• L’#effondrement a commencé. Il est politique

    Alors que des #révoltes éclatent aux quatre coins du monde, gouverner aujourd’hui s’apparente de plus en plus à mener une guerre ouverte ou larvée contre les soulèvements des peuples et des êtres vivants, pour maintenir coûte que coûte un ordre de plus en plus discrédité. L’anthropologue #Alain_Bertho revient ici pour Terrestres sur cette « #crise_de_la_gouvernementalité » et sur la longue séquence de révoltes apparentées qui en sont à l’origine.


    https://www.terrestres.org/2019/11/22/leffondrement-a-commence-il-est-politique
    #effondrement_politique #collapsologie #résistance #luttes #maintien_de_l'ordre #gouvernementalité #soulèvements

    Une #liste :

    Deux décennies de soulèvements :

    2001 : 19-20 décembre soulèvement en Argentine contre le FMI, la dette et l’austérité. « Que se vayan todos »16
    2005 : 27 octobre-17 novembre : émeutes en France après la mort de deux jeunes, Zyed et Bouna.
    2006 : Mars : mobilisation et blocages contre le Contrat Première Embauche en France.
    2008 : émeutes contre la vie chère au Burkina Faso, au Cameroun, au Mozambique (février), au Sénégal (mars), au Bangladesh, en Côte d’Ivoire, en Égypte, à Haïti (avril), en Somalie (mai).
    Du 6 au 31 décembre : émeutes en Grèce après la mort d’Alexis Grigoropoulos tué par la police.
    Mars : émeutes au Tibet Chinois.
    2009 : 13 juin jusqu’à fin juillet : soulèvement en Iran après la victoire annoncée de Mahmoud Ahmadinejad à l’élection présidentielle.
    Janvier-mars : grève générale contre la vie chère aux Antilles françaises.
    Juillet : soulèvement Ouïghours dans le Xinjiang (Chine)
    2011 : année du « printemps arabe » : soulèvements en Tunisie, en Égypte, en Libye, au Yémen, en Syrie, au Bahreïn, en Algérie, en Jordanie, au Maroc.
    15 mai : lancement du mouvement des Indignés en Espagne.
    Juin : manifestation et émeutes contre la réforme constitutionnelle au Sénégal.
    6-11 août : émeutes en Angleterre (Londres, Birmingham, Leeds, Liverpool, Bristol, Salford, Manchester et Nottingham) après la mort de Mark Duggan, tué par la police.
    Octobre : lancement d’Occupy Wall Street.
    Septembre : début de la révolte contre la corruption de Wukan (Guangdong) en Chine.
    2012 : « Printemps érable » : mobilisation étudiante au Québec.
    Janvier mars : révolte contre la corruption de la ville de Wukan (Guangdong) en Chine.
    Février-avril : révolte contre les projets hydroélectriques en Patagonie (Aysen).
    2012- 2015 : montée exponentielle des attentats djihadistes dans le monde.
    2013 : Mai-juin : occupation de la place Taksim à Istanbul et affrontements dans toutes les villes du pays.
    21 novembre : début de l’occupation de la place Maidan à Kiev.
    Juin-juillet : mobilisation contre le prix du bus puis contre la corruption au Brésil.
    2014 : Janvier- février : occupation de la place Maidan à Kiev.
    Mai à juillet : manifestations et émeutes contre le Mundial à Rio de Janeiro, Recife, São Paulo, Guarulhos, Brasília, Belo Horizonte, Salvador de Bahia, Fortaleza, Curitiba.
    Novembre décembre : mouvement des Ombrelles à Hong Kong.
    Août : émeutes à Ferguson après la mort de Michael Brown, tué par la police.
    Octobre : soulèvement au Burkina Faso contre la réforme constitutionnelle et le cinquième mandat de Blaise Compaoré.
    2015 : Avril : émeutes à Baltimore après la mort de Freddie Gray, tué par la police.
    2016 : Mai : affrontements lors de la mobilisation contre la loi Travail en France. Nuit debout.
    Émeutes contre la pénurie au Venezuela.
    2017 : Janvier : 69 émeutes au Mexique en raison du prix du carburant.
    Avril à juin : 109 pillages et émeutes au Venezuela contre la pénurie et le régime.
    2018 : Janvier : 26 émeutes en Tunisie liées à la vie chère.
    Janvier : 32 pillages et émeutes au Venezuela contre la pénurie.
    Avril-mai : résistance de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes
    Mai-septembre : violente mobilisation contre Ortega au Nicaragua.
    Juillet : violentes manifestations contre la corruption en Irak.
    Novembre-décembre : soulèvement des Gilets Jaunes et mobilisation lycéenne.

    Quelques #statistiques et #chiffres :

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  • Banque de dépannage linguistique

    Liste de termes épicènes ou neutres

    Lorsqu’on fait référence à des personnes dans un écrit et qu’on souhaite donner à celui-ci un caractère plus générique et inclusif, il convient de privilégier des formes non marquées en genre, c’est-à-dire qui ne présentent pas d’alternance masculin/féminin. Les mots ainsi choisis désignent aussi bien les femmes que les hommes, ou encore les personnes non binaires.

    http://bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/gabarit_bdl.asp?id=5465

    #féminisation #épicène #langue_française #écriture_inclusive #égalité

  • #Conseils aux #hommes...

    10 ways men can help close the gender gap for female coworkers

    1. Note “the narrow band”
    2. Deliver honest feedback
    3. Encourage female coworkers to apply for promotions
    4. Take your parental leave
    5. Stop interrupting
    6. Mentor or sponsor women
    7. Don’t be a silent bystander
    8. Make sure women get the credit they deserve
    9. Share the office “housekeeping”
    10. Share social capital

    https://www.fastcompany.com/90421848/10-ways-men-can-help-close-the-gender-gap-for-female-coworkers
    #genre #travail #liste mini-#manuel

  • Polémique sur des listes noires de mauvais payeurs incluant des enfants Tristan Hertig, Noémie Guignard - 29 Octobre 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/regions/autres-cantons/10821859-polemique-sur-des-listes-noires-de-mauvais-payeurs-incluant-des-enfants

    Les listes noires de mauvais payeurs de primes d’assurances maladie tenues par certains cantons sont controversées. Cet automne, c’est le canton de Thurgovie qui est montré du doigt à Berne car il est le seul à inclure les mineurs dans sa liste.
    Depuis maintenant plus de 10 ans, Thurgovie fait figure d’exception dans le paysage politique suisse, parce qu’il inclut les enfants dans sa liste noire de mauvais payeurs d’assurances maladie. Par conséquent, certains traitements peuvent être refusés, à l’exception des cas d’urgences médicales.

    Au cabinet Schlossberg, il n’y a encore jamais eu de refus, mais les situations sont parfois délicates : « Evidemment, pour les urgences, on ne se pose aucune question. Pour certains médicaments, on doit discuter avec les parents. Pour les vaccins par exemple, ils doivent régler la facture sur place ou alors on leur fait une ordonnance pour la pharmacie. Mais les grands examens ne peuvent être entrepris si les parents ne peuvent pas payer et si les caisses maladie refusent la prise en charge », explique Carsten Peters, pédiatre et fondateur du cabinet.

    A l’encontre des droits de l’enfant, selon la Confédération
    A Berne, la conseillère nationale socialiste thurgovienne Edith Graf-Litscher fait partie de ceux qui dénoncent ce système : « Les enfants sont sanctionnés pour quelque chose dont ils ne sont pas responsables. C’est pour cela qu’il est central d’interdire ces listes noires car les enfants ne doivent pas payer pour la négligence de leurs parents. »

    A sa demande, la Confédération a estimé que cette pratique enfreignait la Convention relative aux droits de l’enfant de l’ONU. Mais le gouvernement thurgovien réfute en rappelant que l’accès aux soins d’urgence, au sens large du terme, est garanti. Le canton rappelle aussi qu’outre les réductions de primes, il a aussi pris des mesures d’accompagnement pour chaque cas jugé problématique.

    Pour Rebecca Ruiz (PS/VD), interrogée dans le 19h30, cette situation est tout simplement « intolérable ». La cheffe du Département vaudois de la santé et de l’action sociale juge qu’au coeur de la Lamal, existe le principe de « solidarité » et que l’accès aux soins est « garanti par notre Constitution ».

    Et d’ajouter : « S’il y a bien une catégorie de la population qui n’est pas responsable du fait qu’on ne paie pas ses primes, ce sont les enfants. On imagine bien que les parents qui ne paient pas les primes de leurs enfants ne le font pas de gaieté de coeur. S’ils n’y arrivent pas, c’est en raison du coût très élevé de ces primes ».

    Quid des dettes reportées à l’âge adulte ?
    Jakob Stark, conseiller d’Etat UDC en Thurgovie, estime le chemin à parcourir encore long : « Nous devons être créatifs. C’est pour cela que les communes conseillent ces personnes pour s’assurer que les parents paient les primes de leurs enfants (...) c’est leur responsabilité. Selon la loi actuelle, toutes les dettes contractées par les parents pour leurs enfants seront reportées ensuite sur ces mêmes enfants et ce, dès leur majorité. Ce n’est pas tolérable ! »

    Actuellement, plus de 500 enfants sont concernés par cette liste noire.

    #assurances_maladie #assurances #assureurs #Sécurité_Sociale Suisse #dettes #Thurgovie #listes_noires #enfants #solidarité #économie a #vomir #filles #garçons

    • Cent millions de francs de primes maladie ont servi au marketing
      https://www.rts.ch/info/suisse/10826052-cent-millions-de-francs-de-primes-maladie-ont-servi-au-marketing.html

      La LAMal interdit aux assureurs de faire des bénéfices. Pourtant, les caisses maladie ont dépensé près de 102 millions de francs issus de nos primes d’assurance obligatoire pour financer la publicité et le courtage.
      Sur ces 102 millions, 58 millions ont été dépensés en publicité, et 44 millions en commissions pour les courtiers. Ces chiffres sont extraits des comptes d’exploitation de chaque caisse publiés depuis deux ans par l’Office fédéral de la santé publique pour des raisons de transparence voulue par la loi sur la surveillance de l’assurance maladie (LSAMal).

      La LSAMal dit pourtant que les assureurs doivent contenir les coûts des intermédiaires, à savoir les courtiers, et les dépenses publicitaires, mais elle ne fixe pas de limite. Le Parlement a en effet préféré laisser la liberté aux caisses de s’autoréguler.

      20 francs par assuré
      Les premiers chiffres publiés montrent une augmentation des dépenses marketing pour la seule assurance de base. En 2016, les caisses ont dépensé 74,4 millions de francs, un chiffre en hausse de 36% deux ans plus tard.

      Avec 22,7 millions de francs de primes maladie utilisés en publicité et en démarchage en 2018, le Groupe Helsana (Helsana et Progrès) est le plus dépensier. Cela correspond à une vingtaine de francs par assuré consacrés au marketing. En comparaison, la CSS dépense environ 3 francs par assuré.

      #marketing #publicité #gaspillage #santé

  • A Calais, la frontière tue ! In Calais, the border kills !


    http://timeglider.com/timeline/65ecd96fa599a9c6

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    Deaths at the Calais Border

    Uncountable lives are wasted and suffer at the hands of the Calais border regime. There is no accurate count of how many people have died. This is a list of people known in Calais or from news reports.

    For sure there will have been more, their deaths ignored, the facts covered up or altogether unreported. Many already go unnamed, without vigils and protests, without families or friends to advocate on their behalf.

    But we will never let these deaths be silenced. We will not forgive and we will never forget.

    These borders kill! One death is too many!

    https://calaismigrantsolidarity.wordpress.com/deaths-at-the-calais-border

    #morts #décès #mourir_aux_frontières #Calais #France #frontières #Angleterre #UK #migrations #asile #réfugiés #base_de_données #database #liste #timeline #ligne_du_temps #mourir_dans_la_forteresse_Europe #visualisation #infographie #frise #frise_chronologique #time-line

    ping @reka @simplicissimus @karine4

    • Un article de février 2018

      The deadly roads into Calais

      Since 1999, an estimated 170 migrants desperately seeking a clandestine passage across the Channel to Britain have died in road accidents in and around the port of Calais in northern France, 37 of them since 2015. One former police officer said the situation became so grim “it was humanly impossible to pick up more bodies from the road”. One of the most recent victims was a 22-year-old Eritrean whose mutilated body was found on a motorway last month after he was run over by a truck whose driver fled the scene. Elisa Perrigueur reports from Calais, where she met with Biniam’s relatives as they prepared the return of his body home to north-east Africa.
      The temperature was below freezing point on a bleak dawn last month when Biniam’s remains were found near the port of Calais, lying on the smooth tarmac of the A16 motorway that runs parallel to the Channel coast. According to statements given to the police afterwards by those who knew him, Biniam L. (full last name withheld here), a 22-year-old Eritrean, had probably spent all night looking for a truck he could climb onto in the hope of smuggling his way to England.

      He was successful, at first. He had managed to mount one of them, hiding in its cargo hold, most certainly hoping, like so many others who attempt the same, that once it passed through the fortified perimeter of the port, which is surrounded by 39 kilometres of fencing, it would be one of the vehicles that occasionally escapes the heat scanners and sniffer-dog searches, first in Calais and then, after the brief sea passage, through the British port of Dover. With no ID documents and no baggage, just the clothes he would hope could adequately keep out the biting cold.

      But on that early morning of January 9th this year, his plan went horribly wrong. The truck he had hidden in did not turn off the motorway into Calais, but instead continued its route eastwards. The young man must have panicked when he realised the fact, for he tried to jump from the truck onto the motorway despite the speeding traffic. According to members of the local French migrant aid association, l’Auberge des migrants, who spoke to police afterwards, Biniam landed on his head and was run over by another truck following behind. But neither vehicle stopped, and there remains doubt over the exact circumstances of his final moments.

      Between December 2017 and January this year two other migrants, 15-year-old Abdullah Dilsouz and Hussein Abdoullah, 32, both Afghan nationals, lost their lives in accidents on the roads around Calais. “Since 2015, there have been 37 migrants who have died in [and around] Calais,” said a spokesperson for the local prefecture. “The highest number date back to 2015 and 2016, the great majority are road accidents.” In 2015, the death toll reached 18, followed by 14 in 2016.

      Maël Galisson, a coordinator for the network of associations in the region providing aid for migrants, the Plate-forme de services aux migrants, has carried out research to establish the number of victims over the past almost 20 years and, where possible, to record their identities. “Since 1999, we estimate that at least 170 people have died while trying to cross this frontier area,” he said. The majority of road accidents occur on the stretches of the A16 and A26 motorways close to Calais, and the ring road into the port centre.

      The day after his death, Biniam’s brother Bereket, 26, arrived in Calais from Germany, accompanied by a cousin and uncle who had travelled from Norway. “He had no ‘dream’ as people put it, he just wanted a country where he was accepted,” said Bereket, who said he had difficulty believing the news that his brother, who he said was “so young to die”, had been killed in a road accident, which he received in a phone call from a friend.

      Bereket said he was not aware of the daily reality of the migrants in Calais, the road blocks migrants mount to try and slow traffic and the clandestine crossings in trucks. In his case, he had crossed to Europe by boat across the Mediterranean Sea. Biniam, he explained, had left the family village in Eritrea, north-east Africa, one-and-a-half years ago, to escape conscription into the army. At one point, he joined up with his brother Bereket in Germany, where the latter had been granted residence. “I obtained [official residency] papers close to Stuttgart and today I work in Germany, I had begun to have a stable life,” recounted Bereket. “His asylum demand was rejected, I don’t understand why.” Biniam had re-applied a second time for right of asylum, but was again turned down. It was after that, in November, that he set off for Calais, where between 550 and 800 migrants – according to figures respectively from the prefecture and the migrant aid associations – live rough, mostly in surrounding woodland.

      The few friends of Biniam who Bereket met with in Calais were little forthcoming about his time there. Loan Torondel of the Auberge des migrants association, which had offered Biniam shelter, said he was never seen at the daily distribution of meals. “A month here is not very long for finding a truck,” he said. “Often, migrants spend months before succeeding, for those who manage to.”

      During his visit to Calais on February 2nd, French interior minister Gérard Collomb, hoping to dissuade migrants from gathering there, described the frontier point as “a wall” and “a mirage”. But from the beach, the migrants can see the English coast, where some have family and friends they hope to join, in a country with lower unemployment than in France and where finding work, undeclared, is easier. Others say they would stay in France but fear that, if they engaged in the official procedures, because their fingerprints are registered in the first European Union (EU) country they reached before travelling to France they would be sent back there, in accordance with the regulations of the EU’s so-called Dublin Agreement.

      The victims are often young men’

      For the migrants hoping to cross to Britain from Calais there are few options in how to do so. The British government has handed France about 140 million euros over the past three years to part fund the increased security measures at the port, which is the frontier point before departure for the English coast. On January 18th, at a summit meeting between British Prime Minister Theresa May and French President Emmanuel Macron, London announced that it was to provide a further 50.5 million euros, for a further beefing up of security and for establishing a centre for migrants at a site distanced from the town.

      For the migrants who can afford their fees, one option is to use the services of people smugglers. They charge between 1,500 euros and 10,000 euros per person for a clandestine passage in a truck, operating out of vehicle parks which they reign over as their own territory. Clashes which broke out in Calais on February 1st between Afghan and Eritrean migrants, which left 22 needing medical treatment, including four teenagers wounded by gunfire, appear to have been linked to turf wars between people smugglers.

      Others try blocking trucks on the approach roads to the port, operating in small groups to lay down obstacles to slow or even halt the vehicles in order to jump on. The method is a dangerous one, for both the migrants and the drivers. In June 2017, the polish driver of a truck died after his vehicle crashed into another truck that was blocked by migrants on the A16 motorway, burned alive in his cabin.

      Then there are those, and who probably included Biniam, who try to mount the vehicles on their own. Eupui is a 19-year-old migrant from Cameroun, in West Africa, and has lived since 2016 on the ‘Dunes’ industrial zone of the port, the site of the notorious and now razed migrant camp known as “the Jungle”. His solitary sorties to find a truck that would take him across the Channel somehow allow him “to keep going”, he told Mediapart. “I sleep three hours and then I try,” he said. “As soon as I see a truck that isn’t going too fast, even a car, I see if I can get into the boot.” He said he hides “near the bends of the motorways” because vehicles reduce speed there. “I’m not afraid, I’ve lived much worse,” he added. “I crossed the Sahara in horrible conditions to come here. I have nothing left to lose. I’ve injured my knee, but never mind.”

      Biniam’s brother Bereket said his brother did not realise the danger in the risks he was taking. “I spoke to him three weeks before he died,” said Bereket. “He told me that everything was fine for him in France. But he lied to me, he didn’t tell me he was at Calais. If I had known, I would have told him to get out of this dangerous place.”

      Bereket said he was “disappointed” by what he saw on this, his first trip to France. He has been supported by local charitable associations, including the Réveil voyageur and the Secours catholique, who usually look after relatives of those who have died. “You don’t see many officials, politicians, as if Biniam’s death had no importance,” he said bitterly.

      “The associations have been managing this for years,” said Sabriya Guivy from the Auberge des migrants group. “When relatives arrive in Calais they are disappointed at not seeing many officials. They have the impression that they are not taken into account. Mr Macron referred to the death of the Polish driver, but not that of migrants,” she added, referring to a speech by the French president during his visit to Calais on January 16th.

      Undertaker Brahim Fares, based in nearby Grande-Synthe, says he charges a “lower than average” price to migrant families out of solidarity. “The dead are repatriated to Afghanistan for between about 3,400-3,500 euros, depending on the weight and the size,” he detailed. “For Eritrea, it begins at around 3,200 euros. Burials in Calais are about 1,600 euros, as opposed to a usual 2,400 euros.” Since 2015, Fares says he has organised the return home of about 15 bodies of migrants, and also the burials of about the same number in the north Calais cemetery managed by the Town Hall. The burial spots are simple ones, covered in earth and marked by crosses made of oak. “The victims are often young men, almost all of them identified,” he added. “I once had an Ethiopian woman. Not all the families can come all the way here. Those who manage to are very shocked, because the bodies are sometimes very damaged, as those in road accidents are.”

      Fares was given charge of Biniam’s body, which he recalled had “the hands cut off, the arms smashed up”. The corpse will be returned to Eritrea, where his parents live. Bereket, with his uncle and cousin, made up a large wreath of plastic flowers. “It’s really not so good but we had only that,” he said. But at the hospital in Lille where the body was placed in the coffin, they were told that they could not place the wreath on top of it, nor the white drape they had wanted to cover it with, according to their custom. “The airport authorities will end up throwing the wreath away, it’s not allowed in the hold,” Fares explained to them. After a poignant moment of silence, they asked him why it would be so complicated to do so.

      Biniam’s relatives spent two weeks attempting to find out the exact circumstances of what happened to him. At the police station in Calais, they were shown a photo of his injured face. Members of the motorway patrol police gave them the few details they had, which were the approximate time of the accident, a statement from a witness who had not seen very much, and the fact that the driver of the truck that ran over Biniam had fled the scene. “France is a developed country […] so why can’t the driver who did that be found?” asked Bereket. “Even in Eritrea we’d have found the killer of my brother.”

      Loan Torondel of the association l’Auberge des migrants said he had seen similar outrage by relatives before. “Many don’t understand why their close family member died under a lorry and that the driver did not act voluntarily,” he said. “Biniam’s family thought that there would be the launch of an investigation, like in American films. They think that the police is not [bothered into] carrying out an investigation, but in reality there are few witnesses.”

      Meanwhile, Bereket has lodged an official complaint over his brother’s death “against persons unknown”, explaining: “I won’t be able to sleep as long as I don’t know how he died, and while the person responsible is free.”

      ’It’s incredible that nobody saw anything’

      While the police systematically open investigations into the road deaths of migrants, they are often complex, beginning with the identification of the victim. Patrick Visser-Bourdon, a former Calais-based police detective, recalled the death of a Sudanese migrant whose body was found one morning in 2016 close to the port’s ring road, with “the head opened, abandoned, wearing a pair of jeans and a long-sleeved T-shirt”.

      During his enquiries, Visser-Bourdon approached the head of the Sudanese community of migrants living in the camp known as “the Jungle”, but nobody recognised the body. “We also put out his photo in the police stations,” he said. “In the majority of such cases, we mostly called on the NGOs for help.” As in the case of Biniam, the driver of what was apparently a truck that had hit the Sudanese man had not stopped. “There was blood on the road, there was necessarily some on the bumpers of the truck,” said Visser-Bourdon. “The driver therefore must have stopped his vehicle at some point to clean it, between the Jungle and the port. It’s incredible that nobody saw anything.”

      Sabriya Guivy from the Auberge des migrants group added that because some local sections of the motorways are unlit, “It is entirely possible to not realise that one has hit someone and to carry on”.

      A section of the numerous investigations into such events end up being closed, unsolved. Someone who is charged with involuntary homicide in France faces a sentence of three years in prison, and up to five years in jail in the case of aggravating circumstances such as fleeing the scene. “Sometimes, some of them don’t remain at the scene of the accident, notably in the case of dangerous [migrant] road blocks, but they go directly to present themselves to the police,” said Pascal Marconville, public prosecutor of the nearby port of Boulogne-sur-Mer, whose services have jurisdiction for events in Calais. “In that case, it’s regarded more as a hit-and-run offence which is exonerated by the circumstances.”

      Patrick Visser-Bourdon said he had welcomed the building of a wall surrounding the ring road in 2016 aimed at deterring migrants from the traffic. “It was humanly impossible to pick up more bodies from the road,” he said.

      https://www.mediapart.fr/en/journal/france/190218/deadly-roads-calais

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      En français :
      A Calais, les routes de la mort pour les migrants
      https://www.mediapart.fr/journal/france/180218/calais-les-routes-de-la-mort-pour-les-migrants?page_article=1%20

  • Israël. Les partis arabes apportent leur soutien à Benny Gantz, contre Benjamin Netanyahu
    Publié le 22/09/2019 à 19h37
    https://www.ouest-france.fr/monde/israel/israel-les-partis-arabes-apportent-leur-soutien-benny-gantz-contre-benj
    https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAxOTA5YTU4N2Q1OGMzMTM0MTIzMjA4ZmEzYjU0ZjFhNTcxMTU?width=1260&he

    Mais une grande question demeure : qui pourra diriger cet éventuel gouvernement de coalition ?La « Liste unie » des partis arabes israéliens d’Ayman Odeh, devenue la troisième force politique du pays avec 13 sièges, a causé la surprise en répondant : Benny Gantz.« Sous l’ère Netanyahu, nous sommes devenus non légitimes dans la politique israélienne […]. Nous cherchons donc à empêcher Netanyahu d’être Premier ministre », a déclaré M. Odeh au président Rivlin.C’est pourquoi « nous recommandons cette fois Benny Gantz pour former le prochain gouvernement », a-t-il ajouté.

    Il s’agit de la première fois depuis 1992 que des partis majoritairement arabes soutiennent un candidat au poste de Premier ministre en Israël.À l’époque, ils avaient soutenu Yitzhak Rabin, assassiné trois ans plus tard par un extrémiste juif opposé aux accords de paix israélo-palestiniens d’Oslo.« Aujourd’hui, nous écrivons l’histoire : nous ferons tout ce qui est nécessaire pour faire chuter Netanyahu », a renchéri Ahmad Tibi, un cadre de la Liste arabe unie.

    Cet appui des partis arabes ne permet pas pour l’instant à Benny Gantz de franchir le seuil des 61 députés.Mais il envoie un message clair au président que la troisième force politique du pays ne souhaite pas voir M. Netanyahu comme chef d’une éventuelle coalition incluant, entre autres, le Likoud et « Bleu-blanc ».Le Likoud a aussitôt dénoncé ce soutien à Benny Gantz, affirmant qu’il était « interdit qu’un gouvernement puisse se former en se basant sur les partis arabes opposés à l’État d’Israël ».
    (...)
    « Nous ne ferons pas partie du bloc avec les haredim (juifs ultra-orthodoxes, NDLR) et les messianistes. Nous ne recommanderons pas Netanyahu au président pour cette raison », a déclaré M. Lieberman lors d’une conférence de presse avant sa rencontre avec Reuven Rivlin.Et « nous ne pouvons pas recommander Benny Gantz qui envisage un gouvernement soutenu par la liste arabe », a-t-il ajouté. « Les haredim sont nos adversaires politiques, mais les Arabes sont nos ennemis », a-t-il asséné.

    M. Lieberman souhaite former un gouvernement d’union avec le parti « Bleu-blanc » de M. Gantz et le Likoud de M. Netanyahu mais a ainsi refusé, du moins pour l’instant, de soutenir l’un ou l’autre de ces ténors pour diriger le gouvernement.

    #élections

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    ‘Israël’ : les partis arabes soutiennent Gantz pour « faire chuter Netanyahu »
    23 septembre 2019
    http://french.almanar.com.lb/1503702

    Le député Ahmad Tibi, un cadre de la Liste arabe unie, a fait une déclaration à ce sujet sur Twitter :

    « Aujourd’hui, nous écrivons l’histoire : nous ferons tout ce qui est nécessaire pour faire chuter Netanyahu. »

    Pourtant, le parti Balad, qui figure sur la Liste unie mais qui n’a pas participé aux consultations, a annoncé qu’il ne soutenait pas cette candidature. Son président, Jamal Zahalka, a déclaré dès samedi soir que le parti s’opposerait à ce que Benny Gantz soit recommandé à Reuven Rivlin.

    En règle générale, les partis arabes se trouvent en opposition et n’ont jamais soutenu qui que ce soit depuis 1992, lorsque des députés de deux partis majoritairement arabes avaient permis à Yitzhak Rabin de former un gouvernement.

    • J’ai l’impression qu’on confond beaucoup dans les médias français deux choses. En arabe, il y a la « liste commune » ou encore « liste collective » (qâ’ima mushtaraka) apparemment traduit par "liste unifiée (https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_unifi%C3%A9e), qui n’est pas la même chose que la Liste arabe unie (Ra’am ou Al-qâ’ima al-’arabiyya al-muwahhada : https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_arabe_unie_(1996)) : ce n’est pas exactement la même chose !

    • Israel election results: Three Arab lawmakers refuse to endorse Gantz; Netanyahu leads with 55 backers
      Jonathan Lis | Sep. 23, 2019 | 3:04 PM |
      https://www.haaretz.com/israel-news/elections/.premium-israel-election-results-three-arab-lawmakers-say-they-won-t-endors

      Balad announces it won’t back Gantz, leaving Kahol Lavan with 54 recommendations, while 55 lawmakers said they would recommend Netanyahu

      After two days of consultations with party leaders which included a rare endorsement of a prime ministerial candidate by an Arab party alliance, Israeli President Reuven Rivlin on Monday summoned a joint meeting of the two contenders after both failed to secure a 61-majority of backers to form a governing coalition. (Who is Benny Gantz? Meet the man who might be Israel’s next prime minister)

      Balad, one of the four parties that make up the Joint List, an alliance of four Israeli Arab parties, has decided not to recommend Kahol Lavan chairman Benny Gantz for prime minister, Joint List co-chairman Ahmad Tibi told Rivlin on Sunday.

      With the backing of only three out of four parties comprising the Joint List, together with Kahol Lavan’s 33 lawmakers, Labor-Gesher’s six elected representatives and the Democratic Union’s five, Gantz has only 54 recommendations, while Netanyahu has secured 55 recommendations from his own Likud party, ultra-Orthodox parties Shas and United Torah Judaism and right-wing alliance Yamina.

      Following the consultations, Rivlin summoned both Gantz and Netanyahu for a meeting at his office on Monday evening.

      In an official letter, Tibi stressed that the Joint List’s recommendation applies to only 10 of its 13 elected lawmakers, not including Balad.

      “Balad has worked as part of the Joint List to take down Benjamin Netanyahu, and will clearly keep on doing so, but at the same time does not see Gantz as an alternative, when he and his party support the annexation of Jerusalem and the Golan Heights, threaten with a war in Gaza and unwilling to annul the racist Nation-State Law.”

      UTJ chairman Yaakov Litzman said that “We’ve agreed to unequivocally back Netanyahu and the right-wing bloc.”

      Before meeting Rivlin on Sunday, Joint List Chairman Ayman Odeh said they decided to back Gantz because “we want to put an end to the Netanyahu era.”

      Odeh also wrote in a New York Times opinion piece explaining the decision: “I have argued earlier that if the center-left parties of Israel believe that Arab Palestinian citizens have a place in this country, they must accept that we have a place in its politics [. . .] We have decided to demonstrate that Arab Palestinian citizens can no longer be rejected or ignored. Our decision to recommend Mr. Gantz as the next prime minister without joining his expected national unity coalition government is a clear message that the only future for this country is a shared future, and there is no shared future without the full and equal participation of Arab Palestinian citizens.”

      Netanyahu said that “exactly what we’ve been warning of” has happened. “Now, there are two options: Either a minority government backed by those who reject Israel as a Jewish and democratic state and praise terrorists … would be formed, or a broad national unity government,” he said, vowing to “work as much as I can to form a broad national unity government. There’s no other solution.”

      As meetings began, Yisrael Beiteinu’s Avigdor Lieberman announced he wouldn’t endorse either Prime Minister Benjamin Netanyahu or Kahol Lavan leader Benny Gantz.

      “The commitments we’ve made to our voters are rock solid, and we won’t budge at all,” he said. “As soon as Benjamin Netanyahu and Likud decided to form a bloc with ultra-Orthodox parties and religious fanatics, we can’t be part of that bloc.”

      On Gantz, Lieberman argued, “He’s keeping the option of forming a government with the ultra-Orthodox and the Joint List. The ultra-Orthodox parties are not enemies, but political rivals. Joint List members are certainly enemies, wherever they may be.”

      On Sunday, the leaders of Labor-Gesher said they would recommend Gantz, while the two ultra-Orthodox parties, Shas and United Torah Judaism, said they would endorse Netanyahu.

      Each outfit represented in the Knesset recommended its pick at a potential prime minister in meetings that were broadcast live, according to new regulations that came into force during Israel’s previous election in April. Rivlin will announce his choice on Wednesday, after the Central Elections Committee confirms the final results.

      Because both Gantz and Netanyahu’s parties fall short of the 61 seats needed for a majority, the man who could have tipped the scales was Lieberman, with his crucial eight seats.

      The presidential nod should be given to “the candidate with the highest chances” of forming a “stable government as quickly as possible,” top aide Harel Tobi said on Friday.

      Kahol Lavan sources: Party prefers not to get first chance at forming coalition

      Sources in Kahol Lavan said that the party had decided it would prefer for Netanyahu to get the first chance at forming a coalition, under the assumption that he will fail to do so. “We came to the conclusion that whoever gets the chance to form a government first will fail, which is why we’d prefer to get the assignment after the various parties will be prepared to be flexible, not at the stage when they are entrenched in their positions,” a source said.

      Kahol Lavan has no control over the order in which the president will assign the task of forming a government. But preferring not to go first means that the party would be prepared to give up the post of chairman of the arranging committee, which controls the Knesset mechanisms until the coalition is formed and the regular Knesset committees are filled. By law, this job goes to the party of the first lawmaker tasked with forming a government.

      The arranging committee appoints interim members to the Knesset Finance Committee and the Knesset Foreign Affairs and Defense Committee, advances legislation during the transition period until the new government is formed, and can decide on questions of granting parliamentary immunity to MKs that request it.

      Sources in the President’s Residence told Haaretz that Rivlin will not decide who goes first on the basis of requests by the various candidates.

      Netanyahu’s legal woes could inform president’s decision

      Sources involved in the discussions at the President’s Residence told Haaretz that so far, no legal opinion has been presented to prevent Rivlin from giving the task to Netanyahu, even in case the attorney general files an indictment against the premier in the coming weeks.

      Rivlin will be meeting Kahol Lavan, Likud, the Joint List, Shas and Yisrael Beiteinu on Sunday, so his decision on whom to task with forming a government will likely become clear even before he finishes consulting with the other parties on Monday.

      Rivlin may well convene a three-way meeting with Gantz and Netanyahu to promote the formation of a unity government if negotiations on building a governing coalition seem to be stuck. So far he hasn’t called for such a meeting.

      In recent weeks, several people who met with Rivlin have raised the possibility of a deal in which charges against Netanyahu would be dropped in exchange for his departure from political life. But Rivlin has declined to discuss the matter.

      These interlocutors, who included lawyers and journalists, raised the question on their own initiative. None of them appear to have been acting openly on Netanyahu’s behalf, though some of them are acquainted with him.

      Nevertheless, journalist and political commentator Raviv Drucker reported on Channel 13 television over the weekend that a Netanyahu envoy did come to Rivlin to ask the same question. Drucker reported that this envoy isn’t someone directly affiliated with the prime minister, but rather someone “who could deny any connection with him.”

    • Les Palestiniens, désormais troisième force politique d’Israël ?
      Malgré les intimidations de la droite au pouvoir, les Palestiniens d’Israël ont envoyé treize députés à la Knesset lors des législatives du 17 septembre. Ils pourraient constituer le plus grand groupe d’opposition du pays, mais avec quel pouvoir réel ?
      JÉRUSALEM - Par Marie Niggli – Date de publication : Mardi 24 septembre 2019
      https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/les-palestiniens-desormais-troisieme-force-politique-disrael

      (...) Malgré le soutien surprise de dimanche soir à Benny Gantz, beaucoup en Israël – le président israélien en premier lieu – préféreraient voir se mettre en place un gouvernement d’union nationale. Depuis lundi, les discussions entre le Likoud et la coalition Bleu Blanc laissent penser qu’un accord est possible. Et dans cette configuration, les députés arabes deviendraient la première force d’opposition.

      Serait-il alors possible qu’Ayman Odeh, le dirigeant de la Liste unifiée, prenne la tête de l’opposition ?

      Fadi n’ose pas en rêver : « Quand un président ou un Premier ministre étranger viendrait en Israël, il serait obligé de rencontrer Ayman Odeh, s’il était le président de l’opposition. Ayman Odeh recevrait aussi chaque mois un briefing de la part des services de sécurité », du jamais vu dans l’État d’Israël, qui continue à percevoir les Palestiniens de l’intérieur comme des ennemis infiltrés.

      « Cela permettrait de faire monter les voix de notre minorité, qu’elles soient entendues dans le monde entier », se réjouit-il.

      Pas si vite, rétorque Alif Sabbagh. Ayman Odeh « est le président de la plus grosse faction de l’opposition. Mais ça ne veut pas dire qu’il va devenir le président de l’opposition. L’opposition peut voter pour quelqu’un d’autre qu’Ayman Odeh pour en prendre la tête, le droit le leur permet ».

      « Et quand bien même il serait président de l’opposition, que pourrait-il faire ? », poursuit l’analyste. « Le Premier ministre peut tout à faire dire : ‘’Je ne peux pas donner de briefings sécuritaires au chef de l’opposition parce qu’il est arabe.’’ Il peut invoquer des raisons sécuritaires pour ne pas l’informer. »

      Alif Sabbagh, qui milite pour le boycott des élections israéliennes, estime que la campagne pour inciter les Palestiniens d’Israël à voter a été plus agressive cette fois-ci. « Ils ont utilisé les religieux » pour convaincre les gens de se rendre aux urnes, « ils ont dit des mensonges comme : ‘’Si tu ne votes pas, ta voix va au Likoud.’’ »

      Reste que « 40 % des gens n’ont pas voté », dont des partisans du boycott « qui refusent toute légitimité à la Knesset », précise-t-il. (...)

    • Accorder son soutien à un criminel de guerre est une lourde erreur
      Haiddar Eid - 24 septembre 2019 – Al-Jazeera – Traduction : Chronique de Palestine
      http://www.chroniquepalestine.com/accorder-son-soutien-a-un-criminel-de-guerre-est-une-lourde-erre

      Les élus palestiniens en Israël ne gagneront rien à aider un général accusé de crimes de guerre à devenir Premier ministre.

      L’une des conséquences graves des accords désastreux d’Oslo a été de redéfinir le peuple palestinien comme étant celui de la Cisjordanie occupée et de la bande de Gaza. Les 1,8 million de citoyens de deuxième classe palestiniens d’Israël et les 6 millions de réfugiés palestiniens vivant dans la diaspora étaient ainsi relégués au bas de la liste des questions, car ils n’ont pas de représentants à la table des négociations.

      En conséquence, chaque composante du peuple palestinien poursuit son propre programme et sa solution pour un statut final – qu’il s’agisse d’un État indépendant pour ceux qui vivent en Cisjordanie et à Gaza, d’une allocation budgétaire plus importante pour les citoyens palestiniens d’Israël ou de plus de droits civils pour les réfugiés vivant dans le monde arabe.

      Ce n’est que dans ce contexte que l’on peut comprendre la tentative catastrophique de trois des quatre partis composant la Liste arabe commune d’accorder à Benny Gantz le poste de prochain Premier ministre israélien – un homme qui a orchestré des crimes de guerre lors de l’assaut israélien sur Gaza qui a tué en 2014 plus de 2 200 Palestiniens et n’a exprimé aucun regret à cet égard.

      La Liste commune arabe, à l’exception de trois membres du parti Balad, a décidé de soutenir Gantz pour « mettre fin à l’ère Netanyahu », comme l’a expliqué son responsable Ayman Oudeh.

      Il a ajouté dans l’un de ses tweets : « Nous voulons vivre dans un endroit pacifique fondé sur la fin de l’occupation, la création d’un État palestinien aux côtés de l’État d’Israël, une égalité réelle sur le plan civil et national, la justice sociale et la démocratie pour tous », sans expliquer en quoi cela justifie la nomination de Gantz, qui a déjà rejeté toutes ces demandes et qui se vantait pendant la campagne électorale d’avoir assassiné des Palestiniens.

      Cette initiative sans précédent des représentants politiques palestiniens en Israël, qui survient à un moment où des tireurs d’élite israéliens tuent et mutilent des manifestants palestiniens chaque vendredi à la barrière de Gaza, a provoqué une onde de choc dans toute la Palestine historique. C’est non seulement parce que cet avenant donne une légitimité à un criminel de guerre qui soutient la loi raciste d’État-nation en Israël, qui relègue les Palestiniens à des citoyens de deuxième classe, mais aussi parce qu’en tant que Premier ministre, il continuera sans aucun doute de commettre des crimes contre le peuple palestinien. (...)

  • Jewish Israelis should cast a solidarity vote for the Arab Joint List - Opinion
    Gideon Levy | Sep 15, 2019 3:45 AM | Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/opinion/.premium-jewish-israelis-should-cast-a-solidarity-vote-for-the-arab-joint-l

    Reminder No. 1: There are such things as solidarity and identification, even if it’s been a long time since we’ve heard anything about them. Reminder No. 2: Israel’s Arab citizens are a constant target for attack, exclusion and humiliation, especially in this campaign season.

    Reminder No. 3: In the end, in the privacy of the voting booth, after all the strategy and tactics are stripped away, voters face their conscience and choose the party nearest their heart. Voting is a very personal act of free expression, of self-determination, emotion, intelligence, morality and identity. This prologue leads of course to an attempt to persuade people to vote for the Joint List on Tuesday.

    Very few Israeli Jews can imagine what it means to be an Arab in Israel. To speak Arabic on the bus, to wear a hijab on the train, to face insults from the media and on the street, to try to rent out an apartment in Tel Aviv, to see your brothers trampled under the brutal boot of your state. No Jew in the world lives under such conditions today. Your language is anathema, your identity is erased, your past doesn’t exist, your catastrophe didn’t happen, your existence here is conditional and you’re always suspect; your brother is your enemy and you’re a fifth column.

    The current campaign season has brought the incitement to a new nadir. To the right, one-fifth of the population is a vote-getting punching bag — nothing today is more popular, more unifying, than sowing anti-Arab hatred. The political center takes part in the revelry of incitement as well. It too says it won’t join a coalition that includes the Arabs. In Israel, the Kahanists and the neo-Nazis have more political legitimacy than the Arabs do.

    The battle is over excluding them from parliamentary life, over delegitimization to the point of making them illegal. A Jewish Knesset isn’t only a Judgment Day nightmare, it’s a vision that’s approaching. Another term or two and we’re there. Even now the Knesset has only 110 lawmakers de facto. No one counts the 10 Arab MKs. The questions asked about them, such as whether they’re permitted to serve on the Foreign Affairs and Defense Committee, would be disallowed in any legislature around the world if they were asked about Jews, for example.

    The possibility of joining the government that Joint List Chairman Ayman Odeh raised was roundly dismissed by the main parties. Yisrael Beiteinu Chairman Avigdor Lieberman, the great hope of the left, wasn’t expelled from the Knesset chamber in disgrace when he refused to sit next to a Joint List MK. Imagine what would happen to a European or an American legislator who refused to sit next to a Jew. Israel’s prime minister and public security minister call the elected representatives of the country’s Arab citizens “terror supporters” and “terrorists.”

    One can be ashamed by this behavior and not lift a finger, and one can do the only thing that has a chance of ending it, or at least send a signal to Israel’s Arab citizens that they are not alone. The size of the Joint List’s Knesset representation won’t change the country’s fortunes; it will be the third-largest — and the least important. What’s important is that as many Jews as possible vote for it. That will be a genuine protest vote against the right and against racism, a concrete demonstration of solidarity with the oppressed.

    Israel’s Arabs deserve and need this. They deserve to know that not everyone is Public Security Minister Gilad Erdan. The Arab doctor in the hospital, the nurse, the pharmacist in the drugstore, the waiter, the construction worker who’s building the country, they all deserve to know that they’re not alone in their country and in their state. To know that Israel will never expel them, as many would like to do. Tens of thousands of Jewish votes for their representatives are the way to send the message. The war against apartheid begins with this small step.

    It’s permissible for deep and justified feelings of shame to be a factor in an election. It’s permissible to show solidarity with the weak and set aside all the other considerations — the desire to create a powerful party, a powerful bloc — whose importance can’t be calculated accurately. It’s permissible and necessary to show the Arab cities of Sakhnin and Nazareth, as well as the nearby Jewish cities of Afula and Nof Hagalil (formerly Upper Nazareth) that there is a different Israel, one that won’t continue to remain silent and do nothing.

    https://seenthis.net/messages/801471
    #Palestine #Élections #Liste_unifiée

    • Israeli politicians all lie, but only one of them has a vision - Opinion - Israel News
      Shlomo Sand Sep 13, 2019 | Haaretz.com
      https://www.haaretz.com/opinion/.premium-they-all-lie-but-only-one-of-them-has-a-vision-1.7837570

      Everyone knows the joke that goes: How can you tell when a politician is lying? The standard answer is, When he s moving his lips. Nowadays one could also say, Whenever he writes something on Twitter. In an election period, the lies are even more noticeable and frequent because the politicians are making more public statements than usual.

      The fools among us believe the promises, and the smarter ones know that in every liberal democracy, lying is built into the political battle for power. This doesn’t mean that everyone lies to the same extent, and it certainly isn’t to say that because of all the lies, one should boycott the election. The world can’t be changed through an election, but at the very least it can help to halt a perilous slide and sometimes even to avert a disaster.

      Israeli politicians have worked hard this year. With two successive election campaigns, they had to lie more than ever. A few days from now, they’ll be able to rest and lie a little bit less. The winners will secretly laugh at their voters; the losers will secretly curse their stupidity.

      But nearly all Israeli politicians are aware that the current election propaganda is not addressing – directly or indirectly – the elephant in the room: the future of Israeli-Palestinian relations. Of course the Joint List and Yamina are expressing clear positions on these relations, but all the other parties know full well that the historic argument about peace with the Palestinians has long been tabled from the national agenda, and so they intentionally remain vague and elusive on the subject.

      Many people think this might be true of the other parties, but not of the Democratic Union, where many still believe in making peace and its No. 10 candidate, despite his relatively low spot on the list, has “been permitted” to publicly express his position on the matter. According to the speeches and articles written by Ehud Barak, including in this newspaper, the Democratic Union’s peace platform seeks to outline a border between Israel and “Palestine” with or without a regional agreement. But where is the Palestinian leader who will agree to sign such a territorial peace agreement? Hasn’t he learned anything from the past?

      The present election will not decide the future of relations between Israelis and Palestinians, so the Democratic Union’s positions on this topic are not relevant. This election is about ridding the country of a corrupt, populist leader whose alliance with the nationalist right is accelerating the moral rot of governance in Israel. While one source of this rot is the ongoing apartheid situation, it is also a consequence of the worldwide crisis of values that has put people like Trump, Erdogan, Modi, Putin, Orban, Boris Johnson and others in power.

      In Israeli political culture, a government based on nationalist populism is particularly dangerous because of the strong racial components of the country’s national identity. So electoral puritanism is not the answer. Any attempt to block a victory for the Netanyahu-Ayelet Shaked-Betzalel Smotrich alliance should be welcomed by anyone who cares about the country’s immediate future, no matter which opposition party he chooses.

      And anyone thinking more about the long run should vote for the Joint List. Despite its ideological drawbacks, it is the only party that features no former defense ministers, each of whom had their turn at bolstering and perpetuating the occupation and the settlements. It is also the only one that offers a vision, even if it’s not practical at the moment, of a fair and historic compromise between the Israeli people and the Palestinian people.

      Shlomo Sand is a professor emeritus of history.

  • Élections en Israël : Palestiniens, tous aux urnes !
    Publié le 13/09/2019
    https://www.courrierinternational.com/article/vu-de-ramallah-elections-en-israel-palestiniens-tous-aux-urne

    La promesse de Benyamin Nétanyahou d’annexer des pans de la Cisjordanie, et la montée des partis d’extrême droite donnent des sueurs froides aux Palestiniens.

    Pour la première fois, le quotidien officieux de Ramallah, Al-Hayat Al-Jadida, appelle à voter non seulement les Arabes israéliens – c’est-à-dire les Palestiniens restés dans le territoire qu’est devenu Israël en 1948 –, mais aussi, sans les nommer, les Palestiniens de Jérusalem Est qui ont opté discrètement pour la nationalité israélienne après l’annexion de cette zone par Israël en 1980.

    Et cela afin que “le nouveau gouvernement israélien soit moins nocif pour nous et nos aspirations nationales, moins fasciste, moins raciste, et favorable à la solution des deux États” [israélien et palestinien], écrit le journal.

    À Londres, le quotidien Al-Araby Al-Jadid, dirigé par l’ancien député arabe israélien Azmi Bishara, s’inquiète quant à lui de la radicalisation de l’opinion publique israélienne. Selon un récent sondage, 48,5 % des Israéliens souhaiteraient annexer 60 % de la Cisjordanie, alors que 24 % sont sans opinion.

    Les pro-annexion se partagent entre les partisans de la droite (63 %), ceux du centre (34 %) et même des électeurs de gauche (12 %). Le quotidien rappelle qu’en 2004 72 % des Israéliens étaient pour une solution à deux États. Ce pourcentage est aujourd’hui descendu à 40 %.

  • Citoyens palestiniens d’Israël, s’il vous plaît, votez pour la Liste Unifiée
    Amira Hass , Haaretz, 8 septembre 2019 - Traduit de l’anglais (original) par Yves Jardin, membre du GT prisonniers de l’AFPS
    http://www.france-palestine.org/Citoyens-palestiniens-d-Israel-s-il-vous-plait-votez-pour-la-Liste

    Voter à ces élections ne signifie pas reconnaître un état qui vous a été imposé mais juste le contraire. La valeur de la Liste Unifiée est beaucoup plus importante que la somme de ses défauts et de ses faiblesses surtout aujourd’hui, alors que nous nous trouvons à un carrefour politico-historique.
    Ceci est un appel à mes amis palestiniens, natifs du pays, citoyens israéliens contre leur volonté, qui prévoient une fois encore de ne pas voter aux prochaines élections : s’il vous plaît votez et votez pour la Liste Unifiée.
    C’est le seul parti qui, par son existence même et malgré ses contradictions, ses conflits et ses faiblesses internes, s’élève contre les délires d’expulsion finale qui sont en train d’être concoctés dans cette société judéo-israélienne perturbée et dangereuse.

    Déposer un bulletin de vote ne signifie pas reconnaître l’état que vous avez été forcés de reconnaître mais le contraire : par ce vote, vous le forcez, lui et ses institutions, à vous reconnaître comme natifs de ce pays.
    Vous forcerez ses citoyens juifs qui nient l’histoire à admettre, même si c’est implicite, que vos droits ne découlent pas de l’existence de cet état, ni de la Loi du Retour mais de vos profondes racines ici. (...)

  • #DOAJ (#Directory_of_Open_Access_Journals)

    DOAJ is a community-curated online directory that indexes and provides access to high quality, open access, peer-reviewed journals. DOAJ is independent. All funding is via donations, 40% of which comes from sponsors and 60% from members and publisher members. All DOAJ services are free of charge including being indexed in DOAJ. All data is freely available.

    https://doaj.org
    #liste #OA #open_access #édition_scientifique #université #revues #revues_scientifiques

    • List of OA journals in geography, political ecology, anthropology, planning, area studies, and various social sciences

      “…….So things might have happily continued, had not the corporate interests within this limited, subsidised economy pushed journal subscription prices to the point where access to the knowledge went into a state of decline, at a time when new publishing technologies enabled researchers to take publishing back into their own hands. These new technologies have been used to demonstrate how access can be greatly increased, improving the circulation of knowledge, restoring the researcher’s control of knowledge, and extending its value as a public good by making it far more widely available.” Willinsky J. 2003. The Nine Flavours of Open Access Scholarly Publishing . J Postgrad Med 49:263-7.

      Academics write most of their work in journals. Journals should publish and curate good quality work, but unfortunately the majority are also used to make money for commercial publishers. This is not a win-win situation. Corporate profits are frequently high because companies retain author copyrights, and sell the material to (mainly) scholarly and university libraries, that frequently struggle to stock key journals because of the cost. Five companies are now dominating the field, and buying out smaller ones. Financing of this form of scholarly publishing is opaque. Academics do not rock the boat on this very often, because their prestige and careers are linked too much to the journals they publish in, and most of the prestigious ones are commercial and expensive. Our systems of merit and performance measures are not yet geared to rewarding publishing that is ethical, or based on social justice criteria (Cahill and Irving 2015). This is especially bad at research universities. (good ref. here, a depressing study here that shows social scientists in particular don’t care as much about OA as they about the rank of outlets).

      To make some contribution to the debate about whether social scientists can avoid the big commercial, firewalled journals, I list below decent academic journals that are free or cheap to publish in, have proper refereeing, and are Open Access – free for readers. Copyright is retained by the author in most but not quite all of them. Open access journals can also impose substantial fees on authors instead of readers. Those with high fees above cUS$500 for authors are excluded- like most social scientists I don’t have more than this to contribute to a publication and I don’t think more is justified. There is a long debate about whether in our internet world, we should be paying at all, which I won’t get into here.

      The list began with fields my students and I publish in, hence the small number of themes [environment & development, human geography, anthropology, urban studies and planning, area studies, general social science, and the university research/teaching/publication process], but it should be useful as a starting point. Further discussion on journals and open access here. Journals are the main systems of prestige, ranking and hierarchy that we have, much as it would be fairer to ignore them and just publish in the most appropriate venue for the readership. I have included Scopus and its useful impact factor derivative Citescore (released Dec 2016, now called Scopus Sources), Web of Science (formerly ISI) and their newish Emerging Sources Citation Index listings.

      For the majority of my colleagues reading this who have not thought much about OA and publishing ethics (and are manically trying to publish in the best places), I hope you find something you can contribute to. In brief, open access is the best way to publish scholarly material – more readers, and articles under authors’ control. It is a logical outcome of the invention of the web, and the Academic Spring protests of 2012 (analysis, reasons), which have had echoes – eg the Lingua debacle over the resignation of an editorial board that was dissatisfied with Elsevier’s control of copyright and high OA charges, and all the Netherlands universities’ fight with the same company in 2015 about high charges.

      Most of the journals on the list are run by the “community economies” of unpaid academics, university libraries or departments, or scholarly societies, and a few are commercial but still have acceptable author fees that mere mortals could afford (APCs) *. Only if the big publishers are able to offer OA at reasonable fees, is it worth considering publishing an OA article with them. That said, as Sir/Prof. Tim Gowers argues, journals these days exist only to accommodate author prestige – you can publish anything online, or easily just email the author for a copy of an article (or use Researchgate, Academia.edu or Sci-hub). So OA journals need to be as good in quality and meticulous as those conventional ones that are costing our libraries a fortune. I hope I only list good ones here.

      The invention of the web and its rollout in the early 1990s spelled the end of the need for conventional firewalled journals. Printed copies are no longer required (although they may be desired by a few) and the culture among scholars has changed to storing individual article PDFs and only printing them if needed. There are few costs for hosting a journal online – storing its files is easy. Costs, or value, are all in the labour. To suggest there are major cost implications of OA is not true, unless professional editors or translators are used. If publishing is done largely by academics and their institutions, which is my hope, the cost of running journals is absorbed into regular workloads or taken up by grants, and we have a true change in publishing underway. “The commitment of scholars everywhere to finding new ways of improving access to knowledge” (Willinsky 2003) need not be commercialised or costly. The ‘big five’ publishers (who now control 66% of papers in social sciences in the WoS, and rising…) and some of the smaller ones will have to adapt or perish (but they do produce indexing, which is useful for now). We will have our copyrights and a larger potential readership, and university libraries will have more money to spend. We will also be able to support smaller and multilingual world periphery journals.

      Useful sites

      DOAJ if your journal isn’t on here, a curated list of proper OA journals, not good. However in 2016 they did some housecleaning, but it was pretty poorly done so many legit. journals complained about being missed off. This now (2017) seems to be rectified.
      A campaign to alert you to dodgy publishers, because there are some http://thinkchecksubmit.org.
      A listing of academic articles on radical OA http://radicaloa.disruptivemedia.org.uk/resources/radical-open-access-literature
      A video about OA https://youtu.be/L5rVH1KGBCY


      Paywall (2018) the movie https://paywallthemovie.com – free and recommended.
      Open Access Chronicle http://paper.li/jimtill/1309217562
      Beall’s List, Original site was removed in Jan ’17 – possibly the author was threatened with litigation in some way. (now archived and updated https://beallslist.weebly.com). Crappy journals designed to make money, and allowing substandard work, (were) identified and weeded out. Beall, now retired, did focus on the negatives of OA, was criticised for libertarian views supporting free enterprise but only for the conventional, subscription-based publishing establishment. And it must be said, he held a very embarrassing conspiracy theory about all OA publishing!
      QOAM Quality Open Access Market. Crowd-sourced assessment of OA journals. Evolving. List of journals and publishers is useful. http://www.qoam.eu
      Francophone journals list (geography) http://www.openedition.org/catalogue-journals?searchdomain=catalogue-journals&q=geography
      All Australian university-run journals https://aoasg.org.au/australian-oa-journals
      Useful journal list in the environmental field, not all free http://www.esf.edu/es/sonnenfeld/envsoc_journals.htm
      JURN – good and updated list of OA journals, edited and searchable. Site down 2019 try here for a pdf instead http://www.jurn.org/directory
      ESOP young academics list of OA planning journals https://aesopyoungacademics.wordpress.com/2015/10/23/open-access-week-planext-and-a-list-of-oa-journals
      List of online anthropology journals http://www.antropologi.info/links/Main/Journals
      INASP It funds Nepal Journals Online (most with credible academic status), Bangladesh Journals Online (BanglaJOL), Philippines Journals Online (PhilJOL) and Sri Lanka Journals Online (SLJOL), (and other countries). For Africa see www.ajol.info. Not all of these are good though; if I find good ones there I will place them below. For Eastern Europe see https://www.ceeol.com
      Latin America journal listing (til 2015) http://lanic.utexas.edu/la/region/journals
      Impact of the social sciences – a useful LSE project with some actual data.
      Giant list by Jan Szczepanski, 9mb word file! Not all are cheap or taking english articles. https://www.ebsco.com/open-access/szczepanski-list
      Radical Open Access conference, June 2015, Coventry http://radicalopenaccess.disruptivemedia.org.uk/videos
      Walt Crawford writes more about OA publishing than anybody else- even book length manuscripts interrogating the DOAJ database. He shows reputable free OA journals are predominant – only a minority have high APCs.

      https://simonbatterbury.wordpress.com/2015/10/25/list-of-decent-open-access-journals

  • Les néonazis veulent la peau de Carola et Pia – Blog YY
    http://blogyy.net/2019/07/01/les-neonazis-veulent-la-peau-de-carola-et-pia

    Carola Rackete et Pia Klemp sont devenues les nouvelles cibles de prédilection des sites d’extrême-droite phallocrates et xenophobes. On pouvait malheureusement s’y attendre. Jusque là, rien de très original dans cette Europe qui pue le racisme et le repli sur soi à plein nez.

    Mais la menace devient plus précise depuis quelques jours. Les réseaux fascistes qui viennent d’applaudir l’assassinat de Walter Lübcke par le néonazi Stephan Ernst, début juin en Allemagne, espèrent ouvertement que Carola et Pia seront les prochains cadavres sur la liste. On ne compte plus les sites qui relaient actuellement ces horreurs.

    Avec en note une info sur ce brave #Chomsky :

    (2) En août 2017, au lendemain du meurtre de Heather Heyer, Noam Chomsky n’a rien trouvé de mieux que de mettre dos à dos les néonazis et les antifascistes (comme l’a fait Trump également), notamment dans The Independent (où il a heureusement été contredit par Eleanor Penny).
    https://www.independent.co.uk/news/world/americas/noam-chomsky-antifa-major-gift-right-wing-anti-fascist-alt-left-a7906

    • lien propre :

      https://www.heise.de/tp/features/Rechter-Terror-als-neue-Normalitaet-4447952.html

      [...]

      Der Tatverdächtige sei aufgrund einer „DNA-Spur“ identifiziert worden, die Ermittler am Tatort fanden. Der mutmaßliche Rechtsterrorist sei am „frühen Samstagmorgen“ verhaftet worden. Es sei noch nicht klar, ob „weitere Taten“ mit dem Verdächtigen in Zusammenhang stünden, hieß es weiter. Die Ermittler prüften, ob es „die Möglichkeit weiterer potentielle Opfer“ gebe.

      Die DNA-Spuren konnten dem mutmaßlichen Täter relativ schnell zugeordnet werden, da er bereits „polizeibekannt“ und in eine „schwere Straftat“ verwickelt gewesen sei, hieß es in Medienberichten. Eine DNA-Probe sei ihm damals im Verlauf der Ermittlungen entnommen und in einer Datenbank gespeichert worden.

      Unklar bleibt, ob der mutmaßliche rechte Täter diesen Terrorakt allein beging, oder ob er - ähnlich der rechten Terrorgruppe NSU - in einem Netzwerk agierte. Inzwischen scheint sich bezüglich des Rechtsterrorismus eine ähnliche Konstellation wie in der Weimarer Republik zu etablieren. In der Zwischenkriegszeit waren es ebenfalls fast ausschließlich Täter aus dem rechten Lager, die Terrorakte wie den Mord an Walther Rathenau begingen.

      Ermittler im LKA Mecklenburg-Vorpommern können sich auf ihre Kollegen bei Ermittlungen gegen Rechtsextremisten nicht verlassen

      Auch die rechtsextremistischen Tendenzen im deutschen Staatsapparat treten zunehmend offen zutage. Mitte Juni wurden drei aktive und ein ehemaliges Mitglied des SEK im Mecklenburg-Vorpommern verhaftet, da sie jahrelang Munition aus den Beständen des LKA abgezweigt haben - insgesamt soll es sich um 10.000 Schuss handeln, die dann in der rechtsextremen Szene versickerten.

      Den aktiven Polizeibeamten der Sondereinheit SEK wird vorgeworfen, „mindestens seit April 2012“ Munition an den vierten, ehemaligen SEK-Mann geliefert zu haben, der Kontakte zu der sogenannten „Prepper-Szene“ habe. Als Prepper (abgeleitet vom englischen „to prepare“ - sich vorbereiten) werden Anhänger einer rechten Krisenideologie bezeichnet, die sich auf den Weltuntergang vorbereiten und beim Zusammenbruch staatlicher Ordnung zu bewaffneten Aktionen oder Massakern gegen politische Gegner übergehen wollen. Beim Skandal um Todesschwadronen der Bundeswehr-Elitetruppe KSK, in der ebenfalls rechtsextreme Netzwerke wirken sollen, gibt es ähnliche ideologische Vorstellungen.

      Aufgrund drohender undichter Stellen im Staatsapparat mussten die Ermittler im jüngsten SEK-Skandal laut Medienberichten total „abgeschottet“ werden, um etwaige Warnungen Gleichgesinnter an die mutmaßlichen Rechtsextremisten im SEK zu vermeiden. Um die Ermittlungsarbeit nicht zu gefährden und „Behördenlecks auszuschließen“, seien auch „Polizeidienststellen anderer Bundesländer einbezogen“. Im Klartext: Die Ermittler im LKA Mecklenburg-Vorpommern können sich auf ihre Kollegen bei Ermittlungen gegen Rechtsextremisten nicht ganz verlassen.

      Wenige Tage nach dem Bekanntwerden der Verhaftungen beim SEK am 16. Juni sind erste Details zu den Todeslisten bekannt geworden, die die rechtsextremen „Prepper“ in- und außerhalb des deutschen Staatsapparates in Mecklenburg-Vorpommern aufgestellt haben. Im Verlauf von Ermittlungen gegen die rechtsextreme „Nordkreuz-Gruppe“ des bis in die KSK reichenden Preppernetzwerkes ist eine Liste von 29 Namen von „Personen des öffentlichen Lebens“ aus Mecklenburg-Vorpommern sichergestellt worden, auf der vor allem Politiker der Grünen, der SPD und der Linkspartei zu finden seien, hieß es in Medienberichten. Inzwischen sei das BKA doch dazu übergegangen, die Betroffenen darüber zu informieren und als Zeugen vorzuladen.

      [...]

      #Allemagne #Mecklenburg-Vorpommern #homicide #Walter_Lübcke #meurtre #extrême_droite #liste_noire #prepper
      #complice #police

      #auf_deutsch

  • Alcune delle “diagnosi” fatte alle donne durante il ventennio fascista per rinchiuderle nei manicomi.

    La #liste est longue, quelques perles :
    – instable
    – incohérente
    – extravagante
    – excitée
    – menteuse
    – méchante
    – érotique
    – menaçante
    – rouge sur le visage
    – exhibitionniste

    https://twitter.com/ealloradeh/status/1117722994191872000

    #femmes #fascisme #Italie #hôpital_psychiatrique #psychiatrie
    #symptômes #diagnostic #santé_mentale

  • Big Deal Cancellation Tracking

    Large publishers have marketed bundles of journals at a discount off of aggregated list price since the late 1990’s. The value proposition for publishers is a guaranteed revenue stream at a high overall dollar value. The perceived benefit for the institutions has been access to a large volume of journal titles, at a lower per-title price than ala carte purchasing would afford. Over time, however, the actual value of these “big deals” has grown less clear. Publishers have often raised the price of the packages by 5-15%, far outpacing library budgets. This has been justified, in part, by the addition of a growing number of specialized journal titles, launched in quick succession. Libraries have found a growing chunk of their budgets allocated to servicing these big deals, as well as their ability to curate resources and build collections most appropriate for their communities severely hampered.

    What was once a no-fuss way to get a significant collection of journals at a discount off of list price has devolved into a restrictive agreement that limits financial and strategic flexibility. The “big deal” has often been compared to a cable or satellite TV package, an apt analogy insofar as the customer cannot choose to pass on content that is of no interest, with initial price breaks quickly giving way to locked-in increases. Much like the millions of consumers who have chosen to “cut the cord”, a growing number of libraries are electing to critically appraise these big deals by assessing their collections, the value for money they are receiving from these packages, and how they might more strategically spend their finite collections resources.

    https://sparcopen.org/our-work/big-deal-cancellation-tracking
    #édition_scientifique #université #savoir #résistance #liste #base_de_données #database

    Ici le tableau excel:


    https://docs.google.com/spreadsheets/d/1brXHnANwLBCHYo5b79hF6vGF63fdOCSOSiPxCScf0hc/edit#gid=0
    ping @reka @fil

  • Once again, the UN has failed to name firms that profit from Israel’s illegal settlements - The National
    https://www.thenational.ae/opinion/comment/once-again-the-un-has-failed-to-name-firms-that-profit-from-israel-s-ill

    Pour la troisième fois l’#ONU diffère la publication d’une liste noire concernant les entreprises qui profitent directement de la #colonisation des territoires occupés.

    The United Nations postponed last week for the third time the publication of a blacklist of Israeli and international firms that profit directly from Israel’s illegal settlements in the occupied territories.

    « #communauté_internationale »

  • Fins de mois difficiles, impayés, vente de patrimoine... Des familles asphyxiées face au « coût faramineux » des Ehpad, Béatrice Jérôme
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/02/27/de-tres-chers-parents-dans-de-trop-chers-ehpad_5428949_3224.html

    Pour une personne âgée sur deux, la facture s’élève à au moins 1 850 euros par mois. Parfois, les liens familiaux n’y résistent pas.

    Parfois, les liens familiaux n’y résistent pas. « Nous formions jusqu’à ce jour la famille modèle, très soudée, très solidaire, raconte Thierry Dormeau, 50 ans, contrôleur de gestion en Seine-et-Marne. Il aura suffi de trois mois pour que ce bonheur soit détruit. » Pauline, sa mère, souffre d’Alzheimer. Fin 2016, il a dû se résoudre à l’installer, à 83 ans, dans une maison de retraite proche de chez lui.
    Très vite, entre les quatre enfants de Pauline, la brouille a éclaté. Invoquant des dettes, des fins de mois plus difficiles, deux d’entre eux n’ont ni voulu – ni pu – partager la facture de l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (#Ehpad), qui s’élevait à plus de 1 200 euros mensuels. Les impayés se sont accumulés. Aujourd’hui, l’établissement réclame plus de 11 000 euros. Quant à Pauline, elle est placée sous #tutelle depuis neuf mois et l’établissement souhaite son départ. « Je verse 300 euros par mois à l’Ehpad, 10 % de mon salaire, confie Thierry Dormeau, qui n’a pas les revenus suffisants pour consentir un effort supplémentaire. J’attends, inquiet de savoir qui va payer le dû final. C’est l’engrenage du système qui a détruit notre fratrie. »

    Vente de leur patrimoine

    Comme M. Dormeau, ils sont une quarantaine à avoir répondu à l’appel à témoignages lancé sur le site du Monde, début février, sur le casse-tête du financement du séjour d’un parent en maison de retraite. Autant de récits qui montrent des familles soudées plus souvent qu’elles ne se divisent. Mais qui vivent toutes des affres financières face au coût « faramineux » des Ehpad au regard de leurs ressources.

    Le « #reste_à_charge » dont doivent s’acquitter les 585 560 personnes âgées qui vivent dans ces établissements est parmi les plus élevés d’Europe.

    « Les plus mal loties sont les classes moyennes inférieures, qui ne sont ni assez pauvres pour avoir des aides sociales, ni assez riches pour faire face au coût. En somme, les catégories modestes, profil type des “gilets jaunes” ! », observe Serge Guérin, sociologue, spécialiste du vieillissement.

    Pour une personne âgée sur deux, la facture d’un Ehpad s’élève à au moins 1 850 euros par mois, selon une étude de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques du ministère de la santé (Drees), publiée en novembre 2018. Alors que le montant moyen des #retraites était d’environ 1 500 euros net mensuels, fin 2016. La majorité des résidents a donc une retraite inférieure au coût du « reste à charge ».

    L’enquête de la Drees révèle aussi que seul un tiers des personnes en Ehpad dispose de revenus ou d’aides sociales suffisants pour payer. Les deux autres tiers se disent contraints de vendre leur patrimoine ou de mettre leur entourage à contribution. Reste que près d’un quart des personnes âgées interrogées indique ne pas savoir qui paye la facture, ni comment… Le coût d’une place en Ehpad est variable d’un département à l’autre. Il est aussi plus élevé dans le secteur privé lucratif où, selon la Drees, il dépasse 2 440 euros dans la moitié des établissements.

    « Les Ehpad, c’est cher payé pour le service rendu, regrette Annie Legoff, habitante de Saclay (Essonne). D’autant qu’il y a un manque énorme, mais vraiment énorme de personnel », déplore-t-elle. Elle constate à chaque visite « la lourde tâche » des équipes qui prennent soin de sa mère, Suzanne, 97 ans, et des résidents de l’Ehpad où elle vit depuis bientôt neuf ans. Pour financer son séjour dans cet établissement privé de Saclay, Annie Legoff a dû vendre l’appartement de Suzanne.

    D’ici deux ans à peine, elle n’aura pourtant pas d’autre choix que de puiser dans ses propres économies. « J’y pense tous les jours, appréhende cette ancienne secrétaire administrative à l’université. J’aurai à débourser 600 euros chaque mois, soit 15 % des revenus de mon ménage. Mon frère et ma sœur compléteront comme ils pourront. C’est un sacrifice normal mais ce sera au détriment de beaucoup de choses que nous ne pourrons plus financer », dit-elle.

    « 1 900 euros par mois »

    Les Ehpad publics – 45 % du parc – sont meilleur marché. La moitié d’entre eux pratiquent des tarifs inférieurs à 1 790 euros. Las ! Pour y entrer, les #listes_d’attente sont longues. Antoine Acquaviva n’a pas eu le choix. Faute de place dans un établissement public, près de chez sa mère, Noëlle, 74 ans, qui vit dans le Cher, cet informaticien nantais de 42 ans a dû opter pour un Ephad privé à Bourges. Le coût de l’hébergement – 2 700 euros – est hors de portée des 800 euros de retraite de Noëlle. Fils unique, M. Acquaviva verse « 1 900 euros par mois à l’Ehpad. Mon budget personnel ne pourra pas suivre longtemps », confie-t-il, avec la crainte d’être « sans solution si ma mère devait rester en établissement sur le long terme ».

    Comme lui, face à l’urgence et faute de chambres libres dans les Ehpad publics, Mireille Chabineau, habitante de Clion (Charente-Maritime), a installé son père, René, 86 ans, dans un établissement privé au Creusot (Saône-et-Loire). La retraite d’ancien ouvrier chez Schneider de son père et les petites économies de sa mère sont « entièrement » prélevées par l’Ehpad, « sans suffire à couvrir les frais », raconte-t-elle. Cette infirmière partage la charge totale de 1 300 euros, chaque mois, avec trois des quatre enfants de René.

    « On se retrouve à devoir payer pour notre père mais aussi pour notre mère, qui, sinon, n’aurait plus un euro pour vivre. »

    Pour Annie Lemer, le tribut est encore plus lourd. En 2015, elle a choisi de placer sa mère, Chelbia, dans un Ehpad privé non lucratif à Paris. « La première fois qu’on m’a indiqué le tarif, j’ai manqué de m’asseoir par terre ! », confie dans un sourire cette ancienne professeure agrégée d’hébreu. La facture s’élève à plus de 3 600 euros par mois. La retraite de Chelbia est de 1 400 euros. « Fille unique, j’assume seule le reste de la dépense, soit 2 200 euros par mois, en y consacrant, dit-elle, pratiquement entièrement mes quelque 3 000 euros de retraite. »

    Sa demande d’#aide_sociale à la Ville de Paris a reçu un « refus catégorique », au prétexte que sa « fille qui vit à Londres a des revenus élevés. Ce motif de refus ne me paraît vraiment pas juste », soupire Mme Lemer. « Ma fille a de jeunes enfants à charge. Je ne me vois pas lui demander de financer l’hébergement de sa grand-mère, même si elle a eu le beau geste de me le proposer », s’indigne-t-elle.

    Reprise d’activité

    Parfois, pour pourvoir payer l’établissement, certains conjoints sont obligés de reprendre une activité à la retraite. C’est le cas du père de Julie Guiader, cardiologue à Montrouge, dont la mère vit dans un Ehpad public qui facture un « reste à charge » de 2 500 euros, alors que la retraite de sa mère s’élève à 1 700 euros. « A 73 ans, mon père a repris son activité de médecin du travail pour payer la différence. Et je l’aide pour continuer à payer son loyer et les impôts », confie Mme Guiader.

    Pour soulager momentanément les proches, plus de 80 % des Ehpad sont habilités à délivrer une #aide_sociale_à_l’hébergement (ASH) aux résidents dont les revenus sont inférieurs au coût du séjour. Mais pour beaucoup de familles, le mécanisme de l’ASH est dissuasif. Car les conseils départementaux qui versent et financent cette aide sont en droit d’exiger son remboursement total ou partiel auprès des enfants, voire des petits-enfants, en fonction de leurs ressources, après le décès de son bénéficiaire. « Les gens hésitent à demander l’ASH, confirme Laurent Dumas, vice-président (PS) chargé de l’autonomie des établissements pour personnes âgées au conseil départemental du Puy-de-Dôme. Ils sont freinés par l’idée qu’après leur mort le département puisse demander de l’argent à leurs descendants. »

    « On n’a pas souhaité demander l’ASH, raconte ainsi Marie Pruvost, qui a installé fin juin sa mère, Rafaela, 88 ans, à l’Ephad hospitalier de Riom (Puy-de-Dôme). Même si ça fait cher, nous préférons payer au fur et à mesure plutôt que de prendre l’ASH et d’avoir à rembourser d’un coup une somme importante après sa mort », explique cette aide-soignante à l’hôpital de la ville.

    Alors que 75 % des résidents en Ehpad sont éligibles à l’ASH, seuls 20 % d’entre eux perçoivent cette allocation, ont calculé les députées Monique Iborra (LRM) et Caroline Fiat (FI) dans un rapport parlementaire sur la crise de ces établissements paru en mars 2018. Le mécanisme de l’ASH « est kafkaïen pour les familles et pour les départements qui doivent faire des enquêtes longues et coûteuses pour évaluer les moyens des descendants. C’est un système aberrant qu’il faut réformer », estime Monique Iborra.

    Pourtant, certains des 7 000 établissements français voient le nombre de dossiers d’ASH augmenter. « Depuis 2015, la courbe des demandes d’ASH grimpe de manière très forte. Un indice évident des difficultés financières croissantes des familles », relève Xavier Relandeau, directeur de la maison d’accueil du Bois-Hercé, Ehpad privé à but non lucratif à Nantes, où, depuis des générations, les habitants d’un quartier populaire de la ville viennent vivre leurs vieux jours.

    #vieux #dépendance #obligation_alimentaire #dette

  • D’une question d’ @odilon (https://seenthis.net/messages/739053 ), je me suis penché sur un top 10 de mes BDs préférées.

    Pas facile parce que beaucoup sont dans des cartons, donc j’en oublie peut-être, mais allons-y...

    Maus, de Art Spiegelman
    Broderies, de Marjan Satrapi
    Mes problèmes avec les femmes, de Robert Crumb
    Palestine, de Joe Sacco
    Ma vie, mon œuvre, mon cul, de Siné
    Les Dingodossiers, de Gotlib et Goscinny
    Idées Noires, de Franquin
    Changement d’adresses, de Julie Doucet
    Le Cri du Peuple, de Tardi
    Le Steak haché de Damoclès, de Fabcaro

    #BD #Liste #Top10

  • Meet the Knitters Who Are Turning Climate Change Data Into a Fashion Statement
    https://earther.gizmodo.com/meet-the-knitters-who-are-turning-climate-change-data-i-1831253754

    Climate change is making winter warmer, but many of us still need to bundle up with a cozy scarf this time of year. Now, thanks to a group of radical knitters (yes, knitters) in Washington state, that ubiquitous winter accessory can double as an analog climate record for any location you choose.

    #tricot #climat #visualisation

  • China blacklists millions of people from booking flights as ’social credit’ system introduced

    Officials say aim is to make it ‘difficult to move’ for those deemed ‘untrustworthy’.

    Millions of Chinese nationals have been blocked from booking flights or trains as Beijing seeks to implement its controversial “#social_credit” system, which allows the government to closely monitor and judge each of its 1.3 billion citizens based on their behaviour and activity.

    The system, to be rolled out by 2020, aims to make it “difficult to move” for those deemed “untrustworthy”, according to a detailed plan published by the government this week.

    It will be used to reward or punish people and organisations for “trustworthiness” across a range of measures.

    A key part of the plan not only involves blacklisting people with low social credibility scores, but also “publicly disclosing the records of enterprises and individuals’ untrustworthiness on a regular basis”.

    The plan stated: “We will improve the credit blacklist system, publicly disclose the records of enterprises and individuals’ untrustworthiness on a regular basis, and form a pattern of distrust and punishment.”

    For those deemed untrustworthy, “everywhere is limited, and it is difficult to move, so that those who violate the law and lose the trust will pay a heavy price”.

    The credit system is already being rolled out in some areas and in recent months the Chinese state has blocked millions of people from booking flights and high-speed trains.

    According to the state-run news outlet Global Times, as of May this year, the government had blocked 11.14 million people from flights and 4.25 million from taking high-speed train trips.

    The state has also begun to clamp down on luxury options: 3 million people are barred from getting business class train tickets, according to Channel News Asia.

    The aim, according to Hou Yunchun, former deputy director of the development research centre of the State Council, is to make “discredited people become bankrupt”, he said earlier this year.

    The eastern state of Hangzou, southwest of Shanghai, is one area where a social credit system is already in place.

    People are awarded credit points for activities such as undertaking volunteer work and giving blood donations while those who violate traffic laws and charge “under-the-table” fees are punished.

    Other infractions reportedly include smoking in non-smoking zones, buying too many video games and posting fake news online.

    Punishments are not clearly detailed in the government plan, but beyond making travel difficult, are also believed to include slowing internet speeds, reducing access to good schools for individuals or their children, banning people from certain jobs, preventing booking at certain hotels and losing the right to own pets.

    When plans for the social credit scheme were first announced in 2014, the government said the aim was to “broadly shape a thick atmosphere in the entire society that keeping trust is glorious and breaking trust is disgraceful”.

    As well as the introduction in Beijing, the government plans a rapid national rollout. “We will implement a unified system of credit rating codes nationwide,” the country’s latest five-year plan stated.

    The move comes as Beijing also faces international scrutiny over its treatment of a Muslim minority group, who have been told to turn themselves in to authorities if they observe practices such as abstention from alcohol.

    #Hami city government in the far-western #Xinjiang region said people “poisoned by extremism, terrorism and separatism” would be treated leniently if they surrendered within the next 30 days.

    As many as a million Muslim Uighurs are believed to have been rounded up and placed in “re-education” centres, in what China claims is a clampdown on religious extremism.

    https://www.independent.co.uk/news/world/asia/china-social-credit-system-flight-booking-blacklisted-beijing-points-
    #Chine #surveillance #contrôle #liberté_de_mouvement #liberté_de_circulation #mobilité #crédit_social #comportement #liste_noire #volontariat #points #don_de_sang #alcool #extrémisme #terrorisme #séparatisme #Ouïghours

    via @isskein

  • Je découvre le site #Migrations_en_Questions , dont l’objectif est :

    "Recevoir des questions des citoyen.nes sur les migrations et répondre de manière objective et impartiale est l’objectif de migrations en questions. Des universitaires, des expert.es et des spécialistes apportent des réponses courtes et pédagogiques à vos questions »

    (vous noterez quand même l’#écriture_inclusive)
    Ici le site :
    https://www.migrationsenquestions.fr

    Cool, je me dis, du coup, je clique sur le lien et je regarde les questions et les réponses.

    Pour l’instant, 4 questions et 4 réponses… 2 réponses données par #Pascal_Brice, qui ne me semble pas être un universitaire, ni un expert (en tout cas pas externe)... un spécialiste oui, mais surtout, c’est quand même le directeur de l’#OFPRA... qui est un office de l’Etat français...
    Une autre réponse est confiée #Enrico_Letta, qui est à Sciences Po (je le découvre aujourd’hui), mais qui est surtout connu pour son activité politique…
    Puis heureusement il y a #Yves_Pascouau

    Du coup, moi aussi j’ai quelques questions... et elles portent sur choix de qui a été appelé pour répondre...

    #France #migrations #questions #réponses

  • Maghreb-Staaten und Georgien bald „sichere Herkunftsstaaten“

    Die Bundesregierung will Tunesien, Algerien, Marokko und Georgien zu „sicheren Herkunftsstaaten“ erklären. Das Kabinett verabschiedete am Mittwoch einen entsprechenden Entwurf, der bei Grünen und Linken vorab bereits auf Widerstand gestoßen war.

    Ziel der Regierung ist es, die Asylverfahren von Menschen aus diesen Ländern zu beschleunigen. Außerdem kann, wer aus einem dieser so etikettierten Staaten stammt, leichter abgeschoben werden. „Es war schwer genug, die Ressortabstimmung so zu gestalten, dass wir heute ins Kabinett kommen“, sagte Bundesinnenminister Horst Seehofer (CSU).

    Der Entwurf sieht eine Stichtagsregelung für diejenigen vor, die jetzt schon einen Arbeitsplatz haben oder einen Ausbildungsvertrag geschlossen haben. Obwohl für Asylbewerber und Geduldete aus sicheren Herkunftsstaaten eigentlich ein Arbeitsverbot gilt, sollen sie weiter arbeiten dürfen. Stichtag ist dieser Mittwoch.

    Die Flüchtlingsrechte-Organisation Pro Asyl lehnt den Entwurf ab. Sie ist der Ansicht, dass bei „Schnellverfahren mit faktischer Umkehr der Beweislast“ die Situation des einzelnen Asylsuchenden nicht ausreichend gewürdigt wird. Der Grünen-Vorsitzende Robert Habeck sagte dem Redaktionsnetzwerk Deutschland (Mittwoch): „Noch immer gilt, dass in den Maghreb-Staaten Journalisten, Minderheiten und Homosexuelle nicht sicher sind vor Verfolgung und Haft.“ Seine Parteikollegin Claudia Roth nannte den Beschluss einen grundlegenden „Angriff auf das Recht auf Asyl“. „Die stetige Relativierung geltenden Rechts durch die Bundesregierung ist zutiefst besorgniserregend“, so Roth weiter.

    Außenminister Heiko Maas (SPD) wies diese Kritik zurück. „Ich warne vor Pauschalurteilen. Bloß weil wir nicht mit allen politischen Entwicklungen in den Maghreb-Staaten einverstanden sind, sollten wir sie nicht zu Folterstaaten erklären“, sagte Maas dem Redaktionsnetzwerk Deutschland.

    Neben den Staaten der Europäischen Union gelten Ghana, Senegal, Bosnien-Herzegowina, Mazedonien, Serbien, Montenegro, Albanien und das Kosovo als sogenannte sichere Herkunftsländer. 2017 war der Versuch der Bundesregierung, die drei Maghreb-Staaten Tunesien, Algerien und Marokko zu sicheren Herkunftsstaaten zu erklären, im Bundesrat am Widerstand von Landesregierungen mit Beteiligung von Grünen und Linken gescheitert.

    Der innenpolitische Sprecher der Unionsfraktion, Mathias Middelberg (CDU) sagte: „Die Grünen werden bei diesem Gesetz Farbe bekennen müssen. Es wäre verheerend, wenn sie sich erneut sinnvollen Maßnahmen gegen illegale Migration und Kriminalität entgegenstellen würden.“ Seehofer sagte: „Für dieses Gesetz braucht man zwei Bundesländer mit grüner Beteiligung.“ Er wolle aber jetzt noch nicht das Gespräch mit den Landesregierungen suchen, sondern erst wenn diese ihre eigenen Forderungen benannt hätten. FDP-Fraktionsvize Stephan Thomae erklärte: „Die Grünen verschließen die Augen vor der Realität und kreieren ein völlig falsches Bild.“

    Laut Seehofer will die Bundesregierung im Herbst einen weiteren Gesetzentwurf verabschieden, um weitere Staaten mit einer regelmäßigen Anerkennungsquote von unter fünf Prozent zu sicheren Herkunftsstaaten zu erklären.

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