• Variole du singe : nouveau prétexte à l’homophobie ?
    https://www.lemediatv.fr/emissions/2022/variole-du-singe-nouveau-pretexte-a-lhomophobie-GhRRkWJVT8e6gHz_WurKzA

    Le 13 juillet 2022, 908 cas porteurs de la Variole du singe étaient recensés en France. Parmi eux, 98% des porteurs du virus sont des hommes ayant eu des relations sexuelles avec des hommes. Un constat qui renforce les propos homophobes.

    #LGBTQIA+

  • Ubisoft responds to legislation targeting women and LGBTQ Americans
    https://www.gamedeveloper.com/culture/ubisoft-responds-to-legislation-targeting-women-and-lgbtq-americans

    Ubisoft is promising support for employees, but has muted criticism for legislators.

    Ubisoft has sent out a letter to employees acknowledging the dueling legislative trends of anti-abortion laws and anti-LGBTQ laws in the United States of America. In the letter (shared via a company blog post), chief people officer Anika Grant and vice president of global diversity and inclusion acknowledged the impact these laws may have employees, and promised support from the company for employees to “have access to the quality healthcare that you need.”

    Ubisoft Support For Women And LGBTQ+ Communities
    https://news.ubisoft.com/en-us/article/7DjJ7wOmfs3sryPaL8dLCa/ubisoft-support-for-women-and-lgbtq-communities

    Raashi and I are reaching out today because we’ve heard that some of you are deeply concerned by recent State legislation that affects the LGBTQ+ community and by the potential ramifications an upcoming US Supreme Court ruling could have on women as well as trans and non-binary people. We also heard that you wanted Ubisoft to be more active and vocal in our support of these groups.

    On behalf of Yves and all of Ubisoft’s leadership team, we want to be clear: at Ubisoft, we believe that women’s rights are human rights, trans rights are human rights, and equal rights for all are essential to creating a world where everyone can be their authentic selves and thrive.

    As always, our priority is the health, safety, and well-being of our teams. We are continuing to review our benefits packages for US employees to ensure you and your family will have access to the quality healthcare you need, regardless of where in the US you live. In addition, we are examining what other resources we can bring to bear to support our women and LGBTQ+ team members in the US who could be most directly affected.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #ubisoft #ressources_humaines #lgbtq #avortement #féminisme #roe_v_wade #justice #législation #anika_grant #raashi_sikka #yves_guillemot #politique #assurance_santé #ea #electronic_arts #bungie #arenanet #certain_affinity #outerloop_games

  • EA Reveals Why It Won’t Speak Out To Defend Abortion Rights
    https://kotaku.com/ea-roe-v-wade-abortion-trans-rights-fifa-apex-legends-1848977494

    Electronic Arts won’t be joining some other big game studios in publicly supporting abortion and transgender rights, Kotaku has learned. Asked about it during a May 24 company-wide town hall meeting, the gaming publisher told staff it couldn’t take a stance on every public issue and that “being an inclusive company means being inclusive of all those points of view.”

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #ea #electronic_arts #politique #roe_v_wade #ressources_humaines #assurance_santé #avortement #mala_singh #microsoft #lacey_haines #jeu_vidéo_destiny_2 #bungie #jeu_vidéo_halo_infinity #certain_affinity #jim_ryan #playstation #sony #jeu_vidéo_spider-man #insomniac_games #black_lives_matters #george_floyd #gearbox_entertainment #greg_abbott #lgbtq

  • The Return of Lavender Country, Queer Country Pioneers | #Bandcamp_Daily
    https://daily.bandcamp.com/features/lavender-country-blackberry-rose-interview

    Nearly 50 years ago, a queer, Marxist country band out of Seattle released one of the rawest and most revolutionary records of its era or any other. Lavender Country’s eponymous 1973 debut is the earliest known album solely devoted to reflecting gay and lesbian lives in wake of Stonewall. Self-released and distributed almost exclusively through mail order because no retail outfits besides a few underground gay bookstores would dare carry it, Lavender Country sold out its 1000-copy pressing and then vanished from history. In the early ’10s, “Cryin’ These Cocksucking Tears” resurfaced on YouTube, prompting the album’s 2014 reissue on Paradise of Bachelors—and now Don GIovanni Records has released Blackberry Rose, a similarly bold sequel almost 40 years in the making.

    https://lavendercountry.bandcamp.com/track/blackberry-rose


    KRAB-FM Lesbian-Feminist Radio Program recordings, 1971-1982
    https://archiveswest.orbiscascade.org/ark:/80444/xv69396
    #lgbtq #musique #archives

  • Première : le musée des Beaux-Arts de Gand lance une visite guidée LGBTQ+ Anne François, Belga
    https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2022/02/08/premiere-le-musee-des-beaux-arts-de-gand-lance-une-visite-guid

    Le musée des Beaux-Arts de Gand (MSK) a lancé lundi une visite guidée sur le thème de l’orientation sexuelle LGBTQ+. Cette nouveauté invite les visiteurs à découvrir l’histoire méconnue de douze œuvres et questionne, notamment, la représentation du genre à travers les époques. Il s’agit, selon le MSK, de la première initiative de ce type dans un musée des Beaux-Arts en Belgique. Elle a déjà été menée dans d’autres pays voisins.

    L’objectif de la visite guidée est d’inciter les visiteurs, quel que soit leur genre ou leur orientation sexuelle, à réfléchir à des thèmes auxquels ils n’auraient peut-être jamais pensé lors de leurs visites précédentes. La visite peut également être une façon pédagogique d’aborder différentes thématiques avec des groupes scolaires.

    Les visiteurs peuvent notamment admirer un tableau de famille du 17e siècle de la main de Cornelis De Vos (photo) sur lequel les jeunes garçons portent des robes longues, ainsi qu’une œuvre représentant la transformation d’Hermaphrodite, un dieu grec représenté comme une figure féminine possédant des organes génitaux masculins.

    La collection du musée contient également un vieux portrait d’un « homme ayant eu une relation avec un autre homme ». « Pour certaines œuvres, on voit immédiatement que le thème fait allusion au thème de la visite guidée, pour d’autres une explication est nécessaire afin de voir comment l’artiste a abordé le thème des genres de façon subtile ou explicite il y a des siècles », indiquait Bart Ooghe du MSK.

    Cette visite guidée a été inspirée par des initiatives menées précédemment au Victoria & Albert Museum à Londres et au Amsterdam Museum, où elles rencontrent beaucoup de succès. Le MSK considère l’inclusion de la communauté LGBTQ+ comme une étape importante dans la recherche de nouvelles perspectives permettant d’enrichir et d’actualiser les collections.

    La visite guidée sera amenée à évoluer au fil du temps et d’autres œuvres pourraient être présentées à l’avenir. A long terme, le MSK veut inclure une information permanente sur le thème LGTBQ+ pour une série de ses œuvres.

    La collection du Musée des Beaux-Arts de Gand est accessible en permanence, mais pour la visite guidée LGTBQ+ il faut réserver. La première d’entre elle est prévue pour samedi 12 février.

    #lgbt #lgbtq #lgbtq+ #genre #queer #lgbtq+ #pinkwashing #mode

  • Sexe et identité - Au-delà de la binarité

    https://www.youtube.com/watch?v=KzuZXYF24-0

    Que signifie être une femme, être un homme ? Est-ce une réalité chromosomique, hormonale ou une identité sociale définie par l’individu ? Les jeunes adultes sont de plus en plus nombreux à rejeter l’opposition binaire dictée par le sexe biologique pour embrasser des identités diverses, allant de la fluidité de genre à la transidentité.

    Un changement de paradigme qui peut laisser perplexes les profanes, et qui suscite la défiance de certains groupes conservateurs pour lesquels la différence des sexes doit rester au fondement de nos sociétés. Ce sujet vertigineux et politiquement sensible soulève une myriade de questions auxquelles tentent de répondre les sciences naturelles et sociales. Si certains chercheurs parlent désormais du sexe biologique comme d’un continuum, d’autres soulignent l’importance de la socialisation dans le renforcement des rôles de genre. D’autres encore s’interrogent sur la pertinence de catégories rigides : en termes de comportements ou de préférences, les variations entre individus l’emportent bien souvent sur les différences entre les sexes… Ce documentaire éclaire avec pédagogie une problématique aux ramifications complexes, notamment au travers de précieux témoignages de personnes transgenres.

    Mind Map (min. 11)

    https://www.arte.tv/fr/videos/089057-000-A/sexe-et-identite-au-dela-de-la-binarite

    #gender #transgender #sex #binary_system #wo/men #fe/male #arte #film #documentary #queer #LGBT #LGBTQIA+ #heteronormativity #cistem

  • Dans le Rhône, une enseignante interdite de cours en raison d’un masque arc-en-ciel (Libération)
    https://www.liberation.fr/societe/dans-le-rhone-une-enseignante-interdite-de-cours-en-raison-dun-masque-arc

    Empêchée de prendre sa classe par la proviseure, incitée à quitter l’Éducation Nationale par les services du Rectorat.

    Le 11 mai, un entretien de près de deux heures a réuni au rectorat l’enseignante convoquée, un représentant du syndicat SUD éducation, deux responsables des ressources humaines du rectorat et le référent académique « Valeurs de la République ». « On m’a dit que ce masque n’était qu’une provocation, qu’on ne pouvait pas m’interdire de retourner avec au lycée mais qu’on me conseillait très vivement de ne pas le mettre pour le bien de l’établissement, retrace la professeure de lettres. Ce conseil de ne pas faire de vagues, ce n’est pas le service public dans lequel je me reconnais. »

    Elle reste marquée par le vocabulaire employé par ses interlocuteurs : « Le référent académique m’a dit que ce symbole pouvait inciter mes élèves à certaines pratiques, à prôner une certaine sexualité, s’étonne encore la prof. Il a également employé le terme d’« obédience » pour parler de l’appartenance à la communauté LGBTQI. C’est terrible d’associer un drapeau qui représente l’égalité de la diversité des sexualités avec ce terme. »

    Bien sûr, officiellement, le Rectorat dément #PasDeVagues

    #éducation #lycée #LGBTQI-phobie

  • Le port de symboles militants est désormais assimilé au port ostentatoire de signes religieux. Ite, missa laica est ...

    Chronique d’une #fascisation ordinaire : l’enseignante a failli jouer sa carrière pour un symbole militant de couleur arc-en-ciel

    Dans le Rhône, une enseignante interdite de cours en raison d’un masque arc-en-ciel – Libération
    https://www.liberation.fr/societe/dans-le-rhone-une-enseignante-interdite-de-cours-en-raison-dun-masque-arc

    Il était bien homologué mais ce sont ses couleurs qui n’ont pas plu à la proviseure du lycée Germaine-Tillion, à Sain-Bel (Rhône). Le 3 mai, cette cheffe d’établissement a interdit à l’une de ses enseignantes, professeure de lettres classiques, de porter un masque en tissu figurant un arc-en-ciel. Six bandes horizontales, symboles de la lutte contre les discriminations subies par les personnes #LGBTQI. Dans un courrier consulté par Libération, la proviseure, jugeant le port de ce masque « non réglementaire », s’est justifiée auprès de l’enseignante : « Je vous ai rappelé que vous deviez respecter, en tant que fonctionnaire, le principe de neutralité dans l’exercice de vos fonctions et que si vous n’ôtiez pas votre masque, je vous demandais effectivement de ne pas prendre vos classes. »

    L’hypocrisie en mode #pas_de_vague a encore de beaux jours devant elle à l’#éducation_nationale

    #petit·es_chef·fes #discriminations #neutralité (mon cul) #national_républicanisme

  • CFP: Queer(ing) urban planning and municipal governance

    "Despite a decade of research, LGBTQ+ urban planning issues have yet to be ‘mainstreamed’ and evenly integrated into the everyday work of municipal governance. Through theoretical reflection and methodological innovation, this special issue critically scales up the existing LGBTQ+ urban planning scholarship from neighbourhoods to city-regions and empirically extends research frameworks to surface the messy materialities of municipal governance for sexual and gender non-normative subjects. This collection builds on a legacy of queer planning scholarship that both questions the heteronormative assumptions foundational within urban planning texts and practices (Forsyth, 2001; Frisch, 2002) and addresses the need for inclusive queer spaces (Doan, 2011; 2015). Beyond the empirical particularities of gayborhoods and their institutions, this special issue engages with municipal governance by focusing on plans and policies that address LGBTQ+ needs for infrastructure provision, social services and community facilities access, housing and economic development, community-event financing, public safety, social inclusion, and civic participation.

    This special issue invites critical interdisciplinary engagement with the following questions within three thematic areas:

    1) Socio-spatial regulation
    > How have bylaws, licenses, zoning, and plans regulated LGBTQ+ lives in cities and suburbs within and beyond gayborhoods?
    > How have families, gender, and sexuality been normatively constructed in community development plans and housing policies?
    > How have urban redevelopment priorities and/or policing strategies (re)produced LGBTQ+ exclusions in public spaces?
    2) Queering plans and policies
    > Where does LGBTQ+ knowledge, networks, and less commodifiable lived experiences fit into social inclusion policies or community plans or municipal agendas for creative, livable, digital, and sustainable cities?
    > To what extent do queer and transgender competencies inform muncipal urban planning and policymaking?
    > What conflicts, impediments, and contradictions are found in municipal urban planning and policymaking responses to queering planning?
    3) Governance coalitions and activisms
    > How do LGBTQ+ activists rework and resist municipal logics to build community resilience?
    > When does LGBTQ+-inclusivity exceed social planning to engage with an (in)visibility politics that may impact upon the tangible materialities of infrastructure?
    > What tensions, disconnects, and misrecognitions are generated through the integration of LGBTQ+ and QTBIPOC activists into local participatory urban planning processes and planning discourses?
    The special issue guest editors Alison Bain and Julie Podmore welcome titles and abstracts (approximately 300 words) for papers based on original research results that have not been published elsewhere of a maximum length of 6,000 words (including title, abstract, tables, figures, and references list). Please note that during the revisions stage, authors may extend the article length to a maximum of 8,000 words to address the reviewers and editors’ comments (Instructions for Authors). The deadline for submitting abstracts is May 31, 2021, with confirmation of participation by the end of June 2021. Authors will be required to submit manuscripts for preliminary review by the guest editors by December 1, 2021, with submission to the journal for peer-review by January 31, 2022.

    Urban Planning is an open-source peer-reviewed journal indexed in the Web of Science-ESCI and Scopus (CiteScore: 2.9), that ensures permanent and universal free readership access to articles worldwide. The cost of production and full access are offset by a research article processing charge of €900 (plus VAT if applicable) except in the case of scholars working at an institution that has joined Cogitatio’s Institutional Membership Program (Institutional Members). Authors who demonstrate financial need and cannot afford the article processing charge can apply for a waiver during the initial article submission process (Publication Fees).

    For all inquiries and submissions please contact the guest editors Alison Bain (abain@yorku.ca) and Julie Podmore (jpodmore@johnabbott.qc.ca).

    Julie Podmore, PhD
    College Professor & Chair, Geosciences, John Abbott College
    Affiliate Assistant Professor, Geography, Planning and Environment, Concordia University

    John Abbott College
    21275 Lakeshore Road
    Ste-Anne-de-Bellevue, QC Canada
    H9X 3L9
    (514) 457-6610 x5496
    jpodmore@johnabbott.qc.ca❞

    #CfP #queer #urban_planning #ville #LGBTQ

  • Fehlender Schutz für Schwarze lesbische Geflüchtete
    #Mengia_Tschalaer

    NGO-Zahlen deuten darauf hin, dass in Bayern etwa 95 Prozent der Asylanträge, die von Schwarzen lesbischen Frauen gestellt werden, beim Bundesamt für Migration und Flüchtlinge (BAMF) erst einmal eine Ablehnung erfahren.

    Dies steht im Gegensatz zu der allgemeinen Ablehnungsrate von schwulen Männern von 50 Prozent und der von heterosexuellen Frauen von etwa 30 Prozent. Obwohl die Zahlen zu LSBTI-Asylanträgen nur eine Schätzung sind, weil das BAMF Asylfälle von LSBTI nicht gesondert erfasst, scheinen diese jedoch zu zeigen, dass lesbische Asylsuchende auf der Suche nach Flüchtlingsschutz in Deutschland besonderen Herausforderungen gegenüberstehen.
    Frauen und Kinder gelten als besonders schutzbedürftig

    Dies gilt insbesondere für Schwarze lesbische Frauen afrikanischer Herkunft, welche oft Formen von LSBTIQ-Feindlichkeit wie soziale Ächtung, Rassismus und (sexuelle) Gewalt erfahren.

    In Übereinstimmung mit einer kürzlich erlassenen EU-Richtlinie erkennt Deutschland Menschenrechtsverletzungen aufgrund der sexuellen Ausrichtung und der Geschlechtsidentität als Asylgrund an. Darüber hinaus erkennt Deutschland mit der Ratifizierung der Istanbuler Konvention von 2011, dass geschlechtsspezifische Gewalt eine Verfolgung darstellen kann und daher Flüchtlingsschutz gewährleistet werden soll. Tatsächlich werden Frauen und Kinder zusammen mit den Opfern von Sexhandel als die schutzbedürftigsten und am stärksten gefährdeten Personen im europäischen Asylsystem betrachtet.

    Wie die 2019 Statistik des Bundesamtes für Migration und Flüchtlinge zeigt, haben in Deutschland über 50 Prozent der heterosexuellen Frauen erfolgreich den Flüchtlingsstatus als Opfer geschlechtsspezifischer Verfolgung (Zwangsheirat, FGM, Ehrenmord, Vergewaltigung, häusliche Gewalt oder Zwangsprostitution) erlangt. Lesbische Geflüchtete kämpfen jedoch darum, erlebte Gewalt und Menschenrechtsverletzungen für den Flüchtlingsschutz geltend zu machen.

    [Wer mehr über queere Themen erfahren will: Der Tagesspiegel-Newsletter Queerspiegel erscheint monatlich, immer am dritten Donnerstag. Hier kostenlos anmelden: queer.tagesspiegel.de]

    Ein Beispiel dafür ist Hope, eine lesbische Frau aus Uganda deren Asylfolgeverfahren zurzeit in Bayern läuft. In mehreren Gesprächen erzählt sie ihre Geschichte. Sie war 15 Jahre alt, als sie ihre erste sexuelle Begegnung mit einer Frau hatte. Zwei Jahre später verheiratete ihr Vater sie gegen ihren Willen mit einem Freund - einem älteren Mann mit mehreren Frauen -, um ihre sexuelle Orientierung zu „korrigieren“.

    Nach etwa einem Jahr verließ Hope die missbräuchliche Ehe, die dazu geführt hatte, dass sie infolge körperlicher Gewalt zwei Mal schwanger wurde und die Babys verlor. Sie überzeugte ihren Vater, sie an studieren zu lassen. Dort lernte sie eine Frau kennen, mit der sie fast zehn Jahre lang in einer Beziehung lebte. Angesichts der sich rasant verschärfenden politische Lage für queere Menschen in Uganda, war das Paar sehr vorsichtig und hielt seine Beziehung geheim.
    In den Fängen von Menschenhändlern

    Die Nachbarn schöpften über die Jahre jedoch Verdacht und 2017 wurde Hopes Wohnung von einem Mob durchsucht. Dabei erlitt ihre Partnerin so schwere Verletzungen, dass sie ins Krankenhaus behandelt werden musste. Hope verbrachte eine Woche in Polizeigewahrsam. Kurz nach ihrer Entlassung entschloss sie sich zur Flucht aus Angst vor weiteren sozialen Repressalien und staatlicher Verfolgung.

    Mit der Unterstützung ihrer Mutter arrangierte Hope eine Flugreise nach Italien über ein lokales Reisebüro. Bei ihrer Ankunft in Italien stellt sich jedoch heraus, dass die Agentin dieses „Reisebüros“ Mitglied eines Menschenhandelsrings war. Hope wurde Opfer von Sexhandel. Während eines Monats bediente Hope etwa fünf Kunden pro Tag. Dann verhalf ihr ein „Stammkunde“ zur Ausreise nach Deutschland, wo sie im Februar 2018 Asyl beantragte.

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    Im August 2018 wies das BAMF ihren Asylantrag mit der Begründung zurück, dass ihre Darstellung von Homosexualität, Trauma und Schmerz nicht glaubwürdig seien. Das BAMF rechtfertigt die Entscheidung damit dass Hopes Anspruch auf Schutzgewährung nicht im engeren Sinne unter den Flüchtlingsbegriff der Genfer Flüchtlingskonvention von 1951 fällt, weil „sie keine begründete Furcht vor Verfolgung nennen konnte“.

    Dass Hope jedoch einer Zwangsheirat und Vergewaltigung in der Ehe, häuslicher Gewalt und Sexhandel ausgesetzt war – Menschenrechtsverletzungen welche in direktem Zusammenhang mit ihrer sexuellen Orientierung stehen -, wurde in der Entscheidung völlig übersehen. Diese Gewalt wurden entweder als nicht direkt mit ihrem LSBTI-Asylantrag verbunden oder einfach als nicht glaubwürdig eingestuft. Dies beinhaltet auch den Sex-Trafficking-Vorfall.
    Sichtbarkeit würde Lesben in Uganda in Gefahr bringen

    Darüber hinaus stellte der Entscheider die Sexualität von Hope aufgrund des Mangels an (sichtbarem) Sex in Frage. Es schien ihm unglaubhaft, dass Hope keinen Geschlechtsverkehr mit Frauen während der Mittelschule hatte und dass sie es „schaffte“, fast zehn Jahre lang heimlich in einer Beziehung mit ihrer Partnerin zu leben.

    Für Hope wäre Sichtbarkeit jedoch mit großem Risiko verbunden gewesen. „Ich habe mich nie ganz geoutet. Ich kann das in Uganda nicht tun, sonst werde ich zu Tode geprügelt oder lande im Gefängnis. Die Polizei schützt dich nicht. Ich spreche also nie über diese Dinge", sagt sie.

    Und schließlich bemängelt der Entscheider, dass Hope keine gleichgeschlechtliche Beziehung in Deutschland unterhalten habe, obwohl dies nun ohne Angst vor Repressalien möglich wäre.
    Outing gegenüber deutschen Beamten fällt schwer

    Warum wurden die Episoden von Gewalt in Hopes queerer Asylgeschichte nicht mit ihrer Homosexualität in Beziehung gesetzt, könnte man fragen. Und warum wurde Hope den Flüchtlingsschutz verweigert, obwohl die Istanbuler Konvention von 2011 geschlechtsspezifische Gewalt als Fluchtgrund anerkennt?

    „Lesbische Asylsuchende sind im deutschen Asylsystem einer doppelten Diskriminierung ausgesetzt, weil sie Frauen und lesbisch sind“, sagt eine Psychologin, die in einer Beratungsstelle in Bayern lesbischen Frauen in ihren Asylanträgen hilft. Sie möchte ihren Namen zum Schutz ihrer Klientinnen nicht nennen.

    Nach Angaben der Lesbenberatungsstelle ist der häufigste Grund für die Ablehnung der, dass es für die Frauen unglaublich schwierig ist, sich gleich im ersten Moment dem/der Entscheider*in gegenüber zu outen. „Für viele Frauen sind sogar die Worte ,Ich bin lesbisch’ extrem schwierig auszusprechen", sagt die Beraterin.

    Zudem berufen sich Entscheider*innen oft auf westliche Stereotypen von Homosexualität. Vorstellungen von Zwangsehen und die Möglichkeit, dass auch lesbische Frauen Kinder haben, werden hingegen ausgeblendet. Letzteres wird tatsächlich oft als Grund für die Unglaubwürdigkeit und somit Ablehnung genannt.
    Ein positiver Bescheid macht Hoffnung

    Und letztlich wird erwartet, dass lesbische Geflüchtete, die häufig traumatisiert sind, Gewaltereignisse mit großer Genauigkeit - einschließlich genauer Daten und Orte - wiedergeben um ihre sexuelle Orientierung als „schicksalhaft und irreversibel“ (so der Wortlaut des deutschen LSBT-Asylgesetzes) darzustellen.

    Da Schwarze lesbische Geflüchtete die in Deutschland einen Asylantrag stellen meist weder dem heteronormative Opferbild von Mutterschaft und weiblicher Verletzlichkeit entsprechen noch den typisch westlichen „gay lifestyle“ verkörpern, scheint ihr Leid, ihr Schmerz und ihr Angst vor Verfolgung im deutschen Asylwesen oft unerkannt zu bleiben.

    Ein positiver Entscheid vom April 2020 im Fall einer lesbischen Geflüchteten aus Uganda lässt jedoch neue Hoffnung aufkeimen. Angesichts der zunehmenden Kriminalisierung von Homosexualität in Uganda sprach das Bayerische Obergericht nach elf Jahren Wartezeit ein positives Urteil aus.

    Es ist jedoch anzunehmen, dass der Weg bis zur Gleichberechtigung für Schwarze lesbische Frauen im Deutschen Asylwesen noch lang und steinig sein wird.
    Mengia Tschalaer ist Marie-Curie Research Fellow an der School of Sociology, Politics and International Studies der Universität von Bristol.

    Policy Brief: http://www.bristol.ac.uk/media-library/sites/policybristol/briefings-and-reports-pdfs/2020-briefings-and-reports-pdfs/Tschalaer_Briefing_86_Lesbian_Asylum_seekers_DE.pdf

    #migration #asylum #Germany #LGBTQ* #BAMF #sexuality #sexual_orientation #homosexuality

    https://www.tagesspiegel.de/gesellschaft/queerspiegel/asylgrund-homosexualitaet-fehlender-schutz-fuer-schwarze-lesbische-gefluechtete/25938886.html

    • #Safe_House „La Villa” – die LSBT*IQ-Geflüchtetenunterkunft

      Laut International Lesbian, Gay, Bisexual, Trans and Intersex Association (#ILGA) gibt es weltweit 72 Länder und Territorien mit antihomosexuellen Gesetzen, das sind 37 Prozent von 197 bewerteten Staaten. In 13 Ländern Afrikas und Asiens droht Homosexuellen sogar die Todesstrafe, darunter im Iran, in Saudi-Arabien und Teilen Nigerias. Sie gilt auch in wichtigen Reiseländern wie den Vereinigten Arabischen Emiraten und Katar, wird dort aber laut ILGA aktuell nicht vollstreckt.

      Seit der sogenannten Flüchtlingskrise 2015 wurde deutlich, dass sich unter den geflüchteten Männern und Frauen immer wieder homo-, bi- und transsexuelle Menschen befinden, die auf Grund der obengenanneten Verfolgung in ihrer Heimat zu uns gekommen sind. Leider mussten sie erleben, dass sie auch in den deutschen Erstaufnahmeeinrichtungen und Gemeinschaftsunterkünften von ihren Mitgeflüchteten oft offener Diskriminierung und Ausgrenzung ausgesetzt sind – wie schon in ihren Herkunftsländern.

      Dieser Zustand war unhaltbar. Daher hat die AIDS-Hilfe Frankfurt (AHF) früh gefordert, dass es für diese spezielle Zielgruppen einen besonderen Schutzstatus und entsprechende Schutzräume geben muss, um sie vor weiterer Diskriminierung zu bewahren und ihnen eine Perspektive in unserer freiheitlichen Gesellschaft zu eröffnen. Schon früh ermöglichte die AHF den Rainbow Refugees – eine Ehrenamtsgruppe, die sich für die Belange von LGBT*IQ-Geflüchteten einsetzt – die kostenfreie Raumnutzung für einen wöchentlichen Stammtisch im Switchboard. Die Kooperation wurde ausgebaut und besteht bis heute: es gibt inzwischen auch eine Ehrenamts-Gruppe für die La Villa. Die Nöte der Geflüchteten wurden durch die große Nachfrage nach Unterstützung und Hilfe noch sichtbarer und es war dringend notwendig, ein adäquates Angebot zu schaffen. Die Idee für eine Gemeinschaftsunterkunft für LGBT*IQ-Geflüchtete wurde geboren.

      So hat die AHF Anfang 2017 das Konzept für ein „Safe House“ erstellt und dank pragmatischer und unkonventioneller Unterstützung durch das Sozialdezernat der Stadt Frankfurt gemeinsam umsetzen können: Anfang April 2018 eröffnete die von den Bewohner*innen selbst benannte Gemeinschaftsunterkunft La Villa.

      Das Projekt begann mit 7 Bewohner*innen. Inzwischen ist das Haus mit 19 Bewohnern*innen in zehn Doppel- und zwei Einzelzimmern, wovon eines als Notfallzimmer dient, fast voll belegt. Die meisten Bewohner*innen sind schwule, junge Männer, aber auch Transfrauen und genderfluide Menschen haben dort eine sichere Unterbringung gefunden. Der jüngste Geflüchtete ist 21 Jahre, der Älteste 43 Jahre alt. Die Geflüchteten kommen aus dem Irak, Syrien, Iran, Marokko, Russland, Jamaika, Kuba, Aserbaidschan, Sudan und Kuwait. Der Bildungs- bzw. Ausbildungsstand der Bewohner*innen ist sehr unterschiedlich, genauso wie deren Einreise nach Deutschland. Die meisten der Bewohner*innen sprechen Englisch und/oder Französisch, einzelne auch schon recht gut Deutsch.

      Um das Zusammenleben zu verbessern gibt es einmal pro Monat ein verbindliches Hausmeeting. Thema ist zum Beispiel die Gemeinschaftsküche und die damit verbundenen typischen WG-Probleme wie Nutzung und Sauberkeit und wie diese gelöst werden können. Zur weiteren Stärkung des Gemeinschaftsgefühls wurden bereits kurz nach der Eröffnung Aktivitäten organisiert, die oft durch Ehrenamtliche und Spenden ermöglicht wurden. Dazu zählen beispielsweise der Besuch eines Eintrachtspiels, der Malteser-Social-Day mit Stadtführung und Bootsfahrt oder der ARCO-Weihnachtsempfang der Commerzbank, gemeinsames Kochen oder eine Ramadan-Feier.

      Viele Bewohner*innen haben sich seit ihrem Einzug weiterentwickelt. Das betrifft vor allem die Stärkung und Stabilisierung des eigenen Selbst. Die überschaubare Einrichtungsgröße mit 20 Bewohner*innen bietet Sicherheit sowie eine vertrauensvolle Atmosphäre und hilft auch traumatisierten Personen, Ruhe zu finden und sich langsam zu öffnen. Daraus resultiert das große Bemühen, auch bei einem negativen Bescheid und Abschiebedrohung, z.B. in ein Ausbildungsverhältnis zu kommen, um ihr Leben in ihrer neuen „Heimat“ zu regeln: Ein Bewohner hat trotz Sprachniveau B1 bereits einen Ausbildungsplatz im Hilton-Hotel gefunden.

      Nur fünf Bewohner*inner der La Villa haben einen gesicherten Aufenthalt – eine Bewohner*in hat subsidiären Schutz, zwei haben Asyl, zwei die Anerkennung als Flüchtling. Alle anderen sind im Asyl-Klageverfahren. Davon haben einige wenige bereits ihre zweite Ablehnung bekommen und nur eine Duldung erhalten, weil sie nicht in ihre Heimatländer abgeschoben werden können.

      Stand Februar 2019

      Ansprechpartner*innen:

      Petra Diabaté, M. A.
      Hausleiterin „La Villa“ und Sozialberaterin
      E-Mail: petra.diabate@ah-frankfurt.de
      Telefon: 01 76 / 22 54 88 73
      Fax: 0 69 / 75 00 56 31

      Mark Hayward
      Hausleiter „La Villa“ und Sozialberater
      E-Mail: mark.hayward@ah-frankfurt.de
      Telefon: 01 59 / 01 63 10 46
      Fax: 0 69 / 75 00 56 31

      #accomodation #safe_space #Frankfurt

      https://www.frankfurt-aidshilfe.de/content/safe-house

    • OPEN DYKES*_Gleichberechtigung im Asylverfahren für lesbische und queere geflüchtete Frauen
      Online-Veranstaltung*

      Eine Verletzung der Freiheit der sexuellen Orientierung und Geschlechtsidentität begründet in Deutschland ein Recht auf Asyl – trotzdem wird dieses Recht statistisch gesehen vor allem Schwarzen lesbischen und queeren Frauen* vorenthalten, die aufgrund ihrer Sexualität in ihren Heimatländern unter Unterdrückung und Verfolgung leiden. Dr. Mengia Tschalaer (Universität Bristol) hat im Rahmen ihrer Forschungen zu LSBTTIQ und Flucht in Deutschland festgestellt, dass diese Diskriminierung auf stereotypen Vorstellungen von lesbischer Sexualität beruht, die offensichtlich nicht mit den Lebensrealitäten der abgelehnten Asylbewerber_Innen übereinstimmen. Kaum berücksichtigt werden in den Asylentscheidungen auch Formen der Verfolgung und Gewalt wie Zwangsheirat, Vergewaltigung in der Ehe und häuslicher Gewalt, obwohl in Deutschland seit Ratifizierung der Istanbul-Konvention geschlechtsspezifische Gewalt als eine Verfolgung anerkannt ist und daher Flüchtlingsschutz gewährleistet werden soll.
      Was muss sich ändern, um die strukturelle Diskriminierung von Schwarzen lesbischen und queeren geflüchteten Frauen* abzubauen? Nach einem einführenden Vortrag durch Dr. Mengia Tschalaer diskutieren Monique Richards (Unicorn Refugees, PLUS Rhein-Neckar e.V.), Sara Schmitter (LeTRa), Margret Göth (Dipl.-Psychologin, PLUS Rhein-Neckar e.V.) in einer Online-Veranstaltung, welchen Konflikten sich Schwarze lesbische und queere Frauen* ausgesetzt sehen und welche Handlungsbedarfe bestehen, um tatsächlichen allen ihr Menschenrecht auf Asyl zu garantieren.
      Moderiert wird die Veranstaltung von der Vorstandsvorsitzenden des Hessischen Flüchtlingsrates Dr. des. Harpreet Kaur Cholia.

      Die Veranstaltung findet am 22.07.2020 von 18-20 Uhr statt und ist über Zoom, erreichbar unter
      https://us02web.zoom.us/j/83494542645?pwd=Zmt2NjdTMTU2OUtEQzh3ZEFnYXhFUT09

      Meeting-ID: 834 9454 2645
      Passwort: 355106,
      und im Facebook-Livestream verfolgbar.

      Das Queeres Netzwerk Heidelberg organisiert die Veranstaltungsreihe „OPEN DYKES* - lesbisch, queer und sichtbar“ – in Kooperation mit dem Amt für Chancengleichheit der Stadt Heidelberg und Mosaik Deutschland e. V. aus Mitteln des Bundesprogramms „Demokratie leben!“.

      Weitere Informationen zu den Aktionswochen vom 22. Juli bis zum 7. August 2020 von und für lesbische, queere und frauenliebende Frauen gibt es unter www.queeres-netzwerk-hd.de .

      https://www.facebook.com/events/606886813305719

  • #Sheila_Jeffreys : L’activisme transgenre : Perspective d’une féministe lesbienne
    https://tradfem.wordpress.com/2020/06/17/lactivisme-transgenre-perspective-dune-feministe-lesbienne

    Dans les années 70, la philosophe féministe des sciences Janice Raymond a livré dans un premier ouvrage The Transsexual Empire (L’empire transsexuel[ii]) une critique rigoureuse de la construction médicale du transsexualisme.
    Elle a fait valoir que la chirurgie transsexuelle représentait une manipulation politique des personnes insatisfaites de leur sexe par l’industrie pharmaceutique, le gouvernement étant à la botte de la médecine, comme il a été un temps sous l’emprise de la religion.

    Beaucoup de féministes s’attendaient à ce que cette perspective féministe soit adoptée petit à petit, et à ce que le féminisme conduise à l’abandon des stéréotypes de genre et, avec eux, du « besoin » socialement construit d’un transsexualisme. Mais ce n’est pas ce qui s’est produit en fin de compte.

    Dans les années 90, le transsexualisme arbore un nouveau visage avec le « transgenrisme », qui utilise les théories et politiques queer et postmoderne pour donner au transsexualisme une allure progressiste. Ces politiques queer/postmodernes exigent l’acceptation du « transgenrisme » comme partie intégrante du mouvement gay et lesbien, les intérêts politiques des lesbiennes et des hommes gays devenant inextricablement liés à la légitimation du transsexualisme.

    Je soutiendrai ici que le transsexualisme devrait plus raisonnablement être vu comme une violation des droits humains et ne devrait certainement pas être accepté sans réserve comme une force socialement transformatrice, équivalente au mouvement de libération gay.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : « Transgender Activism : A Lesbian Feminist Perspective ». Journal of Lesbian Studies, Vol. 1, Nos 3-4, 1997.
    #lesbianisme #transgenrisme #travestisme #queer #féminisme_lesbien #féminisme_radical #LGBTQI #postmodernisme

  • Plus de 100 cinéastes LGBTQ vont boycotter le festival israélien
    Alex Ritman, The Hollywood Reporter, le 2 mars 2020
    https://agencemediapalestine.fr/blog/2020/03/02/plus-de-100-cineastes-lgbtq-vont-boycotter-le-festival-israelie

    Parmi les signataires :
    Charlotte Prodger, lauréate du prix Turner,
    Alain Guiraudie, nominé pour la Palme d’Or,
    Harjant Gill, cinéaste indien de documentaires primé,
    Ian Iqbal Rashid, réalisateur de Touch of Pink, basé au Royaume-Uni,
    Raquel Freire, réalisatrice et scénariste portugaise,
    Su Friedrich, cinéaste d’avant-garde primée,
    Thomas Allen Harris, lauréat du prix Tribeca Nelson Mandela,
    Sarah Schulman, universitaire, historienne du sida et scénariste de renom,
    John Greyson, réalisateur canadien primé
    Adrian Stimson, lauréat du prix du Gouverneur général,
    Elle Flanders et Tamira Sawatzki de Public Studio,
    Richard Fung, artiste vidéo primé,
    Andre Perez, réalisateur de America in Transition,
    Catherine Gund d’Aubin Pictures,
    Adelina Anthony et Marisa Becerra de la société de production latinx AdeRisa

    130 Queer Filmmakers Pledge Not to Participate in Israeli Government Sponsored LGBT Film Festival
    Queer Cinema For Palestine, Mars 2020
    https://queercinemaforpalestine.org

    #Palestine #Cinéma #LGBTQ #Boycott #Boycott_culturel

  • Entretien avec Gabrielle Richard : l’école est-elle une fabrique de petit.e.s hétéros ? (URBANIA)
    https://urbania.fr/article/entretien-avec-gabrielle-richard-lecole-est-elle-une-fabrique-de-petit-e-s-h

    La chercheuse québécoise vient de sortir Hétéro, l’école ?, un petit livre mauve à glisser entre toutes les mains, et peut-être plus particulièrement celles des enseignant.e.s. Elle y dresse un constat sans appel : l’école du XXIème siècle continue de véhiculer des injonctions à l’hétérosexualité, tout en validant et en reproduisant des normes de genres binaires et des inégalités. Dans une France où parler de genre et d’éducation sexuelle à l’école est quasi mission impossible sans risquer de réveiller les réacs de tout poil, ce livre fait du bien et surtout, donne des clefs pour repenser l’école et la rendre plus accueillante pour les jeunes LGBTQI.

    #éducation #école #genre #éducation_sexuelle #LGBTQI+

    Hétéro, l’école ? Plaidoyer pour une éducation antioppressive à la sexualité de Gabrielle Richard
    http://www.editions-rm.ca/livres/hetero-lecole

  • Insultes sexuelles et politique du genre dans le mouvement protestataire au #Liban

    Je rassemble ici divers éléments de discours et matériaux repérés sur les réseaux sociaux sur cette thématique, qui est exploité pour créer des divisions à l’égard du mouvement de protestation contre le gouvernement

    D’abord, un thread très éclairant de Maya Mikdashi, prof. de Gender Studies, éditrice-fondatrice de la revue en ligne Jadaliyya (@mayamikdashi sur twitter ) commentant le discours de Nasrallah avec un cadrage #genre et montrant comment les insultes sexuelles proférées contre les membres de gouvernement (insultant leur mère, leur femme, leur fille, ou les traitant de maquereau (comme je l’ai vu tagué dans le centre-ville de Beyrouth à propos du président) appellent en retour une justification des attaques contre les manifestants occupant les places centrales ou barrant des routes sur le registre de l’honneur viril bafoué.
    https://twitter.com/mayamikdashi/status/1190350060179066880

    1/thread on #Nasrallah speech: Head of #Hezbollah Sayyed Nasrallah gave highly anticipated speech today, the latter half was dedicated to situation on the ground in 🇱🇧due to #LebanonProtests. He used trope of “honor” 2 explain violence against protests (more below)

    2/he addressed government, corruption, foreign intervention & protests. Stated his disagreement with resignation Saad #Hariri, which he said effectively means that demanded economic reforms-as well as cabinet’s promises of reform-will not happen for a long time due to paralysis

    3/He addressed corruption, saying it was funny that all admit to endemic corruption & simultaneously proclaims personal innocence(subtle dig at #Aoun/ not subtle dig at everyone else). Supports professional govt & stressed #USA interference in government & economy & 🇱🇧politics

    4/while insisting that no foreign country interferes in any aspect of Hizballah’s (ie Iran) decision making (even he smiled while saying this). He supported demands of the protestors when it came 2 corruption & reform, but said that the protests quickly focused on “one side” &

    5/ that numbers of protestors were in the 100s of thousands (not millions) & that strategy of closing roads was negatively impacting civilian & economic life, stressing the closing of roads to the South. Insisted on Hizb’s ability to defend 🇱🇧 at any time from attacks by 🇮🇱

    6/ What he DID NOT DO was condemn violence against protestors by supporters of Amal & (lesser extent) Hezbollah in #Beirut and South. In fact, Nasrallah tried to explain them through gendered “honor” discourse. He stressed repeatedly that protestors had crossed⛔️lines in politics

    7/by swearing at the mothers, sisters & wives of politicians & said that any supporter would moved to defend the “honor” of the person being insulted. Nasrallah linked violence against protests to wounded masculinity & defense of honor, which is always embodied by women.

    8/ This gendered discourse seeks 2 explain violence & excuse it. #Feminists have ALSO tried 2 change chants bc they insult men through degrading women closest to them, like mothers. Feminists have attacked the gendered & sexist honor discourse that animates the chants. Nasrallah

    9/ uses same #gendered #sexist honor discourse encoded in chants 2 explain violence “in response” 2 wounded male honor & masculinity + to evade substance of protests & focus on rhetorical offenses. Disappointing but not surprising from Nasrallah, who has used honor discourse b4

    10/ This speech is important reminder that #gender politics ARE #POLITICS & should not be left out of political analysis in 🇱🇧 or elsewhere. Masculinity & its wounding was central to his explanation of their stance on protests, as was the “protection” of (men’s) honor (women)

    11/ This speech will not stop the #Lebanonprotests & is more of the same stalling strategy seen from other political factions. They all hope⏳will wear the uprising down, but protestors know this & have already called 4 more mobilization. [PS i agree with Nasrallah
    #لبنان_ينتفض

    12/ that the "all but not me"corruption talk is 😅.
    In other news #Nasrallah continues to have the most immaculate beard ever seen 👀 &
    short takeover of bank assoc. by small group protesting against regime & logic of the banking system was much more interesting 2day #لبنان_ينتفض

    FYI #GENDER POLITICS IS #POLITICS is not a topical approach (ie women in the revolution, or the"inclusion" of women &/or LGBTQ). Instead it is an ANALYTIC frame that helps us understand #politicaleconomy, discourse, practice
    & theory + law, #ideology, and much more. #Lebanon

    La question de l’insulte

    Thread de Sylvain Perdigon sur Twitter (professeur d’anthropologie à l’Université américaine de Beyrouth) :
    https://twitter.com/sylvaindarwish/status/1190600828488503296

    But also we end up with a rather long televised spoken treatise by a prominent political-religious leader on the appropriate use of language, namely, on cursing 5/n
    It’s easy to make fun of that and to find it comical (I know I do) but if I’m honest I must add that in my case it was preceded by conversations with people on the other side of the dispute, one week ago, also about the use of language and specifically cursing 6/n
    People speaking in the register of ’this is a revolution in language and this is good’ and even I’d say (the gloss is mine) ’we almost corporeally need the possibility to curse in this way’ 7/n
    and then of course we can observe that the remarks I just made can easily develop into yet another meta-mode of talking in the register of ’but how does cursing work anyway?’, ’can I push for my right to curse to be recognized and why exactly would I want to do that?’ ... 8/n
    ’can I ask for a right to curse as a matter vital to me, and also ask you to understand that my cursing you does not have to imply a refusal to share the world with you?’ 9/n
    This is what I’m trying to say when I say that so much of the current juncture seems to revolve entirely around the question of: what was, is, and should be our relation to language? and around a very poignant open-ended exploration of that. 10/n

    A titre d’illustration, un tweet signalant une vidéo d’un cadre du parti aouniste (Charbel Khalil) stigmatisant les manifestants du centre ville en raison de l’homosexualité affichée de certains d’entre ou des groupes qui les représentent.
    https://twitter.com/JeanNakhoul/status/1188894866815815681
    et la vidéo twittée : https://twitter.com/dankar/status/1188891588329639936

  • #Tonje_Gjevjon : La Fierté gaie n’est plus une lutte contre la discrimination ; il n’est pas étonnant que des gens choisissent de ne pas hisser leur drapeau.
    https://tradfem.wordpress.com/2019/09/04/la-fierte-gaie-nest-plus-une-lutte-contre-la-discrimination%e2%80

    Comme la Fierté gaie est célébrée partout dans le monde, on s’attend maintenant à ce que les politiciens et les organismes publics hissent le drapeau symbolisant cette Fierté tout le mois d’août. Tout refus de le faire donne généralement lieu à de sévères critiques et à des accusations d’homophobie. Trop souvent, on suppose et on en déduit que ceux et celles qui refusent de hisser ce symbole (et, en général, d’appuyer tout ce que représente ce mouvement) sont des opposants de la diversité et de l’inclusion.

    Lorsqu’un maire de Pennsylvanie a empêché le conseil municipal local de hisser ce drapeau en juillet, des groupes LGBT ont promis de protester et certains résidents ont menacé de porter plainte auprès de la commission des relations humaines de la ville.

    En Norvège, le Présidium du Parlement a refusé d’arborer le drapeau arc-en-ciel devant le bâtiment du Parlement pendant le mois de la Fierté gaie en juin, ce qui a amené Une Aina Bastholm, députée du Parti vert norvégien, à dire aux médias qu’elle avait dû « prendre une grande respiration ». Dans un article publié dans Dagbladet, un tabloïd national, Mari Holm Lønseth, une députée conservatrice, a soutenu que « tous les conseils doivent se montrer inclusifs et hisser le drapeau de la Fierté ». Après que Kjell Ingolf Ropstad, ministre de l’Enfance, de la Famille et des Affaires religieuses, ait déclaré qu’il n’assisterait pas au défilé de la Fierté gaie cette année, vu son désaccord avec la politique de la FRI (Organisation norvégienne pour la diversité sexuelle et de genre) sur « la polygamie, un troisième sexe, l’abolition de la loi contre l’achat de sexe, et la maternité par substitution », il a été accusé, avec d’autres députés du Parti chrétien-démocrate, de non-inclusivité. Le chef du parti travailliste norvégien, Jonas Gahr Støre, a déclaré :

    « Je pense que le ministre de l’Enfance, de la Famille et des Affaires religieuses devrait assister au défilé. Il n’a pas besoin d’être d’accord avec tous les slogans figurant sur les bannières, mais c’est le jour où les politiciens devraient dire aux gens que tout le monde devrait vivre en sécurité. »

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2019/08/03/pride-is-no-longer-about-fighting-discrimination-its-no-wonder-peop
    #LGBTQ+ #Pride #identité_de_genre #fierté_lesbienne #droits

  • « La Décroissance », ce journal que nous n’achèterons pas
    https://rebellyon.info/La-decroissance-ce-journal-que-nous-n-20957

    Le journal « La décroissance, journal de la joie de vivre » édité à Lyon, lié à l’association Casseurs de pub, se veut un journal critique de la consommation, prônant une société de partage et de sobriété. Mais ce partage ne se veut pas avec tout le monde. Cela fait de nombreuses années que ce journal diffuse des propos sexistes, homophobes, transphobes, anti-féministes, autoritaires et j’en passe. Source : Rebellyon.info

    • Dommage ce titre qui ne va pas du tout aux faits dénoncés et tombe à plat s’agissant d’évoquer le non achat d’un organe qui semble prôner la décroissance...

    • « La Décroissance », ce journal auquel je ne m’abonnerai pas

      « En ce qui concerne plus précisément la question du transgenrisme qui sévit actuellement dans la presse mais aussi à l’université via les gender studies constituées en véritables maffias herméneutiques et cliques censureuses, vous avez raison, il s’agit d’une vaste offensive pour nier l’existence même des deux sexes, homme et femme ou mâle et femelle.
      […] Les communauté LGBTIQ+ mais aussi celles des bods mods et des trans ou post-humanistes ont réussi à imposer divers débats sociétaux qui, même s’ils concernent une infime minorité de petits-bourgeois mals dans leur peau ou de geeks délurés devenus incapables de faire la différence entre la réalité effective et leurs délires cybernétiques […] »

      voilà maintenant LGBTIQ+ (Lesbian, Gay, Bisexual, Transgender, Intersex and Questioning) et + si affinité ?
      à LGBTQ je préfère LGBTQA le A pour asexuel que j’ai entendu prôné par une activiste, peut être par l’intermédiaire de @tradfem plus certainement en naviguant sur tumblr. Elle disait que cette « catégorie » était trop souvent oubliée.

      L’asexualité est le manque d’attirance sexuelle pour les autres, ou le manque d’intérêt ou l’absence d’intérêt ou de désir pour l’activité sexuelle.

      https://www.thefreedictionary.com/asexuality
      #LGBTQ

    • @rastapopoulos : comme je ne connais pas la rubrique très connue du journal, l’ironie m’avait forcément échappé. Le titre en lui-même, au survol, semble montrer une aversion pour la décroissance elle-même. Du coup c’est un titre « pour initié » et en cela je trouvais qu’il tombe à plat. L’article est intéressant et interpellant mais le souci n’est pas la décroissance, plutôt la morale réac qui semble se trouver derrière...

  • #Cherry_Smiley : Comment l’Enquête nationale sur les femmes disparues et assassinées a trahi les femmes et les filles autochtones
    http://tradfem.wordpress.com/2019/06/08/comment-lenquete-nationale-sur-les-femmes-disparues-et-assassinee

    En septembre 2016, le gouvernement fédéral canadien a annoncé, à la suite d’une âpre lutte et d’une très longue attente, le début d’une Enquête Nationale indépendante sur les Femmes et les Filles Autochtones Disparues et Assassinées (ci-après « l’enquête »). Certaines militantes et universitaires espéraient qu’une enquête mettrait en lumière les causes profondes de la violence masculine contre les femmes et les filles autochtones et qu’il en résulterait des mesures significatives pour mettre fin à cette violence. D’autres étaient sceptiques quant à l’espoir que l’enquête conduise à la mise en œuvre de mesures concrètes qui amélioreraient la vie des femmes autochtones. Au début, j’ai appuyé les femmes autochtones qui avaient travaillé depuis si longtemps et si fort et soutenu leur réclamation, même si j’oscillais entre le doute et l’espoir quant aux résultats que pourrait atteindre une enquête nationale.
    Aujourd’hui, le 3 juin 2019, l’enquête publiera son rapport final. Il n’en résultera aucune mesure significative visant à promouvoir les objectifs de libération des femmes autochtones. En fait, je crains que le rapport final et les mesures subséquentes ne contribuent à marginaliser davantage les femmes autochtones et à les réduire au silence.


    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.cherrysmiley.com/blog/how-the-national-inquiry-failed-indigenous-women-and-girls
    #autochtone #Canada #féminicide #violences_masculines #bi-spiritualité #LGBTQ #prostitution #travail_du_sexe #féminisme_radical

  • En Grèce, des policiers impliqués dans la mort d’un activiste LGBT

    C’est un condensé de la Grèce éreintée par des années de crise et d’austérité. Un cocktail mortel de haine et d’intolérance, face à des passants silencieux. Mais c’est aussi une histoire qui montre les survivances, sous le pouvoir Syriza, des violences policières et d’une justice sélective qui ont longtemps caractérisé ce que l’on appelle en Grèce le parakratos, cet « État profond » qui s’est maintenu au sein de certaines autorités après la chute de la dictature des Colonels, en 1974.

    par Amélie Poinssot

    C’est un condensé de la Grèce éreintée par des années de crise et d’austérité. Un cocktail mortel de haine et d’intolérance, face à des passants silencieux. Mais c’est aussi une histoire qui montre les survivances, sous le pouvoir Syriza, des violences policières et d’une justice sélective qui ont longtemps caractérisé ce que l’on appelle en Grèce le parakratos, cet « État profond » qui s’est maintenu au sein de certaines autorités après la chute de la dictature des Colonels, en 1974.

    Cela se passe le 21 septembre dernier. Sur une vidéo, on voit un jeune homme coincé à l’intérieur d’une bijouterie, qui, pour s’en échapper, tape dans une vitre avec un extincteur. À l’extérieur de la boutique, deux autres hommes l’empêchent de sortir et le frappent violemment. Sur d’autres images, tournées quelque temps plus tard, on retrouve la victime dehors, gisant par terre, rouée de coups par des policiers. Autour de la scène, il y a des dizaines de témoins.

    Ce jeune homme, c’est Zak Kostopoulos – Zakie de son nom de scène –, une personne bien connue des milieux LGBTQI athéniens (voir sous l’onglet Prolonger). En quelques instants, tabassé sur la place publique et en plein jour, cet activiste gay et performeur drag queen de 33 ans a perdu la vie. Depuis, ses amis et sa famille se mobilisent pour faire établir la vérité et juger les coupables. Car, pour l’heure, tout indique que l’enquête n’a pas suivi un cours normal et que les auteurs des violences bénéficient d’étranges protections.

    https://www.youtube.com/watch?v=smRTYl2ygu8


    Les images de l’agression dont a été victime Zak Kostopoulos © Ert

    Plusieurs faits soulèvent en effet des interrogations. Tout d’abord, les huit policiers qui interviennent sur le lieu de l’altercation ne viennent en aucun cas porter secours à Zak. Au contraire : ils frappent à leur tour le jeune homme, puis le menottent alors qu’il est agonisant. La victime est ainsi emmenée, mains attachées, en ambulance à l’hôpital, où elle est déclarée morte à son arrivée. « C’est une pratique habituelle, que vous l’appréciiez ou non », dira, quelque temps plus tard, à propos de ces coups portés par les représentants de l’ordre, le porte-parole du syndicat de la police athénienne, Dimosthenis Pakos.

    Autre problème : les forces de police quittent aussitôt les lieux sans les sécuriser et sans faire de prélèvements. Pendant plus d’une heure, la bijouterie et ses alentours sont ouverts au tout-venant, le cordon sanitaire habituel n’est pas installé pour permettre l’enquête préliminaire, et le propriétaire du magasin qui a frappé Zak nettoie tranquillement sa boutique. « Il a eu assez de temps pour retirer les caméras de surveillance qui existent en principe dans toutes les bijouteries », souligne Stavroula Louzi, une amie de Zak, contactée par Mediapart. De fait, lorsque l’enquête commencera enfin, les premiers éléments indiqueront qu’il n’y avait pas de matériel vidéo dans la boutique. Or un enregistrement aurait été crucial pour reconstituer l’enchaînement des faits. Comment et pourquoi Zak s’est-il retrouvé tout seul coincé à l’intérieur du magasin ? La question pour l’instant est sans réponse.

    Une autre irrégularité est très vite constatée dans l’enquête : alors que les vidéos tournées à l’extérieur par des témoins de la scène font très rapidement le tour du Web, le procureur n’en tient pas compte dans le premier dossier judiciaire constitué. Circule alors dans les principaux médias grecs la version d’une tentative de vol. Selon ce scénario, la victime serait un toxicomane qui aurait voulu cambrioler la bijouterie et le propriétaire de la boutique aurait réagi en légitime défense. Ce scénario ne tient pas la route face aux vidéos amateurs, où l’on voit l’agresseur harceler une victime effrayée et paniquée. Mais il faudra attendre le 10 octobre – soit plus de deux semaines après le meurtre – pour que le procureur joigne ces éléments à l’enquête.

    Par ailleurs, regrette l’avocate de la famille de Zak, Anny Paparousou, les témoignages des très nombreuses personnes ayant assisté à la scène manquent à l’appel : « La police prétend que les personnes que l’on voit sur les vidéos ne sont pas identifiables. Elle n’a pas fait de recherche de témoins. Finalement, il nous manque donc deux matériaux importants : les caméras de surveillance et les témoignages. »

    Pourquoi de tels manquements ? D’après l’avocate, tout cela relève d’un « scénario de résistance », dont le but est de faire passer l’intervention de la police pour une simple interpellation et de minorer sa responsabilité dans la mort de Zak. Il faut dire que la Grèce a derrière elle une longue histoire de violences policières qui sont restées impunies ou n’ont été sanctionnées que très légèrement. La plus emblématique d’entre elles a été le meurtre de l’adolescent Alexis Grigoropoulos, tué par une balle de policier reçue dans le dos, il y a bientôt dix ans, le 6 décembre 2008. Ces violences ont par ailleurs émaillé les innombrables manifestations qui ont accompagné les cures d’austérité depuis 2010.

    Mais un autre élément intervient dans le tableau. L’endroit où s’est déroulée l’agression, près d’une des places centrales d’Athènes, Omonia, est un quartier depuis longtemps déshérité, où se croisent toxicomanes et petits trafics en tout genre. La crise économique et financière du pays a vu s’ouvrir là de nombreux petits magasins de rachat d’or, où les Grecs pouvaient vendre leurs bijoux de famille en échange d’argent liquide. De nombreux témoignages soulignent que ces « bijouteries » sont en réalité alimentées par des vols, et que tout cela se ferait en toute impunité devant les forces de police, qui sont présentes quotidiennement dans le quartier. On comprend bien, dès lors, pourquoi la police aurait tout intérêt à étouffer son rôle dans l’affaire.

    Le meurtre de Zak a donné lieu à des réactions officielles. Le ministre de la protection du citoyen (équivalent du ministre de l’intérieur, le ministère de tutelle de la police grecque) a exprimé ses regrets. « Il semble qu’il y ait une volonté politique, mais c’est comme si les services n’y obéissaient pas ou étaient totalement déconnectés entre eux, explique l’avocate Anny Paparousou à Mediapart. Il y a une distorsion entre les propos exprimés par les responsables politiques et la situation réelle des services chargés de l’enquête. Les deux agissent de façon asymétrique. »

    Les huit policiers qui ont participé au tabassage de Zak ont été suspendus jusqu’à nouvel ordre. Mais ils ne sont pas mis en cause dans l’enquête pour l’instant. De son côté, après avoir été placé en détention provisoire pendant 24 heures, le propriétaire du magasin a été remis en liberté. D’après des journalistes grecs, son complice – que l’on voit également frapper Zak sur les vidéos – continue, sous le nom de Snake (serpent), de répandre sur Twitter la thèse d’un cambrioleur drogué. Ils ont par ailleurs établi que cet homme était membre d’un groupuscule ultranationaliste grec, Front patriotique.

    Lundi 19 novembre, les examens histologiques (c’est-à-dire des tissus biologiques) et toxicologiques effectués sur le corps de la victime ont établi formellement ce que disaient ses proches depuis le début : Zak n’était aucunement sous l’effet de drogues lorsqu’il s’est retrouvé dans le magasin. Ce n’était pas un toxicomane à la recherche d’argent. « Un pas a été fait vers la vérité », estime Stavroula Luzi. Mais le chemin est encore long. « Je n’ai pas seulement perdu un ami. Et ce n’est pas seulement un meurtre à caractère raciste et homophobe, poursuit la jeune femme. C’est une affaire politique. Car Zak représentait beaucoup de choses. Il avait fait partie des premiers en Grèce, il y a huit ans, à déclarer publiquement sa séropositivité. Pour lui, ce virus ne devait pas être une honte, et il encourageait les autres personnes touchées à faire de même. »

    Les associations liées aux communautés gay, lesbienne et trans d’Athènes, ainsi que les proches de Zak, ont organisé de nombreuses manifestations pour que justice soit faite sur le meurtre de leur ami. La prochaine, le 1er décembre, se déroulera sous les fenêtres du commissariat central d’Athènes.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/241118/en-grece-des-policiers-impliques-dans-la-mort-d-un-activiste-lgbt

    #Grèce #policiers #activiste #LGBT #crise #Syriza #violences_policières #justice #Zak #LGBTQI #gay #drag_queen # #vidéos #Grigoropoulos #lesbienne #trans #Athènes

  • L’humiliation des centres de conversion Christian Saint-Pierre - 3 Novembre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/lire/540433/entrevue-l-humiliation-des-centres-de-conversion

    En 2004, alors que Garrard Conley est âgé de 19 ans, ses parents, baptistes ultraconservateurs du sud des États-Unis, découvrent son #homosexualité. Paru en 2016, Boy Erased raconte le séjour du jeune homme dans un centre de conversion. Alors que l’adaptation filmique de Joel Edgerton prendra l’affiche le 9 novembre, le récit autobiographique est publié en français aux Éditions Flammarion Québec sous le titre Garçon effacé.

    « Avant de comprendre que mon expérience avait plus d’impact sous forme de mémoires, explique l’auteur au téléphone, j’ai travaillé à la transposer dans des romans dystopiques qui ne fonctionnaient jamais, probablement parce qu’on vit en ce moment même dans une véritable #dystopie. Que l’actuel gouvernement américain cherche à effacer les personnes #trans de l’histoire, c’est plus terrifiant que tout ce que j’aurais pu imaginer. »


    Campé dans le centre de #conversion Love in Action, le récit est entrecoupé d’événements s’étant déroulés auparavant, notamment dans la maison familiale et à l’université. « Si j’ai choisi cette structure, explique Conley, c’est pour montrer que l’existence d’un pareil endroit n’est pas déconnectée de mon passé. J’ai en quelque sorte été guidé vers lui. À cause des idées très dangereuses qui m’ont été inculquées dès l’enfance, je n’ai pas été surpris par les principes de Love in Action, pas été immédiatement choqué par leur manière de procéder. »

    L’auteur tient à préciser que les thérapies de conversion ne se déroulent pas seulement dans des établissements spécialisés, qu’elles prennent d’autres formes : « On retrouve de la honte, des stéréotypes et de la répression dans les familles, dans les communautés et dans les politiques gouvernementales. C’est de ce contexte historique plus large que j’ai aussi cherché à rendre compte, celui qui a permis la création et la propagation de ces thérapies. »

    Faire oeuvre utile
    Garrard Conley est certainement parvenu, à partir de la laideur et de la souffrance, à créer quelque chose de beau et d’inspirant. Malgré tout, il fait très attention de ne pas souscrire au dicton « Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort ». « Tout simplement parce que beaucoup de gens qui ont subi une thérapie de conversion se sont suicidés, explique-t-il. Je me considère comme un témoin.

    « Quand je suis entré à Love in Action, on a confisqué mon cahier de notes, tenté de contrôler mes pensées, mais, pendant les séances, je me souviens de m’être dit que tout cela serait peut-être important un jour. Dans la vie d’un écrivain, d’un créateur, il arrive que la meilleure chose à faire soit d’enregistrer le plus exactement possible sa souffrance et celle des individus qui nous entourent. Je ne veux pas dire que c’était mon destin de faire une thérapie de conversion, que ça a fait de moi un meilleur auteur, j’ai simplement tiré le meilleur de la situation. »

    Conley se souvient très bien du jour où, en lisant un blogue à propos des thérapies de conversion, il a reconnu ses propres difficultés à entrer en relation avec les autres, des embûches qu’il pensait tout à fait communes et dont il a compris alors qu’elles avaient été causées par son expérience.

    « J’avais peur de toucher mon partenaire ou même d’en avoir un. C’est à ce moment-là que j’ai décidé d’écrire, pour faire de l’éducation à propos des terribles retombées de ces thérapies, pour entraîner le sujet sur la place publique. »

    L’auteur estime que c’est sa responsabilité, surtout en tant qu’homme blanc #cisgenre, de se rendre dans certains endroits racistes ou #homophobes afin d’informer des gens qui sont prêts à l’entendre, comme son père et sa mère l’ont finalement été. « J’ai résisté à ça longtemps, parce que je voulais fuir un passé très douloureux. Je crois que j’ai cette aptitude à parler à la fois la langue des personnes conservatrices et celle de la gauche, ce qui me permet d’alterner de l’une à l’autre, en somme de traduire. »

    Depuis que le film se prépare, que la bande-annonce circule, les ventes du livre ont monté en flèche, et de plus en plus de médias généralistes s’intéressent aux enjeux qu’il aborde.

    « Je suis toujours un auteur, explique Conley, mais je dois reconnaître que je suis aussi le défenseur d’une cause. Je reçois chaque jour des messages de gens qui me disent que le livre leur a fait du bien. Quand tu vois leur souffrance, lorsque tu constates la différence que tu peux faire dans leur vie, c’est impossible de détourner le regard. Chez Trevor Project, un organisme axé sur la prévention du suicide auprès des jeunes #LGBTQ, on n’a jamais reçu autant d’appels d’aide — et de courriels haineux — que depuis quelques semaines. On me dit que c’est grâce à Boy Erased et je trouve ça merveilleux, parce que ça veut dire que les gens accordent de l’attention à ce sujet crucial. »
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    D’un point de vue législatif
    Selon une étude récente de l’Institut Williams en Californie, ce sont 698 000 membres de la communauté LGBTQ qui ont reçu aux États-Unis, entre 18 et 59 ans, une thérapie de conversion ; 350 000 d’entre eux ont subi un tel traitement pendant l’adolescence. Aux #États-Unis, 36 des 50 États n’ont pas encore interdit ces thérapies. Au #Canada, quelques provinces (Manitoba, Ontario et Nouvelle-Écosse) et la Ville de Vancouver ont accompli des gestes ou mis en application des lois la rendant illégale. Circule en ce moment même une pétition qui demande au gouvernement du Canada de voter une loi bannissant la thérapie de conversion pour les mineurs. « Une longue bataille nous attend, estime Garrard Conley. Le gouvernement Trump fait en sorte que ces traitements soient maintenus et que les parents puissent y avoir recours pour leurs enfants. Nous traversons une époque fasciste, où il est plus important que jamais de prendre la parole. » C’est également dans cet objectif que l’auteur a décidé de produire UnErased, un balado qui reconstitue l’histoire de la thérapie de conversion aux États-Unis.

    #religion #évangélistes

  • Comme une prière : à la mémoire de Zak Kostopoulos par Dimitris Alexakis

    Le vendredi 21 septembre 2018, Zak Kostopoulos, activiste #LGBTQI+, séropositif et drag queen (Zackie Oh), a été assassiné dans des circonstances atroces et à la vue de tous dans le centre d’#Athènes. Ce lynchage est le fait de « bons citoyens » qui ont agi sous la protection et avec le concours de la #police grecque. Ces faits ont été suivis d’une entreprise sans précédent de désinformation de l’opinion publique et de culpabilisation de la victime, notamment accusée par les assassins puis une grande partie de la presse d’avoir essayé de commettre un cambriolage, avant que cette version ne s’effondre à l’épreuve des témoignages et des vidéos recueillis depuis lors.

    « Je suis terrifiée par le fascisme qui monte, écrit C., sa vitesse. » « Je suis terrifiée par la pensée que nous ne saurons peut-être jamais ce qui t’est arrivé. » « Je suis terrifiée à la pensée que nous nous étions promis de nous retrouver bientôt pour que tu me maquilles et que nous avons fini par nous retrouver à tes obsèques. » « Je suis terrifiée à l’idée que tu t’es retrouvé seul, entièrement seul face au démon que tu redoutais tant, la haine. » « Je suis terrifiée quand je pense, je n’arrête pas d’y penser, que tu as laissé échapper ton dernier souffle entouré d’assassins qui voyaient en toi quelqu’un de dangereux ; dangereux, toi !? » « Je suis terrifiée par leur haine mais me souviens que tu arrivais à convertir tout ce qui te terrorisait en motif d’action. Et je te promets que tes assassins seront condamnés. Je t’en donne ma parole, notre parole à tou.te.s. La société que tu voulais, c’est nous qui allons la construire, même si c’est la dernière des choses que nous ferons jamais. »

    https://vacarme.org/article3181.html

    #Grèce #fascisme #paraétatique #citoyens #minorités #LGBT #gay #trans #lesbiennes #queer #assassinat #violence #désinformation #résilience #résistances #mouvement