#licra

  • Retour sur le procès Nick Conrad

    Puisque cet article, pourtant excellent, donne de l’urticaire à certains (cf https://seenthis.net/messages/769829), je le publie ici aussi ( #effet_Streisand oblige ) et j’y ajouterai en commentaires un extrait du live-tweet de #Sihame_Assbague, dont il est fait mention, ainsi qu’un renvoi vers le taf de #Nick_Conrad et des interviews, vu qu’il a interjeté la condamnation de la Justice en appel et que marquer son soutien pour l’œuvre qu’il réalise peut être une bonne idée par les temps qui courent trop vite. Petite précision quand même : si vous n’avez jamais été confronté à l’inconscience blanche tellement nous sommes formaté-e-s, je vous conseille de commencer par un vieux clip de Nick Conrad pour rencontrer d’abord l’artiste. Le clip « Pendez les blancs » fait très mal, et choque très fort quand on n’a rien déconstruit. Et c’est le but. Et on peut clairement dire qu’il a rempli sa fonction au delà de ses espérances...

    https://lundi.am/Retour-sur-le-proces-Nick-Conrad

    « Pendez l’Agrif »

    Mercredi 9 janvier a eu lieu le procès d’un rappeur de Noisy-le-Grand, Nick Conrad, pour un clip intitulé « PLB » (« Pendez Les Blancs »). L’occasion pour l’#AGRIF (l’Alliance générale contre le Racisme et pour la défense de l’Identité Française et chrétienne) et la LICRA de se retrouver du même côté de la barre à défendre l’idée d’un « #racisme #anti-blanc ». Celui-ci a fait l’objet d’un live-tweet édifiant par Sihame Assbague, revenant notamment sur la dimension idéologique de l’audience.

    L’histoire de la pénalisation politique du #rap est longue. Cependant la question du « racisme anti-blanc », catégorie forgée par le Front National en 1978, n’avait jamais été posée aussi frontalement, malgré les tentatives passées de l’AGRIF. Même lors des procès #Saïdou/#Bouamama pour « Nique la France » - où l’on retrouvait le même avocat de l’AGRIF côté partie civile, ce qui en dit long sur les ravages de l’oisiveté – la jurisprudence avait finalement tranché dans le sens d’une distinction (logique) entre « anti-blancs » et « anti-français ». La circonstance aggravante de #discrimination raciale, prévue par l’article 132-76 a donc été écartée. Or ce procès d’un rappeur, sauf son respect, quasi-inconnu, traduit un enjeu politique qui dépasse le cas particulier. La question est celle de l’imposition du « racisme anti-blanc » non seulement dans le débat public mais aussi dans le droit. Pour rappel, c’est après 2005, à travers d’autres rappeurs, que le député feu-UMP Grosdidier avait suggéré que dans l’article de régulation de la liberté d’expression soit ajouté, aux côtés de discrimination en raison de l’origine, la précision « que le groupe soit majoritaire ou minoritaire ». Il s’agissait de se servir du formalisme du droit – aveugle aux asymétries structurelles de la société – pour renverser complètement l’esprit de la législation, créée justement pour protéger les minorités. La saisie des parties civiles s’inscrit clairement dans cette logique, cette fois avec l’aide de la #LICRA qui depuis plusieurs années reconnaît l’existence du « racisme anti-blanc ».


  • Pourquoi le site de traduction Reverso affiche parfois des résultats antisémites
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/02/28/pourquoi-le-site-de-traduction-reverso-affiche-parfois-des-resultats-antisem

    La Licra a interpellé ce site de traduction populaire après avoir découvert que des recherches sur le mot « juif » pouvaient générer des résultats choquants. « Hitler était beaucoup plus gentil envers les juifs qu’ils le méritaient. » Tel est le troisième résultat qui s’affichait jusqu’à jeudi 28 février sur le site de traduction Reverso Context quand on lui demandait une traduction contextualisée, en français, du mot anglais nicer (« plus gentil »). L’expression much nicer (« beaucoup mieux ») donne, elle, (...)

    #algorithme #discrimination #Licra #Reverso


  • Micmac à Paris autour d’une subvention à une association d’aide aux immigrés - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2018/11/16/micmac-a-paris-autour-d-une-subvention-a-une-association-d-aide-aux-immig

    Jusqu’à il y a quelques jours encore, la Fédération des associations de solidarité avec tous les immigrés (Fasti) pensait bénéficier d’une subvention de 3 000 euros de la part de la mairie de Paris, afin de financer une action d’aide juridique à destination des couturiers de la Goutte d’Or. Il s’agissait de fournir un accompagnement à ces travailleurs, notamment pour les demandes de régularisation. C’était sans compter sur Pierre Liscia, élu (ex-LR) non inscrit du XVIIIe arrondissement, qui s’est exprimé au Conseil de Paris du 5 novembre pour protester contre cette attribution, au prétexte que la Fasti serait une « association d’extrême gauche qui dénonce[rait] "le racisme d’Etat" de la France contre les musulmans et sa "politique coloniale dans les DOM-TOM" […] C’est un coup de canif dans nos principes républicains ». A l’issue de son intervention, rien ne se passe.

    Puis, alors que la France s’apprête à commémorer les attentats du 13 novembre 2015, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) rend public un communiqué dans lequel elle s’indigne que la Fasti puisse être financée par la Ville : « Si le réseau de la Fasti a joué par le passé un rôle d’importance sur l’aide aux étrangers au sein du mouvement associatif, ses prises de position actuelles rendent choquantes l’idée même de l’octroi d’une subvention d’argent public. La Fasti défend l’idée que la France mènerait une politique de "racisme d’Etat", de "xénophobie d’Etat" néocoloniale, que la police organiserait des "rafles" sur ordre du Gouvernement. Elle défile également aux côtés des Indigènes de la République et du mouvement BDS », écrit-elle. Elle cite également des extraits du journal Ouvrons les frontières, une publication interne de la Fasti, laissant entendre que l’organisation trouve des excuses socio-économiques aux terroristes de janvier et novembre 2015 : « Ces propos sont insupportables. Ils reprennent au mot près l’argumentation islamiste visant à justifier les attentats. »

    #licra #racisme


  • Un #colloque universitaire sur l’islamophobie annulé sous la pression
    https://www.mediapart.fr/journal/france/051017/un-colloque-universitaire-sur-l-islamophobie-annule-sous-la-pression

    Une conférence mêlant universitaires et acteurs associatifs dédiée à l’islamophobie devait se tenir à l’Université de #Lyon-2, avant de subir une offensive menée par le #printemps_républicain et l’extrême droite. Les organisateurs dénoncent une atteinte à la liberté d’expression.

    #France #islamophobie #Licra


  • Manuel Valls, une certaine idée de la République
    http://alainjakubowicz.fr/index.php/2017/06/29/manuel-valls-certaine-idee-de-republique


    "Il suffit de regarder ceux qui composent la sarabande anti-vallsiste pour mesurer ce qui est en jeu. Toute l’Anti-France se donne la main pour tenter de lui faire payer, par tous les moyens, de l’avoir désignée pour ce qu’elle est : raciste, antisémite, négationniste et homophobe.

    Ceux qui écument aujourd’hui de hargne contre Manuel Valls n’ont pas digéré que le 13 janvier 2015, dans un pays encore sonné par la terreur, il a trouvé les mots justes et les mots forts en nommant, sans détour et sans hésitation les responsables de nos malheurs : le nouvel antisémitisme qui gangrène une partie de nos quartiers et le déni d’antisémitisme qui accompagne chaque agression commise contre un juif parce qu’il est juif ; le racisme que l’extrême-droite veut s’employer à retourner contre tous les musulmans de France parce qu’ils sont musulmans ; l’islam politique qui veut mettre l’éteignoir sur nos Lumières et organiser la prolifération de l’obscurantisme par l’infiltration des règles religieuses à l’école, au travail, dans les services publics ou dans les stades ; les « idiots utiles » qui se répandent pour observer, expliquer, justifier puis excuser la radicalisation et le passage à l’acte. "

    #licra


  • Comme les néofascistes italiens avant eux, le GUD ouvre un squat à Lyon pour les « Français de souche » - Œil sur le front
    https://oeilsurlefront.liberation.fr/les-idees/2017/05/30/comme-les-neofascistes-italiens-avant-eux-le-gud-ouvre-un-

    Le lieu est inspiré du Casapound romain : des militants du GUD occupent un immeuble vide de Lyon pour le réserver à des personnes en situation de précarité, sur la base du principe de préférence nationale. Une action qui témoigne de l’existence d’une droite radicale mouvementiste.

    Libé valide le language fasciste sans prise de distance alors que les utilisations étranges de guillemets est très courante dans ce journal.

    L’article de Libé ne prend pas la peine de définir ce que les gudards entendent par "français de souches", Libé ou plutot Jean-Yves Camus préfère faire la promo de Casapound et de félicité l’ouverture au débat des fascistes !

    Le Bastion social lyonnais a encore beaucoup de chemin à parcourir pour devenir, comme Casapound, un lieu de vie, un mouvement politique, un espace de débats (y compris avec des adversaires de la gauche radicale) et de concerts.

    On connait l’habitude de libé d’utilisé les guillemets ou le conditionnel
    comme ici : https://seenthis.net/messages/602256 ou là https://seenthis.net/messages/427801


  • Le FN pavillonnaire est-il vraiment si populaire ?
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-suite-dans-les-idees/le-fn-pavillonnaire-est-il-vraiment-si-populaire


    Très bonne mise au point avec Violaine Girard qui a écrit Le Vote FN au village . On peut enfin remettre en question des poncifs qu’on nous ressort depuis des années : la porosité entre vote d’extrême gauche et d’extrême droite ou l’adhésion FN des milieux populaires par exemple. Mais de quels milieux populaires parle t’on ?
    Intéressant aussi (même si c’est juste évoqué) sur les politiques de l’état pour permettre aux ouvriers de devenir propriétaires afin de les rendre plus dociles : par les emprunts, le changement d’esprit consécutif au fait de posséder son logement ce qui fait que les gens vont se positionner différemment par rapport à leur trajectoire. C’est quelque chose que j’ai toujours remarqué et dont je suis intimement persuadée mais j’aimerais lire des choses plus précises et étayées là dessus, si quelqu’un a des références.
    Ça dure 30mn et j’aurais aimé que ça dure un peu plus encore.
    #FN #élections #vote #périurbain #propriétaires #aides_sociales

    • très interessant @ninachani merci. Le fameux électorat ouvrier du FN n’est pas du tout cet ouvrier pauvre qui votait à coco et est devenu FN par contestation. Les élécteurs dits ouvriers du FN sont de petits propriétaires en zone périurbaine. Ce sont des gens qui avaient deja une culture de droite. Il semble que la culture de gauche soit le seul obstacle qui empeiche ces catégories de voter FN. Ces catégories n’est pas lésée d’aides sociales mais elle ne passe pas par les memes services (par exemple les aide au credit passent par les banques et pas par la CAF et sont pourtant bien des subventions de l’etat. Les electeurs FN ouvriers sont les ouvriers les plus proches des commerçants au niveau des revenus. Ils ne veulent pas de certaines populations plus pauvres près de chez eux puisqu’ils sont propriétaires. Le fait qu’ils travaillent dans de petites structures fait qu’ils se sentent proches des interets et préoccupation de leurs supérieurs et patrons...
      Bref les electeurs FN ne sont pas des votes qui auraient pu etre à gauche et ce ne sont pas des ouvriers décus par la gauche. S sont des ouvriers en passe de devenir petits-bourgeois et qui partagent les valeurs de droite de la bourgeoisie depuis belle lurette.

    • Gros (griseli) veut pas écouter ça : mais..... que dire de la bougnoulisation du vote fn (le sympathisant fn comme nouveau naigre) ; d’autre part limiter l’évolution des politiques culturelles d’un électorat , disons une classe de citoyens , au prétexte d’une lutte contre le nationalisme devrait être plus que sujet à caution ! quant à l’accès à la propriété , par rapport aux ayant droits apl +++ , c’est beaucoup plus d’ennuis en prime !

    • @nestor : début 90, le FN était déjà l’objet de toutes les attentions, et le sympathisant FN était déjà l’objet de toutes les ostracisations... à l’époque, il n’y avait pas de doute : il ressemblait très clairement à un gudar ou à un parvenu aigri « à la » Collard. Aujourd’hui, on nous fait croire que les choses ont évolué. Ce qui a plus sûrement évolué, c’est que les « qui croyaient être des parvenus » ont compris qu’ils ne le sont pas, et sont bien plus nombreux à être aigris.

    • que dire de la bougnoulisation du vote fn (le sympathisant fn comme nouveau naigre)

      Expression similaire au « KKK-inversé » de #Alain_Jakubowicz président de la #LICRA
      #élément_de_langage #renversionnite #inversion #troll

      @nestor confirme que ce qui caractérise le FN c’est son extrême racisme. Personne en France ne peut ignorer cela puisque les sympatisants FN tiennent le même discours que lui depuis que le FN existe et en toute occasion avec tous les moyens de communication possible.

      L’éléctorat FN est certes varié @aude_v mais ce qui fait la base commune qui rassemble ces gens c’est leur racisme, qu’ils soient prolétaires au chômage ou « apl +++ ». Si des sympatisants FN disent qu’ils ne sont pas racistes c’est juste qu’en plus d’êtres racistes ils sont aussi hypocrites et menteurs.

    • Les ménages modestes du périurbain sont devenus, au fil des succès électoraux du FN, une figure centrale des commentaires médiatiques. Peu d’enquêtes sérieuses se sont pourtant intéressées à leurs conditions de travail, à leurs parcours résidentiels et aux devenirs de leurs enfants. Basé sur un travail de terrain de longue durée, ce livre restitue les trajectoires des salarié-e-s d’un parc d’activités comme il en existe beaucoup à la périphérie des grandes villes.
      A partir d’extraits d’entretiens et d’observations, il revient sur les transformations qui affectent depuis plusieurs décennies les fractions stables des milieux populaires : restructurations dans l’industrie et les services, durcissement des conditions d’accès à la propriété et évolution du système de formation. Même si leurs pratiques électorales s’avèrent plus diversifiées qu’on ne le pense, le FN attire une part de ces ménages du périurbain, qui sont pourtant loin de tous figurer parmi les plus démunis.
      Au-delà des explications convenues, notamment celles du déclassement, l’ouvrage offre ainsi des clés de compréhension des processus de radicalisation politique. Il montre enfin comment des élus municipaux, sans être encartés au FN, s’emploient très concrètement à empêcher la venue de familles issues de l’immigration et de ménages en situation précaire, contribuant par-là à banaliser le rejet de ces catégories sociales stigmatisées.
      Dans un contexte de hausse de l’abstention et de défiance envers les responsables politiques, ce livre éclaire les aspirations et les tensions vécues par nombre de ménages populaires.

      http://www.librairie-quilombo.org/le-vote-fn-au-village


  • Les discours de haine de la Licra | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/merome-jardin/blog/290517/les-discours-de-haine-de-la-licra

    Février 2016. Dans un livre, Bernard-Henri Lévy présente Laurent Fabius comme la victime d’un complot antisémite. Il fait référence au procès de l’ancien premier ministre dans le cadre des plaintes du scandale dit du sang contaminé (j’en avais parlé dans cet article). Le polémiste confirme son analyse à la télévision et suscite un tollé. Le président de la LICRA, Alain Jakubowicz, vole à son secours et affirme sur sa page Facebook que Fabius a été injustement accusé et que les accusations portées contre lui étaient dignes des « Protocoles des sages de Sion », ce faux livre antisémite censé prouver l’existence d’un complot juif international. La page officielle de la LICRA relaie ce message.

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    Ce n’est ni plus ni moins qu’une réécriture de l’histoire et une négation du réel. Les accusation contre Laurent Fabius étaient justifiées par de nombreux documents. Le retard dans la mise à disposition d’un test de dépistage du VIH d’un laboratoire américain – pour laisser le marché pour un test français – semble avoir été guidé par son cabinet. Ce n’est qu’un des nombreux exemples d’un dossier complexe, où rien n’autorise à parler d’accusations infondées (quand on voit le parcours du combattant judiciaire qu’on a infligé aux plaignant-es…), encore moins d’antisémitisme.

    J’avais contacté à l’époque la sociologue Emmanuelle Fillon, auteure d’une vaste enquête sur le sujet1, qui avait notamment interrogé 38 personnes contaminées et 18 parents, mais aussi 44 personnels de santé concernés par l’affaire. Elle m’a confirmé n’avoir jamais entendu de propos antisémites, ni en avoir lu dans toute la production associative sur le sujet. Son livre montre par contre que le FN et ses médias se sont emparés de l’affaire : que la LICRA assimile les victimes du sang contaminé à l’extrême-droite est une indignité.

    Un président d’une association de lutte contre les discriminations ment, réinvente l’histoire et insulte les victimes encore vivantes et les familles endeuillées. La lutte contre l’antisémitisme est dévoyée pour protéger un responsable politique, ce qui n’est pas nouveau, mais ici dans un objectif inédit : disqualifier des victimes en quête de la vérité dans les scandales sanitaires. Les adhérent-es de la LICRA ont-ils/elles critiqué en interne les propos de leur président, Alain Jakubowicz ? Rien ne permet de le dire. Il n’y aura aucun message d’excuse, aucun rectificatif : quand il concerne la lutte contre le sida, le négationnisme historique est autorisé par la LICRA.

    #LICRA


  • La non-mixité raciale, outil d’émancipation ou repli communautaire ?
    http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2016/07/28/la-non-mixite-raciale-outil-d-emancipation-ou-repli-communautaire_49

    Pour le sociologue Eric Fassin, cette nouvelle génération a peu en commun avec les travailleurs immigrés ou les sans-papiers mobilisés depuis trente ans : elle a fait des études supérieures, elle aspire à des postes qualifiés, et elle a pris sa place dans le milieu de la recherche ou de l’art. Elle fait partie de la classe moyenne, mais elle vit des expériences de discriminations et de plafond de verre qui lui sont insupportables.

    « Si les non-Blancs ont commencé à se faire entendre, c’est parce qu’une nouvelle génération diplômée est apparue, explique le chercheur. Faire l’expérience du racisme quand on est en bas de l’échelle sociale, ce n’est pas surprenant. Mais quand on a réussi socialement, on ne s’y attend pas : l’exaspé­ration est d’autant plus grande. »

    Ces nouveaux militants sont bruyants, ils manient à merveille les réseaux sociaux et ils agacent d’autant plus qu’ils trouvent un écho réel auprès des jeunes qui leur ressemblent.

    Les activistes critiqués balaient cependant l’argument avec véhémence : ils ne dénoncent pas une réalité biologique, soulignent-ils, mais une réalité sociale. « Quelle hypocrisie ! s’agace ainsi Louis-Georges Tin, le président du CRAN. Personne n’est choqué par une autre non-mixité, celle qui est omniprésente dans les milieux des dominants. Ils cultivent l’entre-soi comme une stratégie de domination, en restant dans un monde d’énarques qui est masculin, quinquagénaire et bourgeois. Nous le faisons sur une autre logique, celle de l’ “empowerment”, en nous fondant sur le principe du “For us, by us”… et nous suscitons les critiques ! »

    Un paradoxe que souligne Patrick Simon, démographe, qui a codirigé la vaste enquête Trajectoires et origines (Insee-INED) :

    « Leurs détracteurs leur disent qu’ils n’ont pas le droit de parler de race. Mais comment nommer ce qui continue à peser sur le destin et les trajectoires sociales de ceux qui sont marqués par un ordre inégalitaire du fait des discriminations ethno-raciales ? Ces militants utilisent les armes de la sociologie critique pour montrer l’ampleur du racisme. Cela rend les gens très nerveux de se voir ainsi renvoyés à la position de dominants. »

    « Ces fortes résistances sont révélatrices de ce qui travaille le mouvement social et la gauche depuis des années, ajoute Catherine Achin, professeure de sciences politiques à l’université Paris-Dauphine. Il leur est impossible de penser l’intersectionalité, c’est-à-dire des rapports sociaux – sexe, race, classe – qui ne s’additionnent pas mais qui s’imbriquent les uns dans les autres. En France, être un homme maghrébin ou une femme noire, ce n’est pas la même chose qu’être un homme blanc ou une femme blanche. »

    « Se dire des choses entre soi »

    La volonté de partager des expériences et de construire une mobilisation autonome entre victimes d’une oppression n’est d’ailleurs pas nouvelle. C’est un vieil outil des luttes d’émancipation : il a été utilisé dans les années 1960 par le mouvement noir pour les droits civiques aux Etats-Unis, puis, dans les années 1970, par les féministes en France.

    « Le mouvement féministe a, lui aussi, été confronté à cette rhétorique critique : quand il organisait des réunions non mixtes, les hommes le taxaient de sexisme à l’envers, raconte Elsa Dorlin, enseignante-chercheuse en philosophie à Paris-VIII. A l’époque, il y avait une même inversion du lexique, comme si les dominants pleuraient parce qu’ils étaient accusés de domination. »

    #racisme #politique_France

    • « Sous couvert d’antiracisme, notre pays risque de voir émerger des “Ku Klux Klan inversés”, où le seul critère qui vaille sera la couleur de peau », a renchéri le président de la Ligue internationale contre le racis­me et l’antisémitisme (Licra), Alain Jakubowicz.

      Ku Klux Klan inversé ! Ca va loin dans le n’importe quoi. Cette comparaison me fait pensé au sketch de Dieudonné avec le colon israelien nazi, c’est la même idée. Sauf que Alain Jakubowicz irai pas dire que les colons israeliens sont des « nazis inversés » mais ca le dérange pas de parlé de Ku Klux Klan inversé...

      #inversion #renversionnite #nausée

    • Il est hallucinant ce Alain Jakubowicz et l’historique de la Licra. Sur wikipédia je trouve ceci :

      Procès pour racisme antiblanc (2012)
      Article détaillé : Racisme antiblanc ; https://fr.wikipedia.org/wiki/Racisme_antiblanc

      Un homme de 28 ans, jugé pour des violences commises en 2010 dans le métro parisien et pour avoir insulté la victime en criant « sale Blanc, sale Français », avec la circonstance aggravante de « racisme », risque cinq ans de prison et 75 000 € d’amende.

      Pour la première fois dans ce type d’affaires, une association antiraciste, la LICRA, est partie civile. Elle entend consacrer son congrès annuel de mars 2013 à ce thème. Alors que Patrick Gaubert avait centré son action contre l’antisémitisme, le nouveau président Alain Jakubowicz entend sortir de cette thématique restrictive.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Ligue_internationale_contre_le_racisme_et_l%27antis%C3%A9mitisme#Proc.

      La comparaison avec le KKK est vraiment obscène. Venant du président d’une asso qui prétend lutter contre le racisme c’est encor plus consternant et revoltant. La LICRA se diversifie vachement, maintenant c’est la Ligue internationale contre le racisme anti-blanc, le sexisme anti-homme et l’antisémitisme anti-fabiusiste.

    • Quand au Cercle de la LICRA, ce n’est pas mieux

      Pour mener à bien ce travail et être influente sur les grandes décisions, la Licra s’enrichit d’un lieu de réflexion et d’influence, où se rencontrent responsables associatifs, chercheurs, universitaires, hauts fonctionnaires, chefs d’entreprise, personnalités du monde de l’art et de la culture, pour croiser expériences et analyses sur des thématiques qui font l’actualité et sur lesquelles la Licra est attendue. Ce lieu a vocation a devenir une plate-forme d’échanges et de débats de l’association, faisant le lien entre l’analyse et l’action. Il est la passerelle entre les animateurs des pôles, apporteurs d’idées et les militants de terrain qui souhaitent de plus en plus appuyer leur action sur une analyse argumentée. En disposant de son think tank, la Licra a son propre élément dynamisant, sa propre réflexion, libre et pluridisciplinaire, bousculant les idées reçues.

      pluridisciplinaire peut être, mais multicolore, certainement pas :
      http://www.lecercledelalicra.org/#accueil-2


  • Christian Gerin, auteur de tweets #anti-Israël, privé d’investiture En Marche ! | The Times of #Israël
    http://fr.timesofisrael.com/christian-gerin-auteur-de-tweets-anti-israel-prive-dinvestiture-en

    A la suite de plusieurs signalements d’internautes, la #Licra (Ligue contre le racisme et l’antisémitisme) s’est émue vendredi dans un communiqué de messages tweetés ou retweetés par ce journaliste-producteur favorables au mouvement de boycott de produits israéliens #BDS et très hostiles à Israël ou au #Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France).

    « A quand la séparation du Crif et de l’État ? », avait notamment tweeté Christian Gerin, après avoir accusé Manuel Valls d’être « viscéralement #sioniste, #raciste et #islamophobe » ou encore écrit, toujours sur le réseau social Twitter : « une seule solution : BDS ! » (Boycott, Désinvestissement, Sanctions – ndlr).


  • Rony Brauman : entre le voile et la kippa, « il y a deux poids, deux mesures »
    le 16 janvier 2016
    http://www.europe1.fr/societe/rony-brauman-entre-le-voile-et-la-kippa-il-y-a-deux-poids-deux-mesures-26515

    L’intellectuel s’interroge cependant sur la signification sociale du port de la kippa, "non pas pour la personne qui la porte – parce que je n’ai aucun soupçon à mettre sur elle -, mais socialement, est-ce qu’on affirme simplement une affiliation religieuse ou autre chose ? Moi, mon impression, c’est que l’on affirme autre chose, à savoir une affiliation politique. Il y a une double signification aujourd’hui qui est attachée au port de la kippa ».

    "Une affiliation politique", mais à quoi ? "On affirme une affiliation politique, un signe de fidélité à l’Etat d’Israël - après tout pourquoi pas -, mais aussi, et c’est plus problématique, un signe allégeance à la politique de l’Etat d’Israël", pense Rony Brauman.

    Exhibition de signe religieux. S’il ne "prête pas à cet ado une analyse politique", le spécialiste s’étonne "que la République, dans sa vision laïcarde, qui refoule les signes religieux hors de l’espace public, exhibe cette fois ce signe. Quand une femme voilée se fait attaquer, il s’agit d’écarter ces signes religieux. C’est différent quand c’est un homme avec kippa qui se fait agresser.

    Est-ce à dire qu’il y a deux poids, deux mesures ? "Oui, je pense qu’il y a deux poids, deux mesures. Cela me semble être un fait objectif, une réalité indiscutable. On peut s’interroger sur les raisons de ce deux poids, deux mesures mais on ne peut pas s’interroger sur son existence."

    "La République défend ce symbole plus que n’importe quel autre ?", demande David Abiker. "Oui, et les parlementaires qui sont arrivés à l’Assemblée nationale avec une kippa (Claude Goasguen et Meyer Habib) font aussi partie de ces gens qui ont sifflé quand la mère d’une victime de Merah est arrivée au parlement avec un foulard, poursuit le professeur. Par ailleurs, ces parlementaires sont comme des amis intimes de Benjamin Netanyahou, le Premier ministre israélien. Ils le professent sans cesse. Ils sont des amis d’Israël, pas de la communauté juive. D’ailleurs, je ne sais même pas ce qu’est la communauté juive. Je me demande ce que les gens penseraient si des institutions musulmanes se faisaient les représentantes d’un Etat islamique en France."

    #kippa

    • https://twitter.com/Le_CRIF/status/688716758174298112

      Le CRIF est particulièrement choqué par les propos tenus par Rony Brauman samedi 16 janvier sur Europe 1

      ...assimilant le port de la kippa à une « affiliation politique » et un « signe d’allégeance à la politique raciste de l’Etat d’Israël ».

      Par ses propos, Rony Brauman commet deux fautes : la première est de faire de la kippa un signe politique ...

      alors qu’elle est et a été portée de tous temps par des juifs de toutes convictions politiques...

      y compris bien avant l’existence de l’Etat d’Israël. La seconde, plus grave encore, est d’offrir une légitimité à l’antisémitisme...

      en désignant tous les juifs pratiquants coupables de la politique de l’Etat d’Israël, que M. Brauman prétend criminelle...

      ...oubliant au passage qu’il s’agit du seul état démocratique de la région.

      Pour Roger Cukierman, « Les propos de Rony Brauman sont insultants pour les juifs français ...

      auxquels il refuse l’appartenance pleine et entière à la Nation française ...

      ...les réduisant, comme les caricatures les plus antisémites, à des supplétifs de l’Etat d’Israël.

      Ses propos irresponsables nourrissent l’antisémitisme, en prétendant donner une justification à l’injustifiable.

      La posture intellectuelle est complice de l’incitation à la haine et du passage à l’acte antisémite. » #Communiquédepresse


      https://twitter.com/Le_CRIF/status/688731925402521601

    • D’accord avec @gonzo ( et le Crif ) sur le port de la kippa qui serait « affiliation politique »
      Peut-être ne pensait-il qu’à Goasguen et Habib qui se flattent d’être des proches de Netanyahou.

    • "L’enthousiasme autour de la kippa, né d’un drame évité à Marseille et d’une spontanéité d’un dirigeant communautaire, a quelque chose de troublant, entre le kitsch et le malaise identitaire : je parle aussi du malaise français. Que Zvi Ammar, président du consistoire de Marseille, ait suggéré à ses coreligionnaires de se faire discrets, puisque des ados à machette cherchent des cibles légitimes, ç’aurait du être une banalité, assez triste mais logique. Que cette banalité ait provoqué un sursaut de jewish pride révèle que l’identitarisme exaspéré n’est pas l’apanage des gentils. Mais qu’elle ait mobilisé la République et ses représentants raconte une autre histoire, peu républicaine malgré les apparences.

      Un. La plupart des juifs vont nu-tête et ne portent la kippa qu’à la synagogue, s’ils y vont, ou au cimetière, nul n’y échappe. Entendre fleurir « les juifs doivent pouvoir porter la kippa » dans la bouche des politiques attentionnés, parfois enkippattés pour la circonstance, a quelque chose de troublant. Et si je ne veux pas ? Depuis la Révolution, je, juif, suis un citoyen et l’Etat n’a pas à me connaître autrement. Que ceci soit devenu théorique, à l’âge des dîners du Crif et du nouvel antisémitisme, je l’entends et l’admets. Mais on a franchi une étape. La kippa est un signe de mon rapport à Dieu, qu’il existe ou non. Elle n’est pas du domaine du bavardage public, quand bien même des fous en auraient décidé autrement. Définir désormais le juif par la kippa, c’est empiéter sur ma liberté, ma conscience, ma discrétion, mon intime et ma laïcité, au fait, puisqu’on nous bassine avec ce mot." https://www.slate.fr/story/112799/kippas-malaise

    • Je ne crois pas que Rony Brauman ait un problème avec la kippa en tant que telle.
      Brauman est né en Israël, il y a vécu jeune, il y est revenu parfois. Il connait bien ce pays, il l’a quitté et critique courageusement sa politique.

      Brauman critique avec raison le fait que la partie organisée de la communauté juive soit liée de manière beaucoup trop intime avec Israël et que les responsables politiques français, droite et gauche confondues, le soient aussi.

      Ce qui pose problème, je pense, à Brauman, c’est la flagornerie incessante des politiques envers la partie organisée de la communauté juive (je ne pense pas que les politiques se soucient beaucoup des familles juives qui sont dans la précarité ...)

      J’aimerais connaitre vos opinions.

      Quelle est la motivation des politiques (LR comme PS) pour courtiser autant les organisations communautaires juives (CRIF, LICRA en particulier) ? Et quelle est leur motivation à afficher des liens avec Israël ? (les deux candidates à la Mairie de Paris, Hidalgo et NKM sont, par exemple allées faire un voyage en Israël dans les mois précédents l’élection).

      Comme je ne crois pas que tous ces politiciens soient passionnés par la culture juive, et comme il est admis que les juifs ne représentent qu’environ 2% de la population française et ne représentent donc pas un nombre considérable de votants (par exemple, les musulmans représenteraient je crois, 12% de la population ...) et que j’ai mauvais esprit, j’ai tendance à penser qu’il y a une histoire d’intérêts la dessous.
      Comme je ne pense pas que tous les Français juifs aient les moyens de financer les campagnes politiques et de faire des cadeaux aux politiciens...

      ... Je suis amenée à penser qu’il y a quelques juifs fortunés liés aux organisations communautaires juives, qui seraient susceptibles de rendre service à ces petits politiciens s’ils affichent les bonnes préférences.

      Un indice :
      Buzzfeed en juin 2015, citant les rapports du State Comptroller Office israélien signale qu’ il est habituel que 90% du financement de la campagne de Netanyahu provienne des dons d’un petit nombre de familles américaines.
      Slate en anglais reprend l’information et cite les entreprises qui sont la propriété de ces quelques très riches américains ultra-sionistes :

      " _ _The vastly wealthy Falic family of Florida, owners of the Duty Free Americas airport shops as well as several high-end fashion brands, have been one of the most consistent donors to Netanyahu’s campaign. Four members of that family were Netanyahu’s top contributors, with each giving close to the maximum of $11,500 per donor. Closely following them were the Book family of New Jersey, owners of Jet Support Systems , with four members each contributing $11,000 each, and the Schottenstein family, owners of the American Eagle fashion chain, whose four members donated $10,000 each_ ."

      http://www.slate.com/blogs/the_slatest/2015/01/06/netanyahu_american_donors_small_group_funds_huge_share_of_israeli_prime.html?

      Je n’ai vu ces informations reprises nulle part ... _

      #Israël #juifs #Netanyahu #Rony-Brauman #financement-politique #Etats-Unis #inégalités #richesse #CRIF #LICRA

    • Je ne crois pas que l’attachement des hommes politiques français à israel soit du au fait qu’ils aiment les Juifs (ou qu’ils sont manipulés ou financés par eux).

      Je crois que c’est même le contraire : c’est parce que la politique impérialiste occidentale (et entre autres française) a besoin d’israel et qu’israel fasse partie de son alliance au Moyen Orient (pour des raisons géopolitiques et de finance internationale), qu’elle défend les Juifs dont elle suppose (en grande partie à juste titre, mais pas toujours) qu’ils y sont liés.

      En d’autres termes, si israel était peuplée de Bretons, la France défendrait et flatterait les Bretons...



  • L’affaire Salah Hamouri : un tabou français ? - The Dissident - The Dissident
    http://the-dissident.eu/8005/laffaire-salah-hamouri-un-tabou-francais


    http://www.dailymotion.com/video/x25o15s_teaser-affaire-salah-hamouri_webcam

    « Benjamin Barthe, qui était correspondant du Monde à Ramallah, s’est étonné qu’après quatre ans d’emprisonnement de Salah, et, malgré le remue-ménage qu’a fait sa mère, il n’y ait même pas eu de dépêche AFP [Agence France Presse, ndlr]. Le seul journal à en avoir parlé, c’est l’Humanité », poursuit le documentariste. Un manque d’intérêt qu’il trouve d’autant plus étrange que les médias français « sont habituellement friands de ce genre d’histoires ». Et d’expliquer : « Salah Hamouri, qui est français par sa mère, n’a qu’un passeport français. Comme tous les citoyens arabes de Jérusalem, il n’a pas de passeport israélien, juste une carte de résidence permanente ».
    Nadir Dendoune au Grand Journal, le 24/09/12.

    Nadir Dendoune au Grand Journal, le 24/09/12.

    Pourquoi, dès lors, une telle absence d’information quant à la situation d’un ressortissant français ? « Je l’ai vu dans ma carrière de journaliste : le conflit israélo-palestinien est une question sensible, qui génère de l’autocensure. Il faut toujours faire gaffe à ce qu’on dit. On chuchote dans les rédactions. On sent une gêne, un malaise ». Une attitude qui, selon lui, est loin d’apaiser les esprits. « Il n’y a rien de pire qu’une parole qui n’est pas libre – dans les limites de la loi. C’est là que des gens deviennent frustrés, constate-t-il. On parle de liberté d’expression tous les jours. Mais cette liberté d’expression est à géométrie variable. Certaines personnes ont moins droit de cité que d’autres. En Angleterre, en Belgique, en Suisse, la parole est plus libre. »



  • Ca parait mal barré

    Un prêtre condamné pour viols sur mineurs coauteur d’un livre promu par l’Education nationale - Rue89 - L’Obs
    http://rue89.nouvelobs.com/2015/02/12/pretre-condamne-viols-mineurs-coauteur-dun-livre-promu-leducation-n

    Suite à nos révélations, la Licra annonce qu’elle demande à la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, de retirer immédiatement le livre, qui fera l’objet d’une réédition modifiée.

    Comme l’a relevé mercredi dans son billet – critique – notre blogueur Bernard Girard, professeur d’histoire, un livre est diffusé par l’Education nationale aux enseignants, « 100 mots pour se comprendre. Contre le racisme et l’antisémitisme » (éd. Le Bord de l’eau, 160 p., 10 euros), fruit d’un partenariat entre le ministère et la Licra.
    Voir le document

    Ce livre a été réalisé, indiquent les services de Najat Vallaud-Belkacem, « sous la direction de Mano Siri et d’Antoine Spire, avec la participation de Salima Ait-Mohamed et d’une quarantaine de contributeurs, historiens, intellectuels, écrivains, journalistes, universitaires ».

    La quatrième de couverture du livre indique :

    « Les définitions sont l’œuvre d’une trentaine d’auteurs parmi lesquels Vincent Peillon et Aurélie Filipetti ministres de la République mais aussi certains de nos plus grands intellectuels : Henri Atlan ou Boris Cyrulnik, Mireille Delmas-Marty ou Jacqueline Costa-Lascoux. »

    Ces ressources pédagogiques, indique le ministère, sont « à disposition des enseignants et de l’ensemble des équipes éducatives sur le site Eduscol », où il est diffusé en PDF.

    Dans les notices de présentation des auteurs, au début du livre, on trouve entre l’historien Marc Knobel et l’ancien ministre Vincent Peillon :

    « LEFORT FRANÇOIS : Prêtre catholique et médecin. Auteur de “Justice pour l’honneur d’un prêtre”, Editions Chemins de traverse. »

    Procès en 2005

    François Lefort signe les articles « Chrétiens et christianisme » (p. 29), « Croyants » (p. 38) ; « Les Evangiles ou la bonne nouvelle » (p. 62) et « Incroyants » (p. 83). Il est l’auteur de plusieurs livres, notamment sur ses missions humanitaires dans les années 70-80, ce qui lui a valu autrefois de passer à maintes reprises dans les médias, télévision comprise.

    Mais cette façade s’est lézardée dans les années 90, lorsque plusieurs accusations de viols au Sénégal et en France ont été portées contre lui par des mineurs, débouchant sur un procès en 2005.

    Celui-ci s’est déroulé sur un fond agité : témoins de la défense remis en cause, comité de soutien parfois bruyant – le père Lefort est le frère d’Elisabeth Dufourcq, secrétaire d’Etat à la Recherche de mai à novembre 1995 dans le gouvernement Juppé, qui s’est fait rappeler à l’ordre pendant une audience.

    Les juges de la cour d’assises des Hauts-de-Seine ont condamné le 24 juin 2005 François Lefort – qui n’a jamais reconnu les faits, plaidant une machination contre lui – à huit ans de prison pour viols et agressions sexuelles sur six mineurs au Sénégal et en France en 1994 et 1995.

    Le prêtre n’a pas fait appel, rendant la sentence définitive. L’avocat des parties civiles, Me Olivier Morice, avait déclaré :

    « C’est la face cachée de François Lefort des Ylouses qui est démasquée. Durant des années, cet homme a été le héros des enfants des rues [...] et aujourd’hui son autre personnalité, qui est celle d’un pédophile, est reconnue par la cour d’assises. »

    Libre depuis 2009

    Il dit sur le site créé en 2010 (Droit à la justice soutient François Lefort, qui l’indique comme contact) pour le soutenir, être devenu libre en mars 2009.

    http://www.la-croix.com/Actualite/France/Huit-ans-de-prison-pour-le-P.-Lefort-_NG_-2005-06-27-589349

    #école #laïcité #enseignement #Éducation_Nationale #LICRA #pédophilie


  • Elizabeth Quin dans 28 minutes vient d’affirmer que Sine avait fait des déclarations antisémites au sujet du mariage du fils de Sarkozy.

    Pourtant, Elizabeth Quin mérite d’être flashée sur ce sujet :

    Siné poursuivi devant la chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Lyon par la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) pour incitation à la haine raciale est finalement relaxé de l’accusation d’antisémitisme le 24 février 2009, les juges considérant qu’il avait usé de son droit à la satire. « Le tribunal considère que (Siné) s’est autorisé à railler sur le mode satirique l’opportunisme et l’arrivisme d’un homme jeune, engagé sur la scène politique et médiatique. » La LICRA a fait appel de cette décision et a été débouté par la cour d’Appel de Lyon, qui juge la citation irrecevable en sa forme. La Cour de cassation annule cette décision (la citation était régulière, selon la cour), et renvoie l’affaire devant la cour d’appel de Lyon, qui acquitte cette fois Siné sur le fond.

    L’émission, il faut le souligner, a tout de même fait passer le message du respect nécessaire des sensibilités. En tout cas, il m’a semblé.

    #LICRA #antisémitisme #accusations #Sine


  • Citoyens, effaçons le racisme de nos #rues !

    La #Licra invente la première application mobile antiraciste. L’ #app’Licra propose une façon nouvelle de militer et s’impose comme un outil innovant et efficace pour faire reculer le #racisme, l’#antisémitisme et les #discriminations au quotidien.

    Principales fonctions :
    #Géolocalisation et effacement des tags/inscriptions racistes :
    Du virtuel au réel : une photo, un clic. Grâce à l’application, tout tag/inscription raciste pourra désormais être géolocalisé(e) et traité(e) en un temps record par la plateforme juridique de la Licra en collaboration avec les services municipaux des villes concernées.

    Assistance juridique d’urgence :
    L’application renforce encore l’accessibilité du service juridique de la Licra qui vient en aide aux victimes et aux témoins de racisme. Droits, conseils, bons réflexes à adopter, elle fournit un accès direct et facile aux informations indispensables.

    Guide témoins :
    Que faire quand on est témoin d’une injure raciste, d’une agression antisémite ou d’une discrimination ? Les premières minutes sont essentielles pour agir. L’application vous guide pas à pas quant aux démarches à accomplir.

    Education et fil info :
    Abécédaire antiraciste, actualités de la lutte antiraciste en temps réel, partage d’informations, l’app’Licra vous donne accès à toutes les données utiles pour s’informer, apprendre et convaincre.

    Alors que la France fait face à une importante augmentation des actes racistes (+23% en 2012), participez à cette riposte citoyenne et numérique.

    Liguons-nous pour une France plus fraternelle.

    https://itunes.apple.com/fr/app/licra/id652819682?mt=8

    Ici la page web officielle « Effaçons le racisme » :
    http://www.effaconsleracisme.org

    #action #iphone #ipad #smartphone
    cc @reka

    Vidéo présentant l’app :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=hVe4ZfkiNP8


  • Abus de #Licra contre #Siné
    http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20120411.OBS5956/abus-de-licra.html

    Si le lecteur veut bien s’en souvenir, l’affaire a aujourd’hui quatre ans. C’est à l’été 2008 que Philippe Val, directeur de « Charlie-Hebdo », exigea de son dessinateur Siné qu’il s’excusât platement auprès de Jean Sarkozy (c’était lui, Val, qui avait rédigé la lettre d’excuses), fils du président de la République, pour l’avoir brocardé dans sa chronique. Ce que Siné, sans savoir que Val était entré dans l’intimité de la famille Sarkozy, refusa.