamiste, pour qui l’homosexualité est une déviance immorale.

    « On est inquiets d’un scénario selon lequel se profile un gouvernement très conservateur », pris en étau entre tous ces alliés homophobes, souligne Or Keshet, qui en juin 2020 se réjouissait que le Parlement comptait 6 élus ouvertement homosexuels.

    #israel #religion #lgbt #homosexualité #homophobie #discrimination #lesbiennes #gays #bis #trans #pinkwashing

  • Threats in the usage of facial recognition technologies for authenticating transgender identities
    https://www.privacyinternational.org/news-analysis/4474/threats-usage-facial-recognition-technologies-authenticating-t

    Our partner Coding Rights summarise the findings of their research on the impact of facial recognition on trans people. Key points SERPRO is the main provider of Facial Recognition technologies to the Brazilian government. It is a public company with access to the database of all Brazilians drivers licenses, but it is likely to be privatised. Despite FOI requests from Coding Rights, the company did not provide information about the accuracy of these, providing no data about the percentage (...)

    #algorithme #biométrie #facial #reconnaissance #discrimination #LGBT #PrivacyInternational (...)

    ##racisme

  • Archives LGBT+, retrouver la mémoire - Ép. 4/4 - Histoires d’archives
    https://www.franceculture.fr/emissions/le-cours-de-lhistoire/histoires-darchives-44-archives-lgbt-retrouver-la-memoire


    Les #archives #LGBT+ racontent une #histoire plurielle, celle de la construction d’une identité, celle des combats pour la reconnaissance de leurs #droits. Ces archives sont essentielles à la #mémoire pour éviter d’être exclus de l’écriture de sa propre histoire.

  • #Ghana : State Treatment of LGBTQI+ Persons

    This joint report by Asylos and ARC Foundation addresses an information gap on the topic of state treatment of LGBTQI+ persons in Ghana. The topic was chosen through consultation with legal representatives in the UK who identified an existing gap in country of origin information (COI) particularly in regards to the treatment of LGBTQI+ persons by state authorities. Tribunal guidance in the form of UK Country Guidance determinations on this issue is non-existent and currently UK Home Office figures indicate a low acceptance rate at first instance and of allowed appeals of asylum claims.

    The report covers six research areas and includes interviews carried out with nine different interlocutors ranging from academics, LGBTQI+ activists and NGO directors based in Ghana, the UK and the US. In sharing our findings Asylos and ARC Foundation hope to fill the gap in COI literature about the treatment of LGBTQI+ persons fearing the state and thus contribute to a more informed and complete picture of the situation.

    https://www.asylos.eu/ghana-report

    Pour télécharger le rapport :


    https://www.asylos.eu/Handlers/Download.ashx?IDMF=29713276-4839-406d-abb8-0a0ec15cee0c

    #rapport #COI #asile #migrations #réfugiés #homosexualité #LGBT

    ping @isskein @karine4

  • « Guerres culturelles » : les #sciences_sociales sont prises pour cibles du #Brésil à la #Pologne

    En Amérique du Sud ou en Europe, les universitaires qui travaillent dans des champs attaqués par les conservateurs, comme les #études_de_genre, se retrouvent en première ligne. Parmi eux, la Brésilienne #Marcia_Tiburi, exilée en France, qui juge, malgré tout, nécessaire « de construire une #culture_du_dialogue avec les différences ».

    Comment parler à un fasciste ? C’est le titre, surprenant à première vue, qu’a donné l’universitaire brésilienne Marcia Tiburi à l’un de ses nombreux ouvrages. Un titre bien optimiste puisque de #dialogue, il n’en a pas été question : à partir de la publication de ce livre en 2015, elle a été la cible d’une campagne de #dénigrement et de #violences menée par l’#extrême_droite.

    Cette artiste, universitaire, féministe, engagée en politique avec le Parti des travailleurs (PT) – et qui avait dénoncé le coup d’État contre Dilma Roussef en 2016 – a même dû quitter son pays en 2018, juste avant l’arrivée au pouvoir du funeste Jair #Bolsonaro.

    C’est qu’elle s’était lancée, quelques semaines avant, dans la campagne pour le poste de gouverneure de Rio de Janeiro, « avec l’espoir que tout allait changer ». « J’ai conduit un véhicule blindé pendant la campagne, mais quand le PT a perdu, il n’y avait plus moyen de continuer dans le pays, car il n’y avait plus d’espoir. »

    Elle a été harcelée à l’université, a subi des #accusations calomnieuses. « En 2018, j’ai été victime d’une #embuscade_médiatique dans une station de radio où je donnais une interview. Un groupe fasciste appelé #MBL [#Mouvement_Brésil_libre], financé par des hommes d’affaires nationaux et internationaux, a envahi l’espace où je donnais une interview avec des téléphones connectés pour filmer ma réaction. Je suis partie, mais le lendemain, une campagne de #diffamation, avec de fausses nouvelles, des vidéos et affiches numériques a été lancée contre moi et se poursuit jusqu’à aujourd’hui », explique-t-elle.

    Elle vit désormais en France. Elle a été accueillie par l’université Paris VIII et a obtenu une bourse dans le cadre du programme #Pause (#Programme_national_d’accueil_en_urgence_des_scientifiques_en_exil), après un passage par les États-Unis dans une institution protégeant les écrivains persécutés.

    Le Brésil peut être vu comme un laboratoire de malheur, la vitrine des dégâts que la #politique_de_haine mise en œuvre aujourd’hui par l’extrême droite et relayée par la puissance des réseaux sociaux et des médias de masse peut causer à l’un des piliers de la démocratie, la #liberté_académique (lire ici son analyse publiée par l’Iris).

    De l’expérience de Marcia Tiburi, on retient aussi que dans ces « #guerres_culturelles », les universitaires se retrouvent en première ligne. En particulier ceux qui, comme elle, travaillent dans les sciences sociales et dans des champs pris pour cibles par les conservateurs, en particulier les études de genre.

    « Il s’agit d’une #offensive_néolibérale, juge-t-elle. Le cas du Brésil montre clairement que le #fascisme a été déployé comme une #technologie_politique au service du #néolibéralisme. Bolsonaro n’est qu’un épouvantail dans la #plantation_coloniale (malheureusement, mon pays a encore toutes les caractéristiques d’une #colonie), son but et son rôle sont de maintenir les gens hypnotisés et effrayés. »

    À des milliers de kilomètres du Brésil (où le gouvernement coupe dans les fonds destinés à la philosophie pour les réorienter vers les sciences dures jugées plus « utiles »), le continent européen n’est pas épargné. En #Pologne, en #Hongrie ou en #Italie, des chercheuses et des chercheurs sont victimes de cette offensive contre la liberté académique de la part de pouvoirs qui cherchent à imposer leur vision des sciences.

    À #Vérone, petite ville italienne célèbre pour la pièce de Shakespeare Roméo et Juliette, #Massimo_Prearo, qui travaille sur la #sociologie politique du genre et de la #sexualité, s’est retrouvé dans une tempête médiatique et politique pour avoir voulu organiser en 2018 une journée d’études intitulée « Demandeurs d’asile, orientation sexuelle et identité de genre ».

    La Ligue du Nord de Matteo Salvini venait d’accéder au pouvoir dans un gouvernement de coalition avec le Mouvement Cinq Étoiles. « Il y a eu une réaction très forte de la droite et de l’extrême droite qui s’opposaient à ce que ce sujet soit abordé à l’université, nous accusant d’utiliser des arguments idéologiques et non universitaires, et de vouloir imposer la dictature des études de genre et des questions #LGBT », explique Massimo Prearo.

    Plus inquiétant encore, à l’époque, le président de l’université avait cédé à cette pression en décidant de suspendre le colloque, au motif qu’il existait des risques pour les participants. Finalement, la mobilisation, qui s’est traduite par des manifestations et une pétition internationale, a payé : le président est revenu sur sa décision.

    Depuis 2013, les études de genre sont en Italie dans le viseur du camp conservateur. Si cette année-là est un tournant, c’est que trois projets de loi présentés par le gouvernement de centre-gauche sont alors débattus au Parlement : un légalisant le mariage entre personnes de même sexe, un contre l’homophobie et un dernier ouvrant la voie au financement des études de genre à l’école.

    Tous trois déclenchent d’intenses débats dans la société italienne, qui mettent au premier plan les chercheurs dont ces sujets sont la spécialité.

    « En raison de la traduction politique du travail que nous effectuions depuis des années, nous avons été accusés par ceux qui s’opposaient à ces projets de loi de les avoir promus. Nous avons également été accusés de profiter de l’argent public pour promouvoir des lois qui divisent la société », témoigne Massimo Prearo.

    Bref, les concepts circulent, mais lorsqu’ils quittent l’espace académique pour la sphère publique, les chercheurs sont pris à partie et finissent par trinquer. On leur reproche de manquer d’#objectivité ou de verser dans l’#idéologie – l’idéologie étant le discours de l’autre lorsqu’il s’agit de le disqualifier. Avant les études de genre, ce sont les #études_féministes qui avaient dû subir ce type d’attaques dans les années 1990, explique Massimo Prearo.

    « Pas d’autre moyen que de construire une culture du dialogue avec les différences »

    Plus au nord, en Pologne, les études de genre ou les droits des LGBT+ sont également ciblés par le gouvernement du parti Droit et justice (PiS), qui cherche non seulement à imposer sa vision de l’histoire mais aussi, plus largement, à dicter ses vues sur les sciences sociales, au nom d’un #intégrisme_catholique. Comme l’explique un universitaire polonais qui a requis l’anonymat de peur des représailles, la chose s’est faite en deux temps : le pouvoir polonais a commencé par fusionner le ministère de l’éducation et celui des sciences et de l’enseignement supérieur.

    Puis, sous l’égide de ce super-ministère, un nouveau système d’évaluation scientifique des universitaires a été mis en place, reposant sur un système à points. Dans la liste des publications auxquelles seraient attribués des points, ont subitement surgi « plus de 70 nouvelles revues catholiques qui ne répondent pas aux normes des #revues universitaires » et auxquelles sont accordés « plus de points que de nombreuses autres revues réellement universitaires ». « Puisque nous vivons et travaillons dans le système “publier ou périr”, et que nous sommes évalués sur la base des points obtenus par les publications, la conclusion est évidente. Sur la base de cette évaluation, nous pouvons/ne pouvons pas être licenciés ou nous pouvons/ne pouvons pas être promus au rang de docteur ou de professeur. »

    Un « #agenda_catholique_fondamentaliste » est donc à l’ordre du jour, sous la houlette du super-ministre Przemysław #Czarnek. « Il a initié les changements dans les programmes et les livres scolaires, en effaçant les figures et les événements historiques qui ne correspondent pas à la “politique historique” promue par le ministère de la justice (c’est-à-dire en effaçant ou en diminuant le rôle de #Lech_Walesa dans le processus de rupture du système communiste en Pologne) », explique ce chercheur.

    Par ailleurs, les « #créationnistes », qui croient que leur Dieu est à l’origine de l’univers, ont porte ouverte et l’#éducation_sexuelle est interdite dans les écoles. Pour couronner le tout, à l’université, une nouvelle discipline scientifique a été introduite : la #science_de_la_famille !

    Pour ce chercheur polonais, l’objectif est tout simplement de « détruire ou de discréditer l’#élite_universitaire, les #intellectuels, qui représentent le groupe d’opposition le plus dangereux ».

    Alors que faire ? Dans son ouvrage de 2015 (Comment parler avec un fasciste ?, paru aux éditions Record en portugais, trois ans plus tard, en espagnol chez Akal, et qui paraîtra en anglais cet été), extrêmement stimulant pour ceux qui tentent de se débarrasser du spleen qui nous assaille, Marcia Tiburi plaide pour une #politique_de_l’amour face aux campagnes de #haine, relayées par les #réseaux_sociaux.

    Prenant pour cible le fascisme qui revient, recyclé par un néolibéralisme aux abois, elle espère l’avènement d’un dialogue véritable, à l’opposé des débats de confrontation qui ont essaimé sur les écrans de médias hystérisés ; un dialogue véritable qui nous permette d’écouter l’autre, car, dit-elle, « le dialogue est une aventure dans l’inconnu ».

    « De la possibilité de perforer le blindage fasciste au moyen du dialogue dépend notre survie comme citoyen », explique-t-elle. Il est aussi beaucoup question, dans son ouvrage, des réseaux sociaux et des médias tels que Fox News qui se nourrissent du ressentiment et en ont fait un fonds de commerce.

    Alors, quelle n’a pas été sa stupeur lorsque Marcia Tiburi a vu dans son pays d’accueil les attaques menées contre l’université par des ministres français, celui de l’éducation nationale Jean-Michel #Blanquer et celle des universités Frédérique #Vidal. « J’ai vraiment #peur, dit-elle, parce que la France, où je suis accueillie et envers laquelle j’éprouve la plus profonde gratitude et le plus grand respect pour le monde universitaire, ne peut pas être victime de ce genre de #mystification et de #populisme. J’ai perçu [les attaques de Blanquer et Vidal] comme un manque total de #respect, une #violence_symbolique et un #abus_épistémologique contre les professeurs et toute la communauté académique. »

    Pour #Eric_Fassin, professeur à l’université Paris VIII au département de science politique et à celui des études de genre, même s’il faut se garder de généraliser en rapprochant des situations qui présentent des niveaux de gravité différents, « il n’y a plus d’un coté les pays où l’on est protégé et d’un autre côté ceux où l’on serait exposé ». Pointant « l’#anti-intellectualisme des régimes néolibéraux », il estime qu’« on n’est plus sûr de qui est à l’abri et pour combien de temps ». « C’est relativement nouveau », souligne-t-il, en jugeant indispensable « une #internationalisation_de_la_solidarité ».

    Depuis 2015, Marcia Tiburi a écrit trois autres essais sur le Brésil, dont Ridicule politique (2017) et Le Délire du pouvoir (2019). On l’interroge sur l’ironie de son titre Comment parler avec un fasciste ?, au vu de sa situation actuelle. « L’échec nous appartient à tous, répond-elle. Mais je ne vois pas d’autre moyen que de construire une culture du dialogue avec les différences. C’est la façon de soutenir les droits fondamentaux. »

    Dans un laboratoire, on mène toutes sortes d’expériences. Certaines réussissent, d’autres non. Dans celui du Brésil, il faut espérer que Jair Bolsonaro échoue. Et que Marcia Tiburi réussisse.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/130321/guerres-culturelles-les-sciences-sociales-sont-prises-pour-cibles-du-bresi
    #université #solidarité

    ping @isskein @karine4

  • Queer Migration and Asylum in Europe

    Europe is a popular destination for LGBTQ people seeking to escape discrimination and persecution. Yet, while European institutions have done much to promote the legal equality of sexual minorities and a number of states pride themselves on their acceptance of sexual diversity, the image of European tolerance and the reality faced by LGBTQ migrants and asylum seekers are often quite different.

    To engage with these conflicting discourses, Queer Migration and Asylum in Europe brings together scholars from politics, sociology, urban studies, anthropology and law to analyse how and why queer individuals migrate to or seek asylum in Europe, as well as the legal, social and political frameworks they are forced to navigate to feel at home or to regularise their status in the destination societies. The subjects covered include LGBTQ Latino migrants’ relationship with queer and diasporic spaces in London; diasporic consciousness of queer Polish, Russian and Brazilian migrants in Berlin; the role of the Council of Europe in shaping legal and policy frameworks relating to queer migration and asylum; the challenges facing bisexual asylum seekers; queer asylum and homonationalism in the Netherlands; and the role of space, faith and LGBTQ organisations in Germany, Italy, the UK and France in supporting queer asylum seekers.

    https://www.uclpress.co.uk/products/141641
    #LGBT #asile #migrtions #réfugiés #queer #livre

  • Genève veut interdire les « thérapies de conversion » - Le Temps
    https://www.letemps.ch/suisse/geneve-veut-interdire-therapies-conversion

    Une motion visant a rendre illégales les pratiques visant à modifier l’identité de genre ou l’orientation sexuelle d’une personne a été acceptée par le Grand Conseil genevois. Une motion similaire a été déposée dans le canton de Vaud [...]

    En Europe, Malte et l’Autriche ont interdit ces « thérapies » alors que l’Allemagne les prohibe pour les mineurs. Des projets d’interdiction sont en cours en France, en Espagne, en Norvège et au Royaume-Uni.

    #homosexualité #LGBTIQ+

  • Humansright.ch | Pas de renvoi sans jauger les risques dans le pays d’origine !
    https://asile.ch/2021/03/04/humansright-ch-pas-de-renvoi-sans-jauger-les-risques-dans-le-pays-dorigine

    En novembre dernier, la Cour européenne des droits de l’homme (CrEDH) condamnait la Suisse. En effet, l’instance a reconnu que la décision de renvoi du recourant gambien dans son pays natal n’était pas justifié. La fédération helvétique n’aurait pas apprécier de manière satisfaisante les risques possiblement encourus par le jeune homme, dans un pays où […]

  • Pour replacer le contexte, celui des supposées « dérives intellectuelles idéologiques dans les milieux universitaires »...

    Pour rappel, le contexte étant celui-ci :


    https://seenthis.net/messages/888410

    Donc, pour replacer le contexte, des #chiffres et #statistiques à partir de la base de données qui recense les thèses soutenues et en cours en France.

    Quelques chiffres utiles cher·es collègues. Avant de commencer ma journée de travail Bnf, je vais vous donner des informations sur les nombres de thèses soutenues ou en cours avec certains mots clefs dont « #lgbt », « #queer », « #patriarcal » ou « #décolonial ».
    Je parlerai surtout de ma discipline, la littérature. Sources : http://THESES.FR (avec les failles que l’on sait, mais c’est un indicateur). Déjà, combien de thèses en France aujourd’hui avec le mot « décolonialisme » en titre ou résumé : aucune.
    Aucune thèse avec le terme « décolonialisme » toutes disciplines confondues à ce jour.
    Essayons décolonial maintenant, un terme connu depuis longtemps. Toutes disciplines confondues, 13 thèses, dans tous les domaines, histoire, géographie, sociologie, psychanalyse etc. En littérature : une seule, soutenue en 2013.
    Passons à « #patriarcat », une notion ancienne également. Là on en a 12, toutes disciplines confondues, aucune en littérature.
    Essayons patriarcal. Il y en 4 en littérature. Observons les sujets : féminisme, littérature et cinéma en Inde, sur les violences faites aux femmes au Mexique, sur la notion de divinité dans l’espace méditerranéen, et dans la prose féminine russe du 20e siècle. C’est tout.
    Quand je dis c’est tout, l’adjectif « patriarcal » ne me fait sortir aucune thèse dans d’autres disciplines. Je dois certainement me méfier du moteur de recherche, mais il est officiel.
    L’acronyme LGBT maintenant, pour Lesbien Gay Bi Trans. J’ai 13 thèses au total, et en littérature UNE SEULE, sur un sujet très spécifique (les réfugiés LBGT en Turquie).
    Le terme Queer remporte plus de succès, la notion étant prise en compte en tant que concept épistémologique depuis au moins les années 1990 : 39 thèses au total. Deux en littérature, sur des monographies (James Baldwin et Dorothy Allison).
    Et maintenant je vais vous donner un autre chiffre, pour mettre en balance cette soi disant vague de recherche sur les études de genre ou décoloniales (dont on voit bien qu’elles ne sont PAS étudiées en fait) : il y a eu 85 thèses sur le seul auteur Claude Simon. Fin du thread.

    https://twitter.com/neolitterature/status/1364869234283675652

    #thèses #France #décolonial #doctorat #recherche #mots-clé #université #facs

  • Design Justice : repolitiser le design
    https://www.internetactu.net/2021/02/03/design-justice-repolitiser-le-design

    Sasha Costanza-Chock (@schock), activiste, professeure associée au Laboratoire d’études comparatives sur les médias du MIT et chercheuse associée à la Ligue pour la justice algorithmique (@ajlunited), fondatrice du défunt Codesign Studio du MIT, est l’auteure de Design Justice : community-led practices to build the worlds we need (MIT Press, 2020, non-traduit, disponible en accès ouvert). Comme son titre l’indique, Design Justice invite à reconcevoir la justice sociale, c’est-à-dire les rapports de (...)

    #éthique #technologisme #art #travail #sexisme #discrimination #LGBT

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  • Comment de petits escrocs font fermer des comptes Instagram
    https://www.mediapart.fr/journal/international/010221/comment-de-petits-escrocs-font-fermer-des-comptes-instagram

    Dans le monde entier, de petits escrocs se livrent à un trafic de comptes Instagram grâce aux faiblesses de la fonction « signaler cet utilisateur ». La Commission européenne prévoit d’y remédier, sans grand espoir de changement du côté des victimes. Emma* est une ado néerlandaise d’une petite ville au bord de la mer du Nord. Ces dernières années, elle a soigné son compte Instagram au point d’avoir, en novembre 2020, plus de 20 000 abonné·e·s. Puis, vers le 18 novembre 2020, son compte a été supprimé. (...)

    #Facebook #Instagram #féminisme #criminalité #fraude #religion #harcèlement #LGBT

    ##criminalité

  • The Insta-mafia : How crooks mass-report users for profit
    https://algorithmwatch.org/en/story/facebook-instagram-mass-report

    Groups of teenagers use weaknesses in the notification systems of Facebook and Instagram to take over accounts and harass users. The upcoming DSA regulation addresses the issue but is likely to fall short. Emma* is a Dutch teenager from a small town on the North Sea shore. Over the past two years, she built an Instagram presence that brought her, as of November 2020, over 20,000 followers. Then, around 18 November, it was gone. We contacted Emma on Instagram to learn about her experience (...)

    #Facebook #Instagram #criminalité #féminisme #fraude #religion #discrimination #harcèlement (...)

    ##criminalité ##LGBT

  • Instagram censure #lesbians mais pas #lesbian : bienvenue en Absurdistan
    https://www.numerama.com/politique/686032-instagram-censure-lesbians-mais-pas-lesbian-bienvenue-en-absurdista

    Le réseau social masque actuellement le hashtag #lesbians. Ce fait révèle à quel point l’algorithme de modération d’Instagram fonctionne de manière arbitraire, se basant sur des règles de modération qui s’expliquent théoriquement, tout en restant sont discriminantes sur le fond. « Ce hashtag est masqué », peut-on lire sur la photo. « Les publications ont été limitées car la communauté Instagram a signalé du contenu susceptible de ne pas respecter ses règles ». Habituellement, sur Instagram, cliquer sur un (...)

    #Instagram #algorithme #pornographie #censure #modération #LGBT

    //c0.lestechnophiles.com/www.numerama.com/wp-content/uploads/2021/02/lesbians_instagram-scaled.jpg

  • Interview with Theo Montoya, director of Son of Sodom
    https://www.mydylarama.org.uk/Interview-with-Theo-Montoya-director-of-Son-of-Sodom

    How have you met Camilo Najar? I met Camilo 6 years ago at a party. When I saw him, he immediately caught my attention, he was a special guy, with his curly hair, and super thin. Besides that, he had an overwhelming personality. I will always remember a phrase that he told me “I care more about having acne than being gay”. Do you often deal with lesbian, gay, bisexual and transgender issues in your films and will you in the future? I think I am portraying my generation and this generation (...) #Clermont_FF

    / #Short, #LGBT

  • My ID, my identity ? The impact of ID systems on transgender people in Argentina, France and the Philippines
    https://www.privacyinternational.org/long-read/4372/my-id-my-identity-impact-id-systems-transgender-people-argenti

    My ID, my identity ? The impact of ID systems on transgender people in Argentina, France and the Philippines We spoke to trans-right activists in three country : the Philippines, France and Argentina to understand how ID systems in their countries are impacting their lives and how certain legal frameworks may help them. Key findings From accessing healthcare to picking a parcel or going to university, ID systems can get in the way of the most simple things when your ID doesn’t reflect (...)

    #sexisme #discrimination #LGBT #ID #PrivacyInternational

  • Sexiste, homophobe, anti-handicapés... Un chatbot sud-coréen mis hors-ligne après avoir déraillé
    https://www.bfmtv.com/tech/sexiste-homophobe-anti-handicapes-un-chatbot-sud-coreen-mis-hors-ligne-apres-

    Un logiciel conversationnel disponible sur Facebook Messenger s’est imprégné des propos nauséabonds de certains internautes, avant d’être désactivé. Un très populaire chatbot sud-coréen, un robot conversationnel permettant aux internautes de papoter avec ce qui serait une étudiante de 20 ans, a été désactivé cette semaine après avoir tenu des propos sexistes, homophobes et irrespectueux vis-à-vis des handicapés. Lee Luda, développé par la startup basée à Séoul Scatter Lab pour fonctionner via Facebook (...)

    #algorithme #Microsoft #Facebook #Messenger #Twitter #racisme #sexisme #biais #LGBT

  • Twitter et Facebook renvoient « gouines » et « pédés » au placard
    https://www.mediapart.fr/journal/france/160121/twitter-et-facebook-renvoient-gouines-et-pedes-au-placard

    Depuis fin décembre, plusieurs militant·e·s LGBTI+ sont censuré.es par Twitter pour l’usage de ces termes. Cette situation absurde serait-elle liée à la future loi sur le « séparatisme » ? Facebook, de son côté, continue de bannir le mot « lesbienne » des noms de ses utilisatrices.

    « Pour moi, c’est déjà la deuxième fois », confie l’activiste lesbienne Gwen Fauchois, lasse mais pas étonnée. En mai, comme Mediapart le racontait, l’utilisation du terme « pédé » dans un tweet avait entraîné la suspension de son compte par Twitter. Le 26 décembre dernier, le mot « gouine » lui a valu la même sanction, puis le réseau social lui a demandé d’effacer d’autres tweets, remontant pour certains à 2017.

    « Nous avons constaté une dizaine d’autres cas de censure à l’encontre de comptes de militant·e·s LGBTI+, confie Fanchon, membre de l’association SEO Lesbienne. C’est un retour au placard ! » En 2019, celle-ci s’était constituée pour tenter d’améliorer le référencement du mot « lesbienne » sur le moteur de recherche Google, qui ne proposait à l’époque que des contenus pornographiques comme résultats. « Le cas de Twitter est différent mais sous-tend la même logique d’invisibilisation », pointe Fanchon.

    « Les tweets supprimés ne laissaient aucun doute sur le fait que j’utilisais cette insulte comme une réappropriation », souligne Gwen Fauchois. Dans l’un d’eux, la militante utilise le mot « gouine » pour se définir elle-même. « On nous prive d’un certain nombre d’outils d’expression, de notre capacité de choisir comment nous nous définissons. »

    Se réapproprier les insultes homophobes pour en diminuer le stigmate est une vielle pratique des militant·e·s LGBTI+ (écouter ce podcast de Camille Regache, « Pourquoi je peux dire pédé et pas toi »). Se définir comme « queer » aux États-Unis, se dire « pédé » ou « gouine » peut être aussi une démarche identitaire, une manière de marquer sa distance avec les termes « gay » ou « homosexuel·le », jugés trop timorés. « En censurant les mots “pédé” et “gouine”, Twitter impose sa vision de ce que doit être un·e bonne homosexuel·l·e, à savoir lisse, dépolitisé·e, qui ne remet pas en question l’homophobie systémique », tacle Gwen Fauchois.

    Ces dernières semaines, l’association a donc pratiqué des tests pour comprendre la nouvelle logique de modération de Twitter, à l’aide de comptes créés pour l’occasion, en multipliant les postes utilisant les mots « gouine » et « pédé », pour comprendre l’algorithme. « La censure exclut les comptes associatifs et concerne uniquement les comptes français », conclut Fanchon. Les messages adressés par Twitter aux militant·e·s censuré·e·s affirment d’ailleurs que ces décisions découlent des lois françaises.

    Comment expliquer ce changement soudain ? L’injure à caractère homophobe est bien sûr condamnable mais ne relève pas d’une réforme récente. En mai dernier, l’une des pistes évoquées pour expliquer le durcissement de la censure sur Twitter était l’arrivée imminente de la « loi Avia » qui prévoyait le retrait en moins de 24 heures, par les plateformes, des « contenus haineux » postés en ligne. Elle a finalement été censurée en juin par le Conseil constitutionnel.

    L’arrivée du projet de loi « séparatisme », examiné en commission par les députés à partir de lundi 18 janvier, dont un article vise à durcir les poursuites pénales en cas de « provocations publiques à la discrimination, à la haine ou à la violence » en ligne, notamment en « raison de leur orientation sexuelle », pourrait expliquer ces nouvelles mesures de censure.

    Interrogé par Médiapart, Twitter France se contente d’une réponse générique : « Nous interdisons le ciblage de personnes avec des insultes, clichés et autres contenus répétés visant à déshumaniser, dégrader ou renforcer les stéréotypes négatifs ou préjudiciables au sujet d’une catégorie protégée. » (Voir l’ensemble des réponses sous l’onglet Prolonger)

    #Facebook #Twitter #algorithme #censure #discrimination #LGBT

  • Facebook and Twitter Face International Scrutiny After Trump Ban
    https://www.nytimes.com/2021/01/14/technology/trump-facebook-twitter.html

    Human rights groups and activists have spent years urging the companies to do more to remove content that encouraged violence. LONDON — In Sri Lanka and Myanmar, Facebook kept up posts that it had been warned contributed to violence. In India, activists have urged the company to combat posts by political figures targeting Muslims. And in Ethiopia, groups pleaded for the social network to block hate speech after hundreds were killed in ethnic violence inflamed by social media. “The offline (...)

    #Facebook #Instagram #Twitter #WhatsApp #manipulation #modération #violence #discrimination #LGBT #SocialNetwork #censure #HumanRightsWatch (...)

    ##AccessNow

  • Le Havre : une employée de McDonald’s licenciée après avoir dénoncé un harcèlement sexuel
    https://www.europe1.fr/faits-divers/le-havre-une-employee-de-mcdonalds-licenciee-apres-avoir-denonce-un-harcelem

    Une salariée d’un McDonald’s du Havre (Seine-Maritime), qui avait dénoncé des faits de harcèlement et d’agression sexuels, avant d’être licenciée, va saisir les prud’hommes. Une salariée d’un McDonald’s du Havre (Seine-Maritime), qui avait dénoncé des faits de harcèlement et d’agression sexuels, avant d’être licenciée, va saisir les prud’hommes, a-t-on appris vendredi auprès de l’intéressée. Mathilde, 21 ans, affirme avoir été victime de harcèlement sexuel de la part d’un salarié, aujourd’hui délégué du (...)

    #McDonald's #Facebook #Messenger #racisme #sexisme #délation #écoutes #harcèlement #LGBT #surveillance #travail (...)

    ##CGT

  • Covid-19 has made ending online abuse even more urgent
    https://www.wired.co.uk/article/seyi-akiwowo-glitch-online-abuse

    Seyi Akiwowo started Glitch ! to hold tech platforms to account when it comes to online abuse – a mission that is more important than ever When the Covid-19 pandemic forced countries into lockdown and more of our lives moved online, alarm bells rang for Seyi Akiwowo, founder and executive director of UK charity Glitch !. “Increased internet usage means increased risk of being abused online,” she says. Glitch !’s mission is to end online abuse, particularly towards women and non-binary people, (...)

    #Facebook #Instagram #Twitter #racisme #sexisme #violence #harcèlement #LGBT #COVID-19 #santé #Glitch (...)

    ##santé ##Glitch_!

  • Asylum Based on Sexual Orientation and Gender Identity Persecution: The Political Discourse in Switzerland

    For nearly three decades, Swiss officials have registered asylum claims based on persecution due to sexual orientation and gender identity. Initially, a predominantly administrative act, the issue is now present and debated in the political space. In these lines, I describe how the issue has developed into an ideologically debated concern.

    At least since 1993, the Swiss authorities have been assessing asylum claims based on persecution due to sexual orientation and gender identity (SOGI). (Bertschi 2007) A legal framework was developed, and the issue gradually reached legal and administrative consciousness. Given the topical intersection between the disputed policy fields of asylum and sexuality, it is somehow surprising that the issue emerged only recently in political debates and is still of low salience. In what follows, I will discuss how the debate on SOGI-related asylum claims evolved from a technocratic and subsequently left-wing issue into a subject of ideologically debated concern.

    An Issue Owned by the Left

    The Green party brought the issue to the fore by arguing that sexual orientation- and gender identity-based persecution was widespread and that the estimated acceptance rate of related cases was relatively low. They highlighted a need for action. (Grüne 2009)

    In 2009, a motion demanding to include SOGI explicitly into the asylum law was filed by Prelicz-Huber (Greens). However, the Federal Council concluded that the current categorization of “specific social group” was inclusive enough. The National Council shared this evaluation and rejected the request by 125 to 64 votes, signaling a clear verdict that mirrored a clear political division. (Curia Vista 2009a)

    The Green and the Social Democratic fractions of the National Council unanimously supported the claim, while the others rejected it. In a statement for a newspaper, a member of the Swiss People’s Party (SVP), Mr Fehr highlighted an enhanced risk of abuse of the system, as a motive for rejecting the claim. He further stated that such an adaptation of the asylum law would lead to “hundreds of thousands of new refugees.” (Pomper 2010)

    Up until 2018, sexual orientation- and gender identity-based asylum were on the National Council’s agenda for at least nine times. The interpellations covered, among other aspects, practices of decision-making and adequate accommodation. The Federal Council deemed street-level bureaucrats’ training as appropriate and assessed the current practices as sufficient. Only one interpellation did not originate from the left-wing. (Curia Vista 2009b; 2013a&b; 2014a, b&c; 2017; 2018)

    Local Politics and Fundamental Debates

    By 2017, the topic had reached the sub-national level. Authorities in Basel-Stadt, Bern and Zürich responded to related interpellations and motions, mostly originating from the left. The executives demonstrated awareness of the concerns, even though the willingness for a national commitment was partly found wanting. The authorities of Zürich reinforced their aim of being a role model and Bern included the issue of accommodations for LGBT-asylum seekers in their Action Plan for Equality 2019-2022. The executive of Basel-Stadt, though, questioned the appropriateness of uniform rules of accommodations and prioritized instead recommendations and individual solutions. (Zürich 2017a&b; Basel-Stadt 2019; Bern 2019 & 2020)

    Zürich’s case was, however, the most revelatory one. By autumn 2017, the 14 known cases were already accommodated in individualized solutions. A postulate by Sangines and Denoth (Social Democrats) to institutionalize this practice of individual accommodations was clearly accepted. However, the request sparked a vigorous discussion, that is, within 45 minutes, differing priorities and worldviews were displayed. (Zürich 2017a&b)

    A Debate With No Holds Barred

    The postulate demanding the institutionalization of individual accommodations was supported by an alliance of the left parties and the Christian-Democrats. The Liberals and Green Liberals abstained, and the SVP opposed it. The arguments of the proponents focused on the protection of the people concerned. In regular accommodations, according to the argument, an outing might result in mobbing or other forms of violence. Proven as functional in other cases, separated solutions were described as simple and effective.

    The opponents argued in favor of punishing the offenders rather than protecting the potential victims of mobbing. Individual accommodations were further laid-out as ostracism. While stressing the low number of cases, they accused the left of ignoring the alleged problem of non-acceptance of liberal Swiss values by some immigrants.

    The debate took a brisk turn and led to highly controversial statements. Members of the SVP were blamed for standing up for LGBTs only due to opportunistic and nationalist motives. By contrast, a representative of the SVP accused the supporters of pursuing higher budgets for the social system. Furthermore, he stated that supporting the claim was inhuman and antisocial, as it would entrap humans and question the dignity of the people in Africa [sic]. (Zürich 2017b)

    A New Discourse?

    Following the debate, two members of the SVP handed in an interpellation, focusing on whether the necessity of separated accommodations would reveal a failure of the integration offices. It was, moreover, argued that the progressive Swiss culture would demand elucidation rather than exclusion of LGBT asylum seekers in separate accommodations. (Zürich 2018)

    As shown, the matter of SOGI-based asylum claims has entered the political space, originally occupied by the left-wing parties. Later, the political right became involved as well. (e.g. GaySVP 2018) However, the debate in Zürich exposed fundamentally differing priorities, that is, the right-wing parties stressed the potential misuse, found potential threats to the supposedly liberal Swiss values, and labeled intolerance as a problem of immigrants. Meanwhile, the left-wing parties argued in favor of the protection and adequate treatment of the concerned people, as well as for uniform solutions concerning the accommodations. (Junge Grüne)

    As a subject of both policy-fields of asylum and sexuality, the topic has a high potential of inherent conflict. Over the past years, although there has been an increase in the number of actors involved, the Swiss practice is still considered inadequate and at times incoherent with the UNHCR guidelines. But it is also apparent that the issue is becoming increasingly prominent, both at the institutional and political levels. (Flüchtlingshilfe 2019; SEM 2019; Basel-Stadt 2020) It remains to be seen whether its salience will increase and whether the issue will spark more debate. Regardless of its topicality, SOGI-based asylum is more than a mere administrative act, as the political discourse exposes deeply rooted conflict lines.

    Mathis Schnell is a PhD-candidate and teaching assistant (quantitative methods) at the Laboratoire d’études des processus sociaux (LAPS) at the University of Neuchâtel. He holds a master’s degree in political science from the University of Zurich.

    Bibliography

    – Pomper, Désirée (2010). Schweiz: Asyl für Homosexuelle? 20 Minuten 03.03.2010, 3.
    – Bertschi, Martin (2007): Ausländer- und Flüchtlingsrecht. In: Ziegler, Andreas; Bertschi, Martin; Curchod, Alexandre; Herz, Nadja and Montini, Michel (editors). Rechte der Lesben und Schwulen in der Schweiz. Eingetragene Partnerschaft, faktische Lebensgemeinschaft, Rechtsfragen zur Homosexualität. 321-348.
    – Basel-Stadt (2019): Schriftliche Anfrage Zürcher. [12.07.2020].
    – Basel-Stadt (2020): Anzug Bertschi und Konsorten. [12.07.2020].
    – Bern (2019): Geschäftdetails Interpellation Rai. [12.07.2020].
    – Bern (2020): Geschäftdetails Postulat Rai. [12.07.2020].
    – Curia Vista (2009a): Motion 09.3561. [12.07.2020].
    – Curia Vista (2009b): Interpellation 09.3562. [12.07.2020].
    – Curia Vista (2013a): Frage 13.5496. [12.07.2020].
    – Curia Vista (2013b): Interpellation 13.4211. [12.07.2020].
    – Curia Vista (2014a): Interpellation 14.3378. [12.07.2020].
    – Curia Vista (2014b): Interpellation 14.3373. [12.07.2020].
    – Curia Vista (2014c): Interpellation 14.3374. [12.07.2020].
    – Curia Vista (2017): Interpellation 17.3588. [12.07.2020].
    – Curia Vista (2018): Interpellation 18.4014. 3 [12.07.2020].
    – Flüchtlingshilfe (2019): Asylgesuche von LGBTQI-Personen müssen nach besonderen Grundsätzen geprüft werden. [11.11.2020].
    – GaySVP (2018): Wer wir sind. [12.07.2020].
    – Grüne (2009): Homosexuelle Flüchtlinge brauchen Schutz. [12.07.2020].
    – Junge Grüne: Positionspapier Queer. [12.07.2020].
    – Staatssekretariat für Migration SEM (2019): Geschlechtsspezifische Verfolgung. [11.11.2020].
    – Zürich (2017a): Interpellation Hadi Huber und Brander. [12.07.2020].
    – Zürich (2017b): Postulat Sangines und Denoth. [12.07.2020].
    – Zürich (2018): Schriftliche Anfrage Iten und Widmer. [12.07.2020].

    https://blog.nccr-onthemove.ch/asylum-based-on-sexual-orientation-and-gender-identity-persecution-the-political-discourse-in-switzerland/?lang=fr

    #LGBT #homosexualité #asile #migrations #réfugiés #persécution #identité_de_genre #genre #Suisse

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