• #Julie_Bindel : L’argumentation queer en faveur d’une décriminalisation de la prostitution et du proxénétisme ne résiste pas à un examen minutieux.
    https://tradfem.wordpress.com/2017/08/20/largumentation-queer-en-faveur-dune-decriminalisation-de-la-prost

    https://tradfem.files.wordpress.com/2017/08/photo-pute-talon-de-verre.jpg Au cours des dernières décennies, des campagnes dites de «  droits des travailleurs du sexe  » visant à décriminaliser le proxénétisme et l’achat de sexe se sont greffées aux luttes de libération des lesbiennes et des gais (ou, si vous souhaitez être à la mode, de la constellation LGGBDTTTIQQAAPP). Il est logique à bien des égards que le mouvement pro-prostitution se présente comme faisant partie d’une fière campagne de justice sociale, puisqu’il contribue à perpétuer le mythe selon lequel la prostitution est libératrice.

    J’ai entendu plusieurs fois des lobbyistes pro-prostitution comparer la campagne visant à légaliser le proxénétisme, la tenue de bordels et l’achat de sexe, avec la campagne qui a remporté, en 1967, une décriminalisation partielle des actes homosexuels au Royaume-Uni. En tant que lesbienne qui ne m’est jamais cachée et qui en est fière, je trouve cette analogie aussi offensante que traîtresse. La prostitution profite aux hommes qui souhaitent coloniser le corps des femmes, alors que la capacité d’échapper à la contrainte à l’hétérosexualité concerne la liberté personnelle de définir sa propre sexualité.

    Le féminisme libéral (celui des «  fun feminists  ») appuie depuis longtemps le lobby de la prostitution. Il le fait en accordant foi aux mensonges selon lesquels la prostitution peut être «  sexuellement libératrice  » pour les femmes et en tentant de s’associer, d’une façon ou d’une autre, à d’autres campagnes critiques du contrôle patriarcal de notre corps. Par exemple, la Sex Workers Alliance of Ireland (Alliance des travailleurs sexuels de l’Irlande) a prétendu tout de go l’an dernier qu’il existait un alignement étroit entre le mouvement pro-choix et la campagne visant à décriminaliser le proxénétisme et l’achat de sexe. L’argument utilisé par la SWAI était que les deux concernent l’autonomie du corps, alors qu’en réalité, le mouvement pro-prostitution plaide pour le «  droit  » des femmes appauvries à être sexuellement livrées aux hommes en échange d’argent.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.independent.co.uk/voices/prostitution-decriminalisation-queer-argument-lgbtq-exploitation-patr

    #prostitution #queer #LGBTQI



  • «Nessuno può toglierci il diritto di essere mamme»

    Poter avere un figlio in tutta legalità ed essere riconosciute come una famiglia: è il sogno di Gabriela e Ornella, mamme del piccolo Aaron. Se le due donne hanno dovuto battersi per essere accettate come genitori a tutti gli effetti, sono convinte che la Svizzera colmerà presto il suo ritardo: le famiglie arcobaleno sono un dato di fatto, dicono, e i loro diritti devono essere protetti.

    https://www.swissinfo.ch/image/43377850/3x2/640/426/90aa10a9159d6b62c0355c8c08b1d65/vp/che-0717-swi-lgbtiq-gabi-orella-01-jpg.jpg
    https://www.swissinfo.ch/ita/essere-lesbiche-in-svizzera_-nessuno-pu%C3%B2-toglierci-il-diritto-di-essere-mamme-/43382808

    #LGBT #Suisse #homosexualité #parentalité

    Un article de @stesummi



  • « Les gens devraient comprendre que la #normalité n’existe pas »

    Se sentir femme et être acceptée comme telle. C’est le combat mené sa vie durant par #Stella_Glitter. Transgenre et #queer, à 68 ans, elle poursuit le rêve d’une société libre, où celui qui sort de la #norme aussi aurait le droit d’être lui-même.

    https://www.swissinfo.ch/image/43376966/3x2/640/426/d332dd9d6220b3c20acd09881f5e3f84/BJ/che-0717-swi-lgbtiq-stella-01-jpg.jpg
    https://www.swissinfo.ch/fre/%C3%AAtre-queer-en-suisse_-les-gens-devraient-comprendre-que-la-normalit%C3%A9-n-existe-pas-/43378376

    #LGBT #transgender #trans-genre #genre #témoignage #homosexualité



  • « J’aimerais pouvoir inviter mon copain à Noël chez mes parents »

    Il rêve de mariage et pourquoi pas d’enfants. Deux droits que la loi suisse ne reconnaît pas aux couples homosexuels. Si David Leuenberger a parfois dû se battre, il estime que la société helvétique est ouverte et tolérante. Il en est convaincu : les lois changeront. Pas trop tard, espère-t-il.

    http://www.swissinfo.ch/image/43340036/3x2/640/426/f576eaf0ab99ac481e394d1ccdd9cbe6/WS/che-0717-swi-lgbtiq-david-01-jpg.jpg
    http://www.swissinfo.ch/fre/etre-homosexuel-en-suisse_-j-aimerais-pouvoir-inviter-mon-copain-%C3%A0-no%C3%ABl-chez-mes-parents-/43340048
    #homosexualité #témoignage #LGBT


  • Homme-femme, homo-hétéro: quand les catégories volent en éclat

    Les personnes #LGBTIQ en Suisse sont, encore aujourd’hui, la cible de violences et de discriminations. L’existence d’une communauté reste ainsi fondamentale pour revendiquer l’#égalité des #droits et lutter contre l’#isolement social, affirme Caroline Dayer, experte des questions de #genre. Et si l’acronyme ne cesse de s’allonger, c’est parce que les jeunes réfutent désormais une vision binaire de la sexualité. Interview.

    http://www.swissinfo.ch/image/43324430/3x2/640/426/e6cdda6a6e9999fbfc2b3a9f4df08836/eE/ker-che-0612-pridezrh-09-jpg.jpg
    http://www.swissinfo.ch/fre/lgbtiq_homme-femme--homo-h%C3%A9t%C3%A9ro--quand-les-cat%C3%A9gories-volent-en-%C3%A9clat/43325262
    #homosexualité #LGBT #violence #discriminations #complexité #mots #vocabulaire #terminologie #binarité #non-binarité

    Article de @stesummi



  • Comment faire un blockbuster LGBT | Didier Lestrade
    http://didierlestrade.blogspot.fi/2017/07/comment-faire-un-blockbuster-lgbt.html

    Le but est de faire une comédie digne de « La cage aux folles », mais version 2017, c’est-à-dire avec toute la connaissance apportée par les personnes trans par exemple. L’histoire raconterait la vie d’une petite maison de campagne ou de banlieue ou une poignée d’hommes et de femmes vieilliraient ensemble. Source : Relevé sur le Net...


  • #J.J._BARNES : Le lesbianisme est la cible d’attaques, mais pas de la part de ses adversaires habituels
    https://tradfem.wordpress.com/2017/07/19/le-lesbianisme-est-la-cible-dattaques-mais-pas-de-la-part-de-ses-

    https://tradfem.files.wordpress.com/2017/07/barnes-nice-lesbian-image.jpg?w=700 Que ce soit le déni du lesbianisme en tant que sexualité légitime, ou le préjugé que les lesbiennes sont simplement des femmes qui «  n’arrivent pas à se trouver de copain  », ou même la pratique du viol correctif, les lesbiennes ont de tout temps été effacées et agressées. La répression du lesbianisme continue aujourd’hui, puisque 44 pays criminalisent encore le lesbianisme et que l’on y constate une hausse des mariages simulés comme seule solution de rechange au viol et aux menaces de meurtre que vivent tant de lesbiennes.

    En Chine, ces femmes risquent d’être assassinées par leurs parents et choisissent souvent de se marier avec des homosexuels pour se protéger  ; en Inde, les lesbiennes sont forcées d’épouser des hommes hétérosexuels. Un reportage publié dans The Telegraph explique ce qui suit :

    «  La plupart des lesbiennes n’ont d’autre choix que de se voir imposer le mariage hétérosexuel, ce qui signifie la réduction ou l’absence de contrôle sur leurs choix sexuels et reproductifs, et entraîne une vie entière de viols non reconnus et, en fait, sanctionnés par l’État  ».

    Une nouvelle forme d’attaque

    Mais il existe aujourd’hui une nouvelle forme d’attaque menée contre les droits des lesbiennes, à savoir le message adressé à ces femmes par le mouvement queer, pour qui refuser d’envisager des rapports sexuels avec une personne munie d’un pénis serait une forme d’intolérance.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2017/07/08/lesbianism-attack-though-not-usual-suspects
    JJ Barnes écrit sur des enjeux politiques en mettant l’accent sur les questions touchant les femmes, le féminisme et la parentalité. Elle est l’autrice de The Lilly Prospero Series for Siren Stories. Suivez-la sur Twitter : @judieannrose.
    #Lesbianisme #feminist_current #viol_correctif #transfemme

    • Ici aussi :

      Le lesbianisme est la cible d’attaques, mais pas de la part de ses adversaires habituels – Le blog de Christine Delphy
      https://christinedelphy.wordpress.com/2017/08/01/le-lesbianisme-est-la-cible-dattaques-mais-pas-de-la-part
      https://christinedelphy.files.wordpress.com/2017/07/zinnia-jones-on-female-penises.jpg

      La croyance qu’un « tringlage en profondeur » est une expérience que les femmes adoreront une fois qu’elles l’auront essayée encourage les hommes à ne pas tenir compte des limites revendiquées par les lesbiennes et présente les rapports sexuels entre femmes comme une faible solution de rechange à la « véritable » sexualité (laquelle doit, naturellement, impliquer des pénis et de la pénétration). Ce thème nous dit que même si les hommes amènent frauduleusement des lesbiennes à une relation sexuelle, elles aimeront cela, peu importe combien elles prétendent préférer les femmes.

      Loin d’être humoristiques, ces récits normalisent le viol correctif – la notion qu’il suffirait que les lesbiennes aient des rapports sexuels avec des hommes pour devenir hétérosexuelles.

      Même si la gauche peut croire que la lesbophobie et le viol correctif sont choses du passé et inédites chez nous en Occident, elle devrait commencer à s’en préoccuper. En effet, nous assistons aujourd’hui à une nouvelle forme de coercition sexuelle socialement acceptée – un genre d’intimidation aux allures progressistes qui accuse les lesbiennes de discrimination sexuelle du fait de ne pas vouloir de rapports sexuels avec des gens pourvus de pénis.

      En avril 2017, Riley J Dennis, un auteur et trans-activiste populaire sur le réseau Youtube, qui s’identifie comme « transfemme non binaire » et est en relation avec une femme (ce que vous seriez pardonnée de considérer comme une simple relation hétérosexuelle), a mis en ligne une vidéo posant la question : « Les préférences génitales sont-elles transphobes ? » Dennis y concluait que si vous êtes une lesbienne qui refuse d’envisager des relations sexuelles avec une personne munie d’un pénis, vous êtes « cissexiste ».

      L’idée que les lesbiennes devraient être attirées par les transfemmes tout comme si c’étaient des femmes biologiques tient pour acquis que les lesbiennes ne rejettent pas spécifiquement et délibérément les corps mâles. Mais les lesbiennes ne sont pas lesbiennes pour être politiquement correctes ni pour valider l’identité des transfemmes. Si une lesbienne n’est pas intéressée par un pénis, ce n’est pas une lacune ou une phobie, c’est une sexualité. Comme l’explique la blogueuse Claire Heuchan, le lesbianisme concerne « des femmes désirant d’autres femmes, à l’exclusion des hommes ; des femmes consacrant notre temps et notre énergie à d’autres femmes, à l’exclusion des hommes ; des femmes construisant notre vie autour d’autres femmes, à l’exclusion des hommes. »

      Pour les lesbiennes d’un certain âge – celles qui sont devenues à l’aise avec leur sexualité depuis les années 70 – ces nouvelles pressions pourraient être plus faciles à ignorer. Mais les jeunes lesbiennes qui en sont à l’apprentissage de leur vie sexuelle sortent du placard dans un monde où on leur dit que les pénis peuvent être féminins et que le rejet de cette idée (et des personnes attachées aux dits pénis) est cruel et intolérant. Au lieu d’enseigner aux jeunes lesbiennes à embrasser leur sexualité, nous leur enseignons qu’elles ont fondamentalement tort de ressentir ce qu’elles ressentent.

      Refuser de respecter que certaines femmes ne veuillent pas avoir de rapports sexuels avec une personne munie d’un pénis est l’illustration ultime du patriarcat.

      Je trouve que l’article est inutilement sarcastique, voire irrespectueux (je trouve ça douteux de mettre une femme trans au masculin), et je me demande si l’accusation de nier aux lesbiennes le droit de coucher avec qui elles veulent n’est pas exagérée mais il s’inscrit dans ce phénomène très inquiétant de violente intrusion des femmes trans dans les milieux féministes ou lesbiens trans-exclusifs. Et ça vaut le coup de rappeler comment de tous temps les hommes ont jugé bon de faire intrusion dans la vie des femmes qui ne voulaient pas d’eux.

      C’est en 2011 que j’ai subi pour la première fois des accusations d’essentialisme par un hétéro-beauf qui rêvait de se mettre des trous de lesbiennes sur la pine, refusait de comprendre combien c’est un fantasme patriarcal et poussait les hauts cris chaque fois qu’il était question de non-mixité militante. Le tout... au nom de la pensée queer qui lui permettait d’effacer quarante ans de féminisme sous prétexte d’une idéologie supérieure (dit-on que le marxisme/l’anarchisme de la troisième vague est mieux que celui de la deuxième ?) : « Le féminisme, c’était il y a trente ans », me disait ce petit patriarche hétéro-queer qui avait du mal avec les chiffres. C’était un #mansplaining particulièrement perturbant dont il était difficile de se défendre. « Non mais je ne suis pas essentialiste ? » demandais-je avec angoisse aux copines comme si un bitard m’avait dit que j’étais moche au collège. Belle exploitation proféministe (pardon, il se disait « féministe » et récusait le pro-, le genre était aboli dans ses rêveries incohérentes de garder ses privilèges tout en se posant comme un super révolutionnaire) de nos insécurités de femelles éduquées à servir autrui. Voir cette attitude dégueulasse et gerbante devenir mainstream dans le milieu mais aussi au-delà (comme au Canada) est vraiment inquiétant. Gros #backlash.

      Et depuis j’ai vu une femme trans qu’absolument rien ne distingue d’un vieux macho qui abuse des femmes (ni son vêtement ni son comportement) faire intrusion sans que des féministes puissent trouver légitime de lui dire non et jusqu’à ce qu’elles aient été assez exploitées et harcelées d’une manière qu’elles reconnaissaient bien pour se sentir le droit de pratiquer cette exclusion. Que des hommes ou des personnes qui jouissent de privilèges dus aux hommes se permettent de dire ce que des femmes, des lesbiennes et des survivantes de violences sexuelles et de genre doivent faire, qui elles doivent accueillir dans leurs cercles, sous prétexte de transidentité ou de simple tourisme du genre non-binaire, est problématique. Je ne suis pas transexclusive mais il me semble que des personnes qui se sentent femmes devraient pouvoir éprouver un peu d’empathie pour des meufs qui vivent avec le sexisme et la lesbophobie et ont besoin d’espaces qui ne leur font pas violence. Il y a plein d’endroits féministes transinclusifs, c’est quoi le problème pour que ceux qui sont transexclusifs subissent de telles violences ?

      PS : Un argument rigolo pour finir. Julia Serrano, activiste trans, déclare préférer la compagnie des femmes trans et personne ne l’accuse d’être sexiste.

    • En dehors d’une réflexion sur le sujet, toujours intéressant comme souvent avec @tradfem
      En ouvrant le lien PornHub dans ce paragraphe :

      Fétichisation du lesbianisme

      Mais au fur et à mesure que la société manifestait plus d’ouverture envers les relations lesbiennes, les hommes ont trouvé une nouvelle façon d’interdire aux lesbiennes l’imposition de limites et l’accès à l’autonomie. Ils l’ont fait en fétichisant leur vécu. Par exemple, l’entreprise PornHub a annoncé qu’en 2016, le mot «  lesbienne  » a été, pour la deuxième année consécutive, l’expression la plus recherchée sur leur site de vidéos pornographiques. Et si le projet masculin de s’interposer dans des relations lesbiennes est toujours un thème populaire du porno, ce projet est également présent dans les films et les romans traditionnels.

      Voici le bilan de l’entreprise pour l’année 2016 :
      2016 a été une année chargée pour les utilisateurs de Pornhub. Près de 92 milliards de vidéos ont été surveillées au cours de 23 milliards de visites sur le site par de nombreux millions de visiteurs très excités. C’est 64 millions de visiteurs par jour, soit 44 000 par minute. Collectivement, ce sont 4,6 milliards d’heures d’observation porno farcies en seulement un an. Pour décomposer très rapidement, afin de délivrer ce volume de porno gratuit, nos serveurs ont diffusé 99 Gigabytes de données chaque seconde. Pour aider à mettre cela en perspective, essayez d’imaginer la taille d’une clé USB de 16 Go. Imaginez maintenant 194 millions de clés USB, couvrant 11 000 km (6800 milles) de bout en bout ; Ou autour de toute la circonférence de la lune. Je ne peux toujours pas l’imaginer ? Regardez l’infographie ci-dessus, et cela aidera sûrement à clarifier tout.

      https://bs.phncdn.com/insights-static//wp-content/uploads/2016/12/1-pornhub-insights-2016-year-review-top-20-countries.png

    • C’est dans son bouquin chez Tahin Party, @tradfem.
      http://tahin-party.org/serano.html
      Le plus poignant, rageant, dépitant, c’est qu’elle explique préférer les femmes trans parce qu’elles ont plus de qualités que l’on acquiert dans une socialisation masculine, comme l’assurance et le dynamisme. Je pense que de toute manière avoir un parcours trans demande une dose de courage qui requiert que les personnes soient comme ça au départ ou le deviennent au fil des épreuves. Mais ça fait pleurer, d’entendre Serano dauber sur les femmes cis au motif que ce sont des paillassons alors que justement c’est un problème identifié par les féministes et qui permet aux femmes trans de faire intrusion tranquillement chez les femmes cis, féministes, lesbiennes, organisées en non-mixité. Leur manque d’empathie et de respect (qui s’acquièrent dans une socialisation masculine) font parfois de la rencontre un carnage. Et en plus les femmes cis se voient reprocher leur manque de traits associés à la masculinité. À pleurer de manque d’empathie, de rage de voir les copines se traiter a priori de mal comprenantes quand leurs intérêts sont divergents de ceux des femmes trans et que donc elles doivent avoir tort. Triste. D’autant qu’à mon avis il y a de meilleures alliances, moins carnassières et plus productives, à faire entre femmes cis et trans.

    • comment de tous temps les hommes ont jugé bon de faire intrusion dans la vie des femmes qui ne voulaient pas d’eux

      et justement parce qu’elles ne voulaient pas d’eux et que leur place, c’est partout. J’ai croisé un jour un type qui rêvait que des meufs s’embrassent sur sa pine et il se croyait super queer, pas le gros macho intrusif de base avec ses rêves porno de merde qui veut être là parce qu’on ne veut pas de lui. Il était hyper fan d’Océanerosemarie, le pauvre choupinou, et il ne se prenait que des vents, bizarrement. Comme quoi il y a une justice. Mais c’est avec ce genre de frustration qu’on nourrit des légions de lesbophobes alors un peu de remise en cause ne ferait pas de mal. Une meuf qu’on sait être lesbienne dit a priori non, demander c’est relouter.

    • C’est un bouquin très intéressant, @tradfem, que j’ai lu malgré mon peu d’envie et pour pouvoir répondre aux copines. Mais j’y ai trouvé, outre des choses choquantes comme celles-ci, beaucoup d’arguments intéressants. Elle raconte que dans son parcours, elle a été un temps « non-binaire » avant de s’apercevoir que si elle était perçue comme femme, elle devait s’assumer comme telle. Que son identité n’est pas un ego-trip comme cela se dit partout dans les milieux radicaux mais une position sociale, que cela lui plaise ou pas. Pour moi elle présente une raison impeccable de sortir de la tentation d’individualiser le genre et d’oublier les logiques de classe et la solidarité qui doit en naître. Après, elle n’est vraiment pas super solidaire et ça brise le cœur, de la voir si peu sororale ou gloser sur le privilège que c’est d’être une femme cis comme un mec cis. Super privilège, d’être de la femelle, de l’oreille ou de la chatte à agripper, de la force de travail (reproductif, domestique, sexuel ou émotionnel) gratuite. Vis ma vie, Serano, fais-toi mexpliquer, agresser, humilier et reviens me dire que c’est un privilège de vivre un sexisme tranquille plutôt que la transphobie et on comptera les points sur qui est la plus dominée, c’est vachement plus intéressant que d’être solidaires.

    • Rôle des lesbiennes dans les combats féministes
      https://christinedelphy.wordpress.com/2017/08/08/role-des-lesbiennes-dans-les-combats-feministes/#sdfootnote1sym

      Des organisations lesbiennes féministes sont aussi confrontées à l’évolution du mouvement #LGBT qui, de combattant de l’ordre moral dans les années 1980, tend à adopter des revendications qu’on ne saurait qualifier de progressistes, que ce soit pour la légalisation de la prostitution ou du recours à la GPA. La CLF s’y oppose fermement et marquera sa désapprobation en se séparant officiellement du mouvement LGBT.

      http://coordinationlesbienne.org/spip.php?article372


  • Ce que l’analyse des recherches sur Google nous apprend sur la psyché humaine
    http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2017/07/11/ce-que-l-analyse-des-recherches-sur-google-nous-apprend-sur-la-psyche-humain

    Nos moteurs de recherches savent ce que nous n’osons dire à personne d’autre. Un économiste s’est penché sur les recherches Google de millions d’Américains. Tout le monde ment. A son mari, à sa femme, à ses amis, à ses parents, à soi-même. C’est ce que révèle l’analyse, conduite par un économiste américain, des recherches sur Google de millions d’Américains. Elles révèlent nos craintes les plus profondes, nos secrets, nos questions embarrassantes. Toutes les choses que nous n’osons dire qu’à notre moteur de (...)

    #Google #GoogleSearch #algorithme #discrimination #LGBT #profiling

    • oui interessant merci @nicolasm

      L’autre grand enseignement de cette analyse concerne les complexes sexuels des hommes américains. Ils font plus de recherches sur Google au sujet de leur pénis que sur n’importe quelle autre partie de leur corps. « Plus que sur leurs poumons, foie, oreilles, nez, gorge et cerveau combinés ».

      « Les hommes font plus de recherches pour savoir comment rendre leurs pénis plus gros que pour savoir comment accorder une guitare, faire une omelette ou changer une roue. »

      Une réalité d’autant plus frappante que les femmes, elles, s’en moquent plus ou moins complètement. Pour une femme faisant une recherche sur la taille du pénis de son partenaire, 170 hommes tapent une recherche sur leur propre organe.
      « Ma fille est-elle en surpoids ? »

      Google en dit long également sur les stéréotypes de genre associés aux enfants. Les parents ont 2,5 fois plus de chances de rechercher « mon fils est-il un génie » que « ma fille est-elle un génie ». Proportion inversée pour l’apparence physique, puisqu’on trouve deux fois plus de « ma fille est-elle en surpoids » que de « mon fils est-il en surpoids ». Des angoisses liées à des représentations sociales plus qu’aux réalités de l’obésité infantile : aux Etats-Unis, 28 % des filles sont en surpoids, pour 35 % des garçons. Cette disparité fille/garçon se retrouve uniformément aux Etats-Unis, quelle que soit la coloration conservatrice ou progressiste de l’Etat dans lequel les usagers se trouvent.

      #sexisme #grossophobie #mâle-alphisme

      De même, les données de recherches sur Google peuvent aider à comprendre les ressorts de la haine raciale. Certains groupes ethniques sont associés à certains adjectifs, de façon quasiment exclusive. Si « musulman » va avec « terroriste » et « réfugié », « Noir » ne va jamais avec « terroriste », mais très souvent avec « malpoli ». L’adjectif « maléfique » peut suivre « Juif », « gay », ou « musulman », mais jamais « asiatique », « chrétien », « Noir » ou « Mexicain ».

      Sans surprise, le nombre de recherches à connotation raciste dépend de l’actualité. Après la tuerie de San Bernardino, le 2 décembre 2015, lorsque les noms à consonance moyen-orientale des deux suspects sont diffusés dans la presse, les recherches associant « musulman » et « tuer » explosent. Un cinquième des recherches sur les musulmans leur associaient un message de haine avant l’attaque, elles dépassent la moitié immédiatement après.

      Le mot « nigger », une insulte raciste, apparaît dans 7 millions de recherches Google chaque année. Les recherches de « nigger jokes » sont 17 fois plus fréquentes que l’expression haineuse équivalente pour les homosexuels ou les Asiatiques (« fag jokes » ou « chink jokes »). Elles connaissent également des variations avec des pics de recherches. « Quand ? A chaque fois que les Afro-américains sont dans l’actualité », constate Seth Stephens-Davidowitz.

      #racisme #islamophobie


  • « Le jour où notre fille est devenue un garçon » - Le Temps
    https://www.letemps.ch/societe/2017/06/30/jour-fille-devenue-un-garcon
    https://assets.letemps.ch/sites/default/files/media/2017/06/30/file6vlig8tz8ns2t0isnut.jpg

    Nous avons eu une fille pendant trente ans. Désormais, cette fille est partie. Nous devons faire notre deuil et admettre que nous avons un garçon, Mialy, avec lequel nous construisons un lien, répond le père de famille. Rien ne sert de s’accrocher au passé. Ça me fait un peu bizarre quand il se promène en caleçon et exhibe ses cuisses qui ont pris du volume. Ou alors quand il est torse nu. Mais c’est la vie, je dois m’habituer. La seule chose que je demande à Mialy, qui exerce une activité artistique, c’est de ne pas se rendre en Russie ou dans certains pays d’Afrique où les gays et transsexuels sont souvent en danger. J’ai peur pour lui.


  • Le genre urbain

    Derrière la modernité des modes de vie urbains dans les pays occidentaux, l’on serait tenté de penser que la présence des #femmes dans la ville et leurs pratiques spatiales ne diffèrent finalement pas ou peu de celles des hommes ou du moins qu’elles ont accès, si elles le souhaitent, aux différentes ressources de la vie urbaine. Or de nombreuses recherches révèlent que l’on a tendance à occulter les différences de sexe dans l’espace urbain et dans l’expérience que les femmes et les hommes en font. Ainsi, cette indifférenciation n’est qu’apparente et conduit le plus souvent à reproduire les représentations dominantes et des formes de hiérarchisation. Enfin, l’approche par le genre de l’urbain ne se limite pas – loin s’en faut – à la seule question des femmes dans l’espace public, comme en témoigne la diversité des thématiques abordées dans ce dossier.
    Ce numéro des Annales de la recherche urbaine vise donc à analyser les interrelations entre le genre et l’espace urbain, prises dans leurs différentes dimensions. Un premier résultat s’impose à la lecture de ce dossier : ces interrelations sont complexes et invitent à des lectures multicausales et fines des rapports sociaux dans l’espace urbain. Qu’il s’agisse des usages de l’espace, de sa perception ou de son mode de production, l’analyse des espaces urbains au prisme du genre revêt un intérêt (heuristique et pratique) indéniable. Ceci étant, les articles dévoilent comment le genre se combine avec de multiples autres variables (classe sociale, origine ethno-raciale, type d’espace urbain, capital social et culturel, etc.), rendant vaine toute lecture univoque ou simpliste. Aussi, il s’agit d’analyser et de comprendre les rapports sociaux de sexe tels qu’ils se déploient dans l’espace urbain, mais aussi de montrer en quoi l’espace urbain participe – ou pas – à la production et à la reproduction des rapports sociaux de sexe et des normes de genre. Au-delà de la seule description des inégalités, il est question de mettre en lumière les principes et les implications idéologiques, politiques et épistémologiques de cette catégorisation. Afin de rendre compte des logiques complexes qui articulent le genre et la ville, sont analysées une multiplicité de situations et de territoires, centraux ou périphériques, en France et ailleurs (Algérie, Brésil, Colombie, Japon).

    Interroger la vulnérabilité des femmes dans l’espace urbain

    À partir d’une ethnographie visuelle conduite à Medellín, Camilo León-Quijano décrit les contraintes et les formes de contrôle formels et informels (regards, sifflements, harcèlement de rue) qui se mettent en place pour orienter et contrôler les pratiques sociospatiales des femmes dans certains lieux de la ville, notamment les espaces verts ou les transports en commun. La photographie constitue un outil efficace pour rendre compte d’une expérience qui n’est pas toujours objectivée en tant que telle et pour comprendre le rapport genré des acteurs à l’espace. Marie Gilow et Pierre Lannoy, quant à eux, montrent comment les peurs féminines prennent corps dans certains lieux de passage, comment ce sentiment d’insécurité est amplifié par certaines caractéristiques situationnelles et configurations spatiales, qui peuvent susciter des angoisses du fait des impressions sensorielles qu’elles génèrent. Selon eux, outre les agressions sexistes, réelles ou redoutées, l’interprétation que les usagères opèrent de leur environnement tant physique que social révèle aussi les représentations que les femmes ont d’elles-mêmes, et l’intériorisation de l’idée d’une vulnérabilité spécifiquement féminine. Certaines politiques de rénovation urbaine peuvent donc avoir des effets significatifs sur le sentiment de sécurité et sur les usages de l’espace. Même si l’usage féminin des espaces publics urbains reste surtout utilitaire et fonctionnel, alors que les hommes l’utilisent pour y flâner, se rencontrer entre amis et discuter, l’organisation de festivités nocturnes et le réaménagement des parcs et jardins dans plusieurs quartiers de Batna en Algérie décrits par Farida Naceur permettent une (ré)appropriation progressive de ces espaces par les femmes et le développement de nouvelles pratiques urbaines émancipatrices. Pour sa part, Marine Maurin analyse comment les femmes sans abri limitent leur insécurité la nuit en développant des ressources et des stratégies qui vont au-delà du recours aux dispositifs d’assistance. Certaines de ces tactiques dites de « la débrouille » sont communes aux hommes dans la même situation, quand d’autres relèvent d’une adaptation aux contraintes et aux dispositions auxquelles leur sexe les assigne.
    L’introduction du genre dans les études urbaines ne dispense pas d’une réflexion sur la production des catégorisations et de normes de genre et de sexualité. Comme le rappelle l’article de synthèse de Marianne Blidon, le genre n’est pas synonyme de femmes et inclut des catégories comme les gays, les lesbiennes, les queers ou les personnes trans qui troublent la congruence entre sexe, genre et sexualité et questionnent les fondements de l’hétéronormativité des espaces urbains. L’expérience de l’insulte vécue par des lesbiennes interrogées par Sarah Nicaise met en évidence la manière dont sont mobilisés dans l’espace public les principes qui structurent l’ordre du genre et des sexualités quand des femmes ont une présentation de soi qui s’écarte de la norme. Entre gestion du stigmate, évitement et résistance, elle montre quelles sont les conditions sociales d’une opposition aux harcèlements sexué et sexuel qui s’exercent dans les villes. Deux facteurs semblent déterminants : d’une part les ressources détenues et mobilisables par ces femmes homosexuelles, et d’autre part la socialisation et l’appartenance à un collectif contestataire qui met à distance la violence du stigmate et aide à se prémunir de l’infériorisation qu’il génère.
    Ces différents articles nous invitent à réfléchir au sens et aux formes de la vulnérabilité sans la penser comme allant de soi. Ils invitent aussi à déplacer le regard de celles qui subissent le harcèlement de rue, ainsi que des politiques publiques.

    Produire du genre par la socialisation à la mobilité et la conception de dispositifs spatiaux

    À partir de l’exemple de la pratique du vélo, David Sayagh met en lumière des mécanismes comme l’évitement des prises de risque physique ou la possession d’un matériel garantissant une pratique apaisée. Ils conduisent en effet à des différenciations fortes entre les adolescents et les adolescentes et surtout, ils induisent des effets dans le rapport à l’espace et à la mobilité urbaine. Cette approche par les capabilités place les processus d’incorporation de dispositions sexuées au centre de l’analyse.
    Pour autant, si la socialisation à la mobilité joue un rôle dans la différenciation des pratiques urbaines et l’appropriation de l’espace public, ce n’est pas la seule dimension. Julian Devaux et Nicolas Oppenchaim montrent ainsi, à partir d’une comparaison entre commune rurale et commune de zone urbaine sensible, le poids des appartenances sociales et l’effet du lieu de résidence chez les adolescent.es. Les ressources sociales familiales, les stratégies éducatives parentales et la trajectoire scolaire sont déterminantes chez les ruraux, quel que soit leur sexe. Les effets de la stigmatisation et l’appartenance au groupe pèsent plus fortement chez les adolescents de milieu populaire vivant en Zus, de même que la réputation s’avère plus déterminante pour les adolescentes de ces quartiers. C’est d’ailleurs souvent le cas : l’argument du genre masque des enjeux de classe.
    Marion Tillous analyse les arguments qui ont prévalu pour justifier la mise à disposition de wagons de transport dédiés aux femmes à Tokyo et à São Paulo. Dans le premier cas, au début du XXe siècle, il s’agissait d’une demande bien accueillie des classes dominantes qui souhaitaient échapper à la proximité sociale. Dans le second, au début du XXIe siècle, la demande, moins audible et plus controversée, est exprimée par des femmes issues des classes laborieuses qui subissent mobilité contrainte, exploitation économique et harcèlement récurrent. Leur voix ne porte cependant pas et les organisations représentatives sont mises à l’écart des espaces de prise de décision. Or, faire entendre sa voix est déterminant pour favoriser la mise en œuvre de dispositifs de séparation ou inversement pour refuser des formes de mise à l’écart et de ségrégation.
    À partir de l’exemple de l’organisation de la prostitution à Campinas, Diana Helene montre le rôle des économies morales et des processus de catégorisation des identités féminines dans la structuration de l’espace urbain. Ici, la concentration et la relégation en périphérie de la ville des activités prostitutionnelles visent à préserver les femmes dites respectables et les familles du stigmate de « putain ». Des femmes plus âgées contestent toutefois cette mise à l’écart et revendiquent un droit à la centralité, au prix d’une certaine discrétion et d’une défense collective de leurs droits.

    Les politiques publiques à l’épreuve du genre

    On serait tenté là aussi de penser que les politiques publiques ont évolué et donnent une place comparable aux hommes et aux femmes dans la conception des projets, leur nature et leur destination. En effet, face aux injonctions internationales, le gender mainstreaming tend à s’imposer dans la production et la gouvernance urbaines sous différentes formes. En témoignent la signature de la Charte européenne des femmes dans la cité (1990) ou celle de l’Égalité entre les femmes et les hommes dans les politiques locales (2006), la mise en place d’observatoires de l’Égalité femmes/hommes, la parité dans les instances décisionnelles, l’attention en faveur de l’emploi de noms de femmes pour l’appellation des rues, la production de statistiques sexuées, mais aussi le développement de budgets sexués afin de vérifier qui bénéficie des investissements publics, ou encore le soutien de la collectivité à des associations de femmes. Comme l’analyse l’article de Lucile Biarrotte, ces politiques publiques dédiées à l’émancipation des femmes sont le fruit d’intenses échanges d’idées et de pratiques à toutes les échelles. Leur diffusion internationale se réalise souvent à partir d’initiatives locales présentées comme exemplaires. En ébaucher une vue d’ensemble et les mettre en écho permet de mesurer le chemin qu’il reste à parcourir notamment quand ces politiques se réduisent à quelques aménagements – ouverture de crèches, amélioration de l’éclairage public, élargissement des trottoirs pour permettre le passage des poussettes, réfection des trottoirs pour faciliter la marche avec des talons, réservation de places de parking repeintes en rose pour l’occasion dans des zones commerciales… –, qui une fois réalisés permettent de considérer que la case femme étant cochée, l’on est quitte des politiques d’égalité.
    En effet, rares sont les villes qui proposent une approche intégrée de ces questions, à l’image de la ville de Vienne, qui apparaît comme précurseur et fait figure de modèle. Claire Hancock et Marylène Lieber rappellent que cette intégration repose sur cinq fondements : l’utilisation d’une terminologie et d’un langage non sexistes, la collecte et le traitement de données sexuées, la valorisation de l’égal accès aux services municipaux, l’encouragement à une participation paritaire concernant les prises de décision, et la prise en compte d’un égal traitement comme base des politiques publiques. Plusieurs auteures s’accordent pour montrer qu’un des biais de ce rattrapage est parfois de considérer le genre comme une catégorie descriptive. Elles lui reprochent aussi de le réduire à la seule catégorie « femme », catégorie qui est souvent pensée au singulier et appréhendée de manière homogène, voire réifiée ou essentialisée. Pour ces raisons, le bilan de ces politiques n’est pas toujours à la hauteur des attentes en termes d’égalité.
    Si la mixité sociale figure parmi les credo maintes fois répétés sinon explicités des politiques urbaines, la mixité entre les hommes et les femmes demeure un impensé dans bien des cas, comme le soulignent nombre de chercheurs. Dans ces conditions, on peut s’interroger sur la manière dont l’organisation spatiale telle qu’elle est produite par les politiques d’aménagement prend en compte la question du genre, et en particulier les discriminations liées au sexe ou, au contraire, contribue à « assigner » des places à chacun, sans y prendre garde. À ce propos, Élise Vinet, Cynthia Cadel et Arnaud Beal questionnent les vertus de la mixité sociale, telle qu’elle est valorisée et développée actuellement dans nombre de quartiers d’habitat social français, et ses effets en termes de rapport sociaux de sexe. Bien souvent, cela se traduit par le régime de la coprésence, ce qui ne suffit pas à la réalisation d’objectifs souvent ambitieux en matière d’interactions sociales. Il convient donc, selon eux, de ne pas jouer la carte d’une catégorie d’habitants – les femmes des milieux populaires ou les classes moyennes – au détriment d’une autre – les hommes des milieux populaires ou plus largement les classes populaires –, mais de reconnaître la légitimité de tou.te.s les habitant.e.s à occuper l’espace résidentiel. Légitimité qui inclut également les jeunes hommes perçus comme « indésirables », ou plus largement pensés comme les « causes » des problèmes (sécuritaires, égalitaires, sociaux, etc.) relatifs à l’espace public, alors même qu’ils en sont les « révélateurs ».
    L’étude ethnographique conduite sur les plages urbaines de la zone sud de Rio par Claire Brisson va dans le même sens. Elle analyse ainsi les exemples de concordance entre masculinité racialisée prescrite dans et par les médias et masculinité de protestation de certains jeunes hommes noirs issus de milieux populaires. Elle montre que ces performances de la masculinité doivent être situées – inscrites dans un lieu –, car les masculinités sont ancrées physiquement et socialement dans l’espace. Les usages urbains de la plage révèlent donc une multiplicité d’identités qui ne s’accordent pas nécessairement les unes aux autres et qui imposent de ne pas réifier des catégorisations pouvant s’avérer stigmatisantes.
    Au final, le genre est un système de bicatégorisation hiérarchisée entre les sexes (hommes/femmes) et entre les valeurs et les représentations qui leur sont associées (masculin/féminin). Le genre est donc à la fois une construction sociale, un processus relationnel et un rapport de pouvoir qui s’intrique avec d’autres. Dans ces conditions, produire une analyse au prisme du genre ne doit pas s’accompagner d’une cécité à d’autres rapports de domination enfermant ainsi dans un faux dilemme entre antiracisme et antisexisme, pour reprendre le titre de l’article de Claire Hancock et Marylène Lieber. Ce dossier nous invite par conséquent à considérer les femmes – et les hommes – dans leur diversité, sans leur assigner de rôle a priori, mais également à s’assurer qu’elles – et ils – ne sont pas instrumentalisées à l’encontre d’autres publics. Dans cette perspective, la prise en compte du genre et son intégration aux politiques publiques devient un levier d’action qui peut rendre effectif le droit à la ville.

    Virginie Bathellier, Marianne Blidon,
    Marie-Flore Mattei, Bertrand Vallet
    Sommaire

    Marianne Blidon : Genre et ville, une réflexion à poursuivre

    Claire Hancock, Marylène Lieber : Refuser le faux dilemme entre antisexisme et antiracisme
    Penser la #ville_inclusive

    Lucile Biarrotte : Féminismes et aménagement : influences et ambiguïtés
    La diffusion internationale d’initiatives d’urbanisme dédiées à l’#émancipation
    des femmes

    Marie Gilow et Pierre Lannoy : L’#anxiété urbaine et ses espaces
    Expériences de femmes bruxelloises

    Julian Devaux et Nicolas Oppenchaim : La socialisation à la #mobilité n’est-elle qu’une question de genre ?
    L’exemple des adolescents de catégories populaires du rural et de zones urbaines sensibles

    Élise Vinet, Cynthia Cadel et Arnaud Beal : Ressentis stigmatiques et résistances de certains jeunes #hommes « indésirables »

    Sarah Nicaise : #Stigmatisation et pratiques urbaines
    Une expérience partagée par des femmes homosexuelles dans les espaces publics

    Marion Tillous : Des #voitures de #métro pour les femmes
    De #Tokyo à #São_Paulo, enjeux et controverses d’un #espace_réservé

    Claire Brisson : Masculinité(s) noire(s)
    Géographies d’un stigmate sur la #plage d’#Ipanema

    Farida Naceur : Des femmes dans l’#espace_public
    #Places et #jardins à #Batna

    Camilo León-Quijano : Une ethnographie visuelle du genre à #Medellín
    #Photographie et #pratiques_urbaines

    David Sayagh : Construction sociospatiale de capabilités sexuées aux pratiques urbaines du #vélo

    Marine Maurin : Femmes #sans-abri : vivre la ville la #nuit
    Représentations et pratiques

    Diana Helene : L’invention du #Jardim_Itatinga et la #ségrégation urbaine de la #prostitution

    http://www.annalesdelarechercheurbaine.fr/IMG/rubon91.jpg?1498148639#.jpg
    http://www.annalesdelarechercheurbaine.fr/le-genre-urbain-r91.html
    #revue #genre #villes #urban_matter #aménagement_du_territoire #urbanisme #homosexualité #LGBT #féminisme


  • Designating ‘Vulnerability’: The asylum claims of women and sexual minorities

    The Refugee Convention was not designed with the persecution of women and sexual minorities in mind. But times change and today most would agree that women at risk of Female Genital Mutilation and LGBT people threatened with the death penalty in their countries of origin should be granted asylum. The problem is these individuals do not obviously fit the Convention definition of a refugee based on persecution due to race, religion, nationality or political opinion, leaving identification as members of a ‘particular social group’ the only option available. Advocates then struggle to define the parameters of that group. Is it as broad as women in Pakistan or as narrow as gay men who frequent a certain park in the centre of Tirana?

    https://rli.blogs.sas.ac.uk/2017/06/19/designating-vulnerability-the-asylum-claims-of-women-and-sexual-min
    #vulnérabilité #genre #minorité_sexuelles #LGBT #homosexualité #asile #migrations #réfugiés #mutilations_génitales #femmes



  • #LGBT, chinois.e.s et connecté.e.s
    http://www.laviedesidees.fr/LGBT-chinois-e-s-et-connecte-e-s.html

    Apparu dans les années 1990, le mouvement LGBT chinois continue d’avancer, malgré l’hostilité accrue de la nouvelle équipe au pouvoir à l’endroit des organisations non gouvernementales. Ce succès relatif est en partie dû à l’utilisation innovante d’Internet par les acteurs du mouvement.

    Essais & débats

    / LGBT, #internet, #droits_de_l'homme, #mobilisation

    #Essais_&_débats


  • Les dernières « #vierges_jurées »

    Dans les montagnes d’#Albanie du Nord disparaît une tradition unique. En faisant vœu de #célibat, des #femmes deviennent des hommes. Rencontre avec les dernières d’entre elles.

    http://files.newsnetz.ch/story/2/9/4/29403098/9/topelement.jpg
    http://www.tdg.ch/vivre/societe/Les-vierges-jurees-elles-ont-change-de-sexe-sur-serment/story/29403098
    #trans #LGBT #serment #genre #Kanun #montagne #Burrneshë
    via @albertocampiphoto

    • Bizarre, la photo qui illustre l’article ne s’affiche pas, c’est une autre (la même qu’en haut).

      En Albanie, le Kanun, code traditionnel, concède que le fait d’enfiler le pantalon permet de devenir définitivement des hommes aux yeux de la société. C’est une anomalie, souvent incomprise, de l’histoire. Dans le système patriarcal des montagnes de l’Albanie du Nord, où le climat et la vie sont durs, ce choix reste la seule porte de sortie pour les femmes au caractère fort. « J’ai décidé de devenir un homme pour briser le tabou et lutter, à ma manière, contre l’oppression des femmes. J’en suis sortie victorieuse », insiste Lali en agitant son doigt avec autorité, en en appelant à la lignée des héroïnes de l’histoire nationale. Forte de son choix, elle donne sa parole. « J’ai prêté serment la main sur le cœur, puis le barbier de mon père m’a coupé les cheveux. »

    • Oui, c’est assez ambigu.

      « J’ai décidé de devenir un homme pour briser le tabou et lutter, à ma manière, contre l’oppression des femmes. J’en suis sortie victorieuse »

      C’est à la fois une femme qui arrive à sortir des rôles sociaux de sexe... mais qui y laisse les autres ! Si le genre en sort renforcé, avec en plus la « responsabilité » donnée à chacune de s’en sortir individuellement (ben tu vois qu’on peut le faire), c’est une libération très ambiguë, à la « chacune sa gueule ». Mais j’ose espérer que ces exemples ont donné du courage aux autres, celles qui restaient dedans...

    • J’avoue que je suis aussi restée pantoise de l’alternative …

      « J’étais une belle jeune femme, mais en tant que telle, je n’avais aucun droit. Alors, je me suis libérée. Je suis devenue un homme. »

      #Albanie #Kanun
      avez-vous entendu parler de la dette de sang du Kanun ? si c’est le même genre de principe qui régit la vie des femmes, ça ne doit pas être simple.

      Arf, d’ailleurs les 2 sont parfois liés dans le Canon, la femme devient un homme pour pouvoir régler la dette de sang, ou parce que la famille a

      honte à ne pas avoir un homme de la maison

      http://antisophiste.blogspot.fr/2008/09/sworn-virgins-of-albania.html

      La tradition du Serment des Vierges remonte au Canon de Dukagjini Leke, un code de conduite transmis oralement parmi les clans du nord de l’Albanie pendant plus de 500 ans. Dans le cadre du Canon, le rôle d’une femme est sévèrement circonscrit : elle doit s’occuper des enfants et de la maison. La vie d’une femme vaut la moitié de celle d’un homme, mais la valeur d’une vierge est la même : 12 bœufs.

      L’institution du Serment des Vierges est née de la nécessité sociale dans une société paysanne en proie à la guerre et la mort. Quand le patriarche de la famille mourrait sans héritier male, les femmes non mariées de la famille se retrouvaient seules et impuissantes. En prêtant serment, une femme pouvait assurer le rôle du chef de famille, porter une arme, devenir propriétaire d’une terre, d’un troupeau, d’une maison, et se déplacer librement. De ce jour, elle s’habillait en homme et passait son temps en compagnie d’autres hommes, tout en conservant généralement son prénom. Personne ne se moquait d’elle, au contraire, elle était parfaitement acceptée et respectée dans la vie publique. Outre la nécessité, certaines ont pu y voir aussi un moyen d’affirmer leur autonomie, ou d’éviter un mariage arrangé. (…)

    • Ouais, là comme ça, ça parait renforcer le genre, mais plus encore le genre masculin. Si tu es forte avec du caractère tu dois disparaitre telle que tu étais, et réapparaitre sous forme d’homme et seuls les hommes doivent être comme ça. Une femme ne doit ni être forte ni avoir du pouvoir. Après ça en « sauve » quelques unes, oui… mais ça ne change rien pour celles qui restent « femmes » (enfin bon ça ne l’a jamais prétendu et c’est dans une société très patriarcale).

    • "Après ça en « sauve » quelques unes, oui…"
      Ca me semble impropre de parler des Burrneshë au féminin, ce sont des hommes.
      Ca ne sauve aucune femme car elles ne sont plus des "unes" mais des "uns" du coup ca ne sauve que le patriarcat et les hommes (cis et trans).

      Ca sauve le patriarcat de l’existence des femmes de caractère qui sont tuées symboliquement par cette tradition. Ca sauve le patriarcat de sa propre stupidité létal en réinjectant des hommes dans le jeu de mort que pratique les hommes (cf dette de sang). Ca sauve le patriarcat de toute autonomie des femmes car les femmes ne peuvent pas être libre et doivent etre mises sous la coupe d’un homme, qu’il soit cis ou trans.
      Ca sauve seulement un individu (masculin au final) en le faisant passé de dominée à dominant.

    • C’est un exemple qui me rappelle des débats qui ont lieu dans les sphères féministes et LGBT, me semble-t-il : est-ce que ce qui est subversif, c’est de travailler individuellement son genre et de cultiver des identités non-binaires ou bien de faire en sorte que le sexe ne soit plus associé à des rôles sociaux aussi marqués ? C’est intéressant d’explorer les identités marginales, ici celles des Burrneshë, pour prouver que les caractères « masculins » ne sont pas liés à une ou deux testicules mais à des rôles sociaux. Mais si ça finit dans la création d’un monde à part, les pauvres meufs d’un côté et les mecs pas déconstruits de l’autre et au milieu une classe de personnes qui travaillent à fond leur identité de genre (au point qu’elles n’ont plus d’activités militantes tournées vers la diffusion de leurs questionnements), c’est seulement une démission aristocratique. Autant c’est excitant, autant c’est stérile. Se sauver seul·e de rôles aussi toxiques n’a pas grand sens et j’ai l’impression que c’est ce qui s’appelle « remettre en question le genre » aujourd’hui.

    • Se sauvé seul au prix de renforcé le patriarcat c’est pas vraiment etre sauvé. Et devenir oppresseur en niant son identité je trouve pas ca très sauvant.

      Ca serait comme un·e ouvrier·ère vendu au patronat contre une promotion. Genre lea délégué·e syndicale qui entre dans l’équipe dirigeante et abandonne sa place de syndicaliste. Ille est « sauvé·e » individuellement mais illes aura renforcé·e l’oppression. Je peu comprendre mais c’est pas pour ca que je trouve le truc défendable politiquement.

    • Non non bien sûr mais c’était pour répondre à « n’a pas grand sens » : j’imagine que pour des personnes piégées dans une situation vraiment insupportable, ça en a, même si de fait c’est pas très intéressant politiquement.

    • Au niveau individuel je comprend ce que tu veux dire, et je ne condamne pas les Burrneshë en tant que personne. Par contre le système des Burrneshë je ne voie pas ca d’un bon œil.
      Ca me fait pensé que le mot #cismisogynie pourrait être utile pour définir certains aspects de cette pratique.


  • LGBTI | Entre invisibilité et vulnérabilité
    https://asile.ch/2017/06/14/lgbti-entre-invisibilite-vulnerabilite

    https://asile.ch/wp/wp-content/uploads/2017/06/lgbti.jpg

    De plus en plus de personnes LGBTI (lesbiennes, gays, bisexuel-le-s, transgenres, intersexes) fuient leur pays pour chercher protection ailleurs, notamment en Europe, où les droits des “minorités sexuelles” sont relativement mieux reconnus et protégés. On estime que ces demandes d’asile pour motifs d’orientation sexuelle et/ou d’identité de genre (OSIG) représentent aujourd’hui environ 5% des demandes […]


  • LGBTQ Refugee Rights Group Steals Artwork from Documenta in Athens

    In an act of protest against the German biennial, the group Lgbtqi+ Refugees in Greece has rock-napped Roger Bernat’s sculptural replica of an ancient monolith.

    The group then issued a statement saying that it condemns “the ‘fetishization’ of refugees and disparages the use of vast resources on the high-profile arts event, while the hundreds of thousands of refugees languish invisibly in Greece and across Europe.” Members dubbed their brazen act, “Between a rock and a hard place,” and christened it with a counter-title to the festival: “Rockumenta 14.” They added that they have no intention of returning Bernat’s stone.

    + le commentaire de Natalia:

    At l(e)ast, something disobentient in its subversive form

    #Rockumenta #documenta #LGBT #réfugiés #Grèce #art

    https://hyperallergic.com/382407/lgbtq-refugee-rights-group-steals-artwork-from-documenta-in-athens


  • ’I’ve Lost My Hope’: What It’s Like Seeking Asylum When You’re #LGBT

    If you’re facing discrimination in your own country, you’re legally entitled to seek asylum somewhere safe. But for many LGBT asylum seekers, this is only the beginning of a new struggle.

    https://pbs.twimg.com/media/DBPDHnnXYAAiXm6.jpg
    https://broadly.vice.com/en_us/article/ive-lost-my-hope-what-its-like-seeking-asylum-when-youre-lgbt
    #asile #réfugiés #migrations #homosexualité #UK #Angleterre #détention_administrative #rétention


  • Indonesia: Police Raids Foster Anti-Gay Hysteria

    (New York) – Indonesia’s national police force should immediately investigate recent raids by local law enforcement on gatherings of gay men, Human Rights Watch said today in a letter to national police chief Gen. Tito Karnavian. Indonesia’s police leadership should commit to ending the targeting of sexual minorities and uphold their obligation to protect everyone’s basic rights without discrimination.

    https://www.hrw.org/news/2017/06/02/indonesia-police-raids-foster-anti-gay-hysteria
    #Indonésie #LGBT #homosexualité #homophobie


  • Êtres à part

    On les appelle #Massissi, #Madivin, #Makomè, #Miks… Ils sont là depuis toujours, depuis toujours ils se cachent, rejetés par cette société qui est la leur. Depuis cinq ans, ils ont une voix. Mais cette voix leur coûte cher. Massissi et Madivin : haïtiens pour le pire, mais pas pour le meilleur.

    http://www.jetdencre.ch/wp-content/uploads/2017/05/haiti_lgbt_flags.jpg
    http://www.jetdencre.ch/etres-a-part

    #Haïti #LGBT #homosexualité #homophobie


  • Après 120 BPM, épargnez-nous vos louanges | Didier Lestrade
    http://www.liberation.fr/debats/2017/05/30/apres-120-bpm-epargnez-nous-vos-louanges_1573285

    Ne vous trompez pas, notre engagement associatif nous a mis au ban de la société. Nous sommes marginalisés précisément parce que nos années de travail n’ont pas été récompensées. L’Etat et les gays haut placés n’ont rien fait pour nous, absolument rien. Personne n’a reçu de médaille à Act Up. Si on nous avait demandé, il y a dix ans, de coordonner le Centre d’archives LGBT, il serait déjà ouvert. C’est précisément parce que nous avons prouvé que nous savions faire les choses que nous avons été mis au placard. La mémoire est un enjeu politique.


  • Flores de otoño: vivere l’omosessualità durante la terza età

    Ho incontrato #Hanna_Jarzabek, fotografa polacca, in un tranquillo bar di Barcellona per parlare di uno dei suoi ultimi progetti, #Flores_de_Otoño (Fiori d’autunno), un fotoreportage con una versione multimediale che ha l’obiettivo di esplorare un tema molto interessante di cui, però, si parla poco: come viene vissuta l’omosessualità durante la terza età. Durante la nostra lunga chiacchierata, Hanna mi ha raccontato cosa abbia significato attraversare ­– con lo sguardo e con la parola – la vita delle persone che ha ritratto, perennemente in bilico tra invisibilità e segregazione.

    http://wots.eu/files/2017/05/Pako_II_118.jpg
    http://wots.eu/2017/05/30/flores-de-otono-vivere-omossualita-durante-terza-eta
    #photographie

    #homosexualité #LGBT #troisième_âge #personnes_âgées

    cc @albertocampiphoto