• La mère de Michel Houellebecq règle ses comptes
    https://www.nouvelobs.com/culture/20080430.OBS2129/la-mere-de-michel-houellebecq-regle-ses-comptes.html

    Houellebecq, symbole de la désespérance contemporaine ? Écrivain talentueux ? Sa mère n’est guère convaincue. « L’air du temps, c’est un petit courant tout à fait éphémère de la non-pensée. C’est peut-être en raison de cette nullité qui est la ’pensée de maintenant’ qu’il est en phase avec l’époque », explique-t-elle : « Et puis cette arrogance de se prendre toujours pour l’être supérieur, l’intellectuel, cette façon de dire : je suis le plus intelligent ».

    Elle a l’air bien plus intéressante que son rejeton !


  • Voyage en manuscrits au bout de l’extrême
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/150619/voyage-en-manuscrits-au-bout-de-l-extreme

    L’exposition « Manuscrits de l’extrême », qui se tient à la BNF jusqu’au 7 juillet, rassemble des textes écrits au bord d’abîmes multiples : ceux qui bordent la prison, la passion, les états de possession ou de péril. Ces manuscrits révèlent les traces et les mots laissés dans l’urgence et la nécessité par des mains d’écrivains (Michaux, Guyotat, Saint-Simon…), de femmes, d’hommes ou encore d’enfants.

    #LITTÉRATURE #manuscrits_de_l'extrême,_En_attendant_Nadeau,_Prison,_Exposition,_mort,_camps


  • Timika – Western Papou | Vacarme en réunion
    https://tvnr.noblogs.org/post/2018/12/22/75-timika-western-papou

    Nicolas Rouillé vient nous présenter « Timika », son dernier bouquin paru aux éditions Anacharsis. Commençant par l’arrivée de Pak Sustrino sur l’île de Papouasie Occidentale, ce livre raconte un an de la vie de ce bout de territoire, colonisé par l’Indonésie depuis plus de 40 ans et exploité pour l’or que contiennent ces montagnes. Durée : 49 min. Source : Radio Campus Dijon

    https://tvnr.noblogs.org/files/2018/12/75-Timika-Western-Papou.mp3



  • Varlam Shalamov versus Aleksandr Solzhenitsyn | The Charnel-House
    https://thecharnelhouse.org/2019/06/06/varlam-shalamov-versus-aleksandr-solzhenitsyn

    Few authors are so commonly cited in anticommunist literature as Aleksandr Solzhenitsyn. Since the appearance of The Gulag Archipelago in the early seventies, it has been invoked at every turn by everyone from the “new philosophers” of France to the Canadian self-help guru Jordan Peterson. No doubt Solzhenitsyn is a great author, from a purely literary standpoint. His reactionary politics are quite separate from this consideration, but ought to have been of much more concern to Jewish ex-Maoists like Bernard-Henri Lévy and Alain Finkielkraut (who are constantly on the lookout for left antisemitism, yet seem to ignore Solzhenitsyn’s numerous antisemitic statements).

    #urss #ex-urss #littérature


  • In memoriam Malcolm Menzies

    Claudio Albertani, Malcolm Menzies

    https://lavoiedujaguar.net/In-memoriam-Malcolm-Menzies

    En 2010, Malcolm Menzies (1934-2019) acceptait de répondre aux questions de Claudio Albertani. En hommage à l’ami disparu en mai 2019 à Paris, nous republions cet entretien.

    Vous êtes l’auteur de quatre romans et d’un livre de contes. Vous écrivez dans votre langue natale, l’anglais, mais vos ouvrages ont été publiés en traduction française et, pour l’un d’eux, espagnole. Dans vos travaux, vous combinez la plus rigoureuse recherche historique avec un travail passionné d’imagination littéraire et un souci constant de perfection esthétique. Le résultat est un univers riche et intense avec des personnages que vous arrachez aux mensonges qui les entourent et que vous nous restituez avec leurs idéaux, leurs passions et aussi leurs contradictions. Quels auteurs classiques ont inspiré votre travail ?

    La littérature est la passion de ma vie, mais il est clair que mes livres trouvent leur inspiration dans l’histoire de ce qui est connu sous le nom d’« anarchisme ». Suis-je anarchiste ? Je ne sais pas. Qu’est-ce qu’un anarchiste ? Je déteste toutes les étiquettes et je ne me sens pas à l’aise dans le monde des doctrines. Disons que mon concept d’individu ressemble à celui de l’anarchisme individualiste. J’admire beaucoup d’écrivains. En Amérique latine, j’aime José Eustasio Rivera, Borges, Rulfo, Sarmiento et les Brésiliens Guimaraes Rosa et Euclides da Cunha, parmi d’autres. (...)

    #Malcolm_Menzies #littérature #anarchie #Makhno #Bonnot #Victor_Serge #Darien #Cayenne #Clément_Duval #Colombie #FARC #Marulanda #Costa_Rica


  • Tableaux d’une Slovaquie d’aujourd’hui
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/010619/tableaux-d-une-slovaquie-d-aujourd-hui

    La Slovaquie nous a récemment étonnés en portant à sa présidence une femme, qui milite contre la corruption. Sur ce pays si mal connu malgré son intégration dans l’UE, deux romans de Svetlana Žuchová et un recueil de poèmes d’Ivan Štrpka offrent au lecteur de nouvelles perspectives.

    #LITTÉRATURE #En_attendant_Nadeau,_roman,_poèmes,_Slovaquie


  • Je lance aujourd’hui une association des lecteurs du Journal de Kafka. Je la crée à un moment particulier de cette entreprise commencée en 2013, alors que je viens de finir la traduction et la mise en ligne des quatre premiers carnets du Journal (il y en a douze), soit 358 pages web. Comme il s’agit d’une édition critique comprenant des documents (nombreuses photos, extraits de la presse pragoise lue par Kafka dans les cafés qu’il fréquentait, et bientôt pages manuscrites du Journal), cela doit faire beaucoup plus imprimé. Je rappelle ici que ce projet ne reçoit aucune aide d’aucune sorte et que tous les textes sont en accès libre.

    Moment-charnière pour moi en tant que traducteur et éditeur de ma propre traduction : l’envie est bien là de continuer dès cet été avec le cinquième carnet, mais en élargissant le cercle des lecteurs si possible, et en lien avec eux (ce qui se fait déjà un peu sur le compte Twitter d’Œuvres ouvertes). Moment-charnière surtout au cœur même du Journal puisqu’on approche de la fameuse nuit du 22 au 23 septembre 1912 lors de laquelle Kafka écrit son récit Le Verdict qui fait basculer l’écrivain dans une toute autre dimension : bientôt, il écrira La Métamorphose, Le Procès, A la Colonie pénitentiaire, et il en sera bien sûr question dans le Journal et dans l’appareil critique de notre traduction.

    Il est peut-être important de signaler ici que ce projet n’est pas un « hobby », mais fait suite à plusieurs activités de recherche et de traduction en tant que germaniste disons confirmé (agrégation d’allemand, doctorat es lettres - ce que je précise non par vanité, mais simplement pour fonder le sérieux de la démarche).

    Cette adhésion à l’Association des lecteurs du Journal de Kafka procure quelques avantages que je présente ici :

    – L’adhérent.e reçoit deux livres papier des éditions Œuvres ouvertes qui viennent de paraître : le deuxième carnet du Journal de Kafka et le numéro 2 de la revue Œuvres ouvertes, intitulé Kafka n’est pas mort (sommaire ici). Envoi dans les 48 heures (nous avons ces deux parutions en stock) dès réception de l’adhésion.

    – L’adhérent.e reçoit périodiquement (par mail — merci de m’écrire pour me le communiquer) les nouvelles traductions du Journal, avant leur mise en ligne. Ces envois incluent des documents dont je peux m’être servi lors de ma traduction et qui concernent autant l’œuvre que la vie de Kafka, ainsi que des informations sur de nouveaux projets et l’actualité éditoriale.

    – L’adhérent.e bénéficie d’une réduction de 30% sur toutes les publications des éditions Œuvres ouvertes.

    Les fonds récoltés par l’association me permettront notamment d’acquérir des ouvrages nécessaires à la poursuite de mes travaux, ce qui représentera un vrai soutien de la part des lecteurs.

    En espérant vous voir nombreux à soutenir cette démarche !

    Bien cordialement,

    Laurent Margantin

    http://oeuvresouvertes.net/spip.php?article4110


  • L’écrivain et chercheur Mamadou Diallo, nouveau pensionnaire de la résidence La CENE littéraire – La Cene Littéraire

    https://cene.lacenelitteraire.com/lecrivain-et-chercheur-mamadou-diallo-nouveau-pensionnaire-de

    Mamadou Diallo, un superbe être humain et écrivain très créatif.

    Felwine Sarr a écrit, dans un très beau livre, Dahij, que “le livre est la pointe de la flèche du dire.” Je ne pense pas que l’on puisse avoir une seule et unique réponse à votre question, mais en ce qui me concerne, la littérature est ce que Felwine dit du livre, le lieu le plus acéré du discours. Un bon texte, certes, élargi vos horizons, contribue à votre montée en humanité, mais aussi et surtout, pour ma part, vous ouvre à la subjectivité d’autrui. Le style n’est rien d’autre qu’une esthétique du langage qui appartient en propre à l’auteur. L’enjeu me semble donc, lorsque l’on écrit, d’être au plus près de sa vérité. Ce qui n’est pas chose aisée, non pas pour des raisons simplement d’aptitude et de savoir-faire, mais parce que cela vous expose.

    #littérature #afrique #sénégal


  • Le joyeux «Désordre» de Leslie Kaplan
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/240519/le-joyeux-desordre-de-leslie-kaplan

    Un mouvement inexpliqué, des assassinats sans mot d’ordre et ce cri : « Ça suffit la connerie ! »… Dans "Désordre", court récit jubilatoire, la romancière Leslie Kaplan raconte la fable des révoltes d’aujourd’hui. Où, sans jamais le dire, le rire peut porter la couleur jaune.

    #LITTÉRATURE #Leslie_Kaplan,_désordre,_révolution,_Révolte


  • Les manuscrits de Romain Gary menacés de vente à la découpe
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/200519/les-manuscrits-de-romain-gary-menaces-de-vente-la-decoupe

    Où l’on découvre, à l’occasion de la publication des romans de Romain Gary en Pléiade, que les manuscrits de l’écrivain sont inaccessibles. Sous séquestre. Conséquence alarmante d’une escroquerie désastreuse : le scandale Aristophil.

    #LITTÉRATURE #Romain_Gary,_Aristophil


  • Kriegsgefangen, Erlebtes 1870, von Theodor Fontane | Projekt Gutenberg
    https://gutenberg.spiegel.de/buch/kriegsgefangen-10774/3
    Kapitel 3 des Buches

    Der Inhalt des Buches bedarf keiner weiteren Erläuterungen. Nur hinsichtlich der Freilassung Fontanes aus der Gefangenschaft sei eine ergänzende Berichtigung gegeben, die sich auf jüngst bekanntgewordene authentische Mitteilungen stützt. Der Dichter führte seine Befreiung in erster Linie auf die Bemühungen zurück, die der ihm befreundete Professor Moritz Lazarus bei dem französischen Justizminister Crémieux anstellte. Wie sich aus den im Staatsarchiv zu Washington verwahrten Akten der Gesandtschaft der Vereinigten Staaten zu Paris ergibt, sind jedoch die Schritte zur Befreiung Fontanes unmittelbar von Bismarck ausgegangen. Dieser richtete unterm 29. Oktober 1870 an den damaligen Gesandten der Vereinigten Staaten Washburne in Paris, der seit dem Ausbruch des Krieges den Schutz über die Staatsangehörigen des Norddeutschen Bundes übernommen hatte, folgenden Brief:

    »Mein Herr! Nach glaubwürdiger Mitteilung ist Dr. Fontane, ein preußischer Untertan und wohlbekannter Geschichtschreiber, auf einer wissenschaftlichen Reise in französischen, durch deutsches Militär besetzten Distrikten verhaftet und nach Besançon abgeführt worden, wo er in Lebensgefahr zu sein scheint. Nichts kann ein derartiges Vorgehen gegen einen harmlosen Gelehrten rechtfertigen. Ich bitte Sie daher, die Güte zu haben, formell seine Freilassung von der französischen Regierung zu verlangen und ausdrücklich zu erklären, daß wir im Weigerungsfall eine gewisse Anzahl von Personen in ähnlicher Lebensstellung in verschiedenen Städten Frankreichs verhaften und nach Deutschland schicken und ihnen dieselbe Behandlung zuteil werden lassen, die dem Dr. Fontane in Frankreich beschieden ist. Ich verbleibe usw.

    v. Bismarck.«

    Daß die energische Reklamation Erfolg hatte, zeigt ein zweites Schreiben vom 23. Januar 1871:

    »Ich beeile mich, Ihnen einen Brief des Herrn Staatssekretärs v. Thile zu übersenden, betreffend die von der Regierung der nationalen Verteidigung angeordnete Freilassung des Herrn Fontane. Sie werden daraus ersehen, daß der Kriegsminister, sobald er von der Entschließung, Herrn Fontane in Freiheit zu setzen, gehört, die in Domremy zur Sicherung der Befreiung Fontanes als Geiseln verhafteten drei Personen ebenfalls in Freiheit gesetzt hat. Die in einem dem Briefe des Herrn v. Thile beiliegenden Aktenstück enthaltene Forderung, im Austausch für Herrn Fontane einen französischen Offizier zurückzuschicken, konnte nicht bewilligt werden, da Herr Fontane in seiner Eigenschaft als Gelehrter in derselben Kategorie wie die in Frankreich ungerechterweise festgehaltenen Kapitäne der Handelsschiffe steht.«

    Der Dichter selbst hat von diesen Bemühungen Bismarcks um seine Errettung nie etwas erfahren.

    #histoire #guerre #France #Allemagne #littérature #reportage #politique #prisonniers_de_guerre


  • Soviet Milk by Nora Ikstena review – a blistering Latvian bestseller | Books | The Guardian

    https://www.theguardian.com/books/2018/aug/31/soviet-milk-by-nora-ikstena-review

    Outre le fait que le livre a l’air d’être très intéressant, cette écrivaine nous fait l’honneur d’une visite sur notre île au milieu du fjord, nous pourrons discuter de cette œuvre.

    A century has passed since the Baltic state of Latvia officially became a nation, and for half that time it was part of the Soviet Union. It’s a bitter history and there’s a sense in Nora Ikstena’s bestselling novel, about women versus the state, of a hard-won creative reckoning.

    Running from the end of the second world war to the fall of the Berlin Wall, the novel – Ikstena’s 20th – is narrated in alternating sections by an unnamed mother and daughter. “My milk was bitter: the milk of incomprehension, of extinction. I protected my child from it,” says the mother, a fertility specialist whose medical career is blighted after she turns on the abusive husband of a childless woman who seeks her help during a research trip to Leningrad.

    #Littérature #soviétisme #ex-urss #nora_ikstena

    • Nora Ikstena’s ‘Soviet Milk’ - The White Review
      http://www.thewhitereview.org/reviews/nora-ikstenas-soviet-milk

      Soviet Milk by Nora Ikstena opens with two women who cannot remember. ‘I don’t remember 15 October 1969,’ says the first. ‘I don’t remember 22 October 1944,’ says the second, ‘but I can reconstruct it.’ They can only reconstruct what happened because these are the days on which they were born. Birth reminds us that we are always dependent upon another to know the truth of who we are, something few of us ever come to terms with. These two women are never named: the first, born in Riga in 1969 in the early years of Leonid Brezhnev’s rule over the Soviet Union, is the daughter of the second, born when Riga was liberated from the Nazis at the end of the Second World War. This mother is also a daughter, born to a woman who resolved to forget the independent Latvia of her youth, and a father who refused to forget that Latvia condemned him to the gulag. Soviet Milk consists of these two women telling their stories in short alternating sections, manifesting in its form the intimacy and distance of what the daughter calls their ‘two parallel worlds’.


  • Un texte extraordinaire de Nathalie Quintane sur lundimatin, extrait :

    "Dans la pétition signée par les artistes, il y avait quand même beaucoup beaucoup de gens du cinéma.

    Et si vous vous étonnez qu’ils aient mis 6 mois à la faire, cette pétition, c’est que vous ne savez visiblement pas combien de temps ça prend de faire un film.

    N’importe quel écrivain vous dira que faire un livre, ça prend une bonne année.

    Donc dans six mois les écrivains signeront une pétition : novembre 2019.

    Deuxième explication : contrairement à ce qu’on serait en droit de conclure, les écrivains ne font pas actuellement le canard, ils souffrent simplement d’un manque de légitimité. Ils se disent : « Mais si on lance une pétition, personne ne la remarquera, et on sera encore ridicules. »

    « Et d’ailleurs, admettons que j’aille en manif — ou même sur un rond-point !! –, comment les gens sauront que je suis écrivain ? Ça se voit pas. »

    Quand on est écrivain, la plupart du temps, ça se voit pas.

    Si vous êtes un acteur ou une actrice, ça se voit, que vous êtes acteur ou actrice.

    Quand vous êtes Michel Houellebecq, ça se voit, que vous êtes Michel Houellebecq.

    Mais quand vous êtes écrivain, ça se voit pas.

    C’est la raison pour laquelle il est possible (j’en connais) qu’il y ait des écrivains et des poètes sur les ronds-points ou en manif. Rien de ce qui est dit ici n’écarte cette éventualité.

    Troisième explication : Nous, les écrivains, étant donnés notre sens du détail et notre hyper-sensibilité, on a la capacité de développer toute une théorie subtile sur la limite en deçà de laquelle l’Etat peut toujours légitimement être dit de droit (Etat de droit).

    D’accord, y a 1 morte, 24 éborgnés, une demi-douzaine de mains arrachées et 280 blessures à la tête chez les manifestants, mais justement on peut l’écrire et je l’écris : dans un état autoritaire, je ne pourrais pas l’écrire ; c’est donc la preuve que je suis dans un état de droit, moi, en ce qui me concerne.

    Non seulement ça, mais en tant qu’écrivain, je peux l’écrire intensément. C’est ma petite contribution.

    Comme le colibri qui porte dans son bec son petit seau pour éteindre l’incendie.

    Nous, les écrivains, on est un peu comme des colibris internes en médecine : on répare, on console, on soigne, on porte notre petit seau.

    « Ferme ta gueule deux minutes et bouge ton cul » n’est pas une phrase qu’on dit à l’écrivain.

    L’autre jour, l’attaché de presse de ma maison d’édition me disait : « La littérature, c’est devenu une niche. » En effet."

    https://lundi.am/Si-la-litterature-est-une-niche

    • Déjà, faudra attendre que Paris ait froid et que Paris ait faim (je parle de ceux qui habitent plutôt dans l’ouest et le centre-ouest ; les autres, ils connaissent).

      Vous avez déjà entendu une table de critiques littéraires préparant la rentrée début juillet dans un restaurant de fruits de mer ?

      Moi oui.

      Là, pour que la sensibilité se réveille, faudra attendre la Gestapo.

      Gestapo, section française
      http://www.13emerue.fr/dossier/la-carlingue

      La Carlingue est le surnom attribué à la fois au 93 rue Lauriston dans le 16ème arrondissement de Paris, siège de la Gestapo française, et s’applique également aux membres de cette branche française de la Gestapo, principalement des voyous et malfrats engagés par les nazis pour effectuer les basses besognes des SS.


  • Fantasy maps by #Misty_Beee

    I’m Beee and I’m a fantasy map maker from France. My biggest pleasure is to bring reality to worlds that only exists in the imagination of their authors : I love to work in collaboration with them to create the map they dream of.

    I mostly work with fantasy authors or roleplayers, but I’m open to any occasion to discover new universes, so don’t hesitate to contact me to talk about your project : I’m always ok to chat and always happy to help !


    http://mistybeee.com
    #cartographie #visualisation #imagination #mondes_imaginaires #monde_imaginaire #littérature #imaginaire
    signalé par @isskein sur twitter
    ping @reka @odilon


  • « Sur la route du Danube », une réécriture de l’Europe à vélo
    https://www.mediapart.fr/journal/international/110519/sur-la-route-du-danube-une-reecriture-de-l-europe-velo

    En 1986, dans le sens du courant, mais avant le lever du rideau de fer, Claudio Magris avait piloté une croisière majestueuse au fil du grand fleuve. Trente ans après, Emmanuel Ruben et son ami Vlad affrontent à vélo les rugosités de la route, les adversités de la pente, sous des ciels changeants, au plus près des « vies minuscules » des sociétés riveraines.

    #LITTÉRATURE #Emmanuel_Ruben,_Danube,_En_attendant_Nadeau



  • Les Cafés Géo » Les maîtres du « polar géographique » – La série des Yeruldelgger de #Ian_Mannok

    https://cafe-geo.net/les-maitres-du-polar-geographique-la-serie-des-yeruldelgger-de-ian-mannok

    Spécialement pour @simplicissimus

    Tout le monde connaît les « polars historiques », de Jean-François Parrot (Nicolas Le Floch), Ellis Peters (Frère Cadfael), Van Gulik (le juge Ti) ou I.J. Parker (Sugawara Akitada), mais il existe aussi des polars géographiques. J’ai ainsi visité l’Ecosse en suivant les indications de Ian Rankin, découvert la face cachée de Venise grâce à Donna Leon, suivi à la trace Maigret dans Paris et la liste est loin d’être exhaustive.

    Je viens de découvrir, sur le conseil du documentaliste de mon lycée, les trois ouvrages de Ian Manook (pseudo de Patrick Manoukian) qui ont pour cadre la Mongolie. Le talent de l’auteur est de nous plonger dès les premières pages dans une ambiance prenante, dans laquelle on s’immerge très vite malgré l’étrangeté des situations tant les descriptions sont précises et concrètes. Le premier opus met en vedette un inspecteur de police : Yeruldelgger, un vieux de la vieille dont on découvre vite la profondeur et la droiture.

    La description de la Mongolie est saisissante. Aux immeubles soviétiques se juxtaposent de récentes constructions plutôt kitch, dans le sillage du boom économique lié à l’exploitation des ressources minérales, dans lequel le pays perd son âme. Si les campements de yourtes voisinent en ville avec des centres commerciaux ou des zones industrielles, continuant à abriter une population qui s’accroche à ses racines, beaucoup de démunis vivent dans les égouts de la ville, proie des trafiquants et des exploiteurs en tout genre. Le maintien de l’âme mongole et d’une culture millénaire n’est plus la préoccupation que d’une minorité, dans un pays balloté entre les ambitions russes, coréennes et chinoises où l’argent semble justifier toutes les abominations et où la corruption est de règle.

    #géographie #littérature #mongolie

    • #merci @reka, j’ai lu les trois, tu penses ! Ça a bien dû m’être recommandé 25 fois…

      Ça se dévore plutôt bien. Tout en étant tout à fait horripilant pour quelqu’un qui connait bien la Mongolie. Un peu comme dans les SAS de Gérard de Villiers autrefois, on a droit à tous les clichés et les incontournables mongols (les lieux touristiques classiques, le chauffage urbain,…) mais pour les relations entre les personnes, ce n’est vraiment pas ça.

      Un exemple : le héros s’appelle donc Yeruldelger (il met 2 g pour en faire un g dur en français), nom bien mongol. (pour un petit échantillon, voir la liste des présidents, sachant que le premier nom est le prénom du père au génitif ( -iyn, fils de) https://fr.wikipedia.org/wiki/Président_de_l%27État_de_Mongolie#Liste_des_chefs_de_l'État_de_Mongoli )

      Or, dans la vraie vie, sauf dans des situations formelles, tout le monde emploie systématiquement un diminutif ou un surnom, ici le plus probable sauf surnom serait Yerul tout court. Et là, pas une seule fois ! ses amis, sa chérie, tout le monde emploie toujours son nom complet. C’est bête, mais ça m’horripile à chaque fois.


  • Une lecture géographique de Marcel Proust – Mondes Sociaux
    https://sms.hypotheses.org/19303

    La littérature offre aux géographes un terrain d’étude infini. En effet, souvent les romanciers mettent en scène dans leurs récits des lieux, des territoires, des espaces auxquels ils confèrent des caractéristiques particulières. L’analyse de la création romanesque fait l’objet depuis quelques décennies d’une rencontre entre géographes et littéraires.

    #Géographie #Littérature #Marcel_Proust


  • I LUOGHI DELL’UTOPIA

    La letteratura fantastica e divulgativa, specie se di natura politica, abbonda da sempre di carte che illustrano mondi narrati e obiettivi agognati. Attraverso le mappe, chimere e ideologie si inverano e acquistano ‘oggettività’. Contribuendo così a plasmare il mondo.

    http://www.limesonline.com/cartaceo/i-luoghi-dellutopia
    #utopie #cartographie #visualisation #littérature


  • #Houellebecq a-t-il dit qu’il « tressaillait d’enthousiasme » chaque fois qu’un Palestinien meurt ? - Libération

    https://www.liberation.fr/checknews/2019/04/19/houellebecq-a-t-il-dit-qu-il-tressaillait-d-enthousiasme-chaque-fois-qu-u

    Ce signalement pour engager une réflexion sur la responsabilité et la liberté de l’écrivain, la nature du roman, etc... Peut-on écrire n’importe quoi sous le prétexte que c’est une fiction ? doit-on ou ne doit-on pas (peut-être est-ce plutôt peut-on ou ne peut-on pas) faire la différence entre un auteur et ses personnages fictionnel (en fait il ne fait pas de doute que l’écrivain, l’auteur est libre d’inventer et de mettre en scène des salopards d’enfer, mais alors comment savoir si l’auteur s’identifie à son personnage, ou l’invente pour en dénoncer les comportements ? - cf. Robert Merle dans "la mort est mon métier")

    ’auteur, qui a bien reçu sa Légion d’honneur jeudi des mains d’Emmanuel Macron, n’a jamais écrit cela dans une tribune, ni prononcé ces mots. Elle figure bien, en revanche, dans son roman Plateforme sorti en 2001 et résumé ainsi par son éditeur à l’époque : « Après la mort de son père, Michel, fonctionnaire quadragénaire et blasé, décide de partir en Thaïlande pour goûter aux plaisirs exotiques. Il y rencontre Valérie, cadre dans une grande société de voyages, à qui il soufflera sa théorie sur les vraies motivations des Européens en quête de sensations fortes. Embarqué dans la lutte pour le profit à tout prix, où le corps est plus que jamais une marchandise, Michel jette un regard cynique sur la société occidentale. Il sera peut-être surpris de découvrir que l’être humain est encore capable de sentiments… »
    « Sentiment de vengeance »

    La phrase citée dans le tweet apparaît dans la dernière partie du roman. Elle exprime alors les pensées du personnage principal, Michel, dont la femme vient de mourir dans un attentat islamiste. Voici le paragraphe en question :

    « On peut certainement rester en vie en étant simplement animé par un sentiment de vengeance ; beaucoup de gens ont vécu de cette manière. L’islam avait brisé ma vie, et l’islam était certainement quelque chose que je pouvais haïr ; les jours suivants, je m’appliquais à éprouver de la haine pour les musulmans. J’y réussissais assez bien, et je recommençais à suivre les informations internationales. Chaque fois que j’apprenais qu’un terroriste palestinien, ou un enfant palestinien, ou une femme enceinte palestinienne, avait été abattu par balles dans la bande de Gaza, j’éprouvais un tressaillement d’enthousiasme à la pensée qu’il y avait un musulman de moins. Oui, on pouvait vivre de cette manière. »
    « Racisme chic et tendance »

    La publication de ce roman avait déjà fait polémique à l’époque. Dans Libération, le poète marocain Abdel-Illah Salhi avait dénoncé, après la publication de ce livre, un « racisme chic et tendance » : « Il est bizarre, voire honteux, que les critiques et les chroniqueurs les plus crédibles du milieu littéraire aient salué le dernier roman de Michel Houellebecq, Plateforme, en le couvrant d’éloges, en s’arrêtant longuement sur les thèmes du tourisme sexuel, de l’Occident décadent, de la déprime des cadres, mais en se gardant bien de s’attarder sur la haine raciale et les tonnes d’injures contre les Arabes et les musulmans dont regorge le roman. Les musulmans et leur civilisation y sont la cible d’insultes répétées et font l’objet des amalgames racistes les plus mensongers et les plus dégradants », expliquait-il dans sa tribune.

    #littérature #polémique #auteur #fictions


  • https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-1ere-partie/gregoire-bouillier-journal-des-gilets-jaunes

    Grégoire Bouillier sort un nouveau livre à propos des Gilets Jaunes. Charlot déprime suivi d’Un Rêve de Charlot.

    J’en suis à un point de vénération de cet écrivain sans doute avancé, je vais donc me jeter sur ce nouveau livre, je ne peux pas décemment vous conseiller d’en faire autant, en revanche dans cet entretien assez court d’une demi-heure avec Olivia Gesbert sur France Culture, il dit, il me semble, des choses intéressantes, notamment sur la place de l’écrivain, et drôles aussi, forcément, personne ne me fait rire comme lui, même pas les Monty Python.



  • LITERATUR: So leicht zu verführen - DER SPIEGEL 22/2009
    https://www.spiegel.de/spiegel/print/d-65490020.html

    Nach mehr als 60 Jahren ist jetzt ein Tagebuch entziffert und publiziert worden, das der Schriftsteller Hans Fallada 1944 heimlich in der Haft schrieb.
    Er ist abhängig vom Alkohol, seine literarische Karriere auf dem Nullpunkt, seine Ehe zerbrochen. Dann auch noch das: Ein Schuss aus seiner Pistole löst sich, als er mit seiner Ex-Frau streitet. 1944, es ist Krieg, die Mühlen der Nazi-Justiz drehen sich immer schneller. „Kleiner Mann - was nun?“: So heißt der Roman aus dem Jahr 1932, der ihn weltberühmt gemacht hat. Der Titel trifft auf den Verfasser zu, Literatur ist trostlose Wirklichkeit geworden.
    In Sträflingskleidung sitzt Hans Fallada gut drei Monate lang als „gemeingefährlicher Geisteskranker“ zur Beobachtung in der Landesanstalt Neustrelitz-Strelitz, in einem „Totenhaus“ (Fallada). Der Schuss war zwar ins Leere gegangen, niemand wurde verletzt, aber der Vorgang wurde aktenkundig.

    Nachts kann der Dichter - mit einem schizophrenen Mörder und einem kastrierten Sittlichkeitsverbrecher in einer Zelle - kaum schlafen. Rudolf Ditzen, damals 51, mit dem Künstlernamen Fallada nach dem sprechenden Pferdekopf aus Grimms Märchen, mehrfach vorbestraft, scheint nun wirklich am Ende.

    Aber er darf, unter strenger Aufsicht, in der Anstalt schreiben. Das tut er wie ein Besessener. Auf knapp zugeteiltem Papier entstehen Kurzgeschichten, der Roman „Der Trinker“ und noch etwas, das keiner seiner Bewacher sehen darf: Fallada rechnet insgeheim mit den Nazis ab.

    Zwischen den Zeilen lesen - meist ist das etwas für feinsinnige Interpreten. Für die Germanistin Jenny Williams und die Fallada-Expertin Sabine Lange aber war es knallharte und sehr konkrete Arbeit. Denn sie haben Hans Falladas „Gefängnistagebuch 1944“ entziffert, das raffiniert verschlüsselte und todesmutige Zeugnis eines Verzweifelten*.

    Der schwächliche Schreiberling ist ein geschickter Textverstecker. Große Teile seines Tagebuchs quetscht er zwischen die Zeilen des sogenannten „Trinker“-Manuskripts. Anfänge und Fortsetzungen - oft in Sütterlinschrift, oft verkehrt herum - sindnicht leicht zu finden, da sie sich teilweise in unverfänglichen Erzählungsniederschriften verstecken. So entsteht gestricheltes Buchstabengewürm, unentzifferbar für die Blicke der Nazi-Wärter.

    Auch die beiden Herausgeberinnen benötigten Jahre für die Arbeit des Entschlüsselns. Es herrschte zudem lange Unsicherheit darüber, wie mit einem vom Verfasser nichtautorisierten Text überhaupt umzugehen sei.
    Was daher erst jetzt, nach mehr als sechs Jahrzehnten, erstmals komplett zugänglich wird, ist ein typischer Fallada, eine Mischung aus Wutgeheul und Plauderton, aus Ernst und Leichtsinn, aus Kolportage und Faktenbericht, wie eine poetische Liveschaltung mitten in den Wahnsinn. Aber ein todsicheres Gefühl bestimmt den unter den Augen seiner Verfolger entstehenden Bericht: das einer unausweichlichen Katastrophe.
    Fallada (1893 bis 1947), der unpolitische Autor, legt erstmals ein politisches Bekenntnis ab. Mit der Strenge der Nachgeborenen urteilen die Dechiffriererinnen Williams und Lange: „Es ist aufschluss- und lehrreich, überzeugend aber nicht.“

    Hätte Fallada nach der Machtergreifung der Nazis überhaupt in Deutschland bleiben dürfen? Hat er die Möglichkeiten, in innerer Emigration dem Druck und der Kompromittierung durch das Dritte Reich zu widerstehen, überschätzt? Hat er nicht bemerken wollen, dass an allem, was unter den Nazis veröffentlicht wurde, der „Geruch von Blut und Schande“ klebt, wie es nach dem Zweiten Weltkrieg Thomas Mann formulierte?
    Was der gequälte Autor in der Zelle über seine jede Emigrationspläne verhindernde Heimatliebe zu Papier bringt, klingt manchmal nach nationaler Gartenlaube: „Denn ich liebe dieses Volk, das der Welt unvergängliche Klänge geschenkt hat und weiter schenken wird. Hier sind Lieder gesungen wie in keinem Lande der Welt, hier in Deutschland erklangen Töne, die man nicht wieder hören wird, wenn dieses Volk untergeht! So treu, so geduldig, so standhaft dieses Volk - und so leicht zu verführen! Weil es gläubig ist - jedem Scharlatan glaubt es.“

    Aber wegen der deutschen Töne und auch der „Bäume und der Bienen“ (Fallada) im Nazi-Reich zu bleiben - das wäre bloß lächerlich, wenn Falladas Gefängnistagebuch ein gefühlsduseliger Herzenserguss bliebe. Doch mit fortschreitender Lektüre verdunkelt sich das Bild: keine Bäume, keine Bienen und keine Komponisten mehr. Fallada erscheint als ein Zeitgenosse, dem sich erst allmählich die Augen öffnen für Verhängnis und Mitschuld.

    Große Töne bestimmen den Anfang der Aufzeichnungen, lustige Lokalrunden in Berlin, auf denen die Arrivierten über die gerade an die Macht gekommenen Nazis spotten - der Verleger Ernst Rowohlt voran, den Fallada seit den frühen zwanziger Jahren kennt und dem er in kameradschaftlicher Verbundenheit ein Denkmal setzt.

    Doch dann zieht Fallada mit Frau und Familie aufs Land und begegnet der brutalen Wirklichkeit. Seine Wirtsleute, eigentlich gescheiterte Existenzen, sind geldgierige Denunzianten, die den Schriftsteller der mordlüsternen SA ausliefern - kleine Leute, nun plötzlich groß und schrecklich.

    Fallada macht diese Erfahrung mit dem Bäume-Bienen-Beethoven-Volk mehr als einmal. Da gelingen ihm großartige Schilderungen vom flachen braunen deutschen Land, von der alles beherrschenden Stimmung aus Angst und Gier, von Rücksichtslosigkeit jenseits jeder Moral.

    Doch der eingesperrte Autor weiß, dass auch er selbst nicht bloß die verfolgte Unschuld vom Lande ist. Er hat sich mit dem Propagandaapparat eingelassen. Er hat sich nach langem Zögern bereit erklärt, die von ihm verfasste Filmvorlage für den „Eisernen Gustav“, die Fahrt eines Berliner Pferdedroschkenkutschers nach Paris, im Sinne der Nazis mit einem neuen Schluss zu versehen: Gustav, der störrische Modernisierungsverweigerer, kommt in ein politisch gewendetes Hakenkreuz-Berlin zurück.

    Dass aus dem Film nichts wurde, weil ihn der oberste NS-Mythenmeister Alfred Rosenberg verhinderte, erleichtert Fallada keineswegs, sondern führt im Tagebuch zu Hassausbrüchen gegen den gerade durch Frauenaffären geschwächten Goebbels.

    Fallada, wie immer in Geldnot, erklärt sich bereit, einen „nichtantisemitischen antisemitischen Roman“ im Auftrag des Propagandaministeriums zu liefern. Das Manuskript ging verloren. Fallada, der persönlich kein Antisemit war und nach der Machtergreifung eine Jüdin in seinem Hause wohnen ließ, benutzt in seinem Tagebuch Redewendungen, die erschauern lassen.

    So belustigt er sich über den Rowohlt-Lektor Paul Mayer: „Das gute Gewissen des Verlages, unser aller Freund und Berater, unbestechlich, getreu: nichts als ein kleiner degenerierter Jude von knapp 35 Kilo Gewicht und grotesk hässlich.“ Die Unentschuldbarkeit dieser Sprache wird Fallada erst 1945 bewusst, als er in einer eigenhändigen und früh abgebrochenen Klarschrift seiner Aufzeichnungen solche Passagen abmildert.

    Gleichzeitig entstehen Aperçus über den Schauspieler Emil Jannings, bei Fallada ein von Goebbels und der NS-Filmwirtschaft umhätscheltes, herrschsüchtiges Mimenkind, und auf den Karikaturisten e. o. plauen, den Schöpfer der beliebten Bildergeschichten von Vater und Sohn, den Denunziationen in den Selbstmord trieben. Auch was Fallada über das unglückliche Leben eines ehemals kommunistischen Musiklehrers schreibt, an dem sich die SS rächt, ist von rührender emotionaler Eindeutigkeit. Doch Erkenntnis mischt sich bei ihm immer mit Blindheit - ein sehr deutsches Phänomen.

    Am Ende geht der Tagebuchschreiber auf die Flucht. Er träumt sich in eine Idylle und phantasiert von einem Kellergewölbe, einem unterirdischen Palast, den er für sich und seine Familie unter seinem Haus gebaut hat - mit Blumen, schön eingerichteten Zimmern und künstlichen Aussichten auf deutsche Landschaften.

    Als der Krieg vorbei ist, entsteigt Fallada seinem erträumten Bunker. Die Menschen stammeln, wenn sie nach Hitler gefragt werden. Eine Frau stellt den aus ihrer unterirdischen Fluchtburg wieder Auferstandenen die Frage, die sich alle Deutschen hätten stellen müssen: „Wie konntet ihr das tun?“
    Fallada hat versucht, unter Lebensgefahr eine Antwort zu geben. Sie konnte nur unbefriedigend ausfallen.

    NIKOLAUS VON FESTENBERG

    #Allemagne #littérature #politique #nazis