• Comment acheter vos livres et BD en ligne auprès des #librairies_indépendantes

    Pendant le confinement, les plateformes de e-commerce ne sont pas votre seule option. Bien au contraire, c’est le moment d’aider les librairies indépendantes. Voici comment faire.

    En cette période de second confinement, nombreux sont les commerces durement touchés, dont les librairies indépendantes. Les livres ou encore les BD sont non seulement des piliers de la culture, mais aussi des ingrédients importants pour notre bonne santé mentale pendant cet isolement qui durera au minimum jusqu’au premier décembre.

    Saviez-vous que, même pendant ce temps, il existe des #alternatives à Amazon ou Fnac pour acheter en ligne et recevoir les livres chez vous ?

    Voici notre guide pour continuer à acheter vos livres, BD et comics auprès des librairies indépendantes, afin de faire vivre ces lieux et emplois essentiels de la culture — et que l’on souhaite tous et toutes retrouver en pleine forme après le confinement.
    Les réseaux de librairies

    Il existe des #boutiques_en_ligne qui sont en fait des réseaux de librairies. Sur ces sites, vous pouvez donc sélectionner le livre qui vous plaît, puis une librairie indépendante de votre choix, et procéder à l’achat. Pour la livraison, vous pouvez opter pour le « #click_and_collect » (commander et aller chercher les produits) et vous rendre à la librairie récupérer le livre en payant sur place (nous vous conseillons d’aller pour vérifier que la librairie choisie procède bien au click and collect en ce moment). Mais ce qui est moins connu : vous pouvez également vous faire tout simplement livrer à domicile par une librairie indépendante.

    Évidemment, sauf en click and collect où il n’y a pas de frais supplémentaires, les envois ont un coût de livraison, de 5 à 7 euros. Ce sont de vrais libraires qui procèdent à l’envoi, ce coût est donc parfaitement normal. Le mieux reste donc de faire des achats groupés, de plusieurs livres. Concernant le prix même du livre neuf, en raison du prix fixe du livre en France, qui limite les réductions à 5 %, même en ligne, vous ne paierez pas plus cher en passant par les librairies indépendantes.

    Ces portails rassemblent des librairies indépendantes dans toute la France :

    – LaLibrairie.com (https://www.lalibrairie.com) : il s’agit d’un des plus vastes réseaux, et la boutique en ligne a l’avantage d’être particulièrement complète et bien pensée (livres français, livres étrangers en VO, jeunesse, BD/comics, DVD/blu-ray). Il y a même des conseils thématiques pour faire des découvertes. Vous avez juste à mettre les livres de votre choix dans votre panier, puis avant le paiement vous pouvez opter facilement pour une livraison à domicile où que vous soyez. Il existe une version rassemblant des librairies du Grand Paris, Librest.
    – Place des Libraires (https://www.placedeslibraires.fr) / Les Libraires (https://www.leslibraires.fr) : deux réseaux qui fonctionnent sur le même modèle. Vous trouvez le livre qui vous intéresse, sélectionnez une librairie, puis choisissez le mode de retrait que vous souhaitez parmi ceux disponibles. La livraison à domicile est souvent pratiquée par au moins quelques librairies sur un même ouvrage, pour un envoi partout en France. Sur ce même principe, pour aider des libraires proches de vous, on peut trouver des versions régionalisées comme Librairies du Sud (https://hop.librairesdusud.com), Libraires en Seine (https://www.librairesenseine.fr), Libr’Aire (Hauts-de-France), Libraires de l’EST (https://www.libr-aire.fr).
    - Librairies Indépendantes (https://www.librairiesindependantes.com) : ce portail fonctionne comme un moteur de recherche, cela signifie qu’il donne accès à tous les réseaux précédemment évoqués et quelques autres. Il faut que vous entriez le titre du livre souhaité puis, sur sa page, section offres, vous aurez une liste de librairies. Dans « services », si vous voyez un petit camion, c’est que la livraison à domicile est possible partout en France. Vous avez juste à cliquer sur le bouton « En stock » pour être redirigé vers la page d’achat.

    La plupart des portails cités précédemment permettent d’acheter des bande dessinées également. Concernant les comics spécifiquement, en VF comme en en VO, et les albums comme les fascicules, ainsi que les mangas Original Comics est l’un des sites de référence — rattaché à la librairie parisienne du même nom, ou encore Album Comics.

    Les sites et réseaux sociaux de vos librairies

    Vous avez peut-être l’habitude de passer chaque jour, semaine ou mois devant votre librairie préférée. Cous n’imaginez peut-être pas que celle-ci a un site internet, alors que, pourtant, elles sont nombreuses à en avoir. Vous pouvez, y compris en temps normal, réserver vos livres de cette façon.

    En cette période de confinement, c’est aussi sur ces sites que vous pouvez aisément retrouver des informations sur les modalités de click and collect mises en place par votre libraire. Mais si vous ne souhaitez pas ou ne pouvez pas vous déplacer, les librairies indépendantes sont de plus en plus nombreuses à procéder également des envois postaux dans toute la France.

    Cette démarche peut s’avérer très importante : quand vous optez pour un achat via un réseau, vous pouvez potentiellement commander via n’importe quelle librairie faisant l’envoi à domicile. Mais faire vivre directement la librairie que vous appréciez ne coûte rien de plus et s’avère utile ! Beaucoup de librairies ont également des réseaux sociaux, sur Facebook, Twitter ou Instagram : n’hésitez pas à leur écrire, la plupart des libraires se rendront disponibles pour vous conseiller, vous orienter, comme si vous y étiez.

    https://www.numerama.com/pop-culture/662145-comment-acheter-vos-livres-en-ligne.html

    #alternative #amazon #livres #librairie

  • Donc depuis hier au milieu de centaines d’appels à rouvrir les #librairies et signer des pétitions pour les sauver, y’a des libraires qui expliquent que ça va aller.
    Peut-être qu’une parole de concernée par la culture ET la santé réussira à se faire entendre ?
    Courage à tou-te-s <3

    " Merci d’arrêter d’appeler à rouvrir les librairies. Les employé-es des librairies sont fatiguées par un travail physique épuisant et ne veulent pas être exposées inutilement au virus. Les appels d’animateur.trices radios, bédéistes, écrivain-es etc ne connaissent pas la réalité des employé.e.s. Ce qui pose notamment la question de qui a accès à la parole (spoiler : pas nous). Nous sommes sur les rotules. Nous savons travaillé comme des dingues depuis la fin du confinement. Les librairies sont pleines à craquer.
    Tout le monde dit que c’est une bonne chose mais pas du tout. On nous touche, les distances de sécurité ne sont absolument pas respectées, les gens ne se lavent pas toujours les mains, certains baissent leur masque pour nous parler. Non ce n’est pas un commerce essentiel et oui, c’est un haut lieu de rencontre entre les gens et donc de contamination. Quant à ceux.celles qui parlent de la Culture avec un grand C. C’est un mythe. La Culture, ce sont des femmes très mal payées, pour la plupart ultra diplômées et donc (très) frustrées.
    Dans la librairie où je travaille certaines ont des doctorats, aucune n’est contente de venir travailler pour cette paye, soit le SMIC. Une petite librairie où le droit du travail n’est pas respecté. On est debout toute la journée,rien n’est prévu question ergonomie, on n’a pas de salle de pause. Je ne détaille pas le reste (bien plus grave) par souci d’anonymat. Et l’inspection du travail ne vient pas. Pas d’inspection du travail, pas de droit du travail. Pas de possibilité non plus de prendre des congés payés en enchaînant les CDD.
    Si vous voulez arrêter notre confinement, payez-nous ! Car voilà le nerf de la guerre.Sinon, laissez-nous tranquille, nous avons besoin de repos. Ce boulot est trop méconnu. Il s’agit d’un travail de manutentionnaire. Et de caissière. Et d’agent.e Amazon (chercher et remettre les livres en rayon). plus d’une tonne de colis en une seule journée), avons sérieusement mal au dos (bonjour les rendez-vous chez l’ostéopathe), des ongles de pied noirs (chariot de plus de 100 kg qui nous roule dessus). Sans compter les micro agressions de la part des client.e.s. Le tout avec le sourire bien sûr (d’ailleurs merci au masque de nous permettre de cacher notre exaspération).
    De toute façon ce confinement est un confinement de classe (je sais, c’est un gros mot mais ce serait bien qu’on parle un peu plus de classe).
    Alors que les cadres télé-travaillent, les livreurs et autres sont sur les routes. Et puis qui a besoin qu’une librairie reste ouverte ? Ceux qui ont les moyens. Quant à la survie de la librairie ? Celle-ci a fait des chiffres d’affaire de dingue (dignes de Noël) depuis la fin du 1er confinement (sans que jamais cela se répercute sur le salaire des salarié.e.s) et nous travaillons déjà à un système de collecte des commandes par les client.e.s. Nous avons travaillé aujourd’hui, retravaillerons la semaine prochaine de manière quasi-normale avec le rideau fermé mais n’avons pas besoin que des hordes de client.e.s nous contaminent. Toutes les librairies ne sont pas en difficulté. Certaines se portent très bien. Et enfin il y a un virus qui circule oui ou non ? Alors ne dîtes plus « j’aurais adoré être libraire » car non vous n’auriez pas aimé être manutentionnaire-caissière au SMIC, avec 10% seulement de votre temps consacré à parler littérature. Ne signez pas de pétition appelant à la réouverture des librairies. Laissez-nous récupérer. On se réjouissait tellement de pouvoir souffler un peu et d’avoir le temps de lire tout ce que nous devons conseiller. Merci. Une libraire épuisée.

    Source sur twi : https://twitter.com/FacheeLa/status/1322590249055326212

    #confinement_de_classe #precariat #salariat #culture

  • Pour le boycott d’Amazon ! Pour un soutien massif au secteur du livre ! - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2020/03/23/pour-le-boycott-d-amazon-pour-un-soutien-massif-au-secteur-du-livre_17827

    N’en déplaise au ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, face à la concurrence des mastodontes du secteur, il ne faut pas rouvrir les librairies mais les soutenir à tout prix.

    Pour le boycott d’Amazon ! Pour un soutien massif au secteur du livre !

    Tribune. Au quatrième jour de confinement, deux déclarations ministérielles sont venues tour à tour révéler les incohérences de la politique sanitaire et la confusion entretenue par le gouvernement. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, s’est dite « scandalisée » que le syndicat des artisans du bâtiment ait appelé à fermer les chantiers. Or, ce qui est scandaleux, c’est justement que la ministre s’en indigne. Car c’est bien ce qu’il y a à faire : le confinement. Les démonstrations scientifiques solides et salutaires se multiplient pour démontrer son efficacité exemplaire afin d’enrayer l’épidémie. La protection de la santé vaut aussi pour les ouvriers. Au même moment, le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a déclaré réfléchir à rouvrir les librairies. Le Syndicat de la librairie française (SLF) a pourtant indiqué qu’il ne le souhaitait pas. La protection de la santé vaut aussi pour les libraires.

    Nous aimons les livres. Et nous aimons les libraires : leur accueil, leur savoir, leurs partages enthousiasmants. Elles et ils nous manquent, évidemment. La joie ne sera que plus grande de les retrouver quand l’épidémie sera vaincue. Notre solidarité envers les librairies et les maisons d’édition sera alors sans faille : elles en auront bien besoin. Peut-être cette crise grave permettra-t-elle de « changer de base » ? Peut-être sera-t-elle le révélateur décisif d’un système délétère qu’il faudra briser ? Nous l’espérons.

    A lire aussiCommerces essentiels ou pas ? Les libraires divisés

    D’ores et déjà, les débrayages, les grèves, le droit de retrait s’exercent en maints endroits. Et c’est le cas évidemment chez Amazon, cette terrible machine qui, elle, fonctionne à plein régime aux dépens de ses salarié·es, dont la santé est mise en danger. Des enquêtes serrées ont déjà largement démontré les conditions de travail effarantes qui y règnent en temps normal. Elles ont levé le voile sur une situation jugée critique tant les risques psychosociaux sont élevés. Les trois quarts du personnel souffrent de douleurs physiques et déclarent être en état de stress ; un tiers souffre d’insomnies ; un quart reconnaît qu’il lui arrive de pleurer en raison du travail. Au quotidien, la santé de celles et ceux qui travaillent dans l’entreprise d’e-commerce était déjà considérée comme abîmée par un management implacable avec traumatismes à la clé, d’humiliations en brimades et surveillance acharnée. Lors des « pics » de livraisons, comme pour les fêtes de fin d’année, l’entreprise exige de « surperformer », au mépris des règles élémentaires de sécurité. L’agression faite aux conditions de travail tel qu’il se mène aujourd’hui, en temps d’épidémie, est comme le prolongement exponentiel de ce scandale humain au nom d’une logique productiviste à tous crins.

    Amazon employees on strike gather outside the Amazon distribution center warehouse in Saran, near Orleans, France, March 18, 2020. Several hundred Amazon workers in France protested at one of its sites on Wednesday, calling on the online retailer to cease operations or make it easier for employees loath to work during the coronavirus (COVID-19) outbreak to stay away. REUTERS/Mourad Guichard NO RESALES. NO ARCHIVES

    Employés de l’entrepot Amazon de Saran en grève contre leurs conditions de travail face au coronavirus le 18 mars 2020. Photo Mourad Guichard. REUTERS

    Nous voulons dire à Bruno Le Maire : il ne faut pas rouvrir les librairies mais soutenir à toute force le secteur du livre contre cette concurrence monstrueuse qui côtoie l’indignité. Le soutenir bien au-delà des quelques promesses. Les chiffres annoncés sont bien maigres : 5 millions, vraiment ? Alors que les librairies et les maisons d’édition vont tellement souffrir de cette crise grave. Nous ne sommes pas experts en matière budgétaire mais nous connaissons quelques chiffres qui nous font réfléchir à l’ordre des priorités. De grosses entreprises, dont certaines émargent au CAC 40, engloutissent annuellement quelque 5 milliards via le CICE. Cinq millions pour le livre, nous dit-on ? Encore une fois, comparons : l’entreprise Total, dont les profits s’élèvent chaque année à 4 milliards environ et dont le PDG touche à lui seul entre 3 et 4 millions, empoche près de 30 millions grâce au fameux CICE. Nous pourrions aussi parler exonérations fiscales ou bien encore évasion du même nom, et tant d’autres milliards encore. Ou bien, pour évoquer les répartitions budgétaires aux hiérarchies confondantes, rapprocher les 5 millions aux 5 milliards que coûtera le prochain porte-avions.

    Comme lectrices et lecteurs, nous ferons tout pour aider les libraires et les maisons d’édition, par le boycott de mastodontes comme Amazon, par les précommandes, par nos retours heureux en librairie après l’épidémie. Mais cette solidarité élémentaire ne suffira pas. C’est aux pouvoirs publics de prendre des responsabilités à la hauteur de la crise et de faire des choix dignes. Toutes et tous, nous sommes en droit non pas seulement de l’espérer mais de l’exiger.

    Parmi les signataires : Michèle Audin, Étienne Balibar, Ludivine Bantigny, Esther Benbassa, Bertrand Bernard (Les éditions du Détour), Judith Bernard, Éric Beynel, Laurent Binet, Thomas Bout (Rue de l’échiquier), José Bové, Dominique Cabrera, Sophie Caillat (éditions du faubourg), Isabelle et Frédéric Cambourakis (éditions Cambourakis), Patrick Chamoiseau, Johann Chapoutot, Stéphanie Chevrier (La découverte), Vincent Charbonnier, Yves Citton, Dominique Cabrera, Déborah Cohen, Francis Combes (Le Temps des Cerises), Alexis Cukier, Clara Laspalas et Marina Simonin (La Dispute et Les Éditions Sociales), François Cusset, Pierre Dardot, Christine Delphy, Annie Ernaux, Johan Faerber, Dan Franck, Camille Froidevaux-Metterie, Bernard Friot, Anne-Marie Garat, Sylvain George, François Gèze (La découverte), Valentine Goby, Nacira Guénif, Béatrice Guillemard (Chant d’orties), Samuel Hayat, Edmond Janssen (Éditions Delga), Neil Jobard (La magicieuse), Bernard Lahire, Benoît Laureau (éditions de l’Ogre), Charles-Henry Lavielle (Anarchasis), Pierre Lemaitre, Camille Louis, Michael Löwy, Christian Mahieux (Syllepse), Juliette Mathieu (Les éditions du Détour), Gérard Mordillat, Corinne Morel Darleux, Fred Morisse (Le bas du pavé), Olivier Neveux, Gérard Noiriel, Ugo Palheta, Chloé Pathé (Anamosa), Joël Pommerat, Amalia Rama ( eXcès) , Denis Robert, Christian Salmon, Benjamin Stora, Françoise Vergès, Nicolas Vieillescazes (Amsterdam), Sophie Wahnich, Louis Weber (Les éditions du croquant).

    #Librairies #Amazon

  • Lille : La librairie Meura elle aussi attaquée
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/lille/lille-petits-commerces-victimes-vague-vandalisme-cambri

    Qui en veut aux petits commerces lillois ? Après avoir subi des dégradations dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23, la librairie Meura, située rue de Valmy, a de nouveau été « visitée » cette nuit (26 Septembre ?) , a indiqué la librairie indépendante sur son compte Facebook.
    https://www.facebook.com/librairiemeura/photos/pb.167816196572383.-2207520000.1538120641./2090427327644584/?type=3&theater

    Une enquête a été ouverte, mais on ignore à ce stade si le ou les malfaiteurs se sont attaqués délibérément à ces librairies ou s’ils visaient les petits commerces sans discrimination.
     

    Moi, je ne peux pas faire face à des surcoûts comme ça

    Lylia Haït-Menguellet prévoit en tout cas de renforcer sa sécurité : grilles, vitrines renforcées, caméra... « C’est très coûteux de mettre des équipements qu’on voit habituellement dans des structures comme des banques » regrette-t-elle. « Moi, je ne peux pas faire face à des surcoûts comme ça... » 

    #Lille #violences #livres #librairies

  • La nuit des libraires : Témoignage d’un ancien libraire indépendant - CQFD, mensuel de critique et d’expérimentation sociales
    http://cqfd-journal.org/La-nuit-des-libraires-Temoignage-d

    Même s’il se flatte de choisir en toute indépendance les livres qu’il va essayer de conseiller, le libraire indépendant est sous cette pression. À moins que sa librairie ne soit pensée comme devant lui coûter de l’argent au lieu d’en rapporter, il ne peut se permettre de mépriser les livres dont « on » parle s’il veut garder une clientèle plus étoffée qu’une poignée de lecteurs « exigeants ». Son indépendance est donc toute relative, conditionnée par ce compromis. Car ce « on » a des moyens marketing énormes que n’ont pas les petits éditeurs : budgets de pub considérables, attaché.e.s de presse efficaces, copinages dans les médias (voire carrément certains journalistes dans leur « écurie »), représentants commerciaux mordants, etc. Le poids de cet appareil explique que sur les presque 1 500 éditeurs existant en France, les 5 grands groupes (Hachette-Lagardère, Planeta-Editis, Madrigall-Gallimard, etc.) possédant environ 200 éditeurs réalisent à eux seuls 85% des ventes. Face à ce rouleau compresseur, la marge de manœuvre des libraires reste au final aléatoire : malgré l’imagerie que défendent certaines petites échoppes pour se distinguer des chaînes et autres gros « empileurs de livres », ce n’est pas la passion qui commande, mais la trésorerie.

    #livre #librairies #Amazon #culture

  • Peut-être (sans doute ?) pas complet, mais je n’ai jamais rien vu de tel ailleurs : une liste des sites féministes à visiter à travers le monde. Le bonus en fin d’article : une liste de #librairies féministes à travers le monde.

    Votre guide touristique « culture de la mixité » pour cet été – Financi’Elles
    http://www.financiellesleblog.com/la-mixite-en-action/2017/07/13/votre-guide-touristique-culture-de-la-mixite-pour-cet-ete

    #Féminisme et #Tourisme

  • Pour celles et ceux qui veulent découvrir nos Carnets, vous pouvez les trouver en #librairies_indépendantes. Le Carnet n°6 vient d’arriver dans celles-ci :
    http://syntone.fr/projets/les-carnets-de-syntone

    Angoulême : Librairie MCL, 18 rue de Beaulieu

    Arles : Librairie Actes Sud, 43 rue du docteur Fanton

    Bordeaux : La Machine à Lire, Place du Parlement

    Brest : Librairie Dialogues, square Monseigneur Roull

    Lille : Librairie Meura, 25 rue Valmy, métro République – Beaux-Arts

    Marseille : L’odeur du temps, 35 rue du Pavillon, métro Vieux-Port

    Montpellier : Sauramps, Centre commercial Le Triangle

    Nantes :
    – Vent d’Ouest au Lieu Unique, 2 rue de la Biscuiterie
    – Vent d’Ouest, 5 place du Bon Pasteur

    Orléans : Les temps modernes, 57 rue Notre Dame de la Recouvrance

    Paris :
    – Compagnie, 58 rue des Ecoles, 5e arrondissement, métro Odéon ou Cluny
    – Librairie de Paris, 7/11 place de Clichy, 17e arrondissement, métro Place de Clichy
    – L’Atelier, 2 bis rue du Jourdain, 20e arrondissement, métro Jourdain
    – Le Comptoir des mots, 239 rue des Pyrénées, 20e arrondissement, métro Gambetta

    Perpignan : Librairie Torcatis, 10 rue Mailly

    Saint-Denis : Folies d’Encre Préambule, 14 place Caquet, métro Basilique de St-Denis

    Toulouse : Librairie Ombres blanches, 50 rue Gambetta

    Tours : La Boîte à Livres, 19 rue Nationale

    Et n’hésitez pas à nous signaler une chouette librairie dans votre coin, et même à aller lui causer des Carnets !

  • Comment La Poste a choisi de favoriser Amazon contre les libraires
    https://www.actualitte.com/economie/comment-la-poste-a-choisi-de-favoriser-amazon-contre-les-libraires-55245

    « Nous avons un problème qui mesure trois centimètres », expliquait, jovial, un éditeur parisien récemment. Et pour cause : depuis le 1er janvier, une maison d’édition ne peut plus passer par le tarif lettre si l’objet envoyé mesure plus de 3 cm d’épaisseur. « La Poste nous a expliqué que désormais, c’est du Colissimo obligatoire – et donc le tarif qui va avec. »

    Mais en quoi cela peut-il bien ennuyer un éditeur ? « Les services de presse que nous pouvions réaliser auparavant avec des frais qui étaient ceux du courrier format lettre vont devoir être complètement révisés. Et financièrement, 200 livres envoyés vont coûter jusqu’à deux fois plus cher. » Quid ? Si fait, confirmation nous en est donnée au bureau de Poste proche de la rédaction.

    #livres #édition

  • Mollat dans le paysage des #librairies bordelaises - Rue89 Bordeaux
    http://rue89bordeaux.com/2014/08/mollat-paysage-librairies-bordelaises

    Mollat, une grande surface ?

    Car, et la critique revient souvent, Mollat, ses milliers de livres et ses 2700 m2 de surface, se rapproche de plus en plus de la grande surface que de la librairie dans l’esprit de beaucoup de Bordelais.« Flux commercial de grande surface », « impression d’être à la Fnac », « vision consumériste du livre », les clients interrogés l’admettent : Mollat n’a pas l’ambiance feutrée des librairies où il fait bon feuilleter quelques pages et échanger avec le libraire. Même si beaucoup le reconnaissent : Mollat c’est pratique. Tout d’abord en raison de sa situation : en plein centre et avec un arrêt de tram, à ses portes. Mais aussi en raison d’un fonds très important et d’une présence forte des 55 libraires répartis dans les 15 rayons.

    Cet article me rappelle une anecdote récente. J’avais rapidement besoin d’infos particulières et je connaissais l’ouvrage qui m’aiderait dans ma tâche. Je regarde sur les sites des libraires du Mans et sans surprise, aucune ne l’a en rayon. Je décide alors d’aller voir sur place si d’autres bouquins sont susceptibles de me faire avancer. Je commence par la première de mon itinéraire, la librairie Doucet, la seule à avoir résister à l’arrivée de la fnac, les autres s’étant installées après. Je ne la visite que rarement, je fréquente deux autres adresses. Donc, je vais au rayon qui m’intéresse, celle des atlas. Je feuillette un ou deux bouquins et les repose. J’en vise un sous cellophane, qui pourrait m’aider, je le dépiote pour voir comment il est foutu. A ce moment, un grand mec d’un certain âge m’interpelle et me dit
    – "ah mais il y a le prix sur l’emballage, c’est pour sa qu’il y en a un
    – euh non, j’ai regardé avant de l’enlever, le prix est imprimé
    le mec vérifie
    – ah oui
    et reprend sa place à quelques pas
    Je ne trouve rien dans le bouquin qui puisse me servir, je le repose et poursuit mon exploration. Quelques minutes plus tard, je sors un bouquin emballé du rayon et commence à retirer la cellophane. Le mec alors me crie dessus :
    ah mais non, on déballe pas les livres, c’est pas comme ça que ça passe
    – Ah, mais j’ai besoin de voir ce qu’il y a dedans !!!
    – Il faut demander, vous chercher quoi ?
    j’explique.
    – Ah. Bon. Euh... répond-il en rangeant le bouquin.
    – ...
    – en effet, euh
    – ...
    J’ai tourné les talons sans un mot et je suis allée chez mon libraire habituel où les bouquins sont rarement emballés, s’ils le sont, on peut les dépioter sans se faire agresser, et en plus il y a des pouf où on peut s’asseoir pour les feuilleter.

  • Quand les #librairies tentent de faire front (www.lalibrairie.com)

    ...

    Ici, au #Pays_Basque, six librairies adhèrent au réseau mutualiste : Berriketa et la Librairie de la plage à Hendaye, la librairie Louis XIV à Saint-Jean-de-Luz, la maison de la presse Carricart à Saint-Jean-Pied-de-Port, Amikuz’echos Borda et Amikuze à Saint-Palais. Certaines d’entre elles en ont eu écho via le réseau des maisons de la presse, pour d’autres c’est davantage par militantisme ou simplement en fouillant sur la Toile en quête de “la” référence introuvable.

    Elles s’accordent sur plusieurs points, à commencer par la nécessaire préservation d’un commerce local et de proximité. “Le but est de se démarquer d’#Amazon”, avance Éric Soreau de la librairie Louis XIV : “Nous apportons en plus le conseil et le service.”

    Mais pour l’heure, le constat est unanime : “Ça peine à décoller.” Le concept, trop peu connu au Pays Basque, reste marginal : “C’est très parisien comme concept”, lance Jacques Sinsou de la Librairie de la plage à Hendaye. “En un an, très peu de livres sont arrivés par ce biais. Il y a un gros travail de communication à faire là-dessus”, développe Éric Soreau. “Ça n’a pas d’impact sur ma zone”, rapporte madame Carricart de la maison de la presse de Saint-Jean-Pied-de-Port.

    Un faible retentissement certes, mais faut-il y voir une carte à jouer ? Maika Iraola de Berriketa reste optimiste : “Il faut aller de l’avant. Pour ma part, j’ai des clients. À une petite échelle, mais ça peut marcher. Il faut se servir des systèmes et des outils que l’on nous met à disposition.” Éric Soreau revient sur l’évolution des modes de consommation : “Si Amazon s’est développé, c’est qu’il y avait un manque. On a loupé le coche d’Internet il y a une quinzaine d’années et aujourd’hui, on a un train de retard. Les gens aiment commander sur Internet, c’est là où aujourd’hui on a une carte à jouer.”
    ...

    http://www.lejpb.com/paperezkoa/20131213/437631/fr/Quand-les-librairies-tentent-faire-front

  • Amazon et la librairie - La Vie des idées
    http://www.laviedesidees.fr/Amazon-et-la-librairie.html

    L’objectif de cet article consiste, non pas à prédire le déclin inéluctable des librairies indépendantes face à la puissance du détaillant américain, mais de souligner que ces deux canaux de vente peuvent coexister à condition que l’emploi qualifié en librairie, indispensable à sa légitimité [3], soit soutenu.

    #librairies #Amazon

  • Les libraires de métier n’ont désormais plus voix au Chapitre - L’Humanité
    http://new.humanite.fr/social-eco/les-libraires-de-metier-n-ont-desormais-plus-voix-541232

    «  On est devenus des commerces comme les autres, souffle une libraire. On fait le choix d’aller dans le secteur du livre, on sait qu’on ne va pas bien gagner notre vie, mais on est dans notre élément : le contact, la lecture, le conseil, le choix, la culture… Mais 
Bertelsmann et Najafi nous ont transformés en boutiquiers. On a longtemps pensé qu’on n’était pas délocalisables, mais on a fini par comprendre qu’aux yeux de ces financiers on était dématérialisables.  »

    Ultime station en date sur ce chemin du calvaire : alors que l’actionnaire vient de confier les rênes de l’entreprise à une équipe de spécialistes en «  management de la transition  » – en clair, des nettoyeurs spécialisés dans les plans sociaux –, le projet «  stratégique  » d’Actissia, présenté aux syndicats il y a une dizaine de jours, prévoit notamment la multiplication de «  corners  » dans les magasins, qui vendront des produits cosmétiques et des compléments alimentaires. «  Une constipation passagère, passez donc en librairie, on va vous aider  », raille David Lucchetti, délégué CGT chez Arthaud, une librairie implantée depuis 1801 à Grenoble.

    #livre #librairies #travail

  • Les libraires contre Amazon | Slate
    http://www.slate.fr/story/65611/librairies-amazon-e-commerce-web

    Selon Matthieu de Montchalin, président du Syndicat de la librairie française (SLF), l’activité des libraires a reculé d’environ 1,5% depuis le début de l’année 2012. La grande distribution –qui écoule une BD sur 4– et les grandes surfaces spécialisées connaissent un recul encore plus fort de leurs ventes de livres : -5% pour la FNAC depuis début 2012, alors que Virgin annonce plusieurs fermetures.

    #livres #culture #librairies

  • Extinction de la voix du « Village » - Libération
    http://www.liberation.fr/culture/2012/07/04/extinction-de-la-voix-du-village_831204

    La célèbre librairie américaine ferme à Paris, et c’est toute une communauté qui la pleure.

    (...) les raisons du plongeon sont claires : la vente en ligne, les #ebooks, et la crise.

    D’autant que l’établissement ne vend que des livres importés, qui ne sont pas soumis au prix unique des livres français. Et la concurrence est rude. « Les gens viennent chez nous et comparent en direct les prix sur Internet. A 40% moins cher, même s’ils sont fidèles, le porte-monnaie compte aussi. »

    #librairies