• La folle #interdiction administrative individuelle de manifester

    Loin de défendre le droit de manifester ainsi que ses promoteurs le prétendent dans une #novlangue familière à tous les lecteurs de George Orwell, la #loi « anti-manifestants » l’abîme et participe, au nom de la défense de l’#ordre_public, à un abaissement qui désormais semble irrémédiable des défenses immunitaires des libertés individuelles et collectives.

    https://aoc.media/opinion/2019/02/14/folle-interdiction-administrative-individuelle-de-manifester
    #droit_de_manifester #manifestations #France #loi_anti-manifestants #liberté


  • La bonne blague de la nuit
    (nop !)
    Une info signalée par Sylvain Ernault sur twitter : "Deux policiers nantais n’ont pas pu se constituer parties civiles car ils voulaient rester anonymes. Pour leur avocate, il s’agissait d’éviter que leur nom apparaisse sur « des sites très engagés dans la lutte armée » comme @Nantes_Revoltee ou Indymedia."
    https://twitter.com/SylvainErnault/status/1095807777660915712

    L’info provient d’un article du Télégramme : Nantes. Le jeune de Plounérin avait jeté des bouteilles sur les policiers depuis son balcon : https://www.letelegramme.fr/bretagne/nantes-le-jeune-de-plounerin-avait-jete-des-bouteilles-sur-les-policier

    Le procès a d’ailleurs fait l’objet d’une nouvelle passe d’armes entre les deux parties sur les constitutions de partie civile des policiers : deux d’entre eux, sur les trois, l’ont fait sous couvert d’anonymat. Cette disposition légale, imaginée pour les policiers infiltrés dans les réseaux terroristes, permet aux fonctionnaires de se prémunir de potentielles « représailles ».

    « C’est la première fois en France que des fonctionnaires sont amenés à faire des dépositions sous couvert d’anonymat dans de telles circonstances », a redit mercredi à l’audience leur avocate, Me Annie Hupé. « Depuis 2016, on voit en effet toujours les mêmes personnes dans la salle d’audience : elles relatent les condamnations, mais aussi les noms et prénoms des policiers, sur des sites très engagés dans la lutte armée comme Nantes Révoltée ou Indymedia. »

    « Chasse aux sorcieres »

    L’avocate s’était donc opposée à la levée de leur anonymat pour protéger ces fonctionnaires qui font l’objet d’une « véritable chasse aux sorcières ». Elle a rappelé qu’un couple de policiers avait été assassiné par un djihadiste sous les yeux de son fils de 3 ans à Magnanville (Yvelines) en 2016.

    Vendredi dernier, une demande de dommages et intérêts avait toutefois été jugée irrecevable par le même tribunal correctionnel pour « défaut d’identification » de fonctionnaires qui avaient déposé sous leur seul numéro de matricule.

    Bon sur le moment ça m’a fait marrer : https://twitter.com/ValKphotos/status/1095826082702544896 et https://nantes.indymedia.org/articles/44517#comment-299661 mais en fait, comme le dit une personne qui me répond, "C’est révélateur de leur état d’esprit quand même. Ils sont en guerre les gus."
    J’veux dire, outre le fait de présenter "indymedia" et "nantes revoltée" comme sites "de lutte armée" (du coup pour les seconds, c’est facebook et twitter les sites en question, ce qui rejoint ce dont parlait @arno https://seenthis.net/messages/759955 ) y’a une attitude complètement puérile à ne pas assumer un secret de polichinelle : toute personne qui assiste ne serait-ce qu’à deux aprèms (c’est mon cas) de procès liés aux manifs à Nantes peut faire le même constat : ce sont souvent les mêmes qui reviennent.... (comme le dit un dicton local : "ça crève les yeux") Entre la #zad, la #loi_travail et les dizaines d’autres mouvements sociaux, y’en a pourtant eut des centaines de procès... C’est tellement flagrant qu’un tableau avait été fait lors d’un des rassemblements estivaux de l’ACIPA (sans doute par la legal team)
    Donc les flics en sont au stade de réclamer de pouvoir toucher de l’argent anonymement ... et craignent que ça se sache ! Et le dénoncer serait participer à la lutte armée djihadiste ?!
    Il va falloir qu’ils fassent un stage auprès de la #CNIL qui leur expliquera le rendu du procès gagné contre l’#OCLCTIC sur le sujet : https://seenthis.net/messages/757648 et le communiqué de @indymedianantes : https://seenthis.net/messages/759682 :

    "l’existence d’une entreprise terroriste ne peut être déduite de la seule expression d’idées radicales au moyen de « communication au public par voie électronique »"

    #internet et #liberté #repression #terrorisme #1984


  • Glyn #Moody sur l’article 13 – Une aberration judiciaire
    https://framablog.org/2019/02/13/glyn-moody-sur-larticle-13-une-aberration-judiciaire

    Glyn Moody est infatigable dans son combat contre les dispositions néfastes de la #Directive européenne sur le droit d’auteur dont le vote est maintenant imminent. Il y consacre une série d’articles dont nous avons déjà proposé deux traductions. Voici un … Lire la suite­­

    #Droits_numériques #Libertés_Numériques #Libres_Cultures #article13 #Copyright #droit_d'auteur #filtres #ParlementEuropeen


  • À quoi rêvait #Aaron_Swartz ?

    Aaron Swartz, militant de la #liberté_d’expression, du partage et de la circulation libre des savoirs, de l’accès illimité et pour tous à la connaissance et à la culture s’est suicidé en 2013. #Flore_Vasseur est allée rencontrer ses proches pour écrire cet ouvrage sur ce prodige disparu trop tôt.

    L’histoire et les enjeux d’#internet à travers la vie/tragédie d’#AaronSwartz, l’homme qui voulait changer le monde.

    https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-innovation/a-quoi-revait-aaron-swartz

    http://rf.proxycast.org/1535564134769238016/10183-10.02.2019-ITEMA_21977854-0.mp3

    #web #hackers #Politique #Libertés #Droits



  • Glyn #Moody sur l’article 13 – Mensonges et mauvaise foi
    https://framablog.org/2019/02/09/glyn-moody-sur-larticle-13-mensonges-et-mauvaise-foi

    Glyn Moody est un journaliste, blogueur et écrivain spécialisé dans les questions de #Copyright et #Droits_numériques. Ses combats militants le placent en première ligne dans la lutte contre l’article 13 de la #Directive européenne sur le droit d’auteur, dont … Lire la suite­­

    #Internet_et_société #Libertés_Numériques #article13 #droit_d'auteur #filtres #ParlementEuropeen


  • Glyn #Moody sur l’article 13 – Les utilisateurs oubliés
    https://framablog.org/2019/02/09/glyn-moody-sur-larticle-13-les-utilisateurs-oublies

    Pour faire suite à l’article de Glyn Moody traduit dans le Framablog voici un autre billet du même auteur, publié ce vendredi 8 février, qui évoque des possibilités d’aménagement de l’article 13, mais surtout la nécessité de faire entrer dans … Lire la suite­­

    #Droits_numériques #Libertés_Numériques #article13 #Copyright #droit_d'auteur #ParlementEuropeen


  • Démocratie et libéralisme : Un conflit irréconciliable ? - Christophe Pébarthe
    https://www.youtube.com/watch?v=zv5qX2Vf2Oo

    Deuxième épisode après Démocratie et vérité :
    https://seenthis.net/messages/751630

    Nombre de discours contemporains associent le libéralisme à la démocratie, en particulier à la démocratie représentative. En revenant aux origines de la raison libérale, il apparaît pourtant que loin d’être le fondement philosophique de la démocratie moderne, le libéralisme pourrait être la condition fondamentale de son impossibilité.

    #démocratie #libéralisme #liberté #politique #philosophie #université_populaire #UPB
    @aude_v


  • La démission française sur la liberté d’expression numérique | Signal
    https://signal.eu.org/blog/2019/02/05/la-demission-francaise-sur-la-liberte-dexpression-numerique

    Et maintenant ?

    La première chose à faire, urgente et essentielle, serait de sortir du raisonnement mortifère (et réactif) « ce qui est mauvais pour les GAFAM est bon pour l’intérêt général » qui actuellement motive et oriente l’essentiel de l’action législative française en matière numérique.

    D’une part, parce que ce qui semble mauvais pour les GAFAM ne l’est pas forcément réellement pour eux. Ainsi, Google/Youtube dispose déjà de la technologie nécessaire pour appliquer l’article 13, ce qui lui donne une avance considérable sur le reste de l’industrie. Ensuite, on a appris récemment que Facebook, derrière une opposition de façade à l’article 13, poussait discrètement le législateur à l’adopter, parce que Facebook possède également une avance technologique en la matière.

    D’autre part, ce qui semble mauvais pour les GAFAM, a, a priori, des chances de l’être également pour des acteurs similaires, les hébergeurs et autres intermédiaires techniques, qu’ils soient à but lucratif ou non, et Wikimédia l’a bien compris. Difficile de se plaindre de la prééminence persistante des GAFAM lorsqu’on a savonné également la planche des services concurrents, à moins que le plan soit de renforcer cette prééminence pour avoir un lieu de contrôle, surveillance et taxation centralisé plus simple à gérer par les états.

    Dans un autre registre, on voit déjà dans les tentatives de taxation de Google et Facebook par l’état français que le crayon du législateur peut déborder : il suffit qu’un article de loi soit mal rédigé pour qu’il ait un impact bien au delà de Google ; la loi étant supposée ne pas viser un acteur particulier, ce qui serait discriminatoire, elle doit établir des principes, mais les acteurs similaires (dans le monde publicitaire en particulier) existent et, s’ils sont probablement ravis qu’on taxe Google, ils souhaiteraient éviter qu’on les taxe pour la même activité.

    Il suffit de transposer la situation fiscale à celle des articles 11 et 13 pour imaginer les dangers vis-à-vis de la liberté d’expression.

    Ensuite, parce que se focaliser sur la lutte contre les GAFAM revient à négliger les citoyens. Ceux-ci auraient du mal à migrer en masse vers d’autres services, même si cela pourrait être souhaitable, à supposer que de tels services existent. Notamment, restreindre par la loi la liberté d’expression sur les GAFAM, même si elle n’y est pas parfaite, revient à restreindre la liberté d’expression tout court.

    Enfin, la loi doit poser des principes généraux et fonctionner le moins possible par exceptions. Ainsi, l’article 13 prévoit une liste limitative d’exceptions, qui correspondent à des services déjà existants. Mais l’imagination des développeurs de sites et d’applications est plus fertile que celle du législateur et des lobbies du moment, et les possibilités d’Internet plus larges. Ainsi, si les forges de logiciel ou les encyclopédies en ligne n’existaient pas déjà, avec des acteurs de taille notable pour les défendre, les exceptions correspondantes auraient été tout simplement oubliées.

    À côté de quels autres services et usages encore inconnus sommes-nous en train de passer en écrivant la loi contre les acteurs hégémoniques du moment et pour soutenir tel ou tel groupe d’intérêt sur des modèles d’un autre temps qui, tôt ou tard, devront être repensés en fonction des possibilités de la technologie, et non contre celle-ci ?

    Et pour revenir à la liberté d’expression : elle est — en partie — incluse dans le paragraphe qui précède, dans ces futurs services, même si elle mériterait un développement. Rappelez-vous du Minitel, un modèle qui a eu son heure de gloire, mais très encadré à tous points de vue, et en particulier pour préserver le modèle de la presse papier. Pensez-vous vraiment que la liberté d’expression y était aussi étendue que sur Internet aujourd’hui ?

    Et plus largement, les attaques récentes contre l’anonymat en ligne par le gouvernement, beaucoup de politiques même dans l’opposition, et certains syndicalistes et éditorialistes montrent que la position de la France sur les articles 11 et 13 est loin d’être un accident de parcours.

    #Droits_auteur #GAFAM #Article_13 #Liberté_expression



  • #Briançon, capitale des #escartons (1343-1789)

    Signée en 1343, la « #Grande_Charte_des_Libertés » entérinait l’#autonomie du territoire des Escartons, entre #Piémont et #Briançonnais. 675 ans avant que des militants n’y accueillent des migrants, ces vallées transalpines défendaient déjà une organisation basée sur l’#entraide et la #solidarité.

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/une-histoire-des-micro-etats-44-briancon-capitale-des-escartons-1343-1
    #Les_Escartons #histoire #Hautes-Alpes #république_des_Escartons #élevage #commerce #passage #alphabétisme #alpage #biens_communs #communaux #communauté #forêt #propriété_collective #corvées #entretien_du_territoire #solidarité #escarton #répartition_des_impôts #Italie #France #périphérie #Dauphiné #Royaume_de_France #liberté #impôts #monnaie #justice #Traité_d'Utrecht #frontières #ligne_de_partage_des_eaux #frontières_nationales #frontières_nationales #rencontre #nostalgie

    Anne-Marie Granet-Abisset, minute 30’35 :

    « 1713 est une date capitale pour le fonctionnement de l’Escarton, parce que c’est une décision liée à un traité qui est prise très loin, à Utrecht, et qui va décider de ce qui apparaît comme une zone de périphérie, une zone des marges, et donc, dans les négociations, la France ce qui lui paraît important, c’est la #vallée_de_Barcelonnette, et laisse au Duc de Savoie, ce qu’on va appelé les #vallées_cédées, c’est-à-dire l’escarton de Valcluse, Pragelato, l’#escarton_de_Château-Dauphin, et l’#escarton_de_Oulx. C’est le début de ce qui va être une évolution qui démarre au 18ème, mais qui va s’accentuer au 19ème, où la frontière va se marquer. ça va casser ce qui faisait la force d’un territoire qui fonctionnait de façon presque autonome, en tout cas qui fonctionnait dans une organisation, ce qui ne veut pas dire qu’ils s’aimaient tous, mais en tout cas ils s’entendaient tous pour défendre leurs intérêts. C’est aussi le moment où les militaires arrivent et vont redessiner la frontière : on partage, on dessine, on installe des fortifications en un temps où la frontière va se marquer. »

    Colette Colomban :

    "Puisqu’on va pour la première fois, en Europe, penser les frontières à partir de limites géographiques. Donc on va placer la frontière sur la ligne de partage des eaux, ce qui correspond à la volonté du #Pré_Carré_de_Vauban, c’est-à-dire, délimiter le territoire, les frontières de la France, de façon la plus régulière possible afin qu’elle soit plus facile à défendre et éviter ainsi des bouts de territoires qui s’enfoncent trop en territoire ennemi et beaucoup plus difficiles à défendre. On va du coup border des frontières à des cours d’eau, à des limites de partage des eaux. Les cols qui jusqu’alors étaient vraiment des passages, là deviennent des portes, des fermetures, des frontières. Mongenèvre se ferme à ce moment-là. Il faut imaginer que ça a été vraiment vécu comme un traumatisme, ce traité d’Utrecht, avec vraiment une #coupure de #liens familiaux, de liens amicaux, de liens commerciaux.

    Anne-Marie Granet-Abisset, minute 39’35 :

    Il y a une redécouverte des Escartons, parce que la charte est revenue dans la mairie de Briançon en 1985. Et dans ce cadre-là, les Escartons ont servi de légitimité pour refonder à la fois une #mémoire et une histoire qui a commencé d’abord du point de vue patrimonial, on a mis une association sur les anciens escartons, et puis maintenant, d’or en avant, les escartons sont même les noms de la recréation du Grand briançonnais qui reprend le Queyra, le Briançonnais, mais qui adhèrent des territoires qui ne faisaient pas partie de des anciens escartons. On est en train de reconstituer, en utilisant ce qui a été une avance sur l’histoire... on re-fabrique, on re-bricole une histoire en mettant en avant ce qui était la tradition, c’est-à-dire l’habitude d’#autonomie, la façon de s’auto-administrer, la volonté de garder la maîtrise du territoire, en même temps avec véritablement l’idée de fonctionner avec les vallées qui étaient les anciennes Vallées cédées. Donc les Escartons vont devenir un élément qui caractérise et qui redonne une #fierté à ces territoires considérés, pendant longtemps et notamment au 19ème, comme des territoires enclavés, comme des territoires arcaïques. Ces territoires ont souffert de cette vision qu’ils ont d’ailleurs totalement intégrée et qui fait que, les Escartons étaient un moyen de réaffirmer leur avance sur l’histoire. Leur avance sur l’histoire c’est le fait de constituer un territoire transfrontalier, qui fonctionne comme une région des Alpes à l’intérieur d’une Europe qui serait une Europe des régions"

    Gérard Fromm, 46’20 :

    "Ici on a été une zone de passage, beaucoup d’Italiens sont venus, ont passé le col de Mongenèvre et sont venus s’installer en France à une période où la vie était difficile en Italie. Donc il y a beaucoup de familles qui sont d’origine italienne. On est ici une zone de passage depuis longtemps. On est une zone de migration, donc, naturellement, on a retrouvé un certain nombre de choses. Les Italiens de l’autre côté, beaucoup parlent français, et puis il y a une culture qui est identique : regardez les églises, les clochers ont la même forme, les peintures murales dans les églises ont les mêmes origines. On a vraiment une continuité. Ces éléments-là font qu’aujourd’hui on a d’ailleurs une proximité avec nos amis italiens. On ne se rend pas compte, on est un peu au bout du monde pour les Français, sauf que leur bout du monde il est beaucoup plus loin... les Italiens c’est la porte à côté. Des Briançonnais vont à Turin, Turin c’est à une heure et quart d’ici. Aujourd’hui on a d’ailleurs une proximité avec nos amis italiens dans le cadre des programmes européens, mais aujourd’hui aussi par exemple avec les problèmes des migrants, ce sont des problèmes qu’on partage avec les communes de l’autre côté. On travaille en permanence avec les Italiens.

    Elsa Giraud, guide conférencière et historienne, 49’13 :

    « C’est le milieu dans lequel on vit, qui peut être un milieu hostile, qui est un milieu qui nécessite des connaissances, une habitude. Et si les Escartons sont nés et ont perduré pendant des siècles, c’est parce que nous sommes dans un territoire de passage, parce que nous sommes dans un territoire où on a des populations et des ressources différentes d’un côté et de l’autre. Donc il fallait des passages, des migrations saisonnières pour vivre dans ces montagnes qui ne vous nourrissent pas l’hiver, pour aller en plaine, pour échanger les produits d’un versant et de l’autre de la montagne. Et le point commun c’est ce besoin de se déplacer, de migrer. La géographie et le climat font qu’on est obligé de s’entraider et venir au secours de celui qui est en pleine montagne. Ici, si on ne connaît pas la montagne, en plein hiver on ne passe pas, on y reste. »

    #hostile_environment #environnement_hostile #entraide

    #tur_tur

    #ressources_pédagogiques


  • Francis Dupuis-Déri : « Les hommes sont en crise dès que les femmes avancent vers plus d’égalité et de liberté » - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2019/02/01/francis-dupuis-deri-les-hommes-sont-en-crise-des-que-les-femmes-avancent-

    Quelle que soit l’époque, quel que soit le lieu, la règle semble immuable : dès que les femmes s’affranchissent un tant soit peu des rôles qui leur sont assignés, les hommes se déclarent perdus, déstabilisés, en danger… Le chercheur québécois déconstruit ce mythe qui est avant tout une manipulation rhétorique pour préserver la domination masculine.

    • Francis Dupuis-Déri : « Les hommes sont en crise dès que les femmes avancent vers plus d’égalité et de liberté »
      Erwan Cario, Libération, le 1 février 2019
      https://www.liberation.fr/debats/2019/02/01/francis-dupuis-deri-les-hommes-sont-en-crise-des-que-les-femmes-avancent-

      Quelle que soit l’époque, quel que soit le lieu, la règle semble immuable : dès que les femmes s’affranchissent un tant soit peu des rôles qui leur sont assignés, les hommes se déclarent perdus, déstabilisés, en danger… Le chercheur québécois déconstruit ce mythe qui est avant tout une manipulation rhétorique pour préserver la domination masculine.

      Qui a écrit : « Les femmes sont devenues si puissantes que notre indépendance est compromise à l’intérieur même de nos foyers, qu’elle est ridiculisée et foulée aux pieds en public » ? Non, pas Eric Zemmour, mais Caton l’Ancien, en 195 avant J.-C., alors que les Romaines se mobilisaient contre une loi leur interdisant de conduire des chars et de porter des vêtements colorés. Le polémiste réac, lui, constatait en 2006, dans son ouvrage le Premier Sexe, que « face à cette pression féminisante, indifférenciée et égalitariste, l’homme a perdu ses repères ». Vingt-deux siècles n’ont donc pas suffi pour que l’homme, le pauvre, trouve sa place dans une société par trop féminisée. Dans son dernier essaila Crise de la masculinité, autopsie d’un mythe tenace, qui sortira jeudi en France (Editions du remue-ménage), Francis Dupuis-Déri, professeur de science politique à l’Université du Quebec à Montréal, est remonté aux origines de ce discours pour mettre en lumière ses rouages antiféministes.

      Comment cette crise de la masculinité se définit-elle à travers les âges ?

      C’est tout à fait cyclique, avec une intensification en période de crise politique ou économique. Mais elle a toujours à peu près le même canevas et elle est portée par des hommes qui occupent des positions privilégiées. Il y a cinq siècles, par exemple, au sein des cours royales, en Angleterre et en France, le roi, des évêques et des intellectuels considèrent que les hommes de la cour commencent à avoir des comportements efféminés. En parallèle - et c’est toujours comme ça avec ce discours de crise -, les femmes ne restent pas à leur place. Elles empiètent sur des domaines qui sont considérés comme masculins. C’est très élastique, cela va des modes vestimentaires et des coiffures aux métiers réservés aux hommes, en passant par la vie intime, et comment se comportent les conjointes. Cette crise concerne donc, à une époque donnée, la perception des hommes et la perception des transgressions des femmes. A partir de là, on déclare que les hommes sont déstabilisés, en danger, désespérés, perturbés, perdus, parce qu’ils n’auraient plus de modèle. C’est une rhétorique qui porte fondamentalement sur la différence entre les sexes, elle réaffirme une opposition sociale, une opposition économique, une opposition politique. On veut surtout réaffirmer une suprématie masculine dans ces domaines.

      La crise de la masculinité, c’est donc avant tout une mécanique d’autodéfense pour la domination masculine ?

      Tout à fait. On pourrait faire l’exercice avec d’autres discours de crise. D’une manière générale, quand on dit qu’il y a une crise, on appelle à l’aide et on identifie la source du problème qui doit être neutralisée. Quand c’est un incendie ou une inondation, il n’y a pas de débat politique quant à la nature de la menace, mais quand il s’agit d’un sujet social, culturel, économique ou politique, ça oppose des groupes, des catégories ou des classes entre elles. Dans ce cas-là, donc, les hommes appellent les autorités à agir en leur faveur.

      Le problème n’est donc pas la masculinité en crise, mais les femmes qui cherchent à s’émanciper…

      C’est un des multiples registres des discours antiféministes. Certains vont parler de l’ordre divin qui impose telle répartition des rôles, d’autres auront un discours plus nationaliste, axé sur la natalité, comme à la fin du XIXe et au début du XXe où, en France, il fallait des enfants pour la prochaine guerre. On peut aussi avoir de l’antiféminisme à l’extrême gauche, quand on établit que l’ennemi principal, c’est le capitalisme et que le féminisme divise les forces syndicales ou ouvrières. Ma thèse, c’est donc que la crise de la masculinité est une forme rhétorique spécifique qui s’exprime quand les femmes avancent collectivement vers plus d’égalité et de liberté.

      Ce discours de crise connaît-il une grande variation dans le temps et selon les pays ?

      Je suis politologue et, au quotidien, je travaille surtout sur des pays comme la France, le Québec, un peu les Etats-Unis. Quand j’ai projeté d’approfondir le sujet, je suis allé voir les collègues en histoire et j’ai voulu sortir de l’Occident pour voir ce qui se passe ailleurs. Et, des deux côtés, cela a été pour moi une découverte, basée sur le travail d’autres chercheuses et chercheurs. J’ai été complètement éberlué par ce que je trouvais : ça se répète presque toujours à l’identique, dans l’histoire et sur toute la planète. Sur cinq cents ans, en Occident, à des époques où l’égalité n’était pas d’actualité, et aujourd’hui dans des pays où on ne peut soupçonner une prise de contrôle par les féministes, comme la Russie, le Qatar, ou certains pays d’Amérique latine ou d’Asie, le masculin est toujours en crise. Cela peut presque suffire pour établir qu’il y a quelque chose de fallacieux là-dedans.

      Comment est définie cette masculinité en crise ?

      Ce sont toujours un peu les mêmes clichés et les mêmes raisonnements circulaires. Ce sont d’immenses généralités qui cherchent des références hors contexte, que ce soit Dieu qui nous a faits comme ça, ou la nature, avec la chasse au mammouth et la préhistoire, ou la biologie, avec la taille des crânes. Selon qui parle et où on se trouve, il y aura toujours une bonne explication. Et les femmes sont toujours comme on veut qu’elles soient : douces, passives, attentives, attentionnées, surtout pas combattantes, car la compétition est évidemment une caractéristique masculine. Ce qui est inquiétant dans cette conception, c’est que s’il y a un conflit entre les deux sexes, on annonce déjà qui va gagner, puisque le combat et la force ne sont que d’un seul côté. Le comble de l’absurde, c’est qu’on va finir par associer le principe même de l’égalité à la féminité et celui de la hiérarchie et de la structuration organisationnelle à la masculinité. Donc l’égalité provoque mécaniquement une crise de la masculinité, ce qui est incroyable au niveau politique, et ce qui ne laisse pas beaucoup d’espoir.

      Vous expliquez que le discours actuel de la crise de la masculinité prend naissance dans les années 60 avec l’apparition de groupes d’hommes proféministes…

      C’est surtout en termes de réseaux et d’organisation que ça se passe, ce ne sont pas nécessairement les mêmes individus. A cette époque, les féministes radicales s’organisent en groupes de conscience où elles se retrouvent, en non-mixité, à déconstruire leur propre socialisation. Elles commencent d’ailleurs à critiquer sérieusement les réseaux d’extrême gauche comme étant machistes et sexistes. Mais dans ces réseaux, il y a des hommes solidaires qui se disent « qu’est-ce qu’on peut faire pour soutenir ce mouvement ? ». Par effet de mimétisme, ils vont créer des groupes, non mixtes, d’hommes très progressistes en solidarité avec le mouvement féministe. Le problème c’est que, rapidement, ils commencent à développer des discours de moins en moins solidaires avec les femmes et de plus en plus préoccupés par leur nombril. Ils commencent par retourner la réflexion sur eux-mêmes, dans une perspective antisexiste, en parlant du système d’oppression des normes patriarcales sur les hommes. Rapidement, ils vont parler de leurs ex, de leurs conjointes, de leurs mères, etc. Les hommes proféministes vont finalement se retrouver minoritaires. A partir de ce moment, certaines organisations vont commencer à parler uniquement de la question de la paternité. On finit, dans certains congrès, par avoir des ateliers pour trouver un bon avocat ou un bon détective privé destinés aux pères divorcés en conflit au sujet de la garde de leur enfant.

      Sur quoi se base le discours de crise aujourd’hui ?

      Les époques induisent des problématiques particulières. Dans ma recherche, j’ai isolé quatre axes. Le premier, c’est que les hommes ne peuvent plus séduire car les femmes ont pris le contrôle de la sexualité. Le deuxième, c’est la question du suicide des hommes qui est, par exemple, très présente au Québec depuis dix ou quinze ans. Le troisième concerne les difficultés scolaires des garçons, et on termine avec la question de la pension alimentaire et de la garde des enfants qui est directement liée à la question des violences conjugales. En effet, certains prétendent que les femmes « instrumentalisent » ces violences pour obtenir la garde et affirment qu’il y a une symétrie dans la violence entre les sexes, même si celle des femmes serait avant tout « psychologique et verbale ».

      Comment expliquer la facilité avec laquelle ce type de discours se propage ?

      On a l’impression, en surface, que tout ça relève du sens commun. Les gens sont convaincus qu’il y a une crise de la masculinité. On le voit sur les blogs, sur les commentaires d’articles en ligne, ce sont toujours les mêmes arguments qui reviennent. Il est possible très facilement de les déconstruire. Sur l’éducation, par exemple, les inégalités économiques jouent un rôle beaucoup plus important sur la réussite que le sexe des élèves. J’ai découvert, par ailleurs, une citation de John Locke au XVIIe siècle qui se plaint que les garçons réussissent moins bien en apprentissage des langues que les filles…

      Concernant le suicide, on peut remonter à la fin du XIXe siècle et l’étude de Durkheim, où il trouvait, déjà à l’époque, un taux de suicide environ trois fois plus élevé chez les hommes que chez les femmes.

      Vous écrivez que ce mythe est « ridicule et risible, absurde et faux, scandaleux et dangereux »…

      Je voudrais appuyer le terme « dangereux », car c’est un mot que j’ai pesé quand je l’ai écrit. Ce discours de la crise de la masculinité peut aller dans certains cas jusqu’à la glorification de l’assassinat et des meurtres de masse de femmes pour se venger de cette crise qu’elles feraient subir aux hommes, comme avec les attentats en Amérique du Nord des involontary celibats, les incels (1), qui vont jusqu’à tuer car ils n’auraient pas eu une sexualité qui leur reviendrait de droit. Il faut aussi toujours déconstruire ces discours sur la symétrie des violences, car on voit même, aux Etats-Unis, des plaintes déposées contre les refuges pour les femmes victimes de violences, en expliquant que c’est discriminatoire car il n’existe pas d’équivalents pour les hommes, et demandant la fin des subventions.

      Finalement, vous dénoncez le mythe et le discours, mais vous l’attendez, cette crise…

      Si on est dans une société injuste, inégalitaire, dominatrice, si on veut mettre en acte des principes de solidarité, d’égalité et de liberté, on ne peut qu’espérer une crise. Et une vraie, cette fois !

      (1) Le dernier en date remonte au 23 avril 2018, à Toronto. Il a fait 10 morts et 14 blessés. Son auteur, Alek Minassian, a publié sur Facebook un message évoquant « la rébellion des incels ».

      #Francis_Dupuis-Déri #Hommes #Femmes #domination_masculine #masculinité #paywall


  • Enquête sur les réseaux d’influence israéliens à Bruxelles | Grégory Mauzé
    https://orientxxi.info/magazine/enquete-sur-les-reseaux-d-influence-israeliens-a-bruxelles,2876

    Tout le monde le sait, les réseaux pro-israéliens jouent un rôle actif sur la scène politique américaine. Moins connue en revanche est leur influence à Bruxelles, siège des institutions européennes. Avec l’appui de leurs homologues d’outre-Atlantique et le soutien de Tel-Aviv, ils consolident le statut sans équivalent d’Israël auprès d’une Union européenne qui refuse toute mesure contre la poursuite de la colonisation et les innombrables violations des droits humains dans les territoires palestiniens occupés. Source : Orient XXI

    • Le lobby israélien est par ailleurs devenu le fer de lance de la croisade du gouvernement israélien contre ce qu’il nomme les « réseaux de la délégitimation ». En ligne de mire, la campagne internationale Boycott, désinvestissement, sanction (BDS) dirigée contre Israël tant qu’il ne se conformera pas à ses obligations internationales vis-à-vis du peuple palestinien. Cette initiative issue de la société civile palestinienne est désormais érigée au rang de « menace stratégique », moins pour son impact économique qu’en raison de ses répercussions sur l’image du pays. Le 31 décembre 2017, le gouvernement créait un fonds de 72 millions de dollars (63 millions d’euros), partiellement financé par des dons privés, en vue de soutenir la lutte contre le boycott à l’étranger.

      Trompant la vigilance des élus en contournant la Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (LIBE), des organes pro-israéliens ont voté une résolution en séance plénière en juin 2017 appelant les États membres et les organismes de l’Union à adopter la définition de l’IHRA. Le Conseil Justice et affaires intérieures l’a voté le 6 décembre 2018, invitant les États membres à aller dans le même sens, sans reprendre les exemples controversés, qui ne furent toutefois pas explicitement écartés. Le lobby cherche dès lors à la faire voter dans son intégralité par les États membres, mais pour l’instant aucun ne l’a fait et la Commission non plus. Le Royaume-Uni a notamment déjà adopté cette résolution en 2016.

      #antisémitisme #antisionisme #censure #Liberté_d'expression #Union_Européenne #Europe #BDS #IHRA


  • Débat : « L’emmurement du monde disloque de l’intérieur les #sociétés »
    http://theconversation.com/debat-lemmurement-du-monde-disloque-de-linterieur-les-societes-1103

    ... la #murophilie actuelle revêt trois #dangers inédits. Elle introduit une disjonction potentiellement explosive entre, d’une part, une intégration forcenée de la planète dans les domaines de la #finance, du commerce, de la technologie, du sport, des loisirs, de la culture matérielle ou spirituelle, et, d’autre part, le #cloisonnement de plus en plus coercitif, voire militarisé, du marché international de la force de #travail et de la circulation des personnes.

    S’imaginer que la majorité de l’humanité va rester sur le seuil du magasin de la #globalisation, qu’on lui interdit de franchir, sans défoncer sa porte et faire voler en éclat sa vitrine relève de l’irénisme.

    En deuxième lieu, l’#endiguement des #barbares corrompt de l’intérieur la #cité qu’il prétend protéger. Il implique des régimes juridiques dérogatoires au détriment des étrangers, assimilés à des #ennemis. Ces législations progressivement s’étendent aux #citoyens eux-mêmes, instaurent des états d’exception qui deviennent des États d’exception, et banalisent une abjection d’État, laquelle s’institutionnalise en États d’#abjection.

    Au nom de la lutte contre le #terrorisme et l’#immigration clandestine, les #libertés publiques sont de plus en plus menacées dans les pays occidentaux ; le #droit d’asile et le droit de la mer sont bafoués ; la #politique de refoulement de l’#Union_européenne provoque chaque année plus de morts en #Méditerranée et dans le #Sahara que trois décennies de guerre civile en Irlande du Nord ; les #États-Unis séparent les enfants de leurs parents en attendant la construction de la barrière anti-latinos sur leur frontière avec le #Mexique ; #Israël a perdu toute mesure dans le containment des Palestiniens ou l’expulsion des Africains. Or, cet État d’abjection reçoit l’onction du suffrage universel et peut se réclamer d’une #légitimité démocratique. Avec et derrière les #murs prospère la « #servitude_volontaire ».

    Enfin, l’emmurement du monde disloque de l’intérieur les sociétés. Il privatise l’espace public et la ville elle-même. Il externalise les frontières des États les plus puissants au sein d’autres États dépendants, à l’instar de l’Union européenne au Sahel, et éventre leur #souveraineté.

    Il recourt à la #biométrie qui le rend invisible, et son immatérialité segmente à l’infini la cité. Dans la Chine orwellienne d’aujourd’hui, par rapport à laquelle le totalitarisme maoïste prend des airs de passoire, chaque escalier mécanique, chaque carrefour, chaque place, surveillé électroniquement, est un mur qui reconnaît en vous le bon ou le mauvais citoyen, et peut vous empêcher de monter dans l’avion ou le train. Il est à craindre que les marchands de #peur et de biométrie n’appliquent vite la recette aux #démocraties libérales. Murs de tous les pays, unissez-vous !


  • Quand l’Office de lutte contre la cybercriminalité exige le retrait d’un photomontage visant Macron
    https://www.nextinpact.com/news/107547-quand-office-lutte-contre-cybercriminalite-exige-retrait-dun-phot

    L’office central de la lutte contre la criminalité informatique a réclamé le retrait sur Google+ d’un photomontage visant le président de la République à la place de Pinochet avec, derrière lui, Édouard Philippe, Premier ministre et Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur. Contacté, l’organisme s’est refusé à nous livrer la moindre explication.


  • « En Egypte, Macron accuse les Gilets Jaunes d’être responsables de la répression

    Dans un discours en #Egypte, évoquant pour la première fois les morts en marge du mouvement, Macron n’a pas seulement exonéré les forces de l’ordre de toute responsabilité dans la répression violente envers les manifestations, il en a aussi rendu responsables les Gilets jaunes eux-mêmes. »

    #GiletsJaunes #Macron #ViolencesPolicières #Répression #politique #FDO #ACAB#LiberteDExpression #journaliste #manifestant #StreetMedic

    https://revolutionpermanente.fr/En-Egypte-Macron-accuse-les-Gilets-Jaunes-d-etre-responsables-d


  • Socialism and Freedom: Karl Polanyi’s Early Writings - Los Angeles Review of Books
    https://lareviewofbooks.org/article/socialism-and-freedom-karl-polanyis-early-writings

    SOCIALISM IS BACK — a phoenix rising from the ashes, or a vampire emerging from the crypt, depending on who you ask. So real is the threat that the White House’s Council of Economic Advisors recently devoted their considerable resources to writing a report, “The Opportunity Costs of Socialism,” warning of the dangers of a socialist system, one in which the state spends other people’s money. Adding to the sense of déjà vu, much of the report concerns itself, not with the policy proposals of Jeremy Corbyn and Bernie Sanders, but with the disastrous collectivization of agriculture under Lenin, Stalin, and Mao.


  • Atteintes aux libertés
    Surveillance, fichage, censure : la démocratie en danger ?

    Les nouvelles technologies ont permis un essor sans précédent de l’accès à l’information, aux multiplicités des sources, à la diffusion des savoirs, à la pluralité des points de vue. Donc de l’appropriation par les citoyens de nombreux enjeux auparavant réservés à une oligarchie d’experts. Mais il existe un côté obscur à cet essor : celui, en parallèle, de la surveillance, voire de l’espionnage, au service du contrôle et du fichage, par le biais d’Internet, des réseaux de télécommunication, de logiciels espions, de puces électroniques, de la massification de la vidéosurveillance... La plupart du temps, ce fichage des consommateurs et des citoyens se mène à des fins commerciales. Demain, permettra-t-il l’avènement d’une société totalitaire ?

    Voir aussi :#Surveillance et #biométrie #TechnologiesLibres #internet #liberté #démocratie #surveillance #fichage #censure #contrôle

    https://www.bastamag.net/Peut-on-echapper-a-l-espionnage


  • Loi « anticasseurs » : le gouvernement fonce tête baissée vers les interdictions de manifestation - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2019/01/22/loi-anticasseurs-le-gouvernement-fonce-tete-baissee-vers-les-interdiction

    Devant la commission des lois de l’Assemblée nationale, mardi, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a confirmé que le gouvernement veut adopter au pas de charge un dispositif d’interdiction administrative de manifestation. Mais malgré les forts risques d’atteinte aux #libertés_publiques, le ministre n’a pas été en mesure de préciser les détails de sa mise en œuvre.


  • Cyber-répression

    « Macron veut mettre fin à la possibilité d’être anonyme sur #internet

    Des papiers d’identité pour s’inscrire sur Facebook ? La possibilité pour la police et la justice d’avoir accès en un clic à toutes nos données personnelles ? Autant d’idées visant à étendre la répression d’État sur le Web, prônées par Macron au cours de son Grand Débat. »

    #Liberté_d_expression #droit #Facebook #ViePrivée #Macron #répression #web #RéseauxSociaux #BigBrotherIsWatchingYou

    https://www.revolutionpermanente.fr/Macron-veut-mettre-fin-a-la-possibilite-d-etre-anonyme-sur-inte


  • La #liberté en morceaux

    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article954

    « La liberté ne peut être que toute la liberté ; un morceau de liberté n’est pas la liberté. »

    Max Stirner

    La Liberté donc , avec un L majuscule . Elle est le principe inscrit dans la devise en trois points de la République . Dans le « Chant du Départ » elle guide nos pas mais à l’arrivée elle fait peur à la bourgeoisie . Au cours du temps l’appareil d’État va nous la découper en tranches , la Liberté n’est bonne que pour nous envoyer faire la guerre , dans les autre cas on déconstruira le principe , l’État ne parlera pas de Liberté mais des libertés , liberté de ceci ou de cela , en fin renard il pourra les opposer entre elles, en utiliser un bout pour en limiter une autre partie .

    La manifestation est un mode d‘expression , la liberté de manifester est un tronçon de la liberté d’expression , elle même issue de ce découpage du principe initial. Là dessus l’appareil législatif va encadrer ces libertés par des lois et des règles, la Liberté réduite à des parcelles il va se charger de les limiter. C‘est ainsi qu’une chose aussi simple qu’une manifestation peut s’embourber dans un marécage administratif , réglementaire et pénal .

    Voilà l’État de Droit , les différends cadres qu’il fabrique autour de ces libertés forment autant de clôtures qu’il existe de champs . Puis il joue avec . Il invoque la liberté de circuler , pour réprimer des grévistes ou des manifestants qui bloquent une usine ou un rond point , il la bafoue lorsqu’il s’agit d’empêcher de circuler des passants un bus ou un train suspects de vouloir rejoindre les gilets jaunes .

    Dans la pratique l’État de Droit est celui du droit du plus fort . Les gilets jaunes ont invoqué un principe la Liberté et l’État leur a opposé son Droit . Saluons au passage le talent inventif de certains magistrats qui ont désigné au hasard des procédures comme seuls éléments constitutifs d’un délit la possession d’une paire de gants chez un tel ou d’un blouson en cuir chez un autre , en plein hiver . On connaît le résultat d’un si haut génie d’incrimination , il se compte en centaines de prisonniers .

    De façon simpliste on a résumé tout cela entre Dictature ou Démocratie . Soyons nuancés tout est une affaire de ce cadre qu’on appelle Droit , plus ce cadre est serré et moins nous sommes libres . Constatons que ce cadre existe et que le pouvoir n’a aucun scrupule a en serrer les mailles .

    Voilà la réalité .

    Voilà pourquoi nous sommes libertaires

    Article d’@anarchosyndicalisme ! n°162 Spécial #gilets_jaunes
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article943


  • La France crée une « zone blanche » sans sangliers pour éviter l’arrivée de la peste porcine
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/01/15/la-france-cree-une-zone-blanche-pour-eviter-l-arrivee-de-la-peste-porcine_54

    Après la détection de deux nouveaux cas de peste porcine africaine en Belgique, la France renforce son dispositif de protection à la frontière pour éviter son arrivée dans l’Hexagone. Si la maladie se déclare en France, les producteurs français ne pourront plus exporter de porcs, ce qui risque d’être fatal à bon nombre des quatorze mille élevages porcins français, déjà fragilisés.

    Le ministère de l’agriculture français a ainsi annoncé, lundi 14 janvier, la création d’une « zone blanche » vide de sangliers à la frontière franco-belge pour empêcher toute introduction de la maladie sur le territoire national. Il a également annoncé la création d’une cellule de crise, présidée par Loïc Gouello, inspecteur général de la santé publique vétérinaire, qui se réunira dès cette semaine avec les acteurs nationaux.

    « Une “zone blanche”, à très haut risque, est mise en place dans un rayon de quelques kilomètres autour des cas belges, au sein de laquelle tous les sangliers devront être abattus dans les prochaines semaines », fait ainsi savoir le ministère dans un communiqué.

    Et voilà ! #élevage #nos_amies_les_bêtes #abattage


  • Il cammino invernale di un uomo col suo gregge

    Da quasi 30 anni, un pastore nomade gira per quattro mesi la Svizzera orientale alla ricerca di erba per le sue 800 pecore. Della carovana, che si muove dal Canton Grigioni fino al Lago di Costanza, fanno parte anche quattro asini e tre cani. La RSI l’ha seguita per qualche ora.

    #Franco_Vitali, 62 anni, originario della Val Poschiavo, è uno dei pochi pastori itineranti rimasti nel Paese. Negli ultimi 27 inverni ha tenuto viva questa antica tradizione. A piedi.

    Agli animali, ha dedicato quasi tutta la sua vita -è stato impiegato per pochi anni in ferrovia. Sin da bambino, sognava di avere un gregge tutto suo. Questa, per lui, è la libertà.

    Durante la transumanza invernale, l’unico riparo di Franco è un furgone che ogni sera, dopo aver sistemato il gregge, va a recuperare nel luogo di sosta precedente. Ripercorrendo il cammino fatto durante il giorno.

    https://www.swissinfo.ch/page/ita/transumanza-e-tradizione_il-cammino-invernale-di-un-uomo-col-suo-gregge/44631840
    #transhumance #suisse #pastoralisme #liberté


    • via FB
      9 janvier, 20:36

      Aujourd’hui, la porte-parole du parti majoritaire, La République en Marche, a demandé, via une procédure officielle, au Procureur de la République de me poursuivre et d’assurer ma détention pour avoir, selon elle, « armé les esprits », à travers notamment mon entretien avec Daniel Mermet, et avoir appelé à les « faire trembler ».

      Aurore Bergé est l’un des spécimens les plus catastrophiques de ce régime, s’étant construite une carrière à force de compromissions, soutenant Sarkozy avant de soutenir Fillon, Copé, Juppé, enfin Macron. Elle est l’incarnation de ce contre quoi le peuple s’est révolté.

      Ce qu’il se joue est d’évidence grave, et va bien au-delà de mon cas : outre l’écrasement du mouvement, l’objectif est de s’attaquer à un texte, Crépuscule, qui circule largement dans les réseaux macronistes, et dont je reçois tous les jours des retours sidérés, et contre lequel, faute de publication, ils ne peuvent s’élever. Bergé s’échine depuis des mois à travers tweets interposés à tenter de m’écraser.

      Je vais me battre et me défendre, car j’en ai les moyens. Mais tous les jours, à l’abattage, des personnes se font condamner sans avoir eu le temps d’organiser leur défense, pour assurer la survie d’un régime à l’agonie.

      Il y a eu 5 000 arrestations contre ce mouvement populaire. 10 morts. 1500 blessés. C’est en leur nom que je ne vais rien lâcher.

      Contre l’obscénité de ce pouvoir. Son indignité.

    • Retour sur une tentative de lynchage médiatique - ou quand le pouvoir indique ses cibles, et BFM se met en ordre de bataille. A méditer, notamment par rapport aux échanges précédents : voilà de quoi notre « liberté » se fait.
      Juan Branco

      « Aurore Bergé cristallise ce qui se fait de pire en politique : opportunisme, corruption, calomnie, vilenie, machiavélisme, morgue, carriérisme, bêtise, déraison, vice et népotisme . »

      « L’abruti Fuchs envoyé dans les cordes par Juan nous sort un magnifique point godwin comme le font toujours les crétins en marche quand ils sont pris intelligemment et qu’on ne leur a pas fourni les éléments de langage pour répondre … »

      https://www.youtube.com/watch?v=KaU_ifBPW8Y

    • Par aversion profonde pour le personnage j’ai cessé d’écouter Mermet bien avant qu’il ne quitte France Inter, cependant j’avoue que la fronde construite de Branco dans sa démonstration de l’immanquable chute des élites et du système politique de représentation est tout à fait jouissive.
      Au cours de l’interview je pensais à Raif Badawi.
      Et finalement, ça arrive, c’est ce que le régime ose demander, ils sont vraiment cinglés, l’arrestation de Branco pour une interview qui « arme les esprits », génial.
      Qu’ils osent arrêter Branco et ils sont finis.
      #liberté_d'expression

      https://yetiblog.org/crepuscule-par-juan-branco-1-celui-que-nous-nous-appretons-a-abattre-symbo

    • Références
      https://www.liberation.fr/france/2016/05/25/pourquoi-le-chomage-est-un-facteur-de-mortalite_1454788
      https://blogs.mediapart.fr/tristan-barra/blog/070917/derriere-les-chiffres-du-chomage-la-mort-de-milliers-de-personnes

      Le chômage tue aussi. Le 10 mai (2016), le Conseil économique, social et environnemental, s’est ému de « l’impact du chômage sur les personnes et leur entourage ». Selon le Cese, 10 000 à 14 000 décès seraient chaque année directement imputables au chômage . Ce chiffre est tiré d’une étude de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) publiée en 2014. A titre de comparaison, les accidents de la route tuent 3 500 personnes par an.

      Penser à y ajouter les morts aux frontières.

    • « Les #giletsjaunes réclament un approfondissement démocratique majeur. Macron joue une verticale autoritaire du pouvoir très dangereuse. Son “grand débat” ne vise qu’à absorber et court-circuiter encore plus les intermédiaires existants. Pourtant tous inversent le débat.

      Il faut pourtant ouvrir les yeux : le danger est là, au coeur du pouvoir, et non dans sa périphérie. Cela fait depuis 16 mois que je préviens que l’élection de Macron ne pourrait déboucher qu’en une crise majeure. On ne se rend pas compte de la gravité de la situation.

      Je me suis engagé politiquement pour la première fois, et j’ai rompu avec ma classe sociale, pour prévenir et tenter d’éviter en 2017 ce qui m’apparaissait comme un danger d’effondrement majeur pour ce pays. Pas par adhésion ou ambition. Pour empêcher un effondrement.

      Il est grand temps d’ouvrir les yeux et de se mobiliser. Cet être va continuer jusqu’à nous effondrer. La seule solution apparait maintenant comme une dissolution laissant place à une constituante. Il faut le lui imposer, avant qu’il vrille, et le fasse payer au pays entier.

      J’ai étudié des années les violences de masse jusqu’à en faire mon sujet de thèse, traversé territoires et institutions pour les comprendre, produit des milliers de signes avec les meilleurs spécialistes pour les expliquer. Ce que j’écris, fait, n’est pas gratuit : il y a danger.

      Nulle partisanerie ici. Nulle volonté de remplacer Macron par qui que ce soit. De faire un “coup d’Etat”. C’est au contraire la seule façon de l’éviter. Nous devons nous reconstituer à temps, avant de nous effondrer ou voir, par un(e) apprenti dictateur, notre destin volé.

      Toute alternative - dissolution sèche, grand débat, réinauguration via les européennes, etc - ne fera qu’augmenter ces divisions, accroître le sentiment de trahison, renforcer les extrêmes et la factiosité. Macron ne peut plus réconcilier. Il doit partir avant de nous effondrer. »
      Juan Branco

      https://twitter.com/anatolium


  • Aude : le Gilet jaune à la « notoriété » certaine condamné à six mois de prison ferme - 09/01/2019 - ladepeche.fr
    https://www.ladepeche.fr/article/2019/01/09/2936919-gilet-jaune-notoriete-certaine-condamne-six-mois-prison-ferme.html

    Lors d’un réquisitoire très développé, la procureure de la République, Marie-Agnès Joly, a rappelé le « contexte de radicalisation du mouvement puisque le ministère public a été amené à exercer des poursuites contre des personnes se revendiquant des Gilets jaunes ». « Il ne s’agit pas de lui reprocher le passage à l’acte (violences ou dégradations) mais bien la participation à un mouvement violent », a-t-elle encore indiqué. Comme l’avait fait le président, la procureure a aussi pointé le « double discours » d’Hedi. « Je ne touche pas une palette car je suis connu, mais en même temps il craint de se faire interpeller », signale-t-elle. Et d’évoquer les débordements et violences du péage de Croix Sud : « Quand on a vu qu’on pouvait aller aussi loin dans un mouvement, on n’attend pas d’être interpellé pour rentrer chez soi auprès de sa compagne ».