• Lost Ego - De Smet François - Perspectives critiques - Format Physique et Numérique | PUF
    https://www.puf.com/content/Lost_Ego

    Résumé

    Pourquoi donc sommes-nous si accrochés à notre maigre « je » ? Pourquoi refusons-nous d’accepter les leçons les plus radicales des #neurosciences ou de la #psychologie_cognitive à propos de notre « identité » ou de ce que nous aimons à considérer comme notre « #libre_arbitre » ? Quel mal y aurait-il à accepter que nous soyons le résultat de déterminations qui nous dépassent – et que nos choix ne soient que des coli-fichets ayant pour seule fonction de nous rassurer ?

    Dans Lost Ego, #François_De_Smet répond à toutes ces questions de la meilleure manière qui soit : en mettant le doigt sur les peurs qui continuent à nous voir nous accrocher aux reliques de notre « moi » en miettes et que nous refusons de regarder en face. Non, nous n’existons pas – mais c’est précisément parce que nous n’existons pas que nous pouvons trouver le moyen de vivre. Seuls, et surtout ensemble.

    #livre

  • Le libre arbitre - Le Monolecte
    https://blog.monolecte.fr/2018/02/13/le-libre-arbitre

    On ne choisit pas sa famille et encore moins son lieu de naissance. Voilà pourtant le point de départ d’une profonde surdétermination. Selon le pays où l’on a poussé son premier vagissement, selon la classe sociale de ses parents, on peut dire sans trop de risque d’erreur quelles vont être les possibilités de voyager, étudier, s’accomplir d’une personne prise au hasard dans le malstrom humain. Nationalité et classe sociale sont les indicateurs assez indépassables de la valeur même d’une vie humaine et sur ce type de certitude se fracassent tous les rêves d’égalité et de fraternité.

    • @monolecte je viens de lire ton brouhaha-Le Libre Arbitre et ça me donne envie de lire Maurice Sachs. C’est plutôt à ça que je pensais et aux quelques pages que je viens de finir de Jackie Berroyer. Il en parle brièvement à la fin de « Parlons peu, parlons de moi Ne dites à personne que j’en parle à tout le monde » ( page 278, 279 ) récemment sorti chez le dilettante.
      http://www.ledilettante.com/mobile/livre-9782842638924.htm

      Un autre genre de maladie. La méchanceté. Elle peut être gratuite, elle peut être provoquée, elle peut même être saine quand elle s’en prend à plus pernicieux qu’elle. Je dis presque car il y en a quelques-uns qui se savent salauds, et qui s’en foutent. Les salauds ça existe, les cyniques, les fanatiques, les idolâtres, les individualistes qui ne doutent de rien, pour certains arrêter d’être un salaud, c’est encore plus difficile qu’arrêter de fumer. ...

      ça continue sur 2 pages, qu’es-ce qu’il parle bien ce Jackie ou plutôt qu’es-ce qu’il écrit bien ce Berroyer. Il me donne envie d’être méchant avec les méchants, avec les bons aussi pour pas faire de jaloux. J’ai toujours pas lu alan-Jerusalem-Moore et y’a plein de livres dans ma bibliothèque que je n"ai pas encore lu. Ce doit être une forme d’anticipation du manque. Comme le drogué qui recherche plus le manque que sa came.
      Je commence à me disperser. Berroyer parle d’une rumeur de négationnisme dans son bouquin. Suite à une itw de FR3 chez lui et jamais diffusé. La rumeur est parti à cause des bouquins dans sa bibliothèque. Il se justifie très bien en disant, en gros, qu’on peut s’intéresser aux salauds sans en être un soi même. Je suis d’accord avec lui, si on peut plus se moquer des salauds dans les livres, va falloir les buter ces fumiers de salauds.
      https://www.franceculture.fr/emissions/une-vie-une-oeuvre/maurice-sachs-1906-1945-la-mauvaise-reputation

  • Le libre arbitre. Perspectives contemporaines

    Sommes-nous libres et moralement responsables ? L’idée de liberté ne suppose-t-elle pas de postuler dans la trame des événements du monde une forme d’indéterminisme ? Un tel indéterminisme est-il compatible avec les données des sciences contemporaines ? Est-il seulement intelligible ?

    Le grand débat sur le libre arbitre est presque aussi vieux que la philosophie. Un tel héritage bimillénaire invite bien entendu à s’instruire des thèses et des arguments du passé. Mais cet héritage ne doit pas pour autant nous dissuader de reprendre la controverse pour elle-même, à nouveaux frais et en fonction des connaissances contemporaines. Le présent volume s’inscrit dans cette volonté d’aborder la question du libre arbitre dans une perspective contemporaine. Cette approche contemporaine de la question, qui était encore celle de Sartre naguère, a été moins représentée dans le paysage français ces quarante dernières années, alors qu’elle connaissait dans d’autres pays des développements considérables. Dans les pays anglo-saxons en particulier, alors que le débat sur le libre arbitre semblait avoir été définitivement clos depuis Hobbes et Hume par un large consensus « compatibiliste », les années 1970-1980 ont vu réapparaître une controverse extrêmement animée où l’on a pu retrouver à peu près toute la variété de positions qui avait existé aux autres époques de l’histoire de la philosophie.

    La discussion contemporaine sur le libre arbitre, dont certains des participants les plus éminents sont également contributeurs de ce volume, n’offre donc pas l’homogénéité ou le consensus d’une « époque », mais se présente au contraire comme une mosaïque de positions qui tirent souvent leur valeur dialectique et leur raffinement argumentatif de leur confrontation aux autres positions actuellement défendues. Pour y voir plus clair dans cette variété de positions, il est commode de recourir à l’opposition traditionnelle entre « conceptions compatibilistes » du libre arbitre et « conceptions incompatibilistes ». Les conceptions compatibilistes soutiennent que le libre arbitre est en réalité compatible avec le déterminisme causal, de telle sorte qu’il n’y a nullement à s’inquiéter d’une éventuelle preuve du déterminisme par la science. Les conceptions incompatibilistes au contraire (qui font l’objet d’un retour en force depuis une quarantaine d’années) défendent par divers arguments l’intuition selon laquelle le déterminisme nous priverait du libre arbitre.


    http://books.openedition.org/cdf/4937
    #philosophie #libre_arbitre #livre

  • La philosophie dans tous ses émois (3/4) : Le remords avec Nietzsche
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance/la-philosophie-dans-tous-ses-emois-34-le-remords

    Comment comprendre, d’une part, l’inconsistance du #remords pour le philosophe à l’esprit libre - celui qui s’est affranchi de l’illusion du #libre_arbitre ? Et, d’autre part, où trouve racine la #mauvaise_conscience, « cette plante la plus étrange et la plus intéressante de notre flore terrestre » ?

    Réponse aujourd’hui en compagnie du philosophe #Paolo_d'Iorio.

    http://rf.proxycast.org/1247988057089515520/10467-28.12.2016-ITEMA_21179342-2.mp3

    https://www.franceculture.fr/personne-paolo-d-iorio.html

  • La sociologie excuse-t-elle les terroristes ?
    http://www.alterecoplus.fr/en-direct-de-la-recherche/la-sociologie-excuse-t-elle-les-terroristes-201512011020-00002614.html

    « J’en ai assez de ceux qui cherchent en permanence des excuses et des explications culturelles ou sociologiques à ce qu’il s’est passé », s’est exclamé le 26 novembre le Premier ministre Manuel Valls à propos des attentats. Il reprenait ainsi une rhétorique qui accuse régulièrement les sciences sociales de nier la responsabilité des individus, révélant ainsi une profonde méconnaissance de leur logique, de leur travail et de leur rôle. Source : AlterEco+

    • Vincent Lemire a très bien résumé la différence entre expliquer et excuser dans son récent billet :
      https://blogs.mediapart.fr/vincent-lemire/blog/211115/13-novembre-2015-une-histoire-francaise

      Assumer nos responsabilités, c’est donc admettre que ce qui est arrivé vendredi 13 novembre à Paris est intimement relié à notre histoire, y compris aux pages les plus sombres de notre histoire coloniale. Ayant écrit cela, on entend déjà les croassements rauques des vautours : « En cherchant à expliquer vous allez finir par excuser ! ». Pauvres malfaisants et ignorants vautours qui nourrissent leur haine de leur ignorance. Expliquer c’est déplier, défaire les plis, dérouler devant soi une question, un événement, une inquiétude, une panique… un massacre. Expliquer — nous dit le dictionnaire et nous dit la sagesse — c’est déplier, lentement déplier, pour voir ce qui demeurait caché dans les plis, pour rendre visible ce qui était invisible pour nos esprits troublés et aveuglés.

      Excuser c’est le contraire. Excuser — nous dit encore le dictionnaire — c’est mettre « hors de cause », hors de causalité, hors de portée de l’intelligibilité. Excuser c’est exclure, exempter, mettre dehors, pour ne plus voir et ne plus chercher à comprendre. Excuser c’est oublier. Un historien ne peut donc pas répondre à cette ignoble injure, il ne doit pas répondre. Il doit seulement continuer de parler, un peu plus haut, un peu plus fort, pour couvrir les croassements des vautours.

    • Exactement @monolecte : voir aussi le procès fait à Taubira récemment par la fachosphère ( incluant donc LR) qui a valu la remise en place médiatique de MLP sur France Inter. Le titre de i-télé avait été raccourci à « il faut comprendre le jeune qui part en Syrie », au lieu de « il faut comprendre les raisons qui poussent un jeune à partir .. »
      Et que tout le monde a lu comme : il faut excuser le jeune.. Etc..
      Valls rejoint Sarkozy et cie dans le poujadisme électoraliste, démagogues de la paresse intellectuelle... Sarko avait sorti aussi un truc du style « il faut arrêter de réfléchir, il faut se mettre à agir .. »
      Sinistres idiots, et surtout cretins de partisans qui les applaudissent..

    • Bernard Lahire interroge par ailleurs la vision que ces gens « installés » ont de la pauvreté, qui n’est pas un simple attribut mais une #situation qui façonne tout un rapport au monde : « Vivre par exemple dans les conditions économiques les plus misérables, ce n’est pas comme porter un chapeau qu’on pourrait enlever à sa guise, mais c’est faire l’expérience dans son corps d’une série d’expériences de manques, de traumatismes,de souffrances, d’humiliations, qui peuvent conduire, par réaction, celles et ceux qui les vivent, à des comportements que la #loi et la #morale réprouvent ».

      Oui, comprendre n’est pas excuser sauf dans les discours de la caporalisation générale. Juppé est un âne qui fait mine d’oublier à quoi leur servent les sciences humaines et sociales. Comme c’était le cas de l’économie au XIXème, qu’elles sont venues compléter, elles servent le plus souvent la domination. Car comprendre c’est se donner le moyen de transformer, et, par exemple, car c’est la plus courant, de tout faire pour que rien en change, de trouver les moyens de raffiner les techniques de pouvoir.

      Toute pensée critique a donc à s’inquiéter de ce quelle met au jour et que la domination n’aurait pu saisir. L’exemple princeps de ce renversement, c’est Le capital de Marx qui aura permet aux capitalistes de comprendre enfin ce qu’était l’organisation du travail exploité, de passer outre son anarchie constitutive, et de ce fait, parfois, son caractère étroitement pulsionnel. La jouissance de la prédation et de la richesse illimitée en se connait pas, et elle connait moins encore les mécanismes qu’elle met spontanément en pratique.

      Par ailleurs, toutes les déterminations sociales du monde ne sauraient rendre justice des phénomènes subjectifs, et de l’invention (méchante compris) dont elles témoignent (Voir les critiques répétées de Rancière à l’encontre des travaux de Bourdieu). L’invocation du pluridisciplinaire fut, avant d’être une exigence ressassée des institutions, une exigence critique, portée par un disciple hérétique de Lacan nommé Félix Guattari.

      #libre_arbitre #Déterminations #Jospin avant #Valls, #fourest, #Val et suite aux #libertariens #meurtres_de_masse #sociolatres

    • D’ailleurs, le fond du problème ce n’est pas un problème d’ignorance, comme dit @colporteur nos « responsables » sont bien plus intelligents qu’ils le laissent paraitre.
      Le problème, il est résumé en 3 mots : « Assumer nos responsabilités »
      Ce n’est pas de l’ignorance, c’est de la mauvaise foi.
      Nos responsables ne veulent pas assumer leurs responsabilités.
      Quand on ne veut pas assumer, on rejette l’entière culpabilité sur autrui, on diabolise, et surtout on ne cherche pas à comprendre. Non pas parce que ça « excuserait » l’autre. Mais parce que ça ferait apparaître au yeux de tous notre part de responsabilité..

    • Vu que c’est le règne de la pensé à court terme chez les politicards, la sociologie et les sciences humaines, sont certainement leurs ennemis jurés.
      Puisqu’ils en sont à nous privé de liberté pour la préservation de nos libertés... et que ce qui compte c’est « Consommez, c’est le moment des fêtes, dépensez, vivez, reprenez le chemin des spectacles, du cinéma et du théâtre »
      http://seenthis.net/messages/434962

      Aussi par rapport à la visée à court terme la repression hallucinante autour du COP21 est aussi bien significative. Il faut Consommer qu’on vous dit, c’est le moment des fêtes, dépensez et circulez il n’y a rien à voire.

      au sujet de cette déclaration de Valls, voir aussi une réponse en BD signalé ici http://seenthis.net/messages/434926

    • Devant l’Hyper Cacher, Manuel Valls promeut à nouveau la bêtise pour tous
      http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2016/01/09/une-ceremonie-en-hommage-aux-victimes-de-l-hyper-cacher_4844544_4809495.html

      « Rien ne peut expliquer que l’on tue à des terrasses de cafés ! Rien ne peut expliquer que l’on tue dans une salle de concert ! Rien ne peut expliquer que l’on tue des journalistes et des policiers ! Et rien ne peut expliquer que l’on tue des juifs ! Rien ne pourra jamais expliquer ! »

      #crapule #peste_émotionnelle