• Putin offers to provide Beirut blast investigators with satellite images
    https://thecradle.co/Article/news/2756

    Russian President Vladimir Putin announced on 21 October that his country will consider the possibility of assisting investigators looking into the catastrophic 2020 explosion at the Port of Beirut, and that Moscow will provide available satellite images.

    Les Français (sans parler des USA ou d’Israël), qui pourraient avoir eux aussi des images satellitaires prises au moment de l’explosion, ont toujours refusé de les communiquer aux Libanais. L’enjeu est de savoir si l’explosion n’aurait pas été provoquée de l’extérieur des silos du port.

    #beyrouth #liban

  • Liban : il est encore possible d’éviter la guerre civile
    Par Paul Khalifeh – BEYROUTH, Liban, Mercredi 20 octobre 2021 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/decryptages/liban-guerre-civile-hezbollah-chretiens-amal-kataeb-forces-libanaises

    (...) Ce discours martelé depuis un an du sommet à la base a fini par convaincre une partie des chrétiens que le Hezbollah constitue réellement un danger pour la communauté.

    « Ce ne sont que des prétextes fallacieux, le but de ces partis [FL, Kataëb] est de jouer sur la fibre confessionnelle pour embarrasser le CPL au sein de la communauté chrétienne et tenter de l’affaiblir », affirme à Middle East Eye le journaliste Ghassan Saoud. « Que les pays qui sont gênés par les armes du Hezbollah viennent eux-mêmes les chercher, les chrétiens ne font pas les sales besognes des autres ».

    Micho assure avoir constitué par ses propres moyens son arsenal sur le marché noir. Des notes des services de sécurité font état, cependant, de distribution d’armes et d’entraînement au tir dans les montagnes du Mont-Liban. Le militant des FL reconnaît avoir participé à l’une de ces sessions.

    La tentation de la militarisation chez les Forces libanaises n’est plus un secret depuis longtemps. Le chef de l’ancienne milice, Samir Geagea, aurait dit au leader druze Walid Joumblatt, en octobre 2020, que le moment était venu d’affronter le Hezbollah qui est « plus faible que ne l’était l’OLP [Organisation de libération de la Palestine] alors que les FL sont plus fortes qu’à l’époque de Bachir » Gemayel, leur fondateur.

    Selon certaines informations, Samir Geagea aurait confié à M. Joumblatt qu’il pouvait mobiliser 15 000 combattants. Le leader druze avait confirmé « des divergences » avec le chef des FL sur l’approche de la crise libanaise tout en niant avoir évoqué avec lui la question des armes. (...)

    #Liban

  • Rania Masri / رانية المصري sur Twitter : “طالما أننا نتحدث عن”التعايش" فإننا نواصل اعتبار ان ابناء هذه الأرض هم أجانب. نتعايش مع الأجانب (أو القبح) ؛ نحن لا نتعايش مع أنفسنا. نحن نعيش مع أنفسنا. لكن الأنظمة الطائفية تتطلب أن نرى بعضنا على أنه “الآخر” بدلاً من “الذات” - ومن ثم فهو يديم الصراع والانقسام." / Twitter
    https://twitter.com/rania_masri/status/1450167657899204608

    Tant que nous parlons de « #coexistence », nous continuons à considérer les habitants de cette terre comme des #étrangers.

    #Liban

  • Snipers Fatally Attack Protesters in Beirut as Lebanon Reels from Devastating Economic Collapse | Democracy Now!
    https://www.democracynow.org/2021/10/14/lebanon_political_economic_crisis

    Lebanon or the Lebanese government and this political class would not be able to sustain itself without the financial assistance of countries like France and others. This political class, that is now preparing itself for elections next year, would not be able to finance these elections and bribe people, bribe people, you know, with the basic goods and services, had it not been for the financial assistance of the international community.

    #Liban #complicité
    « #communauté_internationale »

  • Don’t simply blame ’corruption’ for the Beirut blast
    https://english.alaraby.co.uk/opinion/dont-simply-blame-corruption-beirut-blast

    If anything, Lebanon is more of an unsettled conflict, an uneasy truce between long-warring factions, an accident waiting to happen.

    And make no mistake, Lebanon is still at war, both with its neighbours and itself. To the south, there is an open flashpoint with Israel, which has bombed or invaded the country nearly every decade of the last half-century. To the east, Syria, which has also long occupied the country, is a cauldron of violence that has drawn Lebanese fighters, as well as driving over a million refugees over the borders. 

    Conflicting views over these multiple border conflicts have only added fuel to internal political divisions, especially as major world powers pour money and arms to the opposing sides. While Iran and Syria invest billions in Hezbollah, the US and its allies pour billions into the Lebanese army and security services.

    It is this deliberate feeding of Lebanon’s deep internal divisions that keeps it mired in perpetual paralysis. Every decision, every project to help repair the country’s ailing infrastructure is treated as a renegotiation of the civil war and a redivision of its spoils. Councils or institutions needed to plan economic recovery strategies, develop competitive industries, act as a regulator to ensure fair competition are stymied by this tug of war: who will be appointed to their boards and who will do the appointing? Any negotiation must be approved by the patron powers that sustain and arm their positions.

    #Liban

  • Le Liban effondré : refuge, travail précaire et marginalisation

    Comment les femmes et la classe ouvrière ressentent-elles l’économie, la précarisation et la pandémie au Liban aujourd’hui ?

    Il y a un an et un mois, nous avons produit un rapport intitulé « Liban : l’enfer en juillet », pour analyser ce que nous vivions à cette époque. Apparemment, nous ne savions toujours pas ce qu’était l’enfer. Alors que les pays du monde entier étaient confrontés à de nombreuses crises économiques et environnementales, résultant de la pandémie de covid-19, du capitalisme et du réchauffement climatique, le Liban a été frappé par deux autres catastrophes : l’effondrement économique et l’explosion du port de Beyrouth.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/09/28/le-liban-effondre-refuge-travail-precaire-et-marginalis

    #international #liban

  • Hezbollah Offers Two Generators to Provide Parliamentary Session with Power Service – Al-Manar TV Lebanon
    https://english.almanar.com.lb/1435953

    Le Hezbollah fournit l’électricité nécessaire au fonctionnement du bâtiment où le Parlement a accordé sa confiance au nouveau gouvernement libanais. Tout un symbole !

    #liban #gorafi

    After a nearly one-hour power cut, Hezbollah provided two generators to the UNESCO Palace to secure electricity in its headquarters hosting the parliamentary session held to vote on granting vote to the new government.

    In details, MP Ibrahim Al-Moussawi clarified that, due to the power outage, he was consulted pertaining Hezbollah ability to provide the UNESCO Palace with the electric power.

    MP Moussawi added that he contacted Hezbollah command in Beirut which, in turn, dispatched two generators provided with diesel oil.

    After the arrival of the two generators, the public power service was provided to the UNESCO Palace. The two generators were kept on standby in order to be re-used in case of any new power outage.

    • https://www.lorientlejour.com/article/1275315/les-deputes-reunis-au-parlement-pour-voter-la-confiance-au-gouverneme

      La séance a commencé vers midi par une minute de silence en mémoire des victimes de l’explosion d’une citerne sauvage d’essence, le 15 août dans le Akkar, puis par la lecture de la déclaration ministérielle, approuvée jeudi en Conseil des ministres. Le Premier ministre Nagib Mikati a été interrompu par le chef du Législatif, qui lui a demandé de ne pas lire l’intégralité du texte afin de gagner du temps, les heures de courant disponibles étant, selon lui, limitées. Dans ce contexte, le secrétariat général du Parlement a démenti que le palais de l’Unesco a été approvisionné en mazout en provenance d’Iran, en référence aux quantités qui sont arrivées la semaine dernière au Liban par des passages frontaliers illégaux après avoir été commandées par le Hezbollah. Toutefois, c’est bien le Hezbollah qui a fourni en urgence deux générateurs au palais de l’Unesco afin de rétablir le courant. C’est ce qu’a affirmé le député du parti chiite Ibrahim Moussaoui, dans une vidéo relayée sur les réseaux sociaux dans laquelle il apparaît devant les deux générateurs en question, installés dans l’arrière-cour du palais.

  • Qui veut détruire le #Liban ?, par Rudolf El-Kareh (Le Monde diplomatique, octobre 2007)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2007/10/EL_KAREH/15230

    Le danger qui guette le pays est celui d’une partition qui serait le reflet d’une « tribalisation » régionale que le premier ministre israélien David Ben Gourion appelait de ses vœux dans les années 1950, et que les Etats-Unis du président George W. Bush ont transformée en politique d’empire. C’est contre cette vision que le Liban doit se construire.

    • Le sociologue Rudolf el Kareh, spécialiste du #Moyen-Orient et fin connaisseur des rouages de l’État libanais, a répondu à nos questions.

      Ce carburant iranien va-t-il contribuer à régler la pénurie ?

      Le fuel et l’essence acheminés par camions de #Syrie au #Liban seront distribués dans tous le pays. D’abord sous la forme de donations, en priorité pour alimenter les générateurs des hôpitaux, maisons de repos, orphelinats et municipalités. Ensuite, ces carburants seront distribués au maximum au prix coûtant dans les chaînes de stations-service. L’objectif n’est pas de faire du bénéfice mais de favoriser le retour à la normale du quotidien de la population et de remettre en marche les circuits de distribution et d’importation.

      Comment est-on arrivé à cette crise ?

      La crise est due à des facteurs internes : c’est le résultat de trente années de « #haririsme », d’#endettement, d’#enrichissement_illicite et de #corruption. On a découvert que des spéculateurs avaient anticipé la situation depuis plus d’un an et demi et organisé des pénuries à grande échelle. Et ce n’est pas dû uniquement à des profiteurs de crise. Il y a aussi des facteurs externes venus se greffer sur la situation et les problèmes structurels internes : sous l’ère Trump, il y a eu dès 2019 une stratégie du secrétaire d’État Mike Pompeo pour faire pression sur l’État libanais et obtenir des concessions politiques. L’objectif était de mettre le #Hezbollah et tous ses alliés hors-jeu. Cette stratégie, gérée par l’ambassade des #États-Unis au Liban, consistait en résumé à entretenir les pénuries de produits de première nécessité, de carburant, de médicaments. Sans compter les manipulations financières qui ont eu pour effet de paupériser la majeure partie du peuple libanais. Ce plan a été repris par l’administration Biden, en particulier ceux qui gravitent autour du nouveau secrétaire d’État Antony Blinken, puisqu’in fine le but est de protéger les intérêts d’#Israël. La stratégie est de parvenir à affaiblir et désarmer l’axe de la résistance.

      Y a-t-il, selon vous, une intention de déstabiliser le Liban ?

      Oui. Il s’agit d’une stratégie de la tension qui a pour but de tenter de déstabiliser l’État et de provoquer un blocage du fonctionnement des institutions. Il n’est pas du tout étonnant que, dans cette atmosphère-là, certains camps politiques comme d’anciennes milices transformées en partis politiques, l’ex-Courant du 14-Mars ainsi que Saad Hariri aient affirmé que la solution passait par la démission du Président de la République et celle du Parlement. Ce qui aurait signié la paralysie totale des institutions.
      Cela me rappelle le plan mis en place par Henry Kissinger au Chili avant le coup d’état de Pinochet. Washington y a délibérément organisé une énorme pénurie pour créer un climat de tension. Dans un pays montagneux comme le Chili où la grande majorité des transports se fait par trafic routier, une grève des camionneurs a été financée. Elle a duré plusieurs mois, ce qui a complètement désorganisé la vie quotidienne. Les campagnes médiatiques ont fait le reste en faisant assumer la responsabilité de la situation à Salvador Allende. Pinochet n’avait plus qu’à cueillir le pouvoir.

      Sous quelle forme cette stratégie s’est-elle manifestée ?

      Il y a d’abord eu des mécanismes mis en œuvre par le gouverneur de la Banque centrale du Liban, lequel est d’ailleurs poursuivi en justice au Liban, en France et en Suisse, et qui a permis une évasion massive de capitaux doublée de l’enrichissement illicite de quelques-uns au détriment de l’écrasante majorité des déposants. Ce personnage continue hélas de bénécier d’une protection curieuse de la part de certaines parties libanaises et de parties étrangères, dont les États-Unis. Ensuite, il y a eu la mise en place d’un système surréaliste inédit où coexistent quatre taux de change pour le dollar, qui régit toute l’économie libanaise. Le taux officiel de 1507 livres libanaises pour un dollar, le taux des banques décidé arbitrairement de 3900 livres, un autre taux pour certaines transactions qui est monté à 8500 livres et un taux au marché noir qui a atteint les 20000 livres pour un dollar. Cela a complètement brisé la stabilité financière et économique des familles libanaises qui ont vu leurs salaires et leur pouvoir d’achat dramatiquement dévalués. Parallèlement, les prix ont commencé à monter parce que de très gros spéculateurs liés à certaines forces politiques ont commencé à spéculer tous azimuts. Pénurie et instabilité financière ont été organisées pour orienter les responsabilités vers le Hezbollah et son allié le président Aoun. Et toute une machine médiatique s’est mise en route pour entretenir ces accusations.

      Comment s’est-on aperçu qu’il y avait une organisation de la pénurie ?

      Du jour au lendemain, certains produits sont devenus indisponibles. L’argument pour expliquer cette soudaine pénurie était que les aides du gouvernement se sont elochées jusqu’à être réduites à peau de chagrin. Dès lors les prix ont commencé à grimper. En réalité, c’est le gouverneur qui a décidé de ces baisses, sans aucun garde-fou ni aucune légitimité. Cet été, des ministres (du gouvernement sortant), ceux de l’Énergie et de la Santé surtout, ont eu du courage d’initier des perquisitions. Et on a commencé à découvrir des millions de litres de carburant, des centaines de tonnes de médicaments, stockés dans des lieux clandestins. Il est alors apparu que des gens n’avaient pas pu stocker autant de marchandises en quelques semaines mais que cela avait été anticipé. Cette pénurie interne, entretenue par la stratégie de Pompeo, a consisté à provoquer un état de tension où l’on ne voyait plus les causes de la situation mais uniquement ses effets. A savoir les les aux stations service, les rationnement d’électricité parce qu’il n’y avait plus de fuel ou de gaz pour faire tourner les centrales électriques, les générateurs dans les hôpitaux...

      Quels éléments expliquent qu’il y a bien une stratégie américaine ?

      Face à cette situation dramatique, le camp opposé à la politique américaine initiée par Pompeo a réagi. Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a notamment annoncé le mois dernier que l’Iran avait accepté, à sa demande, de livrer des carburants au Liban. Le jour même, l’ambassadrice américaine, Dorothy Shea, s’est précipitée auprès du président Aoun pour lui conrmer que les États-Unis allaient faciliter l’approvisionnement du Liban en oul, gaz et électricité grâce au concours de l’Égypte et de la Jordanie, via la Syrie. Proposer de briser le blocus de la Syrie, que Washington a décrété par le biais de la loi César, est pour le moins étrange et résonne comme un aveu que Washington est bien impliqué dans la pénurie.

      Le gouvernement libanais dit ne pas avoir été saisi d’une demande d’importation de carburant iranien...

      Faux. Pour ne pas mettre l’État libanais en porte-à-faux, le Hezbollah a demandé que le tanker accoste à Banyas, en Syrie. Tout se fait de manière transparente. Il faut noter que Nasrallah avait déclaré qu’à partir du moment où le tanker quitterait les eaux territoriales iraniennes, il deviendrait territoire national libanais et qu’il naviguerait au vu et au su de tous, à destination du Liban. Le message implicite était que si une partie quelconque s’avisait de s’en prendre au navire cela constituerait une agression contre le Liban. Le message clair était délivré aux Israéliens : la moindre action commise contre le navire, désignerait immédiatement les responsabilités.

      Cet acheminement ne fait-il pas prendre des risques au Liban pour non- respect des sanctions pétrolières contre l’Iran ?

      C’est exactement le contraire. Ce premier bateau ne se résume pas à une affaire de carburant, il constitue une action de riposte politique face à une autre action politique. Disons qu’il s’agit symboliquement d’un navire à dimension politique et stratégique. Il a permis à la fois de révéler les dessous de la situation, la structure des complicités, de briser le blocus contre le Liban, de briser le blocus contre la Syrie, ainsi que celui contre l’Iran. Ce n’est pas rien. On ne reviendra pas en arrière. Nous entrons dans une nouvelle phase au Moyen-Orient.

      #Iran #Riad_salemeh

  • #Liban. Une « République des #ONG », au profit de qui ?
    https://orientxxi.info/magazine/Liban-La-Republique-des-ONG

    […] avec la crise, le soutien aux Libanais est désormais perçu comme nécessaire à la stabilité du pays du Cèdre par les principaux bailleurs de fonds. La crise humanitaire n’est plus seulement celle des réfugiés ; elle s’étend à la population tout entière, et met les donateurs face à une situation inédite : une crise humanitaire non pas causée par une guerre ou une catastrophe naturelle, mais par l’indigence de la caste politique corrompue au pouvoir.

    D’où une contradiction : le système d’aide internationale vient renflouer ceux-là mêmes qui sont responsables de la catastrophe.

    • […] le fait que l’aide demeure une des rares sources restantes de #devises étrangères dans le pays est susceptible d’en faire un objet d’accaparation par la classe politique.

      Une étude récente de Thomson Reuters estime déjà que 250 millions de dollars (211,6 millions d’euros) d’aide humanitaire de l’#ONU ont été perdus auprès des #banques (affiliées à des factions politiques) qui appliquent des taux défavorables — soit plus de la moitié d’un programme interagences intitulé Lebanon one-unified inter-organisational system for e-cards (Louise), à destination des réfugiés syriens.

      De même, près de la moitié des 23 millions de dollars (19,47 millions d’euros) du programme d’assistance mensuelle du PAM dont bénéficient près de de 105 000 Libanais a été « avalée » par des banques du Liban. Le choc pour les bénéficiaires est d’autant plus flagrant que les agences de l’ONU ont réussi à sécuriser auprès de ces mêmes banques des comptes en dollars pour rémunérer leurs propres équipes. Plusieurs sources du rapport informent qu’en tout, entre un tiers et la moitié de l’argent envoyé par l’ONU au Liban aurait été accaparé par les banques depuis les débuts de la crise économique.

      Un rapport de Synaps paru en juin 2021 tire la sonnette d’alarme : si les donateurs ne décident pas ensemble de lignes rouges claires et inamovibles eu égard aux concessions qu’ils refusent de faire auprès du régime libanais, l’argent de l’humanitaire deviendra la cible d’une élite prédatrice qui cherche à aspirer jusqu’au dernier dollar disponible. Pour ce faire, cette #élite pourrait mettre en place des mesures de surveillance et de contrôle du secteur de l’aide : obligation d’enregistrement des organisations humanitaires auprès du gouvernement, de transfert à travers certaines institutions financières, d’opérations de change passant par la banque centrale (avec un taux plus bas que celui du marché noir)… La de l’aide humanitaire, déjà rampante comme on l’a vu avec les distributions de kits d’hygiène et de nourriture par les partis ou les organisations politisées au cours de la pandémie pourrait infiltrer virtuellement toutes les couches de la chaine humanitaire, du carburant et du pharmaceutique à la logistique et aux secteurs de la construction et de la sécurité. Dès lors, les organisations internationales seraient prises en étau, soumises à des tactiques d’intimidation de la part des leaders politiques et contraintes à embaucher du personnel politiquement affilié, au risque d’être exclues.

    • Si le secteur de l’aide est devenu pourvoyeur d’emplois pour certains Libanais, on ne peut nier qu’il ne participe de cette nouvelle « tectonique des classes »7 où le passage de la pauvreté à la classe moyenne et supérieure dépend d’un facteur unique : les salaires en « fresh money ». Dans ce contexte délétère, un emploi rémunéré en dollars représente le Graal, alors que la livre libanaise poursuit sa descente aux enfers. Le fait qu’une partie de ces emplois soient localisés dans le secteur humanitaire et souvent l’apanage d’un personnel d’expatriés — ou de Libanais cosmopolites, multilingues et éduqués à l’étranger — ne fait qu’exaspérer tensions et frustrations à l’heure où les aides distribuées en livres aux bénéficiaires voient leur valeur fondre à toute allure.

      Cette polarisation sociale est particulièrement visible dans certains quartiers de Beyrouth tels que Gemmayze, Mar Mikhael ou Badaro où, alors que se diffusent de nouvelles formes très visibles de pauvreté, un vent d’animation et de festivité souffle sur les bars, les cafés et les restaurants qui ont rouvert depuis la fin du confinement. Les salaires versés en dollars jouent assurément un rôle dans la reprise de cette consommation et la formation de bulles de richesse dans les quartiers huppés de la capitale.

  • Iranian tanker spotted in Syria discharging gasoil for Lebanon | News , Lebanon News | THE DAILY STAR
    https://www.dailystar.com.lb//News/Lebanon-News/2021/Sep-14/523365-iranian-tanker-spotted-in-syria-discharging-gasoil-for-lebanon.

    “Unable to deliver directly by sea to Lebanon due to sanctions, the vessel went instead to Baniyas, Syria, for land transfer,” the firm said on Twitter, referring to U.S. economic sanctions on the government in Tehran. Syria is also under U.S. sanctions, so has nothing to lose from receiving the oil.

    Franchement je ne vois pas trop ce que le #Liban aurait eu à perdre…

    • Au Liban, l’arrivée du carburant iranien a aussi une dimension stratégique…
      https://seenthis.net/messages/930146

      Cet acheminement ne fait-il pas prendre des risques au Liban pour non- respect des sanctions pétrolières contre l’Iran ?

      C’est exactement le contraire. Ce premier bateau ne se résume pas à une affaire de carburant, il constitue une action de riposte politique face à une autre action politique. Disons qu’il s’agit symboliquement d’un navire à dimension politique et stratégique. Il a permis à la fois de révéler les dessous de la situation, la structure des complicités, de briser le blocus contre le Liban, de briser le blocus contre la Syrie, ainsi que celui contre l’Iran. Ce n’est pas rien. On ne reviendra pas en arrière. Nous entrons dans une nouvelle phase au Moyen-Orient.

  • Que peuvent espérer les Libanais de leur nouveau gouvernement ?
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-enjeux-internationaux/les-enjeux-internationaux-emission-du-lundi-13-septembre-2021

    Deux reproches à K.E. Bitar : le fait de présenter implicitement le #FMI comme LE sauveur et d’expliquer le détournement des aides aux pauvres par les mafieux qui dirigent le pays par le fait que « tout est #politique au #Liban ».

  • L’office du #Litani met en garde contre l’utilisation d’une #eau polluée pour irriguer les terres agricoles
    https://libnanews.com/loffice-du-litani-met-en-garde-contre-lutilisation-dune-eau-polluee-pour-

    Le communiqué souligne que cette pollution est induite en raison du déversement d’eaux usées dans le fleuve à hauteur de 47 millions de mètres cubes par an en dépit d’un plan décidé en 2017 pour mettre une série de projets d’infrastructures et de traitement des #eaux usées.

    Cependant, l’application de ce plan se heurterait toujours à un problème de financement.

    #tristesse #Liban #criminels #crimes #dirigeants_arabes #indigents_arabes

  • Le Liban comme un bateau ivre
    Henri Mamarbachi > 7 septembre 2021
    https://orientxxi.info/magazine/le-liban-comme-un-bateau-ivre,5000

    Le Liban s’enfonce dans une crise dont la responsabilité incombe largement à ses dirigeants pris dans des bras de fer de basse politique et indifférents au spectacle misérable qu’ils offrent au monde et au mal-être des habitants, qu’ils soient pauvres ou de la classe moyenne. Comme dans tous les pays, les happy few font la fête jour et nuit dans des stations de sport d’hiver huppées de la montagne libanaise, grâce aux revenus qu’ils reçoivent de l’étranger.

    Avec l’éclatement d’une crise socio-économique (révolte de la rue, banqueroute financière), les Libanais sont ainsi livrés à eux-mêmes, privés d’électricité, d’essence, de mazout. Le prix du pain flambe, les médicaments manquent et les hôpitaux souffrent de pénuries.(...)

    #Liban

  • L’OIM aide les Bangladais vulnérables à rentrer du Liban tandis que davantage de migrants se pressent pour partir | International Organization for Migration
    https://www.iom.int/fr/news/loim-aide-les-bangladais-vulnerables-rentrer-du-liban-tandis-que-davantage-de-m

    L’OIM aide les Bangladais vulnérables à rentrer du Liban tandis que davantage de migrants se pressent pour partir. Beyrouth/Dhaka - L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a déclaré aujourd’hui qu’un nombre croissant de travailleurs migrants cherchaient désespérément à fuir les difficultés économiques au Liban. Parmi eux, un groupe de Bangladais en détresse est arrivé aujourd’hui à Dhaka en provenance de Beyrouth avec l’aide de l’OIM, du Processus de Bali et du gouvernement. «  De nombreux migrants font appel à l’OIM. Ils ont perdu leur emploi, ils ont faim, ils ne peuvent pas accéder aux soins médicaux et ne se sentent pas en sécurité  », a déclaré Mathieu Luciano, chef de l’OIM au Liban. «  Beaucoup sont tellement désespérés qu’ils veulent quitter le pays, mais ils n’en ont pas les moyens.  » Une récente étude de l’OIM menée auprès de plus de 1 000 migrants au Liban a montré que près de la moitié d’entre eux souhaitaient rentrer chez eux. Compte tenu de la profonde crise économique et de l’impasse politique après la démission du gouvernement suite à l’explosion dévastatrice du port de Beyrouth il y a un an, les ambassades ont également constaté une forte augmentation du nombre de migrants demandant à retourner dans leur pays d’origine. L’étude de l’OIM a révélé que de nombreux migrants ont perdu leur emploi et leurs moyens de subsistance, et qu’une augmentation des pratiques d’exploitation telles que le non-paiement des salaires, les licenciements abusifs ou la rupture des contrats par les employeurs, exposent les migrants à de plus grandes difficultés. «  Il y a un besoin évident de renforcer rapidement les programmes d’urgence de l’OIM, y compris le retour humanitaire volontaire  », a déclaré M. Luciano. Les 18 arrivées d’aujourd’hui à Dhaka font suite à un effort coordonné du Processus de Bali, par le biais de son programme de soutien aux retours volontaires et d’aide à la réintégration, et de l’initiative de l’OIM intitulé «  Coopération en matière de migration et de partenariats pour des solutions durables (COMPASS)  », financée par le Ministère des affaires étrangères des Pays-Bas, afin de soutenir et de protéger les migrants bloqués, notamment contre la traite des êtres humains et le trafic illicite. «  La crise économique, associée à la pandémie de COVID-19, accentue les vulnérabilités des migrants bangladais au Liban  », a déclaré Giorgi Gigauri, chef de mission de l’OIM Bangladesh. «  Nous continuerons à travailler avec les gouvernements, les donateurs et les partenaires concernés dont les efforts sont très appréciés pour faciliter le retour volontaire et la réintégration des migrants en situation de vulnérabilité.  » Avant de quitter Beyrouth, les migrants ont subi des examens de santé, notamment des tests de dépistage de la COVID-19, ont été soumis à un examen des vulnérabilités en matière de protection par l’OIM et ont bénéficié d’un transport. Ils ont également bénéficié d’une aide après leur arrivée au Bangladesh et recevront un soutien à la réintégration.

    #Covid-19#migrant#migration#liban#bangladesh#retour#OIM#sante#economie#crise#vulnerabilite#reintegration#depistage#COMPASS

  • Je me culture avec l’interwebz : alors attention, ça ça va te trouer (parce que personne ne le sait, même sur l’internet) – les tacos mexicains, ça vient du shawarma libanais : Taco
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Taco

    Les tacos al pastor, souvent présentés comme une des préparations de taco les plus populaires au Mexique, sont garnis d’une viande de porc marinée (parfois accompagnée de viande de veau marinée) qui peut être cuite sur une rôtissoire verticale. Cette préparation, appelée à l’origine taco árabe, est une adaptation du chawarma par les libanais immigrés dans le centre du Mexique dans les années 1950 et 1960.

    #merci_arno

  • Covid-19 dans le monde : l’UE réimpose des restrictions aux voyageurs américains
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/08/30/covid-19-l-ue-reimpose-des-restrictions-sur-les-voyages-non-essentiels-au-de

    Dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19, les pays membres de l’Union européenne (UE) ont décidé d’imposer à nouveau des restrictions aux voyages non essentiels vers son territoire, selon une recommandation publiée lundi 30 août. Six pays sont concernés : les Etats-Unis, Israël, le Kosovo, le Monténégro, le Liban et la Macédoine du Nord. Mais les Etats membres conservent la possibilité de lever ces restrictions pour les personnes totalement vaccinées, précise la Commission européenne dans un communiqué.
    Avant la décision du Conseil européen, plusieurs Etats membres, dont l’Allemagne et la Belgique, classaient déjà les Etats-Unis sur une liste « rouge », exigeant des tests de dépistage et des périodes d’isolement pour les voyageurs en provenance du pays, mais d’autres, comme la France ou les Pays-Bas, les considéraient comme un pays sûr. La liste « verte » de l’UE compte désormais dix-sept pays, dont le Canada, le Japon et la Nouvelle-Zélande. L’UE autorise toujours la venue des voyageurs pleinement vaccinés en provenance des pays extérieurs à sa zone, même si des tests de dépistage ou des périodes de quarantaine sont requis dans certains cas, selon le pays d’arrivée.
    Les Etats-Unis, quant à eux, interdisent toujours aux ressortissants de l’UE de se rendre librement sur leur territoire, en dépit des appels du bloc communautaire. Une absence de mesures de réciprocité qui divise les Vingt-Sept. Les Etats membres dépendants du tourisme se montrent soucieux de ne pas restreindre les arrivées de voyageurs américains. Loin de montrer des signes d’ouverture, Washington déconseille désormais aux Américains de se rendre en Suisse, en raison de la situation sanitaire liée au Covid-19 dans ce pays. Dans un bulletin publié lundi, le département d’Etat a relevé à 4 son niveau d’alerte relatif à la Confédération suisse, invitant les Américains à « ne pas voyager » dans ce pays. Une recommandation émise également par les Centres de prévention et de lutte contre les maladies, principale agence sanitaire des Etats-Unis. « En raison de la situation actuelle en Suisse, même les voyageurs complètement vaccinés peuvent être à risque de contracter et de propager les variants du Covid-19 », précise l’agence. A l’instar d’un grand nombre de pays européens, la Suisse connaît une résurgence du nombre de cas de Covid-19 depuis l’apparition du variant Delta, avec 35 150 cas enregistrés depuis le 16 août, selon les données de l’Office fédéral de santé publique. Les Etats-Unis avaient déjà émis une notice similaire le 10 août pour la France, là aussi en raison d’une hausse du nombre de cas de Covid-19.

    #Covid-19#migrant#migration#UE#etatsunis#suisse#variant#sante#circulation#frontiere#Israël#kosovo#mnténégro#liban#macédoinedunord#japon#voyagenonessentiel

  • L’état terroriste sioniste est en train de bombarder Damas en faisant passer les missiles par l’espace aérien libanais

    INTELSky sur Twitter : « #BREAKING 🇱🇧 ME Airlines, Airbus A321-271NX as #ME419/MEA419 on hold due of the 🇮🇱 IAF Air Strike on 🇸🇾 Syria https://t.co/tQFhMv8hb6 » / Twitter
    https://twitter.com/Intel_Sky/status/1428450484554248201

    #Liban #sionisme #impunité

    • Précision : si je comprends bien les messages de PK (il y en a deux autres), il faut entendre « grand Liban » comme le Liban dans ses frontières actuelles. Il reste que la question posée est intéressante...

      La suite du fil Twitter de Paul Khalifé

      2 Ils veulent se replier sur le #PetitLiban [si je comprends bien, "petit Liban signifie ici un canton chrétien du type Mont-Liban] dans l’espoir que les zones qui échappent politiquement et populairement à leur influence sombreront dans le chaos.

      3/ Ils encouragent une partition de facto du #Liban et préparent une mise sous tutelle du #PetitLiban. Une partie des #Libanais soutient cette vision. Une autre partie y est opposée. Comment tout cela finira-t-il ?

  • #Liban : Le #Hezbollah envoie une cargaison de #pétrole depuis l’#Iran
    https://www.latribune.fr/depeches/reuters/KBN2FK0WV/liban-le-hezbollah-envoie-une-cargaison-de-petrole-depuis-l-iran.html

    BEYROUTH (Reuters) - Une cargaison de pétrole iranien à destination du Liban et organisée par la milice libanaise Hezbollah prendra la mer jeudi, a déclaré le groupe chiite, qui a prévenu ses adversaires américains et israéliens que le navire serait considéré comme en territoire libanais dès son départ.

    Le chef du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, a déclaré que d’autres navires suivraient, destinés à aider le peuple libanais, qui subit de graves pénuries d’essence à cause de la crise financière que connaît le pays depuis deux ans.

    « Nous ne voulons pas entrer en conflit avec qui que ce soit, nous ne voulons pas de problème avec qui que ce soit. Nous voulons aider notre peuple », a expliqué Sayyed Hassan Nasrallah. « Je tiens à dire aux Américains et aux Israéliens que le bateau qui partira d’Iran dans quelques heures est en territoire libanais ».