• Attacks by White Extremists Are Growing. So Are Their Connections. - The New York Times
    https://www.nytimes.com/interactive/2019/04/03/world/white-extremist-terrorism-christchurch.html

    In a manifesto posted online before his attack, the gunman who killed 50 last month in a rampage at two mosques in Christchurch, New Zealand, said he drew inspiration from white extremist terrorism attacks in Norway, the United States, Italy, Sweden and the United Kingdom.

    His references to those attacks placed him in an informal global network of white extremists whose violent attacks are occurring with greater frequency in the West.

    An analysis by The New York Times of recent terrorism attacks found that at least a third of white extremist killers since 2011 were inspired by others who perpetrated similar attacks, professed a reverence for them or showed an interest in their tactics.

    The connections between the killers span continents and highlight how the internet and social media have facilitated the spread of white extremist ideology and violence.

    In one instance, a school shooter in New Mexico corresponded with a gunman who attacked a mall in Munich. Altogether, they killed 11 people.

    #extrême_droite #agression #terrorisme #cartographie #visualisation


  • #Jeu de la #ficelle de la #viande

    Le Jeu de la ficelle de la viande est un #jeu_interactif qui permet de représenter par une ficelle les #liens, #implications et #impacts de nos #choix_de_consommation. Il offre un éclairage sur les relations entre la consommation de viande moyenne du Belge (ou du Français !) et diverses problématiques comme la qualité de l’eau, la dette extérieure d’un pays du Sud, la malnutrition, le réchauffement climatique ou les conditions de travail d’un ouvrier du Costa Rica.

    https://www.alimenterre.org/jeu-de-la-ficelle-de-la-viande
    #jeu #consumérisme #consommation #consommation_responsable #ressources_pédagogiques #vision_systémique #système #alimentation

    • Le jeu de la ficelle : un outil pour déjouer votre #assiette

      Conçu par l’association belge Quinoa, le jeu de la ficelle est un jeu interactif qui permet de représenter par une ficelle les liens, implications et impacts de nos choix de consommation. Il offre un éclairage sur les relations entre le contenu de l’assiette moyenne du Belge et diverses problématiques comme la qualité de l’eau, la dette extérieure d’un pays du Sud, la malnutrition, le réchauffement climatique ou les conditions de travail d’un ouvrier au Costa Rica.

      A partir de la thématique de l’alimentation, le jeu révèle des liens indissociables entre les sphères économique, sociale, environnementale et politique de notre société. Il souligne également l’interdépendance entre les différentes populations de la planète face au phénomène de la globalisation et du tout-au-marché.

      En complément du classeur qui présente des informations pratiques pour animer le jeu, un carnet d’accompagnement propose des pistes pour penser autrement notre rapport au monde et ouvrir des perspectives d’actions alternatives au modèle de société actuel.


      https://www.alimenterre.org/le-jeu-de-la-ficelle-un-outil-pour-dejouer-votre-assiette


  • #Briançon, capitale des #escartons (1343-1789)

    Signée en 1343, la « #Grande_Charte_des_Libertés » entérinait l’#autonomie du territoire des Escartons, entre #Piémont et #Briançonnais. 675 ans avant que des militants n’y accueillent des migrants, ces vallées transalpines défendaient déjà une organisation basée sur l’#entraide et la #solidarité.

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/une-histoire-des-micro-etats-44-briancon-capitale-des-escartons-1343-1
    #Les_Escartons #histoire #Hautes-Alpes #république_des_Escartons #élevage #commerce #passage #alphabétisme #alpage #biens_communs #communaux #communauté #forêt #propriété_collective #corvées #entretien_du_territoire #solidarité #escarton #répartition_des_impôts #Italie #France #périphérie #Dauphiné #Royaume_de_France #liberté #impôts #monnaie #justice #Traité_d'Utrecht #frontières #ligne_de_partage_des_eaux #frontières_nationales #frontières_nationales #rencontre #nostalgie

    Anne-Marie Granet-Abisset, minute 30’35 :

    « 1713 est une date capitale pour le fonctionnement de l’Escarton, parce que c’est une décision liée à un traité qui est prise très loin, à Utrecht, et qui va décider de ce qui apparaît comme une zone de périphérie, une zone des marges, et donc, dans les négociations, la France ce qui lui paraît important, c’est la #vallée_de_Barcelonnette, et laisse au Duc de Savoie, ce qu’on va appelé les #vallées_cédées, c’est-à-dire l’escarton de Valcluse, Pragelato, l’#escarton_de_Château-Dauphin, et l’#escarton_de_Oulx. C’est le début de ce qui va être une évolution qui démarre au 18ème, mais qui va s’accentuer au 19ème, où la frontière va se marquer. ça va casser ce qui faisait la force d’un territoire qui fonctionnait de façon presque autonome, en tout cas qui fonctionnait dans une organisation, ce qui ne veut pas dire qu’ils s’aimaient tous, mais en tout cas ils s’entendaient tous pour défendre leurs intérêts. C’est aussi le moment où les militaires arrivent et vont redessiner la frontière : on partage, on dessine, on installe des fortifications en un temps où la frontière va se marquer. »

    Colette Colomban :

    "Puisqu’on va pour la première fois, en Europe, penser les frontières à partir de limites géographiques. Donc on va placer la frontière sur la ligne de partage des eaux, ce qui correspond à la volonté du #Pré_Carré_de_Vauban, c’est-à-dire, délimiter le territoire, les frontières de la France, de façon la plus régulière possible afin qu’elle soit plus facile à défendre et éviter ainsi des bouts de territoires qui s’enfoncent trop en territoire ennemi et beaucoup plus difficiles à défendre. On va du coup border des frontières à des cours d’eau, à des limites de partage des eaux. Les cols qui jusqu’alors étaient vraiment des passages, là deviennent des portes, des fermetures, des frontières. Mongenèvre se ferme à ce moment-là. Il faut imaginer que ça a été vraiment vécu comme un traumatisme, ce traité d’Utrecht, avec vraiment une #coupure de #liens familiaux, de liens amicaux, de liens commerciaux.

    Anne-Marie Granet-Abisset, minute 39’35 :

    Il y a une redécouverte des Escartons, parce que la charte est revenue dans la mairie de Briançon en 1985. Et dans ce cadre-là, les Escartons ont servi de légitimité pour refonder à la fois une #mémoire et une histoire qui a commencé d’abord du point de vue patrimonial, on a mis une association sur les anciens escartons, et puis maintenant, d’or en avant, les escartons sont même les noms de la recréation du Grand briançonnais qui reprend le Queyra, le Briançonnais, mais qui adhèrent des territoires qui ne faisaient pas partie de des anciens escartons. On est en train de reconstituer, en utilisant ce qui a été une avance sur l’histoire... on re-fabrique, on re-bricole une histoire en mettant en avant ce qui était la tradition, c’est-à-dire l’habitude d’#autonomie, la façon de s’auto-administrer, la volonté de garder la maîtrise du territoire, en même temps avec véritablement l’idée de fonctionner avec les vallées qui étaient les anciennes Vallées cédées. Donc les Escartons vont devenir un élément qui caractérise et qui redonne une #fierté à ces territoires considérés, pendant longtemps et notamment au 19ème, comme des territoires enclavés, comme des territoires arcaïques. Ces territoires ont souffert de cette vision qu’ils ont d’ailleurs totalement intégrée et qui fait que, les Escartons étaient un moyen de réaffirmer leur avance sur l’histoire. Leur avance sur l’histoire c’est le fait de constituer un territoire transfrontalier, qui fonctionne comme une région des Alpes à l’intérieur d’une Europe qui serait une Europe des régions"

    Gérard Fromm, 46’20 :

    "Ici on a été une zone de passage, beaucoup d’Italiens sont venus, ont passé le col de Mongenèvre et sont venus s’installer en France à une période où la vie était difficile en Italie. Donc il y a beaucoup de familles qui sont d’origine italienne. On est ici une zone de passage depuis longtemps. On est une zone de migration, donc, naturellement, on a retrouvé un certain nombre de choses. Les Italiens de l’autre côté, beaucoup parlent français, et puis il y a une culture qui est identique : regardez les églises, les clochers ont la même forme, les peintures murales dans les églises ont les mêmes origines. On a vraiment une continuité. Ces éléments-là font qu’aujourd’hui on a d’ailleurs une proximité avec nos amis italiens. On ne se rend pas compte, on est un peu au bout du monde pour les Français, sauf que leur bout du monde il est beaucoup plus loin... les Italiens c’est la porte à côté. Des Briançonnais vont à Turin, Turin c’est à une heure et quart d’ici. Aujourd’hui on a d’ailleurs une proximité avec nos amis italiens dans le cadre des programmes européens, mais aujourd’hui aussi par exemple avec les problèmes des migrants, ce sont des problèmes qu’on partage avec les communes de l’autre côté. On travaille en permanence avec les Italiens.

    Elsa Giraud, guide conférencière et historienne, 49’13 :

    « C’est le milieu dans lequel on vit, qui peut être un milieu hostile, qui est un milieu qui nécessite des connaissances, une habitude. Et si les Escartons sont nés et ont perduré pendant des siècles, c’est parce que nous sommes dans un territoire de passage, parce que nous sommes dans un territoire où on a des populations et des ressources différentes d’un côté et de l’autre. Donc il fallait des passages, des migrations saisonnières pour vivre dans ces montagnes qui ne vous nourrissent pas l’hiver, pour aller en plaine, pour échanger les produits d’un versant et de l’autre de la montagne. Et le point commun c’est ce besoin de se déplacer, de migrer. La géographie et le climat font qu’on est obligé de s’entraider et venir au secours de celui qui est en pleine montagne. Ici, si on ne connaît pas la montagne, en plein hiver on ne passe pas, on y reste. »

    #hostile_environment #environnement_hostile #entraide

    #tur_tur

    #ressources_pédagogiques


  • [Appli] PowerBI-Flowmap Flow-style visualization | Weiwei Cui

    Application web de cartographie de flux utilisant les services Bing REST de géolocalisation de Microsoft.

    L’intérêt réside dans les possibilités de stylisation des liens symbolisant des flux OD :
    –> sur le tracé : possibilité de générer des liens droits, courbes ou fusionnés, graphiquement en fonction des origines ou des destinations, pour donner une +/- grande illusion de visualiser des routes préférentielles.

    Le choix du type de tracé est fonction de la valeur du flux. Le style ‘Flow’ est appliqué si la valeur est inférieure à 5 ; ‘Great ‘ si inférieure à 500. Seul le type ‘Flow’ permet de réduire la densité graphique, en limitant le nombre de figurés.

    Il est également possible de modifier la largeur des flux en fonction de données quantitatives, et leur couleur en fonction de données qualitatives, catégorielles

    Enfin de contrôler l’affichage des bulles d’étiquetage, des valeurs affichées, etc.

    – En savoir plus : https://weiweicui.github.io/PowerBI-Flowmap
    – Dépôt : https://github.com/weiweicui/PowerBI-Flowmap/tree/master/dist
    – Accès à l’application :
    https://appsource.microsoft.com/en-us/product/power-bi-visuals/WA104380901?src=office&tab=Overview

    #application #cartesduweb #flowmap #cartedeflux #liens #styles #fusion #semio #cartostats #gflowiz


  • Ce que Marx dirait des gilets jaunes - Didier LAPEYRONNIE, Sociologue - 27 décembre 2018
    https://www.liberation.fr/debats/2018/12/27/ce-que-marx-dirait-des-gilets-jaunes_1699758

    Les gilets jaunes s’inscrivent dans une longue tradition de #mouvements_populaires, tels qu’on les connaît depuis le People Party, les Narodniki ou les paysans parcellaires du XIXe siècle. Des « moments du peuple » qui n’annoncent rien mais exacerbent l’urgence à retrouver les chemins de la #lutte_des_classes.

    Tribune. Les gilets jaunes sont un objet non identifié. Leur mouvement n’a pas de précédent récent. S’il est original en France, il est d’une grande banalité dans la période actuelle et s’inscrit dans une tradition vieille de plus de deux siècles de mouvements qui surgissent dans des conjonctures mêlant des changements économiques brutaux à l’effondrement du système politique.

    Le mouvement uni deux symboles. Le gilet jaune, tenue de ceux qui sont au bord de la route, les perdants de l’#économie globalisée. Immobilisés, ils bloquent les ronds-points et détruisent les accès payants. Les invisibles deviennent visibles. Le drapeau français ensuite, qui flotte sur les ronds-points, est brandi dans les manifestations, porté sur le gilet, auquel s’ajoute la Marseillaise, chantée sans arrêt, y compris devant les cordons de police. Le gilet et le drapeau symbolisent les six caractéristiques du mouvement.

    1. Ils définissent le « #peuple » auquel se réfèrent les manifestants, peuple très divers mais uni par une même expérience des difficultés sociales.

    2. Face à l’#injustice, l’indignation est moins sociale que morale. Elle fabrique un peuple « en colère » comme beaucoup l’écrivent sur leur gilet : leur situation est due à la trahison des élites « corrompues » qui se « gavent » et sont prêtes à « vendre » le pays. Le « peuple » veut procéder à l’exclusion de l’#élite et la punir.

    3. Le rejet moral débouche sur l’appel à une souveraineté populaire directe qui se fait entendre de plus en plus fort au fur et à mesure que le mouvement dure, se traduisant par une hostilité aux corps intermédiaires et aux #médias et surtout aux parlementaires. Ni de droite, ni de gauche, l’essentiel est le face-à-face direct avec le Président dont on appelle à la démission.

    4. Le mouvement est incapable de se structurer, de se donner des porte-parole ou d’accepter une négociation : ce serait trahison et corruption. Entre l’injustice ressentie et l’appel au peuple, il n’y a pas de cadre politique permettant de s’organiser ou de construire des #revendications agrégeant les multiples demandes. Peu substantiel, le mouvement est facilement manipulable par des #idéologies plus consistantes, ouvert aux rumeurs et sensible aux théories « complotistes ».

    5. L’ensemble prend la forme d’une volonté de revenir dans le passé, non dans une logique réactionnaire, mais pour y retrouver les équilibres sociaux et politiques assurant un avenir plus juste pour les « petits », leur permettant de reprendre la route.

    6. Entre l’appel au peuple et les demandes diverses, il n’y a rien d’autre que des sentiments de la colère et un immense ressentiment. La violence en est l’aboutissement : elle maintient l’intégrité du mouvement. Elle est un court-circuit : elle fait entrer au cœur du système ceux qui sont #dehors. Elle est la seule #stratégie politique possible « pour se faire entendre ».

    Les gilets jaunes s’inscrivent dans la longue tradition des mouvements populaires, tels qu’on les connaît depuis le People Party ou les Narodniki au XIXe siècle jusqu’au Tea Party. Ils en sont un avatar presque ordinaire. Ils diffèrent sur une dimension : ces mouvements ont été teintés d’une forte #xénophobie, parfois de #racisme, mêlés à l’hostilité aux #pauvres qui bénéficient d’#aides_sociales. Ces thèmes ont été présents, mais ils sont restés mineurs.

    La crise de la représentation

    Marx a fait l’analyse la plus solide de ces mouvements, les expliquant par l’association des changements économiques, des difficultés sociales et de la crise de la représentation. Il n’y a presque rien à changer à son analyse. En 1848, les paysans parcellaires étaient confrontés à de profonds changements économiques mettant en cause leur existence. Comme les gilets jaunes manifestant dans Paris en petits groupes dispersés, leur #isolement ne leur permettait pas de se constituer comme une catégorie unie apte à se défendre. Leurs intérêts les opposaient aux autres groupes sociaux, mais les conditions de leur existence les séparaient les uns des autres. Il n’existait pas de #liens entre eux, aucune organisation, aucune #identité. Incapables de se représenter, ils devaient être représentés, écrit Marx, et ils attendaient des représentants et de l’Etat qu’ils les protègent contre les autres classes et surtout contre les changements, afin de leur redonner leur « splendeur d’antan ». Leur influence trouvait son expression dans la « subordination de la société au pouvoir exécutif », au politique. Marx était violemment hostile à ce type de mouvement, rejetant son #économie_morale et la volonté de « retour en arrière » comme l’appel au peuple et la #philosophie_de_la_misère.

    Il y voyait le vecteur de la prise de pouvoir de Bonaparte, le principal soutien d’un #régime_autoritaire et fort et une forme de révolte « primitive », marquant la fin d’un monde tout en faisant obstacle à une nouvelle lutte de classes. Comme les paysans parcellaires, les gilets jaunes sont le produit de la désintégration sociale et de l’injustice brutale produites par des changements économiques qui les laissent à l’écart et du vide dans lequel l’effondrement du système politique les a placés, en particulier la disparition de la Gauche dont il ne subsiste plus que des fragments caricaturaux. Ils sont le produit d’un « moment », moment du « peuple », inauguré lors de la dernière élection présidentielle, et qui peut durer de longues décennies comme nous le rappellent les paysans parcellaires dont la participation au #plébiscite a précipité l’effondrement de la démocratie : il a fallu attendre près d’un demi-siècle pour que les luttes des classes s’affirment par la construction d’un mouvement ouvrier et d’une Gauche politique. Les gilets jaunes n’annoncent rien mais leur mouvement populaire exacerbe l’urgence qu’il y a aujourd’hui de sortir de ce « moment du peuple » en refondant la démocratie représentative en retrouvant les chemins de la lutte des classes.

    Que les #précaires puissent guère tabler sur la grande usine comme lieu d’agrégation n’en fait pas pour autant des paysans parcellaires. Le sociologue enrégimente Marx pour mieux s’autoriser de « leçons de l’histoire ».

    #histoire #analyse #débat


  • L’apocalypse en jaune fluo - Le Monolecte
    https://blog.monolecte.fr/2018/12/18/lapocalypse-en-jaune-fluo

    C’est une véritable apocalypse en jaune fluo qui a déferlé sur la France et qui a résisté, jour après jour, semaine après semaine, au froid, au découragement, à la violence, à la haine et quelque part, aussi, à la tentation du pire et du chaos. C’est une apocalypse au sens premier du terme : la révélation  !

    Parce que c’est cela qui s’est réellement passé et que plus rien ne pourra effacer : ce qui était invisible est devenu visible, ce qui était nié s’est imposé à tous, ce qui était caché a été exposé de manière irrévocable.

    #gilets_jaunes #démocratie #confiscation_démocratique

    • Certains « gilets jaunes » trouvent une « famille » sur les ronds-points, Aline Leclerc
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/12/21/certains-gilets-jaunes-trouvent-une-famille-dans-leur-lutte-sur-les-ronds-po

      Le mouvement, apparu le 17 novembre, a fait naître une forme de #solidarité et de fraternité chez ceux qui ne s’étaient jamais révoltés.

      « Râleurs des canapés, mettez vos gilets ! » , annonce la pancarte posée bien en vue contre un pylône du rond-point. L’air de rien, elle dit beaucoup de ce qu’est le mouvement des « gilets jaunes » : la #révolte de ceux qui, jusqu’ici, ne s’étaient jamais révoltés et bougonnaient seuls, chez eux, devant leur télévision. Il y a un mois, ils ont éteint leur écran, enfilé leur gilet. Et sur l’échangeur de la nationale ou le terre-plein à côté du péage, ils ont rencontré des inconnus qui leur ressemblent, avec qui ils refont désormais le monde autour d’un feu de bois, en buvant le café. Au-delà de leurs revendications toujours vives sur le pouvoir d’achat ou la crise démocratique, c’est aussi cela qui les fait continuer la lutte : le plaisir de s’être trouvé cette nouvelle « famille », comme ils aiment désormais à le dire.

      « Ici tout le monde se raconte et on se rend compte qu’on a un peu tous les mêmes problèmes »

      « Ah ça, le répertoire s’est rempli, c’est vrai qu’on s’est fait des amis ! », s’enthousiasme Jessica, mère au foyer rencontrée dans l’Yonne. « Les gens pensaient qu’il n’y avait qu’eux qui avaient des difficultés. Mais ici tout le monde se raconte et on se rend compte qu’on a un peu tous les mêmes problèmes. La misère de chacun, elle nous touche », explique Bernard, ancien thermicien dans une centrale nucléaire. Mobilisé à Montchanin (Saône-et-Loire) depuis le 17 novembre, malgré, explique-t-il, « ses 74 ans et ses deux cancers ». Il nous rappelle cet autre retraité croisé à Saint-André-de-Cubzac (Gironde). En chimiothérapie, il bravait le froid glacial pour retrouver les « gilets jaunes » au bord de la nationale, tous les après-midi : « Ça me change les idées, chez moi c’est sinistre, je m’ennuie. »
      « Ici, il y a une alliance entre la recherche du bien et la recherche de #liens, philosophe Guy, garçon de café à la retraite, autour du feu de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire). Des gens qui s’isolaient dans leur #précarité, en se retrouvant, recréent du sens. Il y a une faim de vie. »

      Ce bon vieux temps où l’on n’avait pas la télé
      A Montchanin, les « gilets jaunes » racontent comment ils se sont démenés pour qu’un des leurs, handicapé par deux AVC, retrouve le chauffage. « Par fierté, il a longtemps rien osé dire, s’émeut Bernard. Mais c’est la force de ce mouvement. Et moins Macron nous entend, plus les gens se ressoudent ! Le peuple, il est en train de tout se ressouder, et c’est ça qui leur fait peur ! »

      « Ils ont tout fait pour qu’on devienne individualiste »

      Derrière lui, Nono, 54 ans, mécanicien intérimaire, insiste : « Ils ont tout fait pour qu’on devienne individualiste. En nous divisant, et en lavant le cerveau des gens. » Autour du feu de Montceau-les-Mines, Georges, ancien mineur de 68 ans, évoque ce bon vieux temps où l’on n’avait pas la télé : « Les gens se réunissaient le soir pour discuter, y’avait des veillées fraternelles… Et c’est un peu ça en fait qu’on revit, cette fraternité. »

      « On vit dans un monde tellement égoïste, on a toujours mieux à faire qu’aider les autres, ou visiter sa vieille grand-mère. Et là, voir les gens solidaires, ça me fait un bien fou, témoigne aussi Angélique, coiffeuse de 34 ans. Je me dis qu’il n’y a pas que des mauvais ! » Elle ajoute, pensive : « Je ne sais pas si on sera plus heureux, mais on ne sortira pas pareil des “gilets jaunes”. » Et George d’ajouter : « Le premier des changements, il est en nous ! »

      Cela a fait naître en eux une grande fierté

      En relevant la tête, eux, les oubliés, les méprisés, ont réussi en un mois à s’imposer dans les médias et à défier le pouvoir, obtenant même quelques victoires. Beaucoup ne s’en seraient jamais cru capables. Cela a fait naître en eux une grande fierté. Et des rêves grandiloquents : ceux qui restent mobilisés aujourd’hui veulent tout bonnement « changer le système ». Cette #machine_à_broyer qui les écrase depuis quarante ans. « Un jour, peut-être, on parlera des “gilets jaunes” dans les livres d’histoire, songe Angélique, qui élève seule ses deux enfants. Et ce jour-là, je pourrai leur dire “j’y étais !” On n’a pas vécu la guerre, mais on aura fait ça. Je me serai battue pour leur avenir. »

      « Personne n’est capable de vous dire quand ce sera la fin »
      On entrevoit alors combien il sera difficile de mettre fin au mouvement pour ceux qui le pensent révolutionnaire. « Alors quoi, tout le monde rentre chez soi, et puis les #riches restent riches et les #pauvres restent pauvres ? On enlève les barrages et on continue le système ? On peut pas faire ça ! », estime Georges, l’ancien mineur. « On est lucide, on se rend compte qu’il n’y a pas de solution évidente, concède Michel, son beau-frère. Personne n’est capable de vous dire quand ce sera la fin. »

      Beaucoup n’ont tout simplement pas envie qu’elle arrive. « Ça fait peur à certains, estime David, 45 ans, mobilisé à Montceau-les-Mines. Les gens sont devenus amis, la manifestation du samedi est devenue la sortie du week-end. Si on rentre chacun chez soi, ensuite quoi, on se fait juste coucou au Leclerc ? »

    • Un grand texte @monolecte .
      Bravo.

      Pour information, débrayage spontané dans certaines entreprises, exemple Satelec par chez moi.
      Ils doivent être consternés.

      Moins agréable, vendredi après midi, fête d’Ecole primaire, sur Lille.
      La plupart des petites filles, de plus en plus grimées en mini miss (pas du fait de l’école).
      Consternant, à suivre.



  • La lente prise de conscience du poids de l’#argent sur la #recherche

    Les questionnements sur l’impact des #liens_d’intérêts sur les travaux scientifiques remontent à une trentaine d’années.

    L’utilisation de la science par des #intérêts_privés est l’une des thématiques centrales de #Lobbytomie, le livre-enquête de notre collaboratrice #Stéphane_Horel, qui paraît jeudi 11 octobre aux éditions La Découverte (368 pages, 21,50 euros). Dans le monde académique, l’intérêt suscité par cette question – les liens d’intérêts agissent-ils sur la science ? – est récent : il ne remonte qu’à un peu plus de trois décennies. Singulièrement depuis le début des années 1990, un nombre croissant de chercheurs en sociologie et en histoire des sciences, mais aussi en nutrition, en toxicologie ou en épidémiologie, s’engagent dans des travaux visant à réexaminer les résultats ou les orientations de ces disciplines au prisme des financements et des conflits d’intérêts.
    « L’une des premières tentatives de répondre scientifiquement à la question de savoir si le financement d’une étude pouvait avoir un impact sur son résultat a été une étude publiée au milieu des années 1980 dans laquelle un chercheur, Richard Davidson, a divisé en deux groupes toutes les études cliniques comparant différentes thérapies, avec d’un côté celles financées par l’industrie, et de l’autre côté, toutes les autres, raconte Sheldon Krimsky, professeur à la Tufts University de Boston (Etats-Unis), le premier à avoir formalisé la notion de “biais de financement” (funding effect en anglais) et auteur d’un ouvrage pionnier sur le sujet (La Recherche face aux intérêts privés, Les Empêcheurs de penser en rond, 2004). Sa conclusion était que les travaux sponsorisés par les industriels différaient dans leurs résultats de ceux financés par d’autres sources. »
    Difficile à accepter par de nombreux chercheurs ou médecins, l’idée que la science n’est pas nécessairement souveraine a été très tôt mise à profit par divers intérêts privés. De nombreux travaux d’histoire des sciences montrent sans ambiguïté, à partir d’archives industrielles, que les secteurs du sucre, de la viande, et surtout les grands cigarettiers, ont cherché avec succès, dès les années 1950 et 1960, à peser sur la science.
    “Nombreuses réticences”
    En 1978, dans leur livre The Regulation Game (Ballinger Publishing, non traduit), deux économistes spécialistes de la régulation des entreprises, Bruce Owen et Ronald Braeutigam, expliquent déjà sans fard que “les manœuvres tactiques de #lobbying les plus efficaces” sont “d’identifier les principaux experts dans chaque domaine de recherche pertinent, et de les recruter comme consultants, conseillers, ou de leur offrir des financements de recherche”. “Cela requiert un minimum de finesse et ne doit pas être trop flagrant, de manière à ce que les experts eux-mêmes soient incapables de réaliser qu’ils ont perdu leur objectivité et leur liberté d’action”, poursuivaient-ils.
    “Il a fallu attendre le milieu des années1980 pour qu’une revue savante, le New England Journal of Medicine, décide de demander aux auteurs des études qu’elle publiait de déclarer leurs liens d’intérêts, explique Sheldon Krimsky. Mais les réticences ont été nombreuses, y compris dans les revues les plus prestigieuses !” Et le mouvement est singulièrement lent. En février 1997, la revue Nature publie un éditorial annonçant qu’elle évitera de sombrer dans “le financièrement correct” et qu’elle ne demandera pas aux scientifiques qu’elle publie de déclarer leurs liens d’intérêts.
    La science, dit en substance l’éditeur de Nature, est au-dessus de cela. Quatre années plus tard, la célèbre revue britannique mange son chapeau jusqu’à la dernière couture : dans un éditorial d’une pleine page, elle annonce qu’à compter du 1er octobre 2001, elle demandera aux scientifiques qui souhaitent publier dans ses pages, de remplir un formulaire de déclaration d’intérêts.
    Entre ces deux éditoriaux antagonistes, la divulgation par la justice fédérale américaine des “tobacco documents” – ces millions de documents internes prélevés dans les quartiers généraux de Philip Morris, Lorillard, Brown & Williamson ou British American Tobacco – a crûment dévoilé l’ampleur et la sophistication des campagnes menées par les grands cigarettiers pour instrumentaliser la science en la finançant généreusement.
    Les premières analyses de cette immense documentation, publiées par le cardiologue Stanton Glantz (université de Californie à San Francisco, Etats-Unis) montrent comment l’industrie cigarettière est parvenue, pendant quatre décennies, à créer artificiellement du dissensus dans la littérature scientifique et ainsi alimenter le doute sur les dangers du tabac, à troubler la perception des vrais risques posés par la cigarette en détournant l’attention vers d’autres causes de maladie, à fabriquer de toutes pièces des éléments permettant de faire accroire au public la possibilité de bénéfices sanitaires liés à la cigarette, etc. Dans le monde académique, ces révélations sont un choc.
    L’une des études les plus célèbres montrant, à partir des tobacco documents, toute l’ampleur des effets produits par le financement des chercheurs a été publiée en 1998 par Lisa Bero et Deborah Barnes, alors chercheuses à l’université de Californie à San Francisco, dans le Journal of the American Medical Association (JAMA). Les deux scientifiques ont rassemblé les 106 études alors disponibles sur les effets du tabagisme passif : 39 montraient que la fumée ambiante ne présentait pas de danger et 67 concluaient à l’inverse. Pourquoi ?
    Les preuves s’accumulent
    Les auteures ont examiné tous les critères possibles permettant d’expliquer ces différences : année de la publication, taille des échantillons, nature des effets délétères recherchés, etc. Las ! “Le seul facteur permettant de prédire les conclusions d’une étude était le fait que l’un des auteurs soit ou non affilié à l’industrie du tabac”, écrivent-elles. L’accès, dans les tobacco documents, aux listes de chercheurs financés par l’industrie du tabac permettait soudain de porter un regard rétrospectif sur leur production. Et de mesurer la manière dont ils avaient pesé, des années durant, sur les grandes controverses liées à la cigarette.
    Depuis, les preuves de l’effet de financement s’accumulent. La pharmacie, le sucre, les biotechnologies, les pesticides, la pétrochimie… tous ces secteurs pèsent lourdement, ou ont pesé, à des degrés divers, sur la façon dont la connaissance et la réglementation se construisent – un fait désormais consensuel dans la communauté scientifique travaillant sur le sujet. Pourtant, dans le monde de l’expertise au sens large, cette idée peine à faire son chemin : “J’ai participé à beaucoup de groupes d’expertise, raconte Sheldon Krimsky. Mais je n’ai jamais vu un expert se déporter spontanément en raison de ses liens d’intérêts, de ses participations financières, etc. Beaucoup sont encore persuadés d’être au-dessus de cela.”


    https://www.lemonde.fr/planete/article/2018/10/09/la-lente-prise-de-conscience-du-poids-de-l-argent-sur-la-recherche_5366760_3
    #influence #science #université #livre

    • Lobbytomie. Comment les lobbies empoisonnent nos vies et la démocratie

      Lobby des pesticides. Lobby du tabac. Lobbies de la chimie, de l’amiante, du sucre ou du soda. On évoque souvent les « lobbies » de façon abstraite, créatures fantastiques venues du mystérieux pays du Marché, douées de superpouvoirs corrupteurs et capables de modifier la loi à leur avantage. Pourtant, les firmes qui constituent ces lobbies ne sont pas anonymes et leur influence n’a rien de magique. Leurs dirigeants prennent en toute conscience des décisions qui vont à l’encontre de la santé publique et de la sauvegarde de l’environnement.
      C’est cet univers méconnu que Stéphane Horel, grâce à des années d’enquête, nous fait découvrir dans ce livre complet et accessible. Depuis des décennies, Monsanto, Philip Morris, Exxon, Coca-Cola et des centaines d’autres firmes usent de stratégies pernicieuses afin de continuer à diffuser leurs produits nocifs, parfois mortels, et de bloquer toute réglementation. Leurs responsables mènent ainsi une entreprise de destruction de la connaissance et de l’intelligence collective, instrumentalisant la science, créant des conflits d’intérêts, entretenant le doute, disséminant leur propagande.
      Dans les cercles du pouvoir, on fait peu de cas de ce détournement des politiques publiques. Mais les citoyens n’ont pas choisi d’être soumis aux projets politiques et économiques de multinationales du pétrole, du désherbant ou du biscuit. Une enquête au long cours, à lire impérativement pour savoir comment les lobbies ont capturé la démocratie et ont fait basculer notre système en « lobbytomie ».


      http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Lobbytomie-9782707194121.html


  • [Appli] Déplacements domicile-travail | AURH

    L’agence d’urbanisme de la région du Havre et de l’estuaire de la Seine (AURH) propose une infrastructure de géo visualisation d’une vingtaine d’indicateurs de données géographiques : Données clés de l’Estuaire de la Seine présentant différentes cartes thématiques parmi lesquelles des Cartes de mobilités.

    L’onglet qui leur est dédié propose plusieurs possibilités de représentation animée de flux, issu du fichier Mobilités professionnelles - MOBPRO (INSEE, 2014) ... filtré (seuls les flux de plus de 100 personnes sont utilisés, dommage).

    J’ai regardé en particulier le résultat de la sélection de toutes les navettes du territoire estuaire de la Seine (qui incluent Paris).
    On observe une symbologie animée innovante (à ma connaissance, je n’en ai pas vu d’autres) et une sémiologie du flux plutôt riche. Mais je suis d’abord bizarrement attirée par des sapins (ce qui est un peu étrange dans cette région, mais après tout, je ne la connais pas). Je me décide alors à zoomer pour en savoir plus sur l’animation.

    Le principe de particules qui se déplacent le long d’une « ligne de flux » (lien reliant un couple de lieux d’Origine et de Destination, OD) est repris ici, mais avec un changement de Forme (var. visuelle) du point. Ce ne sont donc pas des pois ou des carrés qui se déplacent mais des triangles évidés, des têtes des flèches symbolisant l’orientation de ces flux. Ces triangles présentent par ailleurs des Tailles(v.v.) variées qui (semble vouloir indiquer) indiquent la valeur du flux dont il est question, en proportion du corps de la flèche (le lien) dont la largeur varie également via l’application de la Taille et l’opacité .

    Ce qui me dérange au premier abord, c’est que la taille des liens reste fixe lorsque les triangles vont d’une O à une D et inversement, alors ces données de flux sont asymétriques... mais ce n’est pas le cas.

    La variation des triangles selon le sens de leur déplacement est liée à celle du lien correspondant. L’asymétrie des données est bien conservée dans la représentation des têtes des liens ; elle est hélas peu visible directement sur les corps, en raison d’un effet de superposition des liens. On comprend alors que le choix de variations d’opacité de la teinte a justement pour objectif de gérer cette superposition.

    La superposition est en effet un vrai problème dans la représentation de flux !!! Problème qui se manifeste de la même manière lorsque la sémiologie présente une opposition colorée, elle induit une erreur de lecture... bref.

    Les onglets des flux entrant / sortants présentent des cartes de flux qui sont claires, mais un peu trop filtrées à mon gout, comme ceux-ci :

    ht @comeetie

    Aller sur l’appli. : http://donneescles.aurh.fr/pub/carto.php?id=c07

    #cartedeflux #flowmap #application #LeHavre #MOBPRO #liens #flèches #triangle #particules #animation #AURH #gflowiz



  • Les #liens invisibles de la #nature et leurs contributions à notre bien-être | FAO Stories | Organisation des Nations Unies pour l’#alimentation et l’#agriculture
    http://www.fao.org/fao-stories/article/fr/c/1132900

    Qui savait que la destruction des forêts pouvait en réalité détruire les moyens de subsistance des pêcheurs ? Ou même que la surpêche de certains types de poissons herbivores pouvait réduire la dispersion des semences d’arbre ?

    #biodiversité


  • Éloge des mauvaises #herbes
    http://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-%C3%89loge_des_mauvaises_herbes-9791020906427-1-1-
    #liens_qui_liberent

    Pour la première fois des intellectuels et des écrivains prennent partis pour la ZAD de #Notre_Dame_des_Landes. Ils expliquent que la « #zone_à_défendre » est bien plus qu’un bout de #bocage. Dans un monde où tout doit être normé, catalogué, mesuré, homogénéisé, s’y inventent de nouvelles formes de vies et de liberté. C’est un carré de #mauvaises_herbes dans un paysage artificialisé, calibré, et bétonné.

    Sur la #ZAD, on existe en commun et on cohabite avec la nature. On partage des rêves et des outils. On sort de l’emprise du marché en construisant sa cabane en terre-paille. On redonne du sens au travail en élevant des vaches et en prenant soin de la forêt. On échappe au couperet de l’Etat en cultivant les solidarités et l’accueil. On lutte en dormant et on prépare les alternatives en occupant des terres. Ce n’est pas une utopie, c’est notre réalité de demain qui prend formes sous nos yeux.

    Ont contribué à cet ouvrage : Olivier Abel, Christophe Bonneuil, Patrick Bouchain, Alain #Damasio, Virginie #Despentes, Amandine Gay, John Jordan, Bruno #Latour, Wilfried Lupano, Geneviève Pruvost, Nathalie #Quintane, Kristin Ross, Pablo Servigne, Vandana Shiva et Starhawk.

    Les recettes des ventes de ce livre iront aux activités développées sur la ZAD.


  • [Appli] Réseau aérien mondial (centralités du...) | Matthieu Totet

    http://matthieu-totet.fr/iatamapAirport

    Cette application permet de géo visualiser les routes des 100 premiers aéroports (source : Le Guardian) en représentant leurs liaisons (aéroports*aéroports) ou (pays*pays), les liens provenant de OpenflightData.

    Cette application a surtout une fonction d’exploration du réseau mondial qui en résulte (au passage merci à b_b pour pic.infini qui permet de visualiser ce magnifique #effet_spaghetti)

    Dénichée par Alain Nguyen, dans le cadre de #gflowiz, on notera qu’il ne s’agit pas d’une représentation directe du réseau. Il est en effet possible de filtrer ce réseaux en fonction de critères de (de vecteur-propre et d’intermédiarité) visibles au clic. A suivre...

    #flowmap #cartedeflux #worldmap #airlines #graphe #centralité #intermédiarité #vecteur-propre #openflightdata #effet_spaghetti #liens #Appli




  • [Appli] Réseau des relations diplomatiques mondiale | Lowy Institute
    http://globaldiplomacyindex.lowyinstitute.org


    #flowmap #application #réseaux #liens #relations

    L’application interactive « Lowy Institute Global Diplomacy Index 2017 » permet de géo visualiser des réseaux diplomatiques de 60 pays du G20, de l’OCDE et d’Asie. Elle propose un onglet cartographique et des onglets tabulaires.
    – L’information cartographique peut être filtrée pour un pays donné en fonction de son appartenance au G20, à l’OCDE et à l’Asie. L’information tabulaire permet une sélection au niveau des pays ou des villes. Il est également possible de co visualiser différents réseaux diplomatiques.
    – La vue cartographique met en évidence la distribution mondiale de ces relations, les concentrations spatiales ; elle indique les forces et les faiblesses de la couverture géographique, la portée géopolitique des pays concernés, notamment.
    – Sur les données, la section A propos précise que l’Indice de 2017 est une extension de celui de mars 2016, qui ne couvrait que 42 pays du G20 et de l’OCDE, dont 11 membres des deux organisations. L’Indice 2017 est donc augmenté de 17 pays asiatiques aux 42 pays d’origine, plus la Lettonie qui a adhéré à l’OCDE en 2016.
    – L’intégralité de la base de données peut être téléchargée sur le site
    –> #gflowiz


  • #Presse bourgeoise, ultralibérale, aux ordres… État des lieux et perspectives avec Alain Accardo - Acrimed | Action Critique Médias
    http://www.acrimed.org/Presse-bourgeoise-ultraliberale-aux-ordres-Etat

    Alain Accardo est sociologue, maître de conférences à Bordeaux-Montaigne et chroniqueur régulier pour l’excellent mensuel La Décroissance. Il vient de faire paraître, dans la collection Cent mille signes des éditions Agone, un essai intitulé Pour une socioanalyse du journalisme. Pour ce spécialiste de Pierre Bourdieu, hors de question de penser que les journalistes participent à un grand complot pour protéger l’ordre libéral établi ou qu’ils obéissent docilement aux injonctions de leurs richissimes actionnaires. Selon lui, les journalistes se contentent simplement d’être eux-mêmes, c’est-à-dire une « fraction emblématique de la nouvelle #bourgeoisie intellectuelle », qui est née dans le système, en vit et tient à le faire perdurer. Par son analyse aussi pertinente qu’originale, Alain Accardo nous livre un état des lieux saisissant de la presse actuelle, qui parlera à n’importe quel pigiste précaire, mais également des pistes − possibles, exigeantes, radicales − pour mettre en place, demain, un vrai service public de l’information.


  • Le pneumologue de #Total #Michel_Aubier condamné pour ne pas avoir déclaré ses #Liens_d'intérêts
    https://www.mediapart.fr/journal/france/060717/le-pneumologue-de-total-michel-aubier-condamne-pour-ne-pas-avoir-declare-s

    Michel Aubier, pneumologue et mandarin, n’avait pas mentionné devant une commission d’enquête du #Sénat sur la pollution le fait qu’il travaillait depuis dix-huit ans pour Total, pour environ 100 000 euros par an. Il a été condamné à six mois de prison avec sursis et à 50 000 euros d’amende.

    #France #AP-HP #conflits_d'intérêts #Martin_Hirsch


  • Au procès Aubier, l’éclatante mauvaise foi du médecin de #Total
    https://www.mediapart.fr/journal/france/150617/au-proces-aubier-l-eclatante-mauvaise-foi-du-medecin-de-total

    En avril 2015, #Michel_Aubier, pneumologue et mandarin, n’avait pas mentionné devant une commission d’enquête du #Sénat sur la pollution le fait qu’il travaillait depuis 18 ans pour Total, pour environ 100 000 euros par an. Mercredi, il était jugé pour « faux témoignage ». Une occasion rare d’aborder la question des conflits d’intérêts au tribunal.

    #France #AP-HP #conflits_d'intérêts #Liens_d'intérêts #Martin_Hirsch


  • Le laboratoire Lundbeck se met en travers de la route du #baclofène
    https://www.mediapart.fr/journal/france/150617/le-laboratoire-lundbeck-se-met-en-travers-de-la-route-du-baclofene

    Le baclofène est le seul médicament connu qui ait une action réelle contre la dépendance alcoolique. Mais son développement est freiné par les intérêts des grands laboratoires pharmaceutiques, en particulier Lundbeck, qui produit un médicament concurrent mais inefficace.

    #France #alcoolisme #Liens_d'intérêts


  • The biggest problem for Trump’s border wall isn’t money. It’s getting the land.

    Tamez fought the government in federal court. During seven years of litigation and negotiation, she became famous for resisting the border fence. The government eventually paid her $56,000 for a quarter-acre the fence sits on and gave her a code to open a gate so she can access her land to its south.

    Imagine this playing out over and over again along the 1,300 miles of borderlands that President Trump wants to wall up. “We will soon begin the construction of a great wall along our southern border,” Trump promised Tuesday night in an address to Congress. “It will be started ahead of schedule, and, when finished, it will be a very effective weapon against drugs and crime.”

    https://www.washingtonpost.com/posteverything/wp/2017/03/03/the-biggest-problem-with-trumps-border-wall-isnt-money-its-getting-the-land/?postshare=2361488659805129&tid=ss_tw
    #aménagement_du_territoire #terres #murs #barrières_frontalières #résistance #frontières #USA #Etats-Unis
    cc @daphne @albertocampiphoto @marty @reka

    • Sur le même sujet dans le passé...

      Donald Trump’s Great Wall of eminent domain

      Randal John Meyer of the Cato Institute has an interesting article explaining how Donald Trump’s plan to build a wall across the Mexican border would require the use of eminent domain to forcibly displace large numbers of American property owners: What Donald Trump doesn’t want you to know about his plan to build a “Great Wall” between the U.S. and Mexico: He’d need to steal private property from Americans to build it.

      https://www.washingtonpost.com/news/volokh-conspiracy/wp/2016/04/01/donald-trumps-great-wall-of-eminent-domain
      #propriété_privée

    • Landowners Likely To Bring More Lawsuits As Trump Moves On Border Wall

      Hundreds of irate landowners along the river have protested what they call a government land grab to install the controversial fence. Their cases landed before U.S. District Judge Andrew Hanen in Brownsville. He calls himself “the fence judge.”

      http://www.npr.org/2017/02/23/516895052/landowners-likely-to-bring-more-lawsuits-as-trump-moves-on-border-wall

    • ‘Impenetrable, physical, tall’: Colbert uses Trump’s speeches to calculate border-wall costs

      If President Trump is the finicky client describing what he wants for a monstrous wall-building project along the Mexican border, Stephen Colbert is the flummoxed architect trying to fashion a blueprint from his bombastic adjectives.

      https://www.washingtonpost.com/news/style/wp/2017/03/11/impenetrable-physical-tall-colbert-uses-trumps-speeches-to-calculate
      #coût #prix #satire

    • Americans and Mexicans living at the border are more connected than divided

      During my travels, I started thinking of the space between the two countries as a kind of “third nation.” I confess, I’ve never heard anyone in a border city refer to their turf as a third nation. Locals have many other ways of describing their special connection across the line, like “twin cities” and “ciudades hermanas” (sister cities). Some even call themselves “transborder citizens” living in a “transfrontier metropolis.”

      http://www.sanluisobispo.com/opinion/article138142578.html
      #liens #connexions #échanges

    • Las grietas del muro

      Este material cuenta con derechos de propiedad intelectual. De no existir previa autorización por escrito de EL UNIVERSAL, Compañía Periodística Nacional S. A. de C. V., queda expresamente prohibida la publicación, retransmisión, distribución, venta, edición y cualquier otro uso de los contenidos (Incluyendo, pero no limitado a, contenido, texto, fotografías, audios, videos y logotipos). Si desea hacer uso de este contenido por favor comuníquese a la Agencia de Noticias de El Universal, al 57091313 extensión 2425. Muchas gracias.

      http://www.eluniversal.com.mx/entrada-de-opinion/articulo/carlos-heredia-zubieta/mundo/2017/04/2/las-grietas-del-muro

    • The Trump Administration is Hiring 12 Attorneys to Seize Land for His Border Wall

      The Trump administration is hiring a small army of attorneys to fight landowners so the government can seize the property needed to build the wall on the U.S.-Mexico border that President Donald Trump promised his supporters.

      It is not clear how many Americans will have their land seized, how long the process will take, or how much it will cost, according to a new report published by Democrats on the Senate Homeland Security Committee Monday. But the administration is gearing up for a fight nonetheless.

      http://www.newsweek.com/trump-administration-hiring-12-attorneys-seize-land-his-border-wall-710444

    • Le « mur » de Trump va bientôt traverser leur jardin

      Dans la vallée du Rio Grande, la plupart des terrains où le mur de Donald Trump doit être construit sont privés. Les propriétaires tentent de résister face à un État qui a tous les droits, y compris celui de les flouer. Deuxième volet de notre série de reportages au sud du Texas, à la frontière mexicaine.


      https://www.mediapart.fr/journal/international/030319/le-mur-de-trump-va-bientot-traverser-leur-jardin

    • Rio Grande Valley Landowners Plan To Fight Border Wall Expansion

      President Trump last week vetoed a congressional measure aimed at blocking his national emergency declaration. The next battle over that emergency declaration will likely be in the courts.

      Meanwhile, planning for extending the border wall is already happening in Texas’ Rio Grande Valley.

      More than 570 landowners in two counties, Hidalgo and Starr, have received right-of-entry letters from the government asking to survey their land for possible border wall construction.

      Eloisa Tamez lives in El Calaboz, a small town outside of Brownsville, Texas. In 2007, she received a phone call that she describes as life-changing.

      “I was notified by two border patrolmen, that ’did I know that my property was in the path of the planned construction of the border wall,’” Tamez said. “I told them I did not know.”

      The government wanted permission to access her land to survey it, but she refused, so they took her court, where her case dragged on for months, but, eventually — she lost her case.

      “Within 24 hours after he gave the order, they built that,” Tamez said, referring to the wall that now sits behind her property.

      Next, came the battle for compensation.

      The government originally low-balled her, she said, so she sued for more.

      “The settlement that I got, which was $56,000,” Tamez said. “I converted some of that for scholarships for graduate nursing students.”

      Tamez said she didn’t want the money and just wanted her land, without a wall.

      Tamez’s experiences in dealing with the government back then is similar to what other landowners went through — they fought, they lost, the wall was built.

      Now it seems like those legal skirmishes will begin again.

      Efrén Olivares, director of the racial and economic justice program at the Texas Civil Rights Project, said this time around it seems more people will be impacted, but is hopeful more residents now know their rights.

      “What happened last time ... a lot of people didn’t know they didn’t have to accept the first offer, so they signed without knowing they were giving up their rights,” Olivares said.

      Olivares said landowners in the Rio Grande Valley should know the courts can weigh in on the surveying and the compensation amounts.

      In this latest effort to extend the wall, Congress has required the federal government to meet with local officials to discuss design and alignment of the border barrier.

      In Starr county, Roma Mayor Roberto Salinas said he met with local Border Patrol officials three weeks ago to try to negotiate on behalf of his community.

      “Right now what’s planned below the center of town is an 18 feet steel fence,” Mayor Salinas said. “We think that would be a detriment to tourism, instead what we would like to see is something more like a concrete barrier built with some decorative fencing on top of it that would enhance tourism.”

      Salinas said the border patrol officials were receptive, but there’s no official contract.

      Mayor Salinas said he understands both sides of the wall debate.

      “Border Patrol and Homeland Security say they need the fence in order to do their jobs. I’m a big supporter of Border Patrol and Homeland Security and if they say they need it, I think we should comply and give them what they need,” Salinas said.

      The mayor said border officials assured him no homes would be displaced during the construction of a new border wall, but he’s skeptical because they’ve walked back commitments in the past.

      Ninety-year-old Elvira Canales lives in Salineño, a 15-minute drive west of Roma.

      She said she recently talked to the Army Corps of Engineers about an upcoming road construction project near her property by the Rio Grande. Canales said she’ll take legal action if the government tries to take her land for the road, or for the proposed wall.

      “I won’t sell it, or I won’t give it permission because it’s my property for generations and generations,” Canales said.

      The Canales family has not yet received an official letter from the government asking for permission to survey their land.

      U.S. Customs and Border Protection officials provided NPR with a statement saying they prefer to avoid homes and other structures, and are in the preliminary stages of planning and designing in Starr County. CBP also said it has not finalized border wall construction timelines for the county.

      https://www.npr.org/2019/03/19/704116416/rio-grande-valley-landowners-plan-to-fight-border-wall-expansion?t=155306324746


  • The Science of Flow Says Extreme Inequality Causes Economic #Collapse

    According to a recent study by Oxfam International, in 2010 the top 388 richest people owned as much wealth as the poorest half of the world’s population– a whopping 3.6 billion people. By 2014, this number was down to 85 people. Oxfam claims that, if this trend continues, by the end of 2016 the top 1% will own more wealth than everyone else in the world combined. At the same time, according to Oxfam, the extremely wealthy are also extremely efficient in dodging taxes, now hiding an estimated $7.6 trillion in offshore tax-havens.[3]


    http://evonomics.com/science-flow-says-extreme-inequality-causes-economic-collapse
    #économie #inégalités
    cc @franz42
    via @freakonometrics


  • La justice européenne précise le statut juridique des #liens_hypertextes
    https://www.mediapart.fr/journal/international/090916/la-justice-europeenne-precise-le-statut-juridique-des-liens-hypertextes

    Dans un arrêt rendu jeudi, la #CJUE estime qu’un site internet est bien responsable lorsqu’il publie un simple lien vers un contenu violant des droits d’auteur. Il ne peut se dédouaner qu’en prouvant qu’il ne connaissait pas son caractère illicite. S’il s’agit d’un site « à but lucratif », il sera présumé de mauvaise foi.

    #International #Liberté_d'expression #Numérique