• Frontières maritimes : Les USA pousseraient à des négociations Israël-Liban
    Par Times of Israel Staff 20 septembre 2020
    https://fr.timesofisrael.com/frontieres-maritimes-les-usa-pousseraient-a-des-negociations-israe

    (...) Axios a expliqué que le secrétaire d’Etat adjoint aux Affaires du Proche-Orient, David Schenker, s’était entretenu avec les responsables de Jérusalem et de Beyrouth, ces dernières semaines, pour tenter d’obtenir un résultat.

    Les officiels israéliens cités par Axios ont déclaré que l’un des désaccords portait sur les médiateurs susceptibles d’intervenir lors de ces pourparlers, le Liban cherchant à impliquer les Etats-Unis et les Nations unies tandis qu’Israël désire que l’ONU ne tienne aucun rôle actif au cours des futurs entretiens.

    Schenker a expliqué aux journalistes libanais, au début du mois, que des « progrès graduels » étaient réalisés, et il a ultérieurement dit au cours d’une visioconférence qui était organisée par le Brookings Institute que le « point de friction… est absurde ».

    Il n’est pas possible d’affirmer qu’il faisait référence, à ce moment-là, à la question de la médiation, comme Axios a pu le mentionner.

    Schenker a également dit en évoquant les incitations données au Liban que « nous parlons ici d’argent gratuit pour un pays actuellement en proie à une crise financière ».
    David Schenker, secrétaire d’Etat adjoint aux Affaires du Proche-Orient à Beyrouth, au Liban, le 9 septembre 2019. (Crédit : Hussein Malla/AP)

    Mais un officiel israélien qui s’est entretenu avec le site d’information a confié : « Il y a des progrès. Nous constatons une volonté d’aller de l’avant du côté libanais pour régler ce point. Nous sommes prêts à lancer immédiatement les pourparlers et nous espérons qu’ils aboutiront avant la fin de l’année. » (...)

    #Liban #israelliban

  • L’agence chargée des réfugiés palestiniens « au bord de la cessation de paiement »
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/09/19/l-agence-chargee-des-refugies-palestiniens-au-bord-de-la-cessation-de-paieme

    Où en est la progression de l’épidémie de Covid-19 dans les camps de réfugiés palestiniens ? En juillet, nous avions moins de 200 cas recensés, sur nos cinq théâtres d’opération (Liban, Jordanie, Syrie, Cisjordanie et bande de Gaza). Le taux de contamination était inférieur à celui des pays hôtes. Depuis, l’épidémie a progressé de façon drastique dans ces pays et cela s’est traduit aussi dans les camps, principalement dans ceux de Cisjordanie. On recensait 6 876 cas le mardi 15 septembre, et 685 morts. Comme partout, le plus à craindre c’est l’épidémie de pauvreté. Le Covid-19 a un impact socio-économique terrible sur la population des camps, déjà très vulnérable. Songez que dans les camps libanais, le taux de chômage dépasse les 80 %. Les attentes de nos bénéficiaires n’ont jamais été aussi élevées. Le problème c’est que nos donateurs, eux, s’apprêtent à entrer en récession.
    Dans quelle situation budgétaire se trouve l’agence ? Il nous manque 200 millions de dollars pour finir l’année, notamment payer les salaires de nos 30 000 employés de septembre à décembre. Ce montant est séparé de l’appel à contribution, à hauteur de 95 millions de dollars, que j’ai récemment lancé pour couvrir les besoins supplémentaires créés par l’épidémie de Covid-19. On entre dans une zone dangereuse. Nous naviguons à vue. Nous sommes au bord de la cessation de paiement. Si nous ne parvenons pas à régler les salaires des prochains mois, c’est notre réponse au Covid-19 qui sera mise en cause. Dans une région aussi instable et volatile que le Moyen-Orient, l’UNRWA est une source de prévisibilité. Investir dans l’UNRWA, c’est investir dans le développement humain, donc dans la stabilité.

    #Covid-19#migrant#migration#camp#refugie#palestine#vulnerabilite#sante#pauvrete#liban#jordanie#syrie#cisjordanie#gaza#unrwa

  • Pas de nouveau gouvernement au #Liban après l’expiration du délai annoncé par Paris
    https://www.france24.com/fr/20200916-pas-de-nouveau-gouvernement-au-liban-apr%C3%A8s-l-expiration-du-d

    Selon des médiaux locaux, la formation du cabinet buterait sur l’attribution du portefeuille des Finances, le tandem chiite composé du Hezbollah et de son allié le parti Amal réclamant « une personnalité chiite » pour ce poste-clé qui lui est attribué depuis 2014 et un droit de regard sur la nomination des ministres issus de leur communauté.

    De son côté, le Premier ministre sunnite serait toutefois déterminé, selon plusieurs sources locales, à remettre en cause le partage historique des portefeuilles ministériels sur une base confessionnelle, alors que le Hezbollah, Amal et le Courant patriotique libre (CPL), la formation du président Aoun, détiennent la majorité au Parlement.

    Ce qu’il m’a été dit et qui n’est pas dit par France 24 (ni tout autre organe de presse occidental), c’est :

    « ...lorsque le conseil des ministres prend une décision budgétaire 3 personnes signent le décret en dehors du ministre de tutelle :
    Le président (chretien)
    Le premier ministre (sunnite)
    Le ministre des finances
    Si l’un refuse de signer le décret ne passe pas. »

    • Pourquoi les chiites tiennent tant au ministère des Finances - L’Orient-Le Jour
      https://www.lorientlejour.com/article/1232831/pourquoi-les-chiites-tiennent-tant-au-ministere-des-finances.html

      L’insistance du tandem chiite (Hezbollah et Amal) à obtenir le ministère des Finances au sein du prochain gouvernement n’est guère liée à un contexte politique particulier et encore moins à un caprice saisonnier. Il s’agit d’une demande constante qui trouve ses racines dans la frustration historique que ressent une grande partie de la communauté chiite par rapport au rôle qui lui est dévolu dans le cadre des institutions, notamment pour ce qui est des mécanismes du pouvoir exécutif.

      Le contexte actuel entourant le processus de formation du gouvernement – l’initiative française et la nouvelle tournure prise par la politique de sanctions américaines – a certes des incidences sur la marche de ce processus, mais il ne commande pas pour autant l’attitude générale des deux formations chiites au sujet de la forme des gouvernements au Liban, et en particulier sur la question de l’attribution du ministère des Finances.

      Si on appliquait la Constitution et les règles coutumières de manière rigoureuse – ce qui n’est plus le cas depuis des lustres –, on constaterait que la formation du gouvernement, son investiture par le Parlement à travers le vote de confiance, ses prises de décision et sa chute sont des étapes qui échappent intégralement au contrôle des chiites alors que le contraire est vrai pour ce qui est des chrétiens et des sunnites.

      Certes, le pouvoir du président maronite est somme toute devenu marginal, depuis l’adoption de la Constitution issue de l’accord de Taëf (1989), dans le processus de désignation du Premier ministre, le chef de l’État étant censé mener à cette fin des consultations contraignantes auprès des groupes parlementaires, de sorte que le Premier ministre est, au final, désigné par voie de cooptation par les groupes en question. Mais le président se rattrape dans le processus de formation du gouvernement puisque la Constitution l’autorise à refuser son aval aux moutures que lui présente le Premier ministre désigné, ce dernier étant alors appelé à revoir sa copie.

      [...]

      Mais pourquoi spécifiquement le ministère des Finances ? Simplement parce qu’il incarne cette fameuse « quatrième signature ». On sait que les décrets doivent être contresignés par le président de la République, le chef du gouvernement et le ou les ministre(s) concerné(s). Or les Finances est le ministère le plus concerné par la plupart des décrets, dans la mesure où il existe souvent un volet financier dans les actes gouvernementaux.

  • Lutte de classe n° 210 / septembre-octobre 2020 | Le mensuel
    https://mensuel.lutte-ouvriere.org

    Lutte ouvrière dans les élections législatives partielles https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2020/09/13/lutte-ouvriere-dans-les-elections-legislatives-partielles_15 (sans six circonscriptions les 20 et 27 septembre prochains) #Lutte-Ouvriere #LO

    #Biélorussie : l’autocrate, l’opposition libérale et la classe ouvrière https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2020/09/13/bielorussie-lautocrate-lopposition-liberale-et-la-classe-ouv #repression #minsk

    #Liban : l’explosion du port de Beyrouth… et celle du pays https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2020/09/13/liban-lexplosion-du-port-de-beyrouth-et-celle-du-pays_151444 #FranceLiban #imperialisme #corruption #Beyrouth #Hezbollah

    États-Unis : le complexe médico-industriel face à la pandémie https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2020/09/13/etats-unis-le-complexe-medico-industriel-face-la-pandemie_15 (traduction d’un article paru le 19  juillet 2020 dans la revue Class Struggle (n° 105, août-septembre 2020), éditée par le groupe trotskyste américain #The-Spark) #hopital

    Le #chômage, armée de réserve permanente du capital https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2020/09/13/le-chomage-armee-de-reserve-permanente-du-capital_151446.htm #capitalisme #Lutte_de_classe

    Le #télétravail, c’est toujours l’exploitation https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2020/09/13/le-teletravail-cest-toujours-lexploitation_151447.html

    L’#Arctique, enjeu de rivalités entre grandes puissances https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2020/09/13/larctique-enjeu-de-rivalites-entre-grandes-puissances_151448 #pétrole #transport #pipeline #transport-maritime #réchauffement_climatique #extractivisme
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    – Télécharger au format pdf https://mensuel.lutte-ouvriere.org/sites/default/files/ldc/files/ldc210-web.pdf
    – Télécharger au format epub https://mensuel.lutte-ouvriere.org/sites/default/files/ldc/files/ldc210.epub
    – Télécharger au format mobi https://mensuel.lutte-ouvriere.org/sites/default/files/ldc/files/ldc210.mobi

  • Lebanon’s overcrowded prison may be courting COVID-19 health disaster - Arabe new

    Reports about the spread of the coronavirus disease (COVID-19) in Roumieh Prison, the largest in Lebanon, have caused panic among the families of inmates who fear disaster if quick measures are not taken.

    Several guards and inmates are reported to have contracted the virus. Lebanon’s prisons already suffer from severe overcrowding, running at 160 percent of capacity at the end of 2019.

    https://www.arabnews.com/node/1734006/middle-east
    https://www.arabnews.com/sites/default/files/2020/09/13/2269256-1901027972.jpg

    #Covid-19#Liban#Contamination#Travail#Prison#Pandémie#migrant#migration

  • Quand Macron se prend pour Napoléon
    Par Muhammad Hussein - 5 septembre 2020 – Middle East Monitor – Traduction : Chronique de Palestine
    https://www.chroniquepalestine.com/quand-macron-se-prend-pour-napoleon

    (...) Plus de deux siècles plus tard, nous avons maintenant le président Macron qui, après l’explosion catastrophique du mois dernier, a parcouru les rues de Beyrouth, la capitale du Liban, marchant parmi les décombres et consolant le peuple. Il lui a assuré que leur ancienne France bien-aimée les sauverait des terribles erreurs de son gouvernement indigène, corrompu et incompétent, en promettant d’envoyer au gouvernement libanais une feuille de route de réformes à mettre en œuvre pour se remettre sur pied.

    Ce projet de proposition de réformes a récemment été envoyé au gouvernement libanais et à ses blocs politiques par l’ambassade de France. Il consiste en un schéma général des réformes nécessaires, concernant les finances, l’aide humanitaire internationale, la construction de systèmes de gouvernance améliorés, la lutte contre la contrebande et la corruption, l’amélioration du secteur de l’électricité et la reconstruction du port détruit de Beyrouth.

    La France a même donné un délai pour la mise en œuvre de ces réformes en fonction de leur importance, avec des limites allant d’un mois à un an. Et elle ne s’est pas limitée à cela, puisqu’elle a également menacé les responsables politiques libanais de sanctions si les réformes ne sont pas appliquées dans les délais impartis.

    Ces réformes et leurs objectifs déclarés semblent bien beaux à première vue, mais le document pose une condition sous-jacente à la renaissance du Liban : la France doit prendre la tête du processus. Paris jouerait un rôle majeur dans les réformes, proposant puis déployant ses équipes pour l’audit financier de la Banque du Liban, l’amélioration de son système de santé, la mise en place d’élections anticipées et la reconstruction du port.

    Grâce à son poids diplomatique et financier, ce rôle de premier plan permettrait à la France – sous la menace de sanctions – de se positionner comme la puissance coloniale qu’elle était autrefois, plutôt que comme une nation solidaire d’une autre nation. (...)

    #Liban #FranceLiban

  • Les mesures contre Khalil et Fenianos, des messages de haute tension - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1232098/les-mesures-contre-khalil-et-fenianos-des-messages-de-haute-tension.h

    Scarlett Haddad explique que lorsque les médias disent « chiites » dans cette affaire, il faut comprendre Amal et non pas Hezbollah (en tout cas pas directement). Article pour « libanologues »...

    C’est dans ce sens que les sanctions annoncées hier ont constitué une véritable surprise. Les milieux proches d’Amal établissent justement un lien entre cette décision du Trésor américain et les négociations sur le tracé des frontières, dans le sens d’exercer des pressions sur le président de la Chambre, en charge de ce dossier, afin d’accélérer l’aboutissement d’un accord qui permettrait aux Israéliens d’exploiter les ressources pétrolières et gazières dans la zone conflictuelle en toute sérénité.

    D’autres milieux politiques estiment que la décision américaine est destinée à compliquer les négociations pour la formation du gouvernement et représente ainsi un coup porté à l’initiative française notamment au niveau du calendrier-programme annoncé par le président Macron. Mais, pour certains, au contraire, les sanctions seraient peut-être destinées à pousser les chiites à renoncer au portefeuille des Finances.

    Quelle que soit l’interprétation faite de la portée de la décision américaine, celle-ci a mélangé les cartes internes libanaises. À ce sujet, les condamnations hier sont restées plutôt timides, exception faite de celles du mouvement Amal et du mufti jaafarite..

    #liban

  • Il y a un siècle... la musique au Grand Liban - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1232056/il-y-a-un-siecle-la-musique-au-grand-liban.html

    Nidaa Abou Mrad trouve qu’il est plus que normal qu’un pays pluriculturel comme le Liban puisse être à l’écoute des œuvres des grands maîtres de la musique d’art européenne, aux côtés de la « très grande » musique d’art du Levant. Cependant, le problème réside dans le fait que « certains aient voulu que la musique d’art européenne harmonique tonale devienne la seule musique digne de ce nom au Liban et que les compositeurs libanais de musique dite savante s’évertuent (au nom d’un certain darwinisme musical) à réaliser des créolisations musicales appliquant à des mélodies de facture autochtone monodique modale la grammaire harmonique tonale classique européenne ». Et ce n’est pas tout, il considère que c’est bien cette démarche qui a facilité l’émergence, après la Seconde Guerre mondiale, d’une musique libanaise de variété qui ne se souciait plus ni de grammaire musicale ni d’authenticité esthétique, qu’elle soit levantine ou européenne, mais seulement de « plaire à un peuple progressivement déculturé, dans un État phagocyté par les aspirations néophéniciennes au gain facile jusqu’à parvenir à l’effondrement du Grand Liban en 2020 ».

    Court extrait d’un article en tous points passionnant qui me réconcilie (provisoirement !) avec L’Orient-Le Jour !

    #musique #nahda #liban

  • « Oui, il faut s’attendre à davantage de sanctions » contre des officiels libanais, assure Schenker - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1231956/-oui-il-faut-sattendre-a-davantage-de-sanctions-contre-des-officiels-

    L’Orient-Le Jour, toujours aussi zélé, oublie de mentionner que les sanctions US contre ces deux ministres sont aussi (surtout ?) un mauvais coup vis-à-vis des efforts diplomatiques français au #Liban...

    Pourquoi Youssef Fenianos, un ancien ministre des Travaux publics et des Transports, membre du courant des Marada, et Ali Hassan Khalil, bras droit du président de la Chambre Nabih Berry et ancien ministre (Amal) des Finances ? Techniquement, « le classement prend du temps parce qu’il suppose un travail long et fourni effectué par des avocats et des agences spécialisées, qui lui confère sa crédibilité », a expliqué M. Schenker qui a ajouté : « Oui, il faut s’attendre à davantage de sanctions » contre des officiels libanais, sans vouloir en dire davantage.

    Politiquement, le timing de la démarche américaine sonne comme un avertissement aux différents acteurs de la majorité parlementaire constituée autour du Hezbollah. Le choix de personnalités proches de leaders influents, réputés pour leurs liens avec la formation chiite, n’est sûrement pas fortuit. Il devrait rendre pratiquement impossible aujourd’hui pour la majorité de se prêter de nouveau au jeu lamentable de la formation d’un gouvernement prétendument indépendant mais dont la composition répond au seul critère de partage des parts entre ses composantes qui continuent de faire la sourde oreille à tous les appels au changement et qui tiennent les rênes d’un pays à l’agonie. À moins que cette majorité n’opte pour une confrontation, auquel cas le prix serait « la disparition d’un Liban » affaibli, isolé et en faillite, pour reprendre les termes employés par le chef de la diplomatie française, Jean-Yves le Drian, à la veille de la deuxième visite du président Emmanuel Macron, le 1er septembre à Beyrouth.

  • Exclusive: French reform proposal for Lebanon delves into details | News | Al Jazeera
    https://www.aljazeera.com/news/2020/09/exclusive-french-reform-proposal-lebanon-delves-details-200902111359654.h

    La feuille de route pour le nouveau Protectorat français au Levant selon Al-Jazeera...

    Here are the main points:

    COVID-19 and the humanitarian situation

    The government will prepare and disseminate a coronavirus pandemic control plan “that includes support for the most vulnerable people”.
    It will strengthen social safety net programmes for the population.

    Aftermath of the Beirut explosion

    The government will facilitate the distribution of humanitarian aid - provided by the international community and coordinated by the United Nations - in an “expeditious, transparent and effective manner”.
    It will put in place governance mechanisms to allow the disbursal of aid in a “transparent and traceable manner”.
    It will begin reconstruction based on a needs assessment by the World Bank, EU and UN that estimated the value of damages caused by the explosion at up to $4.6bn.
    The government will rapidly launch tenders for the reconstruction of Beirut’s port according to “neutral” standards.
    It will conduct an “impartial and independent investigation” into the port explosion “that enables the full truth to be established regarding the causes of the explosion, with the support of Lebanon’s international partners ... within a reasonable timeframe”.

    Reforms
    The government will regularly exchange views with civil society regarding its programme and the reforms it entails.
    It will immediately resume stalled negotiations with the IMF and rapidly approve measures requested by the lender, including a capital controls law and a “full audit” of the Central Bank’s accounts.
    The French proposal also called for the approval of a timetable for working with the IMF within 15 days of the government gaining confidence.

    It goes on to propose time limits for sector-specific reforms.
    Electricity sector
    Within one month, the government will:
    Appoint officials to the National Electricity Regulatory Authority according to Law 462/2002 “without amendments”, and provide the Authority with the resources to carry out its work.
    Launch tenders for gas-fired power plants to plug Lebanon’s massive energy gap.
    “Abandon” the controversial Selaata power plant project in its current form. The project is one President Michel Aoun and his Free Patriotic Movement party have insisted on.
    Within three months, the government will:
    Announce a timetable for raising the price of electricity, “provided that this will first affect the most financially wealthy consumers”.

    Capital controls
    Within one month:
    Parliament should finalise and approve a draft law on capital control that should “immediately be implemented for a period of four years” after it is approved by the IMF.

    Governance, judicial and financial regulations
    Within one month, the government will:
    Hold a meeting to follow up on the 2018 donor conference in which the international community pledged $11bn in soft loans, and launch a website dedicated to following up on projects, financing and related reforms.
    Complete judicial, financial and administrative appointments, including members of the Supreme Judicial Council, the Capital Markets Authority and regulatory bodies in the electricity, telecommunications and civil aviation sectors, “in accordance with transparency and competency-based standards”.
    Approve in Parliament a law on the independence of the judiciary.
    Launch a study on Lebanon’s public administration by an “independent international institution” such as the World Bank or the Organisation for Economic Co-operation and Development (OECD) “with a specialised office”.

    Fighting corruption and smuggling
    Within one month, the government will:
    Appoint members of the National Anti-Corruption Commission and grant it the resources to launch its work.
    Launch the track to accede to a 1997 OECD treaty on combating corruption.
    Implement customs reforms with immediate effect.
    Within three months, the government will:
    Establish “control gates” and strengthen oversight at the Beirut and Tripoli ports and at the Beirut airport, as well as at other border crossings.

    Public procurement reform
    Within one month:
    Parliament will prepare, adopt and implement a bill on public procurement reform.
    The government will grant the Higher Council for Privatization the human and financial capabilities necessary to carry out its tasks.

    Public finances
    Within one month:
    Prepare and vote on a “corrective finance bill that explicitly clarifies the status of accounts for the year 2020”.
    By the end of the year:
    Prepare and approve a “harmonised” budget for the year 2021.

    Elections
    “The government will ensure that new legislative elections are organised within a maximum period of one year.”
    "The electoral law will be reformed with the full inclusion of civil society, allowing Parliament to be more representative of the aspirations of civil society."

    Dans sa généralité, le dernier point résume la modestie des réformes fondamentales : "The electoral law will be reformed with the full inclusion of civil society, allowing Parliament to be more representative of the aspirations of civil society."

    #liban

  • Liban : la France veut réformer l’État mais quid du système ?
    Par Paul Khalifeh – BEYROUTH, Liban | Published date : Mercredi 2 septembre 2020 - | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/decryptages/liban-france-macron-adib-reforme-systeme-confessionnalisme-hezbollah

    (...) Moustapha Adib a été choisi par le « rassemblement des anciens Premiers ministres » (regroupant Saad Hariri, Fouad Siniora, Najib Mikati et Tammam Salam) et son nom a été accepté par le président de la République Michel Aoun et les partis chiites (Hezbollah et Amal). La nature consensuelle du choix correspond à cet homme grand et élégant, qualifié de « personnalité modérée » et « ouverte au dialogue » par un de ses proches à Beyrouth.

    Mais ce ne sont pas les seuls atouts dont il disposerait. Le Premier ministre détient le passeport tricolore de par son épouse française et entretient de bons rapports avec Paris.

    « Les Français le connaissent bien et le considèrent comme un ‘’membre de la famille’’ », écrit Salim al-Asmar dans le site 180post. « Son beau-père est proche de l’Élysée et tous les étés, il passe ses vacances en France avec son épouse et ses cinq enfants. »

    Emmanuel Macron a dit, à Beyrouth, ne pas connaître le nouveau Premier ministre mais une source politique libanaise croit savoir qu’« il a été proposé par Bernard Emié, le chef de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) [française] ».

    Les deux visites du président français et le choix de Moustapha Adib illustrent un fort engagement de la France au pays du Cèdre.

    « Il est clair que le Liban ne peut pas se relever seul à cause d’une variété de facteurs : manque de maturité politique, manque de ressources, blocages politiques, intérêts régionaux », explique à Middle East Eye Elie Abouaoun, directeur du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord à l’Institut des États-Unis pour la paix.

    « C’est justement à ce niveau que le président Macron a essayé de briser l’étau. »
    Macron menace les dirigeants libanais de sanctions

    Lors de ses rencontres avec les principaux dirigeants et les chefs des grands partis mardi, Emmanuel Macron leur a arraché l’engagement de faciliter la formation du prochain gouvernement « dans un délai de quinze jours ». Ce processus traînait depuis des mois en raison des appétits insatiables et des intérêts divergents des partis politiques. (...)

    #Liban

  • Ussama Makdisi sur Twitter :

    "This image of the creation of “Grand #Liban” from 1920 sums up the tragedy of #Lebanon. And speaks volumes about the lasting legacy of French orientalism and colonialism: the idea that religious diversity in the Orient is inherently sectarian unless managed by Western power." / Twitter
    https://twitter.com/UssamaMakdisi/status/1300763848627154946

    The further tragedy is how many Arabs now accept this insidious myth. They ignore how much work and ideology goes into the creation of #sectarianism and its enabling structures. And they ignore how this region had a long history of #coexistence before Western colonialism.

    We need to study this #coexistence critically, but this does not mean we should denigrate one of the most important ecumenical aspects of our historical experience, namely the insistence and ability of so many people in ME to transcend religious difference for common purpose.

    #sectarisme #colonialisme #diviser_pour_régner

  • Vers un gouvernement sous haute surveillance française - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1231205/vers-un-gouvernement-sous-haute-surveillance-francaise.html

    L’Orient-Le Jour - faut-il le préciser ? - est un quotidien francophone « libanais » !

    Tel un maître de classe guidant des personnes manquant d’expérience, le président français Emmanuel Macron a réussi là où le pouvoir libanais s’est jusqu’ici montré défaillant. Le chef de l’Élysée est parvenu à arracher à l’ensemble des dirigeants politiques un engagement important : la formation en 15 jours d’un « gouvernement de mission », une formule sur laquelle il insiste, qui doit mettre en œuvre les réformes exigées par la communauté internationale.

    #liban

    • « Ce qui compte, c’est la feuille de route actée par l’ensemble des forces politiques, ce soir », a-t-il déclaré, avant de définir les grandes lignes du document en question. Il s’agit, bien entendu, de la gestion des conséquences de l’explosion, du soutien à la population et de la reconstruction du port. Une liste à laquelle s’ajoutent les réformes de l’électricité, la loi sur le contrôle des capitaux, la gouvernance juridique et financière, la lutte contre la corruption et la contrebande, ainsi que la réforme des marchés publics. « Sur tous ces points, l’accord de tous a été acté ce soir », a encore dit le président français.

      Rien sur la déconfessionnalisation de l’État et de la fonction publique ? C’est pourtant là que toute personne un peu sérieuse (comme l’a encore rappelé Charbel Nahas dans l’entretien d’Orient XXI) au Liban voit la source de toute la corruption, incompétence et déficit démocratique dans le pays. Même le Président libanais (Michel Aoun) a rappelé le besoin d’un « État civil » il y a quelques jours.

      Mais ça ne m’étonnerait pas : « la France » n’envisage généralement les « réformes » et les processus de démocratisation dans la région que sous l’angle de l’« équilibre » des confessions.

  • Sortir le Liban de l’ornière
    https://orientxxi.info/magazine/sortir-le-liban-de-l-orniere,4106
    Charbel Nahas interrogé par Dominique Eddé pour @OrientXXI

    La transition n’est pas une position politique volontaire ou arbitraire de l’ordre du « je veux mettre en œuvre un changement ». Quand toute l’institution, réelle et imaginaire, de la société tombe, ce n’est pas parce que les gens se sont rebellés contre elle. Elle tombe parce que les conditions assurant sa survie se sont effondrées, indépendamment des prouesses et des artifices des opérateurs. Ces conditions sont au nombre de deux : un afflux persistant de capitaux et une bienveillance régionale pour encadrer les tensions internes consubstantielles au modèle communautaire. L’équilibre est définitivement rompu.
    [...]
    Le principe de base est que personne n’appartient à aucune communauté. Dans un deuxième temps, chacun a la latitude de proclamer, par un acte positif, son désir de ne pas avoir de relation directe avec l’État, mais à travers sa communauté. En résumé, la validité d’un acte communautaire sera reconnue comme telle par l’État à deux conditions. La première est que cet acte procède du choix explicite des personnes. La seconde est que l’ordre communautaire ne contrevienne pas aux principes d’ordre public.
    [...]
    D. E. — Quelles missions en ce sens assignez-vous au gouvernement de transition pendant les 18 mois qui lui seront impartis ?

    C.N. — Il devra entreprendre trois actions immédiates :

    ➞ le recensement de la population existante complété par le recensement des émigrés. Ce recensement de la population, le premier depuis 1932, assignera à chaque habitant un lieu de résidence, mais aucune appartenance communautaire. Au-delà de ce qu’il signifie pour la gestion des politiques publiques, en matière de chômage, de fiscalité, de santé, etc., cette action a une portée fondatrice, parce qu’elle démantèle les relations de parentèles qui sont le socle sur lequel l’édifice communautaire politique est assis ;

    ➞ la mise en place d’un régime de droit personnel qui instaure dès le départ :

    les principes généraux du statut personnel qui s’appliquent à tout le monde ;
    le fait que chaque adulte aura le choix de rester par défaut citoyen en relation directe avec l’État, ou bénéficier de la tolérance dérogatoire qui lui est reconnue de s’affilier à un statut personnel communautaire ;
    les règles du statut personnel s’appliquant à ceux qui n’auront pas choisi, par un acte volontaire, de passer par l’intermédiation des communautés.
    ➞ La promulgation d’une loi électorale fondée sur le principe que les candidats quand ils se présentent et les électeurs au moment où ils votent auront le choix entre une représentation directe non communautaire, avec tous les effets que cela entraîne, et une représentation communautaire qui sera régie par des règles strictes empêchant que les communautés n’entrent en conflit les unes avec les autres.

    [c’est quand on passe aux modalités concrètes que les choses sont floues]

    D.E. — Comment constituer un front politique suffisamment fort et fédérateur pour avoir les moyens d’une telle négociation ? Les Libanais sont très impatients de voir les différents partis, tel que le vôtre, le Bloc national et bien d’autres, se fédérer.

    C.N. - La négociation, ça veut dire arriver avec des partenaires à un accord fondé sur des attentes différentes. Dans une transaction commerciale, l’acheteur et le vendeur veulent tous deux faire une bonne affaire. En politique, c’est la même chose. Une grande partie de la population continue d’être attachée aux chefs communautaires, mais ceux-ci, en particulier les plus forts d’entre eux, sont exposés à des risques énormes, et aujourd’hui incapables de faire face à cette situation pour des raisons fonctionnelles. Il ne s’agit pas d’aliéner les communautés confessionnelles, mais de les mettre face à la situation. La transaction consisterait donc à gérer la faillite générée par l’incompétence, et à provoquer une transition en rupture avec le mode actuel de légitimité sociopolitique. Les chefs communautaires pourront penser : « Ce sont des fous, nous les utiliserons comme des fusibles et nous reviendrons dans 18 mois ; s’ils réussissent, nous n’aurons que des pertes relatives ». C’est un double pari politique essentiel, et l’une des raisons pour lesquelles nous réclamons un gouvernement provisoire de 18 mois. Il s’agit de bâtir le premier État laïque de cette région du monde.

  • ضغوط على لبنان تدفعه الى الاعتذار عن استقبال اجتماع الفصائل الفلسطينية يوم الخميس المقبل.. ومصدر فلسطيني لـ"راي اليوم" : قد يعود لبنان عن اعتذاره والصورة تتضح خلال الساعات القادمة - رأي اليوم
    https://www.raialyoum.com/index.php/%d8%b6%d8%ba%d9%88%d8%b7-%d8%b9%d9%84%d9%89-%d9%84%d8%a8%d9%86%d8%a7%d9%8

    Une réunion des différentes organisations palestiniennes, prévue à Beyrouth jeudi prochain, brusquement annulée... Un « effet Macron » ?

    #liban #palestine

  • Liban : le pas de deux d’Emmanuel Macron avec le Hezbollah
    Le chef de l’État rencontrera, mardi, le chef du bloc parlementaire du mouvement chiite pro-iranien, convié à la résidence des Pins parmi d’autres responsables politiques.
    Par Georges Malbrunot, De notre envoyé spécial à Beyrouth,
    Publié le 31 août 2020
    https://www.lefigaro.fr/international/liban-le-pas-de-deux-d-emmanuel-macron-avec-le-hezbollah-20200831

    Le Hezbollah a encore du mal avec la métaphore macronienne. « Il faut arrêter de discuter du sexe des anges », avait enjoint Emmanuel Macron aux chefs de parti, reçus à la résidence des Pins à l’issue de sa première visite le 6 août dans un Liban, meurtri par la tragique explosion qui avait tué près de 200 personnes, deux jours plus tôt au port de la capitale.

    Sur un ton très ferme, le président de la République avait sommé ses interlocuteurs de s’engager sur la voie des réformes indispensables à la survie d’un pays au bord de la faillite. Parmi eux, Mohammed Raad, chef du bloc parlementaire du Hezbollah, demanda ensuite à des proches de lui décrypter cette image auquel un pieux musulman chiite n’est guère familier. Mais le représentant du Parti de Dieu pro-iranien, qui domine la scène politique grâce à son arsenal militaire, n’en voulut point à Macron. Et pour cause ! Il eut droit, à l’issue de la rencontre, à un aparté de huit minutes avec le chef de l’État. Première fois depuis la naissance du Hezbollah, en 1982, qu’un président français échangeait en direct avec un de ses membres. « Cela équivaut à une reconnaissance internationale », se félicitait quelques jours après un proche de la mouvance, classée terroriste par les États-Unis, la Grande-Bretagne et l’Allemagne.

    « Je veux travailler avec vous pour changer le Liban », lui avait dit Macron, selon une source française à Beyrouth. « Mais prouvez que vous êtes libanais, avait-il ajouté. Tout le monde sait que vous avez un agenda iranien. On connaît très bien votre histoire, on sait votre identité particulière, mais vous êtes libanais, oui ou non ? Vous voulez aider les Libanais, oui ou non ? Vous parlez du peuple libanais, oui ou non ? Donc rentrez à la maison, avait recommandé Macron, quittez la Syrie et le Yémen, et faites le boulot ici pour construire un État parce que ce nouvel État va aussi bénéficier à vos familles ».

    Le Hezbollah a des députés élus par les Libanais, il fait partie de la scène politique
    Emmanuel Macron lors de sa précédente visite, le 6 août, à Beyrouth

    Quelques instants après, lors de sa conférence de presse, Macron enfonçait le clou en réponse à une journaliste libanaise qui lui demandait s’il pouvait accepter des membres du « Hezbollah terroriste » dans un futur gouvernement. « Le Hezbollah a des députés élus par les Libanais, il fait partie de la scène politique », assurait Macron. Sous-entendu : je ne peux pas le rayer de la carte. Message bien reçu au fief du parti dans la banlieue Sud. Le lendemain, Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, saluait « la visite positive » de Macron. « Emmanuel Macron a réellement une approche différente de celle des États-Unis, se félicite l’analyste Walid Charara, proche du Hezbollah. Après l’explosion, il a dit publiquement aux Américains que leur politique de pressions allait échouer, qu’ils allaient étouffer le Liban, et que la seule force qui ne s’effondrerait pas, c’est le Hezbollah. »

    Mais il en faut beaucoup plus pour briser la méfiance réciproque, comme le rappelle une note de cadrage du ministère des Affaires étrangères en date du 23 janvier 2019 adressée au chef de la diplomatie, Jean-Yves Le Drian, qui appelle à « exercer (…) des pressions (…) sur les acteurs qui entravent le bon fonctionnement des institutions et perturbent les équilibres traditionnels du pays : Gebran Bassil (alors ministre des Affaires étrangères) et le Hezbollah ». En coulisses, des messages ont été passés ces dernières semaines entre Paris et la formation chiite. Selon la source française précitée, « Macron leur a dit en substance : on ne vous ennuie pas sur la question de vos armes et sur deux ou trois points qui vous importent ; mais en contrepartie, vous mettez de l’oxygène dans le système. Acceptez de jouer le jeu, car on ne peut plus continuer comme cela, et vos partisans couleront avec le système . »

    Réparer les dégâts

    Certes, le Hezbollah, dont les circuits financiers échappent au système bancaire, n’est pas visé par la menace d’Emmanuel Macron de sanctionner les responsables libanais, s’ils s’obstinaient à refuser « le nouveau contrat politique » qu’il appelle de ses vœux. Mais dans la bataille qui s’est engagée pour choisir un nouveau premier ministre à la place de Hassan Diab, démissionnaire, le Hezbollah est, dans un premier temps, resté sourd aux appels de Paris. « Fort de l’accord Chine-Russie-Iran, il se sent pousser des ailes », regrettait le 15 août un diplomate. « Pourtant, l’explosion du 4 août l’a affaibli », ajoutait-il.

    De nombreux Libanais lui imputent une part de responsabilité. Pour la première fois, le 8 août, l’effigie de Hassan Nasrallah fut exhibée au bout d’une corde par des centaines de manifestants en colère. « Beaucoup lui en veulent, y compris pour son bilan politique car il cogérait le pays », constate le diplomate. Sous l’effet de la déflagration, le Parti de Dieu a commencé de perdre sa couverture chrétienne. Son allié, le Courant patriotique libre de Gebran Bassil, gendre du président de la République, Michel Aoun, se fissure. Quant au patriarche maronite, Mgr Bechara Boutros Rahi, qu’Emmanuel Macron rencontre ce mardi, il appelle, désormais, à se distancier de la milice pro-iranienne.

    Fort de sa supériorité militaire, le Hezbollah a toujours été pour un État faible et des dirigeants sans grande volonté politique. Saad Hariri, l’ancien premier ministre, remplit cette case : jusqu’à ces derniers jours, le Hezbollah le soutenait, avant de se raviser et d’accorder sa bienveillance à Mustapha Adib, choisi lundi par les ténors sunnites.

    Son futur gouvernement de mission souhaité par Paris n’est pas encore formé. Le Hezbollah n’y était, jusqu’ici, guère favorable. Il a adouci sa position. « Le Hezbollah veut un gouvernement qui réussisse tout d’abord à réparer les dégâts causés par la catastrophe du port, puis qu’il pose des jalons pour l’avenir », souligne Walid Charara. Mais il restera vigilant sur le contenu des réformes qui seraient proposées au Parlement, présidé par son allié le président de la chambre, Nabih Berri.

    Mohammed Raad aura-t-il droit ce mardi soir à un nouvel aparté avec Emmanuel Macron à la résidence des Pins ? La formation chiite est prête à un pas de deux avec lui, mais elle s’interroge. « Est-ce qu’il y a un mandat américain pour soutenir les efforts français ? », se demande Walid Charara. En attendant, la veille de l’arrivée de Macron, Hassan Nasrallah a affirmé qu’il était prêt à discuter du « nouveau contrat politique » que le chef de l’État tente de mettre sur pied au cours de sa visite au Liban. « À condition qu’il s’agisse d’un dialogue libanais et que ce soit la volonté de toutes les parties libanaises », a ajouté Nasrallah. Un oui mais, en quelque sorte.

    #Liban

    • VIDÉO. Au Liban, Emmanuel Macron s’en prend violemment à un journaliste français suite à ses révélations
      Par La Rédaction Issues, 2 septembre 2020
      https://issues.fr/macron-malbrunot-liban

      Emmanuel Macron était furieux après le reporter Georges Malbrunot et l’a fait savoir. Le journaliste avait publié la veille un article révélant une entrevue de 8 minutes entre le Président français et Mohammed Raad, le chef du bloc parlementaire du Hezbollah.

      Ce que vous avez fait là, compte tenu de la sensibilité du sujet, compte tenu de ce que vous savez de l’histoire de ce pays, est irresponsable », a lancé Emmanuel Macron au grand reporter, spécialiste du Moyen-Orient, au milieu de la réception.

      « Irresponsable pour la France, irresponsable pour les intéressés ici, et grave d’un point de vue déontologique », poursuit le chef de l’Etat, très en colère. « Vous m’avez toujours entendu défendre les journalistes. Je le ferai toujours. Mais je vous parle avec franchise. Ce que vous avez fait est grave, non professionnel et mesquin. »
      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1301116479585353734/pu/vid/1110x622/BSrGsq4mdlv8L9Z4.mp4?tag=10

    • DOCUMENT LCI/TF1 - « Ce que vous avez fait est grave » : au Liban, la colère d’Emmanuel Macron contre un journaliste français
      https://www.lci.fr/politique/document-lci-tf1-ce-que-vous-avez-fait-est-grave-au-liban-la-colere-d-emmanuel-m

      Quelle information publiée par le journaliste a-t-elle pu ainsi mettre en colère le président de la République ? Selon nos sources, il s’agit d’un article publié par Le Figaro le 30 août, relatif à l’action du président français au Liban depuis l’explosion à Beyrouth, intitulé « Le pas de deux d’Emmanuel Macron avec le Hezbollah ».

      Georges Malbrunot y revient sur la première visite du chef de l’Etat, le 6 août, au Liban, qui a précédé le déplacement actuel visant à accompagner le pays dans sa reconstruction. Selon le journaliste, Emmanuel Macron aurait alors, parmi les nombreux interlocuteurs politiques rencontrés, eu un échange avec Mohammed Raad, le chef du bloc parlementaire du Hezbollah. « Un aparté de huit minutes », selon l’article, au cours duquel Emmanuel Macron aurait eu un échange assez direct avec le responsable de cette mouvance classée terroriste par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Allemagne.

      Le journaliste dévoile ensuite la teneur de cet échange en citant, sans la nommer, une source française à Beyrouth : « Je veux travailler avec vous pour changer le Liban. Mais prouvez-moi que vous êtes Libanais », aurait lancé Emmanuel Macron à Mohammed Raad, selon le journaliste citant cette source française. « Tout le monde sait que vous avez un agenda iranien [...] Vous voulez aider les Libanais, oui ou non ? Donc rentrez à la maison, quittez la Syrie et le Yémen et faites le boulot ici pour construire un Etat parce que que ce nouvel Etat va aussi bénéficier à vos familles », aurait plaidé le chef de l’Etat. Un proche de la mouvance cité par le même article aurait considéré cette entrevue comme « une reconnaissance internationale ».

  • Explosion au Liban : les pertes pourraient s’élever à plus de 8 milliards de dollars

    https://www.lefigaro.fr/conjoncture/explosion-au-liban-les-pertes-pourraient-s-elever-a-plus-de-8-milliards-de-

    Le pays a besoin dans l’immédiat de 605 à 760 millions de dollars pour se relever, selon une estimation publiée ce lundi par la Banque mondiale.

    L’explosion au port de Beyrouth a causé entre 6,7 et 8,1 milliards d’euros de dégâts et pertes économiques, et le Liban a besoin urgemment de 605 à 760 millions de dollars pour se relever, selon une estimation publiée lundi par la Banque mondiale.

    L’explosion du 4 août, qui a dévasté une grande partie du port et au-delà, a causé des dommages matériels de l’ordre de 3,8 à 4,6 milliards de dollars, tandis que les pertes économiques, résultant de la baisse de la production des différents secteurs de l’économie, représentent entre 2,9 et 3,5 milliards de dollars, selon les résultats de cette « évaluation rapide des dommages et des besoins » (« Rapide damage and needs assessment ») menée conjointement avec l’Onu et l’Union européenne entre le 5 et le 31 août.

    Les secteurs les plus gravement touchés sont le logement, les transports et le patrimoine culturel (dont les sites religieux et archéologiques, les monuments nationaux, les théâtres, les archives, les bibliothèques et autres monuments), précise la Banque mondiale dans un communiqué accompagnant son rapport, publié à la veille de la seconde visite du président français Emmanuel Macron au Liban.

    L’institution de Washington a chiffré les besoins de reconstruction immédiats (d’ici la fin de l’année) de 605 à 760 millions de dollars, et de 1,18 à 1,46 milliard de dollars pour l’année 2021. C’est le secteur des transports qui a le plus besoin d’aide, suivi par la culture et le logement.

    Sur un plan macroéconomique, la Banque mondiale note que « l’explosion a entraîné trois effets économiques majeurs : les pertes d’activité économique causées par la destruction du capital physique, les perturbations des échanges commerciaux et la perte de recettes budgétaires ». Dès lors, le produit intérieur brut du Liban devrait s’enfoncer de 0,4 point supplémentaire en 2020 et de 0,6 point l’an prochain, selon ses prévisions.

    Avant même l’explosion, qui a détruit ou endommagé les domiciles de quelque 300.000 personnes, le Liban était confronté à une crise multiforme (économique, financière et monétaire) qui, aggravée par les effets de la pandémie de Covid-19, avait déjà conduit la Banque mondiale à anticiper un recul du PIB de 10,9% en 2020. Or « non seulement la catastrophe va exacerber la contraction de l’activité économique, mais elle va également aggraver la pauvreté, qui touchait déjà 45% de la population juste avant l’explosion ».

    Si le pays, compte tenu de son « insolvabilité » et de son « manque de réserves de change », ne pourra compter que sur « l’aide internationale et l’investissement privé », il « devra impérativement mettre en œuvre un programme de réformes crédible » afin de « prévenir la corruption et briser l’emprise de l’élite », juge l’organisation économique.

    #reconstruction #Liban #Beyrouth

  • Aoun : Je demande que le Liban soit déclaré État civil - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1230927/aoun-je-demande-que-le-liban-soit-declare-etat-laic.html

    « Pour que le 1er septembre 2020 complète le 1er septembre 1920, et parce que je suis convaincu que seul un Etat civil est capable de protéger le pluralisme, de le préserver en le transformant en unité réelle, je demande que le Liban soit déclaré Etat civil. Je m’engage à appeler au dialogue les autorités spirituelles et les dirigeants politiques afin d’arriver à une formule acceptable par tous et pouvant être mise en place à travers des amendements constitutionnels appropriés »

    Bonne idée que de demander aux religieux et aux chefs traditionnels leur avis sur la fin de leur règne !

    #liban

  • « Beaucoup d’acteurs libanais préfèrent nous ramener à la guerre civile plutôt qu’accepter une réforme »
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/29/beaucoup-d-acteurs-libanais-preferent-nous-ramener-a-la-guerre-civile-plutot

    Il y a eu une seule conséquence politique jusqu’ici : la démission du gouvernement de Hassan Diab [un cabinet se revendiquant technocrate, formé en janvier 2020, avec le soutien des partis de l’alliance du Hezbollah, les autres se rangeant dans « l’opposition »]. Faire porter à ce gouvernement la responsabilité de l’explosion est ridicule. C’est un exécutif qui a manqué de courage, mais il a eu le mérite de voter un plan de sauvetage, et de demander un audit [indépendant] de la banque centrale du Liban [qui n’a pas eu lieu]. Il est sidérant que les plus hautes autorités libanaises n’aient pas accès au montant des pertes et des réserves de la banque centrale !

    #paywall, alors je n’en sais pas plus. Mais j’apprécie la mention : « [qui n’a pas eu lieu] ».

    • Beaucoup d’acteurs libanais préfèrent nous ramener à la guerre civile plutôt qu’accepter une réforme
      Hélène Sallon et Laure Stephan, Le Monde, el 29 août 2020

      Directeur général du ministère des finances libanais pendant vingt ans, #Alain_Bifani en a claqué la porte en juin 2020, dénonçant la façon dont la crise financière était gérée par l’establishment politico-financier. Il soutient l’initiative du président Macron − qui doit revenir à Beyrouth mardi 1er septembre − de demander au Liban de mettre en place un « gouvernement de mission ».

      La double explosion du 4 août illustre-t-elle la défaillance systémique de l’Etat ?

      De nombreuses zones d’ombre persistent : qui a fait entrer ce nitrate d’ammonium au Liban, et pourquoi ? Qui était chargé de ce stock ? Mais cela s’inscrit aussi dans un contexte de corruption, d’absence de contrôle efficace, de manque de courage. Le système politique est conçu de manière à ce que les responsabilités soient diluées. Il y a bien longtemps qu’un gouvernement ne s’est plus attelé à faire de choix stratégiques : ni sur la crise des réfugiés syriens [1,5 million, à rapporter à une population d’environ 4,5 millions de Libanais], ni sur la politique de défense, ni sur la politique étrangère, ni sur l’aménagement du territoire. Depuis combien d’années parle-t-on de l’électricité [qui est rationnée] ou de la gestion des déchets, sans qu’aucune solution pérenne ne soit trouvée ?

      Que penser de la classe politique, plus encline à lancer des accusations qu’à se remettre en cause après la déflagration ?

      Il y a eu une seule conséquence politique jusqu’ici : la démission du gouvernement de Hassan Diab [un cabinet se revendiquant technocrate, formé en janvier 2020, avec le soutien des partis de l’alliance du Hezbollah, les autres se rangeant dans « l’opposition »]. Faire porter à ce gouvernement la responsabilité de l’explosion est ridicule. C’est un exécutif qui a manqué de courage, mais il a eu le mérite de voter un plan de sauvetage, et de demander un audit [indépendant] de la banque centrale du Liban [qui n’a pas eu lieu]. Il est sidérant que les plus hautes autorités libanaises n’aient pas accès au montant des pertes et des réserves de la banque centrale !

      Pourquoi ce plan de sauvetage n’a-t-il pas été mis en œuvre ?

      Le soutien du FMI et d’autres acteurs [internationaux] était immense. Le FMI a validé l’état des lieux dressé par le gouvernement. Mais ce dernier a plié sous les coups d’une campagne médiatique hostile et face à des députés et des banques qui s’y opposaient. Les chefs de clans, qui sont les gardiens du temple de ce système, ont alors laissé faire. Le plan de sortie de crise a été saboté pour éviter des réformes.

      Une approche très vicieuse l’a emporté : perdre du temps pour que les pertes soient assumées par la population [au travers d’une dévaluation officieuse de la monnaie locale et de restrictions draconiennes sur les retraits bancaires]. En juillet, j’avais estimé que l’évasion de capitaux se chiffrait à 6 milliards de dollars [environ 5 milliards d’euros] depuis octobre 2019 [date à laquelle les transferts vers l’étranger sont devenus impossibles pour les clients ordinaires]. Les petits épargnants se retrouvent spoliés, mais des privilégiés ont été capables de sortir leur argent.

      La banque centrale pourrait cesser de subventionner des produits comme le blé, le carburant et les médicaments, d’ici à la fin 2020. L’inflation galopante a déjà réduit drastiquement le pouvoir d’achat des Libanais.

      Tout porte à croire que les réserves obligatoires de la banque centrale ont déjà été entamées depuis un moment. La dégringolade économique et sociale va se poursuivre. La société est utilisée comme une variable d’ajustement, avec l’émigration de Libanais qui produisent, qui ont des compétences ou des capitaux. Le risque est de voir les Libanais qui resteront plonger dans la misère, dont certains seront prêts à servir d’hommes de main aux caciques du pouvoir, avec des structures quasi-miliciennes qui s’installent un peu partout et, pour seul flux d’argent vers le Liban, de l’argent sale ou blanchi. Autant dire que, dans ces conditions, le Liban n’a aucune chance de devenir un Etat de droit. Beaucoup d’acteurs locaux préfèrent nous ramener à la guerre civile, plutôt que d’accepter une réforme qui signifierait une perte de leur influence.

      Vous appelez la classe politique à un sursaut, mais les mêmes dynamiques de tractations sont à l’œuvre pour former un gouvernement…

      Certains leviers peuvent permettre de débloquer la situation au forceps. Cette fois, la communauté internationale conditionne strictement l’aide à des réformes. Cela pourrait mener à une pression populaire sur les acteurs politiques. Il y a en outre la possibilité de sanctions, évoquées par le président Macron.

      Un accord pour des réformes a plus de chances d’aboutir aujourd’hui, car la stratégie de la carotte et du bâton est utilisée avec tous les acteurs. Si malgré tout, la classe dirigeante choisit le suicide, ce sera aux Libanais de prendre leur destin en main. Un sursaut ne peut pas venir que de l’extérieur, il faut aussi une pression populaire.

      Après l’explosion, la contestation populaire n’a pourtant pas été massive…

      Cela fait quarante-cinq ans que nous vivons dans une situation catastrophique. Si, avec cela, il y a encore une jeunesse qui fait preuve de solidarité auprès des sinistrés, qui se mobilise dans la rue, et des gens qui demandent des réformes, cela signifie que ce pays a encore une âme. Quand une population a pendant très longtemps désespéré d’avoir un Etat, il est normal qu’elle ne prenne pas de risques insensés. Les Libanais ont besoin de sentir que les efforts de la communauté internationale seront soutenus sur le long terme. Aujourd’hui, il existe un risque de guerre civile, mais aussi un espoir sérieux de changement. Un système ne peut pas durer éternellement, malgré ses combats d’arrière-garde.

      Que pensez-vous de l’initiative française, portée par Emmanuel Macron ?

      A mes yeux, elle est bienvenue. C’est la seule aujourd’hui qui puisse permettre des avancées. Les attentes internationales, comme la transparence, sont claires – ce qui est rare. Cette intervention paraît lucide et structurée. Mais si elle ne durait pas, ce serait un désastre. Il faut que cette implication reste sans concessions, face à un système pervers.

      La France propose un « gouvernement de mission », selon moi le plus adapté à la situation. Il n’y a actuellement aucune chance pour que les partis s’entendent sur des changements à long terme, constitutionnel par exemple. Mais sur le court terme, des accords sont possibles. Cela offrirait une bouffée d’oxygène à la population. Il pourrait y avoir d’abord de petites réformes structurelles − comme donner à la justice les moyens d’être indépendante face aux interférences politiques. D’autres dossiers critiques devraient être pris en main (gérer la faillite, les services publics, établir une loi électorale digne de ce nom, rendre l’Etat un peu plus puissant face aux chefs de clan…), avant des élections. Pour cela, il faut que les partis politiques parviennent à un minimum de consensus, le Hezbollah comme les autres formations au pouvoir.

      #Liban #Beyrouth

    • La « communauté internationale » ? Ces types n’ont accepté d’arrêter la guerre qu’à la condition que la prétendue communauté internationale leur permette de légaliser leurs activités criminelles.

      Sanctions ? Chiche, geler tous leurs avoirs à l’étranger ?

    • Le risque est de voir les Libanais qui resteront plonger dans la misère, dont certains seront prêts à servir d’hommes de main aux caciques du pouvoir, avec des structures quasi-miliciennes qui s’installent un peu partout et, pour seul flux d’argent vers le Liban, de l’argent sale ou blanchi.