• Évasion fiscale de #BFM TV : l’étrange silence des #Médias dominants
    https://lemediapresse.fr/medias/evasion-fiscale-de-bfm-tv-letrange-silence-des-medias-dominants

    Une part importante des bénéfices du groupe #Next Radio TV (BFM, #RMC et autres) s’envole vers les paradis fiscaux pour échapper à l’impôt : lundi 8 juillet, Le Média révélait les pratiques d’évasion fiscale du groupe de Patrick #Drahi. Silence radio (et télé), à de rares exceptions. Quelques hypothèses sur un étrange mutisme.

    #Économie #Altice #BFMTV #Bourdin #Evasion_fiscale #Jersey #Libération #Luxembourg #paradis_fiscal #SFR #Télérama #Weill

  • Réveille-toi Adam Smith, sors de ta tombe Milton Friedman!
    http://carfree.fr/index.php/2019/07/10/reveille-toi-adam-smith-sors-de-ta-tombe-milton-friedman

    Quand les médias parlent de dysfonctionnement d’un service public, rapidement se pose la question de le rendre payant. Récemment, un éditorialiste de la chaîne de télévision LCI, François Lenglet, croyait Lire la suite...

    #Fin_de_l'automobile #Transports_publics #critique #économie #Gratuité_des_transports_en_commun #libéralisme #routes #santé #services_publics

  • Révélations – #BFM TV, championne de France de l’évasion fiscale
    https://lemediapresse.fr/medias/revelations-bfm-tv-championne-de-france-de-levasion-fiscale

    Une part conséquente des bénéfices générés par la première chaîne d’info de France, propriété de Patrick #Drahi, s’envolent vers des paradis fiscaux pour échapper à l’impôt : c’est ce que révèle une enquête exclusive du Média. 

    #Économie #Médias #Altice #BFMTV #Evasion_fiscale #Jersey #Libération #Luxembourg #Next #paradis_fiscal #RMC

  • Déontologie
    https://diasp.eu/p/9201503

    Déontologie

    Les chartes du journaliste

    Déclaration des devoirs et des droits des journalistes

    Munich, 1971

    http://www.snj.fr/content/d%C3%A9claration-des-devoirs-et-des-droits-des-journalistes :

    Préambule

    Le #droit à l’ #information, à la #libre #expression et à la #critique est une des #libertés fondamentales de tout être #humain.

    Ce droit du #public de connaître les faits et les opinions procède l’ensemble des #devoirs et des #droits des #journalistes.

    La #responsabilité des journalistes vis-à-vis du public prime toute autre responsabilité, en particulier à l’égard de leurs employeurs et des #pouvoirs publics.

    La mission d’information comporte nécessairement des limites que les journalistes eux-mêmes s’imposent spontanément. Tel est l’objet de la #déclaration des devoirs formulés ici.

    Mais ces devoirs (...)

  • Proposition de loi contre la haine en ligne, l’avis d’un jeune vieux con des Internets – Pixellibre.net
    https://pixellibre.net/2019/07/proposition-de-loi-contre-la-haine-en-ligne-lavis-dun-jeune-vieux-cons-d

    Le texte prévoit que l’appréciation des « contenus gris » revienne aux opérateurs, afin d’aller plus vite dans le blocage ou la suppression des contenus. Par ailleurs, le texte réduit de façon significative le temps dont disposent les opérateurs pour retirer du contenu. Dès lors, les problèmes de censure ne peuvent que s’accentuer, les blocages à tort aussi, le « zèle » des opérateurs privés également. Les obligations de la future loi sont extrêmement contraignantes pour ces derniers, ils appliqueront le même procédé qu’actuellement : bloquer plus que nécessaire, pour éviter des risques.

    Ironie du sort, la loi prévoit des sanctions en cas de sûr-blocage. Les opérateurs privés vont donc se faire taper dessus s’ils ne bloquent pas les propos mais vont aussi se faire taper dessus s’ils bloquent à tort des propos qui n’auraient pas dû être bloqués. Tout en sachant qu’ils sont incapables de catégoriser correctement du contenu « manifestement » illicite. C’est mal pensé, dangereux pour tout le monde, ça va nécessairement conduire à des situations anormales… et en attendant, la liberté d’expression qu’a chacun va se faire raboter, encore une fois.

    Vous voulez savoir le pire : les députés, la rapporteure du texte et la ministre le savent. Un député, lors des débats à l’assemblée, l’a dit « oui, Madame Dumas (ndlr : une députée), il y aura sans doute du sûr-blocage, mais bon […] c’est un choix politique. »

  • Réforme de la #loi_de_1881 : une nouvelle atteinte à la #liberté_de_la_presse - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2019/07/02/reforme-de-la-loi-de-1881-une-nouvelle-atteinte-a-la-liberte-de-la-presse

    Alors que le gouvernement envisage de sortir l’injure et la diffamation de la loi de 1881 sur la liberté de la presse, syndicats et sociétés de journalistes, collectifs et associations alertent les parlementaires sur l’entrave à la liberté d’informer que constituerait une telle réforme.

  • La justice dédommage a minima un assigné à résidence à tort
    https://www.mediapart.fr/journal/france/050719/la-justice-dedommage-minima-un-assigne-residence-tort

    En décembre 2015, le ministère de l’intérieur avait assigné à résidence un homme accusé, dans une « note blanche » des services, d’avoir pris des photos du domicile d’une personnalité protégée par la police. Ses avocats ayant démontré qu’il ne faisait que téléphoner à sa femme, le juge administratif vient de l’indemniser à hauteur de 4 500 euros.

    #LIBERTÉS_PUBLIQUES #état_d'urgence,_assignations_à_résidence,_services_de_renseignement

  • Prison avec sursis pour des étudiants qui avaient chanté « un flic suicidé à moitié pardonné »
    Le Progrès, le 4 juillet 2019
    https://www.leprogres.fr/faits-divers-justice/2019/07/04/prison-avec-sursis-pour-des-etudiants-qui-avaient-chante-un-flic-suicide-a

    Ils étaient prévenus d’avoir, le 29 avril dernier, alors qu’ils étaient venus soutenir un gilet jaune devant le tribunal de grande instance de Montpellier, chanté devant les policiers déployés sur le parvis : « Elle est où la capitaine, pan, pan, pan ! » et « Un flic suicidé à moitié pardonné ».

    On n’a pas le droit de le dire, mais on peut citer cet article :
    « Elle est où la capitaine, pan, pan, pan ! »
    « Un flic suicidé à moitié pardonné ! »

    #police #justice #injustice " #outrage " #liberté_d'expression et aussi #Montpellier

    • Sursis aussi pour Brassens ?

      Or, sous tous les cieux sans vergogne,
      C’est un usag’ bien établi,
      Dès qu’il s’agit d’rosser les cognes
      Tout le monde se réconcilie.
      Ces furies perdant toute mesure
      Se ruèrent sur les guignols,
      Et donnèrent je vous l’assure
      Un spectacle assez croquignol.

      En voyant ces braves pandores
      Être à deux doigts de succomber,
      Moi, j’bichais car je les adore
      Sous la forme de macchabées.
      De la mansarde où je réside
      J’excitais les farouches bras
      Des mégères gendarmicides
      En criant :"Hip, hip, hip, hourra !"

  • Montpellier : Des étudiants condamnés pour avoir entonné des chants saluant le suicide de policiers
    https://www.20minutes.fr/justice/2556427-20190704-montpellier-etudiants-condamnes-avoir-entonne-chants-salu

    Quatre étudiants ont été condamnés jeudi par le tribunal correctionnel de Montpellier, dans l’Hérault, à trois mois de prison avec sursis pour outrage, pour avoir entonné, le 29 avril dernier, des chants saluant le suicide de policiers.​

    Ils étaient accusés d’avoir, le 29 avril dernier, alors qu’ils étaient venus soutenir un « gilet jaune » devant le tribunal de Montpellier, chanté devant les policiers déployés sur le parvis : « Elle est où la capitaine, pan, pan, pan ! » et « Un flic suicidé à moitié pardonné ». Une capitaine de police, mère de deux enfants, s’était suicidée quelques jours auparavant, le 18 avril, dans son bureau de l’hôtel de police de Montpellier.

    […]

    Les quatre condamnés, deux jeunes femmes et deux jeunes hommes, ont également été condamnés à verser 500 euros à chacun des huit policiers qui se sont portés parties civiles, et 500 euros au syndicat de police Alliance. Le juge leur a expliqué ce jeudi matin en rendant son délibéré que sa décision était notamment fondée sur les témoignages de huit policiers assermentés, et sur des vidéos.

  • Democrats and Republicans Passing Soft Regulations - The Atlantic
    https://www.theatlantic.com/technology/archive/2019/06/democrats-and-republicans-passing-soft-regulations/592558

    Your face is no longer just your face—it’s been augmented. At a football game, your face is currency, used to buy food at the stadium. At the mall, it is a ledger, used to alert salespeople to your past purchases, both online and offline, and shopping preferences. At a protest, it is your arrest history. At the morgue, it is how authorities will identify your body.

    Facial-recognition technology stands to transform social life, tracking our every move for companies, law enforcement, and anyone else with the right tools. Lawmakers are weighing the risks versus rewards, with a recent wave of proposed regulation in Washington State, Massachusetts, Oakland, and the U.S. legislature. In May, Republicans and Democrats in the House Committee on Oversight and Reform heard hours of testimony about how unregulated facial recognition already tracks protesters, impacts the criminal-justice system, and exacerbates racial biases. Surprisingly, they agreed to work together to regulate it.

    The Microsoft president Brad Smith called for governments “to start adopting laws to regulate this technology” last year, while the Amazon Web Services CEO Andy Jassy echoed those comments in June, likening the technology to a knife. It’s a less dramatic image than the plutonium and nuclear-waste metaphors critics employ, but his message—coming from an executive at one of the world’s most powerful facial-recognition technology outfits—is clear: This stuff is dangerous.

    But crucially, Jassy and Smith seem to argue, it’s also inevitable. In calling for regulation, Microsoft and Amazon have pulled a neat trick: Instead of making the debate about whether facial recognition should be widely adopted, they’ve made it about how such adoption would work.

    Without regulation, the potential for misuse of facial-recognition technology is high, particularly for people of color. In 2016 the MIT researcher Joy Buolamwini published research showing that tech performs better on lighter-skinned men than on darker-skinned men, and performs worst on darker-skinned women. When the ACLU matched Congress members against a criminal database, Amazon’s Rekognition software misidentified black Congress members more often than white ones, despite there being far fewer black members.

    This includes House Chairman Elijah Cummings, a Baltimore native whose face was also scanned when he attended a 2015 rally in memory of Freddie Gray, the unarmed black teenager who died of a spinal-cord injury while in police custody. The Baltimore Police Department used facial recognition to identify protesters and target any with outstanding warrants. Most of the protesters were black, meaning the software used on them might have been less accurate, increasing the likelihood of misidentification. Expert witnesses at the committee hearing in May warned of a chilling effect: Protesters, wary of being identified via facial recognition and matched against criminal databases, could choose to stay home rather than exercise their freedom of assembly.

    Microsoft and Amazon both claim to have lessened the racial disparity in accuracy since the original MIT study and the ACLU’s report. But fine-tuning the technology to better recognize black faces is only part of the process: Perfectly accurate technology could still be used to support harmful policing, which affects people of color. The racial-accuracy problem is a distraction; how the technology is used matters, and that’s where policy could prevent abuse. And the solution Microsoft and Amazon propose would require auditing face recognition for racial and gender biases after they’re already in use—which might be too late.

    In early May, The Washington Post reported that police were feeding forensic sketches to their facial-recognition software. A witness described a suspect to a sketch artist, then police uploaded the sketch to Amazon’s Rekognition, looking for hits, and eventually arrested someone. Experts at the congressional hearing in May were shocked that a sketch submitted to a database could credibly qualify as enough reasonable suspicion to arrest someone.

    Read: Half of American adults are in police facial-recognition databases

    But Jassy, the Amazon Web Services CEO, claimed that Amazon has never received a report of police misuse. In May, Amazon shareholders voted down a proposal that would ban the sale of Rekognition to police, and halt sales to law enforcement and ICE. Jassy said that police should only rely on Rekognition results when the system is 99 percent confident in the accuracy of a match. This is a potentially critical safeguard against misidentification, but it’s just a suggestion: Amazon doesn’t require police to adhere to this threshold, or even ask. In January, Gizmodo quoted an Oregon sheriff’s official saying his department ignores thresholds completely. (“There has never been a single reported complaint from the public and no issues with the local constituency around their use of Rekognition,” a representative from Amazon said, in part, in a statement to Gizmodo.)

    #Reconnaissance_faciale #Libertés #Espace_public #Etat_policier

  • Pourquoi la loi Avia sur la haine en ligne fait l’unanimité contre elle
    https://www.latribune.fr/technos-medias/internet/pourquoi-la-loi-avia-sur-la-haine-en-ligne-fait-l-unanimite-contre-elle-82

    Qu’il s’agisse des fédérations professionnelles du numérique, des observateurs de la société numérique, ou des défenseurs des libertés, les acteurs du numérique français sont vent debout contre la loi Avia sur la haine en ligne, actuellement débattue à l’Assemblée nationale. Explications.

    Tout le monde s’accorde sur la nécessité de la loi Avia : il faut agir contre la haine en ligne et le cyberharcèlement. Oui, mais comment ? C’est là que le bât blesse, car plus les contours du futur texte se dévoilent, plus les acteurs du numérique français, de tous bords politiques et représentant des intérêts différents, se braquent contre le projet du gouvernement.

    La mesure phare de la proposition de loi de la députée LREM Laetitia Avia prévoyait à l’origine d’obliger les plateformes Internet à retirer en moins de 24 heures les contenus haineux signalés par les autorités ou par le public. Par contenus haineux, le texte entendait au départ les contenus comportant manifestement une incitation à la haine à raison de la race, de la religion, du sexe, de l’orientation sexuelle ou du handicap.

    Mais après son passage au Conseil d’Etat et en commission des lois, des députés ont élargi sa protée en proposant une série d’amendements. Les députés proposent ainsi d’étendre l’obligation de retrait en moins de 24 heures pour des infractions comme le harcèlement sexuel, la traite des êtres humains, le proxénétisme, la mise à disposition de mineurs à contenus pornographiques ou encore l’apologie du terrorisme. Les réseaux sociaux ne sont également plus les seules plateformes concernées : un amendement veut aussi soumettre à la loi les moteurs de recherche, pour déréférencer le contenu problématique.

    Dézingage en règle qui s’achève par le point de vue de La QdN :

    Pour les défenseurs des libertés, notamment La Quadrature du Net, les plateformes seront en fait poussées à « sur-modérer », c’est-à-dire à censurer des contenus contestables « par précaution », simplement pour ne pas prendre le risque de se voir infliger l’amende. Avec un risque d’instrumentalisation par le pouvoir politique. Occupés à trier les contenus de la zone grise, c’est-à-dire les contenus choquants, contestables mais pas forcément illégaux, les plateformes pourraient censurer d’office tout contenu signalé par une autorité officielle, comme la police, craint l’association.

    Les plateformes « n’auront d’autres choix que de réaliser un examen sommaire, ou un retrait quasi-automatique, des contenus signalés par leurs partenaires jugés les plus fiables » dont l’OCLCTIC, le service de la police spécialisé contre les infractions en ligne, estime la Quadrature du Net."En pratique, cela permettra au gouvernement d’usurper l’autorité judiciaire, qualifiant lui-même les infractions contre lesquelles il prétend lutter et imposant cette qualification aux plateformes", avertit-elle.

  • Facebook Is Censoring Harm Reduction Posts That Could Save Opioid Users’ Lives
    https://www.vice.com/en_us/article/qv75ap/facebook-is-censoring-harm-reduction-posts-that-could-save-opioid-users-lives

    As Facebook rolls out its campaign with the Partnership for Drug-Free Kids to “Stop Opioid Silence” and other initiatives to fight the overdose crisis, some stalwart advocates in the field are seeing unwelcome changes. In the past few months, accounts have been disabled, groups have disappeared, posts containing certain content—particularly related to fentanyl—have been removed, and one social media manager reports being banned for life from advertising on Facebook.

    In its efforts to stop opioid sales on the site, Facebook appears to be blocking people who warn users about poisonous batches of drugs or who supply materials used to test for fentanyls and other contaminants. Just as 1990s web security filters mistook breast cancer research centers for porn sites, today’s internet still seems to have trouble distinguishing between drug dealers and groups trying to reduce the death toll from the overdose crisis. VICE reviewed screenshots and emails to corroborate the claims made in this story.

    Facebook seems to be especially focused on fentanyl. Claire Zagorski, a wound care paramedic at the Austin Harm Reduction Coalition in Texas, said she informally surveyed other harm reduction groups about their experiences. About half a dozen reported problems with reduced distribution of posts or outright rejection—especially if they were trying to report a specific, local instance of fentanyl-tainted drugs. Two of the organizations affected were a harm reduction group called Shot in the Dark in Phoenix, Arizona, and Southside Harm Reduction Services in Minneapolis, Minnesota.

    “I think it’s important to remember that they’re not being like, ‘Hooray drugs!’" Zagorski said. "They’re saying, ‘Be warned that this contaminated supply could be lethal.’”

    Devin Reaves, executive director and co-founder of the Pennsylvania Harm Reduction Coalition, who hasn’t personally had posts blocked, said: “Facebook wants to address the opioid crisis, but when harm reductionists try to inform their communities about what’s dangerous, their posts are being blocked.”

    Why then is Facebook cracking down?

    When reached for comment, a Facebook spokesperson said the company is investigating these incidents. After VICE contacted Facebook, the company restored posts from Southside Harm Reduction and Shot in the Dark, as well as Louise Vincent’s ability to post her email address, which apparently triggered a spam filter unrelated to opioids.

    Facebook also told VICE that Marcom was blocked from posting ads due not to fentanyl test strips, but due to posts related to kratom, an herb used by some as a substitute for opioids. Facebook has decided that kratom is a “non-medical drug” and is removing posts and groups related to it—even though its use is considered to be a form of harm reduction.

    Marcom said he hadn’t posted any kratom-related ads since 2018 and added, “It’s extremely frustrating that they have chosen to ban a proven safe plant medicine, as Facebook used to be a space where tens of thousands went daily for help getting off of opiates and other pharmaceuticals.”

    #Facebook #Opioides #Liberté_expression #Régulation

  • Créer un cadre français
    de responsabilisation des réseaux sociaux :
    agir en France avec une ambition européenne

    Remise du rapport de la mission de régulation des réseaux sociaux | numerique.gouv.fr
    https://www.numerique.gouv.fr/actualites/remise-du-rapport-de-la-mission-de-regulation-des-reseaux-sociaux
    https://www.numerique.gouv.fr/uploads/Haine+en%20ligne.jpg

    La problématique de la haine en ligne est devenue insupportable pour nos citoyens. Cette situation pose une triple responsabilité : celle des auteurs des contenus qui doivent assumer leurs propos, celle des réseaux sociaux qui, en toute transparence, doivent proposer une organisation susceptible de bannir la haine en ligne et celle des États qui doivent fixer des règles pour les auteurs, pour les réseaux sociaux et assurer qu’elles soient respectées.

    C’est dans cet esprit de vigilance constructive et de dialogue qu’Emmanuel Macron, président de la République, et Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, ont acté le lancement d’une mission de régulation des réseaux sociaux en mai 2018.

    Le rapport rendu public aujourd’hui et remis à Cédric O, secrétaire d’État chargé du Numérique, propose des pistes de réflexions et d’actions qui viendront nourrir les travaux parlementaires des prochains mois.

    Lancée en mai 2018, la mission a mobilisé trois rapporteurs et sept experts de haut niveau issus de ministères et d’autorités administratives indépendantes.

    –-----------

    Synthèse
    Les réseaux sociaux permettent à tout citoyen de publier les contenus de son choix et de les partager avec d’autres utilisateurs du réseau. Ils ont ainsi révolutionné l’industrie des médias et les modes de communication en offrant aux citoyens et à la société civile un support d’expression directe. Le recours aux médias classiques n’est plus obligatoire pour communiquer publiquement. La possibilité pour les citoyens d’exercer leurs libertés d’expression, de communication, et de s’informer sont donc considérablement accrues par ces services.
    Néanmoins, les capacités offertes par les réseaux sociaux suscitent des abus inacceptables de ces libertés. Ces abus sont le fait d’individus isolés ou de groupes organisés auxquels les grands réseaux sociaux, Facebook, YouTube, Twitter ou Snap, pour ne citer qu’eux, n’apportent pas de réponse pleinement satisfaisante à ce jour. Or, par l’ordonnancement qu’ils réalisent des contenus publiés et par leur politique de modération, les réseaux sociaux sont en mesure d’agir directement sur ces abus les plus manifestes pour les prévenir ou y répondre et limiter ainsi les dommages en termes de cohésion sociale.
    Une intervention publique pour que les plus grands acteurs adoptent une attitude plus responsable et plus protectrice de la cohésion de nos sociétés apparaît donc légitime. Compte tenu des enjeux de libertés publiques, cette intervention doit faire l’objet de précautions particulières. Elle doit (i) respecter la diversité des modèles de réseaux sociaux, qui forment un ensemble particulièrement hétéroclite, (ii) faire preuve de transparence, notamment en y associant la société civile, (iii) viser un objectif d’intervention minimum conformément aux principes de nécessité et de proportionnalité et (iv) s’en remettre aux juridictions pour la qualification de la licéité des contenus pris individuellement.
    La démarche actuelle d’autorégulation des réseaux sociaux est intéressante en ce qu’elle démontre que les plateformes peuvent faire partie de la solution aux problèmes constatés. Elles ont inventé des réponses variées et agiles : retrait, moindre exposition, rappel à la règle commune, pédagogie, accompagnement des victimes. Toutefois, l’autorégulation est toujours en développement. Elle se contente trop souvent de proposer une réponse ex-post (après l’apparition du dommage). Elle manque de crédibilité, du fait de l’asymétrie extrême d’information, provoquant un sentiment de « story telling » qui suscite une suspicion sur la réalité de l’action de la plateforme.
    L’intervention publique doit reposer sur un équilibre entre une politique répressive, indispensable pour lutter efficacement contre les auteurs des abus, et une logique de responsabilisation accrue des réseaux sociaux fondée sur une régulation ex ante, pour capitaliser sur la logique de prévention et la capacité d’autorégulation des plateformes.
    Compte tenu de l’unicité et de l’ubiquité des réseaux sociaux, qui dépassent les frontières des États membres – un service unique accessible sur plusieurs géographies – cette régulation ex ante doit s’inscrire dans une dynamique et un cadre européens. Néanmoins, la règle actuelle dite du pays d’installation, selon laquelle seul le pays qui accueille le siège du réseau social peut intervenir pour réguler ce réseau, s’avère inefficace. Par les excès qu’ils permettent, les réseaux sociaux créent des dommages dans d’autres États membres, et difficilement observables par l’Etat membre d’installation.
    Toute initiative française devra donc avoir pour ambition d’inverser la logique européenne actuelle au profit d’une logique du pays de destination, selon laquelle la plateforme est responsable devant l’État membre où le dommage se produit, pour renforcer la capacité de chacun des États membres à maîtriser les conséquences de la globalisation. Cet objectif doit être pris en compte dès la conception d’une fonction de régulation des réseaux sociaux pour que le dispositif apparaisse pertinent aux yeux de nos partenaires européens, alors même que la politique en matière de régulation des industries de médias diffère sensiblement d’un pays à l’autre.
    p. 2
    La mise en place d’une régulation ex ante devrait respecter trois conditions : (i) suivre une logique de conformité selon laquelle le régulateur supervise la bonne mise en œuvre de mesures préventives ou correctrices, sans se focaliser sur la matérialisation des risques ni chercher à réglementer lui-même le service fourni, (ii) se concentrer sur les acteurs systémiques capables de créer des dommages conséquents dans nos sociétés sans créer de barrière à l’entrée pour de nouveaux acteurs européens, (iii) rester agile pour affronter les enjeux futurs dans un environnement numérique particulièrement évolutif. Le dispositif législatif devra donc viser à créer une capacité institutionnelle à réguler et non une régulation figée sur les problèmes actuels.
    Cette régulation pourrait reposer sur les cinq piliers suivants :
    Premier pilier : Deuxième pilier :
    Troisième pilier : Quatrième pilier : Cinquième pilier :
    Une politique publique de régulation garante des libertés individuelles et de la liberté d’entreprendre des plateformes.
    Une régulation prescriptive et ciblée sur la responsabilisation des réseaux sociaux mise en œuvre par une autorité administrative indépendante, reposant sur trois obligations incombant aux plateformes :
    • transparence de la fonction d’ordonnancement des contenus ;
    • transparence de la fonction de mise en œuvre des CGU et de modération
    des contenus ;
    • un devoir de diligence vis-à-vis de ses utilisateurs.
    Un dialogue politique informé entre les acteurs, le gouvernement, le législateur, le régulateur et la société civile.
    Une autorité administrative indépendante partenaire des autres branches de l’État et ouverte sur la société civile.
    Une ambition européenne pour renforcer la capacité des Etats membres à agir face à des plateformes globales, et réduire le risque politique lié à la mise en œuvre dans chaque Etat membre.

    #Médias_sociaux #Régulation #Concurrence #Liberté_expression #Transparence

  • Lettre ouverte collective sur la PPL Cyberhaine
    http://g5nx.mjt.lu/nl2/g5nx/mvq98.html?m=AMMAAEGMoicAAcgEAqQAAGbveFMAARpaD8cAGpz2AAct2wBdG5WB8ryKbPNRSw

    La propagation des contenus haineux a des conséquences particulièrement nocives pour notre démocratie et pour les citoyens. Il est plus que jamais nécessaire de lutter contre ce phénomène. La proposition de loi visant à lutter contre la haine sur Internet actuellement en examen à l’Assemblée nationale entend ainsi traiter un pan de la problématique en renforçant la responsabilité des opérateurs de plateformes dans la modération des contenus en ligne. Cette exigence est légitime et nécessaire. Toutefois, ce texte soulève des inquiétudes quant à ses conséquences sur nos droits et libertés, et notamment les libertés d’expression et d’information ou d’accès à la justice.

    Nous devons impérativement penser la cohérence de ces textes afin d’assurer une régulation efficace des plateformes. Celle-ci ne peut reposer que sur une approche systémique, c’est-à-dire veiller aux systèmes eux-mêmes, plutôt qu’aux contenus. Comme le recommande la mission « Régulation des réseaux sociaux » dans son rapport paru en mai dernier, il convient de mettre en œuvre une régulation visant à renforcer les obligations de transparence et de diligence de ces acteurs. À ce jour, deux points figurant dans la version actuelle de la loi bousculent l’équilibre fragile entre la dignité humaine et la liberté d’expression, au détriment de cette dernière.

    1. Le manque de définition des contenus visés par la loi

    La définition des contenus de haine en ligne est complexe, elle fait encore l’objet de discussions juridiques et académiques. Eu égard au périmètre et à la nature de l’intervention qu’il induit, l’objet de ce texte doit être précisé et doit reposer sur des définitions claires, en particulier en ce qui concerne le caractère « manifestement » illicite d’une « incitation à la haine » ou d’une « injure discriminatoire » à raison de « la race, de la religion, du sexe, de l’orientation sexuelle ou du handicap ». Lors du dernier examen de la commission des lois au sein de l’Assemblée nationale, ce périmètre a été étendu au-delà des seules infractions de haine manifeste qui étaient auparavant visées par le texte.

    2. La préservation de nos libertés fondamentales par le renforcement de la place du juge judiciaire

    Si la position et le comportement des grands acteurs du numérique posent la question de la préservation de notre souveraineté, il est contradictoire de fragiliser cette dernière en donnant aux plateformes des prérogatives propres au domaine du droit et de la justice. Seule la décision de justice, issue du pouvoir de l’État institué démocratiquement, est acceptable quand il s’agit de censurer un propos, acte « particulièrement radical » comme le qualifie le Conseil d’État dans son avis. La protection de nos droits fondamentaux repose sur l’équilibre des pouvoirs démocratiques.

    Nicolas Chagny, Président de l’Internet Society France ; Christiane Féral-Schuhl, Présidente du Conseil national des barreaux ; Henri Isaac, Président de Renaissance Numérique ; Jacques-François Marchandise, Délégué général de la Fing ; Julie Owono, Directrice exécutive de l’Internet Sans Frontières ; Malik Salemkour, Président de la Ligue des droits de l’homme ; Salwa Toko, Présidente du Conseil national du numérique

    #Loi_Avia #Liberté_expression #Internet

  • Représentation(s) des femmes dans le jeu vidéo - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=7GgdbzgEyj0

    Le 15 juin, la Cité des sciences et de l’industrie a invité le public à s’interroger sur l’évolution de la place de la femme dans l’univers vidéoludique. Les femmes, aujourd’hui, représentent en effet la moitié des joueuses. Valorisant la mixité et la diversité des profils dans l’industrie du jeu vidéo, des chercheuses, des créatrices et des développeuses sont venues dans l’e-Lab partager avec le public leurs expériences et donner leurs conseils à celles et ceux qui souhaitent en faire leur métier. La conférence aborde le traitement de l’image des femmes dans le jeu vidéo allant des rôles des personnages à l’hypersexualisation graphique.

    Intervenantes Sophie Krupa : Directrice de publication de JV le mensuel de la culture du jeu vidéo Nat’Ali : Streameuse de jeux vidéo Marie-Eline Guillet : Psychologue clinicienne et chercheuse Chloé Desmoineaux : Artiste, curatrice La table ronde est modérée par Peter Pescari, chargé de médiation jeux vidéo

    Je trouve que c’est une redite du travail de Mare_lard en moins fouillé et moins incisif et sans la cité. Le présentateur explique que aujourd’hui les genres sont déconstruits car les hommes peuvent être féminins grâce aux LGBT++
    Au niveau du contenu c’est principalement sur Bayonetta qui serait un exemple d’hypersexualisation positive.

    #genre #libéralisme

  • Rapatriement des familles de djihadistes : le rappel à l’ordre de Michelle Bachelet
    https://www.mediapart.fr/journal/france/290619/rapatriement-des-familles-de-djihadistes-le-rappel-l-ordre-de-michelle-bac

    La haute-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU appelle les États à prendre « " leurs responsabilités " » en rapatriant leurs ressortissants détenus en Syrie ou en Irak. Elle s’inquiète notamment du sort des enfants qui « ont subi de graves violations de leurs droits ». Pointée du doigt, la France se réfugie derrière la « théorie de l’acte de gouvernement » qui lui permet d’échapper à tout recours devant une juridiction française.

    #LIBERTÉS_PUBLIQUES #CNCDH,_Etat_islamique,_ONU,_djihadistes,_droits_de_l’enfant,_Michelle_Bachelet,_Défenseur_des_droits

  • [CENSURE] Révéler la torture de #Julian_Assange, par Nils Melzer, rapporteur spécial de l’ONU sur la torture
    https://www.les-crises.fr/censure-reveler-la-torture-de-julian-assange-par-nils-melzer-rapporteur-s

    Par Nils Melzer, Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture à l’occasion de la Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture, 26 juin 2019 Je sais, vous pensez peut-être que je me fais des illusions. Comment la vie dans une ambassade avec un chat et un skateboard peut-elle être assimilée à […]

    #Libertés_Publiques #Libertés_Publiques,_Julian_Assange

  • Relaxe
    aujourd’hui pour trois personnes ayant décroché des portraits de M. Macron et accusées de vol.
    Aux côtés des anti-GCO (Grande contournante Ouest de Strasbourg - déplorable projet Vinci), dont notre grande dame Germaine, les gilets jaunes étaient aux premières loges.

    #décrocheuses #anti-GCO #gilets_jaunes #liberté_d'opinion #justice

  • Assurance-chômage : une #Réforme idéologique – La Chronique Éco
    https://lemediapresse.fr/economie/assurance-chomage-une-reforme-ideologique-la-chronique-eco

    Dans ce nouvel épisode de la Chronique Éco, l’économiste atterré Henri Sterdyniak révèle les fondements idéologiques d’une réforme qui se pare des oripeaux de la technicité : celle de l’assurance-chômage.

    #Économie #assedic #chômage #emploi #Gouvernement #libéral #libéralisme #Macron #marché #pénicaud #philippe #Travail #unedic

  • #autoroutes : l’histoire secrète des privatisations
    http://carfree.fr/index.php/2019/06/26/autoroutes-lhistoire-secrete-des-privatisations

    Comment s’est déroulée la #privatisation des concessions d’autoroutes ? Pourquoi ce secret autour d’un accord négocié entre l’État et les sociétés d’autoroutes ? Comment le secteur autoroutier espère accroître ses revenus ? La Lire la suite...

    #Fin_des_autoroutes #audio #histoire #libéralisme