• Quand l’#algorithme décide. L’État, l’#IA et nous

    L’introduction de l’#intelligence_artificielle (IA) dans les organisations publiques transforme radicalement la manière dont les #décisions sont prises et soulève des inquiétudes en ce qui concerne la #déshumanisation des services, les atteintes à la vie privée ou les risques de #discrimination. Des décisions importantes sont maintenant prises à l’aide d’algorithmes dans de nombreux domaines d’intervention de l’État, que ce soit dans l’attribution d’#aides_sociales, la #protection_des_enfants vulnérables, la détection des #fraudes, la prédiction du #décrochage_scolaire, la lutte contre les violences faites aux femmes ou encore la gestion des #libérations_conditionnelles.

    Les auteurs présentent des cas concrets d’utilisation de l’IA dans le secteur public, en se concentrant particulièrement sur les #risques de #biais_algorithmiques dans la #prise_de_décision. Ils proposent des solutions concrètes pour prévenir, corriger ou supprimer les biais algo­rithmiques. Cet ouvrage deviendra une lecture incontournable pour les responsables politiques, les membres de la fonction publique, les spécialistes du numérique et toutes les personnes ­intéressées par l’avenir des #services_publics.

    ▻https://www.editions-hermann.fr/livre/quand-l-algorithme-decide-steve-jacob
    #Etat #livre #VSS

  • Pour une #écologie_pirate. Et nous serons libres

    Nous manquons, aujourd’hui en Europe, d’un projet écologiste capable de résister aux politiques d’#étouffement, dans un monde de plus en plus irrespirable.
    D’un projet initié dans les #quartiers_populaires, qui y articulerait enfin l’ancrage dans la #terre et la #liberté de circuler.
    D’un projet dont le regard serait tourné vers l’Afrique et qui viserait à établir un large front internationaliste contre le #réchauffement_climatique et la destruction du vivant. D’un projet qui ferait de la #Méditerranée un espace autonome et un point de ralliement des mutineries du Nord comme du Sud.
    D’un projet se donnant comme horizon à la fois la #libération_des_terres, la #libération_animale et l’égale #dignité_humaine, fondamentalement liées.
    D’un projet assumant la sécession face à des forces d’#extrême_droite toujours plus menaçantes.
    D’un projet permettant de prendre le large en quête du #One_Piece, le fameux trésor du manga éponyme, devenu symbole, dans les quartiers populaires, de la soif de liberté qui y gronde.
    D’un projet qui se mettrait à hauteur d’#enfants et chercherait leur bien-être et leur libération.
    Ce projet, c’est celui de l’ #écologie_pirate.

    ▻https://www.editionsladecouverte.fr/pour_une_ecologie_pirate-9782348075445
    #livre #Fatima_Ouassak #pirates #piratage

  • La femme que Marx n’a jamais voulu rencontrer : #Flora_Tristán, l’autodidacte qui aurait pu changer l’histoire du socialisme

    Autodidacte et militante infatigable, Flora Tristán a observé la réalité sociale avec un regard de scientifique pour proposer un modèle alternatif de société et de travail.

    Pour Flora Tristán (Paris, 1803-Bordeaux, 1844), la #transformation_de_la_société devait être intégrale, et la communication avec les masses laborieuses était aussi importante que la diffusion littéraire de son modèle. C’est pourquoi elle ne se contenta pas d’écrire pour ceux qui pouvaient payer un livre et le lire, mais chercha à sensibiliser directement les classes travailleuses.

    Sa proposition novatrice impliquait un lien indissociable entre la #question_ouvrière et la #question_féminine : il n’y aurait pas de libération prolétarienne sans #libération_des_femmes. L’#émancipation était donc la condition nécessaire de la #justice_universelle. Flora Tristán anticipa ainsi des débats qui, bien des années plus tard, occuperaient une place centrale dans les discours féministes.

    Bien qu’elle soit née dans un milieu aristocratique, l’écrivaine, penseuse socialiste et féministe franco-péruvienne, considérée comme l’une des pionnières du #féminisme moderne et une précurseure du #mouvement_ouvrier_international, ne reçut pas l’éducation d’institutrices.

    À l’âge de quatre ans, le malheur frappa sa famille avec la mort de son père, Mariano Tristán y Moscoso, qui n’avait pas régularisé juridiquement son mariage avec sa mère, Thérèse Laisnay. Or, le droit français ne reconnaissait pas comme légitime un mariage uniquement religieux. La jeune veuve, enceinte d’un autre enfant et privée de patrimoine, partit donc vivre à la campagne avec Flora pendant plusieurs années, et la petite famille connut un vrai déclassement.

    Une vie de proscrite

    De retour à Paris, alors adolescente et ouvrière, Flora Tristán épousa en 1821 son jeune patron, André Chazal. Quatre ans plus tard, après de nombreuses dissensions conjugales et enceinte de son troisième enfant, elle s’enfuit du domicile conjugal en abandonnant son mari. Le divorce n’existait pas. La séparation des Chazal n’était pas légale. Pendant plusieurs années, Flora vécut comme une proscrite en France et en Angleterre. En 1833, elle traversa l’océan pour réclamer son héritage au Pérou auprès des Tristán. La famille l’accueillit plutôt favorablement et son oncle lui attribua certaines rentes, mais sans lui reconnaître de droit à l’héritage.

    Elle revint en Europe deux ans plus tard, ajoutant à son expérience personnelle un important travail de terrain. Elle avait développé une #méthodologie pionnière pour décrire et dénoncer les injustices de race, de classe et de genre : voyager, dialoguer, recueillir des données à l’aide du modèle de l’#enquête, et élaborer des analyses et des propositions.

    Ainsi, Flora Tristán, autodidacte, fit de la véritable #science_sociale à partir de l’#observation de la réalité, développant des travaux innovants qui fusionnaient réflexion théorique et expérience pratique.

    Dans des ouvrages tels que Pérégrinations d’une paria (1838) ou Promenades dans Londres (1840), elle dénonça la misère et le manque d’instruction des classes laborieuses, la pauvreté infantile, la prostitution et la discrimination dont étaient victimes les #femmes. Elle pointa les #inégalités_structurelles de la #société_capitaliste comme la racine de ces problèmes.

    Face à cette situation, elle proposa son modèle d’#organisation_sociale, dont l’élément central était un #prolétariat consolidé à travers l’#Union_ouvrière. Ce prolétariat devait être formé et bénéficier de #protection_sociale. Il ne s’agissait pas seulement de se constituer en force productive, mais aussi de transformer l’histoire.

    Militante d’un socialisme en devenir

    À partir de 1835, elle remporta un franc succès littéraire et s’attira l’estime des cercles intellectuels. C’est au sein de l’Union Ouvrière qu’elle choisit de s’engager comme militante d’un socialisme naissant, affirmant un style qui lui était propre et se faisant la porte-parole passionnée de ses idées, de ses modèles et de ses théories.

    Elle entama ainsi son tour de France, un exercice harassant de communication de masse. Ce mode de vie était inhabituel pour une femme de son époque. Mais Flora Tristán mit son talent intellectuel au service d’une mission rédemptrice en laquelle elle croyait profondément.

    Sa vision se caractérisait également par le rejet de la #violence_révolutionnaire comme unique voie de salut. Elle reconnaissait l’antagonisme entre #travail et #capital, mais ses stratégies réformatrices sociales reposaient sur la #fraternité. Son but était d’atteindre la #justice et l’#amour universel.

    Sa vocation de femme messie lui donna la force de diriger et d’échanger avec des milliers d’ouvriers et d’ouvrières lors de ses tournées à travers la France. Sa santé était fragile, avec un possible problème tumoral, et tous ces voyages la laissèrent exsangue. Des efforts incessants qui, combinés à un probable typhus, précipitèrent sa mort en 1844, quatre ans avant la publication du Manifeste du Parti communiste.

    Après sa mort, sa voix ne fut pas intégrée au socialisme de #Karl_Marx et #Friedrich_Engels, que ce dernier qualifiait de scientifique et qui plaçait la lutte des classes presque exclusivement au centre de sa réflexion. Engels qualifiait les approches antérieures d’« utopiques ».

    Et pourtant, il suffit de parcourir les biographies de Robert Owen, Charles Fourier, des saint-simoniens et de Tristán elle-même pour constater que le terme « #utopie » ne rend pas justice à la portée de leurs pensées et de leurs actions.

    À la fin de 1843 à Paris, le philosophe allemand Arnold Rüge conseilla au jeune Marx de rencontrer Flora Tristán, mais celui-ci ne le fit pas. Engels, quant à lui, mentionna avoir connaissance de son œuvre, mais sans se départir d’une certaine indifférence.

    Toujours en arrière-plan

    Tristán est restée en arrière-plan de l’histoire officielle du socialisme, alors qu’elle avait anticipé de nombreux débats qui allaient plus tard prendre de l’importance. Plus d’un siècle plus tard, la mise en valeur – importante et nécessaire – de la dimension féministe de son discours a éclipsé tous les autres aspects.

    Aujourd’hui, il est indispensable de reconnaître pleinement Flora Tristán, cette petite aristocrate déclassée qui n’eut pas de gouvernantes mais finit par apprendre auprès d’Owen et de Fourier.

    Il faut également la reconnaître comme une socialiste du romantisme, une #pionnière des #sciences_sociales, une communicante d’un talent extraordinaire et la créatrice d’un modèle alternatif de société, de production et de travail : l’Union Ouvrière.

    On peut se demander ce qui se serait passé si elle avait vécu plus longtemps. Elle n’aurait vraisemblablement jamais accepté que son modèle de socialisme soit qualifié d’« utopique ». Si elle avait atteint 1864, elle aurait très probablement participé à la Première Internationale et, malgré sa condition de femme, sa présence impressionnante aurait sans doute influencé d’une manière ou d’une autre le cours du socialisme.

    ►https://theconversation.com/la-femme-que-marx-na-jamais-voulu-rencontrer-flora-tristan-lautodid

    #socialisme #femmes #capitalisme #classes_sociales #SHS #précurseurs #révolution #violence

  • #Dongo
    ▻https://www.youtube.com/watch?v=aDacSFxLcxI

    Dodici sono i ragazzi dell’#Oltrepo
    che arrivano a Dongo
    dodici sono i ragazzi dell’Oltrepo

    «Sveglia!» Comanda Ciro
    c’è una missione da preparare
    dalle scuole di viale Romagna
    si scriverà la parola fine

    Son #ribelli_della_montagna,
    sono ruvidi e spigolosi
    Pelleossa ma temprati
    dagli inverni nei boschi passati

    Non c’è tempo bisogna andare
    è quasi l’alba arriva Valerio
    li squadra uno ad uno
    comanda l’ordine e poi il silenzio

    è un silenzio di quelli che piace
    di gente sicura di se
    il tempo è imbronciato
    tra poco la verità

    Sono William Gildo e Giulio
    Codaro Dick Steva e Lino
    Cecca Sipe e Renato
    al camion Barba e Arturo

    Sono William Gildo e Giulio
    Codaro Dick Steva e Lino
    Cecca Sipe e Renato
    al camion Barba e Arturo

    umida e fredda è la pioggia
    i dodici sono inzuppati
    a Como si effettua una sosta
    la missione rimane segreta

    Fatto cambio del furgoncino
    si riparte verso Dongo
    Barba schiaccia il pedale
    per primo devi arrivare

    Sono ore che sembrano giorni
    di un giorno che ne vale altri cento
    ora è davvero più chiaro
    tra poco tutto finirà

    Son le 4 del mattino
    si alza l’alba su piazzale Loreto
    amici abbiamo finito
    mai nessuno più parlerà

    Son le 4 del mattino
    si alza l’alba su piazzale Loreto
    amici abbiamo finito
    mai nessuno più parlerà

    Sono William Gildo e Giulio
    Codaro Dick Steva e Lino
    Cecca Sipe e Renato
    al camion Barba e Arturo

    ▻https://www.antiwarsongs.org/canzone.php?id=59028&lang=fr
    #chanson #musique #antifa #Italie #WWII #seconde_guerre_mondiale #anti-fascisme #libération #partisans

    –—

    Esattamente 74 anni, alle prime luci dell’alba, dalle scuole di Viale Romagna a Milano partiva la missione finale per Dongo. Bisognava creare una squadra. La sera prima, nel quartiere Brera, vi fu una riunione. Al tavolo: il generale Cadorna, il generale Palumbo, Enrico Mattei, Luigi Longo, Enrico Pertini, altri esponenti importanti dell’antifascismo italiano e direttamente dall’Oltrepo’ Pavese Italo Pietra (Edoardo) da Ponte Nizza e il Conte Luchino Dal Verme, il comandante Maino, da Torre degli Alberi.
    Si decise di scommettere su 12 ragazzi provenienti dalle formazioni partigiane dell’Oltrepo’ Pavese, i loro nomi furono: William, Gildo, Giulio, Codaro, Dick, Steva, Lino, Cecca, Sipe, Renata, Barba e Arturo. E questa è la loro storia. Buon Ascolto

    ▻https://www.facebook.com/Bataquaerch/posts/esattamente-74-anni-alle-prime-luci-dellalba-dalle-scuole-di-viale-romagna-a-mil/354410338549597

  • Il est temps d’atterrir

    Autour de la figure du penseur Bruno Latour, disparu en 2022, Vincent Gaullier et Raphaël Girardot tissent des fils de réflexion en hommage à ce pionnier de l’#écologie_politique, dans un essai documentaire stimulant.

    « Où atterrir ? », interrogeait dans l’un de ses derniers essais l’anthropologue et philosophe des sciences Bruno Latour (1947-2022). Face à la #dérégulation, à l’explosion des #inégalités et au déni persistant des conséquences de la mutation climatique, il y proposait un #guide d’#orientation_politique à la hauteur de ces enjeux : une réflexion de terrain, puissamment ancrée dans la « #zone_critique », ce mince territoire que nous partageons avec l’ensemble du monde vivant. Trois ans après sa disparition, sa pensée reste plus vivace que jamais : aux côtés de ses écrits, les leçons que Bruno Latour a diffusées sur le Web pendant le Covid-19 continuent de circuler et donnent lieu à l’émergence d’un véritable mouvement d’éducation populaire.

    « Classe écologique »
    Pour rendre hommage à ce père de l’écologie politique et explorer sa pensée à contre-courant de la marche du monde, les réalisateurs Vincent Gaullier et Raphaël Girardot composent un essai documentaire qui en déniche les mille et un échos, glanés auprès de citoyens engagés – apprentis maraîchers, hydrologues, pêcheurs, simples curieux de l’œuvre de Bruno Latour constitués en groupe de lecture… Autant de « #Terrestres » qui s’essaient, depuis un champ du Finistère, une cité en Wallonie, aux abords d’un port sénégalais ou au pied des Alpes, à décrire leur territoire, explorer leurs liens de dépendance, et à tenter de marier géologie, biologie et sociologie : une filiation joyeuse et fertile, riche en échanges et en débats d’idées. Chacun à leur manière, ils et elles participent de l’émergence de cette « #classe_écologique » que Bruno Latour appelait de ses vœux : la prise de conscience des #limites_planétaires, alliée à un désir de revenir à l’#essentiel, constitue un premier pas crucial dans la mise en place d’un rapport de force indispensable à la construction et à la défense d’un #monde_habitable.

    ▻https://www.arte.tv/fr/videos/120477-000-A/il-est-temps-d-atterrir

    #documentaire #film #film_documentaire #où_atterrir #Bruno_Latour #habitabilité #hectares_fantômes #monde_dont_on_vit #monde_dans_lequel_on_vit #inquiétude #culpabilité #terrestres #univers #expérience_directe #décrire_à_l'endroit #décrire_à_l'envers #description #local #déconnexion #limites #subsistance #zone_critique #écologie #autonomie #libération #émancipation #habitabilité_de_la_terre #boussole #alliés #menaces #dépendance #auto-description #enracinement #identité #représentation #non-humains #classe_géo-sociale #engendrement #classe_écologique #doléances #politisation

  • Wohin Krieg führt
    ▻https://www.jungewelt.de/artikel/499661.wohin-krieg-f%C3%BChrt.html

    Kranzniederlegung durch Bundespräsident Frank-Walter Steinmeier (M.) an der Neuen Wache in Berlin am 8. Mai 2025

    Arnold Schölzel - Steinmeier-Rede zum 8. Mai

    Seine Rede zum 8. Mai hatte Frank-Walter Steinmeier bereits zehn Tage vor dem Datum gehalten. Er würdigte am 28. April im Brüsseler NATO-Hauptquartier 70 Jahre Mitgliedschaft »Deutschlands« in der Allianz u. a. mit Sätzen wie: »Wir« würden danach streben, »dass Deutschland, mit seinen Streitkräften und seiner Infrastruktur, das Rückgrat der konventionellen Verteidigung in Europa wird«. Er fügte hinzu: »Ein schlecht gerüstetes Deutschland ist heute die größere Gefahr für Europa als ein stark gerüstetes Deutschland.« Und erläuterte: »Ich bin überzeugt: Die wichtigste Aufgabe der neuen deutschen Regierung ist es, unsere Bundeswehr zu stärken.«

    Die Begründung, dieses Deutschland habe »Epochenbrüche, die östlich wie westlich von uns im Gange sind«, zu bewältigen, wiederholte Steinmeier am 8. Mai im Bundestag. In Brüssel schickte er dem die Lüge voraus: »Putin hat den Krieg zurück auf diesen Kontinent gebracht.« Der NATO-Angriffskrieg gegen Jugoslawien 1999, die Abtrennung und Gründung des NATO-Protektorats Kosovo hat nie stattgefunden. Steinmeier war da bereits der Verantwortliche für die Geheimdienste im Bonner Kanzleramt. Worin der von den USA verursachte Epochenbruch bestehen soll, erklärte er in beiden Ansprachen nicht. Gemeint sind offenbar die Bemühungen Washingtons, ein Ende des Krieges in der Ukraine zu erreichen. Allein die Aussicht auf Verständigung zwischen Washington und Moskau ist der politischen Führung dieses Deutschlands ein Greuel. Was selbstverständlich keine Parallele zu 1945 ist, zumal Berlin ja heute London und Paris bei der Reparatur des Epochenbruchs an seiner Seite weiß. Auch das ist keine Parallele zu den deutschen Kriegszielen von 1914 oder 1939/1941, als jeweils ein »Europa«, das Westeuropa meinte, unter deutscher Führung den östlichen Teil des Kontinents kolonialisieren sollte. Überschrift 1914: Abwehr der russischen Despotie. Überschrift 1941: Abwehr der bolschewistischen Gefahr. Die Attribute wechseln, die Interessen bleiben dieselben. In der heutigen Banderisten-Ukraine finden sich ausreichend Kollaborateure, die bereit sind, die alten Ziele zu verwirklichen. Es war Steinmeier, der als Außenminister 2014 mit den Faschisten vom Maidan, mit denen sich sein Amtsvorgänger Guido Westerwelle nicht auf einem Foto sehen wollte, den Putsch in Kiew anschob. Heute sagt der aktuelle Außenminister Johann Wadephul am Vorabend des 8. Mai, dieses Deutschland wolle die Ukraine mit »allen Mitteln« gegen Russland unterstützen. Dafür sind keine finanziellen Grenzen mehr vorgesehen.

    Dieses Steinmeier-Merz-Deutschland ist in der alten Spur. Der Versöhnung mit Russland war an diesem 8. Mai im Bundestag keine Silbe gewidmet, nur dem Siegfrieden. Steinmeier behauptete: »Wir wissen, wohin Krieg führt.« Das war schon beim NATO-Beitritt vor 70 Jahren so gelogen wie heute: Krieg soll sein.

    #Allemagne #histoire #nazis #libération

  • Ideologieproduktion: Kanonen statt Frieden
    ▻https://www.jungewelt.de/artikel/499628.ideologieproduktion-kanonen-statt-frieden.html

    Nicht alle machen mit: Zahlreiche Menschen besuchten am Donnerstag das Sowjetische Ehrenmal im Treptower Park

    9.5.2025 von Nico Popp - 80. Jahrestag des Kriegsendes: Bundespräsident und Bundestagspräsidentin erklären Aufrüstung gegen Moskau zur Lehre aus dem 8. Mai 1945

    Achtzig Jahre nach der Unterzeichnung der bedingungslosen Kapitulation Nazideutschlands haben am Donnerstag die ranghöchsten Vertreter der Bundesrepublik Deutschland an das Kriegsende am 8. Mai 1945 erinnert. Schauplatz war der Plenarsaal des Bundestages, zugegen waren neben den Abgeordneten der Bundeskanzler, Ministerinnen und Minister, der Bundespräsident und der Präsident des Bundesverfassungsgerichts. Eingeladen worden waren auch Botschafterinnen und Botschafter – nicht allerdings jene aus Russland und Belarus, die 2025 mit noch grimmigerer Entschlossenheit von großen und kleinen Gedenkveranstaltungen ferngehalten worden waren als in den Vorjahren.

    Die Reden hielten Bundestagspräsidentin Julia Klöckner (CDU) und Bundespräsident Frank-Walter Steinmeier (SPD). Kennzeichnend für beide Auftritte war das kaum noch verschleierte Bestreben, den 8. Mai 1945 – genauer: eine Deutung dieses Tages, die als nützliche Geschichte taugt – für das aktuelle Staatsprogramm in Dienst zu stellen. Dieser Modus des eigenen Auftritts hielt allerdings weder Klöckner noch Steinmeier davon ab, anderen genau diese Indienstnahme vorzuwerfen: In Moskau finde ein »Missbrauch der Geschichte« (Klöckner) statt, indem versucht werde, den Krieg in der Ukraine mit dem Verweis auf den Krieg gegen Nazideutschland zu rechtfertigen.

    Die Bundestagspräsidentin, Vertreterin eines Parlaments und einer Partei, in dem und in der lange von »Russland« und »den Russen« gesprochen wurde, wenn von der Sowjetunion die Rede war, dozierte nun: »Die Rotarmisten kamen nicht nur aus Russland.« Diese Einsicht bildete den Übergang zum Schlusspunkt ihrer Rede: Um »Frieden und Freiheit« zu bewahren, müssten »wir« in der Lage sein, »uns militärisch zu verteidigen«. Wer befreit wurde, der sei auch verpflichtet, die Freiheit zu verteidigen – das sei »der Auftrag des 8. Mai«. NATO-Ideologie auf Merkblattniveau mit simulierter Ableitung aus dem 8. Mai 1945 – das ist selbstverständlich kein »Missbrauch«.

    Der große Aufschlag kam allerdings von Steinmeier, der sich sogar die Zeit nahm, der Sowjetunion vorzuwerfen, im Osten Deutschlands den Weg für eine »neue Diktatur« bereitet zu haben. Dass der 8. Mai 1945 ein Tag der Befreiung war, sei heute »Kern unserer gesamtdeutschen Identität«, versicherte der Bundespräsident. Für diese Befreiung dankte er »Amerikanern, Briten und Franzosen«. Man wisse auch, welchen »Beitrag« die Rote Armee geleistet habe. Aber »gerade deshalb« trete man »den heutigen Geschichtslügen des Kreml entschieden entgegen. Auch wenn das morgen bei den Siegesfeiern in Moskau wieder behauptet werden sollte: Der Krieg gegen die Ukraine ist eben keine Fortsetzung des Kampfes gegen den Faschismus.« Diese Geschichtslüge sei eine »Verbrämung imperialen Wahns, schweren Unrechts und schwerster Verbrechen«. Ließe man die Ukraine schutzlos und wehrlos, hieße das, die Lehren des 8. Mai zu verraten. Zu diesen Lehren gehört auch für Steinmeier die Aufrüstung gegen Moskau: Man müsse alles tun, um »Putins Landnahme aufzuhalten«, und dazu auch »militärisch stärker werden«.

    Das war alles sehr dicht dran an der seit 2022 in deutschen Intelligenzblättern verfochtenen Ansicht, dass Hitler inzwischen in Moskau sitzt. Das Fußvolk zieht inzwischen praktische Schlüsse: An den sowjetischen Ehrenmalen in Berlin versuchten am Donnerstag grinsende Gestalten, die Besucher mit NATO-Fahnen zu provozieren.

    #Allemagne #histoire #nazis #libération

  • Ein Tag der Befreiung in Werder
    ▻https://www.nd-aktuell.de/artikel/1191050.antifaschismus-ein-tag-der-befreiung-in-werder.html

    Russiche Arbeiter warfen Fliedersträuße auf Panzer: Aus den Erinnerungen von Kurt Maetzig. Foto: Kurt Maetzig

    6.5.2025 vin Günter Agde - Aus den Erinnerungen der Filmemacher Kurt Maetzig und Marion Keller: Wie der Krieg an der Havel endete

    Der Fotochemiker Kurt Maetzig (Jahrgang 1911) und seine Frau Marion Keller (Jahrgang 1910) betrieben während des Zweiten Weltkriegs in Werder an der Havel ein kleines Fotochemielabor, in dem sie die Möglichkeiten erforschten, den Silbergehalt aus der Emulsion von Kinofilmen zurückzugewinnen. Das galt als kriegswichtig und schützte sie.

    In unmittelbarer Nachbarschaft ihres Labors, einer ehemaligen Kneipe, die allgemein »Mausediele« genannt wurde, an der Friedrichshöhe, befanden sich ein Lager mit sowjetischen Kriegsgefangenen und ein Lager mit Zwangsarbeitern. Zwischen den Laborleuten und den »Ausländern« dieser beiden Lager entwickelten sich lockere, quasi illegale Kontakte.

    Sie wurden von einem Polen, der Janek hieß, koordiniert, der Maetzig oft traf. Janek kam, mal mit einem Handwagen, mal als Installateur mit Werkzeugen und Ähnlichem immer wieder kurz im Labor vorbei, und sie besprachen schnell das Wichtigste. Einer der sowjetischen Gefangenen, der Koch des Lagers, im Zivilberuf Ingenieur, rettete sich später ins Labor, als die Gefangenen wenige Tage vor der Befreiung aus dem Lager ausbrachen, um nicht noch im letzten Augenblick umgebracht zu werden.

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    Die sogenannten Fremdarbeiter nahmen Kontakt zu den Russen auf. Dann klebten in Werder handgeschriebene Zettel an den Bäumen, auf denen stand, dass die sowjetischen Truppen am nächsten Morgen um die und die Zeit in Werder einrücken würden. Die Bevölkerung wurde aufgefordert, in ihren Häusern zu bleiben.

    Kurz vor dem erwarteten Eintreffen der Roten Armee fanden sich bei Marion Keller und Kurt Maetzig im Labor verschiedene Zwangsarbeiter ein, unter ihnen Polen, Franzosen, Belgier und Holländer – und auch der versteckte Russe kam ans Licht. Zusammen mit den Fremdarbeitern hissten sie eine aus einem Kisseninlet improvisierte rote Fahne. In gespannter Stimmung erwarteten sie die Rote Armee am 3. Mai, einem herrlichen Frühlingstag. Das weiß man aus den Aufzeichnungen der beiden.

    Von Ferne ertönte ein leises und dann anschwellendes Dröhnen von Panzerketten. Dann hörte man das Kreischen und Schreien vieler Frauenstimmen. Es waren die sowjetischen Zwangsarbeiterinnen, die im ehemaligen Tanzsaal auf der Friedrichshöhe untergebracht waren. Sie kamen nun die lange Treppe heruntergerannt und rissen blühende Fliederzweige von den Büschen ab. Als die Panzer herankamen, warfen sie diese vor ihnen nieder, winkten den auf den Panzern sitzenden Soldaten zu, schrien und weinten.

    Mit der roten Kissen-Fahne in der Hand, umgeben von den Zwangsarbeitern aus verschiedenen Ländern und einem russischen Gefangenen inmitten jubelnder und weinender sowjetischer Frauen in der Maisonne des 3. Mai 1945, fünf Tage vor der Kapitulation des faschistischen Deutschlands, erlebten Kurt Maetzig und Marion Keller endlich die Befreiung.

    Danach kamen immer mehr Zwangsarbeiter, Holländer, Franzosen, Polen zu Marion und Kurt ins Labor. Alle zusammen aßen ein festliches Abendbrot an diesem denkwürdigen 3. Mai. Und sie hinterließen Marion und Kurt eine Art Schutzbrief, damit diese nicht für Nazis gehalten wurden, in dem sie den menschlichen Kontakt zwischen ihnen bestätigten.

    Nach der Befreiung kehrten Keller und Maetzig nach Berlin zurück. Maetzig wurde Mitbegründer der Defa und schuf bedeutende Spielfilme (»Ehe im Schatten«, »Das Kaninchen bin ich«), Marion Keller leitete lange Jahre die Defa-Wochenschau »Der Augenzeuge«. Ihre sehr persönlichen Erlebnisse am Tag der Befreiung haben die beiden nicht vergessen.

    Den Nachlaß von Kurt Maetzig bewahrt die Akademie der Künste auf, den Nachlaß Marion Kellers übergab die Tochter Claudia Köpcke dem Filmmuseum Potsdam

    #Allemagne #histoire #nazis #libération

  • Die Befreiung kam halb Acht
    ▻https://www.nd-aktuell.de/artikel/1190947.peter-neuhof-die-befreiung-kam-halb-acht.html

    Peter Neuhof auf einer Demonstration gegen Neonazis Foto: Archiv

    2.5.2025 von Karlen Vesper - Als Peter Neuhof sehnsüchtig die »Russen« erwartete und wie er dann überrascht wurde

    Er sollte noch in den letzten Kriegstagen verheizt werden. »In einem Krieg der nicht meiner war, für einen Führer, den ich hasste«, betont Peter Neuhof. Im Februar 1945 wird er in den »Volkssturm« einberufen, soll Schützengräben ausheben, die »Reichshauptstadt« vorbereiten auf den erwarteten Ansturm der Roten Armee. Nicht lange. Es bleibt ihm erspart. Denn die Behörde erkennt alsbald ihren Irrtum: Peter Neuhof ist »Halbjude«. Und als ein solcher hat in einem »Sturm« des deutschen Volkes nichts zu suchen. Er kann in seinen Lehrbetrieb zurückkehren. Glück gehabt. Wie 1942, als er schon den Einberufungsbefehl zur Wehrmacht erhalten hatte. Dann aber als »wehrunwürdig« anerkannt wurde, weil – laut den Nürnberger Rassegesetzen von 1935 – ein »Mischling ersten Grades«. Oder im Oktober 1944, als man ihn zur Organisation Todt einziehen wollte, benannt nach deren Begründer Fritz Todt: Verteidigungsanlagen und Bunker bauen wie schon den sogenannten Atlantikwall und die Wolfsschanze. Wo vor allem Zwangsarbeiter, KZ-Häftlinge und Kriegsgefangene bis zur tödlichen Erschöpfung schuften müssen. Peter wird errettet; er ist in seinem Lehrbetrieb unabkömmlich, leiste »kriegswichtige Arbeit«, indem er unter anderem Teile für Granatwerfer fertigt.

    Statt also Gräben auszuheben und sich im Bedienen einer Panzerfaust zu schulen, kehrt Peter zurück in die Wittenauer Werkzeugmaschinenfabrik Herbert Lindner. Die gilt als ein NS-Musterbetrieb und ist doch ein Hort der Opposition. Kommunisten und Sozialdemokraten arbeiten hier. Peter muss Denunziation nicht fürchten. Freudig verteilt er denn auch Flugblätter, die in den letzten Kriegstagen vion den »Amis« über Berlin abgeworfen wurden und ein nahes Ende des Krieges verkünden. Andererseits, man weiß nie. Spitzel und Denunzianten gibt es überall.

    Die erste Hausdurchsuchung 1933 haben die Neuhofs dem Nachbarn zu verdanken, einem Professor der Veterinärmedizin. »Das war aber nicht so schlimm«, sagt Peter Neuhof. Da kam nur der Ortspolizist, schaute sich um, staunte über die lange Reihe Lenin-Bände: »Die hat der Lenin alle allein geschrieben?«, fragt die Ordnungsmacht ungläubig und trottet dann friedlich davon. »Die zweite Hausdurchsuchung war heftiger«, erinnert sich Peter Neuhof. »Da klingelten sie nicht erst, eine ganze Kohorte SA sprang über den Zaun und rannte uns die Tür ein.« Die Lenin-Werke waren da schon von Genossen weggeschafft worden.

    Die Eltern von Peter, Karl und Gudrun Neuhof, sind beide Mitglied der KPD. Der Vater, der sich zu Beginn des Ersten Weltkriegs freiwillig meldete, zweimal schwer verwundet und zweimal mit dem Eisernen Kreuz ausgezeichnet worden ist, verliehen von Kaiser Wilhelm II. dero selbst, kam ernüchtert aus dem Völkerschlachten heim und wird Kommunist. Er arbeitet für die Firma Neufeldt & Co. als Getreidehändler an der Berliner Börse. »Und verdiente gut. Wir konnten uns Urlaub in der Schweiz und in Dänemark sowie ein Dienstmädchen leisten«, erzählt Peter Neuhof. »Meine Eltern haben aber immer gern gegeben, Bedürftige unterstützt.« Sie spenden für die Erwerbslosenküche der Roten Hilfe und den Arbeitersportverein Fichte. In der Schule erleidet Peter keine Schikanen, obwohl man dort weiß, dass sein Vater Jude ist. Der Sportlehrer schimpft mitunter beim Fußballspiel, wenn der »Judenlümmel« einen Pass verfehlt. Im Turnen ist Peter besser, wie er im ASV beweisen kann.

    Dann kommt der 1. April 1933, in ganz Deutschland werden jüdische Geschäfte, Kanzleien, Arztpraxen boykottiert. Vater Karl Neuhof ist monatelang arbeitslos, weil auch die Firma, für die er arbeitet, sanktioniert wird. Im folgenden Jahr zwar wiedereröffnet, wird sie nach der »Reichskristallnacht« vom 9. zum 10. November 1938, als in fast allen großen, aber auch kleineren Städten die Synagogen brennen, für immer geschlossen. Der Vater schlägt sich hernach mit Hilfsarbeiten durch, die Mutter, im Nazijargon eine »Arierin«, versucht das Familieneinkommen als Stenotypistin aufzubessern. Sie müssen in eine bescheidenere Wohnung umziehen. Sie halten den Kontakt zu den Genossen aufrecht, unter anderem über den »Kaffeelieferanten« Franz Demuth, der zur Widerstandsgruppe um den Kommunisten Anton Saefkow gehört. Demuth wird 1940 zur Wehrmacht eingezogen, Karl Neuhof im selben Jahr zur Zwangsarbeit in der sogenannten »Judenkolonne« der Farbenfirma Warnecke & Böhm verpflichtet.

    Im September 1942 muss Peter die Schule verlassen. Auch »Mischlinge« werden nicht mehr geduldet. Peter freut sich: »Endlich tun und lassen, was man will.« Da steht eines Tages ein Mann vor der Tür. Peter lässt ihn herein. Er weiß um die politische Gesinnung seiner Eltern und ihre illegale Arbeit, ist also nicht verwundert über das Erscheinen des Fremden. Es handelte sich um Wilhelm Beuttel, erzählt Peter Neuhof, vor 1933 KPD-Landtagsabgeordneter in Hessen und aus den deutsch-okkupierten Niederlanden nach Deutschland zurückgekehrt, um im Auftrag der Partei eine neue konspirative Organisation aufzubauen, die »Knöchel-Gruppe«, wie sie in der Geschichtsschreibung später heißt. Die Auslands-KPD hat entschieden, »Instrukteure« zurück in die Höhle des Löwen zu schicken. Himmelfahrtskommandos. Viele fliegen sofort auf und bezahlen die im Exil getroffene Entscheidung mit ihrem Leben. So auch Wilhelm Knöchel. Und Wilhelm Beuttel. »Ihm und uns zum Verhängnis wurde, dass er sich seinen Wintermantel aus Holland schicken ließ.« Die Gestapo observierte den Transfer.

    »Wenn die Sowjets nicht gekommen wären, wer weiß, ob ich und meine Mutter überlebt hätten.«
    Peter Neuhof

    Als Peter Neuhof am 10. Februar 1943 nach Hause kommt, wundert er sich: »Garten- und Haustür standen offen. Im Haus Männer in Ledermantel und Schlapphut, wie in einem schlechten Film – die Gestapo.« Von Beuttel keine Spur. Die Männer fragen Peter: »Wer ist der Mann, der bei euch gewohnt hat? Und wie lange hat er bei euch gelebt?« Peter druckst herum: »Vielleicht zwei Wochen?« Es war länger. Dann kommt die Mutter von der Arbeit. Auch sie wird befragt: »Einen Tag«, sagt sie und gibt vor, den Gast eigentlich gar nicht zu kennen. Peter und seine Mutter werden abgeführt und unsanft in einen schwarzen Mercedes gestoßen, der zur Gestapo-Zentrale am Alex rast. Auch Peter wird verhört, aber noch am selben Tag entlassen.

    Seinen Vater sieht er nicht mehr wieder. Karl Neuhof ist bei Warnecke & Böhm verhaftet worden und wird nach über ein Jahr in diversen Berliner Haftanstalten ins KZ Sachsenhausen eingeliefert. Auch die Mutter bleibt inhaftiert. Peter lebt allein in der elterlichen Wohnung. Eines Tages soll er sich beim Judenreferat der Gestapo melden. Er erhält die bescheidene Habe des Vaters aus der Haft, ohne Kommentar, darunter ein Gefängnistagebuch, das der Sohn Jahrzehnte später veröffentlichen wird.

    Erst im Prozesses gegen die Mutter im Januar 1944 erfährt Peter, dass der Vater bereits zwei Monate zuvor in Sachsenhausen erschossen worden ist. Gertrud Neuhof wird ins Frauenkonzentrationslager Ravensbrück eingewiesen. Der Krieg zieht sich hin, nichts scheint die Nazidiktatur zu erschüttern. Die in der Normandie gelandeten Westalliiierten sind noch weit weg. Und das Attentat der Verschwörer um Claus Graf von Stauffenberg auf Hitler am 20. Juli 1944 scheitert. Die Rache der Nazis ist grausam und gründlich.

    Dann endlich, das neue Jahr weckt Hoffnungen. Die Rote Armee rollt mit Wucht aus dem Osten heran. »Zu Hitlers Geburtstag, am 20. April, schütteten die Briten und Amerikaner noch einmal ihre Bomben über Berlin aus.« Peter erwartet sehnsüchtig »die Russen«. Zwei oder drei Tage später kommen sie. Nicht mit Panzern. In Frohnau ziehen sie mit Panjewagen ein. Ein schmächtiger Rotarmist springt von einem Pferdefuhrwerk und geht auf Peter zu. Der überglückliche Berliner Junge will ihn umarmen. Der Soldat weicht zurück und fragt im barschen Ton: »Kotori tschas?« Peter versteht ihn nicht, errät dann jedoch dessen Gesten und krempelt seinen linken Hemdsärmel hoch. »›Halb Acht.‹ Und schwups war die Uhr weg«, berichtet der Veteran, keineswegs verärgert, im Gegenteil, amüsiert. Er verübelte es damals und auch heute dem Sowjetsoldaten nicht. »Das war meine Befreiung«, sagt Peter Neuhof und lacht. Und fügt dann mit ernstem Gesicht hinzu: »Wenn die Sowjets nicht gekommen wären, wer weiß, ob ich und meine Mutter überlebt hätten. Sie haben uns gerettet.«

    Gertrud Neuhof wird auf dem Todesmarsch von Rotarmisten befreit. »Am 30. Juli 1945, an meinem 20. Geburtstag, konnte ich sie in Crivitz in die Arme schließen.« Beide machen sich daran, ein neues Deutschland aufzubauen. Doch die Alliierten entzweien sich. Deutschland wird gespalten. Und Berlin auch. Der nunmehrige Westberliner Peter Neuhof arbeitet für den (Ost)Berliner Rundfunk, die Stimme der DDR, berichtet unter anderem vom Moabiter Judenmordprozess 1970. Er ist Mitglied der Vereinigung der Verfolgten des Naziregimes – Bund der Antifaschisten (VVN-BdA) und der Linkspartei. Er hat seine Erinnerungen aufgeschrieben, und die Geschichte seiner Familie väterlicherseits, die zahlreiche Opfer unter deutsch-faschistischen Antisemitismus zu beklagen hatte: »Als die Braunen kamen«.

    Peter Neuhof bedauert, sich nicht mehr an Demonstrationen gegen Neonazis beteiligen zu können. »Der Kopf ist klar, aber die Kniee machen nicht mehr mit.« Eine Schande nennt er es, dass Rechtsradikale wieder in deutschen Parlamenten sitzen. Wr wünscht sich eine wehrhaftere und wahrhafter Demokratie, hofft und vertraut auf eine wachsame Zivilgesellschaft.

    Ich frage den Jahrhundertzeugen, wie er den 30. Juli begehen werde, ob es eine große Feier geben wird? Peter Neuhof antwortet: »Nee. Wieso. Ich bin doch kein berühmter Mensch. Nur weil ich hundert werde?«

    #Allemagne #histoire #nazis #libération

  • Streit um Tag des Sieges
    ▻https://www.nd-aktuell.de/artikel/1191061.tag-der-befreiung-streit-um-tag-des-sieges.html

    »Siegeswalzer« vor dem Gorki-Park. Die Feierlichkeiten zum Tag des Sieges gehen über mehrere Tage. Foto: Alexander Zemlianichenko

    7.5.2025 von Daniel Säwert - Russland übt die Parade für den 9. Mai, die Ukraine versucht, das Gedenken zu stören

    Seit Tagen ist Moskau in ein rotes Meer aus Fahnen und Blumen gehüllt. Überall in der russischen Hauptstadt und im ganzen Land erinnern Banner und Plakate an den bevorstehenden Tag des Sieges im Großen Vaterländischen Krieg, wie der deutsch-sowjetische Krieg in Russland heißt. Vor 80 Jahren befreiten sowjetische Soldaten Berlin und beendeten gemeinsam mit den Westalliierten die Schreckensherrschaft der Nationalsozialisten.

    Heute ist der 9. Mai der beliebteste Feiertag der Menschen in Russland. Eine aktuelle Umfrage des Lewada-Zentrums zeigt, dass 75 Prozent aller Befragten den 9. Mai als wichtigstes Datum im Feiertagskalender bezeichnen und damit 22 Prozent mehr als noch 2018.

    Der 9. Mai gehöre zu den Dingen, auf die sich in Russland alle einigen können, erklärt die Politikwissenschaftlerin Jekaterina Schulmann in einem Beitrag für »Tscherta« einen der Gründe für die Beliebtheit. In der Sowjetunion, so Schulmann, war der 9. Mai eine Art weltliches Ostern – der Tag, an dem die Nation ihren symbolischen Tod und die Wiederauferstehung, den Verlust und den Sieg, gefeiert hat.
    Militarisierung eines individuellen Festes

    Für die Anthropologin Alexandra Archipowa liegt ein weiterer Grund darin, dass die Menschen den 9. Mai mit ihrem eigenen Gedenken füllen können und so aus einem staatlichen Feiertag ein individuelles Fest machen.

    Unter Präsident Wladimir Putin erhielt der Tag seinen zunehmend militaristischen Charakter, das Motto »Wir können das wiederholen« setzte sich zunehmend durch. Mit den Jahren verstärkte sich auch die Militarisierung des Gedenkens bis hin zu den Jüngsten. In vielen Regionen gab es in den vergangenen Tagen Siegesparaden in Kindergärten, ganz im Stil des Moskauer Vorbilds. In Wladiwostok wurde eine Kinderparade abgehalten, samt Besuch einer Delegation aus Nordkorea.

    Und die Regierung schlägt einen Bogen zum aktuellen Krieg in der Ukraine. Die »Helden der militärischen Sonderoperation« werden auf dem Roten Platz marschieren, vermeldeten russische Medien. Auch beim Unsterblichen Regiment – einer Graswurzelbewegung zum Gedenken an Soldaten des Zweiten Weltkriegs, die später vom Staat vereinnahmt wurde – sollen Porträts gefallener russischer Soldaten in der Ukraine gezeigt werden.
    Parade kleiner, aber international

    Die diesjährige Siegesparade wird die größte seit Beginn des Ukraine-Krieges sein. Mehr Technik gab es zuletzt 2021, hat »Agenstwo« nachgezählt. Allerdings, so viel ist auch klar: Im Vergleich zu den letzten Jubiläen 2015 und 2020 fällt die Parade kleiner aus.

    Medienangaben sollen bis zu 10 000 Menschen über den Roten Platz marschieren, darunter Soldaten aus 13 Staaten. Aus Nordkorea, das seine Soldaten in das Gebiet Kursk entsandt hatte, werden keine militärischen Vertreter anwesend sein.

    Auch Kim Jong-un, seit vergangenem Jahr enger Partner Moskaus, lässt sich durch seinen Botschafter vertreten. Dennoch werden nach Aussage des Kremls 29 Staatschefs (nicht alle von international anerkannten Ländern) auf der Tribüne anwesend sein. Kirgistan und Kasachstan verlegten ihre eigenen Siegesparaden extra auf den 7. Mai, damit die Präsidenten Sadyr Schaparow und Kassym-Schomart Tokajew nach Moskau reisen können.

    EU will Beitrittskandidaten Teilnahme verbieten

    Diskussionen gab es im Vorfeld um ein Verbot aus Brüssel. Von dort ging an die Länder des Westbalkans, die in die EU wollen, der Befehl aus, nicht nach Moskau zu fahren, weil »das nicht den Werten der EU entspricht«, wie Lettlands Außenministern Baiba Braže sagte. Gemeint war damit Serbiens Präsident Aleksandar Vučić, der sich dennoch nach Moskau aufmachte und dabei im Baltikum auf Probleme stieß, als Lettland und Litauen ihm die Überflugrechte versagten. Gleiches gilt für den slowakischen Ministerpräsidenten Robert Fico.

    Auch in Armenien, das den EU-Betritt zuletzt in seiner Verfassung verankerte, reagiert man mit großem Unverständnis auf das Brüsseler Verbot. Der 9. Mai sei auch der Sieg Armeniens, für den 300 000 Armenier ihr Leben ließen. Der Tag des Sieges sei auch ein Tag des Stolzes für das Südkaukasusland, stellte der Sprecher der Nationalversammlung, Alen Simonjan, klar.
    Waffenstillstand und Drohnenangriffe

    Für weitere Aufregung sorgte Wladimir Putin, der für die Siegesfeierlichkeiten einen Waffenstillstand ausrief und damit die Ukraine unter Druck setzte. Das Angebot sei »zynisch«, kritisierte der ukrainische Präsident Wolodymyr Selenskyj. Russland solle sich zu einer 30-tägigen Waffenruhe bereit erklären, wie sie die Trump-Administration vorgeschlagen hatte, hieß es aus Kiew.

    Der Absage an Putins Waffenruhe folgte die Ankündigung, Moskau am Tag der Parade angreifen zu wollen, mitsamt Drohung an die anwesenden Staatschefs, man könne nicht für deren Sicherheit garantieren. Für Selenskyj, in dessen Arbeitszimmer ein Bild des brennenden Kreml hängt, wäre solch ein Angriff eine diplomatische Niederlage, die vor allem vom wichtigsten Unterstützer USA harsch kritisiert wurde. Später versuchte Selenskyj sich herauszureden und mögliche Explosionen von vornherein den Russen in die Schuhe zu schieben.

    Einen kleinen Erfolg kann Selenskyj dennoch für sich verbuchen. Mit den massivsten Angriffen seit Kriegsbeginn – insgesamt 447 Drohnen und Raketen – legte die Ukraine am 7. Mai große Teile des westrussischen Flugverkehrs lahm. Und auch in Moskau gibt es Einschränkungen. Wegen des »aggressiven Nachbarn«, wie es Kreml-Sprecher Dmitri Peskow ausdrückte, wird in der Hauptstadt das mobile Internet abgeschaltet. Zugleich betonte Peskow, dass das Waffenstillstandsangebot weiter Bestand habe. Beobachter gingen bis zuletzt davon aus, dass Selenskyj im letzten Moment zustimmen wird.
    Selenskyjs Gegenveranstaltung scheitert

    Für die Ukraine sind der Tag des Sieges und die Parade in Moskau Teil eines Kampfes um die Deutungshoheit des Zweiten Weltkriegs. 2023 veranlasste Selenskyj per Dekret, den 8. Mai zu feiern. Dennoch wollte er Moskau den 9. Mai streitig machen, lud europäische Vertreter nach Kiew zu einer Art Antiparade ein. Doch aus der Gegenveranstaltung wird nichts, weil alle bedeutenden europäischen Staats- und Regierungschefs absagten, meldete das Portal Politico vor einigen Tagen. Ein herber Rückschlag für Selenskyj.

    Statt in Kiew wird die ukrainische Führung ausländische Gäste vom Europarat und einige Außenminister in Lwiw zur Einrichtung eines Tribunals für die russische Regierung empfangen, berichtet der US-amerikanische Staatssender Radio Swoboda.

    #Rusdie #URSS #histoire #nazis #libération

  • Im Angesicht des Irrsinns: So erlebte ich als 13-Jähriger das Kriegsende in Berlin-Friedrichshagen
    ▻https://www.berliner-zeitung.de/open-source/so-erlebte-ich-als-13-jaehriger-das-kriegsende-in-berlin-friedrichs

    7.5.2025 von Lutz Rackow - Unser Autor erinnert sich im Detail daran, was vor 80 Jahren am Rande Berlins passierte. Er berichtet von Irrungen und Wirrungen, von Absurditäten und Brutalitäten.

    Gemächlich trieben zwei weitere Wasserleichen in der schwachen Strömung spreeabwärts vom Müggelsee Richtung Köpenick. Vorbei an unserem Kajütboot, das wir selbst – vielfach verankert – versenkt hatten. Die Idee der Väter, womöglich per Boot vor der herannahenden Front zu fliehen, war längst aufgegeben worden. Sonst wären wir voraussichtlich in das Gebiet der „Kesselschlacht von Halbe“ südöstlich Berlins geraten, die zu diesem Zeitpunkt – wie wir viel später erfuhren – bereits in vollem Gange war.

    Die Zahl der Menschen, die dort in knapp 14 Tagen noch kurz vor Kriegsende umgebracht wurden, wird inzwischen auf bis zu 50.000 geschätzt. Deutsche und sowjetische Soldaten, Familien aus diesem Gebiet, Flüchtlinge, Kriegsgefangene, ein „Stalingrad vor den Toren Berlins“. Drei Wochen vor Kriegsende besonders sinnlos, vermeidbar, schrecklich, heute fast vergessen.

    Zwei Tage nach Hitlers Geburtstag am 20. April nahmen sich auch bei uns in Berlin-Friedrichshagen etliche Menschen selbst das Leben. Bevor die Russen da waren. Am Spreetunnel, in den der Bäckermeister H. ein großes Loch gesprengt hatte, warfen sie sich in das eiskalte Wasser, weil sie den Untergang des NS-Staates nicht überleben wollten. Wohl kaum „Haupttäter“, eher enttäuschte Fanatiker. Die Front war zu dieser Zeit noch etliche Kilometer entfernt.

    Außer Selbstmörder trieben auch ganze Sammelbände der NS-Partei-Postille Völkischer Beobachter an uns vorbei. Und ganze Bücherladungen in Kartons. Einen Band hatte ich neugierig herausgefischt. Es war „Der Mythos des 20. Jahrhunderts“, verfasst von Alfred Rosenberg, dem „Chefideologen der NSDAP“. Er hatte die Deutschen als „Volk ohne Raum“ ermuntern wollte, sich diesen im Osten zu rauben, weil die dort lebenden „Untermenschen“ ohnehin „ausgemerzt“ zu werden verdienten. Diese Vokabel, die wohl aus der Rattenbekämpfung stammte, hatte ich schon oft gehört und gelesen.
    Eine verängstigte Frau beschwor uns mit panischer Stimme

    Einen Tag vor der Eroberung Friedrichshagens ruhten die Angriffsspitzen der 1. Russischen Stoßarmee wohl noch in den flachen Schützengräben, die wir (mit eigenem Gartengerät) in den letzten Wochen im verwurzelten Sandboden der angrenzenden Müggelwälder hatten ausheben müssen. Für den „Volkssturm“, die Rentner- und Kinder-Miliz des „allerletzten Irrsinns“, wie das unser Vater nannte. Auch einen „Panzergraben“ gab es auf dem Spazierweg am westlichen Müggelsee-Ufer, der dort ein kleines Feuchtgebiet durchquerte. Weiß der Kuckuck, warum sich dorthin ein sowjetischer „T 34“ verirren sollte.

    Die Spree-Leichen trieben weiter. Mein Bruder und ich, wir waren schon mehrfach mit Handfeuergerät, Karabinern und sogar Panzerfäusten vom Vorgarten zum Ufer unterwegs gewesen. Zuletzt mit unserer Karre. Immer wieder lagen weitere Waffen im Gebüsch, außer Pistolen und Maschinenwaffen. Kriegsgerät sollte bei uns nicht gefunden werden. Alles wegen ängstlicher Bedenken, unser Grundstück würde als Heckenstellung benutzt oder missverstanden werden.

    Die Welle der Flüchtlinge war schon durch. Einige von ihnen waren erschöpft zu uns abgeschwenkt, hockten im Keller. Eine völlig verängstige Frau, die den Kühler ihres dampfenden Opel-Behelfslieferwagens bei uns nachfüllte, beschwor uns mit entsetzter Miene und panischer Stimme dringlich: „Um Gottes willen, fliehen Sie. Wir kommen aus Herzfelde, der Ort hat dreimal den Besitzer gewechselt. Was wir erlebt haben, entsetzlich!“ Doch unsere Familie war sich bereits zuvor einig geworden: Das Unvermeidliche wollten wir an Ort und Stelle im Unterstand zwischen Spree und Wohnhaus abwarten.

    Die kleinen Boote soffen im Handumdrehen ab

    Alsbald suchten uniformierte Deutsche die Flucht über die Spree. Sportboote wurden nebenan eilig aus Lagerschuppen der Wassergrundstücke gezerrt. Aber die kleinen Boote liefen im Handumdrehen voll, soffen ab. Schon eine Woche zuvor waren sogar die Paddelkähne in einer Volkssturm-Aktion durchlöchert worden. Der Roten Armee sollten sie wohl nicht als Übersetzhilfe dienen. Der Tunnel war inzwischen voll Wasser. Alles absurd. Einen Tag brauchten die sowjetischen Pioniere, um eine stabile Brücke über die Spree zu schlagen.

    Die fluchtartig zurückweichende, einst so stolze deutsche Wehrmacht trat hier nur noch nur in Gestalt einer dünnen Schwarmlinie aus müden Landsern, klapprigen Volksstürmern und ängstlichen Jungen, nicht viel älter als wir, in Erscheinung. Keine Hauptkampflinie, die sich geordnet vom Gegner löste. Mit Kanonen, Geschützen, Panzern, Panzerjägern mit Panzerfäusten, schweren MG oder dergleichen zogen sie sich in die von Goebbels kommandierte „Festung Deutsche Reichshauptstadt“ zurück.

    Plötzlich peitschende Einschläge

    Nur ein Sturmgeschütz mit Balkenkreuz, wie die gepanzerten Kanonen und Raupenketten (aber ohne „Dach“) hießen, parkte bei uns gegenüber. Die beiden Soldaten dort an Deck rauchten, sahen lässig aus, wie in der „Wochenschau“, im NS-Kino, dort stets von Siegesfanfaren begleitet. Anscheinend angstfrei, die Panzerkanoniere, eher zuversichtlich. Warum nur? Auf meine Frage, was denn nun wohl geschehen würde, bekam ich zur Antwort: „Wenn die ersten Iwans durch die Panzersperre auftauchen, kriegen sie eins vor den Latz. Und wir rollen eine Ecke weiter.“

    Auf der sonst menschenleeren Straße hüpfte ein Kerl tatsächlich in kompletter SA-Montur umher, einer der Familie P., als Super-Nazi in Friedrichshagen wohl allgemein bekannt. Die Panzer-Landser: „Such’ dir schon mal einen Baum aus. Auf Leute wie dich ist der Iwan besonders scharf.“ Ich habe ihn nie wiedergesehen.

    Plötzlich ein Krachen und Geschieße. Peitschende Einschläge. „Ratsch-Bum“ wurden die sowjetischen Granatwerfer genannt, die wegen der Splitterwirkung ihrer Geschosse besonders im Straßenkampf zum Einsatz kamen. Wir Kinder wussten schon allerhand über Waffen.

    Die Plünderer kamen erst später

    Inzwischen hockten wir längst alle, Familie, Nachbarn und Flüchtlinge, dicht gedrängt im Unterstand. Schnellfeuer, einzelne Feuerstöße, Ruhe. Irgendwann tauchten wir auf. Vom Nachbargrundstück wurden zwei in einer Mauernische kauernde Volkssturmmänner von Rotarmistinnen auf die Straße geschubst, dort eingesammelt.

    Vor unserem Zaun eine umgestürzte Zugmaschine. Um sie herum eine Gruppe getöteter deutscher Flaksoldaten. Schon ohne Stiefel. Die Männer kannte ich. Erst wenige Tage zuvor war ich von ihnen zum Schippen eines Walls um ihre Flakstellung am Fürstenwalder Damm kommandiert worden. Schussrichtung ihrer Kanone Kaliber 8,8: Strandbad Müggelsee. Sie waren wohl zu spät von dort geflohen.

    Die Angreifer waren bereits Richtung Köpenick unterwegs. Alles Mädels, in stabiler Montur, ohne Stahlhelme, mit Schnellfeuergewehren bewaffnet. Sie kümmerten sich nicht um die Häuser und ihre Bewohner. Die Plünderer kamen erst später, nachdem die endlosen Panzerkolonnen den Müggelseedamm und die Friedrichstraße (heute Bölschestraße) völlig verstopften hatten.

    Dazwischen bespannte Geschütze, einzelne Panjewagen, ein wildes Gedränge, dann langer Stau. Soldaten sprangen ab, zogen plündernd durch die Parterrewohnungen am Rand, suchten Beute, die in die Hosentasche passte. Nahe dem Bräustübl hatten sich alte Männer über einen Pferdekadaver hergemacht. Sie schnitten blutige Fleischbrocken heraus. Schaurig. Daneben ein zerschossenes Geschütz.

    Die toten Flaksoldaten waren an den Straßenrand geschleift worden. Niemand kümmerte sich um sie. Jemand hatte ihre Köpfe mit Fetzen abgedeckt. Zivilisten waren damit beschäftigt, die Einzelhandelsgeschäfte in der Friedrichstraße zu plündern. Tengelmann und Pommersche Meiereien. Wir kamen viel zu spät, hatten aber zuvor schon zwei Speckseiten aus den Großgaragen der Friedrichshagener Großschlächterei von Schwalbach erbeutet.

    Eine Bombe vernichtet das Ehepaar Opalka und ihren Schreibwarenladen

    Plötzlich Fluglärm. Flugs waren alle Rotarmisten in den Häusern verschwunden. Wir waren draußen geblieben. Die Maschine trug das Balkenkreuz. Wir hatten noch nicht begriffen, nunmehr auf der anderen Seite der Front zu sein. Irgendwo krachende Einschläge. Später war zu erfahren, dass eine Bombe das Ehepaar Opalka mit ihrem kleinen Schreibwarenladen an der Volksschule vernichtet hatte. Eine zweite erschlug eine alte Frau und einen plündernden Rotarmisten in der Rahnsdorfer Straße.

    Wir wurden alsbald aus dem Haus vertrieben, wo noch einige der gesparten Lebensmittel, Eingekochtes, Getrocknetes usw. im Keller lagerten. Hätten mein Bruder und ich die Speckseiten nicht erbeutet, wäre unsere Familie in den folgenden Monaten, von der Ruhr-Krankheit geschwächt, womöglich verhungert. Wie vor allem einige ältere Menschen in der Nachbarschaft.

    Bei der Großschlächterei von Schwalbach war am letzten Vormittag vor dem „Einmarsch“, noch – minutiös in präziser Wägung in Kleinportionen auf Lebensmittelkarten gemäß den Rationierungsregeln – Fleischwaren verkauft worden. Bis der Kampflärm näher kam. Niemand sagte: Nehmt reichlich, es werden noch härtere Mangelzeiten kommen. Schließlich lagerten Speckseiten bis unter die Dächer der LKW-Großgaragen auf dem Hof des Geländes. In Rahnsdorf war erst wenige Tage zuvor eine Bäckerei geplündert worden. Denunzianten zeigten das an. Die Täter wurden sofort durch ein NS-Standgericht umgebracht.

    Man hörte Schreie in der Nacht

    Die Erkenntnis „Befreiung“ war damals noch nicht angenommen. Es ging für die verängstigte Zivilbevölkerung zunächst darum, weiter zu überleben, ein Dach über dem Kopf zu behalten oder zu finden, vor Übergriffen und Willkür geschützt zu werden. Vergewaltigungen durch Siegersoldaten geschahen alsbald massenhaft. Dabei wurde auch Verteidigung mitunter brutal gebrochen, gemordet, in den Selbstmord getrieben. Man hörte Schreie in der Nacht.

    Das ganze enorme Ausmaß dieser Gewalt wurde nie festgestellt, geschweige denn erörtert. Alle Untaten wurden der Gesamtschuld des aggressiven NS-Regimes und seiner Verbrechen von einmalig gigantischem Ausmaß zugeordnet. Obwohl alsbald überall auf großen Plakaten ein Stalinwort zu lesen war: „Die Hitler kommen und gehen, aber das deutsche Volk, der deutsche Staat bleiben.“ Die zunächst erlebte Wirklichkeit sah leider vorwiegend ganz anders aus. Allzu lange und allzu böse wüteten einige der Sieger.

    Verhängnisvolles Weiterleben NS-geprägter stereotyper Vorurteile

    Verhaftungen deutscher Zivilisten, sogar Jugendlicher, gab es viele. Nach undeutlichen Regeln. Auch kleine und nur vermutete NS-Täter verschwanden in Lagern und Gefängnissen. Man erfuhr nichts über sie. Was war eigentlich mit den Kriegsgefangenen im Osten? Was wurde aus Land und Leuten östlich von Oder und Neiße und im östlichen Ausland? Keine Nachrichten, keine Erklärungen, alles ungewiss. Keine Zeitungen. Radios längst zwangsweise abgeliefert.

    Die sowjetischen Sieger verdarben für Jahrzehnte das Ansehen ihres eigenen diktatorisch geschundenen, brutal vom NS-Staat überfallenen Volkes und Landes, ihrer Soldaten und Kultur. Sie blockierten damit auch Möglichkeiten, Vertrauen und Zutrauen für ihre Politik zu gewinnen. Die Menschen im Land des unterlegenen NS-Regimes lösten sich so nur zögerlich und wenig von der Hass-Hetze der NS-Propaganda gegen die „Untermenschen“, denen sie sich nun ausgeliefert fühlten.

    Die diktatorische Besatzungspraxis und die würdelos wirkende Anpassung mit Denunziationen und Unterdrückungen sorgten für ein verhängnisvolles Weiterleben NS-geprägter stereotyper Vorurteile. Der Antikommunismus wuchs trotz solcher Warnungen, beispielsweise von Thomas Mann, der diesen als „Grundtorheit unserer Epoche“ klassifiziert hatte. Diesmal als Fehlurteil, wohl auch durch die Distanz zu seinem Refugium in Kalifornien verursacht.

    Lutz Rackow, geboren 1932, war zunächst Redakteur bei Der Morgen, der Tageszeitung der Liberal-Demokratischen Partei Deutschlands (LPD), studierte von 1956 bis 1961 Wirtschaftswissenschaften und Geschichte an der Technischen Universität Berlin. Im Anschluss war er bis 1993 freiberuflich als Journalist tätig (mit den Spezialgebieten Technik, Verkehr, Tourismus), danach als Berater und Projektbegleiter der Robert Bosch Stiftung in Stuttgart. Bis heute engagiert er sich ehrenamtlich als Zeitzeuge.

    #Berlin #histoire #libération #guerre

  • Quand passent les cigognes
    ▻https://www.youtube.com/watch?v=2rINnJat-5k&pp=ygUVdGhlIGNyYW5lcyBhcmUgZmx5aW5n


    Le film du jour

    ▻https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Quand_passent_les_cigognes

    Quand passent les cigognes (titre original russe : Летят журавли, Letiat jouravli) est un film soviétique de Mikhaïl Kalatozov sorti en 1957. Il s’agit de l’adaptation cinématographique de la pièce de Rozov, Éternellement vivants[. En 1958, le film reçoit la Palme d’or au festival de Cannes.

    #cinéma #guerre #antifascisme #libération #Quand_passent_les_cigognes

    • En bas de l’affiche en langue anglaise on peut lire :

      Distributed by Warner Bros. at request of the U.S. Dep. of State in cultural exchange agreement with Soviet Union.

      La traduction francaise exacte du titre original russe Летят журавли est Les grues volent mais c’est tellement plus beau avec les cigognes.

      On peut effectivement se poser la question si la signification du film a bien été comprise à l’époque. (ATTENTION ironie) Aujourd’hui d’un point de vue « vert », « chrétien-démocrate » ou « social-démocrate » s’impose le message que les femmes russes sont prêtes à tout pour encourager leurs fils, amants et maris à partir se battre pour la Russie contre l’Occident. La traduction de « grue » par « cigogne » ( ach, j’aime tellement l’Alsace et la Lorraine ...) serait alors un indice pour une campagne de propagande russo-communiste réussie . De la fake news et une vérité alternative ante litteram quoi .
       ;-)

      C’est pour le grand public qui n’a pas vu le film et qu’on prend pour de niais . Qu’on profite de Youtube et Mosfilm qui rendent accessible en haute définition ce chef d’oeuvre émouvant .

      #propagande #wtf

  • Report by the MFA of Russia « Eighty Years After the Great Victory : Europe has Once Again Fallen in the Shadow of Nazism »
    ▻https://mid.ru/ru/foreign_policy/doklady/2011501/?lang=en

    Énumération intéressante des tendances fascistes en Europe qui omet toutefois les dévéloppements analogues en Russie depuis l’accaparement des richesses des peuples de l’URSS par les oligarques capitalistes.

    Unofficial translation

    In the memorable May of 1945, amidst the wave of universal jubilation, it seemed that Nazism had been eradicated forever. The world, Europe, and especially the Soviet people paid the highest possible price for the Victory over the “brown plague.” However, as life has shown, only the visible part of this sinister iceberg was destroyed in that war. The roots and the breeding ground remained, and today Nazism is once again rearing its head in Europe.

    Without delving too deep into the history of the issue, it is enough to state the main point. After the collapse of the Soviet Union, the United States and Western European countries were extremely interested in creating conditions that would make it impossible for the former Soviet republics to return to Russia’s sphere of influence. In this regard, they actively indulged revanchist sentiments in the newly formed States, especially in Lithuania, Latvia, and Estonia, where today the whitewashing of Nazism has been elevated to the rank of State ideology. The denigration of the Soviet Union and everything that connected Riga, Tallinn, and Vilnius with it worked extremely successfully towards this goal. One must not forget about the active use by Western countries of the Nazi emigrant “underground.” Indeed, after World War II, a significant portion of collaborators, SS soldiers, and punishers found refuge in West Germany, the United Kingdom, Canada, and the United States, where, despite all attempts by Soviet justice to achieve their extradition, they were under the protection of Western governments and intelligence services. It was precisely individuals from these circles who became the basis of the new political elite in the Baltic republics after 1991, many of whom remained citizens of Canada, the United States, or Germany.

    Thus, the oppression of the Russian-speaking population, the destruction of any memory of the feat of Soviet soldiers, and a complete revision of history, the rehabilitation of Nazism became the foundation of the modern “independent” Baltics. Annual marches of former SS men and neo-Nazis, starting from 1991, take place under the patronage of the authorities, while real war veterans (and not the “Forest Brothers” passed off as them), activists of the Russian-speaking community, and anti-fascists are subjected to persecution. The erection of monuments in honour of Nazi collaborators in the Baltic States has already become commonplace. Against this backdrop, the sacrilegious war against the Soviet military memorial heritage continues. Under the pretext of removing “symbols of aggression” from public space, the authorities are demolishing monuments honouring the liberator soldiers. And all this, again, with the tacit consent or even approval of the “civilized” European States.

    Poland has not lagged far behind. In this country, the task of falsifying the history of World War II to suit the political situation is being actively pursued. The decisive contribution of the Soviet Union and the Red Army to the Victory over Hitler’s Germany and the liberation of Europe from Nazism is denied. The memory of the salvation of the Polish people from physical extermination by the Hitlerites at the cost of the lives of 600,000 Soviet soldiers who died in battles on Polish soil is being erased. Narratives are being promoted about Poland as the main victim of “two totalitarianisms” and about the equal responsibility of Hitler’s Germany and the Soviet Union, “which was allied with it,” for unleashing World War II.

    Warsaw and the Baltic “troika” became the main driving forces behind all sorts of anti-Russian initiatives by the collective West, which became particularly noticeable as Russia’s role on the international arena strengthened.

    Historical revanchism is extremely important for the West, which is trying in every possible way to whitewash the dark spots in its own past. After all, practically all of Europe was complicit in the monstrous crimes of the Third Reich, and Hitler was greeted with enthusiasm and jubilation in many European capitals.

    In France, which was designated as one of the “victors” after the war, significantly more Frenchmen fought on the side of the German army than participated in the Resistance and fought on the side of the Allied forces. SS men from the French “Charlemagne” division were among those who stubbornly defended the Reichstag and the Reich Chancellery in May 1945. In the already mentioned Poland, considered the most affected country in Europe during World War II, more than 500,000 Poles fought on Hitler’s side.

    In total, the Wehrmacht and SS units included more than two million citizens of European States, mostly volunteers. Substantial military units that fought on the Eastern Front were formed in Denmark, Finland, Italy, Norway, Romania, Spain, the Netherlands, and in the territories of present-day Latvia, Lithuania, and Estonia.

    Finland’s participation in the Great Patriotic War on the side of Hitler’s Germany is presented in that country in very muted tones. Modern Helsinki rejects accusations of genocide and war crimes committed by Finnish troops and occupation authorities on the territory of Soviet Karelia in 1941‑1944. While acknowledging the extremely high mortality rate of Soviet citizens in Finnish concentration camps, the Finns nevertheless try to attribute such figures to the “military situation” and the “negligence” by the occupation administration.

    In Belgium, too, there is a tendency to hush up the fact that during the years of fascist occupation, Belgians actively joined the ranks of collaborators. The number of Belgian citizens who personally assisted the German armed forces reached 23,000 people by the time of Germany’s defeat.

    Despite the fact that Italy’s current 1947 Constitution prohibits the re‑establishment of the fascist party in any form, the ideas of anti-fascism were gradually eroded in the post-war period, and Italians’ attitude towards the period of Benito Mussolini’s dictatorship is far from unequivocally negative. Moreover, a whole host of modern Italian politicians emerged from the ranks of the post-war ideological heirs of the Italian Fascist Party, many of whom eventually occupied quite high positions in national and regional government bodies.

    In the United Kingdom, the practice of juggling the concepts of “Nazism” and “Fascism” for opportunistic interests has become established – to describe any “undesirable” phenomena in the country or on the international stage, or to characterize public and political figures.

    The desire to turn a blind eye to its Nazi past is already becoming commonplace in modern Germany as well. Active attempts are being made in various forms to blur this “burden.” The government of the FRG persistently avoids recognizing the siege of Leningrad and other crimes against humanity committed by German occupation forces and their collaborators against the peoples of the Soviet Union as genocide, viewing them merely as war crimes. Berlin does not shy away from double standards regarding compensation payments to Leningrad siege survivors, limiting the circle of recipients to Jewish survivors under contrived pretexts and refusing to extend them to the other surviving defenders and residents of the besieged city. At the same time, the German authorities have for decades been paying social benefits to former servicemen of the Third Reich, as well as to foreign collaborators of the Hitler regime who were directly involved in the siege of Leningrad.

    Under these conditions, the desire of the authorities in most European countries to whitewash themselves and, by blatantly distorting facts, rewrite history is understandable. And at the centre of this policy lies the desire to minimize the role of the Soviet Union as much as possible, and also to “strike” at modern Russia, which steadfastly defends the historical truth about the events of World War II.

    The strengthening of Russia’s position in international affairs served as a factor consolidating European countries around the idea of inflicting maximum damage on our country’s authority. And the Special Military Operation to denazify and demilitarize Ukraine and to protect the civilian population of Donbas became the trigger for a massive Russophobic information attack. Aggressive propaganda in European countries is based on fabricating or taking out of context episodes related to the special operation in order to draw contrived parallels between Russia’s actions today and those of Nazi Germany during World War II. A key role here is played by the increasingly totalitarian European superstructure – the European Union – which deliberately cultivates Russophobic regimes and provokes them into constantly entrenching the practice of glorifying SS criminals. Against this backdrop, the lack of progress on the issue of recognizing the genocide of the Soviet people by Euro-Atlanticists is also evidence of the manifestation of neo-Nazi tendencies in Europe.

    However, Europe itself, caught up in anti-Russian objectives, fails to consider the real threat stemming from flirting with radical ideas, which pose a genuine threat to the entire continent. The assertions of Western politicians that there are no manifestations of neo-Nazism in their countries, that these are all Russia’s “fabrications” – do not stand up to scrutiny. We have repeatedly pointed to evidence of extremely alarming trends in practically all European States. What do the “civilized democracies” persistently refuse or fear to see?

    The annual gathering of veterans of the 20th Waffen-SS division and their admirers in Estonia, the installation of monuments to Nazi collaborators – Harald Nugiseks, Georg Sooden, and Raul Yuriado, guilty of the deaths of thousands of civilians, their fellow citizens? Or the proclamation in Lithuania of the “Forest Brothers” (in the Lithuanian version – “partisans”) as “fighters against Soviet authorities” and “heroes of the national liberation movement?” Their armed detachments, operating from 1944 to 1956, killed more than 25,000 local residents, including thousands of children. Many of the bandits were collaborators who became part of the Third Reich’s occupation administration and direct participants in the Holocaust in Lithuania, when about 220,000 Jews were exterminated.

    Or, perhaps, it referrers to the events of a nationalist nature in Poland? Annually in Warsaw, the country’s Independence Day, Polish nationalists organize marches on 11 November. In 2024, about 90,000 people took part in such an event.

    And what about other European countries? In Germany, there are over 40,000 individuals holding right-wing extremist views. Several far-right political parties are active. In the armed forces of the FRG, about 40 barracks bear the names of former high-ranking Wehrmacht officers.

    Even now, 80 years later, the authorities of many German cities and municipalities refuse to formally strip Adolf Hitler and some other top leaders of the Third Reich of their honorary citizen status. Mass events of a right-wing extremist and xenophobic nature are regularly held in the FRG. In 2024, the German Ministry of the Interior recorded almost 34,000 right-wing extremist crimes (in 2023 – 28,900), more than 1,000 of which involved violence. Since October 2023, against the backdrop of events in the Middle East, a surge in anti-Semitism has been observed in the country. While 2,600 anti-Semitic offenses were registered in 2022, there were over 5,600 in 2023, and more than 5,100 in 2024.

    In Finland, more than 80 per cent of the country’s inhabitants have encountered racism. On Finland’s Independence Day, 6 December, mass nationalist rallies, including the “612” torchlight procession, have taken place in Helsinki in recent years. Members of right-wing radical groups using Nazi salutes have been noticed among the participants.

    In Spain, manifestations of various forms of neo-Nazism are not uncommon, and the activities of radical nationalist associations are noticeable. Spanish far-right groups, comprising more than 10,000 people, hold dozens of events annually, and about 1,000 websites promoting neo-Nazism are registered on the Internet.

    Since 2007, far-right organizations have annually staged marches through Madrid in February in memory of the soldiers of the Spanish volunteer “Blue Division” (which fought as part of the German forces on the territory of the Soviet Union in 1941-1943), usually accompanying them with anti-Semitic slogans and displays of fascist symbols. The authorities do not react to these actions in any way, although the law prohibits the glorification of military units that collaborated with the Franco regime and the Axis countries.

    In Italy, in many cities, including the capital, monuments and memorial plaques dedicated to Italian fascists, as well as participants in colonial wars, still remain. Most municipalities take no measures to combat this “architectural heritage.”

    Moreover, Italian legislation still retains elements of the fascist era’s legacy: around 250 legal acts mentioning the concept of “race” in its fascist interpretation continue to be in force in the country.

    Against this backdrop, it is not surprising that today in Italy, 14 per cent of its citizens deny the Holocaust, and almost 20 per cent consider Benito Mussolini a “great leader who made some mistakes.”

    In the United Kingdom, the local political establishment uses baseless accusations of fascism/Nazism against “undesirable” States, including Russia, to exert political pressure on them. Members of the British government and parliamentarians deliberately use the rhetoric and symbols of Ukrainian nationalists, pretending that this has nothing to do with radical ideas. Striking examples are the statements by Prime Minister Keir Starmer on 24 August 2024 and 24 February 2025, accompanied by the utterance of the nationalist slogan of the neo-Nazi regime ruling in Kiev, “Glory to Ukraine.”

    In May 2024, an event was held in London in honour of the neo-Nazi formation “Azov,” with the participation of Members of Parliament from the then-ruling Conservative Party, including former Prime Minister Boris Johnson and former Defence Secretary Ben Wallace. By showing solidarity with Kiev, British politicians and public figures are condoning neo-Nazism and ultra-nationalism in Ukraine and the “normalization” of such views, including their attributes, in the information space of the United Kingdom.

    In 2021, in Norway, the State broadcasting company “NRK” aired the docudrama film “Front Fighters” ("Frontkjempere"), the screening of which was timed to coincide with the anniversary of the start of the occupation of Norway during World War II (9 April 1940). The film tells the story of Norwegian SS legionnaires who “heroically” fought on the Eastern Front, including near Moscow, Leningrad, in the Caucasus, and in Northern Karelia. The Ministry of Culture and the Ministry of Defence of Norway participated in its creation. Norwegian Nazi collaborators are presented as “naive victims of Hitler’s propaganda” and “patriots resisting the expansion of Bolshevism.”

    In Sweden, which recently, like Finland, became a NATO member, the positions of neo-Nazi ideologues are traditionally strong. The main conduit for right-wing extremist attitudes is the far-right organization “Nordic Resistance Movement” (NRM), which extends its influence to neighbouring countries – Denmark, Finland, and Norway. It is known that the NRM has the potential to carry out terrorist activities. Neo-Nazis actively initiate campaigns to incite interethnic and interreligious hatred. They hold more than a thousand different activities per year (1,245 in 2024), which often take place concurrently with ceremonies commemorating Holocaust victims, pacifist, and anti-fascist rallies.

    Far-right radicals, with the support of the neo-Nazi organization “Hard Line” ("Stram Kurs"), have repeatedly staged Islamophobic provocative actions, including the burning of the Qur’an.

    Against the backdrop of all this, it is no longer surprising that European countries, even former members of the anti-Hitler coalition, vote against the annual United Nacion General Assembly resolution “Combating glorification of Nazism, neo-Nazism and other practices that contribute to fuelling contemporary forms of racism, racial discrimination, xenophobia and related intolerance.”

    Speaking of the rise of neo-Nazism in Europe, it is impossible to ignore the aggressive Russophobia that has unfolded, including at the State level (with rare exceptions), in practically all countries on the continent. Since the beginning of the Special Military Operation, a sharp increase in cases of discrimination, insults, threats, and direct violence against Russian-speaking citizens has been observed everywhere.

    In Greece, in March 2022, acts of vandalism and desecration of monuments associated with Russia and other countries that were part of the Soviet Union as republics and have not renounced their memorial heritage were recorded.

    For the first time in many years, a memorial site related to the anti-fascist struggle was desecrated: on 19 March 2022, unknown individuals spray-painted the name and symbols of the Ukrainian national regiment “Azov” on the Monument to Soviet Soldiers who fell for the freedom and independence of Greece in 1941‑1944, located in Athens.

    In Germany, since the end of February 2022, there have been many diverse incidents: the use of physical force, threats, insults, deliberate damage to the property of Russian-speaking citizens, denial of services to them, including medical and banking services, unlawful dismissals from work, coercion into public repentance and condemnation of the actions of the Russian authorities, etc. Cases of attacks on Orthodox churches of the Russian Orthodox Church in Düsseldorf, Essen, Krefeld, and the Russian Orthodox Church outside of Russia in Hanover, Berlin, and Bielefeld, as well as desecrations of churches, have been recorded. An increase in cases of desecration and vandalism at Russian (Soviet) military burial sites and memorials is observed.

    In Berlin on 8‑9 May 2024, the use of Russian and Soviet Union flags, the Victory Banner, elements of historical military uniforms, St. George ribbons, orders, and medals was not permitted near Soviet war memorials.

    A massive information campaign to demonize Russia has led to the formation of a negative attitude towards Russia in Finland: thanks to such “brainwashing,” 94 per cent of Finns view our country in a negative light. Organizations maintaining ties with Russia came under enormous pressure. Since 2022, postal, rail, and air traffic with Russia has been suspended, and strict visa restrictions are in place. In November 2023, the Finnish side closed, temporarily at first and then indefinitely, all operational passenger border crossing points with Russia.

    Those who disagree with the authorities’ anti-Russian course are subjected to harassment as “enemy collaborators.” For example, the Chairman of the Parliamentary Committee on Foreign Affairs, Kimmo Kiljunen, who allowed himself in November 2024 to call the border closure a “violation of human rights” and the draft law banning real estate acquisition by Russians “racist,” faced severe criticism from the press and other politicians. The MP was forced to resign from his post as committee chairman.

    Thus, a disturbing picture is emerging today – to suit the political situation, the elites of most European countries are condoning the development of neo-Nazism and hateful sentiments and ideologies. In addition to the groups traditionally hit hardest – migrants, Jews, Roma – Russians and Russian-speaking citizens are now under significant attack. The protection of human rights and fundamental freedoms, the fight against neo-Nazism – everything that Europe once championed – has today been “sacrificed.” The “new normality,” the “new ethics” flourishing in the EU, also includes tolerance towards Nazism. It stems from a conscious policy of rewriting history, revising the causes and outcomes of World War II. The principles of the Third Reich have not disappeared from the European space. The formula involving the division of people into “correct” and “incorrect” has been “reprogrammed” according to the ideas of the “beautiful garden” and the “wild jungle,” unworthy of the fruits of this very “garden.”

    The Eurobureaucracy nurtured the Nazi regime in Kiev in order to unite Europe under racist and Nazi banners for a war against Russia. The explicit ignoring of gross human rights violations in Ukraine is evidence of the European Union’s indulgence of neo-Nazi ideas.

    Meanwhile, international organizations are not responding adequately to this course of events. It is worth considering, before it is too late, what all this could ultimately lead to. The world has already once faced the tragic outcome of the promotion of misanthropic ideas.

    Russia, as the country that suffered most from the horrors of World War II and the Great Patriotic War and sustained so many losses for the sake of restoring peace on the continent, will never allow the lessons of the past to be forgotten. Our country, together with its allies and like-minded partners, will continue its focused work to counter any attempts to distort the historical truth and memory of the Great Patriotic War, including the liberation of Eastern and Central European countries from Nazism, which was the result of the joint decisions of the anti-Hitler coalition.

    A priority for Russia will remain the perpetuation of the memory of the genocide of the Soviet people during the Great Patriotic War. In 2022‑2025, Russian courts recognized the crimes committed by the Nazis and their collaborators against the peaceful Soviet population and Soviet prisoners of war as genocide in territories currently belonging to 33 subjects of the Russian Federation. 2025 has been declared the Year of Peace and Unity in the Fight Against Nazism in the CIS countries.

    For the sake of our common future, everything must be done to prevent the rehabilitation of Nazism and the glorification of Nazi criminals, so that people in European countries do not once again ask themselves: “For whom the bell tolls?”, understanding what the answer will be if this mission fails.

    #Rusdie #URSS #histoire #nazis #libération

  • Schlacht um Berlin : Das Kriegsende im Prenzlauer Berg
    ▻https://www.welt.de/kultur/literarischewelt/article140328748/Als-die-Ostfront-mitten-in-Prenzlauer-Berg-lag.html
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    Dans la journée du 2 avril il y a exactement 80 ans tombèrent les derniers morts de la bataille de Berlin. Quelques fanatiques refusèrent toujours de capituler, mais á la fin de l’après-midi pour eux aussi la guerre était terminée. Quelques jours auparavant les berlinois courageux les avaient chassé des immeubles qu’ils tentèrent de transformer en forteresses de dernière ligne.

    Am 1. Mai griffen sowjetische Truppen, die die Innenstadt bereits befreit hatten, von Süden kommend, in den Kampf ein. Die deutschen Truppen saßen in der Schönhauser Allee in der Falle. Am 2. Mai, 0.40 Uhr, bat General Weitling, Oberbefehlshaber der deutschen Truppen in Berlin, in einem Funkspruch um Einleitung von Kapitulationsverhandlungen, um 8 Uhr wurde die Nachricht der Kapitulation über Drahtfunk und Lautsprecher verbreitet. Am S-Bahnhof Schönhauser Allee gingen die Kämpfe noch bis zum Nachmittag weiter. Danach lagen Tausende Tote, meist minderjährige Soldaten, unter der Hochbahn.

    Einer der letzten umkämpften Orte Berlins war die Schultheiss-Brauerei. Ortsgruppenführer und SS hatten sich dort verschanzt, nachdem die Wehrmacht den Ort verlassen hatte, um über die Schönhauser Allee nach Norden durchzubrechen, wie es einer der letzten Befehle Hitlers vorsah.

    Die Brauerei war Lazarett, Erschießungsplatz, Lebensmittellager und Wasserstelle. Die Russen stellten ein Ultimatum, Sprengladungen wurden gelegt und drei deutsche Kommunisten als Parlamentäre in die Brauerei geschickt, wo nach zähen Verhandlungen und Stunden nach dem offiziellen Waffenstillstand auch die Letzten kapitulierten.

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    Au sud-est de la station de metro Eberswalder Straße les bâtiments de la brasserie Schlultheiss servirent de dernier bastion aux troupes Volkssturm et SS .

    Reschke, Oliver, Der Kampf um die Macht in einem Berliner Arbeiterbezirk. Nationalsozialisten am Prenzlauer Berg 1925-1933
    ▻http://www.trafoberlin.de/978-3-89626-681-9.html

    Le début de la catastrophe

    2008, 380 S., 20 Abb., 7 Karten, ISBN 978-3-89626-681-1, 39,80 EUR

    Die Erforschung der Geschichte des Nationalsozialismus im Berliner Arbeiterbezirk Prenzlauer Berg ergab sich aus den Forschungen zur Geschichte des Nationalsozialismus im Nachbarbezirk Friedrichshain. Der vorliegende Band kann demzufolge als Fortsetzung des Friedrichshain-Bandes angesehen werden. Mit ihm kann die Geschichte der NSDAP in der Zeit bis 1933 – also der sogenannten „Kampfzeit“ – in einem der zehn Berliner NSDAP-Kreise, dem Kreis VII/ NSDAP-Gau Groß-Berlin, als erforscht gelten. Damit wäre der erste Schritt bei der lokalhistorischen Erforschung des Nationalsozialismus in Berlin auf bezirklicher Ebene vollzogen.
    Auch diesmal liegt der Schwerpunkt der Betrachtung in der Beantwortung der Frage, inwieweit es der NSDAP gelungen ist, in die Arbeiterbezirke Berlins einzudringen, bevor die sogenannte „Gleichschaltung“ uneingeschränkt vorangetrieben wurde. Dabei stützt sich auch diese Untersuchung
    auf umfangreiche, zum Teil bislang wenig beachtete Quellen und zeichnet sich durch einen hohen empirischen Kenntnisgewinn aus. Der Kartenteil ist im vorliegenden Band weiter vervollkommnet worden. Hinzu kommt außerdem
    ein aussagekräftiger statistischer Anhang.

    Inhaltsverzeichnis

    Vorwort 7

    Einleitung 9

    1. Der Stadtbezirk Prenzlauer Berg 15
    1.1 Lage und Sozialstruktur 15
    1.2 Politische Kräfteverhältnisse 19

    2. Die NSDAP und ihre Parteiformationen in Prenzlauer Berg 33
    2.1 Sektionen und Ortsgruppen 33
    2.2 SA-Stürme 61
    2.3 Jugendorganisationen 74
    2.4 Betriebszellen 83
    2.5 NS-Frauenschaft 88
    2.6 Glaubensbewegung „Deutsche Christen“ 90
    2.7 NS-Zeitungshändler an der Kreuzung Greifswalder/Elbinger Straße 93
    2.8 Exponierte Persönlichkeiten der NS-Bewegung
    in Prenzlauer Berg 95

    3. Mitgliederzahlen, Organisationsgrad, Sozialstruktur und Soziographie der Nationalsozialisten des Prenzlauer Berg 107
    3.1 NSDAP 107
    3.2 Ortsgruppe Bötzow 112
    3.3 SA 119
    3.4 Jugendorganisationen 127
    3.5 NSBO 132
    3.6 Frauen der Ortsgruppe Bötzow 134
    3.7 „Deutsche Christen“ der Immanuelgemeinde 135

    4. Aktivitäten, Auftreten und Erscheinen der NSDAP in Prenzlauer Berg 137
    4.1 Die Anfangszeit bis zum Ende des Verbotes 137
    4.2 Die erste Zeit nach dem Verbot bis Sommer 1929: Die NSDAP etabliert sich endgültig in Prenzlauer Berg 141
    4.3 Die Phase des verstärkten politischen Kampfes von Herbst 1929 bis Ende 1930 150
    4.4 Die Ermordung der Reichsbanner Graf und Schneider am 1. Januar 1931 in der Hufelandstraße 178
    4.5 Die Saalschlacht im „Saalbau Friedrichshain“ am 22. Januar 1931 als Höhepunkt der politischen Auseinandersetzungen in Prenzlauer Berg 182
    4.6 Die Phase des schärfsten politischen Kampfes mit der Hib-Aktion und der Antimarxistischen Aktion bis Sommer 1932 195
    4.7 Die Zeit von der Neuorganisation der NSDAP bis zur Machtübernahme: Die Voraussetzungen für die Machtübernahme werden geschaffen 263

    5. Resonanz der NSDAP in der Bevölkerung Prenzlauer Bergs 293
    5.1 Wahlergebnisse der Nationalsozialisten in Prenzlauer Berg 293
    5.2 Nationalsozialistische Bezirksverordnete im Bezirksamt Prenzlauer Berg 301

    6. Ausblick: Die Machtübernahme der Nationalsozialisten in Prenzlauer Berg 305

    7. Schlußbetrachtung 311

    Personenverzeichnis 319
    Abkürzungs- und Begriffsverzeichnis 329
    Quellen- und Literaturverzeichnis 333
    Statistischer Anhang 341
    Karten 345
    Kommentar zu den Karten 360
    Quellen zu den Karten 361
    Bilder 362
    Bildnachweis 364
    Über den Autor 365

    Vorwort

    Als bekennender Lokalpatriot hatte ich mich mit der Geschichte der NS-Bewegung im Berliner Stadtbezirk Friedrichshain von 1925 bis 1933 beschäftigt. Die jahrelange Suche nach einem Verleger war letztendlich erfolgreich und es war mir möglich, meine Forschungsergebnisse zu veröffentlichen. Dieser Band ist als Fortsetzung des Friedrichshain-Bandes gedacht und behandelt den zweiten Stadtbezirk des Kreises VII/NSDAP-Gau Groß-Berlin, den Verwaltungsbezirk Prenzlauer Berg. Mit diesem Buch kann die Geschichte eines der zehn Berliner NSDAP-Kreise in der sogenannten „Kampfzeit“ m.E. als erforscht gelten. In der Einleitung zu einem schriftlich niedergelegten Erlebnisbericht eines Zeitzeugen, der in dieser „kampferfüllten Zeit“ gewirkt hat, wurde 1975 formuliert, daß seine Erinnerungen „für die heutige politische Arbeit angesichts der Ereignisse in Chile und Spanien und anderen Brennpunkten … eine hohe aktuelle Bedeutung“ hätten. Heute stellt sich die Situation so dar, daß man nicht mehr in ferne Länder schauen muß. Ein Beweis für Sinn und Aktualität dieser Forschungen.
    Ein Anliegen des Verfassers ist, Erklärungen zu finden, wie Aufstieg und Machtübernahme des Nationalsozialismus und damit die Errichtung des Dritten Reiches, auf das sich Neonazis in allen Ländern berufen, überhaupt möglich waren. Hierbei müßte man m.E. die Rolle der alten Machteliten in der Weimarer Republik erforschen, was im Rahmen einer solchen Lokalstudie nicht möglich ist. Doch die Untersuchung des Aufstiegs der NSDAP im hier gesetzten lokalen Rahmen kann auch einen Beitrag zur Klärung leisten, indem man ergründet, inwieweit die sogenannten „Unterschichten“, welche den Arbeiterbezirk Prenzlauer Berg vorwiegend bewohnten, zum Aufstieg des Nationalsozialismus tatsächlich beigetragen haben. Eine These, die letztendlich dazu dient, genau jene zu diskreditieren, von denen in besagter „kampferfüllter Zeit“ eine reale Bedrohung der kapitalistischen Machtverhältnisse ausging und die im Kampf gegen den Faschismus die meisten Opfer gebracht haben. Insofern soll also auch in dieser Lokalstudie für den Stadtbezirk Prenzlauer Berg untersucht werden, inwieweit es der NSDAP gelungen ist, in die Arbeiterbezirke Berlins einzudringen, bevor die sogenannte „Gleichschaltung“ uneingeschränkt vorangetrieben wurde. Das bedeutet, es wird der Zeitraum bis zu den Wahlen vom 5. März 1933 betrachtet.
    Diese Arbeit ist wie folgt gegliedert: In der Einleitung wird der Forschungsstand über Berlin in der NS-Zeit wiedergegeben. Im ersten Kapitel wird die Situation geschildert, die die NSDAP zu Beginn ihres Aufstiegs in Prenzlauer Berg vorfand. Kapitel 2 und 3 bilden den eigentlichen Kern dieser Arbeit. Hier werden Partei- und Sozialstruktur der NSDAP in Prenzlauer Berg behandelt. Im vierten Kapitel wird die Ereignisgeschichte der NSDAP im Stadtbezirk Prenzlauer Berg rekonstruiert. Hier wurde möglichst historisch-chronologisch vorgegangen. Kapitel 5 beantwortet die Frage der Resonanz in der Bevölkerung Prenzlauer Bergs aufgrund der Aktivitäten, des Auftretens und des Erscheinens der Nationalsozialisten. Es wird den Tätigkeiten der nationalsozialistischen Bezirksverordneten nachgegangen, die 1929 im Auftrag ihrer Wähler in die Bezirksversammlung von Prenzlauer Berg einzogen. Auf die Vorgänge der Machtübernahme nach dem 5. März 1933, die nicht mehr zum Thema der Arbeit gehören, wird in einem Ausblick kurz eingegangen. In der Schlußbetrachtung werden dann die Ergebnisse dieser Untersuchung zusammengefaßt und Vergleiche gezogen, um schließlich die gestellte Frage zu beantworten.
    An dieser Stelle möchte ich die Gelegenheit nutzen und all denen danken, die an der Entstehung dieser Arbeit ihren Anteil haben. Mein Dank richtet sich an die Archiv- und Bibliotheksbediensteten des Bundesarchivs Dienststelle Berlin, des Geheimen Staatsarchivs Berlin, des Landesarchivs Berlin, des Zentrums für Berlin-Studien, der Zeitungsabteilung der Staatsbibliothek zu Berlin und besonders an Herrn Andreas Matschenz von der Kartenabteilung des Landesarchivs. Auch Frau Barbara Jakoby sei für ihre Informationen den Sektionsführer Bombach betreffend besonders gedankt. Des weiteren waren die Auskünfte von Frau Angela Schwarz von der Immanuelgemeinde sehr hilfreich. Dank für Anregungen und Hinweise gebührt außerdem Dr. Günter Wehner von der Geschichtswerkstatt der Berliner VVN-BdA.

    Oliver Reschke
    Berlin, im April 2008

    ▻https://doktor-oliver-reschke.de/publikationen

    #Berlin #Prenzlauer_Berg #histoire #guerre #libération

  • 80 Luoghi per 80 anni di Libertà: mappa dei luoghi della Resistenza e della Liberazione a Milano

    Questa mappa dei luoghi della Resistenza e della Liberazione a Milano nasce con l’obiettivo di restituire una visione complessiva della lotta antifascista e delle violenze perpetrate dall’occupazione nazifascista e dalla guerra totale fra il luglio 1943 e l’aprile 1945.
    In occasione dell’80° anniversario della Liberazione, sono stati simbolicamente individuati 80 luoghi, suddivisi in sette categorie:
    – REPUBBLICA SOCIALE ITALIANA
    – TEDESCHI
    – BOMBARDAMENTI
    – PERSECUZIONE E DEPORTAZIONI
    – RAPPRESAGLIE
    – RESISTENZA E PARTIGIANI
    – INSURREZIONE
    Nella selezione si sono privilegiati luoghi che restituissero la dimensione collettiva degli eventi e il loro impatto sulla città.
    La mappa, nelle versioni pdf e interattiva, si propone quindi come uno strumento orientativo accessibile, capace di connettere il passato al presente e di rendere evidente come la città porti ancora oggi innumerevoli segni degli eventi che hanno condotto alla Liberazione dal nazifascismo e alla nascita di un’Italia libera e democratica.

    ▻https://libri.unimi.it/index.php/milanoup/catalog/book/241
    ▻https://www.comune.milano.it/web/milano-memoria/80-luoghi-80-anni-liberta

    #Milan #Libération #Italie #WWII #seconde_guerre_mondiale #Résistance #anti-fascisme #histoire #cartographie #visualisation #carte

  • Offener Brief: Hans-Eckardt Wenzel empört über Ausschluss von Russen vom Gedenken in Sachsenhausen
    ▻https://www.berliner-zeitung.de/politik-gesellschaft/geopolitik/offener-brief-hans-eckardt-wenzel-empoert-ueber-ausschluss-von-russ

    23.4.2025 von BLZ - Die Gedenkstätte Sachsenhausen will zu Gedenkfeiern anlässlich der Befreiung von Nazideutschland keine Vertreter aus Russland. Scharfe Kritik an solchen Maßnahmen kommt von Hans-Eckardt Wenzel.

    Bei Gedenkveranstaltungen rund um den 80. Jahrestag der Befreiung von Nazideutschland sind offizielle Vertreter Russlands und Belarus’ in Berlin und Brandenburg nicht willkommen. Das Auswärtige Amt hatte Brandenburger Landkreisen und Kommunen empfohlen, keine Einladungen an russische oder belarussische Diplomaten auszusprechen – und notfalls sogar ungebetene Gäste wieder wegzuschicken.

    Während es für den russischen Botschafter Sergej Netschajew sowie den belarussischen Gesandten Andrei Shuplyak auf der Gedenkfeier in Seelow zu keinen Zwischenfällen kam, will die Stiftung Brandenburgische Gedenkstätten, zu der die ehemaligen Konzentrationslager Sachsenhausen und Ravensbrück gehören, notfalls von ihrem Hausrecht Gebrauch machen und den russischen Botschafter „mit Sicherheitskräften“ vom Gelände entfernen lassen.

    „Wollen Sie Geschichte umschreiben und uns zu den Befreiern umdeuten?“

    Die russischen und belarussischen Vertreter haben kürzlich ein Schreiben erhalten, in dem sie gebeten werden, nicht zu Veranstaltungen nach Sachsenhausen zu kommen. Stattdessen könnten sie einen anderen Tag wählen, an dem sie als kleine Gruppe eine stille Gedenkveranstaltung abhalten. Das Hauptgedenken in der Gedenkstätte Sachsenhausen soll am Sonntag, den 4. Mai, stattfinden.

    In diesem Zusammenhang hat sich der ostdeutsche Autor und Liedermacher Hans-Eckardt Wenzel mit einem Offenen Brief an Axel Drecoll gewandt. Er ist Direktor der Stiftung Brandenburgische Gedenkstätten und Leiter der Gedenkstätte und des Museums Sachsenhausen. Wir dokumentieren an dieser Stelle den Brief:

    Sehr geehrter Prof. Dr. Axel Drecoll,

    mit Entsetzen entnahm ich der Presse, dass Sie die russischen Vertreter für die Feierlichkeiten zur Befreiung des KZ Sachsenhausen ausgeladen haben bzw. ihnen den Zutritt zum Festakt verweigern. Die allgemeine Ideologie einer „wertebasierten Außenpolitik“ treibt wahrhaft kriegstüchtige Blüten. Mein Freund und langjähriger Wegbegleiter, der Komponist Eberhard Schmidt, war Insasse in Ihrem Lager. Seine Erfahrungen haben mich tief geprägt. Der Regisseur Konrad Wolf, damals Soldat der Sowjetarmee, war an der Befreiung des Konzentrationslagers beteiligt und hat diesem Moment in seinem Film „Ich war Neunzehn“ ein eindrückliches Denkmal gesetzt. Schauen Sie sich diesen Film doch einmal an! Er wird von einer großen Menschlichkeit getragen und beschreibt genau in diesen Augenblicken, da das ganze Grauen der Nazizeit sichtbar wird, dass nicht Rache oder Rechthaberei die dunklen Stellen der Zeit zu entmachten vermögen, sondern Größe und Menschlichkeit. Die Schrecken, die Unmenschlichkeit, ja der Zynismus der deutschen Faschisten waren beispiellos und sind durch nichts anderes beendet worden als durch den Einsatz der sowjetischen Soldaten und Offiziere.

    Wollen Sie diese Geschichte umschreiben und uns selbst zu den Befreiern umdeuten? Wollen Sie Grundlagen des Humanismus politischen Winkelzügen und Selbstermächtigungen opfern? An was wollen Sie erinnern, wenn Sie diesen Ort des Schreckens seiner Geschichte berauben? Auch wenn Sie mit dem Verlauf der deutschen Geschichte nicht einverstanden sind, ändert das nichts an den Tatsachen. Sie wurden als Direktor für die Erinnerungskultur berufen. Folgen Sie dieser Berufung!

    Hans-Eckardt Wenzel

    #Allemagne #nazis #libération #aermée_rouge #histoire #politique #russophobie

  • Gegen Baerbock : Bezirksamt Treptow wird russischen Botschafter nicht rauswerfen
    ▻https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/gegen-baerbock-bezirksamt-treptow-wird-russischen-botschafter-nicht

    L’arrondissment Treptow-Köpenick de Berlin compte des dizaines de mémoriaux de la lutte antifasciste et de l’armée rouge. Son administration n’interviendra pas si les ennemis personnels de la ministre des affaires étrangères y déposent une gerbe sur les tombes des soldats tombés pendant la libération de Berlin.

    La politicienne verte Annalena Baerbock a fait publier un texte par son ministère qui exige le renvoi des lieux de commémoration des ambassadeurs de la Russie et de la Biélorussie. Le ministère n’a aucune compétence officielle en la matière qui tombe dans le domaine de Berlin et de l’arrondissement.

    22.4.2025 von Carola Tunk - Das Auswärtige Amt will russische Offizielle nicht bei den Gedenkfeiern zum Kriegsende in Europa sehen. In Treptow wird man nicht Folge leisten.

    Das Bezirksamt Treptow-Köpenick hat sich zu einer Handreichung des Auswärtigen Amtes (AA) geäußert. Dabei geht es um die Frage, ob offizielle Vertreter des russischen Staates und aus Belarus in Berlin und Brandenburg an Gedenkveranstaltungen rund um den Tag der Befreiung am 8. Mai teilnehmen sollen.

    In der Handreichung wird Landkreisen und Kommunen empfohlen, keine Einladungen an russische oder belarussische Diplomaten auszusprechen – und notfalls ungebetene Gäste wieder wegzuschicken.
    „Historische Rolle der Sowjetunion“

    Begründet wird die harte Linie mit einer „absehbaren“ Instrumentalisierung des Gedenkens durch offizielle Vertreter der russischen oder belarussischen Botschaft. Das Außenministerium warnt in seinem Schreiben vor „Propaganda, Desinformation und geschichtsrevisionistischer Verfälschung“.

    Eine offizielle Handreichung des Auswärtigen Amtes zu dieser Angelegenheit sei nicht bekannt, so eine Sprecherin des Bezirksamtes. „Angesichts der historischen Rolle der Sowjetunion bei der Befreiung Deutschlands und Europas vom Nationalsozialismus und angesichts der Opfer der Sowjetunion im 2. Weltkrieg, würde das Bezirksamt Treptow-Köpenick es für nicht angemessen halten, Vertreter der Botschaften Russlands oder Belarus‘ - selbst wenn sie nicht eingeladen wurden und unangekündigt erscheinen sollten – unter Anwendung des Hausrechts des Platzes zu verweisen.“

    #Berlin #Am_Treptower_Park #Treptow #antifascisme #libération #nazis #politique #Russie #Biélorussie

  • Nikolai Bersarin : Von der Schwierigkeit, in Berlin einen Helden zu ehren
    ▻https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/nikolai-bersarin-von-der-schwierigkeit-in-berlin-einen-helden-zu-eh

    En honneur du premier commandant russe de Berlin et de ses décisions humanitaires qui on sauvé la vie á de niobreux habitants de la ville détruite par la guerre

    20.4.2025 von Maritta Adam-Tkalec - Der Befreier Berlins, erster Stadtkommandant, brachte das Leben in der Stadt wieder in Gang. Dennoch verlor er nach der Wende die Ehrenbürgerwürde.

    Am 21. April 1945 erreichte die 5. Sowjetische Stoßarmee in Marzahn die östliche Berliner Stadtgrenze. Ihr Kommandeur, Generaloberst Nikolai Erastowitsch Bersarin, betrat als erster der Befreier Berliner Boden. Am 27. April eroberten Bersarins Leute den Alexanderplatz. Am folgenden Tag wurde er zum Stadtkommandanten von Berlin ernannt, der alten Tradition folgend, dem ersten, der die Ortsgrenze überquerte, dieses Amt zu übergeben.

    An jenem Tag hockte der Führer noch in seinem Bunker nahe dem Brandenburger Tor, erteilte Befehle und fantasierte von „Entsatzarmeen“. Am 28. April heiratete er mitternachts, diktierte sein Testament, setzte sich am 30. April die Pistole an den Kopf und drückte ab.

    Am 2. Mai 1945 zwangen die Soldaten Bersarins die Berliner Truppen der Wehrmacht, der SS, des Volkssturms und der Hitlerjugend zur Kapitulation. Sie befreiten in unserer Stadt Zehntausende Gefangene, KZ-Insassen, Deserteure, untergetauchte und noch inhaftierte Juden und Hunderttausende Zwangsarbeiter: Ukrainer, Polen, Italiener, Franzosen und Russen – Männer und Frauen schier aller europäischen Nationen.

    Bersarins Befehl Nr. 1

    Am selben Tag erließ Bersarin den Befehl Nr. 1: „Wiederherstellung des zivilen Gesundheitswesens …; Schutz aller Lebensmittelbetriebe und -magazine …; Versorgung der kranken Kinder und der Neugeborenen mit Milch …; Sicherung der sanitär-epidemischen Wohlfahrt“.

    Monatelang hatte die deutsche Propaganda gewarnt, mit dem Eindringen der „Steppenhorden“, der „slawischen Untermenschen“, werde die Hölle über die Deutschen hereinbrechen. Aber in Bersarin erlebten sie keinen Rächer an der Hauptstadt jenes Landes, das am 22. Juni 1941 den „ungeheuerlichsten Versklavungs- und Vernichtungskrieg, den die moderne Geschichte kennt“ (Ernst Nolte, 1963), entfesselt hatte. Die sowjetischen Streitkräfte hatten zuerst ihre überfallene Heimat verteidigt, dann aber unter größten Opfern den entscheidenden Beitrag geleistet, um Deutschland, Europa und die Welt vom Schreckensregiment deutscher Rassenkrieger zu erlösen.

    Bersarin hatte sein Vaterland vom ersten bis zum letzten Kriegstag als Offizier verteidigt und bemerkte in seiner Rede zur Einsetzung des neuen Berliner Magistrats am 20. Mai 1945: „Unsere Menschen vergossen ihr Blut, litten schwere Not. Ich habe während meines ganzen Lebens nichts gesehen, was dem ähnlich war, als die deutschen Offiziere und Soldaten wie Bestien gegen die friedliche Bevölkerung vorgingen.“ Aber er verzichtete auf Vergeltung und Abrechnung.

    In erstaunlich kurzer Zeit erlangte er die Zuneigung der Bevölkerung. Peter Jahn, Herausgeber und Mitautor der Bersarin-Biografie (Elefanten Press, 1999), schreibt, in dessen Verantwortung sei der leblose Stadtkörper reanimiert worden – sicherlich als Teil eines Machtkalküls: Man wollte in der Konkurrenz mit den Westmächten Einfluss sichern, auch durch Sympathiegewinn in der Bevölkerung.

    Bersarin veranlasste das Naheliegende: Die Sowjettruppen löschten Brände, bargen Leichen, entminten Straßen, organisierten Lebensmittel, setzten die Verwaltung in Gang. Die Verordnung Nr. 080 vom 31. Mai regelte die Milchversorgung der Berliner Kinder. Mit viel Menschenkenntnis setzte Bersarin Fachleute aus diversen Parteien als Bürgermeister oder in den neuen Magistrat ein.

    Die Wiederbelebung Berlins

    Am 14. Mai eröffnete er den U-Bahn-Verkehr. 21 Wasser- und sieben Gaswerke gingen in Betrieb. Am 25. Mai nahmen auf Bersarins Befehl Polizei, Stadtgericht und Staatsanwaltschaft die Arbeit auf. Der Berliner Rundfunk ging am 31. Mai auf Sendung. Am 14. Mai sprach Bersarin mit führenden Theaterleuten über die Wiedereröffnung der Bühnen. Mitte Mai öffneten die meisten Schulen.

    Befehl Nummer 2 mit Bersarins Unterschrift ließ (antifaschistische) Parteien und Gewerkschaften zu. Das Plündern und Vergewaltigen hatte die Militärführung unter Androhung schwerer Strafen verboten. Dennoch kam es hunderttausendfach zu Übergriffen, bevor die neue Ordnung hergestellt war.

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    Nikolai Bersarin am 8. Mai 1945 vor dem Sitz der Kommandantur in Alt-Friedrichsfelde. Hier befand sich sein Büro.i mago

    Laut Jahn gaben Russen wie Deutsche, die Bersarin in den knapp acht Wochen seines Wirkens erlebten, zu Protokoll, dass er über die Befehlserfüllung hinaus persönliche Hingabe zeigte an die Aufgabe, Berlin zum Laufen zu bringen. Von einer Stunde zur anderen hatte der Militär umgeschaltet von Kriegsführung auf Friedensmanagement. Peter Jahn schreibt: „Der Feind von gestern war zum Objekt der energischen Fürsorge geworden. Er handelte, als wären es ‚seine Berliner‘.“ Wer hätte das gedacht vom Bolschewiken.

    Geboren 1904 als Sohn eines Fabrikarbeiters und einer Näherin in St. Petersburg, trat Bersarin als 14-jähriger Vollwaise ohne formale Schulbildung in die Rote Armee ein. Dort fand er Essen, Unterkunft, Familienersatz und erledigte einfache Arbeiten. Nach 1920 begann er eine militärische Ausbildung, in der er auch elementare Schulbildung fand. 1923 in den Fernen Osten versetzt, bekämpfte er im Amurgebiet „Weiße Banden“.

    Ein Leben als Soldat

    Vorgesetzte lobten seine Leistungen als bester Schütze, seine Disziplin, Willenskraft, Autorität und organisatorische Begabung. Und der Mann las – keinem kulturellen Kanon folgend. Viele Jahre blieb er in Irkutsk stationiert, heiratete, bekam zwei Töchter. Fern von Moskau lebte es sich vergleichsweise ungezwungen mit dem Reiten, Jagen und Skilaufen. Es heißt, die Familie habe einen jungen Bären als Haustier gehalten. Bersarin stieg die Offiziersränge hinauf, gehörte zum Stab der Amur-Armee, war 1938 Divisionskommandeur und stoppte Groß-Japan-Träume von der Ausdehnung bis zum Baikalsee.

    Während der stalinistischen Säuberungen 1937/38 verloren Bersarins wichtigste Förderer, hohe Generäle, Positionen und Leben. Neider denunzierten auch den hoffnungsvollen jungen Offizier – er verdanke seine Karriere Volksfeinden, hieß es. Hatte es in Beurteilungen nicht immer geheißen, er neige zur Selbstüberschätzung? Bersarin fand Fürsprecher und kam davon.

    Im Großen Vaterländischen Krieg führte Bersarin diverse Armeen, beklagte jedoch weiter schwelendes Misstrauen, denn zentrale Posten bekam er nicht. Nach einer Verletzung (13 Geschosssplitter im Körper) wurde er im Frühling 1944 schließlich Oberbefehlshaber der 5. Stoßarmee, einer Elitetruppe für Angriffsoperationen. Sie befreite unter Bersarins Kommando Moldawien, die Südukraine und Teile Polens, eroberte den Brückenkopf Küstrin – den Schlüssel zu Berlin.

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    Juni 1945 in Berlin: zwei ältere Männer inmitten von Trümmern imago

    Marschall Schukow, Oberkommandierender der Roten Armee, widmet in seinen Memoiren Bersarins 5. Stoßarmee einen gesonderten Abschnitt: „Sie sollte das Regierungsviertel nehmen, darunter die Reichskanzlei mit dem Hauptquartier Hitlers. Besonders kompliziert war der Auftrag in der ersten Etappe, der darin bestand, den stark befestigten Schlesischen Bahnhof zu stürmen und die Spree mit ihren hohen Kais zu forcieren.“

    Als Deutsche das noch arbeitende Kraftwerk Klingenberg sprengen wollten, eroberte es eine von Bersarins Sturmtruppen. Es wurde sofort entmint, herbeigeholte Arbeiter hielten das Werk in Gang. Schukow schreibt, Bersarins Armee habe am zügigsten angegriffen.

    Tod eines leidenschaftlichen Bikers

    Am 18. Juni 1945 erschien die Seite 1 der Berliner Zeitung im schwarzen Trauerrahmen mit einem Foto Nikolai Erastowitsch Bersarins. Daneben eine Mitteilung des „Kriegsrats der Gruppe der sowjetischen Okkupationstruppen in Deutschland“: Der Berliner Stadtkommandant war tot. Ein Unfall. Am Sonnabend, den 16. Juni, frühmorgens, war er mit dem Motorrad in Friedrichsfelde in einen Lkw-Konvoi gerast.

    Der Unglücksort Schloßstraße Ecke Wilhelmstraße (heute Am Tierpark Ecke Alfred-Kowalke-Straße) lag auf dem Weg vom Hauptquartier der sowjetischen Streitkräfte in Karlshorst zur Stadtkommandantur Alt-Friedrichsfelde 1. Bersarin lenkte eine Wehrmachtsmaschine Marke Zündapp KS 750 mit Beiwagen, in dem seine Ordonnanz saß. Seine Offiziere hatten dem begeisterten Motorradfahrer das Beutestück kurz zuvor geschenkt.

    Wahrscheinlich steuerte der 41-Jährige die Maschine – äußerst geländegängig und mit heulendem Motorgeräusch – zum ersten Mal. Jedenfalls fuhr er ungebremst auf und starb sofort. So wie sein Begleiter.

    Der Tod löste Spekulationen aus: Hatte Stalin den erfolgreichen und beliebten Militär wegen dessen deutschfreundlicher Politik umbringen lassen? Tatsächlich murrten Rotarmisten, weil Bersarin den Berlinern höhere Lebensmittelrationen zugestand, als sie die Familien der Soldaten daheim bekamen. Historiker fanden jedoch keine Hinweise auf einen Mord.
    Gedenken am Unfallort

    Warum aber trug der Generaloberst einen Monteuroverall? Die schlichte Antwort: Er tarnte sich. Sein Vorgesetzter, Marschall Georgi Schukow, hatte ihm das Motorradfahren verboten. Er hielt die Gefahr für groß, dass der Stadtkommandant von umherstreifenden SS-Leuten erkannt und erschossen werden könnte. Obendrein hielt Stalin Motorradfahrer für Rowdys, das Krad eines sowjetischen Kommandeurs für unwürdig. Bersarin aber fuhr leidenschaftlich gerne, während des Feldzugs hatte er eine Harley-Davidson aus US-Hilfslieferungen benutzt.

    Das Telegramm Schukows an Stalin mit der Todesnachricht informiert über die Umstände: „An der Kreuzung Wilhelmstraße, an der ein Verkehrsposten gerade eine Lastwagen-Kolonne passieren ließ, verringerte Bersarin nicht das Tempo und verlor die Kontrolle über das Motorrad. Er fuhr in die linke Seite eines Lastkraftwagens vom Typ Ford 6.“ Dieser war ein Geschenk des niederländischen Königs an die Rote Armee gewesen. Mit Schädel-, Arm- und Beinbruch sowie zertrümmertem Brustkorb endete ein wahrhaft sowjetisches Leben.

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    2020 wurde eine Gedenktafel zu Ehren Nikolai Bersarins enthüllt, nahe der Unfallstelle an der Straße am Tierpark. Markus Wächter/Berliner Zeitung

    1946 benannte der Gesamtberliner Magistrat einen Platz und eine Straße im Arbeiterbezirk Friedrichshain nach Bersarin. 1975 ernannte ihn die DDR-Hauptstadt zum Ehrenbürger. Mit der Anerkennung machte der Senat nach der Wiedervereinigung Schluss. Im Januar 1992 ließ man die Umbenennung der Bersarinstraße in Petersburger Straße exekutieren. Für den Bersarinplatz trafen die Argumente, die für die Wegbenennung der Straße galten, rätselhafterweise nicht zu.

    Die Bersarin zu DDR-Zeiten verliehene Berliner Ehrenbürgerschaft entsorgte der Senat auf billigem Wege: Bei der Vereinigung übernahmen sie Bersarin einfach nicht aus der Ost-Berliner Ehrenbürgerliste. Wenigstens dieser Frevel konnte im Jahr 2003 beendet werden.

    Nikolaï Berzarine
    ▻https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Nikola%C3%AF_Berzarine

    #Allemagne #Berlin #Schloßstraße #Wilhelmstraße #Am_Tierpark #Alfred-Kowalke-Straße #Karlshorst #Alt-Friedrichsfelde #histoire #libération #guerre #armée_rouge #URSS

  • Gérald Darmanin appelle dans une circulaire à repérer les détenus étrangers expulsables
    ▻https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/03/23/gerald-darmanin-appelle-dans-une-circulaire-a-reperer-les-detenus-etrangers-

    Gérald Darmanin appelle dans une circulaire à repérer les détenus étrangers expulsables
    Le Monde avec AFP
    Après avoir affirmé récemment sa volonté d’engager un « travail » afin de simplifier les mécanismes permettant aux étrangers condamnés en France de purger leur peine dans leur pays, le ministre de la justice, Gérald Darmanin, a joint le geste à la parole avec une circulaire qui appelle procureurs et directeurs de prison au « repérage » des détenus étrangers « éligibles » à une expulsion du territoire français.
    Dans ce texte daté de vendredi 21 mars et révélé samedi par Le Journal du dimanche (JDD), le garde des sceaux appelle à une « politique pénale ferme, empreinte de lisibilité et de célérité (…) » à l’égard « des personnes détenues de nationalité étrangère définitivement condamnées ».Gérald Darmanin argue que le contexte de surpopulation carcérale – « 82 000 détenus pour 62 000 places » – appelle à « actionner l’essentiel des leviers, y compris à l’égard des étrangers incarcérés, définitivement condamnés et ayant vocation à être éloignés du territoire national dans le cadre d’une mesure d’éloignement administrative ou judiciaire ».
    Dans un entretien au JDD, M. Darmanin dit que les prisons françaises comptaient « plus de 19 000 détenus étrangers » – prévenus et condamnés confondus – « soit 24,5 % de la population carcérale : 3 068 ressortissants de l’Union européenne [UE], 16 773 hors UE » et « 686 détenus dont on ne connaît pas la nationalité ». « Le calcul est simple : si ces étrangers, ou même une partie d’entre eux, purgeaient leur peine dans leur pays, nous n’aurions plus de problème de surpopulation. Sans avoir à libérer ceux qui ne doivent pas l’être », explique le ministre.
    Dans la circulaire, il appelle à « renforcer la coopération aux fins de repérage des personnes détenues de nationalité étrangère définitivement condamnées ». Il demande « un recours aux mesures de libération anticipée », dont la libération conditionnelle dite « “expulsion” », qui est applicable lorsque la personne condamnée fait notamment l’objet d’une mesure d’interdiction du territoire français ou d’une obligation de quitter le territoire français. « Vous veillerez à la requérir systématiquement, lorsque la situation le permet », écrit le garde des sceaux aux procureurs.
    « Les libérations conditionnelles expulsions nécessitent que l’étranger incarcéré ait purgé la moitié de sa peine en France, que son identité soit établie et qu’il fasse l’objet d’une interdiction de territoire », explique, au JDD, le ministre, qui entend « fluidifier » cette procédure avec des « pays partenaires ». Il plaide aussi pour que soient encouragées les procédures de transfèrement de personnes condamnées détenues dans le pays dont elles sont ressortissantes. Une décision-cadre européenne, transposée dans le code de procédure pénale français, permet de transférer les ressortissants d’Etats européens pour qu’ils purgent leur peine dans leur pays d’origine.

    #Covid-19#migrant#migration#france#etranger#prison#expulsion#detenu#droit#UE#sante

  • Perché la Corte penale internazionale se l’è presa con l’Italia

    Il capo della polizia giudiziaria libica era stato arrestato a Torino perché accusato di gravi crimini di guerra e contro l’umanità, ma è stato rilasciato tre giorni dopo

    La sera del 22 gennaio la Corte penale internazionale ha diffuso un comunicato in cui si lamenta per la decisione delle autorità italiane di liberare #Njeem_Osama_Elmasry, anche noto come Almasri, il capo della polizia giudiziaria libica che era stato arrestato il 19 gennaio a Torino. Su #Elmasry c’era un mandato d’arresto internazionale emesso dalla stessa Corte penale, il principale tribunale internazionale per crimini di guerra e contro l’umanità. Elmasry è accusato di omicidi, torture, stupri e altri gravi crimini.

    In effetti sul suo rilascio ci sono molte cose ancora da chiarire e su cui il governo italiano è stato assai poco trasparente. Nel comunicato si dice che Elmasry è stato liberato senza che la Corte fosse stata prima avvertita o consultata, contrariamente a quello che vorrebbero le procedure in questi casi. Inoltre la Corte ha fatto sapere di aver chiesto spiegazioni alle autorità italiane, per il momento senza ottenerle.

    I partiti di opposizione italiani hanno chiesto al governo di spiegare perché abbia deciso di liberare una persona ricercata per crimini di guerra poco dopo averla arrestata, criticando molto la scelta. L’accusa di fondo è che il governo italiano abbia liberato Elmasry in virtù dei buoni rapporti con le milizie libiche e con il governo che controlla Tripoli, la capitale della Libia. Per la verità con quel governo l’Italia ha dal 2017 un accordo per fermare con la violenza le persone migranti che tentano di arrivare in Italia via mare, e nel 2017 c’era un governo di centrosinistra presieduto da Paolo Gentiloni. L’accordo poi è rimasto attivo da allora a prescindere dai governi, di diversi orientamenti politici. Lo stesso Elmasry è il funzionario di una importante milizia libica, la #RADA, che tra le altre cose avrebbe responsabilità anche nelle violenze usate per contrastare i flussi migratori.

    In ogni caso al momento non è possibile dire se i rapporti tra il governo italiano e quello di Tripoli abbiano influenzato il rilascio di Elmasry. Della vicenda ha parlato il ministro dell’Interno Matteo Piantedosi in Senato durante un question time, cioè uno di quei momenti in cui i ministri rispondono alle domande dei parlamentari. Piantedosi ha detto che la scelta di riportare Elmasry in Libia è seguita a un suo provvedimento di espulsione «per motivi di sicurezza dello Stato» e «vista la pericolosità del soggetto». Per il resto si è limitato a esporre la cronologia dei fatti senza entrare troppo nei dettagli: ha detto che sarà prevista per settimana prossima un’informativa dedicata del governo.

    Elmasry ha 47 anni e negli ultimi anni ha iniziato ad assumere vari incarichi nella cosiddetta polizia giudiziaria del governo di Tripoli. Nel 2016 venne nominato responsabile della polizia giudiziaria nella famigerata prigione di #Mitiga, nella periferia di Tripoli, nota come luogo di sistematiche violazioni dei diritti umani secondo diverse indagini indipendenti, tra cui un recente rapporto del Consiglio per i diritti umani dell’ONU. Nel 2021 fu promosso a responsabile di diverse altre prigioni controllate dal governo di Tripoli.

    La Corte penale internazionale accusa Elmasry di vari crimini di guerra e contro l’umanità commessi dal febbraio del 2015 in poi nella prigione di Mitiga, compresi omicidio, tortura, stupro, persecuzione, detenzione inumana. È accusato di aver commesso questi crimini personalmente, di averli ordinati oppure di esserne responsabile in quanto ordinati da altri membri della sua milizia dipendenti da lui.

    Il mandato d’arresto internazionale nei suoi confronti era stato emesso il 18 gennaio, quindi un giorno prima del suo arresto a Torino, dove Elmasry era andato con alcuni amici per seguire la partita di calcio tra Juventus e Milan. Il fatto che il mandato d’arresto fosse così recente è un’informazione diventata nota solo con il comunicato della Corte penale internazionale: in diversi casi i mandati d’arresto di questo genere vengono tenuti segreti per aumentare la possibilità di cattura di una persona ricercata, e questo spiega anche perché Elmasry si sentisse così libero di andare in un altro paese per ragioni anche frivole o apparentemente evitabili.

    La Corte aveva inviato la richiesta d’arresto solo all’#Interpol, l’organizzazione internazionale che facilita la cooperazione tra polizie di paesi diversi, e a sei Stati che riconoscono la Corte stessa: si sa che uno di questi era l’Italia perché lo ha detto la Corte nel comunicato, mentre gli altri cinque non sono stati resi pubblici. La notizia dell’arresto è stata diffusa solo due giorni dopo, il 21 gennaio, e il 22 gennaio Elmasry è stato liberato.

    Anche se il governo non ha ancora dato spiegazioni ufficiali – e neanche Piantedosi l’ha fatto – è stata in gran parte ricostruita la procedura formale che ha permesso la liberazione. La Corte d’Appello di Roma non ha convalidato l’arresto di Elmasry, sostenendo che la DIGOS di Torino prima di farlo avrebbe dovuto avvisare il ministero della Giustizia, cosa che invece non sarebbe avvenuta. L’articolo 4 della legge 237/2012, che regola i rapporti con la Corte penale internazionale, prescrive in effetti che è il ministro della Giustizia che «dà corso alle richieste formulate dalla Corte penale internazionale» al governo italiano. In Senato Piantedosi ha confermato che l’avviso al ministero è arrivato dopo l’arresto, insieme a quello alla procura generale presso la Corte d’Appello di Roma, al difensore di Elmasry e alle autorità consolari.

    Diversi giornali, consultando fonti giudiziarie, scrivono che anche se formalmente questo cavillo burocratico spiega la liberazione di Elmasry, di fatto la scelta di lasciarlo in libertà è stata poi politica, perché il ministero della Giustizia avrebbe avuto strumenti sia per rimediare alla mancanza della sua approvazione dell’arresto, sia per ordinare che venisse di nuovo arrestato dopo la liberazione.

    Quello che è successo dopo la liberazione poi ha reso ancora più difficile per il governo sostenere di aver rilasciato Elmasry solo per ragioni giuridiche e burocratiche: Elmasry infatti è stato riportato in Libia con un aereo dell’aeronautica italiana utilizzato dai servizi segreti, un Falcon 900, decollato dall’aeroporto torinese di Caselle e atterrato a Tripoli. Una volta tornato in Libia, Elmasry è stato accolto da un gruppo di persone esultanti, come documentato da alcuni video circolati in questi giorni.

    L’Italia è uno dei 124 paesi che riconoscono la Corte penale internazionale, che fu istituita nel 1998 con un trattato firmato proprio a Roma. Formalmente dovrebbe quindi rispettare gli ordini della Corte e ha delle norme che regolano in che modo dovrebbe farlo (inclusa quella che comprendeva il passaggio giuridico che ha permesso la liberazione di Elmasry). Anche se le sentenze della Corte sono vincolanti, nella pratica non ha davvero modo di costringere i paesi a rispettarle, e spesso è ciascun governo a decidere se farlo sulla base delle sue convenienze politiche.

    ▻https://www.ilpost.it/2025/01/23/corte-penale-internazionale-liberazione-almasri-governo-italiano-elmasry
    #Italie #crimes_contre_l'humanité #Libye #libération #migrations #mandat_d'arrêt_international #expulsion #sécurité #crimes_contre_l'humanité #arrestation

    • La Corte penale internazionale richiama l’Italia al dovere di collaborare pienamente dopo il mancato arresto del generale libico Osama Elmasry Njeem

      Le accuse a Almasri

      Il 18 gennaio 2025, la prima Camera Preliminare della Corte penale internazionale aveva emesso un mandato d’arresto internazionale per il generale libico Osama Elmasry Njeem, conosciuto anche con il nome di Almasri. Le accuse che la Corte vuole verificare riguardano il suo ruolo, come capo della Special Deterrence Forces operante a Tripoli, nella commissione di crimini internazionali a partire dal 15 febbraio 2015, in particolare ai danni dei detenuti nella prigione di Mitiga. Secondo le accuse, nel carcere sono stati rinchiuse e sono tuttora detenute persone arrestate per il loro credo religioso (cristiani o atei), per aver contravvenuto alle regole della polizia morale (per esempio per omosessualità), per appartenenza a gruppi armati in conflitto con il governo di Tripoli, ma anche a scopo di estorsione. Molti dei detenuti sono migranti in transito. Le accuse riguardano i crimini di guerra di trattamento inumano, tortura, stupro e violenza sessuale e omicidio, nonché i crimini contro l’umanità di imprigionamento, tortura, stupro, omicidio e persecuzione.
      La cooperazione dell’Italia con la Corte internazionale penale

      Lo stesso 18 gennaio, il mandato d’arresto è stato trasmesso a sei paesi europei (e una richiesta di collaborazione è stata inviata anche all’Interpol) dopo che gli investigatori avevano saputo che Almasri poteva trovarsi in Europa. La Corte si è consultata con le autorità competenti dei diversi paesi e ha agito in coordinamento con i rispettivi organi, condividendo in tempo reale le informazioni circa gli spostamenti del sospettato. L’arresto è avvenuto a Torino la mattina di domenica 19 gennaio.

      La procedura che l’Italia deve seguire per cooperare con la Corte è regolata dalla legge 20 dicembre 2012, n. 237. La legge stabilisce che la cooperazione con la Corte, anche in materia di consegna del ricercato, avviene sempre tramite il ministro della giustizia, a cui spetta “ricevere le richieste provenienti dalla Corte e di darvi seguito”, avvalendosi eventualmente della collaborazione degli altri ministri (in particolare, in caso di richiesta di arresto e consegna di un ricercato, del ministro dell’interno). La misura cautelare a carico del ricercato è richiesta dal procuratore generale presso la corte d’appello di Roma e decisa dalla corte d’appello di Roma con ordinanza impugnabile in Cassazione.
      Arresto e scarcerazione

      Secondo il suo comunicato stampa del 22 gennaio, nelle giornate del 19 e 20 gennaio, su richiesta dell’Italia, la Corte non ha emesso alcun comunicato in merito all’avvenuto arresto di Almasri, evidentemente confidando su un suo rapido trasferimento all’Aja. Lunedì 21 gennaio, senza ricevere alcuna comunicazione dalle autorità italiane, la Corte viene a sapere (si immagina con notevole delusione) che il ricercato era stato scarcerato e riportato in Libia in serata con un volo messo a disposizione dallo stato italiano. L’aereo, partito intorno alle 11 dall’aeroporto di Roma Ciampino, è atterrato all’aeroporto di Torino, ha imbarcato il ricercato e lo quindi riportato a Tripoli, dove è atterrato intorno alle 21:45.

      Nel comunicato del 22 gennaio, la Corte precisa di avere richiesto una relazione ufficiale dallo stato italiano circa i fatti, ma di non averne ricevuto alcuna. Dalle informazioni di stampa, si sa che la corte d’appello di Roma avrebbe ritenuto illegittimo l’arresto effettuato dalla polizia di Torino, in quanto operato senza avere previamente concordato l’operazione con il ministro della giustizia. Il ministro sarebbe stato informato della misura cautelare solo lunedì 21, presumibilmente quando l’operazione per il rientro in patria di Almasri era già in corso.
      Ribadire la serietà dell’impegno italiano

      La vicenda è molto grave e evidenzia o una seria mancanza di coordinamento tra gli apparati dello stato incaricati di garantire la cooperazione con la Corte penale internazionale, oppure una scelta deliberata, maturata in ambito politico, di non dare seguito alla richiesta di consegna. In entrambi i casi, si tratterebbe di un fatto molto preoccupante, anche in perché i crimini ascritti a Osama Elmasry Njeem presentano un diretto collegamento con problematiche che investono il nostro paese, visto che le torture e gli stupri che si consumano nella prigione di Mitiga e ad opera della polizia sotto il comando del generale libico sono legati almeno in parte ai flussi della tratta di esseri umani che l’Italia si è impegnata a combattere in tutti i modi e in tutti i luoghi. Per non parlare del grande impegno diplomatico del nostro paese contro le persecuzioni religiose, comprese quelle che colpiscono i cristiani nel mondo. È significativo ricordare che nel 2022 il Procuratore della Corte penale commentava con soddisfazione la collaborazione tra gli investigatori della Corte e le autorità italiane che aveva portato all’estradizione dall’Etiopia all’Italia di un cittadino eritreo ricercato dall’Italia per tratta di esseri umani attraverso la Libia.

      Almasri non gode di nessuna immunità internazionale. Non si vede quali considerazioni possano aver giustificato un scelta di non cooperazione con la Corte. Né come possa ritenersi accettabile una spiegazione dell’accaduto incentrata sulla colpevole negligenza di qualche funzionario che avrebbe mancato di assicurarsi che il ministro della giustizia fosse informato dell’imminente arresto, visto che le consultazioni e gli scambi di informazioni “in tempo reale” tra Roma e l’Aja erano attive per lo meno fin dal 18 gennaio.

      La serietà dell’impegno del nostro paese nell’onorare i propri impegni derivanti dalla ratifica dello Statuto di Roma della Corte penale internazionale rischia di essere compromessa, in un momento storico in cui l’esigenza di far funzionare al giustizia penale internazionale è avvertita con crescente urgenza, ma gli ostacoli al suo funzionamento si moltiplicano in modo direttamente proporzionale.

      ▻https://unipd-centrodirittiumani.it/it/temi/la-corte-penale-internazionale-richiama-litalia-al-dovere-d

    • L’Italia è sotto indagine della Corte penale internazionale

      Per la mancata cooperazione con la stessa Corte nel caso #Almasri: è la prima volta che succede a un paese europeo

      La Corte penale internazionale, il principale tribunale internazionale per crimini di guerra e contro l’umanità, ha confermato di avere aperto un’indagine interna sul governo italiano per via della sua decisione di liberare quasi subito #Njeem_Osama_Almasri, il capo della polizia giudiziaria libica che era stato arrestato il 19 gennaio a Torino. Per Almasri c’era un mandato d’arresto internazionale emesso dalla stessa Corte: la decisione del governo di Giorgia Meloni di non applicare il mandato era stata subito molto discussa e criticata, anche dalla stessa Corte con un comunicato ufficiale.

      Ora la Corte ha fatto un passo oltre e ha aperto un’inchiesta sul governo. In gergo tecnico si parla di una «procedura di mancato rispetto» dello statuto che regola il rapporto fra la Corte e gli Stati che vi hanno aderito. All’articolo 86 infatti lo statuto prescrive che gli Stati membri «cooperano pienamente con la Corte nelle inchieste ed azioni giudiziarie che la stessa svolge».

      È la prima volta che viene aperta un’inchiesta nei confronti di un paese europeo per non avere cooperato nell’arresto di una persona ricercata dalla Corte penale internazionale. Ed è anche la prima volta che una questione simile riguarda «una persona che non ricopre un incarico politico di alto livello, in assenza di potenziali ostacoli relativi a una immunità diplomatica», ha notato il ricercatore Luca Poltronieri Rossetti in un articolo di qualche giorno fa sul blog specializzato EJIL: Talk! in cui ipotizzava l’apertura di un’indagine nei confronti dell’Italia.

      In estrema sintesi, la Corte contesta al governo italiano la mancata cooperazione nell’arresto di Almasri e il suo immediato trasferimento in Libia, un paese che peraltro non aderisce allo statuto che regola la Corte penale internazionale, sottoscritto a Roma nel 1998.

      La Corte accusa Almasri di vari crimini di guerra e contro l’umanità commessi dal febbraio del 2015 in poi nella prigione libica di Mitiga, compresi omicidio, tortura, stupro, persecuzione, detenzione inumana. È accusato di aver commesso questi crimini personalmente, di averli ordinati e di esserne responsabile perché compiuti da altri membri della sua milizia.

      Il mandato d’arresto internazionale nei suoi confronti era stato emesso il 18 gennaio, un giorno prima del suo arresto a Torino, dove Almasri era andato a seguire una partita di calcio. Almasri è stato arrestato il 19 gennaio e poi rilasciato. Finora il governo italiano ha dato spiegazioni piuttosto confuse e contraddittorie sulle ragioni di questa scelta.

      Durante un intervento alla Camera la settimana scorsa il ministro della Giustizia Carlo Nordio ha detto sostanzialmente che il mandato emesso dalla Corte conteneva varie irregolarità e discrepanze formali, da cui non si capiva esattamente se Almasri fosse davvero pericoloso e se il mandato d’arresto avesse basi solide. Il ministro dell’Interno Matteo Piantedosi, seduto accanto a Nordio, ha riferito invece che Almasri era così pericoloso che il governo ha subito deciso di allontanarlo dal territorio italiano.

      Il governo insomma si rifiuta di motivare la liberazione di Almasri con una cosiddetta “ragion di Stato”, o comunque di presentarla come una scelta politica, come invece è l’ipotesi più realistica: l’Italia ha infatti ottimi rapporti con le milizie che controllano il territorio libico, a cui dal 2017 ha affidato il compito di impedire con la violenza le partenze di migranti via mare.

      In generale poi il governo aveva avuto un atteggiamento piuttosto ostile nei confronti della Corte penale internazionale, alludendo a un presunto complotto secondo cui la richiesta di arrestare Almasri sarebbe stata mandata apposta mentre lui era in Italia, per mettere in difficoltà il governo (un’ipotesi che non ha prove e che è stata smentita dalla Corte stessa). Dopo la notizia dell’indagine, il ministero della Giustizia ha inviato una nota alla Corte in cui si chiede un dialogo «per evitare casi simili» in futuro, scrive Repubblica.

      L’articolo 87 dello statuto prevede che se uno Stato «non aderisce ad una richiesta di cooperazione della Corte», «la Corte può prenderne atto ed investire del caso l’Assemblea degli Stati parti o il Consiglio di sicurezza» delle Nazioni Unite. Al momento siamo in una fase precedente alla procedura di indagine.

      Un portavoce della Corte ha detto ad Avvenire che «in relazione alle richieste e ai resoconti dei media sul caso Almasri, posso chiarire che la questione del mancato rispetto da parte dello Stato di una richiesta di cooperazione per l’arresto e la consegna da parte della Corte è all’esame della Camera competente, ovvero la prima Camera preliminare». In questa sede, ha precisato il portavoce, «l’Italia avrà l’opportunità di presentare osservazioni». Il giornalista di Avvenire Nello Scavo prevede comunque che «ci vorranno settimane, forse mesi» prima che la Corte decida di incriminare politici o funzionari pubblici italiani oppure di archiviare il caso.

      ▻https://www.ilpost.it/2025/02/11/italia-indagine-corte-penale-internazionale
      #CPI #cour_pénale_internationale

  • « Les Syriens ont des craintes, mais sont heureux pour la première fois depuis des décennies »

    De la Syrie nous n’avons trop souvent que des images éparses. Celles d’un régime sanguinaire en place pendant cinq décennies, qui fut longtemps un partenaire privilégié de la France ; les images des révolutions populaires de 2011 réprimées dans le sang par l’ancien pouvoir ; la destruction des plus grandes villes du pays sous les bombes de #Bachar_al-Assad et des Russes ; les images des djihadistes de l’État islamique, ceux qui ont fomenté des attentats en France depuis la ville de Raqqa, dont le groupe terroriste avait fait sa capitale.

    Depuis une semaine, nous voyons désormais d’autres clichés, ceux d’un peuple en joie d’avoir renversé le tyran. Mais aussi les portraits des nouveaux maîtres de la Syrie, biberonnés au djihadisme, et dont nous ne savons pas quoi penser.

    Et puis il y a des images manquantes, celles de ces dizaines ou centaines de milliers de fantômes, des opposant·es, des artistes, des intellectuel·les ou des manifestant·es, embastillé·es et disparu·es : des noms sur des registres, dont les familles recherchent aujourd’hui les traces dans les sous-sols des prisons du régime.

    Qui sont les nouveaux maîtres de la Syrie ? Quel peut être l’avenir du pays dans un Moyen-Orient en plein bouleversement ? Les Syriennes et les Syriens dont les proches ont été tué·es ou torturé·es par le régime connaîtront-ils un jour la vérité ? Obtiendront-ils justice ?

    Nos invité·es :

    - Sana Yazigi, créatrice du site Mémoire créative de la révolution syrienne (►https://creativememory.org), autrice de Chroniques de la révolte syrienne : des lieux et des hommes, 2011-2015 (Presses de l’Ifpo) : ►https://www.ifporient.org/978-2-35159-746-0 ;
    - Hanane et Obeida Dabbagh, proches de disparus syriens, qui ont obtenu la condamnation à perpétuité de trois officiels de l’ex régime syrien pour complicité de crimes contre l’humanité, en mai 2024 ;
    - Ziad Majed, politiste, enseignant à l’université américaine de Paris, auteur de Syrie, la révolution orpheline et coauteur de Dans la tête de Bachar al-Assad (éditions Actes Sud) : ▻https://www.actes-sud.fr/dans-la-tete-de-bachar-al-assad ;
    – Gilles Dorronsoro, chercheur au Centre européen de sociologie et de science politique, coauteur de Syrie. Anatomie d’une guerre civile (éditions du CNRS) : ►https://www.cnrseditions.fr/catalogue/relations-internationales/syrie

    ▻https://www.youtube.com/watch?v=NWXnsQRUtyo


    #Syrie #peur #statues #prisons #système_carcéral #Assad #surveillance #torture #dictature #terreur #clientélisme #clan #solidarité_de_corps #Russie #Iran #atrocités #répression #disparus #renaissance #armes_chimiques #justice #purge #colère #poursuites_judiciaires #HTS #Tahrir_al-Sham #al-Julani #Abu_Mohammad_al-Julani #sanctions #Kurdes #Turquie #souveraineté #Israël #Etat_islamique #Golan #USA #Etats-Unis #influences_étrangères #auto-détermination #complexité #kurdes_syriens #fédéralisme #baasisme #constitution #élections #bases_américaines #milices_turques #libération #procès #crimes_contre_l'humanité #affaire_Dabbagh #prisons_syriennes #destruction_des_corps #arrestations #résistance #révolution_syrienne #impunité #amnistie #détention #charniers #massacres #prisons_secrètes #tortionnaires

    • Creative memory

      Mémoire Créative est un projet à but non lucratif qui vise à documenter, archiver et protéger les œuvres et les événements de l’#oubli, de la #négligence et du #déni. Il s’agit là d’un engagement effectué dans la volonté de témoigner de l’effervescence culturelle et artistique née de la révolution syrienne. Celui-ci s’effectue dans un contexte instable de guerre, de destruction et de remodelage du tissu social. Le projet vise à témoigner, en ces temps troubles, de la construction d’une mémoire de sa révolution ainsi que de la création d’un patrimoine et d’une nouvelle identité culturelle, sociale et politique.

      Toutes les œuvres sont documentées sur le site telles qu’elles sont mentionnées dans leurs sources originales, avec les auteurs respectifs et tous les détails adhérents, y compris les éventuelles erreurs linguistiques. Des liens présents sur notre site, actifs au moment de l’archivage des sources y correspondant, peuvent avoir été désactivés, et ce pour des raisons indépendantes de notre volonté. Nous ne sommes donc pas responsables des suppressions des sources, des modifications et des erreurs qui se produisent après l’archivage.

      ▻https://creativememory.org/fr/archive
      #archive #mémoire #culture #art #caricatures #dessins_de_presse #art_et_politique

    • Chroniques de la #révolte syrienne : des lieux et des hommes, 2011-2015

      Ce livre est une invitation à explorer un pays qui, pris dans une spirale de #violence inouïe, est fragmenté au point d’être devenu étranger à lui-même. Il présente, sous forme documentaire, cinquante villes, villages, communes, banlieues et quartiers syriens qui se sont révoltés en 2011. Ces Chroniques reviennent sur le début du mouvement de révolte, ses vecteurs de mobilisation et ses dynamiques internes. Elles témoignent que le soulèvement initié en mars 2011 a généré une importante créativité et un monde d’initiatives et de projets sociétaux.

      ►https://www.ifporient.org/978-2-35159-746-0
      #livre #révolution

    • Syrie. Anatomie d’une #guerre_civile

      Voici la première étude sur la guerre civile syrienne faite à partir d’entretiens réalisés en Syrie même et dans les pays voisins.

      #2011 : des centaines de milliers de Syriens de toutes confessions et origines ethniques manifestent pacifiquement pour réclamer la démocratisation du régime. Au bout de quelques mois, la violence de la répression les contraint à prendre les armes et à organiser une contre-société avec des institutions embryonnaires et à regrouper des unités militaires improvisées au sein de l’Armée syrienne libre.

      Après 2013, cette logique inclusive et unanimiste cède progressivement devant la montée des groupes transnationaux comme le PKK et l’État islamique. L’insurrection se fragmente alors avec une polarisation croissante alimentée de l’extérieur. Les groupes les plus modérés sont marginalisés au profit de l’islam politique qui prend des formes de plus en plus radicales et de revendications ethno-nationales kurdes.

      Quels sont les effets de la guerre sur la société syrienne ? Quelles nouvelles hiérarchies communautaires et sociales résultent de la violence généralisée ? Comment les trajectoires sociales des Syriens pris dans la guerre sont-elles affectées ? Comment se structure l’économie de guerre alors que le pays est divisé entre le régime, l’insurrection, le PKK et l’État islamique ?

      Un livre unique qui combine une recherche de terrain – rare sur le confit syrien – et une réflexion théorique novatrice sur les situations de guerre civile.

      ►https://www.cnrseditions.fr/catalogue/relations-internationales/syrie

    • Affaire Dabbagh

      L’affaire Dabbagh est une affaire criminelle concernant la disparition forcée et la mort sous la torture de #Mazzen_Dabbagh, conseiller principal d’éducation au Lycée français de Damas, et de son fils, #Patrick_Dabbagh, étudiant. Tous deux sont des citoyens franco-syriens, arrêtés à leur domicile à Damas en 2013 par les services de renseignement, victimes de disparition forcée pendant 5 années puis déclarés mort en 2018 par les autorités syriennes.

      En 2024, trois dignitaires syriens sont reconnus coupables de complicité de crime contre l’humanité par la justice française pour l’arrestation arbitraire, la torture et la privation de la vie de Mazzen et Patrick Dabbagh.

      ▻https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Dabbagh

  • "Le travail de mémoire est une étape fondamentale dans la reconstruction de soi."

    Renée Dickason, professeure en civilisation et histoire contemporaine à l’Université Rennes 2, porte le projet aLPHa, lauréat en février 2023 de l’appel émergence TISSAGE. Ce financement va permettre de franchir une première étape dans l’impulsion d’un projet de création de #Mémorial vivant virtuel des survivant·es de viol(ence)s, sous le patronage du Pr. Dr. #Denis_Mukwege, prix Nobel de la Paix et Docteur Honoris Causa de l’Université Rennes 2.

    Votre projet, aLPHa, est lauréat de l’appel émergence TISSAGE (▻https://www.univ-rennes.fr/saps-tissage). C’est le premier jalon d’un projet plus vaste de création de « Mémorial vivant virtuel des survivant·es de viol(ence)s », sous le patronage du Pr. Dr. Denis Mukwege, prix Nobel de la Paix. De quoi s’agit-il précisément ?

    Renée Dickason. Notre projet porte sur une réalité sociale lourde : les viols et les #violences faites aux femmes, aux enfants, aux vulnérables, abordés à travers les #témoignages de survivant·e·s (terme de Denis Mukwege) dans des situations de #guerres, de #conflits et de #paix.

    Face à ce problème de société prégnant, aux enjeux multiples, nous avons souhaité développer un agir collectif qui fasse société en nous concentrant sur la #libération_des_paroles, le #recueil des #mots substantialisant les #maux et la nécessaire #mise_en_mémoire de ces témoignages dans l’écriture d’une histoire singulière, plurielle et tout à la fois universelle.

    C’est dans ce cadre que nous avons déposé une réponse à l’appel à projets « émergence » de recherches participatives TISSAGE (Triptyque Science Société pour Agir Ensemble) : le projet aLPHa, qui a été retenu par le jury. Suite à la signature d’une convention bipartite, il est prévu que nous bénéficions d’un accompagnement financier d’amorçage d’un montant de 3 000 euros.

    aLPHa s’inscrit dans une dynamique globale autour de la lutte contre les #violences_genrées, en particulier celles à l’encontre des femmes, quel que soit le contexte culturel, géopolitique, social ou sociétal considéré, le phénomène étant universel.

    aLPHa a été imaginé comme un laboratoire co-partenarial d’expérimentations à ciel ouvert, qui constitue, en effet, un premier jalon, assez modeste car naissant, mais utile pour impulser un projet d’une envergure plus large qui nécessitera des financements pérennes, celui de la création progressive d’un Mémorial vivant virtuel des survivant·e·s de viol(ence)s, sous le patronage du Pr. Dr. Denis Mukwege, prix Nobel de la Paix et Docteur Honoris Causa de l’Université Rennes 2 (octobre 2022).

    Dans le cadre du projet aLPHa, nous espérons tisser des liens, recueillir des soutiens et ouvrir nos collaborations à des acteurs locaux et régionaux de la société civile, à des associations sur les droits humains et/ou qui interviennent à différents stades de la #réparation, de la #reconstruction ou de l’#accompagnement des #victimes / survivant·e·s de viol(ence)s, ou encore à des entreprises responsables et sincères, des responsables du secteur privé sur le territoire breton et des élus locaux…

    Phénomènes malheureusement universels, les violences sexuelles sont des expériences banalisées et souvent réduites au silence. Elles présentent des similarités malgré la pluralité des contextes où elles ont lieu. Dans le cadre d’aLPHa, nous allons entamer une série d’entretiens de survivant·e·s, réfugié·e·s, exilé·e·s, migrant·e·s, accompagné·e·s et suivi·e·s dans différentes structures, à Rennes. Nous allons aussi organiser, avec plusieurs membres fondateurs de notre projet, un « atelier témoignages » avec des survivant·e·s congolaises et certain·e·s de celles et ceux qui les aident et les accompagnent.

    En prolongement, et dans un autre périmètre que celui du projet aLPHa, le recueil de témoignages se fera aussi sur les lieux des exactions ou dans des zones de tension ou dans des structures de prise en soins, de formation ou de réinsertion, dans un but cathartique individuel et collectif, et avec une visée de reconstruction personnelle et/ou historique des faits. Tous ces aspects sont à l’étude avec des collègues médecins et psychologues, dont l’expertise permettra de se prémunir des risques (non souhaités, à l’évidence) de re-traumatisations des victimes.

    Colliger des témoignages de survivant·e·s déplacé·e·s dans leur pays, des survivant·e·s ayant vécu ou vivant dans des camps et/ou recueilli·e·s dans des centres d’accueil ou de réinsertion nécessite des partenariats multiples, qui vont s’engager en parallèle et dans la poursuite d’aLPHa. Nous avons, à cet égard, commencé à établir des conventions de recherche entre l’Université Rennes 2 et des centres en République Démocratique du Congo et au Kenya. Cette dimension du projet est soutenue et sera cofinancée par plusieurs laboratoires de l’Université Rennes 2 (ACE, ERIMIT, LIDILE, LP3C, Tempora).
    Pourquoi est-il important de mettre en mémoire la parole des survivant·es ? Comment cette mémorialisation se construit-elle ?

    R. D. Pour les victimes, les survivant·e·s de violences sexuelles (excision, viol, esclavage…), celles qui font face à des contextes de conflits notamment, il s’agit de chercher à s’échapper en s’engageant sur les chemins de l’exil et à s’extraire du trauma(tisme) ; ceci alors que viennent s’entretisser plusieurs trajectoires de violences et de vulnérabilités. Le poids du trauma(tisme) est alourdi par la souffrance psychique surajoutée qui découle de prises en soins parcellaires, de handicaps cumulés, ou encore du déracinement, de l’arrachement, voire de l’errance culturels… une pluralité de facteurs renforçant le silence, l’impossible communicabilité autour des expériences vécues.

    Il nous est apparu, après plusieurs échanges avec des personnes ayant subi des violences sexuelles et après plusieurs rencontres et discussions avec le Professeur Docteur Denis Mukwege, que le travail de mémoire est une étape fondamentale dans la reconstruction de soi, que ce soit de manière individuelle ou collective.

    Mettre en mémoire la #parole des survivant·e·s est donc une étape nécessaire qui s’ajoute à d’autres mécanismes et préoccupations qui caractérisent, par exemple, la #justice_transitionnelle et les initiatives déployées dans la quête d’une #vérité_réparatrice, le plus souvent essentiellement basée sur la reconnaissance des exactions, des violations des #droits_humains.

    La #mémorialisation se construit en plusieurs phases : dévoilement, collecte, partage, puis analyse des témoignages.

    Étape indispensable pour contribuer à la fabrique de l’Histoire face aux omerta multiples, la mise en mots des maux, la « re-visibilisation » d’une histoire invisibilisée, occultée, la libération d’une parole enfouie, cachée, parfois interdite, prolongent un cheminement personnel thérapeutique.

    Vous l’avez compris, une partie de notre projet global réside dans la collecte mais aussi dans la création d’« archives vivantes », où les témoignages de rescapé·e·s, de survivant·e·s (toujours en vie, et c’est un point d’importance !) auront une place centrale. Quatre mots-clés sous-tendent toutes leurs trajectoires : trauma(tisme), réparation, reconstruction, mémoire.

    La mise en mémoire, la mémorialisation des expériences vécues des victimes, survivant·e·s de violences sexuelles dans le contexte d’une histoire « en train de s’écrire » seront croisées avec le regard des chercheurs impliqués.

    En révélant leur #vérité_subjective, les victimes qui témoignent seront actives dans leur processus de reconstruction et dans la mise en récit d’une histoire à la fois intime, personnelle et commune. Livrant leur #vécu et celui de leurs semblables, ces #personnes-histoires-témoins contribueront, ipso facto, outre à reprendre #confiance en elles-mêmes, à faire évoluer les mentalités et les regards portés sur les survivant·e·s et les violences. Ceci d’autant que ces témoignages auront vocation à être accessibles, à terme, à un public élargi, à travers le Mémorial vivant virtuel des survivant·e·s de viol(ence)s.

    Pouvez-vous nous expliquer en quoi votre recherche est interdisciplinaire et participative ?

    R. D. Nous sommes un groupe d’universitaires, de psychologues et de médecins, venant de divers horizons disciplinaires et de différents secteurs. Nos travaux, par essence, interdisciplinaires (histoire et civilisation, anthropologie, littérature, psychologie, traductologie, médecine…) ont une finalité réflexive et éducative. Notre but est de contribuer à assurer la transmission, la bascule vers une dynamique collective de mise en partage et en expression des #expériences_vécues, afin de construire une #transition_sociale pleinement partagée, vertueuse et inclusive.

    Nos intérêts communs convergent autour d’objectifs à visée transformationnelle, des objectifs de responsabilité sociale et de développement durable tels qu’identifiés par l’ONU, des objectifs centrés sur le respect de la dignité et des droits humains, la lutte contre les violences genrées, la bonne santé et le bien-être, l’égalité de traitement et de prises en soins, une éducation de qualité, une paix responsable et pérenne.

    La nature de nos objets de recherche nous amène à nous pencher sur les interactions entre sciences et société et sur les interactions avec le tissu socio-économique et culturel, la société civile, tant pour essaimer les résultats de nos travaux que pour éveiller à certaines réalités troublantes et nécessitant une prise de conscience citoyenne, première étape dans la résolution des problèmes. Cette dimension participative est, d’ailleurs, centrale au projet aLPHa.

    Soucieux de faire évoluer les regards, les comportements et les mentalités relatifs aux questions complexes des violences sexuelles, conformément aux termes de la Charte des sciences et recherches participatives en France, nous sommes toujours sensibles à la possibilité d’ouvrir de nouveaux horizons réflexifs, de développer diverses formes de production de connaissances scientifiques, que ce soit par le truchement des arts ou par le relai d’espaces de paroles ponctuels et/ou de rencontres plus systématiques ou grâce à des collaborations entre la communauté scientifique et la société civile, telles que définies par l’UNESCO ou par le Comité économique et social européen.

    Autre précision, nos travaux sont régis par une charte éthique. Les données personnelles collectées nécessitent, en effet, une vigilance particulière du fait de leur caractère sensible, voire intime, afin de protéger la vie privée des survivant·e·s et de recueillir leur consentement et leur accord informé.

    Dans ce projet de recueil et de mise en lumière de témoignages de survivant·es – qui n’est pas sans évoquer le travail journalistique –, qu’est-ce que l’expertise des chercheur·ses vient apporter ?

    R. D. Question vaste et très intéressante qui soulève une réflexion complexe quant à la porosité des apports du travail des journalistes d’investigation, ici, face à celui des chercheurs toutes disciplines confondues… Outre le fait que les missions des uns et des autres évoluent, les attentes que l’on peut avoir d’un article rédigé par un journaliste diffèrent de celles que suscite la contribution d’un chercheur… le dialogue entre le journaliste et le chercheur enrichit indéniablement les débats et aide à faire avancer nos pensées… Le travail journalistique peut ainsi venir en complément de celui du chercheur et surtout aider à la diffusion des résultats.

    Au gré des registres abordés, de la maïeutique discursive mobilisée, des mots à appréhender, de la finesse des ressentis exprimés et de la nature des maux à guérir, la recherche au sens large du terme est protéiforme. Le travail journalistique permet, en somme de « prendre le pouls » des sujets porteurs de sens, investis par les chercheurs et/ou la société civile, de donner à voir et de questionner la diversité des perspectives dans la modalité du traitement des sujets.

    Pour faire simple, et de manière générale, dans ce type de problématique sanitaire, humanitaire, humaniste, sociétale, des correspondances peuvent se faire jour entre travail journalistique d’investigation et travail de recherche. Cela passe, par exemple, par des méthodes d’observation, de recueil de données, de conduite d’enquêtes... Par contre, les modalités d’analyse et de diffusion diffèrent. Sensibiliser, documenter, analyser, informer, alerter font certes partie du travail du chercheur, mais sa focale n’est pas la même que celle du journaliste. Ceci d’autant que la posture du chercheur, son approche, ne sont pas les mêmes selon le champ d’expertise. L’ampleur des dispositifs mis en œuvre est aussi à souligner car si le chercheur peut travailler seul, généralement, ses résultats sont ceux d’un travail d’équipe et le travail mené s’inscrit dans le temps long. Ce temps long de la recherche est, à l’évidence, un marqueur de nos réflexions de recherche autour de la mémorialisation.

    Dans une démarche de recueil et de mise en lumière de témoignages de survivant·e·s, victimes de trauma(tisme)s, des précautions s’imposent. Il s’agit pour nous de conduire des entretiens en équipe interdisciplinaire comprenant la présence de médecins et de psychologues. Au-delà de la transmission d’informations, d’analyses et de connaissances, les recherches, se nourrissant de croisements disciplinaires multiples, peuvent ouvrir des horizons et être vecteurs d’innovation grâce aux propositions/préconisations émergeant du travail mené.

    Enfin, le travail de recherche se nourrit de la confrontation à l’expertise d’autres chercheurs, d’autres cadres analytiques. Dans cette perspective, les échanges lors de divers types de manifestations scientifiques (séminaires, colloques...) ainsi que la mise en dialogue par écrits interposés (publication d’articles, de monographies) contribuent à nourrir le perfectionnement des outils d’analyse et à renouveler les questionnements. Un autre niveau est celui des productions à destination d’un public élargi (vulgarisation, « traduction » du travail de recherche par les journalistes) qui, par les allers-et-retours générés, viennent alimenter la réflexion sur la pertinence, la justesse de la démarche de recherche.
    Au-delà de sa dimension de recherche, votre projet ambitionne de proposer à l’avenir une formation aux survivant·es de violences. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

    R. D. Notre projet global, au-delà d’aLPHa donc et en complément du Mémorial, ambitionne de proposer à l’avenir une formation aux survivant·e·s de violences, une formation à visée holistique (la perspective holistique est, d’ailleurs, au cœur du modèle Panzi

    de Denis Mukwege). Selon les financements que nous pourrons réunir, il nous semble important de donner à ces victimes, ces témoins, ces survivant·e·s, des outils pratiques pouvant les aider à évoluer dans leur parcours personnel, à différents stades, dans leur cheminement, leur reconstruction et leur permettre de se prendre en charge, de faire entendre leur voix, de co-construire leur histoire individuelle et collective, d’écrire une histoire des survivant·e·s de violences, de faire évoluer les mentalités et les comportements…

    En d’autres termes, l’idée ici est d’encourager et d’outiller les survivant·e·s, de leur donner des clés pour développer un empowerment et un leadership au féminin.

    Face à l’empire du silence, il s’agirait de leur donner la chance, que certains ont voulu briser…

    … de se relever

    … de reprendre confiance en elles/eux

    … de s’émanciper

    … de faire entendre leur voix

    … d’affirmer leur place dans la société

    … de devenir des leaders de demain

    …et ainsi pour citer Denis Mukwege, « de changer le cours de l’Histoire ».

    ▻https://nouvelles.univ-rennes2.fr/article/travail-memoire-est-etape-fondamentale-dans-reconstruction-so
    #viols #violence #survivants #VSS

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