• Joe Biden’s Gaza Problem: It’s Not Just the Pundit Class That Wants Him Gone ‹ Literary Hub
    https://lithub.com/joe-bidens-gaza-problem-its-not-just-the-pundit-class-that-wants-him-gone

    If you were to open the opinion section of a major American newspaper this past week, you could be forgiven for thinking that age, and some understandable-but-lamentable stubbornness, are the sole reasons for Biden’s historic unpopularity among his base. You certainly would not know that Joe has spent the bulk of the last year sponsoring a genocide, nor that his decision to do so has made the prospect of voting for him, let alone actively campaigning for his reelection, a nauseating prospect for many Democratic voters.

    #genocide_joe (bientôt remplacé par genocice Dumb Trump)

    #états-unis #leadership

    • Ricordo ancora i tetti di ogni casa
      L’odore forte dell’umidità
      Alla mattina gocce di rugiada
      Sulle colline accanto ad Aqaba
      Il traffico e il rumore in ogni strada
      Profumo di tabacco e di caffè
      E quella voce dolce che cantava
      Cosa diceva me lo hai detto te
      Cantava:

      Il mio amore ha
      La pelle di un’oliva
      E prega tutti i giorni Allah
      Di tenerla viva
      E lotta per la libertà
      Perché da quella riva
      Fino al mare che c’è là
      La gente torni libera
      E sai che il mio amore ha
      Due occhi clandestini
      Ed un profumo di lillà
      E di gelsomini
      E prega un po’ più forte Allah
      Per i suoi bambini
      E per la loro libеrtà
      Ana dammi Falastini [1]

      Quanto costa restare
      Quanto costa restare qua
      Difficile restare
      Difficile restare umani
      Dimmi cos’è normale
      Dimmi cos’è l’umanità
      La vedi anche tu crollare
      Sbriciolarsi tra le mani

      La normalità
      Lutti familiari e averne familiarità
      Bombe sopra gli ospedali con impunità
      Senza cibo senza acqua né elettricità
      Propaganda a mezzo stampa come escamotage
      Mentre qua ci si domanda come sta Motaz
      Guarda quel bambino morto in braccio a sua papà
      Il dolore che una mamma ha
      E ora prova a domandarle se condanna Hamas

      Quanto costa restare
      Quanto costa restare qua
      Difficile restare
      Difficile restare umani
      Dimmi cos’è normale
      Dimmi cos’è l’umanità
      La vedi come scompare
      Scivola via dalle mani

      Quanto è buono questo pane quando c’è
      Quanto è buio questo buio quando è notte
      Quanto fa paura l’osservare il cielo
      Sperando rimanga buio tra le tapparelle rotte
      Tu sei questa gente, questa gente è te
      E vi lega un filo che non si rompe
      Perché un filo di speranza quando c’è
      È in grado di rendere sopportabile anche la morte
      E intanto dentro al cuore una canzone suona forte

      Il mio amore ha
      La pelle di un’oliva
      E prega tutti i giorni Allah
      Di tenerla viva
      E lotta per la libertà
      Perché da quella riva
      Fino al mare che c’è là
      La gente torni libera
      E sai che il mio amore ha
      Due occhi clandestini
      Ed un profumo di lillà
      E di gelsomini
      E prega un po’ più forte Allah
      Per i suoi bambini
      E per la loro libertà
      Ana dammi Falastini

      https://www.youtube.com/watch?v=0XQXLryjfgs&t=32s


      #Aqaba #Cisjordanie #Palestine #chanson #musique #musique_et_politique #liberté

  • “Constructeurs du présent”. Discours de Shanese Rivera à SciencePo, 24 juin 2024
    https://academia.hypotheses.org/57066

    par Shanese Rivera, #SciencePo_Paris, 24 juin 2024 Madame la directrice de l’École d’Affaires publiques, Mesdames et messieurs les représentants de l’administration de Sciences Po, Chères familles Mes cher∙es camarades, Je vois les regards interrogateurs et je préfère que l’on … Continuer la lecture →

    #Academic_Feminist_Fight_Club #DelaraceESR #Lectures_/_Readings #Libertés_académiques_:_pour_une_université_émancipatrice #Témoignages

  • Désobéir lorsqu’on est fonctionnaire : que dit le droit ?

    Depuis 10 jours, la question de l’#obéissance ou de la désobéissance est particulièrement présente chez les fonctionnaires. Et à cette question intime, déontologique, politique, le statut de la fonction publique apporte de premiers éléments de réponse structurants et salutaires.

    Obéissance ou désobéissance : que dit le droit ? Depuis 10 jours, la question de l’obéissance est particulièrement présente chez les fonctionnaires. Une question déontologique, intime, politique, mais sur laquelle il faut commencer par rappeler les bases : le droit.

    Un statut pour des fonctionnaires-citoyen.ne.s

    Le premier statut de la fonction publique entre en vigueur le 20 octobre 1946, soit à peine plus d’un an après la fin de la seconde guerre mondiale. Il est marqué par une urgence : reconnaître le fait que les fonctionnaires ne sont plus, ne doivent plus être considérés comme des sujets, mais comme des citoyennes et des citoyens à part entière.

    Ce texte consacre le choix des fonctionnaires par #concours (et non par cooptation) ou le #droit_syndical (grande nouveauté). Mais il proclame également des #principes_déontologiques forts, et notamment celui de #responsabilité. L’article 11 de ce statut est ainsi rédigé : “Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l’exécution des tâches qui lui sont confiées”. “Responsable”, le mot est écrit. Près de 80 ans après, cette rédaction est toujours en vigueur, et même renforcée d’une seconde phrase : “Il n’est dégagé d’aucune des responsabilités qui lui incombent par la responsabilité propre de ses subordonnés.”

    Devoir de désobéissance

    Le vote du statut de 1983 a complété et élargi ces dispositions. D’abord il les a rendues applicables aux fonctionnaires comme aux contractuels, sur les trois versants de la fonction publique : d’État, hospitalière et territoriale. Il a ensuite ajouté, au même article, une phrase déterminante (elle aussi encore en vigueur) : “Il doit se conformer aux instructions de son #supérieur_hiérarchique, sauf dans le cas où l’ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un #intérêt_public.” Une seule phrase, qui ne saurait être découpée. Aucune mention du terme “obéissance” mais une “conformité aux instructions”. Et surtout, immédiatement après ce principe, une mention d’un #devoir fondamental : le devoir de désobéissance.

    Ce devoir avait été dégagé par le Conseil d’État dès 1944, dans les mêmes termes. Un fonctionnaire qui avait, sur instruction de son maire, versé des allocations chômage de manière illégale, s’était vu sanctionner disciplinairement, et la sanction confirmée par le Conseil d’État. La désobéissance, dans ce cas, n’était pas une possibilité : c’était un devoir. Le #code_pénal (article 122-4) a depuis complété ses dispositions : obéir à un #ordre_manifestement_illégal, c’est mettre en jeu sa propre #responsabilité_pénale

    Prendre conscience de nos responsabilités

    Les principes dégagés par la loi sont limpides : les fonctionnaires ont une responsabilité propre.

    Ils sont cohérents avec le principe proclamé à l’article 15 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : “La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.” Chaque agent public doit individuellement des comptes à la société dans son ensemble.

    C’est cela le sens du statut. Une protection particulière pour pouvoir exercer ces responsabilités énormes. Nous sommes déjà dans une période où ces responsabilités sont mises à rude épreuve, et où il nous faut être plus vigilant.e.s que jamais

    A toutes et à tous mes collègues fonctionnaires et agents publics : alors que l’extrême-droite a la possibilité d’arriver demain au pouvoir, et avec elle un projet xénophobe, d’exclusion, de remise en cause des libertés et des droits fondamentaux, il nous faut en prendre conscience de nos responsabilités, en parler à nos collègues dès aujourd’hui et nous organiser collectivement. Demain il sera trop tard.

    https://blogs.mediapart.fr/arnaud-bontemps/blog/200624/desobeir-lorsquon-est-fonctionnaire-que-dit-le-droit

    #désobéissance #fonctionnaires #fonction_publique

    • #Devoir_de_réserve : les agents ont le droit de prendre la parole

      Dans cette période préoccupante, entendre le point de vue de celles et ceux qui font vivre au quotidien nos services publics est important. Mais nombre d’#agents_publics se demandent s’ils ont le droit de s’exprimer sur les événements en cours. On entend souvent que les fonctionnaires seraient tenus au silence s’agissant des événements politiques, surtout en période électorale, en raison du devoir de réserve qui s’impose à eux. Qu’en est-il vraiment ?

      On s’est penchés sur le sujet, et on a publié un guide du devoir de réserve et de la #liberté_d'expression des agents publics. En substance : on exagère souvent l’importance du devoir de réserve, dont la portée est encadrée. Dans le cadre de ses fonctions, l’agent est tenu à un devoir de #neutralité. Il ne peut tenir des propos qui pourraient mettre en doute la neutralité du service public. Il est aussi tenu à un devoir de #discrétion : ne pas divulguer d’#informations_confidentielles.

      Quid des propos tenus par l’agent en dehors de l’exercice de ses fonctions. Cette situation est différente : la seule règle légale est la #liberté_d'opinion, garantie aux agents publics. Le devoir de réserve n’apparaît pas dans le code général de la fonction publique. C’est une invention jurisprudentielle, par les juges. Une sorte d’"exception" au principe de liberté d’opinion, ayant moindre valeur que celui-ci.

      Le devoir de réserve signifie que l’agent peut exprimer publiquement ses #opinions, mais avec #retenue et #modération. Le devoir de réserve est plus restrictif dans les domaines régaliens (magistrats, forces de l’ordre) et plus souple dans d’autres (enseignants, universitaires). Il varie également selon le niveau hiérarchique et le niveau de publicité des propos. Les propos tenus dans un cadre privé, la parole des agents est parfaitement libre. Le devoir de réserve ne vaut que pour les prises de parole publiques.

      A condition de rester modéré dans ses propos, la liberté d’opinion est donc la règle. Période électorale ou non, les agents peuvent participer à des meetings, être candidats, manifester, signer des tribunes, poster sur les réseaux sociaux...

      La jurisprudence le confirme : même en période électorale, critiquer un candidat est possible tant que les propos respectent “les limites de la polémique électorale” et que l’on ne s’exprime pas en sa qualité d’agent public. En dehors de l’exercice de nos fonctions, nous sommes donc avant tout des citoyens. Alors qu’une prise de pouvoir par l’extrême droite aurait des conséquences concrètes pour les agents publics, leur parole est d’#utilité_publique.

      Enfin, la première des protections reste et restera le collectif. Alors prenons la parole, partout et collectivement.

      https://blogs.mediapart.fr/collectif-nos-services-publics/blog/210624/devoir-de-reserve-les-agents-ont-le-droit-de-prendre-la-parole

  • Seules en forêt, une majorité de femmes préféreraient croiser un ours qu’un homme
    https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2024/06/16/seules-en-foret-une-majorite-de-femmes-prefereraient-croiser-un-ours-qu-un-h

    Est-il préférable pour une femme qui se promène seule en forêt de se retrouver face à un ours ou face à un homme ? Si la question peut paraître farfelue, elle n’en recouvre pas moins un vrai débat de société. Tout est parti d’une vidéo diffusée sur TikTok par le média anglais Screenshot. On y voit des femmes de tous âges répondre majoritairement préférer se retrouver face à un ours. Parmi les arguments avancés : « L’ours ne peut que me tuer ou me laisser tranquille, alors que face à un homme il y a une infinité de possibilités », « Si je raconte qu’un ours m’a attaquée, on me croira », « Si je survis, je ne risque pas de le recroiser en ville », « Si un ours me tue, au moins, on l’abattra après », « Personne ne me dira que l’ours m’a attaquée à cause de ma façon de m’habiller »…

    • Ah oui, c’est marrant que ça fasse boule de neige et que ce soit repris comme une étude sérieuse !
      Je l’ai surtout posté à cause des arguments qui éclairent ce que vivent les femmes au XXIem siècle, notamment

      « Si je raconte qu’un ours m’a attaquée, on me croira »

      parce que la situation des femmes est une catastrophe que peu de personnes réalisent, et qu’apparemment quelle que soit la manière dont on le dit, les violences se poursuivent dans un déni affligeant.

    • @odilon j’ai dû mettre une fois le couteau sous la gorge d’un mec pour qu’il dégage de chez moi, je l’avais accueillit pour lui éviter de dormir à la rue. Mais en voyage, je me disais que si je partais avec un couteau, j’étais déjà dans la perspective de me faire agresser et que ça risquait de m’arriver. A 18 ans, quand je suis partie seule en stop (Espagne/Portugal) mon entourage me promettait viols et agressions et me disait de prendre un couteau avec moi. La meilleure pratique de défense que j’ai eu parfois c’était de parler de leur couple ou de leur famille quand les conducteurs me proposait la couchette arrière… ça n’a pas empêché toutes les agressions en chemin et le bouquin KingKong Théorie de Virginie Despentes a éclairé cette détermination que j’avais de vouloir aller malgré les sales rencontres où je voulais, #liberté.

  • Israel’s Universities: The Crackdown
    Neve Gordon and Penny Green
    June 5, 2024
    New York Review of Books
    https://www.nybooks.com/online/2024/06/05/israel-universities-the-crackdown

    Last October, Palestinian students and academic staff in Israel faced unprecedented penalties for their speech. Now the repression persists.

    On April 18 Israeli police arrested the scholar Nadera Shalhoub-Kevorkian at her home in the Armenian Quarter of Jerusalem. Now sixty-three, she has researched the state repression of Palestinian children in East Jerusalem for decades, but the police’s arrival at her door was still a shock. They confiscated her cell phone, her computer, posters made by the nonprofit Defense for Children International, and multiple books by Mahmoud Darwish, and charged her with suspicion “of severe incitement against the State of Israel for statements made against Zionism and claims that Israel is currently committing genocide in Gaza.”

    Shalhoub-Kevorkian, a Palestinian citizen of Israel, is the Lawrence D. Biele Chair in Law at the Hebrew University of Jerusalem. (She is also a colleague of ours at Queen Mary University of London.) For six hours the police interrogated her about her academic articles and public statements she had made since October 7. They then shackled her wrists and ankles and took her to the Russian Compound, a detention center located near the Jerusalem city hall. She told Haaretz that a policewoman strip-searched her, cursed her, accused her of being part of Hamas, and told her to “burn” and “die.”

    A second officer took her to a cell, threw a mattress on the floor, and locked her in. “I was shivering with cold,” she remembered.

    I asked for a blanket, and they brought me one that smelled of garbage and urine and was also wet. I sat on the bed until morning, my ears and nose started to bleed, I threw up, washed my face, and went back to bed. I don’t know how something like this happens to someone my age. The light was very strong and there was noise. The cold was terrible, my teeth were chattering, even though the blanket smelled and was wet, in the end I covered myself with it because I couldn’t stand the cold.

    At a hearing the following morning, the state prosecutor asked the Jerusalem Magistrates Court to extend Shalhoub-Kevorkian’s detention. The judge, lacking evidence that she posed any danger, dismissed the request; she was released on bail. Since then, she told us in a recent conversation, she has been summoned for three further interrogations.

    Shalhoub-Kevorkian’s scholarship casts light on Israel’s degrading and inhumane treatment of Palestinian children and youth: according to Defense for Children International, in the decade leading up to the current Gaza war, close to a thousand children were killed and thousands incarcerated by Israeli soldiers and settlers; in 2019 alone, the UN reported, nearly 1,500 were maimed by Israeli forces. She calls such practices “unchilding,” a process of harsh subjugation. “Although I research these things,” she told Haaretz, “I never felt them on my flesh.”

    On October 26—by which point Israel had killed over seven thousand Palestinians in Gaza, of whom nearly three thousand were children—Shalhoub-Kevorkian signed and circulated a petition titled “Childhood Researchers and Students Calling for Immediate Ceasefire in Gaza.” The petition, which has now gathered 2,492 signatures from scholars around the world, demanded an immediate ceasefire and an end to “Western-backed Israeli genocide” and the “egregious violation of Palestinian children’s rights.”

    Three days later Hebrew University’s president, Asher Cohen, and its rector, Tamir Sheafer, sent Shalhoub-Kevorkian a letter. They were, they wrote, “astonished, disgusted and deeply disappointed” by her decision to sign the document—an act “not very far from crimes of incitement and sedition.” Israel’s actions in Gaza, they insisted, did “not come close to the definition of genocide.” Hamas’s massacre of October 7, on the other hand, met it “completely.” “We are sorry and ashamed that the Hebrew University includes a faculty member like you,” they concluded. “In light of your feelings, we believe that it is appropriate for you to consider leaving your position.”

    Members of the university community went on to disseminate the letter on social media, where Shalhoub-Kevorkian met with a barrage of hateful messages and violent threats. But everything she had said and done was within the law, and her tenure protected her from dismissal. In effect, the university’s leaders had resorted to bullying her into leaving.

    Shalhoub-Kevorkian decided to stay. The following March she was interviewed on the podcast Makdisi Street and made comments for which she was further targeted. She referred to Israel’s policy of withholding the corpses of Palestinians whom it had killed in military operations or who had died in custody—a practice widely documented by rights groups like B’Tselem and Human Rights Watch as well as in a series of Supreme Court cases since at least 1981. Later the conversation turned to the perception that Israel was using allegations of sexual violence committed by Hamas militants on October 7 to justify violence in Gaza. She denounced sexual abuse in no uncertain terms. “I will never approve it, not to Israelis nor to Palestinians and not in my name…. If a woman says she is raped I will believe her,” she said. “The issue is, is Israel allowing proper collection of evidence?…We don’t see women coming out and saying what happened, so women’s bodies are being used as political weapons.”

    Soon after a reporter on Israeli television mentioned these remarks, a member of the Knesset—Israel’s parliament—named Sharren Haskel called on Hebrew University to intervene. In a public statement in response, the president and rector reiterated that they were ashamed that Shalhoub-Kevorkian was on their faculty. Accusing her of “cynically” using free speech and academic freedom to “divide and incite,” they suspended her from all teaching responsibilities. They ended by declaring the institution a Zionist university, implying that it has no place for non-Zionist or anti-Zionist students, faculty, or staff. After a series of letters from faculty members—who argued that the president and rector had overreached their authority—and academics from abroad, the university’s leaders met with Shalhoub-Kevorkian and canceled the suspension on the grounds, Haaretz reported, that she had clarified her position about the rape charges. She was arrested three weeks later.

    What explains the intensity of the attacks against Shalhoub-Kevorkian? Her story underlines how fragile academic freedom can be when it comes under political pressure. It also offers a window into the assault that Palestinian students and staff in Israeli higher education have suffered since October 7. In the three weeks following Hamas’s attack, well over a hundred Palestinian students in Israel, nearly 80 percent of them women, faced disciplinary actions for private social media posts that supported the end of the siege on Gaza, celebrated the bulldozing of the Gaza border fence, expressed empathy with Palestinians in the Strip, or simply included memes about suffering Palestinian children. When word got out of arrests, investigations, suspensions, and expulsions, many Palestinian students and faculty stopped posting or sharing on social media. Shalhoub-Kevorkian’s treatment months later made it clear that this wave of repression had hardly abated.

    With the exception of a handful of mixed primary and secondary schools, which cater to about two thousand of Israel’s more than two million schoolchildren, Israeli universities are the only educational institutions where Palestinian and Jewish students meet. Over the years enrollment has risen among Palestinians, who make up twenty percent of the country’s citizens and currently comprise just over 16 percent of bachelor’s degree students, 11 percent of master’s students, and 8 percent of Ph.D. students. They have long been subject to disproportionate penalties for their speech. In her book Towers of Ivory and Steel, the anthropologist Maya Wind reports that in 2002, at the height of Israel’s military offensives in the West Bank, Palestinian students at the University of Haifa were suspended for peacefully protesting. At the time they comprised a minority of the student body, but between that year and 2010 they made up over 90 percent of the students summoned to disciplinary committees. Between 2010 and 2015 they remained three times as likely to be summoned as their Jewish peers.

    In 2007 the Knesset passed the “Students’ Rights Law,” which specifies that “an institution will establish and publicize, in accordance with the provisions of this law, a behavioral code for the behavior of applicants and students regarding their studies at the institution, including behavior during class and while at the institution’s facilities, as well as in the student dormitories.” Nowhere does the law give higher education institutions the authority to monitor and persecute students for their extramural statements or activities, including posts on private social media accounts. Yet many disciplinary committees have since overreached their authority to do precisely that.

    Even Palestinian students keenly aware of earlier periods of repression could not have anticipated just how widely universities would disregard such protections after Hamas’s attack. The suspensions began within days. By October 9 the human rights organization Adalah, which works with Palestinian citizens of Israel, had received a request to offer legal assistance to seven Palestinian students temporarily suspended from Haifa University. Unlike Shalhoub-Kevorkian, they were punished for posts shared among friends or on private social media accounts. The university’s rector, Gur Alroey, told Haaretz that their posts amounted to expressions of support for the attack. Elsewhere the Israeli media reported that he had sent the students a curt email: “In light of your statement on social media, and your support for the terrorist attack on the settlements surrounding Gaza and the murder of innocents, you are suspended from studying at the university until the matter is investigated.” Adalah, in a legal petition earlier this year, stressed that the students had “repeatedly made clear that they oppose violence against civilians.”

    Normally Adalah deals with a handful of student complaints a year. Now, however, it was inundated with dozens of requests for legal representation. It became clear that right-wing organizations like Im Tirtzu—which monitors faculty members as part of its “Know the Anti-Zionist Israeli Professor” project and according to a Jerusalem District Court ruling has “fascist characteristics” —were mining Palestinian citizens’ posts on social media. Soon Zionist students were assembling portfolios of their Palestinian classmates’ private accounts.

    At the Technion, Israel’s Institute of Technology, students circulated a PowerPoint presentation on WhatsApp and Telegram that included screenshots of social media posts alongside academic information about sixteen Palestinian students and brief explanations of the “offences” they committed. In the document, which was shared with us by Adalah, one student was outed for liking an Instagram image of a bulldozer breaching the fence surrounding Gaza. Zionist students at universities and colleges filed scores of complaints against their Palestinian classmates, who within days were subjected to investigations, disciplinary proceedings, suspensions, and expulsions, often without hearings. A number of institutions evicted accused students from their dormitories.

    On October 12 Israel’s minister of education, Yoav Kish, who chairs the country’s Council for Higher Education, issued a letter directing universities and colleges to “immediately suspend any student or employee who supports the barbaric terrorist acts experienced in the State of Israel, or who supports a terrorist organization, an act of terrorism, an enemy or an enemy state.” All such statements, he wrote, amounted to incitement to terrorism. “In cases where incitement is confirmed,” he went on, universities had to “issue permanent expulsions or terminations.” On October 17 Kish passed a resolution requiring universities to report to the council on how they had dealt with such students who “incite and support Hamas.” University leaders were outraged that the government seemed not to trust them.

    Some universities were flooded with complaints. A few set up screening committees to sift through social media posts and determine which students to suspend while a disciplinary committee deliberated whether the students in question could continue their studies. These committees, wittingly or not, also assisted their institutions in censoring students. Bar Ilan University tweeted that it had established a committee made up of academic, legal, and security experts to examine statements made by members of the university community that identified with terrorism or engaged in incitement or racism. The tweet included the rector’s email address, to which people could send complaints.

    AP Photo/Mahmoud Illean

    Nadera Shalhoub-Kevorkian appearing in court after her arrest on charges of incitement, Jerusalem, April 19, 2024

    “Within two weeks after the attack,” the attorney Adi Mansour, who works for Adalah, told us, “we found ourselves representing seventy-four Palestinian students in twenty-five institutions of higher education, including thirteen from Bezalel Academy of Arts and Design and the seven from the University of Haifa.” Several other students were represented by Academia for Equality or private lawyers. The vast majority were suspended, according to Mansour, for expressing solidarity with Palestinians in Gaza, demonstrating compassion for their suffering, or quoting verses from the Quran. In most cases the institution noted that as part of the procedure it had also sent the details of students under investigation to the police.

    Lubna Tuma, another attorney with Adalah, related to us that several students were arrested, interrogated, and even indicted for posting an image from October 7 of Palestinian children rejoicing on a captured military jeep. The students were stripped, searched, and humiliated. A twenty-three-year old Technion student told The Washington Post that, after posting a cooking video on October 8 with the caption “today we eat victory shakshuka,” she underwent three strip-searches and was woken up for roll call every hour of the night. Some were slapped and pushed; several alleged that the guards had exposed them to the cold, offered them food not “fit for animals,” moved them from facility to facility, and held them in closed-off rooms for hours on end before transferring them to grossly overcrowded cells. The same Technion student told PBS Newshour what had happened to other female students in her cell: “I had my hijab, but the other girls, they seized them from their bedrooms and did not allow them to put veils on their heads. Then they put garbage bags on their heads.”

    In another case, some sixty police officers stormed a student’s family home. At work when he learned about the raid, he went to the police station, where he was interrogated, then taken to Megiddo Prison and held in what lawyers described as “deplorable conditions.” After two weeks, he was released in the middle of the night. No charges were ever filed against him.

    Adalah’s lawyers accompanied university and college students to their disciplinary hearings. Tuma, who has gone to more than seventy disciplinary procedures during the past eight months, described them to us as farcical and draconian. In one case she represented a student who was suspended for sharing the Quranic verse “Their appointed time is the morning. Is not the morning near?” on October 7. In a reversal of the presumption of innocence, Tuma remembered, the judges expected the student to convince them that he did not support terrorism. They asked him why he had not shared posts condemning Hamas or demanding the return of Israeli hostages.

    The crucial offense, in many of the hearings, seemed to Tuma to be “hurting the public’s feelings.” But how, she asked, can you prove that the public’s feelings were hurt, particularly by posts shared only on private accounts with small groups of friends? And who, for that matter, is meant by “the public”? “In the imagination of most of the academic judges sitting on disciplinary panels,” she said, it “seems to denote only Israel’s Jewish citizenry.” Tuma recalled one hearing at Ben-Gurion University in which the disciplinary panel invited a student whose family members were killed on October 7 to prove that the post in question was hurtful.

    In some cases the disciplinary panels gave their verdict, only for right-wing students to take matters into their own hands. At Ben-Gurion, a panel decided not to suspend a Palestinian nursing student who shared a video clip denying some of the violence that took place on October 7. Instead the institution reprimanded her and asked her to volunteer for forty hours of community service. Students in a WhatsApp group responded to the verdict with a threat: “If she stays in this degree, no one will begin the year—the university will be turned upside down.”

    The university announced that it would appeal the panel’s decision, and according to Haaretz, the rector, Chaim Hames, sent the student an email, again using bullying rhetoric: “It seems wrong to me that you should return to school tomorrow as if nothing had happened. I recommend that you do not come to class tomorrow and that for the next few days, study by yourself in the library or anywhere else you see fit.” In the appeal, the student was found guilty and suspended for a term—but since all the courses in the nursing faculty are a year long, she was effectively suspended for twice that time.

    This was not the only or first appeal to popular justice. Already on October 16 the chairperson of the National Union of Israeli Students issued a letter suggesting that Palestinian students who allegedly supported terrorism be removed from universities and colleges. Not two weeks later, a group of Zionist students tried to break into the college dorms in the city of Netanya, shouting “death to Arabs” as police stood by. In January, a video clip circulated on Facebook showing students at Emek Yezreel Academic College draped in Israeli flags, standing on a classroom podium, declaring that they will “not sit in the same class with supporters of terrorism.” By Christmas, Palestinians were asking lawyers whether they could share images of Santa Claus standing amid the rubble in Gaza on social media. Many Palestinian students who could afford it started looking for alternative university options overseas.

    Individual faculty members have contributed to this hostile climate. In October a professor at Hebrew University posted a video, now taken offline, in which he compares Hamas to Nazis and advocates for a “Nakba 2” in Gaza. In an October 27 op-ed for the right-wing newspaper Makor Rishon, also now taken offline, Eviatar Matania, a political scientist at Tel-Aviv University, called for the complete destruction of Gaza City and the establishment of a park in its place. Neither professor was subjected to disciplinary action. But when, on October 14, twenty-five staff members at Haifa University wrote a letter criticizing the suspension of Palestinian students without due process, over 10,000 people signed a petition demanding that the staff be dismissed.

    Palestinian academic faculty are a small minority: they make up just 3.5 percent of the country’s university teaching staff, and they are almost always the only non-Jewish staff member in their academic departments. They too were targeted. On October 29 Arye Rattner, the president of Kaye Academic College of Education, sent a letter notifying the school’s staff that the college administration had received several complaints about social media from students and faculty members. “Management,” he wrote, “decided to act with a heavy hand and zero tolerance towards these cases,” including by expelling a student from her studies and firing an academic staff member. “Publications condemning the activities of IDF soldiers defending the State of Israel,” the president stressed, “will be met with zero tolerance.”

    Jewish faculty members were not entirely immune. On October 25 Yoseph Frost, the president of David Yellin Academic College for Education, summoned Nurit Peled-Elhanan, a renowned scholar who studies the portrayal of Palestinians in children’s Hebrew textbooks, to a disciplinary hearing. She was charged with sending messages on a staff WhatsApp group that criticized the conflation of Nazis with Hamas and invoked Jean-Paul Sartre’s discussion of anticolonial violence. To Frost, these WhatsApp notes evinced “understanding for the horrific act of Hamas” and “justification of their criminal act.”

    The disciplinary committee was satisfied with reprimanding Peled-Elhanan, but she resigned. “The values we used to know have long since been overturned,” she wrote in a Haaretz editorial explaining her decision:

    To say that [Hamas’s] attack and massacre occurred in a context, and that it was not an antisemitic pogrom born out of nowhere, is considered a more terrible crime than murder in this country…. Words have become dangerous and lethal bullets legitimate. People who use words are persecuted while murderers enjoy impunity. A person who burned an entire family to death is considered righteous, while anyone who dares to acknowledge the suffering of the residents of Gaza or the West Bank is denounced as a supporter of terrorism.

    In mid-November Achva Academic College, between Tel-Aviv and Beer-Sheva, fired a lecturer named Uri Horesh for two posts on his personal Facebook page: on October 7, he had changed his cover photo to one that says “Free Ghetto Gaza” in Hebrew; a week later, he posted a call to “end the genocide now” and “let Gaza live.” More recently Im Tirzu has been mining petitions signed by academic staff and sending the names to student groups, which then demand their universities fire the signatories. At Sapir College, located not far from the Gaza Strip, a lecturer named Regev Nathansohn signed a petition calling on the Biden administration to stop transferring arms and related funds to Israel. He was maligned as a supporter of terrorism, and wrote to the rector that he felt unsafe on campus. In response, he told us, the university approved an unpaid leave of absence for six months, though he had requested no such thing.

    *

    On October 24 the Committee of Academic Freedom of the British Society for Middle Eastern Studies—which one of us, Neve Gordon, chairs—sent a letter to the presidents of every Israeli university stressing the importance of defending the rights of individuals to express views that others may find offensive or challenging. It also highlighted the institutional duty to care for Palestinian students under attack. Three college leaders replied by characterizing Israel as an island of civilization in the midst of barbarism. Six days later, BRISMES, as the professional association is known, sent President Frost, of David Yellin Academic College for Education, a letter charging that his interpretation of Peled-Elhanan’s text was prejudicial. Frost responded with a letter that said, among other things, “tread carefully.”

    The crackdown has clearly not subsided. On Monday the Knesset member Ofir Katz, the current coalition’s parliamentary whip, introduced a bill dedicated to “removing terror from academia.” It would, in the words of The Jerusalem Post, “force academic institutions to fire faculty members who make statements that negate Israel’s character as a Jewish and democratic state or support terror activities.” The faculty members in question, it stipulates, would not receive a severance package. Academic institutions that fail to comply would be financially sanctioned.

    The bill has the backing of the National Union of Israeli Students, which on Sunday, in a well-coordinated campaign, hung billboards on Tel Aviv’s Ayalon Highway bearing decontextualized quotes from Shalhoub-Kevorkian and Professor Anat Matar of Tel-Aviv University. Matar was singled out for publicly mourning the Palestinian political prisoner Walid Daqqa, who died in custody this past April after thirty-seven years in prison, despite having been diagnosed with cancer in 2022. His corpse is being withheld by the prison authorities.

    Adalah’s General Director, Hassan Jabareen, represented Shalhoub-Kevorkian this past April in the hearings on her detention. In his closing remarks, he stressed that all her comments, including her criticism of the military, fell under legitimate free expression. Her case, Jabareen noted, was unprecedented in several respects. It was the first time in Israel’s history that Section 144d of the Penal Code—the provision criminalizing public incitement and incitement to racism—had been “brought against an academic to extend her detention”; the first time that “an academic had been investigated by the police over scholarly articles published in English-language international journals”; and the first time that the police arrested someone in part for citing factual accounts of Israel withholding the bodies of dead Palestinians.

    Jabareen also stressed that 150 professors from the Hebrew University had signed an open letter condemning Shalhoub-Kevorkian’s detention. But there is little chance that a small group of dissenting scholars will stem the assault on freedom of speech within Israel’s higher education system. On the contrary, the events of the past seven months suggest just how closely the country’s universities are aligned with the imperatives of the state.

    Neve Gordon
    Neve Gordon is the author of Israel’s Occupation and coauthor, with Nicola Perugini, of Human Shields: A History of People in the Line of Fire, both published by University of California Press. (March 2024)

    Penny Green
    Penny Green is an expert on state crime and genocide. She is Professor of Law and Globalization at Queen Mary University of London and, with Tony Ward, coauthor of State Crime: Governments, Violence and Corruption and State Crime and Civil Activism: On the Dialectics of Repression and Resistance. (June 2024)

    Towers of Ivory and Steel: How Israeli Universities Deny Palestinian Freedom (Verso, 2024).
    #liberté_académique #Israël #répression #censure

  • Intersyndicale de l’ESR – Augmentation des frais d’inscription pour tou·tes, Macron fait payer la facture aux étudiant·es
    https://academia.hypotheses.org/56652

    Lundi 3 juin 2024 Depuis des années, le sujet de la hausse des frais d’inscription universitaires revient comme un serpent de mer dans le débat public. Après avoir augmenté les frais d’inscription pour les étudiant·es étranger·es – en les multipliant … Continuer la lecture →

    #Démocratie_universitaire #Gouvernance_de_l'ESR #Libertés_académiques_:_pour_une_université_émancipatrice #Opinions,_motions,_propositions,_expression_syndicale

  • Kenneth Stern, juriste américain : « Notre définition de l’antisémitisme n’a pas été conçue comme un outil de régulation de l’expression »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/05/21/kenneth-stern-juriste-americain-notre-definition-de-l-antisemitisme-n-a-pas-

    L’universitaire new-yorkais déplore, dans un entretien au « Monde », l’utilisation du concept d’antisémitisme à des fins politiques dans le cadre de la guerre Israël-Hamas.
    Propos recueillis par Valentine Faure

    Le juriste américain Kenneth Stern est directeur du Center for the Study of Hate de l’université de Bard (New York) et auteur de The Con­flict Over the Con­flict : The Israel/​Palestine Cam­pus Debate (University of Toronto Press, 2020, non traduit). Il a été le principal rédacteur du texte sur la définition de l’#antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), utilisée dans de nombreux pays, dont la France, où elle a été adoptée en 2019 par l’Assemblée nationale en tant qu’« instrument d’orientation utile en matière d’éducation et de formation et afin de soutenir les autorités judiciaires et répressives dans les efforts qu’elles déploient pour détecter et poursuivre les attaques antisémites ». Depuis plusieurs années, il s’élève contre le détournement de cette définition à des fins politiques, pour faire taire les propos critiques envers la politique du gouvernement israélien.

    Vous avez été le principal rédacteur de la définition de l’antisémitisme adoptée en 2016 par l’IHRA, une organisation intergouvernementale basée à Stockholm. Dans quel contexte est-elle née ?

    Après la deuxième Intifada [2000-2005], nous avons observé une nette résurgence de l’antisémitisme en Europe. Chargé de rédiger un rapport, l’Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes [EUMC] a identifié un problème : ceux qui collectaient les données dans différents pays d’Europe n’avaient pas de point de référence commun sur ce qu’ils devaient inclure ou exclure de leurs enquêtes. Ils travaillaient avec une définition temporaire qui décrivait l’antisémitisme comme une liste d’actes et de stéréotypes sur les #juifs. Les attaques liées à #Israël – lorsqu’un juif est visé en tant que représentant d’Israël – étaient exclues du champ de l’antisémitisme si l’agresseur n’adhérait pas à ces stéréotypes.

    En avril 2004, une école juive de Montréal a été incendiée en réaction à l’assassinat par Israël d’un dirigeant du Hamas. J’ai profité de l’occasion pour interpeller publiquement le directeur de l’EUMC sur le fait que, selon leur définition temporaire, cet acte n’était pas considéré comme antisémite. L’American Jewish Committee, où j’étais expert en matière d’antisémitisme, a pris l’initiative de travailler avec l’EUMC pour élaborer une nouvelle définition, dans le but principal d’aider les collecteurs de données à savoir ce qu’il faut recenser, à travers les frontières et le temps. Le texte liste onze exemples contemporains d’antisémitisme, parmi lesquels « la négation du droit du peuple juif à l’autodétermination » et l’application d’un traitement inégalitaire à Israël, à qui l’on demande d’adopter des comportements qui ne sont ni attendus ni exigés d’une autre nation. Les exemples reflètent une corrélation entre ces types de discours et le niveau d’antisémitisme. Il ne s’agit cependant pas de dire qu’il y a un lien de cause à effet, ou que toute personne tenant de tels propos devrait être qualifiée d’antisémite.

    Aujourd’hui, vous regrettez l’usage qui a été fait de ce texte. Pourquoi ?

    Depuis 2010, des groupes de la #droite_juive américaine ont tenté de s’approprier cette définition, de la marier aux pouvoirs conférés par le Title VI (la loi de 1964 sur les droits civils, qui protège contre la discrimination fondée sur la race, la couleur et l’origine nationale) et de l’utiliser pour tenter de censurer les discours propalestiniens sur les campus. En 2019, Donald Trump a signé un décret exigeant que le gouvernement analyse les plaintes pour antisémitisme en tenant compte de cette définition. Une violation du Title VI peut entraîner le retrait des fonds fédéraux aux établissements d’enseignement supérieur. Au moment de l’adoption de ce décret, Jared Kushner, le gendre de Trump, a clairement indiqué son objectif dans une tribune au New York Times : qualifier tout #antisionisme d’antisémitisme.

    Or, notre définition n’a pas été conçue comme un outil de régulation de l’expression. Sur les campus universitaires, les étudiants ont le droit absolu de ne pas être harcelés ou intimidés. Mais il est acceptable d’être dérangé par des idées. Nous ne voudrions pas que la définition du #racisme utilisée sur les campus inclue l’opposition à la discrimination positive ou à Black Lives Matter, par exemple. L’université est censée être un lieu où les étudiants sont exposés à des idées, où ils apprennent à négocier avec la contradiction, etc. Nous devons être en mesure de répondre et d’argumenter face à ces discours.

    Lors de son témoignage au Congrès sur l’antisémitisme, dans le contexte de manifestations propalestiniennes sur les campus américains, à la question de savoir si « appeler au génocide des juifs violait le règlement sur le harcèlement à Harvard », Claudine Gay, qui était alors présidente de cette université, a répondu que « cela peut, en fonction du contexte ». Comment comprendre cette réponse ?

    Les universités, publiques comme privées, sont tenues de respecter le premier amendement, qui garantit la #liberté_d’expression. La distinction générale du premier amendement est la suivante. Je peux dire : « Je pense que tous les “X” devraient être tués » ; je ne peux pas crier cela si je suis avec un groupe de skinheads brandissant des battes et qu’il y a un « X » qui marche dans la rue à ce moment-là. La situation doit présenter une urgence et un danger. Il y a une distinction fondamentale entre le fait d’être intimidé, harcelé, discriminé, et le fait d’entendre des propos profondément dérangeants. David Duke [homme politique américain, néonazi, ancien leader du Ku Klux Klan] a été vilipendé, mais pas sanctionné, lorsque, étudiant dans les années 1970, il disait que les juifs devraient être exterminés et les Noirs renvoyés en Afrique, et qu’il portait même un uniforme nazi sur le campus. S’il avait été renvoyé, il serait devenu un martyr du premier amendement.

    La suspension de certaines sections du groupe des Students for Justice in Palestine [qui s’est illustré depuis le 7 octobre 2023 par ses messages de soutien au Hamas] est profondément troublante. Les étudiants doivent pouvoir exprimer des idées, si répugnantes soient-elles. La distinction que j’utilise ne se situe pas entre les mots et l’acte, mais entre l’expression (qui peut se faire par d’autres moyens que les mots) et le harcèlement, l’intimidation, les brimades et la discrimination, qui peuvent se faire par des mots également – de vraies menaces, par exemple. En d’autres termes, oui, cela dépend du contexte. Claudine Gay [qui a démissionné depuis] avait donc raison dans sa réponse, même si elle s’est montrée sourde au climat politique.

    Comment analysez-vous la décision de la présidente de Columbia, suivie par d’autres, d’envoyer la police pour déloger les manifestants propalestiniens ?

    La décision de faire appel à la police aussi rapidement n’a fait qu’enflammer la situation. Les campements ont probablement violé les règles qui encadrent le droit de manifester sur le campus. Mais faire appel à la police pour arrêter des étudiants devrait être, comme lorsqu’un pays entre en guerre, la dernière mesure prise par nécessité. D’autres #campus qui connaissent des manifestations similaires ont abordé le problème différemment, déclarant que, tant qu’il n’y a pas de violence ou de harcèlement, ils ne feront pas appel à la #police.

    Vous parlez de « zone grise » de l’antisémitisme. Qu’entendez-vous par là ?

    Dans sa forme la plus dangereuse, l’antisémitisme est une théorie du complot : les juifs sont considérés comme conspirant pour nuire aux non-juifs, ce qui permet d’expliquer ce qui ne va pas dans le monde. Mais voici une question plus difficile : « Où se situe la limite entre la critique légitime d’Israël et l’antisémitisme ? » Cette question porte davantage sur notre besoin de délimitations que sur ce que nous voulons délimiter. Nous voulons simplifier ce qui est complexe, catégoriser un propos et le condamner. L’antisémitisme, pour l’essentiel, ne fonctionne pas ainsi : on peut être « un peu » antisémite ou, plus précisément, avoir des opinions qui se situent dans la zone grise.

    La question la plus épineuse à cet égard demeure celle de l’antisionisme.

    Moi-même sioniste convaincu, je souffre d’entendre dire qu’Israël ne devrait pas exister en tant qu’Etat juif. Je comprends les arguments de ceux qui assurent qu’une telle conception est antisémite : pourquoi les juifs devraient-ils se voir refuser le droit à l’autodétermination dans leur patrie historique ? Mais l’opposition à l’idée d’un #Etat_juif est-elle intrinsèquement antisémite ? Imaginez un Palestinien dont la famille a été déplacée en 1948. Son opposition au sionisme est-elle due à une croyance en un complot juif ou au fait que la création d’Israël lui a porté préjudice, à lui et à ses aspirations nationales ? Et si vous êtes une personne qui s’identifie à la gauche et qui a décidé d’embrasser la cause palestinienne, est-ce parce que vous considérez que la dépossession des #Palestiniens est injuste, parce que vous détestez les juifs et/ou que vous voyez le monde inondé de conspirations juives, ou quelque chose entre les deux ?

    Certains #étudiants juifs sionistes progressistes se plaignent d’être exclus d’associations (de groupes antiracistes et de victimes de violences sexuelles, par exemple) par des camarades de classe qui prétendent que les sionistes ne peuvent pas être progressistes. Or il y a eu de nombreuses annulations d’intervenants perçus comme conservateurs et n’ayant rien à voir avec Israël ou les juifs, comme Charles Murray [essayiste aux thèses controversées] ou Ann Coulter [polémiste républicaine]. Le militant sioniste est-il exclu parce qu’il est juif ou parce qu’il est considéré comme conservateur ? L’exclusion peut être une forme de maccarthysme, mais n’est pas nécessairement antisémite. A l’inverse, certaines organisations sionistes, sur les campus et en dehors, n’autorisent pas des groupes comme Breaking the Silence ou IfNotNow – considérés comme trop critiques à l’égard d’Israël – à s’associer avec elles.

    La complexité du conflit israélo-palestinien, dites-vous, devrait en faire un exemple idéal de la manière d’enseigner la pensée critique et de mener des discussions difficiles…

    Pensez à l’articulation entre distorsion historique, antisionisme et antisémitisme. Le lien ancien entre les juifs et la terre d’Israël est un fondement essentiel du sionisme pour la plupart des juifs. Est-ce une distorsion historique que d’ignorer cette histoire, de considérer que le sionisme a commencé dans les années 1880 avec Herzl et l’#immigration de juifs européens fuyant l’antisémitisme et venant en Palestine, où les Arabes – et non les juifs – étaient majoritaires ? S’agit-il d’antisémitisme, au même titre que le déni de la Shoah, lorsque les antisionistes font commencer cette histoire à un point différent de celui des sionistes, à la fin du XIXe siècle, et omettent une histoire que de nombreux juifs considèrent comme fondamentale ? Un collègue de Bard, qui s’inquiétait de voir les étudiants utiliser des termes tels que « #colonialisme_de_peuplement », « #génocide », « sionisme », a décidé de mettre en place un cours qui approfondit chacun de ces termes. Je réserve le terme « #antisémite » aux cas les plus évidents. En fin de compte, la tentative de tracer des lignes claires ne fait qu’obscurcir la conversation.

  • Rome : #Freedom_of_Movement_Solidarity_Network for migrants launched

    A new alliance between NGOs operating on the mainland and at sea to support migrants, called the Freedom of Movement Solidarity Network, was presented in Rome on May 15.

    The Freedom of Movement Solidarity Network is a new alliance that includes groups operating along migration routes — on the road, in forests, at sea, and on mountain trails — to help people on the move.

    Promoters of the network presented on May 15 in Rome at the Foreign Press Association included the following associations: Baobab Experience, Bozen Solidale, Collettivo Rotte Balcaniche Alto Vicentino, Como senza frontiere, Linea d’Ombra, No Name Kitchen, On Borders, Refugees In Lybia, ResQ - People saving people, Rete Milano, Sea-Watch, Small Axe, as well as individuals like Father Massimo Biancalami, Loredana Crivellari, Father Giusto Della Valle, Francesco Delli Santi, Filippo Lombardo Tiziano Rossetti and Tommaso Stella.

    International gathering in June in Rebbio

    “Today, a network for the freedom of movement sees the light after two years of meetings in Rebbio, between Como and the Swiss border, during which experiences, opinions and discussions were shared on how to bring solidarity to migrants,” said the president of Baobab Experience, Andrea Costa.

    Costa added that this network will not lead to the dissolution of its members, but rather represents a “step forward towards joint action and a way to operate involving everyone, regardless of the group they belong to.”

    The president of Baobab Experience stressed that the new network has been presented “after the approval of the EU pact on migration and before upcoming European elections that appear to design a Europe that is even less friendly towards migrant people.”

    He also announced that an international assembly will be held on June 29-30 in Rebbio with Italian associations and their counterparts operating in other European countries.

    “We are presenting the network in the name of a collective choice to stand with people on the move,” explained Piero Gorza, a member of On Borders.
    EU questioned over ’securitarian policies’

    All participants accused the EU of promoting “securitarian policies and rampant externalization, a model launched in 2017 with the memorandum of understanding between Italy and Libya by then-interior minister Marco Minniti,” denounced Luca Morelli, member of Sea-Watch, who joined the meeting via video link from Lampedusa.

    “We have to create another model against that of deportations, create a common front to support the journey of people in movement,” he continued, highlighting a “protection system torn apart,” citing as examples Italy’s Cutro law including controversial restrictions to the country’s protection regime and the new EU pact on migration and asylum.

    David Yambio, spokesman of Refugees in Libya, said “the situation in Tunisia and Libya is the direct consequence of European policies.”

    “The accords scrap freedom of movement, Tunisia has become hell” after an agreement was forged between the Italian government of Premier Giorgia Meloni and Tunisian President Saied, he claimed.

    Yambio said he is in contact with thousands of people in Libya, Tunisia, Algeria and Morocco who don’t have access to information and are abandoned or treated like criminals.

    Trafficking the product of borders and barriers - Baobab

    Alice Basiglini, spokesperson of Baobab Experience, recalled that aid facilities on the mainland and rescue vessels at sea can also monitor the situation “constantly, safeguarding the security of people in movement.”

    “We recognize freedom of movement as a universal right”, she said, citing the Universal Declaration of Human Rights, and called for grassroots action against the “current policies of the EU and member States forcing people to undertake increasingly dangerous journeys.”

    According to Basiglini, “human trafficking is the product of present borders and barriers, thanks lately to the Migration pact. We are opposed to policies of flows, people are not goods and they cannot enter in relation to the needs of the labor market”.

    She also expressed opposition to the “Libyan model created in 2017 and then replicated by Egypt, Tunisia and Albania”.

    “We are in favour of safe passages under the light of the sun, which is why we are denouncing our action in support of people in movement”, she concluded.

    https://www.infomigrants.net/en/post/57150/rome-freedom-of-movement-solidarity-network-for-migrants-launched

    #alliance #migrations #asile #réfugiés #solidarité #liberté_de_mouvement #Rebbio #Rete_Rebbio

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  • Non à la #Répression policière à #Sciences_Po_Lyon
    https://academia.hypotheses.org/56320

    Communiqué des enseignant⸱es et enseignant⸱es chercheur⸱es de Sciences Po Lyon du 7 mai 2024 Nous, universitaires de Sciences Po Lyon, tenons à exprimer notre profonde indignation face à l’évacuation de l’amphithéâtre Pacaut par la #police ce vendredi 3 mai. Les … Continuer la lecture →

    #Actualités_/_News #Billets #Libertés_académiques_:_pour_une_université_émancipatrice #Gaza #libertés_académiques

  • Turning walls into bridges — the transformative power of ‘unruly’ migration

    When we allow ourselves to consider struggles over the Mediterranean border as resistance, a clearer picture of border abolition emerges.

    In 2015, when visiting a school occupied by refugee protestors in Berlin, activist and philosopher Angela Davis remarked: “The refugee movement is the movement of the 21st century.” In 2022, Davis returned to the city and spoke at a square that protestors had occupied a decade earlier. Standing before a jubilant crowd, Davis pointed back to the comment she had made seven years earlier, noting: “I was attempting to argue then, as I try to do today, that the refugee movement encapsulates our planet’s struggle for a better future.”

    Davis’ remarks are and remain important. While certainly overstating the unified character of the refugee movement, she offered a provocation, inviting us to reflect on the political significance and transformative power of contemporary struggles over human movement. In public discourse, such significance and power are commonly downplayed or ignored, if not erased.

    People on the move, for lack of a better term, are often considered victims of circumstance, who, abused and exploited, dwell in the margins of society. Portrayed as desperate and passive, their struggles to move — and often to stay — are rendered unpolitical. Such victimization is key in denuding them of political agency and meaning. As the political theorist Sandro Mezzadra once wrote: “The world of victims exists outside of politics.”

    “At stake in every politics of border control is an attempt to control the borders of the political.” With this witty phrase, political theorists Angela Mitropoulos and Brett Neilson ask us to pay attention to the borders of the political and the ways in which political subjects are made and unmade. The placing of “migrantized” subjects outside the realm of the political is a bordering practice. The space of recognition seems occupied by other actors — political parties, unions, social movements.

    To counteract that, Mitropoulos and Neilson propose to complicate common distinctions made between migrant movements and social movements. Instead of considering migrant movements simply “in a kinetic sense” — or as passages from one place to another — and instead of understanding social movements merely in a political and representational sense, they ask us to situate both somewhere in-between “’movement as politics’ and ‘movement as motion.’”

    In the book I wrote a few years back on contemporary struggles around migration, I tried to do that. By placing the notions of “migration” and “resistance” in close proximity to one another, I was not meaning to suggest that all and any migratory acts should be considered acts of political resistance — that would be naïve and misguided. Rather, the intention was to open up a perspective, a way of seeing.

    If we allowed ourselves to consider “unauthorized” forms of human movement as political — and even as some of the most important transformative practices of our time — what do we learn about the planetary regulation of human life and movement? What can we find out about forms of global injustice and the role of borders in maintaining and reinforcing these? What do we learn about political resistance itself?

    As this all may sound a bit abstract, it could be helpful to look at a particular example: In the European context, the Mediterranean border has become one of the central spaces where struggles over unauthorized migration play out. For decades, the European Union and its member states have experimented with ways to militarize this border to prevent boat arrivals.

    European politicians have justified deterrence measures not only by portraying people who seek to cross as all kinds of security threats, but also by considering them victims of unscrupulous smuggling gangs. In doing so, they have promoted the illusion that border “protection” could go hand-in-hand with the protection of people on the move – à la: “If you poor souls don’t move in the first place, and stay away from Europe, you don’t get exploited by smugglers and drown in the sea.”

    Now, what happens if we push back against this dominant narrative and consider cross-Mediterranean movements in the register of political resistance?

    For one, we see that people who board overcrowded boats are more than what Europe’s paternalistic stories turn them into. As political subjects, they engage in transgressive acts of escape that require courage, organization, knowledge, skill and solidarity among groups on the move. Through disobedient movements, they become harraga, an Arabic term describing those who “burn borders” and navigate themselves into European territory. As Amade M’charek writes:

    “Harraga [is] an activity that burns state-rules: rules that stipulate that this border can only be crossed in this way and not in another; or that papers are only legal in this way and not in another. … what people engaged in harraga do is mess up boundaries.”

    When we allow ourselves to consider struggles over the Mediterranean border in the register of resistance, we can also see how novel practices of solidarity have emerged. Needing to adapt to freedom of movement struggles in dangerous border zones, civil society and activist groups had to invent ways to become present in spaces often deemed not merely outside of sovereign space but even outside the realm of politics as such.

    Actors like Alarm Phone (which assists people on boats in distress through an activist hotline), the civil fleet (which carries out rescue operations), or civil airplanes (which monitor the sea from above) have entered the contested space of the Mediterranean. The solidarities that have formed en route have proven important not merely for transgressive maritime movements but also for documenting horrendous forms of border violence that had previously gone unseen.

    Over the past decade, the Mediterranean border has been opened up for interrogation through struggles over movement. We now have a much better understanding of the violent regulation of migration, and what Martina Tazzioli and Nicholas De Genova have called a “confinement continuum” that people on the move are confronted with: “being targeted, exploited, kidnapped, blackmailed, abused, raped, tortured and sometimes killed.”

    The harrowing border violence that has led to tens of thousands of deaths at sea is a response to disobedient movements. The Mediterranean has not only become a deathscape — due to the adverse biophysical forces at work there (the rough sea, the strong winds) — but a space of suffering due to transnational and transcontinental coalitions of border enforcers that “protect” borders, not people.

    When we take a step back and consider Mediterranean migration as resistance, we can see even more. While we see how borders violently try to keep particularly racialized populations in particular places, we also get a sense of the transformative power of “unruly” migration. Over the past decade, and despite border militarization, more than 2.5 million people have subverted the Mediterranean obstacle. We can consider these transgressive movements as what I called them elsewhere: forms of “practical border abolitionism.”

    People who have moved have claimed a presence in Europe, and this presence will not be eradicated. Nonetheless, in times when calls for border closure, the end to asylum, and mass deportations become increasingly mainstream — and go hand-in-hand with a normalization of violence targeting people on the move — there is a desperate need for broad coalitions of resistance. In order to collectively resist ethno-nationalist fantasies and the incredibly violent, racialized and divisive work that borders do all around our world, we need to breach the sovereign and national scripts that delimit who count as political subjects and who do not.

    “Walls turned sideways are bridges,” Angela Davis once wrote. When we consider unauthorized migration in the register of resistance, we suddenly see the ones who keep turning walls into bridges: people on the move themselves.

    https://wagingnonviolence.org/rs/2024/05/turning-walls-into-bridges-the-transformative-power-of-unruly-mig
    #liberté_de_mouvement #ouverture_des_frontières #murs #ponts #Maurice_Stierl #résistance #mouvement #migrations

    ping @karine4 @_kg_ @isskein

    • Preziosa e fragile
      Instabile e precaria
      Chiara e magnetica
      Leggera come l’aria
      Sempre moderna anche quando è fuori moda
      Sempre bellissima cammina per la strada
      All’orizzonte, dietro la fronte
      Sul palcoscenico e dietro le quinte
      Allenami, insegnami a vivere con te

      Viva la libertà (viva)
      La libertà
      Viva la libertà (viva)
      La libertà
      Viva viva viva viva

      Parola magica, mettila in pratica
      Senti che bella è, quant’è difficile
      E non si ferma mai, non si riposa mai
      Ha mille rughe ma è sempre giovane
      Ha cicatrici qua, ferite aperte là
      Ma se ti tocca lei ti guarirà
      Ha labbra morbide, braccia fortissime
      E se ti abbraccia ti libererà

      Viva la libertà (viva)
      La libertà
      Viva la libertà (viva)
      La libertà
      Viva la libertà
      (Viva) la libertà
      Viva la libertà
      (Viva) la libertà
      Viva viva viva viva

      Io ti difenderò madre dolcissima
      Esigentissima, fantasmagorica
      Atletica, magnetica
      Volatile, poetica
      Le donne e gli uomini, gli esseri umani
      Piante selvatiche e tutti gli animali
      Spiriti liberi, ovunque siate voi
      Fatevi vivi, manifestatevi

      Viva la libertà (viva)
      La libertà
      Viva la libertà (viva)
      Viva la libertà
      Viva la libertà (viva)
      Viva la libertà
      Viva la libertà (viva)
      La libertà

      La voglio qui per me, la voglio qui per te
      La voglio anche per chi non la vuole per sé
      Tempi difficili, a volte tragici
      Bisogna crederci e non arrendersi

      Viva la libertà (viva)
      Viva la libertà
      Viva la libertà (viva)
      Viva libertà
      Viva la libertà (viva)
      La libertà
      Viva la libertà (viva)
      La libertà
      Viva la libertà
      Viva viva viva viva
      Viva la libertà (viva)
      (Eh va)
      (Viva) ha (viva)
      (Viva)

      Preziosa e fragile
      Instabile e precaria
      Chiara e magnetica
      Leggera come l’aria
      Sempre moderna anche quando è fuori moda
      Sempre bellissima cammina per la strada
      All’orizzonte, dietro la fronte
      Sul palcoscenico e dietro le quinte
      Allenami, insegnami a vivere con te

      Viva la libertà (viva)
      La libertà
      Viva la libertà (viva)
      La libertà
      Viva viva viva viva

      Parola magica, mettila in pratica
      Senti che bella è, quant’è difficile
      E non si ferma mai, non si riposa mai
      Ha mille rughe ma è sempre giovane
      Ha cicatrici qua, ferite aperte là
      Ma se ti tocca lei ti guarirà
      Ha labbra morbide, braccia fortissime
      E se ti abbraccia ti libererà

      Viva la libertà (viva)
      La libertà
      Viva la libertà (viva)
      La libertà
      Viva la libertà
      (Viva) la libertà
      Viva la libertà
      (Viva) la libertà
      Viva viva viva viva

      Io ti difenderò madre dolcissima
      Esigentissima, fantasmagorica
      Atletica, magnetica
      Volatile, poetica
      Le donne e gli uomini, gli esseri umani
      Piante selvatiche e tutti gli animali
      Spiriti liberi, ovunque siate voi
      Fatevi vivi, manifestatevi

      Viva la libertà (viva)
      La libertà
      Viva la libertà (viva)
      Viva la libertà
      Viva la libertà (viva)
      Viva la libertà
      Viva la libertà (viva)
      La libertà

      La voglio qui per me, la voglio qui per te
      La voglio anche per chi non la vuole per sé
      Tempi difficili, a volte tragici
      Bisogna crederci e non arrendersi

      Viva la libertà (viva)
      Viva la libertà
      Viva la libertà (viva)
      Viva libertà
      Viva la libertà (viva)
      La libertà
      Viva la libertà (viva)
      La libertà
      Viva la libertà
      Viva viva viva viva
      Viva la libertà (viva)
      (Eh va)
      (Viva) ha (viva)
      (Viva)

      #liberté #chanson #musique #Jovanotti

  • L’attachement à la propriété
    https://laviedesidees.fr/Eric-Fabri-Pourquoi-la-propriete-privee

    Pour quelles raisons estime-t-on que nos sociétés sont plus libres, prospères ou démocratiques grâce à l’institution de la propriété privée – et non pas malgré elle ?

    #Philosophie #liberté #propriété #idéologie #oppression
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20240502_propriete.pdf

  • Manifestations étudiantes en soutien à Gaza : les Nations Unies s’alarment pour la liberté d’expression
    https://academia.hypotheses.org/56100

    lGuerre à Gaza : la liberté d’expression en question dans un contexte de répression sur des campus universitaires ONU Infos, 29 avril 2024 Aux États-Unis, des universités sont accusées de réprimer les étudiants qui protestent contre la guerre d’Israël à … Continuer la lecture →

  • Surveillance et #Hadopi : la justice européenne enterre un peu plus l’anonymat en ligne – La Quadrature du Net
    https://www.laquadrature.net/2024/04/30/surveillance-et-hadopi-la-justice-europeenne-enterre-un-peu-plus-lanon

    Dans son arrêt du 30 avril 2024, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) vient de rendre sa décision concernant la légalité du système de surveillance massif de la Hadopi. Cet arrêt est décevant. La CJUE tempère très fortement sa précédente jurisprudence, au-delà du cas de la Hadopi. En considérant désormais que l’accès aux adresses IP n’est pas sensible, elle admet la possibilité de surveiller massivement Internet.

    La Cour de justice de l’Union européenne vient d’autoriser l’accès massif et automatisé à l’adresse IP associée à l’identité civile et au contenu d’une communication. Le tout pour des finalités triviales et sans contrôle préalable par un juge ou par une autorité administrative indépendante.

    L’arrêt du 30 avril 2024 est un revirement de jurisprudence. La CJUE vient d’autoriser un accès massif aux adresses IP associées à l’identité civile de l’internaute. Les polices de toute l’Europe, après une décennie de combat où les États ont délibérément choisi de ne pas appliquer les nombreuses décisions précédentes de la CJUE, viennent de l’emporter. C’est une prime à l’abus, un signe très fort lancé aux pays autoritaires : la CJUE admet qu’elle finira par changer sa jurisprudence si ses décisions ne sont pas appliquées. C’est un affaiblissement inquiétant de l’autorité de la Cour face à la pression des États membres.

    Alors qu’en 2020, la CJUE considérait que la conservation des adresses IP constitue une ingérence grave dans les droits fondamentaux et que ces dernières ne peuvent faire l’objet d’un accès, associé à l’identité civile de l’internaute, seulement dans des cas de criminalité grave ou d’atteinte à la sécurité nationale, tel n’est aujourd’hui plus le cas. La CJUE renverse son raisonnement : elle estime désormais que la conservation des adresses IP n’est, par défaut, plus une atteinte grave aux libertés fondamentales, et que dans certains cas seulement cet accès porte une ingérence grave qu’il faut entourer de garanties.

  • « Une atteinte à la liberté d’expression » : le syndicat brestois Olivier Cuzon visé par une plainte de Gérald Darmanin - France Bleu
    https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/une-atteinte-a-la-liberte-d-expression-le-syndicat-brestois-olivier-cuzon

    Le professeur et syndicat brestois Olivier Cuzon est visé par une plainte pour diffamation à l’encontre de la police et la gendarmerie. Plainte déposée par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, indique Olivier Cuzon dans un communiqué. L’homme a été entendu ce vendredi 19 avril après-midi au commissariat de Brest.

    "C’est la publication d’un article sur le site de Sud éducation 29, dont je suis le « directeur de publication du journal » qui est à l’origine de cette plainte, lit-on dans le communiqué. Le paragraphe sur lequel est fondé la plainte est le suivant : « Ce questionnement est important quand on connait la culture droitière, misogyne et homophobe sous de trop nombreux képis. Les enquêtes de Médiapart révélant l’existence de groupuscules nazis dans certaines casernes, les groupes de discussions racistes des policiers et gendarmes, ou la participation récente de militaires en civil à la répression des dernières émeutes de banlieues ne plaident pas en faveur du républicanisme des militaires. ».

    Olivier Couzon poursuit : "Il y a dans cette plainte une atteinte intolérable à la liberté d’expression d’un journal syndical, qui par principe a une expression engagée." Et conclut : "Au delà, cette plainte s’inscrit dans un contexte plus global de tentatives de mettre un coup de pression contre des militant.es qui s’expriment librement pour faire connaître leurs analyses des politiques gouvernementales."

    #Police #Liberté_expression #Syndicalisme

  • Comité de soutien Assange – La bataille se poursuit !
    https://comiteassange.fr

    Julian Assange est un journaliste australien, il a fondé l’entreprise de presse #WikiLeaks en 2006, qui permet à des lanceurs d’alerte de transmettre des documents d’intérêt public de façon anonyme. Le site s’est fait mondialement connaître en 2010 en publiant des documents classifiés obtenus grâce à la lanceuse d’alerte #Chelsea_Manning, ex-analyste du renseignement militaire US. Ceux-ci révélaient notamment des crimes de guerre commis en Irak et en Afghanistan par l’armée états-unienne.

    Pour avoir accompli ce travail journalistique, pour avoir informé, Julian Assange est persécuté par Washington et certains de ses alliés. Privé de liberté sous une forme ou sous une autre depuis 14 ans, il est enfermé dans la prison de haute sécurité de Belmarsh à Londres depuis avril 2019. Les États-Unis réclament son extradition pour le traduire en justice. Il risque jusqu’à 175 ans de prison. La Haute Cour britannique examine en ce moment la recevabilité de son ultime appel au Royaume-Uni. Ses proches et des observateurs alertent depuis longtemps sur la dégradation de son état de santé physique et psychologique.

    Le Comité de soutien Assange a pour vocation d’informer et de mobiliser en France sur le cas de #Julian_Assange. Il ne s’agit pas seulement d’alerter sur le sort d’un prisonnier politique en Occident, de sauver un homme victime d’une immense injustice. Les enjeux de cette affaire sont immenses. Il en va bien sûr du droit d’informer (et donc d’être informé) puisqu’à travers la persécution du fondateur de WikiLeaks, c’est le journalisme d’investigation que l’on cherche à criminaliser. Plus largement, il s’agit d’une attaque contre la #liberté_de_la_presse, la liberté d’expression, mais aussi contre les idéaux démocratiques.

  • Fin de vie : Entretien avec François Guillemot et Bertrand Riff sur Radio Campus Lille !

    Ce Samedi 13 Avril, une heure avec l’AMD. Pour écouter l’émission en mp3, LE LIEN : https://www-radio-campus.univ-lille1.fr/ArchivesN/LibrePensee/LP240413.mp3

    La fin de vie. C’est un sujet qui fait débat en France en ce moment. La convention citoyenne sur la fin de vie a rendu ses conclusions après 27 jours de débats et d’entretiens avec une soixantaine spécialistes. Dans leur rapport, les citoyens tirés au sort déclarent : « Après en avoir largement débattu, la majorité de la Convention s’est prononcée en faveur d’une ouverture à l’aide active à mourir. »

    Si en France l’aide active à mourir n’est pas encore possible, elle l’est par contre dans un pays tout proche : la Belgique. Pour aider les Français qui souhaitent en bénéficier, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) propose son aide. Elle dispose d’un local à Lille (Nord), à moins d’une heure de la Belgique. A Lille, c’est Monique et le docteur François Guillemot qui s’occupent des personnes et les accompagnent.

    La suite : https://actu.fr/hauts-de-france/lille_59350/depuis-lille-ils-accompagnent-des-patients-en-belgique-pour-leur-fin-de-vie_589

    Source : http://federations.fnlp.fr/spip.php?article2296

    #AMD #mort #fin_de_vie #aide_à_mourir #aide_active_à_mourir #handicap #Belgique #Santé #liberté #décès #santé #mort #mort_choisie #acharnement_thérapeutique #AMM #souffrances #femmes #radio #Hôpital #soins_palliatifs

  • La #liberté_académique menacée dans le monde : « Les universitaires ont intérêt à s’exprimer ouvertement avant qu’il ne soit trop tard »

    En 2006, un citoyen sur deux vivait dans une zone de liberté académique, cette proportion est désormais d’un sur trois. Budgets universitaires en berne, difficultés pour s’exprimer sur des sujets sensibles… Dans un contexte d’#érosion_démocratique, la tendance est alarmante pour la #connaissance et le #bien_commun. Entretien avec #Katrin_Kinzelbach, spécialiste en politique internationale des droits de l’homme, à l’initiative de l’#indice annuel de liberté académique.

    (#paywall)

    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2024/04/01/la-liberte-academique-menacee-dans-le-monde-les-universitaires-ont-interet-a
    #université #monde #facs #recherche #libertés_académiques #statistiques #dégradation #chiffres

    • #Academic_freedom_index

      Based on assessment of the de facto protection of academic freedom as of December 2023, the Academic Freedom Index Update 2024 provides an overview of the state of academic freedom in 179 countries and territories. In line with previous AFI reports, this year’s data demonstrates that academic freedom is under threat globally. Using the concept of growth and decline episodes at country level, this year’s update shows that 23 countries are in episodes of decline in academic freedom, but academic freedom is increasing in only ten countries. 3.6 billion people now live in countries where academic freedom is completely restricted. Taking a longer time period into account by comparing 2023 data with that of fifty years ago, we note more optimistically that academic freedom expanded in 56 countries.

      https://www.youtube.com/watch?v=gOj_1B2PIlE


      https://academic-freedom-index.net
      #rapport

    • L’état de la liberté académique dans le monde

      Basé sur une évaluation de la protection de facto de la liberté académique en décembre 2023, l’Academic Freedom Index Update 2024 donne un aperçu de l’état de la liberté académique dans 179 pays et territoires

      Conformément aux précédents rapports de l’AFI, les données démontrent que la liberté académique est menacée à l’échelle mondiale. Le rapport 2024 montre que 23 pays connaissent des épisodes de déclin de la liberté académique. Celle-ci n’augmente que dans dix pays. 3,6 milliards de personnes vivent désormais dans des pays où la liberté académique est totalement restreinte. En prenant en compte une période plus longue, en comparant les données de 2023 avec celles d’il y a cinquante ans, on constate malgré tout que la liberté académique s’est étendue dans 56 pays.

      L’Academic Freedom Index (AFI) couvre actuellement 179 pays et territoires et fournit l’ensemble de données le plus complet sur le thème de la liberté académique. L’AFI évalue les niveaux de facto de liberté académique à travers le monde sur la base de cinq indicateurs :

      - liberté de recherche et d’enseignement
      - liberté d’échange et de diffusion académique
      - autonomie institutionnelle
      - intégrité du campus
      - liberté d’expression académique et culturelle

      L’AFI repose sur des évaluations réalisées par 2 329 experts nationaux dans le monde entier, des questionnaires standardisés et un modèle statistique bien établi, mis en œuvre et adapté par le projet V-Dem. Le projet V-Dem est connu pour générer des données solides sur diverses dimensions de la démocratie. L’Academic Freedom Index utilise une méthode de modèle de mesure bayésienne pour l’agrégation des données : il fournit non seulement des estimations ponctuelles, mais rend également compte de manière transparente de l’incertitude de mesure dans l’évaluation globale de la liberté académique. Il est recommandé pour les utilisateurs de prendre en compte cette incertitude lorsqu’ils comparent les scores entre pays et dans le temps. Il est possible d’en savoir davantage sur ces recherches en consultant le site Web. De plus, un article d’introduction explique plus en détail la conception de cet index.

      Les données de l’Indice de liberté académique sont conservées dans l’ensemble de données V-Dem, qui comprend les évaluations de la démocratie les plus complètes et les plus détaillées au monde, ainsi que les données de l’AFI. La dernière version de l’ensemble de données et les documents de référence associés peuvent être téléchargés gratuitement sur le site Internet de V-Dem (pp. 238-243 & 322 Codebook). Mais il faut au préalable s’inscrire sur le site.

      Pour en savoir plus sur l’état actuel de la liberté académique dans le monde, on peut se référer à la mise à jour de l’ Indice de liberté académique et explorer les données sur la carte interactive.

      https://cartonumerique.blogspot.com/2024/04/liberte-academique.html
      #cartographie #visualisation

  • Presidence macron : ce neofascisme qui vient Régis de Castelnau

    Le 10 avril prochain l’Assemblée nationale devrait adopter un nouveau texte répressif sur le « délit d’outrage en ligne » !

    C’est quelque chose d’absolument monstrueux. Cela piétine la Déclaration des Droits de l’Homme et notamment son article 11 qui garantit la liberté d’expression. Cela viole les principes fondamentaux du Droit pénal qui exige la précision des incriminations. C’est radicalement inconstitutionnel et cela poursuit évidemment l’objectif de faire taire la parole qui s’exprime en dehors d’un système médiatique totalitaire verrouillé par le pouvoir macroniste et les oligarques qui le soutiennent.

    Explications :

    https://www.youtube.com/watch?v=1i0wYWjh6RY

    Source : https://www.vududroit.com/2024/03/presidence-macron-ce-neofascisme-qui-vient

    #France #macron #emmanuel_macron #gouvernement_macron #censure #liberté_d'expression #médias