• Contes de la gloire beatnik ~ Ed Sanders - L’Oie de Cravan
    https://oiedecravan.com/livres/sanders-ed/contes-de-la-gloire-beatnik

    Il arrive qu’une petite troupe d’agités percute son époque avec tant de force que l’incendie engendré par le choc n’en finit pas de rougeoyer des décennies plus tard. C’est assurément le cas d’une bande de fous furieux fréquentant le New York du début des années 1960 et son épicentre contre-culturel : le Lower East Side.

    C’est leur histoire qu’Ed Sanders, le dernier barde de la #beat_generation, raconte dans les Contes de la gloire beatnik, ce roman polyphonique qu’il mit trente ans à achever. S’y mêlent les vies de poètes, écrivaines, peintres, musiciennes, réalisateurs, comédiennes et militants qui refusent le confort de la classe moyenne et lui préfèrent la furie d’un monde souterrain où s’inventent d’autres manières de penser, de créer et de vivre.

    Sur la forme comme sur le fond, on ne lira sans doute jamais de description plus juste de cette période crépitante, quand les taudis crasseux étaient le centre de la création, et Ed Sanders leur humble pourvoyeur d’étincelles.

    L’auteur
    Né en 1939, Ed Sanders déboule à 19 ans dans le #New York déjanté des années 1960. Il galope dans tous les coins, traverse les années beatniks et le mouvement hippie, mille capes sur le dos. Poète, musicien, libraire à Peace Eye Bookstore, éditeur du magazine Fuck You, imprimeur, pamphlétaire, journaliste, amoureux éperdu de littérature, écrivain, chanteur punk au micro de The Fugs, militant acharné de la gauche radicale, spécialiste des « glyphes » antiques, écologiste précoce, anticapitaliste zélote, il sème les étincelles avec l’ardeur d’un mort-de-faim. Lauréat de l’American Book Award en 1988, Ed Sanders a écrit sans s’arrêter plus d’une trentaine de livres, dont Les Tessons de Dieu, publié par Christian Bourgois en 1972.

    la trad soignée d’un #livre riche et #drôle (si si), avec, parmi d’innombrables protagonistes, Jimi Hendrix et le Klu Klux Klan comme nous ne les vîmes jamais.

    #psychadélisme et #politique #USA

  • Est de la Libye : 120 migrants détenus par des trafiquants d’êtres humains secourus par les autorités - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71359/est-de-la-libye--120-migrants-detenus-par-des-trafiquants-detres-humai

    Est de la Libye : 120 migrants détenus par des trafiquants d’êtres humains secourus par les autorités
    Par La rédaction Publié le : 13/05/2026
    Les autorités de l’est de la Libye ont annoncé lundi avoir retrouvé et libéré 120 exilés qui étaient détenus par des trafiquants d’êtres humains, au sud de Benghazi. Dans le même temps, les corps de deux migrants bangladais et d’un Égyptien provenant du même groupe ont été récupérés sur une plage des côtes libyennes.
    Un lieu où "les êtres humains sont transformés en simple « marchandise » entre les mains de trafiquants qui n’ont aucune morale". C’est ainsi que la direction de la sécurité de la ville d’Ajdabiya, à l’est de la Libye et au sud de Benghazi, a annoncé lundi 11 mai avoir retrouvé et secouru 120 migrants qui étaient retenus prisonniers par des trafiquants d’êtres humains.
    Dans un communiqué publié sur Facebook, la direction de la sécurité de la ville a détaillé l’opération menée pour libérer les exilés, qui a duré près de deux semaines. Tout commence début mai, quand les forces de l’ordre libyennes découvrent trois corps de migrants - deux Bangladais et un Égyptien - sur le rivage de la ville côtière de Bishr, à côté d’une embarcation elle aussi échouée sur la plage. Elles retrouvent à l’intérieur du bateau neuf passeports bangladais et égyptiens, puis décident de lancer une enquête et de déployer des patrouilles dans les environs.
    Un migrant égyptien, « qui présentait des signes d’épuisement et de fatigue », est ensuite arrêté puis interrogé par la police à Bishr. Les autorités apprennent qu’il s’est échappé du lieu où il était retenu par des trafiquants, « un repaire utilisé pour torturer les migrants et faire chanter leurs familles », et que les trois corps retrouvés sur la plage proviennent du même endroit où il était retenu prisonnier. Notamment avec l’aide de l’Égyptien, la police se rend aux divers lieux où d’autres candidats à l’exil vers l’Europe sont détenus, et identifient plusieurs sites utilisés « pour le logement et la torture des migrants ».
    Après « plusieurs raids », 120 exilés - des hommes et des femmes de différentes nationalités, notamment bangladais et égyptiens - qui étaient en captivité sont secourus et libérés, selon le communiqué. Pendant leur détention, ces migrants ont été « contraints de supplier qu’on leur vienne en aide sous les coups et les coups de fouet, pendant que leurs souffrances étaient filmées dans des vidéos envoyées à leurs familles pour leur extorquer de l’argent », ajoutent les autorités. Ces différentes opérations ont également abouti à « la saisie d’un petit chantier naval dans la ville d’Ajdabiya, qui était utilisé par les trafiquants pour fabriquer des bateaux de contrebande » servant à la migration irrégulière, « équipé de machines de menuiserie et de matières premières nécessaires à la construction de bateaux », précisent-elles.
    Dans son communiqué, la direction de la sécurité d’Ajdabiya a partagé des photos montrant plusieurs migrants assis par terre après avoir été libérés des mains des trafiquants, ainsi que des images de passeports, de moteurs de bateaux, de bidons d’eau en plastique bleu et d’embarcations en bois, certaines entièrement assemblées et d’autres encore en cours de construction, retrouvés sur les lieux de détention. En tout, six bateaux ont été saisis.
    Des mandats d’arrêts ont été émis contre les trafiquants d’êtres humains « en fuite » et « le procureur a ordonné l’expulsion des migrants qui ont été arrêtés », indique encore le communiqué, sans donner plus de détails.
    Depuis 2011 et la chute de Mouammar Kadhafi, la Libye est devenue un lieu de transit pour des milliers de migrants subsahariens qui cherchent à fuir la violence et la pauvreté dans leur pays, et à trouver une vie meilleure en Europe. Le pays est miné par des divisions et la présence d’une multitude de groupes armés aux allégeances mouvantes et de réseaux de trafiquants en tout genre.
    En Libye, les migrants sont régulièrement détenus de façon arbitraire dans des prisons, parfois clandestines et gérées par des trafiquants, où ils sont soumis à toutes sortes de violences : coups et brimades, travail forcé, exploitation sexuelle, torture filmée puis envoyée aux familles pour extorquer de l’argent en échange de la libération de leur proche... Au fil des années, InfoMigrants a collecté de nombreux témoignages d’exilés décrivant ces exactions, notamment celui de Marie. Cette Camerounaise et sa fille de sept ans, Aya, sont passées par les terribles prisons libyennes de Zaouïa et d’Abou Salim, à l’ouest du pays, en 2024 et 2025, pendant plusieurs mois à chaque fois.
    « La vie en prison est horrible. J’ai encore des cicatrices sur mon visage tellement ils me frappaient. Je ne sais même pas comment vous expliquer… Un jour, ils ont voulu me violer. Aya a hurlé, elle a pleuré, elle s’est jetée sur moi pour les empêcher de me faire ça. Elle a crié : ’Laissez ma maman, laissez-la !’ Alors ils m’ont laissée, mais ils ont violé les autres femmes à côté de moi », a-t-elle confié à InfoMigrants en janvier. Dans un récent rapport publié mi-février, le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme a souligné que les migrants, dont des mineurs, continuaient toujours à être victimes de « violations systématiques et généralisées des droits humains » en Libye. Le rapport décrit des cas d’hommes contraints de travailler sans salaire ni nourriture suffisante, et de filles séparées de leur mère. Le document évoque aussi « une réalité brutale et normalisée » sur les migrants dans le pays et dénonce « un modèle d’exploitation » qui profite de la « vulnérabilité accrue » des exilés.
    Environ 5 000 personnes détenues dans des centres officiels suite à des « interceptions illégales et dangereuses en mer » sont victimes de violences sexuelles et sexistes, de torture, d’esclavage et de disparitions forcées, précise ce rapport de l’ONU.
    Par ailleurs, ces dernières semaines, les découvertes de corps de migrants se multiplient dans l’est de la Libye, alors que de plus en plus de personnes empruntent la route dite de Tobrouk pour tenter de rejoindre l’île de Crète, en Grèce, et éviter le renforcement des contrôles des autorités à l’ouest du pays. Pour Tarek Lamloum, chercheur au Centre d’études de Benghazi sur les migrants et les réfugiés, ces drames sont le résultat du trafic d’êtres humains très lucratif qui s’est développé dans la région autour de ces départs. « Toute une économie a été créée autour de la présence des candidats au départ. [...] La région tire désormais profit de ce phénomène migratoire de manière très importante », soulignait-il à InfoMigrants début mai.
    « En ce qui concerne les départs en eux-mêmes, les types de bateaux varient. Il y a des bateaux en bois, relativement en bon état, équipés de radios, qui quittent les ports en étant accompagnés de vedettes appartenant aux gardes-côtes ou aux milices libyennes. [...] D’autres départs se font sur des canots pneumatiques précaires et, malheureusement, les naufrages sont fréquents et les victimes sont le plus souvent des Africains subsahariens ou des Soudanais. Ce sont les départs dans ce type de bateaux qui causent le plus de décès », expliquait-il encore. Selon le Mixed migration centre, le nombre de migrants en Libye s’élevait à 939 638 en décembre 2025. Cela représente une augmentation de 14 % par rapport à la même période en 2024 (824 131).

    #Covid-19#migration#migrant#routemigratoire#migrationirreguliere#libye#traite#trafic#violence#sante#mortalite#subsaharien

  • Mer Méditerranée : l’Ocean Viking porte secours à 131 migrants, dont une personne décédée - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71374/mer-mediterranee--locean-viking-porte-secours-a-131-migrants-dont-une-

    Mer Méditerranée : l’Ocean Viking porte secours à 131 migrants, dont une personne décédée
    Par La rédaction Publié le : 13/05/2026
    Le navire de sauvetage de SOS Méditerranée a porté assistance à 131 migrants lors de deux opérations de sauvetage au large des côtes libyennes, mardi et mercredi. Dans une des embarcations se trouvait une personne « inconsciente », selon l’ONG qui n’est pas parvenue à la réanimer. Ces derniers jours, deux autres ONG ont secouru plus de 200 exilés en détresse dans la même zone maritime.
    L’Ocean Viking a secouru mercredi 13 mai 56 migrants d’une « embarcation surchargée en fibre de verre, en détresse dans la zone de recherche et de sauvetage (SAR zone) libyenne », a indiqué sur le réseau social X SOS Méditerranée, qui affrète le navire humanitaire.
    « Une des personnes secourues était inconsciente et ne respirait pas », a ajouté l’ONG. Malgré une prise en charge rapide, l’équipe médicale n’est pas parvenue à la réanimer. Selon les témoignages de survivants, la personne décédée aurait subi des violences en Libye et « aurait perdu connaissance plusieurs heures avant le sauvetage ».
    D’autres rescapés souffraient par ailleurs d’hypothermie.
    La veille, mardi, l’Ocean Viking avait déjà porté assistance à 75 exilés après avoir été alerté du cas de ce canot en difficultés en mer par le Seabird, l’avion de repérage de l’ONG allemande Sea-Watch.
    « Après avoir passé cinq jours et quatre nuits en mer, beaucoup souffrent de déshydratation », avait précisé SOS Méditerranée après le sauvetage.
    Au cours de la même période, le Sea Watch 5 de l’ONG éponyme, a également pris en charge 166 exilés lors de trois opérations de sauvetage. La dernière, celle de lundi, a été émaillée de violences.
    Alors que le navire humanitaire venait de secourir 90 personnes en mer Méditerranée, Sea-Watch affirme avoir été visée par des tirs de la part de gardes-côtes libyens. « Par radio, la milice a ordonné au Sea Watch 5 de mettre le cap sur la Libye. Lorsque l’équipage a refusé, les assaillants ont menacé d’aborder le navire », détaille Sea-Watch qui dit avoir réagi en envoyant un message de détresse et en informant les autorités italiennes et allemandes de la situation. L’équipage explique avoir ensuite été poursuivi par plusieurs bateaux libyens. Ce week-end aussi, une autre ONG a sillonné la Méditerranée centrale. Samedi et dimanche, le Sea-Eye 5 a porté secourt à 72 personnes lors de deux opérations au large des côtes libyennes. « Plusieurs rescapés ont nécessité des soins médicaux et une évacuation par hélicoptère a été demandée pour une femme enceinte », rapporte Sea-Eye.
    Depuis le début de l’année, plus de 1 200 migrants sont morts en Méditerranée en tentant de rejoindre les côtes européennes. Un chiffre jamais enregistré aussi tôt dans l’année depuis les premiers recensements de l’Organisation internationale des migrations (OIM) en 2014. Canots surchargés et en mauvais état, distances de traversée rallongées, politique d’interceptions en mer, entraves aux activités des navires de sauvetage... sont autant de facteurs permettant d’expliquer cette hausse des morts en Méditerranée.
    Les accords conclus ces dernières années entre l’Union européenne et les pays de départ, tels que le Maroc, la Tunisie ou la Libye, pour stopper les canots de migrants, sont aussi régulièrement pointés du doigt. « Les autorités européennes ont créé des forces d’interception de l’autre côté de la rive [méditerranéenne] », expliquait le mois dernier Arnaud Banos, directeur de recherches au CNRS, spécialiste des migrations maritimes, interrogé par InfoMigrants. « Les Tunisiens et les Libyens ne sont pas des marins, ils ne font pas de sauvetage. Or, toute interception en mer comporte des risques. Il est impossible de mener une interception sans avoir recours à la force. (…) Beaucoup d’interceptions entraînent des décès, dont nous n’avons pas toujours connaissance », estimait le chercheur

    #Covid-19#migration#migrant#routemigratoire#mediterranee#libye#SAR#humanitaire#migrationirreguliere#sante

  • Accélérer les expulsions de migrants : la Grèce annonce un nouveau projet de loi dans le cadre du Pacte migratoire européen - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71369/accelerer-les-expulsions-de-migrants--la-grece-annonce-un-nouveau-proj

    Accélérer les expulsions de migrants : la Grèce annonce un nouveau projet de loi dans le cadre du Pacte migratoire européen
    Par La rédaction Publié le : 13/05/2026
    Un nouveau projet de loi porté par le gouvernement grec prévoit de renforcer les frontières et d’accélérer les procédures d’asile. Le texte offre aussi un cadre aux expulsions des personnes non éligibles à l’asile vers leur pays d’origine ou vers des « hubs de retour » dans des États situés hors des frontières de l’Union européenne. Ce texte s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Pacte européen sur l’asile et la migration, qui doit entrer en vigueur le 12 juin.
    Le gouvernement grec a annoncé mardi 12 mai un projet de loi sur la mise en œuvre dans le pays du Pacte européen sur l’asile et la migration, qui doit entrer en vigueur au sein de l’Union européenne (UE) le 12 juin. Ce nouveau texte est « une réforme globale du cadre national pour la gestion de l’immigration clandestine, de l’asile et des retours » en Grèce, indique le ministère des Migrations dans un communiqué.La loi, encore en consultation, devrait permettre aux autorités grecques de procéder à un « dépistage obligatoire » des nouveaux arrivants : vérification de l’identité, dépôt des données biométriques, contrôles de sécurité et de santé.
    Ensuite, les migrants seront transférés dans des structures en fonction de leur profil. Les personnes pouvant prétendre à l’asile, selon leur pays d’origine, seront transférées dans des centres de premier accueil déjà existants en Grèce (comme celui de Malakasa, près d’Athènes, par exemple).Les exilés provenant de pays à faible taux de reconnaissance de la protection internationale en Grèce ou dont la demande est « manifestement infondée » seront placés dans des centres de détention en attendant leur éventuelle expulsion du sol grec. Le texte prévoit qu’un « acte de retour » soit immédiatement délivré afin d’organiser leur renvoi dans le pays d’origine le plus vite possible.Les exilés venant de pays qui ne délivrent pas de laissez-passer, indispensable à une expulsion, seront, eux, envoyés dans des « hubs de retour » situés dans des États en dehors de l’UE.
    Selon le site Newsit.gr, la Grèce, en coopération avec l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark et les Pays-Bas, va prochainement lancer la création d’un centre de retour conjoint dans un pays tiers hors de l’Union. La structure construite vraisemblablement dans un État africain, devrait être opérationnelle en 2027, signale le média grec.
    Cette disposition est rendue possible par le nouveau « règlement retour » adopté par le Parlement européen en mars dernier qui prévoit notamment la création de « hubs de retour » hors des frontières de l’UE.Par ailleurs, le gouvernement grec envisage d’accélérer l’examen des demandes d’asile aux frontières afin d’expulser plus rapidement les exilés déboutés. Les dossiers devront être traités sous 12 semaines maximum, indique encore le site Newsit.gr.
    Avec ce texte, le gouvernement entend « s’adapter au nouveau cadre européen, en créant un système qui combine la protection efficace des frontières, l’examen rapide des demandes de protection internationale et la mise en œuvre effective des retours pour ceux qui n’ont pas le droit de rester », affirme le ministère des Migrations dans son communiqué. « La politique migratoire du pays repose sur des règles claires : la protection pour ceux qui y ont réellement droit, mais aussi des procédures de retour immédiates et efficaces pour ceux qui ne sont pas admissibles à la protection internationale ou à la résidence légale ».La Grèce est un des principaux points d’arrivées des migrants irréguliers dans l’Union européenne. La route dite de Tobrouk, qui va de cette ville de l’est libyen à la Crète, s’est largement développée l’année dernière au dépend de celle passant de la Turquie vers les îles de la mer Égée.
    En 2024, 78 % des arrivées en Grèce se faisaient via les îles de la mer Égée, et seulement 8 % via la Crète. Alors qu’en 2025, 44 % des migrants sont arrivés en Grèce via la Turquie et 40 % en partant de Libye, selon le ministre des Migrations.Au total en 2025, près de 20 000 exilés sont arrivés en Crète et sur la petite île voisine de Gavdos, contre un peu plus de 5 000 en 2024. Soit une hausse de plus de 200 %. Et depuis le 1er janvier, on compte déjà près de 3 500 arrivées en Crète, soit plus de la moitié des 6 270 migrants entrés sur le territoire grec par la mer. La majorité des migrants débarqués en Crète sont originaires du Soudan, d’Égypte et du Bangladesh. Ces deux dernières nationalités sont particulièrement visées par le nouveau projet de loi du gouvernement grec, qui estime que ces ressortissants ne peuvent prétendre à l’asile et doivent donc être renvoyés le plus rapidement possible.

    #Covid-19#migrant#migration#grece#soudan#crete#routemigratoire#libye#tobrouk#politiquemigratoire#hubderetour#UE#droit#sante

  • Méditerranée : un navire humanitaire dénonce des tirs et des menaces des forces libyennes dans les eaux internationales
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/05/13/mediterranee-un-navire-humanitaire-denonce-des-tirs-et-des-menaces-des-force

    Méditerranée : un navire humanitaire dénonce des tirs et des menaces des forces libyennes dans les eaux internationales
    Mardi, un bateau de l’ONG Sea-Watch a été visé par des tirs provenant de Lybie alors qu’il venait en aide à 90 personnes fuyant ce pays d’Afrique. Les embarcations libyennes impliquées ont été fournies à Tripoli par l’Union européenne et l’Italie.
    Par Allan Kaval (Rome, correspondant)
    Publié hier à 06h09, modifié hier à 15h16
    Mardi 12 mai, le navire de sauvetage en mer de l’Organisation non gouvernementale allemande (ONG) Sea-Watch faisait route vers l’Italie, quand celle-ci a subi une nouvelle action violente de la part d’éléments des gardes-côtes libyens, soutenus par Bruxelles. Après des tirs à proximité du vaisseau, qui venait d’embarquer 90 personnes fuyant la Libye pour tenter de rejoindre l’Europe, les forces libyennes ont menacé de l’arraisonner, d’après les témoignages des humanitaires, afin de ramener de force en Libye l’équipage et les rescapés, dont des ressortissants du Bangladesh et d’Egypte. Le navire se trouvait alors dans les eaux internationales.
    Les bateaux impliqués dans l’incident ont été fournis aux forces libyennes par l’Union européenne (UE) et l’Italie. Rome a investi massivement dans sa relation avec les pouvoirs en place en Libye pour retenir sur le continent africain les migrants susceptibles de vouloir trouver refuge en Europe, via l’Italie.Si la Commission européenne a déclaré, mardi, qu’elle prendrait langue avec ses « interlocuteurs » au sujet de l’incident rapporté, l’attaque de lundi n’a cependant fait l’objet d’aucun commentaire à Rome, où se trouvait, jeudi 7 mai, le premier ministre du gouvernement de Tripoli, Abdel Hamid Dbeibah. Au-delà de la question migratoire, la Libye est un partenaire important en matière de fourniture d’hydrocarbures, dans le contexte énergétique imposé par la guerre déclenchée par Israël et les Etats-Unis contre l’Iran.
    Ces derniers mois – parmi les plus meurtriers depuis 2014 dans la zone, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) –, une nette montée en puissance des gardes-côtes libyens a été observée. Leur mission consiste à intercepter les embarcations mises à la mer par des passeurs et à en arrêter les occupants.
    Les migrants sont ramenés dans la zone de non-droit qu’ils ont quittée au péril de leur vie et qui reste dominée par des milices et la criminalité organisée. Ils y sont victimes d’abus systématiques, notamment des actes de torture, d’extorsion, et s’exposent au risque d’être exploités sexuellement ou réduits en esclavage. Ces violations, abondamment documentées depuis le début des années 2010, se poursuivent alors que les relations entre l’UE, l’Italie et les autorités libyennes s’intensifient.
    « Nous avons entendu des tirs sans sommation, à une vingtaine de mètres de nous, depuis un hors-bord arrivé à grande vitesse. D’abord, un coup, puis une rafale d’arme automatique… Il était un peu après 11 heures », explique Eliora Henzler, cheffe de mission à bord du Sea-Watch 5. Le bateau fait désormais route vers Brindisi, dans le sud de l’Italie, à trois jours de navigation.L’arsenal de mesures mises en œuvre par le gouvernement dominé par la droite radicale de Giorgia Meloni pour entraver l’action des ONG de sauvetage en mer consiste à assigner à leurs navires des ports éloignés des zones de sauvetage. Cette procédure pèse sur leurs finances en raison du coût du carburant et limite leur présence au large de la Libye, offrant toute latitude aux forces libyennes.
    « A la radio, les Libyens nous ont intimé de couper le moteur et de mettre le cap sur Tripoli, où, nous ont-ils dit, nous allions être jugés », raconte Eliora Henzler, qui explique également que l’équipage a pu être conseillé par les autorités allemandes. L’attaque a aussi été signalée aux autorités italiennes. Après les tirs, les ordres donnés et les menaces d’abordage – lancées alors que la confrontation avait lieu en dehors des eaux territoriales libyennes –, les deux vaisseaux se sont retirés.
    Des images enregistrées par l’équipage ont permis de déterminer la provenance d’un bateau utilisé par les forces libyennes. Comme l’a démontré le journaliste spécialisé de Radio Radicale, Sergio Scandura, qui assure une veille de référence sur la Méditerranée centrale, l’incident implique un hors-bord de fabrication italienne, sorti des chantiers sardes Novamarine. Rome et l’UE ont fourni, en décembre, quatre navires de ce modèle à l’administration générale pour la sécurité côtière, une organisation basée dans l’ouest de la Libye qui compte parmi les divers groupes chargés d’intercepter les embarcations de migrants grâce au soutien matériel européen.
    En août 2025, un ancien navire de la douane italienne, livré aux Libyens, avait été utilisé par des hommes armés pour attaquer l’Ocean-Viking, navire de l’ONG de sauvetage française SOS Méditerranée. Le bateau avait été ciblé par des tirs directs, ce qui a conduit à des poursuites judiciaires en France et en Italie. A la même période, le Sea-Watch 5 avait déjà essuyé des tirs d’hommes armés libyens se trouvant à bord d’un autre navire de classe Corrubia fourni par l’Italie.
    Dès le 4 mai, Berlin a annoncé qu’il faisait passer le niveau d’alerte à 2 sur une échelle de 3 à l’intention des navires battant pavillon allemand, dans la zone bordant les eaux libyennes. Interrogé sur la position italienne concernant les menaces et les tirs subis lundi par un navire humanitaire européen, visé par des acteurs soutenus par Rome et Bruxelles, le ministère des affaires étrangères italien a renvoyé vers la présidence du Conseil, qui a elle-même renvoyé vers le ministère des affaires étrangères et le ministère de l’intérieur. « Nous ne commentons pas », a répondu ce dernier.

    #Covid-19#migration#migrant#mediterranee#humanitaire#sante#droit#libye#italie

  • Logiciel libre : la #gendarmerie a quitté #Microsoft pour #Linux il y a 20 ans, ses #économies sont spectaculaires

    Auditionné par la commission d’enquête parlementaire sur les vulnérabilités numériques, le général Marc Boget a détaillé le bilan de la migration de la gendarmerie vers Linux et l’open source. Le chiffre avancé par Next.ink donne le vertige : 500 millions d’euros d’économies sur deux décennies.
    La gendarmerie nationale fait figure de pionnière dans l’administration française.

    Voilà vingt ans qu’elle a basculé son parc informatique vers Linux et les logiciels libres, une migration que le général Marc Boget, directeur de l’Agence du numérique des forces de sécurité intérieure (ANFSI), qualifie lui-même de "très militaire, un peu brutale". Celui qui se compare volontiers "au dragon de Tolkien assis sur son tas d’or" pour décrire sa posture face aux données sensibles a détaillé, devant les députés, un bilan vertigineux : environ 500 millions d’euros économisés sur deux décennies.

    Je ne donne jamais les clefs du camion à quelqu’un d’autre. Sur les technos critiques dont je ne peux me passer, je m’adjoins des compétences et ressources externes françaises pour former des équipes mixtes : à tout moment je dois être capable, soit de changer d’industriel, soit de me passer de lui.
    Général Marc Boget, directeur de l’ANFSI (audition du 7 mai 2026, Assemblée nationale)

    Souveraineté par la maîtrise, jusqu’au dernier serveur

    L’économie budgétaire, aussi spectaculaire soit-elle, ne constitue qu’une facette du choix. En adoptant le libre, la gendarmerie a construit en interne les compétences pour opérer, adapter et faire évoluer ses propres outils. Cette autonomie technique alimente une doctrine de souveraineté que Boget pousse à son terme : les données sensibles des forces de sécurité restent hébergées dans les deux data centers que la gendarmerie exploite elle-même, administrés par des gendarmes soumis au statut militaire.

    Être souverain, c’est faire de sorte que seul l’État français a le doigt sur l’interrupteur.
    Général Marc Boget, directeur de l’ANFSI (audition du 7 mai 2026, Assemblée nationale)

    Le général écarte également SecNumCloud, le référentiel de l’ANSSI pourtant défendu par l’ensemble des fournisseurs français de cloud. Sa raison : la qualification protège contre les lois extraterritoriales, mais elle ne prémunit pas contre la corruption d’un opérateur privé, que la gendarmerie ne peut ni surveiller ni sanctionner comme elle le ferait avec ses propres personnels.
    À lire également :

    “Le logiciel libre, chez nous, c’est stratégique” : comment le fisc français a banni Microsoft pour protéger vos impôts

    Un précédent qui interpelle l’ensemble de l’administration

    La gendarmerie prouve, à grande échelle et sur la durée, qu’une administration régalienne peut fonctionner sur du logiciel libre sans que cela ait compromis son fonctionnement opérationnel. Deux semaines plus tôt, devant la même commission, les patrons d’OVHcloud, Scaleway, Cloud Temple, NumSpot et Outscale plaidaient pour une commande publique réorientée vers des acteurs européens.

    Le parcours de la gendarmerie donne du poids à leur argumentaire : chaque euro investi dans des solutions ouvertes et maîtrisées localement renforce à la fois la résilience de l’État et l’écosystème technologique français. Reste à savoir combien d’autres ministères choisiront d’emprunter le même chemin.

    https://www.lesnumeriques.com/societe-numerique/logiciel-libre-la-gendarmerie-a-quitte-microsoft-pour-linux-il-y-a-20

    #logiciels_libres #microsoft #dégafamisation #alternative #résistance #linux

    –-

    ajouté à la Métaliste sur les institutions et municipalités qui claquent les portes à #Microsoft :
    https://seenthis.net/messages/1143366

  • Espace Schengen : comment l’exception des contrôles aux frontières intérieures est devenue la norme - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71288/espace-schengen--comment-lexception-des-controles-aux-frontieres-inter

    Espace Schengen : comment l’exception des contrôles aux frontières intérieures est devenue la norme
    Par RFI Publié le : 08/05/2026
    Paris a de nouveau prolongé jusqu’au 31 octobre 2026 les contrôles à ses frontières intérieures. Une dérogation autorisée en cas de menace grave, mais censée rester exceptionnelle et limitée dans le temps. Depuis 2015, la France y a pourtant recours de manière continue, et elle est loin d’être la seule, au risque de fragiliser l’un des acquis les plus concrets de l’Union européenne.
    Pouvoir passer de la France à l’Italie, à l’Espagne, à l’Allemagne ou à la Belgique sans présenter son passeport à un poste-frontière ou dans un aéroport. "Toute personne, quelle que soit sa nationalité, peut voyager entre les pays Schengen sans être soumise à des contrôles aux frontières", rappelle le site officiel de l’Union européenne (UE). C’est l’une des promesses les plus concrètes de l’UE : une fois entré légalement dans l’espace Schengen, qu’on soit citoyen européen, résident étranger ou simple touriste, on peut circuler d’un État membre à l’autre sans être soumis à des contrôles aux frontières intérieures.
    Paris vient pourtant de renouveler la "réintroduction temporaire" des contrôles à ses frontières intérieures pour six mois, jusqu’au 31 octobre 2026, selon la notification transmise à la Commission européenne. Rien n’interdit cela sur le papier. "Dès le début de la construction de l’espace Schengen, qui prévoit la fin des contrôles aux frontières intérieures, il est aussi prévu que les États puissent [les] contrôler de façon temporaire et ponctuelle" en cas de menace grave pour l’ordre public ou la sécurité intérieure, rappelle la juriste Tania Racho, chercheuse associée à l’université Paris-Saclay et membre du collectif Désinfox-Migrations, au micro d’Amélie Beaucour.
    Paris invoque ici des "menaces graves et persistantes" pesant sur l’ordre public et la sécurité intérieure : menace jihadiste, recrudescence des agressions antisémites, réseaux criminels facilitant la migration irrégulière, tensions dans le Pas-de-Calais, dégradation du contexte sécuritaire mondial de l’Iran au Moyen-Orient, en passant par l’Afghanistan, la Somalie et la guerre en Ukraine, ou encore tenue du G7 à Évian. Une dérogation qui doit pourtant rester exceptionnelle et strictement encadrée dans le temps. Le rétablissement des contrôles peut intervenir pour une durée de six mois, renouvelable jusqu’à deux ans maximum. Depuis la réforme du Code frontières Schengen de 2024, cette durée peut atteindre trois ans dans des circonstances exceptionnelles majeures.
    En théorie, donc, une reconduction continue sur plus de dix ans contrevient au cadre fixé par le droit européen. En France, le dispositif est pourtant reconduit tous les six mois, sans interruption, depuis les attentats de novembre 2015. C’est précisément ce que dénonce l’Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé), qui regroupe plusieurs organisations. Dans son communiqué du 23 avril, elle juge cette nouvelle prolongation "manifestement contraire au droit de l’Union européenne" et dénonce une succession de renouvellements qui fait du principe de liberté de circulation au sein de l’espace Schengen "un souvenir lointain".
    Du côté du Conseil d’État, pour l’heure, il n’y a pas de débat. Dans une décision du 7 mars 2025, la juridiction administrative avait rejeté le recours de plusieurs associations et jugé le rétablissement conforme au règlement européen. Elle estimait que la décision prise par le gouvernement en octobre 2024 relevait du nouveau Code frontières Schengen, entré en vigueur la même année, et devait donc être regardée comme une première réintroduction des contrôles, non comme la prolongation de celles prises depuis 2015. Autrement dit, le compteur juridique repartait à zéro.
    Mais Paris n’est pas seule. La Commission européenne recense actuellement onze autres États de l’espace Schengen ayant rétabli des contrôles à leurs frontières intérieures. L’Allemagne invoque notamment l’immigration irrégulière et les réseaux de passeurs ; la Pologne, la pression migratoire à ses frontières avec l’Allemagne et la Lituanie ; le Danemark et la Norvège, des risques de sabotage liés à la Russie ; la Suède, la criminalité transfrontalière organisée et les menaces islamistes. Et dans certains pays comme l’Allemagne, l’Autriche ou le Danemark, l’exception s’est là aussi installée dans la durée.
    "De 2006 à 2014, on avait eu 36 notifications de rétablissement des contrôles aux frontières intérieures en huit ans. Aujourd’hui, on est à plusieurs centaines", note Yves Pascouau, directeur général adjoint de Forum réfugiés. Autrement dit, l’outil s’est banalisé. Pour lui, c’est la logique même de Schengen qui s’est inversée. "La liberté est le principe et la restriction de la liberté, l’exception", rappelle-t-il, estimant que cette base a été "totalement pervertie à partir de 2015", sous l’effet conjugué des attentats et de la crise migratoire.
    Pour Yves Pascouau, également docteur en droit européen, cela pose la question du contrôle exercé par Bruxelles sur la répétition de ces mesures censées être exceptionnelles. La Commission européenne peut émettre un avis sur la nécessité et la proportionnalité des mesures, mais elle ne peut pas opposer son veto à la décision d’un État. Pour Yves Pascouau, Bruxelles fait preuve d’une grande prudence sur ce dossier. "La Commission fait la politique de l’autruche parce que c’est un sujet extrêmement sensible", commente-t-il. La Cour de justice de l’Union européenne a déjà rappelé que les contrôles aux frontières intérieures ne peuvent être prolongés que face à une nouvelle menace. Mais dans les faits, les États arguent régulièrement d’informations nouvelles ou d’un contexte sécuritaire évolutif pour justifier de nouvelles notifications.
    Les motifs migratoires occupent désormais une place croissante dans les notifications des États : migration irrégulière, réseaux de passeurs, pression sur les systèmes d’asile... La réforme de 2024 intègre aussi la question de l’« instrumentalisation » des flux migratoires, lorsque des déplacements de personnes sont utilisés comme moyen de pression politique"La frontière entre l’objectif des contrôles et leur réalité peut parfois apparaître difficile à tracer", estime Yves Pascouau, qui pointe que dans les faits, les contrôles ne sont pas rétablis sur toutes les frontières du pays, mais seulement sur certaines. À la frontière franco-italienne, par exemple, souligne-t-il, les contrôles répondent davantage à un objectif migratoire qu’à un objectif strictement sécuritaire.
    Concrètement, en notifiant la réintroduction des contrôles, "cela permet de contrôler toutes les personnes, par exemple, qui seraient dans un train arrivant depuis l’Italie vers la France, et dont le seul motif serait le franchissement de la frontière entre l’Italie et la France", relève Tania Racho. Selon l’Anafé, qui regroupe plusieurs organisations, cette pratique engendre des atteintes aux droits des personnes exilées : contrôles au faciès, difficultés d’accès au droit d’asile, refoulements ou enfermements illégaux. "Quotidiennement, à Menton, Montgenèvre, Hendaye, Modane et Cerbère, ou encore dans les aéroports, les forces de l’ordre françaises contrôlent l’identité des personnes entrant sur le territoire", affirme l’Anafé dans un communiqué de décembre 2025, qui dénonce des contrôles ciblant « les personnes perçues comme migrantes ».
    Même si, pour la majorité des voyageurs, les frontières intérieures restent pour l’heure souvent invisibles, "l’esprit de Schengen s’est considérablement affaibli", regrette Yves Pascouau. Pour lui, ces rétablissements ont aussi une forte portée politique. "À ma connaissance, on n’a jamais arrêté de terroriste dans ce cadre", relève-t-il, tout en soulignant que leur efficacité sur le plan migratoire n’est pas davantage démontrée. Le risque, selon lui, est surtout le message envoyé aux citoyens : l’idée que "c’est derrière la frontière nationale qu’on est le mieux protégé". Une logique qu’il juge trompeuse, alors que la sécurité de l’espace Schengen repose aussi sur la coopération entre États et sur des contrôles renforcés aux frontières extérieures de l’Union. Selon l’agence européenne Frontex, les arrivées clandestines dans l’UE sont en baisse ces dernières années. Le danger dépasse la seule question des frontières pour Yves Pascouau, car lorsque ces entorses aux règles communes ne sont "ni soulevées ni sanctionnées", elles peuvent ouvrir la voie à d’autres.

    #Covid-19#migration#migrant#UE#france#schengen#librecirculation#droit#sante#frontiere

  • Les #LLM dégradent profondément vos documents

    On avait déjà attiré l’attention sur les grandes #limites de l’IA pour produire des #synthèses (https://danslesalgorithmes.net/stream/manipuler-la-synthese-de-document), au risque de valoriser certaines informations sur d’autres. Microsoft Research vient de publier un article et un benchmark : ils ont proposé 52 documents à 19 modèles concurrents dont les modèles de pointe. Chaque modèle reçoit un document et une série d’instructions de modification, une vingtaine maximum. A la fin de la série d’instruction, 25% à 50% du contenu se retrouve dégradé (analyse faite en comparant simplement les contenus des documents). Si on étend encore les instructions à une centaine, la courbe de la dégradation continue. Les chercheurs parlent de « #déclin_monotone ». Ils constatent également que les performances à court terme ne prédisent pas la fiabilité à long terme. « Deux modèles qui semblaient presque identiques après deux interactions (91,5 % contre 91,1 %) ont divergé de façon spectaculaire au fil du temps (48,3 % contre 64,1 %). » La dégradation est parfois brutale. Sur les 50 domaines d’activité testés auxquels ils ont confié des documents pour des tâches d’#édition, le seul domaine qui fonctionne reste le code #python : la dégradation est très faible, les contenus restent stables sur 17 des 19 modèles, à 98%. Mais par exemple, sur un tableur, seulement 50% des lignes d’origine sont encore présentes après 20 itérations : l’ordre des lignes, les noms de colonnes et le nombre de lignes sont plus dégradées encore.

    La démonstration permet de montrer que l’usage des LLM risquent de n’être fonctionnels que pour le code, car le code à une définition mécanique, c’est-à-dire qu’il existe une spécification lisible par machine permettant de vérifier la sortie (mais la démo montre que quand il s’agit de structure des bases de données SQL, les résultats sont déjà beaucoup moins parfaits). « Partout où la correction exige de la #compréhension, les modèles s’effondrent », explique le développeur norvégien Christian Ekrem sur son blog. Pire : la #corruption est invisible par conception, « silencieuse ».

    « Le plus inquiétant, c’est la manière dont ces #erreurs se produisent. Elles sont rares, mais graves. Le modèle ne transforme pas votre document en charabia. Il y apporte de petites #modifications, assurées (!), qui paraissent inoffensives au premier coup d’œil. Un détail déplacé. Une précision omise. Un sens subtilement altéré. Une phrase réorganisée pour en modifier l’ordre. Il faudrait lire attentivement l’ensemble du document, en le comparant à l’original, pour s’en apercevoir. Et personne ne le fait. »

    Dans vos slides, votre « environ 30% » va devenir « 30% »… puis « 20% ». Dans un contrat, « sous certaines conditions » s’efface. « Après signature » devient « avant signature »… Non seulement les erreurs s’accumulent, mais elles interagissent : « une corruption précoce modifie le contexte, ce qui décale les résultats suivants, et ainsi de suite ». Vous continuez à travailler sur une version corrompue qui ne dit déjà plus ce que vous pensiez. « Si cela ne vous terrifie pas, je doute que ayez déjà travaillé avec des documents importants. (…) Lorsque vous déléguez la maintenance documentaire à un LLM, la théorie meurt doublement. Premièrement : vous n’avez pas acquis la compréhension, car vous avez délégué au lieu de vous impliquer directement dans le sujet. Deuxièmement : le LLM a insidieusement altéré le document lui-même. Vous vous retrouvez donc sans modèle mental ni représentation écrite précise. Vous avez, pour ainsi dire, perdu à la fois la carte et le territoire. »

    https://danslesalgorithmes.net/stream/les-llm-degradent-profondement-vos-documents
    #qualité #dégradation #LLMs #IA #AI #intelligence_artificielle

    • LLMs Corrupt Your Documents When You Delegate

      Large Language Models (LLMs) are poised to disrupt knowledge work, with the emergence of delegated work as a new interaction paradigm (e.g., vibe coding). Delegation requires trust - the expectation that the LLM will faithfully execute the task without introducing errors into documents. We introduce DELEGATE-52 to study the readiness of AI systems in delegated workflows. DELEGATE-52 simulates long delegated workflows that require in-depth document editing across 52 professional domains, such as coding, crystallography, and music notation. Our large-scale experiment with 19 LLMs reveals that current models degrade documents during delegation: even frontier models (Gemini 3.1 Pro, Claude 4.6 Opus, GPT 5.4) corrupt an average of 25% of document content by the end of long workflows, with other models failing more severely. Additional experiments reveal that agentic tool use does not improve performance on DELEGATE-52, and that degradation severity is exacerbated by document size, length of interaction, or presence of distractor files. Our analysis shows that current LLMs are unreliable delegates: they introduce sparse but severe errors that silently corrupt documents, compounding over long interaction.

      https://arxiv.org/abs/2604.15597

  • Installation de GNU/Linux : quand ça se passe bien autant le retranscrire
    https://linuxfr.org/news/installation-de-gnu-linux-quand-ca-se-passe-bien-autant-le-retranscrire

    Les échanges ci-dessous, publiés avec l’accord de Violette, retranscrivent des échanges de courriels qui ont abouti à la libérer ainsi que son ordinateur.

    L’accompagnement s’est fait exclusivement par courriel alors que je m’attendais à devoir mettre en relation, dans la vraie vie, Violette et des personnes via l’Agenda du Libre ou Aide Linux entre autre.

    Ça ne se passe pas toujours aussi bien mais, présenter des démarches réussie donne à voir une relative facilité alors qu’une montagne insurmontable est souvent fantasmée. Cet exemple montre sans doute aussi l’importance de l’accompagnement (et de l’envie initiale de la personne).

    Bonne lecture.

    Lauw’ PS : plein de ressources aussi sur Adieu Windows, Bonjour le Libre lien nᵒ 1 : Adieu Windows, Bonjour le LibreSommaire

    Le (…)

  • „Wenn die Welt der Kinder untergeht“
    https://www.nachdenkseiten.de/?p=150133

    9.5.2026 von Karin Leukefeld - Während ihres aktuellen Aufenthaltes im Libanon hat unsere Autorin Karin Leukefeld den palästinensischen Arzt Dr. Ghassan Abu Sitta getroffen. Abu Sitta ist Chirurg und auf plastische Chirurgie spezialisiert. Als Freiwilliger für Medecins sans Frontiere (MSF) [Ärzte ohne Grenzen – Anm. d. Red.] ist Abu Sitta in vielen Kriegs- und Krisengebieten im Einsatz gewesen. Seit 2024 leitet er den neu eingerichteten Lehrstuhl für „Konfliktmedizin“ an der Amerikanischen Universität in Beirut, AUB.
    ...
    Es steht völlig außer Zweifel, dass Israel ohne die materielle Unterstützung verschiedener Staaten den Völkermord in Gaza nicht hätte ausführen können. Das Vereinigte Königreich hat nicht nur Waffen an Israel geliefert und das Land finanziell unterstützt, 60 Prozent der elektronischen Überwachung wurde von Flugzeugen der Royal Airforce durchgeführt, die von Zypern gestartet sind. Als die Israelis Jemen bombardierten, haben Jets der italienischen Luftwaffe sie aufgetankt. Die Amerikaner haben 80 Prozent der Waffen und Munition geliefert, Deutschland kommt gleich danach. Im Übrigen bin ich davon überzeugt, dass Edward Said recht hatte, als er feststellte, „Der Hund wackelt mit dem Schwanz“. Israel bleibt eine Siedlerkolonie des westlichen Imperialismus. Darum wird es von den westlichen Staaten unterstützt.

    Manche in vergleichbarer Position wie Sie sprechen nicht oder kaum. Sie dagegen sagen laut und deutlich Ihre Meinung – ist das auch Ergebnis dessen, was Sie seit Jahrzehnten erlebt und gesehen haben?

    Genauso ist es. Es gibt keinen Platz für Zurückhaltung, nachdem 22.000 Kinder völlig straffrei ermordet wurden. 64.000 Kinder wurden zu Waisen gemacht. Als ich in Gaza war, habe ich damit angefangen, so eine Formel auf die Patientenblätter zu schreiben, eine Art Code: „WCNSF, Wounded Child no surviving Family – verletztes Kind, keine überlebende Familie“. Das war ein Hinweis an die Mitarbeiter der Sozialabteilung im Al Shifa Krankenhaus, die das Kind füttern mussten. Am nächsten Tag musste jemand dem Kind etwas zu essen geben, musste es versorgen, die Verbände wechseln. Das ist ein Phänomen, das ich hier wieder sehe und das ich nie zuvor bei meinen Einsätzen gesehen hatte. Das muss aufhören. Mit dieser erzwungenen Art des Völkermords muss gebrochen werden. Gaza ist kein Einzelfall. Gaza wird sich überall wiederholen.

    #Israel #Liban #guerre #enfants #médecine

  • #Mégabassines, #data_centers : « La guerre contre l’#eau s’est intensifiée »

    Dans le livre-enquête « Les Assoiffeurs », les journalistes Nicolas Celnik et Fabien Benoit montrent comment certains acteurs privés accaparent, avec la bénédiction de l’État, une ressource de plus en plus rare et de plus en plus polluée.

    DepuisDepuis dix ans, un tiers du territoire français subit des restrictions d’eau et le pays vit désormais au rythme d’épisodes de sécheresse toujours plus longs et plus intenses. Qui demain aura accès à l’eau ? De quelle qualité ? Depuis les années 1980, près de 14 000 captages d’eau potable ont dû fermer en raison de taux de pollution aux pesticides trop importants. Et le scandale de la contamination massive aux PFAS ne fait que commencer…

    À Sainte-Soline, les militants en lutte contre l’accaparement de l’eau par le modèle agricole productiviste ont reçu pour toute réponse du gouvernement un déluge de grenades.

    Dans une enquête fouillée, les journalistes Fabien Benoit et Nicolas Celnik montrent comment certains acteurs privés, des producteurs de maïs aux promoteurs de data centers, font main basse sur l’eau, avec la bénédiction de l’État.

    Les Assoiffeurs. Enquête sur ces entreprises qui accaparent notre eau (Les Liens qui libèrent, 2026) pointe comment certains comptent aussi capitaliser sur la raréfaction de la ressource et sur les inquiétudes concernant la santé. Entretien.

    « Mediapart » : La loi d’urgence agricole qui arrive à l’Assemblée nationale le 19 mai comporte un important volet sur l’eau. Une fois de plus, le gouvernement veut « sécuriser » l’accès à l’eau pour les agriculteurs et agricultrices irrigant·es, au détriment des autres usagers et usagères, en favorisant notamment la construction de mégabassines.

    Fabien Benoit : On a beaucoup parlé de guerre de l’eau, notamment autour des bassines. Pour nous, il y a surtout une guerre contre l’eau, c’est-à-dire contre cette ressource, pour l’accaparer, pour l’abîmer. Cette loi d’urgence agricole en est un nouvel épisode. Si on met d’ailleurs bout à bout la loi d’orientation agricole qui consacre l’intérêt majeur de l’agriculture, les arrêtés sécheresse qui exonèrent régulièrement les plus gros accapareurs de l’eau, et la révision de la directive-cadre eau européenne qui est sur la table…, on se rend compte que cette guerre contre l’eau s’est intensifiée, au détriment de sa qualité, de sa disponibilité.

    Nicolas Celnik : Il y a dans ce projet de loi deux articles qui entrent en résonance avec notre enquête : l’article 6, qui prévoit que le préfet puisse déroger aux schémas d’aménagement et de gestion des eaux (Sage) pour des projets d’ouvrage de stockage de l’eau, et l’article 5, qui rend facultative la consultation publique pour construire une bassine. Cela correspond à ce que le chercheur Sylvain Baron appelle la « préfectorialisation de la politique de l’eau ». C’est la volonté de donner aux préfets des moyens de contourner cette démocratie locale de l’eau, qui est certes imparfaite, mais qui reste une expérimentation démocratique vraiment intéressante. Là, on assiste à une « reverticalisation » des politiques de l’eau au nom des intérêts économiques.

    Vous montrez bien dans votre livre comment ceux que vous appelez les « assoiffeurs » parviennent à s’affranchir du droit commun pour faire main basse sur la ressource.

    N. C. : Nous avons cherché à comprendre les stratégies des grands acteurs économiques (agriculture, data centers, embouteilleurs…) qui s’assurent qu’ils bénéficieront de réserves d’eau, même dans des situations de tension sur la ressource. Leur travail de lobbying a été, effectivement, de normaliser des situations d’exception. Alors qu’il existe en France une hiérarchie des usages de l’eau qui priorise la santé humaine, puis les écosystèmes et enfin les enjeux économiques, être parvenu à imposer l’agriculture comme « d’intérêt général majeur » dans la loi inverse cette hiérarchie. On normalise le fait qu’en cas de sécheresse, l’activité économique vaut autant que la préservation de l’environnement. Une mégabassine est présumée dans la loi Duplomb d’intérêt général majeur.

    F. B. : Et quand on parle de « l’agriculture qui a besoin d’eau », il faut rappeler quelques ordres de grandeur. L’agriculture représente 60 % de la consommation d’eau douce en France, 92 % de cette eau-là va à l’agriculture irriguée. Et les surfaces irriguées en France, c’est 7 à 8 % des surfaces. Donc, 93 % du monde agricole n’a pas besoin de beaucoup d’eau. Ce n’est pas « l’agriculture » qui a besoin d’énormément d’eau mais un certain modèle agro-industriel qui produit de la céréale, dont en bout de chaîne 7 % environ sert finalement à l’alimentation humaine.

    Vous dites que c’est la répression des manifestant·es de Sainte-Soline contre les mégabassines qui vous a donné l’envie de faire ce livre. Pourquoi ?

    F. B. : L’usage extrême de la violence pour réprimer des militants qui défendaient l’eau comme un patrimoine commun, ce qui est inscrit dans la loi, nous a effectivement frappés. L’idée d’accaparement de l’eau était au cœur de cette mobilisation et cela nous a conduits à nous interroger sur les acteurs qui aujourd’hui accaparent cette ressource avec le soutien de l’État.

    N. C. : Concernant l’agriculture, c’était intéressant d’essayer d’enquêter sur le fonctionnement de ce petit monde du lobbying de la FNSEA. Le principal syndicat agricole a un groupe dédié spécialement au lobbying sur la production du maïs, et ce lobby a son propre lobby interne spécialement dédié à l’irrigation du maïs. Pourquoi ? Parce qu’on a besoin de beaucoup d’eau pour le maïs, et en particulier au pic de chaleur, parce que c’est une plante tropicale.

    Ils ont travaillé à diffuser l’idée, notamment dans les médias, qu’il fallait absolument stocker l’eau d’hiver pour l’été parce que sinon l’eau « partirait à la mer ». En fait, d’après les compréhensions du cycle de l’eau, il est au contraire important de laisser l’eau s’infiltrer dans la terre, être stockée dans des zones humides, comme l’expliquent les hydrogéologues. Le lobbying de la FNSEA a aussi consisté à faire travailler le concept de « souveraineté alimentaire », qui signifiait initialement la capacité de manger ce qu’on produit, et qui désigne à présent la capacité de choisir vers qui l’on exporte notre production. Au nom de la « souveraineté alimentaire », on soutient les producteurs de maïs qui exportent pour nourrir le bétail.

    Et vous montrez aussi comment désormais la transition écologique – avec le besoin d’électrifier les usages – sert aussi de prétexte à sécuriser l’accès à l’eau pour les industriels des semi-conducteurs ou des data centers.

    F. B. : Oui, parce qu’on a une transition écologique qui est carbo-réductionniste, c’est-à-dire qui s’intéresse uniquement aux émissions de CO2, en occultant tout le reste. Et, effectivement, l’électrification, comme le numérique, implique une course aux métaux, ce qui veut dire des besoins colossaux en eau.
    C’était important pour nous de déconstruire certaines idées reçues, notamment celle d’une « transition écologique et numérique ».

    Comme si, en soi, le numérique était synonyme de mieux-disant écologique. C’est absolument faux et c’est le fruit d’un récit, forgé depuis des décennies, pour nous faire croire que le numérique s’affranchirait de la matière et de la pression sur les écosystèmes.

    En réalité, depuis les mines, en passant par la production de semi-conducteurs, le fonctionnement des data centers, jusqu’à tous les appareils numériques qu’on a entre nos mains, on a un continuum qui demande beaucoup, beaucoup de matières premières et, à chacune des étapes, énormément d’eau. À un moment, ce n’est plus soutenable.

    Face à ce secteur-là qui est dans une croissance exponentielle, notamment en raison du développement de l’intelligence artificielle (IA), il y a une forme de gouffre hydrique qui se présente devant nous. Il faut se rappeler que le secteur des data centers, c’est 30 % de croissance par an. Aux États-Unis, on construit plus de data centers que de bureaux. Là, le côté systémique est intéressant, car qui pointe le bout de son nez dans cette équation-là ? Ce sont les acteurs industriels de l’eau, qui disent : « Vous n’y arrivez pas, mais on peut vous construire une usine de désalinisation, on peut produire de l’eau pour vous. »

    Effectivement, vous le montrez bien, plus la ressource en eau est dégradée, plus il y a un marché.

    N. C. : Oui, ce sont des sortes d’intérêts bien compris où le secteur des technologies de dépollution de l’eau devient l’acteur qui permet aux autres leur forme d’accaparement. Sans ces « solutions » de traitement de l’eau de plus en plus complexes et chères, on serait obligés de se demander justement comment on utilise l’eau, comment on se la partage. En somme, de questionner les usages de l’eau.

    Là-dessus, nous racontons comment des géants de l’eau comme Veolia, Suez et d’autres, qui faisaient leur business en distribuant l’eau dans les villes, ont été obligés de revoir leur modèle, prenant acte d’un mouvement de remunicipalisation (à la suite de nombreux scandales financiers notamment). Ils se présentent depuis une dizaine d’années comme des champions de la « transition écologique » et de la dépollution. D’après leurs déclarations aux investisseurs, leurs clients ne sont pourtant pas les usagers individuels, vous et moi, qui avons besoin d’eau pure au robinet : leurs principales cibles commerciales sont les infrastructures industrielles, comme les data centers ou les usines de semi-conducteurs, qui ont besoin d’eau très pure pour ne pas corroder leurs équipements, etc.

    Ces procédés sont aussi extrêmement énergivores et ont des effets délétères sur les écosystèmes. L’eau relève d’enjeux éminemment locaux. Ce qui est prélevé ici ne peut pas être compensé en remplissant une nappe à l’autre bout du pays. Et puis derrière, quid de tous les autres effets de l’extraction minière, sur la biodiversité, sur la destruction des terres arables qu’on utilise pour alimenter cette machine ?

    F. B. : Ce solutionnisme technologique est un autre nom pour le business as usual et la destruction du vivant. La réutilisation des eaux grises, qui semble être du bon sens, c’est une façon de ne pas questionner les usages, de les pérenniser, et c’est de l’eau qui n’est pas rendue aux milieux. Donc, cela portera atteinte à la bonne santé des écosystèmes.

    Et puis, on peut dérouler le même raisonnement sur la désalinisation, qui répond à la même logique, avec toujours des conséquences très lourdes d’un point de vue écologique. L’impensé, c’est celui des interdépendances. On ne peut pas traiter le sujet de l’eau isolément, sans traiter celui de la biodiversité, de la santé des milieux, de la santé humaine. Alors que dans le débat public, dans les discours politiques, le sujet a tendance à être traité de manière uniquement technique, comme une question de flux, de stocks. Les industriels de l’eau parlent de « produire de l’eau », comme si on pouvait en fabriquer de toutes pièces, ce qui est complètement inepte.

    L’eau en bouteille a historiquement construit son modèle économique sur celui de la santé. Les industriels ne voient pas d’un mauvais œil l’inquiétude grandir sur la qualité de l’eau.

    F. B. : Le risque avec l’eau en bouteille, deux mille fois plus énergivore que l’eau du robinet, c’est que cela devienne effectivement une réponse de marché à un problème public, qui est celui de la qualité de l’eau. Et en même temps, l’industrie de l’embouteillage a subi quand même des revers, des polémiques qui font que la pureté supposée des eaux en bouteille en a pris un coup. Un doute est en train de se diffuser autour des eaux en bouteille, avec, évidemment, le cas emblématique de Nestlé, mais pas uniquement.

    Et il y a tout ce qu’on ne veut pas voir quand on parle de qualité de l’eau au sens large, qu’il s’agisse de l’eau en bouteille ou du robinet. Il y a plein de choses qu’on ne tente pas de détecter. Sur la question des PFAS, c’est particulièrement interpellant. On se rend compte qu’on contrôle 20 PFAS depuis janvier 2026, alors que l’EPA américaine parle de 14 000 variétés de PFAS ou qu’une autre agence américaine évoque plutôt 2 millions. Il y aurait sans doute une panique morale totale si on commençait à essayer de détecter tout ça.

    N. C. : Face aux pollutions au PFAS, aux pesticides, on se dit : soit on boit de l’eau en bouteille, soit on « maxifiltre » l’eau qui va arriver au robinet. Et c’est ce qu’on voit en Île-de-France avec le projet du Syndicat des eaux de la région, qui est un projet à 1 milliard pour avoir de l’eau potable pour une partie des communes d’Île-de-France, dont Paris ne fait pas partie. Ce projet mise très majoritairement sur le traitement, alors qu’il serait entre cinq et dix fois moins cher de prévenir plutôt que guérir, d’après certaines études. La régie publique Eau de Paris, par exemple, a essayé de passer des pactes avec les agriculteurs pour avoir moins d’épandage de pesticides, donc ils peuvent se permettre de mettre en place des solutions de traitement moins coûteuses.

    Mais certains y trouvent leur compte. L’entreprise DuPont, qui est une grande émettrice de PFAS, est la même qui vend des membranes de filtration des PFAS pour potabiliser l’eau. Water Europe, qui est le lobby européen des entreprises de traitement de l’eau, dont Suez-Veolia et autres, demande à la Commission européenne 255 milliards sur cinq ans, juste pour investir dans ces technologies de traitement. Il y a un risque de système à deux vitesses, entre les grandes métropoles qui pourront investir dans ces systèmes très coûteux de dépollution de l’eau et des communautés de communes rurales pour lesquelles ce sera beaucoup trop cher.

    https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/080526/megabassines-data-centers-la-guerre-contre-l-eau-s-est-intensifiee
    #centres_de_données #guerre_de_l'eau #privatisation #rareté #pollution #sécheresse #eau_potable #pesticides #PFAS #Sainte-Soline #accaparement #guerre_contre_l’eau #agriculture #préfectorialisation #démocratie #démocratie_locale #reverticalisation #économie #intérêts_économiques #lobbying #santé #écosystèmes #intérêt_général_majeur #loi_Duplomb #irrigation #industrie_agro-alimentaire #répression #résistance #violence #FNSEA #maïs #cycle_de_l’eau #souveraineté_alimentaire #élevage #bétail #transition #numérique #matières_premières #IA #AI #intelligence_artificielle #data_centers #centres_de_données #dépollution #Veolia #Suez #business #remunicipalisation #municipalisation #semi-conducteurs #énergie #techno-solutionnisme #eaux_grises #désalinisation #interdépendances #biodiversité #eau_en_bouteille #Nestlé #qualité #qualité_de_l'eau #pesticides #business #DuPont #filtration #Water_Europe

    • Les Assoiffeurs. Enquête sur ces entreprises qui accaparent notre eau

      Le 25 mars 2023, à Sainte-Soline, un déluge de grenades s’abat sur les manifestants. Plusieurs personnes restent à terre. Deux tombent dans le coma. Marqués par cet épisode, Fabien Benoit et Nicolas Celnik se lancent dans une vaste investigation et découvrent que les mégabassines ne sont que l’arbre qui cache la forêt.

      Ils livrent ici les résultats de leur enquête, menée sur plus de deux ans, sur ces entreprises qui ont fait main basse sur l’eau, ces « assoiffeurs » qui ont privatisé ce bien commun et prévoient désormais de tirer profit de la pénurie qui s’annonce, avec le soutien de l’État.

      Cet ouvrage entend mettre à jour les stratégies et plans pensés par ces entreprises pour accroître encore leur emprise en faisant appel au solutionnisme technologique, qui nous enserre collectivement et nous empêche d’enclencher une véritable discussion politique et démocratique sur le partage de l’eau.

      Du lobbying en faveur des mégabassines aux efforts des grands acteurs du numérique pour masquer leur consommation d’eau, en passant par les manœuvres des producteurs de PFAS pour vendre des solutions dépolluantes à des prix exorbitants, ce livre-enquête révèle l’ampleur du dévoiement de la « démocratie de l’eau à la française », court-circuitée par des collusions politiques et jeux de pouvoir.

      https://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-Les_Assoiffeurs-9791020923691-1-1-0-1.html
      #livre

    • et Veolia c’est qui ? c’est Bolloré.
      Et quels sont les députés qui ont refusé de laisser les premiers m3 d’eau gratuits aux pauvres ? c’est les députés fachos, oups les nazis, oups les députés du parti fondé par des nazis.
      A Toulouse ils te collent du Eau-Toulouse-Metropole mais en fait derrière c’est Véolia Bolloré. Du Moudenc tout craché. Et l’eau est devenue plus cher l’été, tour de passe passe.

  • courtneybonneauimages sur X :
    https://x.com/cbonneauimages/status/2050852025601036544

    La BBC est loin d’être la seule, en France par exemple, Le Monde, RFI, France 24, pour ne parler que des plus “équilibrés”, utilisent le même vocabulaire.

    Le niveau de #complicité de la @BBC dans le nettoyage ethnique du sud du #Liban est choquant.

    J’écoute leur correspondant à Jérusalem rapporter que « les FDI frappent des cibles du Hezbollah » alors que je suis sur le terrain, au cœur de l’action, et que je vois des hommes, des femmes et des enfants se faire tuer quotidiennement.

    Mes collègues sont exécutés. Les membres du corps paramédical sont assassinés de manière systématique.

    Tout cela se déroule sous les yeux de tous et le correspondant de la BBC ici au Liban le sait.

    Que vous soyez tous jugés pour votre #propagande mortelle lorsque le moment sera venu. #Honte à vous tous, en particulier à ceux sur le terrain qui sont trop lâches pour élever la voix.

    #MSM

  • « L’impunité d’Israël à Gaza ne peut que l’encourager à être aussi impitoyable au Liban »
    https://www.lemonde.fr/un-si-proche-orient/article/2026/05/10/l-impunite-d-israel-a-gaza-ne-peut-que-l-encourager-a-etre-aussi-impitoyable

    Le #Moyen-Orient est devenu au XXIe siècle le monstrueux #laboratoire où des techniques de #guerre, testées sur un territoire ciblé, sont, du fait de l’absence de réaction #internationale, reproduites à plus grande échelle sur un autre théâtre. C’est ainsi que la #Russie de Vladimir #Poutine a expérimenté en #Syrie, à partir de septembre 2015, des techniques de terreur infligées en #Ukraine depuis l’invasion généralisée de février 2022.

    C’est également ainsi qu’#Israël, sous la direction de Benyamin #Nétanyahou, soumet désormais le #Liban aux mêmes violations systématiques du droit international qui ont été perpétrées depuis octobre 2023 dans la bande de #Gaza. A l’évidence, l’impunité d’#Israël à Gaza ne peut que l’encourager à être aussi impitoyable au Liban.

    Réécriture commode de l’histoire. Mais le fond est réel, et c’est heureux qu’on s’en aperçoive, à Paris.

  • Furious Protests at Venice Biennale Against Israel and Its ’Pariah Pavilion’ - Israeli Culture
    https://www.haaretz.com/israel-news/culture/2026-05-09/ty-article/.premium/furious-protests-at-venice-biennale-against-israel-and-its-pariah-pavilion/0000019e-0bfd-d80c-af9e-7bfdc5440000

    Around 4 P.M, a demonstration began to take shape. As part of the strike, some pavilions remained closed throughout the day, including the Belgian and Dutch pavilions. Others were closed intermittently, or during the demonstration, such as the Swiss, South Korean, and British pavilions. The Egyptian pavilion also closed intermittently.

    By contrast, several major national pavilions remained open, such as the French, Danish, and American. According to the organizers, 27 national pavilions out of approximately one hundred participated partially or fully in the strike.

    • Des artistes en grève pour protester contre la participation d’Israël à la Biennale de Venise
      Par Times of Israel Staff Aujourd’hui, 20:22
      https://fr.timesofisrael.com/des-artistes-en-greve-pour-protester-contre-la-participation-disra

      Une douzaine de stands ont été fermés à la Biennale d’art contemporain de Venise avant même son ouverture au public, dans la journée de vendredi, alors que des artistes protestaient contre la participation d’Israël à l’événement.

      L’exposition a suscité une forte controverse au cours des semaines qui ont précédé son inauguration, samedi – aucun Lion d’or n’étant décerné pour le meilleur pavillon national ou pour le meilleur participant à l’exposition principale après que le jury a démissionné en signe de protestation contre la participation d’Israël et de la Russie à l’événement.

      Des manifestations bruyantes ont par ailleurs été organisées devant les pavillons des deux pays. (...)

  • Gherbal Initiative sur X : “إدارة واستثمار #مرفأ_بيروت، الخاضعة لوصاية وزارة الأشغال العامة، تعلن فوز شركة “رسامني يونس للسيارات” (RYMCO)، المملوكة لوزير الأشغال #فايز_رسامني، بمناقصة عمومية لشراء وتوريد سيارات للمرفأ. 📌 رسامني كان العارض الوحيد، وفاز بالعقد بذريعة “الحاجة الملحّة”، بقيمة 734,550 دولار ⚠️”
    https://x.com/ElGherbalOrg/status/2052721482606755992

    La gestion et l’investissement du Port de Beyrouth, relevant de la tutelle du ministère des Travaux publics, annonce que la société « Rasamny Younes pour les Automobiles » (RYMCO), appartenant au ministre des Travaux publics Fares Rasamny, a remporté un appel d’offres public pour l’achat et la fourniture de véhicules au port.

    Rasamny était le seul soumissionnaire, et il a remporté le contrat sous le prétexte d’un « besoin urgent », pour une valeur de 734 550 dollars

    Comment un ministre, via sa société privée, peut-il remporter un appel d’offres relevant d’un ministère sous sa tutelle ? Et où est le principe de conflit d’intérêts ?

    #Liban #corruption #mafia

  • Comment le sud du #Liban est rasé par Israël ? | ENQUÊTE - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=1j42onUuXSA

    Lina Idriss habitait Khiam, dans le sud du Liban. Elle raconte au Monde les moments de convivialité à Noël ou pour l’Iftar. C’était avant que la guerre ne revienne. En mars 2026, Israël lance une offensive dans la région au sud du fleuve Litani, déclarant viser le Hezbollah, parti-milice chiite allié de l’Iran. Lina Idriss, comme les autres habitants de Khiam, est forcée à fuir.

    La ville à majorité chiite est aujourd’hui occupée, comme des dizaines d’autres localités derrière une « ligne jaune » établie par l’armée israélienne après la signature d’un cessez-le-feu fragile le 16 avril. Khiam, comme Bint Jbeil, Taybeh ou Aïta El-Chaab, est surtout l’objet d’une destruction méthodique. Des quartiers entiers disparaissent sous les bulldozers et les démolitions contrôlées, sur le modèle de Gaza. C’est ce dont témoigne Lina Idriss auprès du Monde, ainsi que notre analyse d’images par satellite et les publications de soldats israéliens déployés sur le terrain.

    • Un jour dans le monde est allé à la rencontre des Libanais pour deux heures d’émissions spéciale mêlant reportages et discussions avec nos invités, diffusée depuis Beyrouth.
      https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-18-20-un-jour-dans-le-monde/le-18-20-un-jour-dans-le-monde-du-lundi-11-mai-2026-3097386

      Dans cette première heure Fabienne Sintes et Arthur Sarradin, correspondant de Radio France au Liban, nous emmènent à la rencontre des habitants de #Beyrouth et sa banlieue Sud.

      Soeur Wafaa, femme solaire mais pessimiste pour l’avenir de son pays ; madame Andrée, qui ne cache pas sa déception du Hezbollah ; la romancière et essayiste Dominique Eddé qui exprime la colère qui sourde de tout un pays.

      Puis nous voyagerons au sud du pays, toujours sous les bombes malgré le cesser-le-feu. A Saida d’abord, assister au funérailles de toute une famille de réfugiées, qui fuyait les combats dans leur village à la frontière israélienne et tué dans un bombardement la veille ; et discuter avec Ali Farasse, dignitaire du clergé chiite.

      Enfin nous irons à Tyr, au sud du fleuve Litani, dans ce qu’Israël nomme « la zone rouge », discuter notamment avec Reda Hijaz, dont le café au bord de la Méditerranée est désormais en ruines.

  • Laure LAHAYE رولا يحيى sur X : “يرجى الإنتباه : لغاية في نفس يعقوب قامت جماعة #ماكرون بتحوير حديث مؤسس حركتنا #ميلنشون قائلين انه اذا انتخب رئيسا العام المقبل سوف يسلح الجيش اللبناني ضد حزب الله، والحقيقة انه قال أريد تسليح الجيش اللبناني ليحمي حدود وطنه #لبنان جماعة ماكرون نحن لكم بالمرصاد فلا داعي للكذب”
    https://x.com/LaureLAHAYE/status/2052852962192396453

    Veuillez prêter attention :
    À des fins malveillantes, le groupe #Macron a déformé le discours du fondateur de notre mouvement #Mélenchon en prétendant qu’il a dit que s’il était élu président l’année prochaine, il armerait l’armée libanaise contre le Hezbollah, alors qu’en réalité, il a dit : je veux armer l’armée libanaise pour qu’elle protège les frontières de sa patrie #Liban.

    Groupe Macron, nous vous surveillons de près, donc pas besoin de mentir.

  • Lecture d’un extrait du livre « Marginalia Woolf » de Christine Jeanney, publié aux éditions Abrüpt, en 2026.

    https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/marginalia-woolf-de-christine-jeanney

    Traductrice de l’œuvre de Virginia Woolf (Les vagues, Des fantômes dans les arbres), Christine Jeanney propose dans ce texte à la forme inédite, à l’architecture visuelle et textuelle hybride, une déconstruction de la structure classique du récit biographique. L’ouvrage est en effet composé de blocs de texte spatialement organisés sur la page pour créer un dialogue constant entre plusieurs voix. Les paroles et les écrits de Virginia Woolf. Les témoignages et les impressions de ceux qui l’ont côtoyé. Les réflexions de Christine Jeanney sur l’autrice et sur l’écriture. Cette accumulation de fragments permet de s’approcher au plus près de Virginia Woolf « et de la voir en papillon qui refuse de rester épinglé dans sa boite ».

    (...)
    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Portrait, #Art, #VirginiaWoolf, #Angleterre, #Histoire, #Abrüpt (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_marginalia_woolf_christine_jeanney.mp4

    https://abrupt.cc/c-jeanney/marginalia-woolf

  • Quand je vous dis qu’il faut sans délai mettre fin à la gabegie de la « concurrence libre et non faussée » à propos du « marché de l’électricité » ...

    Les prix de l’électricité deviennent négatifs en Europe : pourquoi ce n’est pas une bonne nouvelle | Euronews
    https://fr.euronews.com/2026/05/05/les-prix-de-lelectricite-deviennent-negatifs-en-europe-pourquoi-ce-nest

    La flambée de l’énergie solaire et éolienne est attribuée à l’augmentation des prix négatifs de l’électricité qui déferlent sur l’Europe.

    Selon le cabinet d’analyses Montel (source en anglais), les prix négatifs de l’électricité ont atteint un niveau record dans la péninsule Ibérique au premier trimestre 2026. Cela se produit lorsque le prix de gros de l’électricité passe sous zéro, l’offre dépassant la demande.

    L’Espagne a été la plus touchée, avec 397 heures de prix négatifs entre janvier et mars, un bond spectaculaire par rapport aux 48 heures enregistrées sur la même période en 2025, tandis que le Portugal a atteint 222 heures de prix inférieurs à zéro sur la même période.

    Une autre analyse de Bloomberg (source en anglais), fondée sur des données d’Epex Spot SE, a montré qu’en France, le nombre d’heures de prix inférieurs à zéro a presque doublé cette année par rapport à 2025, tandis que l’Allemagne a également enregistré une hausse de 50 %.

    La plupart des prix négatifs ont été enregistrés en avril, en raison d’un pic de production solaire lié à l’allongement des journées. Des conditions venteuses balayant l’Europe ont aussi dopé la production éolienne, ce qui signifie que plus d’énergie est produite que nécessaire.

    Le cabinet de conseil espagnol AleaSoft Energy Forecasting a constaté que l’Allemagne avait enregistré, le 5 avril, le prix moyen journalier de l’électricité le plus bas, à −16,34 €/MWh. Le même jour, le marché français affichait un prix moyen journalier négatif de −3,56 €/MWh, tandis que la Belgique enregistrait un prix moyen de 0,05 €/MWh.

    Les marchés britannique, nordiques et néerlandais ont enregistré leurs plus bas niveaux moyens quotidiens depuis octobre 2025, à respectivement 6,85, 7,61 et 14,46 €/MWh.

    Si les prix négatifs de l’électricité peuvent sembler une bouffée d’oxygène dans un contexte de flambée des coûts de l’énergie, ce phénomène en hausse ne fera en réalité pas baisser vos factures.
    Pourquoi les prix de l’électricité deviennent-ils négatifs ?

    Les prix de l’électricité deviennent négatifs lorsque l’offre dépasse la demande. Sur le marché européen au jour le jour, les producteurs d’énergie soumettent des offres indiquant quelle quantité d’électricité ils vendront et à quel prix. Normalement, ce prix est positif.

    Cependant, à l’arrivée du printemps et avec des journées plus longues, des conditions météorologiques idéales peuvent fortement doper la production de solaire et d’éolien, ce qui entraîne une production d’énergie supérieure aux besoins. Cela se produit souvent lors des jours fériés, quand la consommation est plus faible que d’habitude.

    Les producteurs peuvent alors se surenchérir à la baisse, en fonction de leurs coûts d’exploitation et de redémarrage, afin d’éviter d’être arrêtés (bridés). Ils le font parce qu’ils continuent soit à gagner de l’argent grâce aux subventions ou aux contrats, soit perdraient davantage en cas de limitation de leur production.

    L’an dernier, par exemple, le Royaume-Uni a gaspillé la somme stupéfiante de 1,47 milliard de livres (environ 1,67 milliard d’euros) en arrêtant des éoliennes et en payant des centrales à gaz pour qu’elles se mettent en marche.

    #marchandisation #électricité #privatisation #libéralisation

  • Melkite Catholic Bishops Call Israeli Demolitions in Southern Lebanon a ’Deep Wound’ - Israel News
    https://www.haaretz.com/israel-news/2026-05-05/ty-article/melkite-catholic-bishops-condemn-israeli-demolitions-in-southern-lebanon/0000019d-f7ab-d369-a19d-f7ef38610000

    The Melkite Greek Catholic Bishops council call for urgent international protection of civilian and religious property, citing reports of demolished structures. French Catholic charity L’Oeuvre d’Orient also denounce what it calls a ’systematic destruction’ of homes aimed at preventing civilian return

    #Liban #génocidaires

  • Entire Villages Razed – Report Reveals Scale of Destruction Israel Unleashed on South Lebanon - Israel Security
    https://www.haaretz.com/israel-news/israel-security/2026-05-05/ty-article/dozens-of-south-lebanon-villages-reportedly-razed-by-idf-in-recent-hezbollah-war/0000019d-f850-d5a3-abbf-f8fb128d0000

    Many south Lebanon communities were already devastated in the 2024 war, but satellite imagery shows that recent IDF demolitions have caused even greater destruction. An Amnesty International investigator: ’This is basically the same pattern that we documented back in Gaza’

    #Liban #génocidaires

  • Die sogenannte fehlende ’soziale Frage’ meint doch nichts anderes, ...

    via https://diaspora.psyco.fr/p/12449349

    oAnth:

    ... als dass die politische Klasse davor zurückschreckt, sich an den Existenzgrundlagen der Bürger zu orientieren, vielmehr glaubt, deren Bedürfnisse nach menschenwürdigen materiellen und ideellen Grundlagen mit Hilfe von #PR- und #Politik-Beratungs-Agenturen nach Belieben auf die lange Bank schieben, umetikettieren, schlussendlich vergessen machen zu können und so das Problem auf galante Art aus der Welt zu schaffen.

    https://www.youtube.com/watch?v=Tm-U47RgLgI


    2026-05-05 — 45 Min.

    Overton-magazin.de auf Youtube:

    Wo ist die soziale Frage hin, Herr Ernst?

    Steigende #Preise, sinkende #Kaufkraft und wachsende #Ungleichheit: Viele Menschen haben das Gefühl, dass soziale #Gerechtigkeit in #Deutschland immer mehr verloren geht. Und was geschah mit der #Linkspartei? Hat das #BSW eine Zukunft?

  • Au parc naturel marin d’Iroise, la démocratie environnementale est aussi fragile que la biodiversité
    https://splann.org/au-parc-naturel-marin-diroise-la-democratie-environnementale-est-aussi-fragi

    Dérogations d’épandage, extensions de porcherie, gestion contestée de la ressource halieutique... Splann ! s’est penché sur la gouvernance du #parc_naturel_marin_d'iroise, dont la mission première est la protection des ressources dans cette zone d’une grande richesse en matière de biodiversité. L’article Au parc naturel marin d’Iroise, la démocratie environnementale est aussi fragile que la biodiversité est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Pollutions #Comité_des_pêches #eau_et_rivières_de_bretagne #épandages #lisiers #pêche