• #anarcho-tyrannie : un concept américain qui s’exporte en France
    https://lvsl.fr/anarcho-tyrannie-un-concept-americain-qui-sexporte-en-france

    France travail, ministères de l’Économie ou de l’Intérieur, Agence nationale des titres sécurisés… Les fuites massives de données personnelles détenues par des administrations se multiplient, alors que l’État entend en collecter toujours davantage. Cette tension croissante entre des politiques de surveillance - voire de répression - de la population et l’incapacité apparente de l’État à mettre fin à différentes pratiques criminelles nourrit un ressentiment massif. Pour mettre en mots ce phénomène, la droite radicale francophone a importé le concept étatsunien d’anarcho-tyrannie. Celui-ci est particulièrement utilisé dans les médias et sur les réseaux sociaux pour critiquer la condamnation d’individus décrits comme s’étant défendus légitimement face à des criminels, qui bénéficieraient (…)

    #Idées #anarchisme #contrôle_social #Etat #libertarianisme #libertarien #néolibéralisme

  • « #Enhanced_Games » : la grande arnaque des JO du #dopage
    https://lvsl.fr/enhanced-games-la-grande-arnaque-des-jo-du-dopage

    Les «  Enhanced Games  », qui autorisent les athlètes à recourir au dopage pour faire tomber des records en #athlétisme et en natation, offrent une métaphore troublante de l’industrie du développement personnel : pousser corps et esprit jusqu’à l’épuisement pour atteindre une réussite fantasmée, souvent illusoire et destructrice .

    #Société #Jeux_olympiques #Las_Vegas #libertarianisme #libertarien #Sport

  • L’Argentine de Javier #Milei réduite à quémander l’aide des États-Unis | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/240925/l-argentine-de-javier-milei-reduite-quemander-l-aide-des-etats-unis

    La gestion violente du président #libertarien n’a pas réussi à redresser le pays. Depuis son arrivée au pouvoir, la chute du #peso a atteint 75 % face au #dollar. À un mois des élections législatives, l’#Argentine s’en remet à Donald #Trump pour sauver son bilan économique.

    Ne t’inquiètes pas, le bilan n’est négatif que pour les personnes qui pensent que le but était d’avoir une économie qui profite à tous. En gros, il n’y aura que Romaric pour dire ce qui est, parce qu’il a une petite place dans un petit journal qui s’intéresse aux faits. Tous les autres s’en contrefoutent des effets néfastes des mesures portées par le FMI. Pas un seul économiste n’est capable de citer un cas où les mesures portées par le FMI ont amené des effets positifs sur une économie, c’est à dire avec des effets positifs pour l’intérêt général, c’est à dire pour le grand nombre.

    Le FMI est un des bras armé économique des élites égoïstes et déconnectées, qui ont fait sécession avec notre humanité commune, et cela dure depuis les années 70 du siècle dernier.

  • Revers cinglant pour Javier Milei lors d’une élection-test, le président argentin veut malgré tout « accélérer » ses réformes ultralibérales
    https://www.bfmtv.com/international/amerique-latine/revers-cinglant-pour-javier-milei-lors-d-une-election-test-le-president-argen

    À l’approche des élections de mi-mandat, la coté de popularité du président argentin Javier Milei est en chute libre, d’après les résultats d’une élection test réalisée dans la province de Buenos Aires.

    Le président argentin Javier Milei a subi ce dimanche 7 septembre un net revers lors d’une élection dans l’importante province de Buenos Aires, à valeur de test en vue des législatives de mi-mandat en octobre, mais a pour autant promis « d’accélérer » le cap de ses réformes ultralibérales.

    Selon des résultats officiels à 93% des votes décomptés, La Libertad Avanza (LLA), parti libertarien de Javier Milei, a obtenu un peu moins de 34% des voix, contre plus de 47% à l’opposition péroniste de Fuerza Patria (centre-gauche) dans la province de Buenos Aires, qui compte plus du tiers de l’électorat argentin.

    La province étant un fief péroniste, une victoire de LLA au scrutin n’était guère envisagée, mais l’écart a priori important, de l’ordre de 13 points de pourcentage voire plus, a fait mentir la plupart des sondages, qui prévoyaient une course serrée.

    Il s’agissait du premier grand test électoral pour Javier Milei, depuis le début de sa présidence en décembre 2023, sur un programme de relance d’une économie engluée dans une inflation et un endettement chroniques, en sabrant dans les dépenses publiques.

    "Une claire défaite"
    Pour autant, le parti de Milei, qui pour cette élection provinciale avait fait alliance avec le parti PRO de l’ex-président libéral Mauricio Macri (2015-2019) devrait gagner du terrain au sein de l’assemblée de la province de Buenos Aires, que ce scrutin renouvelait. Il devrait y doubler son contingent de 12 sièges (sur 92).

    Javier Milei a reconnu sans détour dimanche que « sur le plan politique (c’était) une claire défaite ». Mais « le cap pour lequel nous avons été élus en 2023 ne va pas changer (...) nous allons l’approfondir et accélérer », a-t-il lancé au QG électoral de son parti à La Plata (sud de Buenos Aires).

    « Il faut qu’on apprenne de ça », déclarait à l’AFP Diego Valenzuela, un candidat LLA. Estimant que le résultat « tient à la volonté (de Milei) de ne pas faire de populisme en économie, ce qui est nouveau en Argentine ».

    L’ambiance atone, décalée, au QG de LLA, avec quelques partisans rapidement dispersés après le discours du chef de l’Etat, contrastait avec l’exubérance au QG péroniste, où le gouverneur de la province, Axel Kicillof, a été accueilli aux cris de « Ca se sent, ça se sent, Axel président ! », en référence à l’élection présidentielle de 2027, a constaté l’AFP.

    "Changer de cap"
    Il va devoir changer de cap !", a lancé Axel Kicillof en réponse directe au président, « Milei, le peuple vient de te donner un ordre (...) gouverne pour le peuple ! ».

    Axel Kicillof, 53 ans, un des chefs de file de l’opposition, est perçu comme son seul présidentiable possible, a fortiori depuis que l’ex-présidente et icône de la gauche argentine, Cristina Kirchner, 72 ans, purge à domicile depuis depuis juin une peine de prison et d’inéligibilité à vie, après sa condamnation pour administration frauduleuse pendant ses mandats (2007-2015).

    Le scrutin de dimanche survenait dans une période délicate pour le gouvernement Milei, malgré ses résultats éloquents - bien qu’à un fort coût social - depuis deux ans contre l’inflation, ramenée à 17,3% sur sept mois depuis janvier, contre 87% sur la même période en 2024.

    Une période délicate pour le gouvernement
    L’exécutif a été secoué en août par un scandale de présumés pots-de-vin au sein de l’Agence nationale pour le Handicap, qui implique Karina Milei, soeur du président et secrétaire générale de la présidence. Qui à ce stade n’a toutefois pas été directement mise en cause par la justice.

    Mais Javier Milei a aussi subi un important revers législatif jeudi, lorsque le Parlement, pour la première fois de sa présidence, a annulé un veto présidentiel, sur une loi de financement accru des personnes handicapées. Au nom, selon l’exécutif, d’un sacro-saint équilibre budgétaire, qu’il a de nouveau promis dimanche de ne sacrifier en rien.

    En outre, sur le plan économique, le gouvernement, en un virage notable, a commencé cette semaine à intervenir sur le marché des changes pour enrayer la dépréciation du peso, qui s’était accélérée récemment, sur fond de nervosité pré-électorale des marchés financiers. Leur réaction lundi au revers électoral de Milei était une des inconnues post-scrutin.

    Pour autant, le résultat provincial de dimanche ne préfigure pas nécessairement des élections nationales d’octobre (qui renouvelleront un tiers du Sénat et la moitié des députés). Les sondages suggèrent avec constance un noyau dur d’approbation de Javier Milei autour de 40% voire davantage.

  • Le président argentin Javier Milei, un allié de premier ordre pour Israël et Benyamin Netanyahu
    Publié le : 12/06/2025 - 17:53 | RFI
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20250612-le-pr%C3%A9sident-argentin-javier-milei-un-alli%C3%A9-de-premier-ordre-

    Javier Milei ne l’a pas caché, bien au contraire. Présent à la Knesset, le Parlement israélien, mercredi 11 juin, il a répété qu’Israël et les États-Unis sont ses principaux alliés sur la scène internationale. Le président argentin avait d’ailleurs réservé à l’État hébreu sa première visite officielle après son élection, en février 2024. Dès son arrivée sur le tarmac de l’aéroport Ben-Gourion, il avait annoncé sa volonté de transférer l’ambassade de son pays de Tel-Aviv à Jérusalem.

    Seize mois plus tard, le chef d’État argentin a confirmé qu’il tiendra sa promesse en 2026. L’ambassade d’Argentine déménagera de son actuel site, à Herzliya, au nord de Tel-Aviv, pour s’installer vers Jérusalem-Ouest. Elle imitera ainsi les États-Unis, le Guatemala, le Honduras, le Kosovo, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et le Paraguay dans la liste des pays dont l’ambassade est à Jérusalem, en rupture avec le consensus international.

    Après avoir déclaré le Hamas comme organisation terroriste l’an passé, Javier Milei démontre, une fois de plus, son soutien inconditionnel à Israël et à son Premier ministre, Benyamin Netanyahu, qui l’a accueilli mardi en le qualifiant de « véritable ami d’Israël ».

    Alors que le président brésilien Lula a durement critiqué la guerre d’Israël à Gaza la semaine dernière, en parlant de « génocide prémédité », Javier Milei estime qu’une « victoire d’Israël constituerait une victoire pour tout l’Occident ». Il se pose ainsi en principal allié de l’État hébreu en Amérique latine.

    #IsraelArgentine

  • Le marché, la race et le QI. « Comment les libertariens, pro liberté totale des capitalistes, s’allient aux promoteurs des hiérarchies naturelles fondées sur race, genre, intelligence... »
    https://www.contretemps.eu/marche-quotien-intellectuel-entretien-quinn-slobodian

    L’extrême droite contemporaine réussit à combiner l’appel à la liberté économique avec des théorisations pseudo-scientifiques sur les hiérarchies naturelles fondées sur la race et/ou le QI. L’historien canadien Quinn Slobodian explique comment ces idées peuvent être articulées ensemble.

    ~~~
    Quinn Slobodian s’est imposé comme l’un des historiens les plus perspicaces du néolibéralisme. Dans des ouvrages tels que Les Globalistes. Une histoire intellectuelle du néolibéralisme (Le Seuil, Paris, 2022) et Le Capitalisme de l’apocalypse. Ou le rêve d’un monde sans démocratie (Le Seuil, Paris, 2025), il présente le néolibéralisme comme une idéologie dont la caractéristique essentielle consiste à protéger le capital des conséquences néfastes de la démocratie.

    Dans son dernier ouvrage, Hayek’s Bastards : Race, Gold, IQ, and the Capitalism of the Far Right (« Les bâtards de Hayek : la race, l’or, le QI et le capitalisme de l’extrême droite »), il écrit que la montée de la droite contemporaine – tant dans sa version techno-libertarienne que dans sa version plus autoritaire – ne peut être comprise sans tenir compte du recours des penseurs néolibéraux à la nature et à la science pour discréditer les revendications en faveur de la justice sociale et de mesures anti-discriminatoires dans les années 1990.

    Il explique comment ce « darwinisme social », qui vire parfois à l’« apocalyptisme » pur et simple, sous-tend différents membres de l’internationale réactionnaire, du disciple de Murray Rothbard, Javier Milei, à l’Alternative für Deutschland (AfD) en Allemagne.

    Dans cet entretien publié par Jacobin, Bartolomeo Sala interroge Slobodian sur cette formation idéologique, qu’il identifie comme un produit paradoxal de la fin de la guerre froide, et sur son influence au sein de l’administration Trump, notamment à travers l’émergence de projets autoritaires d’extrême droite à l’échelle mondiale...

  • Escroquerie à la crypto-monnaie : le président argentin Javier Milei noyé sous les accusations
    https://www.les-crises.fr/escroquerie-a-la-crypto-monnaie-le-president-argentin-javier-milei-noye-s

    Le président argentin Javier Milei est confronté à la plus grave crise qu’il ait jamais connue pour avoir encouragé une escroquerie à la crypto-monnaie. Alors que les dirigeants de la droite latino-américaine ont pris leurs distances avec l’anarcho-capitaliste, Elon Musk a profité de l’occasion pour réaffirmer leur lien. Source : Jacobin, Cruz Bonlarron MartínezTraduit par […]

  • Wenn Kettensägen-Libertäre Millionen als Betrüger einfahren
    https://overton-magazin.de/hintergrund/politik/wenn-kettensaegen-libertaere-millionen-als-betrueger-einfahren

    Les monnaies blockchain leurs servent d"appât pour attirer leurs victimes. Bienvenue dans le nouveau monde des présidents-escrocs.

    2.3.2025 von Ralf Streck - Nun ist der sogenannte „rug pull“ auch bei der europäischen Justiz angelangt, in die der argentinische Kettensägen-Präsident Javier Milei bis zur Halskrause verstrickt ist. Um vermutlich mehr als 250 Millionen US-Dollar wurden Krypto‑Investoren über den „$LIBRA“ gezielt in einem Meme-Coin-Skandal betrogen, für den Milei geworben hatte. Neu ist die Masche nicht. US-Präsident Donald Trump hatte kurz vor der Wahl den „$TRUMP“ gestartet, der zum Höhenflug ansetzte. Dann zog man den Teppich weg, Milliarden wurden von mit Trump verbundenen Firmen abgesahnt.

    Der Abgeordnete der spanischen Linkskoalition „Sumar“ (Summieren) Gerardo Pisarello hat am Dienstag eine Strafanzeige im Rahmen des Betrugs mit der Kryptowährung $LIBRA eingereicht, für die sich der argentinische Präsident Javier Milei stark gemacht hatte. Der in Argentinien geborene Pisarello will, dass spanische und europäische Ermittler die „betrügerischen Vorgänge“ ermitteln, „die vom argentinischen Präsidenten Javier Milei vorgenommen wurden“ und die sich auch gegen die Finanzstabilität gerichtet haben. „Einer der Komplizen von Milei war Hayden Mark Davis, CEO des Unternehmens Kelsier Ventures, der sich damit gebrüstet hat, die Schwester des argentinischen Präsidenten geschmiert zu haben, damit sie diese Geschäfte vorantreibt“, führte Pisarello aus.

    Er geht davon aus, dass sich der Chef von Kelsier Ventures „auf spanischem Territorium“ befinden könnte, konkret in der katalanischen Hauptstadt Barcelona, in der auch Pisarello lebt. Kelsier Ventures ist eine Investmentfirma, die auf Kryptowährungen und digitale Geschäftsmodelle spezialisiert ist und der 35-jährige Hayden Mark Davis soll sich nach Angaben von spanischen Medien zumindest „einen Teil des Jahres“ in Katalonien aufhalten. Die Vorgänge um die dubiose Kryptowährung $LIBRA könnten also auf spanischem Boden stattgefunden haben, meint der Sumar-Abgeordnete.

    Hintergrund ist, dass es Davis selbst war, der behauptet hatte, Karina Milei bezahlt zu haben. Darüber hatte Coindesk mit Bezug auf Chatprotokolle berichtet. In den enthüllten Textnachrichten von Mitte Dezember habe Davis erklärt, er „kontrolliere“ den argentinischen Präsidenten. Er habe erklärt, Geld an Mileis Schwester bezahlt zu haben, um den für seine Vorhaben einzuspannen: „Ich schicke $$ an seine Schwester, und er unterschreibt alles, was ich sage, und macht, was ich will.“ Karina Milei ist eine der mächtigsten Personen im innersten Zirkel um den argentinischen Präsidenten.

    Nach der Coindesk-Veröffentlichung erklärte Michael Padovano, ein Sprecher von Davis, dass der sich nicht daran erinnern kann, solche Nachrichten verschickt zu haben. Das klingt genauso wachsweich wie dessen Aussage, dass es auf dem Telefon von Davis keine Aufzeichnungen über das Versenden dieser Nachricht gibt. Dass man Nachrichten löschen kann, dürfte auch ihm bekannt sein. Davis habe weder Geld an die Milei-Schwester noch an den Präsidenten bezahlt, behauptet er, obwohl gar nicht behauptete worden war, dass Geld direkt an den Präsidenten geflossen sei. Das Anliegen sei nur gewesen, dass Erlöse aus der Kryptowährung „$LIBRA“ der argentinischen Bevölkerung und der Wirtschaft zugutekommen sollten.

    Das war auch der Unsinn, mit dem Milei die neue Kryptowährung, auf die Schnelle an einem späten Freitag gestartet, in den sozialen Medien beworben hatte. Auf X hatte er getweetet: „Das liberale Argentinien wächst.“ Er bewarb ein „privates Projekt“, welches das „Wachstum der argentinischen Wirtschaft ankurbelt“ und Geld für „kleine argentinische Unternehmen und Start-Ups“ bereitstellen solle. „ES LEBE DIE FREIHEIT, VERDAMMT…!!!“ hatte er in dem Tweet beendet und seine bisher größte Krise programmiert.

    Im Interview mit einem TV-Sender in Argentinien erklärte Milei: „Ich habe es nicht beworben, ich habe es nur geteilt.“ Das ist eine Lüge, denn er hat eigens einen Tweet angefertigt und fünf Stunden sogar an seinen Account angeheftet. Er hat nicht einfach einen anderen Beitrag weitergeleitet. Es ist aber bekannt, dass er es mit der Wahrheit wie sein Vorbild Donald Trump, nicht so genau nimmt, der ebenfalls in einen solchen Skandal verwickelt ist, wie wir weiter unten sehen werden.

    Jedenfalls wurde mit der Milei-Werbung die Kryptowährung auf große Höhen katapultiert. Doch dann kam es zu dem, was in der Kryptoszene als die Betrugsart „rug pull“ bekannt ist. In einem sogenannten „hard rug pull“, wie in diesem Fall, werden in einer Art Schneeballsystem zunächst viele Investoren angezogen, um den Wert eines solchen „Währung“ in die Höhe zu treiben. Dann wird plötzlich der Teppich weggezogen: Große Anteilseigner verkaufen plötzlich und der Wert bricht ein. Im Fall der $LIBRA stürzte er von knapp fünf Dollar um mehr als 95 Prozent auf nur noch 17 Cent ab. Die Mehrzahl der Anleger verliert dabei zum Teil fast das gesamte Geld. Dazu erklärte Milei im TV-Interview nur lakonisch. Man wisse doch, worauf man sich einlasse, wenn man in so etwas investiere.

    Bei einem sogenannten „soft rug pull“ wird dagegen langsam verkauft und man lässt das Projekt ausbluten, anstatt ihm abrupt den Garaus zu machen. Damit macht man sich weniger anfälliger für Betrugs-Strafverfahren. Die laufen längst an. In Argentinien fordert die Opposition zudem ein Amtsenthebungsverfahren. Davis und sein Unternehmen Kelsier Venture soll einer der größten Profiteure des Vorgangs sein. Laut Coindesk verdienten Krypto-Wallets, die Davis und seinem Unternehmen zugeordnet werden, allein mehr als 100 Millionen Dollar. Krypto-Wallets sind „digitale Geldbörsen“, die genutzt werden, um Kryptowährungen zu speichern, zu senden und zu empfangen.

    Nach einer Untersuchung von Nansen Research haben mehr als 86 Prozent von mehr als 15.400 Konten zusammen 251 Millionen US‑Dollar verloren. Das sind aber nur die digitalen Geldbörsen, die mehr als 1000 Dollar Gewinn oder Verlust gemacht haben. Die vielen Kleinanleger sind dabei nicht berücksichtigt. Gut 2100 Wallets haben hohe Gewinne gemacht. Sie haben insgesamt 180 Millionen Dollar eingestrichen. Zwei Konten hätten in nur einer dreiviertel Stunde 5,4 Millionen abgesahnt. Nansen sieht „greifbare Beweise“ dafür, „dass eine Gruppe von `Insidern´ von den Massen profitiert, die sich beteiligt haben“.

    Nansen zeigt auf, dass die $LIBRA am Freitag, den 14. Februar, gestartet wurde. Ganze 23 Minuten danach setzte Javier Milei seine Werbung ab. In nur 43 Minuten explodierte der Kurs, um nach dem rug pull abzustürzen. Danach twitterte Milei dann, dass er „mit dem Projekt nicht vertraut“ gewesen sei. Als er sich damit befasst habe, wollte er – die Kryptowährung war längst abgestürzt – keine Informationen dazu mehr teilen, weshalb er den vorherigen Tweet „gelöscht habe“, twitterte er nun. Nicht näher bezeichnete „dreckige Ratten der politischen Kaste“ benutzten diese Situation, um „Schaden anzurichten“, erklärte er. In der typischen Schuldumkehr, schließlich hat er enormen Schaden angerichtet, behauptet er, die Vorgänge würden ihn nur darin bestätigen, die Politiker mit „Arschtritten“ zu verjagen.

    Die Frage ist, ob Milei in die Operation eingebunden war oder ob er nur als nützlicher Depp benutzt wurde. Das wird die Justiz zu klären haben. In Argentinien laufen bereits Ermittlungen nach Anzeigen, die von der engagierten und streitbaren Richterin Maria Servini geführt werden. Sie ist in Europa bekannt dafür, dass sie die Auslieferung von staatlichen Mördern der Franco-Diktatur in Spanien beantragt hatte, die in Spanien amnestiert worden waren. Strafverfahren hatten Angehörige der Opfer in Argentinien auf den Weg gebracht, weil Spanien untätig blieb und auch die Auslieferungen verweigerte.

    Ermittlungen wegen des Krypto-Skandals laufen auch schon in den USA. Und Ermittlungen sollen nun auch in Spanien und der EU angestrengt werden. Klar ist dabei längst, dass Milei die Organisatoren des rug pull kannte und mehrfach Kontakt mit ihnen hatte. Er war sogar schon im Jahr 2022 in zwei ganz ähnliche dubiose Vorgänge verstrickt. Ist er ein Wiederholungstäter?

    „$TRUMP“ könnte auch ein Betrugsunternehmen sein

    Neu ist ein solcher Betrug ohnehin nicht. Neu ist auch nicht, dass Präsidenten oder werdende Präsidenten aus dem gleichen politischen Umfeld in solche betrügerischen Vorgänge eingebunden sind. Inzwischen mehren sich auch hier die Stimmen, dass es sich beim sogenannten „$TRUMP“ nur um einen Betrug handelt. Kurz vor seinem Amtsantritt machte sich nämlich auch der neue US-Präsident Trump für Kryptowährungen stark, die er früher stets abgelehnt hatte.

    Im vergangenen Sommer hatte er sich dann auf einer Bitcoin-Konferenz selbst zum „Bitcoin-Präsidenten“ ernannt. Er kündigte an, die USA zum „Krypto-Zentrum des Planeten“ zu machen. 2019 twitterte er noch: „Ich bin kein Fan von Bitcoin und anderen Kryptowährungen. Sie sind hochvolatil und basieren auf dem Nichts.“ Sie seien bedenklich und dienten für illegale und „illegale Aktivitäten“ und forderte eine starke Regulierung, da ihr Wert aus „dünner Luft“ bestehe.

    Doch er hat zwischenzeitlich offenbar auch erkannt, dass man sich damit viel Geld verdienen kann. Deshalb legte auch er seine Kryptowährung $TRUMP auf. Auch hier, angesichts des massiven Krypto-Hypes, für den Trump mit seinen Aussagen sorgte, schoss der Kurs in die Höhe. Dagegen war die $LIBRA nur ein Stiefkind. Der Trump-Coin explodierte um den Faktor 41.000 und erreichte einen Wert von 75 Dollar. Bei dem, was man wohl eher einen soft rug pull nennen kann, fiel der Preis dann aber schnell wieder um etwa 80 Prozent. Zwischenzeitlich hatten auch hier einige große „Anleger“ Kasse gemacht. Der Trump Meme-Coin erreichte sogar eine Gesamt-Marktwert von 14,5 Milliarden Dollar.

    Abgesahnt wurde mit dieser Kryptowährung auf zwei Ebenen. Firmen, die entweder Trump gehören oder eng mit ihm verbunden sind, sollen allein über die Handelsgebühren zwischen 85 und 100 Millionen Dollar eingestrichen haben. So gehört Trump CIC Digital. Reuters zitiert von der offiziellen Webseite des $TRUMP. Demnach erhalte CIC Digital „Handelseinnahmen aus den Handelsaktivitäten“ des Meme-Coins. Die genauen Eigentumsverhältnisse von Trumps Meme-Coin sind unklar und sie werden hinter undurchsichtigen Gesellschaften mit beschränkter Haftung verborgen. Das Unternehmen „Fight Fight Fight“, ein Leitspruch von Trump, ist zum Beispiel in Delaware eingetragen. Dieses Unternehmen ist der Eigentümer der offiziellen Website des $TRUMP. Die Firma gehört Trumps CIC Digital und zudem Celebration Cards. Es sieht also so aus, dass die Kettensägen von den sogenannten „Liberalen“ nicht nur am Sozialsystem angesetzt werden, sondern auch Kleinanleger über Kryptowährungen im Kettensägen-Stil rasiert werden.

    #crypto-monnaie ##Argentine #USA #politique #crime_organisé

  • Scandale crypto : Un cocréateur de Libra aurait soudoyé la sœur du président argentin pour un post sur le token
    https://fr.cointelegraph.com/news/libra-co-creator-claims-paid-javier-milei-sister-token-post


    Messages qui auraient été envoyés entre Davis et un cadre potentiel d’une société d’investissement.
    Source : La Nacion

    Des médias argentins rapportent que Hayden Davis, une figure liée au token Libra, s’est vanté d’avoir payé la sœur de Javier Milei afin que le président partage des informations sur le memecoin.

    L’un des créateurs du controversé token Libra aurait envoyé un message vantant sa capacité à payer la sœur du président argentin en échange d’une publication de ce dernier sur X à propos du memecoin, selon des médias argentins.

    Le journal La Nacion a rapporté le 18 février avoir consulté des messages dans lesquels Hayden Davis — une personne liée au token Libra (LIBRA) et PDG de Kelsier Ventures — aurait proposé à un dirigeant d’une société d’investissement crypto de payer Karina Milei pour obtenir un « contrôle » sur le président argentin.

    « On peut aussi faire tweeter Milei, organiser une rencontre en personne et assurer la promo », indique une capture d’écran d’un message que Davis aurait envoyé en décembre à cet investisseur, qui a refusé l’offre.

    « J’envoie de l’argent à sa sœur et il fait tout ce que je dis », aurait affirmé Davis dans un autre message.

    Davis n’a pas pu être immédiatement contacté pour commenter ces révélations. Un porte-parole a déclaré à CoinDesk que Davis ne se souvenait pas d’avoir envoyé ces messages et qu’il n’en trouvait aucune trace sur son téléphone. Il a également nié avoir effectué des paiements à Javier ou Karina Milei.

    Karina Milei est actuellement secrétaire générale de la présidence argentine et proche conseillère de son frère. Elle l’accompagne régulièrement lors de ses déplacements officiels à l’étranger.

    Davis et Kelsier Ventures ont été parmi les principaux bénéficiaires du lancement du token LIBRA, affirmant avoir engrangé environ 100 millions de dollars. Davis a cependant déclaré ne pas posséder de tokens et ne pas chercher à les vendre.

    LIBRA avait atteint une capitalisation de 4,5 milliards de dollars à son sommet avant de s’effondrer de 95 % peu après.

    Milei affirme qu’il n’a pas « promu » le token LIBRA — comme le prétendent les poursuites judiciaires pour fraude déposées contre lui — mais argue plutôt qu’il a simplement « diffusé l’information ».

    « Je ne l’ai pas promu. J’ai simplement relayé l’information », a déclaré Milei lors d’une interview accordée le 17 février à Todo Noticias. Il s’agissait de sa première prise de parole publique depuis le scandale autour du token Libra, qui a conduit l’opposition à réclamer sa destitution.


    Davis (à gauche) et Milei (à droite).
    Source : Javier Milei

    • dans l’actualité argentine, on parle beaucoup du #triangle_de_fer
      quelques éléments à ce sujet (décembre 2024)

      ¿Cómo es el « triángulo de hierro » que maneja la Argentina ?
      https://cenital.com/el-triangulo-de-hierro-que-maneja-el-pais

      *

      La mesa chica la integran Milei, su hermana Karina y al asesor sin firma Santiago Caputo. ¿Cómo es el vínculo entre ellos? ¿Quién contrapesa a quién? ¿Quién tiene la última palabra? Toda la intimidad de esa convivencia y las tensiones que la podrían hacer estallar.*

      Por Noelia Barral Grigera
      7 de diciembre de 2024
      La expresión “triángulo de hierro” para referirse a la mesa chica de decisiones partidarias y de gobierno empezó a ser usada por Milei a mediados de mayo. Corrían tiempos de incertidumbre para la gestión libertaria, que no había logrado aún aprobar la ley Bases y tenía previsto un “Pacto de Mayo” con los gobernadores que debía firmarse el 25 de ese mes y tambaleaba (al punto de que terminaría siendo rubricado un mes y medio más tarde de lo previsto, en otra fecha patria: el 9 de Julio). El presidente y su equipo evaluaban cómo salir del tropezón político que, con el estiramiento del debate y la poda de numerosos artículos, les asestaba el Congreso. Exactamente una semana más tarde, de manera inesperada, el Gobierno comunicaba el despido del primer jefe de Gabinete de Javier Milei y amigo personal del presidente, Nicolás Posse. Esa salida fue clave para la conformación del triángulo de hierro. Posse tensionaba con Santiago Caputo y, cuando cayó en desgracia ante los ojos de Karina Milei, perdió la pelea. Karina ungía a Caputo y, en un mismo movimiento, consolidaba un nuevo esquema tripartito de toma de decisiones. Un triángulo que para los hermanos Milei no era novedad (porque había funcionado en otros momentos con otros terceros, luego caídos en desgracia), pero que sí inauguraría una nueva etapa en la joven gestión libertaria. Javier, Karina y Santiago. Un triángulo diferente. Un triángulo de hierro.

      Fue por entonces, también, que el triángulo de hierro empezó a ser nombrado como tal por el mandatario en entrevistas periodísticas. La expresión, que no es más que otra forma de llamar a la mesa chica o al círculo íntimo que tuvieron todos los presidentes, fue tomada por Milei de uno de sus autores de cabecera, el Premio Nobel de Economía Milton Friedman. Sin embargo, y como suele ocurrir con muchos de los conceptos que Milei aplica en su praxis política, su sentido fue cambiado. Friedman escribió con su esposa, la profesora de la Universidad de Chicago Rose Director, el libro “Tiranía del status quo”, en el que habla del “triángulo de hierro formado por los políticos que buscan votos otorgando privilegios, los beneficiarios de esas dádivas y los burócratas que se aferran a sus puestos alimentados por aquellas demagogias”. Milei lo resignificó.

      El vértice del poder en el triángulo es Karina. En el libro Karina: La hermana. El jefe. La soberana (Sudamericana 2024), la periodista Victoria De Masi reconstruye con una multiplicidad de fuentes de distintos períodos de la vida de los Milei la relación entre Javier y Karina. A lo largo de 224 páginas, el libro retrata una codependencia que hace difícil distinguir quién protege o quién conduce. Probablemente, a veces uno, a veces otra. Javier le aseguró al periodista Eduardo Feinmann: “Yo reporto a mi hermana”. Karina le dijo al periodista Guido Braslavsky: “Yo soy los oídos de Javier. Él habla y sé lo que quiere”. Tras más de un año de investigación, De Masi define a Karina como “la dueña del látigo, que institucionalizó la obediencia debida en La Libertad Avanza”. Un látigo que, desde que funciona formalmente el triángulo de hierro, a veces operativiza Santiago Caputo a través del equipo de comunicación digital paraoficial, pero que siempre empuña y utiliza Karina. La lista de quienes se vieron marginados por su decisión es extensa. En una recopilación no exhaustiva aparecen los nombres de Carlos Kikuchi, Ramiro Marra, Eugenio Casielles, Carlos Maslatón, Eduardo Serenellini, Constanza Moragues, Oscar Zago, Francisco Paoltroni, ¿Fátima Florez? y tantos otros y otras. Estas decisiones, muchas veces intuitivas y poco estratégicas, a veces tienen vuelta atrás. Bien lo saben José Luis Espert, Lilia Lemoine y Carolina Píparo. Pero no dejan de ser decisiones que pasan por el tamiz de Karina. Todo lo que tiene que ver con Javier está a cargo de ella. Desde la comida hasta las actividades de campaña, pasando por las giras internacionales, las entrevistas en televisión y la ropa para cada ocasión. “Hablalo con Kari” es una respuesta que el celular de Javier ya debe teclear de memoria, sin que el presidente toque las letras.

    • Karina Milei — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Karina_Milei


      Gala presidencial en el Teatro Colón por la asunción del presidente argentino Javier Milei el 10 de diciembre de 2023.
      GCBA

      Karina Elizabeth Milei, née le 28 mars 1972 à Buenos Aires, est une femme politique argentine.

      Elle est directrice de campagne de son frère, Javier Milei, lors de l’élection présidentielle de 2023. Après la victoire et l’investiture de son frère, elle devient secrétaire générale de la présidence de la Nation argentine et, son frère étant célibataire, est considérée comme la Première dame informelle de l’Argentine.

    • rien, pour le moment dans la presse française

      le plus récent, justement sur ce #triangle_de_fer

      Javier Milei et le « triangle de fer » qui dirige l’Argentine – Le Point
      (09/02/2025)

      https://www.lepoint.fr/economie/javier-milei-et-le-triangle-de-fer-qui-dirige-l-argentine-09-02-2025-2581881

      C’est un triumvirat surnommé le « triangle de fer » qui constitue le premier cercle du président Javier Milei. Comme l’explique le politologue argentin Ignacio Labaqui, « le triangle de fer est le cercle de confiance de Milei », ce que les Argentins appellent traditionnellement la « mesa chica » (la petite table). Au sommet de cette structure informelle mais toute-puissante se trouve Karina Milei, la sœur du président. Sans expérience politique préalable, elle occupe une position centrale dans l’appareil gouvernemental, au point que son frère la désigne comme « El jefe » (le chef). Son influence est telle que, explique Ignacio Labaqui, « quiconque tombe en disgrâce auprès de Karina Milei est éjecté du gouvernement ». Cette relation fusionnelle entre le président et sa sœur illustre une…

      #paywall

    • dans le débat, même le soutien de Milei trouve qu’il pourrait (et devrait) faire plus attention à qui a accès à lui et revoir un peu comment fonctionne le cercle de ses proches (il n’emploie pas le terme de triangle de fer et, évidemment, qu’il faudrait peut-être changer de sujet : ça fait une semaine qu’on ne parle que de ça, alors qu’il y a d’autres sujets importants pour l’Argentine.

      l’opposante sort des témoignages affirmant que la sœur demande jusqu’à 2000 $ pour être pris en photo avec le président…

      le soutien : le parti qui l’attaque n’est pas tout-à-fait vierge de tentatives de corruption, ils utilisent l’affaire de façon politique ! Faut faire le ménage partout…

      opposante ; le président gouverne de façon inconstitutionnelle par décrets présidentiels, il n’a pas établi de budget ou plutôt n’a pas fait voter les budgets par le parlement

      (dans les images :


      Emmanuel Macron, Karina Milei, Javier Milei, Brigitte Macron © BestImage, Jacovides-Perusseau
      )

      #coima -> #pot-de-vin

    • ouf ! complètement dingue
      l’auteur de la vidéo coffeezilla, spécialiste du sujet apparemment, a enquêté et interviewé directement les auteurs du coup (Hayden Davies et le patron de la plateforme qui hébergeait les coins). HD reconnait avoir snipé et se retrouve bien embêté avec ses 100 M$ sur les bras et de gros ennuis au cul…
      pour le memecoin Melania, ça se passait entre potes dans un bar à chicha, et les snipers initiés ont eu la surprise de voir qu’ils s’étaient fait doubler

      Argentina’s Memecoin Disaster Is Worse Than You Think - YouTube
      https://www.youtube.com/watch?v=Ud6GuH7gSDw

      Javier Milei promotes a crypto token which falls apart, but when an insider goes public, the entire economy of memecoins unravels.

    • Un paraíso fiscal, cinco empresas y 23 cuentas claves en la ruta del dinero $LIBRA - LA NACION
      mouvement des 10 comptes les plus bénéficiaires et des 13 impliqués dans l’investissement initial
      dont un a transféré l’argent aux Seychelles
      (sur ces 23, 3 ont un nom comportement le mot MILEI, ce qui, évidemment, ne prouve rien)
      https://www.lanacion.com.ar/politica/escandalo-cripto-un-paraiso-fiscal-cinco-empresas-y-23-cuentas-claves-e

      En base a los datos públicos de Solana, los que obtuvieron ganancias tras el tuit de Milei movieron al menos US$140 millones hacia cuentas vinculadas a compañías de exchange de las que se podrían conocer quién está detrás de cada una de ellas; una de esas firmas está radicada en Seychelles

      El universo cripto puede ocultar a quienes mueven el dinero, pero no a los rastros que dejan. Es decir, las cuentas se identifican con códigos o apodos que preservan el anonimato. Pese a eso, sus transferencias quedan expuestas. Se pueden observar movimientos, montos y fechas. Varios de los giros vinculados a los ganadores del caso $LIBRA llegaron a empresas de este ecosistema, que no sólo funcionan como una escala en la trazabilidad sino también como la llave para conocer quiénes derivaron fondos hacia ellas.

      Un análisis de LA NACION relevó movimientos de las 10 cuentas que más ganancia obtuvieron mediante la compra y venta de los tokens de $LIBRA, y de las 13 que están relacionadas con los fondos que inyectaron la liquidez inicial del proyecto y luego, al retirar el dinero, desplomaron su valor. Dentro de este grupo se encuentran aquellas con los mensajes “Milei”, “MileiVlad” y “Milei CATA”.

      Las firmas Bybit, Kraken, Wintermute, Coinbase y Binance aparecen en los movimientos impulsados por dichas cuentas, según los datos expuestos por la blockchain Solana, que es la red donde operó el memecoin que difundió el presidente, Javier Milei. Tal cual explicaron especialistas en materia cripto, abogados, un exfuncionario de la Unidad de Información Financiera (UIF) y traders contactados por LA NACION, estas empresas, mediante accionar judicial, podrían facilitar los datos de los responsables de quienes ganaron con $LIBRA.

      “Depende de la regulación del país donde operan estas empresas y del país donde se encuentren sus cuentas recaudadoras”, analizó el exfuncionario de la UIF. En ese sentido, documentación oficial revela que Bibyt, a donde giró US$5 millones la cuenta que más ganancia obtuvo, está registrada en Seychelles, considerado un paraíso fiscal. “Bybit Bybit Technology Limited, (Incorporation No. 226958), una compañía incorporada en Seychelles teniendo su domicilio registrado en House of Francis, Room 303, Ile Du Port, Mahe”, informa su propio sitio web.

      Distinto es el caso de las cuentas cuyas transferencias encuentran vinculación con Kraken, que se define como “la primera empresa de criptomonedas de Estados Unidos en recibir una licencia bancaria estatal”. Esto aumenta las posibilidades de accionar judicial en ese país a manos del FBI, que ya fue recibió una denuncia del caso o, incluso, de la Comisión de Bolsa y Valores de ese país, conocida como SEC, que también fue notificada. “Ellos tienen otros fierros, cuando quieren información, la tienen”, sintetizó el exfuncionario de la UIF.

      La ruta del dinero
      A continuación, la trazabilidad del dinero de las cuentas que, después del tuit de Milei publicado el 14 de febrero a las 19:01, dispararon sus ventas y engrosaron sus ganancias. Los datos de las operaciones y movimientos fueron observados a través de la blockchain Solana y el sitio Dexscreener, popular en la comunidad cripto.

      suit le détail des mouvements observés sur les 10 comptes qui ont retiré le plus d’argent

    • exemple de mouvements sur le compte 2

      Cuenta 2
      Comenzó a operar con $LIBRA a las 19:01, minuto en el que efectuó cuatro compras, cada una de US$250.000. Terminó de vender a las 20:14 de ese mismo viernes. Sin embargo, los movimientos de salida de dinero de esa cuenta comenzaron antes. Tres pasos.

      1. A las 19:57, a las 20:08 y a las 20:15, un minuto después del fin de su ventas, se observan transferencias a una misma cuenta a la que le dirigió US$6,9 millones.

      2. La cuenta que recibió esos montos movió esa cifra hacia otra cuenta, en un único giro, a las 21:34.

      3. Esta última, a las 23:08, movió US$4,4 millones a “Wintermute 4″.


      Transferencias en la blockchain Solana

      Wintermute es una compañía vinculada al trading. En su página web oficial brinda información sobre dos empresas a su nombre: Wintermute Trading Ltd “registrada en Inglaterra” y Wintermute Asia Pte Ltd, “registrada en Singapur”. Allí aclara: “Ni Wintermute Trading Ltd ni Wintermute Asia Pte. Ltd están autorizadas o reguladas por cualquier autoridad reguladora, es decir, cualquier parte que negocie con Wintermute Trading Ltd o Wintermute Asia Pte. Ltd. Es posible que Ltd no se beneficie de las protecciones que normalmente se brindan cuando se negocia con entidades reguladas”.

  • Quand le capitalisme fait sécession · Haud Guéguen
    https://www.terrestres.org/2024/04/02/quand-le-capitalisme-fait-secession

    À propos de Quinn Slobodian, Crack-Up Capitalism : Market Radicals and the Dream of a World Without Democracy, Dublin, Penguin Books, 2023, 352 pp.

    .... si Les Globalistes se terminait dans les années 1990, avec cette apogée du projet globaliste qu’est la création, à Genève, de l’OMC (et avec les premières manifestations de crise de la globalisation), c’est ici un phénomène en apparence contradictoire qui se trouve pris pour point de départ : une tendance à la « perforation » (p. 16) ou à la « fragmentation » (p. 18) du monde que Slobodian décèle à travers la multiplication toujours croissante du principe de la « zone » économique spéciale – liminairement définie comme une « enclave creusée dans une nation et libérée des formes ordinaires de régulation » (p. 13) – dont il montre qu’elle s’initie à partir des années 1970 dans la colonie anglaise de Hong Kong, et dont la carte qu’il en dresse à l’échelle mondiale n’en dénombre pas moins que 5400 à l’heure actuelle.

    En faisant le choix de s’installer dans cette « histoire du passé récent et de notre présent troublé » (p. 19) qu’est celle des quatre dernières décennies, il s’agit ainsi de s’attacher à ce qui n’est en réalité pas tant le contraire que l’autre face de la globalisation néolibérale : ce que Slobodian désigne comme le processus de « zonification » ou la prolifération d’espaces visant à l’optimisation du capital au moyen d’une neutralisation de la démocratie, dont l’auteur souligne qu’elle ne s’opère pas tant contre les États qu’elle ne s’opère au moyen de leur propre coopération. Des zones franches aux paradis fiscaux, des charters cities et des gated communities aux start-up nations ou aux utopies de la Silicon Valley, c’est donc une certaine tendance du capitalisme contemporain à faire « sécession » – ou, dit autrement, à se fortifier en se mettant à l’abri de tout contrôle démocratique – que Slobodian nous invite à regarder de plus près en s’attachant à la multiplicité de ces « enclaves » et des figures qui les promeuvent (de Milton, David et Patri Friedman à Murray Rothbard ou Peter Thiel pour ne citer que quelques-uns des plus connus).

    [...]
    .... en racontant ce qu’on pourrait se risquer à appeler cette « histoire des vainqueurs », Slobodian donne à voir une tendance dont il interroge la logique propre et les scénarios futurs qu’elle esquisse en montrant comment, à travers toutes ces expérimentations et conformément au projet politique qui les soutient, la valorisation de la liberté économique va de pair avec une désactivation de toute liberté politique. Une telle fétichisation de la liberté économique ne s’accompagnant pas seulement d’un conservatisme raciste ou sociobiologique (...) mais de formes plus ou moins assumées de néo-colonialisme (l’idée étant d’appréhender la fondation de nouvelles « zones » comme la conquête de nouveaux territoires supposant une main d’oeuvre au moindre prix et privée de droits).

    L’ « utopie » que dessine la tendance capitaliste à la « zonification » (p. 99) du monde est donc celle d’un monde où la notion même de droit se trouve entièrement transférée du plan politique au plan économique. Mais, comme le souligne très finement Slobodian à propos des rêves sécessionnistes d’une figure de la Silicon Valley comme Valaji Srinivasan (auteur d’un ouvrage intitulé The Network State : How to Start a New Country), c’est aussi celle de ce qu’on pourrait appeler un monde non terrestre, puisque c’est en réalité la question des ressources qui se trouve occultée (...)

    https://seenthis.net/messages/1032891
    #Quinn_Slobodian #capitalisme #État #zones_franches #histoire_contrefactuelle #géographie_politique #Ciskei #libertariens #liberté_économique

    • Quinn Slobodian, historien : « Il faut oublier cette idée reçue selon laquelle le capitalisme et la démocratie se renforcent mutuellement »

      L’historien estime (...) que la démocratie est menacée par l’évolution de l’économie, et notamment par la réalisation d’un rêve ultralibéral : la multiplication des zones économiques spéciales échappant aux règles démocratiques. Propos recueillis par Pascal Riché

      Après avoir exploré l’histoire intellectuelle du néolibéralisme dans Les Globalistes (Seuil, 2022), Quinn Slobodian, historien canadien spécialiste de l’histoire globale et professeur à l’université de Boston, poursuit son enquête sur cette école de pensée dans Le Capitalisme de l’apocalypse ou le rêve d’un monde sans démocratie (Seuil, 384 pages, 25,50 euros).

      Le titre original de votre livre est « Crack-Up Capitalism », le capitalisme à fragmentation. Que désigne cette expression ?

      Elle nous invite d’abord à réfléchir à la géographie du capitalisme d’aujourd’hui. Le capitalisme a été marqué ces dernières décennies non seulement par l’intégration des échanges (la mondialisation), mais aussi par la création d’une variété gigantesque d’instances destinées à favoriser les investisseurs et leurs profits : zones économiques spéciales, ports francs, parcs d’affaires…

      La deuxième utilisation du terme « crack-up capitalism » est plus normative. Elle renvoie à la vision de libertariens radicaux qui, depuis l’économiste Friedrich Hayek jusqu’à l’investisseur Peter Thiel, rêvent de l’effondrement du système des Etats-nations. Ils imaginent un monde post-démocratique et même post-nations. L’humanité serait organisée en villes privées – ce qu’ils appellent des charter states (« Etats à charte ») –, dans lesquelles le principe de gouvernance ne serait plus « un homme, une voix ». Elles seraient gouvernées comme des entreprises.

      Ce fantasme correspond-il déjà à une réalité ?

      En partie. Aujourd’hui, on compte plus de 6 000 zones économiques spéciales, au cœur de la production et des flux financiers, à l’échelle mondiale. De même, les gated communities (« communautés fermées ») aux Etats-Unis, qui n’existaient quasiment pas il y a un demi-siècle, se comptent par dizaines de milliers aujourd’hui.

      Une réorganisation de la vie humaine est donc bien en cours. Savoir si elle prépare un monde « post-Etat-nation » reste une question ouverte. Mon livre tente de comprendre pourquoi des personnalités issues de l’élite rêvent d’une telle dystopie.

      Ces zones, dans l’esprit de ces idéologues, sont des outils pour se passer des Etats. Mais à la fin du livre, vous dites qu’elles sont en fait des outils au service de ces derniers : Chine, Arabie saoudite, Dubaï… N’est-ce pas paradoxal ?

      Il y a toujours une dialectique entre les utopies et la réalité dans laquelle elles s’inscrivent. Le socialisme utopique au XIXe siècle était une façon de lire les mutations qui avaient alors lieu : l’essor de la classe ouvrière, la production de masse… De même, les anarcho-capitalistes et libertariens radicaux d’aujourd’hui voient, dans un monde de contractuels, de chauffeurs Uber, de médias sociaux et de cryptomonnaies, ce que pourrait être un autre futur politique si ces tendances étaient accélérées. Le fait est que la multiplication des zones spéciales ne semble pas près de provoquer l’effondrement des Etats-nations.

      Il est plus difficile de se débarrasser des Etats que de la démocratie…

      Absolument ! De ce point de vue, il faut oublier cette idée reçue – et relativement récente – selon laquelle le capitalisme et la démocratie se renforcent mutuellement. Joseph Schumpeter, dans les années 1940, était convaincu, comme d’autres alors, que l’avènement de la démocratie signifierait la fin du capitalisme, car les citoyens utiliseraient leur vote pour collectiviser les moyens de production. A l’inverse, des penseurs comme Milton Friedman, dans les années 1970, étaient sceptiques à l’idée que le capitalisme allait de pair avec la démocratie. Ils arguaient qu’un excès de démocratie conduisait à des inefficacités et que cela ralentissait la production. Friedman admirait alors Hongkong, un territoire qui était davantage géré comme une entreprise que comme un pays.

      Le récit habituel que l’on fait de l’après-guerre froide est plein de clichés et de platitudes : le triomphe de la démocratie, un mouvement vers une plus grande intégration supranationale, le succès du multilatéralisme, et, globalement, un progrès…

      C’est la rhétorique de « la fin de l’histoire », selon le titre du fameux livre de Francis Fukuyama, en 1992…

      Oui ! Mais contrairement à ce récit, la démocratie et le capitalisme ne sont pas allés de pair. La priorité donnée à la liberté économique plutôt qu’à la liberté politique – ce pourrait être une définition du néolibéralisme – a conduit à considérer comme des modèles des endroits comme Singapour ou Hongkong, dont les traditions démocratiques sont faibles ou nulles.

      Dans le processus de nation branding – les efforts pour attirer touristes et investisseurs –, l’existence d’élections libres ou même d’une liberté d’expression compte très peu. Dans les classements d’attractivité internationaux, Dubaï obtient des scores très élevés, même s’il fonctionne comme une autocratie clanique, même s’il repose sur une main-d’œuvre quasi esclavagisée, même s’il se classe très bas en termes de liberté de la presse ou d’égalité des genres. Que de telles places aient pu devenir les archétypes de ce qu’est un « bon Etat » au XXIᵉ siècle en dit long sur notre civilisation.

      Le capitalisme sans démocratie est-il un modèle solide ?

      Oui, et ce n’est pas nouveau. La première mondialisation, à la fin du XIXᵉ siècle, fonctionnait sur la base de l’étalon-or, mais aussi sur celle de l’absence de suffrage universel : pour rétablir la parité de la monnaie, on pouvait toujours réduire les salaires ou provoquer des vagues de chômage.

      Dans les années 1970, lorsque les banques de la City de Londres ou de Wall Street cherchaient des pays emprunteurs, elles considéraient que le risque était le plus faible dans des endroits comme l’Allemagne de l’Est, la Tchécoslovaquie ou l’URSS. Elles étaient ravies de prêter de l’argent à des pays non démocratiques, et même socialistes. Les démocraties étaient vues comme des sources d’insécurité pour les investisseurs. Les nouveaux droits qui ont été adoptés à l’aube du XXIᵉ siècle concernent surtout la sécurité des investisseurs, les droits du capital, la protection de la propriété privée…

      Comment Donald Trump s’inscrit-il dans le récit que vous présentez ?

      Son nationalisme économique semble certes aller à l’encontre de la fragmentation mondiale que je décris. Mais il défend aussi des politiques qui accélèrent la fragmentation de son pays : des responsabilités importantes (avortement, contrôle des armes, financement de l’éducation…) sont laissées aux Etats. Cela prépare une intensification de la concurrence entre eux. Par ailleurs, Donald Trump plaide pour la création de villes privées, les freedom cities (« cités de liberté »). Il a aussi poussé des initiatives comme celles d’Elon Musk pour créer des villes d’entreprises, permettant aux entrepreneurs d’élaborer leurs propres législations. Cette tendance devrait s’accentuer.

      La Chine, pays au pouvoir autoritaire, s’appuie également sur les zones économiques spéciales que vous décrivez.

      La Chine est l’acteur le plus important dans cette histoire du « capitalisme crack-up ». C’est l’émulation créée par Hongkong, dans le sud de la Chine puis dans d’autres régions, qui a permis au pays de connaître une croissance spectaculaire au cours des dernières décennies. On comprend mal ce modèle si on le perçoit comme « centralisé ». Le génie de la direction politique chinoise a été de décentraliser une grande partie des décisions économiques au niveau de ces zones économiques spéciales.

      Cela a permis de laisser une latitude importante aux investisseurs étrangers et aux entrepreneurs locaux. Les expérimentations réussies étaient ensuite reproduites dans de nouvelles zones… La Chine représente un mélange extraordinaire de contrôle public et d’initiative privée, qui a été admiré par de nombreux libertariens.

      Avec l’initiative « Ceinture et route » (Belt and Road Initiative), la Chine a tenté d’externaliser les zones le long des routes commerciales de l’ancien empire. Elle a reproduit en quelque sorte le modèle des enclaves, utilisé jadis par l’Empire britannique avec ses comptoirs de la péninsule Arabique jusqu’au détroit de Singapour. Comme au XIXᵉ siècle, on ne cherche pas à conquérir de vastes territoires, on se concentre sur des points stratégiques.

      Comment les démocraties peuvent-elles empêcher « l’économie de l’apocalypse » ?

      L’Europe est un endroit fascinant où la bataille est menée. L’Union européenne (UE) a été conçue pour assurer une concurrence non faussée, ce qui passait par l’élimination de la course au moins-disant fiscal ou social provoquée par des zones spéciales. Cependant, les pays d’Europe de l’Est, qui ont rejoint l’UE plus tard, ont continué à utiliser des zones pour attirer les investissements. La Pologne est devenue une seule grande zone économique spéciale : le pays entier offre des traitements de faveur. La Hongrie, supposée nationaliste et populiste, crée également des zones spéciales pour attirer les investissements coréens. En Italie, Matteo Salvini et Giorgia Meloni s’y sont mis aussi, dans le sud du pays…
      Ces initiatives nourrissent une confrontation en Europe, avec pour enjeu l’équité de la concurrence et la primauté de l’Etat de droit. L’UE est en tout cas bien placée pour résister à l’attrait des nouveautés clinquantes comme les cryptomonnaies ou autres gadgets censés fournir une prospérité « à la Dubaï ». Elle n’est pas impressionnée par les bulles de hype que souffle la Silicon Valley.

      « Le Capitalisme de l’apocalypse », de Quinn Slobodian : les trous noirs d’un système économique

      Le point de départ du livre fascinant de l’historien canadien Quinn Slobodian Le Capitalisme de l’apocalypse (Seuil, 384 pages, 25,50 euros) est une phrase de #Peter_Thiel, lors d’une conférence de 2009 : « Si nous voulons plus de liberté, nous devons augmenter le nombre de pays. » Alors âgé de 41 ans, le fondateur de PayPal imaginait un monde utopique, libéré des Etats, composé de milliers de cités et autres entités connectées. Eh bien, on y est presque, démontre Quinn Slobodian.

      L’avenir que décrivait le célèbre investisseur, en partie, est déjà là. Le monde contemporain est constellé de milliers de trous noirs creusés par les détenteurs de capital depuis une cinquantaine d’années. Des micro-Etats, des zones économiques spéciales, des paradis fiscaux, des villes privées… « Pour comprendre l’économie mondiale, il faut apprendre à voir les vides », écrit l’auteur, qui nous emmène les examiner de près : en Asie (Chine), en Amérique latine (Honduras), en Europe (Liechtenstein) en Afrique (Somalie), au Moyen-Orient (Dubaï) ou encore dans le métavers… Le point commun de ces milliers de zones est leur absence de démocratie. Et c’est aussi l’excitation qu’elles provoquent dans l’imagination des fondamentalistes du marché.

      A travers le tableau qu’il peint, l’historien déroule une histoire des idées, de celles qui font fantasmer un groupe d’intellectuels et d’entrepreneurs anarcho-capitalistes, dont Thiel est un archétype. L’univers privatisé dont rêvent tous ces disciples néolibéraux de Friedrich Hayek est une monstrueuse dystopie dans laquelle le citoyen disparaît au profit du business. Il apparaît au fil de ce récit coloré que le véritable adversaire de ce groupe de libertariens fortunés et influents n’est pas l’Etat (qui leur est utile à bien des égards), mais la démocratie, cette empêcheuse d’accumuler en rond.

      https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/01/20/quinn-slobodian-historien-il-faut-oublier-cette-idee-recue-selon-laquelle-le

      #histoire #récit #démocratie #économie #libertariens #anarcho-capitalistes #mondialisation #territoire_entreprise #État_entreprise #tourisme #investisseurs #Dubaï #Hong_Kong #Chine #villes_privées #villes_entreprises #dystopie #Empire_britannique #Europe #Pologne #note_de_lecture

  • El Gobierno de Milei eliminará el feminicidio del Código Penal porque entiende que implica «privilegios» | Público
    https://www.publico.es/internacional/america-latina/gobierno-milei-eliminara-feminicidio-codigo-penal-entiende-implica-privilegi

    Le féminicide disparaît du Code pénal argentin.

    El ministro de Justicia de Argentina, Mariano Cúneo Libarona, ha subrayado el compromiso de su Gobierno para eliminar del Código Penal la figura del feminicidio, bajo el argumento de que implica «una distorsión del concepto de igualdad que únicamente busca privilegios, poniendo a una mitad de población en contra de la otra».

    «Ninguna vida vale más que otra», ha defendido el ministro, en un mensaje en redes sociales en el que ha cargado contra los movimientos feministas que, según sus propias palabras, «han usado a la mujer para llenarse los bolsillos y desmedrar al hombre».

  • L’apocalypse de Donald Trump selon Peter Thiel | Le Grand Continent, via Jean-Marc Adolphe, https://www.leshumanites-media.com
    https://legrandcontinent.eu/fr/2025/01/10/lapocalypse-de-donald-trump-selon-peter-thiel

    Dans un texte aux tonalités eschatologiques qui vient de paraître dans le Financial Times, #Peter_Thiel, l’une des personnes les plus puissantes de l’Amérique de Trump au cœur de l’accélération réactionnaire, annonce la venue d’un temps nouveau : « des questions sombres émergeront dans les dernières semaines crépusculaires de notre interrègne ».

    Nous le commentons ligne à ligne.

    Il disait voici déjà plus de vingt ans : « Je ne crois plus que la liberté et la démocratie soient compatibles ». Au moins, c’est clair…, Jean_Marc Adolphe.

    #É-U #libertariens #Palentir #fascisme #eschatologie #idéologue

    • Cette inauguration de la deuxième présidence Trump n’a rien à voir avec la précédente. Texte de Quentin Rodiguez (reçu par mel)

      Oubliez Trump. C’est un fou dangereux bien sûr. Et depuis 2016, immense différence, il a transformé le Parti républicain en mouvement authentiquement fasciste – les principaux historiens américains du fascisme le disent désormais (notamment Timothy Snyder et Robert Paxton, pour les plus célèbres).

      Mais avec cette nouvelle présidence Trump, nous assistons surtout à un pacte entre ce nouveau mouvement fasciste et la majeure partie de la #classe_capitaliste des #milliardaires propriétaires de l’#économie_numérique. Je ne veux pas tout ramener aux années 30, Trump n’est pas Hitler, on ne sort pas d’une guerre mondiale, etc. soyons clairs. Mais il y a un phénomène précis des années 30 qui se reproduit presque à l’identique aujourd’hui, c’est ce ralliement stratégique de la grande bourgeoisie industrielle allemande qui, face au risque de prise de pouvoir de la gauche socialiste et communiste qui menaçait sérieusement ses intérêts, choisit de parier sur le parti nazi, en le finançant massivement, et en mettant les #médias qu’elle contrôle au service de leur propagande électorale.

      Tant que la grande bourgeoisie peut garantir ses intérêts en s’accomodant d’un système démocratique, ça ne pose pas de problème. Mais si ce même système démocratique menace réellement leur position dominante, alors invariablement, ils sacrifient la démocratie sur l’autel du capitalisme. C’est ce que le principal penseur libertarien adulé de la nouvelle bourgeoise de l’économie numérique, Friedrich Hayek, expliquait posément en 1981, commentant son soutien au régime fasciste d’Augusto Pinochet : "Personnellement je préfère un dictateur libéral plutôt qu’un gouvernement démocratique manquant de libéralisme."

      Nous venons d’assister trait pour trait au même mouvement d’allégeance envers le mouvement trumpiste que les industriels allemands des années 30. Sur la photo du premier rang des invités d’honneur de la cérémonie, on voit ici #Elon_Musk, bien sûr, le véritable numéro 2 de l’administration Trump, qu’on ne présente plus, et à sa gauche #Jeff_Bezos, le PDG d’Amazon, et #Mark_Zuckerberg, le patron de Facebook. Les trois personnes les plus riches des États-Unis. Mais ils sont loin d’être les seuls : un mouvement profond s’est enclenché. On peut citer aussi #David_Sacks, autre capitaliste milliardaire de la Silicon Valley, qui vient d’être nommé par Trump en charge d’une politique de développement des cryptoactifs (#Bitcoin et cie), et à la tête du conseil du président pour la science et la technologie.

      L’administration Biden, sans être d’obédience socialiste, a voulu renouer avec une vieille tradition américaine "keynésienne-progressiste", disparue du paysage politique depuis Reagan, consistant à taxer fortement les plus riches, à soumettre les entreprises de taille critique pour l’économie à un contrôle étatique fort, et à démanteler les plus gros groupes monopolistiques considérés comme une menace pour la démocratie. Biden a donc rompu avec la politique de copinage avec la finance et la "Silicon Valley" cultivée par les Démocrates depuis Bill Clinton. Il a validé des accords internationaux sur une imposition mondiale minimale des multinationales, il a soumis les géants d’internet à un contrôle réel de son administration, a encouragé la syndicalisation dans ces entreprises (notamment chez Amazon et Tesla), et a engagé des procédures judiciaires très importantes contre ces entreprises, en exhumant les #lois_anti-trust du début du XXe siècle qui autorisent la justice américaine à démanteler des grandes entreprises lorsqu’elles sont devenues monopolistiques, en les vendant à la découpe. C’est notamment le sort qui était officiellement recherché contre #Google, avec une poursuite engagée par les procureurs de 50 États, ce qui faisait trembler toute la Silicon Valley.

      Je ne suis pas en train de dire que Biden était anticapitaliste, pas le moins du monde, mais enfin il a considéré que le poids et l’autonomie d’action acquises par les géants de l’économie numérique étaient arrivées à un stade critique pour la démocratie américaine, et s’est ouvertement attaqué à leur domination, distandant les liens antérieurs entre ladite "Silicon Valley" et le Parti démocrate. En social-libéral conséquent, il pensait certainement qu’un équilibre devait (et pouvait) être maintenu dans le système capitaliste pour qu’il continue à avancer de pair avec un système démocratique. C’est ce point précis qui explique la rupture de cette classe capitaliste avec les leaders démocrates (au sens premier du terme), pour prêter allégeance collectivement à un leader fasciste. Plutôt un dictateur libéral qu’un démocrate voulant brider le libéralisme économique, pour paraphraser Hayek.

      Là où Trump a été habile politiquement, c’est qu’au cours de la campagne, il n’a pas tendu les bras à ces milliardaires. Il aurait pu dire "Qu’est-ce que ces Démocrates sont ingrats avec vous, moi je serai reconnaissant si vous me soutenez !" Pas le moins du monde. Il a continué à s’en servir comme épouvantail politique pour ses électeurs, en les pointant du doigt comme des agents au service du parti démocrate et du "virus woke", insistant sur le libéralisme culturel qui unissait ces capitalistes californiens au Parti démocrate jusqu’à la présidence Biden. Durant toute l’année 2024, les Jeff Bezos, les Mark Zuckerberg et consorts, se sont retrouvés conspués de toutes parts – pour des raisons différentes. Pris entre le marteau et l’enclume, ils ont été mis sous une pression inédite. C’est pourquoi le retournement est si spectaculaire : quand les deux camps veulent ton scalp, tu as intérêt à t’aligner franchement avec l’un des deux camps, et de préférence celui qui pourra l’emporter, car rester pris entre les deux feux est ce qu’il y a de pire. On l’a vu dans la théâtralisation guignolesque de Zuckerberg, jurant la main sur le cœur qu’il était devenu un conservateur sincère, un vrai bonhomme macho anti-diversité, anti-inclusion, contrairement au portrait que la campagne Trump faisait de lui. C’était en fait contre son gré, forcé par le méchant Biden, qu’il défendait les valeurs opposées il y a encore 3 mois 🤡 Le zèle des transfuges, qui doivent donner des gages à leur nouvelle famille de la solidité de leur fidélité, à défaut de pouvoir convaincre sur la sincérité de leurs convictions. De façon moins pathétique, mais plus significative, Jeff Bezos avait signalé son ralliement en novembre, en censurant la publication d’un éditorial du Washington Post (le quotidien centriste n° 1 du pays), dont il est propriétaire, qui devait appeler à voter contre Trump. Un autre milliardaire de la "tech" californienne, Patrick Soon-Shiong, a fait de même au Los Angeles Times. Le LA Times est le "plus à gauche" des grands quotidiens du pays. Lorsque Soon-Shiong rachète le journal en 2018, il est encore connu pour être un soutien du Parti démocrate, et un donateur important de la campagne d’Hillary Clinton contre Trump. En novembre dernier, en censurant l’éditorial contre Trump, il licencie par la même occasion l’ensemble du comité de rédaction, et annonce que le journal fera désormais "plus de place" aux "opinions conservatrices".

      Derrière l’arrivée au pouvoir d’un mouvement fasciste, se cache en fait un deal consistant à mettre l’État américain dans les mains d’une oligarchie capitaliste, qui a fait le deuil d’une position conciliante avec la démocratie. C’est ce que disait déjà en 2009 l’un de ces nouveaux oligarques, encore un milliardaire de la Silicon Valley, Peter Thiel. Comme Musk et la plupart de ces gens, il se disait depuis longtemps "libertarien". Aux États-Unis, cette étiquette politique permet à une partie des élites économiques de défendre le libéralisme économique tout en se prétendant "neutres" politiquement, "ni droite ni gauche". Comme le RN... ou LREM 🤷 Être libertarien aux US, c’est surtout être "pro-business", et proclamer qu’on se fout des questions de valeurs, qu’elles soient démocratiques, progressistes, religieuses, conservatrices... en soutenant un coup un Démocrate, un coup un Républicain. Dans un article intitulé "L’éducation d’un libertarien", Peter Thiel fait alors une véritable confession : comme la plupart de ses congénères libertariens, il a longtemps prétendu être fermement pro-démocratie, mais c’est fini. Et il se fixe désormais pour tâche de convaincre ses coreligionnaires qu’il faut désormais lutter contre la démocratie, activement.
      Je cite : « I still call myself “libertarian.”
      But I must confess that over the last two decades, I have changed radically on the question of how to achieve these goals. Most importantly, I no longer believe that freedom and democracy are compatible. By tracing out the development of my thinking, I hope to frame some of the challenges faced by all classical liberals today. »

      https://www.cato-unbound.org/.../education-libertarian
      (Je me désigne toujours comme un "libertarien". Mais je dois avouer avoir radicalement changé d’avis au cours des deux dernières décennies sur la façon d’atteindre cet objectif. Pour l’essentiel, je ne crois plus que la liberté et la démocratie soient compatibles. En retraçant l’évolution de mes idées à ce sujet, j’espère fournir un cadre aux défis que rencontrent tous les libéraux classiques aujourd’hui.)

      S’ensuit une lamentation sur la racine du mal : le suffrage universel. Lorsqu’il fut accordé aux femmes, et aux "bénéficiaires des aides sociales" (c’est-à-dire les Noirs), ça a été le début de la fin pour les États-Unis, selon Thiel.
      Peter Thiel a joué le rôle de poisson pilote pour cette classe de milliardaires. C’est le premier à faire son "coming-out" antidémocrate, et le premier à soutenir Trump dès 2016. Musk fut le suivant, rallié par Thiel au cours du mandat de Biden. Derrière la figure publique de Musk, c’est Thiel, beaucoup plus secret et beaucoup plus #idéologue, qui a en réalité le plus de réseaux dans le camp Trump. C’est lui qui a placé #J.D._Vance comme vice-président auprès de Trump. Vance est, littéralement, un employé de Thiel. Thiel le recrute en 2016 pour diriger son fonds d’investissement personnel Mithril Capital. C’est encore lui qui le lance en politique en finançant sa première campagne électorale en 2021. C’est enfin lui qui le présente à Donald Trump, et qui convainc le candidat, avec l’aide de Musk, de le prendre comme vice-président, alors que son profil n’était électoralement pas très intéressant.

      Le deal est signé, Musk se lance à corps perdu dans la campagne pour Trump à l’instant où Vance est choisi.

      Thiel, Musk, et Sacks constituent la fraction la plus idéologisée et la plus réactionnaire de cette classe de milliardaires, dont l’essentiel suit le mouvement par pur intérêt tactique. Ils ne sont donc pas représentatifs de tout leur groupe social, mais leur activisme, désormais au cœur du pouvoir, mérite qu’on s’y attarde.

      Les trois compères font partie de ce que les médias US ont baptisé la "mafia Paypal", car ils ont noué des liens proches au lancement de #Paypal, et continuent à se rendre des services depuis, avec une stratégie d’infiltration de l’État américain (via #SpaceX pour Musk, via la société de renseignement Palantir pour Thiel). Il est intéressant de noter qu’ils ont tous trois grandi au sein de la #bourgeoisie_blanche raciste de l’#Afrique_du_Sud de l’#apartheid. (Un article très bien fait le point à ce sujet : https://www.humanite.fr/en-debat/donald-trump/elon-musk-peter-thiel-david-sacks-et-roelof-botha-les-autres-sud-africains-). Musk et Sacks sont nés en Afrique du Sud, Thiel est Allemand, mais a grandi là-bas car son père travaillait pour la principale mine d’uranium du pays. Le père de Musk était quant à lui déjà millionnaire, propriétaire d’une mine de diamants ; durant l’apartheid, donc autant dire qu’il était esclavagiste de profession. Tous trois ont donc baigné dans l’environnement intellectuel du Parti national afrikaner, fondé notamment par des sympathisants nazis déclarés (Hetzog), qui professaient l’inégalité des races, la pureté génétique, et le droit par onction divine à la domination des autres races.

    • Elon Musk : Peter Thiel, David Sacks et Roelof Botha, les autres sud-africains de l’équipe Trump, Jacqueline Dérens, ancienne militante contre l’apartheid, autrice.
      https://www.humanite.fr/en-debat/donald-trump/elon-musk-peter-thiel-david-sacks-et-roelof-botha-les-autres-sud-africains-

      Tous trois ont uni leurs talents pour lancer la plateforme de paiement Paypal, qui au début n’employait ni femmes, ni Noirs, reflet de leur aversion commune pour le multiculturalisme.

    • La société post-apartheid de Anton Kannemeyer & Conrad Botes, nés respectivement en 67 et 69, deux têtes pensantes de la BD underground sud-africaine, ont créé la revue de bande dessinée « Bitterkomix », alors que l’apartheid était encore en vigueur. Critique acerbe du conservatisme et du racisme.
      https://www.du9.org/entretien/anton-kannemeyer


      https://www.cornelius-boutique.com/product/le-pays-de-judas
      #bandes_dessinées

    • Quand même, on découvre maintenant l’influence de Peter Thiel qui a pourtant toujours conceptualisé à partir de Ayn Rand la philosophie fasciste des GAFAMS ?

      Maintenant qu’on est jusqu’au cou dans leur fosse à purin, que tous les médias ont trouvé formidable d’utiliser FB et consorts depuis presque 20 ans, il faudrait penser à cesser de gazouiller comme des veaux sur X et FB ?

      Ne reste qu’à rire jaune.

      Aucun d’eux ne s’est jamais caché de ses ambitions.

  • Argentine President Javier Milei Fires His Foreign Minister for Voting Against US’ 62-Year Blockade of Cuba | naked capitalism
    https://www.nakedcapitalism.com/2024/11/javier-milei-fires-foreign-minister-for-opposing-us-66-year-embargo
    https://pbs.twimg.com/media/F-BpOIkagAAWc-d?format=jpg

    This year, like last year, only two countries voted against lifting the blockade: the US and Israel. But Argentina was meant to stand shoulder-to-shoulder with them.

  • En Argentine, la ligne diplomatique détonante du président Javier Milei
    https://www.slate.fr/story/267026/argentine-javier-milei-nouvelle-approche-relations-internationales-diplomatie-

    Le président anarcho-capitaliste argentin Milei prépare une nouvelle édition de la guerre des Malouines / Falkland et poursuit une politique sioniste radicale par rapport la guerre en Palestine.

    31.5.2024 par Léo Pierre - En s’alignant sur les États-Unis, le président ultralibéral calque sa stratégie géopolitique sur sa vision économique.

    Si les positions économiques du président argentin Javier Milei font grand bruit depuis son élection en décembre 2023, le dirigeant libertarien, qui souhaite tronçonner l’économie argentine, défend une ligne diplomatique détonante pour le continent latino-américain. Milei a rapidement annoncé son ambition de se rapprocher des États-Unis, mais également de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), dont il souhaiterait être un « partenaire global ».

    Sans en être membre à part entière, l’Argentine acterait sa volonté de coopérer à grande échelle avec les États membres de l’OTAN. Derrière ce souhait, il faut voir un moyen de s’attacher les faveurs des puissances occidentales ayant un poids déterminant dans le soutien financier à l’économie argentine, qui ne cesse de plonger dans la récession. Ce ne sont sans doute pas les nouvelles réformes entrant progressivement en vigueur qui devraient arranger la situation.

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    Aussi bien sur le plan international que sur le plan économique, Milei veut incarner un point de rupture avec ses prédécesseurs. La Chine, qui cherche à accroître son influence en Amérique du Sud, suit avec attention ce dossier. Pour Washington, ce rapprochement est une victoire. À la lumière des évènements en Ukraine et au Proche-Orient, affirmer ses positions avec un acteur important du « Sud global » constitue un point positif pour la diplomatie américaine.

    Le président argentin, lui, assume de se tourner vers les puissances occidentales, garantes d’un libéralisme dont il veut se faire l’une des figures de proue. Son récent discours contre « le socialisme rampant », au forum économique de Davos, est à comprendre dans ce plus large contexte. En somme, sa politique économique se juxtapose à sa politique internationale.
    Le tournant géopolitique de l’Argentine

    Dès son élection, Javier Milei a annoncé son intention de ne pas nouer de relations économiques avec des États qui auraient des aspirations communistes. Comprendre : la Chine ne sera pas un partenaire de premier plan. En Amérique du Sud, le Brésil et le Vénézuela doivent se sentir visés, alors même qu’ils ont des projets politiques différents. Si on peut entendre la volonté qui est la sienne, il risque néanmoins d’être difficile de rompre totalement les relations économiques avec la Chine, qui restait en 2022 le principal importateur de produits argentins, tout comme le Brésil.

    Milei conçoit les relations internationales au prisme des normes occidentales, qui ont structuré une grande partie de la diplomatie mondiale depuis la fin de la Guerre froide. Contrairement à ses prédécesseurs Alberto Fernández (2019-2023) et Cristina Kirchner (2007-2015), partisans d’une troisième voie entre proaméricanisme et diplomatie favorable à la Chine, le président argentin a décidé de trancher : sa politique étrangère sera résolument proaméricaine. La Maison-Blanche a déjà accordé son soutien économique à Buenos Aires, en lui faisant parvenir une enveloppe de 40 milliards de dollars, afin de lui permettre de se doter de F-16 américains. Le ministre de la Défense argentin, Luis Petri, a officialisé cette nouvelle à Copenhague.

    Forte de ses symboles, la diplomatie joue son jeu en Argentine. En avril dernier, la générale américaine Laura Richardson s’est rendue à Ushuaïa, en présence de Javier Milei. Chacun a martelé sa volonté de travailler avec l’autre dans un but précis : limiter l’influence chinoise dans la région. Cela se traduit par la création prochaine d’une base navale américaine en Terre de Feu. Victoire pour les États-Unis, alors que la Chine espérait construire un port dans la même région.

    Toutefois, Pékin ne semble pas avoir dit son dernier mot. Dans sa volonté manifeste d’être l’acteur incontournable du commerce maritime, la Chine espère encore pouvoir concrétiser un projet chiffré à 1,25 milliard de dollars, comprenant un port, la création d’un pôle pétrochimique et une centrale électrique.

    De son côté, Milei, en présence d’un haut responsable militaire américain, a déclaré que la construction de cette base américaine était le point de départ pour récupérer les îles Malouines, sous contrôle britannique depuis 1833. La guerre entre Argentins et Britanniques en 1982, qui s’est soldée par une défaite militaire de Buenos Aires, a marqué durablement l’opinion publique argentine. À travers cet effet d’annonce, Milei cherche à convaincre du bien-fondé de sa stratégie sur la scène internationale. En se rapprochant des États-Unis, l’Argentine sera plus encline à récupérer un territoire qui lui échappe depuis bientôt deux siècles.
    Une position pro-Israël assumée

    La guerre entre le Hamas et Israël au Proche-Orient secoue l’ensemble de la diplomatie internationale. La position observée de Milei sur le conflit en Palestine est une indication majeure du tournant pro-occidental pris par la diplomatie argentine depuis décembre 2023.

    En février 2024, en visite en Israël, Milei, lui-même juif, a annoncé sa volonté de déplacer l’ambassade argentine à Jérusalem, tout comme les États-Unis, ce qui va à l’encontre du statut de « ville internationale » imaginé par l’ONU en 1947. Déjà, pendant la campagne présidentielle, Milei s’était engagé à prendre cette décision lourde de conséquences.

    En décembre 2023, lorsque l’Argentine doit voter une résolution appelant à un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, le choix de s’abstenir prend tout son sens.

    Cette position pro-israélienne est un événement pour un pays d’Amérique du Sud. Historiquement, les pays latino-américains sont des États soutenant largement la lutte palestinienne, perçue comme anticoloniale. Comme l’explique Christophe Ventura, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et spécialiste de l’Amérique latine, « Israël et les États-Unis sont les principaux alliés de l’Argentine ».

    Forcément, en décembre 2023, lorsque l’Argentine doit voter une résolution appelant à un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, le choix de s’abstenir prend tout son sens. Pour celui qui cherche à développer des relations de premier plan avec les États-Unis, s’aligner sur leur position à l’égard de l’État hébreu constitue un acte d’amitié significatif, quand l’ensemble des pays d’Amérique du Sud, Brésil en tête, condamnent la riposte israélienne aux attaques du 7 octobre. Milei, lui, se fait l’anti-Lula. Très libéral et pro-occidental, il embrasse le modèle américain.

    Mais en Argentine, forte d’une communauté juive de 200.000 personnes (la plus importante d’Amérique latine), certains intellectuels juifs ne voient pas d’un bon œil l’instrumentalisation de la religion faite par le président argentin. En septembre 2023, en pleine campagne présidentielle, 3.000 d’entre eux ont signé une tribune dénonçant « l’utilisation politique du judaïsme » par Milei, rapporte El Confidencial.

    Le président argentin, derrière ses déclarations fracassantes à répétition, mène un projet politique clair. Et sa vision des relations internationales est en rupture avec celle de ses prédécesseurs. Elle passe avant tout par un alignement sur les positions états-uniennes.

    En espagnol / à propos de l’influence sioniste sur Javier Milei
    https://seenthis.net/messages/1077627

    puis ...

    En Israël, Javier Milei vante sa proximité avec la communauté juive marocaine
    https://www.jeuneafrique.com/1534599/politique/en-israel-javier-milei-vante-sa-proximite-avec-la-communaute-juive-mar

    8.2.2024 par Nina Kozlowski - Au-delà des enjeux diplomatiques, la visite du président argentin en Israël témoigne de sa grande proximité avec la communauté juive marocaine de Buenos Aires, dirigée par un rabbin qui s’occupe personnellement de la conversion au judaïsme du président.

    En visite officielle en Israël depuis mardi 6 février, le président argentin Javier Milei a reçu un accueil digne d’une rock star. Ce libertarien, campé à l’extrême droite, élu en novembre 2023, a fait prendre à l’Argentine un virage pro-États-Unis et pro-israélien, en rupture avec ses prédécesseurs sensibles à la cause palestinienne et proches du groupe des Brics.

    Fidèle à ses promesses de campagne, Milei a annoncé, dès son arrivée sur le tarmac de l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, son intention de déménager l’ambassade de son pays à Jérusalem – ce qui équivaut à reconnaître l’annexion israélienne en 1981 de l’ensemble de la ville sainte –, sans toutefois préciser le délai. Dans la foulée, le président argentin s’est recueilli devant le mur des Lamentations, où il s’est effondré en sanglots. Une émotion palpable, à mille lieux de son caractère éruptif et grossier, qui démontre que cette visite dépasse les enjeux géopolitiques et le simple coup de com’.

    Né catholique, Javier Milei n’a jamais caché son profond intérêt pour le judaïsme et a plusieurs fois évoqué sa volonté de « devenir juif », voire le premier président argentin de confession juive. Son seul obstacle ? « Si je deviens président, comment vais-je faire à Shabbat ? Vais-je me déconnecter du pays du vendredi au samedi ? Certaines questions rendraient la religion incompatible », déclarait-il au journal espagnol El Paìs en juillet 2023.

    Milei et le rabbin

    Derrière cette passion pour la religion juive, un homme : le rabbin Shimon Axel Wahnish, qui dirige l’Acilba, l’Association des juifs marocains d’Argentine basée à Buenos Aires. C’est lui qui encadre le président argentin dans son processus de conversion religieuse. Les deux hommes, qui se côtoient depuis des années, échangent quasiment quotidiennement. Avant que Milei n’accède au pouvoir, ils étudiaient la Torah jusqu’à trois heures par jour. Ce dernier considère le rabbin comme son « guide spirituel » et un « homme de confiance ». Entre autres enseignements, le religieux lui a conseillé de consulter ce texte sacré « du point de vue de l’analyse économique », explique le chef d’État argentin qui s’autoqualifie « d’anarcho-capitaliste ».

    Lors de ses apparitions publiques, le président argentin a d’ailleurs pris l’habitude de citer des passages de la Torah. Au cours de sa campagne électorale, il était également monté sur scène au son du shofar, une corne de bélier utilisée lors des célébrations de Roch Hachana, avant de se rendre au musée de l’Holocauste de Buenos Aires ou de se recueillir, à New-York, sur la tombe de Menachem Mendel Schneerson, l’ancien chef spirituel du mouvement ultra-orthodoxe Habad-Loubavitch.

    La proximité entre Javier Milei et la communauté juive marocaine de Buenos Aires pourrait-elle avoir un impact sur la relation diplomatique entre le Maroc et l’Argentine ? Depuis plusieurs décennies, le pays s’est prononcé en faveur de « l’intégrité territoriale du royaume », mais Milei pourrait-il aller plus loin en reconnaissant la « marocanité du Sahara », à l’instar du président américain Donald Trump, en décembre 2020 ? Difficile à dire, mais il y a en tout cas des similitudes entre Trump et Milei.

    En effet, « l’artisan » des accords d’Abraham et de la reconnaissance américaine du Sahara marocain n’est autre que Jared Kushner, le gendre de Donald Trump, lui-même extrêmement proche d’un rabbin marocain : le fameux Yoshiyahu Yosef Pinto. Or ce rabbin, consultant pour les puissants de ce monde à ses heures perdues et passé par la case prison en Israël pour corruption en 2015, côtoie entre autres l’homme d’affaires Patrick Drahi ou encore Eduardo Elsztain, magnat de l’immobilier en Argentine. Pendant la pandémie de Covid-19, ce dernier a même traversé l’Atlantique avec son jet privé pour passer une demi-journée avec le rabbin à Casablanca. Le monde est petit.

    Une communauté forte

    Quant à la communauté Acilba de Buenos Aires, proche de Javier Milei, celle-ci continue de cultiver ses racines marocaines. Du 8 novembre au 5 décembre 2023, elle a notamment organisé un mois de la culture judéo-marocaine dans la capitale argentine. Tandis qu’en novembre 2019, l’ensemble de la communauté juive marocaine de Buenos Aires publiait un communiqué pour « réaffirmer son attachement profond au Maroc […] leur mère patrie », ainsi qu’au « glorieux Trône alaouite ».

    Environ 200 000 citoyens de confession juive vivent en Argentine, dont 30 % sont séfarades, originaires du Maroc ou encore de l’ancien Empire ottoman. Les juifs marocains, majoritairement originaires de Tanger, Tétouan et Larache (au nord du Maroc), ont immigré en Argentine dès la fin du XIXe siècle, à la faveur de lois libérales, pour fuir des conditions de vie difficiles.

    #USA #Chine #Ukraine #Argentine #OTAN #libéralisme #fascisme #sionisme #guerre

  • La privatisation des terres par les technomaniaques libertariens

    Sur un site "accélérationniste" voici vantée la privatisation de la cité : "Dans un monde où les États-nations, avec leurs frontières rigides et leurs institutions vieillissantes, semblent de plus en plus inadéquats pour répondre aux défis modernes, une question fondamentale se pose : comment peut-on créer un nouvel État quand toutes les terres sont déjà "prises" ? Balaji Srinivasan, figure centrale de la scène technologique, relève ce défi. Contre toute attente, il a trouvé un moyen de contourner cette impasse en réinventant les règles du jeu."
    L’article dont est tiré cette citation a été publié le 27 août (lien paste it ad8tx) et quelques jours plus tôt Le Monde publiait une enquête sur le cas du Honduras :
    "Les participants écoutent, allongés sur des poufs moelleux. Juste à côté, au-dessus de l’immense piscine du Beach Club de Pristine Bay, de jeunes start-upeurs surfent sur Internet grâce aux paraboles Starlink d’Elon Musk, d’autres prennent des cours de yoga ou s’initient aux cryptomonnaies. Dans le laboratoire au sous-sol, on peut se faire implanter des aimants au bout des doigts. Ou, un peu plus loin, se faire injecter de la follistatine pour participer à un essai de thérapie génique sur la longévité.

    Un essai qui n’a été validé par les autorités sanitaires d’aucun pays, mais qu’importe. Ici, sur l’île de Roatan, au Honduras, tout est possible. Prospera est une zone d’emploi et de développement économique (ZEDE), sorte d’Etat dans l’Etat, avec ses propres lois, son système judiciaire, sa police, où tout – éducation, santé, services publics – est privé.Une future ville enclave imaginée par des libertariens convaincus que seule la perspective d’un gain économique garantit une bonne gestion.

    Cette utopie, ou dystopie, selon le point de vue, s’inspire des « villes privées » conceptualisées notamment par l’économiste allemand Titus Gebel, qui explique : « Pour un tarif[annuel] fixe, la société privée qui administre la ville garantit à ses habitants la protection de la vie, de la liberté et de la propriété. » Trois « droits » qui sont le mantra des libertariens comme le président argentin, Javier Milei. Aux résidents de payer les assurances dont ils ont besoin contre la maladie ou le handicap.

    Depuis 2017, Prospera a acquis 2 kilomètres carrés (soit 3 %) de l’île caribéenne de Roatan. Quatre ans plus tôt, une loi hondurienne avait instauré une nouvelle division territoriale, moyennant une modification de la Constitution : les ZEDE. Le but : créer « des centaines de milliers d’emplois » en attirant des investisseurs étrangers dans un pays où 64 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. « Le code du commerce, le code civil, la loi de protection de l’environnement, rien n’est applicable dans les ZEDE », explique Jorge Colindres, secrétaire technique de Prospera, l’équivalent d’un maire. Le code pénal hondurien reste en vigueur « tant que les ZEDE n’approuveront pas leurs propres lois »

    – Lien vers la version intégrale de l’article du Monde : https://justpaste.it/dtn1d)

    – Lien vers le site technosophie : https://justpaste.it/ad8tx

    – article du Monde (accès restreint aux abonnés) https://www.lemonde.fr/international/article/2024/08/16/prospera-l-enclave-libertarienne-au-honduras_6282809_3210.html

    #technosophie ; #libertarien ; #propriété ; #prospera

  • Opinion | The Point: Conversations and insights about the moment. - The New York Times
    https://www.nytimes.com/live/2024/08/27/opinion/thepoint

    Zeynep Tufekci
    Aug. 27, 2024, 12:05 p.m. ETAug. 27, 2024

    ‘Free Speech’ Should Not Shroud Criminal Activity

    The detention in France of Pavel Durov, the founder and chief executive of the messaging app Telegram, has sparked a loud outcry about free speech. Elon Musk has portrayed the arrest on his X account as an ominous threat to free speech, and Robert F. Kennedy Jr. referred to the app as an “encrypted, uncensored” platform and said “the need to protect free speech has never been more urgent.”

    It’s a curious case, and the French government hasn’t helped matters by releasing information in dribs and drabs. While it is possible that there are free speech issues entangled here, some early details suggest the issue may be one of criminal activity.

    On Monday, the French prosecutor said in a statement that Durov — who is a citizen of France, Russia, St. Kitts and Nevis and the United Arab Emirates — was being held for questioning in connection with an investigation into criminal activities on the app, including the trading of child sexual abuse material as well as drug trafficking, fraud and money laundering. Notably, Telegram explicitly boasts that it has never disclosed user data to any government, ever.

    Questions have long swirled around Telegram. Contrary to widespread belief, Telegram is not encrypted in any meaningful sense. That would be “end to end” encryption, so that even the company couldn’t read users’ messages. Telegram — and anyone it chooses — can read all group chats, and there is no way to fully encrypt them. Those very large groups are the main attraction of the platform.

    Private chats on Telegram also lack end-to-end encryption by default. Here, though, users can undergo an onerous process to turn on end-to-end encryption, which then applies only to that conversation. Even the protection provided to private chats is murky: Cryptography experts have long questioned whether Telegram’s limited encryption actually meets security standards.

    Durov was born in Russia, where Telegram is used widely. The Kremlin has Durov’s back: It issued a statement that unless more evidence is provided, Durov’s detention may be “a direct attempt to limit freedom of communication.” Russian antiwar activists have long wondered how the Kremlin seems to know so much about their activities on Telegram. (Good question.)

    Free speech is an important value, but protecting it does not mean absolving anyone of responsibility for all criminal activity. Ironically, Telegram’s shortage of end-to-end encryption means the company is likely to be more liable simply because it can see the criminal activity happening on its platform. If, for example, Telegram did not cooperate with authorities at all after receiving legal warrants for information about criminal activities, that would mean trouble even in the United States, with its sweeping free speech protections.

    #Telegram #Pavel_Durov #Zeynep_Tufekci #Chiffrement

  • Milei saca de Argentina más de mil millones en reservas de oro y se niega a dar explicaciones
    https://www.eldiario.es/internacional/javier-milei-argentina-reservas-en-oro_1_11600858.html

    En Argentine, un mystère à 1 500 millions de dollars...

    El misterio del oro desaparecido. No se trata del título de una novela policial, sino de la polémica que rodea la gestión de las reservas de oro del Banco Central de la República Argentina por parte del Gobierno ultraderechista de Javier Milei. La Asociación Bancaria ha advertido del envío al exterior de reservas en lingotes cuyo valor alcanzaría los 1.500 millones de dólares (unos 1.350 millones de euros). Es incierto el destino del oro y si está suficientemente protegido de un eventual embargo de terceros.

    Milei promete que Argentina mantendrá el déficit cero y dejará de tomar nueva deuda
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    El Banco Central se ha negado a brindar información sobre este patrimonio público. Argumenta que “cualquier dato vinculado a la ubicación estratégica” de dichos valores “podrá poner en peligro la seguridad de estos activos”.

    El secretario general de la Asociación Bancaria, el diputado nacional de centroizquierda Sergio Palazzo, había solicitado el acceso a tal información y, tras serle denegada la solicitud esta semana, han crecido los temores de un envío sin rescate de las reservas en oro. “Están queriendo ocultar lo que están haciendo con el oro afuera”, expresó Sergio Palazzo en una entrevista televisiva.

    El dirigente sindical de la coalición peronista Frente de Todos recordó que anteriormente se habían detectado cuatro cargamentos de oro, los dos primeros en junio. “Me explicaban que se hacen tantos envíos por un problema de los seguros en el transporte aéreo, que estaría limitado a una suma tope de 300 millones de dólares en cada vuelo. Por lo cual, si se comprueba que en los últimos días hubo un quinto cargamento, estaríamos ya en el orden de los 1.500 millones de dólares transportados al exterior”. Se trata de “una tercera parte del total de reservas internacionales en oro del Banco Central”, explicó. Según la Asociación Bancaria, el Banco Central tiene en oro alrededor de 4.700 millones de dólares.

  • US & NATO Allies Are Considering Taking Over State-Owned Argentine Arms Manufacturer to Bolster Munitions for Ukraine | naked capitalism
    https://www.nakedcapitalism.com/2024/08/desperate-times-desperate-measures-us-looking-to-take-over-argentin

    To bolster their dwindling stocks of munitions, the US and its NATO vassals are once again looking south, to Latin America. This time they are not asking governments in the region to donate or (in the words of the Commander of US Southern Command, General Laura Richardson) “switch out” Russian military equipment to Ukraine, which has so far yielded nada de nada, but are rather seeking to buy out a state-owned arms manufacturer in Argentina, with the goal of enlisting it in Ukraine’s war effort.

    The firm in question is Fabricaciones Militares, which besides manufacturing small arms, machine guns, artillery and munitions, also produces rolling stock for the state-owned rail operator Ferrocarriles Argentinos. Until recently, Fabricaciones Militares was also producing explosives for a Peruvian mining company, but in May Argentina’s Javier Milei government severed the contract. According to the Argentine news broadcaster Canal 26, a U.S. military delegation has visited the company to gauge its logistical capabilities.

    The Milei government has apparently already given the go-ahead for a US or European firm to take over operations at the Argentine state-owned enterprise. Such a move would be, to put it mildly, controversial.

    As Canal 26 notes, Fabricaciones Militares is not on the government’s list of 35 state-owned companies (public ports, aeronautics, satellites, water, banking, telecommunications, energy, railway, oil, coal and education companies) earmarked for privatisation in its yet-to-be-approved Law of Bases. Instead, it was included in a list of state-owned companies to be transformed into publicly listed companies. That list was featured in the government’s Decree of Necessity and Urgency (DNU), which has been approved.

    Once Fabricaciones Militares is listed on the stock exchange, which could happen as soon as September, a US or European company will take a controlling stake in the company. There are apparently already a number of interested parties. According to Eduardo Bercovich, the secretary general of the ATE union in the city of Azul, where one of Fabricaciones Militares’ biggest plants is located, the Azul plant has already received visits from delegations of two companies: the Spanish weapons manufacturer Hispania Group and the Czech CSG Group.

    “Up for Auction”

    Another installation in Río Tercero was visited in July by personnel from the US State Department, reports Tiempo de San Juan:

    The visit in question, by US personnel in the company of representatives of the Ministry of Defence and the Directorate of Military Manufacturing, took place outside the “traditional” channels and was denounced by the unions operating at the plant.* The complaint resulted in a call for answers by representatives of Juntos por el Cambio and the Justicialist Party in the Chamber of Deputies. Although the government has not yet commented on the matter, versions are growing regarding the US taking control of military facilities that would be used to manufacture equipment for NATO troops in Ukraine.

    “We understand that at Fabricaciones Militares there is a sign up saying: ‘up for auction,’ Bercovich told Canal Abierta. “For the government, the only option being considered is to turn FM into a publicly limited company and have another country manage our defence industry.” This, he said, is “extremely serious, especially since the Milei government wants the country to join NATO as well as produce arms for Ukraine, which would get us involved in the war.”

  • Le gouvernement argentin de Javier Milei « veut effacer l’histoire » de la dictature - Le Temps
    https://www.letemps.ch/monde/ameriques/le-gouvernement-argentin-de-javier-milei-veut-effacer-l-histoire-de-la-dicta
    https://letemps-17455.kxcdn.com/photos/94e42812-5cab-4aa1-b4b5-be5be3a29ccb/medium

    En démantelant mercredi la Commission nationale pour le droit à l’identité (Conadi), l’organisme chargé des enquêtes sur les enfants disparus et volés pendant la dictature, le gouvernement de l’Argentine vient de porter un coup supplémentaire au processus vérité et justice enclenché après la restauration de la démocratie en 1983. C’est par un décret que Javier Milei a décidé de dissoudre cette entité travaillant main dans la main avec les célèbres Grands-mères de la place de Mai qui tournaient en rond sur la place du même nom pour exiger du gouvernement des informations sur leurs proches disparus. Organisme du pouvoir exécutif, la Conadi fut créée en 1992 pour se conformer à la Convention des droits de l’enfant qui lui garantit le droit à l’identité. En 2004, le président Néstor Kirchner signa alors un décret donnant à la Conadi l’accès à tous les dossiers et archives de l’état pouvant lui permettre de trouver des bébés volés.

  • Milei elimina el organismo que investigaba el robo de niños durante la dictadura argentina | Público
    https://www.publico.es/internacional/milei-elimina-organismo-investigaba-robo-ninos-dictadura-argentina.html
    https://www.publico.es/uploads/2024/08/14/66bcf9e9320f5.jpeg

    Suppression de l’unité spéciale chargée d’enquêter sur le vol des bébés (de détenues/assassinées) durant la dictature argentine. Milei a tout récemment été reçu par Macron...

    El Gobierno ultra de Javier Milei ha eliminado la Unidad Especial, que investigaba el robo de niños durante la última dictadura en Argentina, entre 1976 y 1983, por vulnerar la separación de poderes. Concretamente, el Ejecutivo ha considerado que este organismo gozaba de indagar, «por iniciativa propia, para la individualización de los responsables de posibles hechos criminales» con accesos y potestades que son contrarios a la Constitución del país.

    Milei y su ministro de Justicia, Mariano Cúneo Libarona, han derogado el decreto que creó, en 2004, la Unidad Especial, que investigaba el robo de niños y pertenecía a la Comisión Nacional por el Derecho a la Identidad.

    Según la organización pro derechos humanos Abuelas de Plaza de Mayo, cerca de 500 bebés fueron robados por la dictadura a sus progenitores, en su mayoría opositores al régimen. En muchos casos, sostiene la organización, las madres que dieron a luz en centros clandestinos de detención y tortura, fueron desaparecidas para siempre, asesinadas o tiradas con vida al mar.

  • The mystery of Argentina’s gold: Milei admits that it was transferred abroad, without specifying the quantities or destination | Economy and Business | EL PAÍS English
    https://english.elpais.com/economy-and-business/2024-07-28/the-mystery-of-argentinas-gold-milei-admits-that-it-was-transferred-
    https://imagenes.elpais.com/resizer/v2/EB6AZWHGTVBIFGSY267EHZ5N4U.jpg?auth=3315297aa2d28449fd93115e7b10b30

    Argentina’s reserves, held by its Central Bank, include almost two million troy ounces of gold, valued at about $4.5 billion. But lately, there’s a question that’s on everybody’s lips: where is it? Was it taken out of the country? Did some of it remain within Argentina, while the rest was transferred abroad? Well, the official information only offers partial answers.

    The administration of far-right President Javier Milei admitted to the recent transfer of gold abroad, but didn’t specify quantities, the destination, or the purpose for this measure. Nor did the Central Bank provide any details. In a scenario of financial instability — and with the government facing the need to accumulate reserves — the decision generated suspicions and speculation. There are also fears that the gold could possibly be seized, due to long-standing legal cases that have been filed against Argentina by foreign creditors.

    The news about the transfer of the gold was not officially announced by the government or the Central Bank. Rather, the information came from the bank workers’ union, known as La Bancaria. Its leader — the left-wing legislator Sergio Palazzo — presented a request within the framework of the Law of Access to Public Information for the Central Bank of the Argentine Republic (BCRA), asking “if there [were any] operations to send gold bars abroad during the month of June.” Specifically, he demanded to know if transfers of gold took place on June 7 and June 28 through Lumil — a private security firm that transports valuables — and British Airways. He also wanted to know the specific amounts, their destination, the administrative procedures taken, as well as the names of the officials involved.

    The BCRA has 30 days to respond to the legislator and has not yet done so. But last Friday, Minister of Economy Luis Caputo acknowledged that the operation was indeed carried out. “It’s a very positive move… if you have gold in the BCRA, it’s as if you have [assets] inside that cannot be used for anything. If you have it outside the country, you can get returns,” he argued, in an interview with La Nación+, an Argentine TV channel. “It’s much better to have it guarded outside, where they pay you something,” he added.

    His words suggest that the purpose of the shipment — possibly to London or Basel, according to speculation — was to deposit the gold and earn interest. However, if that’s indeed the case, numerous economists have warned that the logic of the transfer — with the cost of the required insurance — didn’t justify the operation, given that the returns are very low.

    Also without giving details, President Milei later hinted that the transfer of the gold is related to the possibility of using it as collateral to take out a bridge loan. The president said that Argentina already has sufficient U.S. dollars available to pay the maturity of interest on foreign debt — a payment of about $1.6 billion — which is due in January 2025. He claims that the bridge loan would be to pay an additional sum of $3 billion to foreign creditors.

    If this is the purpose of transferring the gold abroad, the government’s bet would consist of attempting to convey tranquility to the financial markets. This would, in theory, reduce the country’s risk level, which prevents it from taking out new lines of credit. On the other hand, by turning to gold, it suggests that Argentina doesn’t have sufficient liquid assets and is now forced to resort to its most precious treasure.

    Criticism and risks

    In a statement released by a bloc of legislators, the main opposition force in Argentina — the center-left alliance, Unión por la Patria (Union for the Nation) — criticized the lack of transparency and demand that Santiago Bausili, the president of the BCRA, “urgently” explain “why they took the gold” out of the country “and how much they took.” The opposition also inquired about “what risks the operation entails” and “if it’s possible that the [gold] could be seized while in transit, or from the bank where it was sent.”

    The government of Buenos Aires Province — the largest and most populous district in the country — also agreed with the federal opposition. “Removing gold from our country implies risks that gold doesn’t have when it’s in the Central Bank’s vaults. For example, it can be used as an asset, in the case of sanctions being levied against the Republic,” said Carlos Bianco, a minister for the provincial government.

    Among economists, some voices supported the measure as a common operation to obtain income from gold reserves. “Under normal conditions, I think it’s best to have gold abroad. It’s more useful for the Central Bank and better for Argentines’ dollar deposits,” opined Fausto Spotorno, director of the UADE Business School in Buenos Aires. “The way to use gold abroad to provide liquidity is to use it as collateral for short-term loans. Alternatively, it can be sold to obtain dollars,” he added. However, he admitted the risks to the country should asset freezes be imposed.

    Other economists feel that the measure is quite inconvenient. “It goes against the international trend of the last two decades, which shows that many top-level countries seek to accumulate gold in anticipation of an eventual disruption of the global order,” warns Ricardo Aronskind, a researcher and professor at the National University of General Sarmiento (UNGS). Former Minister of Economy Martín Guzmán points out that, if Milei’s objective is to use the gold to obtain a bridge loan, it would be “like pawning your grandmother’s jewelry.”

    “You give the gold in exchange for dollars. Then, it’s time to return the dollars to recover the gold. If you don’t have the dollars, the pawn shop (in this case, an international bank) keeps the gold,” he warns.

    The possibility of sanctions and asset freezing

    The risk that Argentina’s national reserves will suffer an attack from foreign judiciaries is linked to the long-standing demands of international creditors. The country faces numerous unfavorable rulings abroad. Some go as far back as 2012 — when the oil company YPF was nationalized — or even 2001, when Argentina defaulted on its debt. Many citizens still remember the case of the frigate Libertad: 12 years ago, the Argentina ship was held in Ghana, due to a claim made by investment funds that was ultimately dismissed.

    Various other nations have been embroiled in situations in which funds are also withheld. Such was the case with Venezuela in 2019, when the Bank of England questioned the legitimacy of the government of Nicolás Maduro and prevented his administration from gaining access to 30 tons of gold deposited by Caracas in the U.K.

    In principle, a central bank’s reserves cannot be seized. “The BCRA won against all the lawsuits calling for asset freezes,” recalls Jorge Carrera, an economist and former vice-president of the Central Bank. However, he notes that the trials “are always long and expensive.” Until they’re resolved, state resources remain tied up. “The key is to demonstrate that the BCRA acts on its own initiative, following its needs and objectives as a central bans, its actions shouldn’t be based on instruction from the executive branch. The assets under the control of a national government are always those targeted in lawsuits to be seized, which is why it’s important to maintain the differentiation.”

    Following that logic, the statements made by Milei or his minister about the transfer of gold aren’t strategic, especially when the Central Bank hasn’t made anything public. On top of that, until December 2023, Minister Caputo and Santiago Bausili — head of the BCRA — were partners in a consulting firm.

    Translated by Avik Jain Chatlani.