• L’#extrême_droite britannique multiplie les #raids racistes sur le littoral français

    Les attaques de militants de l’#UKIP visant des exilés se sont succédé ces derniers mois autour de #Dunkerque, s’ajoutant à de nombreuses pressions. Des associatifs dénoncent le laisser-faire des autorités et craignent l’escalade.

    La #vidéo ne dure qu’une quarantaine de secondes. Sur les premières images, on distingue une douzaine de personnes, de nuit, portant une banderole floquée du message « Islamist invaders not welcome in Britain » (« Les envahisseurs islamistes ne sont pas les bienvenus en Grande-Bretagne »). Dans la séquence suivante, au moins sept hommes, casquettes noires vissées sur le crâne, marchent à vive allure dans les rues de #Grand-Fort-Philippe, en périphérie de Dunkerque, dans le Nord.

    L’un d’entre eux porte un drapeau de l’Angleterre, un autre, celui de l’Union Jack. On les voit, munis de puissantes lampes torches, se rapprocher puis s’en prendre à un groupe d’une vingtaine de personnes exilées, assises et assoupies sur le trottoir. Ces dernières sont réveillées dans leur sommeil, la plupart semblent stupéfaites. La bande-son de la vidéo se résume à un slogan, qui tourne en boucle : « You shall not pass ! » (« Vous ne passerez pas ! »)

    Cette vidéo, rendue publique le 30 septembre sur les réseaux sociaux du parti d’extrême droite britannique UKIP (#United_Kingdom_Independence_Party), a été tournée dans la nuit du 9 au 10 septembre. « Ce soir-là, les militants du UKIP ont insulté les exilés, ils ont également volé les gilets de sauvetage de certains et sont même allés jusqu’à frapper plusieurs personnes, dont une femme », détaille Salomé Bahri, coordinatrice de l’association Utopia 56.

    Au cours de leur maraude nocturne, les bénévoles de cette association ont rencontré les exilés victimes de cette #agression et ont recueilli leurs témoignages. « Ils ont vraiment eu peur, certains ont cru qu’ils allaient mourir », confie Salomé Bahri.

    À leur tête, un leader raciste et masculiniste

    Cette agression xénophobe, préméditée et mise en scène, perpétrée par des militants d’extrême droite britanniques sur le littoral nord de la France n’est pas un événement isolé. Ces dernières semaines, les actes d’#intimidation ou de #violence à l’encontre de personnes exilées et de leurs soutiens se sont succédé à Dunkerque et #Calais. Le 7 novembre au matin, encore à Grand-Fort-Philippe, une petite dizaine de militants britanniques d’extrême droite du mouvement « Raise The Colours » (« hissez les couleurs ») se filme au bord du fleuve Aa en exhibant un immense drapeau de l’Union Jack tout en proférant leur haine des personnes migrantes.

    Alors que le #Royaume-Uni est confronté depuis plusieurs mois à d’importantes mobilisations anti-immigrés, les plages de la #Côte_d’Opale sont devenues le nouveau terrain de jeu de l’extrême droite britannique, suscitant peu de réactions des pouvoirs publics.

    « Il y a toujours eu cette menace de l’extrême droite sur le littoral, mais cela s’est nettement accéléré ces derniers temps », note Salomé Bahri. Début juin, les militants de l’UKIP sont restés plusieurs jours à Calais et ont multiplié les intimidations envers les exilés et les personnes solidaires, postant systématiquement ensuite leurs vidéos sur les réseaux. À leur tête, une des figures du parti, #Nick_Tenconi, ouvertement islamophobe, masculiniste et anti-LGBT+, promeut l’expulsion en masse des immigrés présents sur le territoire britannique.

    Les humanitaires dépeints comme des « terroristes de l’intérieur »

    « Nick Tenconi et son groupe sont restés entre une heure trente et deux heures devant l’accueil de jour à nous menacer et à nous insulter, nous traitant de “terroristes de l’intérieur” et de “méchants petits communistes” », se remémore Léa Biteau, du Secours catholique. Les images publiées sur X montrent le leader de l’UKIP, dans une posture d’intimidation, accuser les équipes du Secours catholique « d’être complices de l’envoi de migrants illégaux vers le Royaume-Uni ».

    Dans une autre vidéo postée le 7 juin, Nick Tenconi, mégaphone en main, hurle sur un groupe d’exilés attendant le début d’une distribution alimentaire : « Vous êtes tous filmés ! Nous allons transmettre ces images aux services de renseignement britanniques ! Vous n’êtes pas les bienvenus en Grande-Bretagne, faites-le savoir à vos amis et vos familles ! »

    Le parti d’extrême droite a lancé pendant l’été une cagnotte en ligne destinée à « maintenir une présence dans le nord de la France » de ses militants « afin de localiser et stopper les bateaux ». Plus de 21 000 euros ont pour l’heure été récoltés par la plateforme GiveSendGo, déjà épinglée pour avoir hébergé des appels à dons en faveur de militants suprémacistes et #néo-nazis. Ces raids de militants de l’UKIP ne constituent toutefois pas la seule menace à laquelle ont dû faire face les personnes exilées et leurs soutiens ces derniers mois sur le Calaisis et la Côte d’Opale.

    Croix gammée, doigts d’honneur et excréments

    « Ces dernières semaines, nous avons constaté que certaines cuves d’eau avaient été sabotées : des robinets ont été volés, l’#eau a été polluée par du produit vaisselle ou encore des personnes ont volontairement déversé le contenu », indique Lachlan Macrae de Calais Food Collective.

    Ce groupe de solidaires installe des citernes d’eau sur les camps de fortune où survivent les exilés, palliant ainsi les carences assumées de l’État français en matière d’accès à l’eau, un droit pourtant fondamental. « Dernièrement, une des citernes a même été taguée d’une #croix_gammée », ajoute le militant.

    « Le 26 septembre, nous avons découvert un sac d’excréments à l’entrée de l’entrepôt », détaille Jade Lamalchi de l’Auberge des migrants, en reprenant un document sur lequel elle consigne, avec d’autres solidaires, les #menaces et intimidations auxquelles ils et elles font face. La responsable associative évoque également le cas récent de filatures, par un couple dans un véhicule, au cours desquelles les personnes solidaires ont été prises en photo. « On se demande si c’est une manière de préparer de futures actions », s’inquiète la jeune femme.

    « Il y a un climat ambiant qui favorise ce type d’agissements isolés, cela décomplexe le passage à l’acte », estime Léa Biteau du Secours catholique, également confrontée à « des actes de #vandalisme, tels que des dépôts d’excréments ou de la glue dans les serrures des locaux ».

    La salariée associative n’impute toutefois pas directement ces actes à l’extrême droite organisée, mais souligne que ces actions, qui peuvent venir d’habitants, participent à « décourager les initiatives solidaires ». Un constat partagé par Salomé Bahri qui observe régulièrement des riverains du camp de #Loon-Plage, près de Dunkerque, « faire des doigts d’honneur ou insulter des bénévoles d’Utopia et des personnes exilées ».

    Les groupuscules néo-fascistes français en embuscade

    « À Londres comme à Paris, les responsables politiques usent d’un discours politique toujours plus dur et déshumanisant à l’encontre des personnes exilées, cela normalise ces idées et ce type de comportements, s’alarme Lachlan Macrae, ce n’est pas surprenant ensuite de voir ces agitateurs fascistes se sentir encouragés pour agir ». Le militant de Calais Food Collective rappelle que Nick Tenconi et le parti UKIP étaient aux avant-postes du mouvement anti-immigrés qui s’est répandu cet été outre-Manche.

    Dans de nombreuses villes du Royaume-Uni, des rassemblements hostiles, attisés sur les réseaux sociaux par l’extrême droite, ont eu lieu devant les hôtels hébergeant les demandeurs d’asile, avec comme slogan principal « Send them home, protect our kids ! » (« Renvoyez-les chez eux, protégez nos enfants ! ») « Après ça, pour Nick Tenconi et l’UKIP galvanisés par ces mobilisations, la prochaine étape était de venir à Calais », observe Lachlan Macrae.

    « On craint que les actions menées par UKIP sur le #littoral ne donnent des idées à des groupes d’extrême droite locaux », analyse Salomé Bahri. Le 1er septembre, les groupuscules #identitaires #Nouvelle_droite, basé à Lille, et #Les_Normaux, venus de Rouen, se sont retrouvés pour une action de communication sur une plage proche du #cap_Gris-Nez. Les militants d’extrême droite se sont pris en photo arborant des banderoles « #Stop_the_boats » et en soutien à #Tommy_Robinson, un ancien hooligan à l’origine de l’#English_Defence_League, un groupuscule nationaliste et islamophobe. L’activiste d’extrême droite, très influent sur les réseaux sociaux, est à l’origine de la manifestation anti-immigrés qui a rassemblé 100 000 personnes au cœur de Londres le 13 septembre dernier.

    Les autorités très lentes à réagir

    Le raid de l’UKIP de début septembre a donné lieu à un signalement d’Utopia 56 auprès du parquet de Dunkerque le 18 septembre. Ce n’est toutefois qu’après la publication de la vidéo sur X de l’agression perpétrée contre des exilés que la procureure de Dunkerque a ouvert une enquête. Contacté par Basta !, le parquet de Dunkerque n’a pas partagé de nouveaux éléments relatifs à cette affaire. Plusieurs associatifs restent toutefois sceptiques quant à la capacité de réaction des autorités françaises, les mêmes qui, par ailleurs, organisent des expulsions de campements toutes les 48 heures à Calais ou cautionnent les interceptions violentes de zodiacs sur les plages du littoral.

    « Une ligne rouge a été dépassée : les pouvoirs publics laissent faire les propos et actes racistes et nous, en tant qu’associatifs, on se retrouve à devoir s’organiser, faire de la veille sur les réseaux sociaux afin de prévenir de futurs agissements de l’extrême droite », estime Jade Lamalchi, de l’Auberge des migrants, qui a de son côté signalé les cas de filatures auprès de la sous-préfecture de Calais, sans suite pour le moment. « On essaie désormais d’anticiper de nouvelles menaces de l’extrême droite, abonde Salomé Bahri. On prévient les bénévoles et les personnes exilés via des stories WhatsApp et on adapte nos missions sur le terrain. »

    Fin septembre, dans un courrier adressé au Premier ministre britannique, Keir Starmer, un collectif de 150 organisations de la société civile britannique appelle à une réponse forte des autorités face aux intimidations et menaces grandissantes de l’extrême droite auxquelles elles sont confrontées.

    Salomé Bahri conclut : « En #Angleterre comme en #France, cette volonté de beaucoup de responsables politiques de ne pas pointer du doigt les discours et les actes racistes est un terreau fertile, c’est une incitation à continuer et aller plus loin. »

    https://basta.media/extreme-droite-britannique-multiplie-les-raids-racistes-sur-littoral-franca
    #racisme #UK #Manche

  • Les luttes pour les #cabanes de la forêt de la Teste-de-Buch
    https://metropolitiques.eu/Les-luttes-pour-les-cabanes-de-la-foret-de-la-Teste-de-Buch.html

    Espace d’exploitation devenu lieu de #villégiature d’une population privilégiée, la #forêt de La Teste-de-Buch est au cœur de conflits d’usages, entre politique de préservation et volonté de #reconstruction après les incendies de 2022. Les forêts périurbaines sont des espaces naturels très prisés de l’élite urbaine (Pinçon et Pinçon-Charlot 2009). Au sein des territoires périurbains, la concurrence pour des aménités paysagères est intense (Poulot 2013). Éric Charmes qualifie certains villages #Terrains

    / reconstruction, forêt, #conflit_d'usage, cabanes, #littoral, #tourisme, #risque, villégiature

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_guerin-turcq.pdf

  • Carnets de villes – #Montpellier
    https://metropolitiques.eu/Carnets-de-villes-Montpellier.html

    Montpellier, #métropole aux aspirations internationales, connaît l’une des plus fortes croissances démographiques du pays. Les transformations spectaculaires de cette ville méditerranéenne sont également dues à une politique urbaine ambitieuse, dont les grands projets donnent lieu à des controverses. Nous en parlons avec Yann Legouis, architecte et habitant de Montpellier. Émission : Carnets de villes Montpellier, vers où et jusqu’à quand ? Où commence la métropole, quelles limites et quels bords #Podcasts

    / Montpellier, métropole, #littoral, #Méditerranée, #croissance_urbaine, #politiques_publiques, #architecture, (...)

    #urbanisme

  • Romania ed erosione costiera: la sostenibilità può attendere
    https://www.balcanicaucaso.org/aree/Romania/Romania-ed-erosione-costiera-la-sostenibilita-puo-attendere-239718

    Per difendere il litorale minacciato dall’avanzata del mar Nero, il governo di Bucarest e Bruxelles avevano promesso soluzioni basate su un approccio che metteva al centro la protezione degli ambienti naturali. Alla fine, però, purtroppo ha prevalso la “cura del cemento”

  • #Sénégal : plus de 1 900 migrants interpellés au 1er trimestre 2025

    Selon le Comité interministériel de lutte contre la migration irrégulière (CILMI), 1 946 migrants ont été interpellés, 74 convoyeurs arrêtés et 32 #pirogues saisies par les forces de sécurités sénégalaises durant le 1er semestre 2025. Des chiffres qui relatent l’ampleur du phénomène migratoire au Sénégal malgré les efforts entrepris pour lutter contre l’immigration clandestine vers l’Europe.

    Au premier trimestre 2025, les forces de défense et de sécurité sénégalaises ont interpellé « 1 946 personnes tentant de prendre la mer, dont une majorité d’étrangers - 1 000 personnes - utilisant le Sénégal comme point de départ » a indiqué mardi 2 septembre le secrétaire permanent du Comité interministériel de lutte contre la migration irrégulière (CILMI), Modou Diagne.

    Le contrôleur général de police a également précisé que 32 pirogues avaient été saisies et 74 suspects, des convoyeurs, arrêtés et déférés devant la justice. Ces chiffres ont été présentés à l’occasion d’un atelier s’inscrivant dans le cadre de la #Stratégie_nationale_de_lutte_contre_la_migration_irrégulière avec la #vision_Sénégal_2050 (#SNLMI).

    « La migration irrégulière est un défi de longue date, qui ne peut être résolu par un coup de baguette magique » a déclaré #Modou_Diagne. « Nous voulons réduire drastiquement ce phénomène à l’horizon 2035 », a-t-il cependant insisté.

    Face à l’ampleur de ces #départs irréguliers vers l’Europe, le Sénégal a accentué ses efforts ces dernières années afin de freiner le flux des migratoires.

    Multiplication des efforts

    Les #opérations_de_contrôle menées par les autorités de Dakar se sont donc multipliées sur le #littoral ces derniers mois. Un renforcement notamment dû au renouvellement d’accords de #coopération entre les #pays_de_transit (dont le Sénégal mais aussi la Mauritanie) et l’#Union_européenne, pour limiter les départs d’embarcations clandestines vers l’Europe. Dakar avait ainsi reçu une aide de 30 millions d’euros en octobre 2024 pour contrer ces départs mais aussi secourir les migrants en mer.

    « La #surveillance renforcée des #côtes commence à porter ses fruits », a souligné le Modou Diagne, saluant notamment les avancées réalisées dans le démantèlement des filières de #passeurs et l’intensification de la #répression à leur encontre.

    La SNLMI, validée en 2023 afin de lutter contre le phénomène d’ampleur de l’immigration clandestine au Sénégal, s’axe sur cinq volets : #prévention et #sensibilisation, répression des #filières_de_passeurs, gestion et #surveillance_des_frontières, #protection, retour et #réintégration des migrants. C’est pour coordonner toute ses actions que la CILMI a été créé en 2024 par le président de la République du Sénégal.

    L’accent est notamment mis sur la prévention pour dissuader les jeunes Sénégalais de partir clandestinement. Plusieurs campagnes de sensibilisation sont menées dans le pays depuis le début de l’année et des comités départementaux et régionaux de #lutte_contre_la_migration_irrégulière ont également été mis sur pied pour « impliquer les communautés dans cette #prévention ».

    https://x.com/Min_Interieur/status/1889799947647959160

    Le secrétaire permanent a insisté sur « la nécessité d’aller au-delà du volet sécuritaire » et d’"offrir aux jeunes et aux femmes des alternatives crédibles pour bâtir un avenir au Sénégal". Des #programmes_économiques générateurs de #revenus sont aussi en cours de déploiement dans le pays pour tenter de dissuader la population de prendre la route de l’exil.

    Une route très empruntée, mais très meurtrière

    Depuis une dizaine d’années, la route migratoire au départ des côtes ouest-africaines pour rejoindre les îles Canaries, en Espagne, est devenue l’un des principaux itinéraires empruntés par les migrants subsahariens. Après un record en 2024, le nombre d’arrivées a fortement chuté cette année. Selon le ministère de l’Intérieur espagnol, 12 126 exilés sont arrivés aux #Canaries depuis janvier par pirogues, contre 25 571 sur la même période l’année dernière. Soit une baisse de 52,6%.

    En 2024, le Sénégal est devenu le second pays de départ vers cette destination selon le rapport de la Sécurité nationale espagnole. Si les départs sont moins nombreux cette année depuis les côtes sénégalaises en raison des mesures répressives et sécuritaires adoptées, cela ne signifie pas pour autant que les pirogues ne partent plus. La route de l’Atlantique s’est simplement déplacée plus au nord faisant désormais de la #Mauritanie, le principal lieu de départ des personnes désireuses de gagner les Canaries. La route au départ de la #Guinée est aussi de plus en plus utilisée par les migrants.

    Dans un pays touché par un #chômage_de_masse et une #crise_économique ainsi que par la raréfaction des #poissons due à la #surpêche, des milliers de jeunes Sénégalais tentent de traverser l’Atlantique pour rejoindre les Canaries, prenant des #risques énormes. Il faut au moins cinq jours de navigation pour parcourir les 1 500 km qui séparent le pays de l’archipel, dans des conditions décrites comme terribles par les survivants, à la merci de la faim et la soif, du soleil, des intempéries et des avaries.

    Cela en fait l’une des routes les plus meurtrières avec de fréquents naufrages recensés. L’un des derniers drames en date remonte au 28 août. Partie de Gambie avec plus 160 personnes à bord, toutes gambiennes et sénégalaises, une pirogue a fait naufrage au large de la Mauritanie. Au moins 69 corps ont été repêchés et seuls 17 migrants ont pu être secourus.

    Plus de 10 400 migrants sont morts ou ont disparu en mer en tentant de rejoindre l’Espagne en 2024, selon l’ONG Caminando Fronteras. Un chiffre sous-estimé car de nombreuses embarcations perdues en mer ne sont jamais retrouvées. Au cours des cinq premiers mois de 2025, un total de 1 482 décès a été comptabilisé par l’ONG sur cette route.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/66735/senegal--plus-de-1-900-migrants-interpelles-au-1er-trimestre-2025
    #statistiques #chiffres #2025 #migrations #réfugiés #route_atlantique #dissuasion #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #frontières #externalisation
    ping @6donie

  • Avec la #montée_des_eaux, « le coût de l’inaction » risque de se payer cash en #Bretagne
    https://splann.org/montee-eaux-bretagne-perros-guirec

    Selon l’Observatoire de l’environnement en Bretagne, d’ici à 2100, le niveau de la mer s’élèvera de 36 à 69 cm. Un recul du trait de côte aussi bien anticipé par certaines collectivités qu’ignoré par d’autres. Comme à #perros-guirec où un nouvel immeuble se construit dans une zone, pourtant classée « inondable et à risque de submersion marine ». L’article Avec la montée des eaux, « le coût de l’inaction » risque de se payer cash en Bretagne est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Artificialisation_des_terres #littoral #zone_inondable

  • "#Gardes-frontières, pas tortionnaires" : quand les douaniers dénoncent des ordres dangereux pour les migrants qui traversent la Manche

    Le #syndicat #Solidaires_Douanes a adressé une #lettre_ouverte à son directeur national ce lundi 23 juin, dans laquelle il dénonce certaines #consignes données sur le #littoral du #Pas-de-Calais, pour surveiller des embarcations de personnes migrantes. Des #ordres qui « les détournent de leur #mission initiale » et insécurisent les exilés qui prennent la mer.

    C’est une lettre ouverte salée, que le syndicat Solidaires Douanes a fait parvenir aux oreilles du directeur national garde-côtes des douanes, ce lundi 23 juin 2025. « Gardes-frontières, pas tortionnaires », le ton est donné dès les premiers mots.

    Dans ce communiqué, les douaniers s’insurgent contre un évènement survenu dans la matinée du jeudi 19 juin, il y a presque une semaine, au large du #Touquet (Pas-de-Calais). Une embarcation contenant plusieurs personnes migrantes se trouvait alors en difficulté, maintenue sous la surveillance du patrouilleur garde-côtes « #Kermovan ». Les douaniers, chargés d’assurer la sécurité des exilés vers les eaux britanniques ou de les récupérer en cas de sinistre, reçoivent alors une #consigne du #Centre_régional_opérationnel_de_surveillance_et_de_sauvetage (#CROSS) Gris-Nez.

    Le Kermovan reçoit pour ordre « de signaler tout changement de cap indiquant que le pneumatique ferait route vers la plage pour embarquer à son bord des personnes supplémentaires. » En cas d’opération de secours, le CROSS, qui coordonne les opérations, peut être amené à donner des consignes aux #garde-côtes. Mais dans l’ordre donné ce 19 juin, quelque chose fait tiquer les douanes. Rémi Vandeplanque, représentant Solidaires Douanes, soupçonne qu’il « s’agissait de faciliter l’intervention des forces de l’ordre pour faire obstacle à l’embarquement de personnes supplémentaires. »

    Selon Rémi Vandeplanque, l’embarcation que les douaniers sécurisaient s’est finalement échouée sur la plage de Sainte-Cécile vers 10 heures « de mémoire », visiblement après avoir crevé en heurtant un bouchot, « apparu à la faveur de la marée descendante ».

    Les garde-côtes, détournés de leur mission ?

    Solidaires Douanes dénonce un détournement de la mission initiale des agents, et une consigne dangereuse pour les personnes migrantes, des civils en situation précaire, sur une embarcation de fortune au beau milieu du détroit du Pas-de-Calais. Celle-ci « ne relève pas de la fonction du patrouilleur Kermovan » et « a pour objectif de permettre une intervention de police en mer (de facto dangereuse). » Car, rappelons que les forces de l’ordre n’ont plus le droit d’interpeller les personnes migrantes lorsqu’elles se trouvent déjà dans leur embarcation, posée sur l’eau. Ils doivent donc attendre leur retour sur la terre ferme pour procéder à des #interpellations.

    Le syndicat dénonce justement « un contexte de #maltraitance_institutionnelle croissante, à l’encontre des personnes en exil », lors des tentatives de traversée notamment, et « de mise sous pression de la France par le Royaume-Uni qui attend que toutes les mesures possibles soient prises par le ministère de l’Intérieur afin d’empêcher les traversées de la Manche ».

    Au moment où cet article est publié, la Préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord (Prémar) n’a pas donné suite à nos sollicitations.

    https://france3-regions.franceinfo.fr/hauts-de-france/pas-calais/touquet/gardes-frontieres-pas-tortionnaires-quand-les-douaniers-d
    #migrations #réfugiés #frontières #France #GB #Angleterre #résistance

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    voir aussi :
    Récit « Je n’avais jamais vu ça de la part de la police » : près de #Dunkerque, des migrants interceptés dans l’eau à coups de #bombes_lacrymogènes
    https://seenthis.net/messages/1121815

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    ajouté à la métaliste, mais pour l’instant tout à fait incomplète, de #témoignages de #forces_de_l'ordre, #CRS, #gardes-frontière, qui témoignent de leur métier. Pour dénoncer ce qu’ils/elles font et leurs collègues font, ou pas :
    https://seenthis.net/messages/723573

  • Le chantier du #CRA de #loon-plage commence…
    https://nantes.indymedia.org/posts/148678/le-chantier-du-cra-de-loon-plage-commence

    Depuis mai 2025, sur la commune de #Loon-Plage, le terrain où est prévu le futur CRA du dunkerquois est protégé par des barrières et des caméras de surveillance. Les coordonnées GPS du terrain : 51.004, 2.207 (voir sur une carte OpenStreetMap) À en croire les logos sur place, c’est le…

    #Prisons #Dunkerque #littoral_nord #Nord #Nord-pas-de-calais #Global

  • Plus de 5 000 migrants clandestins interceptés au Sénégal en 2024 - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/64821/plus-de-5-000-migrants-clandestins-interceptes-au-senegal-en-2024

    Plus de 5 000 migrants clandestins interceptés au Sénégal en 2024
    Par Clémence Cluzel Publié le : 28/05/2025
    Les forces de défense et de sécurité sénégalaises ont annoncé mardi avoir intercepté plus de 5 000 candidats à l’émigration illégale vers Europe durant l’année 2024. Malgré les risques encourus et la succession de drames, les départs ne cessent pas depuis les côtes du pays pour tenter de rejoindre les îles Canaries. Le gouvernement sénégalais, lui, a multiplié les opérations de surveillance sur le littoral ces derniers mois.
    En 2024, les forces de défense et de sécurité du Sénégal ont intercepté 5 192 personnes tentant de rejoindre clandestinement l’Europe, selon une annonce faite mardi par le secrétaire permanent du Comité interministériel de lutte contre la migration irrégulière (CILMI), Modou Diagne. ‘’Parmi ces personnes, 407 ont été mises à la disposition de la justice’’, a-t-il précisé lors d’une table ronde nationale sur les politiques publiques en matière de lutte contre la traite des personnes et le trafic illicite de migrants.
    Depuis une dizaine d’années, la route migratoire au départ des côtes ouest-africaines, notamment sénégalaises, pour rejoindre les îles Canaries, en Espagne, est devenue l’un des principaux itinéraires empruntés par les migrants subsahariens. Et l’un des plus meurtriers aussi.Le secrétaire permanent du CILMI a ainsi indiqué que 105 corps de migrants avaient été retrouvés suite au chavirement de plusieurs pirogues qui tentaient de rejoindre les îles Canaries, en Espagne.
    Les Sénégalais fuient une situation économique défavorable, qui accentue la pauvreté et réduit les espoirs de la jeunesse. Le secteur de la pêche, activité économique essentielle dans le pays, est menacée par la surpêche qui contribue à la raréfaction des poissons et aggrave le changement climatique.Les candidats embarquent soit clandestinement sur des pirogues en bois dans l’Atlantique pour tenter de rejoindre les Canaries espagnoles, soit s’aventurent par la voie terrestre vers l’Afrique du Nord, en espérant traverser la Méditerranée. Face à l’ampleur des départs vers l’Europe, le Sénégal a accentué ses efforts pour freiner le flux des migrations irrégulières vers le continent européen.
    Le CILMI, créé en 2024 par le président de la République, joue un rôle crucial dans la coordination des actions contre la migration irrégulière, la surveillance des frontières et la promotion d’une migration légale et organisée. Il rassemble des représentants de différents ministères, des forces de sécurité ainsi que des acteurs de la société civile, des dirigeants de structures ou encore des partenaires financiers. Les opérations menées par les autorités sénégalaises se sont multipliées sur le littoral ces derniers mois. Les contrôles de vigilance et de sécurisation ont été renforcés dans les zones côtières, notamment dans le nord, lieux des départs clandestins pour l’Europe, avec l’objectif de dissuader les départs.
    Dans un communiqué daté du 26 mai, la Marine nationale sénégalaise informait avoir « appréhendé un groupe de 32 candidats [à l’émigration clandestine] dans l’aire marine protégée de Saint-Louis » (nord du pays), une zone isolée fréquemment utilisée comme lieu de départs des pirogues. Une autre interpellation, dans la même zone et quelques heures avant, avait déjà permis l’arrestation de 55 personnes sur le départ. Plus de 400 candidats à l’exil originaires de Guinée, Gambie, Côte d’Ivoire, Sierra Leone notamment avaient également été interpellés en moins de 48 heures, à la mi-mars.
    Malgré le renforcement de cette logique répressive, les efforts déployés par le gouvernement ne réussissent pas à enrayer ce phénomène persistant. En 2024, 46 000 migrants, originaires de divers pays de la sous-région, ont réussi à débarquer aux îles Canaries, a déclaré le secrétaire permanent du CILMI. Il s’agit d’un nombre d’arrivées record, en hausse de 18 % par rapport à l’année précédente.
    Compte tenu de la dangerosité de cette route migratoire, les drames se sont également succédé. Plus de 10 400 migrants sont morts ou ont disparu en mer en tentant de rejoindre l’Espagne en 2024, selon l’ONG Caminando Fronteras. Un chiffre sous-estimé : de nombreuses embarcations perdues en mer ne sont jamais retrouvées.
    « Les passeurs exploitent le désespoir de la jeunesse » Face aux drames répétitifs, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye avait annoncé en septembre 2024 une intensification de la répression des trafiquants. « Ce qui est partout sur les côtes du Sénégal est le fait des filières de migration qui sont, il faut le dire, dans le trafic d’êtres humains, qui exploitent le désespoir de cette jeunesse et qui leur vendent le rêve d’un avenir meilleur. Mais je voudrais dire que la traque sans répit contre ces vendeurs d’illusion, ces vendeurs de la mort va s’intensifier dès à présent », a déclaré le président sénégalais l’année dernière.
    L’utilisation de l’arsenal législatif avec des peines privatives de liberté est aussi l’un des outils de la lutte contre la migration clandestine. Au Sénégal, le trafic de migrants est un délit puni de 5 à 10 ans d’emprisonnement et d’une amende de un à cinq millions de francs CFA ( entre 1 524 et 7 622 euros).
    Cette loi, datant de 2005 qui « punit toute personne participant à la migration illégale », était principalement utilisée contre les passeurs et facilitateurs des départs clandestins. Mais en décembre 2020 pour la première fois, trois pères de famille avaient été condamnés à un mois de prison ferme et deux ans avec sursis pour avoir payé un passeur afin que leurs fils partent en pirogue aux îles Canaries. Le tribunal de grande instance de Mbour (Sud de Dakar), les avait reconnus « coupables pour mise en danger de la vie d’autrui », mais avaient été relaxés pour le « délit de complicité de trafic de migrants ».
    Un maire sénégalais arrêté
    Un autre cas a fait scandale dans le pays. Le 15 mars, le maire de l’île de Dionewar (Sud de Dakar), Lassana Sarr a été arrêté pour son implication présumée dans un vaste réseau de passeurs. Le même jour, une pirogue avec 241 migrants à bord avait été interceptée au large des côtes sénégalaises, la région étant le point de départs massifs pour les Canaries. Jamais auparavant une autorité locale n’avait été impliquée dans ce type d’affaire.
    Cette gestion sécuritaire et répressive de la question migratoire est néanmoins décriée par plusieurs acteurs de la société civile qui indiquent qu’au lieu de freiner le phénomène, elle encourage au contraire la clandestinité. Les autorités appellent à une prise de conscience collective face aux dangers de la migration irrégulière qui décime la jeunesse sénégalaise. Désormais, les femmes ainsi que de jeunes enfants sont également de plus en plus nombreux à embarquer sur ces pirogues. Des projets d’aide à la formation ainsi que de financements ont également été lancés pour tenter de retenir dans le pays ces candidats à l’émigration clandestine.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#routemigratoire#CILMI#canaries#littoral#migrationirreguliere#sante

  • Traversées de la Manche : début de la présence policière dans les bus du Calaisis - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/62505/traversees-de-la-manche--debut-de-la-presence-policiere-dans-les-bus-d

    Traversées de la Manche : début de la présence policière dans les bus du Calaisis
    Par La rédaction Publié le : 29/01/2025
    Depuis lundi, des policiers sont présents dans les bus du Calaisis et sur la ligne de bus reliant Calais à Graveline, rapporte La Voix du Nord. Cette présence policière dans les transports en commun avait été promise par le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau lors de sa visite sur le littoral fin novembre.
    C’est un nouveau pas dans le renforcement de la présence policière sur le littoral nord de la France. Depuis lundi 27 janvier, des policiers sont présents dans deux lignes de bus du Calaisis, gérées par le syndicat intercommunal des transports du Calaisis (Sitac), rapporte mardi La Voix du Nord. C’est également le cas sur la ligne de bus 423, gérée par la région et qui va de Gravelines à Calais.
    Ce nouveau dispositif de sécurisation des transports en commun, déjà testé à Lens, avait été annoncé par le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau lors de de sa visite sur le littoral français, fin novembre.
    Le ministre était venu témoigner de son soutien aux maires des communes concernées par les départs de migrants en bateaux. Dans un communiqué de presse diffusé le 20 novembre dernier, les élus se disaient « abandonnés » par l’État face à la présence des exilés sur le littoral et aux départs en canots dans la Manche.
    Des lieux de vie de plus en plus éloignés des distributions
    Selon La Voix du Nord, des élus se sont également plaints lors de réunions du Sitac du fait que des collégiens et lycéens ne pouvaient plus prendre le bus « notamment entre Escalles et Calais, en raison de la présence de migrants de retour d’une tentative de traversée ».
    Pour les centaines d’exilés qui vivent sur le littoral français, le réseau de bus est l’un des seuls moyens de se rendre aux lieux de distributions de nourriture. Les bus sont également utilisés pour rejoindre les plages de départ en bateaux vers le Royaume-Uni ou pour en revenir si la traversée a échoué.
    Ces déplacements quotidiens sont rendus plus importants du fait de la politique du « zéro point de fixation » en place à Calais depuis plusieurs années qui contraint les exilés à vivre de manière isolée et donc éloignée de la ville et des lieux de distributions.Le gouvernement français tente depuis des années de dissuader les exilés de s’installer sur le littoral français mais toutes les mesures de militarisation des côtes et de démantèlements de campements n’ont que très peu d’effet. La majorité des migrants voyant dans le Royaume-Uni l’unique espoir d’une vie en Europe.
    Lors de sa visite fin novembre, Bruno Retailleau avait annoncé une batterie de nouvelles mesures destinées à lutter contre l’immigration irrégulière sur le littoral. Parmi elles : des renforts de police, la nomination d’un représentant spécial sur l’Immigration au ministère, et une mission de lutte contre l’immigration clandestine sur le littoral, confiée au nouveau préfet délégué pour la défense et la sécurité dans les Hauts-de-France, Vincent Lagoguey.
    Le ministre avait aussi menacé d’engager un bras de fer avec Londres sur la question des traversées de la Manche par les migrants et appelé les Britanniques à instaurer « une voie d’admission légale avec des critères en termes économiques, de regroupement familial ».
    En 2024, 36 816 personnes ont débarqué au Royaume-Uni après une dangereuse traversée de la Manche depuis les côtes françaises. C’est 25 % de plus qu’en 2023, malgré la volonté affichée du gouvernement britannique de freiner l’immigration illégale. L’année 2024 a également connu un triste record de morts dans la Manche avec au moins 76 personnes décédées en tentant de franchir le détroit.

    #Covid-19#migrant#migration#france#migrationirreguliere#routemigratoire#manche#littoral#police#sante

  • France : près de 50 migrants, dont une femme enceinte, interceptés à Dieppe avant de prendre la mer - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/62282/france--pres-de-50-migrants-dont-une-femme-enceinte-interceptes-a-diep

    France : près de 50 migrants, dont une femme enceinte, interceptés à Dieppe avant de prendre la mer
    Par La rédaction Publié le : 17/01/2025
    Près de 50 exilés, dont une femme enceinte, ont été interceptés par les autorités jeudi sur la plage du Puys, à Dieppe (Normandie), à près de 200 km de Calais. Ils s’apprêtaient à embarquer sur un canot de fortune pour traverser la Manche. Afin d’éviter l’importante présence policière sur le littoral nord, les départs de migrants vers l’Angleterre se font plus au sud, augmentant les risques de naufrage.
    Vers 5h30 du matin jeudi 16 janvier, une groupe de 46 migrants, dont une femme enceinte, « a été repéré (...) aux alentours de la plage du Puys, sur le territoire de la commune de Dieppe », indique la préfecture de Seine-Maritime dans un communiqué.
    « Un drame a été évité », a réagi l’adjointe au maire de Dieppe chargée des Solidarités, Marie-Luce Buiche. Les exilés s’apprêtaient à monter sur un canot de fortune pour traverser la Manche.
    Après leur interception par les policiers au bord de l’eau, les migrants ont été « transportés en bus et pris en charge dans [un] gymnase » de Dieppe, précise la préfecture. « Une évaluation sanitaire a été menée (...). L’état de santé de l’ensemble des personnes n’a pas nécessité de prise en charge médicale. De son côté, le CCAS [Centre communal d’action sociale, ndlr] de la Ville de Dieppe et la Croix-Rouge ont assuré des distributions de collation », ajoutent les autorités.
    Une enquête a été ouverte « à l’encontre des passeurs et des filières d’immigration illégale ». Selon France Bleu Normandie, quatre personnes ont été placées en garde à vue, soupçonnées d’être des trafiquants. Deux d’entre eux, des Syriens, ont été repérés alors qu’ils étaient en train de décharger un bateau et des bidons d’essence sur la plage du Puys, toujours d’après la radio locale.
    La ville de Dieppe se trouve à près de 200 km au sud de Calais, lieu historique des départs de migrants vers l’Angleterre. Mais depuis deux ans environ, on observe un changement de méthode des trafiquants. La militarisation de la frontière sur le littoral nord – déploiement policiers, drones, caméras thermiques, avions Frontex – a poussé les passeurs à envisager d’autres endroits pour mettre à l’eau les embarcations, à des dizaines de kilomètres plus au sud, en Normandie et dans la Somme.
    Une stratégie qui n’est pas sans risques. « Si avant, les migrants mettaient six ou huit heures pour aller de Calais à Douvres [port de débarquement des migrants en Angleterre, ndlr], désormais, ils partent de Berck, du Touquet... Ils doivent donc doubler, voire tripler, ce temps de trajet en mer », assurait à InfoMigrants en juin Salomé Bahri de l’association Utopia 56. « Le problème, c’est qu’une durée de traversée plus longue, c’est plus de chances d’avoir une panne moteur, de se retrouver à la dérive ou d’avoir l’embarcation qui se crève », rappelait Célestin Pichaud, coordinateur d’Utopia 56 à Grande-Synthe, interrogé par RFI en juillet.
    D’autres exilés tentent aussi de partir depuis les terres, notamment en embarquant sur des canaux qui se jettent dans la mer du Nord ou dans la Manche. « Maintenant, on a beaucoup de ‘taxi-boats’, c’est-à-dire que le bateau est gonflé et mis à l’eau sur des cours d’eau [comme la Canche, l’Aa... ndlr] qui rejoignent la mer. Les passeurs remontent ensuite la côte et chargent les passagers à un endroit bien précis, ce qui permet d’éviter l’interception sur la plage », expliquait à InfoMigrants, Xavier Delrieu, chef de l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (Oltim). Car selon le droit maritime, les policiers n’ont plus le droit d’intervenir quand le bateau est déjà sur l’eau.
    Pour tenter de contrer ce nouveau phénomène, les autorités ont installé plusieurs barrages : dans l’Authie, la Canche et dans le canal des Dunes. Mais malgré la multiplication des mesures prises par Londres et Paris pour essayer de dissuader les migrants de rejoindre les côtes britanniques, les arrivées au Royaume-Uni ne diminuent pas. En 2024, près de 37 000 personnes sont parvenues à atteindre l’Angleterre, soit 25% de plus qu’en 2023. Par ailleurs, selon la préfecture du Pas-de-Calais, au moins 5 800 personnes ont été secourues en mer l’an dernier côté français, et plus de 870 tentatives de traversée ont été empêchées par les forces de l’ordre déployées sur le littoral.

    #Covid-19#migration#migrant#manche#france#royaumeuni#migrationirreguliere#routemigratoire#littoral#frontiere#sante

  • Dans le Nord, une parenthèse sur la route de l’exil des migrants
    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2025/01/02/dans-le-nord-une-parenthese-sur-la-route-de-l-exil-des-migrants_6477502_4500

    Dans le Nord, une parenthèse sur la route de l’exil des migrants
    Par Simon Henry
    « Dans ce milieu, soit tu te mets à picoler, soit tu divorces, bref, tu as toutes les chances de mal finir. » Carré de cheveux gris, yeux rieurs et gros pull-over pour se préserver du froid mordant de cette mi-décembre, Sylvie Desjonquères sait la dureté du monde associatif : trop d’indignation, trop d’engagement peuvent finir par user. Mais du haut de ses vingt-cinq années de militantisme à défendre la cause des migrants le long du littoral du Nord-Pas-de-Calais, cette ancienne responsable d’Emmaüs Grande-Synthe a su, elle, transformer sa colère en énergie positive. Sous son air jovial, la sexagénaire, avec sa voix de stentor et sa gestuelle théâtrale, ­continue de dénoncer, avec la même force, les conditions de vie misérables de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants ayant tout perdu en quittant leur pays. C’est pour eux qu’elle a créé la Maison Sésame.
    Située au cœur d’Herzeele, un village du Nord de 1 600 habitants, à une vingtaine de kilomètres de Dunkerque, cette bâtisse est depuis cinq ans un lieu de répit pour les exilés en transit vers le Royaume-Uni. L’année 2024 aura connu une nouvelle poussée du nombre de traversées à bord de canots de fortune, 30 000 au 1er novembre, selon le ministère de l’intérieur britannique ; mais elle pourrait surtout s’avérer la plus meurtrière, avec encore un nouveau naufrage le 29 décembre. Au moins 76 personnes ont perdu la vie en tentant de rejoindre les côtes anglaises depuis le 1er janvier 2024. « Le jugement que l’on peut porter sur leurs raisons de s’exiler m’importe peu. La réalité, c’est qu’ils sont là. Il était impossible pour moi de les voir survivre dehors dans des conditions indignes », raconte Sylvie Desjonquères, pour expliquer la naissance de la Maison Sésame.
    Cet endroit, c’est d’abord le sien, celui où elle a grandi. En avril 2017, un incendie ravage le camp de la Linière, à Grande-Synthe, et ses 300 cabanons en bois ; un camp humanitaire qui abritait environ 1 500 migrants, et avait vu le jour un an plus tôt grâce à la ténacité du maire écologiste de l’époque, Damien Carême, « un grand monsieur », salue Sylvie Desjonquères, et le concours de Médecins sans frontières. La destruction du camp avait de nouveau éparpillé les exilés dans la nature.
    « En 1999, j’avais vu pour la première fois des gens dormir dans les bois, cette image ne m’a jamais quittée. » L’idée de créer un lieu accueillant germe dans son esprit. L’opportunité de la maison familiale, inhabitée depuis le décès de ses parents, se présente. Elle rachète ses parts à ses frères et sœurs, et met au service de ce projet son énergie et son réseau de militants. La Maison Sésame ouvre ses portes en 2019. « Au départ, on y est vraiment allés sur la pointe des pieds », dit en souriant la propriétaire, consciente que, dans ce territoire où le Rassemblement national est fortement implanté, le projet émerge dans un contexte politique hostile à l’accueil des réfugiés. « On a même eu des appels de la police, nous informant qu’on était sous surveillance. Les autorités cherchaient à connaître nos intentions et les profils des personnes accueillies ici. J’ai fini par les envoyer paître », s’esclaffe-t-elle avec son franc-parler.
    Financée par Emmaüs France et d’autres associations d’aide aux migrants, la Maison Sésame, qui a besoin de 75 000 euros par an pour fonctionner, a accueilli plus d’un millier d’exilés, dont la durée de séjour a varié d’une nuit à quatre mois. Ici, ils peuvent se laver, se nourrir, se vêtir et dormir dans un vrai lit avec des draps propres. Profiter aussi d’un lieu apaisant, loin de la violence des camps. Chaque pensionnaire paie son écot à la collectivité, en contribuant tour à tour aux tâches ménagères. La capacité d’accueil s’élève à 15 personnes. Celles-ci sont repérées sur le terrain par les associations, qui tentent en priorité de mettre à l’abri les plus vulnérables. « On accueille beaucoup de femmes avec enfants, d’autres isolées qui ont été violentées par leurs maris, ou encore des personnes LGBTQ +, explique Sylvie Desjonquères. Nous sommes aussi connus des hôpitaux, qui n’hésitent pas à nous contacter pour des familles qui ont reçu des soins et ont besoin de repos. »
    C’est le cas d’Hélénas, 8 ans. Lors d’une tentative de traversée il y a trois mois, la petite fille d’origine kurde a connu des problèmes respiratoires après que la police a fait usage de gaz lacrymogènes pour arraisonner l’embarcation sur laquelle elle se trouvait avec ses parents. Au milieu du salon, dont les murs sont tapissés de dessins et de photos des ­exilés passés par la Maison Sésame, elle a aujourd’hui retrouvé sa vigueur d’enfant après ce séjour salutaire.
    Qu’elle sait provisoire. « Je vais prendre le bateau pour aller en Angleterre », déclare-t-elle dans un anglais parfait. Ce que confirme son père, Sharam, 28 ans. « On va retenter la traversée, nous ne pouvons pas demander l’asile en France, et nous ne voulons pas être à nouveau confrontés à la dureté des camps. Quand on a connu la Maison Sésame, c’est un retour en arrière impossible. Ici, on se sent aussi bien que dans notre propre maison. »
    Redonner de la dignité à ces laissés-pour-compte, le temps de leur passage en France, telle est la philosophie des lieux portée par Sylvie Desjonquères. « Quand on voit que l’Etat dépense 500 millions d’euros par an pour sa politique de lutte contre l’immigration clandestine, inefficace sur le littoral, on pourrait ouvrir 6 000 maisons Sésame avec cet argent ! » Un enjeu de santé publique et de dignité humaine, estime-t-elle.

    #Covid-19#migrant#migration#france#littoral#pasdecalais#accueil#humaitaire#sante

  • Nord de la France : des maires du littoral veulent entamer « un bras de fer » avec le Royaume-Uni - InfoMigrants
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    Nord de la France : des maires du littoral veulent entamer « un bras de fer » avec le Royaume-Uni
    Par Louis Chahuneau Publié le : 20/11/2024
    À l’initiative de la maire divers droite de Calais, Natacha Bouchart, plusieurs édiles du littoral nord demandent à l’État un sursaut face au drame migratoire dans la Manche où plus de 60 personnes sont mortes depuis le début de l’année. Les maires veulent notamment renégocier les accords du Touquet qui déplacent la frontière britannique sur le sol français. Ils se disent « abandonnés par l’État ». Dans un communiqué diffusé à la presse mercredi 20 novembre, plusieurs maires des communes du littoral nord, dont Calais, Sangatte ou Marck, demandent à l’État un sursaut concernant la situation migratoire dans la Manche.
    « Quelles que soient les communes, ce sentiment d’abandon est réel. De jour comme de nuit, les maires sont en première ligne, contraints de faire face, sans détenir les moyens nécessaires, à une problématique dont la gestion incombe pourtant à l’État », peut-on lire dans le communiqué. « Cela fait 15 ans que je suis élu et la situation ne fait qu’empirer », a renchéri le maire de Sangatte, Guy Allemand.
    Après une baisse en 2023, le nombre de traversées en « small-boats », ces fragiles embarcations pneumatiques empruntées par les migrants dans la Manche, est de nouveau en hausse cette année - avec 30 000 arrivées côté britannique. Plus inquiétant, au moins 60 personnes y ont trouvé la mort depuis janvier. C’est, de loin, l’année la plus meurtrière pour les migrants sur le littoral depuis 2018, et le début des traversées de la Manche.
    Parmi les mesures évoquées, les maires demandent l’obtention de moyens supplémentaires, la création d’une police des transports sur le littoral, ou encore la nomination d’un préfet dédié à l’immigration.
    Ils proposent aussi d’entamer « un bras de fer » avec le Royaume-Uni pour renégocier les accords du Touquet. Signés en 2003, ces accords prévoient le déplacement de la frontière britannique sur le sol français. Depuis, le Royaume-Uni et la France ont signé de multiples accords bilatéraux, pour empêcher les passages illégaux à la frontière, Londres versant plusieurs centaines de millions d’euros à Paris dans ce cadre.
    « Cette problématique ne saurait trouver sa résolution sans l’engagement d’un bras de fer avec le gouvernement britannique dont la responsabilité vis-à-vis de ce que subissent les communes littorales est colossale », écrivent les maires dans leur communiqué.
    Les élus du littoral ont profité du Congrès des maires de France, qui se tient cette semaine à Versailles (région parisienne) pour interpeller le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau sur les difficultés rencontrées : « Le dispositif mis en place contre le départ des ’small boats’ n’est pas performant. On continue de faire mourir des gens, en alimentant des réseaux, des mafias, des associations. Il faut dire stop à tout ça », a déclaré à La Voix du Nord Natacha Bouchart, la maire de Calais, à l’initiative du collectif d’élus.
    Plusieurs communes importantes du littoral n’ont cependant pas rejoint l’appel, notamment Dunkerque, Boulogne-sur-Mer ou encore Grande-Synthe, pourtant elles aussi concernées par le phénomène migratoire. « Cela fait des années que je propose la renégociation des accords du Touquet ou encore la remise en cause du règlement Dublin. Je souhaite aussi plus de moyens, mais pas pour construire un nouveau CRA [Centre de rétention administrative, ndlr] sur le dunkerquois, plutôt pour l’accompagnement » des migrants, réagit auprès d’InfoMigrants Martial Beyaert, le maire de Grande-Synthe. « Je suis contre le tout-coercitif ».
    Plutôt que de nouveaux renforts pour empêcher le départ de « small-boats », l’élu du Nord propose d’autres solutions : « Quand on sait que 71 % des exilés qui passent au Royaume-Uni sont régularisés, pourquoi ne pas traiter leur situation directement côté français [pour les laisser passer légalement, ndlr] ? Une révision des accords du Touquet pourrait l’imposer », explique celui qui souhaite également la construction « de lieux de refuge de 150 à 200 places sur la bande du littoral ».
    D’après La Voix du Nord, une visite du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau doit être organisée dans la Manche dans les prochaines semaines. « On accueillera Bruno Retailleau avec plaisir », conclut l’élu.

    #Covid-19#migrant#migration#france#royaumeuni#traversee#routemigratoire#municipalite#littoral#sante#migrationirreguliere

  • Traversées de la Manche : la surveillance renforcée sur le littoral de la Somme - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/60151/traversees-de-la-manche--la-surveillance-renforcee-sur-le-littoral-de-

    Traversées de la Manche : la surveillance renforcée sur le littoral de la Somme
    Une brigade nautique patrouille depuis quelques jours le littoral de la Somme, dans le nord de la France. Elle vient s’ajouter au déploiement sécuritaire mis en place cette année par les autorités pour contrer les départs de migrants, de plus en plus nombreux à cet endroit. Le littoral picard davantage surveillé. Depuis le 1er septembre, une nouvelle brigade nautique composée d’une dizaine de personnes patrouille au large à la recherche d’embarcations de migrants en détresse. Cette équipe s’ajoute à un effectif sécuritaire déjà dense : trois pelotons de gendarmerie sont déployés sur les côtes samariennes depuis le 1er avril, appuyés par des drones, des hélicoptères et un avion Frontex.
    Les tentatives de départ depuis les côtes picardes sont régulières. Le week-end du 21 et 22 septembre, une vingtaine de migrants ont tenté de prendre la mer depuis les localités de Saint-Valery-sur-Somme et Cayeux-sur-Mer, et ont finalement été interceptés par les forces de l’ordre, indique France3 Hauts-de-France. D’après la préfecture maritime, entre le 1er janvier et le 20 septembre, 406 migrants ont été empêchés de traverser la Manche, et 521 ont finalement atteint l’Angleterre, contre 109 en 2023."Depuis le début de l’année 2024, la Somme est confrontée à des tentatives de départ exceptionnelles […] Pour la première fois, l’ensemble du littoral est concerné, avec des tentatives de départs allant d’Ault à Fort-Mahon-plage", confirme la préfecture de la Somme à France3.
    Depuis deux ans environ, les départs de canots pour le Royaume-Uni ne se produisent plus uniquement sur les côtes du Pas-de-Calais, point de départ « historique » des traversées de la Manche. La militarisation de la frontière à cet endroit – déploiement policiers, drones, caméras thermiques, avions Frontex – a poussé les passeurs à envisager d’autres endroits pour mettre à l’eau les embarcations, dans des canaux de la région mais aussi à des dizaines de kilomètres plus au sud, dans la Somme donc.
    En réponse, les autorités du département ont multiplié, là aussi, les mesures de surveillance policière. « L’objectif est clair : contrecarrer l’action des passeurs qui exploitent la détresse des migrants et sauvegarder des vies humaines », affirme le préfet de la Somme Rollon Mouchel-Blaisot. Pour les associations en revanche, le déploiement des forces de l’ordre dans la région n’est pas une solution. « On va complètement dans la mauvaise direction, estime Axel Gaudinat, coordinateur d’Utopia 56 à Calais. Ce qui se passe en Picardie, c’est ce qui se passe dans le Calaisis depuis 30 ans. On militarise la côte, on met en place des moyens policiers énormes, des technologies de pointe, des drones, des avions, des barbelés, des murs… Tout ce que ça a créé, ce sont des départs plus loin. Donc le risque augmente puisque la distance augmente », expose-t-il à France3. « Cet argent, on l’a, on l’utilise juste à mauvais escient, on pourrait l’utiliser pour un accueil digne et solidaire ici en France ».
    Malgré ces mesures sécuritaires déployées en nombre dans le nord de la France, les traversées de la Manche sont toujours aussi nombreuses, voire en augmentation. En seulement deux jours, les 21 et 22 septembre, 1 424 migrants sont arrivés au Royaume-Uni. Ces nouvelles arrivées en Angleterre portent à 25 052 le nombre de migrants débarqués sur les côtes anglaises depuis le 1er janvier.
    Un chiffre en progression de 4% comparé à la même période de l’an dernier, mais il reste inférieur de 21% à celui enregistré sur la même période en 2022, année record qui avait vu 45 000 exilés arriver au Royaume-Uni par la Manche.Cette année est par ailleurs la plus meurtrière jamais enregistrée. Au moins 46 personnes sont décédées depuis janvier 2024, de noyade ou d’étouffement à bord. Dernier naufrage en date, le 15 septembre, dans lequel huit personnes ont perdu la vie. Une cinquantaine de passagers ont tout de même pu être secourus : six ont été hospitalisés en urgence relative, dont un nourrisson de 10 mois, en hypothermie.

    #Covid-19#migrant#migration#france#manche#littoral#somme#militarisation#frontex#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#mortalite

  • Climat : la #France identifie 500 communes bientôt situées dans des zones côtières inhabitables

    Entre un millier de bâtiments en 2028 et plusieurs centaines de milliers d’ici à 2100 seront potentiellement touchés par l’érosion côtière.

    En France, certaines zones côtières vont vite devenir inhabitables (https://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/climat-un-rapport-inquietant-sur-l-erosion-en-france_6436846.html) face à la progression des océans, a mis en garde jeudi 4 avril le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu. Ses services publieront vendredi les cartes des territoires menacés. Près de 500 communes à risques sont d’ores et déjà identifiées et le gouvernement travaille avec les maires pour mettre en place des « plans sur mesure », a-t-il déclaré sur TF1.

    « Il y aura des zones qui seront inhabitables » sur le littoral, dont 20% est grignoté par l’érosion côtière, a affirmé Christophe Béchu. « L’équivalent d’un terrain de football disparaît chaque semaine dans notre pays sous l’effet de la progression des océans, un phénomène qui s’accélère », a ajouté le ministre. « On a identifié 500 communes et on a commencé à travailler avec les maires » pour mettre en place « des plans sur mesure », a-t-il précisé.
    L’érosion grignote 900 km de littoral

    Entre un millier de bâtiments en 2028 et plusieurs centaines de milliers d’ici à 2100 seront ppotentiellement touchés par l’érosion côtière en France, révèle un rapport du Centre d’études et d’expertises sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement. La France est particulièrement vulnérable au recul du trait de côte. L’érosion grignote environ 900 km de littoral. Pour anticiper ses conséquences, le Cerema a dressé trois scénarios à horizon 2028, 2050 et 2100 en s’appuyant notamment sur des photos aériennes et des données satellite.

    https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/crise-climatique/climat-la-france-identifie-500-communes-bientot-situees-dans-des-zones-
    #habitabilité #inhabitabilité #France #côtes #recensement #mer #océan #climat #changement_climatique #érosion #littoral #it_has_begun

  • Investir et s’investir dans le #logement #littoral
    https://metropolitiques.eu/Investir-et-s-investir-dans-le-logement-littoral.html

    Que font les ménages multipropriétaires de logements en bord de mer ? À partir du cas languedocien, Cécile Coudrin, Valérie Lavaud-Letilleul et Isabelle Berry-Chikhaoui montrent les investissements affectifs et financiers attachés aux usages touristiques et résidentiels du logement littoral. Dossier : Logement : extensions et restrictions du marché Les prix immobiliers sur le littoral ont à nouveau fait l’actualité l’été 2023. En cinq ans, les logements littoraux ont vu leur prix augmenter de 35,1 % en #Terrains

    / logement, #habitat, #immobilier, #investisseur, littoral, #Languedoc-Roussillon, #multipropriétaire, #station_balnéaire, (...)

    #tourisme
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/coudrin_berry_lavaud.pdf

  • Traversées de la #Manche : la #surveillance du littoral nord de la France va être renforcée par des #drones

    Un arrêté des préfectures du Nord, du Pas-de-Calais et de la Somme autorise pour une durée de trois mois l’usage simultané de 76 #caméras embarquées sur des drones, des hélicoptères et un avion.

    Jusqu’à 76 caméras vont surveiller le #littoral du nord de la France par les airs, notamment via des drones, dans le cadre d’un renforcement de la lutte contre le trafic migratoire vers le Royaume-Uni, a annoncé la préfecture samedi 9 septembre, confirmant une information de La Voix du Nord. Un arrêté des préfectures du Nord, du Pas-de-Calais et de la Somme, publié jeudi, autorise pour une durée de trois mois l’usage simultané de 76 caméras embarquées sur des drones, des hélicoptères et un avion dans ces trois départements.

    Ces caméras, transportées entre autres par des drones de la police aux frontières, des directions départementales de la sécurité publique et de la gendarmerie, pourront surveiller une bande côtière allant jusqu’à cinq kilomètres à l’intérieur des terres, hors agglomération. L’objectif est de lutter contre le trafic d’êtres humains et contre le franchissement irrégulier des frontières, ainsi que de permettre le « secours aux personnes ». « Il n’existe pas de dispositif moins intrusif permettant de parvenir aux mêmes fins » de surveillance des vastes zones de regroupement ou de mise à l’eau des embarcations des migrants près des plages, argue l’arrêté. Quelque 80 000 migrants ont tenté de rejoindre le Royaume-Uni en traversant la Manche en 2022, selon le texte.

    En France, l’utilisation de drones par les forces de l’ordre est encadrée par un décret publié en avril. D’après les termes de ce décret, plusieurs raisons peuvent être invoquées pour filmer avec des drones, parmi lesquelles « la prévention des atteintes à la sécurité des personnes et des biens dans des lieux particulièrement exposés ». La durée d’utilisation d’un drone par les forces de l’ordre sur un périmètre donné est de trois mois maximum, renouvelable sous conditions.

    https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/migrants/traversees-de-la-manche-la-surveillance-du-littoral-nord-de-la-france-v
    #militarisation_des_frontières #frontières #asile #migrations #réfugiés #Calais #France

  • #Douarnenez : ni volets fermés, ni ghettos dorés

    Habiter une ville touristique, une vue sur mer pour les précaires (Éditions du commun) est le résultat de plusieurs années d’enquête du collectif Droit à la ville Douarnenez sur la « #touristification » de la petite ville bretonne. De quoi questionner la #gentrification de nos territoires et ouvrir des pistes de #résistance. Entretien avec deux de ses auteurs.

    Dans quelle ville voulons-nous vivre ? Au profit de qui se transforme-t-elle ? Depuis 2018, le collectif Droit à la ville Douarnenez cherche à répondre à ces questions1. Galères de logement, modelage de l’espace aux goûts supposés des touristes, luxueux projets immobiliers inaccessibles aux locaux… Ses membres ont voulu comprendre comment le port finistérien en est arrivé là, tout en proposant des pistes pour un #littoral réellement accueillant. Le résultat ? Une riche enquête de terrain parue en avril dernier aux Éditions du commun : Habiter une ville touristique, une vue sur mer pour les précaires. Rencontre avec Charlotte et Guillaume, membres du collectif, dans un bistrot du port du Rosmeur.

    Comment est né ce projet de « recherche-action » autour de la gentrification à Douarnenez ?

    Charlotte : « En 2018, on a organisé une réunion publique à propos d’un projet de “pôle d’arts numériques” porté par l’avocate d’affaires Stéphanie Stein et censé prendre place dans l’ancien abri du marin de Douarnenez2. Ça nous a paru complètement hors-sol et révélateur d’une #spéculation croissante. À la suite de ces échanges, on a eu envie de s’organiser pour penser les évolutions récentes de la ville : d’un côté de nouveaux projets immobiliers, de l’autre de plus en plus de galères pour se loger. Des rencontres avec différents collectifs ont eu lieu au Local, un espace associatif autogéré. Sauf qu’en déballant ça sur la place publique, on s’est vus accusés de créer une mauvaise ambiance dans la ville, de ne pas être objectifs… On s’est dit que ce serait une manière de récolter de la matière dans de bonnes conditions, avec l’aide financière de la fondation Un monde par tous et en se faisant accompagner par l’association Appuii3, mobilisée sur ces problèmes de logement. »

    Guillaume : « Pour nous, la recherche-action est une recherche qui vient de la base : elle est conduite par les gens qui font partie de l’objet d’étude. Cela n’empêche pas d’avoir le soutien du milieu universitaire, mais on ne peut pas comprendre ce qu’il se passe à Douarnenez sans laisser place à l’émotionnel et au ressenti. Les données froides, les indicateurs, comme le nombre d’habitants, ou de Airbnb n’en rendront jamais compte de manière satisfaisante. C’est aussi un travail au long cours avec une volonté de transformer le réel. Notre objectif est de décrire ce qu’il se passe, mais aussi d’agir, en organisant des actions, des manifs ou de la solidarité concrète. »

    Le livre aborde différentes facettes de Douarnenez à travers une mosaïque de portraits et d’entretiens : un couple d’habitués des bistrots, une « néo-douarneniste » ou un vieux militant… Vous présentez aussi plusieurs lieux, par exemple Luzin4, un bâtiment assez emblématique de Douarnenez. Comment est venue cette manière d’écrire la ville ?

    C. : « De l’envie d’avoir un format hybride, composé de plein de petites cartes postales. Dans le collectif, chacun et chacune a pu travailler sur sa petite lubie. “T’as envie d’aller fouiller aux archives ? Super !” Moi, par exemple, j’étais au Conseil d’administration du festival du cinéma de la ville, du coup j’ai interrogé des personnes de l’association. On retrouve ainsi dans le livre des plumes et des points de vue différents, même si l’ensemble est lissé par le travail en commun. »

    Vous décrivez notamment l’impact du modelage du territoire au profit du tourisme et des résidents secondaires…

    C. : « En 2021, Douarn’ a été lauréate du dispositif “Petites villes de demain5”, ce qui lui a permis de financer la construction d’une promenade longeant le front de mer, un des attributs typiques des stations touristiques. Ils ont aussi produit une carte de la ville, soi-disant destinée aux habitantes et habitants. Mais Pouldavid et Ploaré, des quartiers un peu éloignés du centre-ville et de l’activité touristique, n’y figurent pas ! À côté de ça, cela fait des années que les habitants de Pouldavid demandent à la municipalité d’intervenir contre la dégradation de la cité HLM, et tout ce qu’on leur répond c’est “Désolé, c’est pas prioritaire, on trouve pas les sous”. »

    G. : « C’est une erreur de penser qu’avant Douarnenez c’était la pêche, et que maintenant c’est le tourisme. Il y a du tourisme depuis très longtemps. La question est de savoir ce qu’il produit sur le territoire. » Il y a un paradoxe dans cette « touristification » : elle détruit « l’authenticité » qu’elle vend aux visiteurs…

    C. : « Lors de la rénovation du port du Rosmeur, les Bâtiments de France6 ont imposé le blanc pour les ravalements de façades afin de produire une uniformité sur l’ensemble des ports de Cornouaille7. Alors que beaucoup des façades anciennes de Douarnenez sont peintes avec des restes de peinture de bateau. Et puis ce port, il est censé servir à quoi ? La promenade des touristes et la consommation dans les cafés ? Quitte à interdire la baignade et la pêche sur la cale – comme c’est le cas depuis 2019 – parce que ça fait sale ? »

    G. : « Il y a aussi le paradoxe du résident secondaire qui vient dans une ville qu’il espère vivante, alors qu’il contribue à l’étouffer. On a cette anecdote croustillante d’une personne nous racontant qu’elle a vendu sa résidence secondaire dans le Golfe du Morbihan “parce que là-bas c’est complètement mort”, pour en acheter une ici, “parce que la ville est vivante” ! »
    Quand ils sont interpellés sur les problèmes de logements, les élus des communes littorales se réfugient souvent derrière une indomptable « loi du marché ». Quel est leur rôle dans ces évolutions à Douarnenez ?

    C. : « Il y a quelques années, la municipalité se targuait de posséder pas mal de bâtis. Mais elle en a depuis vendu une bonne partie à des promoteurs immobiliers, parfois au détriment de projets collectifs ou associatifs. La majorité municipale de droite le justifie par une volonté de produire de la “mixité sociale par le haut”. Ces politiques ne sont pas menées pour les habitantes et habitants à l’année, mais pour favoriser les usages de résidents et résidentes secondaires, et pour des personnes qui ne sont pas encore sur le territoire. Elles se tournent vers un habitant hypothétique, dans une logique d’attractivité creuse. »

    Vous écrivez : « Nous ne sommes pas un collectif opposé au tourisme […] Nous sommes en revanche opposé·es au devenir touristique de la ville »…

    G. : « On a envie de défendre les vacances. Mais ce qui est important, c’est comment on décide collectivement de la juste place accordée au développement touristique. Comment accueillir plus de monde, sans artificialisation des sols, et en laissant de la place pour les gens qui souhaitent vivre ici à l’année ? »

    C. : « Il n’y a pas de solution simple, le livre n’est pas un manuel qui donne une liste d’actions à faire. Il invite juste à penser les choses dans leur complexité. Comme de se rendre compte que, contrairement à ce qu’il se dit, la moitié des résidents secondaires ne sont pas parisiens, mais bretons ! »

    https://cqfd-journal.org/Douarnenez-ni-volets-fermes-ni

    #Bretagne #droit_à_la_ville #tourisme #urbanisme #TRUST #Master_TRUST #logement #recherche-action #émotionnel #ressenti #données_froides #petites_villes_de_demain #Pouldavid #Ploaré #authenticité #résidences_secondaires #mixité_sociale_par_le_haut #aménagement_du_territoire #attractivité

    • Habiter une ville touristique. Une vue sur mer pour les précaires

      Dans quelle ville voulons-nous vivre ? C’est par cette question que commence le travail du collectif Droit à la ville Douarnenez. La ville bretonne connaît depuis quelques années un boom de l’immobilier. Les prix et le nombre de résidences secondaires augmentent et les habitant·es ont de plus en plus de mal à se loger. La ville se transforme, mais pour qui ?

      Ouvrage inédit, qui s’attache à décrire les mécanismes de touristification des villes côtières, cet essai montre comment ceux-ci mettent au ban une partie importante et précarisée des populations locales. À partir de l’exemple de la ville de Douarnenez, le collectif a mené une riche enquête dont ce livre restitue les principaux éléments. Analyses, entretiens et focus historiques, c’est par un travail fourni et protéiforme que le collectif produit la critique de ce processus déjà à l’œuvre dans de nombreuses villes européennes et mondiales.

      Par sa faculté à renouveler nos perceptions de l’habiter au sein des villes touristiques, et ce depuis la situation de celles et ceux qui en subissent les évolutions, ce texte constitue un outil important pour penser le droit à la ville, le droit au logement et le tourisme de manière générale.

      https://www.editionsducommun.org/products/habiter-une-ville-touristique-droit-a-la-ville-douarnenez
      #livre

      –-> déjà signalé par @simplicissimus ici :
      https://seenthis.net/messages/999762#message999764

  • Dans un village du Morbihan, les vagues sont bien gardées
    https://www.telerama.fr/debats-reportages/dans-un-village-du-morbihan-les-vagues-sont-bien-gardees-7009885.php

    Le littoral s’érode. Mais les vagues subissent, elles aussi, les conséquences de la surexploitation humaine, jusqu’à parfois disparaître. À Saint-Pierre-Quiberon, un projet de réserve participe du changement de perspective vis-à-vis de la nature.
    Protéger les vagues, comme on protège des rivières, des forêts, des espèces fragilisées par l’action humaine. En février, le conseil municipal de Saint-Pierre-Quiberon, dans le Morbihan, a voté la création de la première « réserve de vagues » en France : un périmètre préservé de toute intervention humaine, pour sauver « la biodiversité des vagues, afin qu’elles ne disparaissent pas des paysages de la côte sauvage ».

    On les croit invincibles, éternelles ? Les vagues subissent, elles aussi, les ravages de la surexploitation du vivant. Telle celle de Mundaka, au Pays basque espagnol, la « meilleure vague européenne » dixit les surfeurs, évanouie en 2003 après une opération de dragage de sable.

    Le projet français de réserve est né sous l’impulsion d’un surfeur justement, le breton Erwan Simon, cofondateur de l’association France Hydrodiversité. Après tout, qui saurait mieux jauger et comprendre les vagues… Jour après jour, et de saison en saison, le surfeur évalue les combinaisons des marées, du vent, de la houle ; il observe chaque remous, il s’y connecte. Il sait, aussi, que les vagues et les éléments naturels (notamment le sable) co-construisent le littoral, que les uns ne peuvent vivre sans les autres (hommes y compris !) dans ce monde aux multiples perspectives – les diverses « voix » de la Terre.
    Y prêter attention, en prendre soin, dialoguer avec les vagues, la houle, le sable : le changement de perspective proposé par cette réserve de vagues n’a rien d’anecdotique. Ce qui s’y joue participe d’un immense basculement culturel en marche, à l’écoute de ce que nous disent les sciences, les surfeurs et les autres « gardiens » de la Terre. Où il s’agit de donner la priorité à la vie, et aux générations futures.

    #Communs #Non-humains #Vagues #Littoral

  • Sur les #plages d’#Oran, un « mur de la honte » pour endiguer l’exil

    Dans cette ville de l’Ouest algérien, les autorités ont choisi d’ériger un mur à certains points des plages pour contrer les départs de migrants par la mer. Habitants et collectifs citoyens dénoncent son « inefficacité » et un « désastre écologique ».

    9 heures du matin, à #Aïn_El-Turk. La petite plage de #Trouville, située sur la corniche oranaise, se réveille ce lundi 7 mars aux sons des marteaux-piqueurs et des cris des ouvriers, qui s’attellent à construire le mur que les autorités ont décidé d’ériger pour lutter contre l’émigration par la mer en Algérie (harraga ou harga en arabe). Un mur de béton percé de fenêtres que beaucoup ont vite qualifié de « mur de la honte », défigurant certaines parties du #littoral et bouchant l’accès aux plages des riverains, excédés par le projet.

    « C’est n’importe quoi… Je suis un enfant de la mer et je n’ai jamais vu ça de ma vie, râle Miloud, un habitant des alentours, la trentaine, en chargeant l’arrière de son camion de vieux matelas. Ils n’ont qu’à nous enfermer dans une cage, tant qu’ils y sont ! On prend encore de l’argent pour le dépenser inutilement, alors que des gens ont du mal à se nourrir. » Indigné, le pêcheur affirme voir régulièrement les migrants partir par la mer. « Les gens veulent partir et ce n’est pas un mur qui va les en empêcher. La mafia des passeurs est très bien organisée, ce n’est pas ça qui va l’arrêter de travailler. »

    À ses côtés, une voisine, teinture blonde et khôl aux yeux, djellaba sur le dos, confie ne rien comprendre à la situation. « Ils vont complètement nous boucher la vue. D’habitude, j’aime m’asseoir là-bas pour regarder la mer », dit-elle en pointant du doigt le bord de route situé à quelques mètres de chez elle. En s’approchant, on y découvre des escaliers et une partie de la chaussée tombés en ruine. Une image immortalisée par de nombreux détracteurs du projet, et qui a laissé certains d’entre eux penser, photos à l’appui postées sur les réseaux sociaux, que le mur à peine construit s’était effondré.

    Derrière le mur, le mal-être des candidats au départ ignoré

    « En réalité, ils ne l’avaient pas encore monté à cet endroit. Ils avaient creusé l’espace pour faire construire le mur et n’avaient pas anticipé la pluie. Les escaliers situés derrière se sont effondrés dans la nuit car l’eau s’est infiltrée », explique Larbi, membre du comité de quartier à l’origine de plusieurs rassemblements pour protester contre la construction du mur. Avec Karim, son voisin et ami, ils font le tour du littoral pour constater les « dégâts ».

    Un peu plus loin, sous le regard attentif d’une caméra de vidéosurveillance installée il y a peu, tous deux pestent contre l’extension du mur, qui s’apprête à fermer totalement l’accès aux riverains. « La conséquence, c’est que des jeunes ont trouvé ce recoin à squatter le soir alors qu’avant, c’était un endroit tranquille », regrette Karim, qui vit ici depuis quarante ans. Ses filles, âgées de 10 et 12 ans, se disent contre le mur également : « Ça ne veut pas rentrer dans leur tête. »

    Deux jours plus tôt, samedi 5 mars, une réunion était organisée avec des représentants de la wilaya d’Oran (équivalent de la préfecture en France) et cinq associations agissant en défense de l’environnement, durant laquelle les opposants au projet ont explicité les raisons de leur désaccord. Un « désastre écologique » pour les uns, une « honte pour la ville d’Oran » pour les autres. « Cela ne concerne pas que les Oranais, mais tous les Algériens. On ne les laissera pas faire », martèlent plusieurs membres du comité de quartier.

    « Aucune étude n’a été réalisée pour faire cela, enchaîne Karim. On a proposé d’autres solutions à la wilaya, comme l’installation de plots de stationnement ou de petits obstacles dans les escaliers menant aux plages, qui peuvent aussi empêcher les réseaux de passeurs d’acheminer leur matériel. »

    Le projet, dont le coût s’élèverait à 150 milliards de centimes (soit environ 7 millions d’euros) pour toute la côte oranaise, a été validé par la wilaya d’Oran. À Trouville, tout près du mur en construction, la résidence secondaire du wali apparaît. « C’était son idée. Il l’a défendue en disant qu’il était lui aussi un enfant de la mer. Mais il ne vient pas très souvent », tacle Larbi. « Il a du béton dans la tête », ironise un passant qui s’invite au débat.

    Face à la mobilisation, le comité de quartier affirme avoir réussi à décrocher une réduction de la hauteur du mur, passant de quatre à un mètre, avec un supplément « grillages ». Le mur devient un muret, symboliquement plus acceptable dans l’inconscient collectif. Après Bomo plage et Trouville, celui-ci doit s’étendre jusqu’aux Andalouses, la plage la plus prisée des touristes immigré·es en été, en passant par d’autres plages du littoral, devenues les principaux points de départ des réseaux de passeurs. En 2021, les traversées de l’Algérie vers l’Espagne ont fortement augmenté et plusieurs naufrages meurtriers ont été recensés.

    La situation est devenue inacceptable et cela ne nous honore pas (Saïd Sayoud, wali d’Oran)

    Après un long silence, le wali d’Oran, Saïd Sayoud, a finalement réagi dans une déclaration publique dimanche 13 mars et a présenté ces pans de mur comme une « solution temporaire ». « Nous n’avons pas construit n’importe quel mur, nous avons construit des obstacles qui mènent à certains endroits en mer qui sont utilisés pour l’émigration clandestine. Et cette décision n’a pas été prise par le wali individuellement mais par la commission de sécurité, au nom de l’intérêt général », a-t-il déclaré.

    Et d’ajouter, tout en vantant l’installation de caméras de vidéosurveillance : « La situation est devenue inacceptable et cela ne nous honore pas en tant que responsables. Nous sommes à la première page des médias et nous devons donc nous unir pour mettre fin à ce phénomène. Tout le monde peut être témoin que nous avons réussi à contrôler l’émigration clandestine au niveau de la wilaya d’Oran. Celle-ci a chuté de 70 % au cours des derniers mois. »

    Larbi, lui aussi pêcheur, souligne qu’il ne s’agit en aucun cas pour le collectif de soutenir le phénomène de harraga ou les réseaux de passeurs. « Vous croyez qu’on est insensibles à ce sujet ? Qu’on n’a pas eu de morts dans notre entourage ? On n’est pas pour la harga, mais ces méthodes ne nous conviennent pas. Ce n’est pas un mur qui va stopper les traversées par la mer. »

    Les autorités ne se demandent pas comment donner aux gens envie de rester ? (Une habitante de Trouville)

    Nombre de riverains et riveraines interrogé·es pointent « l’hypocrisie » d’un projet déjà jugé « inefficace », et qui va surtout gêner la population locale avant de mettre en difficulté les passeurs. « Pourquoi ne pas s’attaquer à la source du problème ? Les autorités ne se demandent pas pourquoi les gens veulent partir et comment leur donner envie de rester ? », interroge une habitante du coin.

    Pour un autre riverain, rencontré devant le mur érigé face à un hôtel avec vue sur mer, le mur n’est que « camouflage ». « Ils ont laissé le phénomène de harraga s’amplifier sur les dernières décennies et maintenant ils construisent un mur. C’est trop tard, il fallait se réveiller avant », dénonce le quinquagénaire, pour qui le mur ne va qu’encourager le business très lucratif des réseaux de passeurs, qui pourront agir plus discrètement, selon lui, derrière la façade de béton.

    Un avis partagé par Larbi, du comité de quartier : « Avec ces murs, ils vont faire le taxi, en faisant des allers-retours pour récupérer et déposer les gens, sans même descendre de leur bateau. » « Je vois les bateaux servant aux passeurs presque tous les jours à la plage, abonde Salim*, un habitant du littoral. Quand la mer est calme, ils mouillent au large. Quand il y a du vent, ils vont se réfugier au cap Falcon. Tout le monde sait comment ils fonctionnent mais ils ne sont jamais inquiétés. »

    Et le pêcheur, vivant sur l’une des plages de la corniche oranaise, ajoute : « Je vois aussi les frégates de la marine et les hélicoptères de la gendarmerie faire des rondes en plein jour, pour soi-disant surveiller la côte, alors que les départs se font de nuit. S’ils voulaient vraiment lutter contre la harraga, ils le pourraient autrement qu’avec un mur. »

    https://www.mediapart.fr/journal/international/150322/sur-les-plages-d-oran-un-mur-de-la-honte-pour-endiguer-l-exil
    #mur #barrières #murs #murs_intra-urbains #Algérie #migrations #asile #réfugiés

  • CNES Géoimage Nouvelles ressources

    Dans une situation difficile, tendue et régressive, les cours en présentiel sont impossibles, les bibliothèques, universitaires en particulier, et les librairies sont fermées et les risques de décrochages se multiplient. Dans ce contexte, le site Géoimage du CNES (Centre Nat. d’Etudes Spatiales) met à disposition en ligne plus de 300 dossiers réalisés par 165 auteurs sur 86 pays et territoires. Pour votre information, voici les derniers dossiers réalisés ces deux derniers mois. Ils constituent peut être une ressource utile pour vos étudiants. En restant a votre disposition.

    1. Nouveaux dossiers en ligne

    #Frontières : entre #guerres, #tensions et #coopérations

    #Pakistan-#Inde-#Chine. Le massif du #K2 et le #Glacier_Siachen : #conflits_frontaliers et affrontements militaires sur le « toit du monde » (L. Carroué )

    https://geoimage.cnes.fr/fr/pakistan-inde-chine-le-massif-du-k2-et-le-glacier-siachen-conflits-fro

    Pakistan-Chine. La #Karakoram_Highway : un axe transfrontalier géostratégique à travers l’#Himalaya (L. Carroué)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/pakistan-chine-la-karakoram-highway-un-axe-transfrontalier-geostrategi

    #Afghanistan/ #Pakistan/ #Tadjikistan - Le corridor de #Wakhan : une zone tampon transfrontalière en plein Himalaya (L. Carroué)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/afghanistan-pakistan-tadjikistan-le-corridor-de-wakhan-une-zone-tampon

    Affrontement aux sommets sur la frontière sino-indienne, autour du #Lac_Pangong_Tso dans l’Himalaya (F. Vergez)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/affrontement-aux-sommets-sur-la-frontiere-sino-indienne-sur-le-lac-pan

    #Brésil - #Argentine#Paraguay. La triple frontière autour d’#Iguazu : un des territoires transfrontaliers les plus actifs au monde (C. Loïzzo)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/bresil-argentine-paraguay-la-triple-frontiere-autour-diguazu-un-des-te

    #Grèce#Turquie. Les îles grecques de #Samos et #Lesbos en #mer_Egée : tensions géopolitiques frontalières et flux migratoires (F. Vergez)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/grece-turquie-les-iles-grecques-de-samos-et-lesbos-en-mer-egee-tension

    #Jordanie/ #Syrie : guerre civile, frontière militarisée et #camps_de_réfugiés de #Zaatari (L. Carroué)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/jordanie-syrie-guerre-civile-frontiere-militarisee-et-camps-de-refugie

    Frontières : France métropolitaine et outre-mer

    #Calais : un port de la façade maritime européenne aux fonctions transfrontalières transmanches (L. Carbonnier et A. Gack)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/hauts-de-france-calais-un-port-de-la-facade-maritime-europeenne-aux-fo

    L’Est-#Maralpin : un territoire transfrontalier franco-italo-monégaste au cœur de l’arc méditerranéen (F. Boizet et L. Clerc)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/lest-maralpin-un-territoire-transfrontalier-franco-italo-monegaste-au-

    La principauté de #Monaco : le défi du territoire, entre limite frontalière, densification et extensions urbaines maritimes (P. Briand)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/la-principaute-de-monaco-le-defi-du-territoire-entre-limite-frontalier

    #Guyane_française/ Brésil. La frontière : d’un territoire longtemps contesté à une difficile coopération régionale transfrontalière (P. Blancodini )

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/guyane-francaise-bresil-la-frontiere-un-territoire-longtemps-conteste-

    (Frontières. Pages concours - Capes, Agrégations)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/les-frontieres

    Enjeux géostratégiques et géopolitiques

    Pakistan. #Gwadar : un port chinois des Nouvelles Routes de la Soie dans un #Baloutchistan désertique et instable (C. Loïzzo)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/pakistan-gwadar-un-port-chinois-des-nouvelles-routes-de-la-soie-dans-u

    #Chine. L’archipel des #Paracels : construire des #îles pour projeter sa puissance et contrôler la #Mer_de_Chine méridionale (L. Carroué)

    Chine - L’archipel des Paracels : construire des îles pour projeter sa puissance et contrôler la Mer de Chine méridionale

    #Kings_Bay : la grande base sous-marine nucléaire stratégique de l’#Atlantique (L. Carroué)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/etats-unis-kings-bay-la-grande-base-sous-marine-nucleaire-strategique-

    #Kitsap - #Bangor : la plus grande #base_sous-marine nucléaire stratégique au monde (L. Carroué)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/etats-unis-kitsap-bangor-la-plus-grande-base-sous-marine-nucleaire-str

    #Djibouti / #Yémen. Le détroit de #Bab_el-Mandeb : un verrou maritime géostratégique entre la #mer_Rouge et l’#océan_Indien (E. Dallier et P. Denmat)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/djiboutiyemen-le-detroit-de-bab-el-mandeb-un-verrou-maritime-geostrate

    #Abu_Dhabi : une ville capitale, entre mer et désert (F. Tétart)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/emirats-arabes-unis-abu-dhabi-une-ville-capitale-entre-mer-et-desert

    France et #DROM : dynamiques et mutations

    Languedoc. #Cap_d’Agde : une station touristique au sein d’un littoral très aménagé en région viticole (Y. Clavé)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/languedoc-cap-dagde-une-station-touristique-au-sein-dun-littoral-tres-

    Le sud-est de la #Grande-Terre : les plages touristiques et les #Grands_Fonds, entre survalorisation, inégalités et développement durable (J. Fieschi et E. Mephara)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/guadeloupe-le-sud-est-de-la-grande-terre-les-plages-touristiques-et-le

    #Normandie. #Lyons-la-Forêt et son environnement : entre #Rouen et Paris, un espace rural sous emprise forestière (T. Puigventos)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/normandie-lyons-la-foret-et-son-environnement-entre-rouen-et-paris-un-

    #PACA. L’agglomération de #Fréjus - #Saint-Raphaël : un #littoral méditerranéen touristique urbanisé (S. Revert)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/paca-lagglomeration-de-frejus-saint-raphael-un-littoral-mediterraneen-

    #Tourisme et #patrimonialisation dans le monde

    #Portugal#Lisbonne : la capitale portugaise aux défis d’une #touristification accélérée et d’une patrimonialisation accrue (J. Picollier)

    Portugal - Lisbonne : la capitale portugaise aux défis d’une touristification accélérée et d’une patrimonialisation accrue

    #Floride : le Sud-Ouest, un nouveau corridor touristique et urbain (J.F. Arnal)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/etats-unis-floride-le-sud-ouest-un-nouveau-corridor-touristique-et-urb

    #Alaska. Le #Mont_Denali : glaciers, #parc_national, #wilderness et changement climatique (A. Poiret)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/alaska-le-mont-denali-glaciers-parc-national-wilderness-et-changement-

    #Ile_Maurice. Le miracle de l’émergence d’une petite île de l’#océan_Indien (M. Lachenal)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/ile-maurice-le-miracle-de-lemergence-dune-petite-ile-de-locean-indien

    Le #Grand-Prismatic du Parc National du #Yellowstone : entre wilderness, protection, patrimonialisation et tourisme de masse (S. Sangarne et N. Vermersch)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/etats-unis-le-grand-prismatic-du-parc-national-du-yellowstone-entre-wi

    #Maroc. Contraintes, défis et potentialités d’un espace désertique marocain en bordure du Sahara : Ouarzazate (M. Lachenal)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/maroc-contraintes-defis-et-potentialites-dun-espace-desertique-marocai

    2. Nouvelle rubrique : « Images A la Une »

    La rubrique Image A La Une a pour objectif de mettre en ligne une image satellite accompagnée d’un commentaire en lien avec un point d’actualité et qui peut donc être facilement mobilisée en cours (cf. incendies de forêt en Australie en janv./ 2020, impact du Coronavirus en avril 2020).

    Fabien Vergez : Affrontements aux sommets sur la frontière sino-indienne, sur le lac Pangong Tso dans l’Himalaya

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/affrontement-aux-sommets-sur-la-frontiere-sino-indienne-sur-le-lac-pan

    Virginie Estève : Les "#Incendies_zombies" en #Arctique : un phénomène surmédiatisé qui alerte sur le réchauffement climatique.

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/incendies-zombies-en-arctique-un-phenomene-surmediatise-qui-alerte-sur

    3. Ouverture d’une nouvelle rubrique : « La satellithèque »

    Le site Géoimage du CNES se dote d’une nouvelle rubrique afin d’enrichir son offre. A côté des images déjà proposées dans les rubriques "dossiers thématiques" ou "Images A la Une", le site Géoimage du CNES met en ligne comme autres ressources des images brutes non accompagnées d’un commentaire ou d’une analyse.

    L’objectif de cette #Satellithèque est d’offrir au plus grand nombre - enseignants, universitaires, chercheurs, étudiants, grand public... - de nombreuses images de la France et du monde. Ainsi, progressivement, dans les mois qui viennent des centaines d’images nouvelles seront disponibles et téléchargeable directement et gratuitement en ligne afin d’accompagner leurs travaux, recherches ou voyages.

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/satellitheque

    4. Ouverture de comptes Twitter et Instagram

    Suivez et partagez l’actualité du site GeoImage à travers Twitter / Instagram, que ce soit de nouvelles mises en ligne ou des évènements autour de ce projet. La publication de nouveaux dossiers et leurs référencements, tout comme la publication de notules dans images à la une est accompagnée de brèves sur ces réseaux sociaux

    Ci-dessous les identifiants pour s’abonner aux comptes Twitter et Instagram

    Compte twitter : @Geoimage_ed

    Compte Instagram : geoimage_ed

    #images_satellitaires #visualisation

    #ressources_pédagogiques

  • Le nettoyage mécanique des plages dévaste leur biodiversité
    https://reporterre.net/Le-nettoyage-mecanique-des-plages-devaste-leur-biodiversite

    Le recours quasi-systématique aux techniques de #nettoyage_mécanique pose cependant question, explique Florian Geoffroy. Elles portent en effet durement atteinte à la vitalité des écosystèmes dunaires. Le fait de retirer la #laisse_de_mer, c’est-à-dire le mélange de coquillages, d’algues et de bois flotté naturellement amené par la marée, a des conséquences particulièrement néfastes pour la biodiversité. « Cela appauvrit le sol et empêche le développement des plantes qui permettent aux espèces inféodées à ces milieux de se nourrir, de se réfugier et de se reproduire », note Florian Geoffroy. La laisse de mer constitue également un habitat de choix pour les insectes, notamment les puces de mer. Lorsque les algues sont retirées des plages, les insectes qui y vivent disparaissent. Par ricochet, cela nuit aux espèces qui en dépendent : « Beaucoup d’oiseaux s’en nourrissent. Cela a également une incidence sur la biodiversité en mer puisque, lorsque les algues sont reprises par la marée, les jeunes poissons se nourrissent des insectes qui les ont colonisées. »

    #plage #littoral

  • L’érosion du littoral a des causes humaines et non humaines. Mais comment sensibiliser les citoyens et les politiques à ce phénomène ? Diffusé avec CNRS Images #environnement #écologie #océans #littoral #citoyens

    https://sms.hypotheses.org/20242

    Les chercheurs le répètent depuis longtemps : le littoral s’érode inexorablement sous l’effet conjugué de causes diverses, « humaines » et « non-humaines ». Avec ses 5850 km de côtes, la France métropolitaine est malheureusement « très » concernée, puisque 27% de ses côtes sont en érosion. En outre, la vulnérabilité de ces zones, qui s’accroît au fil du temps, est devenue particulièrement inquiétante ces dernières années.

    Avec une partie croissante de la population française – mais aussi mondiale – qui vit sur le littoral ou à moins de 25 km, les interrogations se multiplient, bien au-delà des seuls problèmes – au demeurant bien réels – d’érosion et de recul des côtes. En fait, ce sont des questions sociétales majeures qui sont désormais posées.

    Le film Entre mer et terre se propose de sensibiliser des publics larges à ces interrogations complexes, notamment à travers les paroles de chercheurs relevant de plusieurs disciplines, mais aussi d’experts, d’élus, de citoyens (...)